Le bien public, 10 novembre 1938, jeudi 10 novembre 1938
[" ORGANE DU FEV a Fit TRIFLUVIEN.30e ANNEE \u2014 No 44 LES TROIS-RIVIERES, JEUDI, 10 NOVEMBRE 1938 A l'heure actuelle, il y a dans le Québec plus de possibilités que jamais Dons !e discours qu'ila prononcé à la clôture du grand congrès des éducateurs, à Québec le premier ministre insiste sur la nécessité d\u2018inculquer dans l'âme de nos populations l'esprit de solidarité.\u2014 Conférence par M.Jean Bruchési, sous-secrétaire de la province et M.Gérard Filteau, instituteur.Le premier congrès d'éducateurs, qui s\u2019est terminé, mardi soir, à Québec aura été un succès sur toute la ligne, grâce au concours de tant de bonnes volontés, grâce aussi au sujet primordial qui était l\u2019objet de sa tenue.Les éducateurs laîques n\u2019ont pas déçu l\u2019attente de ceux qui attendaient beaucoup de leurs délibérations.Ce congrès a été marqué par trois séances solennelles qui feront époque.Il a été marqué de plus par la présentation de travaux très sérieux et très au point.Et come tout congrès celui des instituteurs et des institutrices laîques a été couronné par l'adoption de voeux et de résolutions.Celles-ci et ceux-là prou- Vent assez que les congressistes n'ont pas perdu leur temps, bien plus ils ont.donné au problème qui les concerne, celui de l\u2019éducation de la jeunesse, toute l\u2019attention qu\u2019il mérite.La séance de clôture du congrès était sous la présidence d'honneur du premier ministre de la province.L\u2019honorable Maurice Duplessis a adressé la parole.Le chef du gouvernement a vanté le role de nos éducateurs et il a touché a la question nationale.M.Duplessis estime que nous avons l\u2019esprit national mais qu\u2019il nous manque l\u2019esprit de solidarité.nationale.Au cours de ses remarques le premier ministre a défendu la confédération.Il a demandé ensuite de ne bliamer ni nos éducateurs ni les gens qui ne parlent pas notre langue, car si nous avons perdu des positions, c\u2019est uniquement dû à nous, affirme-t- il.- Les deux conférenciers de Ja soirée ont été M.Jean Bruchési, sous-secrtéaire de la province, et M.Gérad Filteau, inspecteur d'écoles, lauréat du concours littéraire de la province en 1937.Le premier a jeté des \u201cRegards sur l\u2019école\u2019 tandis que M.Filteau a traité de \u201cL\u2019éducation nationale dans notre histoire.\u201d Selon son habitude M .Bruchési a dit des choses fort sensées et dans un style qui plait.Quand à M.Filteau, il a présenté un travail élaboré et particulièrement fouillé.C\u2019est en (Suite à la page 12.) Les produits du Québec sont excellents: Employons-les ! Quelques réflexions utiles, après la Semaine des Produits du Québec, qui vient de finir.Du 27 octobre au 4 novembre, les produits de la province de Québec: agricoles, forestiers, miniers, de nos pêcheries ainsi que les multiples articles d'utilité personnelle et au foyer, sortis des usines du Québec ont, chez quantité de marchands de Montréal, Québec, Sherbrooke et Trois-Ri- vieres, occupé une place d\u2019honneur dans les étalages commerciaux.Tous les adhérents à cette campagne publicitaire d\u2019un genre tout à fait nouveau furent munis, par les soins d\u2019un comité d\u2019organisation, d'affiches multicolores très attrayantes, retenant l\u2019atteit- tion des passants sur les marchandises en montre et sur laquelle on pouvait lire cette sentence appropriée: \u2018Voyez ce que la province de Québec produit pour vous\u201d.D'autre part, chaque article de l\u2019étalage -portait le sceau de la Province, Nous n\u2019avons pas souvenance que nos hommes d\u2019affaires aient Jamais donné avec tant d\u2019enthou- Slasme dans un mouvement aussi genéral et coopéré aussi étroitement avec les autorités des divers Ministères de I\u2019administration Provinciale, notamment ceux du Commerce et de l'Industrie, de l\u2019Agriculture, des Terres ect Foréts, des Mines et des Pécherics, afin de donner aux consommateurs une aussi bonne occasion de renouveler, sinon de faire connaissance avec nos multiples ressources naturelles ct de se familiariser avec les produits de nos usines du Québec; se rendre compte de la compétence et de lhabileté de l\u2019artisan québécois.Presque tous les soirs Radio- Canada a radiodiffusé des messages de personnages officiels comme l\u2019Honorable E.-L.Patenaude, lieutenant-gouverneur de la province; l\u2019Honorable M.Bona Dussault, ministre de l\u2019Agriculture et lautres sommités du monde-com- mercial, messages nous rappelant le but de cette campagne ct exhortant le public à pratiquer ce principe fondamental de bonne économie à savoir, que qualité pour qualité, prix pour prix, la préférence du consommateur devrait toujours aller aux marchandises de chez nous.Ii ne faut pas voir dans cette initiative louable de l\u2019autorité civile, non plus que dans ce mouvement d\u2019ensemble de nos diver- (Suite a la page 4.) Le comte Lesven Zeppelin, âgé de 42 ans, et son épouse anglaise, sont actuellement dans la misère après avoir connu la vie large et facile.ils habitent à Bastinrstoke, en Angleterre, une villa délabrée de six appartements, eux qui autrefois possédaient dans le Tyrol autrichien, un riche château de plus de 60 pièces.Le comte Zeppelin, qui est le neveu du célèbre inventeur des dirigeables du même nom, perdit sa fortune lors de l\u2019annexion de l'Autriche par l\u2019Allemagne: ses biens furent saisis et lui- même et son épouse dûrent s\u2019expatrier.A quoi songe-t-il, en regardant sa femme lui préparer un maigre repas ?LA SESSION FEDERALE S\u2019OUVRIRAIT LE 5 OU LE 12 JANVIER Le retard à la signature du traité de commerce canado-améri- cain a empéché la convocation du parlement a la fin de novembre.La prochaine session du parlement fédéral s'ouvrira le 5 ou le 12 janvier.C'est ce qu\u2019on prévoit cette semaine dans les milieux politiques de la capitale à la suite de l'annonce, mardi soir, à l\u2019issue de la séance du cabinet, par le premier ministre Mackenzie King, que le gouvernement convoquerait les Chambres pour l\u2019une des deux premières semaines de janvier.Si l\u2019on avait pu signer assez tôt le traité de commerce entre le Canada et les Etats-Unis, les délibérations sessionnelles auraient commencé dès la fin du mois de novembre.On accélérera quelque peu les débats en raison de la venue des souverains.Toutefois si la session durait encore à la veille de leur visite au Canada, on l\u2019ajournerait tout simplement.DEUX MINUTES DE SILENCE DEMAIN, A ONZE HEURES Pour se rendre au désir de Son Excellence le lieutenant- gouverneur, l\u2018Hon.E.Patenaude, son Honneur le Maire Atchez Pitt invite la population des Trois-Rivières à observer religieusement les deux minutes de silence, demain matin, à 11 heures, jour de I\u2019Armistice.Dans toutes nos usines, dans les magasins, dans les bureaux et partout en ville on est invité a arréter tout travail, demain à onze heures, pour un espace de deux minutes, en signe de respect pour la mémoire de ceux qui sont morts durant la Grande Guerre.Les autos sont invitées à s'arrêter dans nos rues lorsque les sifflets de nos usines seront activés pour rappeler à la population l\u2019anniversaire de l\u2018armistice du 11 novembre 1918.Cette année, plus que jamais, après le règlement de la crise, qui a failli attirer l\u2018univers dans une autre guerre, cette célébration de l\u2018Armistice prend un caractère beaucoup plus 5 sous la copie Saint François aux Trois-Rivières Les quelques milliers de personnes qui se sont rendues à la salle Notre-Dame, en fin de semaine.pour y voir interpréter par la troupe du Mont- Royal Théâtre Français \u201cLa vie profonde de St-François, ont vécu des heures de profondes émotions spirituelles et intellectuelles.On peut vraiement dire que par le truchement de l\u2019art si vivant, si ingénieusement mystique du grand dramaturge français, Saint-François est venu nous visiter.Un critique très averti, mais peut-être un peu sévère me dit en sortant de la salle: \u201cC\u2019est simplement merveilleux.Peut-être certaines nuances ont pu échapper au public qui manquait de préparation franciscaine, mais pour les initiés ce grand drame est très clair, très simple.Paul Leduc personnifiant le saint d\u2019Assise se montre un grand artiste nuancé et prenant, plein de lucidité et de compréhension.L\u2019ensemble de la troupe s\u2019élève à de fréquents moments au niveau d'invention dramatique de Ghéon.Mais j'avoue que j'ai trouvé le premier tableau un peu lent, un peu épars.Cette impression vient sans doute de rôles délibérément abstraits, pourtant nécessaires pour amorser l\u2019intérêt autour du Saint.Dame Pauvreté, par ailleurs à la hauteur d\u2019un rôle difficile, me pardit manquer de chaleur au début.Le deuxième tableau est parfait, sans doute le mieux réussi de toute la pièce.Le troisième est illuminé par la trouvaille de Ghéon dans la scène des oiseaux.Le quatrième marque un ralentissement imperceptible d\u2019intétêt dû à la participation trop impersonnelle des Franciscains au jeu de la scène.Le cinquième, émouvant dans son expression, a souffert d\u2019un décor trop stylisé, sans couleur locale, et qui de ce fait manque de caractère monastique.\u201d Le fait qu\u2019un drame mystique d\u2019Henri Ghéon ait fait deux fois salle comble dans la même journée comporte un enseignement.Le public sans doute fatigué de cinéma et de théâtre falot, a montré l\u2019empressement le plus enthousiaste à applaudir ce grand drame franciscain .Il faudra que le Père Xavier-Marie à qui revient dans une très large part le succès de cette difficile entreprise prenne de temps à autre l\u2019initiative de monter sur la scène de la Salle No- tre-Dame des morceaux de la même grandeur.Il n\u2019est pas à douter que les rangs des amateurs de ce beau théâtre ne feront que grossir et s\u2019affermir.C.M. rep re rer rer pes EE BIEN PUBLIC JEUDI, 10 NOVEMBRE 1938 Le rôle bienfaisant des Unités sanitaires provinciales ATTAQUE DES MARTIENS \u201cNous interrompons ce programme de danse pour vous lire un bulletin spécial.Le professeur | ja formation, au cours de l\u2019année Farrell, de l\u2019observatoire Mount dernière, de deux divisions nou- Jennings, rapporte des explosions | velles jointes au ministère et la de gaz incandescent sur la planê- création de 9 unités sanitaires, ce maladies infectieuses.Le rapport général des activités du ministère provincial de la Santé pour l\u2019année 1937-38 a été déposé chez l\u2019hon.M.Albany Paquette.Ce document mentionne Le rapport pour l\u2019année 1973-38 vient d\u2019être rendu public.\u2014 Cet organisme joue un grand rôle dans la prévention des retournées voir les mêmes mamans au cours de 39,364 visites après la naissance de l\u2019enfant.Hygiène de la première enfance: Le problème de la préservation de l\u2019enfance n\u2019est pas ignoré 9,- 662 cliniques de puériculture ont été tenues dans la Province, aux- te Mars\u201d.Vous savez le reste, et comment les Martiens, sans qu\u2019il y eût de manche, la panique chez les Terriens.Quarante personnes étaient supposées avoir trouvé la mor dans une petite ville du New- Jersey.On ne prit pas la peine de vérifier si Grover\u2019s Mills existait sur la carte.La rumeur se répandit qu\u2019il y avait eu sept mille victimes à New-York même.L\u2019imagination aidant, des radiophi- les sortirent de leur maison en se bouchant le nez: déjà, ils croyaient respirer les gaz délétères.D\u2019autres déclarèrent avoir vu, de leurs yeux vu, tout ce qui s'appelle vu, l\u2019arrivée des Martiens sur des véhicules semblables à des météores.Et il y eut des crises d\u2019hystérie, des tentatives de suicide.La radio eut beau répéter que tout cela était pure fantaisie, et qu\u2019il s\u2019agissait simplement de la dramatisation du roman de H.G.Wells: \u201cLa guerre des mondes\u201d, l\u2019excitation persis- | leur faute, semèrent, l\u2019autre di- J'augmentation + i quelles on a examiné 146,882 bébés; on a également vue et examiné 70,728 enfants préscolaires aux mêmes cliniques; on a visité 233,978 bébés à domicile, ainsi que 235,442 enfants pré-scolaires à la résidence de leurs parents.Hygiène scolaire: 11,541 conférences ont été données à 325,024 enfants d'écoles; de ce nombre, 281,990 ont été examinés et les parents ont reçu avis des constatations faites par notre personnel.Inspections sanitaires: Pendant la même période de temps, nos inspecteurs sanitaires ont visité dans les unités sanitaires: 3,835 logements pour cause qui porte le nombre total de ces organisations à 40 dans notre province.Le rapport signale aussi des \u2026\u2014 médecins chargés de dépister les cas de Contrôle des maladies contagieuses: D\u2019une manière plus directe, les organismes de santé jouent un grand rôle dans la prévention des maladies infectieuses.Au cours de la même période, dans nos Unités Sanitaires, on nous a déclaré 9,381 cas de maladies contagieuses et notre personnel a dépisté 20,516 cas additionnels; on a visité 22,434 maisons pour effectuer le contrôle et 1,778 maisons onté- té affichées; au cours de ce travail 90,165 cas suspects ont été est délicieux sosr de nuisance; 4,099 établissements de coiffure; 5,492 écoles; 10,622 établissements où l\u2019on manipule le lait; 7,022 vacheries; 5,304 abattoirs; de plus, ils ont fait 5,605 visites à des marchés publics; 36,112 inspecteurs dans d\u2019autres établissements de denrées alimentaires; 1,478 inspections d'aqueducs; 3,730 inspections de puits; 28,543 autres inspections diverses; ceci donne un total de 111,624 inspections faites au cours de ces visites; On a confisqué 58,857 livres d\u2019aliments.examinés; on a exclu 15,255 enfants des écoles; enfin, on a tenu 7,762 enquêtes épidémiologiques complètes.Contrôle de la tuberculose: A venir jusqu\u2019à l\u2019an dernier, le ministère de la Santé avait à son service 5 cliniciens pour dépister les cas de tuberculose; aujour- Trente voeux ont été adoptés au cours du Congrès des Educateurs qui s\u2019est terminé mardi UNE TRENTAINE DE VOEUX ONT ETE ADOPTES PAR LE CONGRES DES EDUCATEURS le pays sur la diffusion de l'enseignement religieux, par les livres et les méthodes.ta et jamais les hopitaux n\u2019eurent à amortir autant de chocs nerveux.Nous pouvons nous demander comment une population qui, il y a quelques semaines, apprenait presque sans trembler que les Boches se disposaient à nous arroser d\u2019obus et de gaz, ce qui était tout de même plus qu\u2019une possibilité, s\u2019est si mal comportée en présence de la menace martienne.Est-ce donc que les fantômes nous font plus peur que les réalités ?Puisqu\u2019il s\u2019agit de lutte antituberculeuse, comment pouvons- nous accueillir d\u2019une âme sereine la nouvelle que la peste blanche a tué 2,700 personnes l\u2019an dernier dans la seule province de Québec et que l\u2019hécatombe sera vraisemblablement la même en 1938, en 1939 et en 1940 si nous refusons de nous défendre, si nous ne sortons pas en hâte des maisons infectées, si nous ne courons pas au dispensaire, à l\u2019unité sanitaire, chez le médecin?Des gaz délétères, l\u2019air que nous respirons en est saturé.Nous vivons sans nous inquiéter, au milieu de personnes qui nous soufflent dans le visage des millions de bacilles.En somme, le roman de Wells n'avait rien de si réaliste.Quarante personnes tuées dans l\u2019état du New-Jersey quand au même endroit, la tuberculose prélève peut-être ce tribut chaque semaine.Mais, dans l\u2019excitation qui règne partout, on n\u2019aura pas prêté assez d\u2019attention à la fin de l\u2019histoire.Les Martiens, en effet, succombent tous à des microbes soi- disant inoffensifs pour les humains mais mortels pour eux.d\u2019hui, ce nombre est porté à 10.Les tuberculeux à domicile ont été suivis par 20,624 visites.Distribution de sérums: Au cours de la même période de temps, le Ministère de la Santé a distribué aux médecins de la Province: 45,705,220 unités de sérum antidiphtérique; 2,648,602 unités de sérum anti-tétanique; 3,- 461,687 centimètres cubes de sérum anti-scarlatineux; de plus, nous avons fourni 23,062 boîtes de vaccin anti-typhoidique; 13,043 ampoules de nitrate d\u2019argent pour la prévention de la cécité chez les nouveaux-nés.Vaccination et immunisation: Au cours de la méme période, 46,682 enfants ont été vaccinés contre la variole; 8,990 personnes ont été vaccinées contre la ty- phoide; 52,353 enfants ont été immunisés contre la diphtérie.Hygiène maternelle: 260 conférences d'hygiène maternelle ont été données; 8,282 démonstrations privées ont été données aux jeunes mamans de notre Province; nos infirmières ont fait 35,191 visites à des mères avant le venue du bébé, et sont Comment cela ne s\u2019appliquerait- il pas au bacille de Koch, que, vous, mon ami, vous avez rencontré bien souvent sans trop de péril, justement parce que vous é- tes à peu près immunisé.Mais le Fetit enfant ne l\u2019est pas, immunisé.Lorsqu'il apparaît sur terre, il a en quelque sorte la frêle constitution d\u2019un Martien.Son père, sa mère peuvent être porteurs de bacilles et s\u2019en tirer pas trop mal.Lui, exposé soudain à une dose massive de microbes, il ne résiste pas du tout, et ainsi s\u2019expliquent tant de méningites tuberculeuses.Des adolescents sont dans le même cas.Ne ferons-nous rien pour les protéger?Transportons la\u2019 guerre des mondes dans le domaine pratique.Abandonnons le télescope pour le microscope.Et préparons-nous à Monique et Nicole Massé ont la joie d'annoncer la naissance d\u2019un soir au Palais Montcalm.\u2018\u2019La Vie ou Grand Air\u201d Etudes de la Nature, chasse, pêche et sports d\u2019extérieur.Revue mensuelle illustrée.Abonnement: Canada: $1.50 par année; Etats-Unis: $2.00.15 c, la copie.\u2018CHEVAL BELGE\u201d Revue trimestrielle illustrée.Un an: 50c; 15 c.la copie.S\u2019adresser à : M.J.CARPENTIER, 2011, rue St-Laurent, Montréal.Les plus importants ont trait à la diffusion de la doctrine sociale de l\u2019Eglise et à l'inscription au programme scolaire de leçons de sciences sociales et de civisme.K R Ces voeux ont été lus au cours / AMOU de la séance solennelle qui a ter- pa miné le Congrès mardi soir.4 J] Voici quels sont les principaux du voeux: SOUS LE CLAIR SOLEIL Commengant DE LA POLYNÉSIE / samed Es, - Que des Leçons de sciences sociales et civisme soient portées au programme de l\u2019enseignement primaire supérieur; Que les éducateurs catholiques étudient la doctrine sociale de l'Eglise et s\u2019appliquent à la diffuser; Que des retraites fermées soient organisées pour les éducateurs; Que l'éducateur s\u2019efforce d\u2019assister à la messe paroissiale de son église et qu\u2019il s\u2019enrôle dans les groupements tant spirituels que patriotiques de sa paroisse; Que durant le cycle des études, la famille et les éducateurs se fassent un devoir de créer autour de l\u2019enfant une atmosphère favorable où il pourra assurer sa formation intellectuelle; Que les principes de l\u2019école active soient mis en pratique par tous les éducateurs; Qu\u2019un instituteur primaire religieux et un instituteur laiîc de l\u2019enseignement - primaire siègent au comité catholique du conseil de l'Instruction\u201d publique; Qu'un comité pédagogique provincial soit formé à brève échéance; Que les parents soient réunis à l'école pour une conférence pédagogique quatre fois l\u2019an; Que le gouvernement invite les commissions scolaires a créer un fonds commun pour venir en aide aux instituteurs et institutrices malades; Que des cours du soir soient organisés au Fonds de Pension; Que le lundi de la troisiéme se- ( en RAO KT 94 Ci Yous.ans £2 BOUBOULE vous.EVES En pleine dd LE CHANT LG PRIX DU ROMAN (AMOUR OE \"PARIS-SOIR' a ANSE LS MOULIN N IN, | 27 sae calf, petit frère, né à l\u2019Hôpital St-Jo- seph, le 4 novembre, baptisé le 6, sous le prénom de Jean-Nil.Parrain et marraine: M.et Mme Elisée Pinet.Porteuse, Mlle Laporte, G.M.D.Mme et M.Ludger Massé.voter des sommes généreuses pour les armements.L'apparition pro- chaîne du timbre de Noël va nous en fournir l\u2019occasion.(Communiqué du comité provincial de défense contre la tuberculose).maine de chaque mois soit reconnu comme jour d'éducation nationale dans toutes les écoles de la province; Qu\u2019une enquête soit instituée en premier lieu dans la province et : GR *ALERME' FAB anv fram cal ~~ Q \u201cARLETTY A me.Jeudi soir, 17 novembre, à 10.30 heures : \u201cANTONIA, ROMANCE HONGROISE\u201d AVEC MARCELLE CHANTAL et FERNAND GRAVEY, sera donné en supplément. PE paies exéowss à la P'tite Forge Buvez les Liqueurs Ferronaorie BIEN P B | Des FRÈRES LEBRUN LE KIST pour 254 HEBDOMADAIRE DU JEUDI | ORANGE KIST voyez nos iverville ou autres liqueurs KIST Articles on Trois- ~ d | - Fer Fores Rivières, LES TROIS-RIVIERES, JEUDI, 10 NOVEMBRE 1938 | ponts de la Maur DE MONTPETIT CHRONIQUE A TRAVERS M.Edouard Montpetit vient de publier le premier des trois volumes de sa \u2018Conquête économique\u201d.Il le fait précéder d'une introduction de près de 70 pages.Il n\u2019est personne parmi nos lecteurs qui ne voudra se faire un devoir de mettre cet ouvrage dans sa bibliothèque.Ceci n'est pas une réclame merciole, c'est un conseil d\u2019ami.com- style de Ms'en tenir élégance, long- Je ne parle pas du Montpetit.On sait à quoi là-dessus.Il écrit avec tout le monde le sait depuis temps.Il suffira, du reste, de lire son Introduction pour s'en convaincre, si l'on en doutait, et pour y apprendre, en même temps, que l'économique, scus sa plume, cela acquiert tout de suite de la chaleur, de la vie et du mouvement.Ecrire avec élégance, avec sobriété, mois avec force c\u2019est la préoccupation constante de M.Montpetit, mais il y met cette fois, plus que jamais par le passé, me semble-t-il, un accent qui aura du retentissement dans I'ame de tous les moins de cinquante ans qui se feront une loi de lire cet ouvrage.C'est à eux surtout qu'il s'adresse.Ils sont un peu désemparés.Ils ont besoin de certitudes qui ne soient pas que verbales.Ils cherchent quelque chose de solide, quelque chose de raisonné, quelque chose d\u2019appuyé sur le réel, Qu'ils achètent ce livre de M.Montpetit et qu'ils le lisent avec attention d'abord.Ils ne tarderont pas a le lire avec passion.Ils y apprendront tellement de choses, et de si utiles et de si nécessaires, qu'ils en seront tout de suite remontés parce que le ton de l'ouvrage est tonifiant.Pas de phrases, pas de déclamation, rien d'emphatique, cela va de soi, M.Montpetit est toute mesure et discrétion, mais quelle sûreté, quelle ordonnance et quel joillissement dans une exposition claire, des données positives et de bon sens, puis une conclusion qui s'impose d'elle-même et arracherait l\u2018adhésion des plus sceptiques s'il s\u2019en trouvait parmi ses lecteurs.Que ceux-là précisément qui sont tenaillés par le doute, que tous ceux qui ne peuvent chasser de leur esprit cet \u201cA quoi bon\u2019\u2019 défaitiste qui les paralyse en leur enlevant le goût de vivre en force, que ceux-là achètent.l'ouvrage de M.Montpetit., C\u2019est un placement qu\u2019ils feront là, un placement payant.Sans aucun doute ils y trouveront les satisfactions d'ordre intellectuel auxquelles ils s'attendent de la plume de M.Montpetit, mais ils y trouveront plus et mieux encore.Outre le timbre de la voix de I'auteur, le geste qui en souligne les intonations, l'éclat d\u2019un regard qui convainc, ils y retrouveront quelque chose de plus charnel encore et de plus rapproché de leur propre inquiétude morale et physique.Montpetit a toujours vécu avec les jeunes hommes de sa langue et de sa race.Ses voyages à l\u2019étranger, ses études, ses réflexions, les confidences Qu'il à provoquées d\u2018instinct dans les milieux les plus divers et surtout parmi ceux qui depuis vingt ans sont montés vers la vie, chez nous, tout cela lui confère une autorité et une expérience de nature à rassurer ceux-là mêmes qui seraient tentés de se laisses gagner par le cafard, puisqu'il connaît cette insidieuse maladie pour l'avoir combattue toute sa vie par son enseignement et son exemple.Qu'ils achètent et lisent et relisent et annotent l'ouvrage de M.Montpetit.Qu'ils en méditent l\u2018Introduction et ne craignent pas d'y revenir.; Ils en seront \u2018\u201creplacés\u2019\u2019, revivifiés, réconfortés.Hs en sortiront plus forts et plus aguerris, mieux en mesure de comprendre la valeur et la nécessité de l'effort, de l'effort soutenu, de l'effort constant, de l\u2018effort toujours renouvelé, qui, fait par des individus, les meilleurs, dépasse par l'ensemble de ses résultats l'\u2019éphémère individu et profite au groupe tout entier en en faisant bénéficier chacun des individus dont ce groupe se compose.Qu'ils achètent et lisent et relisent et annotent le livre de M.Montpetit.Îls y trouveront peut-être une anticipation de ce souhait de Faguet qui date déjà de loin: \u2018Pour moi, écrit Faguet, je souhaite qu\u2019il paraisse un homme qui sache persuader à ce pays, si éprouvé, d\u2019abord de \u2018\u2019s\u2019aimer soi- même\u201d, profondément, chaleureusement, énergiquement .\u201c Et cela leur fera comprendre, sûrement, s'ils sont coinvaincus que Dieu n'aura pas voulu inutilement que la France \u2018\u2019jette sur nos bords sa semence immortelle\u201d\u2019, en appliquant cette parole de René Benjamin à l\u2019Amérique du Nord: \u201cje le dis a la face de la civilisation avec une force qui n\u2019est pas de I'orgueil, mais de la foi \u2014 qu'est-ce qu\u2019il y à pour l\u2018esprit du monde de plus important que des vies françaises\u2018\u2019, cela leur fera comprendre que chacun des Français d'Amérique se doit d'essayer de monter vers la supériorité.Comme un fait exprès, c'est là le titre du premier chapître de l'ouvrage de M.Montpetit.| Qu'on l\u2019achète et qu\u2019on le lise, c\u2019est plus qu\u2019un conseil d'ami, c'est un service que chacun se doit de se rendre à soi-même.| Léon DUFROST.CANADA - JOURNAL Dans le dernier numéro de \u201cCanada- Journal\u201d, le mensuel franco-canadien, qui vient de paraître on peut lire le \u201cMessage des Jeunes Français aux jeunes Canadiens\u201d, message signé de Jacques Raudot, Président des Jeunes de l'U.N.C., ainsi que des articles sur: une famille de cana- diens-français originaire de Normandie, la région minière de l\u2019Ouest de Québec, l'Association Belgique-Canada, un héros Français et Canadien, Jean de l\u2019Ile d'Orléans, l'Histoire de l'Ouest canadien, par Donatien Frémont, la Petite Histoire du Canada, ete.est le trait d\u2019union entre Français et Canadiens.Il procure des correspondants à ses abonnés.Tous ceux qui s'intéressent aux relations entre la France et le Canada doivent lire \u201cCa- nada-Journal\u201d.Pour s'abonner écrire à Monsieur le Directeur de \u201cCanada-Jour- nal\u201d, 2 rue de la Paix a Laval (France).Prix de l'abonnement annuel: pour la France 15 francs, pour le Canada: 20 francs.\u201cCanada-Journal\u201d A RENE BENJAMIN Epitre des Acadiens EMILE FAGUET au chancelier Hitler Les récents événements européens ont fait couler beaucoup d\u2019encre .inutile.Tout s\u2019est passé comme le désirait Hitler.Est-ce à dire que le Fuhrer, désirant acquérir l'île d\u2019Anticosti, gagnera son point, et fera flotter la croix gammée en territoire canadien ?C'est peu probable, encore que cette acquisition semblerait plaire aux Acadiens, s\u2019il faut en croire le rédacteur en chef de l\u2019hebdomadaire \u201cLa Voix d\u2019Evangéline\u201d, qui fait appel au chancelier allemand, dans un éditorial d\u2019une spirituelle ironie et d\u2019un à-propos cinglant, à l\u2019endroit de nos pauvres démocraties.\u201cDans cette partie de l\u2019ancienne Bohème que Neville Chamberlain et Daladier sont allés porter au sieur Hitler dans leur serviette, les Allemands étaient traités comme des enfants gâtés! Ces gaillards-la étaient représentés à Prague, siège du gouvernement, par des députés de leur race, choisis en vertu du système de la représentation proportionnelle! C\u2019est dire qu'ils avaient exactement tous les députés auquel leur nombre leur donnait droit.Pas un de plus, il est vrai! Mais pas un de moins! Comparez avec les dix députés que nous, les Acadiens, nous avons à Frédéricton! Dix députés sur un total de quarante-huit, lorsque nous aurions droit à seize ou dix-sept! En Tchéco-Slovaquie, la langue était admise, en théorie et en pratique, comme l\u2019une des langues officielles.En Tchéco-Slovaquie, toujours, les Allemands avaient leurs écoles à eux, écoles subventionnées par l'Etat, plus de 3,500 en tout, écoles où l\u2019allemand était seul reconnu comme langue d\u2019enseignement.En Tchéco-Slovaquie encore, les Allemands avaient leurs maisons d\u2019enseignement secondaire, leurs universités et leurs académies de musique, subventionnées par l'Etat! Est-ce que les Acadiens du Nouveau-Brunswick ont quelque chose qui, de trés trés loin, ressemble a cela?\u201d Et après avoir exposé la situation de parents pauvres faite aux Acadiens dans la gendarmerie fédérale au Nouveau-Bruns- wick (pas un officier, dix-huit hommes sur une centaine), il termine : \u201cEt c\u2019est pour ça que je me dispose a écrire a Hitler.Je veux lui demander un discours en notre faveur, un tout petit discours long comme ça, et si je réussis, tu verras ce que nous obtiendrons! Après tout, Hitler, c\u2019est vrai qu\u2019il gueule fort, mais il se fait entendre et il fait marcher ceux qui I'entendent! Il a fait marcher Chamberlain! Il a fait marcher Daladier! Alors, pourquoi ne réussirait-il pas à faire grouiller les gars de Fredericton et d\u2019Ottawa?\u201d Si Hitler allait se prévaloir de ce motif pour acquérir des droits sur l\u2019ile d\u2019Anticosti?Mais nos militaristes d\u2019Ottawa ont déjà prévu \u2014 heureusement \u2014 cette fantaisie possible.Est-ce la crainte d\u2019Hitler ou des Acadiens qui les fait agir ?.La banale ornière des divers idéalismes.\u201cNous sommes encore bien peu en France qui revendiquions l'individualisme, je veux dire la libre production de toutes les forces individuelles sous la seule responsabilité personnelle; cette simple joie de la dignité humaine qui n\u2019a rien à faire avec cette niaiserie, le communisme, ni avec cette infamie, la solidarité, cette simple idée aura bien de la peine à entrer dans les intelligences .Nous nous trai- nons dans la banale orniére de divers idéalismes et nos yeux ne pourront pas supporter la vraie lumière \u2026 Vous vous rappelez le mot fameux de Voltaire: \u201cQuand celui qui parle ne se-comprend Enterrement du \u201cFrankly Speaking\u201d \u201cLa Gazette\u201d annonce la disparition de sa colonne quotidienne intitulée \u201cFrankly Speaking\u201d.M.Ashley W.Cooper, qui en était l\u2019auteur, devient, nous dit la \u201cGazette\u201d, chef d\u2019information de jour et c\u2019est vraiment dommage.M.Cooper est un vieil employé de la \u201cGazette\u201d.Durant des années et des années, il en a été le chroniqueur municipal.C\u2019est dire qu\u2019il connaît Montréal sur le bout de ses doigts et que personne n\u2019est au courant comme lui des réactions françaises de tous les mouvements d'opinion qui agitent notre pays, naissent ou rebondissent dans la Métropole.Dans une ville comme Montréal, l\u2019Hôtel de Ville c\u2019est un centre extraordinaire, un themomètre et un baromètre à la fois, qui indiquent la température, le temps qu\u2019il fera, la direction des vents.M.Cooper, lettré, cultivé, doué d\u2019un bon sens remarquable, avait appris là à savoir ce qui se passe chez les Canadiens-français.Il avait appris à comprendre, par delà les éphémères et pas toujours drôles personnalités du monde politique municipal, ce qui se cache dans l\u2019âme de ce petit peuple souriant, insouciant, mais droit et qu\u2019il estime, parce qu\u2019il sait à quoi il a été et est encore en butte.\u2018* Sa collaboration à la \u201cGazette\u201d s\u2019en ressentait.\u201cFrankly Speaking\u201d, c\u2019était ce qu\u2019il y avait de plus intelligent, de plus humain, de plus vivant dans la presse anglaise de notre pays, et aussi, assurément, de plus vraiment canadien.La \u201cGazette\u201d se prive là, volontairement, d\u2019une colonne qui lui donnait du ton, de la personnalité, de l\u2019aisance dans la liberté amusante d\u2019une plume bien taillée qui rendait service en tendant à la compréhension mutuelle des races.Ce journal de nuit avait peut-être besoin d\u2019un chef d\u2019information de jour.C\u2019est possible.Ses directeurs n\u2019ont pas été très bien inspirés en supprimant la collaboration de M.Cooper pour l\u2019affecter à un autre service, où son expérience pourra sans doute être utile à la boutique, mais où les lecteurs y perdront tellemnet que la boutique pourrait bien s\u2019en ressentir.P.D.plus, quand celui qui écoute n\u2019est plus à la conversation, c\u2019est de la métaphysique\u201d.Eh bien! dans nos écoles, dans nos lycées, dans nos collèges, on ne nous a appris que de la métaphysique, \u2014 histoire, philosophie, littérature et le reste, tout a été passé à la métaphysique.On a faussé sur toutes choses notre jugement, brouillé nos idées, perverti nos sentiments; comment veut-on que nous nous comprenions et que nous nous entendions sur ce qui nous intéresse vraiment?\u201cNous sommes la proie des blagueurs, disait Proudhon \u2026\u201d De qui ces vues désenchantées?D'Eugéne Vermesch, communard et exilé, dans une lettre à son ami Boucoiran, qui fut lui-méme le confident de George Sand et le précepteur des enfants de la romancié- re.Une opinion qui sera bientôt centenaire! Mais est-ce que les temps ont changé et ne dirait-on pas que ces lignes ont été dictées par notre triste époque? LE BIEN PUBLIC Tél.Bureau 264.| \"Tél Résidence 1035.Dr Auguste MASSICOTTE CHIRURGIEN-DENTISTE 103 RUE DES FORGES, TROIS-RIVIERES.JULES CARON Architecte 324 rue Bonaventure Tél.720 Les Trois-Rivières, CLAVIGRAPHES Echange et réparations de machines à écrire de toutes marques.Rubans, Papier, Carbone Réparations de toutes sortes des balances \u201cToledo\u201d V .DUBOIS Tel.620 1644 rue Notre-Dame TROIS-RIVIERES pr | A.D.Gascon Louis Parant GASCON & PARANT ARCHITECTES Trois-Rivières 690, St-François-Xavier Téléphone 266 \u201cNOUVEAU! NOUVEAU! Séries d\u2019Arsène Lupin.Police Mystère.Police.Secours.Collection Historique illustrée.Collection Grinfoire, etc.Joignez-vous à nos nombreux lecteurs.Timbres pour philatelistes.Albums et accessoires de collection, \u201cLISONS™ Bibliotheque Circulante W.E.LEDOUX, RELIEUR 1186 St-Olivier, T.-Rivières Coin Bonaventure.La Légion Canadienne trifluvienne - fera la vente des coquelicots Comme par le passé la Légion Canadienne fera la vente des coquelicots à l\u2019occasion de la célébration de l\u2019Armistice.On le sait, la Légion Canadienne possède le contrôle exclusif de la vente des ce- quelicots qui est commencée depuis hier à Trois-Rivières pour se terminer dimanche.Cette vente est organisée au profit des soldats invalides.LES PRODUITS DU QUEBEC (Suite de la page 1.) ses associations de détaillants et de manufacturiers, chambres de commerce et autres organismes de propagande, ni chauvinisme, ni ésprit de clocher poussés à I'excés.Ce n\u2019est nullement l\u2019intention des instigateurs de cette campagne de publicité de cultiver de tels sentiments.M n\u2019est pas plus question de pratiquer un boycottage de ce qui nous vient du dehors.D'ailleurs l\u2019Honorable M.Dussault a fort bien traduit les sentiments du comité de propagande de la \u201cSemaine des Produits du Québec\u201d dans la causerie qu\u2019il donnait à Radio-Canada et dont nous rapportons ici les principaux passages : \u201cLe problème qui se pose pour nous, a déclaré le Ministre, n\u2019est pas une question de boycottage contre telle ou telle marque de produits, loin de là.Il s\u2019agit simplement de montrer que nous existons nous aussi sur le marché \u2018de la production et que nous pouvons produire aussi bien et aussi bon que n'importe qui.Il s\u2019agit de nous affirmer\u201d.L\u2019Hon.M.Dussault ajouta : \u201cPour atteindre cet objet, nos marchands, avec le concours des ministères de l\u2019Agriculture, du Commerce et des Mines, mettent en vedette les produits de notre sol, de nos manufactures et du sous-sol.Cette croisade économique vise à rendre de précieux services tant aux producteurs qu\u2019aux consammateurs.Le Ministre de\u2019 l\u2019Agriculture parla ensuite des avantages de la publicité bien conduite pour notre développement économique.Puis il énuméra les principales denrées agricoles de notre province qui doivent recevoir la préférence du public.Il fit ensuite mention des arts paysans qui ont une réputation dans toute l\u2019Amérique du nard.Il termina en disant : \u201cNous sommes rendus à un point .où il est urgent d\u2019établir entre le producteur et le consommateur un lien plus étroit, une entente plus cordiale, une connaissance plus approfondie des capacités de l\u2019un et des besoins de l\u2019autre si nous voulons que survivent l\u2019industrie et le commerce québecois.C\u2019est pour aider à la conclusion d\u2019une telle entente, pour remédier à une situation jusqu'ici un peu faussée et ramener nos produits au juste rang qu\u2019ils peuvent occuper que les chambres de commerce et autres associations ont répondu à l'appel du gouvernement dans le lancement d\u2019une campagne en faveur des produits de chez nous\u201d.Bien que nous augurions beaucoup de ce mouvement d\u2019ensemble pour placer bien en évidence le fruit du travail de l\u2019homme des champs de l\u2019ouvrier de l\u2019usine, il nous est toutefois impossi- J.H.René de Cotret, C.G.A.Henri Ferron, C.A.René de Cotret, Ferron & Cie Auditeurs et Syndics Comptables Licenciés.137, vue Alexandre Trois-Rivières ble de donner en ce moment la plus faible idée des résultats positifs de cette campagne de publici- \u2018té éducative si l\u2019on peut dire.11 est certain, et nous l\u2019avons pu constater durant cette huitaine, qu\u2019une infinité de nos produits priment par leur valeur intrinsèque sans qu\u2019il soit nécessaire d\u2019en anpeler au sentiment patriotique des nôtres pour les faire accepter de préférence à tout autre de provenance extérieure.Il ne nous reste qu\u2019à les faire connaître, à les tenir en évidence devant le public.C\u2019est le but que désiraient atteindre les promoteurs de cette campagne, espérons qu\u2019ils y ont réussi.Ce que nous pouvons porter à l'heure actuelle à l\u2019avoir de cette initiative c\u2019est la naissance d\u2019une.association d'hommes d'affaires dont le programme d\u2019action consistera à pousser la vente de nos marchandises.Il est heureux que cette campagne de propagande en faveur des produits du Québec marque le point de départ d\u2019un effort constant pour retenir l\u2019attention du public sur l\u2019équivalent de qualité que possèdent nos produits sur ceux de provenance étrangère lorsqu'ils ne leur sont pas supérieurs.(La Vie Agricole.) LA LAURENTIENNE Signe des temps Oui, en effet! C'est bien un signe de temps que -la fondation de la nouvelle compagnie d\u2019assurance canadienne-française LA LAU- RENTIENNE.Nous ne sommes pas encore sortis du marasme causé par la crise économique qui à ébranlé le monde entier, en no tre coin de pays en particulier, de façon si tragique, que l\u2019anncnce de la naissance de cette compagnie formée par d\u2019excellents patriotes sonne comme la trompette de la résurrection.Partout où cette dernière-née des entreprises de chez nous est présentée, elle reçoit l\u2019accueil le plus chaleureux.Avec la Sauvegarde, La Survivance, la Caisse Nationale d'économie, les Prévoyants du Canada, les Artisans, L'Alliance Nationale, LA LAURENTIENNE pourra nous aider à remonter sur le piédestal d\u2019où nous sommes déchus si misérablement.Avec elle nous pourrons reprendre notre place au soleil, au grand soleil, et nous acheminer vers l'indépendance économique qui nous libérera enfin du joug étranger.Si nous avions utilisé notre pouvoir d\u2019achat dans un esprit toujours canadien-français, nous ne serions pas obligés aujourd\u2019hui de faire des efforts surhumains pour remonter la pente que nous avons descendue.| LE BIEN PUBLIC (Hebdomadaire du jeudi.) Imprimé par L'Imprimerie Champagne & Fils, .1563, rue Royale.Tél, 640, ABONNEMENT : 1 an: $2.6 mois: $1.Directeurs : Raymond Douville Clément Marchand « LE CORPS DE MADAME J.ALFRED DESY INHUME ICI Le corps de Mme Joseph Alfred Désy, veuve de feu l'honorable juge Désy, a été inhumé, au- jourd\u2019hui, dans le cimitière St- Louis.Un libéra a été chanté à deux heures à la cathédrale, immédiatement suivi de l\u2019inhumation.Le service funèbre a eu lieu hier avant-midi à la Basilique de Montréal.Mme Désy est décédée à Montréal mardi matin.Née à Trois-Ri- vière, elle demeura plusieurs années ici avant d'aller résider à Montréal.Elle laisse dans le deuil un fils, Me Maurice Désy, de Québec, et deux filles: Mme Leland Davidson, de Toronto et Mlle Thérèse Désy de Montréal.Mme Désy était la soeur de Mmes T.Laflamme et Antonio Héroux des Trois-Rivières.Elle laisse un frère M.Irénée Bergeron, de notre ville.Elle était la soeur de feu Arthur Bergeron, bijoutier et la belle-soeur de M.Joseph Gariépy.Elle laisse plusieurs neveux et nièces.Le bal historique du Chateau Ramezay est remis à plus tard Les Dames du Château de Ramezay, (section féminine de la Société des Antiquaires et des Numismates), ont l'honneur d\u2019annoncer que la réception et le bal historique du vieux Montréal, qui devaient avoir lieu en novembre, sont remis au mois de mai.La date exacte sera annoncée plus tard.LA, VEUVE- DU Mme Alfred Désy, veuve du juge Désy, de la Cour supérieure des Trois-Rivières, est morte mardi matin à sa demeure de la rue .| Drummond, à Montréal.Elle était âgée de 60 ans.Mme Désy était native de Bécancour et demeura longtemps aux Trois-Riviéres, Aprés la mort de son mari én 1926, elle s\u2019installa à Montréal.Lui survivent: un fils, Maurice Désy, gérant du Trust général du Canada, maison de Québec: une fille, Mme Leland Davidson, de Toronto, et Mlle Thérése Désy, de Montréal.Vraiment cette nouvelle compagnie est un signe des temps.Une aurore nouvelle se lève.Fini le temps des lamentations, des doléances, des paroles et des discours.C\u2019est le temps de l\u2019action.Les actes positifs comme celui qu\u2019ont posé les fondateurs de LA LAURENTIENNE sont des actes sauveurs, C'est un geste de grande portée, d\u2019esprit large.C\u2019est Ie geste d'un homme qui ne veut étouffer personne autour de lui, mais qui veut et entend vivre chez lui.VE LA LAURENTIENNE Compagnie d\u2019Assurance-Vie BERNARD BENOIT .Gérant de District 300, Bonaventure, Tél: 1743 Trois-Rivières.JUGE DESY, DECEDEE | JEUDI, 10.NOVEMBRE 1938 \u2014 Ernest-L.Denoncourt ARCHITECTE 1391, RUE ROYALE Téléphone 963.Er Tel.401 Heures de bureau: 10 à 12 2 à 5 et 7 à 8 tous les soirs Spécialiste Pour les maladies des yeux oreilles, nez et gorge.Dr BENOIT JACOB Ex-assistant à la clinique Nationale Ophtalmologique li des Quinze-Vingts, Paris.Ex-élève à l'hôpital Baucicault, Paris, ex-interne de l'hôpital Normand & Cross.126 rue Alexandre TROIS-RIVIERES \u2018Téléphone 456 ARTHUR SPENARD COURTIER Assurances générales 944 rue St-Pierre Trois-Rivières EDIFICE SPENARD J.-A.Trudel, J.-E.Guillet Trudel & Guillet Argent 3 préter.Réglements de faillites et de successions, Examens de titres.Difficultés commerciales.Collection, ete.x x x Bureau 306 Alexandre Tél.: 491.T.-Rivières.CAR IL NE POUVAIT DORMIR QUE DANS SA CHAISE Mais aujourd\u2019hui, grâce à.l\u2019emploi du \u201cBRONKASEP- + TOL\u201d, nouveau remède contre la bronchite, il peut se reposer dans son lit toute la nuit sans aucun malaise.En effet le nouveau remède \u2026 \u201cBRONKASEPTOL\u201d pris avec de l\u2019eau chaude, apporte un prompt soulagement dans toutes les affections des bronches, de la gorge et des poumons.Une dose prise au coucher facilite Ja respiration et prooure un sommeil calme.LA =\u2014= Pharmacie HOULE _ _ À votre service.Vis-à-vis le Bureau de Poste \u201c1356, Notre-Dame, Tél: 57.Trols-Riviéres. JEUDI, 10: NOV 938 eee LE BIEN PUBLIC Des amis de Grand\u2019Mere et de Shawinigan se rencontrent à Montr grès de la Molson.De gauche à droite: MM.H.Bourassa, lier, de la Compagnie Larose & Chevalier, ventes de la Molsonira de Grand\u2019Mère, de Shawinigan Falls, et Edgar Genest, gérant dès te me, MES PIEDS SONT DE VRAIS BLOCS DE GLACE VOICI LE CITRON, L'EAU BOUILLAN = J'AI SENTI MA TÊTE BRÛLER \u2014 ET LE SUCRE (POUR LA DOUCEUR L'AFFREUSE GRIPPE ME TRACASSE\u2014 MAIS LA PONCEN'EST BIENFAISANT C'EST ASSEZ POUR VOUS ALARMER/ QU'AVEC DU\u201cJOHN DE KUYPERY PE éal à l'occasion du récent con- Larose et Cheva- 10 onces 85° Distillé et embouteillée au Canada sous la .\u2019 e vrai patron, c est le consommateur Lorsqu'on examine attentivement la situation actuelle, on découvre que le vrai patron, c\u2019est le consommateur.Ce vrai patron est le maître de celui qu\u2019on appelle ordinairement le patron, et aussi de l\u2019ouvrier.C\u2019est lui ou elle qui paie de sa poche pour la main- d'oeuvre, pour le loyer du capital et pour les bénéfices \u2014 s\u2019il y en a.Losque le travailleur de l\u2019aiguille est mal payé et que celui qui l\u2019emploie directement est incapable de se rendre aux conditions de son banquier, le véritable coupable est \u201cMadame,\u201d.qui ne veut pas payer plus que tel prix pour ses vêtements.C\u2019est de cet argent \u2014 celui que \u201cMadame\u201d jette sur le comptoir\u2014 que provient la plus grosse pazt (environ 84 sous par dollar, esti- me-t-on) des revenus de l\u2019industrie, et il en est de même des 16 sous que se partagent l'inventeur, l'épargnant, et tous ceux qui s\u2019occupent à la marche de la machine industrielle \u2014 sans oublier la part de l\u2019impôt.Ceux qui en ces temps difficiles pour toutes les classes de la société prêchent la haine de classes, le font par ignorancme \u2014 encore qu\u2019il y ait naturellement aussi ceux qui le font par intérêt.Toujours est-il qu\u2019ils prétendent que l\u2019industrie est un mécanisme créé au profit de quelques autocrates de l\u2019économie.Ils ignorent, ou font semblant d'ignorer, que le système capitaliste, tel qu\u2019il existe sur notre continent, a engendré des conditions d\u2019existence qui étonnent le reste du monde.Ils ne tiennent pas compte du fait qu\u2019a- Vec à peine plus que six pour cent de la population du globe, notre continent possède 50 pour 100 des téléphones du monde; que nous avons, aux Etats-Unis et au Canada, 45,000,000 d\u2019épargnants; que prés de 70,000,000 de person- es sont protégées par de l'assu- rance-vie, et que le nombre augmente rapidement des postes récepteurs de radio qui portent la musique, les arts et l'information Jusqu\u2019aux confins de l\u2019Arctique.MÉLANGÉ ET EMBOUTEILLÉ AU CANADA 1302.1.18 - 26 oz.\"2.10 - 40 ox.*3.35 On possède aussi, estime-t-on, assez d'automobiles, généralement parlant, pour que toutes les familles fassent une promenade le dimanche après-midi.Il se peut \u2014 et l'on ne songe pas a nier que cela soit possible ou probable \u2014 que les faits n\u2019aient pas été portés à la connaissance du peuple et que celui- ci ne se rende pas bien compte !des idées fausses qui menacent notre standard de vie.Peu de personnes connaissent la source de notre confort.On peut convenir qu\u2019il reste encore à faire pour développer la connaissance, et qu\u2019un sain mécontentement est bon signe, et cependant il reste qu\u2019on a fait beaucoup dans cette voie.Se rend-on bien compte du nombre d'hommes qui travaillent, au Canada et aux Etats-Unis, à la fabrication d'automobiles, par rapport au nombre de ceux qui, au commencement du siècle, travaillaient à la fabrication de voitures?La proportion est bien de l\u2019ordre \u2018|de 100 contre 1, soit environ 6,- 500,000 contre 65,000 et cela seulement après 38 ans.Il faut songer aussi que les ouvriers de l\u2019industrie de l\u2019automobile touchent des salaires très élevés, et il s'agit pourtant, dans l\u2019un et l\u2019autre cas, de l\u2019industrie de la locomotion.Ce n\u2019est pas seulement aux affaires que l\u2019on doit le fait que la prospérité va et vient, car il n\u2019existe pas de clé magique de contro- le.L\u2019industrie voudrait bien, par exemple, construire deux fois plus d'automobiles, ou de lessiveuses, ou de postes de radio, et cela s'applique également à tous les objets manufacturés.Avoir l\u2019idée qu'il existe quelque part des hommes qui, la main sur une clé, peuvent produire à volonté l'activité ou l\u2019oisiveté, c\u2019est ne pas tenir compte du fait que le consommateur lui-même est un facteur essentiel.Le vrai capital est celui qui se trouve dans les poches du consommateur éventuel, et il est fait du consentement de celui-ci à ouvrir son portefeuille.Après tout, c\u2019est le consommateur | qui dicte les salaires et qui déci- \u2018de combien de jours par semaine iles usines fonctionneront, et personne ne saurait aller à l\u2019encontre, ni au gouvernement, ni dans l'industrie, ni dans les syndicats ouvriers.Il y eut un moment du règne-de Napoléon où le grand guerrier ct homme d\u2019Etat était à son apogée et où cependant il avait à envisager une situation alarmante pour l\u2019industrie.II ordonna qu\u2019il fût donné des subventions à l'industrie, et les roues de la machine industrielle se remirent à tourner avec l\u2019aide de ce stimulant.Puis le vrai problème (Suite à la page 8.) 26 onces $1.90 surveillance directe de JOHN de KUVPER 3 SON Druillateurs Rotterdam Hollande i 40 onces $9.65 MAISON FONDEE EN 1095 Le vrai goût de Hollande a toujours distingué ce vieux gin bienfaisant et les vrais Canadiens l'ont toujours préféré depuis plus de cent ans! 2796 LE TÉLÉPHONE Les réductions du tarif télé phonique \u2014 urbain et interurbain \u2014 ont épargné, au cours de 1935, 36 et 37, plus d'un million de dollars annuellement aux usagers et ainsi 9 , , .0s e du Québec et de l'Ontario.nièces tle pays: Mais ils 2% ne à travers Lo ais e.Le ve ion ntija al occa per bainlesTapPEOE Ecos \u2018d'anrèversaires et ours Pannée ©.\u201ca au articulieres © que.MONGEAU PACS un prix mod Gérant. 10 NOVEMBRE 1938 LE BIEN PUBLIC 53 je © x hit Xk rE A MA FENETRE L'été revient sur ses pas nous dire un dernier adieu.Une fête d\u2019or, ce jour; les arbres, le chaume, sous le soleil, tout est cuivré et le vent, dans les plaines, rend des sons métalliques.La rivière enrichit d\u2019un filet d'argent l'horizon et j'envie les promeneurs, dans la chaloupe blanche, qui file, 1a bas, vers le lac.Par la fenêtre ouverte, un souffle chaud pénètre et chasse l'humidité de la maison.Ma besogne me laisse la liberté de m\u2019asseoir à la fenêtre et je satisfaits mon appétit d\u2019air pur et la soif de votre amitié, Marguerite.Où vous trouverai-je, cet après- midi.Dans votre vivoir, un peu songeuse, un peu triste?Ou en course, entre la double haie des magasins dans votre grande cité?J'espère que vous sortez.Les bruits de la rue secouent les idées noires et souvent, quand j'habitais la ville, je fis cette expérience.Marguerite, vous me renierez comme amie quand je vous aurai avoué que votre dernière lettre me fit sourire.\u201cAmie bien peu sympathique, va\u201d.Et vous me tournez le dos.Si vous demeuriez près de moi, nous irions en chaloupe, sur la rivière d'argent \u2014 il fait tellement beau! \u2014 et je vous dirais, en confidence: Marguerite, vous n\u2019êtes plus la fiancée mais l\u2019épouse de Jean.\u201cCe n\u2019est pas une raison pour que Jean devienne hargneux, froid; lui, qui paraissait si doux, d'humeur égale, au temps de nos fréquentations.\u201d Je vous entends, Marguerite.Mais, au temps des fiançailles, Jean, fatigué par les soucis de sa profession, passait chez-lui et laissait dans sa chambre ses préoccupations, les déboires du jour.Il faisait sa toilette matérielle et aussi, sa toilette de caractère avant de se présenter à sa fleur aimée, sa Marguerite; en sa présence, il ne pensait plus qu\u2019à l\u2019amour.C\u2019est ainsi que ça se passe partout.Maintenant, Jean habite votre maison et il ne peut dérober à vos yeux, ma bonne amie, ni ses habits de travail, ni les écarts de son caractère provoqués par bien des soucis que l'épouse ne devine pas toujours et très souvent, l'homme préfère garder en lui- même ses ennuis; il répugne aux épanchements.Les yeux se rembrunissent; ses lèvres échappent des paroles dures qu\u2019il regrette aussitôt mais n\u2018ose rétracter.La jeune épouse, habituée aux mots d'amour, devant ce Jean transformé, s\u2019énerve, croit à la trahison, comme dans certains romans, se martyrise le coeur avec une imagination surrexitée.Marguerite, vous en reviendrez de ces mois avec les années et vos larmes ne couleront pas ainsi pour des futilités.Quand Jean entrera fatigué, de mauvaise humeur; montrez-vous encore plus aimante et provoquez sa confidence; il en sera soulagé et vous aussi, connaissant la vraie cause du front soucieux, votre imagination n\u2019aura pas la peine d\u2019échafauder la tour du malheur.Et cette sympathie renforciera votre amour.Ma bonne Marguerite, si vous ne voulez pas me peiner, ne vous tourmentez plus ainsi pour des futilités.Vous savez bien que Jean aime, de tout son coeur, sa fleur blonde et que tout son bonheur et ses espérances reposent sur elle.Je veux retrouver, dans votre prochaine lettre, de la joie, de l\u2019enthousiasme et peut-être la réalisation de votre rêve: un berceau, à l'horizon, avec du satin, des dentelles, un ciel de gaze légère comme des ailés d'ange et sous la douillette de soie rose, un poupon rose aussi.une marguerite en bouton .Ah! si vous étiez prés de moi! Nous irions sur la rivière d'argent respirer les derniers parfums et enivrer nos yeux des harmonies colorées de l'automne.Ou bien encore faire les cent pas dans l\u2019allée, sous la coupole vieil or des plaines.Mais l\u2019heure de la liberté est écoulée.J'entends l\u2019appel des petites qui arrivent du couvent; dans quelques minutes, il y aura du charivari dans la maison et j'oublierai la poésie de ce beau jour d\u2019octobre.Bonsoir, Marguerite et pardon- nez-moi de ne pas pleurer \u2018avec vous; je sais si bien que vous n'a- Vez qu\u2019à vouloir pour être heureuse.Jeanne L\u2019Archevéque-Duguay.Le R.P.Gloriés bénit le mariage de Mlle Lise Flandin r Vézelay, France.C'est en présence d'une trés nombreuse et brillante assistance que le R.P.Dom Fulbert Gloriés, abbé de la Pierre-qui-Vire, a béni récemment, en la basilique de Vézelay (Yonne), le mariage de Mlle Lise Flandin, fille de M.Pierre-Etien- ne Flandin, ancien président du conseil, député de l\u2019Yonne, et de Mme Pierre-Etienne Flandin, avec M.Pierre-Charles Wirth, docteur en pharmacie, fils de M.Pierre Wirth, chevalier de la Légion d\u2019honneur, et de Mme Pierre Wirth.S.Exc, Mgr Lamy, archevêque de Sens, avait pris place dans le choeur et présidait la cérémonie.La messe fut dite par l'abbé Gérard Flandin, cousin de la mariée.Tes témoins étaierit, pouf la mariée: le docteur Charles Flandin, médecin chef de l\u2019hôpital Saint-Louis, son oncle, et M.François Bréguet, son beau-frère; pour le marié: le professeur Couttière et M.Marcel Midy.Après la cérémonie religieuse, M.et Mme Flandin ont offert, dans leur propriété de Cure, une élégante réception à laquelle on reconnaissait : S.Exc.M.Philippe Roy, ministre du Canada à Paris; l'hon.sir Blugg, membre du Parlement anglais; M.Marcel Régnier, général Maurin, Mme Noël, MM.Per- reau-Pradier, René Manaut, André Beauguitte, M.Louis Gillet, de l\u2019Académie française; M.Hamelin, questeur au Sénat; le sénateur Portmann, MM.Pierre Bérenger, Michel Brille, - ttl De \u2014 Mac e.Modem elle.el Mon CAUSFRIE SAVOIR Il y eut le congrès de l\u2019ACFAS.Qu'est-ce que ça peut bien être cela?C\u2019est l'Association cana- dienne-française pour l\u2019avancement des Sciences.Et le docteur Léo Parizeau, qui en fut l\u2019un des fondateurs, disait justement à une séance d'ouverture des conférences: \u201cJe regrette de n\u2019avoir pas plutôt organisé l\u2019'ACFAS .pour l\u2019avancement de la curiosité\u201d.Nous ne sommes pas curieux pour deux sous.Tout le monde le dit, tout le monde le sait.Nous ne semblons nullement intéressés de connaître les merveilles dont nous sommes entourés.Et cela revient à dire que nous sommes ignorants.Nous sommes ignorants, c\u2019est entendu, mais ce qui est pire, c\u2019est que nous sommes fiers de l'être, puisque nous ne réagissons pas et ne faisons que peu d'efforts pour en sortir.C\u2019est de la paresse intellectuelle à un stage vicieux.S'il y a, dans une ville,un congrès d'étude ou une visite d'excursionnistes, on révèle aux étrangers tous les détails des richesses régionales, les richesses dont les gens du pays ne savent à peu près rien.Il serait intéressant, par exemple, de savoir combiende triflu- viens ont visité la Gabelle et les usines de la Shawinigan Chemical Co., où.l'on transforme la pierre à chaux pour le commerce.Est-il beaucoup de gens de Drummondville qui savent comment se fabrique le papier Dennison, ou ont une connaissance générale des diverses opérations qui, par des substances chimiques, transforment de la fibre de bois en soie.Madame Rose Lacroix, directrice de l\u2019Ecole ménagère provinciale, conduira bientôt ses élèves du cours d\u2019art culinaire aux ateliers d\u2019une importante maison de boucherie.Existe-t-il beaucoup \u2018de cuisinières qui seraient capables de situer, sur le boeuf, le veau ou l\u2019agneau le morceau de viande qu\u2019elles reçoivent du boucher ?Seuls les gens curieux sont in- Eénieux.Ce sont à peu près d'ailleurs les seuls qui réussissent.Ça | ne fait rien, vous savez, de passer pour \u201csenteux\u201d.On finit par savoir beaucoup de choses, en tout cas.J'ai été intriguée pendant plus de deux ans, à me demander ce que pouvaient bien vouloir les \u201cguénilloux\u201d qui fouillent dans toutes les poubelles des cours et des ruelles, entre quatre et six heures du matin.Ce qu\u2019ils veulent?Ce qu\u2019ils font?Ils ramassent toutes les vieilles boîtes de conserve vides et s'empressent d\u2019aller les porter à leurs entre- pots.Ces boîtes soigneusement lavées et débarrassées de toute saleté sont ensuite découpées, les côtés attachés \u2018ensemble par paquets de cent, et les fonds sont Louis Bleriot, Mme Clément- Bayard, M.Marcel Boussac, Ga- briel Gognacq, Marcel et Roger Mrne Rivière, etc.| | | Wi \"ou LI RS | h) \\ BERN g V \\ N A A À À À À À A A À A À L'avis d\u2019une femme du monde Madame Carlet approche de la soixantaine, mais c'est encore une incrépide voyageuse.Tous les grands hôtels d'Europe ce d'Amérique lui sont familiers: ceux de Paris, de Londres, de New-York, ceux de la Riviera, de Deauville et de Monte- Carlo.Mais lorsqu'elle désire vraiment se reposer, tout en se distrayant, Madame Joseph Carlet n'a pas besoin d'aller très loin.C'est à Montréal même, à l'Hôtel WINDSOR qu'elle sc retire tous les ans, d'octobre à la fin de décembre.Cette hôtellerie fameuse de la rue Peel a en effet la réputation d'être le centre des activités \u2018sociales\u2019 dans la Métropole du Canada, dès l'ouverture de la saison des mondanités.VVVVVVVVVVVYPVY préparés de méme.Tous les jours, des camions viennent prendre cette ferblanterie qui est ensuite expédiée, par bateaux entiers en Chine et au Japon.Et quand nous achetons des petites autos de quinze cents à un dollar, des singes qu\u2019on fait danser en leur remontant un ressort dans le ventre, et cent autres be- belles de même espèce, nous pouvons dire que cela est confectionné avec nos vieilles boîtes de conserve.On n'a pas assez d'être le peuple du monde qui se nourrit le plus de \u2018cannage\u201d, on enrichit les étrangers avec nos déchets.Ca, c\u2019est fort ! On a cent mille chômeurs qui crient après l\u2019Etat pour continuet de vivre à rien faire.On n\u2019est pas ,baresseux.Ah! non, c\u2019est un rêve.Mais on n\u2019est pas assez- \u2018sen teux\u201d.Ça, c\u2019est un fait ! Françoise Gaudet-Smet.JEUDI, AN {ES RE RECETTE - Flanc aux Nouilles aux Oeufs Catelli 1 paq.de nouilles aux oeufs Catelli; 1 pinte de lait; 2 oeufs, 3 c.à table de sucre; 4 c.à thé de vanille ou citron; 1 pincée de sel.Briser les nouilles et faire bouillir dans le lait.Ajouter le sucre, sel, essence et les oeufs bien battus.Verser le tout dans un plat beurré et faire grattiner dans un four à feu modéré.Les Recettes de Jeanne Catelli.FEVE LARD CATELLI re) LLL Creo orsTILLE ET MELANGE EN ECOSSE 26 0x.\"2.560 - 40 ox.*3.75 ACHETEZ une pleine valeur CHARBONNERIE LIMI vos COMBUSTIBLES QUI VOUS EN GARANTIT LA QUALITE tel.437 Une pesée automatique d\u2019un régistre sévèrement contrôlé vous assure e RESPONSABLE pour votre argent ST-Laurent TEE JEUDI, 10 NOVEMBRE 1938 ee L'HISTOIRE TRIFLUVIENNE \u201cQuelques lettres inédites de Benjamain Sulte Tirées de so correspondance avec la Révérende Mè Avant de vous livrer les lettres de Sulte, qu\u2019il me soit permis de dire un mot de Mère Marguerite- Marie, ancienne directrice du Pensionnat, l\u2019annaliste distinguée des Ursulines des Trois-Rivières.Les anciennes élèves qui l'ont vue à l'oeuvre ont gardé le souvenir d'une éducatrice de valeur, de sa bonté toute maternelle et de sa parfaite distinction.Cousine de Benjamin Sulle, comme lui, elle était douée du talent littéraire et comme lui aussi dès qu'il s'agissait d'histoire, elle s'animait d\u2019une ardeur acharnée et travaillait sans répit à la recherche de documents historiques.L'Histoire des Ursulines des Trois-Rivières en 4 volumes, recherchée par les historiens de la région, est son ouvrage le plus important.Mais elle a à son crédit une vingtaine de travaux historiques, sans compter les articles nombreux fournis aux journaux de la ville, les notes historiques, généalogiques, les biographies, comptes rendus, etc.Elle était en relaitons épistolaires avec les hommes de lettres les plus distingués de notre pays et même de l'étranger, ainsi qu\u2019avec bien d\u2019autres hauts personnages.Dans sa correspondance avec notre poète et historien trifluvien, il est surtout question d\u2019histoire: travail en collaboration, recherche de documents historiques, corrections d'épreuves; Sulte raconte aussi les événements de sa vie privée et parle de tout ce qui l'entoure.C'est ainsi que nous faisons connaissance avec Sulte tel qu\u2019il est dans l'intimité, original, d\u2019une gai- té à toute épreuve, constamment obligé de calculer pour équilibrer son budget, il demeure cependant au-dessus de ces ennuis journaliers, il prend bien la vie.Aimant sa patrie par dessus tout, c\u2019est pour elle qu\u2019il bataille, travailleur infatigable, il écrit sur tous les sujets.Chaque fois qu\u2019il a un moment de loisir, il manie la plume.En effet il n'y a jamais de temps perdu pour lui .Chaque instant produit quelque chose.Souvent, dans la rue, en marchand, il composait des vers, pour ne pas perdre de LA PHOTOGRAVURE TIONALE LIMITEE DISTILLÉ ET EMBOUTEILLÉ AU CANADA 25 ox.1.80 .40 0x.92.70 Monastère des Trois-Rivières, (Cercle M.de l\u2018Incarnation.) temps; il appelait ceux-là \u201cdes vers à pattes\u201d.Sulte est certainement le plus abondant de nos écrivains.Prêchant le labeur individuel, il engage ceux qui s\u2019intéressent à l\u2019histoire à écrire, a produire des matériaux.\u201cIl n\u2019y a rien de petit dans l\u2019histoire, tout y est important et devient utile\u201d a-t-il l'habitude de répéter souvent.Quelle reconnaissance ne lui devons-nous pas! Son oeuvre presqu\u2019infinie constitue un véritable monument élevé à la gloire des Canadiens-Français.C\u2019est un trifluvien que nous devons honorer.Les premières lettres de Benjamin Sulte à Mère Marguerite-Ma- rie, qu\u2019il m\u2019a été donné de parcourir datent de 1886.La dernière a été écrite en 1919.C'est donc une correspondance de 33 ans qu\u2019il m\u2019a fallu parcourir.Oui, 33 ans de correspondance suivie.Quelle difficulté à faire un choix Chaque lettre est d\u2019un intérêt particulier: notes historiques, originalité de forme, événement de sa vie intime: soit du parlement, soit dans son joli \u201chome\u201d qu'il a nommé Chateau-Bonheur, soit encore dans ses relations avec des personnages de l\u2019étranger tels le géologue français M.Rameau, le prince Roland Bonaparte, son cousin Lucien Napoléon Bonaparte Wyse, le comte de Foucault, combien d\u2019autres sans compter ses amis canadiens; chacune de ses épîtres parle au coeur et à \u2019esprit.Dans ses premières lettres écrites en 1886, il est question d\u2019échange de manuscrits, de notes généalogiques au sujet des familles Sulte, Gervais, Desllets.Ils travaillent en collaberation.\u201cNous sommes en bonne voie ce que vous m\u2019avez fait voir de manuscrit me dit assez que nous ferons notre chemin sans misére.\u201d Il apporte au travail une ardeur infatigable, le 12 juillet, il écrivait: \u201cComme j'ai l'avantage de ne jamais éprouver de fatigue, je travaille sans cesse et je me ra- fraichis en changeant de besogne.Le jour, la milice, le soir nos archives historiques.Quand la paresse me prend, elle dure deux jours francs.Il n\u2019y a pas de remède à cette maladie, sauf le temps: 48 heures, telle est ma dose.Ma femme est parfaitement convaincue que le je suis un mécanisme inusable, soit le mouvement perpétuel, 2e, que le bon Dieu a oublié de me donner une maladie, 3e, que je mourrai qu\u2019après avoir noirci tout le papier qui existe au monde, ce qui va loin, 4e que si la mort arrive, je la recevrai en riant, moi aussi, je pense de même.\u201d Quant à moi, il me vient une pensée de sympathie à l'égard de l'épouse d\u2019un tel fouilleur de paperasses.Je cite un court billet: \u201cDans le feu comme toujours malgré quatre pieds de neige sous la semelle.\u201d Et un autre: \u201c.Gardez les cachets que je vous envoie.C\u2019est le produit du vandalisme d'un employé du gouvernement qui se plaisait à mutiler les-anciens parchemins.Il est mort en 1870 et bien sûr il est encore au purgatoire .Prions pour lui.\u201d Je crois qu'il est bon d'avoir une pensée dans nos prières pour Benjamin Sulte, qui, lui aussi, peut bien griller au purgatoire: il n\u2019était pas trop scrupuleux et ap- re Marguerite-Marie, Ursuline du Par Lucie Béliveau - porta certaines pages d'archives trifluviennes qu\u2019il considérait aussi bien placées dans celles d\u2019Ottawa \u2026 Dans un billet, Sulte est en colère contre les typographes qui lui ont fait dire que \u201cla grand'rue était pavoisée de crapaux\u201d pour drapeaux.\u201cJe les abomine avec amour!\u201d conclut-il.Quand Sulte écrivit son centième article, ses amis de la Revue Canadienne le déclarèrent centenaire et il fut fêté par eux.À ce sujet il a écrit: \u201cOn me grave! On va mettre ma moustache sous les yeux du public! Vous voyez ça d\u2019ici! Je grisonne, mais on va me graver noir, afin que la postérité s\u2019extasie sur mon éternelle jeunesse.Il était temps, mordine! car je n\u2019ai plus vingt ans.Bientôt je n'aurai plus 45 ans.Pour un centenaire c\u2019est la moitié du chemin parcouru.Vous savez que je suis centenaire par habitude, c\u2019est un talent acquis.pas naturel.\u201d Une église vient d\u2019être construite pour les Canadiens-Français, Sulte s\u2019en montre ravi, Il écoutera à l\u2019avenir des sermons en français.\u201d Cousine, notre-église a fêté Pâques pour la première fois, l\u2019a fêté comme une ancienne et riche et artistique paroisse.Triomphe sur toute la ligne.Nous sommes ressussités d\u2019entre les Irlandais.\u201d Le 3 janvier 1888, il écrivait: \u201cC'est a vous et a toutes nos aimables et bonnes soeurs que ce discours s\u2019adresse.\u201d Après les souhaits d\u2019usage, il parle de la tran- quilité qu\u2019il considère le grand bien d\u2019ici-bas.\u2018Pour l'obtenir il faut prier, car prier c'est déjà ê- tre tranquille .\u2019\u201d\u2019 plus loin \u201cdans le tourbillon qui m\u2019emporte depuis tant d'années, je n\u2019ai compris le bonheur terrestre que dans le sheures où mon esprit redevenait tranquille.Souvent j'ai envié ceux qui ne se sont pas jetés dans le courant de ce terrible fleuve des carrières militantes où j'ai toujours vécu flottant aujourd\u2019hui submergé demain, pour recommencer le plongeon et la lutte, jusqu'au moment suprême de la mort.Mais il est dans ma nature de combattre, aussi bien que de souffrir en riant.Ma petite femme est courageuse et juste, elle m'a souvent reconforté dans les travaux et les contretemps qui surviennent.Sa philosophie est de la religion et sa religion est de la philosophie.Hier elle me disait: \u201cUne lettre sympathique ranime le courage\u201d et elle me montrait votre dernière.Et moi je me mirais avec plaisir dans la belle glace que nous possédons à double titre d\u2019amis et d\u2019artistes, car votre acte est un fait d\u2019amitié et votre cadeau est un don d\u2019artiste.C\u2019est l'opinion de notre petit monde: Il faut voir Ce miroir! disaient nos gens de goût.Ils l\u2019ont vu! Tenez: Joseph Marmette, le romancier, un esprit fin qui a vu nombre de pays, s'est le premier, après ma femme et moi, regarde dans la glace \u201cSuperbe, mon camarade! très gentil!\u201d Voilà ses expressions.Puis est venu Bauset, un cousin de ma femme, satirique et caustique.Il a branlé la tête et a dit: \u201cC'est bien! C\u2019est fort bien! Le tout est fichtrement bien!!!! Pas bête, j'vous l'dis!!!\u201d Quand Déville, le réservé, a vu sa figure dans l'encadrement de notre bijou, il a sourit: il se trouvait beau garçon! Son mot a été: \u201cJoli présent!\u201d On ne peut pas demander plus à un homme qui est Arpenteur général du Canada, sa phrase est courte elle n\u2019arpente pas.Le juge Fournier s\u2019est amusé à examiner le travail de peinture.Il était séduit; avec son binocle, LE BIEN PUBLIC: \u2014\u2014\u2014-\u2014-ve-emmmnnnnnmnmnmnmnmmnnnnnnnnmnnnnnp°pnt 7, il reluquait, mirait et poursuivait les coups de pinceau.\u201cCa dit-il vous ne vous ne vous refusez rien à ce que je vois, on vous envoie des cadeaux princiers: je dirai à mes filles de venir admirer ce travail.\u201d C\u2019est le jugement de la cour suprême du Canada, ni plus ni moins.(Suite à la page 8.) D\u2019OÙ VIENT TOUT L\u2019ARGENT?PLUS de quatre millions et demi de déposants au Canada \u201cont de l\u2019argent en banque\u201d.Ils laissent volontiers leur argent en dépôt parce que les banques à charte du Canada sont en état de les rembourser promptement, sur demande, jusqu\u2019au dernier sou.Ces dépôts dans les banques à charte forment une somme d\u2019environ $2,262,000,000, dont à peu près 10% est sous forme d\u2019espèces ou, en d\u2019autres termes, de monnaie de la Banque du Canada, c\u2019est-à-dire de \u201cmonnaie légale\u201d.Les personnes qui ne comprennent pas très bien les opérations de banque demanderont peut-être: - 1.Par quoi nos dépôts sont-ils représentés,'si les banques n\u2019en ont pas tout l'équivalent en argent?2.Comment les banques peuvent-elles rembourser nos dépôts, soit plus de $2,262,000,000, à l\u2019aide du montant d'argent qu'elles détiennent?Réponse à la première question.Parcourez un bilan de banque et vous constaterez qu\u2019une banque possède plus qu\u2019elle ne doit.cela revient à Îire que si elle remboursait tous ses déposants et payait toutes ses autres dettes, il lui resterait un solde appartenant à ses ac- ionnaires.Réponse à la seconde question.visez attentivement le bilan l'une banque cet vous verrez wen plus des espéces qu\u2019elle [sient cette banque possède les éléments d\u2019actif rapidement réalisables ou qui lui permettraient d\u2019emprunter à la Banque lu Canada.Les banques savent par expérience quel montant d'argent \u201cÎles doivent garder en caisse tfin de répondre aux demandes -ourantes, et quelle proportion de l\u2019actif il convient d\u2019affecter à des titres de premier ordre qu\u2019elles pourraient réaliser, au besoin, en vue de faire face à des lemandes extraordinaires.Mais d\u2019où vient tout l\u2019argent ?Un ne saurait mieux répondre à cette question qu\u2019en en posant une autre: A qui apparlient l'argent et d\u2019où provient-il?Nous adressant aux 4,740,000 déposants, nous répondons: Cet argent est à vous.Quand vous le réclamez, vous l\u2019obtenez.Lorsque vous demandez votre argent à une banque à charte, ne vous le rend-elle pas toujours promptement ?Nous vous posons encore cette uestion: Considérez-vous votre dépôt comme une simple écriture dans un livre?Si vous êtes un salarié et si, après avoir payé vos frais, vous déposez chaque semaine vos économies à votre compte d'épargne, à la banque, quel- qu\u2019un pourrait-il vous convaincre que votre dépôt est le résultat de simples écritures dans un livre?N'est-il pas vrai, au contraire, qu\u2019il vous est loisible de vous présenter à la banque et de retirer votre dépôt en argent ?Supposons que vous soyez cultivateur et prenons, pour Pexemple, un acre de terre et des chiffres ronds.Vous ensc- mencez un acre avec un boisseau et demi de blé à $1 le bois- scau.Vous en récoltez 20, valant $1 le boisseau.En mettant de côté les frais, pour simplifier, vous faites un profit de 18 bois- sceaux et demi, ou de $18.50, que vous déposez à votre banque.Estimez-vous que ce sont là de simples écritures dans un livre?11 serait sans doute bien difficile de convaincre un salarié ou un producteur de richesse nouvelle que son dépôt, fruit de son travail ou de sa production, est autre chose que & l\u2019argent réel.Il sait que c\u2019est de l\u2019argent, parce qu\u2019il peut s\u2019en servir pour acheter ce qu\u2019il veut.D\u2019où vient tout l\u2019argent?Votre dépôt est la mesure de votre richesse réelle.Cette richesse provient de l\u2019échange de votre travail contre un salaire, de l\u2019application de l\u2019effort humain au sol de la ferme ou aux arbres de la forêt, de la pêche du poisson dans la mer, de Pextraction des minéraux du sous-sol, de la transformation de matières brutes en produits fabriqués, de la vente, au pays ou à l\u2019extérieur, de cette production ininterrompue.Quand un homme prétend transformer le régime économique sous lequel vous vivez el vous promet d'établir demain l\u2019âge d\u2019or, par quelque procédé magique, avant de souscrire à ses théories, demandcz-vous done quel succès il a obtenu dans la gestion de ses propres affaires.Les dépôts en banque reflètent la richesse tangible qui est produite.| Chaque dollar que nous vous devons, à vous nos déposants, est garanti par plusieurs dollars d\u2019actif réel.Les banques à charte du Canada, outre qu\u2019elles donnent un bon service aux particulicrs, sont un puissant facteur de progrès pour la nation.LES BANQUES À CHARTE DU CANADA Le gérant de causer de la la succursale de votre localité sera heureux de banque avec vous.Il répondra avec plaisir à vos questions, en s'inspirant de sa propre expérience.Le prochain article de cette série paraîtra dans ce journal.Attendes-le.5 1MP 3 \u2014 re LE BIEN PUBLIC Les agents de la Molson se réunissent à Montréa Quelques lettres.(Suite de la page 7.) Achille Fréchette, frère du poète, et poète lui-même, a cru devoir se plaindre du sort: \u201cPas de danger, s'est-il écrié, que j'en reçoive un pareil! Sulte est né sous une étoile favorable.\u201d Alfred Garneau est le fils de l'historien de ce nom.Un savant mes amis! Un styliste, un puriste, un idéaliste.Il a dit \u201cLa littérature et l'érudition vont enfin avoir des monuments.DeCelles le bibliothécaire du parlement s\u2019est arrêté devant la glace et a dit haut et bas: \u201cTortillon! C\u2019est pas ce que l'on voit tous \u2018es jours! Mais le plus amusant a été Bélanger, l'auteur du volume intitulé \u201cMes Vers.Il a récité toute votre histoire de broderie sur écorce, avec le feu d\u2019un poète chauffé à blanc.Pour le calmer, je lui ai dit qu'il était trop savant.Ca effraye un poéte quand on lui dit de ces choses-la .Lucie Béliveau (Cercle Marie de L'Incarnation) (suite et fin la semaine prochaine) @ Nos braves pêcheurs canadiens mettent plus de 60 différentes sortes de poissons, de mollusques et de crustacés sur le marché.Frais, fumé, séché, en'conserve ou mariné ., le poisson se prête à une grande variété de plats appétissants, délicieux, économiques.Ces plats sont d\u2019ailleurs fort nourrissants, car les poissons, les mollusques et les crustacés canadiens* possèdent une abondance de protéines, de sels minéraux et de précieuses vitamines.Ils offrent en effet tout ce qu'il faut pour constituer un superbe déjeuner ou souper.Vous pouvez vous arranger avec le marchand pour qu\u2019il vous fournisse différentes sortes de poissons délicieux, plusieurs fois la semaine; c\u2019est une idée qui sera hautement appréciée de la famille.MINISTÈRE DES PECHERIES, OTTAWA.Wl! Demandez la Brochure Gratuiteoù PAIN DE POISSON AUX LÉGUMES Effeuillez 2 tasses (1 livre) de poisson : en conserve ou cuit, et mettez au fond vA d'un moule beurré.Couvrez d\u2019une couche d'épinards cuits, hachés et assaisonnés de sel et de poivre, Pilez sur cela une couche de grains de mais.Versez sur cela 2 tasses de sauce blanche moyenne salée et poivrée, 1 cuillerée à soupe d'oignon haché et mélangé avec deux oeufs légèrement battus.Saupoudrez le dessus de miettes de biscuits.Placez dans un plat d\u2019eau \u2018 N chaude et cuisez pendant 1 heure dans 1 un four modéré B50 des.Fahr.).Servez démoulé et garni de persil frais.CW-I12F 6 portions.: MINISTERE DES PECHERIES, OTTAWA.Veuillez m'en r votre brochure aruite jotituléer \u201c100 Délicieuses ecettes de Poisson\u2019, rd M.S.B.Baptist, agent local de la Molson, assistait récemment au congres de la Molson, 2a Montréal.Des agents de la Molson, venant de toutes les parties de la province de Québec, s\u2019étaient réunis en cette occasion pour parler d\u2019affaires et renouer de vieilles amitiés.M.Aimé Petit, de Chambly, qui compte 44 années au service de la Molson, était le plus vieil agent présent à cette réunion, tandis que le plus vieil employé était M.Abondius Mireault, qui a à son crédit 36 années avec la Molson.La Brasserie Molson est la plus ancienne au Canada et l\u2019une des plus vieilles maisons d\u2019affaires en Amérique du Nord.| Le récent congrès eut lieu dans ia brasserie moderne située à l\u2019en- ,droit même où le pionnier John Molson construisit sa première brasserie en 1786, alors que la population s\u2019élevait à peine à 8,000 âmes.Quatre arriere petits-fils du fondateur étaient présents a la réunion.Cette photo fait voir Le vrai patron.(Suite de la page 5.) se posa.Il n\u2019y avait plus de consommateurs, et la marchandise resta sur les bras du gouvernement.La main-d'oeuvre avait été .rétribuée, les patrons avaient touché leurs subsides, et les gouvernement \u2018\u201ctenait le sac.\u201d La le- con qui en découle est celle-ci: \u201cEncourager ceux qui conduisent | les usines.Ils créent du travail.Ils sont aussi des consommateurs, l'et sur une grande échelle,\u201d II existe aussi, ces temps-ci, une idée fausse qui veut que les \u201cgrosses\u201d entreprises étouffent les \u201cpetites.\u201d Rappelons-nous que les \u201cgrandes\u201d usines, munies d\u2019un outillage moderne, permettent de produire des marchandises à la portée des humbles.A ce sujet, un économiste américain écrivait récemment: \u201cCe que j'entends démontrer, c\u2019est qu\u2019il faut toutes sortes d\u2019entreprises \u2014 petites et grandes \u2014 pour constituer un monde d'industries.Et ni les grandes entreprises, ni les petites, ne parviendront à tirer de leurs ressources le meilleur parti possible dans l\u2019intérêt du public consommateur, si, comme l\u2019eau, elles ne trouvent LA PHOTOGRAVURE TIONALE LIMITÉE NA 282 opest cue Ontario.pres Bicury ES Mont cal pas leur vrai niveau.Dans ses relations avec le public, le point de départ n\u2019est pas ce que le public devrait penser, mais ce qu\u2019il pense effectivement.\u201d En résumé, le grand besoin de l\u2019heure est de penser plus clairement.JEUDI, 10 NOVEMBRE 1938 le groupe présent.De gauche à droite, première rangée: MM.Eugène Halde (39 ans avec la Molson), John Molson, H.W.Molson, président, Edgard Genest, Thomas Molson, H.de M.Molson et A.Mireault.ge 400z BOUTEILLES250Z.BOUTEILLES $1.80 $2.70 DISTILLE ET EMBOUTEILLE AU CANADA les visiteurs.tistiques.Le WINDSOR rivalise avec les plus fameuses hotelleries d'Europe .Nouvellement décoré et aménagé, le .WINDSOR garde sa place au premier rang des grands hôtels du continent.Des artistes de renom opt travaillé à lui donner cet air de jeunesse, de beauté et de luxe qui fait l\u2019admiration de tous L\u2019ameublement a été confié à des spécialistes réputéf qui ont su créer pour chaque chambre et salon de nouveaux ameublements aussi confortables qu\u2019ar- ve A > IN ate] Windgny Rue Peel, pris de la rue Ste-Catherine Face au Square DOMINION, Montréal : Tél.PLateau 7181 .\u2014 EE NS I \u2014- JEUDI, 10 NOVEMBRE 1938 LE BIEN PUBLIC Les livres et leurs auteurs | LE THEATRE CHRETIEN si vous avez de la chance de pouvoir entendre, 3 votre guise, les oeuvres d'Henri Ghéon! Il y aura toujours des privilégiés sur cette terre! Je suis jalouse un peu mais très heureuse de votre jouissance, car je sais que vous la goûtez avec raffinement.\u201cLe Mystère de la Messe\u201d, \u201cLe St-Laurent du Fleuve\u201d et que dites-vous de la délicieuse petite pièce donnée à la radio \u201cLa Fille du Sultan et le bon Jardinier\u201d?Du Mozart en action ! J'ai lu \u201cLe Mystère de la Messe\u201d et je le relierai encore et encore .- Vous dire que mon imagination a travaillé avec quelle joie, pour l\u2019esprit et le coeur ! Poésie mystique des mots; harmonie d\u2019une force prenante des choeurs; jeu d\u2019une simplicité empreinte de la grandeur biblique.Enfin, tout comble d\u2019émotion l\u2019âme, le coeur, l\u2019esprit et les yeux.\u2019 Osera-t-on croire que pour être digne du théâtre, il faut nécessairement qu\u2019une pièce s\u2019inspire des bas-fonds, des passions non pas simplement humaines, les passions humaines peuvent être très bonnes, mais des passions diaboliques.Le théâtre chrétien de Ghéon est la plus profonde thèse rontre ceux qui ne veulent pas admettre que du théâtre soit intéressant, s\u2019il ne s\u2019agit de mauvaises intrigues et de mauvaises passions et contre ces autres aussi qui ne peuvent comprendre que le théâtre puisse servir le Bien.Les rapports des journaux sont encourageants.La foule s\u2019éprenä d\u2019enthousiasme pour le théâtre de Ghéon, cela donne à espérer une rénovation chez-nous comme en France.Vous avez raison, Hélène.Quand nous lisons attentivement les Saintes Ecritures ou la Vie des Saints, les sujets de drames, inspirés par le pur amour, surgissent presque à chaque ligne.La poésie la plus profonde illumine les pages et la liste déjà très considérable\u201d des oeuvres de Ghéon, sans compter celles des autres auteurs, dans le même genre, prouve qu\u2019on peut trouver à intéresser des générations, pour peu qu\u2019on veuille s\u2019en donner la peine.On ne saurait demander à plusieurs l\u2019ampleur du talent du Ghéon, mais nos auteurs sérieux pourraient, sans doute, travailler dans ce sens.Cela demande des études considérables, car il faut être renseigné sur la doctrine, quand il s\u2019agit de traiter des sujets religieux.Mais, à la place de tous ces sketches abrutissants que nous offre la radio, un sketch puisé à la source pure serait bien reçu par plusieurs et la manière dont fut rendue \u201cLa Fille du Sultan\u201d assure que nos bons artistes soutiendraient leur réputation.; Pensez-vous, Hélène, que cela nous reposerait des scènes larmoyantes, des déceptions d'amour, des assassinats par jalousie ou encore des oeuvres d'auteurs, bien intentionnés d\u2019ailleurs, qui, sous prétexte de faire aimer la terre et la vie canadienne, bâtissent des sketches qui ridiculisent les paysans et font rire à leurs dépens.Comme vous, j'aime beaucoup mieux voir cette boîte à stupidité fermée qu\u2019en action, surtout quand mes enfants sont à la maison.À l\u2019exception des programmes bien déterminés, que nous pouvons juger à l\u2019avance, nous ne savons jamais, d\u2019une minute à l'autre, quelle bétise va sortir de là- dedans et comme les petits ont beaucoup de talent pour capter tout ce qu\u2019ils ne doivent pas entendre.La seule manière de combattre théâtre est d'en créer du bon et de faire l\u2019éducation de nos jeunes.Inutile d'essayer de cloitrer notre jeunesse en lui défendant le théâtre, le cinéma.Ils crieront au scrupule et a l\u2019âge de secouer le joug, ils iront où ils voudront.S\u2019amuser reste un besoin et nous ne sommes plus au temps où l\u2019on s\u2019amusait à conter des histoires autour du poèle, à faire des jeux de société ou à danser des quadrilles.Les temps changent et ce n\u2019est pas la faute de notre jeunesse si elle vit à cette époque.Vous constatez chez nos enfants, Hélène, comme ils se forment le goût assez facilement.Ils ont goûté aux deux sources, la bonne et la mauvaise et ils réalisent que la bonne demeure la plus prenante, la plus intéressante.Et leur soif, d\u2019un soir à l\u2019autre, de réentendre du Ghéon, prouve que nos jeunes savent applaudir le Beau dans toute sa réalisation.Profitez bien et goûtez, pour votre amie l\u2019ermite, tant de belles choses.Heureuses oreilles qui entendez! Heureux regards qui voyez! Je vous envie et demeure en votre grande amitié.le mauvais Jeanne L'ARCHEVEQUE-DUGUAY.AMITIE DES Que dans un monde en convulsions.tandis que la littérature, oubliant ses fins les plus hautes, tend a se satisfaire d'un role d'instrument, on se tourne pourtant vers les belles oeuvres.du passé, non point.pour les couvrir de bandelettes, mais pour y reconnaître une jeunesse impérissable, une compagnie, un appui, c'est un des traits de l\u2019époque qui peuvent nous donner le plus de confiance.Plaisir de voir un Corneille, un Racine, un La Fontaine, un Virgile sortir des manuels, entrer parmi nous avec la fraîcheur et le frémissement de jeunes aînés.Plaisir aussi de voir des jeunes gens prendre feu pour des figures négligées et de les entendre dire, injustes à leur tour, mais d'une façon généreuse: \u201cAh! rien n\u2019est si grand que Scève, ou Trislan, ou Théophile, ou Maynard!\u201d Le temps n\u2019est pas si loin où la condition du génie semblait être l'ignorance parfaite ou le pur Mépris de nos grands devanciers.Et sans doute, pour nous qui voulons faire entendre notre voix et Non pas répéter une leçon, l\u2019exceptionnelle richesse de la littérature francaise pose un dangereux probléme.Dangereux, mais Passionnant.Cette étonnante continuité de chefs-d'oeuvre, qui n\u2019a d\u2019égale que celle de notre peinture (la plus constante qui soit depuis le Moyen âge), nous n\u2019entendons point la renier, ni la te- RIT pour un monde clos, mais la prolonger selon .nos forces.Une Œuvre, comme une personne, ne devient pesante que si.l\u2019on manque d'amour et de foi.Après tout, le problème qui se pose aujour- d'hui n\u2019est pas'tellement diffé- rent, tous rapports de génie écar- CLASSIQUES nos classiques eux-mêmes.Ce que Racine est aujourd'hui pour nous, Euripide et Virgile l\u2019étaient pour lui: Il n'avait pas moins à dire après eux, pas moins à changer et à créer que nous n\u2019avons après lui.Et s\u2019il y parvient, c\u2019est que, dans certain état d'amour et de fière modestie, la science (je veux dire la connaissance du passé) et la \u201cnaïveté\u201d forment l\u2019union la plus heureuse.On dira que l'audience n\u2019est plus la même, que l'étendue, la demi-ignorance et la paresse de notre public sont des conditions nouvelles.Et c\u2019est bien là, certes, joint à notre propre suffisance, ce qui pourrait nous pousser Vers des solutions de facilité.Si l\u2019on s\u2019écarte d'elles, on entend crier à l'arbitraire.Car il s\u2019est formé, en matière de roman surtout, un système de conventions hargneusement défendues, celle par exemple qui impose de parler du peuple dans ce langage veule et populacier qui ne le trahit pas moins que les couplets idylliques de G.Sand.C'est au point que si l'expression la plus naturelle d'un écrivain manque à ces exigences \u2014 n\u2019y manquât-elle que par spontanéité ou par souci de traduire, fidèlement et durablement, le mouvement d\u2019une pensée ou d\u2019une sensibilité, \u2014 on se voit accuser d'arbitraire, de tendances aristocratiques, presque d\u2019indécence.En vérité nous ne songeons point à renier le peuple d\u2019où nous sortons et dont nous demandons l'audience sans l'implorer ni la flatter.Nous sommes heureux et passablement fiers de prendre nos forces en lui plutôt qu\u2019en une petite société épuisée.Nous y trouvons notre source, notre ap- ts, de celui _ qui.se posait.pour port et presque notre raison d\u2019ê- tre.Mais c\u2019est précisément cette conscience des richesses populaires qui nous impose la volonté d\u2019une oeuvre digne d'elles, et digne, dans la mesure de nos moyens, des grandes oeuvres qui nous ont précédés.Marcel ARLAND.(Aux Ecoutes.) A nous la Liberté Revue mensuelle de doctrine sociale et mouvement d\u2019action, CONSTATE que la politique a courte vue et la recherche des solutions immédiates et faciles pour parer au plus pressé sont la cause de la situation catastrophique où nous nous débattons aujourd\u2019hui ; REFUSE de faire confiance aux mêmes hommes et aux mêmes méthodes pour résoudre les conflits qu'ils n\u2019ont pas su prévoir ; COMBAT toutes les tentatives d'étatisme d\u2019où qu\u2019elles viennent: ce qui ne nous promet que l\u2019aggravation des maux présents ; , AFFIRME le primat absolu de l'homme sur les institutions et qu\u2019en conséquence il faut soustraire les personnes aux féodalités artificielles et monstrueuses, aux institutions périmées et trouver les institutions nouvelles permettant le libre développement de chacun dans les cadres de sa terre, de sa famille, de sa profession ; PROPOSE trois institutions nouvelles, logiques et bien définies: le service civil, le minimum vital et la fé- ydération libre des paroisses et des entreprises.\u201cA nous la Liberté\u201d, abonnement annuel: $1.00; 6 rue Saint- Hubert, Pont-Viau.MOTS C HORIZONTALEMENT 1\u2014Expédition en Terre Sainte PI.2\u2014Lieu planté d\u2019aunes.3\u2014Du verbe nier.- Qui ne varie pas.4\u2014Fille de Cadmus.- Ouvrage établi au bord d\u2019une rivière pour diriger le cours de l\u2019eau.5\u2014Ecarter.&\u2014Petite parcelle.- Lettre grecque, 7\u2014Manquée.8\u2014Chef-lieu de Canton \u201cMarne\u201d.- Amas de paille qu'on met pourrir avec du fumier \u201cpl\u201d.9\u2014Nom donné aux Bohémiens.VERTICALEMENT 1\u2014Se dit du bois qui commence à pourrir.- Endroit d'une basse cour où la volaille a gratté.2\u2014Détruirais.3\u2014Huile essentielle.4\u2014Commune de Suisse, - Oiseau domestique.5\u2014Adj.possessif.- Dira deux messes le même jour.6\u2014Interjection qui exprime une douleur physique.- Premier.T\u2014Chez qui l'on constate une dégénérescence physique ou mora- e.8\u2014Déesse égyptienne.- Du verbe \u2014 \u2014 9 ROISES No 34 \u2014 A.G.2 8 CO Hee - EERE wi Jo unes EE a H mms [LIT] LEE Hee être.9\u2014Déshonorcrais.SOLUTION No 33 \u2014 A.G.1 2 3 4 6 7 89 5 cv eI HZoXxEaYrQ PE VEuxHou» 5p>°HHH0Hrz SU XxXCHOHOP En und BEcsvzswvaseo HZ-EH00 \u2014 nhl =2rAzrodoll O aroma z=w 6 8 L 9 Vendeur .demandé pour ligne facile à vendre (en gros) dans magasins et chez hommes d\u2019affaires.Expérience nécessaire.S\u2019adresser à Robert & Robert 1916 St-Philippe, Trois-Rivières.COLLECTION COLLECTION Ne laissez pas dormir vos comptes ou billets en souffrance.Faites-les collecter avant que vos débiteurs vous échappent.Je suis à votre disposition, pour vous faire ce travail, sur une base raisorna- ble, et écrivez-moi pour plus de détails.WILLIAM VENNES, Huissier de la Cour Supérieure, Casier postal 162, Grand\u2019Mère, P.Q.SI LES YEUX CANADIAN GENERAL PARLER.ILS EXIGERAIENT UN MEILLEUR ECLAIRAGE ECLAIREZ-VOUS MIEUX \u2014 EPARGNEZ VOS YEUX EDISON POUVAIENT Si vos yeux se fatiguent vite, vous pouvez peut-être en rejeter la cause sur un éclairage insuffisant.Pour plus de sûreté, choisissez les ampoules Edison Mazda.Elles éclairent plus longtemps.Renseignezvous à propos des nouveaux prix.FABRICATION CANADIENNE L-48F Limited ELECTRIC CO. JEUDI, ?VOUS LUI LE BIEN PUBLIC Le feuilleton du \u201cBien Public\u201d Roman, d Après son deuil affreux qu\u2019elle l'avait si courageusement aidé à supporter, peut-être s\u2019était-il dit parfois \u2014 inconsciemment sans doute \u2014 en la voyant si belle, si généreuse et si forte : \u2014Que ne l'ai-je connue plus tôt?Mon bonheur n\u2019aurait pas eu d'interruption ! \u201d Ah! ne jetons pas impitoyablement la pierre à celui qui souffre et ne prononçons pas sans réfléchir le mot d\u2019infidélité.Chaque cas mérite un examen spécial.Voilà un homme, loyal entre tous, qui a aimé de tout son coeur et de toute son âme, la femme qu\u2019il avait choisie.Elle meurt.Que peut-on contre la mort, que peut-on, sinon pleurer le cadavre que les fossoyeurs enfouissent?Des pleurs, des pleurs.Tout n'est-il pas fini ?Mais il est dit, au plus profond et au plus divin des livres: \u201cLaissez les morts ensevelir leurs morts\u201d.Les vivants ne peuvent pas vivre avec les morts.Or, la vie \u2014 et c\u2019est sa loi \u2014 inexorablement continue.Détourné de la tombe où reposent les restes mortels de ce qu\u2019il avait aimé jusqu\u2019à I'adoration, André devait revenir vers la vie.Il se le devait à lui-même.Une femme se trouvait là, et la mieux faite pour le comprendre, pour le remonter, pour le consoler.Lina, comme on l\u2019appelait, par diminutif affectueux de son prénom d\u2019Emmeline, avait servi de grande soeur à Lucienne de Bury.Elle avait été son premier témoin, lors de son mariage avec André Nerville.Lucienne, dès qu'elle s\u2019était sentie mère, l'avait choisie pour.marraine de son enfant.Pendant les dernières semaines et jusqu\u2019à la mort de la malheureuse jeune femme, Lina avait toujours été présente auprès de son amie.C\u2019est elle qui avait porté le frêle enfant aux fonts baptismaux.Et s'est elle, toujours elle, qui, sous prétexte de revoir sa filleule, était revenue, dix-huit mois durant, apporter au mari accablé de chagrin les plus délicates consolations que puisse inspirer la sensibilité féminine.Et c'était elle, encore, qui se retrouvait devant lui, à l'heure précise où il en arrivait à craindre que son courage ne défaillit et que son énergie, lassée par tant d'épreuves, ne sombrât définitivement.\u2014André ! .\u2014Lina ! .Elle lui tendait la lettre qu\u2019elle venait de lire.\u2014Maintenant vous savez ?Et il regretta d'avoir posé cette question.Car elle se dressait devant lui, tellement pâle et crispée qu\u2019il ne put ne pas évoquer le visage de l'autre, de celle qui était morte du fruit de son amour.\u201d Elle vit les bras tendus par l'homme dans un mouvement de secours et les repoussa d'un simple geste.\u2014Non, André, non.Laissezmoi.Je suis trop coupable envers vous .Il eut un haut-le-corps.\u2018\u2014Coupable, vous?s'écria-t-il.\u2014Oui, coupable, et, j'ose le dire, responsable de tout ce qui est arrivé.Et comme il l\u2019a regardait, effaré, stupide, \u2014Oui, reprit-elle résolument.J'ai bien lu cette lettre.Et ce qu\u2019elle contient, depuis longtemps.J'aurais dû vous prévenir, je n'ai pas osé .J\u2019espérais que vous verriez vous- méme .J'ai été lâche .et c'est par lâcheté que je vous ai trahi.André eut un sursaut de portes- tation, presque d\u2019indignation : \u2014Trahi?Oh! Lina, qu\u2019osez- vous dire là ?\u2014La triste vérité, car c\u2019est bien trahir l'amitié et la confiance que de ne pas savoir sacrifier, quand il le faut, même son propre coeur .\u201cJ'ai été égoiste.J'aurais dû m'éloigner.Votre belle-mère serait restée et vous auriez gardé l'enfant.Mais j'ai eu peur de perdre .tout ce qui m'attachait ici .et je suis restée.C\u2019est mon obstination, j'en suis sûre, qui a poussé Mme de Bury à la folle extrémité que nous déplorons aujourd'hui.\u2014Mais qu\u2019est-ce qui peut vous le faire croire?questionna le jeune homme, en proie à un trouble croissant.Lina haussa les épaules.\u2014Pensez-vous donc que j'aie pu me méprendre sur ses sentiments à mon égard?Tant que Lucienne a vécu, sa mère m'a traitée en amie, et elle s'est montrée heureuse quand j'ai accepté d\u2019être la marraine de l'enfant qu'on attendait .Mais une fois Lucienne disparue .Elle poussa un long soupir, et, hochant douloureusement la tête: \u2014J\u2019ai vite senu que je lui paraissait suspecte et qu\u2019elle me devenait hostile.Mon affection pour Emmeline lui portait ombrage; mon amitié pour vous lui semblait intolérable .\u2014Oh! Lina.\u2014C\u2019est ainsi.J'ai vu, de jour en jour, sa jalousie grandir et s'exaspérer.Elle n'a plus vu en moi qu\u2019une intrigante qui cherchait à conquérir, dans votre coeur et dans votre maison, la place de la morte.Et elle s\u2019est prise à me haïr de toute la force de son amour pour sa fille et pour sa petite-fille.\u2014Eh! c'est précisément cette injustice qui me révolte le plus ! s'exclama l'ingénieur.Qu\u2019avait- elle a vous reprocher ?La jeune femme baissa la téte.\u2014Peut-être n\u2019étais-je pas absolument sans reproches, prononça- t-elle gravement.Ai-je assez dominé mon coeur et maîtrisé mes sentiments?N'ai-je pas trop laissé paraître une.sympathie qui pouvait passer, à tout le moins, pour indiscrète ?\u2014Votre amitié fraternelle a.été ma meilleure consolation dans mon infortune, affirma-t-il, avec émotion.Lina secoua mélancoliquement la tête.\u2014Moi aussi, fit-elle, je croyais sincérement vous aimer comme un grand frére malheureux.\u201cMais qui peut se flatter de voir toujours très clair dans son propre coeur?Est-il certain que Mme de Bury n'ait pas été plus clairvoyante que moi, et que ses craintes soient sans fondement.\u201cSi je n'avais eu pour vous qu\u2019une tendresse de soeur, eussé- je tant hésité à la sacrifier à votre tranquillité personnelle?Le dévouement fraternel ne connaît pas de limites.Le mien était égoïste puisque je n'ai pas su, pas voulu .pas pu me résigner à vous perdre t.Bursquement, \u2018elle éclata en sanglots, après cet aveu que le par No 4 je lavait prévu'remords arrachait à une conscience délicate jusqu\u2019au scrupule.André, muet de saisissement, contemplait l\u2019adorable \u2018créature, si touchante sous les larmes jaillies du fond de son noble coeur.Le jeune homme se sentait bouleversé d\u2019émoi, de pitié et de tendresse, mais aussi d\u2019une joie qui lui faisait presque oublier à cette minute son angoisse paternelle et les graves soucis dont il \u201cvenait d\u2019être accablé.Elle balbutia, en détournant un peu la tête : \u2014Vous voyez combien je suis coupable! Sans le vouloir, j'ai été infidèle à la mémoire de Lucienne.Je suis cause que votre foyer est disloqué, que vous êtes |- privé de votre enfant .Et que puis-je vous offrir pour compen- \u2018ser un tel dommage ?.\u2014Ce que vous m\u2019avez donné si généreusement, jusqu'ici! répli- qua-t-il avec feu.Votre affection, Lina, et un peu plus tard, si Dieu le permet, votre amour.\u2014Croyez qu\u2019il sera partagé, et que je vous devrai le seul bonheur que je puisse désormais espérer dans ce monde.\u201cEt Lucienne vous bénira ! Lina leva vers le jeune homme un regard extasié.\u2014Vous êtes bon! murmura-t-el- le.Oui, elle sait bien que tout mon désir est de vous voir heureux et de faire tout ce qui dépendra de moi pour que vous le soyez.\u201cJe suis sire qu'elle m\u2019a pardonné, puisque mon seul crime a été de vous aimer autant qu\u2019elle vous aimait elle-même .André lui prit les mains et les porta à ses lèvres d\u2019un geste à la fois respectueux et doux.\u2014L'amour n\u2019est jamais un crime, dit-il, et lui seul est capable de réparer les fautes qu\u2019il peut faire commettre.\u201cMais le devoir doit passer avant ie bonheur et j'ai l\u2019impérieuse obligation de retrouver l\u2019enfant qu\u2019on m\u2019a ravie .\u2014Je vous y aiderai de toutes mes forces! s\u2019écria la jeune femme.Pour moi aussi, c\u2019est le premier des devoirs ! Vv Quand il sortit du Cercle équivoque qui se cachait de la police dans une de ces rues perpendiculaires au faubourg Montmartre où s\u2019abritent tant de combinaisons louches et de réunions clandestines, Fernand Letors était aussi bléme que l'aube pluvieuse qui étalait.sa blancheur sale dans le ciel attristé.Il était trois heures et demie du matin.Depuis dix heures du soir, Fernand Letors avait soutenu contre la chance contraire, la lutte furieuse du joueur désespéré.Il avait misé ses derniers atouts, risqué ses derniers billets, avec cette illusion folle que, après tant de deveines successives, ce devrait être, ce serait sûrement le gain sauveur, le relèvement définitif, et pour tout dire, le salut.Les cartes, une fois de plus, l\u2019avaient trahi.Il se retrouvait, sur le pavé gras, dans cette brume diluée et malsaine du petit jour commen- cant.Délesté de son dernier \u201cpécu- ne\u201d, il lui restait à peine, toutes poches fouillées, une somme de cent cinquante francs, en petits billets et menue monnaie, de quoi subsister trois jours, à la rigueur, RENDREZ UNE MAMAN Pierre Lavaur TO NOVEMBRE 1938 =.Da Le 5-05 E+ 4 t+ en vivant comme un pauvre, et en oubliant, comme par hasard, de régler telles petites dettes criardes, parce qu'elles sont petites, mais d'autant plus génantes qu\u2019elles décèlent brutalement la détresse suprême, et ont pour effet de couper les plus indispensables crédits.\u2014Trois jours! calculait sombrement Fernand Letors.Maintenant, il descendait à grands pas le faubourg Montmartre, le col de son pardessus relevé.Il frissonnait plus encore de la perspective entrevue \u201cque de la fraîcheur humide de l\u2019heure et du froid que glisse dans les moëlles, une nuit d\u2019insomnie.\u2014Trois jours, grommela-t-il, cela fait soixante-douze heures .Et après, quoi?Je ne puis plus revenir au cercle, puisque je suis décavé .Il vaut mieux, d'\u2019ailleurs, que je n\u2019y revienne pas, car je sens trop bien que la déveine persiste .Mais, alors, comment faire?.Quelle solution ?.Ah! je suis perdu ! .Il s\u2019avançait, d\u2019un pas hâtif, la tête basse et les mains froides, avec la sensation, étant réduit et vaineu, d\u2019être déjà poursuivi et traqué par cette étonnante vindicte sociale, qui n\u2019a que considération, méfiance et hostilité pour les pauvres diables, les sans le sou! Et quoi! ceux-ci ne risquent- ils pas de devenir onéreux et même dangereux pour les heureux mortels qui, à l\u2019abri de tout aléa, entendent bien posséder et jouir tranquilles ! Et comme, ayant traversé la cour du Louvre, il arrivait au pont des Saints-Pères, la vue de la Seine lui causa un tressaillement soudain qu'il ne fut pas maître de réprimer.Envisageait-il la fin logique d\u2019une carrière dont la pente, depuis six mois, s\u2019était accélérée de façon vertigineuse ?Se vovait-il, une nuit très prochaine, sollicitant des eaux glauques un asile définitif et glacé contre l\u2019acharnement implacable des hommes?Quoi qu'il pensat, à cette minute, il en éprouva une telle transe, qu\u2019il franchit le pont au pas gymnastique et s'engouffra littéralement dans la rue des Saints- Pères qu\u2019il ne mit pas six minutes à remonter jusqu\u2019au boulevard Saint-Germain.Il tourna à gauche, longea le trottoir durant une soixantaine de mètres, et s\u2019arrêta pour sonner à une porte cochère d\u2019imposante apparence.C\u2019était là qu\u2019il habitait.Au quatrième étage, il est vrai, et dans une garçonnière minuscule.Mais dans cette maison de vénérable aspect, régnait le confort moderne.Voila tout ce qu'il fallait à Fernard Letors et c\u2019était le dernier luxe qu'il s'était réservé après des dégringolades successives: dans un bâtiment honorable, un logis restreint, mais pourvu de commodités suffisantes.Suprême exigence d\u2019un homme qui, pour dévoyé qu\u2019il soit, se rappelle qu'il n'est pas né dans un taudis, et qui garde un instinctif besoin de respectabilité extérieure.Ne méprisons pas ce sentiment, en dépit de sa vanité qui semble puérile, car c\u2019est, peut-être bien, le suprême sursaut d'une pudeur qui s\u2019effondre, et l\u2019ultirne recours d'une dignité à son déclin .Quand il eut refermé la porte de son petit appartement, Fernand Letors, si angoissé qu\u2019il fût, éprouva cependant une impression - de sécurité qui calma ses nerfs surexcités.Lorsqu'on est fatigué et inquiet, l'on ressent une certaine détente à se retrouver chez soi, tous huis- clos, sans autre adversaire que soi-même.(A suivre.) Un hôtel économique Al CHAMBRE SIMPLE Ç 3,000 chambres A $1.50 à $2.50 dans 5 villes.ZY eT \\ CENTRAL \u201c MODERNE\u201d A L'EPREUVE DU MISEREZ VOTRE ARGENT.sortiment de les genres, 1392 HART BOTTES de CHASSE CHAUSSEZ-VOUS DES MAINTENANT AVEC DE BONNES CHAUSSURES BIEN AJUSTEES.VOUS PROTEGEREZ VOTRE SANTE ET ECONO- Il nous fait plaisir d\u2019annoncer a notre clientéle, ainsi que nous venons de recevoir un grand as- MESSIEURS, ENFANTS, dans les plus récentes nouveautées .nous en avons pour tous les goûts, de tous à des prix convenant à toutes les bourses, défiant toutes Pour votre prochain achat de chaussures rendez-vous chez UN CHOIX DE 30 MODELES A.GOSSELIN ORTHOPEDISTE TECHNICIEN Seul agent aux Trois-Rivières pour les marques HARTT \u2014 SLATER \u2014 M.W.LOCKE qu\u2019au public en général, thaussures, pour DAMES, pour l'automne, compétitions.DIFFERENTS pour convenir à tous les besoins toutes les bourses TEL.: 537 AVIS PUBLIC AVIS PUBLIC est par le résent donné que les TERRES et HERITAGES sous mentionnés ont été saisis et seront vendus aux temps et lieux respectifs, tel que mentionné plus bas.FIERI FACIAS DE BONIS ET DE TERRIS Cour Supérieure CANADA, Province de Québec, Distriet des Trois-Rivières, No 4504.Dans une cause dans laquelle: ELIE MONGRAIN, de la paroisse de St-Louis de France, district des Trois-Rivières, bourgeois, était demandeur; vs GORDON FORSYTH, du même endroit, mais résidant acutellement en la paroisse de Ste-Marthe du Cap de la Madeleine, dit district, était défendeur.Le dit GORDON FORSYTH, défendeur.Le dit ELIE MONGRAIN, demandeur.La moitié indivise d'un morceau de terrain situé dans la concession des Cheneaux de la paroisse de St-Louis de France, a être pris à même la terre appartenant à Pierre Grenier, à compter du rebord du côteau, c\u2019est-à-dire en haut du côteau, cette ligne devant suivre les sinuosités du côteau et comprenant deux arpents en aval vers le sud dans la ligne nord-ouest et deux arpents dans la ligne sud-ouest pour se terminer vers le sud de manière que les lignes nord et sud soient parallèles, comprenant quatre arpents en superficie et borné comme suit, savoir : Vers le sud et vers le nord par Pierre Grenier, d\u2019un côté vers le nord-ouest par Armel Lemire et de l\u2019autre côté, vers le sud-est par Julien Levasseur, connu et désigné comme faisant partie du lot No cinq cent quinze (515) du cadastre officiel du comté de Champlain pour la paroisse de St- Maurice, dont la dite paroisse de St-Louis de France en est un démembrement, avec la maison et autres bâtisses dessus construites, circonstances et dépendances et avec en plus une petite écurie qui se trouve sur le terrain appartenant au dit Armel Lemire.\u201d Pour être vendu à la porte de l'église de la paroisse de St-Louis de France, comté de Champlain, le VINGT-DEUX- IEME jour de NOVEMBRE, 1938, à DIX heures du matin.\u201cLe shérif, L.-P.MERCIER.Bureau du shérif, Trois-Riviéres, 19 octobre 1938.\u2014_\u2014/\u2014\u2014\u2014_\u2014_\u2014\u2014, POUR VOS SUCCESSIONS TESTAMENTS, CONTRATS, ETC.CONSULTEZ Alphonse Lamy NOTAIRE Dépositaire du greffe du notaire L.P.Mercier.159 rue Alexandre Trois-Rivières Bureau du soir, le vendredi de 7 à 8 heures.Tél.Bureau: 35.FORTS SALAIRES DU TEXTILE EN CANADA Le ministère du Travail du Canada rapporte qu\u2019il existe une différence énorme dans les gages payés aux ouvriers du textile dans divers pays.\u201cLes salaires les moins élevés se trouvent en Extrême Orient, en Chine, au Japon et aux Indes\u201d, souligne le rapport du département.\u201cIls sont plus élevés dans les pays de l\u2019est et du centre de l\u2019Europe.Viennent ensuite la Suède, l'Allemagne et la Grande Bretagne et enfin les salaires les plus élevés de tous sont payés aux Etats-Unis et au Canada\u201d.Singulier expert Un peintre avait fait le portrait d\u2019une comtesse hors d'âge.Les parents de la dame s\u2019étaient donné rendez-vous dans l'atelier pour juger de l\u2019oeuvre et chacun trouvait quelque chose à redire.Le nez est trop long, prétendait l\u2019un.\u2014La bouche n\u2019est pas assez gracieuse, disait l\u2019autre.\u2014Le ton des chairs est trop mat, objectait celui-ci.\u2014I faudrait plus d\u2019expression dans les yeux, reprenait celui-là.Bref, la ressemblance laissait à désirer.\u2014Eh bien, Messieurs, dit le peintre, je vais y retoucher et demain, si vous le voulez bien, je m\u2019en référerait à un juge aussi naïf qu\u2019impartial: le King Charles de madame.En effet, le lendemain, le portrait est transporté au salon de la comtesse et placé au niveau du parquet; puis on ouvre la porte toile, la flaire et la lèche avec attendrissement.Le portrait est dès lors déclaré parfait.Or, l'artiste avait seulement retouché le bas de son tableau avec un morceau de lard.La pipe de l'artiste Le peintre Diaz travaillait un jour dans une salle des Tuileries.Il avait pris un plafond très ordinaire dont il faisait un ciel immense et splendide.Ce n\u2019était rien encore; il ouvrait ce ciel d\u2019un coup de brosse et il en faisait pleuvoir une averse de fleurs.Comme le ciel de Diaz était bien à cinq mètres du plancher, Diaz était perché sur une grande échelle.Perdu au milieu des nuages qu\u2019il ébauchait, il ressemblait assez à un génie céleste \u2014 à part l'uniforme, bien entendu.Le roi Louis-Philippe c'était avant 1848 \u2014 entra dans la salle où peignait Diaz.Le grand artiste ota respectueusement sa pipe de sa bouche : \u2014Fumez don®, monsieur Diaz, dit le roi, vous étes dans votre atelier, ici.Diaz, qui était fumeur fervent, ne se le fit pas dire deux fois; il reprit sa pipe quand le roi fut passé.Vint une espéce d\u2019huissier qui ne fut pas aussi accommodant que le roi.\u2014Hé! dites-donc, mon bonhomme! cria-t-il à l\u2019artiste, on ne fume pas dans nos salles ! Diaz ne bougea pas et continua de peindre et de fumer.\u2014Etes-vous sourd?vociféra l\u2019huissier pourpre de colère.Cette fois, du fond de son ciel, Diaz l'entend et lui répond tranquillement : \u2014Mon vieux, ne nous fâchons pas .j'ai la permission du \u201cbourgeois\u201d .au quadrupède qui accourt vers la | #E 11 MORT TRAGIQUE DE Mtre RODOLPHE BERNARD Ce jeune avocat montréalais est tué raide dans un accident d\u2019auto près d\u2019Yamachiche.Me Rodolphe Bernard, avocat bien connu de Montréal qui faisait partie de la firme Bernard et Bernard, a été tué presque instantanément vendredi soir, lorsque l\u2019auto qu\u2019il occupait frappa l'arrière d\u2019une remorque stationnaire et capota sur la route Montréal-'Trois-Rivières, Me Bernard Bourdon, c.r, syndic du Barreau de Montréal, et Me Lucien Beauregard, c.r\u2026 un autre avocat de Montréal, accompagnaient Me Bernard.Le premier fut grièvement blessé, tandis que Me Beauregard, qui conduisait, s'en tira sain et sauf.Ils étaient tous trois en route pour Trois-Rivières, où ils devaient participer à l\u2019assemblée générale du conseil provincial de l\u2019Association du Barreau.Le trio approchait de Yamachiche, quand l'automobile heurta l\u2019autre véhicule et que Me Beauregard perdit le contrôle du volant.Pas un seul d\u2019entre eux n\u2019avait aperçu la remorque, qui était attachée à l'arrière d\u2019une automobile stationnée sur la grande route.Me Rodolphe Bernard, qui était âgé de 41 ans, demeurait avec ses parents, M.et Mme L.-E.Bernard, à 5789 rue Déom, à Outremont.Il était né à Montréal et avait fait ses études au collège de Montréal, à Loyola et à l\u2019Université McGill, où il fut reçu avocat en 1921.\u2018 \u201cALOHA, LE CHANT DES ILES\u201d, AU CINEMA DE PARIS Danielle Parola et Jean Murat dan Les membres de la presse rurale regretteront tout particulièrement la mort tragique de ce sympathique avocat qui assistait au congrès de l\u2019Association des Hebdomadaires, l\u2019été dernier en Mauricie.PARFUMS Servez-vous toujours du même parfum: imbibez-en quelques feuilles de buvard épais que vous envelopperez d'un linge et que vous placerez en fréquemment de place, dans vos armoires.Mettez aussi des feuilles de buvard imbibées (laissez- les sécher, sans quoi il tacherait) dans vos cachets à mouchoirs, à gants, dans vos boîtes à fourru- les changeants une scène de \u2018\u2018Aloha, le chant des îles\u201d, à l\u2019affiche samedi au Cinéma de Paris, en programme double avec \u201cLes Deux Combinards\u201d, avec Georges Miltonres, à chapeaux.Laissez tomber quelques gouttes de parfum dans votre eau de toilette dans votre bain.Recommandation importante: ne versez jamais directement du parfum sur votre linge ou sur vous-même.Si vous suivez ce procédé que je vous indique, au bout de quelques semaines, vous obtiendrez un résultat satisfaisant.vigoureuse et agréable au source de pute 5 © Vous êtes toujours certain de \u201cfrapper juste\u201d avec la Black Horse \u2014Ja meilleure bière du Canada.Cette vraie bonne bière\u2014saine, La meilleure bière au Canada Black Horse § Une favorite depuis cinq générations goût \u2014 est le chef-d'oeuvre de la BRASSERIE DAWES qui fabrique la meilleure des bières depuis cinq générations.Verre en main, admirez-en Ja pureté cristalline et goûtez-en la saveur inoubliable.La bière qui facilite la digestion \u2026et constitue une source de pure satisfaction. 12 Il se donne comme mission, cette année, de connaître mieux et de faire connaître ceux qui rehaussent le niveau intellectuel de la Mauricie.\u2014 Littérature, musique et peinture.\u2014 M.l'abbé Tessier tracera la mission de la société à la première assemblée générale, le 24 novembre.sirent encore tirer profit tout en leur donnant l\u2019occasion de produire leurs talents merveilleux en public., Nos jeunes sociétaires accuseront plus encore de cette manière la mission dont ils se sont chargés eux-mêmes durant les beaux soirs illuminés par la flamme nouvelle du monument de 1934.C'est de cette édifiante mission que M.l\u2019abbé Albert Tessier, du Le conseil d'administration, | Séminaire St-Joseph, entretien- qui a élaboré ce programme, sous !dra les membres de la sociét la présidence conjointe de M.Ar- de la première assemblée généra- thur Spénard et de Mlle Pauline [le qui sera tenue dans la salle Chénevert, se dispose a recevoir, François Premier du Chateau de comme invités, durant les mois | Blois, jeudi soir, le 24 novembre.La Société Le Flambeau s'est donné comme programme, cette année, de connaitre mieux et de faire connaitre les artistes et les littérateurs des Trois-Riviéres et de la Mauricie.Ainsi invitera-t- elle, tour à tour, à ses soirées mensuelles, ceux qui parmi nous cultivent un art et rehaussent notre niveau intellectuel.Littérature, musique et peinture y passeront.; res des é lors | de | L'organisation de la cinquième !train.Le nombre des sociétaires \u2014LE BIEN PUBLIC A I\u2019heure actuell.(Suite de la page 1.) somme toute l\u2019histoire de notre éducation nationale qu\u2019il a résumée.Son travail était, pouvons- nous dire, tout imbibé d'esprit national.M.Duplessis a déclaré, entr\u2019autre choses, que notre système éducatif tient compte de nos traditions et de notre esprit de foi.\u201cDans la province de Québec, dit-il, on est porté des fois à critiquer.On parle en certains milieux d\u2019esprit national.N°est-il pas plus facile de critiquer que de réaliser! N\u2019est-il pas vrai que le vrai sentiment national n\u2019est pas un sentiment chauvin, le sentiment d\u2019un Robinson Crusoé?Ce n'est pas l\u2019esprit national, c'est l\u2019esprit de solidarité qui nous manque.Le sens de notre force, nous l\u2019avons; l'esprit de solidarité, nous ne l'avons pas.Le devoir RYE H D 43 x Sg A CNE 5 AL ISK EMBOUTEILLE EN ENTREPOT AU CANADA VieDii 10 ans\u201410 oz.$0.85 - 25 oz.$2.00 - 40 oz.$3.00 Vial] 12 ans\u201413 oz.$1.25 - 25 02.$2.40 - 40 oz $3.60 CORBY DISTILLERIES LIMITED jeunesse, le conseil d\u2019administration présentera de temps à autre et lors de réunions intermédiai- programmes d'ordre récréatif.année du Flambeau marche bon sera probablement doublé.Or, ¥ JEUDI, 10 NOVEMBRE 1938 a Société \u201cLe Flambeau\u201d se trace un magnifique programme \u201cA l'heure actuelle il y a dans la province de Québec des possibilités comme jamais .Si nous n\u2019avons réussi autant que nous { l\u2019aurions dû, ne blâmons pas nos éducateurs ni ceux qui ne partagent pas notre langue.La faute en est à nous-mêmes.Nous avons | des champs d'action à nul autre pareils.Il nous appartient de garder ce que nous avons et d\u2019acquérir ce que nous avons perdu par notre faute\u201d.0 5 $508 OG 0 OOK * LJ qui vont suivre, Rodolphe Du- autour duquel guay et son épouse, madame Jeanne L\u2019Archevéque - Duguay, Ulric Gingras, Clément Marchand, Moisette Olier et d\u2019autres a qui il appartient d'avoir donné à la Mauricie ce début d'atmosphère intellectuelle dont elle peut maintenant se dire fière.C\u2019est l'intention du Flambeau, société, arts, sciences et lettres, fondée et rendue viable par des jeunes, de réunir l'effort de tous ceux-là qui collaborent à l\u2019édification d\u2019une école essentiellement mauricienne d\u2019art et d\u2019expression.De nos artistes Pt virtuoses de la musique vocale et instrumentale, les membres du Flambeau dé- L'abbé Tessier gravite toute-une élite intellectuelle, était tout désigné pour marquer le point de départ de cette année nouvelle du Flambeau.Quelques artistes trifluviens connus prendront part au même programme.Son Honneur le Maire Atchez Pitt, I'Honorable Sénateur Charles Bourgeois, l\u2019Honorable Wilfrid Gariépy, député au fédéral, M.le Commandeur J.A.Trudel, président de la Commission Scolaire, tous membres d'honneur du Flambeau, seront, ce soir-là, les invités spéciaux de la société.Afin de mieux conserver au groupe son attrayant caractère de LE, PATRONAGE ST-CHARLES Orphelinat agricole et industriel Quatre-vingt-treize enfants de la Crèche Gamelin, de l\u2019Orphelinat -Saint-Dominique et du patronage Saint-Charles ont été adoptés depuis le ler janvier dernier.On croit pouvoir dépasser la centaine avant la fin de l\u2019année.Le nombre d\u2019orphelins placés l\u2019an dernier a été de 86.Le patronage Saint-Charles, fondé il y a deux ans, vient d\u2019être reconnu par arrêté ministériel de Québec comme orphelinat agricole et industriel.Du côté agricole, les orphelins exploitent depuis trois ans une station horticole de soixante-dix arpents.Sur cette ferme se trouvent un pou- lailler-école, une serre-école, un troupeau d'animaux.La formation industrielle des orphelins consiste à leur faire suivre des cours de menuiserie, de reliure, de cordonnerie, de boulangerie, etc.Cent soixante orphelins suivent ces cours agricoles ou industriels.FILS SOUTERRAINS POUR LE TELEPHONE AU CAP La compagnie du Bell Telephone supprimera les poteaux tou le long de la rue Notre-Dame.La compagnie du Bell Telephone fait actuellement exécuter au Cap-de-la-Madeleine des travaux de terrassement pour enfouir sous terre des fils téléphoniques.Cet enfouissement des fils sur la rue Fusey est fait pour prolonger le câble d'entrée du service interurbain en vue de raccorder ce même câble à un nouveau tronçon de la ligne \u2018interurbaine en passant sur des terrains privés, en ligne oblique, du coin des rues Saint-Laurent et Fusey jusqu'à l'extrémité de la ville du Cap-de-la-Madeleine.Ces travaux permettront à la compagnie de supprimer les poteaux tout le long de la rue No- tre-Dame qui constitue là ligne primitive entre Montréal et Québec.Ces poteaux bien que vieux, sont encore en bon état.Abonnez-vous au '\"MAURICIEN\"' $1.par année.\u2014 10 ¢ le numéro.La plus intéressante revue \u201cmensuelle illustrée publiée chez nous .* = Demandez.un numéro spécimen gratuit.1563 rue Royale, Trois-Rivières.| que.aussi brillant, aussi suscepti- ible de provoquer l'enthousiasme .| Pendant la maladie de Kemal Anous pouvons espérer beaucoup de choses d\u2019une société qui ouvre une page neuve de son existence sur un programme aussi synthéti- 1 qui est à la base de toute oeuvre grande.UN MESSAGE DES JEUNES FRANCAIS AUX JEUNES CANADIENS Dans le dernier No de \u201cCanada- Journal\u201d, le mensuel franco-ca- nadien (2, rue de la Paix à Laval (France) abonnement annuel: 20 fr.) qui vient de paraître, Jacques Raudot, Président des Jeunes de l\u2019'U.N.C.adresse un émouvant appel aux jeunes Canadiens.Après avoir évoqué toutes les raisons que les Français ont de s\u2019unir à leurs cousins canadiens, Jacques Raudot termine en ces termes: \u201cCe sont ces liens si forts et si doux, jeunes Canadiens, que nous voudrions tendre entre vous et nous.Rien je le crois ne nous sépare, mais tout au contraire nous attire les uns vers les autres.Voudrez-vous entendre cet appel d\u2019un jeune Français, chef d\u2019une famille qui compta autrefois deux de ses membres intendants du Canada, et qui, au nom de ses camarades, vous invite par une mutuelle compréhension, par des contacts et une connaissance plus étendue de nos génies propres, à une collaboration qui devrait grandir nos deux \u2018nations, puisque, reposant sur le passé, elle serait scellée par la jeunesse, force et espoir de nos.deux pays\u201d.\u201cCanada-Journal\u201d qui a publié le message de Jacques Raudot est 1 la disposition de tous ceux que la question intéresse pour tous renseignements utiles.taturk, président-dictateur de Turquie, les rénes du gouvernement ont été remises entre les mains d\u2019Abdul Halik Renda, président \u2018dé l\u2019Assemblée na- tionale.de l\u2019heure est de l\u2019inculquer dans Le Li ; pu ce \u2019ame de nos populations.\u201cLa forme la plus pure sous laquelle le tabac 2 peut être fumé.\u201d ~ CIGARETTES ITE CANADA, PROVINCE DE QUEBEC, District des Trois-Riviéres.LA CORPORATION DE LA CITE DES TROIS-RIVIERES Avis Public Sa Majesté le Roi, par I'entremise de Son Excellence le Gouverneur du Canada et de l\u2018Honorable Lieutenant-Gouverneur de lc Province de Québec, exprime le désir que des arrangements soient pris, afin que le silence soit observé dans tout l\u2019Empire Britannique, vendredi, le onze novembre, 1938, \u201cJour du Souvenir\u2018, à 11 heures A.M., pendant deux minutes; et, que durant ces deux minutes toute circulation cesse dans les rues de la Cité.Pour se rendre au désir de Sa Majesté, le Maire de la Cité des Trois-Rivières demande à tous les \u2018citoyens, à 11 heures À.M., précises, d'arrêter leur véhicule quelqu'il soit, et d'observer les deux minutes de silence, en se souvenant de nos glorieux soldats morts au champ d'honneur.Le Maire, (Signé) ATCHEZ PITT."]
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