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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
jeudi 6 mars 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1941-03-06, Collections de BAnQ.

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[" OPGANE DU PRÉVEIL TRIFLUYIEN.=\" 33e ANNEE \u2014 N° 9 LES TROIS-RIVIERES, JEUDI, 6 MARS 1941 5 sous la copie L\u2019appul du public est nécessaire Pour mener à bien les réformes dans l\u2019administration municipale Mus par un désir sincère de travailler à l'assainissement de notre politique municipale, encouragés par l'opinion publique qui prend un intérêt grandissont @ cet épineux pro- bleme, nos corps publics ont accompli en quelques semaines autant de besogne pratique et constructive qu ils n'en avaient fait depuis une dizaine d'années.L'entente entre ces diverses associations, l'étude des mé- mes problèmes avec le désir constant de s'entendre et d'en arriver à une solution, l\u2018attention désintéressée de toute pensée égoïsfte qu\u2019elles apportent à tâcher d'améliorer le sort de nos contribuables ont foit qu'aujourd'hui enfin le sort futur de notre ville dépendra peut-être de ce que les membres de ces corps publies, continuant l'étude des mêmes problèmes, décideront tn fin de compte pour trouver le remède nécessaire.Les membres du Conseil setuel eux-mêmes semblent wjourd\u2019hui se rendre compte q'ils n'ont pas démontré wtant de désintéressement et d'aptitudes réelles aux af- hires politiques que les asso- tiotions dont ils ont dédaigné l'appui.Ils admettent presque qu'ils ont foit fausse route en fobstinant à travailler seuls.La réussite partielle obte- we jusqu\u2019à présent par nos trps publics est due en grande partie à l'absence de poli- J lijue mesquine ou sein des FQ llibérations.Les faits dé- fl ™ntrent que c\u2019est là la gran- le faiblesse dont souffre no- fre ville depuis qu\u2019elle est end hée dans sa période de déca- fence, Il semble que cette ére désastreuse tire à sa fin.Elle finira le jour où le public tri- fluvien, où la mojorité s\u2019en endra compte et accordera fon total appui aux réformes Meconisées par les éléments \u201ces de notre population et bx hommes qui seront char- ¥s d'exécuter ces réformes.n° temps est venu de faire thtente, C'est la condition pme du progrès de notre vil- Le comité des corps publics qui étudie depuis quelque temps la situation municipale, fait savoir au conseil que les grandes compagnies trifluvien- nes seraient prêtes à collaborer au redressement des affaires financières de l'hôtel de ville à la condition qu\u2019un gérant soit nommé.Il a précisé que cette collaboration pourrait être obtenue sous forme d'emprunt consenti à la ville par les compagnies, Des démarches ont été faites par des délégués du comité auprès des représentants de nos grandes industries, et ces derniers se sont montrés tout à fait disposés à en venir à pareille entente pour aider la ville à éviter le déficit du budget de 1941, si le besoin réel s\u2019en fait sentir.Nous comprenons que les compagnies seraient consentantes à verser, cette année même, en sus de leurs taxes municipales ordinaires, une somme additionnelle qui pourrait varier jusqu\u2019à S150,000., peut-être davantage.Cette somme de $150,000.ou plus serait remboursable sur une période de dix ans, à compter de 1942.Une seule condition serait posée à l'entente : une gérance municipale.Il appartient au conseil de ville de discuter de ce projet et de dire: oui ou non.S\u2019il est favorable à la suggestion de nos corps publics, il pourra de lui-même prendre l'initiative de convoquer les représentants de nos industries et d'entamer les négociations nécessaires avec eux.Nos corps publics, qui n\u2019ont d\u2019autres pouvoirs que celui de suggérer en pareille matière, soumettent simplement un projet que le conseil peut adopter, en assurant celle-ci que les négociations ont la chance d'aboutir à une entente favorable à Les Compagnies sont disposées à collaborer finan- cierement si le Conseil accepte un gérant municipal l'hôtel de ville et à tous les contribuables.Cette entente que le comité des corps publics suggère au conseil, permettrait à la ville d\u2019augmenter ses revenus de 1941 de façon à ne pas en arriver à un déficit.Cette augmentation des revenus se ferait sans augmentation du taux de la taxe, sans recours à une nouvelle émission de débentu- res qui nécessiterait l\u2019emprunt de $250,000.s'il était finalement accepté par la Législature où s\u2019il était accordé par voie de referendom.L\u2019emprunt de la ville aux compagnies serait pur et simple, avec aucune autre condition que celle d\u2019une gérance.Il n\u2019affecterait en aucune manière les commutations de taxes qui doivent expirer l\u2019an prochain ou dans deux ans.Après discussion des représentants des compagnies et des délégués des corps publics, tous en sont venus à la conclasion que le projet présentement soumis au conseil serait avantageux pour tous les contribuables.La nomination d\u2019un gérant est considérée par les corps publics, comme le remède principal au malaise financier dont nous souffrons.Les dépenses étant comprimées et le déficit évité, et cette compression se continuant sur les prochains budgets municipaux, le taux de la taxe municipale baisserait inévitablement.Les compagnies, qui sont des payeuses de taxes sont intéressées comme les autres propriétaires, petits ou gros, à comprimer les dépenses et à faciliter l\u2019administration financière de la ville par une gérance, pour voir baisser le taux de la taxe, surtout en considération du fait qu\u2019elles perdront d\u2019ici deux ans leur évaluation fixe.Une culture canadienne- fançaise L'Action Nationale, revue qui Avons - nous rétrogradé ?voureuse et nourrie, toute émail- transports par paquebots, avions prend chaque mois de la force et de l'intérêt, (est-ce faire injure à son directeur, André Laurendeau, que de faire une telle remarque), publie actuellement les résultats d\u2019une enquête sur la culture canadienne française.Avons-nous une culture propre en voie de formation?Dépendrons-nous longtemps de la France ou des Etats-Unis, ou un bon jour pouvons-nous espérer que nous serons affranchis de toutes les tutelles culturelles et que notre personnalité s\u2019affermira sans équivoque.La plupart des écrivains qui, jusqu'ici, ont répondu a cette enquête, s'accordent à peu près sur un point: nos ancêtres, venus de France, ont implanté en Nou- velle-France la culture française.A partir de 1760, les ponts étant coupés entre la vieille et la nouvelle France, ils continuèrent à vivre de cette culture et de cet esprit français, tout en l\u2019adaptant en le modifiant, selon les exigences d'une vie personnelle et dissociée de la grande famille française à laquelle ils avaient politiquement cessé d'appartenir.On peut dire que durant toute la seconde moitié du dix-neuvième siècle, il y a eu dans le Québec une culture autonome, déjà bien vivante par elle-même, et qui pouvait déjà se maintenir Sans.trop d'emprunts.C'était le temps où les notaires redigeaient leurs contrats dans une langue sa- lée de canadianismes savoureux.C\u2019était le temps où l\u2019on fabriquait chez nous des ceintures fléchées, des \u201cparesses boutonnées\u201d, où nos maitres-menuisiers décoraient les églises de fines sculptures.C'était au temps béni où l\u2019on chantait les complaintes et les ballades, où l\u2019on dansait des rigaudons et où les légendes canadiennes prenaient vie et couleur dans l\u2019imagination populaire.Depuis, les vieux maîtres ont disparu.Le vingtième siècle nous est arrivé avec son besoin de progrès, son goût de la ligne droite et du niveau, avec sa hantise du gros, du voyant et du gigantesque.Tout ce qu\u2019il y avait de merveilleux et de poétiquement savoureux dans la vie canadienne française s\u2019est éparpillé à tous les vents de l'émancipation populaire.La culture s'appuie sur les traditions et les coutumes.Et c'est tout expliquer ce qui est en train de se produire en Canada français.D'ailleurs ce spectacle des particularismes nationaux qui s'évanouissent, on peut l\u2019observer partout.La France, l'Angleterre pourtant si jalouse de ses traditions, l\u2019Allemagne, l'Italie n\u2019ont pu résister dans leur culture à la compénétration des idées et des façons qui a été rendue possible par la vulgarisation et l\u2019exploitation des grandes inventions modernes.La radio, le cinéma, la grande presse d'information, les et chemins de fer ont tout bouleversé, en permettant à tous de lever les yeux sur un vaste monde, ce qui donne toujours l\u2019idée de rejeter aux orties tout ce qu'une fraîche connaissance craint que l\u2019on juge ridicule et périmé.Ceux qui ont lu les romans d'anticipation de H.G.Wells ou de Rosny Ainé peuvent croire qu'un temps viendra où tous les humains, ayant dépouillé leur nationalité de tous ses indivi- duants, vivront et penseront tout simplement en citoyens du monde.Et pourtant les cris de race, en plein milieu du vingtième siècle, s'entendent et engendrent des haines et une incompréhension que ne connurent pas les siècles humanistes, dans ces temps déjà reculés où les peuples, vivant de leur vie propre, jouissaient du tranquille privilège de ne pas se connaître.Chez nous, en Canada français, nous avons certainement rétrogradé pour ce qui concerne l\u2019élaboration et la préservation des éléments dont se nourrit une culture.Nous cessons peu à peu d\u2019ê- tre un peuple paysan et nous grossissons constamment nos villes en vidant nos villages.Nos ruraux et nos forestiers ne trouvent plus ces accents simples et poignants pour chanter l'amour, la nature, la femme, la terre nourricière.Le folklore est devenu affaire de gens instruits, d'écrivains mini La maison aux Phlox Michelle Le Normand publie ces jours-ci son cinquiéme volume: La Maison aux Phlox.Un écrivain canadien français qui écrit, qui ne reste pas à bout de souffle après le premier volume, voilà déjà qui en impose.Michelle Le Normand a pourtant autre chose à nous offrir que cette constance dans le métier.C\u2019est une profonde sensibilité de femme qui s\u2019affine et se densifie d\u2019un livre à l\u2019autre.Et puis, disons-le simplement, elle écrit si bien son français, elle connaît si admirablement sa langue qu\u2019elle en arrive\u2019 à une sobriété et à une économie des moyens littéraires qui est la marque des plus grands.Un auteur indigent est comme un comédien recalé d\u2019avance; il a besoin de grands gestes, d\u2019intonnations extravagantes pour faire illusion.Chez Michelle, les moindres mots servent et la syntaxe la moins compliquée s\u2019efface devant le sujet.Le style n\u2019est pas à effet.Toujours une pensée habillée sans prétention, une notation profonde qui ne nous frappera peut- être pas à première vue, si on n\u2019y regarde pas de plus près.Il y a des écrivains qui demeurent toute leur vie des parvenus des lettres, des \u2018afficheurs de trucs et de facilités.Aussi, quand nous recontrons une Michelle Le Normand, il convient d\u2019en noter la distinction naturelle et Ia bone race.(Suite a la page 4.) et de chercheurs.Le nouveau folklore a été trop souvent imaginé dans le cabinet de travail.Il lui manque le grand air et l'aventure et aussi, peut-être pardessus tout, la fraicheur d\u2019expression naturelle aux gens simples et sans lettres.\u2018 Il y a un point où nous renouons.C\u2019est celui de l'artisanat domestique.Là, le jour vient où, l'école se continuant, nous aurons retrouvé le point, où nos artisans d'aujourd\u2019hui rejoindrons ceux d'hier et les dépasseront.Voilà peut-être qui nous sauvera d'une lente et irrémédiable assimilation par nos voisins.Beaucoup de graveurs et de sculpteurs sur bois, de tisseuses et de fileuses affirment actuellement dans leurs oeuvres un génie propre et que ne viennent pas appauvrir les emprunts.Ils créent une atmosphère canadienne française indispensable à l\u2019inflorescence des arts majeurs.En littérature, en peinture, en musique, je crois que nous ne sommes en progrès qu\u2019au point de vue de la technique et du métier mais que nous rétrogradons insensiblement, (au regard d'ufie culture canadienne francaise), sur ce qui fait que l'on dira en la lisant, en la voyant et en l\u2019entendant, voilà une pièce d\u2019art canadien français, voici l'expression d'une culture autonome, Clément MARCHAND. PAGE DEUX INCOMPARABLE LEÇON DE SOCIOLOGIE DU PERE LEDIT Le Père Ledit, s.j., donne deux causeries très instructives aux Trois-Rivières.\u2014 L'une portait sur la situation des catholiques en Allemagne.\u2014 L'autre portait sur la déchristianisation en Russie.\u2014 L\u2018Allocution de S.Exc.Mgr Comtois.La population trifluvienne a eu l\u2019avantage, au cours de la journée de dimanche, de recevoir une incomparable leçon de sociologie grâce à la visite du Père Ledit, s.j., sociologue de réputation internationale dont la venue aux Trois-Rivières est assurée par les ligues de retraitants et les syndicats ouvriers nationaux catholiques.La journée s'ouvrit par une messe à la chapelle St-Thomas célébrée par S.Exc.Mgr Alfred- Odilon Comtois pour les retraitants des Trois-Rivières et du Cap-de-la-Madeleine assemblés en réunion conjointe, après quoi un déjeuner eut lieu à\u2019 la salle des Scouts Catholiques.C\u2019est là que le Père Ledit donna son premier cours sur la situation des catholiques en Allemagne.Il s\u2019appliqua à démontrer que le régime hitlérien est seul à blâmer pour les souffrances imposées au peuple allemand et à l'univers entier par la guerre.Le conférencier décrivit les souffrances des catholiques allemands, en historique du concordat signé a la suite des tractations de Franz Von Papen et malgré la répugnance de Pie XI qui avait l\u2019exemple de Napoléon pour le rendre circonspect.mais qui avait aussi l\u2019exemple du passage et de la mort de Napoléon, de même qu\u2019il sait qu'après la mort de Hitler il restera l'Allemagne et les Allemands qu\u2019il s'agira de ramener à l\u2019Eglise.Le conférencier fut présenté par M.Clément Marchand, Tédacteur du \u201cBien Public\u201d et remercié par le juge Léon Lajoie.Le docteur Adélard Tétreault, président général des Retraitants, présidait le déjeuner.Dans l'après-midi, le Père Ledit parla à la salle académique du Séminaire Saint-Joseph, sous les auspices des Syndicats catholiques, de la situation spirituelle des ouvriers en U.R.S.S.Ce deux- iéce cours d\u2019une incomparable lucidité, donna une vivante image de la situation religieuse en U.R.S.S.depuis la révolution bol- chévique jusqu'à nos jours.Le conférencier commença par demander à ses auditeurs de ne pas se montrer trop sévères à l'égard de la noblesse russe et de l'Eglise orthodoxe.Il peint les grands élans mystiques du peuple russe et dit que la persécution en Russie fut lente, ce qui assura son succès.Elle ne commença qu\u2019en 1920, et les catholiques au début avaient cru que le régime ne les ennuirait pas.Le régime se caractérisa par la famine.C\u2019est, note le conférencier, le phénomène qui accompagne toute révolution bolchévi- que.On oublie tout le reste, ce qui demeure après que le cauchemar est passé, c\u2019est la famine.Au cours de la grande famine russe, 10 millions de personnes moururent de faim.Peu à peu le régime commença à mettre en oeuvre toutes sortes de moyens pour restreindre, rendre plus difficiles, puis impossibles les pratiques religieuses.Les Catholiques Russes, le clergé et les laïques se montrèrent d\u2019un héroïsme admirable.Cependant \u2014 et le fait est pénible à noter \u2014 aujourd'hui toute la population âgée de moins de 30 ans a passé par l\u2019école rouge.C'est environ 90 millions d\u2019âmes qui ont renoncé à la religion, qui n'ont plus la foi.Le conférencier décrit minutieusement le processus de cette déchristianisation assurée avec une science, une habileté diaboliques.Il décrivit Parrestation du clergé, son internement dans les camps de la Sibérie et la démoralisation des prisonniers dans un milieu impossible et des conditions de vie inhumaines.\u2018\u2018C\u2019est en face de ces faits, dit-il, qu\u2019on demanda une croisade de prières, et le Canada fut des plus empressés a répon- dre à cet appel.Il offrit des millions d\u2019actes spirituels pour les âmes de ces pauvres prisonniers.Un d\u2019entre eux déclara au conférencier qu\u2019il sentait parfois de ces effluves spirituelles le soutenir et il était assuré que c\u2019étaient les prières de la chrétienneté qui le soutenaient ainsi.\u201d Ces prières n\u2019ont pas été inutiles puisque le pays ayant été vers 1929, absolument privé de pré- tres, en possède aujourd'hui plus de 6,000 qui préparent un magnifique renouveau spirituel.S.Exc.Mgr Comtois assistait à la réunion, entouré des Chanoines Joseph Désilets et J.-L.Beaumier et d\u2019un nombreux clergé.Mgr Comtois prononça une allocution.Il félicita le conférencier avec chaleur.Le commandeur J.- A.Trudel avait présenté le conférencier.mm a SE Tél.Bureau 264.\u2018 TEL Résidence 1985.Dr Auguste MASSICOTTE CHIRURGIEN-DENTISTE 103 RUE DES FORGES.| TROIS-RIVIERER JULES CARON Architecte 324 rue Bonaventure Tél.720 Les Trois-Rivières.La bibliothèque LISONS\" 1186, rue Saint-Olivier (Angle Bonaventure.) e VOUS OFFRE a) Collection complète (Nouvelle bibliothèque Plon).b) Monde - Voyages - Edition Larousse - 108 illustrations.1 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qui éprouvent une secrête volupté à colporter des nouvelles désastreuses, Le plus curieux, c\u2019est que souvent ces personnes n\u2019en sont pas moins douées de sentiments patriotiques.Mais c'est plus fort qu'elles: elles croient, comme les enfants, acquérir de l'importance en faisant peur aux autres.Leur cas est clinique et facilement observable.Dès que le chasseur de mauvaises nouvelles sent une catastrophe, vraie ou imaginaire \u2014 et il a un flair tout spécial pour cela \u2014 il n\u2019a plus qu\u2019une idée: être le premier à l'apprendre à ceux qu\u2019elle peut affecter.Regardez-les agir, ces malades : chaque lecteur en a déjà rencontré et il en connaît l\u2019espèce.En nous annonçant une nouvelle défaitiste, ils prennent un faux air navré, mais leurs yeux brillent et leur bouche sourit du sourire entendu des imbéciles.L'inquiétude de l'interlocuteur les remplit de joie.\u2019 Il faut fuir ces tristes personnages comme on évite les êtres contaminés.Si vous ne pouvez faire autrement que de les écouter, ne leur donnez pas le plaisir qu\u2019ils guettent en vous parlant: celui de vous démoraliser.Que la coutume se généralise, de creuser le vide autour de ces oiseaux de malheur, afin que nulle part ils ne trouvent où se jucher.Surtout, ne suscitez pas de querelles en les contredisant: la discussion qui tourne vite à la violence, s'avère vaine dans tout commerce humain, malgré qu\u2019on en dise.Le colporteur de mauvaises nouvelles adore les disputes, au cours desquelles il prend des airs patelins.Ce qu\u2019il faut, c\u2019est que par carence de partenaires avec qui dialoguer, il finisse par comprendre la cause de son triste isolement.Car il y a mieux que de mettre ces égarés hors d\u2019état de nuire: il y a à leur faire toucher du doigt cette oeuvre néfaste qu\u2019ils poursuivent, souvent sans s\u2019en rendre bien compte, et à les convertir à cette religion de l'espoir, qui est celle de tous les Canadiens sains d\u2019esprit.Et notre devoir à nous tous, c\u2019est de lutter par notre optimisme affiché partout, contre la sinistre influence de ces faux prophètes, de ces mal renseignés, de ces termites mangeurs d'énergie nationale.Car rien ne se transforme aussi vile en gerbe d'espérance, que les grains d\u2019optimisme semés partout.Le guépier.Sculs nos vrais ennemis peuvent nous tenseigner exactement sur nous-mêmes, quand ils s\u2019en donnent la peine.* $ LJ La jalousie des gens d'âge mûr auprès de Ceux qui ont vingt ans se manifeste par des conseils insidieux et des tableaux féroces de la vie dont la proposition est de désiller les yeux à ce bel âge et à lui ravager son bonheur .à base d'illusions.Heureusement que lés jeunes ne croient LE BIEN PUBLIC HEBDOMADAIRE DU JEUDI e Le livre de la semaine à la LIBRAIRIE LOISIRS 93, du Platon \u2014 Trois-Rivières \u201cLES SEPT MYSTERES DU 1 DESTIN DE L\u2019EUROPE\u201d par Jules ROMAINS LES TROIS-RIVIERES, JEUDI, 6 MARS 1941 1 vol.332 pp.$1.50 au comptoir.$1.60 par la poste.Message du Printemps \u201cOn se défile.\u201d Par CLEMENT MARCHAND D OUCEUR reposante de cette première course en voiture, L\u2019auto va lentement, précautionneusement, sur l\u2019étroit ruban d\u2019asphalte que la glace rogne encore.La campa- gen défile à mes yeux à peine revêtue de son vieux manteau de neige tout usé, tout mangé de soleil, et qui laisse voir des plaques de terre brune par ses larges éraflures.Une incomparable lumière, de l\u2019éclat le plus doux et le plus lénifiant, panse les plaies de boue qui fument autour des fermes.Une tiédeur printanière s\u2019insinue partout.Déjà la blancheur ligneuse des arbres nus tourne à l'olive.Sur fond d'horizon bleu-perle, les maisons au dessin net jaillissent dans leur blanche et rustique simplicité.Au passage, j\u2019entrevois, par la faille ensoleillée des rideaux, des intérieurs paysans, de paisibles tableaux de famille.Les terriens ont vécu là les longs mois d\u2019hiver qui révèlent les caractères et mettent tout à l\u2019épreuve, depuis les maigres économies du bas de laine jusqu\u2019aux réserves de grand air enfermées dans les poumons.Livrés à eux-mêmes dans l'immense solitude de la neige et du silence, ils ont vagué doucement, sans heurt et sans fièvre, autour de ces vieux meubles polis et chauds, entre des murs aux images familières et insaisissables.Contre le monumental poele de fonte tout crépitant d\u2019un feu d\u2019érable, ils ont allongé leurs pieds emmitonnés, cherchant la chaleur,.le sommeil et l'oubli des heures.Sur la grande table, à la lueur pâle des lampes, ils ont fait leurs comptes, calligraphié d\u2019un poing rond quelques lettres, aligné des chiffres, supputé des grains, l'esprit livré à des caleuls que nous jugerions lamentables.Le front dans les mains, ils se sont enfoncés dans ses rêves et ils ont senti s\u2019agiter dans leur tête des espoirs.Trois fois le jour, les femmes ont remisé dans les armoires les rudimentaires porcelaines.Les filles, un tricot à la main, se sont souvent penchées aux fenêtres sur le passage d\u2019une ca- riole, tâchant de reconnaître l\u2019homme qui passe et s\u2019en va dans le mi- jour de la fin d'après-midi.Dans une songeuse claustration, ils ont vécu là, pendant six longs mois, des jours sereins et joviaux, une existence au goût d\u2019éternité.La campagne est puissamment attirante dans ces jours où elle va renal- tre.L'air coule, invisible sur les choses, comme une caresse.Ici et là dans la cour des étables, un troupeau s\u2019étire frileusement au soleil.Le sciage du bois d\u2019hiver est commencé.D'étincelantes roues à dents mordent dans l\u2019érable et le merisier.Prévoyance du terrien qui sait que l'hiver a toujours tôt fait de revenir avec ses tourbillons de neige aux portes et aux fenêtres.jamais les vieux sur ce chapitre.* $ * A ceux qui n\u2019aïment pas, les amours des autres ont toujours paru incompre- hensibles.* * * Heureusement que nos ultra-loyalistes n\u2019ont que de bons gros desscins voyants et qu\u2019ils manquent d'imagination pour les réaliser, car si tout cela n\u2019était affaire que d'outrecuidance et de sans-gêne Ra.* Sim-Bar-Naz, c\u2019est peut-être un peu os mais c\u2019est bien nous, les incorrigibles.Ere L\u2019UN DES DEUX.Quel est le sens de la vie?La nature propose toujours à la méditation du paysan ses grandes vérités premières.Rien ne se perd, rien ne se crée.L\u2019individu passe, la collectivité demeure.Elle lui souffle constamment à l\u2019oreille sa réconfortante philosophie.Elle lui enseigne que nous ne sommes pas seulement soumis au concret, mais aussi aux influences abstraites et à une toute-puissance qui règle tout à notre insu.Instruit de l\u2019essence de l\u2019homme, informé de son destin, le paysan a su mettre d'instinct à l\u2019abri des pensées et des combats inutiles.Il a fermé les portes à l\u2019artificiel.Son coeur n\u2019a pas de place pour l\u2019insincé- rité, pour la pose, non plus que son esprit pour les vides phraséologies qui tyrannisent le monde.Nourri d\u2019une fruste sagesse, il n\u2019a pas perdu de vue qu\u2019êtres de passage, instants dans le temps, nous sommes des jouets infimes dans des mains qui ignorent nos raisons.Peut-être verrons-nous demain abolir ce qu\u2019aujourd\u2019hui a édifié ?Pour nous, que restera-t-il de notre féroce égoisme, de notre individualisme ombrageux?Pourquoi, dans un refoulement de tous les jours, aurons-nous voulu cacher a tous, méme a nous-mémes, notre vrai visage ?Des côteaux couronnés d\u2019arbres noirs, une ombre descend brune et légère.Dans les champs gorgés de tiédeur, l\u2019éclat des plaques d\u2019ocre se ternit.Le fleuve, où les glaces naviguent en de silencieux aheurts, s\u2019étale mystérieux et glauque à la ligne d'horizon.Bientôt apparaîtront sur sa nappe les hautes coques grises venues de toutes les mers du monde.Je me dis: \u201cJ\u2019aime la campagne\u201d, et je ne sais si je l\u2019aime pour la douceur reposante de son atmosphère, la saveur des hommes et des choses, la beauté des paysages, ou pour cette sagesse et cette frugalité dont elle est toute empreinte.Il faut se contenter de peu, mais d\u2019un peu de qualité, au lieu de s\u2019épuiser à des recherches inutiles.Le silence et l\u2019impassibilité sont les signes de la force et notre tourment de l'infini doit pouvoir tenir dans quelques pensées où le sens de la vie s\u2019apuie à celui de la mort.Voilà la précieuse leçon qui nous vient de la nature.Ici il n\u2019y a pas de bureaux où des êtres lentement désorbités s\u2019échinent dans l'abstrait, pas davantage de maisons de rapport, silos aux espaces ménagés.On cherche en vain les constructions considérables, ces matérialisations gigantesques et écrasantes dont la présence abrutit tout.L\u2019espace est libre et généreux.Tout s\u2019y découvre à la mesure de l\u2019homme, depuis la pimpante maison blanche logée au pied du côteau jusqu\u2019au clocher rustique et bonhomme dont le coq étincelant surpasse à peine les plus hautes ramures des ormes.Ici l\u2019homme n\u2019est ni esclave, ni vassal, mais rien moins qu\u2019un maître, son maître.Bientôt, comme chaque année, mon pas s\u2019aventurera dans une cour boueuse parmi l\u2019activité industrieuse de la volaille.Je franchirai un seuil sur le pas duquel se chauffe un chien amical et désabusé.J\u2019entrerai.Et je verrai dans la chambranle de la fenêtre quelques plants fragiles de tomate et de tabac buvant à plein les effluves du jeune soleil.Ce sera pour moi une émotion aussi forte que de me voir arrivé au terme d\u2019un grand et merveilleux voyage.Clément MARCHAND.(Reproduit de Paysana) Rapportons de M.Léopold Richer, du \u201cDEVOIR\u201d, le fait suivant : \u201cPour mot de la fin, rapportons la déclaration que le secrétaire d\u2019Etat, M.Pierre-F.Casgrain, a faite en réponse à des questions que M.Wilfrid Lacroix, député libéral de Québec, Montmorency, avait \u2018inscrites au feuilleton de la Chambre.M.Lacroix demandait: \u201cQuel est le nombre total d'employés de chaque ministère du gouvernement fédéral?Et quel est dans chacun de ces ministères: (a) le nombre total d\u2019employés de langue française?(b) la somme totale des salaires payés?(c) la somme totale des salaires payés dans chacun des ministères aux fonctionnaires canadiens de langue française?\u201d M.Casgrain a répondu en ces termes: \u201cPour répondre à ces questions, cela exigerait beaucoup de recherche pour obtenir des informations qu\u2019on ne possède pas dans les dossiers des ministères.On m\u2019informe aussi que si l\u2019on répondait aux questions, cela exigerait beaucoup de travail, parce qu\u2019il faudrait questionner tous les fonctionnaires du pays.Je suggère que cette question soit rayée.\u201d \u201cLa réponse du ministre était prévue.Jamais le gouvernement libéral King-Lapointe me donnera d\u2019informations précises sur le pourcentage des employés de langue française dans le fonctionnarisme fédéral.Il y a a cela de hautes raisons d\u2019Etat.Elles ne sont pas toutefois impénétrables.On les devine tout de suite.\u201d Pour ceux qui ne les devineraient pas, citons-en une.Au ministère des Munitions et Approvisionnements, s\u2019il faut en croire un tableau paru dans un récent numéro du HAN- SARD, sur un total de 134 employés (y compris le ministre, M.Howe), il y a exactement deux employés cana- diens-français: M.Wilfrid Gagnon, au Service des Achats, et M.À.E.Tremblay, du bureau régional des Achats de Québec.C\u2019est tout \u2014R.D.EN PLEIN CHOMAGE De 37.8% qu'il était sous le régime Duplessis voici que le chômage, dans le Québec, a atteint l'inquiétant niveau de 50.2 pour cent de tous les chômeurs au Canada.Notre province contient donc plus que la moitié des sans-travail canadiens! C\u2019est un joli record dans un temps où les industries de guerre sont en train d\u2019enrichir l\u2019Ontario où les ouvriers d\u2019usine ne savent que faire de la $1 de l'heure qu\u2019on accorde là-bas au manoeuvre ordinaire, \u201claborer\u2019, pour peu qu\u2019il soit le moindrement débrouillard.À ce train-là, la guerre va crever l'\u2019économique québecoise.À Granby, Magog et Coaticook, pour ne nommer que ces trois centres, des ouvriers, qui triment depuis dix ans au même banc, gagnent actuellement 25 sous de l'heure, 21 sous même ! E.H.(La Revue de Granby) pe ACHETEZ DES CERTIFICATS D'ÉPARGNE DE GUERRE PAGE QUATRE 1 .99 Nous pratiquerons, - disent nos avocates Interrogées sur leurs projets, si l'Assemblée Législative ratifie la décision du Barreau, les femmes avocates sont unanimes à dire qu\u2019elles seront heureuses de pratiquer le droit, si elles sont admises à l'examen de la pratique naturellement.Mme René Duguoy répondit: \u2018Je n'ai pas encore eu le temps de penser à ce que je ferais tant cette décision fut subite et nous a prises par surprise.\u201d LES AVOCATES On compte plusieurs avocates canadiennes - françaises.Citons \u2018 les noms de Mlle Juliette Gauthier.qui a obtenu sa licence en 1928 et qui a épousé depuis M.Richard Fleming, Mlle Henriette Bourque, reçue en mai 1933, Mme Martine Hébert-Duguay, reçue en 1934.Mlle Marcelle Hémond, Mme Martine Mébert DUGUAY reçue en 1938, et Mlle Suzanne Raymond, reçue en mai 1939.Parmi nos compatriotes de langue anglaise, citons les noms de Mlle Elizabeth C.Monk, Mme A.Langstaff, doyenne des avocates canadiennes, Mme F.Seymour Bell, et Mlle Cicely Mainley.MLLE MONK Mlle Elisabeth Monk, licenciée en droit et conseillère municipale Mlle Elizabeth C.MONK de la ville de Montréal est très \u2018 heureuse de la décision du barreau et verrait avec joie la pratique du droit enfin ouverte aux femmes du Québec.\u201cMais, nous fait-elle remarquer, l\u2019Assemblée Législative devrait ratifier cette décision et je crois qu\u2019il vaut mieux attendre avant de se prononcer.Toutefois, je crois que les femmes ne trouveront pas beaucoup d'obstacles à Québec.I] y a deux ans.Nous avions présenté un bill à cet effet et il fut défait par deux votes.Aujourd'hui que le barreau se montre en faveur de l\u2019admission des femmes à la pratique du droit, il semble que l\u2019assentiment de la Chambre ne devrait pas se faire attendre.\u201d Mlle Monk a une vie très active, elle fait partie d'une étude légale et consacre aussi beaucoup de temps au service de l'hôtel de ville, comme conseillère municipale.MME LANGSTAFF Mme Langstaff, aussi licenciée en droit, en appela devant les tribunaux en 1915 contre l\u2019exclusion des femmes du Barreau.Elle dit \u2018que la décision du Barreau l\u2019étonne, on ne peut plus.Je me souviens que la Cour Supérieure, en 1915, trouvait tout simplement scandaleux qu'une femme ôsat demander d\u2019être admise à la pratique du droit.J\u2019en appelai de ce jugement, mais le tribunal a rejeté ma demande, disant que le Barreau n\u2019avait pas le pouvoir d\u2019admettre les femmes.L'\u2019Assemblée législative, me semble- t-il, va ratifier la décision du Barreau\u201d.Quant à Mile Suzanne Raymond, d'Outremont, qui obtenait il y a deux ans sa licence à l\u2019Université de Montréal, elle dé- Mlle Suzanne RAYMOND clare avoir l'intention de se prévaloir de son droit, si la Législature ratifie la décision du Barreau.Québec.\u2014 Le Barreau de la province de Québec, jusqu'ici réfractaire à la reconnaissance des droits de la femme, vient de donner son consentement, par un vote de 12 contre 11, à l\u2019admis- ES Bs - \u2014 ' \u201c020 AA EX C0 EE Mme Henriette BOURQUE sion des femmes dans rUrdre des avocats.Cette décision fut prise après une longue délibération du Conseil général du Barreau de la province de Québec, réuni à Québec, samedi avant-midi.Il faudra désormais que le parlement approuve un bill à cet effet émanant du barreau.Me Perrault Casgrain, C.R., de Rimouski, bâtonnier du Barreaudu Bas St-Laurent et député de Gaspé-Nord à l'Assemblée législative de Québec, se fit le champion de cette résolution et la-pré- LE BIEN PUBLIC Sa Saintoté le pape PIE XII a cé lébré le 2, en même temps que ses 65 ans, le deuxième anniversaire de son élection au trône de Saint- Pierre.Le pavillon papal était hissé au Vatican et le Saint-Père a reçu de nombreux messages de félicitation.Vu les circonstances, aucune fête spéciale n\u2019a eu lieu au Vatican.La maison.(Suite de la page 1) La Maison aux Phlox contient un choix des nouvelles, billets :t chroniques que l\u2019auteur a épar- illés dans les journaux depuis quelques années.Plusieurs de ces petites choses de cinq pages contiennent en puissance un roman de deux cents pages.Hélas! Michelle Le Normand ne peut pas tous les écrire, ces romans dont l\u2019idée se présente à son esprit un beau matin.Du moins, elle en note l\u2019essentiel dans quelques paragraphes.D'ailleurs, elle excelle à expliquer en quelques mots, par un heureux raccourci, ce qui aurait pu occuper notre esprit pendant des pages.Et tout de suite, \u2014 le cadre situé \u2014 .la vie commence, les personnages, les paysages et la phi- losorhie universelle qui s\u2019en dégagent prennent tons et couleurs.Un roman en cinq cents mots ~omme celui des \u201cXistes\u201d, voilà un art bien difficile.Ce livre m\u2019a fait du bien.Il m\u2019a souvent fait sourire, (I\u2019humour de Michelle!) et réfléchir.Si je vous disais les pièces qui m\u2019ont ainsi obligé à me replier, vous me connaîtriez jusqu\u2019en les replis de ma conscience la plus secrète.Vous sauriez dans quel défaut je donne d\u2019un front têtu et quelles sont mes qualités naturelles.Un livre qui nous éclaire sur nous-mêmes, voilà ce que nous donne Michelle Le Normand avec la Maison aux Phlox.Cher lecteur, je te recommande bien peu souvent une nouveauté avec autant d\u2019insistance.Cette fois, n\u2019attend pas deux mois.Fais moi confiance en t\u2019accordant tout de suite le plaisir de qualité que sera pour toi une prise de contact avec une observation fine et profonde de la vie, de la vie insaisissable de tous les jours.Clément MARCHAND.La Maison aux Phlox par Michelle Le Normand, un vol.de 216 pp.Prix: un dollar.En vente chez les bons libraires.senta aux membres du conseil général du Barreau.Me FAUTEUX Me Francis Fauteux, C.R., ba- tonnier du Barreau de Montréal, fut également trés ardent en faveur de la résolution Casgrain.Aprés une discussion animée, un vote à main levée ayant rejeté la requête, M.Casgrain et M.Fauteux revinrent à la charge.Ils déclarèrent qu\u2019il était irrégulier de procéder à l'adoption ou au rejet de cette résolution en votant de cette façon, ajoutant qu\u2019ils étaient convaincus que, si l\u2019on permettait aux membres du Conseil d'en faire une étude plus approfondie, ce projet serait approuvé.Un avocat éminent de Mont- JEUDI, 6 MARS 194 FUSION DES SOEURS GRISES DE NICOLET ET DE MONTREAL En vertu d\u2019un décret de la Sacrée Congrégation des Relgieux daté du 10 décembre 1940, les Soeurs Grises de Montréal et les Soeurs Grises de Nicolet \u2014 qui en avaient elles.mêmes fait la demande \u2014 formeront à l\u2019avenir un seul Institut.L'acte d\u2019union a été signé samedi ler mars 1941, à la Maison-Mère des Soeurs Grises de Montréal, par la Révérende Mère Evangéline Gallant et la Révérende Mère Marie.Anne Cayer, respectivement supérieures générales des deux communautés.La cérémonie s\u2019est déroulée dans la plus stricte intimité en présence de Son Excellence Mgr Ildebrando Antoniutti, délégué apostolique au Canada, de Nos Seigneurs Joseph Charbonneau et Albini Lafortune, et des membres de la Communauté.Une puriie de l\u2019exposition des collections Johan Beetz, Dr Sc.A.V, qui a été inaugurée au Musée de la Province.M.le docteur Bectz a étudié pendant près de dix ans avec M.le docteur T.-W.Turner, do Londres l'anatomie et l\u2019rnato-pathologie des animaux à fourrure.La vitrine de gauche montre un certain nombre de bocaux contenant des ocufs, des embryons et des foetus de renard et de vison.La vitrine de droite montre Ia perdrix blanche de la province de Québec ct so [ER rérime d\u2019ai:- sa, \u201cHITLER M'A DIT\u201d PAR HERMANN RAUSCHNING.EDITION COOPERATION, PARIS, FRANCE.\u201cDans cet ouvrage, Monsieur Rauschning (ancien chef national- EXCURSIONS JOLIETTE - $1.35 ST-GABRIEL $1.85 MOKTREAL- $2.25 MoniRolland $3.55 des Trois-ivières par train spécial Dimanche, 9 MARS Heure solaire Dep.Trois-Rivières 7.20 a.m.\u201c Louiseville 7.44 a.m.\u201c Berthierville 8.13 a.m.Arr.Joliette 9.30 a.m.\u201c St-Gabriel 10.25 a.m.\u201c Montréal 10.00 a.m.\u2018\u201c Mont Rolland 10.49 a.m.RETOUR par train spécial le méme soir.SKIEURS: Profitez de cette excursion pour visiter d\u2019autres régions de ski.Renseignements aux bureaux des billets du réal, Me W.Chipman, C.R., s\u2019opposa cependant à ce que cette manière de procéder fût adoptée et déclara que le Barreau devait prendre ses responsabilités à ce sujet.Du même avis que MM.les bâtonniers Casgrain et Fauteux, il ajouta également que le premier vote avait été irrégulier.On prit donc le vote par, écrit, avec.le résultat-ci-dessus, meritiônné.socialiste du gouvernement de Dantzing) nous raconte ce qu\u2019il a vu et entendu quand il était national-socialiste et confident d\u2019Hitler.L'auteur nous donne connaissance du plan, à lui exposé par le Fuhrer, concernant la préparation à la guerre et à la conquête du monde.HITLER M'A DIT, mérite d\u2019è- tre répandu, au même titre que MEIN KAMPF, qu'il dépasse en agrément de lecture.Que ce livre est passionnant à lire dans les heures ou l\u2019on attend que Hitler fixe l\u2019heure \u201cH\u201d ou la recule.Un volume de 320 pages, format bibliothèque.Prix du volume: $1.25.Librairie J.-A.Pony, Limitée, 554 est, rue Sainte-Catherine, Montréal.EXCURSION @ { Orod QUEBEC ) 00 Aller et retour TROIS-RIVIERES aussi de SHAWINIGAN FALLS $2.20 et Grand\u2019'Mére FIN-DE- SEMAINE © MARS Samedi: Dépt.Trois-Rivières, 3.10 am,, 9.55 am., 11.35 am, 3.10 pm., 6.45 p.m.Dimanche: 3.10 am., 11.35 am, (heure solaire).Trains correspondants de Shawinigan Falls et Grand\u2019Mère., des RETOUR.jusqu\u2019au .LUNDI soir.\u2018 on ma crpa\u2014\u2014\u2014 avr.Em re mn TE JEUDI, 6 MARS 1941 EE terre | Le Canada en guerre MORT AU DEVOIR re Le major, Sir Frederick Baning, grande personnalité de la profession médicale au Canada, vient de perdre la vie dans un accident d'aviation survenu sur jos côtes de Terre-Neuve.Le premier ministre du Canada en déplorant cette mort tragique du jeune savant, déclara aux Communes: \u201cSir Frederick avait offert ses services à son pays dès te début de la guerre.Il s'était occupé de l\u2019organisation d\u2019une division très importante de recherches médicales.Il s\u2019était consacré avec un groupe de collaborateurs à la solution des nouveaux problèmes relatifs à l'aviation, à Ja vitesse, à l\u2019altitude et aux basses températures auxquelles doivent résister les pilotes d\u2019appareils modernes.Ses: travaux avaient déjà acquis une valeur inestimable.\u201d Sir Frédérick, codécouvreur de l'insuline, était entré, il y a cinq ans au Conseil National des Recherches où il avait comme collègue le licutenant-général A.G.L.MeNaughton qui est maintenant commandant du corps canadien outre-mer.Le lieutenant-général McNaughton a fait parvenir à Ottawa mercredi 26 février un câblogramme de condoléances en exprimant ses regrets personnels et ceux du corps canadien.NOUVEAU COMMANDANT Le lieutenant-colonel J.-J.Chouinard, des Voltigeurs de Québec, a été nommé commandant du Régiment de la Chaudière.NOS INFIRMIÈRES Les candidates aux postes d'infirmières, diétetitiennes, assistantes en physiothérapie et infirmières auxiliaires, qui veulent faire partie des formations et unités de l'Armée active canadienne, devront a l\u2019avenir avoir au moins 25 ans pour être acceptées pour le service outre-mer.Des quelque 200 infirmières canadiennes qui sont actuellement en Grande- Bretagne, quelques-unes seulement s'y sont mariées.72 NOMS CANADIENS Le Service naval canadien vient d'approuver une liste de soixante- donze noms de villes et de baies canadiennes que porteront les 54 corvettes et les 18 dragueurs de mines en chaniier.Parmi les noms de villes réservés aux corvettes, signalons les suivants: Rimouski, Lévis, Chicoutimi, Sorel, Edmunston, N.B, Dauphin et LePas, Man, Matapédia, Arvida, Shawinigan, Chambly, Bouctouche, Pictou et Louisbourg, Quesnel, C.-B.Parmi les noms de baies que porteront les dragueurs de mines, on remarque ceux de Malpeque, Ungava, Outardes, Wasaga, Bellechasse, Miramichi, Chedabouctou, Chignectou, Nipigon et Quinte.ILS SONT PLUS Le ministre des Finances a récemment révélé que plus d'un million de Canadiens se sont engagés, jusqu'ici, à épargner régulièrement dans le but d\u2019aider à la poursuite de la guerre.94 localités canadiennes ont réussi à dépasser leur objectif après les trois premières semaines de la campagne de février.Onze de ces localités sont situées dans Québec, trente-sept dans l'Ontario, dix en Colombie-Britannique, sept en Alberta, treize en Saskatchewan, cinq au Nouveau-Bruns- wick et dix en Nouvelle-Ecosse.Les premières villes à atteindre leurs objectif dans la province de Québec sont Valleyfield, Arvida, Drummondville, Sorel, Sherbrooke, Magog, Rock-Island, Rouyn et Malartic.LES CHARS D'ASSAUT Le ministre des Munitions et des Approvisionnements vient d\u2019annoncer que si l'on n\u2019avait pas maintenu l\u2019heure avancée cet hiver dans les principales villes du centre du Canada, il y aurait cu une disette d\u2019énergie électrique au Canada.SUCRE Au cours des quatre semaines de janvier, les dix raffineries canadiennes ont produit 37.921,156 livres de sucre raffiné, diminution de 16,807,231 livres sur la même période en 1940.Les stocks de surce brut le 25 janvier s\u2019établissaient à 144,452,957 livres, en regard de 87,118,868 livres la date correspondante de l\u2019an dernier.Le Ta \u201cDepuis qu\u2019il a passé un mois au camp militaire, il n\u2019agit pas au- tement!\u201d \u2018 LE BIEN PUBLIC PAGE CINQ Un jeu d-nacreux a, MEET oe A fh TRE Pt 6 gr, Le colonel E.A.Deacon.directeur des services auxiliaires de I'Armée canadienne, (l\u2019active).Procurez-vous une jolie montre-bracelet ABSOLUMENT GRATIS en vondant 24 bouteilles de parfums à des prix modiques.Rien à débour- sor.PROMPTITUDE RECOMPENSEE.Tout vous sers fourni gratuitement en écrivant à HN SES A 6; LE PATRIOTISME et LA PRUDENCE vous dictent d\u2019épargner maintenant! Le Canada a un besoin pressant de vos économies pour l'achat de munitions et de matériel de guerre.Vous PRETEZ afin que le Canada puisse faire toute sa part pour remporter la victoire.C\u2019est là du PATRIOTISME.Vos économies vous seront rendues à la paix, et vous assureront la sécurité pendant la période de réajustement qui suivra la guerre.Vous épargnez en prévision de l'avenir.C\u2019est 12 de la PRUDENCE.THE SHAWINIGAN Water & Power Co.Achetez régulièrement DES CERTIFICATS D'EPARGNE DE GUERRE PAGE SIX Te iW =n BB ip # DE EA LE BIEN PUBLIC \u2026 Madame, Mademoiselle.et Monsieur -.Le Palais de Buckingham a tenu sa premiére parade de modes Tandis que chacun cherche à monopoliser le marché de l\u2019élégance au détriment de Paris, ville morte sans blessure, c\u2019est Lon- | qui règne .1- | qui régn extraordi- | grands couturiers qui prend l'ini- | dames manquant de l\u2019une comme dres, meurtrie mais rement vivante, tiative d'imposer le chic de ses femmes à l'Amérique du Sud.\u2014 Neuf mannequins anglais défilent devant Leurs \u2018Majestés avant de s'embarquer pour les républiques latines.x x x La mode, cette puissance \u2018\u201chumaine, trop humaine\u201d qui s'est toujours fichée de l'opinion des moralistes, se heurte aujourd\u2019hui à une autre puissance, celle-là in- uhmaine: la guerre.La mode devient un atout économique dans le jeu* de Mars.Pourquoi, ont pensé les nazis et les fascistes, ne pas transformer en obus et en canons les profits | réalisés par la coquetterie fémi- : nine ?Le gros Goering avait déjà été ébloui, en septembre dernier, par l'exposition des modes à Paris, qui eut lieu malgré l'occupation allemande.Chez Lelong, chez Molyneux, chez Paquin, chez Maggy Rouff, chez Lanvin, chez | Piquet et chez Balenciaga, les meilleurs clients étaient des offi- | ciers nazis, qui avaient apporté de Berlin les mesures de leurs épouses.Ils payaient d'ailleurs avec la monnaie de singe ayant cours là-bas.Et nul autre que le maréchal du Reich, Herman Goe- Ting, lui-même, se faisait réserver deux sièges au premier rang des défilés de modèles chez Molyneux, d\u2019où il lorgnait avec attention et la porteuse, et la toilette portée.Après quoi il s\u2019en retourna en Allemagne et décréta que désormais le centre mondial de la mode serait .a Vienne! La-dessus, la colonie allemande de Washington prit la décision de faire un peu de propagande.Elle langa, vers le 15 janvier dernier, la \u201csemaine des modes viennoises\u201d, afin de familiariser les exportateurs germaniques avec le chic a la manière de l\u2019Anshlus.ET L'ITALIE, ALORS ?Ah! Mais pas du tout, déclarèrent les Italiens, qui eux aussi y étaient allés de leurs petites emplettes à Paris l'automne dernier.Maintenant que nous avons été \u201cinspirés\u201d par la haute couture française, le centre mondial de la mode doit être en Italie.Nos \u201cInvincibles\u201d et nos \u201cTerribles\u201d doivent recevoir la juste récompense de leurs exploits en Afrique et en Grèce, en voyant leurs femmes vêtues comme les plus élégantes de l\u2019Europe.Rien de* plus aisé que de lancer un décret: décrétons donc que Turin remplacera désormais Paris comme capitale des grands faiseurs.NEW-YORK SE FACHE Malheureusement, du moins malheureusement pour l'Italie, les décrets fascistes ne sont pas acceptés aux Etats-Unis.Les nièces de 1'Oncle Sam décidèrent à leur tour de s'emparer de la couronne que Paris avait laissée tomber.Elles firéht ça à coûtait quinze dollars.| \u201cDisparue, la \u201cGlamour Girl\u201d : c'est maintenant Mille Vitamine \u201d expliquèrent les à de vieilles de l'autre.Et les demoiselles Vitamine se promenèrent au nez des visiteurs, dans des robes variant de $10.75 à S400, menant \u2018en laisse des chiens qui s\u2019harmonisaient avec leurs toilettes, et coiffées de chapeaux de verre dits de \u201cCendrillon\u201d ou de bonnets a la Charlotte Corday.Comme les cha- | peaux étaient plus nombreux que les costumes, les jeunes filles tenaient dans chaque main une té- te de mannequin de cire, surmontée d'une coiffure.Pour le bonnet de Charlotte Corday, quel | symbolisme inconscient ! PARIS, VILLE MORTE Cependant, malgré cet enthousiasme feint, les yeux de tous se tournaient vers Paris, vers l\u2019ancienne ville-lumière peut-être pas encore éteinte tout-à-fait.Mais le mois dernier, la lourde main nazie s'appesantit de nouveau sur la haute couture parisianne: la carte de rationnement, limitée à 150 points, a été mise en force même pour les vêtements féminins.Sauf chez les trente-cina créateurs de modes les plus célèbres, qui peuvent vendre toutes les robes dispendieuses qu\u2019ils peuvent, les petites maisons sont limitées aux cartes de rationnement.Une seule jupe de laine valant 50 points, on peut juger le genre de commerce qui se fait maintenant à Paris, jadis centre de l\u2019élégance.Le palais de Buckingham BP G 2 LONDRES' RELEVE LE FLAMBEAU Et comme toujours dans cette guerre, c'est Londres, ville bombardée mais vivante, qui relève le flambeau que Paris, ville étouffée par les Allemands sans trace de violence, ne peut plus tenir.Le 12 février dernier, la première exposition de modes qui fut jamais tenue dans le palais Buckingham eut lieu en présence de Leurs Majestés.Neuf mannequins défilèrent devant le roi et la reine, et montrérent trente-six toilettes admirables, qu\u2019ils doivent ensuite aller exhiber en Amérique du Sud, malgré le con- tre-blocus.Devant ces produits des couturiers anglais, la reine soupira : \u201cJe m'imagine comme ces robes m'iraient bien!\u201d Mais elles ne sont pas pour la souveraine.Tandis que celle-ci continuera son métier de reine, visitant les sinistrés et les blessés, les robes produites par la cité de Londres, iront prouver aux Sud-Américains que ni Berlin, ni Vienne, ni Turin, ni même New-York ne peuvent enlever le sceptre de l\u2019élégance à la Londonienne, qui en avait appris le secret de la Parisienne, du temps que Paris respirait encore .Et si les profits de la mode se changent en obus britanniques, ce ne sera \u2018tout de même pas pour l'américaine, avec des expositions \u201cpopulaires\u201d où-le moindre siège tuer des femmes à qui justement ses\u2018caprices sont destinés ! LES SOLDATS CANADIENS ET us A j C'était en 1757.L'Hôpital gé- ,néral des Soeurs Grises s'élevait \u2018sur la Pointe-à-Callières en dehors des fortifications de Montréal.Le trouvant exposé aux traitrises des Sauvages et aux escarmouches des éclaireurs, Mère d'Youville l'avait fait entourer d\u2019un mur d'enceinte en maçonnerie.C'était une sorte d\u2019oasis dans la plaine Sainte-Anne, entre les bosquets de la Pointe Saint-Charles et les remports de la ville.Oasis de paix et refuge aussi, car les soldats eurent tôt découvert que là se trouvait un havre de sûreté et y accouraient en cas de péril.Ce jour-là, Mère d\u2019Youville avait ouvert la porte de la salle à la douceur printanière et cousait une tente militaire.tandis que le clair soleil de mai.pénétrant à l\u2019intérieur, réchauffait ses pauvres doigts rhumatisants.Tout à coup un soldat traverse la cour en courant: à son air épouvanté.elle comprend qu'il est poursuivi.Vite.elle soulève la tente qu'elle est à assembler et l\u2019infortuné a juste le temps de s\u2019écraser à terre sous ces plis volumineux avant qu'un Sauvage brandissant ,un tomahawk apparaisse.Sans ;broncher, Mère d\u2019Youville indique à celui-ci une porte ouverte ;à dl\u2019extrémité de la pièce; l'Indien \u2018s\u2019y précipite croyant poursuivre | sa victime.Blotti près de Mère ; d'Youville.le soldat est sauvé.Elle qui avait deux fils, se sentait ,un coeur de mère pour ces jeunes braves garçons.Elle cachait les soldats dans les caveaux sous la chapelle où nulle perquisition ennemie ne pouvait les découvrir; elle leur faisait porter de la nourriture et, le moment propice venu, les enveloppait d\u2019une grande cape grise pour leur faire traverser les salles de l\u2019Hôpital et gagner leur liberté.Un jour, apprenant que les Sauvages alliés s\u2019apprêtaient à scalper un prisonnier anglais et à le brûler à petit feu suivant leur coutume, elle se rendit sur les lieux et leur nsv- deux cents livres pour sa rançon.Combien de soldats n'a-t-elle pas aidés et sauvés de la mort ! Quant à ceux qu'on lui amenait blessés à l'Hôpital général, elle les soignait avec une particulière tendresse et, lorsqu'ils étaient sans le sou, elle les aidait à trouver du travail.On voit par ses livres de comptes qu\u2019elle employait tous ceux qu\u2019il lui était possible d'utiliser.En 1757, elle en avait vingt-huit au service des pauvres.Oui, vraiment, Mére d\u2019Youville s\u2019est montrée toute maternelle pour les soldats.C\u2019est qu'auparavant elle avait senti des coeurs d\u2019enfantelets battre contre sa poitrine, elle avait gué- Ti d\u2019un doux baiser de minuseu- les bobos, elle avait apaisé de gros chagins d'enfants, en un mot, elle avait été maman.Ses pas pouvaient suivre le dur sentier de l\u2019abnégation et du sacrifice, [mais son coeur ne pouvait cesser d\u2019être un coeur de mère.C\u2019est ce qui lui a fait comprendre toutes les souffrances.Elle savait bien que la bravoure du soldat ne peut lempêcher de se sentir parfois terriblement seul .d'être sou- MERE D'YOUVILLE vent dégoûté de cette vie surexcitée des camps et qu'alors il peut en venir à oublier son âme.Certains jours, c\u2019est la pluie qui dégouline interminablement .c\u2019est la boue qui vous fait des pieds de plomb .c\u2019est la chaleur .c'est le froid .c'est, que sais-je?On crâne, on'blague, mais au fond on se sent très déprimé.C'est la guerre .Mère d'Youville a vécu sept ans de guerre, elle a pansé, sauvé, encouragé mille soldats.Elle a été la Mère des soldats.Pourquoi ne pas vous tourner vers elle à votre tour?Au moment du danger .dans la maladie .dans les angoisses morales .C\u2019était une Canadienne, vous êtes de son pays, vous avez droit à ses faveurs célestes.Priez-la donc.Parlez-lui comme à une mère, elle vous répondra sûrement.Et si elle vous obtient de Dieu quelque grande faveur, faites-le-nous savoir, car Rome attend des miracles pour la déclarer \u201csainte\u201d.Tél.401 Heures de bureau: 10 à 12 2 à 5 et 7 à 8 les lundi et mercredi soir.Spécialiste Pour les maladies des yeux oreilles.nez et gorge.Or BENOIT JACOB Ex-assistant à la clinique Naticnale Ophtalmologique des Quinze-Vingts, Paris.Ex-élève à l'hôpital Baucicault, Paris, ex-interne de l'hôpital Normand & Cross 126 rue Alexondre TROIS-RIVIERES ee Oh! plaise au Ciel qu\u2019II veuille se servir de nos soldats canadiens pour faire éclater la sainteté de cette compatriote du Pays lauren.tien: la Mère d'Youville, protectrice des soldats.Et vous, mères, épouses, soeurs de soldats qui tremblez pour leur vie, priez Mère d'Youville de les protéger et de vous les ramener.L\u2019IRRITABILITÉ EST LE CRI DE DÉTRESSE DE BEBE L'IRRITABILITE n'est pas naturelle.C'est un avertissement auquel vous devez prèter une aticntion immédiate, Lisez ce que fait Mme George Mitchell: \u201cQuand mon bébé est dérangé et irritable, je lui donne une ou deux Tablettes Baby's Own et il est vite soulagé et s\u2019endôrt profondément.\u201d Et ce que dit Mme Stewart MeEachern, de Palmerston, Ont.: \u2018Quand mon bébé semble être fiévreux ou irrité, je lui donne des Tablettes Baby's Own et il revient vite à son état normal.\u201d Elles apportent aussi un soulagement rapide dans les cas de diarrhée, coliques, dérangement d'estomac, creup léger, rhumes, constipation, troubles de la dentition et fièvre légère, Aucun opiat ou drogue stupéfiante.Certifcat d'analyse dans chaque boîte.Achetezen unc boîte aujourd'hui.25 cents.Votre argent remboursé si vous n'êtes pas satisfaite.pe IL NE POUVAIT DORMIR.QUE DANS SA CHAISE Mais aujourd\u2019hui, grâce à l'emploi du \u201cBRONKA- SEPTOL\u201d, nouveau remède contre la bronchite, il peut se reposer dans son lit toute la nuit sans aucun malaise.En effet le nouveau reme- de \u201c BRONKASEPTOL pris avec de l\u2019eau chaude, apporte un prompt soulagement dans toutes les affections des bronches, de la gorge et des poumons.Une dose prise au coucher facilite la respiration et procure un sommeil calme.LA \u2014 Pharmacie HOULE A votre service.Vis-a-vis le Bureau de Poste 1356, Notre-Dame, Tél.: 57.Trois-Rivières.*+*** Rue Du Fleuve.POUR TOUS vos COMBUSTIBLES APPELEZ PESEE AUTOMATIQUE LIVRAISON RAPIDE SERVICE IMPECCABLE CHARBONS - HUILES - BOIS Des milliers de clients satisfaits.Charbonnerie St-Laurent, Ltée Sucre rue Milota cpm 0 ppp ces JEUDI, 6 MARS 1941 LE BIEN PUBLIC e \u2019 ,.[Impressions d'un séjour de trente Jours à un camp d\u2019en- trainement dans la province (Suite) Lorsque vous avez pris possession de tout votre équipement et rassemblé les différents havresacs, votre premiére journée est que terminée.Après le souper, vous ne songez pas a sortir afin de visiter la ville environnante; votre seul désir est de faire la connaissance de votre lit le plus tôt possible.pres Les lumières sont éteintes à dix heures et quart, aussitôt que le clairon a sonné le \u201cLast Post\u201d.La première nuit paraît très courte, car à l'extérieur, l\u2019obscurité est encore épaisse quand le clairon sonne le réveil à six heures du matin Le premier lever au son du clairon crée une impression dont on se souvient longtemps.Les recrues se réveillent au son du clairon qui commence son refrain d\u2019une voix très douce et dont le volume augmente graduellement.Ils se demandent en eux-mêmes si c\u2019est bien le temps de se lever et, n'étant pas encore familiers avec les différents appels, ils espèrent que ce n\u2019est pas l'appel du réveil et qu\u2019ils pourront encore dormir un peu.Quelques instants après, les lumières sont allumées par un caporal.Les futurs soldats lèvent la tête pour regarder autour d\u2019eux afin de voir celui qui fera le premier mouvement.Après un moment d'hésitation générale, tous, à l'exception de quelques-uns plus paresseux que les autres, quit- tent leur lit.Ceux qui aiment fla- ner quelques minutes avant de se lever, peuvent le faire au com- | mencement, mais après trois jours au camp.le caporal fait la ronde aussitôt que le signal du réveil | est donné et voit lui-même à ce que les retardataires fassent comme leurs compagnons.S'ils ne montrent pas de bonne volonté, il inscrit leurs noms dans son car-, net ct après quelques offenses de ce genre ils sont forcés de faire des sessions supplémentaires de milice.Le caporal annonce alors aux recrues qu\u2019ils devront se raser tous les matins; car il est strictement défendu dans les camps d'entrainement de se faire la barbe le soir.1 , Certains ont apporté leur rasoir clectrique tandis que les autres se servent de leur \u201csafety\u201d.L'eau chaude est en abondance et du- Tant quelques minutes une grande activité règne dans la hutte, qui contient environ cinquante personnes, | Lorsque cette tâche est accomplie, il ne reste qu\u2019à se préparer pour le déjeûner qui est servi à sept heures moins quart.Au signal donné, encore au son du clairon, les membres de la hutte se divisent en trois rangs \u20ac prennent la direction de la cantine en marchant au son de gauche-droite-gauche\u2019 tandis que l'obscurité est si dense qu\u2019on peut à peine distinguer son voisin.On fait remarquer au lecteur que dans les camps d'entraînement, la journée est divisée en périodes et le signal de procéder d\u2019une pé- rlode à l'autre se fait toujours au moyen du clairon.Il y a un différent appel pour le réveil, les Tépas, le coucher, ete.Rendus au \u201cmess hall\u201d nos re- CTues apercoivent de longues Tangées de tables de différentes Brandeurs.Certaines peuvent accommoder douze personnes et d'autres sont suffisantes pour six.Le quartier-maître, qui voit à ce Que tout marche rondement divi- Se les recrues en groupes de dou- Near = \u2018 .; Pts \u2018N\u2019oublie pas de laisser notre cuisinier compter quelques points faciles!\u201d\u2019 joutant qu'ils devront occuper la même place pendant la durée de leur entrainement.Il n\u2019y a pas de servants de table, alors le problème est résolu de cette manière.Les deux qui sont assis à l\u2019extrémité de la table sont chargés d'\u2019aller prendre la nourriture au comptoir et servir leurs camarades.Si l\u2019un d\u2019eux manque de pain, beurre ou viande, ils sont contraints de retourner en chercher d'autre; aussi souvent qu\u2019ils jugeront raisonnable de la faire.Le quartier-maitre est la pour recevoir les plaintes de toutes sortes et juger si elles sont fondées ou non, et c\u2019est à lui de juger si quelqu\u2019un est trop exigeant ou trop gourmand.Les servants de table sont en devoir durant les trois repas de la première jour-! née, et le lendemain, les deux suivants héritent de la tâche, et ainsi de suite.La nourriture est satisfaisante.Comme partout ailleurs, la qualité de la nourriture ne laisse jamais à désirer, toutefois tout le monde comprend que les cuisiniers ont une si grande quantité de bouches à nourrir que bien souvent ils n'ont pas le temps de faire cuire la viande ou les patates comme ils le voudraient.Lorsque lc repas est terminé, les recrues se dirigent librement vers leur hutte respective.Nos militaires se préparent afin de commencer leur première journée de soldat.Ils sont avertis var leurs supérieurs qu'ils devront frotter leurs boutons de cui- Impressions d\u2019un séjour L T G2 vre et leurs chaussures tous les matins.Ils sont obligés aussi de laver leurs guêtres au moins deux fois par semaine.Toute enfreinte à ces instructions est passible de punition.Un officier fait la ronde tous les matins et demande s\u2019il y en a qui sont malades.Ceux qui ne se sentent pas bien, sont formés en un groupe et un officier les conduit à l'hôpital pour subir un examen par le médecin du camp.Si leur condition est sérieuse, ils sont admis à l'hôpital, sinon ils retournent à leur hutte et le ca- fy six personnes et désigne une le pour chaque groupe, en a- poral leur donne un.travail à faire à l\u2019intérieur pour la journée.Après quelque temps, plusieurs commencent à avoir des inspirations et un bon matin, alors qu\u2019il fait excessivement froid, il y en a environ 25 qui se déclarent malades.Rendus à l'hôpital, ils sont examinés par le médecin qui leur dit de retourner a leur hutte en ajoutant que leur condition n\u2019est pas assez sérieuse pour qu\u2019ils soient empéchés de sortir.Nos amis s\u2019en retournent un peu déçus mais à la fois contents d\u2019avoir pris part à une \u201csick parade\u201d tout en n\u2019étant pas malades.Le soir après souper, alors que l'incident était complètement oublié, Un message arrive du major à l\u2019effet que les 25 recrues qui ont tenté de trom- per l\u2019armée devront être punis en étant forcés de demeurer au camp toute la soirée et en plus en faisant deux heures supplémentaires d\u2019exercices de milice.Le lendemain matin, lorsque l'officier n'était malade.(A suivre.) Jean NARRIVE.LE BIEN PUBLIC Journal hebdomadaire publié le jeudi.par Les Editions du Bien Public, (Firme enregistrée) aux ateliers de l'Imprimerie du Bien Public.1563, rue Royale.Tél.640.Trcis-Riviéres, (Québec).ABONNEMENT 1 an: $2.6 mois: $1.- \u2014\u2014 Directeurs-propriétaires : \u2018Raymond DOUVILLE Clément MARCHAND EEE , | se présenta de nouveau, personne PAGE SEPT Saveur de Hollande distingue le GER de SU # PEUR Comme le Meilleur Genièvre au Monde.LE GIN DE HOLLANDE QUI SE VEHD LE PLUS DANS LA PROVINCE DE QUEBEC ET DANS LE MONDE ENTIER.a 10 onces, 26 onces, 40 onces, Distillé et embouteillé au Cansds fous ls surveillance directe de John de Koypes a pric dee deiimdcoped 91,05 $2.40 $3.45 MAISON FONDÉE EN L\u2019AN 1695 pase 2 Un hôtel économique RHR: 9 y > CHAMBRE SIMPLE SI SIN CENTRAL 5 $1.50 & $2.50 ax MODERNE 3.000 chambres 3951) A L'EPREUVE PDU dans 5 villes.FEU.OM a ES A PHOTOGRAPHE er PHOTOGRAVEUR kb 252 RuUz Des FORGES TROIS-RIVIÈRES.QUE.Le WINDSOR est un hôtel tranquille et bien fréquenté .C\u2019est pourquoi les dames et jeunes filles qui voyagent seules ne craignent pas d\u2019y descendre, car la classe des voyageurs qui se retirent à ce grand hôtel de la rue Peel est distinguée et paisible, le personnel de service \u2014 femmes de chambres et garçons de table \u2014 d'une irréprochable urbanité, et chaque chambre est à l'épreuve du bruit.Si vous tenez à vous reposer réellement, lorsque vous êles en voyage à Montréal, venez loger à Hôtel Mindsnr Rue Peel, près de la rue Ste-Catherine Face au Square DOMINION, Montréal Tél.PLateau 7181 PAGE HUIT LE BIEN PUBLIC re == JEUDI, 6 MARS 194] LE PAYS A MAINTENANT \"ECONOMIE DIRIGÉE, PARFAIT, PLUS D'UN MILLION ET DEMI D'EPARGNANTS DE POURVU QU'ELLE SOIT SAINE\u201d GUERRE REGULIERS Le Canada a maintenant au Telle est la conclusion de la causerie prononcée à la St-Jean- (moins 1,600,000 \u201cépargnants de Baptiste de Québec, par M.le docteur Hamel.\u2014 Régi- | guerre\u201d réguliers engagés pour me de.cupidité.\u2014 L'enseignement de Rome.\u2014 Un triste |la durée de la guerre, a déclaré tableau.hier soir ici Walter P.Zeller, président national de la campagne.\u201cAvant de se donner une éco- libéralisme économique\u201d.C'est ; Les rapports de comités dont les objectifs représentent ensemble 47 pour cent de l\u2019objectif national donnent un total de 988,619 engagements reçus jusqu'à présent.nomie dirigée, il faut I'assainir.!Léon XIII, dans \u201cRerum Nova- Quel travail gigantesque pour;rum\u201d et \u201cQuod Apostolici\u201d qui qui connaît la somme d'\u2019injusti- {offre au monde une charte capa- ces et de vols sur lesquels s\u2019est ; ble de prévenir les maux actuels.édifié à peu près tout notre régi- | C\u2019est Benoît XV, qui veut la pro- me économique! Ce régime doit |tection de l\u2019ouvrier contre \u201cles disparaître.A nous de décider nouvelles formes d'esclavage\u201d| pendant le mois de février, PLANTE Z D E LA S E M E N C E _ s'il doit mourir de mort violente nées du libéralisme économique.|612216 demandes de certificats sous les coups de nos frères exas- |C'\u2019est Pic XI, enfin, qui, dans|ont été reçues aux quartiers gé- C E RTI FIE E CANAD i E N N E pérés, ou être remplacé par un |\u201cQuadragesimo Anno\u201d, fait aulnéraux d'Ottawa, pour un total capitalisme sain, à forme corpo-,monde \u2018un reproche mérité par |de $9405,930 avec une moyenne rative, après des réformes péni-|quarante ans de désobéissance |de $15.00 par demande.NE semence excellente est la première condition d\u2019une excel- bles, vives ou radicales, sous la|aux admonitions paternelles de lente récolte, parce que sewle une bonne semence donne des direction d'hommes de coeur et: Rome\u201d, et qui tout le long de son L : os plantes vigoureuses et productives.; np SAS ; , .; a campagne continuera jus- de bon sens, imbus d\u2019un idéal su- |pontificat n\u2019a cessé de revenir qu\u2019au 8 mars, date à laquelle on Les Patates de Semence Certifiée du Canada sont les meilleures! En les employant, vous aurez des tubercules plus lisses, plus sains, blime, mais n\u2019oubliant jamais{sur ce sujet, invitant les ou-|, ; ei ; ; A ve * A LS , _ [s'attend à ce que les visites à do- plus uniformes et de meilleure qualité qu\u2019en employant une qu'ils habitent la terre.puissants égoïstes dénonsant a micile, qui forment les dernières semence ordinaire.C\u2019est ainsi que le docteur Phi-|malheurs du monde, stigmati.démarches de la LE se- Donc, cette année, visez à plus de qualité et de plus Bros rende- lippe Hamel a conclu, chez Ker-|sant \u201cla déchéance du pouvoir ront terminées Ji ar, contre es ment.Plantez des Patates de Semence Certifiée Canadiennes! hulu, a Québec, la causerie, inti-|devenu le docile instrument de travail de promo lon du Flan d'e- Ne manquez pas de faire un choix judicieux de la variété la mieux tulée: \u201cEconomie libre ou diri- {toutes les passions et de toutes pargnes sur les salaires continue- adaptée à votre localité.3 a : A ve ra sans interruption.gée ou ordonnée\u201d, qu\u2019il a pronon- {les ambitions des intérêts.\u201d ns P Pour tout renseignement, adressez-vous à l\u2019Inspecteur fédéral de cée devant les membres de la Plus de 189 localités ont dé votre région Division de a Protection des Plantes.Il vous enverra ociété St-Jean- iste.\\ } Joc >= a liste des distributeurs les plus rapprochés.Soc St-Jean-Baptist LE REVEIL SE DESSINE passé leur objectif, et des centai- p PP Après avoir rappelé la défini-| pio an nes d'autres en sont tout près et Exigez l'étiquettecertifeat sur | , tas : 1 tion de l\u2019économie dirigée don- Aujourd hui, tous les peuples l'atteindront certainement dans le INSPECTEUR POUR nant afn d'avoir les Porstes .pe commencent à honnir les idées !cours de la semaine prochaine PROVINCE DE QUÉBEC de Semence Certifée Cana nee par quelques auteurs d\u2019éco- du libéralisme économique.Dans : Inspecteur régional, Office de certification des diennes.Pour vous nomie politique, le docteur Ha- 1 \u201d \u20acco patates de semence, pure de Poste, Ste assurer, regar , ; pe .|leur adresse, ils demandent des ., e ocatière (P.Q.).dez bien l'étis mel dit qu\u2019en somme \u201cl'économie | emèdes: îls réclament pour l\u2019é- M.Zeller a dit qu\u2019on a deman- dirigée désigne simplement une \u2019 D dé aux collaborateurs de l\u2019épar- Service des Marchés meilleure recherche du bien re veulent ouvette direc gne dans tout le Canada de ter- MINISTERE FEDERAL DE : PrOLeC-l miner leurs visites le 8 mars, a-| |L'AGRICULTURE, OTTAWA eur des faibles frenant les abus fin que le champ soit libre pour Honorable James G.Gardiner, es puissants, survelllant, stimu-|,, campagne des\u2019 charités de Ministrelant la production, étudiant et cor- guerre qui commencera un peu pigeant jus prix.protgeant le plus tard dans le mois.Dans les Cotte modif tie 7 e a cas ou les visites n\u2019ont pu être callon dans Lallllude | terminées, les collaborateurs de Le conférencier rappelle ensui- , ; ; , de l'Etat on l\u2019a appelée, avec|,: .\u2019 , + 1* 2 , te que l\u2019économie d\u2019un pays non plus ou oins d\u2019à-propos: I'éco- épargne sont priés d'attendre en révolution est toujours diri-| pomie dirigée.jusqu\u2019au 6 avril, époque à laquel- Encouragez les Annonceurs gée .pour ou contre le bien de le la campagne pour les charités la collectivité.Depuis plus d\u2019un | \u201cLes puissants, une fois hon- }se terminera.Il n'y aura qu\u2019une d \u201cB1 P bli 9 siècle, dit-il, la vie économique a [nêtement servis, devraient être |seule exception: le travail en fa- u 1en u 1C été dirigée pour l'avantage d'une [contraints de mettre un frein a|veur du Plan d\u2019épargnes sur les minorité.Aujourd\u2019hui, le monde {leur cupidité.Empêcher un ci- salaires continuera.se heurte à l\u2019aboutissement de ce [toyen de tout accaparer ne limite régime néfaste et faux\u201d.Le mon- |pas sa liberté, mais protège cel- de a subi la cupidité des puis-|le des autres.Dans une société sants.Et le docteur Hamel ap-|bien ordonnée, tout doit tendre puie cette dernière observation jà fonctionner selon la justice et sur un texte de Pie XI, dans \u201cCa- {la charité, selon la volonté divi- commun, sous l\u2019égide de l\u2019Etat renonçant aux fausses doctrines libérales et socialistes.\u201d REGIME DE CUPIDITE ritate Christi\u201d.Cette vérité,|ne.La crise actuelle nous place LE ER os continue-t-il, \u2018combien dans no- jen présence d\u2019un amoncellement Ps tre prétendue élite veulent l\u2019ad- |de richesses, propriété d\u2019un petit re mettre, méme a l'heure présente |nombre, et d\u2019un dénuement pi- où les catastrophes s\u2019accumulent |toyable, lot de la majorité.Cela et en préparent de plus effroya-|ne peut sûrement pas être voulu bles\u201d ?par l'Etat Suprême?Le capitalisme en effet, n'a-t-il pas érigée D\u2019APRES LES PAPES l'usure en loi générale.S.Paul a dit que la cupidité était la sour- Le conférencier rappelle le|ce de tous les maux.La situation | travail des derniers papes, les pa- |contemporaine, lui donne pleine- pes sociaux qui se sont efforcés |ment Taison\u201d.Et le conférencier \u201cde réparer dans le monde le termina par la synthèse que nous mal de la Réforme et son fruit, le [citons au début.L\u2019AR AIGNEE D'OR CHOIX EXCLUSIFS DE CADEAUX PRATIQUES POUR TOUTES OCCASIONS Les produits de l\u2019artisanat domestique sont de plus en plus en vogue.Pour vous en convaincre vous n\u2019avez qu\u2019à venir visiter les comptoirs de L\u2019ARAIGNEE D'OR Même si vous n\u2019avez pas l\u2019intention d\u2019acheter, vous serez accueillis avec joie.Vous y verrez un assortiment des plus variés d\u2019objets et de tissus de fabrication domestique, fabriqués avec art et originalité.» \u2014 Toujours en magasin: LES FAMEUSES LAINES DU \u201cPINGOUIN\u201d.153, BOULEVARD LAVIOLETTE.pa \u2014 ; Trois-Rivières, Téléphone: 399.ye ° LE GRAND.RAIMU C'est un film réaliste qui prendra l'affiche samedi au Cinéma de Paris.Il s\u2019agit de ; \u201cDernière jeunesse\u201d, avec Raimu et Jacqueline Delubac, Pierre Brasseur ct une foule d'artistes du même calibre.\u201cDernière Jeunesse\u201d cest une étude psychologique très puissante à laquelle Raimu apporte toute la force de son talent remarquable.Nous étudions, avec Raimu, les ravages de la jalousie dans l\u2019âme d\u2019un homme sur la fin de sa vie et qui au hasard d'une rencontre trouve la femme désirée toute sa vie.Mais il est vieux; elle est jeune.L'éternel conflit se prépare, mais comment finira-t-il?L\u2019homme est riche et entend garder pour lui cet amour qui lui apporte une dernière mais nouvelle jeunesse.Heureusement la femme comprendra son rôle et restera auprès de lui pour toujours.C'est le drame intérieur du vieil homme qui se joue devant nos veux et il est inutile de dire que dans ce rôle Raimu atteint un autre sommet de sa magistrale carrière.Depuis des années Raimu désirait jouer un râle de ce genre.Il la enfin trouvé et l\u2019on sent qu\u2019il y apporte une flamme, un souci de vérité et de réalisme extraordinaires.Jacqueline Delubac se révèle très parfaite comédienne et Pierre Brasseur, à son habitude.cst parfaitement dans la note.Au même programme on verra \u201cBichon\u201d.une des plus spirituelles comédie du théâtre fran- cais portée à l\u2019écran par Fernand Rivers.Victor Boucher et Dolly Davis se partagent les honneurs de l'interprétation de cette farce qui fera passer deux bonnes heures de rire continuel.me re PAS DE PRIERES ALLEMANDES POUR LA VICTOIRE Catholiques et Protestants défient la Gestapo.Les prêtres catholiques, en Allemagne, refusent de prier pour une victoire nazie.Un évêque, le Comte Clemens August von Galen, a ordonné dans tout Munster la prière journalière suivante : \u201cDieu, accordez-nous la Paix ! Reine du Ciel, Priez pour nous!\u201d A Cologne les prêtres prient \u201cpour nos soldats\u201d; et dans leur prière ils citent Salnt-Conrad de Parzham, ce moine que le Pape Pie XI canonisa il y a six ans pour sa profonde humilité, comme pour comparer cet esprit à \u201cl\u2019or- queil racial des Nazis qui n\u2019est ni chrétien ni humain\u201d.Ils prient pour leurs fils qui combattent, ou pour la fin des hostilités, mais le Schwarze Korps, organe personnel d'Hitler, 3e plaint qu\u2019ils ne prient pas pour \u2018e but de la guerre.\u201cIls ne prient pas pour la victoire\u201d.Protestants aussi bien que Ca- \u2018holiques défient la Gestapo.Leur regard se tourne vers Sachsenhausen où, dans ie même camp de concentration le Révérend Père Rupert Mayer S.J., et le Pasteur Niemoller expriment la résistance a Adolf Hitler de milliers de Chrétiens.Il en résulte que le nombre de fidèles constituant l'auditoire dans les églises est plus grand qu\u2019il n\u2019a jamais été depuis vingt ans.Jusqu'à ce jour l\u2019on avait point rncore vu toutes les corporations de Chrétiens réunies au coeur d'une nation en guerre catégori- nuement refuser de prier pour la victoire.Dans la vie sociale, l\u2019essentiel est encore la stabilité de la famille, puisqu'elle suffit à conjurer la plus complète instabilité de la vie publique.Demolins.(\u201cToute tâche bonnêtement accomplie est ane) contribution & la victoire.\u201d \u201cPARTOUT OÙ JE VAIS .\u201d LE PREMIER MINISTRE DU CANADA, LE BIEN PUBLIC MORT DU PHARMACIEN HENRI LANOUETTE Il a succomé à une maladie de quelques jours.\u2014 Regrets.Nous avons le regret d\u2019annoncer la mort de M.Henri Lanouette, pharmacien bien connu aux Trois-Rivières et citoyen.très en vue de la cité du Cap- | de-la-Madeleine.M.Lanouette est décédé à l\u2019âge de 52 ans, après quelques jours de maladie seulement.Le défunt naquit le 11 novembre 1888.Il fit ses études au séminaire des Trois-Rivières et à l\u2019Université de Montréal, où il gradua bachelier en pharmacie.Il a été membre du Conseil de l'Association Pharmaceutique cet président du Conseil des Ansiens de l\u2019école de pharmacie.Il épousa en 1913 Mlle Rosa de Grandmont du Cap-de-la-Made- leine.Après avoir pratiqué sa profession durant une vingtaine d'années à Montréal, il vint s\u2019établir au Cap-de-la-Madeleine.Il dirigeait la Pharmacie Lanouette de notre ville, depuis une dizaine d\u2019années.Il laisse pour pleurer sa perte outre son épouse, 3 fils et 2 files: Germaine et Marthe; trois frères Jos, trésorier de la Cité du Cap- de-la-Madeleine, Arthur, pharmacien a Montréal et Georges du Cap-de-la-Madeleine; une soeur née Marie, en religion Soeur Marie de Bethléem des RR.SS.de FUNERAILLES DE M.Le 19 février, eurent lieu les funérailles de M.J.-Faïda Camirand, ex-maire du village Ste- Angèle de Laval, fondateur et gérant de la Caisse populaire, l\u2019un des citoyens les plus en vue de la région.Un grand nombre de parents et d'amis, ainsi qu\u2019un nombreux clergé, sont venus rendre au défunt et à la famille un témoignage de leur estime et de leur sympathie.La levée du corps fut faite par M.le chan.Jos.Désilets, supérieur du séminaire des Trois-Ri- vières.Le service fut chanté par M.l\u2019abbé Henri Moreau, direc- leur spirituel du séminaire des \u2018Trois-Rivières et filleul du dé- mr rer re PAGE NEUF funt.Il était assisté de MM.les abbés F.-X.St-Arnaud et Chs Bergeron, du Séminaire.Les messes, aux autels latéraux, furent dites par M.l\u2019abbé Jos.-E- douard Camirand, fils du défunt, et Ovide Levasseur, tous deux du séminaire des Trois-Rivières, LE CELEBRE ONGUENT AFRICAIN Pour détruire les Cors et verrues.25¢ la boîte, avec une chanson du Jour de I'An.Pour gens assez ages.F.- X.MOREAU St-Jérome, Comté de Terrebonne.Prévenez-la\u2014cassez-la avec la nouvelle ponce au miel 134 oz.Melchers 1 cuiletée à dessert de mie! \\ Saupoudrez de muscade 3 cz, d'eau très chaude 1% tranche de citron l\u2019Assomption de Nicoletfamille.Nos sympathies sincères à la] de guerre.EVRIER est le mois consacré à l\u2019épargne de guerre.On demande à tous les Canadiens\u2014hommes, femmes et enfants\u2014de mettre de côté chaque semaine une somme déterminée pour aider le Canada à poursuivre son oeuvre Chaque famille canadienne doit prendre l\u2019engagement d\u2019épargner et de faire des sacrifices, sans toutefois se priver du nécessaire.L'argent que vous prêtez maintenant, Nous savons un voyageur qui traverse le Canada plusieurs fois par année, Il se rencontre et cause avec des centaines de gens de tout rang.LL \u201cPlus je connais de monde,\u201d dit-il, \u201cplus je me rends compte que dans l\u2019ensemble les gens sont aimables et serviables.Ce sont de braves gens.\u201cMais pour leur courtoisie qui ne se dément pas et leur serviabilité je don- #., nerais la palme aux employés du télé.à phone.Je n\u2019en ai pas encore trouvé vers qui je ne me tournerais pas en toute confiance dans des circonstances graves.Ils semblent toujours placer la courtoisie au premier rang.Cette phrase de \u2018la voix au sourire\u2019 est une pratiquo constante chez eux\u2014non une simple hrase.\u201d \u2026 P Voilà des paroles qu\u2019il fait plaisir d\u2019entendre.es nous incitent à nous efforcer davantage de mériter de telles louanges, singu- ; jes lièrement lors- On Hors Sow que le service téléphonique est aussi vital pour lepays en guerre.vous serez bien aise de le retrouver plus tard.Accueillez avec bienveillance votre voisin \u2014 auxiliaire bénévole \u2014 lorsqu\u2019il se présentera chez vous.Achetez des CERTIFICATS D\u2019ÉPARGNE DE GUERRE régulièrement \u2018 Annonce publiée sous les auspices de la WABASSO COTTON CO.LID.x Trois-Rivières, Qué. PAGE DIX \u2014 L'histoire vivante LE DEUXIEME CENTENAIRE DU PREMIER MAGAZINE AMERICAIN Malgré que Benjemin Franklin ait exprimé l'intention de fonder le premier ouvrage de ce genre, la publication d'un autre magazine s\u2019est effectuée trois jours plus tôt et lui fit perdre l\u2019enviable distinction d\u2019avoir été le père du magazine américain.C\u2019est à Philadelphie que se: fondait, il y a deux cents ans, le premier magazine américain et c\u2019est précisément le 13 février 1741 que se produisit cet événement important.Aujourd'hui, le nombre de ce genre de revues illustrées s\u2019élève à plus de 6,000 aux Etats-Unis.Ces publications, ces \u201couvrages périodiques qui traitent de sujets très divers\u201d constituent l\u2019une des plus importantes parts de l\u2019industrie d\u2019impression et publication en ce pays.A l'exception du journal, l\u2019Amérique n\u2019a pas eu de moyen plus effectif et plus puissant pour façonner, pour former l\u2019esprit et les moeurs de la nation durant tout le cours de la période de formation de notre république.En effet, on a pu procurer, grâce à lui, des divertissements utiles et des connaissances pratiques à des millions de personnes.Il s\u2019est toujours fait le véhicule des opinions, des idées et des doctrines que l\u2019on voulait faire accepter par le public.Durant plusieurs mois avant la révolution américaine de 1776, des pages entières du Royal American Magazine de Isaiah Thomas, constituaient un appel pressant à l'action et aux armes et l\u2019on sait quel en fut le résultat.La croisade contre l\u2019esclavage, laquelle aboutit à la guerre civile, commença avec les premiers articles de certains magazines qui combattaient le fleau et ce dès vers l\u2019année 1830.Mais le magazine se fit le défenseur même de la prohibition.Il soutint la lutte pour la cause de la tempérance durant une période soit jusqu\u2019à qui dura un siècle, l'amendement à la constitution | de l\u2019année 1920, lequel demeura len vigueur pendant quatoze ans.La génèse du magazine américain est plutôt courte et facile à relater.Quelques mois avant la publication du sien, Benjamin Franklin, homme aux multiples initiatives, conçut le projet de fonder un magazine tel qu'il en existait en Angleterre, mais il fut devancé par un autre publiciste.Voici comment cela s\u2019est produit: Franklin commit l\u2019imprudence de faire part de son dessein à un ami \u201cintime\u201d, à un imprimeur indiscret et avide de gains.Celui-ci, espérant faire plus d'argent en trahissant la noble ambition de Franklin, alla trouver un autre publiciste, Andrew Bradford, et il le mit au courant du magazine que Franklin s\u2019apprétait à publier.Les publicistes rivaux travaillérent à qui mieux mieux afin de faire paraître leur publication illustrée la première.Le périodique \u201cThe American Magazine or À Monthly View of the Political State of the British Colonies\u201d parut le 13 janvier, trois jours avant celui de Benjamin Franklin et qui s'intitulait: \u201cThe General Magazine for all the British Plantations in America\u201d.Le premier ne dura que trois mois; celui de Franklin fut publié pendant six mois.| Aujourd\u2019hui ces deux magazines n\u2019offrent qu\u2019un intérêt historique.De plus, celui de Bradford est difificile à lire aujourd'hui et il n\u2019est pas intéressant.Celui de Franklin n\u2019est guère plus inté- Tessant avec sa reproduction de sermons, de passage d'Ovide et de pièces de vers.Mais voilà les jorigines du magazine américain.eN-TETES DE LETTRES, CARTES D'AFFAIRES, CARTES DE VISITE, FAIRE-PART, ETC.\u2014 LE BIEN PUBLIC NOUVEAUX TIMBRES HISTORIQUES JEUDI, 6 MARS 194] Faure ro LE ny mao ||| Pour vos N SUCCESSIONS TESTAMENTS, CONTRATS, ETC | CONSULTEZ pepe ||| Alphonse Lamy Lr tH TH 2 PETS Qu NOTAIRE Pour préparer le Troisième Centenaire de Montréal.La Société Saint-Jean Baptiste de Montréal vient de commencer, à travers le Canada et les Etats- Unis, par l'entremise de sa filiale l\u2019'Agency Duvernay, sion de ses timbres historiques.Les timbres historiques de la Société depuis 1939, mettent sous sattachent étroitement à la fonda- \u2018ion de Montréal, dont le troisième centenaire sera fêté l\u2019an prochain.Cette année, les papillons de la Société rappellent le souvenir de Lambert Closse que Laure Conan 3 fait revivre dans l'Oublié, de Madame de Bullion, la bienfaitrice inconnue de l\u2019'Hôtel-Dieu de Montréal, et la célébration de la première messe dite à Ville-Ma-' rie.Un mot de celui de Madame de Bullion.Angélique Faure, fille de Guichard Faure, secrétaire du roi, évousa à l\u2019âge de dix-neuf ans, Claude de Bullion, seigneur de, Bonnelles, baron de Maule, seiller d\u2019Etat et surintendant des finances de France.Quand le ré- vêrend Père Charles Rapine, pro |vernay, incorporée, vincial des Récollets, lui présenta Jeanne Mance, au cours de incorporée, | dévotion; discrètement, mais avec la diffusion de la huitième émis- |une générosité royale, elle sous- nos yeux des personnages qui se jl'Hôtel-Dieu à Ville-Marie, la de Montréal devait à celle qui con- [d\u2019un timbre commémoratif.| Dépositaire du gretfe an notaire L.P.Mercler, l'hiver de 1641, Madame de Bullion était veuve depuis un mois.Son immense richesse ne l'avait cependant pas détournée de la 159 rue Alexandre Trois-Rivières Bureau du soir, le vendredi de 7 à 8 heures crivait à la plupart des oeuvres Tél.Bureou: 35, de charité de son temps.: J | Pour aider à la fondation de elle \u2014 \u2018donna, à diverses occasions, plus de cent mille livres; somme considérable pour l'époque où le pouvoir d\u2019achat d\u2019une livre, soit vingt sous, valait certainement le dollar d\u2019aujourd\u2019hui.J.-E.Guillet Trudel & Guillet J.-A.Trudel, Sans les grandes largesses de Madame de Bullion, la fondation Notaires de Ville-Marie aurait-elle été Xx x x possible?C\u2019est à se le demander! Née en 1593, Madame de Bullion mourut en 1662, après avoir Tépandu une bienfaisante pluie d\u2019or sur la colonie naissante de Ville-Marie.Argent à prêter.Règlements de faillites et de successions.Examens de | titres.Difficultés commerciales.Collection, La Société Sainte-Jean-Baptis- etc.x x x Bureau 306 Alexandre Tél.: 491.T.-Rivières.fut connue sous le nom de la bienfaitrice inconnue l\u2019hommage Pour plus amples renseignements, s'adresser à l'Agence Du- au numéro 1182 de la rue Saint-Laurent, à .Montréal.| LA ENCOURAGEZ les ANNONCEURS LAURENTIENNE Compagnie de façon impartiale C'est soutenir efficacement le journal qui vous renseigne plète sur toutes les questions d'actualité de chaque semaine .d'Assurance-Vie ROLAND PAILLE Gérant de District et com- 1408, rue Hart, Tél: 4055 dITENd N3id \"P Trois-Rivières.== Ernest-L.Denoncourt ARCHITECTE 1891, RUE ROYALE Téléphone 963.1563, rue Royale, travail.garantissons la ' Une spécialité de L'Imprimerie du Bien Public Demandez nos prix pour ce genre de lls sont trés bas et nous impeccable de nos impressions.TELEPHONE : Trois-Riviéres.qualité et l'apparence 640.TRAVAILLONS! 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MM.Guy Vanier, CR; L.-À.Fréchette, notaire, président de la Société Saint- Jean-Baptiste de Montréal, Arthur Tremblay et Lionel Leroux, notaire.D'après le rapport officiel du service de la comptabilité, commenté par M.Henri Ouimet, sous- directeur de la Société nationale de Fiducie, agent administrateur de la Caisse, l'actif de $13,929,- 163.71 accuse une augmentation de $521,973.89 sur celui de l\u2019an- néc précédente; il était alors de $13,407,189.82.Le capital du Fonds de Pension, qui était de $9,119,993.44 le 31 décembre 1939, est passé à $9,351,- 967.58, soit $241,974.14 de plus.L'accroissement des réserves a été de $196,944.43; elles étaient de $3,235,092.04; elles sont maintenant de $3,432,036.47.La Caisse de Remboursement, qui date de 1903, vient d\u2019atteindre son premier million: son capital est en effet de $1,014,678.71 contre $941,768.46 le 31 décembre 1939, soit une augmentation de $72,909.25.M.Beaupré a rappelé que ces deux corporations, désireuses d'assurer une protection de plus ! limentaire.Un autre fait notable du dernier exercice de la Caisse nationale d'économie, c\u2019est le retour à la planche de salut de la rente viagère, que l\u2019on considère de plus en plus comme un placement | de tout repos.Aussi a-t-on enre- j gistré plus de nouveaux membres et plus de remises en vigueur d'anciennes polices, moins de déchéances et moins de polices ac- \u2018 quittées.La Caisse nationale d\u2019économie distribuera cette année la somme de $628,392.26, soit $28,250.45 de \u2018plus qu'en 1940.Cette vingt- troisième distribution annuelle sera faite à la mi-juin et à la mi- juillet.En bénéficieront 49,919 rentiers, soit 1,318 de plus qu\u2019à la \u2018dernière distribution.La plupart de ces rentiers résident dans le Québec: on en compte aussi dans les groupements français des autres provinces du Canada et des Etats-Unis ainsi qu\u2019en Europe.| La Caisse possède un Comité \u2018de surveillance composé de douze de ses sociétaires.Son président est M.A.-P.Frigon.En sont membres: Mes Eugène Simard et C.-E.Bruchési, avocats; Me L.- \u2018A.Rousseau, notaire; MM.Ed- \u2018gar Charbonneau, À.Duranceau, J.-P.Labarre, Jean Valiquette; L.-A.Picard, Henri Robitaille, J.-M.-R.Longtin et P.-E.Rouillier.ANNEE FAVORABLE DE MELCHERS Les bénéfices ont augmenté en dépit d\u2019une hausse considérable des impôts.\u2014 Le fonds de roulement s\u2019est accru.\u2014 Les perspectives de 1941 sont prometteuses.L\u2019état financier de la Melchers Distilleries Limited pour l'exercice terminé le 31 décembre 1940 indique une augmentation des bénéfices et du fonds de roulement.Les bénéfices d'exploitation accusent un accroissement prononce sur ceux de 1939; ils se sont traduits par $167,159 comparativement à $117,080.Malgré une provision beaucoup plus forte pour l'impôt sur le revenu, soit $60,000 au lieu de $20,400, le bénéfice net s\u2019est chiffré à $85,869 comparé a $77,086, une fois déduite la dépréciation.Le bénéfice net de 1940 est l\u2019équivalent de 68 cents pour chacune des 125,000 actions privilégiées émises de $10 au pair, comparativement à un peu moins de 62 cents l\u2019action l'exercice précé- dent.Le fonds de roulement, qui était déjà considérable, s\u2019est ren- forci davantage.Ies disponibilités sont passées de $769,436 à $897,592 et les exigibilités, de $182,299 à $251,067; celles-ci comprennent la provision beaucoup plus élevée pour l'impôt sur le revenu.En conséquence le capital d\u2019exploitation est monté de $587,137 a $646,525.\u2014 J.H.René de Cotret, C.G.A.Henri Ferron, C.À.Roland Nobert, C.A.René de Cotret, Ferron & Cie Auditeurs et Syndics Comptables Licenciés.137, rue Alexandre Trois-Rivières LE BIEN PUBLIC LES PREVOYANTS DU CANADA Fonds de Pension en progrès constants.Le placement en viager gagne constamment la faveur du public.En 1940, il a été souscrit 8783 rentes contre 5930 en 1939, représentant une augmentation de 48.11%.La prime de première année a été perçue en entier sur 82284 rentes, soit sur 943%.La perception des primes montre aussi une fort belle augmentation.Elle est passée de $506,- 182.00 a $592,928.00 ou 171% d\u2019augmentation.Le total de I'Actif du Fonds de Pension s\u2019établit à $8,354,798,75.C\u2019est son plus haut sommet.Les Réserves ont toutes des accroissements substantiels.La Réserve Générale est montée à $2,409,- 891.63 et la Réserve Spéciale à $297,929.33, tandis que le capital même du Fonds de Pension est de $5,578,683.10.Le premier juin, 45,329 pensions ont été payées a 24,162 rentiers qui ont recu la somme de $624,650.42.Voila des statistiques éloquentes.Les Prévoyants du Canada sont heureux d\u2019en faire part a leurs clients et amis.L'argent circule plus abondant qu\u2019en temps ordinaire, les probabilités sont que cette circulation va augmenter beaucoup.Il ne faudrait pas imiter la cigale et se trouver dépourvu lorsque la bise sera venue.Les temps devraient être à l\u2019économie.Ceux qui ont la sagesse de se faire des réserves, s\u2019en trouveront bien un jour ou l'autre quoiqu\u2019il arrive.Même aux époques troublées comme celle que nous traversons, la meilleure attitude à prendre est celle de faire de son mieux comme de coutume, en se confiant à la Providence pour le reste.Les Prévoyants du Canada peuvent vous aider à pratiquer une saine économie.Leurs rentes offrent des garanties exceptionnellement sûres, parce qu\u2019elles sont incessibles et insaisissables.Elles donnent un rendement des plus attrayant.Les personnes ayant des disponibilités trouveraient aussi leur profit à payer d\u2019avance les primes d\u2019un certain nombre de rentes pour eux ou pour leurs enfants.De cette façon, elles éviteraient une partie des impôts qui menacent de devenir plus élevés.Cette Société se spécialise en tous genres de rentes viagères.Ses techniciens comme tous ses services sont à la disposition de la clientèle, pour lui faire bénéficier des meilleures rentes aux meilleures conditions possibles.Le Bureau de Direction est composé de: MM.Louis S.St- Laurent, C.R., I'Honorable Lucien Moraud, C.R., J.A.Grenier, Yves Montreuil, N.P., J.Louis Morency, J.Aimé Déry, Cyrille Vaillancourt, Directeurs; M.Antoni Lesage est le Gérant Général.photo ou un cliché en une et plusieurs couleurs, ayez recoursaupersonneld'élite de PHOTO NATIONALE IEE La CU I OLR EL EL TACT a PAGE ONZE Quarante-deuxième rapport annuel Caisse Nationale d'Economie Bilan au 31 décombre 1940 ACTIF En colase ef en banque PLACEMENTS: Obligations: Deminion du Canada et Provinces.Cités, Villes, Municipalités, Paroisses, Commiscaires d'Ecoles (province de Québec) Oeuvres et Fabriques, Syndics de Paroisses.Prêts hypothécaires: Aux Fabriques patrolssicles el aux Corporations 52,448.27 290,367.05 3.978.610.39 4,185.18 515,143.18 4,827313.00 pr 808.492.48 Aux Particuliers\u2014jusqu'à concurrence de 60% de l'évaluation municipale .rarsereenesserenss 3,909,708.10 Achats à réméré 834,140.21 9,979,662.59 $,152,340.79 Immoubles acquis oté 6 \\moubles a pour proliger créances 2,722455.13 143,272.32 41,646.69 $12,939.485.00 Intérêls accrus, dus et payés Tout autre actif PASSIF CAPITAL: Pi ère p \u201c9,157,974.67 D période 193,99291 RÉSERVES-Prerière période: Solde de rentes dû aux sociétaires mes 9,351,967.58 903,618.05 218,043.07 661.345.57 Certificats famili OUX \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026emennnenmeensnnnennn RÉSERVES\u2014Deuxième période: Réserves atalulaires: Rentes diflérées garanties - Uniques - Pensions - A 5 - Annuilés dues - 1,783,006.69 1,092,158 38 ,97 33,972.07 | 1,126,131.45 $22,898.33 SUEPlUS .\u2026\u2026\u2026ccecemercamenversasenrsvanesmsenssavssemessnsmapresmanes - Dé by 3432036 47 101,729.26 $3,751.69 312829485 00 préciation des | Contributions payées par anticipation wee Tout autre passif .\u2026\u2026\u2026\u2026ourcssensensacanesnçenestenmn \u2014 Trente-bultidme rappert annuel CAISSE DE REMBOURSEMENT Bilan au 31 décembre 1940, ACTIF En calsse 61 on DONQUE \u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026msesseremmesmmennns PLACEMENTS: Obligations: Dominion du Canada et Provinces \u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026reme Cités, Villes, Municipalités, Paroisses.Commissaires d'Ecoles (province de Québec] Oeuvres et Fabriques, Syndics de Paroisses .Prêts hypoibécaires .\u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026emmennen ame 44,587.32 759.291.44 79.926.85 £63,805.61 97,647.50 981,453.13 9216.28 13,360.06 $1,014,678.71 =\u2014= Intérêts accrus et pOyÉS \u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026\u2026emmcsencenmens Tout autre GCtif noces PASSIF RESERVE ET SURPLUS: Fonds de garantie: Rentes ordinalres .e Rentes diliérées garonties \u2026 SURPLUS\u2014Fonds contingent: Rontes ordinaires \u2026\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026 Rentos dillérées garanties - 760,644 85 41,591.19 810,236.04 201,395.45 3,047.22 204.44267 $1,014678.71 Contresigné pour les adminialratours: Le Président: V.E.Beaupré, AAS.Le Sectétaire: Aimé Parent.CERTIFICAT DES VÉRIFICATEURS avons vérifié | tabilité, les documents, pièces justificatives, valeurs el prêts hypothécaires, 2 Prous ove Terminé Te 1 décembre J940, ei, après avoir oblenu tous les renseignements demandés, nous certiions que les bilons ci-haul représentent la situation bnancidre de la Caisse Nationale d'Economie et de Ja Caisse de Remboursement, telle que relevée d'après les livres.Les véribcateurs: Victor Pelletier, CP A Montréal, lo 19 février 1941.Joseph Lavoie, C.P.A.Encourager nos an- Nonceurs, C'est soure- En:ouragez votre iournal local pir efficacement votre journal local LES PREVOYANTS DU CANADA \"FONDS DE PENSION\u201d 3lième Rapport Annuel L'accumulation aux divers postes est la suivante : $5,578,683.10 i F de Pension.Capital du Fonds de Pension '209 891.63 Réserve Générale .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026eccrsereserss Réserve Spéciale sur placements.297,929.33 l| Cotisations anticipées er 63,151.14 Réserve fonds contingent.enn 3,503.55 ll Réserve pour rentes non réclamées.; 1,640.00 $8,354,798.75 Cet actif est représenté par des valeurs en portefeuille dont voici la répartition par catégories : Especes en Banque et en dépét.$ 232,453.80 Provinces .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ccsrercacsccrerenercaneenees 202,815.45 Commissions Scolaires 650,953.10 Corporations Municipales 1,736,346.64 Fabriques et Syndics 507,103.29 Institutions ou Communautés 228,282.69 Utilités Publiques et Oblig.Diverses \u2026 2,055,361.37 Actions Préférentielles et ordinaires.812,267.78 Prêts Hypothécaires .\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.1,331,324.15 Intérêts et annuités dus et accrus .136.066.81 Immeubles et loyers .\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.0.453,091.24 Frais imputables à l\u2019exercice 1941.8,732.43 $8,354,798.75 Le 31 décembre 1940.\u2014_\u2014_\u2014_\u2014_\u2014 \u2014 JEUDI, 6 MARS 194] LE BIEN PUBLIC PAGE DOUZE aa Probablement la méme chose que désirent | tous les acheteurs économes: \u201cPouvoir acheter le plus possible\u201d \u201cPour le moins possible.\u201d Croyez-le ou non \u2014 vous aurez votre désir sous peu.Vendredi matin le 7 mars sera une journée chanceuse pour tous les citoyens de la Mauricie.En effet, il y aura bientôt 53 ans que nous sommes au service du public \u2014 un record enviable, n'est-ce pas?MEMES CETTE ANNEE, LES AUBAINES N'AURONT UN TEL RECORD N'A CEPENDANT ETE POSSIBLE QU \u2018AVEC L'ENCOURAGEMENT DE NOTRE NOMBREUSE CLIENTELE.C'EST EN RECONNAISSANCE DE CE TEMOIGNAGE DE CONFIANCE DE VOTRE PART QUE NOUS ORGANISONS CHAQUE ANNEE A PAREILLE DATE UNE VENTE QUI EST TOUJOURS ATTENDUE DE TOUS AVEC LA PLUS VIVE ANXIETE À CAUSE DE SES NOMBREUX AVANTAGES.VOUS DIREZ PEUT- ETRE, LES CIRCONSTANCES N'ETANT PAS LES PAS LA MEME VALEUR.Erreur madame, grave erreur.NOUS AVONS REDOUBLE D\u2018EFFORTS ET APRES PLUS D'UN MOIS D'ORGANISATION NOUS SOMMES EN POSITION DE VOUS OFFRIR DES VALEURS D'AUTANT PLUS EXTRAORDINAIRES A DES PRIX INCROYABLES MAIS POURTANT BIEN VRAIS.Il y a plus \u2014 Vous pouvez gagner gratuitement Un des magnifiques prix suivants: Un refrigerateur 1 laveuse Crosley Connor 1 complet Lombardi Progress Brand Un paletot Et pour dames 1 manteau de printemps ou un costume tailleur Nous vous donnons rendez-vous pour vendredi matin J.L.Fortin prés.ames.FORTIN Limiteée NE J.A.Laperriére, sec.-trés.(53e ANNIVERSAIRE EE "]
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