Le bien public, 10 octobre 1940, jeudi 10 octobre 1940
[" ORGANE | 32e ANNEE \u2014 N° 40 \u2014 Le fait français en Amérique La tournure de la guerre actuelle a mis les habitants d'Amérique de langue française en face d\u2019un problème nouveau.La rupture des relations entre la France et les pays d'Amérique oblige les descendants de Français qui vivent en Canada, en Louisiane aussi bien qu\u2019en Nouvelle-Angleterre à se serrer les coudes, à découvrir chez eux et en eux des moyens de vivre leur vie française sans l\u2019aide de la mère- patrie spirituelle.Pour combien de mois encore, et peut-être d\u2019années, les groupes français d'Amérique seront-ils privés des effluves directs du rayonnement français ?A coeur d\u2019année la France déversait chez nous sa production littéraire et journalistique.Elle nous envoyait de temps à autre ses grands prédicateurs, ses écrivains, ses journalistes, ses artistes, ses patriotes authentiques qui venaient nous enthousiasmer, nous rallier autour de la cause française.Cela n\u2019est plus.Nous voilà tous privés d\u2019une grande source de notre ravitaillement intellectuel.Il nous faut trouver chez nous des forces assez résistantes pour continuer d\u2019affirmer une filiation sans laquelle notre langue et notre foi resteraient diminuées.Le premier ministre de la province de Québec, l\u2019honorable Adélard Godbout, et plus tard, le gouverneur-général du Canada, le comte d\u2019Athlone, émettaient le voeu que la tradition française en Amérique n\u2019ait pas trop à souffrir des évé- nements actuels.Tous deux souhaitaient que nos sociétés nationales, par leur travail de coordination, maintiennent les cadres d\u2019une société française en Amérique où vivent plus de dix millions de descendants de Français.Ce voeu sera exaucé.Déjà des patriotes avaient prévu.Dès 1937 on avait ébauché la formation d\u2019un Comité permanent de la Survivance Française qui a pris corps à l\u2019issue du Deuxième Congrès de la Langue Française tenu à Québec en 1938.Ce comité existe depuis.Il s\u2019est donné la tâche de coordonner et de maintenir le fait français en Amérique, de lui assurer un vaste rayonnement, en ralliant autour d\u2019un même idéal tous les groupes du Canada et des Etats-Unis.Ce comité se réunit chaque année avec la préoccupation de poser des actes, de promouvoir l'expansion de la pensée et de la tradition française.Des représentants de tous les groupes font partie du grand comité dont les décisions sont exécutées par un secrétariat permanent.L\u2019exécutif du Comité, dont M.Adrien Pouliot est le président, se réunit tous les mois au cours d\u2019une séance d\u2019étude très élaborée._ Cette année, le Comité fera imprimer un calendrier très artistique comportant la reproduction photographique de douze de nos monuments nationaux.Ce calendrier sera diffusé dans les salles publiques, dans les écoles et dans les bureaux.Voila une heureuse application du principe de l\u2019en- Selgnement par l\u2019image.En ces heures sombres où la France subit une éclipse momentanée, les descendants de ceux qui vinrent jadis coloniser le Nouveau-Monde ne l\u2019oublient pas.Ils lui demeurent fidèles.Non seulement les pensées attestent cette fidélité dans le souvenir, mais aussi des actes.cm Campement militaire au bordgdl'un coursid\u2019eau, en Somalie.LES TROIS-RIVIERES, JEUDI, 10 OCTOBRE 1940 Nous sommes si riches! Comme nous sommes partout les mêmes ! Dernièrement notre excellent confrère \u201cLe Travailleur\u201d, de Worcester Mass, portait une note de son directeur M.Wilfrid Beaulieu qui nous a arraché cette exclamation.Les Franco-Américains viennent de publier un volume qu\u2019on a intitulé \u201cLes Quarante ans de la Société Historique\u201d.C\u2019est un livre très précieux, d'une documentation riche et nourrie, qui fait honneur à nos amis de la Société Historique de Boston.Pour se le procurer il faut envoyer sa commande par la poste.Or, M.Beaulieu pose cette question où il y a une affirmation qui nous peint en blanc et en noir: \u201cNous laisserons-nous faire la leçon par le monde littéraire anglo-saxon qui, jusqu\u2019ici, a envoyé plus de souscriptions par la poste que tous les groupements de langue française unis ensemble?\u201d Nous sommes pauvres, c\u2019est la faute des Anglais.Nous comptons pour à peu près rien dans l\u2019industrie.C'est la faute des Anglais.Notre commerce s\u2019en va \u201csu\u2019l\u2019guiâble\u201d, c\u2019est la faute des Anglais.C\u2019est toujours la faute des autres, jamais la nôtre.Une société d\u2019histoire franco- américaine publie la chronique de ses quarante années d\u2019existence.L'effort franco-américain n\u2019a pas dû être négligé dans cet ouvrage qui devrait intéresser tous nos compatriotes d\u2019outre- frontière.Justement, tenez, le 9 octobre courant, donc hier soir, cette Société d\u2019histoire aura accueilli _ l'éminent avocat André Lafargue, directeur du Courrier de la Nouvelle-Orléans, qui y aura fait une conférence sur l\u2019oeuvre des découvreurs français en Louisiane et ses résultats jusqu\u2019à nos jours.C\u2019est donc que cette Société est éminemment française et que les ouvrages qu\u2019elle publie sont du plus grand intérêt pour tous les Américains d\u2019origine fran- caise.Et pourtant, à la date du 26 septembre dernier, M.Beaulieu pouvait écrire dans son journal que \u201cle monde littéraire anglo- saxon avait envoyé plus de souscriptions par la poste que tous les groupements de langue française mis ensemble!\u201d Comme on comprend son cri : \u201cAh, cette indolence désolante qui nous est si caractéristique!\u201d Indolence désolante, indolence navrante, indolence décourageante.C\u2019est en examinant de petits faits comme celui-làh, où on voit des anglo-saxons commander en plus grand nombre que tous les groupements français mis ensemble un ouvrage français de culture historique, que l\u2019on se reporte avec angoisse à la question que vient de poser Mx l\u2019abbé Groulx dans l\u2019Action nationale: \u201c .le type actuel du Canadien-français \u2014 entendons le type politique, le type économique et social, le type culturel, \u2014 est-il viable?En d\u2019autres termes, étant donné le milieu où nous vivons, sommes-nous aptes à la vie ?\u201d Il est effarant de penser que l\u2019on puisse poser de pareilles questions, mais en présence d\u2019un exemple aussi révélateur que celui mis en blanc et en noir par M.Beaulieu, n\u2019est-il pas permis de se demander si M.l\u2019abbé Groulx n\u2019a pas justement raison d\u2019être inquiet, très inquiet ?Il a écrit \u201cle type actuel\u201d, heureusement, ce \u2018qui laisse la porte ouverte à l\u2019espérance.I peut en effet se produire de si grands bouleversements d'ici quelques années que, peut-être, nous retrouverons, avec notre type véritable, le goût de la vie.C\u2019est quand même une mince consolation, et si paradoxale, que d\u2019être obligé de se fier à un inconnu peut-être catastrophique pour se consoler de sa misère .Les Anglo-saxons commandent en plus grand nombre que tous les groupements francais mis ensemble un ouvrage français de culture historique .Cela vous étonne?Que diriez- vous de cet autre petit fait, québecois celui-là.Un jeune père de famille, six enfants, se rend compte que le marché de l\u2019encre en usage dans sa province est monopolisé par des fabricants à noms anglais.Il pense aux écoles, aux collèges, aux couvents .II conçoit l\u2019idée de fabriquer de l\u2019encre.Il est sérieux, renseigné, pratique.Il veut un produit parfait et sait qu\u2019il existe une science qui s'appelle la chimie.Il se met à l\u2019oeuvre, tâtonne, travaille, consulte, expérimente, et soumet à l\u2019analyse d\u2019experts chacune de ses tentatives.\u2019Enfin après plus d\u2019une année d\u2019essais de plus en plus con- cluents, il met sur le marché une encre qui se compare avantageusement avec n\u2019importe quelle autre.C\u2019est pourtant dans les écoles, les couvents et les collèges qu\u2019il éprouve, dit-on, le plus de mal à plaçer sa marchandise .quand on accepte de l'essayer.L'étiquette bilingue prouve que le contenu est fabriqué dans un village qui porte le nom le plus français du Canada après celui de Cartier.Le fabricant est poli, tenace mais bien élevé.Son nom de famille ne peut pas être plus français et il sait vendre puisque c\u2019est son métier, mais son entreprise dérange des habitudes.Que les écoliers et les écolières s\u2019habituent à voir sur leur bouteille d'encre les mots : .bleu- noir, encre, et blue-black en dessous comme traduction, c\u2019est le renversement de toutes les \u2018 5 sous la copie L\u2019encouragement des corps publics à notre Ecole Ménagère L\u2019Ecole Ménagère dirigée par les Religieuses Ursulines a été accueillie, par les dames et les jeunes filles de notre ville désireuses de perfectionner leurs talents naturels pour les arts domestiques, avec un enthousiasme qui, pour n\u2019avoir pas été tapageur, n\u2019en est pas moins profond et sincère.L\u2019enseignement ménager commence à connaître, dans toute la Province, un peu de cette vogue qu\u2019avaient rêvée ses initiateurs.Dans divers centres, des écoles spécialisées ont surgi qui accomplissent un admirable travail.Chez nous, outre que les Religieuses Ursulines étaient parfaitement qualifiées pour cet enseignement, qu\u2019elles dispensaient déjà d\u2019ailleurs à leurs élèves, les dames et les jeunes filles trifluviennes possèdent, elles aussi, un entraînement spirituel, pourrait-on dire, à ce genre d\u2019études.À présent que l\u2019élan est donné, on peut s\u2019attendre à d\u2019heureux résultats.Aussi, n\u2019est-ce pas sans une profonde satisfaction que nous apprenons que nos deux corps publics les plus importants, la Commission Scolaire et le Conseil de Ville, ont voté chacun un octroi de deux cents dollars: pour aider au fonctionnement de cette éco- e.Cet encouragement officiel confirme la nécessité de cet organisme d'enseignement, dans une ville où tout concourait à sa création.Nous sommes heureux d\u2019apprendre que nos corps publics endossent ce mouvement de façon aussi pratique, et nous les en félicitons cordialement.Ils ont compris la noble tâche qu\u2019une école ménagère peut accomplir, et qu\u2019un éducateur bien connu définissait récemment en ces termes : \u201cUne réaction heureuse s\u2019esquisse dans l\u2019enseignement ménager.Souhaitons, pour le - bonheur et la dignité de notre race, qu\u2019elle s\u2019affirme toujours plus et prenne une ampléur qui étende partout son rayonnement sauveur.Les écoles ménagères veulent figurer au premier rang des forces qui redonneront à la femme le sens véritable de sa grandeur et de sa dignité .\u201d traditions ! Couramment, c\u2019est unilingue : writes blue, dries black, Si, par exception, c\u2019est bilingue, le francais est toujours lah- gue seconde.(Suite à la page 2 ) LE BIEN PUBLIC PAGE DEUX JEUDI, 10 OCTOBRE 1940 Augmentation importante des ressourcesd énergieélectriques MLLE CLAIRE GODBOUT, DIRECTRICE DE NOS BIBLIOTHEQUES SCOLAIRES Nouvelle phase de l\u2019organisation des bibliothèques de nos écoles.\u2014 Comment la titulaire est préparée à ses fonctions.Dans le territoire de la Shawinigan au moment où les industries de guerre en ont besoin.Vue d\u2019aval du barrage et de la centrale électrique de la St.Maurice Power Corporation à La Tuque, P.Q.L'aménagement initial comprend quatre générateurs de 44,500 h.p., qui fonctionneront tous à la fin de l\u2019année.de 267,000 h.p.Les membres des conseils d'administration de la Shawinigan Water & Power Company et de la St.Maurice Power Corporation ont récemment fait l\u2019inspection officielle de la plus nouvelle centrale électrique du Canada sur le haut Saint-Maurice à La Tuque; au retour, M.James Wilson, président des deux compagnies, a déclaré aux journaux que l'usine est entrée en fonctionnement samedi, le 14 septembre, quand les deux premiers générateurs de 44,500 h.p.ont été rattachés au réseau de transmission de la Shawinigan Water & Power Company.Un troisième générateur commencera à fonctionner vers le 15 octobre et en décembre les quatre qui seront en fonctionnement ajouteront 178,- 000 h.p.aux ressources de force motrice de la vallée du Saint- Maurice.La mise en oeuvre de cette L'usine peut recevoir six générateurs d\u2019une capacité vaste entreprise, qui utilise une fois de plus les eaux de la rivière Saint-Maurice, est de la plus grande importance au moment où les industries de guerre du Canada doivent s\u2019assurer un approvisionnement suffisant de force motrice.De plus en plus la Grande-Bretagne et ceux qui combattent à ses côtés pour défendre la liberté se tournent vers le Canada pour y trouver l'une de leurs principales sources d\u2019approvisionnement en matériel de guerre.Les engins qu\u2019exige la guerre moderne sont si compliqués et si nombreux que, comme partie intégrale de son effort de guerre, le Canada se doit d\u2019ac- croitre largement les facilités de fabrication de toute sorte.En ce qui a trait a la force motrice, le territoire que dessert la Shawinigan Water & Power Company est prêt à répondre à la demande la plus exigeante des indus- tries de guerre.Tél.atelier: 894-R.Tél.rés.: 2479-R.865, Ste-Marguerite, 550, McDougall La Reliure Mauricienne J.-0.CAMIRE, prop.Travaux de reliure de toutes sortes, en cuir, toile et carton.TROIS-RIVIERES Bâtisse Municipale.A.D.Gascon Louis Parant GASCON & PARANT ARCHITECTES Trois-Rivières 690, St-François-Xovier Téléphone 266 LA LAURENTIENNE Compagnie d\u2019Assurance-Vie » BERNARD BENOIT Gérant de District te 1408, rue Hart, Tél: 4055 \u2018Trois-Rivières.J.-A.Trudel, J.-E.Guillet Trudel & Guillet Argent à prêter.Règlements de faillites et de successions.Examens de titres.Difficultés commerciales, Collection, ete.xxx Bureau 306 Alexandre Tél: 491.| T.-Rivières.Mlle Claire Godbout a été nommée directrice de nos bibliothèques scolaires.Sa nomination a été rendue publique par la Commission des écoles catholiques et par la Commission pédagogique, dont M.le commandeur J.-A.Trudel, est le président.Elle marque une nouvelle phase de la réalisation du projet sur lequel nos deux commissions se sont arrêtées l'hiver dernier en décidant de l\u2019organisation de bibliothèques scolaires dans toutes les institutions qu'elles contrôlent aux Trois-Rivières.Un sous-comité, nommé par les deux commissions pour faire 1'étude du projet, a suggéré de nommer un ou une titulaire qui aurait charge de l\u2019organisation des bibliothèques dans nos écoles.À la suite de quoi, la Commission scolaire a adopté une résolution nommant Mlle Godbout.Ce sous-comité consultatif était formé de M.l\u2019abbé Charles-Phi- lippe Normand, chapelain de l\u2019académie De La Salle, du R.F.Arsène, é.c., directeur de la mé- me institution, de M.le commandeur J.-A.Trudel, président de la Commission scolaire et de M.O.-Jules Désaulniers, inspecteur des écoles urbaines du district des Trois-Rivières.Mademoiselle Claire Godbout, n\u2019est pas une inconnue a Trois- Rivières.Sa formation générale la recommande d'une manière toute spéciale pour remplir les fonctions qu\u2019on vient de lui assigner.Mademoiselle Godbout possède un diplôme modèle de l\u2019école normale des Trois-Rivières.Elle a poursuivi ses études au Collège Marguerite-Bourgeois, à Montréal, où elle obtint son baccalau- Téat ès-lettres.Elle possède, de plus, un certificat d\u2019études litté- Taires, décerné par l\u2019université de Montréal, et un diplôme de journalisme de la même université, où elle suivit durant un an, les cours de sciences sociales, économiques et politiques.Elle est diplômée comme garde- malade, de l'Hôtel-Dieu et de l\u2019université de Montréal, et elle est en plus, titulaire d\u2019un certificat d'études en psychiâtrie de lhôpital Saint-Jean-de-Dieu, à Montréal, JULES CARON Architecte 324 rue Bonaventure Tél.720 Les [rois-Riviéres, | mire rt tr mr POUR VOS SUCCESSIONS, TESTAMENTS, CONTRATS, ETC CONSULTEZ Alphonse Lamy NOTAIRE Dépositaire du greffe au notaire L.P.Mercier, 159 rue Alexandre Trois-Rivières Bureau du soir, le vendredi de 7 à 8 heures, Tél.Bureau: 35.ms Comme activités, mademoiselle C.Godbout a des titres qui font preuve de son dévouement et de sa formation sérieuse.Elle a rempli la charge de présidente du cercle d'étude de Marie-de-l\u2019Incarnation, à Trois- Rivières, de 1927 à 1930.Durant ces années, elle a consacré beaucoup de temps à l'étude de notre histoire régionale, sous la direction de M.l'abbé Tessier, Elle donna des cours pour I\u2019Ambulance Saint-Jean en 1935 et en 1936.Elle est la fondatrice du Cercle d\u2019études \u201cMarie-Morin\u2019\u201d des in- firmiéres de I'Hétel-Dieu de Montréal, et elle occupe la présidence de ce cercle depuis 1935.Elle collabore à la revue \u201cG.M.C.F.\u201d de Montréal, depuis 1931.Elle est actuellement régistrai- re pour l'association des gardes- malades catholiques de Montréal, pour l\u2019année courante.Mlle Godbout suit actuellement les cours de bibliothéconomie -à l\u2019université de Montréal, et il est entendu que, en plus de suivre ces cours, elle sera en relations, au cours de l\u2019année, avec les directeurs des bibliothèques scolaires de Montréal.Ce qui lui donnera une formation encore plus pratique et la rendra particulièrement apte à remplir ses nouvelles fonctions.Elle entrera en fonctions à la Commission scolaire à la fin de la présente année universitaire, soit en juin.Ses fonctions seront alors définies de manière plus précise par la Commission scolaire, : Ernest-L.Denoncourt ARCHITECTE 1391, RUE ROYALE Téléphone 963.Il a été annoncé officiellement, à la suite d\u2019une assemblée du bureau de direction de Ia section provinciale de la Croix-Rouge Canadienne, que le lieutenant- colonel William Leggat, M.C., venait d\u2019en être choisi le président.Le colonel Leggat, qui est un homme d\u2019affaires bien connu de Montréal, remporta la Croix Militaire en 1917 à la suite d\u2019une carrière militaire distinguée avec le corps expéditionnaire canadien outre-mer, au cours de la dernière Grande Guerre.La bibliothèque rr LISONS™ 1186, rue Saint-Olivier (Angle Bonaventure.) ° VOUS OFFRE a) Collection complète (Nouvelle bibliothèque Plon).b) Monde - Voyages - Edition Larousse 108 illustrations.1 roman complet, nouvelles; c) Livres scouts, ou biblio- fhèque scoute: b) Nouveautés littéraires, romans populaires et policiers.W.E.LEDOUX RELIEUR J.H.René de Cotret, C.G.A.Auditeurs 137, rue Alexandre Un hôtel économique CHAMBRE SIMPLE $1.50 à $2.50 3,000 chambres dans 5 villes.René de Cotret, Ferron & Cie Comptables Licenciés.on H En A Henri Ferron, C.A.Roland Nobert, C.Aet Syndics - Trois-Rivières OTELS A L\u2019EPREUVE DU NTO > J rusé on 1900 APN RATS PHOTOGRAPHE er PHOTOGRAVEUR 232 Rue Des Fonoes TROIS -RIVIERES.QUE.ms 7 pr vaux de Fer- faites exéen ala P'tite Forge ronnerie -_\u2014 Des FRERES LEBRUN LE BIEN PUBLIC HEBDOMADAIRE DU JEUDI LES TROIS-RIVIERES, JEUDI, 10 OCTOBRE 1940 Rivières.Pour cadeaux Niverville voyez nos Trois- EEL EY AN Articles en Fer Forgé.Le Environ huit mille hommes travailleront, cet hiver, à la coupe du bois, dans les forêts de notre région pour les ma- pufactures de papier de notre ville et du district, d\u2019après les chiffres qui nous ont été fournis par les officiers des diverses compagnies et les gérants des plus importantes exploitations forestières.Les chantiers de M.Jean-J.Crête, de St-Jacques-des-Pi- les, au Lac Gagnon, et à son nouvel établissement de la Mattawin, seront les plus considérables, car ils emploieront, au moins, 3,700 \u2018hommes, et l'on y coupera 150,000 cordes de bois, soit 120,000 unités.Plus de deux mille hommes travaillent, actuellement, sur les chantiers de M.Crête, et lorsque l\u2019organisation du camp de la Mattawin aura été terminée, ce nombre augmentera de façon considérable.L'exploitation de la Mattawin est une nouvelle entreprise de M.Crête.Elle ne fut décidée que dans les premiers jours du mois d\u2019août, et M.Crête se mit immédiatement au travail.M.Crête fera, cet hiver, de très gros chantiers.| Depuis des années, il a le contrat de ne QE le début des activités \u2014 forestières au Chapeau de Paille | - ° Le cuisinier n\u2019est pas le moins occupé du personnel d\u2019un chantier.Buvex les Liqueurs KIST ORANGE KIST dans tous les restaurants de lo Mauricie.- UNE SAISON DE TRES GRANDE ACTIVITE Les chantiers les plus considérables sont ceux de M.Jean Créte qui emploieront 3700 hommes.\u2014 L\u2019Int.Paper au Zième rang.la coupe du bois pour la Consolidated Paper Corporation, qui compte trois usines en production dans notre région: La Wayagamack, aux Trois- Rivièers; la Belgo, à Shawinigan, et la Laurentide, a Grand\u2019Mère.La Consolidated Paper aura quatre moulins en production, l\u2019an prochain, car la St.Maurice Paper, fermée depuis la crise de 1930, doit rouvrir ses portes, au printemps, dès que seront terminées les réparations considérables, en cours depuis plusieurs mois.Les chantiers, qui seront les deuxièmes en importance, sont ceux de la Canadian International Paper, qui emploieront de 2,500 a 3,000 hommes, et où l\u2019on coupera entre 20 et 21 millions de pieds cubes de bois.Ces chantiers seront faits, à Sanmaur, à La Tuque et au Milieu.La Canadian International - Paper, tout comme la Consolidated Paper, ne fait pas elle-méme ses chantiers, mais elle confie a des entrepreneurs la coupe du bois nécessaire, La St.Lawrence Paper emploiera 850 hommes à la coupe du bois qu\u2019elle fait avec sa propre organisation.Trois cent cinquante hommes travailleront dans la région de 11 doit voir a ce que la table soit bien garnie pour satisfaire les estomacs atfamés.PS IS es er a RR YT A fe ere 0 St-Alexis, et 500 à la Baie Trinité, sur la côte nord.Elle coupera 35,000 cordes de bois.Parmi les autres coupes de bois importantes dans notre région, il y aura celle de la VA = V1) A Brown Corporation, a La Tuque.On sait aussi que plusieurs autres compagnies font des coupes, chaque hiver, dans notre region, mais d\u2019importance relative, RAEN RE EC AR ERC AE BUS rect 15220, rt Ré lite yaad Sf TINE] Le village forestier du Chapeau de Paille a repris, avec la venue de l\u2019automne, une animation fébrile.\u2014 \u2014 \u2014\u2014 my reign CTT 2 Le transport des marchandises vers les dépôts se fait à bonne heure à l\u2019aütomne.- Voici ith des moyeñs'de locomotion les plus en usagé. ™ PUBLIC LE BIEN JEUDI, 10 OCTOBRE 1940 PAGE QUATRE Lorsque l'aube se lève comme un tonnerre, (Toronto Star).v Nous sommes.(Suite de la page 1) Notre homme a changé cela ! Rien d\u2019étonnant qu\u2019il ait du mal à se faire comprendre: \u201cAh, cette indolence si désolante qui nous est si caractéristique\u201d.Comme quoi nous sommes partout les mêmes, pauvres par notre faute, et dans notre \u201ctype actuel\u201d, s\u2019il ne se redresse point, peut-être pas nés viables .Oui, oui, je vous entends: deux petits faits et conclusion générale.Vous en voudriez un autre, d\u2019autres, alors?Faites votre part, regardez autour de vous, c\u2019est le moyen d\u2019en trouver, et, pour vous aider, considérez celui-ci.De jeunes hommes de notre race, parfaitement qualifiés au point de vue commercial et technique, fondent un atelier de mobiliers de premier ordre.Dans une maison d\u2019enseignement d\u2019une petite ville très éloignée de la nôtre, ils offrent leur marchandise sur catalogue soi- Le quatuor McGill, composé de MM.Alexander Brot, premier violon, Edwin Sherrard, second violon, Jean Belland, violoncelle et Steve Kondack, alto, qui a donné, cet été, toute une série de concerts de musique de chambre dans la \u201cGrange musicale, sise au lac Manitou, près de Ste-Agathe au bénéfice de Ja Croix-Rouge.Le dernier concert a lieu dimanche, à cinq heures de l'après-midi et M.Ross Pratt, pianiste est l'artiste invité.gné.On les remet à plus tard, puis encore à plus tard, jusqu\u2019au jour où ils reçoivent un coup de téléphone d\u2019une maison anglo- juive.Cette dernière a obtenu Ila commande pour le même mobilier, au même prix, de la même maison d\u2019enseignement.En somme ce sont nos amis qui vont le fabriquer.Ils ne seront privés que du profit que réalisera le détaillant anglo-juif et devront se contenter de payer les dépenses de leur voyageur.Nous sommes si riches! Une race forte, on l\u2019a assez dit .Léon DUFROST.ENCOURAG EZ les ANNONCEURS C'est woutenir efficacement le journal qui vous renseigne de façon impartiale et complète sur toutes les questions d'actualité de chaque semaine dITANd N3l9 \"P Des ayiateurs de l'école d'a of ole viatio CeuX\"qU'on voit: sur cette*photo.on No : sont#des -sous°off 1 du camp.Borden .paradant sur |\u2019aréoport oli reposeritd es SByisHd fois qui Vierinefitade:récévoirsleurs\u2018dilés, plusieurs avions Yalesqui servent«aux«apprentisepilotés. | JEUDI, 10 OCTOBRE-1940.L'APPEL DES JEUNES POUR L'ENTRAINEMENT MILITAIRE LE BIEN PUBLIC PAGE CINQ jeunes gens, entre les âges de 21 et 24 ans, qui iront faire au camp leur entraînement militaire.Le groupe de photos ci-dessus représente de quelle façon la commission du district de Montréal est organisée.En haut, à gauche, l\u2019hon.Juge A.Trahan.président de la commission, entend les représentations d\u2019un patron désireux d\u2019obtenir un sursis pour ses employés jusqu'à une saison moins active pour son industrie.des Services Nationaux de Guerre, on procède dans tout le pays, à l'appel de 30,000 Les commissaires ont pour fonction d'empêcher ainsi le déséquilibre de l\u2019industrie.En haut, à gauche, Fernando Bilodeau qui a eu 21 ans le 14 juillet, demande au registraire adjoint, Raymond Ranger dans quelle classe il doit entrer.Dans la photo du bas, des commis font le classement des rapports médicaux de leurs recrues.(Photographies officielles).Le Canada en guerre LES NOTRES DANS L'AVIATOIN .À la suite d\u2019une Técente promotion, le directeur du Service de l'Effectif, Joseph-Lionel-El- phège-Albert de Niverville,* qui devient capitaine de groupe, a l'honneur d\u2019être le plus haut grade des officiers de langue française dans la Force Aérienne du Canada.Ce titre de capitaine de groupe, dans le classement particulier au Corps d'aviation, équivaut à celui de colonel dans l\u2019armée de terre.Le capitaine de groupe de Niverville aura pour tâche de surveiller l'enrôlement de milliers de candidats désireux d'obtenir leurs ailes.\u2018Tous les centres de recrutement au Canada relèvent de sa compétence.Cet aviateur qui s\u2019est illustré lors de la dernière guerre est né à Montréal, de parents Canadiens-français, le 31 août 1897, mais il est depuis longtemps citoyen d'Ottawa, où, en 1520, il épousait Mlle Eméla Noël.Fidèle à la tradition des \u201cbelles familles\u201d de sa race, le capitaine de groupe de Niverville est au- jourd'hui, à 43 ans, le père de treize enfants dont dix garçons et trois filles.Son aîné, Gilles de Niverville s\u2019est inspiré du bel exemple du chef de famille.A 19 ans, il fait partie de la Force aérienne du Canada a titre d'oifi- cier pilote, C\u2019est aussi à 19 ans que son père, en avril 1917, s\u2019enrôla dans l\u2019aviat\u2019)n canadienne.LES CONGES DANS L\u2019ARMEE rt Après six mois complets de Service continu dans l\u2019armée active du Canada, les hommes de troupe peuvent obtenir un congé de 14 jours avec solde.Un autre congé de 14 jours peut leur être accordé après chaque période de 12 autres mois de service.Il en va de même pour les officiers.Les commandants de régiment ont Jl\u2019autorité requise pour accorder ces congés.Dans certains cas spéciaux de misère, on peut accorder un congé de compassion de dix jours, avec solde, aux officiers et soldats, sans tenir compte de la durée de leurs services dans l\u2019armée active, congé limité aux cas de nécessité pressante.Les militaires qui doivent se rendre outre-mer peuvent obtenir un congé de départ qui leur assure deux journées complètes dans leur foyer.UN CORPS DE FORESTIERS Le recrutement de 20 compagnies pour la formation d'un corps canadien de forestiers pour le service outre-mer n\u2019a commencé que le 15 juillet.Ce recrutement a été presque complété environ trois semaines plus tard, a l'exception de deux ou trois compagnies qui avaient re- gu leur ordre de mobilisation a- prés les autres.Presque toutes ces compagnies sont présentement dans un camp d\u2019entraine- ment où elles poursuivent leurs instructions militaires.CHEZ LES ACADIENS Le lieutenant-colonel J.-A.Léger, V.D,, du North Shore Regiment de New-Castle, N.-E., sera l'officier-commandant de cette unité dans la Troisième Division.Le major J,-E.Doucet est aussi affecté comme major dans cette unité.AIDES-DE-CAMP On reconnaît, dans la liste des aides-de-camp honoraires de S.Exc.le gouverneur général et commandant en chef du Canada, les personnalités militaires suivantes: le major-général T.-L.Tremblay, inspecteur général de l\u2019Est du Canada; le colonel A.-E.Dubuc, d'Ottawa; le lieutenant- colonel M.-C.Grison, également d'Ottawa; le major H.-B.-J.Vautelet, de Montréal; le surintendant Royal Gagnon, de la Gendarmerie Royale du Canada à Montréal; le lieutenant P.Major, officier de marine, de Montréal.Les éclats de verre Londres.\u2014 Le ministre de la Sûreté intérieure, en Angleterre, a demandé aux marchands de retirer du commerce les produits alimentaires qui se trouvaient dans des vitrines ou montres pendant les bombardements.On avertit aussi les ménagères de prendre soin que les produits qu\u2019elles préparent aux repas ne contiennent pas d\u2019éclats ou de poussière de verre.Entente malgré tout Londres.\u2014 Le premier numéro d'une revue illustrée et bilingue intitulée \u201cEntente Malgré tout\u201d vient d'être publié à Londres par la Franco-British Publishing Co., dans le but de promouvoir les bonnes relations entre Anglais et Français.On sait que la forte colonie française de Londres a aussi commencé la publication d\u2019un quotidien appelé \u201cFrance\u201d.Ce journal a été substitué aux \u201cNouvelles de France et du Monde\u201d qu\u2019on avait d\u2019abord présenté cet été sous le nom de \u201cJournal du Camp\u201d.INVITES A NOTRE VOUS ETES CORDIALEMENT NOUVEAU MUSIC HALL eo.C'EST EPATANT e C'EST NOUVEAU e C'EST FAIT POUR VOUS ! NOUS Y SERVONS LES BIERES ET VINS AUCUNE CHARGE DE COUVERT SANDWICHES ET SALADES Château de Blois L'alimentation en France Vichy.\u2014 Si certains produits alimentaires sont rares en France, c\u2019est parce que les centres d'approvisionnements principaux dans les régions d\u2019élevage et de production agricole et laitière sont en zone occupée.La distribution parvient quand même à se faire.Pour le lait non écremé, par exemple, voici le système que M.Pierre Caziot, ministre-secré- taire d\u2019Etat à l'Agriculture et au Ravitaillement a adopté: \u201cDes cartes spéciales donnent droit aux enfants à trois quarts de litre par jour jusqu'à 6 ans, à un quart de litre de 6 à 14 ans.Les femmes enceintes, les mères allaitant et malades, à un demi-litre par jour.\u201d Le lait condensé sucré est plus rare parce qu\u2019on manque de fer- blanc pour la confection des boîtes.Locaux plus spacieux Londres, \u2014 Les bureaux de recrutement du général De Gaulle en Angleterre sont devenus trop exigus pour le nombre de volontaires qui arrivent de tous les coins du monde afin de s\u2019enrôler dans les troupes de Français libres.Ces bureaux, situés auparavant dans Olympia, sont maintenant déménagés au 25 de la rue Gordon, Bloomsbury, W.CI, Londres.DOUBLE ACTION LE GENIÈVRE La véritable saveur de Hollande fait du de Kuyper le Gin-Genièvre qui se vend le plus dons la province de Québec et dans le monde entier.co 51,05 so 12,40 \u2014o« 53,45 Distilié ot embevtaifié eu Conde + du John ds Kuyper & Son, Distiller 6 4 te surveillance directs otterdam, Hellande.3431 pi 1392, rue Hart, Choix d'au-delà de 30 modèles différents à des prix défiant toute compétition.En magasin les plus récentes nuu- veautés de chaussures d'automne pour dames, hommes et enfants.\\y y Pour plus de satisfaction dans vos \\ ss prochains achats de chaussures, rendez-vous chez J.A.Gosselin Orthopédiste technicien gradué.Chaussures de toutes sortes.\u2014 Gros et détail.Seul agent aux Trois-Rivières des marques Slater, Hartt et M.W.Locke Shoe.Tél.: 537.Trois-Rivières. BIEN PUBLIC LE PAGE SIX Le] A ee SE VE \u2018BR\u2019 *, RON donnons B PP [\\) \"a « ] FERN LN INTRA EOE Rs ame.Mademoiselle.et Monsieur = RG Ed Fes.AR a.CHEN min = RETRAITES FERMEES Les dames et les jeunes filles a Jeanne Lajoie, \u201cThéroïne de Pembrooke\u201d vant qu\u2019apporte mêlé au triomphe, un épilogue mélancolique.|Le 2 mars, 1930, l'héroïne, Jeanne Lajoie, s'éteignait obscuré- On vient de fêter le dixième anniversaire de la mort de Jeanne Lajoie, institutrice ontarienne, qu'on a appelée a juste titre \u201cL\u2019Hésont priées de s\u2019inscrire sans retard au Monastére de Marie-Ré- paratrice, 865, rue St-Charles, Trois-Riviéres, pour les Retraites fermées suivantes : roïne de Pembrooke\u2019\u2019 Qu\u2019était Jeanne Lajoie.L'abbé Lionel ment à l'hôpital du Sacré - .- acré-Coeur .Groulx, invité d'honneur à cette commémoration de la Côte des de cartierville victime volontai- du 11 au 14 octobre, pour jeu- Neiges, à Montreal où Jeanne Laiote a été inhumee.rappelé une re offerte à ce qu\u2019il semble bien nes filles , page qu il lui avai consacrée ans son ouvrage Enseignement | pour la cause de l\u2019école catholi-| du 15 au 18 octob re, pour Dafrançais au Canada\u201d.C\u2019est un extrait de ce travail que nous que et française.mes publions ici, pour rendre hommage à notre tour à celle qui demeure une des plus touchantes figures de la survivance française en Onta- rio.En 1921, les catholiques de langue française forment là le groupe prépondérant: 1,800 âmes contre 1,655 appartenant à d\u2019autres nationalités.Ces Canadiens français n\u2019en sont pas moins dépourvus de prêtre de leur langue.Les enfants se partagent entre deux écoles, l\u2019école de la cathédrale et Técole Saint-Jean: 187 enfants de langue française contre 202 d\u2019autres nationalités dans la première; 175 contre 85 dans la seconde.Impossible néanmoins pour les petits Canadiens français de l'é= cole Saint-Jean d\u2019obtenir le moindre enseignement de leur langue.Celui qu'on donne a leurs camarades de l\u2019école de la cathédrale semble moins fait pour leur faire aimer le parler maternel que pour les en dégoûter.La classe de français y a lieu de 11 heures à midi et de 3 heures à 4, en un local séparé, cependant que les élèves de langue anglaise, restés dans leur classe, continuent le cours régulier.Au printemps de 1923, les pères de famille domiciliés dans le rayon de l\u2019école Saint-Jean se décident à solliciter de la commission scolaire les services d\u2019une institutrice cana- dienne-française.Pour toute Téponse, l\u2019enseignement du français est confié à une religieuse de langue anglaise, qui ne sait de français que ce qu\u2019elle en croit savoir.Nouvelles plaintes des parents qui obtiennent pour cette fois l'engagement d'une institutrice canadienne-française, Mlle Jeanne Lajoie.Mais, assez peu volontaire, ce bon mouvement de la commission est de courte durée.On entrave d'abord le plus que l\u2019on peut le zèle de la jeune institutrice, puis, au bout de quelques semaines, on la congédie cavalièrement.Cet acte audacieux va tout sauver.Les parents s\u2019émeuvent.L\u2019institutrice s\u2019en mê- le.Et il se trouve que cette fréle jeune fille possède la trempe d\u2019une héroïne.Douée d\u2019un rare talent de persuasion, l\u2019éloquente enfant commence la tournée des foyers; elle va de l\u2019un à l\u2019autre, fouette les timides, Téveille les courages, rappelle le grand devoir.Un ouvrier, vieux patriote, M.Alfred Longpré, lui offre son aide.Les protestations indignées s\u2019acheminent vers la commission scolaire et vers les autorités Teligieuses.Mais sans succès.Que Teste-t-il à faire?Comme à Green-Valley, fonder une école libre.Les ressources toutefois, ne se ressemblent pas d'un lieu à l\u2019autre.A Pembroke, les bourses sont encore plus modestes; les Pères de famille appartiennent presque tous à la classe ouvrière, Ces pauvres ne s\u2019attardent pas à compter leurs sous.L\u2019un Jeux, Moise Lafrance, offre gratiite- ment, pour l'école, une pièce de sa demeure, une salle à manger de 18 pieds sur 13, puis s\u2019engage en outre à fournir le gite et le couvert à l'institutrice.Entrainés par cet exemple, tous ces humbles mettent la main à leur gousset et commencent par sous- ecrire une somme de $100.Le 6 novembre 1923, l'Ecole libre de Sainte-Jeanne-d\u2019Arc envahie par 55 enfants, s'ouvre dans la maison Lafrance.Quelques journalistes d'Ottawa et de Montréal sont là, attirés par ce sursaut d\u2019héroïsme populaire.Les mères de famille, acçourues remplacer leurs maris retenus à l'ouvrage, encadrent les enfants et l\u2019institutrice.La scène se déroule simple et poignante.On récite la prière de Mgr Latulippe à Jeanne d\u2019Are; des discours sont prononcés, entre autres, celui du vieux patriote Alfred Longpré qui, pour se trouver de la cérémonie a commencé sa journée avant le lever du soleil.\u201cMes enfants, dit le vieil ouvrier, j'ai peine à vous parler aujourd\u2019hui, j'ai trop de joie.Mettez-vous bien dans la téte deux choses: il faut que vous soyez de bons catholiques, de fiers Canadiens français\u201d.Puis, la voix coupée par l\u2019émotion, et le doigt pointé vers la fenêtre pour indiquer l\u2019Outaouais tout proche et pour marquer à quels sentiments profonds s\u2019animent cette scène et le geste de ces humbles: \u201cMes enfants, continue l'ouvrier, nos ancétres ont trop souffert pour que nous ne maintenions pas leur oeuvre.Souvenez-vous de notre histoire .A deux pas d'ici, ont passé Champlain, les missionnaires, les explorateurs.Ils nous ont légué un héritage que nous devons maintenir sous peine d\u2019être indignes de nos pè- Tes.\u201d Pendant quatre ans, ces ouvriers tiendront ainsi.Grâce à quelques dons, l\u2019école Sainte- Jeanne d\u2019Arc pourra émigrer de la maison Lafrance, vers un local mieux aménagé.Mais elle gardera comme une parure son héroïque pauvreté.Pour la soutenir, le dévouement des mères et des jeunes filles se fait.ingénieux.L'une d\u2019elles s\u2019improvise vendeuse de vieux journaux, cueillis de porte en porte.Pendant ses vacances, Jeanne Lajoie quête pour son école Jeanned\u2019Are; bon an mal an, elle lui Tapporte une centaine de piastres.Enfin, un peu honteuse de son attitude, la commission scolaire finit par céder.Elle accorde aux petits ouvriers de Pembroke pleine autorité directive sur l\u2019instruction bilingue de leurs enfants, serait-ce la fin de l\u2019attachante histoire de l\u2019école libre de Pembroke?quun®dernier trait, le trait émioii- du 21 au 24 octobre, pour jeunes filles, Ne nous refusons pas à l\u2019appel de la prière dans un temps où on en a tant besoin.La petite BETTY BREWER, 13 ans, qui, il y a 6 mois, chantait dans la banlieu d'Hollywood pour venir en alde à ses parents, vient d'arriver à New-York pour assister à la première de son film \u201cRangers of Fortune\u201d, avec Fred MacMurray.L\u2019IRRITABILITÉ EST LE CRI DE DÉTRESSE DE BÉBÉ L'IRRITABILITÉ n\u2019est pas naturelle.C'est un avertissement auquel vous devez prêter une attention immédiate.\u201c Lisez ce que fait Mme George Mitchell: Quand mon bébé est dérangé et irritable, je lui donne une ou deux Tablettes Baby's Own et il est vite soulagé et s'endort profondément.\u201d Et ce que dit Mme Stewart McEachern, de Palmerston, Ont.: \u2018\u2019Quand mon bébé semble être fiévreux ou irrité, je lui donne des Tablettes Baby\u2019s Own et il revient vite à son état normal.\u201d Elles apportent aussi un soulagement rapide dans les cas de diarrhée, coliques, dérangement d'estomac, croup léger, rhumes, constipation, troubles de la dentition et fièvre légère.Aucun opiat ou drogue stupéfiante.Certificat d'analyse dans chaque boîte.Achetez-en une boîte aujourd'hui.25 cents.Votre argent JEUDI, 10 OCTOBRE 1940 1,000,000 de lettres Genève.Au 7 septembre 1940, un milion de lettres étaient passées par les bureaux internationaux de Genève, depuis le début des hostilités, à destination des prisonniers de guerre dans tous les camps.\u201cOn r'luit comme du neuf, mes tuyaux et moi; SULTANA peut fair la mêm' chos\u2019 pour toi ! da di de M de ln di A de.di A À remboursé si vous n'êtes pas satisfaite, Vivre au coin du feu La vie au foyer, c'est parfois CLAVIGRAPHES GOUTTES Echange es réparations de ANTIQUINTES tou Pour un coupe machines à écrire de ment le cas de M.Ledru et de sa toutes marques.M À U B F R jolie femme, qui supportent diffici- Rubans, Papier, Carbone lement l'ennui de vivre seuls, durant Réparations de toutes sortes de longs mois.des balances \u201cToledo\u201d V.DUBOIS CONTRE LA COQUELUCHE | Ces gouttes \u2018antiquintes Cet automne, M.et Madame Ledru ont décidé d'un commun accord de venir s'installer av Tél.620 contre la coqueluche, pro- \u201cWindsor\u201d, et dès Je début d'oc- 1644 rue Notre-Dame | ||| Saree ain, Poeme seutsge: ||| robre pour sy dineiv, se fie | TROIS-RIVIERES plus aigües, Elles sont très quelques relations mondaines, en un mot, pour jouir un peu de la vie.recommandées par la pro- : Pourrait-on les blâmer de prendre fession médicale et les hô- Il n\u2019y manque plus |, pitaux.Agent dépositaire : La Pharmacie HOULE Vis-à-vis le Bureau de Poste 1536, rue Notre-Dame Tél, 57 Trois-Rivières une telle décision, quand on sait que l'Hôtel \u201cWindsor\u201d est l'endroit de prédilection de tous ceux qui veulent connaître la vie mondaine, i dans ce qu'elle a de plus brillant et de plus distrayant.Tél.Bureau 264.TEL Résidence 10385.Dr Auguste MASSICOTTE ||| CHIRURGIEN-DENTISTE \u2014\u2014 E\u2014\u2014 CVV VVVVVVVYVY 103 RUE DES FORGES, TROIS-RIVIERES.L\u2019ARAIGNEE D\u2019OR CHOIX EXCLUSIFS DE CADEAUX PRATIQUES POUR TOUTES OCCASIONS Les produits de l\u2019artisanat domestique sont de plus en plus en vogue.Pour vous en convaincre vous n\u2019avez qu\u2019à venir visiter les comptoirs de L'ARAIGNEE D'OR Même si vous n\u2019avez pas l\u2019intention d'acheter, vous serez accueillis avec joie.Vous y verrez un assortiment des plus variés d'objets et de tissus de fabrication domestique, fabriqués avec art et originalité.\u2014 [ra 401 Heures de bureau: 10 à 12 2 à 5 et 7 à 8 les lundi et 1 mercredi soir.| | Spécialiste Pour les maladies des yeux oreilles, nex ef gorge.Dr BENOIT JACOB Ex-assistant à 1a clinique |f Nationale Ophtalmologique des Quinze-Vingts, Parisme \u2014 Toujours en magasin:, LES FAMEUSES LAINES Ex-élève à l'hôpital Bauci- a.DU \u201cPINGOUIN\u201d._cault, Paris, ex-interne d .Te rr Wg 153, BOULEVARD LAVIOLETTE.126 rue Alexandre .+ TROIS-RIVIERES Trois-Rivières, Téléphone: 399. TB Vi ww UDI, 10 OCTOBRE 1940 pas soi-même ! .vel.Un jour un guide fameux dans les Maritimes, nommé Jim Catt était allé dans un village du Nou- veu-Brunswick examiner un ruisseau à saumons.\u2018Catt était à Fhôtel quand un vieillard vint le trouver et lui demanda: \u201cEtesvous Jim Catt?\u201d \u2014 \u201cOui, répondit Catt, que puis-je faire pour vous?\u201d \u201cVoici.J\u2019étais un grand pê- cheur de saumons dans ma jeunesse.J'ai maintenant 97 ans.Ma femme est morte, et j'ai déménagé chez ma soeur mais la maison de celle-ci a été incendiée il y a quelques semaines.J'ai été assez chanceux de m\u2019en tirer en chemise de nuit.Mais mes cannes à pê- che, mes lignes à saumon, tout cela est disparu en fumée.\u201cM.Catt, je ne voudrais pas vous importuner, mais comme vous êtes un bon pêcheur, vous me comprendrez probablement.Le gérant de l'hôtel m\u2019a dit que vous aviez trois ou quatre cannes à pêche ici et j'ai tenté d\u2019essayer de prendre encore un saumon, un seul, avant de mourir.Pourriez-vous me prêter une canne à pêche ?\u201d \u201cAvec plaisir\u201d, répondit Catt.\u201cMais pensez-vous qu\u2019ils prendraient la mouche en ce moment ?\u201d \u201cIls montent la rivière\u201d, répondit le vieillard.\u201cJ'en ai vu ce matin.\u201d \u201cAlors, allons-y sans plus tarder\u201d, continua Catt.M.Catt prépara une canne à pêche pour le vieillard et laissa celui-ci sur un petit pont qui surplombait un endroit réputé très bon.M.Catt descendit le courant pour lancer la mouche ailleurs.Il fit lever un gros saumon qui manqua la mouche.Il lança et relança mais aucun saumon ne leva, Catt trouvait quand même que la pêche \u2018était agréable dans un décor somptueux.Rien autre que le chant des oi- Seaux ne venait rompre le silence.Mais soudain, Catt entendit des cris: \u201cAu secours! Au secours! Au meurtre!\u201d Laissant tomber sa canne, M.Catt se dirigea en courant vers le petit pont où il avait laissé son ami à grande barbe blanche et comme il approchait du pont, il vit une scène peu ordinaire.Le vieillard avait attrapé un sau- Mon énorme et comme le poisson se sauvait avec l'hameçon pris dans la gueule, la barbe du vieillard s'était prise: dans le moulinet, La barbe toute roulée dans le moulinet, le vieillard se faisait frapper rudement le menton par le moulinet à chaque saut que le Saumon faisait pour se dépétrer.M.Catt prit vivement son couteau de chasse et bientôt il était Occupé à couper la barbe du vieillard et il était tellement attentif à son travail qu\u2019il ne vit Pas venir une voiture, attelée de deux chevaux qui s\u2019en venaient \u20acn galopant vers le pont.Il ne Temarqua rien jusqu\u2019à ce qu\u2019il entendit une voix rude qui l'in- lerpellait, Le conducteur de l\u2019attelage a- Vait réussi à faire stopper ses chevaux et il se dirigeait vers M.Caltsunebâton-ferré à la main: blables que la plup conte .La saison de la pêche tire à sa fin.Celle des histoires de pêche, des exploits fantastiques, va commencer, Il s\u2019en racontera de bon- pes au cours des veillées de l'automne et de l'hiver.ou lors d\u2019une rencontre entre trois ou quatre pêcheurs enragés, qui s\u2019écouteront\u2026 sans toujours se croire, il va sans dire.Mais qu'importe! Une his- foire de pêche est toujours plaisante à raconter, même si on n\u2019y croit En voici quelques-unes.Nous n\u2019en garantissons pas l'authenticité, mais comme toutes les autres, elles auraient pu et ont pu arri- M.Catt fit la seule chose qui lui était possible pour sauver sa vie.Il plongea dans le ruisseau puis il nagea en rond en expliquant à l'étranger qu\u2019il n\u2019était pas en train d'assassiner le vieillard.- \u201cMais pourquoi n\u2019avez-vous pas coupé la corde?\u201d demanda l'étranger.\u201cParce que\u201d, répondit M.Catt, \u201cje savais que le vieillard était un vrai pêcheur et qu'il préférerait perdre ses favoris plutôt que son saumon\u201d.- Mais le pire de toute l'affaire, c\u2019est qu'après avoir réussi à sauver le vieillard, le saumon réussit, lui, à se sauver.* 8 * Un jour, un guide Indien conduisait un jeune homme et une jeune femme dans la forêt.Tous deux aimaient pêcher le saumon.La jeune femme, en lançant sa mouche, accrocha son compagnon à l'oreille.Celle-ci fut transpercée par l'hameçon.Mais le jeune homme stoïque et rempli d'humour ne se décontenança pas et dit tranquillement: \u201cMadame, c\u2019est la première fois que je prends une mouche Jock Scott.\u201d * e * Voici un fait que raconte Jim McLeod, un vétéran de la forét, au sujet d\u2019un citoyen du Texas qui vint un jour au Canada dans le but de tuer un orignal pour en rapporter le panache chez-lui.\u201cSavez-vous tirer?\" lui manda Jim.\u201cEcoute, mon petit, tu n\u2019apprendras pas à un citoyen du Texas à tirer\u201d, répondit l\u2019Américain.\u201cChez nous, on tire en tenant notre revolver à la hauteur de la hanche, sans prendre le soin de viser,\u201d \u201cIl serait préférable de tirer en appuyant la crosse sur l'épaule, quand on tire avec une carabine puissante\u201d, répondit MacLeod.Donc tous deux s\u2019enfoncèrent dans la forêt.Le guide se fit un petit cornet avec de l'écorce de bouleau et il appela un orignal, un énorme orignal que MacLeod venait d\u2019apercevoir dans une petite clairière.Il savait que le chasseur américain, qui se tenait à quelque distance de là avait une chance unique d\u2019abattre l\u2019orignal, mais le guide n\u2019entendit aucun coup de feu.L\u2019orignal voyant qu\u2019il avait été trompé et qu'il n\u2019y avait aucun de ses congénères dans les environs, s\u2019en alla tranquillement.Alors MacLeod alla voir ce qui était arrivé au chasseur.Il le découvrit finalement au sommet d\u2019un pin.\u201cPourquoi n\u2019avez-vous pas ti- Té?\u201d lui demanda-t-il.\u201cLe tirer?\u201d interrogea l\u2019Américain qui avait peine à parler tant les dents lui claquaient dans la bouche.\u201cCroyez-vous que je suis parti du Texas pour venir me faire tuer par un orignal?\u201d * Ÿ ° de- Avant de quitter MacLeod, qu\u2019il nous soit permis de dire qu'il est une autorité en ce qui concerne les ours.Si MacLeod ne connaît pas les ours, personne ne les connaît, car il a déjà passé 12 heu- Tes dans la tanière d\u2019un ours, C'\u2019était envhiver et il faisait la chasse LE BIEN PUBLIC Histoires de Pêche Véridiques ou non, elles sont aussi vraisem- art de celles que l\u2019on ra- quand un de ses chiens découvrit la tanière.Les ours étant censés dormir tout l'hiver, MacLeod descendit dans le trou.Tâtant le fond avec un bâton, il toucha de la fourrure.Quelque chose saisit le bâton et quand il tira, il ne réussit pas à le retirer tout entier.I ne pouvait être arrivé qu\u2019une chose.Un ours tenait l'autre extrémité du bâton entre ses mâchoires puissantes.La mort apparut soudain aux yeux de MacLeod au fond de ce trou.Il prit son revolver et visa à tout hasard en plaçant le canon du revolver le long du bâton.Il tira.Le bâton put être retiré.Il était ensanglanté.Mais quelque chose d\u2019autre vint aussi: une pierre, provenant de la paroi de la tanière se détacha et elle tomba sur MacLeod de telle façon que sans écraser le guide ,elle le retint prisonnier, la tête en bas.Se débattant et faisant des contorsions, MacLeod put finalement atteindre son couteau de chasse, qui était attaché à sa ceinture.Il se libéra de ses lourds vêtements mais il était encore prisonnier; alors, il s\u2019attaqua à la pierre.Heureusement que la pierre s\u2019effrita plutôt facilement.Pendant de longues heures, MacLeod dut déblayer l'entrée de la taniére, puis finalement il réussit a se libérer.MacLeod déclare qu\u2019il ne voudrait pas voir répéter cette aventure pour tout l\u2019or du-monde, bien qu\u2019elle lui eût procuré une peau d\u2019ours mesurant 9 pieds du museau à la queue.MacLeod prétend que rien n\u2019est plus difficile à tuer qu\u2019un ours qui est à hiverner dans sa tanière, à moins de le foudroyer d\u2019une balle.\u201cEn hiver, dit MacLeod, le coeur de l'ours bat lentement, PAGE SEPT Un véritable spectacle féerique nous sera offert par le firmament dès le mois de novembre pour se continuer jusqu\u2019au mois de janvier, alors qu\u2019il sera dans sa plus grande intensité.Il s\u2019agit d\u2019une nouvelle comète qui va passer \u2018\u2018à côté\u2019 de la terre, pour se diriger vers le soleil.À mesure que cette comète géante avance, traînant derrière elle son panache long de quelques millions de milles, elle grossit et commencera à être visible à l'oeil nu en novembre.Ci-dessus une photographie prise en 1910 de l'aspect que présentait la fameuse comète Halley.tellement lentement qu\u2019on peut à peine le sentir.Une fois, dit-il, je vis un ours qu\u2019on sortait de sa tanière au moyen de cables et de poulies.L\u2019ours avait été tué, du moins le oroyait-on.On l\u2019écorcha mais après qu\u2019il eut la peau enlevée, l\u2019ours se leva et marcha\u201d.Et si vous manifestez des doutes quand MacLeod raconte ce fait, vous pourrez toujours lui rendre sa monnaie en lui racontant l\u2019histoire suivante : Un chasseur de New-York avait apporté avec lui un canot de caoutchouc qu\u2019on gonfle comme un pneu avec une pompe à bicyclette, Le chasseur et son guide apportèrent le canot dans une excursion de chasse, quand ils arrivèrent a un lac.Ils gonflérent le canot et traversérent le lac, puis ils attachèrent Jl'embarcation a un arbre.Comme I\u2019'obscurité descendait, ils apergurent un orignal.Le chasseur tua la béte et comme il voulait être sûr d\u2019avoir son trophée, il coupa la tête et avec son guide, il l\u2019apporta au bord de l'eau où se trouvait le canot.Tous sous-sol, un immense Le confort à I'hotel .C\u2019est sûrement au Windsor que les voyageurs et voyageuses sont le plus en mesure d'apprécier ce que le mot \u201cconfort\u201d signifie de plus invitant. ce majestueux établissement de la rue Peel, six cents chambres, meublées avec goût et richesse attendent les hôtes.Toutes sont pourvues de salles de bain modernes et du téléphone de réseau.Au rez-de-chaussée, superbement décoré, il y a le foyer, les salles à manger, salles de réunion, salons de lecture et de conversation, pharmacie, bureau de télégraphe, salon de coiffure, etc, au mécanicien, à la disposition des voyageurs qui viennent à Montréal en auto.Au Windsor, on jouit réellement de toutes les commodités imaginables.Hotel Windzor Rue Peel, près de In ruc Ste-Catherine Face au Square DOMINION, Montréal \u2018 garage, avec service de deux devaient repartir le lendemain matin.Mais le chasseur avait apporté une cruche de rhum (Suite à la page 8.) OISTILLÉ MÉLANGA ET EMBOUTEILLE EN ECOSSE 26-2/3 ox.$3.85 - 40 oz.$5.80 PIRE EU I ON TOTO A BOUTEILLES 25 OZ, BOUTEILLES 40 OZ, $2.35 $3.55 2 UNDER k LONDON GI, DISTILLE ET EMBOUTEILLE AU CANADA 25 oz.$2.30 - 40 ox.$3.50 EMBOUTEILLE EN ENTREPOT AU CANADA CVleïil 10 208) 10 ox.$1.05 = 26 oz.$2.60 « 40 ox.53.80 PAGE HUIT Histoires de pêche (Suite de la page 7.) avec l'entente qu\u2019aucune rasade ne serait prise avant d\u2019avoirtué un orignal.Or, la restriction n\u2019existait plus.Quand ils déposèrent la tête de l\u2019orignal dans le canot de caoutchouc, le chasseur recommanda au guide de faire attention de ne pas crever le canot, car il y aurait danger pour eux.Rien d'extraordinaire ne survint, si ce n\u2019est que les deux hommes burent un peu de rhum, un peu trop peut-être.Puis ils commencèrent à avironner pour retraverser le lac.Tous deux a- vironnaient à tour de bras sans avancer bien vite.Le chasseur n\u2019y comprenait rien.Ce n\u2019est qu\u2019une fois arrivés de l'autre côté du lac, qu\u2019il comprit tout: le guide avait oublié de détacher le canot de l'arbre et tous deux avaient traversé le lac en étirant le canot de caoutchouc.Ce qui dat étre passablement dur mais pas plus difficile à croire que cette dernière histoire.L'exposition au complet Smyrne.\u2014 Des exhibits des Indes viennent d\u2019arriver à Smyrne et ont été installés dans le pavillon britannique qui est l\u2019un de ceux qui attirent le plus de monde à la grande foire de Smyrne.Les produits d\u2019exportation anglais y sont plus nombreux que jamais, LIVRAISON * POUR TOUS vos COMBUSTIBLES APPELEZ PESEE AUTOMATIQUE RAPIDE SERVICE IMPECCABLE CHARBONS - HUILES - BOIS Des milliers de clients satisfaits.Charbonnerie St-Laurent, Ltée Rue Du Fleuve.Sucr rue Milot.Nos soldats canadiens en Islandemaitre de compagnie Chalifouxpagnie \u201cA\u2019: de g.4 d., Ze rangée, le sergent Paul-Emile Desfossés, le sergent Roland Côté et le sergent André Deslauriersmasque à gaz et de sa baïonnette; au centre, groupe de joyeux soldats sur le sol-d'Islande; à droite, manoeuvres sur le terrain, avec à l'arrière-plan les montagnes et les masses volcaniduès isläñidaises.LE BIEN PUBLIC Une jeune Anglaise de Londres, Mury Bosanquet, vient de parcourir 5,000 milles à cheval de Vancouver à Montréal, afin de mieux connaître notre pays.Cette intrépide voyageuse prend maintenant un repos bien mérité avec son fidèle compagnon de voyage, son cheval \u201cJonty\u201d, qui la porta sur une distance de 2,500 milles.Elle est actuellement à Cartierville chez des amis.Ce fut là qu'elle accorda une entrevue exclusive au représentant de notre journal.Mlle Bosanquet poursuivra prochainement son voyage a cheval vers New-York.nn
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