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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
jeudi 21 mars 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1940-03-21, Collections de BAnQ.

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[" 32e ANNEE \u2014 No 12 Tour d'horizon chez nos frères Franco-Américains les journaux de langue française publiés aux Etats-Unis, j'en extrairais les articles les plus intéressants et je leur donnerais une large circulation dans nos feuilles canadiennes.Le procédé pourrait servir à l'inverse dans la presse fran- co-américaine quant à ce qui se publie de ce côté de la ligne quarante-cinquième, et ainsi s\u2019établirait un large courant d\u2019échanges spirituels qui nous rapprocherait en nous faisant mutuellement du bien.J'ai sur ma table, depuis une quinzaine peut-être, des articles de M.Adolphe Robert, l\u2019éminent président des Ca- nado-Américains, publiés dans le Travailleur de Worcester, et consacrés à la mission des Franco-Américains de la Nou- velle-Angleterre en Louisiane.Le Bien Public en donnera des extraits la semaine prochaine, mais pour illustrer immédiatement, si je puis dire, l'idée du service de presse dont je parlais il y a un instant, le journal reproduit aujourd\u2019hui les \u201cCroquis louisianais\u201d que M.le Dr Paul Dufault vient de dessiner dans ce même Travailleur de notre ami M.Wilfrid Beaulieu.Nos lecteurs sont instamment priés de s\u2019y reporter.Ils ne regretteront pas le petit conseil que nous leur donnons ici.Le Docteur Dufault est l'un de nos concitoyens les plus distingués de la Nouvelle-Angleterre, une autorité très hautement respectée dans les milieux médicaux américains de l\u2019est des Etats-Unis.Si ma mémoire ne me fait pas défaut, il est directeur, je crois du plus important sanatorium anti-tuber- culeux du Massachusset.C\u2019est même là, je pense, que j'ai fait sa connaissance, en tous les cas c\u2019est là, sous son toit dans son magnifique appartement, de Rutland Mass., que la toute gracieuse Madame Dufault m\u2019a si gentiment fait goûter à la plus cordiale, à la plus simple et à la plus amicale des réceptions., Je nous vois encore dans cette belle grande pièce vitrée où il y avait tant de beaux livres français, et, longtemps, je me souviendrai du regard d\u2019intelligence amusée échangé entre M.et Madame Dufault, quand ils me mirent en présence de quelques splendides dessins de notre Duguay nicolétain qui ornaient les murs de leur vivoir.Retrouver à Rutland, Mass, à quelques milles de ce noir Worcester industrialisé, des paysages de son patelin, sous une Signature que l\u2019on se flatte de bien connaître, cela cause au Coeur un petit pincement qui n\u2019a rien de désagréable et qui ne nuit pas à un accueil dont il est impossible de parler, mê- Me après quatre ans, sans une pointe d\u2019émotion.A On comprendra tout cela mieux encore en parcourant les Croquis louisianais\u201d de M.le Docteur Dufault.; S'il a le sens de l\u2019hospitalité généreuse et discrète à la fois, il a aussi celui de l\u2019observation, joint au don de rendre presque \u201cpalpable\u201d ce qu\u2019il décrit avec le frémissement imperceptible d\u2019une sensibilité qui sait se contenir.Lisez et vous m\u2019en direz des nouvelles.Léon Dufrost.ORGANE DU RÉVEIL TRIFLUVIEN.75 LES TROIS-RIVIERES, JEUDI, 21 MARS 1940 CE JEUDI \u2019 te tery, Petit Petit Petit Aïe! N\u2019écrasez pas votre cou- vee.Ml ne s\u2019agit pas de l'annonce d'un festin de basse-cour, et je Tai pas l\u2019intention, non plus, de Yous pondre quoi que ce soit en Suise d\u2019oeuf de Pâques.II va plu- tot être question d\u2019une espèce de oire aux puces.aquatiques; d\u2019une coin où il n\u2019y aura pas de Bros monde, dans tous les cas.On ait d\u2019ailleurs toujours: gros \u2018omme une puce, au lieu de: tout petit, ° Mais, à propos de puces, c\u2019est 0 faisant, avec nos édiles, le chef de police et les confrères, la classique tournée du boss du how, lors de la dernière exposi- \u2018 miel prétendue agricole et indus- .elle, que j'ai revu des puces Avantes, bestioles que je n'avais pas approchées depuis des années et des années (ah! bien, pas tant d'années que ça, après tout.), au cours d\u2019une autre exposition et alors que ma grand\u2019'mére m\u2019y amena par la main.Le spectacle, celui d\u2019août dernier, avait fort amusé un copain qui en était à son premier contact, si l\u2019on peut dire, avec ces piquantes acrobates.À mon tour, je dois dire à ce même confrère, précisément.que.j'ai trouvé fort intéressante et, comme il dirait lui-même, assez amusante cette représentation tout à fait extraordinaire à laquelle il me fit assister jeudi soir dernier.e L\u2019aimable religieux et savant biologiste qui, pendant beaucoup plus d\u2019une heure nous a promené dans un monde fantastique et de toute beauté, manipule avec un sourire tout plein d'affection sinon de pur amour les sujets vivants, et les autres aussi, qu'il offre à nos regards plus ou moins crédules sous son projecteur-mi- croscope.Comme tous les vérita- days CEDEES A LA RUSS/E SREDNI ET RYBACH!I | 5 sous la copie \u2018 i ws KOLA N 7 e man = ° Æ cok TrOMÉS \u20ac LISA 4; ISLANDE BO ANS 5 MOURMANSR OCEAN ATLAN TT ; TIQUE + & po LA FINLANDE BLANCHE CAPITULE DANS SQ foms Z ncilanoeL L'ISTHME DE CARÊLIE J > % TRONDHEIM IS Z Q O & oO ex D jé m 5 < $ ° {7 Q ¥ osLo y 0 @.HELSINKI SX rad L'ESTONIF ACCORDE | stocmoume\u201d HANKS costs O00 DES BASES MILITAIRES STONI À LA RUSSIE { ETTONIE Moscou e ME usc DU Le RD pt ~~ NETUANIE QU SSI E LA LETTONIE ACCORDE Fou DES BASES MILITAIRES LA LITUANIE \\ CEDELA VILLE ALA RUSSIE \\ peer Avec l\u2019acquisition \u2014 pour ne pas dire la spoliation \u2014 de l\u2019Isthme carélion, des îles du golfo de Finlande et d'une base navale à Hanko, l\u2019emprise de la Russie sur la Baltique est considérablement renforcée.Depuis le commencement de Ia guerre russo-finnoise, en novembre, l'ours moscovile an englouti territoires sur territoires, a étendu sa griffo puissante sur plusieurs Etats de In Baltique.La capitulation de la Finlande et les nouveaux gains soviétiques changent du tout au tout l'aspect des hostilités entre les Alliés et l'Allemagne.bies grands savants, il nous parle \u2014 dans l\u2019ombre du cinéma improvisé \u2014 sans emphase, mais avec une ferveur, presque zvec dévotion de ces merveilles naturelles, lesquelles, loin de nous incliner vers le matérialisme, constituent l\u2019un des plus impressionnants sermons que l\u2019on puisse jamais entendre.Comment, non pas tout dire, mais essayer de donner une idée bien faible d\u2019un spectacle qu\u2019il faut \u2018voir, de ses yeux voir?Et votre spectateur de ce théatre des infiniment petits a tout le respect voulu pour la science, mais se méfie comme du diable de la vulgarisation scientifique; hésite-t-il, et craint-il de vous laisser sous l'impression archi- fausse qu\u2019il y aura compris goutte dans cette.goutte d\u2019eau que lui fit explorer un brave moine brun qui consacre les loisirs que lui laissent l'enseignement et la prédication à l\u2019étude de l\u2019une des sciences les plus captivantes qui soient: la biologie microscopique, si l\u2019on peut s\u2019exprimer ainsi.Laissant forcément de côté les noms scientifiques, rejetant même toute tentative à la description la plus sommaire, ne nous en tenons qu\u2019à l\u2019ébahissement qui s'empare de nous en examinant des coquillages, grossis quelque cinq mille fois, sur lesquels nous admirons des motifs décoratifs qui étourdissent, ni plus ni moins, le cerveau de l'artiste aux imaginations les plus fantaisistes.Ah! il faut renoncer à tout commentaire, à toute explication.C\u2019est vraiment là la suprême épreuve du plus-ou-moins-as du compte aussi so.TRADITIONS Palmes fleuries par des doigts délicats, simples palmes à la chevelure naturelle, ou petites croix maniérées et trop travaillées, vous ne remplacerez jamais pour moi la brassée de rameaux odorants, branches de sapin du bois proche, que les enfants de choeur de mon village déposent sur la crédence, en se gommant les mains à, même la sève ardente des pousses neuves.L'attachante beauté de la liturgie, la calme grandeur des psalmodies dialoguées, je m'y fais.Et je viens graduellement, un peu plus chaque dimanche, border ce numéro du programme où le savant religieux passa à la magie de la décomposition de la lumière et de la cristallographie, non pas à l\u2019aide du classique prisme, mais en se servant de cette substance enfantée par \u2018l\u2019art moderne, si l\u2019on veut, qui s\u2019étiquette: polaroïde, et dont vous aurez sans doute vu d\u2019amusan- rendu! Et il faudrait encore a- > illustrées.Xl faudrait enfin vous dans le recueillement de la chapelle franciscaine, à me refaire un goût nouveau, une âme de néophyte, à me détacher de l\u2018\u2019habitude des bruyantes roulades qui, sous mes doigts, fusèrent un jour par les grandes orgues de mon église natale.Il est aujourd'hui des manières plus paisibles, des expressions plus puissamment sereines de chanter: \u201cHosanna! gloire au Seigneur!\u201d Mais que revive l\u2019ancienne manière des rameaux de nos forêts et de nos bois à nous, qui, étreignant à la manière de leurs doigts raidis la croix de tempérance de nos foyers canadiens, seront toujours plus éloquents que les palmes importées, le dimanche des Rameaux, et chaque jour après ! Françoise GAUDET-SMET.amener à vous pencher comme nous fümes un petit nombre à le faire, ce soir-là, sur les chefs- d\u2019oeuvre de patience et de minutie que contiennent les boites et les bocaux du montreur d\u2019images a Ia fois fantastiques et féeriques.On parle toujours, dans ce cas-là.d\u2019un travail de bénédictin; mais il faut dire ici que le R.P.Vetes utilisisations dans les revues nance est capucin ! GUEVREMONT PAGE DEUX Deux trifluviens dans le consell S.H.le Maire Pitt Deux Trifluviens, S.H.le Maire Atchez Pitt et M.Armour Landry, directeur du bureau de Tourisme, sont au nombre des officiers et des membres du Conseil du tourisme de la province de Québec, tel que réorganisé récemment et dont la liste vient d\u2019être communiquée à la presse.Le président du conseil est M.J.-L.Boulanger, sous-ministre et chef du cabinet du premier ministre.Les membres actifs sont: MM.Maurice Hébert, publiciste du gouvernement et directeur du tourisme; J.Barthélemy Renaudassistant directeur conjoint du tourisme et chef du secrétariat; Herménégilde Lavoie, assistant directeur conjoint et gérant d\u2019affaires; Arthur Bergeron, sous-mi- nistre de la Voirie; L.-A.Richard, sous-ministre de la Chasse et des Pécheries; L.-P.Roy, sous-minis- du tourisme M.Armour Landry Louis Coderre, sous-ministre des Affaires municipales, de l'Industrie et du tre de l'Agriculture; Commerce; Victor Dubé, surintendant de l'Instruction publique; Oscar Bériau, directeur des Arts domestiques et R.-A.Benoit, président de la Commission des monuments historiques.Le conseil comprend aussi, comme membres associés MM.Edouard Montpetit, I'abbé Arthur Maheux.Wilfrid Bovey, Oscar Gilbert, oJ.-L.Gagnon, C.-A.Langevin, J.-Emile Renaud, Armour Landry, l\u2019abbé Maurice Proulx, Alfred Marois, Gordon Ross, Henri Gagnon, Arthur Fontaine, Jules Côté, Lucien Borne, Camillien Houde, Atchez Pitt, Alphonse Moussette et M.-T.Armitage.\u2014 \u2014 Tél.Bureau 264.| Tél, Résidence 1035.Dr Auguste MASSICOTTE CHIRURGIEN-DENTISTE 103 RUE DES FORGES, TROIS-RIVIERES.CATALOGUE GRATIS Notre catalogue général contenant tout ce qu'il faut pour la ferme et le jardin est envoyé gratuitement, sur demande.128 pages illustrées de nombreuses gravures.LA SEMENCE SUPERIEURE INC, 410.Place Jacques-Cartier, Montréal.LE BIEN PUBLIC Haut poste confié à M.Georges Bouchard M.Georges Bouchard, député libéral de KAmousraska aux Communes depuis 1922, vient d\u2019être nommé sous-ministre adjoint de l'Agriculture.La nomination a été faite par la Commission du Service civil.M.Bouchard succède a M.A.-T.Charron, qui prend sa retraite.: LADY TWEEDSMUIR, qui vient de faire ses adieux au peuple canadien, Quant Il s\u2019agit de servir son pays, on oublie bien des choses.Ligue de Ia jeunesse féminine ne craignent pas les travaux moteurs pour compléter leur cours d\u2019ambulancidres de In Or tentivement les cours de leur professeur pendant qu\u2019 en main, à serrer vigoureusement des \u201cgadgets\u201d, avec les parfums de grand luxe, C'est ainsi que ces jeunes rudes de Ian mécanique et l'ajustage des oix-Rouge, Quelques élèves suivent ici at- une apprentle, Mlle Beauchamp, s'escrime, tournevis sans souci de la:graisse ou do l'odeur qui fait contraste a (Photo LPS) files de la JEUDI, 21 MARS 1949 ms sd M.Godbout \u201cAucun citoyen n\u2019a le droit de se désintéresser de la politique\u201d Aucun citoyen n\u2019a le droit de se désintéresser de la politique de son pays, de sa province, de sa municipalité, car toute la vie nationale est reflétée et impliquée dans ces trois ordres de gouvernement.Les questions municipales, ,étant restées unies au territoire et à des préoccupations immédiates, n\u2019échappent pas, il est vrai, à l\u2019attention très vive des électeurs.problèmes deviennent généraux ble facile d\u2019en abandonner la solu- complexes et abstraits, plus il sem- tion à ceux qui, par vocation et tempérament, s\u2019en chargent volontiers.C\u2019est là une erreur aussi dangereuse pour les gouvernants que pour les gouvernés.plus la discussion s\u2019élève sur un plan supérieur, plus on doit s'arrêter, réfléchir, étudier, en dégageant son esprit des contingences, pour aller au coeur du sujet et apporter ses lumières à ceux qui en ont besoin.(L\u2019hon.M.Godbout, à la radio.) nem, Mais plus les En effet, UN RECITAL DE M.FILIATRAULT Le jeudi, 28 mars, dans la salle de la Commission Scolaire, les Trifluviens auront le privilège d\u2019entendre, dans un récital, M.Roger Filiatrault, baryton, membre du célèbre Quatuor Alouette et professeur d\u2019art vocal à l\u2019école de musique de l\u2019université d\u2019Ottawa, Au cours de ce récital donné sous la présidence de M.le Commandeur J.A.Trudel et de Mme Trudel, Roger Filiatrault répétera le même programme qu'il a offert à un auditoire choisi d\u2019Ottawa, lors d\u2019un grand concert qui eut lieu, le 29 février dernier, dans la salle académique de l\u2019Université.Ce concert attira au sympathique chanteur les plus grands éloges de la presse de la capitale.M.Filiatrault chantera du Bach, du Haendel, du César Frank, du Schumann, du Wagner, du Elgar, du Ravel et aussi du Vierne, du Dalcroze, du Key et nombre d'autres pièces très éclectiques des meilleurs compositeurs.Ce sera un récital du plus haut ton donné par un artiste qui possède une rare technique et une très vaste culture musicale.Une des pièces qui souleva le plus grand enthousiasme au concert d'Ottawa fut sans contredit l\u2019air du Divin Crucifié d'Oscar O\u2019Brien.Cette pièce sera chantée pour la deuxième fois en public, lors qu récital de M.Filiatrault aux Trois-Rivières.M.Oscar O\u2019Brien sera au piano d'accompagnement.Le concert commencera à 8h45 p.m.Le prix du billet est de $0.50.Pour tous renesignements, s\u2019adresser à Mlle Philomène Moreau, tél.: 4050 ou 176.N'oublions pas la date.: jeudi, le 28 mars.40 POUR VOS TRAVAUX \u2014\u2014 Factures Catalogues * * x * IMPRIMERIE DU BIEN PUBLIC Brochures En-tétes de lettres Communiqués Cartes Buvards * * * * Circulaires 1563, RUE-ROYALE TROIS-RIVIERES me = sites exéo0- 31a P'tite Forge veux de Fer- ss Des F RÈRES LEBRUN Le BIEN PUBLIC Buvexz les Liqueurs KiST Les broyeurs de noir Il y a comme cela des gens prédis- osés à la souffrance.Leur imagination morbide fait surgir du domaine du possible les pires adversités.Ils se voient d'avance écrasés sous le faix de l'insuccès, poursuivis par l épreuve comme par un hideux fantôme.Tous les malheurs de l\u2019univers auraient-ils fondu sur eux?.Ils ne seraient pas plus accablés, ni plus malheureux.Et ces pessimistes sont, bien souvent, les plus favorisés du sort.Leur entourage, leurs amis envient leur condition, la sécurité de leur fortune, leur rang: social.Et avec raison, car ils ont une situation stable, ils ne connaissent ni la faim ni la soif.Jusqu'ici, l'existence ne leur a pas pesé en dépit de quelques anicroches inhérentes à toute vie humaine.Les jours ne se tissent de soie et d\u2019or que dans les fables, les romans à l\u2019eau de rose, et encore.La réalité est une histoire autrement froide et brutale qu\u2019il faut savoir envisager crânement et avec une pointe d'humour.Vous débattre dans un perpétuel cauchemar, monsieur, parce que l\u2019usine pourrait bien un jour vous fermer ses portes, ou parce que vous occupez un emploi très vacillant au parlement.n\u2019apportera pas le remède à vos maux.Au contraire, cette souffrance par anticipation use vos forces morales, diminue votre énergie, affaiblit votre volonté; et le malheur, s\u2019il survient, vous trouvera impuissant à réagir efficacement.J\u2019ai vu un jeune amoureux gâter les instants vécus auprès de sa belle, par la seule crainte de voir un jour s\u2019envoler l\u2019amour de sa dulcinée, Devant cette mine toujours taciturne, Cupidon finit par décamper.Et le triste soupirant, propre artisan de son malheur, n'avait même par la consolation de se dire comme tant d\u2019autres.\u201cJ\u2019ai au moins connu des heures vraiment délicieuses.\u201d d\u2019une tempête possible, entretenir des papillons noirs en serre-chaude, se laisser frôler l\u2019âme de leurs froides ailes.c\u2019est assombrir la joie du moment, dédaigner le bonheur minuscule peut-étre, mais combien réconfortant.de l\u2019heure présente, lorsque ce n'est pas rater sa vie, l\u2019empoissoñner pour toujours.Acceptons l\u2019inévitable virilement.Prévoyons-le même, non dans une stérile désolation, mais pour parer le choc, pour lutter en homme de coeur et d\u2019intelligence.Avoir de l'humour, savoir rigoler devant une contrariété, c\u2019est de la sagesse, de la philosophie pratique ,et le grand secret de me pas trouver la vie trop bête.Un auteur du siècle dernier nous raconte une anecdote fort amusante pour illustrer le type bon viveur, content d\u2019aujourd\u2019hui, et insoucieux de demain.Ce \u201cjolly good fellow\u201d allait être électrocuté.A Vexécuteur qui l'\u2019invitait poliment à prendre place sur la chaise du supplice, il répondit Sans se troubler et en galant homme: Après vous, monsieur\u201d.Isabelle Bergeron LE GUEPIER La jeunesse, quand on peut la trouver chez les vieillards, est encore la plus admirable, * © = L'homme doit trahir son sexe, s'il veut comprendre vraiment la femme qu'il chérit, .9 * .Pour ceux qui vivent confortablement à l'arrière, \u201cla guerre n\u2019est pas encore commencée\u201d.Mais pour ceux qui, sur la ligne We front, sont soumis depuis six mois Voir toujours à l\u2019horizon la menace .Dans les If faut s'entendre et bien s'entendre Avant de passer à l\u2019objet principal et beaucoup plus important sans doute de cet articulet, relevons un petit fait qu\u2019il faudra peut-être verser au dossier de la fable du bilinguisme reconnu.Tous les candidats s\u2019intitulant \u201cofficiels\u201d du parti libéral ont promené dans la presse du Québec le fac-similé d\u2019une lettre qui leur fut adressée en série, si l\u2019on peut dire, par leur chef M.Mackenzie-King.Nous n\u2019avons pas vu l\u2019original et nous voulons bien croire qu\u2019il s\u2019agit là d\u2019une copie et non d\u2019une traduction, puisqu'il n\u2019y a pas de raison pour qu\u2019un secrétaire bilingue (il s\u2019en trouve) du premier ministre n\u2019ait pu rédiger la missive de reconnaissance dans la langue de celui à laquelle elle s\u2019adressait.Mais si cela est bien le cas, pourquoi donc faut-il qu\u2019une lettre semblable ait été écrite en anglais à un certain.J.-A.Pinard, Esq.(sic), 72 Water Street, Ottawa, Ontario, qui s'intitule: \u201cCandidat officiel du parti libéral dans Ottawa-Est\u201d (Réclame électorale dans le Droit.) Serait-ce que tout de suite en dehors du Québec, si l\u2019on peut dire, il n\u2019est plus du tout de mise de faire montre de la plus élémentaire courtoisie ?Passons maintenant à cette note de M.Camille L\u2019Heureux, dans le Droit, encore, où il est question du fait que des industriels ou des commerçants canadiens refuseraient de l\u2019emploi aux jeunes gens qui sont bons pour le service militaire.Notre confrère cite en ce sens deux témoignages qu\u2019il a sans aucun doute contrôlés et termine par ces paroles: Le recrutement est et restera volontaire, mais nos jeunes gens n\u2019auront-ils de l'ouvrage dans certaines industries que si l\u2019armée les a refusés pour service militaire?M.King et M.[Lapointe devraient faire connaître l'attitude du gouvernement sur ce point.- Au cours des quelques quarts d\u2019heure dont il peut encore disposer, soit à la radio, soit ailleurs, le trio local (composé de MM.Gariépy, Poisson et Méthot) pourrait peut-être nous dire, lui aussi, ce qu\u2019il pense de cette tactique.Pour l'aider, souf- flons-lui donc qu\u2019il ne doit pas y avoir encore trop de presse pour expédier nos jeunes outre-mer, à présent que les quelque 2.000 soldats canadiens de M.le sénateur Arthur Meighen, président de l'aide à la Finlande (laissez-nous sourire!) pourront très probablement être affectés à d\u2019autres secteurs.Pour rire un peu Chez nous, Français du Canada, on a à peu près toujours le souci profond de bien servir la clientèle, quoi qu\u2019on n\u2019en dise ; aussi la plupart de nos maisons d\u2019affaires de tout genre apportent-elles un soin particulier dans la çorrespondance avec les a une cruelle épreuve des caractères, il paraît que la guerre est dans sa -phase la plus noire.* % * Pour être écouté, il faut avoir quelque monnaie en poche.* © * Les femmes voudraient-elles du \u201csuffrage\u201d quand les hommes ont perdu toutes leurs illusions a son sujet ?* |] * Les hommes politiques passent.Seule demeure, au fond de toute lutte électorale, la bêtise qui est éternelle.Et parmi le bruit qu\u2019elle fait, l'électeur doit trouver sa voie.\u201c = %« Ceux qui peuvent surmonter leur dégoût pour les affâires finissent par réussir.L\u2019un des deux EE 454 HE | or pane a = ale BDOMADAIRE DU JEUDI ORANGE KIST wns fy i, = su Novo UE | ¢ .d t - Articles enFer Forgé.LES TROIS-RIVIERES, JEUDI, 21 MARS 1940 S does de la Mauricie \u2014 BILLET pn clients de langue anglaise.Même que l\u2019on y met trop souvent un petit ton servile qui n'a pas du tout sa place, croyons-nous.On va même plus loin: quand c\u2019est nous qui sommes les clients de maisons anglaises, nous nous croyons de même obligés de renier notre langue, alors que ce devrait être donnant donnant, n\u2019est-ce pas?Qui a-t-il de plus triste à voir qu\u2019une bonne petite dame qui se fend d\u2019une commande en mauvais anglais à l'adresse de la Maison Morgsimps, par exemple?Ringuet (Dr Philippe Panneton) nous donna naguère une bien bonne leçon à ce sujet.Mais notre propos était plutôt de rire, n\u2019est-il pas vrai?Voici donc un petit fait qui se passe de tout commentaire, comme vous allez voir.Tout comme la papeterie des agences de publicité (anglaises pour la plupart) est à en-têtes anglais, celle du Bien public est à en-têtes français; et, di- sons-le donc, personne ne semble s\u2019en porter plus mal.Or, ces jours derniers, en paiement d\u2019un compte par nous produit, nous reçümes un chèque (fort honoré de part et d'autre, cela va de soi!) ainsi libellé: \u201cPay to the order of Doit au Bien public\u201d! (Va sans dire que les soulignés sont de nous .) * a * A peu près dans le même goût, quoi- qu\u2019il n\u2019y ait pas ici d'anglais, cette autre bonne blague: Notre confrère agricole la Terre de Chez Nous, publiait la semaine dernière la photo d\u2019un couple d\u2019oiseaux aquatiques en \u201cpromenade sur l'étang\u201d et dans laquelle nous eûmes t-t fait de reconnaître le coup d\u2019oeil de camera de notre excellent ami Tavi.Or, en regard de la légende, on eut bien soin d\u2019indiquer: (Photo Fafi)!!! Pour une autre fois que l\u2019on aura bellement fait .fi de l\u2019ortho- praphe! Les bienfaits de M.Bata Par un beau dimanche de l\u2019été dernier, le député.provincial de Trois-Rivières, premier-ministre du temps, profitait d\u2019une réunion populaire \u2014 il s'agissait de l\u2019inauguration officielle de notre stade de daseball \u2014 pour déclarer qu\u2019il ne voyait pas d\u2019un très bon oeil l\u2019établissement projeté dans le Québec d\u2019une fabrique des Cordonneries Bata, autre réfugié sorti de Tchéco-Slovaquie.M.Duplessis craignait surtout la concurrence plus ou moins loyale qui pourrait être faite à nos propres cordonneries (n\u2019en avons-nous pas une importante à Trois-Rivières même?); de même appréhendait-il qu\u2019un sort plus ou moins agréable pourrait être fait aux ouvriers et ouvrières qu\u2019emploirait le fameux fabricant de godillots à bon, bon marché.On ne manqua pas dans certains milieux, de se scandaliser du propos que tenait ainsi celui que l\u2019on voulait considérer comme le plus grand ennemi du progrès et, partant, de l\u2019ouvrier québécois.Mais M.Duplessis avait-il tellement tort?.Nous ne le croyions pas alors et nous le croyons encore moins depuis que nous avons lu, dans l\u2019Etoïle de Lowell (Massachusetts), l\u2019information que nous reproduisons ici sans y changer une virgule: \u2019 ESCLAVAGE DANS LA CORDONNERIE BATA, SELON MME ROGERS Washington, 14 \u2014 La représentante Edith Nourse Rogers, républicaine du Massachusetts, a dit à la Chambr» que la Bata Shoe Co.a établi dans son établissement de New-Aberdeen, au Maryland, un système d'école qui est \u201cpresque comme la vente d'enfants en esclavage.\u201d Jours \u2026 \u201cIl y a de I'hitlérisme dans la façon dont ces écoles sont conduites,\u201d dit-elle.Déclarant que des enfants travaillent dans l'usine le jour et vont à l'école le soir, Mme Rogers a dit qu\u2019une promesse de leur enseigner l'aviation est \u2018une sorte d'appât pour attirer les enfants à l'école,\u201d car jusqu\u2019à date, rien n\u2019a été fait pour leur enscigner l'aviation.\u201d On s'accorde généralement à reconnaîi- tre que les émigrés d\u2019Europe centrale trouvent bientôt le moyen de rehausser leur standard de vie, dès qu\u2019ils sont débarqués en Amérique.Mais à présent que le cher M.Bata les y a suivis.il est à craindre qu\u2019ils voudront retourner là-bas et.que les nôtres souhaiteront bientôt d\u2019emboiter le pas! Entente cordiale vs bonne entente De M.Charles Gautier, dans le Droit d\u2019Ottawa, cette note: \u201cNous lisons sur une enveloppe qui vient d'Angleterre et qui a passé entre les mains des autorités postales de Londres, l\u2019avis suivant: \u201cFound open or damaged and officially secured.\u2014 Arrivé ouvert ou avarié et remis en état.\u201d Cette inscription bilingue est imprimée sur une bande de papier qui a été collée sur l\u2019enveloppe et qui porte le timbre d'un bureau de poste de Londres.Il est évident que les autorités postales anglaises se servent habituellement de cette bande, où le français apparaît à côté de l\u2019anglais, quoique en ca- Tactères plus petits.Rien n\u2019oblige les autorités anglaises à se servir d'avis bilingues, Cependant celles le font pour la commodité de leurs clients et sans doute parce que lc français est la langue officielle de l\u2019Union postale universelle.À plus forte raison, sommes-nous en droit d\u2019attendre que les autorités postales canadiennes respectent toujours le bilinguisme officiel.\u201d Seulement, les autorités postales du Dear Old Canada (comme dirait le vieux maestro Ben Bernie!) pratiquent Ie bilinguisme officiel et canadien de la façon que voici: Au bureau de poste de Trois-Rivières, comté de Trois-Riviéres-Saint-Maurice, province de Québec, Canada, on ne vous colle pas autre chose, sur un pli affranchi pour la livraison expresse, que le timbre qui dit: SPECIAL DELIVERY.Mort aux poussins Certes, le spectacle de tous ces poussins jaunes, aux attitudes qui frisent parfois la plus tordante espiéglerie, est fort réjouissant pour les enfants; les adultes eux-mémes ne dédaignent pas de s\u2019en divertir.Mais justement s\u2019il n\u2019y avait que les grandes personnes, et raisonnables avec ça, pour s'amuser de ces petits, pour bien les soigner et les bien surveiller, il n\u2019y aurait pas grand\u2019chose à redire.Mais c\u2019est niaîsement exposer cette petite gent pépiante que d'acheter des poussins pour les livrer aux mains des enfants qui, inconsciemment bien sûr, mais non moins sûrement, leur feront endurer d\u2019inutiles souffrances; d'autant plus que, la plupart dit temps, le poussin meurt de faim ou d'un traitement auquel il est loin de s\u2019attendre\u2019 Est-ce que, par hasard, la Société dite protectrice des animaux n\u2019étendrait pas sa sollicitude jusque dans la basse-cour ou plutôt jusque dans ces basses-cours improvisées?Nul ne voudra croire que l\u2019on refroidit son zèle parce que ce commerce imbécile se pratique dans les grands ba- Zars.J.-M.F. LE BIEN PUBLIC PAGE QUATRE Croquis Louisianais Les amis Robert, Clément, Jalbert et J\u2019en Reviens m'ont fait revivre des jours baignés de lumière tiède, où il m'a été très doux de trouver un refuge contre l\u2019at- OUULO Un ouvrier, dont on surveille le travail, dit à son compagnons \u2014Fais pas tant ton In, Charlot, quand on te r\u2019garde.Il est partout, ici, l'Acadienmosphère polaire dans laquelle} = = le notre coin de pays frisonne depuis des semaines.Me permettra-t-on de prolonger la sensation en ajoutant quelques traits a leurs tableaux?Mes couleurs, estompées déja, sont moins vives que les leurs.Pourtant, elles furent mêlées avec tant de soleil qu\u2019elles luisent encore assez, sous la patine, pour éclairer tout un segment, dans la pénombre des souvenirs.C\u2019est d'abord une pays féerique qui se présente à nos yeux, d\u2019un pays où la nature est généreuse à l'excès.Cette terre a dû sembler fabuleuse aux déportés de 1755.La chaleur et l'humidité se rejoignent dans un sol riche, d\u2019où elles font sortir tous les produits agricoles imaginables.La Louisiane est le potager du Nord, durant les mois du printemps.Ce sont les légumes et les fraises de la Nouvelle-Ibé- rie que nous mangeons, à partir du milieu de mars.Et quels légumes! Et quelles fraises! Il faut les voir sur le marché de la Nou- velle-Orléans, à une heure du matin.Des rangées interminables de camions, quelques-uns gais et pimpants, d\u2019autres ternes et fatigués, attendent la ménagère matinale.Tous ces véhicules plient sous des amas de carottes, de radis et de concombres.Une pyramide d'oignons s'élève sur Ja chaussée, à côté d'une montagne de tomates; des gerbes de laitue frisée s'appuient nonchalamment sur des pommes de choux rebon- dies et des bottes de céleri, ren- chaussées de navets, sont plantées là comme sur une table de banquet.Et, comme dessert, des fraises rouges, juteuses, sucrées, qui vous fondent dans la bouche! Tout ça, au commencement d\u2019avril! Ben, moa, j'vas dormir un somme.La gaillard bien découpé, qui vient de parler la langue de Grand-Pré, s'étend parmi ses richesses, la t\u2018te sur le coussin de sa voiture.Nous fermons les yeux un instant, pour mieux capter cette vision de repos dans l'abondance qui doit réjouir, là-haut, le coeur de l\u2019ancêtre spolié.En plus des produits ordinaires, le Louisianais peut compter aussi sur la canne à sucre.Les bayous amènent à sa porte une variété de poissons inconnus dans le Nord, et des milliers de rats musqués, dont la peau est très recherchée.Savez-vous que la Louisiane produit plus de fourrure que l\u2019Alaska?N'y a-t-il pas jusqu\u2019à ces vieux chênes, majestueusement drapés dans leurs franges, qui se dépouillent de leur manteau pour ouater la couche de ceux qui vivent sous leur ombre?La mousse espagnole, décortiquée, entre dans la confection d\u2019un matelas à bon marché.Le sol est aussi riche dans ses couches profondes qu\u2019à Ja surface.Le Nord a ses puits de pétrole, le Sud, ses mines de sel.À sept cents pieds sous terre, une immense cave dont la voûte se tient toute seule, sans appuis, à soixante pieds au-dessus de votre tête.Murs d'un blanc jaunâtre.Lumière laiteuse.Pas une- goutte d\u2019eaû, pas une trace d'humidité.On marche dans le sel mouvant, comme dans la- Heige, aprés un giésil.Au vieux cimetiére, a la Nou- velle-Orléans, sur les tombeaux de pierre, hermétiquement scellés, hauts pour les \u201criches, bas pour les pauvres, on lit: Ci-git le corps de .Famille .Né en 1820, décédé en 1885.Que Dieu ait son ame.C\u2019est la ville française morts.des image de anse seme ares 1018 0000 ceux vrac sess murs en4t 4000 eeas Au Vieux Carré.Une mince silhouette à demi cachée sous un monumental sombrero, se penche sur une poubelle.À notre approche, le chapeau bascule et une face noire, menue, se lève vers nous.Des rides entrecroisées carrellent la peau parcheminée, comme un damier lilliputien.Deux prunelles grises, retirées au fond des orbites, sous des paupières sans cils, s'arrêtent un moment sur nous, puis sur l\u2019appareil photographique.La bouche édentée s\u2019entrouvre et une voix distante, qu\u2019on n\u2019entend, comme celle du passé, qu\u2019en prêtant bien l'oreille, nous dit, sans autre explication: \u2014AI right.Je remonte avec précaution le bord du chapeau, qui jette trop d\u2019ombre sur la face.Dieu, qu\u2019elle est vieille ! Je pense tout haut.Parlez-vous français?\u2014Eh oui! Où l\u2019avez-vous appris ?\u2014Toute jeune, j'étais l\u2019esclave d\u2019une famille française.De bien bonnes gens! Cette téte minuscule engloutie dans l\u2019énorme couvre-chef à la d\u2019Artagnan, ce visage momifié, toute cette forme menue oubliée là par une époque disparue, ressemblait, vue dans ce cadre ancien, à un de ces daguerréotypes qu\u2019on voit en feuilletant les vieux albums.La poussière de cette relique d\u2019un autre âge doit reposer aujourd\u2019hui dans un humble tombeau de pierre.Son image est restée devant mes yeux, dans tout son pathos.Une personne entre deux âges explique à un groupe de touristes que les créoles n\u2019ont rien de commun avec les métis.\u201cIssue d\u2019unions entre les membres de la petite aristocratie française et espagnole, dit-elle, notre groupe a retenu le meilleur et le pire de ces deux grandes races.C\u2019est pourquoi nous méprisons les moyens termes et les demi- mesures pour aller droit aux extrêmes de la vertu ou du vice, .\u201d Le feu de ses prunelles en dit plus long que ses paroles.Le Vieux Carré, avec ses rues étroites, ses maisons, anciennes, ses balcons en fer forgé, apparaît comme un coin de musée dans la ville moderne qui l'entoure.On nous montre ici la maison préparée pour Napoléon quand il réussirait à s\u2019échapper de Ste- Hélène.Il ne l\u2019a jamais vue.Là \u2026 |c\u2019est la taverne d\u2019où Jean Laffitte et ses flibustiers pouvaient s\u2019'enfuir par des portes \u2018secrètes et des passages souterrains, qu\u2019on ne peut plus retrouver \u2014 ô légendes! \u2014 et la cellule du fameux pirate, au rez-de-chaussée du vieux Cabildo.Un peu plus loin, la maison encore intacte d'un bourgeois cossu |du régime français.Corps princi- 7! pal a deux étages, avec facade sur la rue, pour le maitre, son épouse et ses filles.Au milieu, la porte cochère s'ouvre pour les attelages qui vont droit aux écuries, aménagées au fond d\u2019une vaste cour.De chaque côté de ce jardin intérieur, deux pavillons parallèles se détachent à angle droit de la maison, avec laquelle ils communiquent par des galeries extérieures, tout en ayant aussi leur entrée séparée.Celui de droite est réservé aux femmes esclaves, celui de gauche, aux garçons de la maison, gais lurons qui peuvent rentrer aux petites heures sans troubler le sommeil paternel.On dit\u2014propos malicieux et sans fondement! \u2014 que ia nuit, l\u2019occasion et le vin aidant, ces compères prenaient parfois leur droite pour leur gauche et entraient dans le pavillon des esclaves.Dame, quand tout est noir ! Que de choses il nous restait à voir avant de partir, telle la maison de Sieur de Bienville, fondateur de la Nouvelle-Orléans; le couvent des Ursulines, l'édifice le plus ancien de la vallée du Mississippi, bâti en 1734; le Café des Exilés, endroit de réunion des royalistes français échappés aux massacres de la Terreur; la maison du général Beauregard et celle d\u2019Adélina Patti; la vieille cathédrale Saint-Louis; l\u2019Opéra français; l\u2019Allée des Pirates; la Place Jackson, où furent reçues \u201cles filles à la cassette\u201d, dont l\u2019histoire a inspiré la comédie \u201cNaughty Marietta\u201d; et, sous les branches d\u2019un chêne centenaire, dans un parc suburbain, le Champ des Duels, où les têtes chaudes de 1800 venaient se jeter de la poudre aux yeux.Mais il est assez tard.D'ailleurs, il faut visiter soi- même, au moins une fois dans sa vie, cette partie de notre pays dont le parfum bien français fleure encore bon après plus d\u2019un siècle.Dr Paul DUFAULT Le jockey JACKIE FLINCHUM, Ia sensation du turf dans la Floride, cet hiver, A LOUER \u2014 A CHAMPLAIN \u2014 Magasin équipé, sur coin, rue St Joseph, route Nationale.Maison privée à même.Commerce établi our ou épicerie et restaurant.genre de commerce peut être tenu.Pour plus amples informations, s'adresser à : J.ADELARD DONTIGNY, 4611, rue Papineau Montréal M.PAUL MANION, fils du Dr R.J.Manion, chef du parti national conservateur, qui a adressé la parole à la radio et à la grande assemblée d\u2019ouverture de M.Léon Méthot, jeudi dernier, aux Trois- Rivières.JEUDI, 21 MARS 1940 Pour réussir un dessin, une photo ou un cliché en une et plusieurs couleurs, ayez recourseuporsonnold élite APE VURE NATION JALE LETTE rm 3984 roe LE BIEN PUBLIC Journal hebdomadaire publié le jeudi.par Les Editions du Bien Public, (Firme enregistrée) aux ateliers de l\u2019'Imprimerie du Bien Public.1563, rue Royale.Tél.640.Trcis-Rivières, (Québec).ABONNEMENT 1 an: $2.6 mois: $1.Directeurs-propriétaires : : Raymond DOUVILLE Clément MARCHAND Secrétaire de la Rédaction : Jean-Marie FORTIER.COLLECTION COLLECTION Ne laissez pas dormir vos comptes ou billets en souffrance.Faites-les collecter avant que vos débiteurs vous échappent.Je suis à votre disposition, pour vous faire ce travail, sur une base raisonnable, et écrivez-moi pour plus de détails.WILLIAM VENNES, Huissier de la Cour Supérieure, Casier postal 162, Grand'Mére, P.Q.VOYEZ DU PAYS A PAQUES PRIX REDUITS Entre toutes les gares et stations au Canada et pour certains endroits aux Etats-Unis.TARIF SIMPLE PLUS 25% pour billets d\u2019aller et retour Aller - mars, jusqu\u2019 25 mars 1940.Retour - départ jusqu\u2019au dernier train du mardi, 26 mars art de jeudi, 21 ie 2.00 p.m.lundi, Minimum des prix réduits-25c Renseignements supplémentaires de tout agent du Profitez de cette longue fin de semaine pour visiter vos parents ou vos amis 137, rue Alexandre J.H.René de Cotret, C.G.A.Henri Ferron, C.A.Roland Nobert, C.A.René de Cotret, Ferron & Cie Auditeurs et Syndics Comptables Licericiés, Trois-Rivières Un hôtel économique CHAMBRE SIMPLE $1:50 à $2.50 8,000 chambres dans 5 villes.CENTRAL MODERNE A L'EPREUVE DU JEUDI, 21 MARS 1940 LE BIEN PUBLIC : PAGE CINQ 2e A ER Kecteurs de Trois-Rivières - Saint-Maurice Votez pour le candidat du parti qui aura à diriger MARS PROCHAIN Pendant que les libéraux s\u2019attardent à des querelles intestines, cherchant à faire l\u2019union dans leur parti et négligeant d\u2019étudier la solution des grands problèmes nationaux LE PARTI NATIONAL - CONSERVATEUR Sous la direction de son chef L\u2019Honorable Robert J.-Manion Offre au peuple canadien un programme solide, constructif, un programme ,de justice pour tous, et surtout pour les Canadiens-français.Votez poux Léon Méthot Candidat officiel National - Conservateur Des Le seul candidat logique Principaux points du programme de Léon Méthot qui peut permettre à Je Ti Opposition cotégorique à la Conscription, sous quelque forme que ce soit.he Trois-Rivieres d\u2019obtenir = RCA 5 \"SE pa p- oa RH TR N ; i a .2° Que Trois-Rivières ait sa juste part des travaux publics justice et d\u2019être traité et des contrats exécutés par le gouvernement fédéral.Eee 3° Développement normal de notre magnifique port, telle- équité par le gou- avec eq p g ment saboté par le gouvernement libéral centralisateur.vernement fédéral qui 4° Création d'un ministère du bien-être de la jeunesse: Abo- > lition du chômage et programme de travaux publics uti- sera dirigé par le doc- les.° , teur Robert - J.Manion.5° Défense des droits des Canadiens-frangais dans l'Admi- nistration fédérale.M.Léon Méthot SE RE .as .; ire \u20ac iépy% Voici un extrait - tre l\u2018opinion d\u2019un grand chroniqueur parlementaire aux Communes, sur M.Gariépy : : es SM Label Richer, du \u201cDÉVOIR\", intitulé \u201cSILHOUETTES POLITIQUES\u201d, dans lequel se trouve ces lignes évocatrices : Le ., sputé des Trois-Rivières, M.Gariépy, possède une réserve de violence qui revêt parfois sa conviction d une terrible colère.° sours ont habituellement l\u2019effet de cailloux dans une mare: ils font sauter les grenouilles.| Mais pourquoi, pendant la session de septembre 1939, n\u2018a-t-il pas maintenu une attitude conforme à ses convictions de Éanadien ? PAGE SIX LE BIEN PUBLIC JEUDI, 21 MARS 1949 \u201cla Laurentienne \u201c publie son premier rapport annuel Le Dr.J.-A.Tardif, de Lévis, président de La Laurentienne.© \u201cLa Laurentienne\u201d, compagnie d'assurance-vie incorporée' en mars 1938 et entièrement contrôlée par des Canadiens français, vient de publier son rapport annuel pour 1939, qui est très encourageant et laisse prévoir un avenir des plus optimistes.En effet, l\u2019analyse du rapport du dernier exercice financier démontre que cette compagnie a obtenu au cours de sa première année d\u2019opérations un succès peut-être sans égal dans l'histoire de l\u2019assurance- vie au Canada et qui augure favorablement pour l\u2019avenir.Au 31 décembre dernier \u201cLa Laurentienne\u201d avait exactement 1,100 polices en vigueur, représentant une prime annuelle de $49,324 et un montant d\u2019assurance de $1,771,363.A cette date la compagnie avait émis 1,191 polices et avait enregistré 1,306 demandes d\u2019assurance pour un montant global de $2,234,388 et une prime annuelle de $60,927.L'âge moyen des assurés était de 24.3 années; le contrat moyen de $1,- 610 et la prime moyenne de $27.80 par mille.Toutes les polices émises sont des plans participants, genre d'affaires particulièrement intéressant.Si l\u2019on considère que le début des opérations de \u201cLa Laurentienne\u201d ne remonte qu\u2019au 4 février 1939 et que le nombre de 1,306 demandes a dû être enregistré en l\u2019espace de douze mois; si Ton considère encore que le nombre du personnel vendeur se limitait à 25, cette moyenne de 130 demandes par mois est à remarquer.Depuis son existence, \u201cLa Laurentienne\u201d n\u2019a enregistré aucune mortalité.Suivant une politique de rigoureuse économie dans l'administration, et après une étude serieuse, la compagnie a fixé son objectif à un coût d\u2019opérations de 120%, objectif réalisé au coût net de 119%.Après avoir fourni les Téserves statuaires exigées par le département des Assurances pour les polices émises en 1939, il reste en faveur des assurés une réser- ,ve de $130,677, capital payé inclus.L'augmentation possible de cette réserve jusqu\u2019à $300,000 et cela sans faire de nouvel appel au capital souscrit, jointe au bas coût d\u2019opération de la compagnie, bas coût qu\u2019on espèse séduire en- cose, permettent à \u201cLa Laurentienne\u201d d'entreprendre dès sa deuxième année d\u2019existence et de maintenir un volume de production égal à celui de toute compagnie d'assurance-vie ayant de 25 à 30 ans d'existence au Canada.Le conseil de direction se compose comme suit: Dr J.-A.Tardif, président et directeur général; M.Philippe Méthé, ler.vice-président; M.J.-H.René de Cotret, 2e vice-présiderit; MM.Edgar: Porvi ÉTÉ e c abs \u2014_\u2014 NE, ren ane, PROCUREZ-YOUS \u201cLumière 1940\u201d a Une brochure de 36 poses qu savoir mais que vous ne savez pas au sujet de L'ARGENT.© En vente au prix de 25cts dans les plus importants restay- - rants.et à l\u2019Ecole Monétaire, rue Royale.ttn M.J.-H.René de Cotret, qui représente la région trifluvienne dans le bureau de direction a titre de deuxième vice-président.M.Bernard Benoît, gérant de district de \u201cLa Laurentienne\u201d pour la région des Trois-Rivières et l\u2019Abitibi._ ter, Félix Racicot, Gérard Lacourcière, J.-H.Duchesne, L.-Adélard Dumas et Henri-F.Méthot.Les officiers supérieurs sont: MM.Gaspard-Arthur Carette, surintendant général; Rosaire Manseau, assistant-surintendant général; Jacques Carette, secrétaire- trésorier; Paul Racicot, directeur médical; J.-H.Bertrand, analyste bactériologiste, Jean-Paul Guimont, actuaire, Georges-J.Lépine, inspecteur, et René Laflamme, conseiller juridique, M.Roland Belleau dirige la succursale de Montréal.J.H.René de Cotret, C.G.A.137, rue Alexandre René de Cotret, Ferron & Cie Auditeurs et Syndics Comptables Licenciés.Henri Ferron, C.A.Roland Nobert, C.A.Trois-Rivières POUR TOUS vos COMBUSTIBLES APPELEZ 437 PESEE AUTOMATIQUE LIVRAISON RAPIDE SERVICE IMPECCABLE CHARBONS - HUILES - BOIS * 5% Des milliers de clients satisfaits.Charbonnerie St-Laurent, Ltée Rue Du Fleuve.Suce rue Milot.Votre sténographe vous dira combien il est plus facile de donner à votre correspondance une meilleure tenue avec du papier d'une soli- 3 de apparence.DEMANDEZ A VOIR NOTRE REPRESENTANT: IL VOUS FERA D\u2019UTILES SUGGESTIONS ow NOS ATELIERS D'IMPRIMERIE SONT OUTILLES POUR EXECUTER RAPIDEMENT VOS TRAVAUX DE LUXE C\u2019EST POUR VOUS UNE QUESTION X D\u2019 En-tétes de lettres Enveloppes Factures- | Etats de compte Cartes d\u2019affaires Cartes personnelles | Circulaires Brochures Catalogues Communiqués Buvards Programmes Affiches Livres AFFAIRES VOTRE PAPETERIE EST VOTRE FLUS EFFICACE PUBLICITE AUPRES DE VOS FOURNISSEURS ET DE VOS CLIENTS.\u2014 mm ll ET DE COMMERCE.L'IMPRIMERIE DU BIEN PUBLIC \u201cAu centre du quartier des affaires\u201d 1563, RUE ROYALE.Tél.640. JEUDI, 21 MARS 1940 Les salaires des flotteurs de bois sont au LE BIEN PUBLIC $3.par jour, plus la pension et logement.\u2014 Salaires supérieurs pour toute l'industrie de la forêt, dit L'honorable p.-E.Côté.\u2014 Arrangement à conclure avec les compagnies.L'honorable Pierre-Emile Côté, ministre des Terres et Forêts, dans le but de faire attribuer des salaires raisonnables aux ouvriers qui seront prochainement employés au flottage des bois et aux travaux préliminaires à cette opération, a soumis une ordon- pance à l\u2019Exécutif.Voici ce qu'on dit de cette ordonnance.Cette ordonnance marque un progrès sur ce qui avait été fait antérieurement, et par les augmentations de salaires quelle oblige les employeurs a donner aux ouvriers et par la possibilité quelle reçonnaît à ces derniers de réclamer en droit ce qui doit leur revenir.À ce propos, remarquons que, l'an dernier, ce n\u2019était pas une ordonnance de l'Exécutif qui fixait les salaires, mais bien une simple lettre en date du 4 avril.Celle-ci ne pouvait avoir la même valeur -devant les tribunaux qu'un arrêté ministériel rédigé en conformité de la loi des salaires raisonnables, 1, Geo.V Chap.30.Aussi bien, plusieurs a-] vocats ont-ils refusé, l\u2019an dernier, à des ouvriers flotteurs d\u2019exposer leur cause devant les tribunaux, par crainte de la voir considérer par ceux-ci, comme non avenue, puisque la lettre déjà mentionnée, constituant le seul instrument de fixation des salaires, ne pouvait équivaloir soit à une loi, soit à un règlement de l'Exécutif.Les ouvriers préposés au flottage vont recevoir un salaire de 3.00 par jour en plus de la pension et du logement, soit une augmentation d'à peu près 10 pour cent.Quant au travail supplémentaire, c\u2019est-à-dire au travail exécuté en dehors des 60 heures de travail hebdomadaire régulier, il sera rémunéré suivant qu'il se fait sur semaine ou le dimanche, et suivant Ta catégorie des ouvriers qui y prennent part, à rai- Tél.Bureau 264.Tél, Résidence 1085.Dr Auguste MASSICOTTE CHIRURGIEN-DENTISTE 103 RUE DES FORGES, TROIS-RIVIERES.dP | \u2014\u2014 IL NE POUVAIT DORMIR QUE DANS SA CHAISE Mais aujourd\u2019hui, grâce à l'emploi du \u201cBRONKA- SEPTOL\u201d, nouveau remède contre la bronchite, il peut se reposer dans son lit toute la nuit sans aucun malaise, En effet le nouveau remède \u2018\u201c BRONKASEPTOL \u201d pris avec de l\u2019eau chaude, apporte un prompt soulagement dans toutes les affections des bronches, de la gorge êt des poumons.Une dose prise au coucher facilite Ia respiration et procu- Te un sommeil calme.LA Pharmacie HOULE A votre service.Vis-à-vis le Bureau de Poste 1356, Notre-Dame, Tél: 57.Trois-Rivières.son de 0.25 cents, 0.35 cents, et 0.45 cents, soit une augmentation sur le tarif de l\u2019année précédente variant de 12 à 25 pour cent.La\u2019 salaire des trieurs a été porté de $38.00 à $52.00, celui des ouvriers affectés aux travaux préparatoires au flottage a été haussé de $27.00 a $50.00 par mois de 26 jours.Le salaire des cuisiniers de $85.00 est fixé à $90.00; celui des assistants-cuisi- niers de $55.00 a $58.00 et celui des charretiers de $55.00 a $60.00 Partout, done, unc augmentation assez substantielle.Si l\u2019on veut se faire unc idée de ce que représentent ces augmentations, l'on n\u2019aura qu\u2019à se rappeler que l\u2019an dernier, les salaires payés aux draveurs et ouvriers affectés aux opérations forestières connexes faisaient une somme globale de $1,477,097.16 et que cette somme sera comme conséquence de l'ordonnance, accrue d'au moins $150,000.00.Le logement et la nourriture sont gratuits dans tous les cas, dès que l'homme est au travail, sauf naturellement dans le cas du \u201cjumper\u201d, (ouvrier lâcheur), à compter du moment où il quitte! sa tâche ou son travail.Le prix de la pension fournic gratuitement cost estimé à 0.60 par jour.Les ouvriers doivent être nourris et logés convenablement ct leurs frais de transport, de logement et de nourriture à la charge de l'employeur, à partir du point d'arrivée de celui-ci par voie quelconque de transport publique, jusqu\u2019au chantier ou jusqu'à son endroit de travail.Aucune retenue ne peut être faite à Youvrier à même son salaire, pour payer les frais d\u2019assistance, de logement, le coût des outils brisés ou dévalorisés par l'usage.Le seule femme \u201cmusher\u201d de Ia Course internationale de chiens est Mlle MARIE TURNER, de Beverley-Fars, Etat du Massachussets, Elle conduit un magnifique attelage de chiens sibérlens de pure race.Photo prise au départ de l\u2019une des étapes qui firent Ia ceinture de quelques-unes des villes minières de l\u2019Abitibi.Si le mouvement interne est trop lent, particulidrement dansle gros intestin, il en résulte de la constipation et des réactions qui affectent le foie, l'estomac et les autres organes.Le manque d'humidité interne cst souvent cause de ce ralentissement, L'humidité ajoutée aide définitivement à soulager cet état.Les personnes menacées de constipation ou celles qui en souffrent devraient prendre de l'Eau Purgative Riga.Cette eau aide à apporter de l'humidité dans les intestins.Elle aide à ajouter au volume liquide, à activer l\u2019action, à soulager de la constipation.Elle vous aidera à éviter la constipation et les maux qui s\u2019ensuivent.Essayez-la.CLAVIGRAPHES Echange et réparations de machines à écrire de toutes marques.Rubans, Papier, Carbone Réparations de toutes sortes des balances \u201cToledo\u201d V.DUBOIS Tel.620 1644 rue Notre-Dame TROIS-RIVIERES PAGE SEPT gmentés de 10 p.cent .de la bière sont leurs habitudes.D'une manière générale, les gens qui boivent modérés dans leurs goûts et Pour eux, la bière n\u2019est pas seulement une boisson délicieuse et saine, mais c\u2019est aussi un breuvage qui procure une réelle a ==\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2018 satisfaction tout en restant dans les limites de la tempérance.On y trouve du malt pour la digestion, du houblon pour l\u2019appétit, du sucre pour l\u2019énergie et de la levure pour la vitalité.En vérité, la bière est le breuvage du peuple. LE BIEN PUBLIC PAGE HUIT UN CONTE LE RETOUR L'heure approchait.Il fallait partir.Pierre Genval passa la main sur son front comme pour reprendre contact avec la réalité.Où était-il?Cette table de café devant laquelle il s\u2019était si souvent assis lui paraissait tout à coup étrangère, le garçon qu\u2019il avait appelé pour régler sa consommation lui disait \u201cMonsieur\u201d avec la même amabilité commerciale dont il usait pour les autres clients, Quand il avait demandé si \u201cMadame était là\u201d, on lui avait répondu que l\u2019ancienne propriétaire avait cédé son commerce depuis quatre ans déjà .Quatre ans! Comme il aurait voulu pourtant retrouver Mme Lamain, la seule personne avec qui il eut pu bavarder, ranimer les cendres du passé.C\u2019était done ce- 1a le passé?Des visages indifférents, des rues où nul ne le reconnaissait, des maisons aux façades trop neuves qui ne trouvaient nulle place dans son souvenir.Il était parti sept ans plus tôt, emportant des images qui, elles, n\u2019avaient pas \u201cbougé\u201d, mais qu\u2019il ne parvenait plus à replacer dans leur cadre.Les architectes avaient modernisé les vieux visages de pierres grises, les couvrent de plaques étincelantes et d\u2019enseignes lumineuses.Les trottoirs n\u2019avaient plus cette fantaisie hostile à ceux qui ne les connaissaient pas.C\u2019était pourtant dans ces détails dispersés dans sa mémoire qu\u2019il avait d\u2019abord essayé de retrouver la petite ville: une borne-poste où il avait l'habitude de jeter ses lettres, une caissiére bancale assise sur une chaise haute au \u201cRestaurant des Rosiers\u201d, une brassée de boules-de- neige croulant par-dessus le mur d\u2019un jardin dans une rue endormie, le mendiant barbu coiffé d\u2019un chapeau melon qui agitait une casquette dans sa main gauche, sur la Grand\u2019Place .Il n\u2019avait rien retrouvé .Mauvais augure! Il avait marché plus vite, le coeur battant .Ses pas sonnaient sur le trottoir que l'après-midi rendait désert.Des silhouettes lointaines retenaient son regard, des vêtements noirs, une démarche glissante .Au fur et à mesure : qu\u2019elles = s\u2019approchaient, elles le jetaient dans une nouvelle déception.A un tournant, Pierre découvrit la rue des Jardins, C\u2019était là.Son oeil repéra tout de suite la maison, grâce au balcon de pierres.Il lui semblait que son pas frappait si fort le pavé que les habitants allaient être attirés sur leurs seuils.Son regard se brouillait.En passant devant la maison, il osa à peine jeter les yeux vers les fenêtres, à travers lesquelles il ne distingua rien.Il accéléra le pas, avec un frémissement dans le dos comme s'il avait été poursuivi.Quand il fut au bout de la rue, il s\u2019arrêta pour se retourner.C'était là.! Il aurait voulu s'arrêter longuement devant la maison et la contempler, mais il n\u2019osait de crainte qu'une, attitude aussi insolite n\u2019attirdt l\u2019attention des rares passants .Pour Pierre, cette maison, si semblable pourtant à celles qui l\u2019entouraient, était pleine de souvenirs.C\u2019était*là-qu'habitait Lucienne Valbert, c\u2019est là qu\u2019elle est encore sans doute.Peut-être dans son salon re- çoit-elle quelque amie .Il les voit l\u2019une et l\u2019autre dans des fauteuils ventrus autour de la table d'acajou .* 2 * Lucienne Valbert, c\u2019est pour lui une jeune fille de dix-huit ans: un sourire qui ne s\u2019achève pas, qui s\u2019eteint presque aussitôt, une mélancolie qui se lit dans ses yeux d\u2019un vert lavé, et, parfois, quand leurs fronts se touchent, quand leurs lèvres se rapprochent, une exaltation qui naît, s\u2019élève, répand sur toute sa personne une ardeur qui fait d\u2019elle une de ces femmes désignées pour vivre un grand amour.Elle veut qu\u2019on soit tout à elle, le feu qui l\u2019anime dévore les sentiments plus frêles de Pierre Gonval; il est imprégné de cette flamme .Et quand il s\u2019en va, quand les obligations qui l\u2019ont retenu dans la petite ville lui permettent de s\u2019,vader, son amour plus grand que lui l\u2019écrase.Il rencontre des femmes encore, il leur fait une cour passagère, jamais il ne retrouve le même amour.C\u2019est le banal rendez-vous où l\u2019on se prend et où l\u2019on se quitte sans que les sentiments y trouvent leur assouvissement.Et les années passant ainsi, avec ce regref inexpugnable, lancinant, car rien n\u2019effacera l'amour de Lucienne.Un jour, du fond des souvenirs, remontent ces images ardentes.Il faut partir.Les trains transportent un corps que l\u2019âme a déjà devancé.Elle est là, cette âme, dans la petite ville, elle erre dans les rues, elle flâne sur la Promenade, elle essaye de se retrouver dans les sentiers qui sillonnent les bois environnants.Et voila que Pierre s\u2019éveille à un coin de rue, sans savoir comment il y est parvenu, éperdu, désemparé devant l'indifférence des choses et des*gens.Un grand amour a pu passer, méprisant les conventions, brisant le moule des communes rencontres .Il n\u2019en reste rien que dans le coeur de Pierre Genval.* = * Plus lentement, -Pierre repasse devant la maison de Lucienne.Rien ne bouge.Il erre par les rues, dans l\u2019espoir de rencontrer quelqu\u2019un qui lui tende la main.Mais nul ne s\u2019arrête, nul ne lui dit: \u201cTe souviens-tu?\u201d Lui, il n\u2019ose demander .Encore si Mme Lamain était la.A travers les vitres embuées du café où il s\u2019est attaché, il regarde encore, il scrute les visages .: des gens passent, passent.Le soir vient, les étalages s'éclairent, une fine bruine tisse son réseau incertain, verse des éclats jaunes sur le pavé gras.Va-t-il s\u2019en aller comme ce- là?Avec cette tristesse qui l\u2019écrase.Non, il faut savoir, emporter une nouvelle, un rien qui parle d\u2019elle : \u2014Dites-moi, garçon, vous du pays?\u2014A votre service, monsieur, j'en suis.\u2014I y a plusieurs années, j'ai connu une jeune femme ici, .Lucienne Valberg.La connaissez-vous?Qu'est-elle êtes- devéñiüe ?PAR PIERRE PERSONNE.\u2014Elle est morte, monsieur .De chagrin, dit-on.Cela a fait toute une histoire, vous comprenez .! À vingt ans.Pierre PERSONNE.On a la phobie que l\u2019on peut Dans le dernier numéro d\u2019un grand magazine américain, l\u2019ineffable humoriste qu\u2019est Parke Cummings nous amène sur les pas d\u2019un agent d'immeuble et du client en perspective qu\u2019accompagne son épouse.Toute l\u2019histoire repose sur le fait que le propriétaire en puissance est atteint de la phobie de l\u2019invasion guerrière.En face d\u2019un hôtel particulier avoisinant Long - Island - Sound, près New-York, ce -sera la crainte du sous-marin qui le fera reculer à douze milles dans les terres, où l\u2019agent lui proposera un autre immeuble, mais situé, celui-là, à proximité d\u2019un pont, c\u2019est-à-dire à trois milles de cet objectif des bombardiers .Ailleurs, dans Long-Island toujours, la demeure construite dans un vallon obligera le propriétaire et sa moitié à coucher avec un masque à gaz !.Au sommet d\u2019une colline avoisinante, ce sera la crainte de voir l\u2019habitation confisquée et transformée en poste-observatoire, avec tout ce que comporte de désagréments l\u2019occupation par la soldatesque!.Enfin, chemin faisant, l\u2019apprenti proprio avisera une carrière désaffectée et insistera pour que l\u2019agent l\u2019en porte acquéreur; car c\u2019est là qu\u2019il se sentira le plus à l\u2019abri, même si cela lui coûtera les yeux de la tête pour s\u2019y installer! L\u2019auteur de cette folichonne nouvelle nous apprendra, pour finir, que l\u2019agent d\u2019immeuble, ayant touché une commission d\u2019une douzaine de dollars, décidera de s\u2019enrôler comme simple soldat, histoire de gagner un peu mieux sa vie! .A UVaimable Mr.Cummings, nous aimerions répéter \u2014 et dans sa langue, s\u2019il vous plait \u2014 que \u201ctruth is stranger than fiction\u201d.Comme preuve à l\u2019oppui, nous apporterions ce trait que mous rapportait l\u2019autre jour un de* nos amis, notaire de campagne.Rencontrant un des rentiers du village (il en reste encore, heureusement, cher Val dombre!), le tabellion, placier en hypothèque, lui propose un placement chez un Trifluvien qui a l\u2019intention de bâtir sur un lot avoisinant les cô- teaux.Ouais.Un hépothèque sur une bonne terre, ça ferait b\u2019en mon affaire.Mais j\u2019place pu\u2019 mon argent en ville .Surpris d\u2019une pareille attitude chez celui qui possède déjà de mombreux intérêts immobiliers à Trois-Rivières, notre ami lui demande le pourquoi de cette décision si contraire au retour ala.ville.\u2014Ouais.Tout d\u2019un coup que la guerre viendrait par icitte et que la maison s\u2019rait bombardée; où qu\u2019il serait, mon hépothéque?Dans Vtrou ! .A | LAURENTIENNE Compagnie d'Assurance-Vie JEUDI, 21 MARS 1940 ees SU J.-A, Trudel, J.-E, Guillet Trudel & Guillet Notaires x x x Argent à prêter.Règlements de faillites et de successions.Examens de i titres.Difficultés com- BERNARD BENOIT merciales.Collection, Gérant de District ete.| x x x 1408, rue Hart, Tél: 4055 Bureau 306 Alexandre | Trois-Rivières.\u2018Tél: 491, T.-Rivières, \u2014 UNIFORMES Médecins, pharmaciens, dentistes, garde- malades, employés de restaurant, etc.Nous avons un assortiment complet qu\u2019il nous fera plaisair de vous soumettre sur simple demande.Représentant de la maison \u201cUtility Garments Inc.\u201d | ROBERT & ROBERT, Enrg, M avy, ee Ki LCT ten ey TE hn ge SATISFACTION IR RYE hd EN Pa PRE QUANT AUX PRIX A LA QUALITE ET L'AJUSTEMENT des chaussures chez J.À.Gosselin C'EST PARCE QUE NOUS DONNONS TOUJOURS ENTIERE SATISFACTION QUE NOTRE MAISON A GRANDI ET QUE NOUS COMPTONS DES MIL- | LIERS DE CLIENTS SATISFAITS.CHAUSSEZ-VOUS TOUJOURS A VOTRE SATISFACTION, EN VOUS CHAUSSANT CHEZ \"J.A.GOSSELIN SERVICE GRATUIT DE RAYON-X.1392,:rue Hart, J.A.Gosselin Orthopédiste technicien gradué.Chaussures de toutes sortes.\u2014 Gros-et détail, Seul agent aux Trois-Rivières des marques Slater, Hartt et M.W.Locke Shoe.Tél.: 537.Trois-Rivières. JEUDI, 21 MARS 1940 Par la mort tragique de J.C.Côté corn le Canada perd un brillant coureur des bois SWVeëzey ingénieur civil de Montréal, connut intimement J.C.Côté, mort avec Fecteau et Davidson, au Labrador.Il parcourut avec lui toutes Jes forêts du Canada.M.Sweezey croit qu'on aurait pu sauver Côté en novembre (Photo LPS, Emouvant témoignage d'un, sert-il de dire que le Canada ami intime de cet expert| est si développé en matière forestier.d'aviation si on n\u2019a pas ou si \u2018 on ne peut avoir de ces avions quand il s\u2019agit de sau- \u201cEn perdant l'expert forestier] ver trois vies?Les Quebec qu'était J.-C/ Côté, mort de faim| Airways firent tout leur pos- sur les côtes du Labrador.dans| sible pour les secourir, mais civilisé, c\u2019est qu'il devait être l'une des pires tragédies aérien-| on manquait d\u2019avions assez | malade ou blessé, sans quoi, je nes du Canada, ce pays subit la| puissants pour survoler le |n\u2019y comprends rien! Il est ce- disparition de l\u2019un de ses plus| territoire de ce pays, le plus pendant probable que le contenu brillants coureurs des bois qui| terrible qui soit quant au cli- | des lettres qu\u2019ils laissérent à aient jamais existé, vient de dé-| mat, au manque de secours |leurs familles nous révélera le clarer M.R.-D.Sweezey, ingé-| et aux dangers de la nature.secret de cette tragédie, l\u2019une des nieur civil et ami intime de notre 8 * pires jamais vécus dans l\u2019histoire compatriote, qui, avec le pilote| \u201cSans pouvoir rien affirmer, |du développement de nos forêts.\u201d Joseph Fecteau et M.G.-H.Davidson, de Montréal, subit le sort affreux que tous connaissent, à la suite d\u2019une envolée dans ces régions inhospitalières.\u201cCôté, je ne crains pas de l'affirmer, ajoute M.Sweezey, était le plus habile inspecteur de forêts de notre siècle, Les jour-' naux, magazines ou dépêches ont manqué de détails sur sa biographie On a tour à tour affirmé qu\u2019il est né dans la Beauce, à Beaumont, aux Trois-Rivières et à Montréal, mais ce fut à Bagotville qu\u2019il naquit et fut baptisé.Il passait les étés à Beaumont où demeure Mme Côté.Agé de 62 ans à sa mort, c\u2019était un grand gaillard de six pieds et deux pouces, plutôt maigre, mais très fort et résistant.Son fils unique, Claude, après avoir été reçu architecte, choisit la vocation religieuse.Il est moine bénédictin.Son frère, Jean, fut sénateur dans l'Alberta.Mme Côté est la soeur de l'honorable Adélard Turgeon.Son père fut un pionnier du Sa-|.guenay.elles sont, en grandes lignes, les principaux détails sur sa famille, très bien connue et estimée dans les cercles sociaux.On voit par conséquent qu\u2019il est faux de dire qu\u2019il était simple bücheron.Côté étudia l\u2019agronomie au collège de Guelph.Il ne fut jamais ingénieur forestier, mais il en connaissait plus long en la matière que la plupart de ces ingénieurs.continue M.Sweezey, je ne serais pas surpris d'apprendre qu\u2019ils n'avaient avec eux ni sextant, ni c ruaetisfià'omme sbbyj carte suffisamment détaillée de la région.Si Côté n\u2019a pas essayé d'atteindre la côte ou un poste Loyd Elle ne fait pas de doute pour L'Hon.Wilfrid Gariépy Le bon sens des électeurs la désire et I'imposera, le 26 mars prochain par = WILFRID GARIEPY me Une IMPOSANTE MA \u201c RE S I Wilfrid Gariépy, cet authentique libéral, n\u2019a pas Je suis supporteur du gouvernement King-Lapointe.Mes chefs m'ont eu l'heur de plaire à une trouvé à leurs côtés durant toutes les sessions du dernier parlement.convention paquetée par les J'avais toutes les qualités d'un bon libéral quand, comme aspirant candidat, Je visitais l\u2019organisation libérale de la rue St-Jacques à Montréal, pour discuter les conditions de la convention du 4 mars.Jamais St-Jacques, il n\u2019en est pas aucun doute sur ma loyauté ni sur mes agissements.J'ai été accepté à la convention par les organisateurs tout comme M.Wellie Poisson.Pourquoi cette colère maintenant, ce recours à toutes sortes d'injures.tireurs de ficelles de la rue moins l\u2019élu du peuple qui » $ * 25 , A ; ; ; Un autre ingénieur fores- apprécie son courage et son La raison c ast que je me suis tenu debout dans le comté comme sur tier et ami de M.Sweezey, indépendance politique.e parquet de la ambre des Communes, a awo.ai reruse M.Jean Guay, auparavant de conscription des hommes et la ruine du pays par la guerre.\u2018 Chicoutimi, connut intimement Côté.Tout comme M.Sweezey, il déclare que c'était un expert, souvent appelé comme arbitre par les Lloyds lorsqu\u2019il s\u2019agissait de® trancher un problème en\u2019 indus- L'hon.Wilfrid Gariépy dans une causerie à la radio.I! existe aux Trois-Rivières une espèce de dictature politique qui est insupportable pour des hommes libres.C\u2019est le crois ou meurs.C'est le régime de la peur pour tout le monde.C'est surtout le régime de l'injustice et du profitage.\u2026 L'occasion s'offre cette fois à vous de mettre fin aux ambitions de la clique qui prétend mener Trois-Rivières et la faire marcher à ses fins.C ROYEZ-VOUS que la vieille clique antilibérale de Trois-Rivières, ne fait sa campagne d\u2019insinuations que pour soutenir les seuls intérêts de M.Poisson.Cm Avec Vous savez qu\u2019elle n\u2019a qu\u2019un but: celui de mettre la main sur le patronage fédéral, après avoir réussi à s\u2019approprier le municipal et le provincial.CETACHE.Vous serez assurés le 26 au soir de la victoire des vrais principes du LIBERALISM + e + trie forestière.\u201cJ'ai parcouru presque toutes les forûts de l\u2019Amérique du Nord avec lui, dit M.Sweezey.H tra- Vaillait très souvent pour moi.Nous avons visité ensemble les Rocheuses, la région du lac du Grand Ours, Mistassini, Mada- Waska, l'Ungava, le Labrador et enfin, toutes les régions boisées du pays.Jamais il n\u2019était pris de court et je suis convaincu que si Javais été seul avec lui perdu ; dans le Labrador.nous en serions Sortis, car nul plus que lui n\u2019a- vai l\u2019expérience de la forêt.Je Tai Employé très souvent, à des Salaires variant de $25 à $150 par Jour selon la difficulté des expé- lions qu'il entreprenait souvent u .* 9 * \u201cJe suis convaincu continue M.Sweezey, que si nous avions obtenu du gouverne- ! Ment fédéral un avion puissant capable de faire une en- Volée de mille milles ou plus, en novembre dernier, NOUS AURIONS SAUVE CES TROIS om A quoi ~ Lat PAGE DIX LE BIEN PUBLIC JEUDI, 21 MARS 1940 Du calme ! C\u2019est un tort d\u2019être sans cesse sur le dos des enfants et, sous prétexte de les bien élever, de les accabler de recommandations, d'ordres et de conseils.C\u2019est d\u2019ailleurs un signe d\u2019énervement chez les parents et les enfants n\u2019ont rien à gagner à prendre leur maladie.Voici un récit d\u2019expérience d\u2019une éducatrice compétente qui, à lui seul, sera plus éloquent que toutes les observations qui pourraient être faites sur le sujet: Un pédagogue avancé en âge reçut un jour la visite d\u2019une femme d\u2019environ trente ans accompagnée d\u2019un enfant de six ans qu\u2019elle présenta comme donnant parfois des signes de troubles nerveux; il n\u2019y avait eu jusqu\u2019alors rien de trop anormal, disait-elle; néanmoins, elle était inquiète, car son fils avait déjà contracté certains tics dont elle n\u2019arrivait pas à le guérir.Le pédagogue regarda attentivement la mere et le fils, puis, pendant cing minutes, parla des maladies nerveuses et de leurs causes; ensuite, il conduisit l\u2019enfant dans une pièce voisine, le mit en face d\u2019un bel album de gravures intéressantes, revint auprès de la mère et lui dit: \u2014Madame, je n\u2019ai aucune explication à vous donner sur les causes qui ont pu déranger le système nerveux de votre fils; il paraît sain et plutôt fort.J\u2019ai la certitude morale que vous êtes l\u2019unique cause de son mal.\u2014Que voulez-vous dire, monsieur?Il serait nerveux par hérédité?Je vous avoue que j'éprouve quelques troubles nerveux, mais ces malaises n\u2019ont commencé que depuis quatre ans.\u2014 Très bien, madame, et certes, il aurait fallu moins de quatre ans du traitement auquel vous soumettez votre enfant pour faire de lui un névrosé, si la constitution avait été moins bonne.\u2014Le traitement auquel je le soumets?Mais je le traite très bien.\u2014Calmez-vous, madame, reprit en souriant le vieillard.Je suis sûr que vous l'aimez beaucoup; mais regardez, je vous prie, cette feuille de papier que j'avais à portée de la main, sur mon bureau, tandis que je vous parlais, et comptez, si vous voulez, le nombre de petites barres qu\u2019elle porte.\u2014Une, deux, trois.quinze.\u2014Oui, madame, quinze! pas une de moins.C\u2019est le nombre des avertissements que vous avez donnés à ce malheureux enfant pendant les cinq minutes durant lesquelles je vous ai parlé.Vous lui avez dit: \u201cTa main! tes pieds! Ne touche pas cela! Tes doigts, voyons! Ton chapeau! Ne bouge pas!\u201d Cela fait six ;vous lui avez mis la main sur le bras ou sur le genou au moins cinq fois.Ce qui fait onze.Avec votre pied, vous avez poussé le sien quatre fois, ce qui fait quinze.Et cependant, vous étiez préoccupée de m'entendre; votre attention ne se concentrait pas uniquement sur votre fils; que peut-il bien se passer quand vous êtes seule avec lui?Ce doit être un feu roulant continu de remarques, d'observations, Ce a Fre eel ds Elle pleurait cette mère, dans le secret de sa chambre, elle pleurait toutes ses larmes, à causes d\u2019une phrase tombée des lèvres de sa fille.Une phrase terrible, cruelle, quand elle s'adresse à une maman: \u201cJe paie ma pension, laisse-moi tranquille!\u201d Non, elle a dit cela par irréflexion la petite, qu\u2019il n\u2019y a pas tant d\u2019années, la maman dodichait sur ses genoux, bordait dans son lit pour que le froid ne troublât pas son sommeil.Elle n'aurait pas dit alors: \u201cLaisse-moi tranquille.\u201d Pourquoi ses lèvres échappent-el- les cette phrase cruelle, ses lèvres que la maman baisa avec des effusions de tendresse, que seules les mamans peuvent goûter et donner; il n\u2019y a pas si longtemps.dix-sept ans!.Qu\u2019est-ce dans le souvenir maternel?Pourquoi ces mots échap- pent-ils de la bouche des enfants?Pour tenailler le coeur de celle qui doit connaitre les angoisses du Calvaire?Mais au Calvaire, la Mère souffrait des souffrances de son enfant très bon.Ce doit être encore pire souffrir à cause de la méchanceté de son enfant.Il faut bien l\u2019avouer, elle est méchante cette jeune fille qui lance ce cri d\u2019indépendance.Les cheveux blancs des fils ne permettent même pas l\u2019arrogance envers les parents.Ils ont l\u2019autorité toute la vie et la tombe seule engloutit cette autorité.Et la fillette qui se croit maîtresse de sa conduite, de sa parole, parce qu\u2019elle travaille pour un salaire et que sa sacoche contient quelques pièces de monnaie.Cette mon- naie-là ne vaut pas le coeur d\u2019une maman.Elle le saure ce jour où elle tiendra, à son tour, un bébé entre ses bras.Comme elle comprendra bien des choses, alors, la petite récalcitrante aux conseils de la mère trouvée trop scrupuleuse, arriérée.Puisse-t-elle seulement, cette petite, goûtée aux joies maternelles sans remords; puis- d\u2019une punition du ciel.IL arrive si souvent que l\u2019indépendance envers les parents conduit à un esclavage.de prières, d\u2019interjections, de menaces.À ce régime, un géant deviendrait névropathe\u2026 en peu de temps, à plus forte raison.un enfant.Des larmes montaient aux yeux de la mére: \u201cTout cela est vrai, mais hélas que faire?\u201d \u2014Voyez un médecin vous-mêmes, calmez vos propres nerfs et dès maintenant, changez complètement d\u2019attitude envers l\u2019enfant.Si vous êtes très calme, vous verrez que d'ici quelques semaines, votre fils sera tout à fait guéri.Les conclusions se tirent d\u2019elles-mêmes n\u2019est-ce pas?Françoise GAUDET-SMET.se-t-elle ne pas porter le fruit.(Collaboration particulière au \u2018Bien Public\"\u2019.) C\u2019est cet esclavage que la mère craint, quand elle formule certaines défenses à sa fille sur la morale, les moeurs.C\u2019est la peur de cet esclavage qui fait tant pleurer la maman devant l\u2019arrogance de son enfant.Pensez donc s\u2019ils tintent tristement, à la journée, les mots tranchant comme un glaive: \u201cLaisse-moi tranquille!\u201d Pauvre mère! Pauvre petite fille! Elle s\u2019enlaidit avec cet air d'indépendance, la petite.On ne peut parler ainsi et garder l\u2019âîme en paix.Et l\u2019âme ça se voit dans les yeux, sur les traits du front, du visage.Celui qui cherche la vraie beauté me saluera pas cette jeune fille, il cherchera plus loin.S\u2019arrêtera celui qui ne désire qu\u2019une esclave.Et comme son histoire sera triste à la petite que la maman dodi- chait, même en pleine nuit, pour sécher ses pleurs.Elle fait pleurer, maintenant, à dix-sept ans, sa maman, toute la nuit.De l\u2019irréflexion, mais, de la méchanceté aussi et ça va si peu ensemble, un coeur de dix-sept ans.un coeur mé- chant.comme cela sonne faux! Un coeur aimant et docile, voilà qui est harmonieux et fait oublier à la mère les sacrifices, les souffrances offertes auprès des berceaux.Jeanne L\u2019Archevéque-Duguay Pour rafraîchir votre tailleur, des blouses élégantes! 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ces deux paragraphes: si notre argent, produit chez nous, aide aux gens de chez nous, non seulement il va fructifier mais il va nous aider.Au contraire, si on le prend pour l\u2019envoyer à l\u2019extérieur, cet argent va bénéficier à l\u2019étranger au détriment de notre pauvreté.Un pays qui envoie plus d\u2019argent à l\u2019extérieur qu\u2019il n\u2019en reçoit ne peut être prospère.Il en est de même pour les individus.Le premier et le plus important des services que peuvent rendre nos Caisses populaires, c\u2019est qu\u2019au lieu de prendre l'argent des campagnes pour aller enrichir des industries plus ou moins champignons, au lieu d\u2019appauvrir la campagne, il reste dans le milieu qui l\u2019a produit et sert à féconder l'esprit d'initiative et le travail local, agricole ou industriel par l'emploi prudent de l\u2019épargne produite dans la circonscription même de la société.La même chose s'applique à l\u2019ouvrier: l\u2019argent de l\u2019ouvrier servira à l\u2019ouvrier.En quoi nos Caisses populaires peuvent-elles travailler au relèvement économique des Canadiens-français?En développant dans nos foyers ruraux et chez Nos classes laborieuses des villes la mentalité de l\u2019épargne en inculquant à tous les nôtres la connaissance pratique des principes élémentaires de la science économique, Trés souvent dans le passé, on nous a dit et on nous dit encore aujourd\u2019hui que les Canadiens- Français n\u2019ont pas la science économique.Comment auraient-ils pu l\u2019apprendre quand jamais elle Ne leur a été montrée.\u2014 Nos Caisses populaires lenseignent.A ceux qui s\u2019imaginent que nos habitants des campagnes, que nos ouvriers des villes ne sont pas \u2014 capables de comprendre cette science, nous disons qu\u2019il sont dans l\u2019erreur.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019être un grand financier pour conduire toute une génération à la faillite comme celle qui, en ce moment, annihile tous nos efforts.Ii n\u2019en dépend que du bon sens pour faire quelque chose de sain, de pratique et c\u2019est là que se trouvent les principes élémentaires de la science économique que nous enseignons.Comment nos Caisses populaires peuvent-elles aider au relèvement des nôtres?En leur consentant des prêts productifs et moralisateurs.En effet, dans les Caisses populaires, jamais un prét ne sera fait pour quelque fin inutile ou mauvaise.Quand on préte, c\u2019est pour améliorer le sort de quelqu\u2019un: le rendre maître chez lui, par exemple, lui prêter pour achat de fertilisants afin que son rendement en culture soit supérieur, prêter à l\u2019ouvrier pour qu\u2019il s\u2019achète de meilleurs outils, pour réparer sa maison, le rendre plus saine et plus hygiénique, afin que sa femme et ses enfants vivent en meilleure santé.C\u2019est le prêt fait à de petites industries afin de développer leur méthode de fabrication.d\u2019employer une main- d'oeuvre un peu plus abondante, que sais-je encore?Enfin, une Caisse populaire n\u2019avancera jamais à un contrebandier pour des raisons que tout le monde devine.Voilà comment nos Caisses populaires, au lieu d\u2019être de ces organisations négatives qui ont toujours servi à faire du \u201c ne pas\u201d font, elles, de la vie.Elles forment nos gens, elles vont encore plus loin que cela.Elles réensei- gnent à tous leurs sociétaires le respect des engagements et elles créent et accroissent la confiance mutuelle.En désespoir de cause, mon interlocuteur me dit: \u201cMais, avec vos petites Caisses populaires et avec votre manière de procéder en petit, cela va prendre peut- être vingt ans pour avoir un résultat tangible?\u201d Oui, c\u2019est vrai.Mais avec votre système d\u2019aller vite, vous parlez depuis cinquante ans et vous êtes moins avancé aujourd\u2019hui qu\u2019hier.Le remède proposé par nos Caisses populaires nous guérira dans vingt ans, certes, et alors, dans nos paroisses entièrement organisées, la coopération sera comprise et pratiquée partout et nous vivrons comme des gens libres dont on envie le sort.C.VAILLANCOURT.ENCOURAGER les ANNONCEURS C'est zoutenir efficacement le journal qui vous renseigne de façon impartiale et complète sur toutes les questions d'actualité de chaque semaine 3I1g0d N3ld \"P LE BIEN PUBLIC L'agriculture dans la province PAGE ONZE Rapport de M.Godbout Québec: \u2014 Le rapport du Ministère de l\u2019Agriculture déposé en Chambre par M.Godbout, est volumineux.Au cours de la dernières année fiscale, des travaux de drainage ont été terminés sur une quarantaine de cours d\u2019eau.Sur une vingtaine d'autres, le travail se continue.La récolte des céréales pour 1938 se compare avantageusement avec celle de 1937, bien que des pluies trop abondantes aient rendu la moisson difficile, 71 postes de criblage centraux sont venus s'ajouter aux 400 que la province possédait déjà.Un montant de $100.616.82 a été versé en octrois pendant la période fiscale de 1938-39, soit S80,193.- 79 pour le transport de 70,694 tonnes de pierre à chaux, et $2,424.03 pour 73,694 verges de marne.La consommation d\u2019engrais chimiques a augmenté.On estime qu\u2019on a employé 75,000 tonnes en 1938, contre 65,000 en 1937.Pour stimuler l'élevage des bons chevaux, le ministère a con- Ÿ deHVUYPER le gin de Hollande qui se vend le plus dans la province de Québec et dans le monde entier.10 oncos, 26 oncos, 40 onces, 1.05 2.40 $3.45 Ce produit se recommande de 245 années d'expérience dans la distillation.MAISON FONDEE EN L'AN 1695 Dintifié of embostelllé ou Consde vous Le rurvaillance drecle de Joha de Kuypor & Son, divtillatewns, Rotterdem, Hotionde.3 senti et payé pour l'achat de 91 Heures de bureau: 10 à 12 SUCCESSIONS étalons $63,474.83, par l\u2019intermé-|]| \u20189 à 5 et 7 à 8 les lundi et TESTAMENTS, diaire des sociétés d'agriculture mercredi soir.CONTRATS, ETC.seulement.Dans le domaine de la produc- Spécialiste CONSULTEZ tion avicole, un profit moyen de Pour les maladies des yeux $1.80 par poule hiverné ou $208.08 oreilles, nez et gorge.Alphonse Lamy par basse-cour a été réalisé.Les NOTAIRE couvoirs coopératifs \u2014 deux nouveaux ont été établis -\u2014 ont augmenté leur production de 553,957 poussins en 1939.Ils en ont produit en tout 2,573,193.On constate aussi des progrès importants dans la région des productions bovine, porcine et ovine.La principale activité au service de l'industrie laitière se rapporte surtout à la surveillance de la fabrication du beurre et du fromage dans les fabriques et à l\u2019application de la loi des produits laitiers et de ses règlements.Les 350 producteurs de fraises de l\u2019île d'Orléans, qui sont sous la surveillance des instructeurs du département, ont cultivé 1,400 arpents de fraises, qui ont produit 4,480,000 livres de fruits dont 32,000 livres furent congelées.D'une façon générale, l\u2019année 1939 a été excellente pour la production du tabac.Dans les différentes maisons d'enseignement agricole, 1,716 fils de cultivateurs, de 18 ans, ont suivi des cours.Chacun de ces élèves a bénéficié d\u2019une bourse mensuelle de $9 accordée par le gouvernement.Près de 7,000 jeunes agriculteurs sont actuellement organisés dans 382 cercles paroissiaux.Le 30 juin dernier, on comptait 560 cercles de fermières avec un effectif d'environ 20,000 membres.Dr BENOIT JACOB Ex-assistant à la clinique Nationale Ophtalmologique des Quinze-Vingts, Paris.Ex-élève à l\u2019hôpital Baucicault, Paris, ex-interne de l'hôpital Normand & Cross.126 rue Alexandre TROIS-RIVIERES Dépositaire du gretfe du notaire L.P.Mercier.159 rue Alexandre Trois-Rivières Bureau du soir, le vendredi de 7 à 8 heures.Tél.Bureau: 35.La meilleure façon d'inviter des amis à un thé! Survient un congé et vous voulez réunir quelques amis pour le thé .iVous n\u2019avez le temps ni d\u2019écrire ni d\u2019envoyer des invitations \u2014 mais vous \u2019 pouvez téléphoner! Et plus persuasif que celui que vous formulez de vive voix.Le téléphone est le lien qui vous garde en étroites relations avec des amis ou des parents, le messager qui transmet vos paroles aussi bien que vos pensées.pourquoi pas?Nul message ne saurait être plus personnel, ni Pour réussir un dessin, uno photo ou un cliché en une ot plusieurs couleurs, ayoz recoursauporsonneld'élite d PHOTOGRAY e MATIONALE Mu 1 T t 282 ouest Rue ONTARIO | BEtair 3984 Montreat > té.ei PAGE DOUZE Il et extrêmement curieux de constater qu\u2019une foule d'acteurs et d'actrices, à force de jouer des rôles de type uniforme, peuvent s'identi-* fier avec ces derniers d'une façon surprenante.Par > exemple : Gary Cooper.C'est le fermier des Prairies, calme et lent, qui a toujours le dessus dans ses rencontres avec l'homme averti des villes.Thomas Mitchell, c\u2019est l'amant cynique de la dive bouteille qui voit d\u2019un oeil complaisant les faiblesses du reste du monde.Aubrey Smith est le gentilhomme de la grande école, sévère et paternel à la fois.Adolphe Menjou est le blasé qui s'émeut ct s\u2019apitoie sur le sort d'une petite fermière\u2026 John Garfield est toujours le déshérité que le sort a maltraité et qui se révolte contre le reste du monde à cause du rôle qui lui est échu\u2026 Loretta Young est la perpétuelle débutante qui n'est pas toujours commode.Lew Ayres avait coutume de représenter l\u2019aimable jeune homme dont la grande faiblesse était les tête-à-tête prolongés avec le verre rempli aussi rapidement qu\u2019il se vide.Il est maintenant, depuis \u201c Young Dr.Kildare \u201d, un jeune médecin plein d'enthousiasme.skew Cesar Romero est l'amoureux de type latin aimable et cynique.Lewis Stone est l'homme intègre et sage par excellence, toujours prêt à régler les difficultés des autres et qui a une réponse toujours prête aux questions troublantes de la vie intime de ses proches.Frank Morgan est l\u2019homme perpétuellement distrait\u2026 Mary Boland nous donne l\u2019impression qu'elle a reçu un coup sur la tête lorsqu'elle était jeune et qu\u2019elle ne s'en est jamais remise.= e ++ James Cagney est l'enfant du quartier pauvre qui a mal tourné après avoir été, dans sa jeunesse, membre de la chorale de l'église paroissiale.Bela Lugosi, Boris Karloff et Peter Lorre sont vos cauchemars devenus vivants.Henry Fonda est le type perpétuel du fermier\u2026 Joan Blondel] est la petite employée de magasin qui devient célèbre du jour au lendemain.Walter Brennan est l\u2019expert en histoires démesurément longues et exagérées sur sa bravoure.Edward Arnold est votre gérant de banque ou votre courtier en placements.Charles Laughton est le caractére fantastique des films fantastiques.Hedy Lamarr est la brunette qui a fait sauter le portefeuille du type qui a fait sauter la banque de Monte Carlo.Myrna Loy est la femme de ce type-la, toujours préte a lui pardonner.Edward-G.Robinson est toujours à la tête d'un mouvement de réforme quelconque, à la radio comme à l'écran.Charles Boyer est le garçon de table qui vous donne une mauvaise table et fait de l'oeil à votre femme (votre femme adore cela).Et je pourrais continuer longtemps comme cela.La prochaine fois que vous irez à un Myrna LOY cinéma, essayez ce petit jeu en voyant évoluer sur l'écran les acteurs et actrices.Et neuf fois sur dix, vous pourrez les classer dans un genre bien défini.»* es Alors que l'homme le plus grand du monde a, d'après les journaux, grandi de quelques pouces, récemment, Mickey Rooney se désespère parce qu'il ne peut ajouter un pouce à sa taille.Son destin, probablement, est qu'il soit le plus petit millionnaire du monde.Adolphe Menjou célébrait il n'y a pas longtemps son vingt-cinquième anniversaire au cinéma.A cette occasion, il reçut d\u2019un ancien confrère d'université le télégramme suivant : \u201cJe t\u2019avais bien dit que tu ne durerais pas au cinéma ! te kee Les femmes qui fréquentent le cinéma admettent que l\u2019engouement qu\u2019elles ont pour Charles Boyer, Herbert Marshall et Ronald Colman est causé surtout par leur voix profondément émouvante.Morale : Soignez votre voix, messieurs.Aussi surprenant que cela paraisse, le meilleur violoniste de la colonie d\u2019Hollywood est Joe Penner\u2026 Paul Muni manie l'archet avec habileté aussi\u2026 Paulette Goddard, tout comme Joan Bennett, était d'abord une blonde.Beaucoup d'actrices semblent croire que les hommes préfèrent maintenant les brunes, mais Ma® deleine Carroll n'est pas si mal, après tout.Madame Zcppo Marx cut récemment la surprise de sa vie : dans l'espace de quelques semaines, elle engraissa de douze livres après avoir abandonné la cigarette.King Vidor déclare à qui veut l'entendre qu\u2019il préférerait bien jouer la guitare plutôt que d\u2019être dictateur\u2026 Le public préfère sans doute qu\u2019il continue à : diriger ses films.Gracie Allen prétend maintenant qu'elle veut être présidente et que, au cours de sa raul MUNI campagne électorale, elle embrassera tous les enfants de ses électeurs s'ils ressemblent à Laurence Olivier.RE ER Les studios prétendent que la récente épidémie de grippe qui s\u2019est abattue sur Hollywood leur a coûté un demi-million de dollars à cause des retards apportés dans la production.On annonce que Orson Welles et son ex-épouse, dont le divorce vient à peine d'être prononcé, se réconcilieront.On annonce d'autres réconciliations : Errol Flynn et Lili Damita, Alan Curtis et Priscilla Lawson, Tom Brown et Natalie Draper, Lucille Ball et le directeur All Hall\u2026 Mais ce serait trop beau si ces divorcés reprenaient la vie commune; en tous cas, ce ne serait certainement pas dans la tradition de Hollywood.- La bibliothèque rs LISONS™ 1186, rue Saint-Olivier (Angle Bonaventure.) e VOUS OFFRE a) Collection complète bibliothèque LE BIEN PUBLIC Journal hebdomadaire publié le jeudi.par : (Nouvelle Les Editions du Bien Public, Plon).(Firme enregistrée) b) Monde - Voyages - Ediaux ateliers de tion Larousse - 108 il- J > lustrations, 1 roman TImprimerie du Bien Public.complet, nouvelles; LE BIEN PUBLIC Ernest-L.Denoncourt ARCHITECTE 1391, RUE ROYALE Téléphone 963.JEUDI, 21 MARS 1940 JULES CARON Architecte 324 rue Bonaventure Tel.720 Les Trois-Rivières.M rm re | A.D.Gascon Louis Parant | GASCON & PARANT ARCHITECTES Trois-Rivières- 690, St-François-Xavier Téléphone 266 COMMENÇANT SAMEDI POUR UNE SEMAINE Ps ; sy U-MOND \"i ShHOMMAGE À L'HÉROÏQUE | POLOGNE MARTYRE /, | /AU MUSICIEN DESA // /'!/// \"FRE NIA NEE 1] 1563, rue Royale.Tél.640.c) Livres scouts, ou biblio- Trcis-Riviéres, (Québec).théque scoute; b) Nouveautés littéraires, ABONNEMENT romans populaires et .6 mois: $1 policiers.5 Tan: $2.6 mols: $1.UN VERITABLE CONCERT QUE Directeurs-propriétaires : ESA ONT Al POSS Raymond DOUVILLE : Probuction Topis Clément MARCHAND Hv.L.Secrétaire de la Rédaction ; JEUD] SOIR, 7 | A Segétsire To Ta Reduction: Ill mELIEUR ARS, LE TRAIN DE: PLAISIR uvaies Jean-Marie FORTIER.| - te.a: \u201cÀ le 3ieme FILM ! * : eT vo = .À |] \u2014 \u2014 Re Ngee Lh rk mies dé M5 3 rbot came he - Alt Née dm ii.: i 4 adh JEUDI, 21 a MARS 1940 LE BIEN PUBLIC PAGE TREIZE meer l ne s'agit pas de persécution : R un Mais.Electeurs des Trois-Riviè- .\u201cJ\u2019irai à Ottawa, serrer la main à M.Kinget tendre la main au gouvernement du pays, quel qu\u2019il soit.(Gariépy, Salle Notre- Dame, 8 mars.) = Li SOCAL | = Limes V 73 + © * da, \u201cSir Robert Borden est le plus grand premier ministre que le Canada ait connu\u201d.res, vous voyez le ridicu- le dont se couvre Garié- py, lui qui se proclame libéral ! DE SECONDE MAIN} | MAIS BIEN UN CAN, 1.DIDAT DE VING- |} | (Hansard, 13 mai 1939.) Trois-Rivières ne veut pas Méthot klecteurs des Trois-Rivières Supporteur de Manion et * de son Gouvernement National, composé d'Inconnus qu'on a Le seul honte de soumettre à l'opinion Candi dat publique.Ç Il n'apporte aucune garantie Logique solide pour le progrès de Trois- dans Rivières, l'avancement de sa ,Ç province et l'avenir du Canada.cette ELECTEURS, laissez-le L U TT E chez-lui et rendez service à TROIS-RIVIERES.* Mettons tous e e En avant vers 7 Wellie Poisson ::.: roue avec \u2018 toire libérale.KING \u2014 LAPOINTE \u2014 CARDIN LE BIEN PUBLIC JEUDI, 21 MARS 1940 PAGE QUATORZE Les livres et leurs auteurs.Un français en Amérique M.André Demaison n\u2019est pas \u2014 il s\u2019en faut de beaucoup \u2014 le premier Français à visiter les Etats-Unis.Aussi n\u2019a-t-il point voulu se donner le ridicule (que certains de ses confrères n\u2019ont pu s\u2019épar- \u2018 ner) de découvrir, un peu tardivement, l\u2019Amérique.Son voyage, pourtant, n\u2019a rien de classique.N\u2019a-t-il pas d\u2019abord entamé sa visite par la Louisiane, alors qu\u2019il est convenu d\u2019aborder le continent américain par New-York.De plus, se méfiant sans doute des impressions toutes faites qu\u2019il aurait déjà pu écrire sans quitter le bateau, ignorant délibérément les circuits organisés, il s\u2019en est allé par \u201cgrands et petits chemins\u201d à travers quelques-uns des Etats que l\u2019on néglige habituellement de parcourir.Enfin, méprisant tout aussi délibérément toutes les entreprises propres, par leurs dimensions, à étonner le voyageur, M.Demaison s\u2019en est allé observer \u201cla vie coutumière de ce peuple qu\u2019au fond nous connaissons imparfaitement\u201d (p.12).L\u2019auteur de Terre d\u2019Amérique (1), à l'exemple de tant de ses compatriotes, s\u2019est souvenu fort à propos que les E- tas-Unis fourmillaient de souvenirs de France.Toute la première partie de son livre est consacrée à rechercher les traces de l\u2019influence française dans les Etats du Sud-Est.Il a visité la \u201cMaison de Napoléon\u201d ou, du moins, celle qui devait accueillir l\u2019Empereur si sa mort n\u2019avait pas détruit le projet de ceux qui voulaient le faire évader de Sairtte-Hélène pour l\u2019accueillir sur la rive atlantique des Etats-Unis.Ces vieilles demeures, d\u2019un type colonial qui rappelle à l\u2019auteur bien des souvenirs d\u2019Afrique, sont bien émouvantes.Et cette rencontre, n\u2019est-elle pas émouvante aussi, de l\u2019auteur avec un vieil Acadien qui, témoignage de fidélité, ne parle que le français.Hélas! ils deviennent rares, parmi les populations de souche française, ceux qui tentent encore de conserver la langue de leurs ancêtres! \u201cLe défaut de lectures françaises, écrit le voyageur, contribue dans une grande mesure à cet abandon.On a fait de larges envois de livres à l'étranger, m\u2019a-t-on dit en France, avant mon départ.Je n\u2019en ai vu aucun en Acadie louisianaise.Pas de journaux, pas de revues françaises, alors que tant d\u2019invendus sont envoyés chaque quinzaine au pilon à 50 francs les cents Kilos.\u201d Voici le voyageur lancé sur les routes étroites et interminables des Etats-Unis.Le Texas, d\u2019abord, où les Indiens lui causent une vraie déception quand ils les confrontent avec ses souvenirs de lectures.Le développement formidable de l\u2019industrie pétrolière n\u2019arrive guère à l\u2019enthousiasmer.Il fallait s\u2019attendre, d\u2019autre part, à ce que M.André Demaison appliquât aux Nègres une grande partie de son attention.Parmi eux, il se sent à l'aise et c\u2019est avec une profonde sympathie qu\u2019il étudie leurs moeurs naïves encore et leur fatalisme.L'auteur jouit naturellement d\u2019un précieux avantage, celui de connaître l\u2019âme noire de longue date.Aussi, toute la partie de son livre consacrée aux Nègres relève-t-elle de la psychologie la plus humaine et de la sociologie la plus L\u2019auteur de Terre d\u2019Amérique a terminé son voyage par la route de l\u2019Est, visitant notamment Miami et Washington (ou il relate sa visite au président Roosevelt) pour aboutir a New-York, au rebours du commun des voyageurs.\u201c.je pense, écrit M.Demaison, a la fin de son ouvrage, comme beaucoup que les peuples seraient plus tolérants entre eux s'ils se connaissaient, s\u2019ils se comprenaient davantage\u201d (p.309).Faut-il dire que sa méthode est bien propre à augmenter cette commune compréhension.Par-dessus le sentiment du provisoire qui frappe si souvent le voyageur dans la campagne américaine, le lecteur français aura compris que, malgré l\u2019Atlantique, il y a beaucoup de point de contact avec les Etats-Unis.= Quant aux lecteurs de l\u2019immense continent américain, ils ne pourront qu\u2019étre flattés d'avoir été si bien compris par un auteur qui, avec aisance et élégance, raconte tranquillement ce qu\u2019il a vu, sans penser a éblouir le lecteur par ses propres aventures.S\u2019il fallait un livre pour sceller le rapprochement franco-américain, nul mieux que Terre d\u2019Amérique ne pourrait convenir.Georges HENDRIX (1) Terre d\u2019Amérique, par André Demaison (Librairie Arthème Fayard).PROCUREZ-VOUS sujet de \u201cLumière 1940\u201d e Une brochure de 36 pages qui vous apprendra ce que vous devriez savoir mais que vous ne savez pas au e En vente au prix de 25cts dans les plus importants restaurants, et à l\u2019Ecole Monétaire, rue Royale.L'ARGENT.d\u2019un nouveau recueil de poèmes \u201cTel qu\u2019en sa solitude\u201d, édité aux éditions Bernard Valiquette.Cet ouvrage remporte un très beau succès de librairie.Les lettres canadiennes françaises Et la critique du temps de Fleury Mesplet.Les causeries de M.Séraphin Marion.La critique est une fleur qui s'épanouit généralement au crépuscule d\u2019une civilisation.Au Canada français, la critique naquit dès le berceau de nos lettres, avec la fondation de la \u201cGazette littéraire de Montréal\u201d, en 1778, hebdomadaire de Fleury Mesplets et de Valentin Jautard, deux Français-de France qui s\u2019établirent à Montréal après un stage Tnfructueux de quelques années aux Etats-Unis.Monsieur Marion cite et commente le jeudi, a 7h.45 du soir, quelques échantillons d'une prose désuète et savoureuse qui ne manque pas d'intéresser amateurs et spécialistes des lettres canadiennes d'autrefois.LE COMITE DE LECTURE DE RADIO-CANADA Trois personnalités du monde littéraire et artistique le composent.Radio-Canada a son comité de lecture.Il vient de reprendre ses séances.Ce comité reçoit et étudie tous les manuscrits soumis au directeur des émissions théâtrales et littéraires.\u2018Les années dernières, ces documents allaient aux régisseurs et au publiciste de la Société qui à cause de leur tâche déjà grande, ne pouvaient pas toujours faire face.à la musique.C'est pour résoudre ce problème que Radio-Canada a créé un comité de lecture semblable à son jury d\u2019auditions.Il est formé de personnages choisis dans le monde artistique et littéraire de 1a métropole.Les manuscrits reçus lui sont soumis, puis il les étudie et les renvoie ensuite au directeur régional de Radio-Canada.Le directeur agit selon le verdict.Ce verdict est, bien entendu, absolument désintéressé et strictement impartial ,car les membres du comité ne connaissent les auteurs des textes que par une identification numérique dont le secrétaire seul aura le secret.Parmi les manuscrits envoyés a Radio-Canada, il en est qui sont d'une excellente facture.Dans plusieurs autres cas, on découvre des valeurs ou des novices qui manquent seulement dé formation ou d'expérience.S'il y a lieu, les directeurs les encouragent à persévérer dans cette voie.C\u2019est dans cet esprit que le comité d\u2019é- tüde travaille.M.Jean Charbonneau, l'auteur la |y siégera un ministre du Bienêtre de la jeunesse, et l\u2019un des premiers soucis dû gouverne national Manion sera d'assurer l'établissement, dans le pays, des jeunes gens et des jeunes filles à qui tout espoir a été depuis si longtemps refusé.Ainsi, L\u2019'hon.Manion, qui gg.tait déjà catégoriquement déclaré contre la conseription, à la Chambre des Communes le 30 mars 1939, donne de nouveau au peuple canadien l'assurance qu'il n'y aura jamais de conscription au Canada, sous son gouvernement.C\u2019est un grand réconfort pour nous mes bons amis, sachons le comprendre! Oui, jeunesse du Québec, nous vivons dans un pays démocratique, nous sommes l'arbitre souverain de notre avenir.Or, à nous par conséquent de porter à la direction de notre cher pays, un gouvernement stable, progressif et véritablement national sous la sage direction du Dr Manion.Naturellement, il faut que cette grande victoire nationale soit aussi décisive et aussi éclatante dans le Québec comme dans les autres provinces canadiennes, il faut que le,26 au soir prochain, s'élève partout, les mêmes cris vainqueurs: Vive Manion! Vive la jeunesse canadienne! En vous remerciant, monsieur le Rédacteur, je demeure, Votre lecteur assidu.ment LSEUNE \u201cJeunesse du Québec\u2018 Bécancourt, 18 mars 1940.M.le Rédacteur, \u201cLe Bien Public\u201d, Les Trois-Rivières.Bien cher Monsieur, Dans cet article, je désire vous parler d\u2019un homme qui a conquis notre confiance et qui est le plus grand espoir de la jeunesse canadienne, L\u2019hon Dr Manion.J\u2019ai oui dire que personne dans vie publique, n\u2019a porté une plus grande attention au problème vital de la jeunesse que le distingué chef du parti national conservateur.Il s\u2019y intéressait même avant de prendre la direction du parti et depuis, il lui a toujours donné la première place dans son programme de restauration économique du Canada.Or, lors de la convention nationale, qui l\u2019a choisi comme chef, le Dr Manion déclara que son premier acte, dès qu\u2019il serait premier ministre de notre Dominion, serait de créer un ministère de la jeunesse.Et, éivdemment, comme cela est toujours dans son programme, lorsqu'il formera son cabinet au lendemain des élections du 26, il , Raoul-L.Cochrane, Bécancourt.les ANNONCEURS ENCOURAGER C'est zoutenir efficacement le journal qui vous renseigne de façon impartiale et complète sur toutes les questions d'actualité de chaque semaine dIT4Nd N7lg \"P Demandez à 10c seulement nos Pancartes portant, en grosses lettres noires, l\u2019une ou l\u2019autre des légendes suivantes : t .MAGASIN A VENDRE MAGASIN A LOUER MAISON A VENDRE LOGIS A LOUER.CHAMBRE A LOUER CHAMBRE ET PENSION PAS DE CRÉDIT A VENDRE PENSION et autres.\u2014 En carton fort, blanc.Frappantes, dttrdyantes, bien faites pour attires l\u2019attention du passant.Aussi travaux d'impression de tous genres, faits avec soin et à prix modérés.L\u2019Imprimerie du Bien Public JEUDI, 21 MARS 1940 t Ce qui se passe ailleurs, et notamment a Drummondville, Saint-Hyacinthe et Granby, dans l'organisation de la prochaine saison de la Ligue provinciale (organisée).\u2014 Del Bissonnette retourne à la gérance du club Québec.\u2014 Le sport et la politique.Les amateurs de baseball, à Trois-Rivières et dans la région, auront appris avec un profond soulagement le règlement des petites difficultés, d\u2019un ordre bien secondaire, répétons-le, qui retardaient l'organisation de la prochaine saison du club Trois- Rivières.dans la Ligue provinciale, nouvellement admise dans la classe dite du baseball organisé.On sait que l\u2019on a fini par s'entendre et qu\u2019un groupe de sportsmen trifluviens ont formé un bureau de direction qui veillera aux intérêts du club local dès à présent.Empressons-nous maintenant de féliciter le nouveau président, Me Georges Gouin; le vice- président, M.Martial Martin, qui revient donc au poste qu\u2019il occu- \u2014 + pait lan dernier; enfin tous les au- autres directeurs, dont M.Gérard \u2026*| Duval, qui, abandonne ses fonctions de trésorier mais conserve celles d\u2019administra- délégué, charge qui exigera d\u2019ailleurs la plénitude de son attention.À Wally Schang, le nouveau gérant, offrons nos meilleurs voeux, et souhaitons-lui \u2014 si ça n'est pas être un tantinet hérétique \u2014 de terminer avec nous la saison qui débutera dans six ou sept semaines ! On n\u2019a pas encore mentionné de noms pour ce qui est de l'alignement probable de l\u2019équipe - 1940.C\u2019est peut-être que l\u2019on emprunte de la sorte la tactique de certains gérants pour qui le Plus grand secret possible fait Partie de l'arsenal du sport.Gérard Duval A SAINT-HYACINTHE Ailleurs, dans les clubs qui constitueront la Ligue provinciale au cours de la prochaine sai- Son, on a commencé le recrutement.C'est ainsi qu\u2019à Saint- Hyacinthe on se propose déjà de mettre à l'essai trois jeunes Joueurs: William Koch, de Richmond (Virginie): Bernard et Robert Waterman, qui habitent Saint-Hyacinthe depuis quelques Mois.Koch est âgé de 22 ans et est un lanceur qui n\u2019a pu jouer au cours des deux dernières sai- Sons, à cause d\u2019un accident arrivé \u2018a Canton (Ohio).On le dit toutefois complètement rétabli.En 1937 et 1938, il lança pour les clubs de Winnipeg, Vancouver et Oakland.Bernard Waterman est un lanceur droitier.Agé de 24 ans, il faisait partie, l\u2019an demier, de l'équipe de l'Université catholique de Washington.Son cadet, Robert, 19 ans, était, en 1939, de y duipe de da high-school catho- \u2018aue d'Arlington, banlieue de Bostone BASEBALL 1940 Wally Schang dirigera le club Trois-Rivières.A GRANBY Le gérant Larsen en est rendu à son septième joueur engagé pour la prochaine saison.Ce sont: Charlie Leach, 3e but, que les amateurs seront heureux de voir revenir à son poste; McCaffrey.lanceur, et Doljack, champ centre, que les Trifluiens ont également connus l\u2019an dernier; Kaslselonis, lanceur, de Jasksonville (Floride); Charlie Nalbock, 2¢ but, de Saint-Paul (Minnesota) ; Bob McKenney, lanceur, venant de Jacksonville; ce qui fait bien sept, si l\u2019on compte le gérant-lan- ceur Larsen, lui-même.DE QUEBEC De la capitale, on ne nous apprend pas grand'chose, sauf que Del Bissonnette revient à la gé- Trance du club des champions- 1939 et qu\u2019il se mettra incessamment à la formation de son équipe.Mais, si les informations sont plutôt rares, les Québecois nous semblent entretenir des craintes plus ou moins vagues quant à la répétition possible de tout le potin qui se fit l\u2019an dernier autour du stade nouvellement construit, tout comme celui de Trois-Riviè- Tes, sous l\u2019ancien gouvernement d\u2019Union nationale.À cela, le correspondant de notre confrère le Sport, à Québec, M.Paul-Emile \u2018Bélanger, ajoute ce qui suit : \u201cLa politique ne serait donc pas un vain mot?La Ligue de baseball provinciale serait done une ligue étatisée?Il faudrait que, lorsqu\u2019un gouvernement obligé à céder sa place (le pouvoir) à un autre, les organisateurs du club de baseball, même les organisateurs primitifs, seraient destitués de leur propre entreprise et remplacés par d'autres qui, la plupart du temps, n\u2019auraient pas la compétence nécessaire et, de plus, auraient l'appui du gouvernement?Est-ce que c\u2019est cela qui existe présentement?Nous sommes portés à le croire si nous constatons, les yeux et les oreilles ouverts, ce qui se pass: à Québec, aux Trois-Rivières, à Drummondville, etc.La politique, avec ses partis identiques, causera donc des torts partout?\u201d Si nous tenons à faire ici écho à ces propos plutôt pessimistes, ça n\u2019est sûrement pas que nous veullions larmoyer sur des pots cassés, s'il y en eut vraiment.C\u2019est tout simplement qu\u2019il n\u2019est pas du tout mauvais que, certaines choses soient dites, parfois ; surtout si pareille franchise peut avair pour effet que certains embêtements ne se répètent plus.DRUMMONDVILLE REMPLACE SOREL On avait appris, il y a quelque temps que le club de Drummondville ne serait pas réorganisé cette année.Voilà maintenant que c\u2019est le club de Sorel qui dispa- rait; tous les joueurs de cette dernière équipe qui pourront le faire selon les règlements du baseball organisé rejoindront celle de Drummondville, sixième et dernier club à s'inscrire dans la Ligue provinciale, à la suite de \u2018Trois-Rivières, Québec, _ Sherbrooke, Granby et Saint-Hyacin- the.LE BIEN PUBLIC Clôture de la saison au Ski-Club MERCREDI PROCHAIN Ces demoiselles du Ski-Club de Trois-Rivières, dont nous fû- mes à même d\u2019apprécier grandement les talents d\u2019hôtesses lors de l'ouverture de la saison, en décembre dernier, sont à organiser, la soirée de fermeture, laquelle aura lieu au chalet du Cap- aux-Corneilles, le mercredi 27 mars prochain, Ce sera là l\u2019occasion de marquer de façon officielle la présente saison de skiing.Mais rien n\u2019empêche que les chutes de neige répétées, depuis quelques jours, pourraient bien prolonger hors de toute prévision la saison véritable.Nos skieurs et skieuses ne vont pas s\u2019en plaindre, eux qui connurent des hivers Plutôt tristes, ces dernières années, DERNIER TRAIN DE NEIGE DIMANCHE PROCHAIN C'est du moins le dernier inscrit au calendrier du mois de mars que ce train de neige qui quittera la gare de Trois-Riviè- res pour \u2018les Grandes-Piles, dimanche prochain, jour de Pâques.Nul doute que très nombreux seront les sportifs qui voudront profiter de cette dernière occasion, tout probablement, de passer une excellente journée parmi les non moins excellents aménagements, pistes, etc, que l\u2019on a si bien su pratiquer aux Piles et que près de deux milles fervents du ski ont visité au cours de cette saison exceptionnelle que nous venons de connaître.Bientôt, il n\u2019y aura plus, tout de même, qu\u2019à se mettre à élaborer le programme de la saison de 1940-41! Au terme de cette saison-ci, il n\u2019y a pas un seul sportif trifluvien \u2014 et pas un seul chroniqueur des sports, non plus \u2014 qui ne voudra offrir aux directeurs du Ski-Club de Trois- Rivières ses plus chaleureuses félicitations et ses meilleurs voeux, à cause de tout ce beau travail qu\u2019ils ne se lassent pas d\u2019accomplir chez nous.LE CLUB SHERBROOKE Le club de Sherbrooke, qui fut le premier à commencer le recrutement, comptera tout probablement les joueurs suivants: Doc Gautreau, gérant-2e but; Frank Joubert, receveur; Joe Me- Donough, 3e but; Metoskie, champ intérieur; Raymond Côtté et Raymond Croteau, voltigeurs; Mistof, Cussa et Sakas, lanceurs; il est à peu près certain que Léo Manion, 3e but, et Chris Shearer, receveur, ne pourront pas revenir à l\u2019équipe des Braves, suspendus qu\u2019ils sont par l'Association du baseball organisé.LES GERANTS Voici les noms de ceux qui dirigeront les équipes de la Ligue provinciale au cours de la prochaine saison: Wally Schang (Trois-Rivières); Del Bissonnette (Québec); Doc Gautreau (Sherbrooke); Mel Simons (Saint - Hyacinthe); Larsen (Granby): à Drummondville, personne n\u2019a encore été engagé à ce poste.2 5 Se 0.0, QO Ô °° COS?5 0 ses 0%0%%°, Ce ® Ge 0 NATIONALE ; LES 282 ouest, rue Ontarlo, prés Bleury - Montréal PAGE QUINZE SEULEMENT CINQ À MoIS,SIX CLUBS Les joyeusetés Nous vivons dans une ère où la réalité dépasse infiniment les plus formidables extravagances d\u2019un Wells, d\u2019un Verne ou d\u2019un Poe.Et la lou- fouquerie la plus complète persiste à travers tout cela.À preuve, ce match de simili- hockey auquel viennent de participer un groupe d\u2019honné- tes kiwaniens (vous savez, les membres d'une de ces tribus dont le propre est de toujours parler en mangeant; (ô rotent- à-rien d\u2019Asselin!), qui ne trouvèrent rien de mieux pour baptiser leurs équipes que de mettre aux prises les Pyjamas et les Frocs.Après tout, cela vaut bien la sotte pratique d\u2019accoler à des clubs sportifs des noms de paroisses ou de villages, tous ces Saints-Ci et ces Sainte-Ca contre lesquels s\u2019élevait M.Paul Morin, l\u2019autre dimanche, et cela non sans avoir grandement raison.Reste à savoir s\u2019il ne se trouvera pas bientôt un promoteur assez.osé pour organiser des matches de joueuses étiquetées selon la méthode indiquée ci-haut.A quand la rencontre des Stepinettes avec les Corselets ?!.HANK GREENBERG est maintenant voltigeur pour les Tigers de.Détroit.Le voici, dans sa première pose commo patrouilleur, CLAVIGRAPHE S Echange et réparations de machines à écrire de toutes marques, Rubans, Papier, Carbone Réparations de toutes sortes des balances \u201cToledo\u201d V.DUBOIS Tél.620 1644 rue Notre-Dame | TROIS-RIVIERES Téléphone 456 ARTHUR SPENARD COURTIER - Assurances généra es 944 rue St-Pierre Trois-Rivières EDIFICE SPENARD A VENDRE\u201d Feuilles à toiture \u201cTITE-LAP\u201d Galvanisée Ordinaire et Council Standard.Pour cstimé envoyez longucur du faite et chevron.EASTERN STEEL PRODUCTS LIMITED.1335 Declormier, Montréal.\u201d ON DEMANDE UN AGENT OU DISTRIBUTEUR pour la distribution exclusive dans notre région d\u2019une marque de liqueurs des plus populaires.Ecrire aux: Pecrs Beverages, 4266, rue de Chateaubriand, Montréal, (Québec).Tél.401 Heures de bureau: 10 à 12 2 à 5 et 7 à 8 les lundi et mercredi soir.Spécialiste Pour les maladies des yeux oreilles, nez et gorge- Dr BENOIT JACOB Ex-assistant à la clinique Nationale Ophtalmologique des Quinze-Vingts, Paris.Ex-élève à I'hopital Baucicault, Paris, ex-interne de l'hôpital Normand & Cross.126 rue Alexandre TROIS-RIVIERES LE BIEN PUBLIC JEUDI, 21 MARS 1949 PAGE SEIZE ; (Photo LPS) Rien ne vaut une bonne paire de gants de caoutchouc quand on ne veut pas se graisser trop les mains en travaillant dans un moteur d'auto, tel que le font les ambulancières de la Croix-Rouge militaire.Une jeune fille n\u2019a pas oublié cette précaution.Elle se souvient que les hommes alment les mains souples et blanches, Quant aux autres, tant pis.Les frères Douglas, & gauche et \u201cTorchy\u201d PEDEN, a droite, ont annoncé qu'ils s\u2019enrôlaient dans l'ar Elles se luveront plus tard, quittes à telndre leurs ongles peut-être mée canadienne, après la course de six jours de Buffalo.Ils se classèrent seconds dans cette épreuve, cassés à ces rudes travaux qui ne répugnent en rien À ces patriotes.terminée le 18 mars.Ce cliché représente les fameux cyclistes à l'entraînement en vue de leur participa tion aux Six Jours du Forum, il y a deux ans.Le cel.d'aviation A.-B.SHEARER, directeur des travaux et des édifices du Corps d'Aviation Royal canadien, a été nommé commandant de la deuxième région d'instruction Un groupe de directeurs de services de ventes de Montréal assistait à l'hôtel Mont-Royal à une intéressante réunion organi- aérienne dont le quartler-géné par arketing , hebdomadaire d'annonce et de service de ventes.De gauche à droite, R.Carman, de la maison Oxo ot & Winaiper.1p commandant Wm-C.Beddoe, de Congoleum Canada Ltd, John-L.Lowe, éditeur du journal \u201cMarketing\u201d, Thomas Haugland, de J.-B, a a ey, On aro.Williams Co.of Canada Ltd., C.-W.Baker, de Sherwin-Williams Co., Harold-E.Stephenson, de Canada Starch Co.Ltd, Guerre et fut blessé en France.: ; A, Usher, de RCA Victor Co.Ltd.LL 4 ~ D Ci-dessus une photo de la famille complète de l\u2019honorable R.-J.Manion, le nouveau chef de l\u2019'Opposition de Sa Majesté à Ottawa, et adversaire du T.-H.M.W.-L.MacKenzie King dans la présente élection fédérale.Soulignons que tous les membres de cette famille parlent notre langue avec élégance, Mme R.-J.Manion étant Canadienne-Française et deux de ses fils ayant épousé l\u2019un une Canadienne-Française et l\u2019autre une Française.On reconnait sur la première rangée, de gauche à droite: Mme R.-J.Manion (née Yvonne Desaulniers, native d®Yamachiche, elle a fait ses études au couvent du Sacré-Coeur à Ottawa); leur petit-fils, Paul, sur les genoux de sa mère, Mme Paul Manion :(née Mlle Jean Reeb); l\u2019hon.R.-J.Manion, chef fédéral du parti national-conservateur.Ea pe vs le même ordre: Madame et M.Jacques Manion (née Mile \u2018Du Soulières); M.Paul Manion et M.et Madame Robert-J.Manion (née Mlle\u2019 Ane e).ae / \u201c "]
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