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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
jeudi 23 janvier 1936
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1936-01-23, Collections de BAnQ.

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[" at pee ORGANE DU RÉVEIL TRITLUVIEN 28e ANNEE\u2014No.4 m0 Faiblesses Nous avons déjà exprimé le désir que des citoyens sérieux et de bon sens devraient cette année prendre la direction des affaires municipales.Ce désir était aussi celui de tous les trifluviens qui suivent de près notre politique locale, et s\u2019alarment de son état présent.Mais à moins d'un changement sérieux dans la dernière semaine précédant les élections, notre espoir ne sera pas réalisé.Jamais des élections municipales n\u2019ont excité moins d\u2019intérêt que cette année.Jamais on n\u2019a vu une telle disette de véritables têtes dirigeantes, en qui nous pouvons avoir confiance.Faut-il conclure que nous manquons de citoyens comme nous en voudrions au Conseil?Non.Il y en a encore qui feraient de bons échevins.Il nous reste quelques hommes d\u2019affaires sérieux, honnétes, entreprenants, et quelques rentiers qu\u2019une longue expérience de la politique municipale qualifieraient pour occuper ce poste.Mais tous craignent de perdre leur temps à tâcher pendant deux ans a déméler une situation embrouillée et ne se sentent pas l'énergie nécessaire pour entreprendre le relèvement de notre vile.Quand les autres journaux locaux soulignaient il y a quelque temps la nécessité d\u2019un bureau industriel pour le relèvement économique des Trois-Ri- vières, nous n\u2019y avons presque pas fait écho, parce que nous croyons qu\u2019il y a quelque chose de plus urgent, de plus opportun: former des hommes aptes aux fonctions publiques.Nous avons la preuve que nous en manquons.Et n'est-ce pas pour cela que Trois-Rivières n'avance pas en progrès?Les manufactures ne marchent pas seules.Les ouvriers n'ont pas besoin que d\u2019un salaire pour vivre ce qu\u2019on appelle la vraie vie, avec ce qu'elle comporte d\u2019aisance, de bonheur et de tranquillité pour l\u2019avenir.Trois-Rivières manque de têtes dirigeantes, de chefs.Et avec quoi for- merait-on ce bureau industriel, si on ne peut même trouver huit hommes qualifiées et de bonne volonté pour diriger les affaires de la ville.Est-ce que la vie des industries n\u2019est pas directement liée à la vie municipale, et si l\u2019une manifeste des signes de faiblesse comment l\u2019autre pourra-t-elle envisager l\u2019avenir avec confiance ?Je lisais dans \u201cSept\u2019\u2019 une phrase qui s'adapte parfaitement bien ici: \u201cRien ne sert de sauver la nation des périls extérieurs si les citoyens l'abandonnent, faible et désarmée, aux périls intérieurs.Il faut, pour le bien commun, des finances équilibrées, une stabilité financière qui ne permette pas simplement aux services de l'Etat de vivre au jour le jour, mais de pé- voir et d'organiser l'avenir, ce qui est la fonction même du pouvoir.Cela implique des citoyens qui paient régulièrement et fidèlement leurs impôts, qui portent leur patriotisme jusque zur le terrain financier et qui n\u2019abandonnent pas l'Etat au premier remous de \u2018l'opinion publique, (d'autant plus que ceux qui provoquent ce remous ne poursuivent pas toujours des fins désintéressées\u201d.) Nous livrons ces lignes à la méditation de ceux qui se demandent pour-, A a.amit A kr At A Al a A a tA a - AA AS Pt A a re - rar LES TROIS-RIVIERES, LE JEUDI 23 JANVIER 1936 a a et Ae ll ee Set ml Lele lm etl SB AA mn, 5 sous la copie a Discours aux sourds Hier matin, j'accoste sur la rue un Trifluvien à qui j'aime bien me rapporter pour recucillir des opinions nettes et clairvoyantes.C'est un homme réservé, d'esprit ouvert, qui allie à une vate culture de magnifiques dons de réalisateur.Il a d'ailleurs montré ce qu'il savait faire, Evidemment sa psychologie de nos affaires trifluviennes et certaines expériences personnelles l'ont conduit vers une sorte de pessimisme réactionnaire.Je connais son dégoût pour toutes nos \u201c\u201cpolitiques\u201d dont il a tâté sans succès.Néanmoins je lui dis, pour le taquiner: \u2014Pourquoi ne vous presentez-vous pas a la mairie?\u2014Parce que c\u2019est inutile, cher ami.J'ai bien peur qu\u2019avec notre sens inverti des valeurs nous élisions un conseil de poche.Si toutefois je posais ma candidature, voici ce qu'en substance je dirais à mes concitoyens: \u201cPrenez garde Trifluviens, votre prestige décroit rapidement.Malgré les efforts de quelques éveilleurs vous vous rendormez.Vous demeurez stationnaires quand les autres avancent.Malgré les avantages de son ancienneté et de ses positions géographiques, malgré sa fortune industrielle, Trois-Rivières, dans vingt- cinq ans, aura été supplantée par Shawinigan.A Shawinigan, on se grouille, on avance à quelque chose, on vise à d'étonnantes perfections et orrles atteindra.\u201d \u2014Ce serait mon \u201cspeech\u201d.conclut ce monsieur.Hélas, quoi de plus vrai, quels sons de vérité! Trois-Rivières n'a qu'à se bien tenir.À côté d'elle se précise la concurrence intelligentes de villes jeunes et plus vibrantes.Par exemple, au train où vont les choses, Shawinigan aura doublé ses effectifs dans un quart de siècle.Ce sera une ville-modèle qu\u2019on voudra voir, qu'on voudra imiter, une ville qui imposera le ton.Trois-Rivières aura perdu son prestige de reine mauricienne.x xx Il y a des vérités élémentuires ct des normes qu'on ne peut longtemps méprl- ser sans qu\u2019il en coûte; à savoir qu\u2019au vingtième siècle on ne saurait faire bonne figure au milieu d\u2019une concurrence cffré- née en ayant les deux pieds dans la même bottine.Non, non.Il faut maintenir une température propice à l'éclosion de la vie.Il faut construire, améliorer, perfectionner, recenser, tenir une comptabilité de toutes nos possibilités et forces vives afin que pas une d'elles ne soit perdue.Plutôt une équipée sans issue que la station assise.Le sommeil aujourd'hui est une perte de temps irréparable.De plus en plus l'expérience de nos temps affirme la suprématie de l'action cohésive, de l\u2019enthousiasme agissant, de la sobriété, sur le rêve ct toutes les formes de prodigalité sentimentale.Trois-Rivières dort depuis trois cents ans.Sans doute \u2018ce sommeil a été coupé de courts moments pendant lesquels on a pu passer du rêve à la réalisation pratique.Mais comme ces moments ont été courts et espacés! Allons-nous continuer à bedonner, tranquillement assis sur le plat coussin de notre médiocrité \u2019A-t-on idée de la situation dans laquelle peut nous plonger ce fatalisme ct cette mentalité de bourgeois satisfaits?Mon Dieu, que les masses sont donc lourdes à soulever! Et comme les mystiques sont lentes à s'ins- _ taurer dans l\u2019âme populaire! xxx Au lendemain des fêtes du troisième centenaire, nous: étions contents.Trois-Ri- vières avait occupé les premières pages des journaux.Les célébrations de grand ton nous avaient mis sur la map.Et nous avons fait le rêve de devenir une ville dynamique, un centre important du tou- quoi Trois-Rivières reste stationnaire.Un peu de réflexion, un peu de méditation, et on constatera que la faiblesse, dont tous se plaignent, est dans les hommes bien plus que dans les choses; .{ \u201cwo par Clément Marchand risme québécois, Nous avons rêvé d'attirer chaque ¢té chez nous et de retenir des milliers de voyageurs.Dans le temps on parlait d'organiser des célébrations annuelles qui, en ramenant notre population au sens de ses origines, constitucraient un immense attrait touristique.On projetait de maintenir dans les cadres d\u2019un corps permanent l'exécutif de nos fêtes tricentenariales, qui continuerait à présider à nos destinées spirituelles, On entendait soutenir la grande chorale de sept cents voix.On s'entretenait encore de reconstituer annuellement pageanls et parades de nuit, de restaurer le vieux moulin qui se désagrège dans la cour de la Dominion Coal.Et que d'autres conceptions grandioses ne révions-nous pas de concrétiser, année par année.Un budget municipal d\u2019un million et demi nc per- mettait-i} pas ces aspirations?x x x Hélas, on avait rêvé trop beau, trop grand.On avait trop escompté sur la compréhension de nos édiles et sur les réactions de nos corps sociaux.On s'est donné la main pour ne pas marcher.Ces projets sont demeurés lettre morte.L'été dernier, passé neuf heures, le soir, Trois-Rivières ressemblait à un village désert.Quelques vitrines allumées, par ci par là.Quelques promeneurs évoluant dans une afrhosphère saturée d'\u2019ennui, Aucune possibilité de distraction intelligente.Rien que la perspective de soirées vides.Ce fut étouffant.Dans le hall du Château de Blois, les touristes étaient peut-être ceux qui s\u2019ennuyaient le plus ferme.Je parie que si les mêmes refont Montréal-Québec ils vont voyager par la route sud pour éviter Trois-Rivières, ce lieu d\u2019ennui, cette ville qui porte déjà si mal ses trois cents ans.Si seulement les vitrines avaient été allumées, si le Flambeau avait flambé.Mais non.C'est cela un lendemain de troisième centenaire.Quelques plaisantins propagent l'idée que Trois-Rivières s'éveille, que Trois-Rivières s'affirme, Les observateurs sagaces savent bien que non.x x x Pourtant, on voudrait faire quelque chose.On voudrait retenir les touristes?C'est un être qui se déplace pour voir du nouveau, pour se baigner dans une \u201catmosphère\u201d.Or qu'\u2019avons-nous présentement à offrir à ces gens-là?Samedi, le 11 janvier, La Presse consacrait un article à Léonce Cuvelier; on y lisait ce paragraphe: \u201cLes Trifluviens voudraient attirer et garder ici le touriste américain.Pourquoi ne se serviraient-ils pas de ce qu'ils sont les seuls à posséder?Faire revivre aux Trois-Rivières en un cy- clorama original, toute la vie des Vieilles Forges.Voilà qui leur appartient en propre.Il y a là un travail fameux, mais qui demeurerait et qui rapporterait en constituant à Trois-Rivières quelque chose d'unique en Amérique du Nord.\u201d Tiens, ce serait unc excellente occasion de créer du neuf.Pensez donc! La premiè- Ye industrie du continent le plus industrialisé a pris corps à neuf milles des Trois- Rivières.Nous avons près de nous le berceau de l'industrie américaine.Si l'imprévoyance de nos administrateurs a laissé tomber en ruine les vestiges des hauls- fournaux, il est facile de reconstituer de façon vivante cette fonderie.Et cela, grâce aux travaux de nos historiens.On a lu, quelques-uns du moins, le travail de M.Dubé, sur les Vieilles Forges, publié dans la série des Pages Trifluviennes.Un autre historien s'est attaché a ce sujet.C'est Me Ls-D.Durand.J'ai lu le travail de M.Durand.C'est une fresque admirable et définitive de la vie de ces forgeurs.L'extraordinaire précision des détails permettrait à un artiste comme M.Cuvelier de recréer, dans un cyclorama assimilable à celui de Sainte- Anne de Beaupré, toute cette tranche de vie trifluvienne, une des plus belles.Allons-nous nous dire: \u201cA quoi bon! Nous avons toujours vécu sans cyclora- ma.\u201d Si les Américains avaient cette opportunité, j'opine à croire que leurs réactions ne seraient pas les mêmes, Dans un interviou au Nouvelliste.le gérant de la Banque du Commerce, M.Rousseau préconisait en quelque sorte l'immersion de tous nos groupements civiques dans la Chambre de Commerce.Cette idée n\u2019est guère réalisable, parce qu'elle n\u2019est pas adaptée à nos besoins.N'allons pas mêler le jeune sang au vieux.Rappelonsnous que d'une génération à une autre les pont sont coupés.La Chambre de Commerce pout marcher seule.Nous entendons dire d'ailleurs qu'elle va se réveiller.Il est temps.Possédant les leviers de commande, elle est bien placée pour concrétiser certains projets, en particulier celui d'un cyciorama.Elle peut en faire son oeuvre pour 1936.Toute* puissante auprès de nos grandes industries, il lui est relativement facile d\u2019intéresser les barons de la finance à cette intelligente initiative.Les compagnies sont établies ici pour longtemps.Autant que nous elle ont à coeur l'intensif réveil tri- fluvien.Seulement il faut les voir.Allons, soudons nos coudes.Cessons de palabrer inutilement.Gardons-nous d'\u2019é- tre des satisfaits.Clément MARCHAND.Les causeries de l\u2019abbé Tessier seront publiées L'abbé Albert Tessier publiera en volume, en mars prochain, aux Edition du Zodiaque à Montréal le texte remanié des causcrics qu'il a données chaque semaine, depuis octobre, au poste de Radio-Etat, sur l\u2019histoire canadienne.Les auditeurs de ces causeries aucont ainsi l'avantage de relire d\u2019affilée ces tra vaux remarquables et saisiront mieux le lien qui unit entre elles ces grandes fresques de notre histoire.C\u2019est la première fois que l'histoire canadienne est traitée de cette façon, par périodes définies par les grands évnements plus que par les dates chronologiques.L'abbé Tessier a su donner à ses causeries une allure vivante, un charme coloré et un ton populaire qui plairont à tous les lecteurs sans que les historiens de métier puissent lui reprocher d\u2019avoir faussé les faits en les enjolivant de cette façon.Les Editions du Zodiaque, qui ont déjà publié des ouvrages précieux, dont ceux d'Armand Lavergne et de l'abbé Groulx, s'enrichiront avec le livre de l'abbé Tessier d\u2019un travail original.R.DD.Le petit doigt coupé Un banquier se plaignait devant mol de la facilité avec laquelle un homme re- nlait sa signature.\u2014La société moderne est pavée de voleurs, de petits escrocs, de [filouteurs.Vous serlez surpris de connaître les malhonnêtes opérations de gens qui à vos yeux jouissent d\u2019une parfaite honorabilit- té.Il nous faudra avant longtemps, à la banque, filmer toutes les opérations.Ce verdict donne à réfléchir.Au Moyen-Age le vol était singulière« ment puni.Au voleur pincé on amputait - un membre tout simplement.De cette façon, marqué de son infirmité, l'homme coupable de vol était reconnaissable et tenu en suspicion par ses concitoyens.Dommage que cette coutume pénale soit tombéc en désuétude, Point ne s'imposerait de couper un bras, une jambe ou une autre partie nécessaire.Une pénalité aussi féroce, en se généralisant, amenerait tôt une socité d\u2019invalide.FI suffirait de couper le petit doigt de la main droite à tous ceux qui auraient été convaincus de vol.De cette façon nous saurions à qui nous avons affaire.Chaque fois qu\u2019une main - nous serait tendue, mous irions tout de suite au petit doigt.: .Ce serait un excellent moyen de répé- rer ces excellentes gens.\u2018 C.Mi 2 Le Bien Public Notes électorales Nos chômeurs et les élections Dernièrement, un homme qui connaît bien la cantine ) muicipale affirmait qu'une bonne partie des chômeurs ne travaille pratiquement pas.Ce sont des jeunes surtout, Dès qu'un contremaitre leur demande de mettre plus de conscience dans I'accomplissement de leur besogne, ou bien ils sacrent contre le cotremal-\u2019 tre, ou bien ils *\u2018sacrent leur camp\u201d.C'est facile, les élections s'en viennent, Ils s\u2019en vont trouver un des membres du conseil se font donner raison, \u2014 \u201cJ'm'en va arranger ça, \u2014 s\u2019en retournent a la maison et attendent leur bon ou leur argent qui ne tarde pas.Et le tour est joué.\u201cQu'est-ce que ça fait, ça, se dit Ie chômeur, la ville est riche, moi je suis pauvre, pourquoi pas donner ça à moi autant qu\u2019à un autre.Et puis, pourquoi travailler pour avoir mon argent, si je suis capable de l'avoir quand mêmie sans travailler.\u201d Et l'échevin qui protège ainsi malhonnétement le cho- meur, croyez-vous qu'il ne cherche pas a s'excuser lui- même.\u201cBah! dira-t-il, ces affaires là, c\u2019est inévitable.Si c\u2019est pas moi qu iles faits, ça sera un autre, et ça va être pire, parce que moi, au fond, je fais attention pour éviter les abus.\u201d Et on s'en va ainsi.Où ?On ne voit pas bien, parce qu'on s'endort, soi, et sa conscience.Eh! bien,.il est temps de dire la vérité à tous ces gens là.Leur jeu test facile à voir, il est le même sous une modalité différente.Ce quils vèus lent, c\u2019est.constituer, à côté, en dehors de la morale, un état de -choses formidable et gé- réral de tell> sorte qu\u2019ils se sentent justifiées devant leur conscience en se disant: \u201cCe n\u2019est pas mal, tout le monde est comme ça, tout le monde ferait comme moi à ma place\u201d, pareil comme s\u2019il fallait conditionner les prescriptions divines de la morale aux états de choses, aux masses de faits montés par l'égoïsme des hommes.Il y a une morale sociale, comme il y a une morale privée et la conscience n\u2019a pas plus le droit de passer par dessus celle-là que par dessus celle-ci.Que les abus contre la morale soient considérables tant qu\u2019on voudra, cela ne leur donnera jamais droit de cité dans la conscience.Le faux est éternellement faux comme le vrai est éternellement vrai.Dieu a posé la loi du tra- -\u20181.\u201cTy gagneras ta vie à la sueur de ton front\u201d.Ceux qui agissent contre cette loi ou aident les autres 3 cc mettre à côté, sont coupables, et parfois très gravement.Les échevins qui agissent trop libéralement à l'égard des chomeurs, avec l'argent public, et dans le seul but avoué ou non avoué de se faire du capital politique, fe- raent ben de peser au com- musm qui s\u2019en vient et auquel ils fourbissent des armes et préparent des recrues consciemment Ou non.Quelques petites -éformes saines Puisqu\u2019on en est sur le domaine municipal et à la veille d\u2019avoir des hommes nouveaux à la direction de la ville, on me permettra de prôner quelques petites réformes dans notre administration, D'abord, pour les chômeurs.Est-ce qu'il ne serait pas bon d\u2019enlever tout secours aux chémeurs qui ne veulent pas travailler?Quand un homme | Est t->p Jâche pour gagner sa\u2019 \u201cvie, il ne mérite pas qu \u2018on le, fasse vivre.Qu\u2019il créve de faim.On se-retranche .tou- jeurs derrière les familles de ces chômeurs malhonnétes mour' dire qu\u2019elles seront victimes, au fond, des fautes de leur chef.Il ne faut pas s\u2019en faire avec cet argument.La Fn SN LN Fe por Cet RE Er Fe Ele aR pd Nous prions la famil- - Ce FREON EAN ELA Ra] le royale d\u2019Angleterre d\u2019agréer nos humbles et sincéres condolé- 1 5 A Shed rid ances, à l\u2019occasion de la mort de notre gracieux souverain.7065 om IY IL Spa, id LE JEUNE BARREAU DES TROIS-RIVIERES pa - f Première solidarité des membres dune famille, comme tels, n\u2019est pas avec l\u2019état, mais avec tous et chacu.\u2018 des autres membres qui la composent, et principalement le chef.De même que la famille profite de tous les avantages de cette solidarité, ainsi elle doit en supporter tous les inconvénients.L\u2019état ne doit intervenir que lorsqu\u2019il y a insuffisance ou défaut.Habituellement quand il y a défaut, on punit le coupable.Pourquoi agir autrement dans Ie cas présent?Si un père de famille est trop lâche pour faire vivre les siens et s\u2019il faut absolument que l\u2019état fasse vivre les membres de sa famille, le moins qu\u2019on puisse dire c\u2019est qu\u2019un te! père est un monstre et ne mérite pas d\u2019têre traité en citoyen.Qu'on l'enferme! Si beaucoup de ces paresseux et de ces lâches se voyaient dans l'alternative de travailler ou d\u2019aller en prison, ça leur donnerait plus de coeur au ventre, et la vil!» et tout le monde ne s\u2019en porterait que mieux.x xx De plus, en certains milieux de l'Hôte] de Ville, on pourrait peut-être se forcer un petit peu plus pour trouver \u2019\u2019autres travaux utiles pour les chômeurs.1] ne s\u2019agit pas de faire travailler ces derniers 8 ou 10 heures par jour, - rien que pour gagner quelques piastres par semaine, de quoi juste pour vivre, mais de leur faire gagner humainement, honorablement et utilement leur argent.I] y aurait bien des tra- _ vaux utiles à l\u2019embellissement \u2018et au développement de la ville, outres que ceux de la voirie.Si les intéressés le désirent, nous pourrons leur en EX C URSIO N Trois- Rivières Aller st Ratous «de Grand\u2019Mère Shawinigan Falls Lachevrotière Grondines La Pérade Batiscan St-Cuthbert St-Barthélemy Maskinongé Louiseville Grandes Piles Garneau $1.50 de St-Gabries 1.30 \u201c St-Félix 1.10 8 Joliette 90 \u201c Portneut .85 \u201c Berthierville Par trains réguliers SAMEDI, 1 FEV.et DIMANCHE \u2018matin, 2 Fév.RETOUR JUSQU'AU LUNDI SOIR, 3 FEV.Voitures de Lère olasse seuiement Aucun bagage enregistré Pacifique Canadien ERE EVE ONAES _ Nous pas aussi, JEUDI, 23 JANVIER 1936 suggérer une liste que nous avons toute prête.xxx .Un autre point.important, ce serait de sortir des pattes des échevins tous les départements qu\u2019ils s\u2019attribuent les uns les autres.On sait que, dans la pratique générale, ce sont des niques à chicane et à favoritisme.À chaque changement de conseil, on voit de ces congédiements assez significatifs par eux-mêmes.S'il faut, pour en arriver 13, créer des positions de chefs inamovible, telles que le poste d\u2019ingénieur de la cité, celui de chef de police, celui de greffier et quelques autres, faïsons-le.Ce sera encore mieux que la pratique courante actuelle, x xx Un dernier point enfin \u2014 il y en aurait bien d'autres, mais bornons-nous à ceux-là pour aujourd'hui, ce serait de payer nos hommes publics.Actuellement, le maire a un salaire assez substantiel.Y a- t-il une si grande différence de labeur et d'obligations entre Je maire et les échevins?Alors, pourquoi ne paierions- d\u2019un.salaire échevins?substantiel, nos Nous n\u2019avons pas le droit de.leur demander de faire plus.de sacrifices pour la cité que son Honneur le Maire, abstraction faite de sa personne.C\u2019est un point sur lequel nous reviendrons quelque jour.Dollard DUBE Encouragez cette oeuvre de charité!| Le partie de cartes au profit de l'hôpital Saint-Joseph, organisée par les Dames de Charité aura lieu \u2014 mercredi soir prochain, le 29 janvier, à l'hôpital même.Les organisatrices nous apprennent que de nombreux prix seront distribués, et font Appel à tous ceux qui sont en mesure de souscrire à cette bonne oeuvre de ne pas manquer cette occasion de faire la charité.Les prix seront exposés dans les vitrines du magasin Lindsay, rue Notre- Dame quelques jours a Pavance, et tous pourront aller en admirer le nombre et la valeur.Les billets sont en vente au prix de cinquante sous.D\u2019icl cette soirée, les organisatrices feront rafler une lampe et une couverte afghan qui seront tirées au sort le 29 au Pendant les neuf premiers mois de 1933 la quantité de boeuf marquée vendue au Canada a été de 23,243,872 livres, soit une augmentation \u2018de 7, 063,873 Mvres sur Ja période correspondante de l\u2019année dernière.\u2014 VENDREDI SOIR A 8.15 heures A LA SALLE DE L\u2019HOTEL DE VILLE LE NOTAIRE VICTOR ABRAN Candidat à la mairie, inaugurera sa campagne I] sera accompagné de plusieurs de ses amis et exposera le programme qu\u2019il entend développer. On demandait à lord Aberdeen ce qui donnait le pas à son pays sur la plupart des pays parlementaires du Continent\u2014 Très simple ! répondit le noble lord.En Angleterre, les honnêtes gens n\u2019ont pas peur de montrer la même énergie que les coquins, LE BIEN PUBLIC HEBDOMADAIRE DU JEUDI ME: PN REDACTION et ADMINISTRATION 1371, rue Hart Tél 640 Les Trois-Rivières 3 Abonnement: $2.00 par année : 4 Directeur: Raymond DOUVILLE, a WOT NI TNE | DANS LES Ames et coeurs en série On se demande parfois comment un dictateur peut maintenir dans tout son pays Ja discipline et l'harmonie.I/Italie, I'Allemagne et le Japon sont aujourd\u2019hui Iles peuples les plus disciplinés de la terre et tous les sujets se groupent autour du chef pour faire la nation plus grande et plus belle.Les chefs de ces pays se rencontrent tous sur un point, et c\u2019est peut-être 1a qu'il faut chercher le secret de leur puissant prestige : l'attention donnée à l'éducation de la jeunesse.Toutes les écoles sont formatrices de sujets dévoués avant tout à la patrie.Ce procédé a peut-être ses incon- convénients, mais il est incontestable que les bienfaits qui en résultent sont supérieurs.Ainsi, en Italie, tous les écoliers, gar- oons et filles, ont eu à apprendre par coeur le nom des nations qui ont imposé les sanctions économiques à l'Italie, l\u2019Angleterre en tête.Un autre jour, on leur donna à copier à domicile tous les communiqués officiels des opérations d\u2019Abyssinie.Ce qui fait dire à un journal français que \u201cl'histoire de leur pays et de ses relations avec les autres peuples devient ainsi chez les grands comme chez les petits, une chose actuelle et vivante.Le régime faconne les âmes de tous à la méme trempe.\u201d Ce système a peut-être le défaut de tremper des âmes en série.Mais à y regarder de près, on constate que l\u2019individualité se perd de plus en plus chez tous les peuples, et que ceux qui ne sont pas sous un régime de dictature perdent en série également, leurs qualités et leurs verts essentielles.R.D.Un exemple PANNES C'est la France présentement qui nous donne le plus parfait exemple du ravage que peut exercer dans dse cerveaux cultivés l\u2019indiscipline et la trop grande Mberté d\u2019action et de parole.Seuls les diplomates qui se tiennent au-dessus des questions politiques et quelques journaux indépendants qui tiennent avant {oul au prestige de la France, prennent parti pour 1I'lta- lle dans ses démélés actuels avec l\u2019'Abyssinie ou plutôt avec l'Angleterre.La presse d\u2019information et les politiciens se tiennent du côté de l'Angleterre, et il suffit de suivre d'un peu près les événements pour comprendre cette attitude.Quand, il y a quelques semaines, M.Laval vit échouer Iamentablement son pro- dt d'accord avec Mussolini, il ne cacha pas que cet échec était dû à une indiscrétion volontaire de journalistes français liés par les ficelles de l'Angleterre à la Société des Nations, Ce sont eux qui ont éventé le projet, qui en ont donné les grandes lignes à NIN NN NAA SEPT JOURS | LES TROIS-RIVIERES, LE JEUDI 23 JANVIER 1936 Rédacteur: Clément MARCHAND l\u2019Angleterre et à l\u2019Abyssinie, détruisant ainsi toutes les négociations possibles, Ainsi, la France, sans le vouloir peut- être et sans prévoir les conséquences graves d'une telle attitude, fait elle aussi le jeu de l'Angleterre.Pourtant, un peu plus de discipline \u2018dans les rangs de ses chefs et un sens plus élevé de la politique éviteraient à ses hommes publics bien des erreurs regrettables qui ne sont pas sans jeter un peu d'ombre sur son prestige déjà pâlissant.Les quelques français qui pré- ferent aux louches conciliations des poll- ticiens de leur pays la rude discipline du pays de Mussolini ne sont pas loin d'avoir raison, R.D.Vaines palabres Nos bonnes gens, admiratrices béates de tous les fléaux, s\u2019attristent sur le sort des Ethiopiens.Que Mussolini est une grosse bête et comme l'Angleterre, cette vieille raccolleuses de colonies, est bien inspirée de vouer à la crevaison ces maudits Italiens.Nos bonnes gens ne vont pas creux dans les raisons de Mussolini et ils ne pénètrent pas loin dans les intention de 1'Angleterre.Pour l'Angleterre, c\u2019est malsain que PI- talie se taille une colonie à même un continent qui eut pu, avec le temps et les occasion, tomber sous le protectorat britannique.L\u2019Angleterre n'a pas toujours été si pure qu\u2019elle le parait aujourd\u2019hui.Quand elle nous a enlevés à la France et quand elle a mitraillé les Hindous, on lui laissait arranger ses affaires.Elle invoquait des raisons humanitaires au temps de ses conquêtes.Elle disait avoir pour mission de reculer les frontières de la barbarie.Si ces raisons valaient pour l\u2019Angleterre, elles valent encore pour l'Italie qui a toujours été sacrifié aux intéréts de la France et de l'Angleterre.Toute la presse, contrôlée par les intérêts anglais, fausse les dépêches, insinue des perfidies s'avère antilatine, barbare et rien ne l'émpêchera jusqu\u2019à la fin de blämer Mussolini et de tâcher à soulever contre lui le reste de l'univers.L'Angleterre a toujours excellé à mettre la Franoe au blanc pour protéger ses intérêts coloniaux.Réduits à ses propres forces, les historiens le disent, elle ne prend pas le rang parmi les puissances européennes.Mais l'Angleterre, reine de la diplomatie affairiste, a su monter la S.D.N., vaste institution britannique, qui maintiendrait les pays hostiles à son prestige dans la colle pacifiste.Tous les pays s\u2019y ont laissés prendre, sauf ceux qui ont le privilège d\u2019être gouvernés par des dictateurs éclairés.Voyons donc dans I'attitude de 1I\u2019'Angleterre les vraies raisons qui la motivent et cessons de palabrer sur le sanguinarisme de Mussolini.D'ailleurs notre avis ne changera rien, C, M.[LE GUEPIER Le roi est mort.Vive le roi! x x x : Edouard VIII monte sur le trône d\u2019Angleterre.11 est préparé à son métier de roi par un long apprentissage, par des connaissances ct une formation qui le rendent digne de cette lourde charge.Plusieurs candidats à l'échevinage, dans notre ville, ne peuvent en dire autant de leur valeur personnelle, x x x Les ministres provinciaux prétront un nouveau serment d\u2019allégeance à Sa Majesté Edouard VIII.Si le roi est au courant de la dernière élection du Québec, il remarquera que les volontés et les coeurs de 54% des québecois lui échappent.x x x Vu que M.Taschereau ne représente qu'une coterie de la province, il sera a son alse pour jurer qu'il s\u2019emplotera a favoriser ses amis, x x x Montréal recevrait pour ses chomeurs $500.000 par mois du gouvernement fédeé- ral jusqu'à ces derniers temps.Ottawa ordonne d'augmenter cette allocation à $875,- 000, M.Taschcreau décide de garder $375.- 000.Excellente chose que des gouvernt- ments libéraux et à Ottawa et à Québecx x x Tout comme ses adversaires politiques, les adversaires judiciaires de M, Duplessis tuent le temps.Contagionx x x On est candidat de l'ouvrier, niais on 684 échevin pour soi et ses amis, x x x Candidat, on est indépendant de tout clan, de toute influence.Echevin, on est esclave de son ignoremoe, de son iucom- pétence.x x x Combien de candidais à l\u2019échevinage fe- raiont des présidents convenables a Ia section locale des Voyageurs de Commerce, à la Chambre de Commerce et combien d\u2019autres groupements.Pourquoi ça ?x x x On naït poète ; on devient orateur.On nait avec des dispositions a la politique; on ne les aocapare pas du jour au lendemain, x x x Le clergé est le sel de la terre.Les hommes politiques doivent être le poivre, Mais qu'il est fade, ce poivre, x x x L'homme qui a trouvé que le contenant est plus grand que le contenu n\u2019était pas employé dans un magasin de chaussures pour dames, L'UN DES DEUX.On Samedi soir vers cing heures une méchante rafale rabattait les petites gens sur la place du marché.Elles arrivaient de tous les quartiers, faméliques et lésineuses, Le sac de cuir au bras, nippées de manteaux de coton garnis de maigres fourrures, les femmes s\u2019embouteillaient dans les halles.Un quart d'heures se passait qu'elles avaient encore l'onglée aux doigts.Et leurs petits nez rougis, pincés aux narines, trahissaient le secret de leurs vêtements trop légers.La misère était nettement reconnaissable.Elle ne frayait pas avec l\u2019aisance car la tempête avait découragé les bourgeois de se déplacer pour une économie de quelques sous.On était sûr d\u2019avoir là devant soi, autour de soi, une gent miteuse,.pleine de courage et d'abnégation, qui avait attendu la dernière heure pour aller aux provisions, 2 XXX On s'était dit: * \u2014Attendons cinq heures, La tempête aura empêché les gens d'y aller.La panique sera derrière les comptoirs.Ils laisseront la viande et les oeufs à vils prix.Malgré la tempête, malgré une curieuse pénurie de bourgeois, le marché maîntenait ses prixi- wn.se serre la ceinture Une \u2018vendeuse essayait de harper la clientèle au passage, en criant: \u2014Les oeufs frais no 1 pondus pendant la semaine, 40 cts la douzaine.Du beau céleri de Californie, 15 cts le pied, pas de perte.Une petite fesse de lard.Environ 3 livres, 50 cts.Et le boniment s'éternisait, affirmant une volonté têtue de n\u2019en point rabattre d\u2019une centime.Plus loin une rustaude, à l'encolure puissante et au visage de potache, annonçait ses aubaies en tripotant un gigot d'une main ennuyée, \u2014Âvant de fermer, 13, dix cents le plat pour les betteraves, les aubergines 25 cts, les petits oignons rouges, les carottes, 15 cts la mesure.Au fond, il y avait un tableau trés naturel, Un chinois courteaud et grassouillet essayait de passer de ta salade chioise et du chop-suey.Mais ses prix étant inabordables on passait outre.A la fin tout ce bon monde était dé- conflit.Comment, on ne baissait pas les prix! Alors ?1: .Alors on s\u2019en passerait.C\u2019est bien simple.On est si obligé de gratter sur les sous qu\u2019on va pas se mettre à acheter des oeufs à 40 cts la douzaine, Ce spectacle laissaït à réfléchir.Ainsi dans le pays le plus riche du monde, on se serre-la ceinture.Onva à la foire avec quelques sous en poche, transi dans de mauvais véte- ments.Ainsi on est si complètement à la merci de la plus légère hausse des prix qu'on n\u2019ose pas se payer le luxe d\u2019un pied de céleri.Mais c'est dans l'ordre.On a affaire ici à un excédent de population r.i- tadine.Nous touchons ici aux éléments qui n'ont pu disparaître dans le tout à cause de la suraturation, On connaît l'histoire de ces bonnes gens.Ce sont des terriens déplantés, Attirés par l'appât de gains illusoires, on sait qu\u2019ils ont vendu la ferme pour venir grossir lg noyeau des pelleteurs.Aujourd\u2019hui on conçoit que ça n'\u2019aille pas très bien.Ils sont ici comme \u201cremplaçants\u201d et ceux qui ont des \u201cjobs\u201d ne sont pas pressés de s\u2019en départir.Voyez la logique de ces gens-là, Ils ont abandonné un \u201cbien\u201d tout fait.La nécessité va les pousser vers un \u201cpien\u201d a faire.Car, même s'ils rient du retour à la terre, tôt ou tard, ils seront obligés d\u2019y passer.Qu'ils n\u2019attendent donc pas d'avoir les muscles abolis et le courage défait pour réparer Jeur bêtise.On est tou- ours prêt à établir des colons à Montbeillard.1 T0.Clément.MARCHAND The Three Rivers Traction Pourquoi pas \u201cLes Transports trifluviens\u2019 ?C'est plus bref, c'est plus harmonieux, et pour une population 96% française, ça serait plus gentil.Comme nous sommes bien renseignés ! Une lettre de Paris, adressée à cerlaing journaux canadiens par notre ami Georges Langlois, actuellement en France, signale les informations crronées transmises par les agences aux journaux Canadiens, surtout en ce qui a tradi a la guerre italo-éthiopienne.M.Langlois signale d\u2019abord, \u2014 el si nous ne le savions pas, les preuves fournies par son article suffiraient à nous en assurer \u2014 que les grandes agences d'informations \u2018ne sauraient sans les subventions d\u2019états ou de puissances financières plus ou moins occultes, faire face aux dépenses énormes qu\u2019il faut engager puut assurer quotidiennement une information télégraphique et mondiale.Le résultat, c\u2019est que l'information internationale re- fièie d\u2019une façon lc plus souvent insidieuse les intérêts politiques des Etats ou des consortiums financiers qui soutiennent l\u2019agence de laquelle on reçoit les dépêches\u201d.Et M.Langlois apporte des preuves, que nous résumons, Il signale d\u2019abord que ce sont les journaux canadiens surtout qui se laissent prendre au filet par ces rap- poris insidieux et faux.Ainsi, Il y a quelques semaines, les feuilles quotidiennes annonçaient en gros titres des \u201cVictoires éthiopiennes dans le Nord\u201d, et ces combats où les troupes de Mussolini auraient laissé de nombreux morts sur le champ de bataille.Or, d'après les informations publiés par les journaux français qui ont envoyé des correspondants sur le champ des hostilités, aucune bataille de la soric n\u2019a eu lieu à la date indiquée, Vers ia même date, les journaux cana» diens publiaient une nouvelle disant que Laval avait avertit l'Italie que toute atta- Que non provoquée contre la flotte anglat- se en Méditerranée serait une attaque contre la France, \u201cOr, écrit M.Langlois, cela était si peu fondé qu'à la fin de décembre, c'est-à-dire un mois plus tard, l\u2018Angleterre demandait à la France et aux ausres pays méditerranéens quelle serait leur attitude au cas d'attaque italienne contre la flotte anglaise\u201d.Voilà comment des journaux qui n'ont personnellement aucun intérêt à prendre parti dans le conflit italo-éthiopien et quê croient renseigner impartiellement leurs lecteurs, sont induits cn erreur, sans meme qu'ils puissent soupçonner qu'on Jes berne.La nouvelle erronée, insidieuse ou faussée, es la plus grande injure qu'un journal puisse faire à ses lecteurs.On sait avec quelle réticence sont parcourus chez nous les journaux qui, comme \u201cLe Soleil\u201d, dénaturent les faits politiques et faussent les rapports d\u2019assemblées, Mais On sait à quoi s'en tenir à ce sujet, et \u2018Le Soleil\u201d lui-même sait à quelle catégorie de lecteurs il s'adresse.Mais les informations erronées transmises aux mêmes jouruaux par certaines a« gences, informations dans lesquelles \u201con.retrouve facilement la marque de la Société des Nations et de sa propagande\u201d; sont beaucoup plus graves de conséquences, On met à contribution la bonne foi de journaux supposés indépendants sur.cette question, et qui, s'ils avaient à prendre parti ne se laisseraient certainemen pas inspirer par la Société des Nations qui n\u2019est plus qu\u2019une giroueilz aux mains de l'Angleterre.: Ce qu'il faut conclure de ces faits, c\u2019esË - que l'Angleterre une fois de plus, par deg | diplomates, ses financiers et ses agents de liaison, sait mettre à contribution, - ' quand bon lui semble, la bonne foi de sed | coloniaux et que tous les moyens sont bons \u2018 pour elle pourvu que son but soit atteint, Raymond Dowriile- ; + Be PDC YO Dr rear A rar 2 EVER Ace dress Un sermon de Yabbé E.Hamelin sur la Propagation La Baie Shawinigan.\u2014 Dimanche dernier, M.'abbé Eddy Hamelin principal de l'Ecole Normale de Ste-Ursule Qué.est venu dans notre paroisse et a donné le sermon aux deux messes sur Ja Propagation de la foi.M.Hamelin nous a très bien démontré les devoirs des catholiques, nos devoirs envers notre prochain vis-à-vis la foi, notre prochain y compris les milliers de paiens et d'athées qui vivent dans les missions lointaines et que seuls nos missionnaires peuvent atteindre.Plusieurs moyens sont mis à notre disposition dit-il pour travailler à la propagation de la foi.La prière pour nos missionnaires, pour le paiens, le Sacrifice et l'aumône.Les hardis missionnaire et ceux qui travaillent à l\u2019évangélisation des infidèles comptent sur nous et sur nos aumônes pour atteindre leur but héroique.L'abonnement aux annales de la propagation de la foi est aussi un moyen pour venir en aide aux missionnaires, car les recettes retirées sont employer à ces fins.» Témoignage de gratitude au curé Méthot à St-Jean Au matin du 5 janvier, la presque totalité des paroissiens s'est rendue à l\u2019église afin de donner une preuve tangible de sa respectueuse affection au curé de la pa- Toisse à l\u2019occasion de son anniversaire.C\u2019était une surprise qui lui était ménagée.L'église décorée de fleurs et de lumières, le chant rendu par la chorale des jeunes filles, l'assistance nombreuse, tout enfin, semble bien traduire nos sentiments.A l\u2019issue de la messe, M.le curé Méthot remercia en termes émus et ce fut un beau spectacle que celui de voir le Père spirituel de sa paroisse, heureux et réjoui par un témoignage sincère de vénération et de reconnaissance.Heure catholique La causerie religieuse à l\u2019Heure catholique du 26 janvier, organisée par le Comité des Oeuvres catholiques de Montréal, sous le distingué patronage de S.Exc.Mgr Gauthier, sera donnée par le R.P.Léon Pouliot, S.J.professeur d\u2019histoire ecclésiastique au scolasticat de l'Immaculée-Con- ception.Il parlera du jansénisme au XVIIIème siècle.Cete causerie commence à 5 ha Un réglement de vie Effort volontaire poussé jusqu\u2019à la rage:\u2014 Voilà le premier, l'indispensable régénérateur du système nerveux.Il consiste à remonter le torrent de nos inclinations.C'est le sacrifice.Sacrifice dans mon travail en tisonnant mes langueurs, sacrifice dans la tentation en luttant sauvagement.C'est le seul moyen d'utiliser et de repétrir la totalité de mes cellules qui s'atrophieraicnt dans Ia léthargie.La plupart da temps nous n'agissons qu\u2019avec le quari de notre puissance virtuelle, Et cette puissance clle-méme est peut-être Je tiers de ce qu\u2019elle pourrait dvenir.L'oxygeéne:\u2014 Le grand air n\u2019augmente pas la puissance vi- fale si nos respirations manquent de profondeur.Notre sang a beau s\u2019étaler sur toute la surface des pormons, la purifiration d\u2019acide carbonique ct l'imprégnation d\u2019oyyrène n\u2019ont lien qu'au bord drs bronches.Comment ces globules saneuins, qui vont repartir dans l'organisme sans être désinfectés, mourront-ils apporter 3 nos cellnles nerveuses la restauration qu\u2019elles attendent?Non, je ne veux pas seulement respirer avec la septième partie de mes poumosn comme Ia presque totalité des humains.Pour assurer la ventilation je conti- nuerat à pousser l'expiration à fond en m\u2019aidant d'une contraction de l\u2019abdomen et de la base des côtes.Ainsi, en me vidant complétement la poitrine de ce souffle mortel, je fais un appel d'air jusque dans ses profondeurs.J'insiste alors sur l\u2019inspiration à l\u2019aide du même procédé et en m'\u2019efforçant d'élargir le dernier cerceau de la cage thoracique.: Impose-toi cet exercice plusieurs fois dans la journée mais sans exagérer pour ne pas te donner de l'emphysème.Quand tu seras narcotisé par l\u2019acide carbonique, secoue ta léthargie.La rage, pour triompher de ce \u201cnirvana\u201d où te plonge l'intoxicatio du sang.L'effort est cruel parfois, mais presque aussitôt.quel regain de vitalité) Je sens dans mes artères comme un ruissellement d'élixir et dans mes membres des traînées de braise.Sommeil:\u2014 Etre couché les soirs à 10 heures, coûte.tous coûte que Jacques D'Arnoux.Si Bollard C'était à l'école.Une quarantaine de garcons, presque des adolescents, écoutaient d\u2019un air recueilli la lecon d'histoire.Pas un ne bronchait, tous avaient les yeux rivés sur le maitre, qui, ce jour-là, avait voulu se faire plus éloauent que jamais.Son récit était si prenant que l'on aurait pu entendre.chaque fois que sa voix.visiblement émue.s\u2019éteignait dans une nause, le tic-tac monotone de la pendule.De quoi parlait donc cet homme nour exercer sur ccs jeunes intellizences une telle puissance d\u2019attraction?11 racom- tait l\u2019exrloit de Dollard des Ormeaux.Son captivant récit bientôt terminé, il aioutait en guise de conclusion: \u201c N'est-ce pas que cette action est sublime! Je suis certain qu\u2019il y en a parmi vous oui seraient heureux de marcher sur les traces de Dollard! Maisles temns sont changés : il n\u2019y a plus d'Iroquois parmi nous.Cependant.le nrestige de notre race n\u2019a peut-être jamais été aussi menacé au\u2019à l'heure présente.Si vous \u2018en doutez.mes amis, allez visiter nos quartiers commerciaux.et dites-moi combien il y a d\u2019établissements canadiens- français importants qui subsis- .tent à côté des nombreux magasins étrangers.Pénétrez ensuite précises.A 5 h.20 récital d'orgue par M.Eugène Lapierre.À 5 h.postolat de la Prière pour le mois 45 causerie sur l'intention de l\u2019Ade février par lc R.P.Arthur Du- bois S.J.L'HISTOIRE RELIGIEUSE DE LA REGION, Les missionnaires dans le Haut Saint-Maurice (Suite) Ceux qui se trompaient étaient repris par les autres, et dans les doutes ils accouraient auprès des missionnaires.- Souvent, à dix heures du soir, ils entraient encore dans nos chambres pour proposer leurs doutes.Les femmes n\u2019ont pas une intelligence aussi développée que Jes hommes; la cause doit sans doute en être attribuée aux durs travaux auxquels elles sont assu- Séties.Les ouvrages les plus difficiles et les plus pénibles sont pour Jes femmes, pendant que les hommes Jouissent du fruit de leurs sueurs et de leurs fatigues.L'on verra en hiver une femme traîner à de andes distance une charge de \u201c 200 livres et même plus, ayant sur Je dos un enfant et quelquefois deux, pendant que son fainéant de porte à peine 50 Hvres, et la suit lentement, comme pour se récréer de ses misères.LES ENFANTS Quoiqu'il en soit, les parents ont un soin tout particulier pour l'instruction religieuse de leurs enfants.Un soir, je sortis tard de ma maison, et j'entendis prononcer des paroles dans une cabanie voisine.C'était un père de famille qui faisait réciter les prières chrétiennes à ses petits enfants.Ils s\u2019étaient endormis avant d\u2019avoir accompli ce devoir: lui-même ne s\u2019en était aperçu qu\u2019après un premier somme.Il s\u2019était levé, avait éveillé ses enfants, et leur faisait réciter à.tous leurs prières, Aussi remarque-t-on une tendre piété même parmi les enfants, et l\u2019on pourrait en citer plusieurs traits remarquables.Un jour après la prière du soir, un petit sauvage de huit ans entra dans la chapelle, tenant par la revenait.\u2026 dans nos usines et comptez-y ceux des nôtres qui y tiennent un poste de premier plarr.Les doigts d\u2019une main vous suffiront probablement.Mais, par contre, vous y verrez une infinité de nos gens occupant des emplois subalternes, et qui, plus résignés à leur sort que les descendants de Jacob subissant le joug du Pharaon d'Egypte, ne songent même pas à sortir de leur servitude.\u201c Pourtant, nous ne sommes pas en pays étranger; c'est l\u2019abbé Groulx qui nous le dit: \u201cUn Canadien français, c\u2019est d\u2019abord un homme qui est chez soi.\u201d Oui, chez nous, nous le sommes par le droit du premier occupant, nous le sommes parce que nous avons défriché et colonisé ce pays, nous le sommes parce que, depuis 150 ans, nous avons bataillé sans répit pour rester nous-mémes, c\u2019est- a-dire pour demeurer catholiques et français, tout en restant loyaux à la couronne britannique, \u201c Hospitaliers à l\u2019excès, nous avons laissé pénétrer l\u2019étranger dans notre domaine.nous lui avons laissé prendre la première place sur le terraim commercial et industriel de notre province, nous nous sommes contentés trop souvent du rôle de serviteur de ces étrangers qui exploitent à leur profit nos immenses richesses.\u201cComme au temps de Dollard, nous pouvons le dire, urr ennemi nous menace et nous envahit.Déjà, nos principaux centres souffrent cruellement de ses atteintes.Si Dollard revenait, sans doute, il ne chasserait plus les Peaux-Rouges, mais il enrôlerait ses compatriotes afin de reconquérir la place qui leur appartient dans notre vie économique, c'est-à-dire la première.\u201cMes chers amis, Dollarda a versé son sang pour la patrie au Long-Sault, et ne reviendra pas.Mais, c\u2019est vous qui le remplacerez, parce que c'est en vous, les Suite à Ja page 12 | | JULES CARON Architecte 324 rue Roraventure Tél.720 |e a | A.D.Gascon GASGON & PARANT ARCHITECTES Trois-Rivières Louis Parant 690, St-François-Xavier Téléphone 366 ERNEST L.DENONCOURT ARCHITECTE\u201d 1391, RUE ROYALE Téléphone 963 CLA VIGRAPHES Echange et réparations de machines à écrire de toutes marques.Rubans.Papier Carbone Réparations de toutes sortes des balances \u201cToledo\u201d V.DUBOIS Tél.620 1644 rue Notre-Dame TROIS-RIVTFRES Téléphone 21 CHAMPAGNE & FILS IMPRIMEURS \u2014 Impressions générales Spécialités: Faire-part de mariage, Cartes de sympathies.Cartes de visite 1584, rue Royale TROIS-RIVIERES W.H.FONTAINE, 0.D, >pecialiste pour la vue, dipl6-+ de l'Institut K.C.B.O.S., Kansas | Pity, Mo, Lacencié ot Diploms de ia A.0.0P.Q.Optométriste officie) du Canadien Pacifique SFECIALISTE | Maux de tête.Yeux croeher * redressés sans opération.Laivrataon wnmdédiate de tow! ruvrage.Consultations: lundi mardi, mercredi et jeudi 9 am 3 6 p.m., vendredi et samedi de Yam 329 om 1008 rue Saint-Maurice, Tél.965, LE CHARBON ECONOMIQUE Téléphonez à 437 Anthracite américain Ecossais, Gallois dans les grosseurs Egg-Stove, Chestnut, Buckwheat Charbon Bitumineux Dans toutes les grosseurs GOKE LA SALLE Huile à chauffage et buile à poêle.nos CHARBONNERIE ST-LAURENT LTEE Bureau et entrepôt: 101 DU FLEUVE Succ.: RUE MILOT ~ main son petit frère âgé de cinq ans seulement.Ml s\u2019avance jusqu\u2019au pied de l\u2019autel, s\u2019assied et fait agenouiller devant lui son petite, frère qui fait le signe de 1 acroix, récite l'oraison dominicale, la salutation angélique et le symbole des apôtres.Lorsqu'il se trompait son frère le reprenait.Cela fait, le plus vieux s'agenouilla à son tour et pria avec la plus édifiante dévotion pendant quelques minutes; puis, après avoir baisé tous deux respectueusement le plancher de la chapelle, ils sortent en se tenant par la main et vont rejoindre leurs parents, LA TEMPERANCE La tempérance a fait de si grands progrés chez ces bons chrétiens, que l\u2019ivrognerie semble en être bannie pour toujours.Dans le cours de l'année qui vient de s'écouler depuis la dernière mission, deux sauvages seulement mél.ne se sont rendus coupables d'intempérance et j'ai lieu de croire, a- ; près les témoignages de vif repentir qu\u2019ils ont donnés, qu\u2019ils abandonneront un vice si funeste parmi les nations sauvages.LE CHEF Le chef de Warmontashing, Pierre Oskiloé don tM.Payment avait à se plaindre, est maintenant un fervent chrétien.J'ai souvent été étonné de la solidité des instructions qu'il adressait fréquemment à ses jeunes gens pendant la mission.Aussi ai-je eu la consolation de le voir s\u2019approcher de la table sainte avec une foi et une ferveur touchantes, Dieu se servira de lui sans doute pour entretenir la foi parmi sa mation, auprès de laquelle il jouit d\u2019une grande influence.I parle avec éloquence et dignité, et ses manières ont quelque chose de noble qui inspire le respect.Quand à Awachiche, j'ai à me , plaindre de lui cette année.II a\u2019 osé paraître à la mission avec trois femmes dont une est légitime.Aussitôt après notre arrivée, il a voulu s'enfuir, mais j'ai réussi à le retenir.Après l'avoir séparé de ses concubines, je lui imposai ainsi qu'aux deux autres coupables une pénitence publique de huit jours, après quoi il demanda pardon à tous les sauvages du scandale qu'il: leur avait done né et défendit aux deux malheu= reuses femmes de jamais remettre le pied sur ses terres.Daigne le Seigneur fortifier par sa grâce ces sentiments de pénitence, et lui accorder le don de la persévérance.En partant de ces lieux il vint me serrer la main avec émotion: \u201cMon père, me dite il, je serai meilleur \u201cun autre printemps.Je l\u2019espère, lui dis-je je prierai pour toi, n\u2019oublie pas des promesses et la parole que je t'ai dite.\u201d .: + (A Suivze) \u201c old JEUDI, 23 JANVIER 1936 PASSES \u2018 pe Du pain et des jeux! C\u2019est ce qu\u2019aujourd\u2019hui comme autrefois demande le peuple, et il place à la tête du pouvoir des hommes assez complaisant de l\u2019entendre.La puissance et l\u2019unité de pensée chez les Grecs ont, plus que toute autre cause, servi de charpente à la civilisation de la vieille Grèce.Ce pays qui a joué un rôle si important dans l'histoire du monde ne dépassait pas notre Mauricie en étendue.Et pourtant son peuple a réussi à se constituer un empire colonial qui s'étendait sur toute la mer Egée et la Propontide.En se couvrant de de monuments, Àthènes devint le siège de la civilisation hellénique.Sa littérature et ses beaux arts nous ont laissé les formes les plus élevées, les plus pures, les plus parfaites et les plus originales de l'antiquité.Après avoir tiré Rome de la barbarie Athènes a fait l'au- méne de la Renaissance à l'Europe décadente.Cet aperçu éclair de l'histoire de la Grèce n\u2019a d'autre but que de montrer l\u2019excellence de ses hommes publics.Les circonstances n\u2019ont pas contribué, loin de Ià, à la grandeur de cette péninsule montagneuse.Toutes ses richesses matérielles et artistiques elle les doit à l'intelligence, au dé- intéressement et à la compétence de ses hommes d'état.Pour mettre sur pied la civilisation que nous connaissons, ces dirigeants devaient être différents des produits de notre démocratie.En effets, ils étaient dissemblables à nos hommes publics.Les citoyens chargés de la direction de cette république n\u2019arrivaient pas à la tête de l'état comme des champi- Ecoutez l'Emission \\ Sweet Caporal.Tous Ÿ s mercredis soirs, a & heures, CK AC Montr£al CHRC Québec CHLP Montréal CKCH Hull CRCS Chicoutimi NN cA \\ GEL, \u2018\u2019La forme le ; plus pure sous I laquelle le tabac peut être fumé.Lancet gnons résultant de la moisissure de la société.Sous tout rapport, leur équilibre était parfait.Toutes ces qualités d'administrateurs ne leur enlevaient pas leur caractère humain, mais ce côté faible était réduit au minimum chez eux.Cette conclusion nous est apportée par les nombreux témoignages de l'histoire.Même en l'absence de cette relation orale ou écrite des é- vénements de l'antiquité, nous serions enclins à supposer ces hommes tels à cause de Ja manière dont ils étaient choisi.La volonté d'un groupe d'amis ne pouvait imposer un car\u201d*dat.Cette sévérité dans le choix des gouvernants avait pour but d'assurer la continuité dans l\u2019action entreprise et le premier magistrat qui laissait le pouvoir entre les mains d'un autre était assuré de la compétence de ce dernier.Les lendores, les illétrés, les ganaches, les citoyens déchus devant l\u2019opinion publique étaient exclus des fonctions administratives.Avant leur entrée en charge, ils étaient soumis à une enquête devant le sénat et les juges.Ce relevé de la vie publique et privée d'un citoyen tendait seulement à établir que le nouvel élu avait rempli ses devoirs essentiels: devoirs de respect et d'assistance à ses parents, devoir militaires et financiers envers l\u2019état, devoirs de piété envers les dieux nationaux.Ils croyaient donc,, ces gens de l'antiquité, que la vie privée peut avoir des répercussions sur la vie publique.Aujourd'hui, il est impossible de toucher à la vie privée.Elle possède un caractère sacré.Son influence est nulle sur la vie publique.Deux consciences.Nédonhlement idiot.Cette enquête sétendait à toute personne pouvant exercer une influence sur le peuple.Les prêtres (paganisme), les fonctionnaires, les archontes, les héliastes, les stratèges et les orateurs devaient donner des preuves jugées suffisantes de leur honnêteté, de leur vie intacte, comme individu, comme membre dune famille, comme responsable d'une fonction publiane, Avant de monter à la tribune, les orateurs devaient prouver qu'ils avaient honoré leurs parents et accompli leur service militaire, qu'ils n\u2019avaient pas dissipé leur fortune et qu\u2019ils jouissaient de leurs droits civils et politiques.I! semble que le procédé ne manque pas d'intelligence surtout dans un pays où un hableur à deux dollars du discours peut déblatérer les réquisitoires les plus violents et les plus injustes au compte de l\u2019adversaire de son employeur.II est question ici de I'orateur salarié, Les mémes considérations s\u2019appliquent a I'endroit de celui qui le paye, du candidat lui-même qui oublie toute question d\u2019intérét public pour ne se souvenir que de l'adversaire à démolir.Le principe de cette doct- masie appliquée à Athènes semble excellent en soi.Il marque certaine différence entfe\u201cdes \u2018titoyens qui ie de- IDYLLE Quel original que le jardinier de mon père.Il avait un faible, ou plutôt un fort pour les fleurs.Sans doute, les légumes avaient bien ses attentions délicates et empressées, surtout au temps des canicules, mais il avait un petit coin à lui, pour ses fleurs \u201cses chères fleurs\" comme il les appelait.Et c'était quelque chose de touchant de voir ce vieux bonhomme, après sa journée faite, s\u2019en aller à son parterre et là, le voir se pâmer d\u2019admiration pour les jeunes rosiers, les pensées violettes, les muguets odorents, car il en avait pour tous les goûts et pour toutes les saisons.Le bon vieux avait pourtant sa fleur préférée et depuis le printemps il la cultivait avec amour.C\u2019était un superbe glaïeul, à la tige svelte et délicate, aux feuillets souples et gracieuses qui laissait déjà entrevoir ses pétales soyeuses d\u2019un jaune blond.Que d'attentions et de délicatesses de la part du jardiner; une terre Plus grasse, un ombrage plus touffu, de l\u2019eau fraîche à profusion, un tuteur bien solide et c\u2019est bien légitime, la place d'honneur vraient pas être égaux inême dans la rue.Athènes aurait donc refusé comme absolument = inaptes plusieurs de nos représentants dans les différentes sphères d'administration.Au tenancier de maisons louches, au professionnel interdit par les directeurs de sa profession, au corrupteur de toute sorte elle retirait de vivre honorablement.À celui qui savait s\u2019en montrer digne, elle accordait un brevet de compétence à l'administration de la chose publique.Athènes renvoyait chez lui le citoyen qui cherchait dans Ia fonction de magistrat des facilités de vendre une bicoque baraque à la république sous prétexte que l\u2019intérêt public était concerné, que le coin d\u2019une rue devait tant d\u2019une faction d'un grou- dans la vie cachée le représen- pe, füût-il très populaire ou très riche.A ce compte, certains de nos représentants seraient forcés de boire la cigue, comme le fit un jour Socrate accusé d'impiété.Mais cette vie privée signifiait donc quelque chose chez les Grecs, Il en est qui prétendront que la campagne électorale d'aujourd'hui équivaut à cette enquête.Eh oui! Elle a parfaitement lieu, cette enquéte.Elle reste sans résultat parce qu'elle ne porte pas sur le citoyen qu'elle devrait concerner vu que cet homme n\u2019est pas candidat.Sur quoi porte-t-elle?Sur le programme du candidat qui s\u2019évertue à faire plaisir à ses électeurs.Magnifique critère de vérité, de compétence, d'honnêteté, de désintéressement de dignité de vie et d'honorabilité.Le bon peuple est berné.I] est le premier à ignorer quelles conditions d\u2019équilibre moral et intellectuel en même temps que pratique doivent remplir ses représentants.Il se méprend sur la valeur de ses candidats comme il ne s\u2019aperçoit pas que le marchand qui fait une grande vente annuelle lui fera payer plus cher sa marchandise pendant cette période de réduction, Comme au temps de la Rome impériale et corrompue, il demande du pain et des jeux.L'état doit les lui fournir, Il place à sa tête les hommes asse complaisants qui s\u2019occuperont de son abdomen sans se soucier de sa téte ni des facultés qu'elle renferme.he.gp, \u2018Poisson.\u2019 au milieu de ses compagnes.Comme ses mains calleuses voulaient se faire douces et caressantes quand il redressait sa tige, quelle volupté sur ses lévres quand il s\u2019oubliait à caresser sa -corolle.Un jour, conunent cela se fait- il?allez le demander aux oiseaux babillards qui content leur amour au saut des girouettes, le bon vieux apporta une nouvelle plante dans.son parterre:.une consciencieux, il lui prodigua tous ses soins pour que le repiquage se fit sans trop de difficulté.Nécessairemeit il faut négliger un peu son glaïeul, mais patience il se reprendrait plus tard.Voici que notre glaieul va devenir pour la chrysanthème un sujet d'admiration.Est-ce possible pour les fleurs?Pourquoi ne pas leur prêter ce sentiment si délicat, elles qu\u2019on charge de transmettre à nos plus chers amis nos sentiments d\u2019amitié et de reconnaissance.Le glaieul s\u2019aperçut bien vite du manège de sa nouvelle compagne et ne resta pas indifférent.Même, certain soir, alors que la brise était plus tiède et la lune plus indulgente, ses feuilles graciles effleurèrent la tige plantureuse de la chrysanthé- Le Bien Public a \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 me, et son âme de fleur en fut profondément troublée, au point qu\u2019elle en réva toute la nuit Et depuis ce soir, glaieul et chrysanthème voient se resserrer chaque jour davantage les liens de leur amour.Sous la caresse des chauds rayons du soleil, ils s\u2019abandonnent à la joie de vivre, ouvrent bien larges leurs pétales, mettent à nu leurs sentiments leurs rêves, leurs ambitions, leurs désirs.Et quand une brise favorable fait balancer leurs tiges élégantes et que leurs voisins curieux me sont pas indiscrets, ils en profitent pour se caresser et s\u2019embrasser.Mais notre vieux jardinier, me direz-vous, que devient-il dans toute cette histoire?Il continue toujours ses attentions au glaieul adoré.Il ne se doute pas que sous son regard paternel s'est ébauchée une merveilleuse idylle et, comm me le glaieul possède un coeur d\u2019or, il se montre plus tendre et plus caressant pour son vieux maître, Il essaie de lui rendre en amour le bonheur qu\u2019il lui a donne en mettant près de lui la chrysanthème, son amie.BERTHOLD 19 janvier 1936, +18 SH =~ by» IN (SHEN Distillé et embouteillé an Canada sous (a surveillance directe de OHN de KUVPER SON Distillateurs.Retterdara.Wollande Benson fondés en 1695 133 EN VENTE AU CANADA DEPUIS PLUS DE 100 ANS CETTE REELLE SAVEUR DE HOLLANDE La Maison J.S.RIVARD & FILS RADIOS 111, rue Des Forges Tél.578 S\u2019associe a toute la population pour pleurer la perte de Sa Majesté le Roi Georges V Aimé et vénéré de toute l\u2019Angleterre et du Dominion ET VERS KY, JAE vem = Ds \u2014 or 1+] cr \u2014\u2014 BILLET D\u2019ORIENT I Le Blen Public AAP BAA BL APP PG BP \\ La Reine des Processions torr rere ceee\u2014~-= par le Fr.Augustin Buisson I! est quatre heures.Le soleil frappe à la porte de Jaffa et darde ses rayons obliques sur le va-et-vient bigarré des arabes ou = bédouits dont le flot déferle a upied de la Tour de David, frôlant autos, ânes, autobus et chameaux qui se croisent sur la route de Bethléem.A la chapelle latine du S.- Sépulcre, c'est Complies, l'incomparable prière du soir de l'Eglise.Tandis que les moines françiscains s'invitent mutuellement à se jeter dans les bras de Dieu, voici venir le frère sacristain, chargé de cierges et de processionnaux qu'il distribue largement aux éléments stables et instables qui veulent composer la procession du jour.Il y a des hommes, des femmes.des jeunes, des vieux, il y a des bambins qui mâchent déjà avec leurs yeux le cierge allumé qui s'en vient.Bientét, complies s'ache- ve.Les moines quittent leur stalles et vont former la téte du cortège.Le point de ralli- .ement, cest Yautel du T.S.Sacrement.Avant le départ, salut d\u2019encens à l'Eucharistie.O Sacrum Convivium in quo Christus sumitur! O Banquet sacré où nous mangeons le Christ! La première station cst rout à côté, à l'autel latéral.Dans le retable apparait, barricadée Cerrière une grille en fer forgé.la colonne de la flagellation.La tradition de Jérusalem appelle la flagellation les trois colonnes où le Christ fut attaché pendant son jugement indique, chez Anne, Caïphe et Pilate, parce que, dit-on avec grande probabilité, il fut maltraité.flagellé à chacune d\u2019elles.Le monde chrétien expose à notre \u2018véné- Tation 4 colonnes: celle de Caiphe, & Ste-Proxede de Rome; celle d\u2019Anne, a len- trée du S.-Sépulcre, chez les arméniens; enfin la plus sû- Te, celle de Pilate, en deux tronçons dont l\u2019un au patri- archat grec orthodoxe de Constantinople (Istamboul), l\u2019autre, la base, à l'autel où nous sommes arrêtés psalmodiant en choeur: Salve coluna nobilis, Salut, colonne insigne, témoin des douleurs du Christ, etc.Tandis que l\u2019encens fume devant la relique, une antienne raconte comment Pilate prit Jésus et le fit flageller et le célébrant, en oraison, demande pour les assistants les fruits du Sang trés précieux qui baigna cette colonne que nous vénérons prosternés.Un pater, ave et gloria pour le gain de l'indulgence pléniére.Et le cortege s\u2019ébranle.Longeant le mur septentrional de la basilique, un bas- côté long, étroit, bordé de colonnes antiques et haut voûté en arceaux avoisine la chapelle que nous quittons dédiée à Ste-Marie et s'appelle, depuis des siècles, à cause du voisinage: arceaux de la Vierge.Ces arceaux mènent à une sé- Tie de compartiments obscurs où se trouvent trois ou quatre petits autels grecs relevés de tableaux où l\u2019on ne distingue àpeu près rien sauf les auréoles d\u2019or qui tirent l'oeil.C\u2019est la prison du Christ.Ce n\u2019est -pas la seule que les orthodoxes nous montrent à Jérusalem.Sous l\u2019un des petits au- SiC, tels, ici, les Grecs exposent méme une plaque de pierre percée de deux trous ou, di- sent-ils, on passa et enferma les deux jambes du Christ, Le croyez-vous?Moi, pas du tout.S'il est certain que jamais prison n'abrita le Christ ici, il ne l\u2019est pas moins que le Christ, notre Libérateur, est passé par ici lié, prisonnier.Il convient d'honorer au moins ce souvenir humiliant.L'hymne qui bat la marche oppose les liens de la haine aux biens de la grâce.Et = l\u2019antienne chante, sur les lèvres du Christ, la plainte contrastée: \u201cMoi, je t'ai délivré de la captivité d'Egypte, engloutissant Pharaon dans la mer Rouge; et toi, tu m'as livré prisonnier aux princes des prêtres\u201d.\u201cIci, Anges de la paix, Laissez votre beau ciel, Veenez tendre vos ailes Et cacher la nudité du Christ\u201d Adeste, pacis Angeli.Avec la psalmodie de cette hymne nous quittons la prison pour nous engager dans ce qui était jadis un gracieux déambulatoire que le mauvais goût ambitieux des Grecs a transformé e ntunnel sombre.Et nous voici devant l'absidiole où s'abrite l\u2019autel arménien consacré au souvenir du dépouillement et du partage des vêtements.La scène eut lieu, pas loin, au Calvaire où nous serons tout-à-l\u2019heure.Au milieu des volutes d\u2019encens, une voix calme le récit évangélique: \u201cQuand les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses vêtements dont ils firent quatre parts, une pour chacun, et sa tunique sans couture.selon qu'il est écrit: Ils ont partagé mes vétements et tiré ma unique au sort\u2026\u201d L'hymne \u201cCrux fidelis\u201d accompagne, tout près, une descente extroordinaire: deux escaliers, l\u2019un de 29, l\u2019autre de 19 marches et nous voilà au fond d\u2019une citerne à sec, (heureusement!) chantant l\u2019Invention de la Ste-Croix: \u201cO notre unique espoir, salut, ô Croix, qu'ici retrouva sainte Hélène\u201d.Pour le grand sabbat qui commençait avec le coucher du soleil, dans deux heures au plus, il fallait débarrasser le Calvaire de tous les reliquats du supplice.Au pied de la colline, une citerne offrait un heureux expédient pour tout faire disparaître.On y jeta croix et instruments: lance, éponge, clous, couronne d'épines et, c'est probable, aussi les corps des deux larrons.Au cours des siècles, poussières et décombres a- | vaient tout enseveli.Guidée par la tradition, Hélène dirigea ici les fouilles qui aboutirent à la découverte des trois croix.Deux miracles, une résurrection et la guérison instantanée d'une mourante révélèrent la Vraie Croix du Christ.\u201cO Croix bénie, seule digne de porter gneur le Roi des cieux, Alleluia! Ce signe de la Croix paraitra dans le ciel quand le Maitre viendra nous juger\u201d.Ainsi consacrée, la citerne fut maintenue jusqu'a date a peu près dans le même état, Après l\u2019avoir pavée, on y dressa, à droite, un autel grec; à gauche, un autel latin superbe en belle pierre surmonté d\u2019une grande statue en bronze de sainte Hélène qui presse sur Votre-Sei- - rr son coeur, la Croix, son trophée, debout sur un riche bloc de serpentine.Cet autel est le don précieux de l\u2019archiduc Maximilien d\u2019Autriche devenn empereur du Mexique où il fut assassiné, Après avoir gagné, dans la citerne, l\u2019indulgence plénière, nous rernontons en gagner une autre, entre les deux escaliers, sur le vaste palier que forme la chapelle de Sainte- Hélène.Creusée dans le roc au temps de Constantin, cette chapelle mal entretenue par les arméniens est voûtée dans le style des Croisés qui lui dressèrent une gracieuse coupole appuyée sur quatre colonnes dont les chapitaux énormes donnent l'impression d'une tête trop grosse.Aux murs négligés pendent de vieilles peintures, des croutes où les personnages en des attitudes raides, figées.naïves, nous regardent fixement avec leurs yeux bysantins.Nous nous agenouillons sur un pavé inégal, rocailleux et pous- sièreux et nous célébrons la gloire de sainte Hélène, accompagnés par le pépiements des oiseaux.Ces bavards entrent librement par les fenêtres, tombantes, ouvertes en tout temps; et perchés sur les pendeloques de la = coupole ruineuse ou ils se nichent,, ils tendent leur téte mobile et intriguée vers les priéres d\u2019en bas qui rappellent que l'impératrice Hélène, la mère de Constantin vint à Jérusalem pour y trouver la Croix du Seigneur.Alleluia! Cette trouvaille la couvrit de gloire.Par l'escalier spacieux de 29 marches, dans une demi- obscurité ou les flammes dansantes des cierges échelonnent en beauté leur théorie d\u2019or, on remonte au parquet de la basilique en méditant l'ignoble couronnement d\u2019épines: \u2018Regarde, ô mon âme, la face de ton Christ; des pieds à la tête, ce n\u2019est que plaies.Prions le Christ avec \u2026 larmes qu'au nom du manteau de pourpre, des épines, des fouets, du roseau, Il nous couronne de gloire.Amen.\u201d Nous sommes arrêtés devant une autre absidiole du déambulatoire.Il y a là, caché derrière une grille en fer de l\u2019autel grec, le tronço nde colonne où, assis, le Christ subit les opprobres du couronnement d\u2019épines.À travers les bouffées d'encens une antienne donne l'antithèse frémissante : \u201cMoi, je t'ai donné un sceptre royal et toi, tu m'as planté sur la tête une couronne d\u2019épines!\u201d Selon l'expression hardie de Joërgese, la \u2014 \u201cMarseillaise chrétienne\u201d éclate ici qui nous mène à l'assaut du Calvaire, le symbole de notre vie quotidienne: \u201cVexilla Regis pro- deunt\u201d \u201cIl apparaît le royal étendard La Croix mystérieuse Scintille à mon regard Jéstiis y meurt sa mort Victime glorieuse Me rénd la vie et transforme mon sort\u201d.(Cant.Tourte) La première strophe chantée, dans un silence impressionnant, nous gravissons l'escalier aux marches étroites hautes, malémontantes.Ici, 3 fois 1 asemaine, commence le chant grave, austére et bien nourri de la procession arménienne qui va revisiter, aprés nous, -à-peu-près, les .mêmes .\\ be] lienx.Le Calvaire n'est plus une colline.Du moins, reste- t-il une élévation équivalente qui permet à | l\u2019imagination, sans effort, de reconstituer les lieux d'antan.Constantin avait taillé et isolé le Calvaire en un bloc de 15 par 19 pds qui entrait comme angle dans un vaste atrium à ciel ouvert.La basilique des Croisés abrita, avec tout le reste, le bloc du Calvaire qui, après bien des transformations, en dessous, en dessus, à côté, est devenu une terrasse couverte d\u2019une voûte romane où pendent un magazin de lampes.Deux e- ormes piliers divisent la pla- teforme en deux chapelles: latine à droite grecque à gauche.L'escalier gravi, nous sommes en cette dernière où nous fléchissons le genou, devant le lieu où fut plantée la suite en la première, les yeux ravis par une verrière superbe dont les mille couleurs chatoient à travers le grillage qui sépare la chapelle latine, d'un gracieux oratoire dit \u2018\u201c\u201cchapelle des Francs\u201d.Nous nous agenouillons à peu près là où le Christ fut dépouillé de ses vêtement puis crucifié entre deux voleurs.\u201clis prirent Jésus et l\u2019emmenèrent, et, portant sa Croix, il s\u2019en vint de la ville au lieu appelé Calvai- JEUDI, 23 JANVIER 1936 re en hébreu Golgotha; là, ils le crucifiérent.\u201d Ainsi par chantres: \u201cIls ont percé\u2014 ici \u2014 mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os.\u201d Tandis que l\u2019hymne continue de concrétiser nos souvenirs, l\u2019autel est encensé.Cet autel est une oeuvre d'art en cuivre et fer forgés par le P.Dominique du couvent dominicain de S.-Marc, à Florence.Peu d'années auparavant, ce couvent avait été illustré par Fra Angelico et Savonarole.Aujourd\u2019hui, il est transformé en un musée des plus intéressants à visiter.À part cet autel précieux, deux autres originaux de haute valeur méritent d'attirer l\u2019attention.Ce sont deux = vieilles peintures qui représentent la Passion.Elles pendent aux murs dont la pierre pauvrement blanchie attend, non sans besoin, qu\u2019on lui applique la mosaïque fort belle, m\u2019a-t-on dit, qui est toute prête.Bientôt, cette mosaïque va couvrir splendidement l\u2019apparente négligence qui crie sur ces murs malgré la draperie rouge qui en masque le bas.Parvenus à la strophe \u201cO Crux, ave, spes unica, hic uda Christi sanguine\u201d \u201cO Croix, salut, espoir unique, Croix ici Suite à la page 10 AU SALON BEA Prenez occasion des aubaines qui vous sont offertes dans la fourrure 10% de réduction Mesdaniesquand vous achetez un modèle au Salon Béa vous êtes assurées qu\u2019il est exclusif.Réductions sensibles sur tous nos modèles d'ici mars $1.49 AU SALON BEA, 1497, N.-DAME Vous obtiendrez toujours satisfaction soit que nous vous vendions une fourrure ou que nous réparions votre vieux manteau, REDUCTION DE 10% L\u2019AJUSTEMENT de vos chaussures chez un orthopédiste est le meilleur placement possible pour Ia protection de vos pieds.Venez constater vous-même l'ajustement de vos souliers à l\u2019aide de notre nouvel appareil de Rayons-X Le Rayon-X photographie Vossature de votre pied sous vos yeux.Nous donnons gratuitement des démonstra- tions.P 1392 RUE HART.Nous vous offrons ce qu\u2019il y a de mieux chaussures et nous vous les Offrons à des notre sous-sol vous offre toujours de nombreuses occasions.En achetant vos chaussures assurez-vous d\u2019avoir pleine satisfaction.J.A.GOSSELIN Orthopédiste technicien gradué Chaussures pour toute la famille, rix convenant à toutes les bourses.Tél 537.en fait de mouvelles prix modérés.Aussi TROIS-RIVIERES LA PETITE HISTOIRE _Recits.\u2026.MÉMOIRES.DE/.JOSEPH LEGARE copiste à l\u2019église de Bécancour par Gérard Morisset Si l\u2019on veut bien se reporter aux quelques études que jai faites sur le talent de copiste de Joseph Légaré (1), on constatera que les peintures de cet autodidacte, tout au moins ses copies destinées à des églises, s\u2019échelonnent sur un laps d'une dizaine d'années au plus.Faisons exception pour le Christ en croix, daté de 1835, qui orne la chapelle Sainte-Brigitte, à Québec.Les autres copies que j'ai analysées datent des années 1820- 1830, donc peu de temps après la vente de la collection Desjardins.Résumons: l\u2019Ancien- ne-Lorette, 1818-1820; Saint- Saint-Roch-des-Aulnaies, 18- 21: Saint-Philippe (St-Phi- lippe (Trois-Rivières), 1822; l'Hôpital Général, 1823-1824, Aujourd\u2019hni, il sera question de copies exécutées au cours des années 1821-1822, \u2026 Légaré était-il seul pour les peindre?Ne disposait-il pas plutôt d\u2019un aide, d\u2019un apprenti chargé non seulement de broyer les couleurs mais de peindre les accessaires, par exemple?Bien sûr.Cet apprenti était Antoine Plamondon.Il n\u2019était même pas seul.Il avait comme compagnon d'atelier son cousin Ignace Plamondon, de quatre ans plus âgé qu\u2019Antoine,-mort trop jeune pour avoir pu donner sa mesure.Les deux Plamondon étaient élèves de Légaré depuis 1817.Ils avaient appris leur art en restaurant les peintures de la collection Desjardins, ou plutôt en voulant les restaurer, car en bien des cas ils les ont esquintées tout à fait et a jamais.En 1823, il semble que les deux cousins aient quitté leur maitre \u2014 qui ne pouvait plus rien leur apprendre \u2014 pour ouvrir un atelier à Québec, en attendant de pouvoir partir pour l\u2019Europe.La présence d'Antoine et d\u2019Ignace Plamondon à l\u2019atelier de Légaré expliquerait le grand nombre de peintures d'églises qui sont sorties de cette manufacture \u2014 c\u2019est peut-être le terme exact \u2014 de 1817 a 1823.Dans l\u2019église de Bécancour, une seule toile porte la signature de Joseph Légaré; elle est datée de 1821.C\u2019est un Ravissement de saint Paul.L'original était une composition plafonnate (dans le genre de l'Assomption de Poussin) attribuée à Carlo Maratta; il a été détruit dans l\u2019incendie de la cathédrale de Québec, le 22 juin 1922.La copie que Léga- Té a faite pour l\u2019église de Bécancour paraît fidèle dans son dessin comme dans son coloris.Du reste, il connaissait bien l'original pour en avoir exécnté deux copies.déjà: l'une est à Saint-Philippe (Trois-Rivières), l'autre à Saint-Roch-des-Aulnaies.- Les autres peintures dédié glise de Bécancour ne portent pas de signature.Elles sont pour la plupart des oeuvres de Légaré.On y reconnaît sans peine sa touche extrêmement lourde, son coloris vaseux, son dessin incorrect.Le Baptême du Christ, par exemple, est sûrement de sa main.Déjà l'artiste avait copié ce sujet pour l\u2019église de la Baie-du-Febvre, en utilisant deux compositions qui avaient des points de ressemblance: d\u2019une part, une toile de Pierre Mignard gravée par Gérard Audran; d'autre part, une peinture de Claude-Guy Hallé, détruite dans l'incendie de la chapelle du Séminaire de Québec, le ler janvier 1888, Voici une autre réplique d\u2019une copie qui existe à la Baie-du-Febvre: c'est un Saint Pierre recevant des clefs des mains du Christ.On ignore où se trouvait l'original.Peu importe; sil faut en juger par les copies que Légaré en a faites, c\u2019était une oeuvre mal composée et meédiocrement peinte.Les physionomies sont banales: le Christ a une figure douceâtre et saint Pierre paraît stupide avec son gros oeil à fleur de tête.En revanche, la Dernière communion de saint Jérôme est une copie harmonieuse, d'une touche soignée.Il en existe un grand nombre de répliques assez fidèles et peintes méticuleusement.Pour traiter les détails, l\u2019artiste disposait d'une grande et fort -che, la tête levée; belle gravure conservée au Séminaire.-Laissons de côté une Sainte Famille qui n\u2019est peut-être pas de Légaré et disons un mot de deux toiles moins grandes que les autres.L'une Teprésente Saint Jérôme.Il est agenouillé dans une grotte, vu de trois quarts à gau- devant lui, un livre ouvert.L'autre est une copie médiocre d\u2019un admirable tahleau de Zurbaran: Sainte Catherine de Sienne en extase.C'est un chef- d'oeuvre que nos artistes se sont plu à copier.Plamondon a mainte fois reproduit cette peinture, notamment pour la chapelle du patronage Saint- Vincet-de-Paul, à Québec, Dulongpré et Roy-Audy en ont exécuté des copies qui comportent des variantes négligeables.Terminons par une peinture curieuse, Saint Pierre guérissant des paralytiques.Ce \u2018n\u2019est pas une composition, ni une copie.C\u2019est, pourrait-on dire, un recueil de citations.Saint Pierre est la reproduction quasi fidèle d\u2019un personnage tiré de la Présentation au temple; toile attribué à Domenico Feti et conservée à l\u2019Université Laval; les malades et les paralytiques du premier.plan: proviennent«de piu- sieurs compositions connues, entre autres du Saint Charles Borromée distribuant la communion aux pestiférés de Milan.L'un de ces malades, un homme demi-nu, couché à terre et étendant les bras, a servi de modèle à Antoine Plamondon en 1825 pour le tableau des Miracles de sainte Anne, à l'église du Cap-Santé.Ainsi Joseph Légaré, après avoir mis à contribution les trouvailles des grands mai- tres, se voyait pillé par ses propres élèves.Ceci n'est pas une boutade.Je pourrais citer d'autres exemples de larcins comme ceux-là, dans notre histoire artistique du XIXe siècle et même du XXe.Car certains de nos artistes étaient envoûtées par le goût de la copie; ils l\u2019avaient dans le sang.On ne peut pas affirmer que cette tare soit entièrement disparue de nos jours.Gérard MORISSET, attaché honoraire deg Musées nationaux de France.(1) Particulièrement dans le journal \u201cLe Canada\u201d: 23 jnillet, 12 et 25 septembre 1934; 18 juin et 4 juillet 1935.Les journées du Grand Roi Par Louis Bertrand Aucun de nos rois plus que Louis XIV n\u2019a aimé son métier et ne s'est donné plus complètement à sa besogne.Sa vie et cello du royaume ne se séparaient pas.Le Souverain a absorbé l'homme.Peindre ses journées, c'est peindre la vie de la nation.En un volume inédit, M.Louis Bertrand de l\u2019Académie française, a voulu tracer le récit des grands moments du règne.Le constructeur de la France moderne, le chef d\u2019armée, le bâtisseur ae Versailles, le dominateur de l'Europe, apparaissent dans leur saisissant relief \u2014 en action.Jusque dans sa vie | quotidienne, Louis XVI n\u2019oublie pas la fonction royale.En lui on doit honorer le monarque de droit divin: et c\u2019est la raison de l'étiquette, de la \u201cmécanique\u201d dont parle Saint-Simon.Avec Louis Bertrand, nous assistons au \u201clever\u201d, Au \u201ccoucher\u201d, aux \u201centrées\u201d, au \u201cgrand couvert\u201d, aux grandes cérémonies de ls Cour; nous nasiatons aussi aux séances des Conseils, aux longues heures de travail que, chaque jour, Louig XIV passe avec ses ministres.Nous pénétrons ainsi \u2014 de la fa- con la plua passionnante et la plus pittoresque \u2014 dans la vie de celui qui a achevé la France avec un ma- gnifiquo sens de la grandeur.Les journées du Grand Ro! (Flam- \u201cmarion, éditeur, Collection \u201cHier et Aujourdhui\u201d, un volume inédit: 3 Fr, 75), ce sont en vérité \u2014 tant il s'est identifié à elle \u2014 les journées de la France.Lisez les Livres de Chez-Nous, Abennes-vows.Sux Brochures Triftavionnesove MEDITATION TRIFLUVIENNE Une foule immense se preusait sur la place Pierre Boucher, attendant avec anxiété le moment solennel où un fils de Ia petite patrie mauricienne allait d'un geste, faire revivre l'une des plus belles gloires de l'épopée trifluvienne, dans Ia personne de Laviolette, fondateur des Trois-Rivières.Pour la circonstance, les prinel- paux héros du Canada primitif défilèrent sous nos yeux, comme dans un film, Jacques Cartier avec ses intrépides maloins, Champlain et De Ponthiand escortés de leurs mili- ciers, Laviolette et son entourage de colons et coureurs de bois, les guerriers indiens nvec leur chef Capitanal, dont la haute stature emplumée éveillait In curiosité des speec- tateurs.Tous ces personnages primitifs aux costumes de l'époque, donnaient à la fête un charmant cachet historique.Aprèsl a lecture de l'acte du gouverneur Champlain autorisant M.le Laviolette à construire un fort sur le dit lieu, pour l'expansion du royaume de France, on fit tomber le drapeau fleurdelisé qui couvrait le monument, et comme sous ia baguette magique surgit un solide piedestal sur lequel se dressait fièrement le buste de Laviolette.Sur le même sol trois fois centenaire, où s\u2019érigeait le vieux fort, premier berceau de la cl- vilisation française en terre triflu- vienne.Le monument est d\u2019un relief remarquable, Son architecture a des caractéristiques de force \u2018et de puissance, tout en demeurant très élégant.Face au fleuve dont il semble en surveiller les rives, l'illustre Condateur scrute l'horizon cherchant à couvrir quelque part le repaire de l'ennemi.Le front à demi découvert les cheveux tombant sur les épaules, son large chapeau aux bords relevés, 11 paraît défier les éléments destrue- teurs, afin d\u2019immortaliser sa noble tâche de fondateur.Si nous approchons plus près du monument, On y peut lire les nome des preux de la jeune colonie: Le grand chef Indien Capitanal, ami de Champlain, Jacques Hertel, l\u2019inter- SPECIAUX pour JANVIER Huile Russe véritable 16onces.Huile de Foie de Mo- 35° rue vitaminée .Tab.Levure et Fer C Kinot.T5 Prescription scrupuleusement composées par des pharmaciens diplômés.PHARMACIE HENRI HENAULT 1435, NOTRE-DAME Tél.52.TEL 3754 Le monument Laviolette \u201cmena area area aa prète François Marguerite, le coureur des bois Jean Amyot, l\u2019intréple de officier Duplessis-Kerbodot, l\u2019hée roïque femme Marie LeNeuf, dont le rôle quelquefois effacé, n\u2019en demeure pas moins digne de mention, les pionniers Jacques Butcux, Jean Guie ot, les frères Godefroid, Guillaume Pépin, Michel et Jacques LeNeuf, Gaspard Boucher, Bertrand Fafard, Crevier, Lafont, Isabe] et autres.L'endroit où il s\u2019élèe ne pouvait être mieux choisi.La place Pierre Boucher, témoin de tant d'actes héroïques d\u2019une poignée de vaillants colons trifluviens contre les hore des iroquoises, est le centre même du Trois-Rivières historique, et il convenait que Ia statue de Laviolette donnât ces mémorables souvenirs.Ce monument, digne hommage de toute ia population trifluvienne à son fondateur Laviolette, demeurera pour la postérité, un gage de reconnalse sance envers les premiers colons.Germaine Gagnon, G.M.L ECONOMIQUE A L'EPREUVE DU FEU ET MODERNE TRES BIEN SITUE 750 Chambres TAUX PAS PLUS AUTS QUE 14 $150 a $2.50 Trols Dyspepsiques sur quatre sont portés au découragement par une digestion trop lente et un estomac trop acide La nouvelle poudre \u2018ANTACIDASAPTOL\u2019 ost préparée spécialement pour combattre la dyspepsie, les gas, l\u2019indigestion, lea brûlements d'estomac et les rapports e0ra I causés par une trop grande quantité d'acide dans l'estomac.Cette poudre fait aussi disparaître les palpitations de coeur ainsi que les maux de tête causés par une digestion trop len- | te.LA PHARMAGIE HOULE A votre service En face du bureau de poste 1356 Notre-Dame, TéL 57 Trois-Rivières, Seul agent: REMEDE CONTRE LES VERS 13} RHUBARDINE Employé avec succès pour la destruction des vers chez les enfants, spécialement des oxyures (petits vers blancs).Prix.06.2.00 CASTANOL Vrai médicament contre la COQUELUCHE, Arrête les quintes de toux en diminuant la durée de la COQUELUCHE.Recommandé par plusieurs médecins, Prix.Livraison gratuite sur demande par toute la ville, tous les jours, excepté le dimanche.PHARMACIE L.A.HEBERT Rk 665, Bonaventure | Tél: 142, Trois-Rivières, Qué, at i that , 16° * $1.26 va et re = = rere dr ene me + \u2018 me à PAA APS Nw Prière du matin Seigneur, je ue sais pas de belles prières, je n'en ai jamais sues: Une pauvre femme, comme moi, ignore les formules liturgiques.; ; Et, quand je m'agenouille, devant votre image, je sens tout le poids de mon ignorance.; Seigneur.je ne sais pas de belles prières.J'ai un mari, un grand nombre d'enfants, A cause de leur âme, donnez-moi un amour qui cherche toujours à se répandre.Vous savez mieux que moi, quel amour illimité il faut à l* mère?Seigneur, donnez! Seigneur, je ne sais pas de puissantes prières et sans votre pitié je sais bien Que je n'obtiendrais rien.Durant cette journée, Seigneur, pour mes fils, mes filles, Formez des volontés dociles à votre voix divine, inflexible contre le mal, Est-ce trop exiger?Vous savez Seigneur, que sans des volontés fortement trempées Inutile d'espérer.De nos jours, il faut cela ou abandonner la partie.Je ne voudrais pas être importune.Aujourd'hui, donnez- moi la volonté de forger des volontés.Seigneur, je n'ai pas le temps des longues prières, Vous comprenez, avec ma besogne! Mais, je garde confiance que Vous lisez mon coeur rempli de préoccupations.Epouses, mères, nous en avons tant! Le désir d'élever de bons enfants est légitime, certes! Aussi, tout ce que j'implore, Seigneur, pour mes fils et mes filles, Qu'ils aient de la conscience; une conscience droite, sans détour; Une conscience d'autrefois discernant le vrai dn faux, la justice de l'injustice.Seigneur.j'ignore les savantes prières, les oraisons de l\u2019ascétisme.Je sais, tout juste, les prières que j'appris sur les genoux de maman; Et, encore, je les récite bien mal, avec une foule de distractions.Je pense que vous préférez, Seigneur, quand je vous parle bonnement.Ainsi, vous sentez avec quei désir sincère mon coeur maternel vous crie: Seigneur! que mes enfants soient des catholiques et des canadiens, selon votre Sainte Volonté.Les mamans ambitionnent toujours, leurs très chers.La crainte arrêterait ma supplique sur mes lèvres, Vous êtes mort pour cela.Oui, Vous êtes monté au Calvaire pour que nous devenions des saints.Seigneur! je ne me hasarde pas trop, en espérant cette grâce, pour mes petits?Non pas des Saints que l'Eglise glorifiera à la face du monde entier, Mais, de petits saints ordinaires admis dans votre paradis, tout bonnement, quand il s'agit de mais Jeanne L\u2019Archevéque-Duguay Le devoir suprême Ouvre-les bien, ces yeux qui sont toute la vie Simplesse, amour paisible et discrète bonté! Qu'ils pénètrent mon coeur de leur félicité, Qu'ils me fassent une âme à jamais assouvie ! \u2014Ouvre-les bien, ces yeux qui sont toute la vie, Ces yeux de la jeunesse et de l'éternité! Ouvre-les bien, ces yeux qui sont tout le mystère, Beauté, noble sagesse et tendre passion ! Dans le champ du matin, si je creuse un sillon, Puissent-ils féconder mon labeur solitaire! \u2014Ouvre-les bien, ces yeux qui sont tout le mytère, Ces yeux où resplendit la révélation ! Ouvre-les bien, ces yeux gni s\u2019éloignaient du monde, Ne laissant qu\u2019un mirage au pays déserté Trop longtemps vers la mort les cygnes ont chanté: Que I'Idéal surgisse à la clarté profonde ! Ouvre-les bien, ces yeux qui s\u2019éloignaient du monde; Ouvre-les sur le jour et sur l\u2019humanité ! DanieldeVENONCOURT.ademoirelLe\u2026 el L\u2019oubli de sot Dites à une personne qu'elle est égoïste, jamais elle ne voudra l'admettre et, la maladie est d'autant plus grave que nul ne reconnait en être atteint! Au royaume des prévenances, des attentions, du confort, de Ia gourmandise même, sa \u201cpetite personne\u201d est pourtant = l\u2019être le moins souvent oublié.Sans doute \u201cCharité bien ordonnée commence par soi-meé- me\u201d, mais l\u2019égoïsme s\u2019assimile le proverbe à sa maniere et sa charité commence et finit par lui- même.Et l'on parle de faire la charité, de donner au pauvres vous rencontrez des personnes qui s'imaginent faire l'aumône en donnant des choses aussi inutilisables à celui qui les reçoit qu'à celui qui les donne, en donnant des objets qu deviennent des embarras! Qu'importe, il fallait bien que cela aille quelque part puisque l\u2019on ne s'en sera plus! Le coeur égoïste est comme un puits sans eau, a-t-on dit quelque part: il n\u2019est d'aucune utilité et l'on en détourne ses pas, puis- qu'il ny a plus rien à y puiser\u2026 ce n\u2019est plus la source qui désaltère.Qui donc ira chercher un sourire, un mot réconfortant, un conseil auprès de l\u2019égoïste qui ne juge que par sa personne et qui ne rendra service qu\u2019à deux conditions expresses: 1.Que cela ne Je prive d'aucune promenade, sortie, ou ne lui cause aucun dérangement: 2.\u2014Que cela lui rapporte plus, matériellement, que la valeur de ce qu\u2019il donne.Même si vous ne vous croyez pas égoïste, calculez \u2014 combien vous avez rendu des services en une sémaine ou en une journée.et combien de fois vous avez agi par pur désintéressement, sans attendre d'autre récompense que celle de votre charité?La plupart iront vite jeter au feu le \u201cbilan révélateur\u201d, afin que personne n'y jette les yeux! Qu'y a-t-il de plus blessant à recevoir qu\u2019un service calculé, mesuré, sans une mictte de sympathie! Vous allez tout droit à celui qui vous écoute sans dire mot, vous encourage, même vous réprimande, si vous voyez qu\u2019il y met tout son coeur, qu'il n\u2019agit pas sous l'aveuglement bête du \u201ctout pour moi\u201d.Oubliez vos droits parfois, dites une parole encourageante, songez que les autres doivent voir leur part de confort.Plus une persone se grandit à ses propres yeux, plus elle se rapetisse aux yeux des autres! .MARGOT Chaque fois qu\u2019on ébranle le Christ dans un peuple où il avait pris racine, la civilisation, malgré les apparences de progrès et même de victoire, rebrousse chemin et fait un pas vers la décadence.Mgr TISSIER 5 Ry 40 « Fu ; à A | EAE Je ne suis rien.Je suis moins qu'une ombre sur l'onde mobile.A peine si j'ai penché source murmurante.Mon front lourd de la chaleur du jour, IL faut que je reprenne ma route ct que j'erre sans but.Sur les chemins longs et solitaires où me conduit ma destinée.xxx J'aurais voulu faire halte, me reposer, déposer ce fardeau.Qui pèse sur mes épaules tel me fait ployer.Comme un voyageur harassé au soir d'un jour de marche J'aurais voulu rafraichir mon visage à l'eau pure.Et déposer ma peine avec ma devers la sace.xxx Hélas! jamais ne m\u2019arréte!.et je laisse derrière moi tous ceux que j'aime.Les fleurs et les oiseaux, ma jeunesse et mes joies, et le souvenir aussi.Tant je suis rien.moins qu'une ombre sur l'onde mobile.CHERE VIEILLE CHOSE TELEYHONE 968 Heures de bureau: | 10 2 12 hres ALM.et 2 4 4 P.M.Le soir de 7 4 8 hres Excepté le samed) DR PAUL GODIN SPECIALISTE Maladie des yeux, oreilles, nez et gorge 1242, RUE HART TROIS-RIVIERES, QUE M onvieur = Tél.Bureau 264 Tél.Rés.1035 | Dr AUGUSTE MASSICOTTE Chirurgien-Dentiste 103, rue Des Forges Les Trois-Rivières.\u2014_ | Tél 401 Heures de bureau: 10 4 12 2 à 5 et 7 à 8 tous les aoirs.Spécialiste Pour les maladies des yeux, oreilles, nez et gorge.DR BEROIT JAGCB Ex-assistant à la citaique Nationale Ophtalmologique des Quinzse-Vingts.Paris.Ex-élève à l\u2019'h6épitas Baucieaut.Paris, ex-tnterne de l'hôpital If Normand & Crors.126 RUE ALEXANDRE TROIS-RIVIERES Luxuria: $1.10.Les fameux produits de beauté Crême à figure: $1.10 Crème d\u2019embellissement: $1.10.Poudre Luxuria: $1.45 LA PHARMACIE NORMAND 10 hres a 12 hres A.M, | LE DOCTEUR BERNARD LAURIN Maladies du lube digestit, Gynécologie, Chirurgie générale Ex-interne semor de l\u2019hôpital Saint-Luc et des hôpitaux de Montréal, 575 Avenue Laviolette Coin Sainte-Geneviéve TELEPHONE 360 Consultations : 2 hres à 4 hres P.M, 7 hres à 9 hres le soir.Dr L.6.PERRIN 24 RUE DU PONT QUEBEC HEMORROIDES effacées complôtement, défint- tivement par traltoment sérieux, sans chirurgie nl électricité.absolument {noffensif, sans aucu.ge interruption des occupations courantes En été, traitement à domic)- || HUILE DE FOIE DE MORUE PURETEST C'est grâce à sa qualité exceptionnelle que l'huile de Foie de Morue Puretest a été choisi par les autorités de l\u2019Hôpital Dafoe pour les fameuses 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administrateurs et il a toujours pris une participation actl- ve à ses affaires.M.Lajoie rap- ela le souvenir de M, S.-J.-B.Rolland, ex-Président, attaché à a Banque pendant un grand nom- re d'années, qui fut apprécié par jous ceux qui l\u2019ont connu comme un homme de bon jugement, irés charitable.Il fut vivement regretté.Ke colonel l'hon.R.-O.GROTHE, qui vient d\u2019être nommé administrateur de la Banque Provinciale du Canada, M.Chs.A.Roy, Gérant Génépt, donna lecture du rapport du onseil d'Administration et fit [ne revue des conditions écono- iques de l\u2019année écoulée.Quelues réactions ont été constatées ans le commerce de détail mais lon a confiance que ce commerce & continuer de s'améliorer, vu augmentation graduelle du pou- Voir d'achat des agriculteurs et ÿe la classe ouvrière.Une récolte bondante, suivie d'une augmen- tion dans les prix de la ferme Lu à modifié pour le mieux la situa- on des cultivateurs, Le traité de réciprocité signé Jécemment avec les Etats-Unis t susceptible d\u2019apporter des a- Yantages positifs à l'agriculture t d'ouvrir des débouchés aux ommerçants de bois, développant 'activité de .cette industrie dans cs régions où le chômage est con- idérable quand les affaires sont u ralenti.On à souligné aussi que la re- rise des affaires qui était cons- ha en 1934 s'est continuée en Comme beaucoup d'autres l'ont ait antérieurement, le Gérantnéral de la Banque Provinciae du Canada croit qu'il faudra tôt ou tard, en venir à une politique énergique pour réduire le aiement des secours directs, Il \u201c{eroit que l\u2019une des premières meures à adopter devrait être celle d'activer la construction de nou- elles maisons d'habitation, selon es exigences modernes, ou la ré- ection des maisons Insalubres Qui ne rencontrent plus les con- itlons de l'hygiène, en utilisant © partie des fonds votés aux hômeurs sous forme d'aide fi- apcière aux propriétaires indi- usls, Qui feraient les transtor- \u2014 A \u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Ala Banque Provinciale du Canada mations requises, au moyen de prêts consentis à des taux raisonnables et à des conditions fa= ciles des remboursement.Allusion est faite à certain lois de compromis ou pour retarder le paiement d'obligations, dont les conséquences ont été mauvaises au point de vue moral et l\u2019on rappelle que le paiement des dettes ct le respect des contrats ont toujours été, en affaires, des facteurs de première importance, et doivent continuer de l\u2019être.Les discussions sur le statut des régimes, soit politique ou économique, en vue de oulever des divergences d'opinion sur les sys= tèmes ne feraient quc développer l\u2019inquiétude au lieu de développer l'activité des affaires.En certains milieux, très souvent, l\u2019on ne s'explique pas qu\u2019il ne survienne pas d'expansion de crédit quoi qu\u2019il existe des excédents considérables dc disponibilités; et, à ce sujet, on fait obser= ver que, généralement, l'expansion de ces crédits ne se produit que lorsque le commerce cet Vine dustrie se retrouvent en présence de marchés plus favorables justifiant d'activer les opérations.Al M.GEO.-A.SAVOY, qui devient vice-président de Ia Provinciale du Canada.Traitant de augmentation d\u2019environ $4,000,000, de dépots re- cus du public en 1935, le Gérant Général rapporte que l\u2019augmentation a été plus prononcée dans les districts ruraux que dans les villes provenant du fait que l\u2019écoulement des produits de la ferme s'est fait plus facilement et plus rapidement, parce que les prix étaient à Ja hausse, ce qui signifie que la situation agricole est améliorée, puisque les cultivateurs, après avoir payé leurs o- bligaticns, sont restés avec un surplus qu\u2019ils ont placé en banque.Par suite de la démission du Président actuel, M.H.Gérin- Lajoie et la vacance créée par le décès de M.S.-J.-B.Rolland, il y a quelques mois, les nominations suivantes ont été faites: on tare Banque M.J.-UBA la Banque Provinciale du Canada depuis 1918, a été nommé gérant général.\u2014 (Cliché Albert Dumas).M.Chs.-A.Roy, depuis trente ans au service de la Banque, et son Gérant Général depuis 1927, a été nommé Président.L'Honorable Colonel R.O.Grothé, C.L., ainsi que M .C.G.de Tonnancour, Président et Directeur-Gé- rant de la Regent Knitting Mills Company, Limited, ont été élus membres du Bureau de Direction.M.Geo.A.Savoy, Président de la Dominion Blank Book Company, Limited, qui est Directeur de la Banque depuis 1934, a été choisi comme Vice-Président.M, J.Ubald Boyer, au service de la Banque depuis 1918, et Gérant du bureau principal de la Banque a Montréal, depuis 1930, à été nommé Gérant Général Octave Feuillet à l\u2019écran C\u2019est avec un art éblouissant qu\u2019Abel Gance, l\u2019excellent réalisateur français a adapté à l\u2019écran, l\u2019oeuvre délicate et touchante dOctave Feuillet intituée: Le roman d\u2019un jeune homme pauvre.J'arrive de voir ce grand poème de lumière, et j'ai emporté de cette vision une Ààme reposée, enrichie de sentiments élevés, de la bonne humeur, et un esprit définitivement tourné vers le Beau.\u2018Te ne crois pas que l\u2019on puisse exiger beaucoup plus d'un spectacle.On connaît la charmante histoire de ce Maxime de Champacey d'Hauterive, beau, spirituel, noble, fier et héroï- gue qui, à cause d\u2019un revers de fortune, s'exile pour gagner sa vie en un château de Bretagne où il remplit les fonctions d\u2019intendant des terres et des multiples aventures amoureuses et chevaleresques qui tournent autour de Marguerite Larroque la fille si énigmatique qui craint tou- jours l'amant intéressé à acquérir sa dot.Abel Gance a parfaitement réussi à faire ressortir l\u2019atmosphère éminemment romanesque du sujet, grâce à une photographie moelleuse et soignée.Comme il a bien croqué ce vieux castel breton avec ses Inxuriantes frondaisons, son parc immense, la belle campagne aviosinante, la vieille tour revêtue de son mouvant feuillage et les bois délicieux où \u2014 chevauchent Maxime et Marguerite.Quel luxe de goût, dans tout cela, quel réconfort pour l'oeil.Vraiment le moyen de s\u2019ennuyer sous le feu argenté de l'écran qui nous verse dans les yeux et dans le cocur la joyeuse beauté de ses \u2018\u201cgestes de lumière\u201d, pour employer l'heureuse expression de Mauriac.Un film aussi bien tourné est certes de nature à inspirer l'attrait des belles choses.C\u2019est là, 1] me semble un aimable résultat à ambitionner dans un pays comme le Cana- Le Blem PwWbllC \u2014\u2014\u2014meennnnnnnmnnnnnnmnunnnnnpmanannnnnnnnnnnnsVss à da où l\u2019Art ne court pas précisément Jes rues.II nous rappelle aussi que la France res-' te toujours le foyer d\u2019où rayonne l\u2019intelligence qui a donné au monde l\u2019image animée, qui plus tard l\u2019a dotée de la parole, qui vient dernièrement de I'enrichir de couleurs, qui finira bien par lui donner finalement le relief, et surtout qui I'éléve sans cesse au milieu de cette admirable technique au rang d'art véritable grace a l'apport généreux de sa culture séculaire, Que cela nous repose de l'insignifiante production, \u201cyankee\u201d, colosse de stupidité, dirait l'abbé Groulx.En présence d'un petit chef- d'oeuvre comme Je Roman d'un jeune homme pauvre, que valent les vulgaires et abrutissantes bobines américaines?Je vous le laisse i penser, Ici il y a raison de crier au super- film selon la mode d'outre 45è.Pour une fois ce ne serait) rien exagérer.D\u2019aucuns diront que l\u2019auteur de cet article est payé pour s'emballer ainsi.Tant pis pour ceux qui ne savent pas ce qu\u2019est un en- thousisme justifié, [ Maurice Huot Avez-vous profité du NOUVEAU TARIF sur les communications téléphoniques INTERURBAINES?| Déjà il est évident que les usagers du téléphone apprécient les avantages des récents changements du tarif interurbain.Voudrez-vous vous les rappeler:\u2014 Tarif de nuit des appels \u2018\u201cde personne à personne\u201d Les appels \u201cde personne à personne\u201d (à l\u2019exception des communications à faible distance) bénéficient maintenant des taux réduits après 7 pm.Jusqu'ici les appels entre postes profitaient seuls des réductions accordées aux communications de nuit.Les rabais consentis sur les appels \u201cde personne à personne\u201d sont les mêmes que eur les appels entre postes.Tarif de fin de semaine Le tarif de nuit sera en vigueur durant toute Ja journée du dimanche à la fois pour les appels \u201cde personne à personne\u201d et les appels entre postes.Ce qui signifie que les taux réduits des appels entre postes et \u201cde personne à personne\u201d s'appliquent continuellement de 7 p.m.le samedi, jusqu'à 4.30 a.m.le lundi.Tarif de nuit des appels entre postes Là où le taux est de 50 sous ou moins, les réductions accordées pour les communications de nuit sont diminuées ou discontinuées.Il en résulte que certains taux actuels de 25 et 30 sous sont augmentés de 5 et 10 sous.Ces rabais accordés pour stimuler l\u2019usage du service pendant la période de faible densité du trafic sont remplacés par lee réductions plus alléchantes du tarif de nuit des appels \u201cde personne à personne\u201d et du tarif de fin de semaine.C\u2019est lu cinquième réduction importante du tarif du téléphone interurbain au cours des sept dernières années, Tant pour vos relations sociales que commerciales, le nouveau tarif de nuit et de fin de semaine vous offre un service plus étendu à un coût moindre.Demandes les nouveaux taux à votre téléphoniste interurbaine.G.DEROME Géram 10 _ Anniversaire Au conseil PE .municipal de la shawiniganais | Il y a eu onze ans dimanche La Baie Shawinigan.\u2014 Il y a eu 11 ans dimanche le 19 janvier que Monsieur l'abbé Joseph Adélard Ladouceur est décédé, Monsieur Ladouceur arrivé dans notre paroisse au mois d'août 1912 se dévoua sans compter avec un Zèle infatigable auprès de ses paroissiens, aidant les uns et réconfortant les autres.Sous son ministère on a remarqué entre\u2019autres: La restauration de l\u2019église, dont l\u2019élévation était commencée au temps de Monsieur l'Abbé J.M.Boucher, aujourd'hui curé dans louest canadien.La construction de la chapelle au couvent des Révérendes Filles de Jésus arrivées dans notre paroisse en 1903 sous Monsieur l\u2019abbé Ladouceur.Parmi les religieuses qui étaient ici au couvent au temps de Monsieur l'abbé Ladouceur on se rappelle: Les Révérendes Mère Marie Ste Praxède partie de notre couvent vers 1913 et revenue en 1920 et est encore demeurée parmi nous.Mère St- Ambroisia partie en 1912 est à Rogersville.Mère Marie, supérieure à notre couvent est parti en 1914 pour la France.Mère St Maurice partie en 1914 est supérieure du pensionnat des Révérendes Filles de Jésus au Cap rde la Madeleine.Mère Ste Zénobie est partie en 1919 et est supérieure au jardin de l'enfance des Trois-Rivières, Mère Ste Elie est décédée.Plusieurs hommes et femmes qui, mariée: aujourd'hui se ranpellent de vive mémoi- Te ces religieuses du temps qui ont jeté les bases de l\u2019éducation de la gent écoliére dans notre paroisse, dont la fondation eut lieu en 1899, Il ne reste pas beaucoup de familles arrivées vers ce temps.Parmi ces dernières arrivées vers 1899 ou environ.Il y a les familles Félix Veillette, Louis Mélançon dont les garçons sont encore parmi nous, Thomas B=1lemare, Napoléon Yelle dont\u2018un membre seul survit, M.G.-Alfred Yelle.Les familles qui datent des premiè- Tes années on se souvient des familles, Léonidas Laroche, Thomas Grenier, Louis-Geor- ges Boisvert, Hercule Thibodeau, Zotique, Célestin et Joseph Filion.Monsieur l\u2019abbé \u2018Ladouceur est mort à l'hôpital St-Joseph des Trois-Rivières.Monsieur 1'abbé Adélard Mélancon maintenant décédé la remplacé.x Mme J.Morin, décédée Mme Joseph Morin (née Eléza Poirier) épouse de feu J.Morin, est décédée à Ste- Gertrude le 9 janvier à l\u2019âge de 70 ans.Elle laisse pour pleurer sa perte, deux filles: Mme Hector Provencher (née Hortence Morin) et Mme Lucien Breault (née Lorette Morin), deux fils Albert et Charles- Edouard Morin, et plusieurs petits-fils.Les funérailles eurent lieu en l\u2019église Ste-Gertrude le 11 janvier dernier.Nos sincères sympathies à la famille éprouvée.- Baie Shawinigan Le premier de janvier 1936 au portique de l'Eglise, une invitation a été faite à tous les électeurs de cette municipalité de se rendre à la salle publique pour l'élection de trois nouveaux conseillers remplaçant les conseillers suivants sortant de charge suivant la loi.Messieurs Louis- Georges Boisvert pour le si- ége nuinéro trois, Rodolphe Arseneault, numéro quatre, François Mugnier, numéro six.Cette séance devait avoir lieu le treize courant, s\u2019il fut nécessaire un bureau de votation devait être ouvert et Monsieur Marcel Chrétien était nommé secrétaire d'élection.Mais le huit janvier, à l'assemblée publique tenue à la salle Municipale les mêmes conseillers furent édus par acclamation.MM.Louis-Georges Boisvert, Rodolphe Arseneault, François Mugnier.Nos cordiales félicitations aux nouveaux élus.Connaissant icur capacité et le travail que ces derniers ont fait, nous voyons par là que les électeurs municipaux de cette paroisse ont confiance que les réélus continueront à faire marcher la municipalité dans la voie du progrès.St-Jean des Piles CERCLE DES FERMIERES Voici le résultat de l'élection pour l\u2019année 1936: Présidente Mme Moise Cadorette; vice-présidente: Mme Oliva Perrault; secrétaire-trésorière: Mlle Hortense Béland; bibliothé- caire-lectrice: Mme Gilbert Gélinas: conseillères: Mmes Sévère Marcouillier.Désiré Brière et Léon Bellemare.MARIAGE Le huit dernier a été célébré en notre église le mariage de M.Lionel Sylvestre, fils de M.et madame Jeffrey Sylvestre, avec Mlle Yvette Marcouiller.fille de M.et Mme Jos.Marcouilier.DIVERS Mlle Claire Lamy de Montréal en promenade chez Milles Jeanne et Cécile Lamy.Mlle Marguerite Béland à Montréal pour quelque temps.La Baie Shawinigan NAISSANCE M.et Mme Wellie Dupont ont le plaisir de faire part à leurs parents et amis de la naissance d\u2019une fille baptisée sous les prénoms de Marie Cécile Solange.Parrain et marraine M.Elzéar Dupont, Mlle Cécile Lamy.NOUVELLES M.et madame Ludger Lamy recevaient à un diner à l'occasion des fêtes.M.et Madame Josaphat Gélinas Mlle Edith Gélinas, MM.Paul- Emile et Gérard Gélinas de St- Boniface de Shawinigan, M.et Mme Adem Grenier, Mlle Georgette Grenier, M.Rosaire Grenier de St-Boniface, Qué, M.et Mme Edgar Bournival, M.Eddy Marchand est retourné à St-Joseph de Mékinas après ra passé quelques dans sa fa- îlle.Joseph Barnard AVOCAT 540 Rue Des Forges Trois-Rivières ob pt Te rT Le Blen Public \u2014\u2014\u2014 2 Un voile de mystère couvre la personne énigmatique du dictateur Chiang Kai-Shek Nanking, Chine \u2014 Le général Chiang Kai-Shek, de Chine, dont le nom est revenu en vedette lorsqu\u2019un Etat autonome a été formé dans le nord de la Chine sous des dictateurs les plus énigmatiques du monde aujourd'hui, Bien qu'il ait été au pouvoir en Chine pendant 20 ans; Chiang est un personnage mystérieux dont la vie privée est pratiquement inconnue et qui a conduit des coulisses autant que possible les activités politiques et militaires de son Fays.Son caractère, sa ve privée, ses goûts et ses intérêts particuliers sont des secrets même pour ses lieutenants les plus intimes.Chiang parut sur la scène du céleste empire en 1911 et en 1913 lors qu'il préta son cours 3 son patron et idole, feu le Dr Sun Yat Sei Fondateur de la république chinoise, dans les révolutions qui mirent fin a la domination de la dynastie des Mandchous.Durant le re- «ne politique du Dr Sun et jusqu'à sa mort en 1925, Chiang lui servit de conseiller militaire en chef et de bras droit.LES OPINIONS DE CHIANG DIFFERENT Depuis 1927 lorsque Chiang établit son gouvernement révolutionnaire il a occupé une position difficile.Il a eu à s'inquiéter à l'avance incessan te des Japonais par le nord de la Chine commencant par l\u2019établissement en 1931 de l\u2019Etat prétendu libre de Mandchonkouo.Réalisant probablement la faiblesse militaire de la Chine, Chiang s\u2019est vu contraint de céder au Solcil de vastes terres, tout en faisant tous les gestes possibles pour maintenir son prestige.Cette nécessité de céder aux militaristes de Tokio va contrairement à la politique'ordinaire de Chang parce qu'l est essentiellement militariste lui-méme et absolument autocrate.Ce n'est pas avec bonne grâce qu\u2019il se plie à l\u2019inévitable ou aux compromis.Partant de ceci, d'aucuns ont cru voir en lui l'ambiti- cn de dominer toute la Chine avec une main de fer.D'autres le soupgonnent traître à son pays en travaillant au profit du Japon.LE MARIAGE À AUGMENTE SA PUISSANCE A Ching manquent plusieurs des traits caractéristiques d\u2019un vrai diplomate.Ses décisions sont vives et tranchées et il ne souffre jamais visiblement d'impatience d'agir.Il est difficile d'estimer l'étendue de son pouvoir.Sa force est basée sur une organisation compliquée rarement comprise.En 1930 il épousa Soong Meiling, fille d\u2019un des financiers les plus puissants de la Chine, renforçant par là de beaucoup sa position.Diplomée du collège de Wellesley, elle comprend le point de vue moderne et occidental.Elie est sa confidente et elle l\u2019accompagne dans toutes ses missions politiques.Une de ses soeurs épousa le Dr Sun, une autre le Dr H.H.Kung, ministre de la finance, et son frère est un ancien ministre des finances.Chiang et sa jolie femme font un modeste train de vie dans un petit bungalow dans les faubourgs de Nankin.Chiang n'est âgé que de 48 ans.Il est né dans un petit village de la province de Chekiang, fils d'un marchand jouissant d'une fortune rondelette et d\u2019un certain prestige.Il recut sa formation a I'académie militaire de Peiping Du plaisir a travailler Texas, écrit: \u201cJe suis bien jours fatigué et je_devais me : forcer pour faire quelques me.Depuis que je prend votre mé.sir à travailler.\u201d C'est ce ers de personnes qui journellement usage de cette remarquable médecine plantes, Elle tonifie I'esto- les matières impures du système et aide ainsi la nature à restaurer l\u2019ardeur d\u2019une bonne santé.Le Novoro ne se trouve pas chez les pharmaciens.Il peut seulement être obtenu des agents locaux autorisés, Pour renseignements écrire à Dr.Peter Fahrney & Sons Co.2501 Washington Blvd, Chicago.Ill.Livré exempt de douane an Canada.LA REINE (suite de la page 6) parce que nous sommes im- trempée du sang du Christ\u201d, nous nous inclinons jusqu\u2019à terre sous l'aile tendue de l\u2019Ange de la prière qui plane symbolisé par le nuage d'encens flottant et nous baisons le parquet.Ce même geste est répété tandis que le célébrant, dans son oraison, chante: \u201cSeigneur = Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant qui, à la sixième heure,.êtes monté au gibet de la Croix y verser votre Sang précieux pour la rémission des péchés etc.\u201d (à suivre) Fr Augustin Buisson, o.f.m.Missionnaire au S.-Sépulcre Jérusalem.et au collège militaire de To- Kio.!l se convertit au Christianisme en 1930 lors de son mariage.' CORPORATION DE LA CITE DES TROIS-RIVIERES Changement d\u2019Horaire | à la Traverse À partir de lundi le 27 janvier courant, le traversier municipal effectuera sa dernière traversée du soir à 8 heures, de Trois-Rivières.II repartira pour la dernière fois du quai de Sainte-An- gèle à 8.30 heures p.m.ZEPHIRIN LAMBERT, Ingénieur de la Cité tLevoÿqAu: arr es Sets myer AE Apr cisese state ses É 1 Laan 205g pet Sir on SERRE ) il JEUDI, 23 JANVIER 199 ME M.H.Silwedel, d'Honsto, tisfait des résultats que ja + obtenus après avoir fait usage A de votre Novoro.J'étais faible fi à cause d'une élimination de.Gg fectueuse, je me sentais tou.| dicament je me sens fort et ' plein d\u2019ardeur et j'ai du plai- qu\u2019ont expérimenté les milli.|i font \u20181 de M mac, règle les intestins, augment le flux urinaire, élimine | nus travaux dans la maison, KA CY ee TE La déchéance de notre classe paysanne Dans une conférence qui eut du retentissement, confé- i rence prononcée il y a déjà \u20184 plus de quatre années, au Cercle Universitaire, 1\u2019abbé Groulx constatait que les Canadiens français: \u201ccontinuent de s'orienter en masse vers les petits métiers, vers les occupations de manoeuvres et de journaliers; ils envahissent les villes, en élargissent indéfiniment les faubourgs, sans autre aspiration trop souvent que d\u2019y briguer un emploi de charroyeur de vidanges ou de balayeur municipal\u201d.Et, l\u2019historien-conférencier continue à d\u2019éplorer cette \u201cdéchéance aussi lamentable qu\u2019étrange\u201d.Longtemps avant l\u2019abbé Groulx, un autre abbé, M.Richard, curé de Saint-Féréol, près de Québec, écrivait dans un rapport fait au gouvernement en 1885, c\u2019est-à-dire il y a 80 ans: \u201cque les paroisses de la côte de beaupré et celles de l'Ile d'Orléans regorgent dune population agricole qui ne sait où aller pour s\u2019établir; que ces familles s'en vont à Québec où elles ambitionnent le métier de charretier, ou encore qu'elles émigrent aux Etats- Unis pour se livrer au servage pour le bénéfice des autres\u201d.En 1931, l\u2019abbé Groulx trouvait cette situation étrange.Pourtant elle durait depuis 1855 et plus.En 1855, le curé de Saint- Féréol indiquait un moyen de remédier à cette situation.Monseigneur Bourget avait trouvé le même moyen quelques années auparavant: l\u2019établissement de cette population sur les bonnes terres non défrichées du pays.Pour atteindre ce but, Monseigneur Bourget avait fondé une Société de Colonisation.C\u2019est le même moyen que préconisa l\u2019abbé Richard, dès 1855.Ni l\u2019un ni l\u2018autre ne furent écoutés par la population.Et ceux qui avaient l\u2019administration de nos biens nationaux purent les distribuer à n'importe qui, en les refusant aux propriétaires légitimes, les descendants des pionniers canadiens.Cette apathie populaire devait avoir une cause.Car, enfin, on ne dépoiulle pas tout un peuple de ses biens Par J.-Ernest Laforce matériels, comme au coin du bois, sans qu\u2019il rouspette, pour le moins.Et dans notre cas, après &- voir livré nos forêts aux autres, après avoir dépensé notre argent pour le bénéfice des entreprises des autres, on Tefusa aux notres les sommes nécessaire à l'ouverture des chemins indispensables pour défricher en vue de fonder que notre jeunesse campagnarde puisse se rendre dans les quelques endroits ou elle pourrsit obtenir des terres à des foyers.Oui, comment tout cela a- t-il pu se faire sans que le peuple décide de mettre le holà à cette étrange politique?Bien des causes ont été signalées en explication d\u2019une telle situation, tant elle est anormale.L'une de ces causes \u2014 et l\u2019une des principales ne serfit-ce pas l\u2019école\u2026 la petite école du rang?.Des gens qui ont fait des enquétes sur ce sujet prétendent que nos écoles furent des foyers de déruralisation, que ce fut encore pis pour certaines écoles de Frères, et que dans certains couvents l'enseignement déruralisateur fut encore plus complet.Qu'on nous permette souvenir personnel.Un jour, revenanta des E- tats-Unis avec un missionnaire, nous passions par l\u2019une des plus belles camp@gnes de la province.Dans un village de l\u2019un de nos principaux comtés ruraux, mOn compagnon décida que nons irions prendre le dîner chez son ami, le casion de faire remarquer au curé de la paroisse.Pendant le repas, j'eus l\u2019oc- curé que mon compagnon Avait voulu se payer ma tête, ou bien qu'il y avait là une population plutôt anormale.\u2014Comment cela, demanda- t-il.\u2014S'il faut en croire mon compagnon, le missionnaire, vous auriez ici, comme paroissiens, une véritable plaie de vieux garçons vivant seuls sur des fermes.\u2014Oui, répondit-il, une véritable épidémie: cinquante- deux.\u2014A quoi attribuez-vous vela?car, enfin, ce n'est pas naturel.un \u2014Au couvent de lautre côté de la rue, fut sa réponse.MAMMA J.-A.Trudel, J.-E.Guiliet : Trudel & Guillet Notaires Argent à prêter, Réglements de faillites et de sucecsasions, Examens de titres, Difficultés com merciales, Collection, ete : Bureau 306 Alexandre Té.491 | T.-Rivières POUR VOS SUCCESSIONS, TESTAMENTS, CONTRATS, ETC, * CONSULTEZ Alphonse Lamy Dépositaire du greffe du notaire L.P.Mercier 159 rue Alexandre Trois-Rivières Bureau du soir, le vendredi de 7 à 8 heures.0000200000888 484048540008484A8404804805404048400040000400% AHA TT I rT ve YY Chuque fille de cultivateur qui passe par là, ne veut plus rester à la campagne.Il lui faut une \u201cjob\u201d de sténographe, en ville.Inutile d\u2019ajouter que bon nombre de ceux qui passent par ces écoles de campagne gne au programme urbain, ne demeurent pas plus à la cfm- pagne.Et pour compléter le désastre, voilà que dans trop de nos paroisses, l\u2019école du rang, parfois même l'école du village, sont considérées comme si peu importantes, et l\u2019éducation qui s\u2019y donne est classée si inutile, qu\u2019on ne juge pas à propos de payer en salaire aux institutrices, ce qu'on accorde à nimporte quelle laveuse de plancher.Quand une jeune fille reçoit douze dollars par mois pour enseigner la classe à toute une troupe d\u2019enfants.dont quelques-uns sont presque aussi agés qu'elle, et que cette méme jeune fille doit payer dix dollars par mois pour sa pension, il est évident qu'elle ne se \u201cdésamera\u201d pas, comme on dit a la campagne, pour donner aux enfants de son école, avec une instruction élémentaire, les principes de l\u2019éducation nationale.Et que dire des institutrices qui reçoivent dix dollars par mois, et des autres à HUIT, voire de celles à SIX dolalrs par mois! Après celf, on rencontre des gens \u2018qui sont surpris de la situation dans laquelle nous nous débattons.D\u2019un côté, dans trop d\u2019écoles, de collèges, on donne un enseignement déruralisateur aux enfnats de nos campagnes; cependant que dans ces mêmes c&mpagnes on tolère l'ESCLAVAGE des institutrices; et d\u2019un autre côté, on s'attend à ce qu\u2019elles forment des âmes de MAITRES, aux enfants nombreux confiés à leurs soins impayés.Nous ne soutenons pas que l'instruction et l\u2019éducation sont toujours en rapport aux salaires payés: nous savons parfaitement que même dans ces conditions on rencontre des institutrices si dévouées, si bien dans leur vocation, qu\u2019elles se s*crifient et réussissent à faire de leurs enfants des êtres qui savent pourquoi ils sont dans le monde, des êtres qui comprennent ce que veut dire le mot: patrie, et qui, à l\u2019évocation des faits et gestes de nos ancêtres, ressentent une fierté de bon aloi et véritablement nationale, Mais celles-là sont l'exception.Et dans les conditions où on les force à vivre, il ne saurait en être autrement.Quand on interroge certains gens sur ce lamentable état de choses, ils nous répondent : \u2014Ca coûte si cher les éco- lest.C\u2019est possible.Mais si on calcule le montant des pertes que nous avons subies et qui sont dues-a notre manque dinstruction, à notre manque d'éducation nationale; à notre ignorance de l\u2019histoire canadienne, de nos droits en ce pays, de notre avenir national, de l'intérét que nous avons de garder pour nous les biens que nous ont légués nos aïeux\u2014les pionniers de ce pays\u2014si l\u2019on calcule nos pertes sous ce rapport, nous trouverons peut-être qu\u2019il eût été préférable de payer ce qu\u2019il eût fallu pour faire de notre population, une classe de gens plus au fait de ses affaires économiques et nationales.Par un manque inconcevable d'éducation, nous avons eu toute une classe de citoyens qui avaient honte de leur état: la classe agricole, désignée dédaigneusement sous le - et, devant l'étranger qui qualificatif: d\u2019\u201chabitants\u201d, Ignorants de la noblesse de leur profession, des milliers de nos agriculteurs | prirent la terre en dégoût, et \u2019spirè- rent à devenir des prolétaires.Cette absence d'éducation nationale fit que trop de gens ignorèrent tout de leur paye et de son histoire, ne ressenti- Tent aucune - fierté nationale, exploitait à son profit nos ressources naturelles, qui gardait pour lui l'héritage de nos enfant,s ces gens de chez nous n\u2019\u2019spirèrent pas à plus que de devenir des manoeuvres, des citoyens de seconde zone, dont on ne se gêne pas de piller les biens nationaux, du moment qu\u2019on les emploie à titre de serviteurs dans leur prepre maison.Cette absence d'éducation véritable amena une proportion trop considérable de notre population à s\u2019extasier devant n'importe quoi provenant de l\u2019étranger\u2026 si ridicule cela fut-il, Il en résulta aussi une indifférence coupable chez la masse des citoyens concernant la gérance de leurs biens nationaux; d\u2019où la grande facilité avec laquelle notre peuple s\u2019est laissé dépouiller d\u2019une portion considérable de l\u2019héritage de ses enfants, et cela pour le bénéfice de gens avec qui il navait auc\u2019une parenté, Notre manque de coopération eut pour résultat, la perte de notre commerce, du moins du grand coinmerce de chez nous.Si, aujourdhui, pour l'immense majorité, les nôtres font affaires aux banques des autres, s'sssurent dans les compagnies des autres, portent de préférencë leur argent dans les magasins des autres, voient sans regret les autres développer a leur profit nos ressources naturelles\u2014 bien souvent avec notre ar- gent\u2014ce nest sûrement pas (Suite à la page 13) Tél, Bureau 35.|.tp\" Dinillé es embopteillé en Canada par MELCHERS DISTILLERIES LIMITED \u2014 Montréal et Berthierville N 3 Dans le petit monde des lettres Un journal vieux de 175 ans.Peu de journaux ont un passé de cent soixante-quinze ans.C'est pourtant le cas d\u2019un quotidien de France, le \u201cJournal de Rouen\u201d, qui commença de paraitre vinst- huit ans avant ls Révolution.Toute unc tradition figure dans les annales de ce journal qui a vu se succéder les Etats-Généraux, l'Assemblée, la Constituante, la Convention, le Thermidor, le Directoire, le Consulat et l\u2019Empire.Malgré la politique ombrageuse de tant de parlements différents, il a pu fonctionner assez peu librement parfois, sans être un seul jour réduit au silence, J'imagine qu\u2019il a failu du doigté aux directeur de ce journal pour ne pas vexer les éminences grises qui pendant un siècle tinrent le sort de la France dans leurs mains.L'an de notre troisième centenaire nous avons eu le plaisir de connaître l'actuel secrétaire général du \u201cJournal de Rouen\u201d, M.R.G.Nobécourt, homme d'une vaste culture et d'un Lon sens ouvert.Ce journaliste de talent, auteur d'un roman et d\u2019une vie d'Armand Carrel, nous a laissé de son voyage au Canada une des relations les plus vivantes et les plus sûres.Il nous a aussi laissé le souvenir d'un enquéteur averti et d\u2019un esprit ouvert aux manifestations de I'ime canadiennc-francaise, Le \u201cJournal de Rouen\u201d est normand.Nos ancétres venus de Normandie, ont dia, au temps reculé de ses premières années, en écouter la lecture qu'en donnait un lecteur public au coin des rues rouenntises, A notre grand confrere de Normandie nous souhaitons longue vie ct à notre ami Nobécourt, nous adressons nos plus cordiales salutations.C.M.Fonds de culture M.Henri.Girard.commente, dans \u201cLe Canada\u201d, le remarquable article publié par un jeune, Henri Perrault dans \u201cLes Idées\u201d, livraison de décembre.\u201cSi nous voulons acquérir une culture qui nous attire l'estime ct le respect, disait M.Perranit, il faudra abandonner les notions trop étroites, trop régionalistes, que notre passé nous a imposées sur la vie et les choses\u201d.Assertion sur laquelle M.Girard renchérit : \u201cSi nous rcfusons\u201d, dit-il, de participer au mouvement de Renaissance qui se dessine en Amérique, nous verrons tous nos hommes de valeur se tourner vers les groupements anglo-saxons : nous deviendrons en peu d'années un corps sans tête et nous disparaitrons sans bruits\u201d.C\u2019est encore ici la notion de régionalisme qui est en cause, et une fois de plus parce qu'on la comprend mal, on tente de fausser chez nos intellectuels l'idée de culture.Que nos écrivains et nos artistes soient tentés de se tourner vers les mouvements de renaissance intellectuelle qui se dessinent chez nos voisins anglo- canadiens ou américains, cette constatation ne.\u2019 prouve qu\u2019une chose : leur faiblesse et leur manque d'envergure, Aucune culture ne vaudra pour nous la compréhension de notre âme canadienne renforcie par \u201cl'humain\u201d que M.Girard voit \u201cau delà du national\u201d.Mais pour distinguer \u201cl\u2019humain\u201d ailleurs, il faut d\u2019abord savoir le distinguer chez nous, et le régionalisme n\u2019est en somme qu\u2019un humanisme local que les meilleurs écrivains des autres pays ont su découvrir et s\u2019assimiler, R.DM.DesRochers se rétablit M.Alfred DesRochers, le bon poète d\"\u201cA l'ombre de l\u2019Oxfora\u201d, est désormais bien au sûr après avoir reposé quelque temps à l\u2019ombre de la mort.M.DesRochers vient en effet de faire un nouveau stage à l\u2019hôpital où il souffrait d'une fluxion de poitrine.Nous apprenons que M.DesRochers est hors danger et qu'il reprendra sous peu son travail à la Tribune où il est chef de publicité.Chaque année M.DesRochers fait ses souhaits en vers.Au premier de l'An il était immobilisé par la maladie.Aussi nous avons recu ses voeux tardifs ainsi con- cus dans la manière de Jean Narrache : \u201cSi j'ai pas donné sign\u2019de vie [avant astheur, \u201cVous voyez, ça dépend moins [d'moé que du docteur: \u201cAussi malgré un r\u2019tard de [quatre ou cinq journées, \u201cJ'yvous souhaite à tour de bras: {Bonne et heureuse anrée ! Meilleurs voeux de convalesce à M.DesRochers, ee rar MR ES SG \u201cL\u2019Abonneux\u201d Les Voyageurs de Commerce, section trifluvienne, nous ont jusqu'ici donné le plaisir d'un bon travail.Je ne connais pas les initiatives des autres groupements de cette vivante association, mais quelque misère à s'équipoller à l'activité de la section Laflèche.Ces messicurs donnent un très bel exemple de civisme et de patriotisme agissant à toute la province.Après avoir édité des romans illustrés destinés à concurrencer dans nos journaux les plates histoires policières, après avoir lancé un grand concours de dessins qui a rallié près de quatre cents dessinateurs amateurs ou professionnels, la section Laflèche présente un drame social en trois actes, L'ABONNEUR.L'Abonneur, comme on doit s\u2019y attendre est une ocuvre de propagande en faveur du bon jour- nai.En l\u2019occurence le bon journal est l'Action Catholique de Québec que la section Laflèche, de concert avec les lignes de retraitants, appuie de toutes ses influences.La thèse de ce drame se ré- soud à ce principe.Pour rechristianiser une population et contrebalancer les forces du mal qui, elles jouissent, de formidables organisations, il est de premiéres de recourir au bon journal, à FOTN l'Action Catholique.L'Action Catholique doit primer toutes les organisations paroissiales, C'est l'oeuvre par excellence.- Dans cette pièce on voit un angélique abonneux jeter son dévolu sur des êtres fermés aux idées neuves.Le village où s\u2019er- cerce l\u2019apostolat de I'abonneux est complètement rébarbatif à I'idée de l\u2019Action Catholique.On ne veut pas en attendre parler.Un citoyen parvient mème à faire arrêter I'abonneux.Mais, finalement la bonne cause triomphe ct le \u201cbleu\u201d et le \u201crouge\u201d, personnages pittoresques et amusants, finissent par s'abonner à l\u2019Action Catholique.C'est le symbole du triomphe du bon journal sur les préjugés et l'esprit de parti.On peut reprocher à ce drame une certaine emphase bouffonne et des retour mélodramatiques irritants.Seulement.la thèse est bien discutée et personne ne songera à en contester le bien fondé.Il n\u2019y a peut-être pas de moyen plus sûr pour apprendre à penser, à parler et à écrire que de mettre dans sa mémoire quelques pages choisies de nos meilleurs écrivains, MARION Si Dollard revenait., Suite de la page 4 jeunes, que la race a fixé son espoir.À son exemple, vous voudrez arrêter l'envahisseur.Pour cela, deux moyens s'offrent à vous.D'abord, vous vous ferez un devoir de n'encourager que le commerçant canadien-français, et vous userez de votre influence pour amener vos amis et vos parents à pratiquer cet \u201cAchat chez nous\u201d dont nous avons tant besoin, Ensuite, mettez-vous bien dans la tête que vous avez le devoir de devenir quelqu\u2019un de compétent dans la profession ou le métier que vous choisirez, et, dans ce but, travaillez à votre formation et à votre perfectionnement personnel, afin que, plus tard.chacun dans votre sphère respective, vous soyez des citoyens utiles A votre ville et à votre patrie.\u201d Cette leçon, qu\u2019un instituteur qui veut être patriote donnait à ses élèves, pourrait être méditée avec profit par beaucoup de personnes, même par celles qui ns sont plus jeunes.L'ASSOCIATION DES VOYAGEURS DE COM.Section Lafléche, Trois-Rivières.Loh CINEMA de PARIS France-Film présente \u20acloquente et dune on TANIA FÉDOR, GEORGES COLIN, LURVILLE, JEAN MARKEN, od RRR i Se th, & ray pour une semaine commencant un film dune sugqgesti ©.daprès le chel- FERNAND RIVER QUI NOUS À DONNE Gvec nostalgique poésie ~ & in V Mnibe de lraet Le chant de la liberlé | e htrgine entonné par ® un homme au coeur Une comédie dobservation EGE Ae : Vedette ANDRE LEFAUR -DUVALLES MAURICE ESCANDE CARETTE Un programme français sans précédent aux Trois-Rivières.En programme double avec apes feminin .crez Jamais Tae A'Or) a ny +p EL rep?BY UD], 23 JANVIER 1936 (Suite de la page 11) bus d'éducation nationale, ni i heme d\u2019instruction élémentsi- Sree, puisée dans des écoles où eux ou celles qui enseignent, savent qu\u2019ils ou qu\u2019elles s'a- \u2018Mjressent aux héritiers du pays.8 Devant nn tel état de cho- Les, des sociologues de chez D ous se sont émus, tels le Biv.Père Alexandre Dugré, #5 §., le curé La Palme, de la BIC ote-des-Neiges, madame Wrhérése Casgrain.Ils demandent des réformes.# En un mot, ils s\u2019agit de sa- oir si nous devons continu- \"er 3 descendre la pente, ou si ¥ ous ressaisissant, il ne vau- Éirait pas mieux consentir les Racrifices nécesaire pour Teonter la côte.Les sociologues précités de- andent à nos sociétés natio- ales, à tous les citoyens bien pensant, à tous ceux qui s\u2019in- Mitéressent à l'Avenir de notre clément sur cette terre cana- \u2018Mdienne, de prier les autorités dcompétentes de porter attention à cet état de choses dé- sasreux.Ces sociologues ne deman- Mdent pas de tout bouleverser notre enseignement, mais voudraient qu\u2019on fasse à l\u2019institu- Mtrice des campagnes une vie Fau moin tolérable, afin que les mieux qualifiées de nos M jeunes flles se fassent une @ ctrrière de l\u2019enseignement, et @ soient en mesure de faire de & nos enfants des patriotes éclairés.Ils voudraient aussi que l\u2019é- ole rurale ne déruralise pas M) a population campagnarde.Il leur semble que nous a- ons assez de chômeurs à Montréal et dans les Autres illes de chez nous, et qu\u2019a- Près tout, le titre de proprié- Maire dans un pays comme le Mhôtre, vaut pour le moins ce- Bui de prolétaire, même au Mcrvice de la minorité étrangé- dc à qui nous avons confié la Mirection pratioue de nos af- Enires.WW N\u2019avons-nous pas intérêt de \u2018éeprendre notre commerce \u201cperdu, de reprendre notre in- ldustrie pfssée aux mains des jfautres, de ravoir le capital ar- Fpent que nous avons déposé \u2018chez les autres, de remettre aux héritiers les ressources \u2018maturelles que nous avons, par iimégligence, insouciance et a- spathie, laissé aux autres, d\u2019ex- L'iploiter nous-mêmes les services d'utilité publique Li nous sommes les clients?inutile de songer à ce réveil, l\u2019A/cette réalité possible tant que, de nos écoles dérurali- \u201csantes et insuffisantes, nous \u2019ne ferons pas des écoles im- \"dues de la valeur de l\u2019éduca- Sion nationale, et où lon se ii donnera la peine de l\u2019ensei- «ger.{Nous ne croyons pas qu\u2019une \u2018: institutrice ou un instituteur +.qui, parce qu\u2019impayé, mène u- ! né-vie d\u2019esclave, rempli de : préocupations matérielles, :.soit qualifié pour faire de nos ;» enfants des MAITRES chez \u201ceux qui savent faire respec- _ ter leurs volontés, parce qu\u2019au ; \u2018fait de leurs affaires nationa- * les et résolus de faire respec- : ter leurs droits.* '{Relevon le niveau de nos é- - coles, rendons-les plus natio- \" pales; ne déruralisons pas la population de nos campagnes; {gardons notre argent; voyons So ice que notre jeunesse s'inté- i urêsse à son pays.apprenons- : ludique ce pays lui appartient - et-Que, si elle a des droits, el- ; Je.A aussi des devoirs, et que, l'un de ces devoirs, c\u2019est de faite de sa ptrie, une des plis belles, des plus progres- aivès du monde, une patrie où Te 4 yale *- Soh RE La déchéance de notre classe la population, éclairée, fière de ses origines, pense, agit et vit à la française.Pour atteindre ce but, commençons par le commencement: l\u2019école.J.-Emest LAFORCE., Pa 4° 501 .- = 173 \u2018 \u2018 Le Bien Public =e L'amour humain suppose la foi en la valeur de la vie, puis- quil tend à \u2019coopérer à loeu- vre créatrice de Dieu.Et ainsi, il s'oppose, non seulement a I'égoisme, ce qui est évident, mais aussi au pessimisme, Ceux qui entreprennent de transmettre la vie savent que SRNCÉTAPAL te mo leurs enfants souffriront et mourront; ils croient cependant que la vocation a la vie est un bien incomparable.On conçoit que cette manière de penser n\u2019atteigne sa plénitude que chez les chrétiens, qui songent à l'immoralité et entendent faire, de veux qui naîtront, les cohéritiers du Christ.André Fayol.La quantité totale de blé d\u2019Inde venant de la République argentine et de l'Afrique, reçue.dans les élévateurs canadiens en 1931-32 s\u2019est chiffrée par 6,253,239 boisseaux.Tne CHAUFFERETTE ÉLECTRIQUE a maille a Elle porte par toute la maison le confort et une chaleur agréable , *.toujours disponible au tournant du commutateur, grâce à cette chaufferette électrique, commode, économique et portative.et vous ne dépensez pas un sou inutilement pour de la chaleur dont vous n'avez pes besoin! 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Le Blen Publle 14 Une institution bancaire qui nous fait honneur La Banque Canadienne Nationale a tenu à son siège social, à Montréal, le mercredi 15 janvier, la 6lème assemblée générale de ses actionnaires sous la presi- dence de M.Beaudry Leman, président et administrateur délégué de la Banque.Le rapport du Conseil d'administration pour l'exercice clôturé le 30 novembre 1935, qui a été soumis par le gérant-général M.Ernest Guimond, accuse une Sltuation saine et solide.Les bénéfices de l'exercice ressortent a $915,790 en regard de $935,823.La diminution des bénéfices s\u2019explique par la contraction des prêts courants et cscomp- tes et la baisse générale du loyer de l'argent.Le poste des dépôts mérite de retenir l'attention, parce qu'il indique un important accroissement des disponibilités du public.Il y a la un pouvoir d'achat considérable dont la mise en mouvement aurait une répercussion favorable sur l'activité économique.Le grand total des dépôts s'élève à S312,231,005 soit une augmentation de plus de huit millions de- .puis un an.Les déyuts du public portant intérêt, c'est-à-Cire les dépôts d'épargne en progression de plus de six millions par rapport à l'an dernier, se chiffrent par $95,132,557.La somme des dépôts ne portant pas intérêt a passé, depuis la clôture de l'exercice antérieur, de $12,991,113 a $15,279,842.L'actif de la Banque Canadienne Nationale s'établit à S132,- 574,256 contre $127,195,648 au 30 novembre 1934.Les disponibilités ont augmenté d'une année a l'autre, de $12,955,472 a $17,670, 945 ce qui porte de 11.31 a 14.78 pour cent le rapport de l'actif liquide au passif envers le public.L'actif rapidement réalisable, en augmentation de plus de dix millions, ressort à $90,322,729, Il est l'équivalent de 75.44 p.c.du passif envers le public à rapprocher de 69.86 p.c.en 1934.La forte liquidité de l'actif, qui caractérise la présente situation bancaire, comporte une double signification.Elle indique, d'une part que les banques ont d'abon= dantes disponibilités, propres à soutenir une large reprise des affaires; elle fait ressortir d'autre part, une activité économique trop restreinte pour utiliser les facili- tés de crédit existantes.Ainsi s'explique le fléchissement, depuis un an, des prêts courants, et escomptes de la Banque dont la somme a passé de $38,713,731 à S33,373,517 et l'augmentation de la valeur du portefeuille-place- ments qui s'est relevée de $47,- 918,614 a $53,416,882.M.Guimont a montré que les faits opposent un démenti à l\u2019assertion souvent répétée qu'il est loisible aux banques de \u201ccréer\u201d du crédit, ct il a ensuite expusé brièvement la situation bancaire et économique, M.Beaudry Leman président et administrateur délégué de la Banque a signalé les dangers du capitalisme d'Etat et il a déclaré que s'il convient de reconnaître a Etat un droit de surveillance et de contrôle plus large, et plus efficace que celui qui était nécessaire dans une société moins industrialisée, il ne faudrait cependant pas passer d'un excès à l'autre et refuser à tous la liberté sous prétexte que quelques- uns en abusent.Malgré les nombreux et graves problèmes qu'il reste à résoudre dans notre pays et en dépit de la tension politique qui se manifeste en Europe, conclut M.Beaudry Leman, il convient d'envisager avec confiance l\u2019année qui commence.Elle nous réserve sans doute encore bien des soucis et des difficultés, mais les forces naturelles de récupération économique n'en continueront pas moins l\u2019oœeuvre lente mais sûre qu'e'las poursuivent depuis plus da deux ans.: Les actionnaires ont réslu le Conseil d\u2019Administration composé comme suit: M.le sénateur J.M.Wilson, président du Conseil; M.Beaudry Leman, présideut ct administrateur délégué de la Banque; Sir J.Geo.Garneau et M.Ch.Laurendeau C.R.vice-présidents; M.le sénateur C.P.Beaubien, MM.Armand Chaput, AN.Drolet et C.E.Gravel, M.le sénateur D.O.L'Espérance, l'hon.M.Jacob Nicol et M.Leo G.Ryan.Tous ceux qui trouvent un or- -me tombé en Allemagne doivent en avertir Ia police, sous peine d'amende.L'objet de cet avertissement est de prévenir la propagation de la maladie des ormes, Le Club Rotary des Trois-Rivières se joint à tous les loyaux sujets de l\u2019Empire Britannique pour déplorer la disparition de notre glorieux Souverain Fo Fl MECS PT LT?DCR SEE A Ct EE M peg ATE NS 0 \u201c A > I LS kd i Georges V Erratum Dans l'annonce de la Banque de Montréal, publiée dans notre journal le 9 janvier une erreur s\u2019est glissée.Le texte indiquait que le gérant de la succursale de Grand'Mère était M.R.W.H.Russell.Nos lecteurs voudront bien prendre note que les initiales de M.Russell sont les suivantes: F.W.H.Brochure utile publiée par la Banque de Montréal Il y a beaucoup de méthodes et pratiques bancaires dont la connaissance est peu répandue Plusieurs personnes sont familières avec les comptes et les chèques d'épargnes mais peu renaei- gnées sur un grand nombre d\u2019autres services dont leg banques sont en meaure de leur faire bé- nificier, Pour renseigner le publie à ce sujet, la Banque de Montréal vient de publier une nouvelle édition de sa brochure intitulée \u201cVotre Banque et ses Services\".Cette brochure a pour objet d\u2019exposer les nombreux services que la banque peut rendre aux pare ticuliers, et constitue réellement un exemplaire appréciable sur le système bancaire canadien, L'extension considérable des services que la banque offre au public est l\u2019un des points les plus saillants de la brochure.Une vingtaine de ces services sont énumérés, et non seulement l'explication en est donnée clai- \u2014\u2014 rement mais la manière exacte de procéder est aussi démontrée, Eu ce qui concerne cc dernier aujet, la brochure est illustrée de différentes formules bancaires dûment remplies ct plusieurs particularités sont aussi expliquées, telles que la différence entre les chèques à \u201cOrdre\u201d ou \u201cAu Porteur\u201d.we \" Parmi les questions traité trouve celle des emprunte > : banque, \u2014 un sujet qui est très à propos et d'une grande impor tance, Cette brochure, écrite en excellent français qui est tout à l'honneur de cette institution peut être obtenue sur demande A toute auccursale de la Banque de Montréal.Téléphone 456.ARTHUR SPENARD COURTIER Assurances générales | EDIFICE AMEAU |: Choix de bureaux à louer à prix raisonnable.S'adresser au J.H.René de Cotret, C.G.A, NOTAIRE ow.woe stress §| | ROBERT POIRIER | | Dans l'Edifice Fr TDIFICE SPENARD Téléphone 329 ou 2726-3 || me - s = là \u2014_ IX { 1 | René de Cotret, Ferron & Cie Comptables Licenciés, Auditeurs et Syndics.| 137, rue Alexandre Henri Ferron, C.A.Trois-Rivières | in bn ARE NE Obligations et actions.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.(comptées au-dessous du cours du marché) Prêts à demande.\u2026.00000ceucnccene no 00 scene dOUA UD C0 0m (sur titres dont les cours présentent une ample marge) Passif Envers le public: Billets de la Banque en circulation.000500 en 08 149.0 0:0010 0.002 0 $ Dépôts (épargne et comptes courants) Divers IRENE RC NEN: ER NUN CS NICHE RL NE NE NE) \u2014\u2014\u2014 green ee 0 re Envers les actionnaires: Capital, réserve, dividendes et profits non répartis.+.10000000 Actif BANQUE GANADIENNE NATIONALE SITUATION AU 30 NOVEMBRE 1935 \u2014 pare even == à eo.» -\".sesaseess 4% #00 10H O 100 Argent en caisse et autres disponibilités.0.$ M A SENS U RSS 53,416,882.14 Prêts et escomptes et avances aux municipalités.\u2026 .» as ams 00 100 00 v1 (après provision pour créances douteuses) Immeubles, créances hypothécaires et divers .4 ++ ++ #0 vo = os 1, (complés au-dessous du cod! ou de la valeur) Compte Profits et Pertes Total.\" Réparti comme suit: RA Solde créditeur au 30 novembre 1934.Ssseces ers cr ORIN RINE RN YER ESN $ Profits de l'exercice finissant le 30 novembre 1935.7777 sexes a0 00 PESTE PCI AE pts rie dre ae AE) Dividendes.0606 00% 000-002 010 0:0 08 tin 12 V0 va om 00 va ve» 0 Ÿ Fonds de pension du personnel 0000 p 47 EE +0 n0000000000 00 220 0:2 0:29 CD 210 20 0.0 CS, Provision pour impôts fédéraux et provinciaux 1115 res aa ce messe en Amortissement du mobilier.us.Versement au Trésorier de la Province de Québec (14, Geo.V, ch.3) \u2018Solde créditeur au 30 novembre 1935,,.50% ow ss vm sm vs sms rem eon TT ARPT 60 STO UD ID IRF SN OY 3 6,486,429.00 112,993,913.91 721,207.96 $ 120,201,550.87 12,372,705.60 $ 132,574,256.47 17,670,945.95 5,823,124.18 47,081,731.49 8,581,572.71 $ 132574.256.41 224,069.97 915,790.39 1,139,860.36 560,000.00 30,000.00 167,000.00 30,000.00 125,000.00 227,860.36 $ 1,139,860.36 | fans bruit mais avec tenacité à la ! ACHAT CHEZ-NOUS Ÿihez nous, on & horreur des chefs.# on émerge un parmi nous, l\u2019u- nigh se fait pour J'abattre, ou Je \u2018foffer à entrer dans le rang, Envisa, paresseux, nous nous objec- toile à ce quo l'un de nous dépasso F frère parce qu\u2019alors il devient un « refiroche vivant de l\u2019apathie de tous.C'est en vue de prévenir cette u- des indolents contre tout mou- othent d\u2019imoprtance capitale que pi NOUS, ont cru devoir s\u2019efl- fer.Réalisant que l'union de TOU- LES BONNES VOLONTES \u2014 es sont légions chez nous \u2014 é- lent absolument nécessaires pour côpomio nationale, plusieurs associ- atfons agissantes se sont groupées i$mes moyens.Ma Ligue de l\u2019Achat Chez Nous, sa composition et suivant }'es- pDt do ses initiateurs, n\u2019est pas l\u2019af- fêlre d\u2019un homme ni celle d\u2019une as- #Bcintion.Elle n\u2019est pas l'oeuvre toupie d'associations.Ello doit de- Vénir la préoccupation de tous les Ligue n'a rien innové.Elle se Entente de vouloir coordonner, dans 1 domaine économique, les efforts de Bus ct de chacun.Elle s\u2019appuie eur qui a été édifié avec tant de soins M d'efforts.Elle demande aux or- pnisations de prêter leur concours Ë cette campagne d'éducation écono- Bique parmi les nôtres.C\u2019est pourquoi, dans les paroisses, us voyez des groupes d'hommes re- Rrésentant toutes les classes de la Mpciété, faisant partie de toutes les \u201c@rpanisations paroissiales, se dévou- Æ sans bruit partie de toutes les organisations.paroissiales, se dévouer M iffusion de cette\u2018formule de salut: gACHETONS CHEZ NOUS\".Cette campagne d'éducation éco- Momique se prête peu aux envolées ratoires si appréciées\u2018 des' nôtres.M ussi constatons-nous à notre grand RBogret que plusieurs bonnes volon- 2ffcs se laissent emporter par leur en- housiasme.Au lieu de se limiter à emander à chacun de nous la cor- vetion de ses propres défauts, seuls Hause de notre rétrocession économi- Biue, ils essaient .d'entraîner à l\u2019ac- ion en proclamant l'antisémitisme u \u20acn encourggeänt = l\u2019angloniobie.Au lieu de faire un travail construe- en cherchant 'à unir, ils détrui- Bent en semant la division.8 La Ligue de l'Achat Chez Nous, à \u201cMui on a confié Ja.direction d: MISE EN GARDE to campagne de restauration économique parmi les nôtres, demeure convaincue que la cause de nos embarras et de notre infériorité reste l'oubli de deux grands principes Chrétiens: \u201cCHARITE BIEN OR- DONNBE COMMENCE PAR SOI- MDME\u201d ot \u201cNE FAIS PAS A AUTRUI CE QUE TN NE VOUDRAIS PAS QU'IL TE FIT A TOI-MEME\".En vue de remettre en honneur ces deux principes sauveurs, elle invite tous les canadiens-français bien pensants: 1) A acheter chez nous qualité et service égaux; 2) À exiger des produits des nôtres; 3) A ne pas exiger plus des nôtres que de leurs concurrents; 4) A no pas délaisser unc entreprise de chez nous avant d'en avoir fait connaître la raison A son propriétaire; 5) A prendre des précautions nécessaires pour ne pas so laisser induire en erreur par la publicité mensongère; 6) À donner entière satisfaction au client; 7) À coopérer en offrant et en acceptant avec bon esprit, les suggestions propres à améliorer les affaires de chacun de nous; 8) Dans ja mesure du possible, à ne fairo affaires qu'en français; 9) À propager ces principes d\u2019action et leur obtenir des adhésions.à prix, Voilà un programme d'action qui satisfera toutes les bonnes volontés et leur facilitera Je dévouement, Il ne saurait inquiéter que les malhonnêtes ou les accapareurs, avides de gain et sang wrincipes de justice, Nous voulons pour notre groupe l'influence économique a laquelle sa sa force numérique et ea culture lui donnent droit, Souvenons-nous qu\u2019en travaillant ainsi, nous \u2026 assurons le plus parfait développement du Canada tout entier.Il est inutile d'espérer faire une nation forte ni un tiers de ses membres économiquement débiles et inférieure.Pour atteindre ce but noble et lé- \u2018 gitime, il faut que\u2019 chacun de nous, - à Ia suggestion du proverbe arabe, nettoic dans le domaine économique, son devant de porte et notre peuple sera propre.Nous pourrons alors seulement faire bénéficier notre pays de notre culture et de notre influence.Dans ces principes et ces pratiques, il n\u2019y a guère de place pour l'exclusivisme.Que le public se le ranpelle lJorsqu\u2019i] fern de L'ACHAT CHEZ NOUS, Ligue d'Achat Chez Nousdu district des Trois-Rivières.PTS EE OS EU RSR EE M ee ET ras LE BARREAU \u201c DES TROIS-RIVIERES Se \u2014 SOUVERAIN SA\u2019 MAJESTE LE ROI « joint à toute la population canadienne pour déplorer la mort de son bien-aimé da PE EAA EE US OS CASE iV ca ARE ie LE RAR: LAS Fa es \"GEORGE V Le Bien Public INNS ANAS Kipling et ; son oeuvre Rudyard Kipling, poète et romancier anglais, est né à Bombay, en 1865.Elevé en Angleterre, il retourna aux Indes où I! devint journaliste.Il écrivit plusieurs volumes de récits traitant de Ja vie dans les Indes; sur ce sujet il publia \u201cSimples histoires de collines\u201d, en 1887.À partir de 1889, 11 voyagca en Extrême-Orient, en Amérique, en Afrique et on Océanie: à Londres il publia des romans, des nouvelles et des poèmes remarquables par la vi- Eueur et le coloris pittoresque du style.Nous citerons: \u201cLa lumière qui s\u2019ételgnit\u201d (1891); \u201cMultiples inventions\u201d (1893); \u201cLes deux livres de Ia jugle\u201d (1894-95); \u201cHistoires de soldats\u201d (1896); \u201cCapitaine.coura- eux\u201d (1897) ; \u2018\u201c\u2019La tâche quotidienne\u201d (1898); \u201cStalkey et Cle\u201d (1899): \u201cD\u2019une mer à l\u2019autre\u201d (1900).Dans une série de poèmes descriptifs, fl a fait revivre les conquêtes et les ambitions de l\u2019empire et de l\u2019impérialisme: \u201cChanson de la.chambrée\u201d (1892), d'ois il tient le surnom.de \u201cTyrtée saxon\u201d; \u201cLes.sopt.mers\u201d (1896); \u201cLes cinq nations\u201d, (193); Souvent empreintes, de.familiarité brutale, res poésies sont l\u2019expression Iyrique Ia plus forte du patriotisme amglais, Dans son roman.Intitulé Kim\u201d, traitant de l'Inde, 1! a souvent recours au merveilleux.et.au légendaire: \u201cHistoire comme.ca\u201d (1902) : \u201cMonvements et découvertes\u201d (1904); \u201cPuck et Pook\u2019s Hill» (1906); \u201cActions., et., réactions\u201d (1909): \u201cRécompense et féces\u201d (1910).De plus, il a écrit l'Histoire d\u2019Angleterre a Pusage des enfants (1911): des Lettres de voyages (1920) et des \u201cContes de terre et de mer\u201d (1923).: Sa popularité auprès de ses concitoyens est dû à certains poèmes de grande allure inspirés par un patriotisme intense, comme \u201cLa ballade de l'Orient et de 1'Occirent\u201d.Il a évolué pour aboutir à une curiosité plus universellement sympathique, parti d\u2019un nationalisme égoïste.I] a fait amende honorable envers la France pour laquelle con [is] unique est mort en Flandre.UN JUGEMENT SUR KIPLING L'écrivain catholique anglais © K.Chesterton, grand artiste du paradoxe et de la pensée inattendue, a écrit dans ses Hérétiques quelques pages très justes ot très ingénieuses a la fois sur Kipling, \u201cLa première chose it dire de M.Rudyard Kinling, et la plus juste, dit-il, c\u2019est qu'il a contribué brillamment à rcconqué- Tir les provinces perdues de la poésie.II ne s'est pas laiss¢ cffrayer par l\u2019aspeet brutal ou matériel qui s\u2019attache aux mots seuls.II a pénétré jusqu\u2019à la substance: romanesque et Imaginative des.choses elles-mêmes.11 a percu la signification et Ia philosophie propres de la vapeur et de l'argot.La vapeur n'est, xi vous le vonlez, qu\u2019un sale rous-produit de Ia science, et l\u2019argot rn sale sous-produit du Jangamn, Mais M.Rudyard Kipling a été du petit nombre de ceux qui ont comnrig la parenté divine de ces choses, qui ont su qu\u2019il n\u2019y a pag de fumée sans feu, autrement dit, que partout où ae rencontre In réalité In nina vile, se rencontre aussi la réalité In plus pure.Surtout il a cn onclone choses à dire, une vue définie de choses À exprimer, et cela al- gnifia toufours qu\u2019an homme est in- trénide et regarde en face le réel.Pèa l\u2019inetant que nous avons une vie de l'univers, nous le possédons.\u201d L'idée de discipline, plus que celle de ennrrve, est au centre de\u2019 l\u2019ocu- vre de Kipling.Le culte de Kipling rorr le militarisme, aclon Chesterta\u201d.rarte beaucoup plus sur l'orra_ nir-tien de l\u2019armée que sur son cou- rare, Et \u201c tout est militaire dans le a- ane tout dénend de l'ohéissan- ce.\u201d On a beaucoup parlé du patriotisme de Kipling.Mais n'a-t-il pas écr'é Fans un poème: \u201cSi l\u2019Anzleter~ était ce que l'Angleterre paraît être, c'est-à-dire faible et incapa- blr- si l'Angleterre n\u2019était pas ce gn'elle .croit qu\u2019elle est, c\u2019est-à-dire nuissante et pratique, comme nous la rejetterions vite\u2026\u201d?O- s\u2019est trompé Sur le pont d\u2019une ville, un mendiant se tenait, portant écrit, sur une rrande pancarte, le mot: Aveurle.Un passant survient qui, géné- rensement, laisse tomber dans la sé- hits du pauvre une belle pièee blanche.\u2014Tiens, dit-il, stupéfait de remarquer chez le mendiant un mouvement de joie, vous voyez donc?\u2014Oul, répond tranquillement = 7e faux aveugles on s\u2019est trompé de pancarte à la maison.Moi Je suis sourd-muet, Conserves les \u201cCARTES-PRIMES*?QUELQUES SUPPLEMENTS APPRECIABLES MEILLEURS TABACS GROSSEUR MAXIMUM FABRICATION PLUS MINUTIEUSE QUALITE UNIFORME ET DOUCE L.0.GROTHE, LIMITEE MAISON CANADIENNE ET INDEPENDANTE ~ 15 EON SAEED RSET Ie pl aS ov EERE BP ST INA IE Nous nous unissons à l\u2019Empire pour déplorer la mort de notre souverain bien-aimé, le Roi Georges V.EONAR FH FPS PE SRE EE Dr Conrad Godin 1371, rue Hart tés.Tél.859 0 FORD 29, Camion 1 1-2 tonne PLYMOUTH 30 Sédan .6e 00 BUICK 32, Victoria 5 passager CHEVROLET 34, Spécial sedan .+.vec FORD 34, Livraison léger .4.00 000 0 CHEVROLET 31 Spécial Sédan 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considération, a-t-il déclaré, j'ai pensé qu'il était de l'intérêt de la cité des Trois-Rivières de céder aux -\u2014 ONS NASA ASN WW WA WA } .| Propos youpins Qu'est-ce qu'il y a de pire qu'un juif.Deux juifs.C'est une vérité établie que cette rate, dans le commerce, est fort difficile à imiter.Au besoin, îls (les youpins) emploient les méthodes les moins loyales qui soient.Ainsi, .quand il leur faut se soumettre à la loi provinciale du sa- Jaire minimum, ils n'hésitent pas à trouver les raisons les plus hardies pour mettre à la porte l'employée qui devra re cevoir une augmentation de ses gages.Se servant de leurs propres négligences, ils en profiteront pour faire croire que l'employée est une voleuse.C'est ce qui se devine dans le fait arrivé dans un des bazars de la rue Des Forges il y a trois ou quatre semaines.Un grand nombre de personnes (trop grand, hélas!) courent encore les supposées occasions de ces comptoirs en séries.Plusieurs ont l'habitude de faire mettre de côté des articles qu\u2019elles ne peuvent emporter immédiatement, faute de sous ou peut-être parce que déjà on les attend au thé, ma chère! Quand ce cas se présente, la jeune fille du comptoir doit faire venir le gérant ou son assistant, qu'il ait pris un nom anglais ou non et faire initialer le paquet.Le monsieur, si monsieur il est, a bien dit O.K, mais n\u2019a pas initialé le paquet.Un bon soir, il fait venir un in limier et lui montre quatre ou cinq paquets aisi gardés pressions exerces par différents groupes de citoyens, et c'est pourquoi j'ai décidé d'ê- tre candidat à la mairie.\u201cLa ville des Trois-Rivières a besoin du concours de toutes les bonnes volontés, afin de mettre en valeur toutes les ressources naturelles dont elle peut disposer.Chacun, dans un esprit civique du meilleur aloi, tâche de coopérer à cette oeuvre.C\u2019est à la population qu\u2019il appartient de juger de l'opportunité du programme de tel ou tel candidat.\u201cJe soumettrai le mien au public des Trois-Rivières, à partir de vendredi prochain, le 24 janvier, alors que j'ouvrirai ma campagne par une assemblée à l'hôtel de ville.\u201cJ'ose espérer, qu'avec le concours de mes amis, nous réussirons a faire quelque chose pour le bien de la ville.\u201d sous le comptoir.Le lendemain matin, (ce n'est pas une histoire de Marius), il fait venir la jeune fille au bureau et la questionne.Elle lui répond bien, devant le fin limier, que lui-même, le gérant, a dit son O.K., mais Sas rien initaler.La jeune fille travaille dans l'établissement depuis assez longtemps pour que son salaire soit porté plus haut.Le gérant youpin saisit l'occasion et devant le limier, pas assez fin pour voir le chiqué de toute cette affaire, foute Ia jeune fille à la porte.ET VOILA!.Canadiens et Canadiennes, un peu de coeur et de bonne volonté, aideront a se défaire de ces sales types.De grâce, achetez donc chez les CANADIENS.Pierre d'Auray.Récollection dimanche Dimanche, le 26 janvier, de 2 heures à 5 1-2 heures, aura lieu au Couvent de Marie-Réparatrice, 865 rue St-Charles, la Récollection mensuelle pour les Jeunes Filles, nomades de l\u2019asphaite\u201d* Drummondville nous tend la main Sous ce titre assez singulier (lc sous-titre est de nous) notre concitoyen M.Ls-D.Durand, avocat, fera une conférence à Drummondville, dimanche soir, le 26 courant, l\u2019invité des Chevaliers de Colomb.M.Arès, Grand Chevalier, lui a demandé de parler de la Mauricie, Ce n\u2019est donc pas notre ami qui a choisit son sujet si c\u2019est lui qui l'a coiffé de ce titre.\u201cJe veux, nous a-t-il dit, aller parler de la Maurice, du régionalisme mauricien, comme moyen = spirituel et moyen matériel à la fois de rattacher les nôtres a leur petit pays pour mieux les empêcher de s\u2019en aller dans les grandes villes et y devenir des nomades de l'asphalte monotone.anonymes et atrophiés\u201d.C'est une thèse admirable qui permet de beaux développements.M.Durand a eu la courtoisie de nous faire part de son texte auquel il est à mettre Ia dernière main.Le Bien Public y reviendra la semaine prochaine.Pour l'instant, qu\u2019il nous soit permis d'attirer l'attention de nos lecteurs sur le détail de cette nouvelle qui a peut-être le plus d'importance.La classe dirigeante de Drummondville manifeste le désir d'entendre quelqu'un de Trois-Ri- vières lui parler de la Mauricie.Cela trahit un état d\u2019esprit qui démontre que la propagande mauricienne a laquelle Trois-Ri- vières s\u2019est livrée depuis notre tricentenaire, commence de porter des fruits, Cela indique donc qu'il faut continuer le travail entrepris, l\u2019accentuer si c\u2019est possible, ne jamais manquer une occasion de l'intensifier.Que M.Durand sy emploie.cela ne nous surprend pas, mais c'est à nous tous de nous y donner sans cesse: Conseil municipal, Commission scolaire, Chambre dc Commerce, Flambeau, Radisson, Cercle des instituteurs, Syndi- \u2014Mes vacances ne me tracassent pas la tête.Mon patron décide quand je les prendrai et ma femme où je les passerai, LE CONSEIL 1001 des Chevaliers de Colomb a 3 # 3 cd ) hi I DICT Ie) x 1 [ER s\u2019associe à la douleur que cause aux loyaux sujets du Canada et de l\u2019Empire la mort de notre bien- aimé souverain, le Roi George V, et offre ses profondes sympathies à Sa Majesté la Reine et à la famille royale.cats ouvriers catholiques ou internationaux, Marchands détaillants, tous les cercles, tous les groupements, Voyageurs de Commerce qui font admirablement, ou autres que nous ne pouvons tous nommer et qui sont pénétrés de l'esprit mauricien, il ne faut jamais lâcher.Tous les journaux les aideront, mais à l'oeuvre.Le B.P.C\u2019est lundi prochain, le 28 janvier, que les électeurs pry priétaires de notre ville seront appelés à voter pour ou contre Ia commutation | taxes au nouvel élévateur : grain, dont la construction commencera sous peu, On sait qu'un syndicat s'est occupé depuis quelques mois du projet d'érection de cef ¢.lévateur dans notre ville et in n'attetnd plus que la décision de la ville pour entreprendre les travaux.La majorité des propriétaires semble en faveur de commutation de taxes à cetie nouvelle industrie, qui ne pourra que contribuer au progrès de Trois-Rivières et de la région.QUARTIER ST-LOUIS L-A, HEBERT L'EGOLE SAINTE-MARGUERITE i Qutre le candidat, plusieurs orateurs adressont la parole.INVITATION CORDIALE Ce soir, a 8.00 heures PHARMACIEN Candidat au Siege No.2 Mardi prochain, le 28: À l\u2019Hôtel-de-Ville \u2014 a la Salle Ce Soir A 8.15 heures Notre-Dame LE MAIRE G.H.Robichon Ouvrira sa campagne tn.M.Robichon exposera les raisons pour lesquelles il sollicite un renouvellement de mandat.\u2014 Plusieurs orateurs lui prêteront leur concours, BIENVENUE A TOUS 15 22.23 "]
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