Le bien public, 9 mai 1937, dimanche 9 mai 1937
[" Vol, | \u2014 No 7 : | du Destin l'Écosse 1 1 1 Lom en 12Q7 / «George V - sera sacré.ENT mercredi, le 12 mai, qu'auront lieu, à Londires, Angleterre, les fé- tes grandioses du cou- fonnement de leurs illustres Majestes, le roi Geurge VI et la reme Elizabeth, Tout l'Empire Stra en liesse.Des centaines de , Mille sujets de leurs Majestés dssisteront à eette inoubliable Ceremonie et en garderont un Souvenir impérissablè.3 ; Les splendeurs qui accompa- « Shent le couronnement d\u2019un roi A Sur la pierre apportée de DIMANCHE, 9 MAI, 1937 Rédigé en collaboration LES FÊTES DU COURONNEMENT d'Angleterre sont en quelque sorte la continuation de l'Histoire: le passé se relie au present par un cérémonial antique et magnifique.où l'on juge de la grandeur et de la durée d'un peuple.Nul plus que le peuple britannique n'a le sens de ln tradition.Tous les rois d'.Angleterre.- depuis Guillaume le Conquérant, ont été couronnés dans 'abbave de Westminster: * 24 > .tous ont été sacrés sur le trône d'Édouard le Confesseur.siège \u2014 \u2018 SA MAJESTE LE ROI GEORGE gothique qui renferme La pierre de Senne.la pierre du Destinqui servait jadis a couronnement des rois d'I\u201ccosse et qui fui apportée en 1207 par li- dosars ter comme preuve de sa conquete.De tout temps.lé privilège d'aindre et\u2019 de couronner les souverains d'Angleterre appartient aux archevéques de Cantorbery.Pour avoir négligé de s'y soumettre lors du couronnement de son fils, Henri Il en- * *.courut lu colère de Thomas Becket: les événements d'hier n'ont fait que confirmer la solidite de la monarchie anglaise ct nous pouvons cvoquer dès aujour- d'hui le faste \u2018symbolique des cérémonies qui se dérouleront le 12 mai prochain dans le cadre admirable de Westminster- Ainsi que ses aïeux.George VT, roi de Grande-Bretagné et d'Irlande, empereur des Indes, revêtira la robe de pourpre, le (Suite à la page 6)\" À > Alors qu\u2019en Europe, nous vivions tous des heures d'angoisse ar suite de l'offensive de Von utier prononcée sur le front d'Amiens contre l\u2019armée Gough, à Inquelle on avait enlevé en 2 jours près de deux cents mille hommes et mille canons; alors que le gouvernement français songeait de nouveau à évacuer Paris, parce que la trouée de l\u2019Oise était ouverte et difficile à combler; alors que l'armée américaine n'était pas encore rendue ên nombre suffisant dans \u2018les lignes pour compenser n pertes; alors que le flot d\u2019Allemands venus de la Russie effondrée semblait inépuisable, et se ruait à l'assaut des deux armées française et anglaise, dont la jonction n'existait pour ainsi dire plus, \u2014 nous re umes a Saint- Cloud des nouvelles effarantes du Canada.\u201cL'émeute de Québec\u201d, nous disions-nous l\u2019un à l\u2019autre à Saint-Cloud, en apprenant qu\u2019on avait mobilisé un détachement d'Ontariens pour tranquilliser les citoyens de Saint-Roch et de Saint-Sauveur, et qu'il ÿ avait eu du sang versé, et morts d'hommes, de plusieurs hommes mêmes, quatre ou cinq, je crois.L'honorable Meighen lui-même, à Octawa, avait dit en Chambre : \u201cIf Quebec wants war.Quebec will have war full measure\u201d.Voici \u2018information que je reçue personnellement de Québec quelques jours après cette émeutes in Censure avait laissé passer cette lettre.Après dix-neuf ans révolus.la publication de ecs notes déjà connues mais oubliées, de ce reportage véridique, ne manqueront pas d'attraits pour nus lecteurs.Samedi.30 Mars 1915.DEUX ECHAUFFOUREES.CELLE DE JEUDI.Une incursion de trois agents de la police fédérale dans les salles d'amusements de Saint- R-ch pour rechercher les conscrits réfractaires n causé une émeute jeudi soir en face de la caserne numéro 3, rue Saint- François.Le poste de police a été littéralement pris d'assaut par une foule de près de cinq mille personnes; tout y a été brisé, en dépit des efforts des autorités pour calmer la foule, et -trois policiers ont été blessés, l'un d'eux assez grièvement pour être conduit à l'hôpital par l'ambulance.La cause de l'échauffourée.Le trouble éclata jeudi soir, vers neuf heures, quand trois policiers, Messieurs Léon Bélanger, le Major Evanturel et M.Plamondon, firent leur apparition à la Salle Frontenac et à la Patinoire Martineau, rue Notre- Dame des Anges, pour s\u2019acquitter de leurs fonctions.Il paraît qu\u2019au dernier des endroits ci-dessus mentionnés, Bélanger et Evanturel appréhendèrent un jeune homme du nom, de Mercier auquel ils demandèrent s\u2019il avait son certificat d\u2019exemption.Mercier, qui avait été exempté, ne portait pas son certificat sur lui.T1 répondit qu\u2019il avait le document chez lui et demanda qu\u2019on lui perraît d\u2019aller le chercher, ou de téléphoner pour qu\u2019on le lui apportât.Les policiers refusèrent et donnèrent instruction à deux soldats qui les accompagnaient de le conduire au poste No 3.L\u2019arrestation de Mercier avait causé déjà un rassemblement assez considérable.Un groupe sans cesse grossissant suivit jusqu\u2019au poste de police le prisonnier que les soldats conduisaient, suivis eux-mêmes par les détectives.Tout d\u2019abord, tout alla bien, mais à mesure que le groupe des \u201csuiveurs\u201d augmentait, il s\u2019en trouvait dans.la foule qui criaient : \u201cLichez-le\u201d, *Libérez-le\u201d, etc, et .qui donnèrent finalement le si- * gnal T re rendre la liberté à Mercier.Néanmoins, les militaires parvinrent à rendre leur homme au poste et à le placer dans une cellule en attendant d'avoir la certitude qu\u2019il était exempté.La foule s\u2019agite.\u201c Là, Mercier put enfin entrer en relation hvec sa famille; sa \u201cfeuille d'exemption lui fut \u2018ap- Portée, les policiers en \u2018prirent une copie puis relâchèrent leur Paie is constatèrent alo :\u2026 Mais ils constatèrent alors au'il*leur semait difficile de sor.d\u2019un mouvement pour fai- EEEEENEEEEEEN « Dix-neuf ans après Par Auguste Galiboistir eux-mêmes, car la foule, qui s'augmentait à chaque instant des promeneurs de la rue Saint- Joseph, était*de plus en plus menaçante.Cette foule en voulait surtout à Bélanger, qui est un ex-buvetier et un athlète bien connu à Québec, Æl'assaut du poste numéro trois.Les agents de la police municipale résistèrent bien à la première charge, et ils réussirent à forcer les assiégeants du poste à retraiter.Mais le recul ne fut pas de longue durée.La foule se chiffrait alors à au moins cinq mille personnes.Une seconde poussée se produisit et, cette fois.quelques hommes ayant remarqué un \u201cscraper\u201d abandonné sur le marché s\u2019en servirent comme d'un bélier pour faire voler en éclats les.portes ct les fenetres, Les émeutiers envahirent alors le poste qu\u2019ils continuèrent à saccager, tout en cherchant ceux qu'ils appelaient des \u201cspotters\u201d, En constatant leur impuissance à les défendre, les policiers avaient réussi à faire esquiver ces derniers, mais ils furent vite rejoints.Les policiers battus.Bélanger fut très malmené.Il essaya de prendre la fuite et de sauter dans un tramway de la division de Limoilou, mais ceux qui le poursuivaient détachèrent le \u201ctrolley\u201d du char et le rattrapèrent facilement.Atteint par des projectiles et frappé plusieurs fois à la tête avec des instruments dont on ignore la nature.il tomba finalement \u2018inanimé et on le transporta à la demeure du docteur Fortier, sur la rue de la Couronne.Il fut suivi jusque-là par des centaines de versonnes, qui criaient.Des monceaux de glace furent lancés dans les vitres de la maison du docteur Fortier, et celui-ci, de meme que le chef de police et M, l'abbé Côté, vicaire de Saint- Roch, appelé auprès de Bélan- £er que l\u2019on croyait d'abord en danger, mirent tout en oeuvre pour apaiser les émeutiers, mais n'y parvinrent qu'après avoir longuement parlementé, et lorsque l'ambulance arriva pour conduire le policier à l'hôpital, à la demande du chef de police et de M.l'abbé Côté, on laissa approcher l\u2019ambulance de la maison, et Bélangér put enfin prendre sans plus d\u2019encombre le chemin de l\u2019hôpitäl.- .On appelle les pompiers.Lorsque l\u2019émeute se déchaîna au poste numéro\u2019 3,.les quelques agents de police, impuissants devant l\u2019immensité de la foule, appelèrent des renforts.Le chef Trudel se rendit sur les lieux avec: des détachements de policiers et tenta de rétablir le calme, mais ce fut peine inutile.Voyant cela, il sonna une alarme pour faire venir les pompiers et disperser les manifestants en faisant jouer sur eux quelques jets d\u2019eau, mais les-pompiers ne purent approcher des bornes- fontaines pour y placer leurs boyaux.L'appel des troupes.En désespoir de cause, le chef de police demanda l\u2019aide des troupes.Le général Landry répondit qu\u2019il lui fallait une demande du maire Lavigueur, lequel\\se rendit sur les lieux avec quelques échevins, \u2019 Le Maire Lavigueur tente d'apaiser I'émeute.Le maire «e rendit aussitôt en automobile sur le théâtre de l\u2019échauffourée.En y arrivant, il constata l\u2019étendue du désordre et mit tout en oeuvre pour apaiser les esprits et faire entendre - raison aux plus ardents des agit tateurs.Il fit appel au bon sens de la foule, à laquelle il chercha à faire comprendre qu\u2019il était de l'intérêt de tous que ce trouble céssût.I] leur déclara .que les policiers æuxquels on en voulait ser 7 Tomer \u201cde cette ce nee étaient disparus.Notre premier magistrat parut d\u2019abord précher dans le désert.La pluie de projectiles, lancée contre la caserne de police, continuait de plus belle, et des glaçons atteignirent même lu voiture du maire, dont le chauffeur fut légèrement blessé à la figure.Néanmoins, peu à peu, les instances du maire parurent produire quelque effet et le calme revint partiellement.Croyant que l'upaisement était sur le point de se produire, le maire Lavigueur informa le général Landry qu\u2019il ne croyait pas qu'il fut nécessaire d'envoyer les troupes.Le désordre reprend.Mais quand le maire fut parti, le désordre reprit avec plus de violence qu\u2019auparavant.C\u2019est à ce moment, après plus de quatre heures de tumulte que se produisit la grande ruée contre laquelle les policiers résistèrent en vain, et qui mit les agents de la police fédérale entre les griffes des manifestants.Il pouvait être alors minuit et demi.Comme nous l\u2019avons dit plus haut, les policiers fédéraux furent malmenés.On connaît le sort de Bélanger.Celui des deux autres ne dittéra guère.Cependant, ils furent moins blessés que Bélanger, quoiqu\u2019ils aient attrapé aussi quelques horions.Plamondon, qui fut découvert au milieu de la foule, fut poursuivi jusqu'a I\u2019escalier de fer de la rue de la Couronne et on nous dit qu\u2019en menaçant de le jeter en bas de la falaise, on lui a fait jurer qu\u2019ii abandonnerait cette besogne et qu\u2019il ne ferait plus aucune arrestation de conserit.On fit la méme chose, nous assu- re-t-on, à l'égard du major Evanturel, réfugié dans un café chinois de la rue Dorchester, et que l\u2019on mena a de pendre à un poteau s\u2019il ne prenait pas le même engagement.Ce sont surtout les paroles de M.l\u2019abbé Côté qui finirent par faire entendre raison aux émeutiers, Vitres cassées à l'école \u201c Saint-Roch.Plusieurs vitres ont aussi été cassées à l\u2019Ecole des Frères des Ecoles Chretiennes de Saint- Roch qui est voisine -de la Station de Police No 3 et où dut se réfugier le capitaine Desrochers, chef de la police militaire, qui n\u2019échappa guère, lui non plus, sans quelques blessures à la figure.On fit courir le bruit que les agents recherchés par la foule avaient réussi à s'enfuir en passant par l\u2019école.Une partie dés gens se dirigèrent alors de ce côlé et y lancèrent des projectiles qui réduisirent en miel tes plusieurs grandes vitres.Fort heureèsement, cette regrettable affaire n\u2019aura pas de suites fatales, et personne parmi les blessés n'est dans un état grave.Bélanger a pu quitter l'hôpital, hier matin, pour retourner chez lui.-Il ne reste donc, énible échauffourée que les ruines de l\u2019intérieur du poste No 3, et les dommages causés à l\u2019école des Frères, et chez le docteur Fortier.11 n\u2019y a eu jusqu\u2019à présent aucune arrestation, mais on nous dit qu\u2019- une enquête va être instituée sans délai.L'échauffourée de Vendredi, Les bureaux du Registraire de la Loi du Service Militaire ont été incendiés, ceux du \u201cChronicle\u201d et de l*\u201cEvénement\u201d dévastés, et plusieurs personnes, dont quelques policiers, ont été blessés hier soir, au cours d\u2019une nouvelle échauffourée, beaucoup plus grave, comme on peut.le constater, que celle de la veille, échauffourée qui s'est produite vers huit heures ct s\u2019est continuée une partie de la nuit.Devant la gravité de la situation, le maire Lavigueur, qui s'était rendu sur les lieux et qui avait cherché en vain à ramener les turbulents à la raison, demanda l'intervention des troupes mili- - taires,\u2018mais \u2018l\u2019arrivée de ces dernières eut pour effet de rétablir Supplément le calme et il ne fut pas nécessaire de faire tiver sur la foule.Cependant, alors que le maire faisait les démarches nécessal- res pour s'assurer le concours des troupes, les manifestants avaient déjà causé des dégats -considérables aux bureaux du \u201cChronicle\u201d et de I\"Evénement\u201d, s\u2019attaquant ensuite aux bureaux du Régistraire de la Loi du Service Militaire et, apres avoir pillé tous les dossiers, y mettaient le feu.Rumeurs de nouveaux \u201cdésordres.Il avait été rumeur toute la journée que les désordres se répéteraient dans la soirée, mais, en dépit des recherches les plus actives, les autorités ne purent rien découvrir de l\u2019organisation qu\u2019on disait exister.Vers huit heures, des centaines de jeunes gens surgirent soudain armés de bâtons et de projectiles.de toutes sortes et se dirigérent rapidement vers les bureaux des deux journaux sus-nommés.On eut bien le temps de prévenir quelques policiers qui accoururent sur les lieux, mais ils furent complètement impuissants à disperser la foule qui s'était augmentée d\u2019un nombre considérable de curieux.*L'Evénement\u201d fut le premier à subir les déprédations des émeutiers, Toutes les vitres furent brisées, les portes arrachées, et un bon nombre de manifestants allèrent jusqu\u2019à saccager les bureaux.Ils ne trouverent dans ceux-ci que quelques membres du personnel que l\u2019on put secourir à temps et soustraire aux menaces des turbulents.Lorsque la façade de l'édifice ne fut ptus qu\u2019une ruine, la masse effervescente s\u2019achemina vers le \u201cChronicle\u201d où la même scène se répéta.Lä, comme à l\u2019Evénement\u2019, les vitrines et les portes furent com- pletement démolies.On se servait de pièces de bois quelconques et de tout ce qu\u2019on trouvait à la portée de la main.Aux burcaux du Registraire, Puis Ia foule se transporta ensuite sur la Place Montcalm, en face des Bureaux du Registraire du Service Militaire.À ce moment, le chef de police avait appelé tous les renforts dont il pouvait disposer, mais les quelque cinquante policiers qui se trouvaient aux abords des bureaux ne pouvaient guêre agir contre les milliers de personnes qui étaient massées là, Comme toujours, dans ces cas de désordre, les agitateurs étaient le petit nombre mais, dispersés dans la foule, ils pouvaient opérer sans être incommodés par les agents de police dont ils avaient soin de s'éloigner.Pendant quelques minutes, une grêle de glaçons, de pierres et de toutes sortes de projectiles fut dirigée contre la façade de l\u2019Auditorium dont le Registraire occupe les étages supérieurs.Les vitres volèrent en éclats et les lumières qui ornaient la façade du théâtre furent brisées.Enhardis par l'impuissance des policiers, les manifestants se ruèrent soudainement vers les portes qu\u2019ils enfoncèrent et gagnèrent les bureaux \u2018du Registraire.Les policiers tentèrent sans succès de leur barrer le passage.Le détective Walsh saisit deux manifestants qu'il s\u2019apprétait à con- uire en lieux-sûrs, quand il reçut à la figure un projectile, et une grêle de coups qui le força à lâcher prisé.Blessé sérieusement, il dut se faire accompagner par d'autres policiers chez un médecin qui pansa ses blessures.D'autres agents de police Yecürent aussi des horions.On.appelle les troupes.-.La foulé avait réussi ii franchir les pores du bureau: \u2018du Régisträire, lesquelles avaient été-arrachées de leurs gonds par cette même foule qui pillait les bureaux et les dossiers.Voyant la tournure que prenait les choses, le-mâire Lavigueur se rendit aux bureaux\u201cte la Milice et obtint du: général-Landry la permission de faire intervenir les troupes.Le bataillon: local, sous le commandement du Lieutenant Colonel Beaubien; ~fut envoyé sur\u2019les lieux, ° - « L'Auditorium menacé, Mais dans l\u2018intervalle, après avoir mis à sac tout le bureau du Registraire, les manifestants avaient mis le feu, ct une lueur rouge montait vers le ciel, indiquant que, les flammes rava.genient l\u2019intérieur de l\u2019Auditorium.L'arrivée des troupes eut pour effet d'apaiser les esprits et quand le bataillon fut prêt à charger la\u2019foule, celle-ci était paisible, bien que des milliers de personnes stationnassent encore sur le théâtre de l\u2019échauffourée, L'intérieur des bureaux du Registraire avait été complètement détruit et le magasin Gaüvin & Courchesne, -situé en bas, avait été fort avarié.Les dommages cependant étaient beaucoup moindres qu'on ne l\u2019avait d'a- bore supposé.Il parait que les dossiers sont absolument intacts, parce qu\u2019on les conservait au Manège Militaire, et que les papiers détruits ne sont pas d'importance cssentielle au point de vue de l'application\u2018 de la Loi Militaire.Le maire Lavigueur avait en mains l\u2019Acte des Emeutes (Riot Act) qui devait être lu et proclamé, avant que les troupes interviennent.La foule a stationné une partie de la nuit en face des bureaux du Registraire et les troupes y sont demeurées, de même qu\u2019à la Cartoucherie de la Côte du Palaisaux bureaux de l\u2019*Evénement\u2019 et du \u201cChronicle\u201d, pour prévenir tout autre désordre.Les causes de l\u2019échauffourée.On attribue généralement les désordres de jeudi soir à deux causes distinctes.D'abord au ressentiment existant dans un groupe de jeunes gens de Saint- Roch contre l'un des agents de la conscription qui se serait conduit envers un bon nombre de manière à s\u2019attirer des désagré- -ments, et ensuite au manque de jugement dont on a fait preuve dans le choix des agents chargés de rechercher les défalcataires.Il apparaît qu\u2019on a confié cette tâche, tlans plusieurs cas, à des gens peu estimés qui ont arrêté, sans motif, des jeunes gens qui ne tombaient pas sous le coup de la loi militaire, et dont ils ont volontairement ignoré les certificats d'exemption.L'intervention des troupes.On a semblé trouver à redire en certains milieux au fait qu'un ne faisait pas venir les troupes plus tôt.Une chose est certaine, c\u2019est que si les autorités avaient agi autrement qu\u2019elle l\u2019ont fait, nous aurions non seulement des dommages matériels à enregistrer, mais de nombreuses pertes de vies.(Cela devait arriver la semaine suivante!) Lorsque les manifestants s\u2019attaquêrent au bureau du Registraire, le majre Lavigueur se rendit chez le Commandant du District, le général Landry, et demanda d\u2019envoyer des troupes.Le Régiment local, commandé par le Lt, Col.Beaubien et armé de trois mitrailleuses Maxim, pouvant tirer 400 coups à la minute, =e rendit en face de l\u2019Auditoriun.Là, le Régiment attendit les ordres du Maire.Heureusement, tout était paisible alors, et l\u2019ordre semblait rétabli.La police municipale a soutenu l\u2019assaut tant qu\u2019elle a pu.Le détective Walsh, le député-chef Burke, et quelques agents ont attrapé des horions.en refoulant les assiégeants-dés bureaux du Registraire.Heureusement encore, il n'y a dans tout cela rien de bien grave encore.On assure que tous-les-dossiers du bureau du Registraire du Service Militaire ont ,été sauvés de la destruction, grâce à uñe mesure de précaution prise hier après- midi, et qui.semblerait indiquer qu'on s\u2019attendait à des désordres.On dit qu\u2019hier tous les dossiers ont été transportés au Manège Militaire, + +* + C'est, me dit-on, une vingtaine d\u2019heures après cette deuxième échauffourée que le régiment d\u2019Ontario arrivait à Québec avec ses mitrailleuses et les installait dans la partie basse et-popüleu- se de la vîfie, où grondait une sourde colère, mais \u2018où aucune révolte n\u2019était à prévoir.(Suite a 13 page 9) Dimanche, 9 mai 1837 I l\u2019Alcool _ +, LR ea ve.3 Lan Se oor + » vw.* = .et les Faits Pour ceux qui croient naive- ment que tout-va pour le mieux dans le meilleur des mondes au sujet de la question alcoolique, nous ajoutons humblement les faits suivants à ceux signalés récédemment.SAINT-JEROME.Neuf hom- - mes accusés d\u2019avoir troublé la aix en blasphémant à Ste-Thé- rèse, alors qu\u2019ils étaient ivres, ont été cités devant le tribunal, hier.(Montreal Star, 13 avril).D\u2019autres journaux rapportent qu'il s'agissait d\u2019une ivresse causée par de l\u2019alcool de contrebande.+ # # A propos de annonce radiophonique de la boisson, les Anglais, eux au moins, se plaignent et s'indignent.Dans le \u201cStar\u201d, plusieurs ont protesté contre l'annonce intempestive de bière qui se fait à huit heures du matin, juste avant l\u2019émission Morning Devotion\u201d, et aussi contre l\u2019annonce de bière faite le Vendredi Saint, à 5 heures du soir.Pour cela, on a interrompu une émission du chant des Sept Paroles du Christ, laquelle a été continuée immédiatement après qu'on eut fait penser aux auditeurs de prendre un bon verre de bière.Les Anglais ont protesté dans les journaux.Rien dans les journaux de langue française ! .x % # Sous le titre : \u201cProcession de contrebandiers\u201d, on lit dans le \u201cCanada\u201d du 31 mars : \u201cLa gendarmerie royale canadienne a opéré de nombreuses arrestations, le lundi de Pâques.Elle s'attaque au commerce clandestin de l\u2019alcool\u201d.- Il s'agit d\u2019un individu appréhendé avec 25 gallons d\u2019alcool de contrebande; il s\u2019agit de plus de P.C., surpris avec de l\u2019alcool; de Mme E.T.qui achevait de vider le contenu d'un bidon d\u2019alcool dans un évier au moment de son arrestation; de deux individus de la rue Champlain accusés d\u2019avoir eu de l'alcool en leur possession, * * % Ce qui suit indique que l\u2019alcool et le vol font bon ménage, Ce sont des faits extraits de I'\u201cll- lustration Nouvelle\u201d, du 31 mars, sous le titre de \u201cUn nettoyage à alcool\u201d.| \u201cPendant au\u2019il était décupé à ce nettoyage (d\u2019une maison), X., un ancien locataire, vint lui parler.Il lui proposa d'envoyer chercher une bouteille de boisson.Un autre X.qui connaît le plaignant entra.Chacun but quelques verres.C\u2019est alors que, d\u2019après le plaignant, et sans qu\u2019on comprenne bien pourquoi, le second X.lui aurait porté un coup à la bouche en lui disant : + \u201cMaintenant, dors, écoeurant\u201d.e ne pouvais me ' relever, dit le plaignant, mais j'enten- - dais tout.Je me suis aperçu-que je n'avais plus dans ma poche un billet de $50., plus $7.\u201d * x + À propos de J'enquête judiciaire de Gaétan Choquette, accusé du meurtre de dame Brosseau de Longeuil, on lit dans Canada\u201d du 3 avril : \u201cUn détail qui intéressa vivement le tribunal fut révélé par Ses QE es 5 .le témoin Joseph Bouthillier, ta- _ vernier de St-Hubert, lorsqu\u2019il déclara : \u2014Après que Choquette et Patenaude eurent devant eux un verre de bière, je vis Patenaude soutir un \u201cflask\u201d de 10 onces et verser un liquide dans son verre ct dans celui de Choquette, Sur le \u201cflask\u201d j'ai pu lire le mot \u201calcool\u201d, \u201c4 _.\u2018 men \u2014Vous êtes bien sili \u2019était de l\u2019alcoo!l ?sûr que ce Oui, de l\u2019alcool de la Commission des Liqueursx #* # \u2018Dans le seul numéro du:15 avril, voici des faits que rapporte \u201cle Canada\u201d.- a PP 1.\u2014X., rue Dorchester ouest est accusé de possession d\u2019aleool illégalement.2.\u2014Sous le titre : \u201cAlcool souterrain érigé en forteresse\u201d, on it : \u201cLe 14 décembre 1936, les constables X.X.X.opéraient une descente (c\u2019est le cas de le dire) dans un vaste souterrain, sur la propriêté de X., marchand de bois et de charbon.Les agents n\u2019en crurent pas leurs yeux, Ils se trouvaient en face d\u2019un puissant alambic d\u2019une capacité de 500 gallons d'alcool, érigé au cout de $50,000,\u201d 3\u2014X., boulevard Crémazie, après avoir enregistré un aveu de culpabilité à l\u2019accusation de possession d'alcool de contrebande se vit condamné à une amende de $2,000, à une peine de 4 mois ou à défaut du paiement de l\u2019amende, à une peine additionnelle de six mois.C'est la plus grosse amende jamals imposée à un contrebandier, en correctionnelle, dans le district de Montréal._Aprés l'aveu qui surprit l\u2019audience, Me Rosario Genest, avocat de la poursuite, déclare au tribunal : \u2014X.est un chef de file et l\u2019un des plus gros contrebandiers de la métropole.4.\u2014La femme X., une chômeuse, se déclara, hier, coupable de possession de 90 onces d\u2019alcool de contrebande et le tribunal la condamna, séance tenante, à une amende de $100 et aux frais ou, à défaut, à une peine de trois mois.x #% % Nous le demandons sincèrement à nos lecteurs, nos lois ont-elles supprimé et la contrebande ?Le FURETEUR - l\u2019ivrognerie L\u2019acier des socs va bientôt promener sa pointe dans le sol de mon pays.C\u2019est l\u2019annuelle pastorale qui recommence, un peu en retard cette fois, mais belle comme toujours.Pointillée d\u2019or par le soleil, une buée diaphane \u2014 tulle mystique que l\u2019on croirait empruntée aux peintres des madones ou des nymphes \u2014 monte des guérets retournés; elle auréole la silhouette du laboureur, penché sur l\u2019espoir des sillons qu\u2019il trace.Comme une plaie qu'on ouvre, la motte ruisselle, Sur les bras harassés de tenir sans relâche les mancherons de peine, en lourdes gouttes, les sueurs tombent du front qui gagne son pain.Deux sacrifices confondus ensemble : celui de l'homme et celui de Ja terre.Et c\u2019est assez pour que devienne sage le geste fou que demain vous verrez faire au semeur, sac au bras, épandant à la volée les perles d\u2019or de son plus beau froment.Geste sage.Geste de vie que le ciel, pour payer les peines du labour, se devra de féconder, d\u2019arroser et de mirir.Poésie charmante de la saison des semailles.Loi austère de toute vie.Et c\u2019est à force de pas- .ser d\u2019une façon distraite à côté de l\u2019une et de l\u2019autre, de fermer ses yeux sur la poésie et son coeur à la loi, que végètent dans le vaste champs des âmes tant de vies en friche.On a trop peur d\u2019enfoncer le soc au vif de l'être; on se lasse de tracer dans la monotonie des perpétuels re- commencements, les sillons du devoir, du sacrifice droit, alignés et qui raménent au regard de Dieu, pour en être purifié et fécondé, l'humus de nos lâches faiblesses.Dans les, enclos du coeur soigneusement barricadés contre la souffrance, vous avez senti parfois s\u2019enfoncer comme un soc acéré; \u2018la charrue du bon Dieu.Attiré sans doute par la richesse de la glèbe dont Il vous a façonné Jui-même, Dieu s\u2019en vient, en père de famille, mettre toute sa sagesse à retourner votre intime domaine pour lui faire produire cent pour un.Laissez-le promener la souffrance en longs sillons d\u2019éternelles promesses.A travers les buées diaphanes qui, du sol ainsi labouré, montent jusqu'a vos yeux, contemplez sa vision douloureuse av ec le regard apaisé que l\u2019on a, le printemps, en regardant l\u2019annuelle pastorale qui promène les socs féconds dans les plaines de chez nous.Humble mortel, j'ai, comme vous tous, ma charrue à mener.Et Dieu sait combien je sue.En fouillant le sol pierreux des bourses rétives, mon boeuf est souvent tenté d\u2019être rétif à son tour.Mais l\u2019aiguillon du zèle est vainqueur de toutes fatigues.Et je laboure.Mais j'y pense : à quoi bon ?si les gens oublient de m'envoyer des graines de semence, MISSIONNAIRE B= | == \u201cL\u2019OUBLIÉ\u201d Auteur des Dessins : M.JEAN-JACQUES CUVELIER mega Auteur des Légendes : Mlle FLORES CLOUTIER EDITEUR : L\u2019A.C.V.Section des Trois-Rivières.Ir di Wop 0008 Ceux qui devalent monter la garde s'étaient retirés.Une restait plus dans la salle que Claude de Brigeac Voulez-vous conduire Mlle Moyen à l'hôplial et dire à Mile Mance que je la lui confie?demanda le gouverneur à ce dernier.jeune file qui avait\u201dappuyé su tête fatiguée contre l'épaule a» Marguerite Bourgeoiset Limbert Closse, COS wf NN Arr NN ln, PES 3 1 28) i > pt i WE Br Sauer WORE HU PS bo Auprès de son\u201c brave compagnon, Llisabeth ne sen- thit plus sa lossitude, _I1 Tyl semblait que l'herbe Tau-, lait porize, qü'elle durajt marché sans crainte, tigue, Jusqu'au\" bout.du monde, u, côté.du major Close.) a, toût-à-coup.sous l'épalexe\u201d La voix du rossignol s\u2019éleva, to feuiltée, la pallssade, EE Dimanche, 9 mai 1987 | ve ACTIN Gaia } 22 SX AN Sp D D = \\ VAI SN ESS É = lis gravirent le côteau et s'arrétèrent devant\u2019 H sourit à ln courage.TG IRAN NN X S HAA OE \u2026 2 GM) CE \\ SA LARS Ie Lambert Closse poussa la babridre: ils traversirent l'enclos, et le major frappa fortement à la \u2018perte toujours barricadée de l\u2019hôpital.tille.il s'apereut qu\u2019elle pleurait.il, avec la deuceur pénétrante des forts, Il faut avoir du Puis cui salt ce que l'avenir vous garde.j'ai vu de beaux jours qui avhient commencé par d\u2019affreux orages\u201d.Alors, regardant la jeune \u201cPauvre enfant! dit- émue.JS NM, Un guichet s\u2019ouvrit à l'intérieur.\u201cAh! c'est vous, Major?dit une voix douce.un Llessé que vous nous amenez?\u2014Je vous amène une orpheline, dont vous allez devenir la mère, répondit sobrement Lambert Closse.On souleva des barves de fer, la porte s'ouvrit toute grande et Jeanne Mance s'avancau souriante.un peu 4 Ve), R = Er y A ç (AE à EAN NE AR sk ss > C4 ZI 3 NA AK A SNe, \u201c LOS DE ase, ur NS Ass | i Wu 7.; « ts 3 a (Laure Conan) S Est-ce WIN 23m VIR, DAL 6 es je c ve SDS sans fa, SX re 7 TI 11 étnit toujours défendu de sortir sans ar re soir-là, Lambert.Closse ints vee une attention plus qu'ordinnire, \u201cQui sait si La Plume_ne va pas tomber qu faite ge murmura-t-i1 à\u2019 d'arellle\u201d.de Brigeñccongé Ge ses proteéteurs, et; sous Closse, quitta\u2019 lé fort.Supplément mes; mais.examina l'amurce de ses pls- Qualaye.trie v Mile Moyeh*prit- ln garde du major N NN \u2018cleux, attentif.et SAS Na ~ Du fort A l'hôpital, 1 n'y avait guère que huit arpents et un grand calme régnait partout à Villemarie.Portes ct fenêtres étalent closes; mais la flammie de l\u2019A- .tre prillait à l'intérieur et Ja fumée de ces rudes *.imiontaitQans l'abrolue pureté de l'atmosphère.Jor donnait la main A la jeune lle et marchait silen- \u2018foyers, Le ma- | \u20143 3 rep ç La Vie Il est un adjectif qui vient * naturellement au bout de la plume quand on parle des archives, et c\u2019est celui de poudreuses, Ce serait bien, pourtant, la derniè- \u201c Ye épithète à employer dans le cas du Rapport de l\u2019Archiviste .'de la province de Québec qui paraît, cette année, pour la seiziè- * me fois et qui poursuit la série - si nette et si vivante des docu- - ments historiques mis à jour par , M, Pierre-Georges Roy, archiviste de la province, Le dernier volume, pour l\u2019an- - née 1935-36, est adressé au secrétaire provincial, M.Albini Paquette, et il se divise en trois parties distinctes puisqu\u2019elles af- * fectent trois périodes bien diffé- * rentes de notre vie nationale.La première nous transporte à l\u2019é- pôque du premier recensement tenu dans la Nouvelle-France, - sous les soins de l\u2019intendant Talon, dont l\u2019activité semble s\u2019être étendue à tous les domaines.La seconde est'la suite de la cor- \u201c respondance de Sa Grandeur - Mgr Panet, à l\u2019une des époques les plus troublées de notre histoire politique, celle qui a immédiatement précédé les troubles de 1837.Et la dernière est la pu- « blication des lettres de M: l\u2019abbé de l\u2019Isle-Dieu, aumônier général des Colonies de la Nouvelle- France, où il n'a cependant jamais mis les pieds.Disons que ce volume comme les précédents est une mine de renseignements pour l\u2019historien, une joie pour le généalogiste, et ; Un précieux recueil de documents pour quiconque s\u2019intéresse aux détails de notre histoire, à l'existence de nos ancêtres.Le gouvernement de la province de Québec.le seul gouvernement provincial, croyons-nous, dans le Dominion, qui n\u2019a pas voulu oublier, accomplit une oeuvre méritoire en poursuivant cette série de publications qui ressuscitent notre passé et rendent les Canadiens français conscients d\u2019eux-mémes.LE RECENSEMENT DE 1666.Il nous souvient d'avoir déjà compulsé le recensement de 1666 dans l'édition quelque peu encombrante, et combien imparfaite, de l'Histoire des Canadiens français, de Benjamin Sulte.C'est donc une heureuse innovation que celle du savant archiviste, M.Pierre-G.Roy, d\u2019avoir reproduit la copie au photostat de l'original de ce document qui est aux Archives de la Marine, à Paris.L\u2019orthographe des noms est respecté jusque aux fautes.On y voit que la Nouvelle-Fran- ce comptait alors une population totale de 3,215 personnes, partagée comme suit: région de Québec, environ 2,000; celle de Montréal, 625 et celle de Trois- Rivières, 455 âmes.C\u2019est l\u2019intendant Talon qui a fait dresser ces statistiques, car il voulait être exactement au courant de l\u2019état général du pays qu\u2019il avait reçu mission d\u2019administrer.Toutes les familles d\u2019alors ont été la souche de la plupart de celles d'aujour- d\u2019hui, et méme quand le premier ,ancêtre est arrivé au Canada après 1666, à cause de ses alliances, il s\u2019est trouvé uni à des familles déjà établies ici.Ce premier recensement est donc le Livre d'or de notre nationalité, celui où s\u2019est inscrit le nom des, véritäbles pères de la Patrie, gloire à tout le moins aussi importante, au point de vue américain, que celle d\u2019appartenir aux passagers du Mayflower! , En outre des variations de Yorthographe des noms, on y remarque la précocité des mariages.Charles Legardeur de Tilly, membre du Conseil Souverain, et âgé de 50 ans, n\u2019avait-il pas épousé Genevieve Jucherean alors qu\u2019elle n\u2019avait que 15 ans, et elle n\u2019avait -pas moins de -dix enfants, uand elle n\u2019était elle- meme agée que de 33 ans?Bertrand Chesnay, sieur de la Garenne, avait épousé Marie Magdelaine Bellanger alors qu\u2019elle -N\u2019avait que 14 ans.A 19 ans, .Mme Jean\u2019 Lemelin, née Marguerite Brassard, avait trois enfants, dont l'aînée comptait 5 -ans bien sonnés, 4 4 ® \u2018des Archives \u201c CORRESPONDANCE DE MGR PANET L\u2019inventaire de la correspondance de Mgr Panet a commencé avec le Rapport de l'Archiviste pour l\u2019année 1938-34.Elle débute en 1806, alors que Messire Bernard-Claude Panet, né à Québec, en 1753, et ordonné prêtre en 1778, devint évêque de Saldes; et coadjuteur de Mgr Pres- sis, cum futura successione.Elle ne prend réellement de l\u2019importance qu\u2019en 1825, alors qu\u2019il devint évêque de Québec.Le rapport de 1933-34 étudiait la correspondance de 1806 à 1828.L'année suivante, (Rapport de 1934-35), M.l\u2019abbé Ivanhoe Caron, du service des Archives, a analysé la correspondance des années 1828 et 1829.Deux grandes questions ont oceupé l\u2019épiscopat de Mgr Panet : l'érection du district de Montréal, en diocèse distinct, et celle de l'organisation civile des paroisses.Dès 1827, Ia Chambre d\u2019assemblée avait voté une loi établissant les procédures à suivre pour les érections civiles des paroisses.Il y eut de nombreuses contestations et on ne devait s\u2019entendre définitivement qu\u2019en 1831, c\u2019est- à-dire presqu'à la veille de la mort de Mgr Panet.Le présent rapport de l\u2019archiviste nous donne l'inventaire de la fin de cette correspondance, à partir du 3 janvier 1831 à l\u2019aurore de 1833, date de la mort du distingué prélat.Les deux problèmes qui duraient depuis quelques années continuent de présenter des difficultés.Mgr Panet écrit des lettres nombreuses à Denis-Benjamin Viger, délégué auprès du gouvernement anglais, pour obtenir la séparation du diocèse de Montréal de\u2019 celui de Québec avec Mgr de Telmesse, Mgr Lartigue, comme évêque en titre.On sait que cette requête avait tout d\u2019abord failli à cause d\u2019un faux-pas diplomatique qui avait indisposé l\u2019An- .gleterre contre les Canadiens français.On y voit enfin figurer toutes les vieilles paroisses de la province de Québec, dont un grand nombre existaient depuis au-delà de 100 ans, et qui n\u2019avaient pas encore de reconnaissance officielle au point de vue civil.Lord Goderich.secrétaire des - Colonies, écrit, le 3 janvier 1833, à lord Aylmer : \u201cThe Roman Catholic Clergy of Canada has always been known for loyalty and a peaceful devotion to the sacred duties of their office\u201d.L\u2019ABBE DE L\u2019ISLE-DIEU.Pierre de la Rue, trente-sixiè- me abbé de l\u2019Isle-Dieu, abbaye fondée en 1187, à quelques lieues de Rouen, fut, pendant plus d\u2019un demi-siècle le grand-vicaire de l'évêque de Québec, mais il ne vint amais au pays.L'histoire ne nous dit-elle pas qu'un évêque de Québec ne mit jamais les pieds dans son diocèse ?Mer de Mornay, en effet, fut coadjuteur, puis évêque de Québec, de 1714 à 1733, et ne vint jamais prendre possession personnellement de son siège.L\u2019abbé de PIsle-Dieu gouverna l\u2019église de Québec de 1739 à 1741 et, cependant, il vivait à Paris, et n\u2019était jamais venu en Nouvelle-Fran- ce, \u201cHatons-nous d'ajouter, dit le rapport de l\u2019archiviste, que l\u2019abbé 1 homme sage, d'un grand jugement ct d\u2019une expérience consommée, Sa situation n\u2019en était pas moins insolite par suite du peu de liberté que le roi de France accordait au Saint-Siège pour gouverner l'église dans ses états\u201d.Contrairement, toutefois, aux chapelains anglicans qui, sous le régime anglais, touchaient des soldes extravagantes, sans savoir même où se trouvait'le Canada, M.de l\u2019Isle-Dieu ne demanda jamais rien aux évêques de Québec.Il fit tout son travail pour la gloire de Dieu et le bénéfice de l'église canadienne, C\u2019est un des plus grands protecteurs de la religion au pays.Mais l\u2019intérêt de ses lettres, au point de vue de l'organisation de la colonie, au point de vue spirituel, ne le cède en rien à l'intérêt tout matériel que possèdent ses-mémoires.S'il s\u2019entend bien avec les Jésuites, il ne voit pas d\u2019un bon ocil les Récollets, surtout ceux de l\u2019Acadie.Les détails qu\u2019il fournit sur les agissements de ces derniers ne manquent pas de piquant, à tel point qu\u2019on.l\u2019accuse de charger un peu trop sur le manteau franciscain: Sait-on comment M.de La Marche administrait les affaires de l'hôpital de Montréal, en 1748, et comment il se proposait d\u2019en acquitter les dettes ?Ni plus ni moins qu\u2019en défalquant du chiffre des recettes une somme de 500 livres avec laquelle il a fait l\u2019acquisition d\u2019un billet de loterie royale.Déjà le sweepstake des hôpitaux! x .% +#% Qu'il suffise de dire que le Rapport de l\u2019Archiviste de la Province de Québec pour l\u2019année 1935-36 conserve son ton intense d\u2019intérét pour le grand public, comme pour les chercheurs, pour les économistes, les historiens, les biographes et les romanciers, Il est évident que M.Pierre-George Roy, avec les encouragements qu\u2019il reçoit des autorités, poursuit, par la publication de ces documents, une oeuvre patriotique et éminemment intelligente.Fulgence Charpentier.Nouvelle édition » Nous venons de recevoir la nouvelle édition des \u201cGoutelettes\u201d, du poéte Pamphile LeMay, due à la piété filiale de M, l'abbé Edgar LeMay, de Québec, et sortie des presses de l\u201c\u201cAction Catholique\u201d.Une lettre aimable et une dédicace accompagne cet envoi, Nous en remercions l'auteur àqui nous offrons nos bien sin- cèves félicitations et nos voeux de succès.: L'édition d'honneur des \u201cGoutelettes\u201d provoque l'admiration des amis du beau et du bien, Monseigneur Camille Roy, PA, V.G., l\u2019éminent Recteur de Laval, en a fait l\u2019_émouvante préface.Paul Richard, .petit-fils de Pamphile LeMay, en est le déli- - cieux illustrateur : (28 hors- texte).La toilette typographique est .d\u2019un goût exquis, (Format : 9% x 6%).\" En vente chez : L'abbé Edgar LeMay, 700, Chemin Ste-Foy, Québec.IEEE ENEERNEEEEEE J - \" 1 | ™ » Supplément de Jl\u2019Isle-Dieu était un\u2019 \u2026 \u2018e = - Fini al 5 8 2) , .\u201croe i d To \u2018 i 43 0 - a-menti am : ® La fontaine de Jouvence n'existe pas ! \u201cSonger a retrouver les forces de sa jeunesse n\u2019est qu\u2019une illusion, et-il n\u2019existe pas de cure, chirurgicale ou autre, contre la vieillesse et la décrépitude\u201d, a déclaré le docteur Morris Fishbein, éditeur du Journal de l\u2019Association Médicale Américaine, l'hiver dernier.\u201cIl n\u2019existe aucun moyen \u201cde vous rendre votre jeunesse uand celle-ci est disparue\u201d, dit- il.\u201cA ceux qui ont atteint la cinquantaine ou la soixantaine, la science médicale ne peut que dire : \u201cFaites de vos années dé- \"clinantes usage le plus utile que vous pourrez.Ayez un genre d\u2019esprit qui correspond a votre age\u201d.Voltaire avait autrefois écrit ceci, d\u2019une lapidaire façon : \u201cQui n\u2019a pas l'esprit de son âge.De son âge a tous les malheurs!\u201d Ce qui est un excellent conseil, couvrant tous les cas jmaginables de santé, de fortune ct de tempérament! > \u201cT1 n\u2019y a pas\u201d, dit le docteur Fishbein, \u201cla plus petite amélioration à espérer dans la transplantation des glandes de singes, de boucs, ou d'autres animaux, sauf qu\u2019un tel greffage peut parfois donner à un homme Pillusion qu'il va mieux, l\u2019impression qu\u2019il se sent plus jeune\u201d.Déclarant que les maux du coeur sont les causes du plus grand nombre de décès connus, le docteur Fishbein ajoute : \u201cLa meilleure façon de parer les coups de la maladie du coeur est de travailler moins fort, et de toujours éviter le surmenage, de prendre deux vacances annuelles au lieu d\u2019une, et de diminuer chaque jour l'heure du travail, tout cela pour soulager l\u2019effort du coeur et du cerveau\u201d.Quelques petites doses d\u2019alcool, comme le cocktail, par exemple, ont pour effet de rédüi- Ye la tension nerveuse, mais cette médecine préventive ne\u2019 doit être absorbée qu\u2019en très petites quantités car, autrement, le résultat ne sera pus ce que vous avez espéré\u201d.Parlant d\u2019autres maladies, le docteur Fishbein déclara ceci : Premièrement : Plus nous efforçons de garder en bonne santé les gens de plus de 45 ans, plus nous constatons que le cancer fait de profonds ravages après cet âge.Les savants cherchent la cure radicale de cette terrible maladie, et les charlatans d\u2019un bout à l\u2019autre du monde tapissent l'intérieur de leurs goussets * avec l\u2019argent qu\u2019ils obtiennent par l\u2019annonce d\u2019une cure nouvelle du cancer! De tous les chacals, de toutes les hyènes, qui se repaissent de la chair des morts et des mourants, les charlatans du \u201ccancer guéri\u201d sont les plus dénués de pitié! Deuxièmement : Aucun homme intelligent ne devrait maintenant se permettre de souffrir du diabète ou du mal de reins.Prenez les précautions nécessaires pour prévenir ces maladies.Soumettez-vous toujours à un examen médical périodique, renouvelé chaque mois ou chaque\u2019 saison.Troisiéemement : L'influenza et le rhumatisme sont la cause de la plus fréquente supercherie des charlatans.Il y a plus de remèdes imaginaires pour guérir ces maladies que pour toutes les autres ensemble.La science médicale ne peut offrir aucune guérison certaine pour le - rhumatisme avant d'en connaître les causes spécifiques.Dans la plupart de ces cas, le docteur \u201cSoleil\u201d est un excellent médecin! ,, Quatriémcment : Engraisser trop, devenif poids lourd aprés l\u2019âge moyen, cst une des choses les plus sérinuses.Vingt pour cent des humains, dans l'univers entier, pèsent un poids plus élevé qu'ils ne le devraient.L'âge de la machine, et l'arrivée de ja voiture automobile, ont supprimé \u201cla marche\u201d, l\u2019art de la promenade à pied.Le besoin de calories a disparu, mais l\u2019appétit demeure, Il y a amélioration, peut-être, car nous absorbons mille calories chaque jour \u201cde plüs qu\u2019en?1900, lès raffineries et les industries du sucre, bonbons, chocolats, étant responsables de cet état de choses, Cinquièmement : Si on appli., quait a la cure de la diphtérie toutes les connaissances qu\u2019on possède, il n\u2019y a pas l\u2019ombre d\u2019un doute que cette maladie serait supprimée pour toujours.Sixièmement : En 1823-1835, la durée moyenne de la vie, celle qu\u2019on avait raison d\u2019espérer était de trente-trois à trente-cing ans, Aujourd\u2019hui, cette moyenne est rendue à 59 ou 60 ans.La plupart des gains qu\u2019on a fait sous ce rapport ont été obtenus par la réduction de la mortalité infantile, réduction qu\u2019on établit en prenant le taux ancien de 275 déces annuels par cent mille bébés, tandis qu\u2019aujourd'hui, sur un même total, dans l'univers civilisé, on ne compte plus que cinquante ou soixante décès, dans le cours de l\u2019année qui suit la naissance.* *% æ Tout cela est fort bien, mais on pourrait encore prolonger davantage la vie humaine.Avant un demi-siècle ou soixante ans, quand on aura trouvé la cure du cancer \u2014 la véritable cure, cette fois-là, \u2014 la vie humaine sera calculée, au berceau, comme pouvant atteindre, en moyenne, un sommet\u2019 de quatre-vingt ans ct même de cent ans.Pourquoi as?Tous les enfants bien constitués, nés d\u2019une mère saine, sont créés pour durer \u201cdix fois leur période de croissance\u201d, comme la plupart des oiseaux et des animaux.Chez ceux-ci, il y a des exceptions, comme le perroquet, l\u2019éléphant et la baleine, qui vit de douze à quinze cents ans, dit- on, \u201cMille ans, c\u2019est assez\u201d, pourtant, pour cette grosse cor- settière, inconsciente qui n\u2019a pas pris \u201cla mesure de sa taille\u201d, grosse masse inintelligente qui remonte les côtes en soufflant le \u201cchaud et le froid!\u201d Tant pis pour elle, mais laissons-là \u201cce gros sujet\u201d et.revenons à l\u2019homme, \u201cpithécanthropus crectus\u201d, qui n\u2019est qu\u2019un animal perfectionné.quand il l\u2019est! Emile Faguet soutient que l\u2019homme devrait vivre \u2018dix fois sa période: de croissance\u201d.mais il a pris cette idée dans Bichat, un des plus grands médecins du monde, mort lui-même fort jeune (à 31 ans).\u201cDix fois notre période de \u201ccroissance\u201d, cela ferait cent cinquante ans de vie normale, J'aurais encore quatre-vingt-dix ans à vivre et j'en verrais de belles! Je verrais, par exemple, Hitler, qui est vierge, épouser Madame Veuve .Blum; les Espagnols s\u2019embrasser fraternellement; les Anglais lâcher leurs colonies; les .Américains renoncer au \u201cbluff\u201d et au mouillage de leurs actions; les Japonais prendre Sighapour ct lâcher le Manchukuo; les Français apprendre la géographie} les Canadiens cesser de se jalouser et entreprendre de se créer une littérature à l\u2019aide du seul génie littéraire qui leur reste; les Irlandais coloniser leur île et abandonner la politique; l\u2019ex-roi Edouard VIII faire couronner Madame Simpson Impératrice de Vas-Y-Voir et des pays circonvoisins; Mussolini renouveler l\u2019exploit de Pex-roi Salomon auprès de la reine de Saba; le professeur Pitkin s\u2019acheter un casque en rat Anusqué, ete, etc.Mais, n'anticipons pas, ct voyons à quel prix j'obtiendrais de vivre encore nonante années! Ne pas boire, ne pas fumer, ne pas manger (ou si peu, et rien que de la bouillie!) broûter plus tôt; ne pas travailler, ne pas voyager, ne pas me passionner pour une chose quelconque; ne pas lire le soir; parler très peu; éviter la présence des femmes, des tableaux, du vin, de la musique, et toutes les manifestations excitantes, etc, ete.En un mot, vivre d'une vie immobile, inerte, végéthtive, comme un agneau dans le champ, ou con- me un pied de poireau! Merci bien !-Je sors d\u2019en prendre *,.- MEDICUS.Dimañèhe, 9 mai-1937 rarest?\"~~ ES - - = Les lettres:de.la mère Marie-Andrée Duplessis ee ee Quelle édifiante et'intéressante lecture de Pâques nous avons faite récemment, et qui nous est tombée sous la main.: ou plutôt sous les yeux, en feuilletant la collection de la savante revue \u201cNova Francia\u201d, organe de la Société d'Histoire du Canada, qui à paru à Paris de 1925 à 1931! Les collaborateurs ont mis à jour de précieux documents concernant notre histoire du Canada, entre autres M.A.Léo Lemayrie qui, à force de patience et de recherches, a découvert les précieuses lettres de la Mère Marie-Andrée Duplessis de Saint-Hélène, qui fut la treizième supérieure des Hospitalières de l'Hôtel-Dieu de Québ& et qu'elle a écrites de 1720 à 1758 à une amie d'Atobeville, en Picardie, et à Messire de Montigny.prêtre des Missions Etrangères, bienfaiteur des Hospitalières.Ces lettres contiennent nombre de renseignements inédits sur la vie à Québec en ce temps-là.Et ce sont ces lettres qui nous ont procuré cette lecture dont nous parlions tantôt.On a cherché longtemps ces lettres de la Mère Duplessis dont on soupçonnait l'existence par certaines notes trouvées dans la collection Philéas Gagnon conservée, comme l\u2019on sait.à la Bibliothèque de Montréal, et dans les cahiers de l'abbé E.M.Gagnon.Finalement, M.Lemayrie eut le bonheur.que seul connaît le chercheur \u2014 de découvrir trente-deux lettres de cette religieuse qui avait alors, à cette époque.le soin des pauvres de l'Hôtel-Dieu.Cette découverte fut faite dans les cartons des Archives Nationalesparmi les papiers du sieur Bourdeaux, marchand drapier de Paris qui.lors de la révolution.vit ses papiers et ses biens séquestrés et sous scellés.C'est par l'entremise du sieur Bourdeaux que la Mère Duplessis de Sainte-Hélène faisait parvenir ses lettres qu'elle écrivait de l'Hôtel-Dieu à ses amis de Picardie.entre autres Madame Hecket de la Cloche, et Messire de Montigny.La Mère Marie-Andrée Regnard-Duplessis de Sainte-Hélène naquit à Paris.le 28 mars 1687.Elle était la fille de Georges Regnard Duplessis.seigneur de Morampont et de Lauzon, trésorier de la Marine en la Nouvelle-France.Elle entra en religion cinq ans après son arrivée à Québec, le 2 juillet 1707.âgée de vingt ans, et fit profession.le 8 jJanv'er 1709.prenant le nom d Sainte-Hélène.Elle mourut le 23 janvier 1760 dans sa cinquan- te-deuxième année de religion.Elle avait six frères et une soeur.cetiv dernière née à Québec et Hospitalière avec elle à l'Hôtel-Diev de Québec sous le nom de Genevieve Regnard Duplessis de I'En- fant-Jésus.Elle faillit périr dans l'incendie de l'Hôtel-Dieu.lc 7 février 1755.Le plus illustre frère de ces deux religieuses fut le Père François-Xavier Regnard Duplessis.s.j.né à Québec, le 13 janvier 1694 et qui fut l\u2019un des plus célèbres prédicateurs de son temps.Un autre des frères Regnard-Duplessis, né à Québec, cut Frontenac pour parrain.Nous ne croyons pas que personne n'ait donné.soit dans de: lettres, soit dans des mémoires ou des relations.des détails plu: précis et plus complets, par exemple.sur les moeurs des sauvages de la Nouvelle-France.leurs costumes.leur façon de vivre.et seul.croyons-nous, Pierr: Boucher.ancien gouverneur des Trois-Ri- vitres.dans son \u2018\u2019Histoire Véritable et Naturelle des Moeurs et Productions du Pais de la Nouvelle-France\u201d a donné autant de détails sur la vie de ces sauvages.\u2019 Lettres curieuses que ces lettres de la Mère Duplessis de Sain- te-Hélène où il y a de tout: anecdotes, récits de drames, reportage de faits divers sur la vie à Québec en ce temps-là.crises et misères de toute nature.Nous aimons à noter ce qu'elle dit à son amie d'Abbeville de cette fameuse querelle religieuse qui éclata après la mort de Mgr de Saint-Vallier, entre le Conseil et le Chapitre, alors qu'il y eut arrestations, déportations, persécutions de toute nature.notamment contre les pieuses Hospitalières qu'on \u2018avoit traitez fort durement dans leurs propres chaires sur ce qu'elles avoient dit que leur Comt\u2019 \u2014 communauté \u2014 avoit toujours été plus paisible quand elles avoient eu des Confesseurs jésuites que lorsqu'elles avoient eu des prêtres\u2019\u2019.Propos qui, ajoutait la Mère Duplessis de Sainte-Hélène, \u201c\u2018avoient tellement choqué ces Messieurs, \u2014 les Chanoines.\u201d\u2019 \u201cqu\u2019ils ont cru le clergé flétri et des- sonoré.\u201d Alors, \u2018\u2019ils ont exercé contre ces bonnes filles tout ce qu'ils ont pensé qui pouvoit les mortifier, ils ont empêché les 7 discrettes de communier et de se confesser toute l'année, n'ayant donné à personne le pouvoir de les absoudre, elles n\u2019ont pas fait Ni pâques, ni jubilée et elles se sont vues à la veille d'être excommuniées.| : Que d'autres citations il y aurait à faire dans ces lettres sur la vie, religieuse et civile, en la Nouvelle-France et qui feraient voir quelle subtile observation fut cette fille de la grande et belle famille des Duplessis-au Canada! con Damase POTVIN.Dimanche, 9, mair1937.1837-1937 Bonaventure , Viger Extraordinaire personnage que ce patriote de 1837 dont L.O.David a brossé le portrait dans I'\u2018Opinion publique\u201d de 1877.Il naquit à Boucherville, Son père était cousin germain de D.B.Viger, En 1837 il était un solide gaillard plein d\u2019entrain, de vigueur physique et morale qu\u2019il était prêt à dépenser au service de sa patrie que les bureaucrates tyrannisaient.Il devint comme le chef des patrio- Les du comté de Chambly et l\u2019un des plus fidèles disciples de Papineau.Il était à la grande assemblée de Saint-Charles, le 24 octobre 1827 et seconda l\u2019une des résolutions qu\u2019on y passa.Un dimanche, à la porte de l\u2019église paroissiale, il convie les citoyens à sa maison.Là, il leur fait un discours patriotique et les enrégimente.On fait quelques exercices militaires et l'on fond des balles, Le 16 novembre, des mandats d\u2019arrestation furent émis contre lui.Un jour, il apprend que deux patriotes ont été faits prisonniers, Il monte à dos de chevai et avec quelques hommes.s\u2019embusque dans un fossé.A l\u2019arrivée de la cavalerie a:iglaise, il simule des manoeuvres militaires, tive quelques coups.de fusils, blesse le commandant, met le détachement en fuite.Dans la déroute, on abandonne les deux prisonniers.Viger les libère et les ramène chez lui oll lon fêta la première triotes sur les bureaucrates._ Bonaventure Viger fut arrêté e: incarcéré.Jugé et condamné à la pendaison, il bénéficia de l\u2019amnistie de Durham ct prit le chemin des Bermudes.Son exil ne fut pas long.Cette mesure ayant été dé- suvouée à Londres, les exilés revinrent.Débarqué aux Etats-Unis, il brûlait du désir d\u2019envoyer des balles aux Anglais.Dans une de ses incursions, un nommé Vosburgh fut tué pencant que sa maison etait incendiée par Donaventure Viger.Il fut arrêté et accusé de meurtre avec Jodoin et De Cartonnet, Les accusés subirent leur pro- tés, Mais les jurés ne purent s\u2019en- \u2018tendre sur le verdict et ils furent libérés sans caution.Depuis cette époque, Bonaventure Viger mena une vie paisible sur une,ferme de Saint-Bazile, Ses fromages devinrent aussi célébres que ses exploits patriotiques, D.I\u2019.Route Québec a Montréal La route Montréal-Québec date de 1734; nous la devons à un grand voyer de la Nouvelle-France, M.Lanouiller de Boisclerc.Ayant fait réunir par des routes carossables, les paroisses échelonnées sur la rive nord du Saint-Laurent, il décida, en août 1734, de se rendre à Montréal par ces chemins, ce qu\u2019il fit en quatre jours et demi.Dire que nous effectuons le même trajet en quatre ou cinq heures de notre temps ! ° e UPPRIMEZ LES VILAINS Pails Follets Instantanément\u2014sans dou Jour dans le secret de votre propre chambre, PILEX la cire mervellleuse qui atrophie Ia racine même des polls follets.Approuvée par toutes les autorités.Hauterecommandée par \u2018\u2019Cousine Blanche\u201d, l'experte.part- PI LEX, 75c slenne en beauté.Démonstration et conseils Shani Pret GRATIS lundi, mercredi ct samedi apris-midis, e Laboratoires Coquette 197 Ste-Catherine Ouest (près Bleury) Téléphone: HArbour 4677 MONTREAL , ; Supplément | victoire des pa- Comment on fue les chiens pour leur apprendre à vivre eo 00 Les chiens en ont cu pour leur compte, au cours de la semaine dernière.à l\u2019Assemblée Législative et dans un,certain comité parlementaire.On a ourdi leur mort dans les deux cas.À la Chambre les députés ont adopté un bill -dont l'objet est de permettre de tuer les chiens errants contre lesquels il y aura des plaint:s.Au comité de Chasse et Pêche.on a demandé leur destruction même quand il n'y a pas de plaintes contre eux quand ils seront rencontrés errants et sans muselière.Il est vrai qu'ils ne s'agit que des chiens errants: les autres.les chiens de \u2018\u2019perron de porte\u201d comme on les appelle.on les laissera tranquilles.Voilà une bonne partie des plus fidèles amis de l'homme condamnés à vivre.c'est le cas de le dire, une vie de chiens.Chaque année.comme cela.au sein de nos députés.on en à ontre une classe de quadrupèdes.Une année, on mettra la tête des ours à prix: une autre année.ce sera le tour des loups qu'on décidera d'occire.C'est vrai que.comme le disait Alphonse Karr, parlant de l'abolition de la peine de mort chez les humains.ces wnimaux, s'ils ne veulent pas être ainsi condamnés à mort.devraient commencer.Les chiens errants, les ours, les loups en veulent un peu plus que de raison aux moutons, aux plus inno- -ents de nos animaux domestiques qu'il faut bien protéger pu's- qu\u2019ils ne sont pas capables de se défendre eux-mêmes.Ce n'est pas la première fois qu'on ourdit ainsi la peine de mort contre les chiens errants.On a célébré à l'envie le courage et la force des fameux chiens du Labrador et les grands services qu'ils ont rendus ct rendent encore aux pauvres gens de ce pays.Et pourtant, sur la Côte Nord du Saint-Laurent, on leur en a voulu, \u201cest le cas de le dire.à mort.à ces rudes \u201chuskies\u201d.1! faut nous détromper si nous croyons qu'on les encadre, là-bas, ces bienfai- \u2018eurs à quatre pattes des côtes labradoriennes.Vous allez voir.Dans le journal inédit d'un des fondateurs de Havre Saint- Pierre, le chef-lieu de la Côte Nord.Placide Vigneau.journal qui :ontient.jour par jour.3 peu près toute l'histoire de cette loin- aine partie du pays.et que j'ai déjà eu l'occasion de citer.je Vois Julen 1899.durant le mois de mai, on a exterm\u2018né presque tous \u2018es chiens de l'endroit dont le:nombre s'élevait à tout près de 500, soit une moyenne de trois ou quatre par famille.C'est que.au mois de mars précédent.le conseil municipal de Havre Saint- Pierre avait passé un règlement décrétant une taxe de $4.00 par \u201cête de chien, c'est-à-dire.écrit l'auteur du journal, \u2018\u2019pius que le \u2018hien ne vaut\u2019.Inutile de dire que dans ces conditions personne ae voulut garder de ces fidèles amis de l'homme.On les passa donc tous au fil du fusil.- À TRAVERS LA PETITE HISTOIRE \u2014 * Direction : Jean SAINTE-FOY \u2014 Quelques années auparavant.alors que l'on songeait a faire l'élevage des porcs sur la côte nord.on avait pensé tuer les chiens qui dévoraient les cochons.mais on crut qu'ils étaient indispensables pour les charrois de toute nature sur la côte, en tout cas qu'ils étaient.pour ces fins.préférables aux boeufs.Et ces derniers, en 1893.furent sacrifiés au nombre d'une soixantaine aux -hiens dont le nombre se mit à croître au point qu'on en comptait 500.comme on vient de le voir.en 1899.Mais, cette année-là, \u2018es idées changèrent de nouveau et, après l'imposition de la taxe municipale, on prétendit que les chiens étaient plus nuisibles qu'u- \u201ciles.M.Vigneau note que le règne des chiens avait dur: dix ins.Et il ajoute: Si l'on met de côté le petit chien du Dr Tremolay et celui du bonhomme Elie Lavoie, qui ont préféré garder es leurs plutôt que de les tuer.on pourra dire que deux seulement ant échappé au massacre.ce sont les deux que je garde sur l'Hle- aux-Perroquets \u2014 dont M.Vigneau était gardien.\u2014 et que je fais hiverner à Longue-Pointe: et pour la satisfaction de ceux qui dans les siècles futurs liront l\u2019histoire de la Pointe.je donne leur nom: \u2018Rover\u2019 et \u2018Plaqué\u2019.: Nous voyons dans le même document qu'après l'extermination des boeufs.d'abord, puis'celle des chiens sur la Côte Nord, quelques habitants commencèrent à avoir des chevaux qui valaient mieux que les boeufs et les chiens\u2019.Pourtant, notre vieux \u2018 et intéressant mémorialiste note au sujet des chevaux: \u201cll y en a toujours eu un ou deux depuis que la Pointe est habitée, mais ils n\u2019ont pas accompli de miracles\u2019.LL ' ; Comme on le voit.il y a dans l'histoire de la race canine de notre pays de bien sombres pages à ecrire.- Jean SAINTE-FOY.BE Eee ea ST EEE EE A Emme me bad à monde qui doit jaillir d'un creuset où bouillonnent tant d'énergies contraires.Remercions Dieu de nous faire vivre dans les conjectures actuelles.Il faut être fiers d\u2019être les témoins, les observateurs de cette tragédie qui va boulever- II n\u2019est plus permis à qui que ce soît d\u2019être: médiocre Le cardinal Verdier raconte: J \u2014J'ai été reçu par le Souverain Pontife au début de sa maladie.Les paroles qu\u2019il m\u2019a adressées resteront toute ma vie dans ma mémoire.Leur élévation m\u2019a presque inquiété.I! m'a semblé que ce vieillard de quatre-vingts ans ne pouvait tenir un tel langage que parce qu\u2019il était au bord de l'éternité.LE PAPE A DIT: \u201cLa crise que nous vivons est unique dans l'Histoire.C\u2019est un ser le monde.Il n\u2019est plus permis à qui que ce soit d\u2019être médiocre.Tous les hommes ont l\u2019impérieux devoir de songer qu\u2019ils ont une mission à remplir, celle d\u2019élre meilleurs les uns pour les autres et de faire [l\u2019impossible, chacun dans la limite de son activité, pour améliorer le sort de l'humanité.\u201cCe sera l\u2019honneur de cette génération, si elfe comprend sa mission, d\u2019avoir aidé pieusesement le monde à améliorer son sort.\u20145\u2014 couronnement bonnet de velours fourré d'hermine et le grand manteau du sacre, Huit pages, les \u201cyeomen de Ja garde\u201d.en pourpoint et haut de chausse, en soutiendront la traîne.Quant à la reine Elizabeth, elle sera parée d'une cape d\u2019hermine et d'une robe de velours écarlate.La traîne longue de six mêtres, rehdussée de broderies d'or, ou la rose d'Angleterre, lv chardon-d'Eéosse, le trèfle dIir- Jande, l'étoile et lerlotus des Indus se mêéleront à des feuilles de chène entonrant l'E couronné de ses initiales, sera portée par la grande maîtresse de la Cour et six dames d'honneur.Un cortège royal accompagne- * Ya les souverains: les onze étendards de l'Empire, les \u201cRéga- Has\u201d, ce trésor suns égal de la couronne, le haut bâton de saint Édouard, terminé par une pointe d'acier, tel que le roi la tint autrefois en pénétrant dans l'ah- bave: le sceptre surmonté d'une croix et le sceptre surmonté d'une colombe, les épées d'Angleterre: la \u201cCurtana\u2019\u201d, la plus coûrte et In plus arrondie, celle du pardon, Ja seconde: celle de la justice spirituelle: le Globe d'or et li Couronne, que les \u2018airs du Royaume auront l'insi* rue privilège de porter,» Puis viendront les évèques tenant le Calice, la patène de saint E-douurd,\u2014i i> Bible.Le roi et In reine prendront pluce dans les deux chaires d'Etat disposées à J'entrée du transept droit.L'ARCHEVEQUE de Cantor burv, cmvotré du grand chance lier, du grand chammbeHan, du grand maréchal et du grand con- nétable- prononcerg alors quatre fois à Luce Voix: \u201cJe vous présente ici le roi George, souverain non contesté de ce royaume, Vous dont qui ètes venus ici pour lui rendre honnnage, dites si vous voulez rendre cet hommage\u201d?* Paroles séculaires auxquelles le choeur répondra : \u201cGod save the King!\u201d LE ROI prêtera sur la Bible le serment solennel puis ira s'asseoir sur le trône d'Edouard le Confesseur.Quatre chevaliers de l'ordre de la Jarretière élève- vont au-dessus de sa tête le duis de soie cramoisie aux coins empanachés de plumes Dlanchessoutenu par quatre lances d'or.Le moment suprême de la cérémonie est arrivé; celui du sacre.Le doyen de Westminster prendra la Sainte Ampoule miraculeuse de saint Thomas Becket et versera dans la cuiller TOUS PE ETES AS Les fetes du.d'or l'huile sacrée avec laquelle I'archevéque de Cantorbury oin- dra le monarque, en forme de croix, sur la tête, à la poitrine et à la paume des deux mains.Le prélat placera ensuite sur ces LA PRINCESSE ELIZABETH Héritière présomptive du trône.m6 : LA FAMILLE ROYALE épaules le rochet et le vêtement de drap d'or, sorte de supertu- nica, lui remettra T'épée, 1'étole brodée, le manteau, le sceptre, le globe et l'anneau.Puis il béuiva la couronne et priera en ces termes: \u201cO Dieu - qui es la couronne des fidèles.bénis et sanctifie ton serviteur George, notre roi, et comme tu as ce jour posé sur sa tête une couronne d\u2019or pur, enrichis son coeur royal de toutes les vertus princières.Au nom du Roi Eternel Notre Seigneur = Jésus- Christ\u201d.L'archevêque posera sur la.tête du roi la couronñe de saint Edouard en ajoutant.: \u201cDieu vous ceint d'une couronne de gloire et d'équité\u201d.Aussitôt tous les pairs et les rois d'armes se couvriront de leurs \"\u2018\u2018coronets\u201d, tandis que montera un cri unanime: \u201cDieu protège le roi!\u201d .Sacré et couronné, le roi recevra aussitdét aprés l'hommage de ses sujets.Le dernier duc de Gloucester s'inclinera le premier devant son frère et prononcera le serment que rediront.après lui les princes du sang et les lords : \u201cJe deviens en substance votre homme lige de corps et d'âme.En foi et en vérité, je jure de travailler en tout pour vous dans la vie et jusqu\u2019à la mort.Que pour cela Dieu m'assiste\u201d.La reine Elizabeth, agenoufl- lée sur un prie-Dfeu au pied\u2019 de J\u2019autel, recevra à son tour\u201d de l'archevêque = de Cantorbury l\u2019onction sainte, l'anneau d'or, le sceptre et la couronne de gloire, d'honneur et de vertu\u201d, \u2018routes les paîresses se coifferont à: cét instant de leurs propre coronets.La souveraine tenant en sn main droite le sceptre et en sa gauche la verge d'ivoire \u2018ornée dine colombe, ira ensuite s'asseoir sur son trône, placé à gauche de celui du Roi et en couvre- bas de deux marches, .Un moment, Leurs Majestés demeureront ainsi.Li, s'arrêtera I'Apothéose Royale.\" Ayant touché le faite.des grandeurs humaines, les Souverains se dépouilleront alors \u2018du manteau, de la\u2019 couronne et-di\"hcep- tre pour.aller s'agenouiller à la - Supplément tablé sainte et recevoir la coum- munion, : ; Ainsi s'achèveru cette cérémonie historique.Durant le couronnement, comme nous l'avons dit, c'est toute ~ : ÉA PRINGESSE-MARGUERIT] ROSE l\u2019histoire de la nation qui détile.Les objets du sacre, les lieux où îls sont célébrés, tout parle des choses d'autrefois.tous les temps se trouvent représentés en un saisissant raccourci, + Ditranchen9;ppai-1937-\" \"cest à Westminster qu'était ; Amitivement réservée la -gaxde go trésor gui enfe dela Tour \u20ac apgleterre, ymé dans un calinet une t'Adition \u201c\u2019e ambellan a couronnement, rece- diférentes\u2019 pièces des oyen de Westminsterécleuses reliques\u201d sont lportées, la\u201d veille.du \u2026 sous bonne garde! abbaye.grand ch satin du wir les mains du d Les cone grand jour 2 a la fameuse uronne qui sera posée front de George VI n'est que celle de saint Edouard elle n'est portée qu'une et, la cérémonie ache- we.quand le souverain se ren- qa de l'église # Ja salle «du \u201cvestminster, l'antique diadème gerd remphicé par une autre couronne Tite spécialement à sa tte, La ¢ sur le autre cuis sople fois Vu détail curieux, La couron- \u2026.de saint Edouard n\u2019est .elle- sème qu'une réplique imitée de = comme d'ail- mémoire tout eqs.Ia couronne de sainte vdith desinee à la reine, vüand H y ena une.On les sit à la fin du XVIe siècle à la snite de la destruction des origi- -aux par les partisans de Cromvel qui les déchiquetèrent à conps de hache ef les vendirent «1 poids de Tor, Après in couronne, les sceptres.Ils sont au nombre de cinq.Sont chacun possède un sens symbolique.Le steptre fi Li colombe, représente la clémence du roi.Jadie, an sacre des rois de France à Reims, un lâcher de pigeons sur la place du parvis avaît la même signification, Puis ce sont Jes quatre épées: épée de Misé- Horde à Li pointe brisée, épée la justice Spirituelle- à là soint= c:noussée, épée de Justiee Temporelle aiguë et tranchante et enfin, épée d'Etat.A peine s'est-il assis dans ln chaire de suint Edouard, le roi recoit de l'archevêque de Canla tête, les mains, la poitrine, les épaules et les bras.Aussitôtpour éviter tout contact impur, les mains du souverain sont gantées des gunts écarlates épiscopaux et sur sa tête, on pose une coiife de lin, bien attachée.11 est vêtu d'une aube et d\u2019une dalmatique, chaussé de.brodequins «t de sandales et, sous son man- \u2018eau somptueux impérial, il por\u2019: e une étole d'église.Quant au ostume des personnages du cor \u2018êge, c'est le triomphe de l'éti- vette: l'uniforme des pairs et les pairesses est déterminé avec :n soin Înoui, chaque centimè- \u2018ve de tissu à été mesuré, les \u2018Îtres se comptent par les taches avires sur la blancheur de l\u2019hermine, par la forme et la hauteur du diadème, par la longueur de.la traîne qui varie dé une à.trois aunes, selon qu'elle désigne du- \u201ché, marquisat, comte, vicomte vu baronnie.C'est le triomphe \u201ce l'archéologie.On voit ressus- viter toutes les noblésses de \u201chistoire: toutes los époques depuis Marie Stuart sont là, en \u2019ustancorps ou pourpoints cre- ves du XVIe sièele, habits à Ja française de la cour des Stuarts, culottes de satin du siècle d'Addison, frac bleu, barbeau et bas de soie blanes contemporains de Wellington, chapeau de feutre à long plumage, tricornes galon- Rés et brodés de dentelles, bôt- les molles, souliers à boucles ou escarpins à touffes de rubans, Manteau trainant ou court man- ielet.Et tous ces vêtements sont rodés à l'épaule-gauche d'un-in- *igne, d'une croix où d'une cou- \u2018onne.Lv spectacle est admira- \u201cle et impressionnant.co Usages pittoresques Suivant le rite, le.grand chambellan apportait jadis au voi sa chemise et l'habillait.En raison de ce service, il recevait quaran- le aunes de velours cramôtet Pour ne robe, plus le lit, le mobilier et la literie\u201d de.Ja chambre 0h le roi avait couché la veille.du sacre, en ajoutant ses habits \u20ac sa chemise de nuit.George VI offrira encore \u20181a Tobe en nature, .Pôur \u2018le - vost, : nature.Pôur.le -reste, Te somme ronde en orgent re- Présentera les autres salaires.LES rete Le grand maréchai \u2018portait«la Di Act 1027 \"manche Spai, 1937 royal.I! est \u2018aujons le Londres.Mafi an SAL G80 amyl eut jamais et elle \u201coblige \"le a venir, le: terbury l'onction solennelle sur - .Ànéseritant ; fête, moyennant voi, il\u2019 recevait Teg ,Montés par le roi et la rejpe pdars.Ia marchewdii: sggre, Aver les brides, selles et caparaçoï PIû# la nappô du Covert.\"Et an.fin.les carcasses de tous les: cygnes et hérons qui étaient servis! Soyez certuins qu'aujourd'hui le grand maréchal recev lit un» compensation qui.sans aller jusqu'aux carcasses des viseaux, - \u201ccouronne.du: rof et l'aidéit à Ja Doser sue sn \u2018moy, # 4.de, lait, d\u2019abatis de chapons, de | yer tL Sure, d\u2019épices, et de poulet qui les paléfpgté FL ase \u2018bouilli- puis grillé,.Pous- Trédition.C'est comme, de./ 18» Parce qu'il ei a été toujours = \u201cBinsi- - - aU gE ~ Le champion du roi : .Voici un épisode extrémement pittoresque.Duraitt le ,second service du hanguet, si tants verront la porte s'ouvrir et Voici qu'apparaîta dans la salle un cavalier.blanc armé de toutes pièces, le manteau richement brodé, secouant sur son heaume En grand panache de plumes les assis- - tion suivante, écoutée dans -le silence le plus complet \u2014S'il est ici quelque personne de quelque rang ou Etat que.ce soit, qui veuille prouver que le roi George VI n\u2019est pas l\u2019héritier légitime et le roi de ce royaume, moi.Robert Dymoke, ici présent, son champion, offre mon gang, pgar song \u201cdans sa querelle, \u2018Contre: thute Heit ne, jusqu\u2019à Ja mort! Par-deux fois, \u2018ve défi sera répété ét à là fin de la seconde.proclamation, le chevalier jettera son gant sur le sol.sera substantielle et le satistern pleinement.Impossible d'énumérer les cent autres officiers, armurlers, sénéchaux, panetiers, échansons, écuyers tranchants, etc, por teurs de sel, qui se partagent les différents services du touronne- ment et du banquet.Signalons cependant que ce sont toujours dès barons de Cing-Ports~ qui soutiennent le dais au-dessus\" tle la tête royale.Les Cotes de Pembroke ont le devoir.immémorial de porter les éperons.Les scignems de Workshop fouryissent depuis des siècles le - gant pour la main droite dn chet diBtat.Ceux de'l'île de Man -of- .ffent deux faucons.| \u2018Durant le banquet, au second service, les lords d\u2019Addington :un potage \u2014 au de- parfaitement: -Jmman- -\u2014 composé d'amandes, * deuran - geable .d'autruche.Le cheval est toujours couvert de housses aux armes d'Angleterre.et de Prance.Un héraut d'armes précédera le gentilhomme qui traversera la salle à cheval et saulera à terre pour venir s'incliner \u2018en une respectueuse révérence devant Sa Majesté George VI.Alors, un \u2018\u2018roi d'armes\u201d criera d'une voix très haute: -\u2014\u2014D'où venez-vous, chevalier, et que prétendez-vous faire ici?\u2014Je suis Robert Dymoke, seigneur de Scrivelsby, champion héréditaire du roi et le lieu d'où je viens n'est pas un lieu de la terre, ni la raison pourquoi je viens n\u2019en touche point aucun endroit, ni aucun pays, mais seulement cz point! I1- donnera ensuité»-parolejau .héraut-pour faire la proclama- \u201c ded Mh Supplément.Une coupe de vin sera alors apportée par l\u2019échanson royal.Le roi et son champion boiront À même, Puis, Dymoke, ayant répété une troisième fois son défi, se retilera, emportant comme rétribution la coupe et son couvercle d'or.11 doit y en avoir quelques-uns, depuis des générations, dans la famille!.L\u2019hommage des vassaux A la croisée de la nef et des transepts, on.dresse une estrade sur laquelle le\u2019 roi prend place entouré des grands officiers d\u2019Etat, du roi d\u2019armes, des évêques et leurs servants, et enfin, des pairs porteurs des quatre épées.An mileu du silence haletant, le roi se lève et s\u2019incline à\u2018la ronde ,pendant que l'archevé- que de Cantorbury,.le.grand:maréchal, le*grand chapceller'et-le - \u2018tableïment souverain \\ ~ mayonngise, .and \u20ac anétable se Fortent;aux \u2018 juatre coins et \u2018que l\u2019archeyêque s'écrie d\u2019une vofx éclatante : \u2014 Messieurs, je vous présente ici le roi George VI, incontes- de ce royaume, Vous êtes venus ayjour- d'hui \u201cpour lui, faire hommage.Etes-vous -prêts it le faire?La question est répétée aux quatre points cardinaux et, à chaque fois, In foule rugit: \u201cDieu sauve le roi George VI!\u201d Et c'est une fanfare éclatante de trompettes qui souligne le ef, Le couronnement a lieu, enfin, A cette seconde méme oq le roi est solennellement consacré, un signal parti de toutes les tours de l'abbaye déchaîne les canons de Ja Tour de Londres et ln batterie, de Saint-James Park, Une clameur immense, inouie, totale.emplit lu ville de l.ondres, it rendre sourd l'homme aux oreilles lès plus résistantgs, Quand le défilé de ceux qui viennent prêter hommage commencera.il y en aura pour des heures entières, Car non seulement sont li les seigneurs du royaume de Grande-Bretagne, mais tous les représentants des Dominions et colonies: Canada, Indes, Afrique, Australie, Nouvelle-Zélande, Hes du Pacifique, ete Un trait particulier: quand les seigneurs d'Ecosse venaient jadis \u2014 ils le feront sans doute, cette fois encore \u2014 ils étaient tenus d'emporter un peu de terre natale dans leurs bottes.Nul lcossais, en effet, ne devait voir le roi couronné suns qu'il eut ses deux pieds reposant sur le sol national! Le festin royal Un prodigieux banquet termine toujours la journée du sapere.Sur trois tables dressées en fer à cheval dans la salle de Westminster, apparaissent de$ piles de vaisselle, et la table royale qui se (trouve en face du trône se couvre de l'argenterie historique de Jaëques I.I ne faut pas moins d'un jour entier pour préparer ce couvert.de géants.Faute de temps et de place pour suivre le déploiement de ces splendeurs gastronomiques, assistons tout au moins, à l\u2019arrivée du premier service, le sergent des écuelles ape pelle le premier plat et commence par Je goûter .personnellement.on le fait ensuite défiler en procession à travers toute.li salle avec accompagnement - de trompettes et aux applaudissements frénétiques de l'assem- biée.Deux cleres de l\u201c\u201chabit vert\u201d, le maître de lu maison, six sergents de masse, le grand maréchal, le grand intendant, le grand connétable, tous couronnés el à cheval (douze cavaliers par conséquent), puis, six autres sergents de masse, un contrôleur et un trésorier, le sere vant du roi et ses aides, préçè- dent le plat fumuant porté par des gentilshommes suivis eux- mêmes de deux clercs de cuisine en satin noir.Au banquet pour.le sacre d'Edodward VII, le grand- père du roi-actuel, on servit 70 soupières de potage à la tortue, deux gigantesques quartier de boeuf, 100 plats de homard à la 90 pyramides de cailles, 100, plats de soles, elc., ete, Le peuple a toujours su part dans ces réjouissances, Au sabre d'Henri VI, neuf fontaines, dans \u201cle quartier de Cheapside, ruisselèrent toute la\u2018 journée de vins blancs et Touges.Au couronne- -ment d'Edouard VII ,un banquet monstre, fut donné.à un demi- nillliôn de pauvres à la rola! ~ | mT a . * Assise dans une chaise longue, au milieu du vaste parterre qui borde la villa \u201cMon Bonheur\u201d, Mme Lavallière, se remémore chacune des étapes de sa jeunesse, heureuse ou malheureuse; ct les larmes que lui avait coûté son bonheur présent, bonheur qu'elle avait bien mérité aprés une lutte longue de trois années.\u201cJulyana\u201d, c\u2019était la jeune file blonde aux grands yeux bleus, que tous admiraient, non pour sa beauté physique car elle en était l\u2019antonyme, mais son coeur aimant, sa belle âme sympathique se reflétaient sur ses traits juvéniles.Cet attrait par- - tièulier, indéfini, qui attire, captive, elle le possédait mieux que toutes les beautés de son époque.Malgré ses études forcément abrégées, n\u2019était-elle pas la plus apte à lancer un trait d\u2019esprit, quand ses amies laissaient tomber lamentablement la conversation, dans leurs réunions mondaines.Ce qui donnait l\u2019occasion aux jeunes gens les plus cultivés de la remarquer par son intelligence et sa gaieté, toujours en éveil.id Et, c\u2019est logique, ses amies en devinrent jalouses et l\u2019appelèrent \u2018\u2018l\u2019Illettrée\u201d\u2019! Un soir en revenant de l\u2019ate- , lier où elle gagnait sa subsistance elle rencontra celui qui devait être son mari! Jeune homme distingué, cheveux bruns, joli carabin dans sa dernière année d'études, Michelin Lavallière se laissait aller à la rêverie en suivant la rue principale de la pittoresque ville de X.Il rêvait.souriant au bonheur, ce privilégié! Beauté, fortune, succès, il ne lui manqua\u2018t ue l\u2019amour, et sans s\u2019en douter, i] venait au devant de lui.Tout savant qu\u2019il fut, n\u2019en ignorait-il pas l'existence dans son coeur de vingt-cinq ans, bientôt ?En arrivant à l\u2019angle de la rue, il sglua courtois, \u201cCelle\u201d \u2018pour qui fl devrait lutter, parce qu\u2019il l\u2019aimerait d\u2019un amour indestructible! Des phrases banales furent échangées et Michelin reconduisit chez la \u201cbelle July\u201d, comme il l\u2019appelädit souvent.Elle l\u2019invita à revenir, on les vit souvent ensemble, en soirées, au cinéma, et déjà on chuchotait : \u201cl\u2019Ilettrée\u201d! Est-ce possible?.Comment a-t-il pu faire les premières démarches ?Enigme.En effet, pourquoi s\u2019étaient-ils rencontrés ?.Pourquoi s\u2019étaient-ils aimés ?Pour lutter et vaincre.peut- être!!! ; \u2018 Les parents de Michelin, gens hauts cotés de la ville de X apprirent par quelques charitables commères, la fréquentation de Jeur cher fils! Connaissant-l\u2019inégalité des classes, et le manque d'instruction de cette jeune fille, le papa informa Michelin \u201cqu\u2019il fallait mettre un frein a son coeur! (comme si on en était capable).Qu'un intellectuel tel que lui ne pouvait épouser une.\u201cilèttrée\u201d; Michelin, indigné, d\u2019entendre qualifier \u201cd\u2019inférieure\u201d son amie, Tépondit à son père : \u201cPapa, j'ai réfléchi longuement,.avant de choisir celle à quî j'unirai ma destinée, jy suis allé avec toute mon intelligence de vingt-cinq ans, personne ne pourra me détourner de mes projets d\u2019avenir\u201d! Le père un peu surpris d'entendre son fils toujours soumis, parler ainsi, \u2019'apaisa en disant : \u201cAllons, mon grand, sois plus raisonnable.ne divague pas ainsi!\u201d ° : Ces paroles eurent pour effet de Je rendre au paroxisme de Pindignation! : \u201cMon père, dit-il, je suis\u201cpeiné mais cette fois je ne puis me soumettre à votre auforité paternelle.Cette jeune fille est di- gre de mon nom, de mon amour; elle est distinguée, sérieuse .et
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