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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
jeudi 17 octobre 1940
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1940-10-17, Collections de BAnQ.

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[" TE a SR = TTR ME ES BL Se EGY 2.2 DU RÉVEIL TRIFLUVIEN.== 7 ANNEE \u2014 N° 41 LES TROIS-RIVIERES, JEUDI, 17 OCTOBRE 1940 5 sous la copie LIVRES SCOLAIRES Il en coûte fort cher aux parents pour l'achat de livres au début de l\u2019année scolaire.Il en coûte même dons certains cas beaucoup trop.Là comme ailleurs, il y a eu gaspillage et exagération._ Il est naturel qu\u2019on ait vu s'élever, à travers toute la province, de la part des parents, un concert de protestations à l'adresse des autorités.Ces protestations transmises en haut lieu ont porté, puisque le Conseil de l\u2019Instruction publique a fait parvenir à plusieurs municipalités plaignantes, dont la nôtre, la nouvelle que désormais la vente et le choix des livres scolaires seront rigoureusement contrôlés, de façon à éviter aux parents des dépenses inutiles.Cependant, Trois-Rivières, moins que plusieurs autres villes a à se plaindre.L'uniformité des livres scolaires existe chez nous depuis déjà fort longtemps, comme en témoigne une lettre de M.le Commandeur J.À.Trudel, à M.Victor Doré.Dès 1932, l'essentiel avait donc été fait par notre Commission Scolaire pour empêcher toute confusion et déterminer un choix de manuel.Il y a donc des gens mal informés qui ont critiqué sans raison.ll est sûr, (mais cela n\u2018est pas du ressort des Commissions scolaires), qu'il y a surabondance de livres scolaires et surtout qu'on édite trop de manuels similaires dont les refontes, d'une année à l\u2019autre, rendent inutilisables dans les familles les livres usagés et créent sans cesse des besoins nouveaux.Dans ce domaine, comme dans les autres, les préoccupations commerciales ont peu à peu, semble-t-il, supplanté les préoccupations d\u2019un ordre plus désintéressé.I! faut de toute façon que le Conseil de I'Instruction Publique tienne promesse et freine les ambitions des éditeurs de livres scolaires, surtout de ces livres qui, les mieux faits, ont mérité de figurer sur les programmes officiels.Il n\u2019est pas nécessaire qu\u2019à chaque nouveau tirage de ces manuels, les auteurs s\u2019abandonnent à la manie des changmeents et des transformations, de façon à rendre périmés les manuels de la même appellation déjà en usage.\u20ac.M.bu rnfin! une parole de bon sens Nous avons déjà parlé ici avec amitié de M.Bernard B.Sand- Well, rédacteur en chef du grand hebdomadaire de Toronto, le \u201cSaturday Night\u201d.Il nous fait plaisir de relever aujourd\u2019hui une courte critique littéraire qu\u2019il vient de donner à son journal au sujet de deux volumes récemment parus et tous deux consacrés aux malheurs de la France.L\u2019un est de M.André Maurois et l'autre de M.André Simone Qui nous paraît être un des apologistes du sinistre Front Populaire de Blum, Ce qu'il y a d\u2019intéressant dans le court article de M.Sandwell, Cest qu'il s\u2019efforce de rendre justice 4 1a France en essayant de Comprendre la situation dans laquelle elle s\u2019est trouvée placée.a regarde la France à travers l'Angleterre, et voilà qui lui inspire _Un langage d\u2019une grande modération et d\u2019une rare justesse de vues, Ce n\u2019est pas la faute du peuple français, dit-il, si la France a été vaincue, En vérité, la seule différence entre la France et la Grande-Bretagne, c'est que cette dernière, protégée par les eaux \u20ac la Manche, a eu un peu plus de temps a sa disposition pour se préparer a résister.Ni l\u2019une ni l\u2019autre des deux nations n\u2019ont compris la nature de cette guerre.Ni l\u2019une ni l\u2019autre n\u2019ont saisi le sens de la blitz- grieg contre la Pologne.Seule la blitzkrieg contre la France leur a fait comprendre l\u2019ampleur du drame, trop tard pour la France, mais pas pour l\u2019Angleterre, heureusement.On admettra que voilà un langage sensé.Les troupes françaises, dit-il, étaient aussi braves que les troupes anglaises, mais les masses de réfugiés ont été un embarras colossal en face de l'invasion.\u201cElles furent sujettes ajoute-t-il, à une expérience telle que nous ferons bien de prier pour \u2014 qu'aucune communauté britannique ait jamais à en subir de semblable.\u201d II y a là un accent de loyauté et de probité qui fait honneur à celui qui tient la plume au \u201cSaturday Night\u201d.\u201cCe qui sauve la Grande-Breta- gne, dit-il, c\u2019est le temps qui s\u2019est écoulé entre le moment où l\u2019on a réalisé l\u2019imminence terrible du danger et le moment où le coup s\u2019est abattu.Cette espace de temps a suffi à l'unification Il était un petit navire.FT ETES SE TI \u2026u - vant un cargo de fort tonnage.N'est-ce \u2018pas à cette chanson du \u201cpetit navire qui savait naviguer\u201d que fait songer cette élégante goélette qui vint s'amarrer au port trifluvien, pour y décharger une cargaison de 300 tonnes de charbon, aux quais de la Dominion Coal.C\u2019est la premiière fois, croit-on, qu\u2019une goélette de ce genre ait fait son apparition sur les eaux du St-Laurent.Nous sommes heureux d'offrir en primeures ces deux remarquables photos de la goélette dues au talent d'artiste de notre concitoyen M.Edouard Bureau, président de la Charbonnerie St-Laurent.\u2018 Dans cette autre photo remarquable par la composition et le détail, on voit le petit schooner à quai de- Photos Edouard Bureau.d\u2019une nation qui jusqu\u2019au mois de mars était presqu\u2019aussi divisée à l\u2019intérieur que l\u2019était la France.Un pareil répit n\u2019a pas été possible pour la France après l\u2019effondrement de la Belgi- que.c\u2019est bref, mais En un mot, ment anglais dut prendre la ré- c\u2019est clair et juste.solution de ne plus envoyer de c\u2019est honnête.troupes de terre sur le sol de M.Sandwell comprend même | Francetrès bien la colère du peuple] Et l\u2019on s'explique cette déci- français quand après l\u2019évacua-|s ion capitale par cette simple tion de Dunkerke, le gouverne- (Suite à la page 4.) C\u2019est court, LE BIEN PUBLIC PAGE DEUX = Les villages immuables campagne était invitante.L\u2019attrait de ce dernier beau jour incita le jars a conduire ses compagnes dans la prairie.C\u2019était une manière d\u2019excursion au cours de laquelle on devait se baigner dans le ruisseau.Ce fut un enchantement.La terre sentait bon.Le ciel était compatissant à tous ces lieux que l'automne allait bientôt désoler.Les oies barbotaient, glissaient sur l\u2019eau, folâtraient, s\u2019épivardaient.Elles ouvraient leurs ailes blanches pour simuler l\u2019envolée.Le jars, qui savait être familier à bon escient, dirigeait la joyeuse manoeuvre.Dans un concert de voix nasales, toutes fraîches et nettes, elles s\u2019en revenaient maintenant comme les voitures de la messe défilaient sur la route blanche.i En vérité c\u2019avait été une heure de délassement choisi.On s\u2019était baigné à souhait dans ce providentiel marigote.On avait crié sa joie de vivre.Et dans Tambre pur de ce beau dimanche on se pressait der- (Suite de la page 3.) rière le jars, pour assister au retour des bourgeois.C'est au passage du chemin du roi qu\u2019est survenu le malheur.Conscient du danger flottant, le jars cette fois fermait la marche.Il allait se trouver en zone sûre quand il fut happé par l\u2019auto d\u2019un chauffard.Il roula dans la blancheur de ses plumes brisées.Quand on vint à son secours, il était inanimé.Le sang maculait le duvet de son cou tordu.Les oies demeurèrent interloquées un moment.Puis quand elles virent qu\u2019on enlevait le cadavre de leur jars bien-aimé, elles s\u2019éloignèrent d\u2019une démarche flottante, tirant à droite, tirant à gauche, sans direction.Leur chant rauque disait leur profond attriste- ment.C'était leur adieu au jars dont la vie avait été si droite et si noblement dévouée a la tâche ingrate du gouvernement.Pendant qu\u2019on plumait le bel oiseau, elles descendirent dans la mare où leur long cou gracile plongea un moment dans l\u2019eau verte.Déjà, lorsqu\u2019elles remontèrent la côte, un nouveau jars avait pris la direction de la couvée.C\u2019était un jeune du printemps, de beaucoup plus petit que les mères-oies.Mais celles-ci, d\u2019instinct, saluaient quand méme en lui la notion du chef.HN III LA FIN D'UN FERMIER Dans un hameau de notre village enneigé, \u2018un fermier vient d\u2019agoniser dans la force de l\u2019âge.Il s\u2019était égratigné la main sur un clou rouillé.L\u2019inflammation se mit dans la plaie.La blessure se gâta, faute d\u2019avoir été pansée à temps.Et c\u2019est cette blessure qui a causé sa perte.Cet incident prend le rang parmi les événements considérables aux yeux des gens de chez nous qui ne savent à quoi occuper leur esprit à ce temps-ci de l\u2019année.Pendant les deux derniers jours, ce fut-une alerte générale, une course aux nouvelles et, comme l\u2019accident de Prosper avait passablement impressionné les imaginations, les langues y sont allées de leurs commentaires, quand fut connu le dénouement.nu Il commençait à faire brun quand la mort est entrée dans la chambre de petite façon où Prosper avait pris le lit une semaine auparavant.Urbain Grand\u2019Maison, l\u2019engagé, rentrait de l\u2019étable après le train fait.Il trouva le fournil vide.Selon son habitude il se mit en devoir d\u2019écrêmer la traite du soir quand Georgina, la voisine, vint à lui, le visage défait.\u2014Urbain, monte en haut si tu veux voir mourir Prosper.Il baisse à vue d'oeil.Il la suivit jusqu\u2019à la chambre du\u201cmoribond.Autour du lit toute la famille se tenait coite et comme - Tepue d\u2019une résignation fataliste.On distinguait là, à la lueur de la lampe basse, Célestine, la future veuve, qui se chassait les larmes de la pointe de son tablier, la grosse Delvina, soeur du mourant, dont la \u2018gorge sautait, Mérée l\u2019opulente brue, Bertine, jolie moricaude dont les sanglots mal refoulés éclataient par inter- Mittence, et enfin les cousins Théodore et Alphée et puis une grappée d\u2019enfants lourdauds qui n'avaient pas l\u2019air de se rendre bien compte de ce qui allait se passer.Au milieu de ce cercle de famille trônait le lit monumental où étaient morts tour à tour les Normandin.Dans le fouillis des couvertures de laine la carcasse amaigrie de Prosper s\u2019immobilisait.Parfois un soubresaut la parcourait.La bouche amère laissait échapper un faible halètement.Il parut bientôt à tous que la fin approchait.Célestine vint s\u2019asseoir sur le rebord du matelas et comprima le front moite de son mari.\u2014Prosper, entends-tu .as-tu encore connaissance ?La tête se souleva un peu, indiquant qu\u2019il avait compris.Elle reprit d\u2019une voix implorante : \u2014Prosper, tu vas mourir, repens-toi de tes fautes.Demande pardon au bon Dieu.\u2014Hein, qu\u2019est-ce que tu dis?Non, non! Baisse la lampe .un peu.\u2014Calme-toi, calme-toi.\u2014Il me semble que je vois mon père.Baissez la lampe, je ne veux pas le voir.Sur ce propos, Prosper donna une ruade dans ses couvertures et roula vers la cloison sur son bras malade.Il ne broncha plus.\u2014Récitons le \u201cSouvenez-vous\u201d, sanglota Célestine, pour que la Sainte Vierge ait pitié de son âme.Entre haut et bas les voix chuchotèrent la touchante prière.Ce soir de février était empreint d\u2019une étrange peur.Un coulis de vent s\u2019insinuait par la chambranle de la lucarne, dissipant pour un moment le relent qui s\u2019exhalait de la couche.Quand les voix se turent la main valide du mourant fit le geste de s\u2019agripper à un objet invisible.Signe infaillible de la mort.Quelques interminables secondes s\u2019écoulèrent et le torse de Prosper, après s'être soulevé, se rabattit, inerte cette fois, sur la paillasse.Sans même voir le crucifix que la main de Delvina tenait au-dessus de son visage, il avait cessé sa vie de misère et d\u2019incrédulité La nouvelle de sa mort ne traîna pas.Elle se répandit avec le mauvais vent dans tout le hameau malgré le soir neigeux qui effaçait les traces du chemin.On vit bientôt les premiers voisins accourir à la maison où la mort avec tout son puéril apparât venait de s\u2019installer pour trois jours.Pauvre Prosper! Dans quel état était-il parti pour l\u2019au-delà?Ce point préoccupait tous les esprits.\u2014I est mort sans les secours de la religion, se murmurait-on à l'oreille.\u2014Il a refusé de voir le curé jusqu\u2019à la fin.\u2014Î a fini comme son défunt père.C\u2019est bien de valeur de mourir comme ça, comme un chien.On le disait et c\u2019était vrai.Toute sa vie il avait méprisé les rites et critiqué les prêtres.Le Grand Juge n\u2019a pas voulu qu\u2019il se convertit à son dernier moment.Dommage qu\u2019il ait eu cette toquade en tête! C\u2019était un bien bon garçon à part cela, courageux et serviable.Seulement il ne fallait pas lui parler de faire ses Pâques.Ça le mettait hors de ses gonds.C\u2019est qu\u2019au fond il avait un reste de vieux sang huguenot dans les veines, rapport à Godefroy son ancêtre.D\u2019impérieux hérédismes régissaient son front raisonneur.Il considérait la piété comme une occupation de vieilles, et il n\u2019en.avait que faire.Il discutait tout, niait tout.Le Bon Dieu l\u2019accepte malgré tout dans son ciel! Il croyait si fort avoir raison qu\u2019il ne portait plus la responsabilité de son endurcissement têtu.C\u2019est avec un coeur serré que j'évoque son souvenir.Il avait loué près de notre ferme un petit pacage ou il menait ses vaches en pâture.A la fin du jour, dans le chaud crépuscule des mois d\u2019été, je le revois courtaud et rubicond sur la route poudreuse.Dans un nuage de poussière dorée, il s\u2019avançait derrière son troupeau, le visage écarlate sous le cercle ombré de son chapeau de paille.Il balançait curieusement les han- |; ches, car il était affecté d\u2019une légère claudication.JEUDI, 17 OCTOBRE 1940 AVIS PUBLIC est par 14 présent donné que les TERY RES et HERITAGES sous# mentionnés ont été saisis \u20ac seront vendus aux temps off lieux respectifs, tel que men tionné plus bas.FIERI FACIAS DE TERRIS} Cour de Magistrat de District} CANADA; Province de Québec, District des Trois-Rivières.| No 12,538., : WILFRID PELLERIN | marchand du village de Ya-i machiche, demandeur; vg LOUIS-NAZAIRE ROY, dui même endroit, Défendeur.|\u2018 Un emplacement situé au Village de Yamachiche, sur: la rue Ste-Anne, connu et dé.\u2018 signé sous partie du lot nu-: méro sept cent soixante-dix-: huit (P.778) aux plan et livre de renvoi officiels pour la paroisse de Yamachiche,: renfermée dans les bornes: suivantes savoir: en front i: la dite rue Ste-Anne, en ar-: rière et du côté sud-ouest au \u2018 milieu d\u2019un cours d\u2019eau tel: qu\u2019existant actuellement, le: séparant du terrain de Mada- : me Thomas Lamy, et du côté ; nord-est à Majorique Desro- .chers en prenant de la dite \u2018 rue Ste-Anne et se dirigeant : en droite ligne autant que : possible de manière à suivre à le solage du côté nord-est de la maison érigée sur ledit emplacement, rendu au coin de l'arrière de ladite maison la dite ligne biaisera un peu vers le sud-ouest jusqu\u2019à une roche s\u2019y trouvant sous Iaquelle il y a de la faïence, là la dite ligne se continuera en droite ligne jusqu\u2019à la profondeur de manière à rejoindre une autre roche sous laquelle il y a de la faïance et placée près de la profondeur dudit emplacement avec une maison et autres bâtisses y érigées, Pour étre vendu a la porte de l\u2019église de la paroisse de Ste-Anne de Yamachiche, le CINQUIEME jour de NOVEMBRE 1940, à DIX heures du matin.Le shérif, L.-P.MERCIER, Bureau du shérif, Trois-Rivières, 2 octobre 1940.La production aéronautique 808 avions ont été commandés pour l'entraînement élémentaire des aviateurs dans les écoles de l\u2019air du Canada.On en commence déjà la livraison au taux de plus de 100 par mois.La bibliothèque LISONS\u201d 1186, rue Saint-Olivier ( le Bonaventure.) e VOUS OFFRE a) Collection complète (Nouvelle bibliothèque Plon).b) Monde - Voyages - Edition Larousse - 108 illustrations.1 roman complet, nouvelles; c) Livres scouts, ou biblio- \u2018thèque scoute; b) Nouveautés littéraires, romans populaires et policiers.W.E.LEDOUX | RELIEUR - | Lo.di in pT Fates ox a: alaP'tite Forge Buvez les Ligueurs ee sx | LE BIEN PUBLIC KIST ?ronmerte .s Des FRÈRES LEBRUN ae v ., 4] | re TER verve HEBDOMADAIRE DU JEUDI ORANGE KIST ) vores nos ; Trois- eus autres Hizuours KIST TELLE dans tous les restau- Articles enFer Forge.LES TROIS-RIVIERES, JEUDI, 17 OCTOBRE 1940 rants de la Mauricie.5 il ty Il .bl nous, un fermier d'âge mûr s\u2019est suicidé.Le puits L A Les villages iImmuables esnôtres - , Récit par Clément Marchand Dans les villes tumultueuses où, malgré la promiscuité physique, la solitude morale de l\u2019homme est si complète, toute la vie traquée par mille besoins, pulse a un rythme effrené.Il y a des fluctuations et des seismes profonds.Les civilisations s\u2019effritent après sêtre entrechoquées comme des vagues.Les peuples se laissent asservir par les monstres qu\u2019ils engendrent.Seuls, inondés de lumière douce, baignant l\u2019image de leurs pignons dans l\u2019eau vivante d\u2019une rivière, les villages participent à une sorte d\u2019éternité reposante.Ils n'ont pas de passé.Ils n\u2019ont pas non plus d'avenir.Ils s'éteignent dans le calme des soirs et la clarté blanche des aubes les voit renaître.Les villages sont immuables.L\u2019aube met sa palpitation lumineuse sur l'amas vert de la proche forêt.Il y a une émotion qui fait frémir les cimes.Toute la terre semble tressaillir quand le jour s'élève des langes humides de la nuit.Mythe éternel, il s\u2019avance sur l\u2019herbe des prairies que la rosée diamante.Il secoue des rayons de ses paumes ferventes.Des traits dorés sortent de ses yeux.Il tord ses cheveux de soleil dans l\u2019onde glauque de la rivière.Et le village s\u2019éveille au cri pourpre des cops.Les chiens aboient, les portes grincent et les cheminées, révélatrices de la vie humaine, commencent à fumer dans la brume argentée.Une allégresse préside à ce réveil.On dirait un moment qu\u2019une gaieté folle va éclater dans l\u2019air et danser sur les toits.HN Mais hier la mort a grincé du pas sur les cailloux de la route.Elle a collé sa bouche aux vitres d\u2019une fenêtre.Elle aspira un peu de cette vie attentive qui palpite au coeur du village.Le village n\u2019a rien ressenti hors un goût de tristesse.Oui la mort a passé.Un paysan reconduisit sa femme en terre par un matin pluvieux.Dans l\u2019après- midi le soleil a rougeoyé sur les champs.Et l'homme désaccouplé, seul à porter sa peine, a repris le sillon interrompu.Il a labouré jusqu\u2019au soir, d\u2019un pas un peu | plus lourd.Partout autour de lui la vie a battu de son méme rythme.Sur les seuils, chauffant leurs mains rabougries au soleil, les vieillards silencieux ont allumé leur brûlot en attendant la prochaine visite de la mort.Ils ne sont pas tristes.La pensée de la fin leur est devenue familière.Ils se détacheront de la vie sans effort, comme les rameaux vieillis se détachent de la\u2019 cime des érables, par les soirs d\u2019automne.HN Sans le savoir les petits villages s'imitent par-dela les monts.Les puits les fixent au sol.Les arbres les élèvent vers le ciel.Les hirondelles et mille oiseaux, amis des hommes simples, leur tiennent un langage divin.Hermétiques, défiants, peu communicatifs, les villages gardent jalousement une formule de bonheur qu\u2019ils ne révèlent pas à quiconque.Pour pénétrer leur secret, il faut partager cet ensemble de renonce- Ment, de sagesse et de satisfaction dans le travail qui Sont les raisons de la vie terrienne, manger le pain d'habitant que rompent religieusement les vieillards, Veiller avec les petits maîtres et boire le vin de cerise Avec eux, | UN SUICIDE L'autre jour, .dans-un- village snon=loinwde chez situé a quelques verges de sa maison le reliait a la terre.C\u2019est par le puits qu'il est retourné à la terre.Depuis plusieurs jours, d'étranges soucis lui barraient le front.Son fils a fait remarquer qu\u2019il ne chantait plus en poussant les bêtes aux labours.Un fermier des voisinages affirma qu\u2019un soir, vers neuf heures il l\u2019avait vu assis sur le revers du talus près de la croix vicinale.Il paraissait infiniment préoccupé.Il ajouta que cette attitude lui avait fait pressentir un malheur.Les gens de sa maison rendirent aussi témoignage.Malgré quelques divergences d\u2019opinion, ils s\u2019accordaient sur l'essentiel, à savoir que le maitre de la maison, devenu soudain taciturne, affectait un air bizarre depuis environ une semaine.Les dernières soirées, il les avait passées droit sur sa chaise contre la cheminée, les yeux vagues, les bras croisés sur sa poitrine, sans parler, sans fumer.Mais enfin, dans cette vie à l'abri des grands travers, on ne trouvait nulle explication satisfaisante.Quand on chercha plus avant la raison de son suicide, on trouva ceci: il avait perdu, il y a quelques semaines, une magnifique jument brune qu\u2019il appelait \u201cla rueuse\u201d, parce qu\u2019elle avait jadis tué un engagé d'un coup de sabot.Comme il le disait, cette perte le mettait dans l'embarras.Il ne savait plus de quelle manière s\u2019opérerait le coupage des mils, ne disposant pas de la somme suffisante pour accoupler son autre jument.A vrai dire, il souffrait en ceci d\u2019un gros contretemps.Car c'est quelque chose d\u2019être bien attelé.M II VICTIME DU DEVOIR Il vient d\u2019arriver un affreux malheur.Elles étaient douze oies neigeuses et grasses, contentes de vivre.Un jars magnifique, lustré dans son plumage blanc, présidait avec une rare distinction de manières à leur destinée.Sagace, pondéré, d\u2019une autorité à la fois conciliante et ferme, ce jars avait réellement le sens du gouvernement.Il était édifiant à voir quand, la patte levée, dans un précieux dandinement, il dirigeait la procession des oies autour des bâtiments.Les oies picoraient dans l'herbe ou s\u2019épivardaient près des trémies vides et on le voyait, la tête attentive, noblement veiller sur elles afin que rien de fâcheux ne leur arrive.Si les oies, fuyant les ardeurs de la soleil- lée, s\u2019étendaient paresseusement dans le fourré de pim- bina, le jars, lui, restait debout, l\u2019oeil rond, en plein soleil.Il donnait à toute la basse-cour un bel exemple de vigilance et de bonne tenue.En sus de tant de qualités, il était avantagé d\u2019une belle voix nasale.Il la faisait résonner pompeusement quand il prenait les devants de sa troupe aux heures de promenade dans le verger.Il possédait tous les dons.En vérité, on avait affaire à une riche nature.Il savait protester, manifestant à la moindre contrariété une humeur fort acariâtre.La fermière l\u2019avait en grippe à cause de cet irréductible tempérament qui perçait chaque fois que la paix des oies était menacée par l\u2019événement le plus insignifiant.Dans lé fond, un vieux conflit existait entre le jars et la fermière.Cela se réglait à l\u2019occasion par des coups sournois, Soit que le jars pinçât dans son bec le mollet de la fermière ou que la fermière lui bottât le derrière qu\u2019il avait heureusement fort emplumé.Or c\u2018est à ce jars magnanime qu\u2019il est arrivé un malheur, dimanche dernier.Le soleil d\u2019octobre dorait:le chemin-du.roi.La -(Suité à \u2018la page 2 ) a avant tout Nous détachons du \u201cDroit\u201d d\u2019Ottawa, l\u2019article suivant que tous les Canadiens sincères approuvent entièrement : Le correspondant parlementaire de la \u201cPresse\u201d à Ottawa a fait parvenir la dépêche suivante à son journal à Montréal : \u201cLa Commission du service civil est à examiner un nouveau problème: celui des mères anglaises évacuées de leur pays et qui à cause des circonstances difficiles qui existent là-bas, cherchent à se caser quelque part dans le Service civil du Canada lorsqu\u2019elles n\u2019ontrpas ici quelques amis qui peuvent venir à leur secours.\u201cD'après les règlements actuels de la Commission, ces femmes ne peuvent entrer au service de l\u2019Etat canadien; elles en sont empêchées par le règlement qui décrète que le candidat doit avoir habité le Canada au moins pendant cinq ans, ainsi que par celui qui interdit la nomination des femmes mariées sauf dans des circonstances tout à fait spéciales.Le règlement ayant trait à la résidence de cinq ans s'applique également aux évacués célibataires.\u201cOn semble croire que pour des questions de sentiment et pour la durée de la guerre, le gouvernement peut mettre la chose à l'étude, et régler la question par un décret auquel la Commission du Service civil serait tenue de se conformer.\u201d Ce que l'on avait prévu lorsque l'on commença d\u2019ouvrir les portes du Canada à des enfants anglais pour la durée de la guerre s\u2019est produit.Des adultes ont profité de ce mouvement pour se réfugier au Canada pour une raison ou pour une autre.Il nous en est venu qui comptaient évidemment se caser au Canada.Incapables de se trouver de l'ouvrage dans l\u2019industrie, ces adultes demandent, sans gêne, que le gouvernement fédéral les acceptent aux emplois de l'Etat.Il ne doit pas être question ici de sentiment ou, si l'on veut en tenir compte, il faudra se souvenir que charité bien ordonnée commence chez soi.Les règlements actuels prohibent l'entrée du Service civil canadien à tout candidat qui n\u2019a pas habité le Canada pendant cinq ans.Il est également interdit d'employer des femmes mariées.Il faut s\u2019en tenir aux Tèglements.Le Service civil fédéral n\u2019est pas destiné à absorber les indigents qui peuvent nous venir d'Angleterre, En tout cas, si l'Etat a besoin de nouveaux fone- tionnaires, la préférence doit aller aux fils et aux filles du sol.Ils sont nombreux les Canadiens et les Canadiennes actuellement sans ouvrage.Pour s\u2019en rendre compte, il suffit de jeter un coup d'oeil sur les longues listes des candidats aux examens de la Commission du Service civil.Quant à ces réfugiés privés de moyens de subsistance, que les gouvernements d'Ottawa et de Londres sont coupables d\u2019avoir laissés venir ici, on ne peut sans doute maintenant les laisser crever de faim.Que Londres assume leurs frais d'entretien ici à titre d\u2019indigents jusqu\u2019au moment où il puisse les ramener chez lui.C.L\u2019H.Pas de mascarade La guerre a mis l'uniforme à la mode, mais les règlements de la Défense du Canada interdisent la fabrication, la reproduction ou la vente d'aucun objet d\u2019usage,militaire sans l'autorisation écrite du ministre ou de l'un de ses fondés de- pouvoir, lorsque cet objet ressemble à s\u2019y méprendre à l'un de ceux qui sont en usage dans la Marine, l\u2019Armée ou l\u2019Aviation.- ) JEUDI, 17 OCTOBRE 1940 LE BIEN PUBLIC PAGE QUATRE CONGRES DES ORGANISATIONS NATIONALES DU QUEBEC Tel qu\u2019annoncé la semaine dernière, un Congrès \u201cpour la défense des droits des Canadiens français\u201d sera tenu à Montréal prochainement.A cause du grand nombre d'organisations nationales qui veulent adhérer à ce Congrès, les organisateurs ont dû le reporter au 3 novembre.Les promoteurs de ce mouvement veulent démontrer qu\u2019il est possible d'arriver à une réelle collaboration entre les diverses associations canadiennes françaises de la province.Voici les principaux points qui y seront discutés : 1 \u2014 le plan Bouchard ; 2 \u2014 la contribution de $2.00 imposée aux parents des écoliers ; 3 \u2014 la diminution des salaires des instituteurs ; 4 \u2014 la hausse du coût de la production agricole ; 5 \u2014 la représentation proportionnelle des Canadiens français dans les emplois.Les détails et l\u2019endroit seront annoncés ultérieurement.Vie de la population, poursuit le second conseiller de Sainte-Ursu- La séance s\u2019ouvre sur un nouvel avis de motion de la part de M.Hébert au sujet de l\u2019amendement au règlement No 14 (entretien des trottoirs).Le second conseiller de Saint-Louis explique qu'il a été décidé par le comité compétent de reviser entièrement ledit règlement et que cela n'ayant pas pu être fait à date, il donne un second avis de motion, laquelle sera soumise au Conseil lundi prochain.le, on a besoin d'un représentant\u201d.M.Guimond réplique et revient sur la défense de M.Lemieux, alléguant qu'il ne put possiblement pas répondre personnellement aux chômeurs.Il répète que, selon lui, on n\u2019a plus besoin de personne à ce poste ; que le premier avait été nommé pour initier les cornmissaires et qu\u2019un nouveau directeur ne serait d\u2019ailleurs pas du tout au courant.Mais M.Guay insiste et plaque certains qualificatifs assez vifs à M.Lemieux, qui, paraît-il, s\u2019est dit indispensable à la Commission.M.Hébert participe au débat et souligne qu\u2019il n\u2019a pas à revenir sur le cas de M.Lemieux, qui a démissionné.Mais il prétend qu\u2019il faut quand même et toujours un directeur, selon les réglements, et que c'est là une erreur de croire que la loi puisse permettre que l'on s\u2019en passe.\u201cQue Fernando Lemieux ne se vante pas de ronner le Conseil, comme il l\u2019a fait la semaine passée!\u201d, finit par s\u2019écrier M.Hébert, sur le ton claironnant qui est sien dès qu\u2019il s\u2019anime quelque peu.On passe ensuite aux motions.La première est amenée par MM.Guay et Sauvageau recommandant la nomination de M.Joseph Dufour au poste de directeur à la Commission municipale du Chômage; son salaire hebdomadaire sera de $33.M.Guimond demande aussitôt le vote.Se ravisant, le second conseiller de Saint-Philip- pe revient tout de suite à la charge et demande s\u2019il s\u2019agit là de nommer un remplaçant à M.Lemieux (qui démissionna à la séance précédente).Et M.Guimond est d'avis que, puisque ce dernier avait été nommé temporairement, l'on n\u2019a plus maintenant besoin de directeur à la Commission.M.Guay enchaîne et rappelle que M.Lemieux, engagé pour une couple de mois, Me Béliveau enregistra donc \u201cparaissait collé à vie!\u201d \u201cDans le vote suivant: Pour l'engage- l'intérêt du Conseil municipal et ment de M.Dufour: MM.Sauva- \u201cCAFE DU PORT\u2018 AU CINEMA DE PARIS Line Viala et René Dary dans une scéne du film \u201cLe Café du Port\u201d, qui-prend l\u2019affiche samedi au Cinéma de Paris, en programme \"dons geau, Guay, Mailhot, Saint-Onge et Hébert; contre: MM.Alarie, Goulet et Guimond.Les deux conseillers de Saint- Philippe font ensuite passer deux résolutions autorisant des actes de cession de parties de ruelles à MM.Albert Marchand et Wilfrid Tousignant.Vient après cela un important amendement à la pratique suivie à l\u2019égard des petits propriétaires quant à l\u2019aide apportée aux nécessiteux.Les propriétaires dans le besoin pourront désormais soustraire 50 pour 100 des revenus de leurs immeubles, de même que la somme de $3., à la réduction que l'on pratique lorsqu'il s\u2019agit d\u2019accorder le secours.La résolution est proposée par M.Alarie, que seconde son collègue de quartier.Aussi M.Hébert se lève-t-il pour se dire fort aise d'approuver pareille démarche de la part du Conseil.Il aura quelques vives remarques à l'adresse de M.Michel Guimond, du Bureau de Reconstruction économique, qu'il taxera d\u2019un peu d'inconséquence et à qui il voudrait faire observer qu\u2019il est bien difficile pour les chômeurs de gagner $3.ailleurs quand on leur donne si peu l\u2019occasion de le faire.La paisible et courte séance se termine sur une résolution de routine accordant un changement dans un bail consenti à l\u2019un des locataires de la bâtisse municipale, rue Sainte-Margue- rite.Il ne fut pas du tout question, mardi soir dernier (le lundi étant fête légale et la séance eut lieu le lendemain) de la reconnaissance du Club de la Mauricie par la Ville.C\u2019est sans doute que l\u2019on aura décidé de refroidir quelque peu l'enthousiasme envers le tourisme d\u2019été, qui achève, et celui d'hiver, qui n\u2019est pas encore commencé ! .Jean-Marie FORTIER.Enfin! une parole.(Suite de la page 1) petite phrase de M.Sandwell quand on sait que toute la côte française, ou presque, était aux mains des Allemands; \u201cIH est difficile de voir comment les troupes anglaises auraient pu atteindre la terre de France et comment un seul soldat anglais aurait pu s\u2019en échapper en cas de défaite.\u201d On a pensé en Angleterre au salut des Iles britanniques, en se souvenant toujours du Détroit.Rien ne peut être plus légitime.Et cela permet aussi de penser que le Maréchal Pétain, au moment de demander l\u2019armistice, a em bien vu le Détroit et partaik.tement compris que s\u2019il pouvait jê être un empêchement à l\u2019invasicn des Iles par les troupes alleman-# | des, il n\u2019en constituait pas moins, à ce moment, un non moins for.§ midable empêchement au débar-F troupes anglaises Ë sur le point où on aurait eu be- ; quement des soin d\u2019elles.France et Angleterre, en ce moment tragique qui ne souffrait pas de délai, garder l'être même de leurs nation respective.Les reproches, les récriminations, voire les injures, ne changent rien à la nature des choses, Léon DUFROST.Le \u201c Buckshee Fund\u201d vient d'expédier ses premidres 100,000 cigarettes à nos soldats outre-mer; 10,000 iront en Islande et le reste en Angleterre.Voici trois directeurs de cette société d'alde au soldat: de g.à d, le major-général W.-W.-P.GIBSONE, président; M.LOUIS FRANCOEUR; le It-col.C.-F.RITCHIE, ont pris les seules f résolutions qui pouvaient sauve.Ÿ ble avec Noël-Noël dans \u201cSur le Plancher des Vaches\u201d. JEvDI, 17 OCTOBRE 1940 + RIEN DE NOUVEAU SOUS LE SOLEIL Po beou jeu en Asie 200 ans Tout comme si l'on voulait rendre cette enquête d'il y a 3,500 ans entièrement à date, on y voit apparaître une \u201cfemme\u201d parmij les témoins.Cette femme, témoin de la Couronne, déclara que le maire de Nuzi avait eu une \u201caffaire\u201d avec une personne du sexe faible nommée Humerelli.Il y est solennellement écrit dans le record que le maire Kushhibarbe interrompit ce témoignage \u2018par l'ancien équivalent de \u201cNon ! Non! Mille fois non\u201d.A DOS DE MULETS Si Mlle ou Mme Hummerelli vint témoigner afin de revendiquer son honneur les briques contenant son témoignage n\u2019ont pas encore été retrouvées.La seule différence importante entre ces gangsters de la Mésopotamie et les bandits des villes modernes est qu\u2019au lieu de voler des automobiles, les anciens se servaient de mulets ou marchaient et, au lieu de mitrailleuses et de grenades, ils avaient des épées, des lances et des flèches.Cependant ils semblent avoir obtenu des résultats tout aussi satisfaisants tout comme aujour- d'hui, mais ils allèrent cependant trop loin et les honnêtes gens de Nuzi exigèrent une enquête.Ceci fut fait devant des juges et des sténographes officiels prenant les témoignages.Corruption politique, 200 ans avant Moïse Des archives de Cour gravées \u2018sur des briques d'ardoise il y a 3,500 ans, démontrent que la corruption, les \u201crackets\u201d, les \u201cgangsters\u2019\u2019, les rapts, la \u2018protection\u2019 tous les autres crimes modernes ainsi que la corruption politique étaient alors inventés, perfectionnés et avaient et presque avant que Moïse ne naquit.qui raconta comment son frère avait été \u201cenlevé\u201d par Peshki- Ilushu, l'un des principaux gangsters du maire.Voici ce qu\u2019il dit : \u201cUn de mes frères, Peschki- Illishu fut enlevé et on le conduisit à Hashikuwa.Il fut là un mois et deux mois.Il ne fut pas remis en liberté, et ainsi, pendant le troisième mois deux de mes frères se munirent de provisions et partirent.Atteignant le district de Shilahish, ils engagèrent un homme d'Arrapha.L'un.de mes frères partit avec lui emportant les provisions vers Hashikura.\u201d Jusqu'ici cela ressemble à un simple enlèvement pour une rançon.Bien qu\u2019on y dise rien des notes de rançon, il est probable qu\u2019après deux mois la famille inquiète reçut un message quelconque au sujet de la ran- gon exigée et où on devait la laisser.PRIX DE LA RANÇON Le témoignage continue : \u201cDes hommes hostiles tuèrent mon frère mais emmenèrent sans le molester l\u2019homme de la ville d\u2019Arapha.Et le père de cet homme vint et il saisit mon autre frère et dit: \u201cTu as engagé mon fils et maintenant des hommes hostiles l\u2019ont emmené.\u201d Il obtint un vête- de lui trois moutons, Le maire de Nuzi, assis sur son trône, surveille ses séides mouillant le lait de la ville.Même les records des tribunaux d'aujourd'hui conservés sur le papier seront réduits en poussière longtemps avant 3,500 ans.Mais ces écrits rudimentaires étaient si bien conservés, quand ils furent déterrés des ruines de l\u2019ancienne ville par feu le Dr Ed- Ward Chierra, de l\u2019université de Chicago, qu\u2019ils ont pu être déchiffrés par le Dr Ephraem A.Speiser et le professeur Robert A.Pfeiffer.Les ruines de Nuzi sont Situées à environ 10 milles de Kirkuk, dans l'Iraque, un centre actuel important d'huile.LE RAPT D'UN TEMOIN Nuzi, fondée environ 1850 avant Jésus-Christ, fut érigée sur les ruines d\u2019une cité encore plus Vieille par un peuple connu sous le nom de Hurriens, et apparenté avec les Horites de la Bible.Avant l'enquéte de M.Dewey sur les rackets a New-York person- Ne n'osait se plaindre de crainte tre assassiné.Le méme état de terrorisme devait forcer les citoyens de Nuzi à se taire si on erAjuge fir le témoin | Ithistita oem ONE EU ment, deux mesures de cuivre et un pot de bronze.Il relâcha le second frère.Le record ne dit pas si le premier frère enlevé fut finalement libéré, mais il semble que non, car il aurait aussi témoigné.Tout indique que le guide était un gangster lui-même.Peshki était en bonne posture pour accorder la \u201cprotection\u201d.Si quelqu\u2019un pouvait acheter un juge c\u2019était lui.Mais, comme la chose arrive souvent de nos jours, il acceptait souvent de l'argent et le gardait si l'on en juge par la brique suivante : \u201cHinzuri, la femme de Zilka, témoigne: \u201cJ'ai donné un mouton comme prix à Peshki dans mon action en Cour contre Kartru.Il ne conduisit pas ma poursuite.Je lui parlai de mon mouton.Il me calma et garda le mouton.UN SANS-CULOTTE L'idée de faire enlever leurs pantalons aux victimes d\u2019un attentat n\u2019est pas nouvelle et les bandits du maire de Nuzi semblent avoir combiné l'idée du val de vêtements avec celle ; LS KY LE BIEN PUBLIC PAGE CINQ La corruption était si forte sous le régime du maire de la ville de Nuzl, il y a 3,500 ans, que le peuple indigné demanda et obtint une enquête royale sur son administration, tout comme ln chose se fait aujourd\u2019hui.On voit Ici une ardoise sur laquelle est gravé le témoignage d\u2019un témoin de In Couronne qui accabla le maire, rançon.Ecoutons ce témoignage de Zibanta, témoignant contre Kikiya, l\u2019un des gangsters mineurs du maire : \u201cJe revenais du pays de Hanigalbat quand Kikiya m\u2019enleva mes vêtements entiers.Il me fallut lui donner deux mesures de barley et il me remit mes vêtements.\u201d Le vol de barriéres et de portes de maisons était l'un des \u201crackets\u201d du principal lieutenant du maire.La barrière ou la porte enlevée forçait la famille à monter la garde armée toute la nuit et la chose la plus prudente à faire était de payer une rançon et de ravoir la porte avant de tout perdre.Parfois Peshki faisait un travail complet et enlevait la maison en même temps que la porte.AUX TRAVAUX FORCES Les voleurs modernes ne sont pas intéressés à dépouiller les pauvres afin d'obtenir quelque chose de rien.Mais le maire Kushibarbe obtenait quelque chose d\u2019eux en les enlevant et en les plaçant aux travaux forcés.Si un homme avait quelque bien, le maire exigeait parfois une rançon et les travaux forcés réunis pour le libérer.Il vendit même un ouvrier et déduisit la somme ainsi obtenue de la nourriture de l\u2019ouvrier, se faisant ainsi payer des deux côtés.Le racket des laiteries était connu du maire de Nuzi et il y fit de grandes choses.Pour commencer il mettait beaucoup d\u2019eau dans le lait et, comme il était en tête du gouvernement de la ville, les inspecteurs ne le dérangeaient pas.Ensuite, sur la route réguliére de livraison, aucun compétiteur n\u2019osait se présenter et tous ses clients étaient forcés de prendre son lait ou de s\u2019en passer, TEMOINS DE LA COURONNE Il semble que l'enquête entreprise contre le maire fut conduite de mains de maître.La poursuite parvint certainement à cerner certains des lieutenants du maire qui, pour sauver leur peau, devinrent témoins de la couronne.C\u2019est ainsi que ce fut l'un d\u2019eux qui parla de \u201cson affaire\u201d avec la femme d'Humerrelli.La brique contenant ce record n\u2019a pas encore été retrouvée, mais il est possible qu'un autre citoyen influent ait\u2019 pu faire disparaitre ce témoin avant qu'il ne dévoile la cachette des amoureux.Une autre accusation contre le maire fut qu\u2019il plaçait des émissaires au marché des mariages afin qu\u2019ils puissent faire monter les prix des \u2018\u2018épousées\u2019\u201d offertes là, comme la chose se fait au- jourd\u2019hui dans les enchères frauduleuses.Quand les hommes du maire avaient suffisamment fait monter les prix, le malheureux acheteur payait pour son épousée et la différence de prix était remise au maire.L\u2019on ignore comment l'enquête se termina, mais la preuve semble si terriblement forte contre le maire et les témoins furent si braves, qu\u2019il ne semble pas y a- Semmes DES POMMES CANADIENNES Le MEILLEUR FRUIT DU MONDE.L n\u2019y a pas de meilleur fruit au monde que ces pommes canadiennes.Elles sont fermes et lourdes de jus délicieux.Mangez deux ou trois pommes tous les jours\u2014elles sont bonnes pour la santé.Et ne manquez pas de servir souvent des desserts composés de pommes \u2014 pommes au four, cachettes, tartes aux pommes et compote.Votre marchand de fruits tient en magasin des pommes canadiennes.Achetez-en dès MAINTENANT! RES ACL D I MIE UE [LL CE Service des Marchés MINISTÈRE FÉDÉRAL DE L'AGRICULTURE, OTTAWA Honorable James G.Gardiner, Ministre voir eu de blanchissage pour le maire.Et, s\u2019il avait gagné, il semble qu\u2019il aurait trouvé le moyen de faire disparaître des records si compromettants pour lui.Il fut probablement exécuté.Il reste un grand nombre de ces briques à déchiffrer.be \u201c \\MPORTED SCOTCH\u201d | DISTILLÉ ET MÉLANGÉ EN EcossE 26 oz.$3.05 - 40 oz.$4.56 QL r1 zd VA - A \u201c@ ROBERT ® @\u2018Nish 0-728 \u2018| BOUTEILLES250Z BOUTEILLES 400%, 32.30 $3.50 DISTILLÉ ET EMBOUTEILLÉ AU CANADA ES RYEWHISKIES Vieilil 10 ans\u201410 oz.$1.03-25 cz.$2.50-40 az.$3.80 Vill 12 ans\u201413 oz, $1.55-25 oz, $2.95-40 oz, $443 CORBY DISTILLERIES LIMITED ggqp DELICIEUSES ET BONNES POUR LA SANTE ER Sr INVITES A NOTRE VOUS ETES CORDIALEMENT | NOUVEAU MUSIC HALL d'une oe es e.C'EST EPATANT ee es e C'EST NOUVEAU es 3 e C'EST FAIT POUR VOUS ! + ee NOUS Y SERVONS CHARGE SANDWICHES LES BIERES ET VINS .DE COUVERT ET SALADES Château de Blois 4 LE BIEN PUBLIC PAGE SIX 04 et Monsieur - JEUDI, 17 OCTOBRE 1940 BILLET LE CHALET CLOS Il s\u2019agit d\u2019un bungalow bien modeste construit sans cérémonie, à la hâte, pour recevoir ses hôtes impatients de goûter l\u2019air pur et de vivre en pleine campagne.Une fois installés, on a trouvé le tour de rendre la bicoque coquette, de lui donner une apparence gentille et hospitalière avec un petit air retroussé, piquant de malice, souligné par son nom: \u201cÇa me suffit\u201d.Les murs Éétaient-ils faits de bois grossier?On ne le sait plus maintenant que les plantes grimpantes rejoignent la couverture.Le chalet, littéralement tapissé de verdure fleurie, a tout juste de libre la porte d\u2019entrée, grande ouverte aux effluves champé- tres, et un carreau vertical qui empiète sur la façade.Encapuchonnée d\u2019un auvent aux teintes vives, la large fenêtre reçoit néanmoins les rayons débonnaires de l'astre roi.Ils viennent se plaquer sur la vitre invitante à la façon d\u2019une ventouse, la faisant ensuite briller comme des yeux clairs que la jeunessé et la joie illuminent à l'envie.Sur le terrain exigu au fond duquel le chalet baille avec nonchalance.les fleurs croissent et se multiplient.À tel point, qu\u2019on doit choisir les morceaux de pelouses pour étendre un pliant .Les mêmes plantes grimpantes montent à l\u2019assaut de la clôture, sur la barrière en palissade qui livre passage à une allée de pier- Te cassée.Est-ce assez pimpant?Une petite construction de rien du tout pourtant, mais transformée par un souci d'esthétique.Rien de mieux pour terminer en joliesse une plaine fertile qui s\u2019étend jusqu\u2019au bout de l'horizon vers lequel nos regards se portent toujours instinctivement.Cette envolée lointaine de nos yeux, pour si prenante qu\u2019elle soit, ne .saurait nous faire négliger le paysage si joli de Ja rivière sinueuse .sa bordure de feuillage, de beaux arbres dont les cimes se détachent en demi-cercles festonnés sur le bleu pur du ciel.C\u2019est ici le refuge de prédilection de tous les oiseaux du voisinage.Comme trait-d\u2019union entre le domaine de la gent ailée et celui des citadins, il y a la route qui épouse toutes les fantaisies du cours d'eau.Sableuse, molle aux pieds, légèrement crépitante, elle s\u2019en va, sans se presser, au Tythme même des choses qui Yenvironnent.Serait-ce possible?Ce tableau n\u2019est plus le même, il a changé, il change de jour en jour .Et le chalet, avec son air bon enfant, a donné le ton à cette transformation.On s'étonne parfois de certains gestes d'autorité de la part d'êtres routiniers, peu friands d'initiatives .Ainsi en fut-il pour le petit chalet qui avait ri tout T'été a la face rubiconde des jours chauds.Un aprés-midi de septembre, qu\u2019est-ce que je vois?Les contrevents fermés, la porte cadenassée et \u2014 signe brutal d'abandon \u2014 un gros câble, rude au toucher, avec des noeuds énormes rempla- > cer la barrière plôyante de verdure.Quelle tristesse, quelle solitude ! ! Aux entours, les fleurs entr\u2019- ouvraient encore leurs corolles, le vent mutinait parmi les grimpants flexibles .Cependant la mélancolie étreignait ce quadrilatère orphelin des présences qui l\u2019avaient animé.Ce rêve cher sur lequel on s\u2019était maintes fois penché pour l\u2019abandonner ensuite dans la plénitude de sa poésie! Personne ne déplacera les pierres de l\u2019année maintenant et les grosses roches peintes aux teintes de la villa ne risqueront plus de se faire bousculer .Il ne peut exister d\u2019ermitage plus silencieux, de coin plus vierge de pensées à présent que l'automne s'installe avec majesté dans la gloire de la nature.Ici, certaines soirées froides, des rosées blanches ont affligé les fleurs de morsures que le bon soleil ne parvient pas à guérir.Les couleurs se fanent, les pétales se flétrissent, les feuilles tombent .Celles des beaux arbres aussi, mais ces derniers meurent en splendeur! Au chalet, tout s\u2019étiole, s\u2019amenuise .Je le constate avec regret en pensant aux proprios, si loin de cette décadence.Prévoyants et sages, ils ont métamorphosé leur bicoque en une espéce de momie dont les yeux clos s\u2019ouvriront \u2014 je l\u2019espère \u2014 au printemps qui vient.Marguerite ALLARY.\u201cPROFILS DE FEMMES\u201d Une nouvelle série de tableaux à Radio-Canada.Une nouvelle rubrique vient d'être inscrite à l'horaire de Ra- dio-Canada.Il s\u2019agit de \u201cProfils de Femmes\", émission littéraire et artistique qui passe le mercredi soir, à 8 heures, aux postes di secteur francais de Radio- Canada, sous la direction de Madame Casgrainpromenade au salon des grandes figures féminines dans le monde depuis l\u2019Antiquité jusqu'à nos jours.L\u2019auteur de ces tableaux nous racontera le rôle sublime et ardent joué tour à tour par Jeanne d'Arc, Jeanne d'Albret, reine martyre, Madame de Maintenon, la Princesse Amélie, Madame Récamier, Edith Cavel, Madeleine de Verchère, Marie de l'Incarnation, Jeanne Mance, Marguerite Bourgeoys, etc.Au fait, ils sont nombreux les Profils de Femmes que l\u2019auteur pourra rayonner dans ce recueil radiophonique consacré aux femmes célèbres.C'est dans tous les domaines que la femme a exercé une action bienfaisante, heureuse et méritoire, que ce soit dans les arts, dans la littérature, dans les oeuvres sociales, dans la charité.L'auteur a dit dans son liminaire, en s'adressant aux auditeurs: \u2018Les femmes sont le sourire qui dore vos tourments.Combien de sourires de femmes sont des boucliers qu\u2019elles brandissent entre la vie et leur propre misère .Et votre coeur?Et la place: qu\u2019elles s'efforcent d'y mé- rier ?.Une épaule\u2018Poür vôtre v WII v= pop p= \u201cProfils de Femmes\u201d, c'est une | LETTRES \u201cVous m\u2019écrirez?\u201d.C\u2019est la phrase qui, avec l\u2019au revoir ému, ponctue les départs et clôt les adieux.\u201cEcris-moi!\u201d C\u2019est l\u2019appel de l\u2019ennui, de l\u2019inquiétude, la prière de tous ceux qui s\u2019aimaient et que la vie a séparés.\u201cRaconte-moi tout ce que tu fais\u201d répète la mère à ses enfants partis.Et à leur tour les enfants en-allés ne peuvent clore leurs lettres sans redire: \u201cDitesnous donc tout ce qui se passe à la maison\u201d, Malgré tous les moyens de communication, rapides et directs, la lettre reste, pour ceux qui s\u2019aiment et ont quelque chose à se dire, le plus beau joint de pensées et le meilleur réconfort des coeurs.Lettres d\u2019amitié, bonnes et réconfortantes ; Lettres de maman, gonflées de tendresses, de conseils, de nouvelles et de recommandations .dans tous les coins ; Lettres des enfants où pointent à travers les mots tout ce qui berce la jeunesse: espoirs, projets, ennuis et déceptions, et puis aussi affection et attachement ; Lettres d\u2019amour toujours pareilles, jamais les mêmes, avec leur fièvre, leur passion, leur inquiétude, leur jalousie, leur enivrement et leur fidélité ; Lettres de sympathie où les coeurs parlent aux coeurs dans la détresse des deuils et des afflictions ; Lettres, toutes les lettres, vous restez, malgré les moyens de communication modernes, rapides et directs, Pour ceux qui s\u2019aiment et ont besoin de se le dire, le plus beau joint de pensées et le meilleur réconfort des coeurs.Françoise Gaudet-Smet.CHANGEMENT DANS L'ORDRE DES RETRAITES FERMEES La retraite fermée du 21 au 24 octobre sera pour les Dames au lieu d\u2019être pour les jeunes filles.Les Dames sont priées de s\u2019inscrire sans retard.Les autres Retraites auront lieu comme suit : 15 au 18 octobre, pour les Dames ; 25 au 28 octobre, pour les jeunes filles ; 31 au 3 novembre, jeunes filles.pour les front mais lorsque harassé, vaincu par la vie, homme qui te crois si fort et que le destin a terrassé, cette épaule que tu croyais faite seulement pour porter des larmes et des soupirs, combien de fois ne s\u2019est-elle pas redressée?Combien de fois n\u2019a-t-elle pas à tes côtés foudroyé l'ennemi ?Combien de fois, seule, dressée entre l'adversaire et toi, n\u2019a-t- elle pas su tenir à distance celui qui voulait ta perte ?Auteur des tableaux, Jean Desprez; régisseur, Guy Mauffette; annonceur, Marcelle -Bar- te.= , HEURE SAINTE MISSIONNAIRE AU COUVENT DE MARIE- REPARATRICE Le 20 octobre, dimanche des Missions et de la Propagation de la Foi, une heure Sainte sera prêchée de 4.15 à 5.15 heures par le R.P.Roy, O.P.Les fidèles sont invités à venir en grand nombre implorer Ies bénédictions du ciel sur les Missionnaires qui se dévouent au salut des infidèles et à profiter de l\u2019occasion de prier en même temps pour la paix.Il y aura prières et chants collectifs.Après l\u2019Heure Sainte il y aura vénération des reliques des SS.Martyrs Canadiens.GOUTTES ANTIQUINTES MAUBER CONTRE LA COQUELUCHE Ces gouttes antiquintes contre la coqueluche, procurent un promp soulagement dans les quintes les plus aigües, Elles sont très recommandées par la profession médicale et les hôpitaux.Agent dépositaire : La Pharmacie HOULE Vis-à-vis le Bureau de Poste 1536, rue Notre-Dame Tél, 57 Trois-Rivières Tél.Bureau 264.Tél, Résidence 1035.Dr Auguste MASSICOTTE CHIRURGIEN -DENTISTE 103 RUE DES FORGES, TROIS-RIVIERES.Tél.401 Heures de bureau: 10 à 12 2 à 5 et 7 à 8 les lundi et mercredi soir.Spécialiste Pour les maladies des yeux oreilles, nez et gorge.Dr BENOIT JACOB Ex-assistant à la clinique Nationale Ophtalmologique des Quinze-Vingts, Paris.Ex-élève à l'hôpital Baucicault, Paris, ex-interne de l'hôpit&l Normand & Cross.126 rue Alexandre TROIS-RIVIERES SDbObAAALMLAAAALAL Une vie de labeur .et de dévouement Mademoiselle Augustine Migeac a beaucoup travaillé dans sa vie.Ancienne institutrice, elle a consacré 40 ans de son \u2018existence à instruire et éduquer les \u201cpetits Québecquois\".C'est pour cela qu'aujourd'hui elle a besoin de se reposer.Son médecin lui a d'ailleurs conseillé dernièrement de \u201cchanger d'air\u201d et de prendre une vacance de quelques mois .ce qu'elle a bien mérité! Mademoiselle Migeac a donc décidé de venir A Montréal et faire un séjour de trois mois au Windsor, ce grand hôcel de la rue Peel, renommé dans touce l'Amérique pour sa tranquillité, l'excellence de sa table, la distinction des voyageurs qui le fréquentent et l'obligeante politesse de tout le personnel.Nul doute qu'après ces trois mois, Mlle Migeac retournera chez elle complètement reposée de ses fatigues.rt met TTCTVVCUTTVVY « POUR TOUS vos COMBUSTIBLES APPELEZ PESEE AUTOMATIQUE LIVRAISON RAPIDE SERVICE IMPECCABLE CHARBONS - HUILES - BOIS Des milliers de clients satisfaits.Charbonnerie St-Laurent, Ltée Rue Du Fleuve.Sucr rue Milot.4 + | Le Canada en guerre gpl, 17 OCTOBRE 1940 [n groupe d'aviateurs britanniques qui vient d\u2019abattre quelques à vions allemands est ici photo- grphié au moment de la conversation animée et enthousiaste qu ji succède ordinairement à ces exploits.LE BIEN PUBLIC Au camp d\u2019entrainement 30,000 jeunes Canadiens, de 21 ans à 24 ans, sont partis pour les camps d'entraînement militaire où ils séjourneront trente jours ca uniforme, en vertu de la loi de la mobilisation.Dans les 14 camps de la province de Québec f où les conditions géographiques exigent une plus grande décentralisation, on compte environ 9,500 recrues.Dans les 10 camps de l'Ontario, le nombre des recrues est d'environ 9,250.Dans la région de Quebec, les recrues s\u2019en- traineront à Valcartier, Lévis- Lauzon, Rimouski, Chicoutimi, Montmagny et Mégantic; dans la région de Montréal, à Farnham, Joliette.Huntingdon, Sherbrooke, St-Jérôme, Sorel, St-Hyacin- the et Valleyfield.Pour les autres provinces, le nombre de camps est proportionnel au chiffre de la population.On en compte 5 dans les provinces maritimes; 5 au Manitoba; 2 en Saskatchewan, 3 en Alberta et 2 en Colombie-Britannique, soit 39 dans tout le Canada.30 Jours seulement \u2014\u20142 Le ministre de la Défense Nationale vient de réaffirmer, a la Suite d'interprétations fantaisistes Sinon malveillantes qu\u2019on a don- fées dans certains journaux à sa Técente entrevue avec les journa- 2 listes, que la durée de l\u2019entrai- nement militaire n\u2019excéderait pas trente jours.Aumôniers temporaires Des aumôniers temporaires seront attachés aux centres d\u2019entraînement militaire.Les commandants de district nommeront ces aumôniers temporaires quand les aumôniers du service actif aux dépôts de leurs districts militaires ne seront pas assez nombreux ou encore quand l'éloignement du centre d'entraînement empêchera les aumôniers du service actif d\u2019y exercer leur ministère.Autant que possible on nommera des aumôniers habitant dans la région.Les nôtres dans l\u2019armée Le lieutenant-colonel Georges- Alexandre-Henri Trudeau, anciennement du district militaire no 5 de Québec, commande, à l'heure actuelle, le district militaire no 12 de Régina, Saskatchewan.Par le fait même, le lieutenant-colonel Trudeau est l\u2019offi- cier-commandant du plus grand camp d'entraînement militaire dans l\u2019ouest du pays, à Dundurn, Saskatchewan.Simplification Un changement important Un aviateur britannique descend de son appareil après avoir par- cipé i un combat aérien au cours duquel les Anglais ont des- tendu 180 avions allemands, Des mécaniciens s\u2019empressent d\u2019exa- Winer apparel] of de le ravitäiller pour qu\u2019il puisse repartir au Plus tôt, vient d'être effectué dans la désignation officielle des troupes canadiennes.En parlant désormais de ces troupes, on n\u2019emploiera plus les expressions de \u201cMilice active non permanente\u201d ou autres: on dira .tout simplement l\u2019armée canadienne.Il y aura l\u2019active et la réserve.Des dragueurs de mines Le ministère des Approvisionnements vient de commander la construction de six autres dragueurs de mines dans un chantier maritime de Montréal.Cette commande porte à 98 le nombre dans le programme de construction pour le compte de la Marine du Canada, soit 34 dragueurs de mines et 54 corvettes.Le montant total des sommes affectées a ce programme dépasse maintenant les $60,000,000.PAGE SEPT La construction En treize mois de guerre, 479 contrats de construction pour des ouvrages de défense ont été accordés par le gouvernement, au montant total de $62,900,000.de $2.00 par jour.50 sous et plus.Le confort et le luxe d\u2019un grand hôtel à des prix abordables! .Le tarif à l\u2019Hôtel Windsor est en effet à la portée de toutes les bourses .aussi bien pour le gîte que pour la table.Il y a des chambres à partir Au Windsor on peut également prendre ses repas pour pas cher, en particulier au Coffee S'ioppe, le petit restaurant du sous-sol, invitant de fraîcheur ! et de propreté, où l\u2019on sert à déjeuner pour 25 ) sous, à diner pour 40 sous et plus, à souper pour Quel que soit l\u2019état de votre fortune, vous avez les moyens de loger au \u201cWindsor\u201d lorsque vous viendrez à Montréal.Hate] Windgor Rue Peel, près de Ia rue Ste-Catherine Face au Square DOMINION, Montréal Tél.Plateau 7181 de vaisseaux de guerre compris LE SPORTIF DE LA BIERE 1900 ET Et voici ce qu\u2019ils disalents QUE VOTRE\u2018 ARRIÈRE-GR COMMENT IL S'HABILLAIT AND-PERE¢ BUVAIT LE BIEN PUBLIC PAGE HUIT CINEMATHEQUE SCOLAIRE La question du cinéma pour les enfants préoccupe toujours ceux qui s\u2019intéressent à leur avenir.Ils tiennent à la loi bienfaisante votée après le désastre du Laurier Palace.Malheureusement cette loi est violée ouvertement en plusieurs endroits.C\u2019est manquer à son devoir pour un gouvernement que de tolérer de pareils abus.Ils engendrent chez le peuple le manque de confiance envers les autorités et aussi le mépris des lois.Un groupe de citoyens poursuit actuellement une enquête, avec l\u2019intention bien arrêtée de faire cesser un tel désordre.Ces hommes reconnaissent le profit que Iles enfants peuvent tirer de certains films.mais ils croient que ce profit est conditionné non seulement par la qualité du film mais aussi par le milieu dans lequel il se déroule.C\u2019est l\u2019opinion fortement motivée qu\u2019exprimait il y a deux ans le conseil péragogique de la Commission des Ecoles catholiques de Montréal: \u201cLe cinéma pour enfants dans le milieu scolaire\u201d.Les éducateurs ont compris leur devoir.Déjà l\u2019an dernier nous avons signalé de louables initiatives.Elles se sont étendues depuis.À sa réunion du 25 septembre dernier, le Comité catholique du Conseil de l\u2019Instruction publique approuvait l\u2019établisse- LA SEMAINE SOCIALE DE NICOLET Publication du volume.Les cours et conférences donnés à la Semaine sociale de Nicolet paraîtront bientôt en volume.Ce sera le dix-septième de la série.On y ajoutera la table analytique des volume précédemment parus.C'est la première fois que paraît cette table, fruit d\u2019un long et intelligent labeur et qui rendra de précieux services, Aussi ce nouveau volume, déjà recommandable par les travaux qu\u2019il contient, acquiert-il par l'addition de cette table une valeur considérable.Il ne se vendra cependant qu\u2019au prix des précédents, soit $1.50 l\u2019exemplai- | re, $1.65 franco.À ceux même qui enverront leur souscription ($l.50) au secrétariat de l'Ecole So- |ciale Populaire (1961, rue Rachel Est, Montréal) avant le 15 novembre, le volume sera adressé franco.laire.Cette institution comprend actuellement sept cent trente films dont cent trente sonores, à la disposition des Commissions Scolaires.Et ce n\u2019est qu\u2019un commencement.Ceci, à notre sens, règle la question du cinéma pour enfants.A moins de vouloir favoriser les propriétaires d'établissements commerciaux au détriment de la famille, la loi doit rester telle qu\u2019elle est et être appliquée rigoureusement.ment d\u2019une cinémathèque sco- Comité des Oeuvres Catholiques.Le rivage des lacs Erié et Ontario tique\u201d fictive récemment, lorsque 5,000 soldats du camp Borden ont repoussé une attaque imaginaire dans ces parages de l'Ontario.Les troupes furent rapidement transportées d\u2019un point à l'autre au moyen de camions dont la longue caravane s\u2019étendait sur une distance On voit ici la mignonne Joyce Densmore, Ont, qui est accourue au-devant des troupes.A gauche, d\u2019environ douze milles, de Fergus, le soldat MARCOTTE, et, & droite, collège militaire de Kingston.est devenu une \u201ccôte de l\u2019Aflanle soldat Stuppard, tous deux du 232 Ruz Des Foros TROIS -RIVIERES.QUE, Pour reussir un dessin, une photo ou un cliché en une et plusieurs couleurs, ayez recoursaupersonnel d'élite de PHOTOCGRA LÀ L 1 M PACS REC TI FEU] OMALE LTE LTT {TTY JEUDI, 17 OCTOBRE 194 UN BREUVAGE Zppréci/ = oOo OL Sy.uo voy wpa oo v Téléphonez 640 e , F J f de vos imprimés dépendra [Ji ; e et toujours du soin que vous 0 mess APpOrtez à leur préparation.- \u20ac Ë ELEGANTS ET BIEN FAITS, ILS REVE- ¢ LERONT VOTRE BON \u2018GOUT, AUGMEN- à TERONT VOTRE PRESTIGE D'HOMME : D'AFFAIRES PROGRESSIF.IL IMPOR- y TE DONC D'EN CONFIER L'EXECUTION p A UNE IMPRIMERIE QUI A FAIT SES g PREUVES.NOUS AVONS LE PERSON- ; NEL ET L'OUTILLAGE VOULUS POUR 1 5 6 3 ; VOUS GARANTIR ENTIERE SATISFAC- i TION.PERMETTEZ-NOUS DE VOUS SOUMETTRE DES MODELES, DE VOUS fue Royale FAIRE DES SUGGESTIONS.| I I f Imprimerie du BIEN PUBLIC 1563, RUE ROYALE, TROIS-RIVIERES.\u2018 e Circulaires \u201ce Entêtes de lettres e Factures e Catalogues e Cartes d'affaires e Etats de compte e Buvards | e Papeterie de bureau eo Livres eo Revues © Journaux- \u2018 © e Nous prenons soin des travaux de reliure et des impressions gravées et embossées.Co puol, 17 OCTOBRE 1940 gimie De La VHON.EDGAR ROCHETTE \u201cJe connais, dit le ministre, ve à jœuvre des Frères éducateurs et e faisant aujourd\u2019hui leur éloge, je parle en connaissance de cau- « J'ai été élevé par les Frères wiristes, mais je sais l'œuvre exraordinaire accomplie par les Frères des Ecoles chrétiennes.J'y empte deux parents, dont le dl rire Hébert, visiteur de cette institution.\u201cLa période actuelle nous fait entrevoir une activité immense pour le Canada et la province de Québec.La province de Québec et le Dominion répondent par la M production-éclair à la destruc- & tion-éclair qui se pratique sur le continent européen.Nous entrevoyons des jours excessivement prospères.S'il est un point du gobe où nous devons avoir con- fance en l'avenir, n\u2019est-ce pas le sol que nous foulons?Mais s\u2019il en est ainsi c'est parce que nous ne négligeons pas le côté moral.Au régime de la croix gammée, nous opposons le symbole de la croix tout court, qui est le symbole de la paix sociale et de la charité.\u201cI faut appuyer le développement matériel par le développement moral.L'oeuvre accomplie A ici de main de maitre depuis près de cent ans est la plus utile, puisqu'elle prépare la formation morale.À quoi sert la science si elle n'est pas appuyée par la valeur morale?Nous avons des étoles techniques, des écoles «ientifiques d'où sortiront les compétences qui assureront aux Canadiens français le rang auquel ils ont droit.C'est a vous, les ÿ éducateurs de cette maison, de { préparer les élèves qui iront en- Suite compléter leur formation Scientifique.Nous comptons sur Vous et nous savons que nous ne serons pas déçus,\u201d M.MAURICE DUPLESSIS Invité à répondre à la santé de la Mauricie, M.Duplessis débuta en disant qu\u2019il y a un an il avait êlé invité à assister à un banquet semblable.\u201cC\u2019était le même Président, dit-il, mais les temps ont changé, la situation a changé, mais Mon coeur n\u2019a jamais chan- N ge lui et il a toujours les mêmes éentiments à l'égard de votre as- To don, D'ailleurs un chef de Pposition, on dit que c\u2019est un Premier Ministre en vacances et Ce ne Sera pas long\u201d, aie quelques unes des prin- Tr Personnalités formées par ne - des Ecoles Chrétiennes et Mme tout spécialement Son of ence le cardinal Villeneuve le Frére Marie Victorin.\u201cTous {| ne faut pas perdre de vue [de l'après-guerre, déclare Mbonquet annuel des Anciens de l\u2019Académie.\u2014 Discours \u2018de l'hon.Rochette.\u2014 Hommage rendu aux éducateurs, Parlant au banquet annuel des anciens élèves de l\u2019Aca- Salle, l\u2019'hon.Edgar Rochette, ministre du Travai, et l\u2019hon.Maurice Duplessis, chef de l'opposition, ont tous jeux fait allusion aux difficultés actuelles.fochette annonçait aux auditeurs des jours de grande pros- pte et de possibilités immenses pour les Canadiens fran- gai, M.Duplessis déclarait que les citoyens de la province de Québec devaient être prêts à \u201cprendre bientôt l'attitude ve doivent prendre de véritables Canadiens français et garder la province de Québec aux gens de la province de Qué- Tandis que Mnous nous entendons, dit-il, sur I'oeuvre grandiose de dévouement, de charité et de science des Frères des écoles chrétien- \u2018nes.L'histoire de cette communauté, dit-il, montre que les religieux méritent la reconnaissance de tous.M.Rochette vous a parlé tan- tot au nom du gouvernement d'aujourd'hui et moi, vous parlant au nom du gouvernement de demain, je vous dis que les Frères ont droit à notre reconnaissance et peuvent compter sur la Teconnaissance de tous.On vous appelle des anciens, mais vous n\u2019en êtes pas parce que vous participez aux principes et leçons d\u2019une vitalité constante enseignés par les religieux.\u201cM.Rochette vous a dit tantôt que la province de Québec offre de multiples possibilités.Notre champ d'action est vaste.Nous avons ici seulement 6 habitants par mille carré quand dans divers pays d'Europe il y a 450, 400 ou 300 habitants par mille carré.C'est à la jeunesse qu\u2019il incombera de faire fructifier ce bien.appelée à jouer prend de l\u2019importance de plus en plus.Il ne faut perdre de vue les problèmes de l'après-guerre.Il faut y penser, se préparer à les solutionner.Nous devrons au point de vue économique et national jouer un rôle important, prendre des décisions graves.\u201cTout ce que nous voulons, c\u2019est la conservation de la province de Québec pour les gens de Québec et la conservation des droits du Québec pour les gens du Québec.Nous voulons vivre dans la collaboration, dans la coopération et Québec peut être montré à bon droit comme le champion de la justice, le modèle de la loyauté.Nous n'entendons pas sous des prétextes diplomatiques, sous le prétexte d'attribu- Téléphone 456 ARTHUR SPENARD COURTIER Assurances générales 944 rue St-Pierre Trois-Rivières EDIFICE SPENARD rer J.H.René de Cotret, C.G.A.137, rue Alexandre Henri Ferron, C.A.Roland Nobert, C.A.René de Cotret, Ferron & Cie Auditeurs et Syndics Comptables Licenciés.Trois-Rivières.LE BIEN PUBLIC PAGE NEUF les problèmes M.Duplessis\u201d \u201cLe role que la jeunesse est | tions politiques perdre le droit que nous avons d'être chez nous dans la province de Québec.\u201d MGR H.TRUDEL Mgr H.Trudel, V.G., apporta le regret de Son Exc.Mgr A.-O.Comtois, de ne pouvoir assister à cette manifestation à cause de la visite pastorale en cours.\u201cLe système d'éducation a souvent été attaqué par des gens qui ne sont pas renseignés, par des gens qui ont été endoctrinés et qui ont ainsi du fiel dans le coeur.Soyez donc fiers de vos maisons d\u2019éducation ol l'on forme le coeur en plus de cultiver I\u2019esprit.Etes-vous contents de ce que vous avez reçu ici?\u201d Aux applaudissements qui lui répondirent, Mgr Trudel ajouta: \u201cDitesle donc.Lorsqu'on critiquera devant vous notre système scolaire, prenez donc la part de votre Alma Mater.Cela ne veut pas dire qu'on ne puisse le perfectionner car tout est perfectible ici-bas.Et l\u2019on travaille constamment à améliorer notre système d\u2019éducation.\u201d LE Notaire J.-A.TRUDEL Après avoir déclaré que la situation de la Commission scolaire était excellente, le notaire Trudel en vient à parler de l\u2019uniformité des manuels scolaires dont on a beaucoup parlé ces temps derniers.Un mouvement dans ce sens a été entrepris il y a déjà plusieurs années.Les ordres ont été donnés par la Commission scolaire des Trois-Rivières à ce sujet et nous avons dans nos écoles l\u2019uniformité des manuels.Il est entendu, cependant, que les enfants qui suivent les cours supérieurs ont besoin de plus de livres que les autres.Je dis, et c'est ma réponse pour le moment, que la Commission scolaire a fait son devoir.On ne devrait pas laisser continuer ce mouvement plus longtemps car ce serait laisser entendre que les rm | A.D.Gascon Louis Parant GASCON & PARANT ARCHITECTES Trois-Rivières 690, St-François-Xavier Téléphone 266 Senet \u2014 JULES CARON Architecte 324 rue Bonaventure Tél.720 Les Trois-Rivières.ren.Ernest-L.Denoncourt ARCHITECTE 1891,: RUE ROYALE \u2018Téléphone 968.Le colonel G.-P, VANIER MEMBRE DU COMITE DE DEFENSE Le colonel G.P.VANIER Ottawa.\u2014 Le colonel Georges- P.Vanier, ministre du Canada à Paris, devient membre de la Commission conjointe de défense entre les Etats-Unis et le Canada, annonce le premier ministre, le Tres Hon.Mackenzie King.Cette nomination complète, du côté canadien, le personnel de cette commission, dont l'importance grandit de jour en jour.Six Américains font partie de la commission, dont le maire La Guardia, de New-York, tandis que le Canada n\u2019en comptait que cinq .Les deux pays ont maintenant un nombre égal de représentants.Le premier ministre laisse entendre que le colonel Vanier retournera à son poste diplomatique, dès que les circonstances le permettront, ce qui implique qu\u2019il conservera son titre de ministre.maisons d'éducation ne se sont pas conformées aux ordres qui leur viennent de la Commission scolaire et ce serait leur faire injure et être injuste à leur égard.LA DOUBLE PROTECTION?Nos certificats la donnent.À toute la famille : au chef nous payons une rente viagère; à la veuve et aux orphelins, des annuités.Le tout garanti.Quel est votre âge?Vous allez connaître le montant de votre chèque de pension annuelle.& CAISSE # NATIONALE D'ÉCOnomIe YVAN ROY Hôtel S.-Louis Trois-Rivières Tél.2480 Téléphones : Bureau: 658, Résidence: 1170 Bureau: 1293, rue Hart Résidence: 1641 Blvd St-Louis Dr J.H.REMINGTON Maladies des Enfants Consultations : 9 à 12 a.m.2 à 4.30.7 à 8 pm.prêt à servir.\u2018Faites toutes les livraisons en vitesse.\u2019 me cria le patron, et » .pour obtenir immédiatement des rapports sur tous les contrats! Aujourd\u2019hui, en effet, le TEMPS est le facteur vital dans l\u2019exécution des contrats! Efficace, rapide et privé en temps de guerre comme en temps de paix, le Téléphone Interurbain rend de précieux services à l\u2019arrière.La nuit comme le jour, l\u2019Interurbain est @ Le tarif spécial en vigueur après 7h.pm.et toute la journée du dimanche permet d\u2019économiser. PAGE DIX Les artistes britanniques d'Hollywood, déjà attristés par les tristes événements qui bouleversent leur mère-patrie, ont appris avec douleur que la soeur de Madelcine Carroll, l'une des plus populaires actrices de la capitale du film, a été tuée au SF cours d'un récent bombardement.Son nom est Marguerite.Brave jusqu\u2019à l'audace, elle avait voulu demeurer à Londres pendant que le reste de la, famille se réfugiait à la campagne.Une bombe a démoli la maison avant que la malheureuse jeune fille, qu'on dit aussi belle que sa soeur, ait pu : prendre place dans un abri.Lor- A qu\u2019elle apprit la nouvelle, Madeleine § refusa d'abord d'y croire.\u201cJe le [4 croirai, dit-elle, avec véhémence, lors- À; que je l\u2019apprendrai directement de Londres\u201d.Ce sont les journaux qui Ç avaient d'abord rapporté la chose.Elle câbla immédiatement, mais comme 1l fallait s\u2019y attendre, la nouvelle a été confirmée.Gitta Alpar, qui fut K mêlée à un scandale énorme en Alle- KM magne, il y a deux ans, vient d'épou- E58 ser, à Las Vegas, Neils Wessel Bagge, KJ} acteur scandinace.Gitta, qui joua RAA; © dans plusieurs films francais, était Bf considérée comme la Jean Harlow de l'Allemagne, jusqu'à ce qu'on décou- vit qu'elle avait du sang julf dans les veines.Elle divorça d'avec Gustav Froelich en 1937.L'année suivante, GITTA ALPAR Froelich surprit un jour le nain difforme Goebbels, ministre de la propagande, dans le coin d'un jardin, faisant une cour ardente à une femme.Froelich battit Goebbels si cruellement qu\u2019il dut passer plusieurs jours à l'hôpital.On admet que la femme en question était Gitta Alpar, mais celle-ci l'a toujours nié et prétend qu'il s'agissait d'une querelle entre les deux hommes au sujet d\u2019une autre actrice.Jeanne Williams O'Hara vient d'intenter une poursuite à son mari, l'acteur Henry Clive.Elle lui réclame une pension de cing cents dollars par mois.Les deux époux sont séparés.* % » James Roosevelt veut tourner un film dramatisant la carrière de son illustre père, Franklin-Delano Roosevelt, président des Etats-Unis.Il a demandé la permission à ce dernier de mettre son projet à exécu- ENSAEEIE tion.Dans les cercles bien informés, xd toutefois, on prétend quo si le chef 4 d'état américain donne cette permis- @ sion, il n'en fera rien avant les élec- # tions.Charles Boyer crée de ce temps-ci une véritable sensation, à ! New-York.En effet, il fait chaque M soir la tournée des clubs de nuit, ce S] qui n\u2019a rien d'extraordinaire, mais il .=] apparait en public sans sa perruque, :1 ce qui désappointe nombre de ses ad- .3{ miratrices.Charles Chaplin, en ce \u2018A moment à New-York, où il a assisté à la première de son film : \u201cThe Great Dictator\u201d, n'est pas pressé de retourner -] à Hollywood.Il étudie en effet des @ propositions que lui ont faites des producers de la métropole qui voudraient le voir accepter un rôle à la scène.Et en parlant de Chaplin, ajoutons 48 qu'il est de plus en plus rumeur que # tout n\u2019aille pas très bien dans son mé- * nage, et que Paulette Goddard songe d à obtenir un divorce.La rumeur, qui | n\u2019est pas nouvelle, vaut ce qu\u2019elle vaut, évidemment.Il reste tout de même 2d que Paulette est en ce moment l\u2019insé- ill parable compagne d'Anatole Litvak et qu'ils se conduisent de façon à faire croire bien des choses, pour ne pas dire plus.Metro-Goldwyn-Mayer tournerait un film sur la vie du général Pershing, commandant des forces expéditionnaires américaines en France au cours de la Grande Guerre.John Payne a reçu en cadeau, d'un admirateur, un scaphandre.Depuis ce temps, il ne cesse de se promener aufond de sa piscine.La petite chanteuse Bonnie Baker est sous contrat avec la Paramont.Comme elle a rendu célèbre la délicieuse chansoa : Johnny, .Oh ! Johnny, on lui cherche un \u201cJohnny\u201d pour une romance publicitaire.C'est classique.POUR VOS J.-A.Trudel, J.-E.Guillet NOE CONTRATS, erc.|} Trudel & Guillet CONSULTEZ Notaires Alphonse Lamy x x x NOTAIRE Argent à prêter.Règlements de faillites et de Depositaire du gretfe dn successions.Examens de notaire L.P.Mercler, titres.Difficultés com- 159 rue Alexandre merciales.Collection, Trois-Rivières ete.Bureau du soir, x x x ie vendredi de 7 à 8 heures.Bureou 306 Alexandre Tél.: 491.T.-Rivières.Tél.Bureau: 35.Un hôtel économique .CHAMBRE SIMPLE $150 à $2.50 3,000 chambres dans 5 villes.\u2014 Re des balances \u201cToledo\u201d V.DUBOIS Tél.620 1644 rue Notre-Dame | TROIS-RIVIERES JEUDI, 17 OCTOBRE 194g F LE BIEN PUBLIC CLAVIGRAPHES | change et réparations de machines 3 écrire de toutes marques.Rubans, Papier, Carbone Réparations de toutes sortes LA LAURENTIENNE Compagnie d'Assurance-Vie BERNARD BENOIT | Gérant de District 4055 1408, rue Hart, Tél: Trois-Rivières.Bottes de Chasse Choix d'au-delà de 30 modèles différents à des prix défiant toute compétition.En magasin les plus récentes nouveautés de chaussures d'automne pour dames, hommes et enfants.Pour plus de satisfaction dans vos prochains achats de chaussures, rendez-vous chez J.A.Gosselin Orthopédiste technicien gradué.Chaussures de toutes sortes.\u2014 Gros et détail.Seul agent aux Trois-Rivières des marques Slater, Hartt et M.W.Locke Shoe.1392, rue Hart, Tél: 537.Trois-Rivières.Sy LTH JEUDI SOIR, 24 OCTOBRE, 3ième FILM BERGERON \\ à Aimos À PICEA GERARD.X 3 + ei i , 4 8 ; 4 #7 Rr.\u2019 4 À = :à ik a.À a ES me oo à TOM de BETTY STOCKFELD \\ { PAULINE CARTON-7RAYMOND CORDY, COMMENÇANT SAMEDI POUR UNE SEMAINE rr .\"> AVEC : SIMONNE BERRIAU \"ET CAMILLE BERT CITT gupi, 17 OCTOBRE 1940 à transporté ses pénates, au Pin- Rouge .Ce nom rappelera des souvenirs à Fernand G.depuis qu'il a cherché cet endroit, en s'exercant à la géographie du bassin du Saint-Maurice.La saison des quilles débutera bientôt, au Radisson; ceux qui n\u2019ont pas encore donné leur nom à Emile Bournival feraient bien de le faire le plus tôt possible, afin d'être assurés d\u2019une place régulière sur une équipe .Le Président, le Secrétaire, le Trésorier LE BIEN PUBLIC [près-midi, avec l\u2019aide d\u2019un tracteur .Chaque jour qui passe nous rapproche de plus en plus de la fête aux huîtres annuelle.La date en sera connue jeudi prochain .Vous et vos amis serez invités à y prendre part, alors commencez d\u2019en parler .La lecture du livre du bord ou \u201crap- pert au capitaine\u201d, qui existait durant les saisons de 1934 et 1935, nous a révélé de bien bonnes histoires concernant les allées et venues des membres du temps et de leurs amis et amies .C\u2019est notre intention de vous en citer des passages durant la prochaine saison .C'est ainsi qu\u2019aujour- d\u2019hui nous pouvons poser la question: Paulo et Maurice C., où étiez-vous le 20 août 1935 2.La réponse dans un prochain numéro .Le sport de la saison, le retour à leurs quartiers d\u2019hiver des yachts .L\u2019un d\u2019eux ne veut pas y retourner de si bonne grâce .Avis aux \u201cjitter- burgs\u201d: le Ski-Club de Trois-Ri- PAGE ONZE viéres aura sa danse annuelle le 25 octobre .L\u2019habit n\u2019est pas de rigueur comme ce fut le cas pour la danse paysanne du Radisson .L\u2019amabilité régnant entre le Radisson et le Ski-Club devrait voir les membres de ces deux organisations = sportives fraterniser une fois de plus entre eux.Le PUBLICISTE.et le Publiciste, se feront encore Ia lutte .Paul Bertrand a hâte aux parties éliminatoires pour venir faire valoir à Nos nemrods: Roland Nobert, sa boule à .21 \u201cdallot\u201d , , .Le commodore ya Léonard Fournier, Jean-Louis été and et Arthur Pellerin ete pour beaucoup dans le travail a i ie eus ont quitté au début de la : ccompli lors de la derniére | corvee .Il y en aura une autre semaine pour un voyage de chas- : ; < le bas du fleuve Jean- samedi prochain, et le gérant esse dans le ' ; père avoir plus d\u2019hommes à di- Louis nous affirmait, dimanche |.\u201cTi ta 5a .riger .Les piliers ont été dé- dernier, qu\u2019il n\u2019avait pas placé le iné 3 ; , |racinés .Il ne reste plus qu\u2019à produit de sa chasse avant le dé- les descendre et les placer sur la part .Arthur se promettait de grève.Ce qui f i e mener beaucoup de gibier .qui se fera, samedi a- EMA\" M Constipation, E p ry souvent.le; manque I Envoyez aux soldats DE QUOI FUMER AUX FETES E go Rar Sowa, 3 Les colis devront partir tôt du Canada pour que la livraison en soit assuré avant les Fêtes.: Si vous vous sentez à moitié malade la plupart du temps\u2014 avec de fréquents maux de tête et souffrant de constipation\u2014 votre appareil digestif ne fonctionne probablement pas comme il faut.Beaucoup de maux peuvent débuter là, si les déchets alimentaires ne sont pas promptement évacués.C'est ici que l\u2019Eau Purgative Riga peut aider à soulager les parties congestionnées qui affectent votre santé.L'Eau Purgative Riga aide à fournir toute l'humidité qu\u2019exigent les intestins.L'Eau Purgative Riga ajoute du volume liquide et de l\u2019alcalinité .facilite le passage des déchets alimentaires et soulage de la constipation.Essayez-la- Une, carte de bons souhaits, portant le nom de l\u2019envoyeur, se trouve WR incluse dans chaque colis.3 >, 31.00 envoie 300 ! cigarettes SWEET CAPORAL ou WINCHESTER, ou $1.00 enverra soit 1 livre de tabac à pipe OLD VIRGINIA, soit 1 livre de tabac Ÿ SWEET CAPORAL HACHE FIN Nd (avec papiers Vogue) aux Cana- { iens qui font du service outre-mer dans la F.CS.A.seulement.$2 50 envoient 1, 000 cigarettes à un soldat ou à une unité.A-t-il apporté son \u2018\u201czoulou\u201d?Nous ne le croyons pas, puisque Jean-Louis a consenti à faite le voyage .Nos voiliers s\u2019en sont donné à plein vent samedi et dimanche dernier .Le Curlew a bien failli torpiller Ie Cité des Trois-Rivières .Les avaris sont pour le Curlew .Le bateau \u201csans nom\u201d a failli lui aussi être sérieusement de la partie.Résultat: aucun mort, aucun blessé et un brin d\u2019avarie pour la goélette du capitaine Duncan Breese .Guy Gélinas, le junior, EXC UR SION fg Canad QUEBEC F3 00 Aller et ar retour des TROIS-RIVIERES aussi de SHAWINIGAN FALLS $2.20 FIN-DE- SEMAINE Tél.atelier: 894-R.Tél.rés.: 2479-R.865, Ste-Marguerite, 550, McDougall La Reliure Mauricienne J.-O.CAMIRE, prop.Travaux de reliure de toutes sortes, en cuir, toile et carton.TROIS-RIVIERES Bâtisse Municipale.Envoyez votre remiseavecle numéro, le rang, le nom ainsi que l'unité dont lesoldat fait partie, outre-mer à SWEET CAPS, B.P.6000, Montréal, P.Q.1 Obtenez le meilleur rendement possible de votre système d'éclairage et soyez prêts pour les longues soirées d'hiver.Th A pe ; ph WE A fii Ë NN J / [ ZIRE A a È, Notre Bureau d'éclairage se fera un plaisir de vous indiquer les moyens à prendre pour bénéficier d'une meilleure lumière à très peu de frais.Aller et retour MONTREAL des TROIS-RIVIERES et Shawinigan Falls $2.35 de Grand'Mère 19 oct.SEMAINE 19 octobre Samedi: Dép.Trois-Rivières, 3.10 SEMAINE Samedi: Dép.Trois-Rivières 1.55 6.40 ia am, 11.35 am, 3.10 pm., [70% 95 am, 2.25 p.m.5.05 p.m., 6.45 p.m.LAMPE TRI - LITE DE HAUTE QUALITE 1 (compléte avec abat- jour et ampoules) 51045 et Grand'Mère jd Dimanche: 3.10 am.11.35 am.(heure solaire).(plus taxe) Dimanche: Dép.1.55 a.m, Trains correspondants de Grand'Mère et Trains correspondants de Shawi- | Shawinigan Falls (heure solaire).Nigan Falls et Grand\u2019Mère.; RETOUR jusqu'au LUNDI soir.| RETOUR: Jusqu'au LUNDI soir.(10-17 oct.) (10-17 oct.) L\u2019ARAIGNEE D\u2019OR CHOIX EXCLUSIFS DE CADEAUX PRATIQUES POUR TOUTES OCCASIONS Les produits de l\u2019artisanat domestique sont de plus en plus en vogue.Pour vous en convaincre vous n\u2019avez qu\u2019à venir visiter les comptoirs de L'ARAIGNEE D'OR Même si vous n\u2019avez pas l\u2019intention d'acheter, vous serez accueillis avec joie.Vous y verrez un assortiment des plus variés d\u2019objets et de tissus de fabrication domestique, fabriqués avec art et originalité, UNE OFFRE OPPORTUNE Durant cette vente spéciale, vous bénéficiez des facilités de paiement suivantes : $1.45 comptant; le solde à $1.par mois durant neuf mois.Ces lampes sont de haute qualité, métal de pieds et d\u2019abat-jour.Les abat-jour sont de soie et autres beaux tissus.Choix varié fortement plaqué, base alourdie assurant un meilleur équilibre.$1.45 lus taxe) LE SOLDE $1.PAR MOIS aro au) CETTE OFFRE SPECIALE EST FAITE POUR UNE PERIODE DE TEMPS LIMITEE Sy ne, WATER & POWER COMPANY \u2014 Toujours en magasin: LES FAMEUSES LAINES DU \u201cPINGOUIN\u201d.153, BOULEVARD LAVIOLETTE.Téléphone: 399.Trois-Rivières, + pe = ~ -JEUDI, 17 OCTOBRE 194 PAGE DOUZE LE BIEN PUBLIC Requête dans tout le diocèse contre le grand fléau de l'intempéranc Elle est faite aux autorités provinciales, à la demande des autorités religieuses.\u2014 Texte de la requéte.Mgr Hormisdas Trudel, V.G., curé de la cathédrale, a invité dans son prône, dimanche, les fidèles à signer une requête que l'on-fera circuler de foyer en foyer, pour prier les autorités provinciales d'appliquer des mesures radicales pour enrayer la vague d'alcoolisme qui déferle partout.Cette requête circulera dans toutes les paroisses de notre diocèse, en même temps que dans tous les diocèses de notre province.Voici le texte de la pétition : \u201cUne vague d\u2019alcoolisme déferle, actuellement, sur notre province.Alors que l\u2019épargne et le sacrifice devraient être deux de nos armes principales dans la grande lutte à laquelle notre pays participe, une bonne partie de notre population, stimulée par une sollicitation incessante et l\u2019incroyable tolérance des autorités, se livre à la dépense et au plaisir.Les scènes qui ont lieu, surtout le dimanche, dans un grand nombre d'hôtels et de restaurants, sont vraiment scandaleuses.On voudrait ruiner, physiquement et moralement, notre peuple, en particulier nos jeunes gens et nos jeunes filles, qu\u2019on ne s\u2019y prendrait pas autrement.Seules, des mesures énergiques peuvent remédier à cette triste situation et nous préserver, s'il n\u2019est pas trop tard, du malheur irréparable qui nous menace.C\u2019est pourquoi, justement alarmés et indignés d\u2019un tel état de choses, les soussignés, pères et mères de familles, forts de leurs droits et de leurs devoirs, demandent avec instances aux autorités provinciales d'appliquer, sans tarder, les mesures suivantes : lo.La vente - des boissons alcooliques, y compris la bière et le vin, est interdite dans tout établissement, à partir nuit (heure en vigueur), le samedi, jusqu\u2019à 8 heures, le lundi matin ; 20.Tous les détenteurs de licences doivent fermer leurs portes, chaque jour, à minuit, et tous les clients sont tenus de quitter aussitôt la place; ils ne ré- ouvriront pas leurs portes, avant 8 heures du matin ; 30.Toute infraction aux lois de la Commission des Liqueurs est punie, chez les délinquants, quels qu\u2019ils soient, par la confiscation de leurs licences ou l\u2019emprisonnement.Partie de cartes au profit des missions Mardi, 26 novembre à 3 heures p.m.aura lieu une partie de cartes au profit des Missions, au Couvent de Marie-Réparatrice, organisée par les Membres de l\u2019Oeuvre.Toutes les Dames et jeunes filles des Trois-Rivières et des envli- rons sont cordialement invitées à prendre part à cette Oeuvre de Charité et à y amener amies et connaissances; les objets qui pourraient être donnés comme prix seront reçus avec reconnaissance.On peut se procurer des billets à la Porterie du Couvent où chez les Dames de l\u2019Oeuvre.On est prié d'apporter cartes et marqueurs.(17 oct.-21 nov.2fs.) de mi- Le GUEPIER.Le Soviet seraît beaucoup plus prompt à sauvegarder ses intérêts si l'affaire de la Finlande n\u2019avait montré au monde entier qu\u2019une armée de Russes, füût-elle innombrable, ne vaut rien sans les chefs que l\u2019ombrageux Staline a fait exécuter depuis 1934.Hitler, sûr de son état-major et de ses légions de forcenés, fait la nique au Soviet et l\u2019oblige même à des gentillesses et à des pitreries envers le Nippon, ennemi de toujours de tout ce qui porte un nom russe.Jusqu'où la peur d\u2019Hitler conduira-t-elle Staline ?* 9 * Plus qu\u2019en aucun temps du monde, il faut au pauvre une grande force morale pour con- itempler avec philosophie le luxe des riches d\u2019aujourd\u2019hui.Autrefois les riches avaient la pudeur de leurs immenses moyens.Aujourd\u2019hui ils en ont l\u2019effronterie.® ® * Mussolini traverse des années d\u2019abondance.Il dispose de tout.Des cadeaux pour les amis, il en & plein les mains.I] a déjà offert le Canada aux Etats-Unis, comme si les Etats-Unis avaient besoin du gros Duce pour prendre le Canada, si la fantaisie leur en prenait.* Ss .Mussolini a bien changé depuis qu\u2019il posait au protecteur de la veuve de Dolfuss, lâchement assassiné par les sbires de l\u2019état- major allemand.Hitler lui a appris à marcher au pas de l\u2019oie., .s LS Sous de tranquilles façades les petites villes cachent bien des lèpres honteuses et des vices bourgeoisement engraissés, Les petits horizons font les mauvaises gens.- e ° Si le menu peuple connaissait plus à fond les hommes, la plupart des hommes qui le dirigent, il ferait tout simplement explosion.Il vaut mieux Ie laisser dans la crainte et l\u2019ignorance.L\u2019UN DES DEUX.M.Edouard Bureau et son fils ainé Jacques, actuellement aux études au Loyola Collège, sont tous deux des amateurs de l\u2019équitation.Les voici tous deux quittant leur domaine de La Pointe - du - Lac pour une promenade dans la campagne ensoleillée.Nomination dont se réjouissent tous les Trifluvien Les Trifluviens, tout autant que les franco-ontariens, se réjouissent de la nomination de M.Edmond Cloutier au poste d\u2019Imprimeur du Roi, à Ottawa.Né à Saint-Narcisse, M.Cloutier a laissé dans notre région des oeuvres qui vivent encore.Organisateur infatigable, homme d\u2019affaires éclairé, il a collaboré activement à l\u2019établissement du scoutisme en notre ville.De plus, il fut pendant quelques années gérant de la Crèmerie des Trois- Au \u201cDroit\u201d d'Ottawa, dont if fut nommé gérant-général! en 1934, il continua à s\u2019affiri mer.Il fit de ce quotidien: franco-ontarien, un des plush vivants, un des plus intéres-ld sants des journaux du pays, tant anglais que francais.Sond passage au \u201cDroit\u201d restera J une date importante dans lai vie de ce journal, et peut- être la plus décisive.; M.Cloutier mettra ses émi.à nentes qualités directement ä au service de son pays.Nous { lui offrons nos sincères féli- 3 citations et nos meilleurs terminé, a eu lieu samedi.voeux de succès dans cette t nouvelle étape de sa fruc-; tueuse carrière.\u2014 R.D.i Rivières, qui est encore au- jourd\u2019hui une solide maison d\u2019affaires bien trifluvienne.Causerie par M.André: Lafargue, mercredi prochain M.André Lafargue, avocat de la Louisiane, et l\u2019un des champions de la cause française dans cet Etat américain, sera l'invité d'honneur de la Société d'Histoire Régionale des Trois-Rivières, mercredi prochain, le 23 octobre.La Société d'Histoire donnera à cette occasion une séance publique, dans la salle de la Commission Scolaire, rue Hart.Le public trifluvien est cordialement invité à venir écouter l\u2019éminent avocat louisianais, qui prononcera une causerie sur Cavelier de La Salle.L'ACCUEIL : Depuis longtemps cette oeuvre et ce geste étaient atten- § dus.Trop de petites campagnardes, en service dans les maisons privées, se trouvaient désemparées aux heures de sortie.Maintenant elles trouveront aux locaux de \u201cL\u2019Accueil\u201d une atmosphère chaude et réconfortante, parmi compagnes et amies.Les locaux de \u201cL\u2019Accueil\u201d ont donc été bénis dimanche dernier par Mgr Trudel en présence de plusieurs notabilités trifluviennes dont le coeur et la bourse sont déjà gagnés à cette oeuvre appelée à faire tant de bien parmi une classe de travailleuses trop oubliées dans le passé.La J OC a eu l\u2019idée de \u201cL\u2019Accueil\u201d, foyer des jeunes servantes.Qu'elle en soit félicitée, de même que son aumônier, M.l'abbé Bourassa, qui s\u2019est si largement dévoué à cette oeuvre de bienfaisance et de morale.C.M.SEMAINE FAMILIALE | AUX TROIS - RIVIERES Il est définitivement décidé que Trois-Rivières aura, à l\u2019imitation de Montréal, sa semaine familiale.Elle se tiendra du 4 au 8 novembre.Cette semaine est organisée par l'Ecole familiale et la Ligue féminine d\u2019action catholique, sous le patronage du Centre catholique des Trois-Rivières.Nous publierons sous peu le programme.PERMIS DE VENTE DE LIQUEURS CONFISQUES DANS TROIS ENDROITS À la suite d\u2019une enquête minutieuse menée par les officiers locaux de la Police provinciale des Liqueurs, le permis de vendre des bières et vins a été enlevé 1 trois établissements de notre ville: les hôtels Lasalle et Victoria, ainsi que le restaurant Green Pansy.Cette cancellation de permis, faite pour un temps indé- x Aucune boisson n\u2019a été confisquée, comme on avait d\u2019abord été porté à le croire.Mais aussitôt faite la-confiscation des permis, des camions appartenant à divers représentants de brasseries se sont rendus aux établissements indiqués pour enlever les caisses \u2018de boisson qui s\u2019y trouvaient encore.' 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