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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
jeudi 10 juillet 1941
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1941-07-10, Collections de BAnQ.

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[" \u2014\u2014 33e ANNEE \u2014 N° 27 Les chances de l\u2019Empire Le rêve longtemps caressé d'une guerre germano-russe est aujourd'hui une réalité.Ces deux grandes armées se sont engagées dans une lutte a finir.L'un des deux funestes dictateurs sautera, et celui qui aura fait sauter l\u2019autre en mourra probablement.Pendant ce temps, les insulaires.des Iles Britanniques respirent.| La menace allemande a pris un autre chemin.Un commentateur de la radio américaine disait l\u2019autre jour qu'une pareille chance ne se présenterait pas deux fois pour les Anglais.Sans doute les Britanniques ne perdent pas leur temps.Les bombardements répétés qu'ils font subir à la côte française ne laissent-ils pas prévoir une invasion de la France par les armées impériales.Ce serait le temps plus que jamais de tenter une telle invasion, pendant que les Allemands, oprès s'être de toute évidence joué un mouvais tour, en ont pleins les bras devant les forts modernes de la fameuse ligne Staline.Une telle invasion de la France aurait pour effet de diviser les forces allemandes, de créer à ces dernières deux fronts d'une égale importance et bien distincts.| L'état-major britannique n\u2019est pas sans savoir que l\u2018espoir repose dans la dispersion de la force allemande.Partout où cette dernière, portée sur un seul front, peut se concentrer sur un seul objectif, elle a de grandes chances d\u2018enfoncer toute résistance, fat-ce celle de dix millions de soldats russes.L'\u2019occupation de l'Islande, île stratégique située à 600 milles au nord de l'Ecosse, par d'importantes troupes américaines ne laissent-elles pas présager une invasion à brève échéance de la côte française.Un tel geste posé par les Britanniques devra tôt ou tard se produire.Le temps est mieux choisi que jamais.Cela redonnerait du courage a tous les pays qui gémissent présentement sous la botte allemande.3 LES TROIS-RIVIERES, JEUDI, 10 JUILLET 1941.__OPGANE DU RÉvriL TRIFLUVIEN.> 5 sous la copie \u20ac Notre Ecole Technique et le service d\u2019aide à la jeunesse Invitation renouvelée à ceux qui se sont déjà inscrits.\u2014 Ouverture prochaine de nouveaux cours.\u2014 Avantages de l'entraînement industriel.Les cours spéciaux d'entraine- ment industriel donnés à l\u2019Ecole Technique des Trois-Rivières sous les auspices du Service de l\u2019Aide à la Jeunesse, ont été agencés de façon à faciliter l'admission d\u2019un plus grand nombre de stagiaires.Il y a quelques mois, dû à des conditions particulières et au manque d\u2019espace, les cadres d'admission étaient forcément restreints; nombreux sont ceux qui s'inscrivirent à ces cours, mais ne purent être admis.Il n\u2019y avait, cependant, pas faute de la part du directeur et de son personnel, ceux-ci ayant tout mis en branle pour admettre le plus grand nombre de postulants possibles.NOUVEAUX COURS Les cours réguliers de l'Ecole Technique étant terminés, de LE PREMIER CARACTERE du roman canadien SERAPHIN POUDRIER, L\u2019AVARE CLASSIQUE L y a huit ans, quand parut|que Claude-Henri Grignon ve- sous le signe du totem, la [nait de créer le premier person- première édition d'\u201cUn|nage visible du roman canadien.homme et son péché\u201d, j\u2019écrivis|Jamais un romancier de chez IVAN DMITRI, as de la photographie en couleurs.a dirigé un groupe d\u2019enthousiastes de la camera au parc national Jasper, Alberta, venant de diverses parties du Canada et des Etats-Unis.Ils ont trouvé les beautés naturelles de Jasper admirables et des milliers de photos furent prises.Voici M.Dmitri avec Kay Krauss, de Brooklyn, N.-Y., dégustant de la crème glacée à Jasper, au cours d\u2019une chaude journée.Les Trifluviens se rappellent qu\u2019il y a une couple d'années Ivan Dmitri a fait-un séjour en Mauricie.Par Clément MARCHAND nous n\u2019avait encore habillé de chair une ossature intellectuelle.Je notai la puissante homogénéité de l\u2019oeuvre, mais je m'en pris parfois à sa vraisemblance, à sa plausibilité.Je trouvais quelque exagération dans le péché de Séraphin Poudrier.J'avais vingt ans et je ne pensais pas qu'on pût être si égal à soi-même, et pendant toute une vie, dans la voie de la grâce comme dans celle du péché.Il me semblait que l\u2019auteur, ayant bien en main son sujet, avait voulu se hausser de la peinture à la caricature, en accumulant des faits incroyables sur la tête de Séraphin.J'y voyais surtout une illustration de l\u2019ava- Tice, accomplie de main de mai- tre, mais ne correspondant à aucune réalité palpable.Depuis, j'ai quelque peu vécu et, avec mes vingt ans, s\u2019en sont allées quelques-unes de mes illusions les plus romantiques.Instruit de l'observation, je ne suis plus prêt à absoudre l\u2019humanité.Je suis bien loin de croire en la court passage m\u2019a révélé que les humains, s\u2019ils connaissent les nobles passions grandissantes, sont aussi travaillés en dedans par des vices suprémement impérieux.L\u2019attrait.du mal est plus fort que celui du bien, et quiconque y cède risque d\u2019y connaître (Suite à la page 4.) bonté naturelle des hommes.Un un accomplissement prodigieux.qui entendent se spécialiser en travaux de guerre ou de mécani- ci permettra à l\u2019école d'absorber | que, ils sont aussi invités à s\u2019ins- un fort plus grand nombre d\u2019é- |crire.lèves.S'il se trouve, parmi ceux |.qui ne furent pas admis aux cours d'il y a quelques mois, des jeunes gens et des hommes qui désireraient encore se prévaloir des avantages qu'offre le Service de l\u2019Aide à la Jeunesse, ils sont cordialement invités à faire revivre leur demande d\u2019inscription, soit en se présentant à l'Ecole Technique de Trois-Rivières, soit en écrivant au Service de l'Aide à la Jeunesse, 35 ouest, rue No- tre-Dame, à Montréal.D'autre part, s\u2019il en est d\u2019autres nouveaux cours d\u2019entrainement industriel ouvriront sous peu.Ce- AVANTAGES La demande pour une main- d'oeuvre semi-qualifiée s'accroît de jour en jour.Les perspectives d'avenir, pour ceux qui se préparent au travail d'atelier de mécanique, sont plus que jamais brillantes.Il y a là, pour une foule de nos hommes l'occasion de se créer d'excellentes situation et de s'assurer de substantiels revenus.Tout en gagnant leur vie et (Suite à la page 16) Vue magnifique de Moscou, eapitale de la Russie soviétique.Située presque au centre du pays, la ville de Moscou, surnommée par les paysans \u201cla petite mère\u201d, occupe les deux rives de la Muskova et toutes les grandes artères de la capitale russe aboutissent au Kremlin que l\u2019on.aperçoit à l\u2019arrière-plan.Un des plus grands centres industriels de l\u2019Union soviétique.Moscou est l\u2019objectif principal de la grande offensive allemande.: PAGE DEUX mmm Led | Le Canada en guerre ma Nos bérêts noirs en Angleterre La première brigade canadienne de chars d\u2019assaut est arrivée en Grande-Bretagne.Ily a six mois, il n\u2019était pas question de cette noucvlle unité, elle n'était même pas au programme de l'Armée.Lorsque le ministre de la Défense nationale M.Ralston se, rendit en Angleterre, l'hiver dernier, il câbla au Canada Ia proposition de former une brigade de chars d'assaut.On commençait alors l'organisation d'une division blindée.Le Canada se mit à l'oeuvre cel mena de front les deux projets.La nouvelle unité fut mobilisée en temps record, ct reçut son instruction initiale.Les soldats canadiens portant le bérêt noir caractéristique de leur unité sont maintenant rendus outre-mer où les a précédés leur commandant, le brigadier F.F.Worthington.Ils com- plèteront sur place leur entraînement, Les cadets de la Marine La surveillance et l'instruction de tous les corps de cadets de la Marine, qui relevaient jusqu\u2019ici des autorités militaires, viennent d'être confiés aux autorités navales.L'inspection sera faite désormais par un officier de la Marine royale canadienne au lieu d'un officier de l'Armée.Les corps de cadets scronl sous l'autorité des commandants des divisions navales, au lieu des commandants des districts militaires.L'instrue- tion à suivre sera exclusivement navale.Les certificats émis jusqu'ici par les autorités militaires seront reconnus par les autorités navales.Toute collectivité qui voudrait établir un nouveau corps de cadets doit en faire la demande aux autorités navales à Ottawa avant le ler aout de chaque année.On peut obtenir les formules nécessaires aux quartiers généraux divisionnaires de la Réserve des volontaires de la Marine royale LE BIEN PUBLIC canadienne.Il y a actuellement 24 corps de cadets de la Marine au Canada.Les garçons y sont admis à partir de 12 ans et peuvent y rester jusqu\u2019à l'âge de 18 ans.La visite des camps Le \u201cJour de l'Armée\u201d a remporté un tel succès qu\u2019on a décidé d'organiser d'autres journées du même genre sous l'autorité des districts militaires.94,000 personnes ont visité les camps et casernes du Canada.Et il faut tenir compte que, dans le district de Montréal, il y eut continuellement des orages tandis que dans d'autres districts une chaleur excessive à éloigné les visiteurs des établissements militaires, C'était pour le public la première ogca- sion de voir le personnel de l\u2019Armée à l\u2019exercice.Cette occasion a fait naître un plus vif intérêt à l\u2019égard de ceux dont le sacrifice assurera la survivance de la liberté au Canada.Les femmes dans l'Armée L'Armée canadienne enrôlera d'ici six mois de deux à trois mille femmes pour leur confier \u2014\u2014M.Frank Knox a Montréal q i 3 J oR Jr + (Photo LPS» M.Frank KNOX, secrétaire de la marine américaine, a rendu visite à Montréal ct il a adressé la parole, 2533 au Forum, en faveur de l'Emprunt de la victoire.Auparavant il avait tenu à rendre visite à Son nneur le hire Adhémar Raynault, à l'hôtel de ville.On voit, on haut, M.Knox signant le Livre d'Or la cité de tes au Ritz-Carlton; en bas, remarque d gauche, M.A.E.Goyette, leader du conseil municipal.ontréal, avec A ses côtés le maire de Montréal; au centre M.Knox cause avec les journa- M.Knox donne une vigoureuse poignée de main à M.Raynault.On camps et centres d'instruction, o- JEUDI, 10 JUILLET 1941 I > a 2 Ca LENE IRN ON RS LINCEN DIE #53: va F RY NY MESURE oh, 4) 23 Ne prenez pas de liberté avce le feu, Reposez vous sur la TITE-LAP du soin de protéger vos domiciles, églises, écoles, bâtiments industriels et de fecme, remises À voitures, patinoires, farages, etc.Facile à poser, attrayante, elle A > ajoute des centaines de dollars à la valeur de vos bâtisses pour un déboursé très modéré.Lg toiture ct le lambris métalliques TITE-LAP Geol) résistent au vent, à la pluie et au fen, Dis- 4 \\ ponible duns la célèbre marque \u201cCouncil ; 8 Standard\u201d avec garantie de 25 ans aussi bien que dana ln marque Superior jauges 28 et 26, en feuilles de 6, 7, 8,9 et 10 pieds de longueur, % Demundez notre circulaire illustrée TL ou envoyez les dimensions du faite et des che.$ vrons afin de recevoir uno estimation gratuite.- .= EET CLÔTURE GEM LELEC] RISE a Ae d'encos etic ace Yon ee minus.Demandes § ditculalre cr \"1335 ave.Deforimier: cie PET : des fonctions actuellement oceu- pées par des soldats, ce qui permettra de verser ceux-ci dans des formations actives pour le service outre-mer.Un corps auxiliaire des femmes s\u2019appellera le \u201cService canadien des femmes (Armée)\u201d.Les femmes scront employées surtout comme chauffeurs de véhicules légers, de transport, cuisinières dans les hôpitaux ct dans les\u2019 mess, commis, dactylos, sténogarphes dans les rn MÉLANGÉ ET EMUOUTEILLÉ AU CANADA 13 or.$1.40 - 25 oz.$2.60 - 40 oz.$4.15 g pératrices de téléphone ct messagères, aides dans les cantines, magasinières.Les femmes qui feront partie de ce service devront s'enrôler à peu près aux mêmes conditions que les soldats, subir un examen médical et porter un uniforme.Elles recevront une, solde légèrement inférieure à celle des soldats et basée sur l'échelle de salaire du service civil.Elles pourront obtenir de l\u2019avancement jusqu'au grade d'officier.Comme pour le service militaire, les recrues féminines se- | ront choisies d'après une inscription effectuée par le ministère des Services nationaux de guerre.Ry A Rt x (AA ofl DISTILLE ET MELANGE EN LCOSSL 26 or.$3.15 40 ox.$4.70 Deux ministres en Angleterre Deux ministres du cabinet fédéral sont actuellement -en Angleterre, les honorables C.G.Power, ministre de l'Air, et Ian Mackenzie, ministre des Pensions et de la Santé.Ce dernier a remis aux mains de M.Winston Churchill, le célèbre flambeau de la Victoire qui voyagea par tout le Canada, récemment, à l\u2019occasion de l'Emprunt de la Victoire 1941.Tous deux ont traversé l\u2019Atlantique en avion.L'hiver dernier, deux autres ministres canadiens se rendaient en Angleterre, les honorables J.L.Ralston, ministre de la Défense nationale et C .D.Howe, ministre des Munitions et des Approvisionnements.Tous deux ont fait la traversée en paquebot; le navire à bord duquel voyageait M.Howe fut, on le sait torpillé.a A .= +2 ; i 5 pa DISTILLE ET EMOOUTEILLE AU CANADA 25 ox.$2.30 - 40 ox.$3.50 7 BOUTEILLES 25 OZ.BOUTEILLES 40 OZ $2.30 $3.50 DISTILLÉ ET EMBOUTEILLÉ AU CANADA OCS OCS + OO Ç 0 OO 520 RYE WHISKIES EMBOUTEILLÉ EN ENTREPÔT AU CANADA > A U | & N L E Carby's Old\u201410 oz, $1.03 « 25 or.$0.50 - 40 oz.$300 FE.oA * Spl Sol, 12201 \u2014 13 02, $135 - 25 az.$245 - 40 02, ASS oust tur OMario pros Blewry, Monte al CORBY DISTILLERIES LIMIT car _\u2014»* PE AL EE Lo [ JEUDI, 10 JUILLET 1941 \u2018AU CANADA Cette Semaine L'appel aux armes, lancé à tous les jeunes gens de la province par les autorités civiles, militaires et religieuses, forme lc centre d'attraction des nouvelles canadiennes de Ja semaine.Les jeunes du Québec ont été invités à prendre leur place aux côtés de la jeunesse des autres provinces et cet appel ne fut pas fait en vain.Le Cardinal-Archevéuue de Québec fut le premier à se faire entendre dans ce sens, puis le premier ministre, l\u2019hon.A.Godbout s'est fait l'interprète du gouvernement pour inciter tes jeunes à prendre les armes dans les cadres de l'armée active.Les maires de toutes les municipalités ont fait entendre la voix des autorités militaires en proclamant à la manière des anciens, sur la place publique, l'ordre du jour, correspondant aux besoins de l'armée, La province de Québec, dès le début des hostilités, a appuyé l'effort de guerre du pays.Et au- jourd'hui que, de nouveau, certains extrémistes tentent de soulever l'idée de la conscription, le Québec maintient ses positions quant à cette dangereuse théorie.Son attitude se modèle sur ces actes et sa réponse sur cette question peut se lire dans ses sa- erifices.Depuis ln chûte de la France, nous avons mieux connu les forces du mal.Depuis Vichy nous savons les horreurs de la dissension et de la trahison, C'est pourquoi le Québec voudra éviter l'un et l'autre de ces malheurs en appuyant un gouvernement vesponsable et modéré.Pour nous, l'enjeu de cette guerre est la conservation de nos libertés religieuses, politiques cet économiques: ce même enjeu que depuis des siècles nous conservons à prix sans limite.x x x Le Québec connaît depuis le début de l'été les ennuis de la perte de certaines libertés, confisquées à Ia suite de la nouvelle loi des liqueurs.Dans le but avoué de \u201cpromouvoir la tempé- tance\u201d, on a établi un contrôle sur In vente et la consommation des bières et liqueurs alcooliques dans un sens des plus déroutants.Ainsi les restaurants qui ne ven- talent jusqu'ici que du vin ot de la bière, offrent maintenant & leurs clients tous les cocktails et toutes les boissons fortes.Alors que dans les endroits réguliers de cette consommation, on ne peut que rarement se faire servir comme auparavant: \u201cC\u2019est contre la loi .de tempérance\u201d, L'application de la nouvelle loi n\u2019affecte sérieusement non pas uue le résident des villes et des villages, mais surtout le touriste qui vient des Etats-Unis ct de l'Ontario, comme en terre de liberté.On ne parvient plus à comprendre l\u2019exacte portée de cette nouvelle législation qui s\u2019amuse à faire des distinctions ot classifications ridicules, alors que par ailleurs elle élargit les dispositions antérieures quant à la vente ct à la consommation boissons.Peut-être, cette loi n'a-t-elle été imposée que pour donner une idée à la population de la tracasserie et de l'arbitraire que nous aurions à subir, si un jour nous tombions sous la botte totalitaire.Alors, non seulement le boire, mais le manger, le travail, le sommeil, la vie seraient aux mains des dictateurs qui feraient de tous ce qu'ils veulent, Ceux qui aiment à vivre leur vie, se- |lon leurs goûts et moyens, peuvent bien considérer cet exemple de ce que pourrait devenir {notre vie conquise et soumise à un camp de concentration d'envergure nationale.x x des x Québec s\u2019est placé à la tête du pays, au cours des derniers dix jours par Ia production du pre- .mier tank de croisière et du premier canon de 25 livres.Ces deux premiers outillages sont sortis, le premier de Montréal, et le second de Sorel, des mains de Canadiens français.Ces armes les plus diverses que le Canada fournit et fournira en grandes quantités serviront à mâter le démon de l'Europe ct à I'empécher de prendre pied sur notre continent.En temps de paix, ces usines con- tinucront à produire pour notre propre armée et pour l'organisation de notre vie industrielle ct économique.Le Canada aura alors une importance qu\u2019il n\u2019a jamais connue et les hommes seront de plus en plus nécessaires à son succès ot à ses travaux.Aujourd\u2019hui, comme en ces temps, il faudra nous garder de ces visionnaires ct déments qui cherchent, au milieu des troubles qu\u2019ils suscitent, à remplacer une saine économic par des rêves ct des utopies qui ménent aux pires cu- tastrophes, quand ce n'est Ms a la révolution.: Les bases d\u2019une paix juste Allocutions et lettros de S.S.Pie XII Le trône de saint Pierre demeure, dans cette période bouleversée que nous traversons, la seule chaire de l'univers d'où une Parole de raison et de justice puisse se faire entendre à toutes les nations de la terre.Sa Sainteté Pie XII en' profite Pour rappeler au monde, à chaque occasion favorable, les grands Principes qui doivent régler les rapports des peuples entre eux.C'est ainsi qu\u2019il prononçait à Noël 1940 sa remarquable allocution sur les bases d'une paix juste et durable.Ces cinq points ont Été repris ct acceptés par plu- Sleurs Etats.Le texte même de parvenu au Canada.L'Ecole Soeiale Populaire a cu la bonne fortune de se le procurer ct elle le public dans sa bréthure de juin avec deux autres allocutions ct deux lettres importantes du Souverain Pontife.Tous ceux qui s'intéressent à la pensée de Rome voudront se procurer cetet brochure de 32 pages.le se vend 15 sous l\u2019exemplaire, à \u201cl'Action paroissiale\u201d, 4260, rue de Bordeaux, Montréal.ce discours ne nous était pas) LE BIEN PUBLIC \u2018Le proces de l\u2019Education Moderne Waller Lippmann, \u201ccolumnist\u201d réputé des grands journaux de New-York, a donné ,au club Phi Bêta Kappa de l'Université de Pensylvanie une conférence sur l'éducation.LI n\u2019a pas hésité à exposer la faillite flagrante de l\u2019éducation moderne aux Etats-U- nis.La thèse était audacieuse : \u201cDepuis cinquante ans, ceux qui sont responsables de l'éducation dans ce pays ont progressivement écarté du programme des études la culture occidentale.\u201d Notre éducation refuse d'admettre qu\u2019il soit nécessaire, utile ou désirable de transmettre de génération en génération les études classiques et l\u2019enseignement de la religion.Nos écoles ct nos collèges ont envoyé dans le monde des hommes qui ne comprennent plus la société dans laquelle ils doivent vivre.Notre système d'éducation est destiné à détruire notre civilisation occidentale; en fait, il la détruit déjà.Plut-t que de songer à étendre les facilités de notre éducation ou à réformer les cours d'étures ou l'administration, nous devons reconsidérer le but et l\u2019objet même du système.Les démocraties émancipées du dix-neuvième siècle ont poussé à l\u2019éducalion universelle et cocrcitive.\u201cRien de mieux, disait Thomas Jefferson, pour la préservation de la liberté et du bonheur\u201d.En réalité, les générations sorties de ces écoles n\u2019ont pas abandonné leurs libertés ou n\u2019ont pas su les défendre.Non, les écoles n\u2019ont pas donné ce qu'on attendait d'elles.Les dipl-més de nos écoles sont les auteurs de la catastrophe que subit notre civilisation.Ceux qui sont responsables de notre éducation doivent répondre des résultats ., .Inulile de jeter la cause sur les hommes d'affaires, les politiciens, les démagogues, les avocats, les généraux .noy Écoles les ont formés el ont même formé les éducateurs.Ils ont eu de l\u2019argent \u2014 beaucoup d'argent \u2014 de belles maisons ,de gros emplois, et le peuple croyait que l'école était le fondement de Ia démocratie.Si les résultats sont mauvais \u2014 et ils le sont incontestablement qui d\u2019entre nous peut en rejeter la responsabilité?A chacun d'examiner sa conscience ct de réexaminer sa philosophie?Et puisque nous rejetons la culture SALAZAR, DOCTEUR D'OXFORD L'Université d\u2019Oxford vient de conférer au grand homme d'Etat portugais, Salazar, le titre de docteur \u201chonoris causa\u201d.Voici un extrait du discours prononcé à cette occasion par le représentant d'Oxford, M.Thomas Farrant Higham: \u201cL'Université se complait en ce jour à imposer ses insignes de doctorat à un homme qui excelle dans l'action autant que dans Ia doctrine.Nul n'ignore qu'il a non seulement disserté dans ses cours avec la plus fine subtilité sur les finances et sur l\u2019économie mais que, appelé à gérer le trésor de l\u2019Etat, Îl a apporté la même subtilité dans l\u2019administration publique.Il a publié en outre des discours d\u2019une ferme orientation théorique et pratique ct, réalisant ce qu'il avait enseigné, il a introduit la morale dans Ia vie publique portugaise par l\u2019exemple de son travail opiniâtre et par les lois qu\u2019il a promulguées.Il a assuré sans cesse et confirmé, avec \u2019assentiment général de la Nation, qu\u2019un bon chef doit former l'esprit des citoyens ct consolider l'Etat par de sérieuses études et de saines doctrines.\u201cEn prenant le portefeuille des Affaires Etrangères, il s\u2019y est tout autant signalé parce qu\u2019instruit par l'étude et par l'expérience, il a bien vu qu\u2019il est impossible à un Etat de prospérer sans paix, sans foi et sans liberté de commerce avec les autres peuples.! D'où l\u2019ulilité de maintenir et de | fortifier les vieilles relations avec les vieux amis et d\u2019en créer d'autres avec les nouveaux, Et il s'en est tenu si fidèlement à ce propos qu'il parait suivre les traces de ceux qui jetèrent les splendides fondements de I'Empire Portugais.Car, de même que ceux-là recherchèrent toujours le chemin de 1a paix et un sens plus humain de la vie, et qui plus est encore, observèrent toujours le vrai culte de Dieu, celui-ci semble montrer aux autres nations classique et l'enscignement de Ia religion, il nous est difficile de trouver ce que l'éducation moderne enscigne.Elle exclut de son programme les études nécessaires de la tradition religicuse de l\u2019Occident et abandonne l\u2019étude classique des grands travaux des grands hommes.\u201d PAGE TROIS Le \"Reader's Digest\u2019 et l\u2019effort de guerre D'après u nrapport de la Reader's Digest Association, le public canadien a bénéficié de la jolie somme de $54,012.80, du 23 novembre 1940 au 31 mai de cette année, par suite des ventes de ce magazine.Cette nouvelle cest \u2019autant plus importante si l'on considère que les éditeurs de cette publication ne retirent aucun profit de leurs ventes au Canada, lesquelles ventes sont maintenues dans l'unique but d'exprimer leur sympathie à l'Empire Britannique pour son héroïque effort de guerre.Il ne faut pas oublier de mentionner que 15% des remises faites par les abonnés à Reader's Digest vont directement au gouvernement canadien pour l'achat d'avions de combat \u201cHurricane\u201d destinés à la Royal Canadian Air Force.Afin de donner l'avantage au public canadien de se procurer Reaider's Digest au même prix qu'aux EtatsyUnis (soit .25c la copie) cette association absorbe tous les frais d'importation.Le \u201cMaclean\u2019s Magazine\u201d ct les Quintuplettes Dans sa livraison du 15 juillet porchain (numéro qui sera en vente probablement le H! du courant) cette revue publie un article qui intéressera un grand nombre de lecteurs.Cot article, écrit par Frederick Edwards, est intitulé \u201cThe Quint Question\u201d, et se rapporte au programme radio- {phonique qui fut irradiè de Callander, et au cours duquel les jumelles Dionne refusèrent de parler anglais.L'auteur alla enqué- ter Macl.ean's à Callander et parla à Oliva Dionne ninsi qu'à son gérant d'affaires et aux infirmières.Il revint avec des rensvigne- ments qui ne manqueront pas d'intéresser les Canadiens-Fran- çais, comment on obtient le bonheur Vrai et durable du Peuple.Par conséquent, afin que notre Université décerne à un Universitaire le plus grand honneur qu\u2019elle puisse conférer, je vous présenle un hommo éminent en toute sorte de gloire, Antonio de Oliveira Salazar, Premier Ministre de la République Portugaise, pour qu'il soit admis \u201chonoris causa\u201d au grade de Docteur en Droit Civil\u201d, Notre point\u2019 de vue Existe-t-il un \u201cMonsieur Compagnie\u201d?pra Cy RR AE eX \u2014Non, qui comme THE WABASSO COTTON COMPANY LIMITED TROIS-RIVIERES, CANADA e Troisième d\u2019une série de vingt-quatre annonces publi es ici chaque jeudi.compagnie ne pas un particulier, rnais un groupe de particuliers, ceux placent leur travail.Ce groupe donne un nom à sa compagnie afin de s'identifier lui-même pour raisons d'affaires.car le nom d'une représente leur argent ceux qui fournissent PAGE QUATRE Séraphin.(Suite de la page 1) C'est que le vice ne connait pas de juste milieu.Il oscille toujours entre les extrêmes de la malice et de l'ingéniosité.Le génie du mal me paraît beaucoup plus travailleur que celui du bien en ce qu'il n\u2019accorde aucun répit à celui qui en est possédé, le poussant sans cesse à se dépasser.Comme le génie du mal est forcé à une vie se- crête, il travaille en profondeur et ne perd rien en surface.En relisant donc, après huit ans, le fameux roman de Claude-Hen- ri Grignon, je me suis trouvé tout autre en face de Séraphin.Il m\u2019a semblé retrouver une vieille connaissance.Il avait perdu pour moi son caractère d\u2019abstraction, pour recouvrer à mes yeux une véritable présence corporelle.x x XX Il m'a été donné de rencontrer des avares qui sont gens puissamment retranchés derrière le froid calcul et qui ont assez d\u2019esprit de suite et de puissance pour passer toute une vie en contemplation devant le dieu Argent, sans jamais s\u2019en lasser, ne füût-ce que pour la seconde où l'âme s'ouvrirait à une soudaine et brève perspective de la générosité.A cause de la grisaille qui l\u2019entoure, l'avarice est le plus triste de tous les vices.Il consume sa victime dans un ascétisme inhumain.Il le condamne à une unité \u2014_\u2014\u2014\u2014 Avez-vous remarqué comme Séraphin Poudrier ne se dément jamais.Il est toujours égal à lui- même, et c'est bien là l\u2019un des traits les plus apparents du personnage.Et je ne vois rien d\u2019une psychologie plus fidèle à la nature des faits.L'avarice est un vice de longue haleine.Le sensuel ef- frené s\u2019assouvit et connaît ensuite des absences de passion qui lui permettent de se refaire.Point de ces répits pour l\u2019avare.Pour lui chaque minute est précieuse et le temps le presse.Sa passion l\u2019assujettit à la tâche, le tyrannise, lui supprime la détente.Elle lui présente le lendemain comme un parachévement de l\u2019aujour- d\u2019hui et, malgré les merveilleuses réussites et les protestations de bonne volonté, elle fait de toutes les heures de la vie un tissu de reproches.Séraphin ne dort pas, il dort à peine et que d\u2019un oeil et d'une oreille, attentif à sa passion, car il entrevoit dans la nuit des splendeurs insoupçonnées de ce pauvre Alexis.Et de plus n\u2019est-il pas sage de poursuivre un lent travail auditif, d'analyser les moindres bruits dans la nuit, rapport au faux-cté ?Autre trait de l\u2019avare: l'unité rigoureuse de son esprit.Quon n'a jamais vu une tête folle ouvrir un bureau d'usurier.L'avare pense toujours de la même façon.Il possède une forte cuirasse sans point faible.Il est partout et en tout d\u2019une dureté égale envers lui-même et envers les autres.S'il se découvrait un défaut dans pluvieuse des aspirations et des sentiments.Ce qui répugne dans l'avare, c\u2019est qu'il est tourné en ennemi contre sa chair.Grignon a bien saisi ce trait essentiel de l'avarice et il nous montre un Séraphin ramassé sur lui-même et se nourrissant de sa fièvre.Je crois que l\u2019avarice (mesquinerie, lésine, usure, amour du lucre) se recrute surtout à la campagne, bien que la ville en offre parfois, sur un plan encore plus exécrable, de superbes exemples., Ce fut toujours le défaut dominant de nos habitants, et en même temps leur force, que d\u2019exagérer leur prudence en face des mutations des biens de la terre.Que d'heures enfiévrées ont été passées dans le secret des \u201cpapiers d'importance\u201d, quand l'esprit tourmenté par le désir d'une récupération absolue, passe l'activité en revue, établit le bilan et en tire de nouvelles stratégies! Que de mains moites et tremblantes ont caressé les rondeurs du bas de laine, dépositaire humble et presque ridicule de tout l'avoir en argent arraché à la terre chiche! Que l\u2019esprit calculateur et mesquin a dépensé de ruse à imaginer des chausse-trapes pour les créanciers, à supputer des gains, à jongler avec les chiffres aux jambages narquois! II faut savoir que l'habitant parvient difficilement à transmuer son effort en papier-monnaie, pour comprendre jusqu'à quel point il est attaché à sa victoire, laquelle s\u2019équivaut pour lui à la somme de ses renoncements.\u2014 J.-A.Trudel, Trudel & Guiliet Notaires - J.-E.Guillet x x x Argent à prêter.Règlement de faillites et de successions, Examens de titres.Difficultés commerciales.Collectionetc.x x x Bureau: 306 Alexandre Tél.: 491.Trois-Rivières.ser, et l'usurier vulnérable ne se- son armature, l'intuition populaire aurait tôt fait d'en abu- rait plus un usurier.| Séraphin, magistralement campé, apparaît sûr de lui-même et seule la main de Dieu, qui ne se hâte pas d\u2019intervenir, peut en venir à bout.On le voit examinant sans cesse ses actes d\u2019un oeil sévère, ajoutant ici, retranchant la, retouchant sans cesse.C\u2019est un artiste et un artiste patient qui craint toujours qu\u2019une faute de détail vienne gâter l'harmonie de l'ensemble.N\u2019est-il pas à craindre qu'une simple maladresse vienne détruire l\u2019échafaudage prudent et méticuleux d'une fortune qui correspond à la mesure de ses forces.On ne joue pas avec un trésor lentement amassé au long des années au prix des plus grands sacrifices et qui est devenu plus précieux que la vie même.l\u2019avare, si sera plus Et pensez-vous que dur pour les autres, tendre envers lui-même.Il commence par tuer en lui tout ce qui tend à la dépense.Il bride soigneusement toute passion qui, d'aventure, montre le bout de la tête au désért brûlant de son désir.1] se règle à table.Il mange peu et mal et se donne beaucoup de peine à se faire accroire que, s\u2019il agit ainsi, c\u2019est qu\u2019il a compris que les.bienfaits d\u2019une bonne santé valent bien quelques privations.Séraphin s\u2019est donc mis au même régime que Donalda, sa femme.Il se doute bien pourtant qu'il se cache en lui une redoutable fourchette, mais un lent apprentissage du mensonge avec lui-même est parvenu à lui donner la suprême illusion qu\u2019une galette froide arrosée de quelques gouttes de mélasse vaut bien la chère carnée.Et Séraphin connaît les montées de la luxure.Lui pour qui la possession est tout, il aimerait posséder la chair, n\u2019était que sur ce chapitre il est bien vain de songer à la gratuité du plaisir.Réfugié dans l\u2019adultère du coeur, il promène l'ombre de sa main sacrilège sur les formes évasives du rêve.C'est de loin, et par approches successives, et sans jamais une avance trop poussée, qu'il fait sourdement sa cour a Bertine.LE BIEN PUBLIC ques, est son humeur sentencieuse.Ïl a la tête pleine de proverbes et de formules o transparait drôlement sa jactance de possédant.Il dramatise tout, car pour lui la vie quotidienne, qui ne va pas sans usure et sans dépense, confine à un drame.C\u2019est pour Séraphin toute une histoire quand il lui faut acheter une chopine de mélasse.Séraphin a, comme premier voisin, son cousin, Alexis, paysan au brave coeur, à la tête d'une belle famille, un travailleur et un poète, qui ne croit pas à l'argent, puisqu\u2019il en manque toujours.Ce sera le rôle de Séraphin de culbuter le bonheur de son voisin, de tenter de lui dessiller les yeux et de faire tomber ses dernières illusions.L'avare ne connaît pas le bonheur et ne peut le souffrir chez les autres.Il entend que la vie soit un tissu d'heures moroses et difficiles, un long et odieux martyre partagé entre le travail et la lésine de tous les jours.Si quelqu'un parait échapper à ce canon élémentaire, il n\u2019aura rien de plus pressé que d\u2019aller mêler à cette candide euphorie le poison de ses sentences.Quel visionnaire et prophète de malheur! x x x Ainsi vit l\u2019avare pour prouver à tous que le dieu Argent peut avoir ses martyrs.Claude-Henri Grignon a peint d\u2019un pinceau impitoyable un personnageîqui ne se livre pas facilement.Il s\u2019est admirablement servi pour le mettre en lumière de caractères qui, placés en regard de celui de son héros, figurent de terribles antithèses.Séraphin jaillit sans cesse sous les effets de contraste.Les gens qui l\u2019entourent, la maison qu'il habite, da terre qu\u2019il cultive, les paysages, tout concourt à une illustration pathétique de l\u2019avare.Claude-Henri Grignon a créé le premier caractère classique du roman canadien.On traitera désormais de .Séraphin tout sac à poivre.Le mot passera dans le langage populaire, preuve que le personnage est plausible et bien vivant.\u201cUn homme et son péché\u201d n'enrichirait pas d\u2019une nuance d\u2019expression le langage d'un peuple s\u2019il ne se résumait qu\u2019à une simple étude de moeurs.Grignon serait-il de la lignée des Saint-Simon et des La Bruyère ?J\u2019avouerai que le moindre de mon plaisir, en relisant ce roman, n\u2019a pas été dans l'étude de la langue, si verte et si nourrie, d\u2019une imagerie puissante et qui n\u2019emprunte rien aux souvenirs livresques.Il faudrait citer ici tous les canadianismes savoureux que, d\u2019instinct, Grignon a consacrés et qui, après lui, auront droit de cité.Du point de vue de la construction romanesque, Grignon s\u2019est hissé du premier coup à la mai- trise decet art difficile qui consiste à faire oublier l\u2019art même.Ses personnages participent à des événements et tiennent des propos qui nous semblent sortis tout crus de la vie vraie.Clément MARCHAND.(Reproduit de \u201cPaysana\u201d.) EU chansent da FIEVRE DE DENTITION DE BÉBÉ C'EST ce que dit Mme B\u2014\u2014, de North Sydney.Et une maman, de Toronto, dit ceci: J employais les Tablettes Baby's Own et mes bébés n'étaient jamais méchants.Ni crampes, ni doujeurs pendant leur dentition.En réalité, c\u2019est à peine si je savais quand ils perçaient leurs dents, puisqu'ils ne me dérangeaient jamais la nuit.\u201d Les Tablettes Baby's Own sont sucrées, efficaces, faciles à prendre et inoffensives.Ne contiennent aucun opiat ou drogue stupéfante.Essayez les Tablettes Baby's Own, non seulement pour les troubles de la dentition, mais dans les cas de rhumes, constipation, dérangements d'estomac \u2018et autres petites maladies infantiles.25 cents.Vous serez remboursée si | Jeunes de Montréal.vous n'êtes pas satisfaite, JEUDI, 10 JUILLET 194] M.André Lesage N.P., qui vient d\u2019être élu ler vice-président de la Chambre de commerce des Bien connu dans le monde des affaires, M, Lesage est gérant de district pour les Prévoyants du Canada.Un million en deux mois C\u2019est le chiffre d\u2019affaires réalisé par La Laurentienne, compagnie d'assurance sur la vie.Lévis, 8 juillet 1941.\u2014 Le rapport des opérations de \u201cLa Laurentienne\u201d pour les mois de mai et juin accuse un chiffre de vente de $1 million.Téléphones : Bureau: 658.Résidence: 1170 , Bureau: 1293, rue Hart Résidence: 1641 Blvd St-Louis Dr J.H REMINGTON Maladies des Enfants Consultations : 9 à 12 a.m.2 à 4.30, 7 à 8 p.m.\u2014 vare, et non des moins pittores- Enfin un dernier trait de l'a-| ~> | Mig JEUDI, 10 JUILLET 1941 Quond l'élite abandonne sa mission En ces derniers vingt-cinq ans, à travers toute la province on a pu observer une regression lente mais sûre des prérogatives que détenaient dans chaque ville ses hommes les mieux formés à la tâche de l\u2019administratien.Chez nous plus qu'ailleurs, le douloureux phénomène de toute une classe de la société qui abandonne ses devoirs a été plus nettement observable.L'élite, que nous n'avons jamais cessé de produire, n'a pas véritablement abdiqué ses prérogatives qui étalent de gouverner la chose publique pour le profit et le bien de tous.Ces prérogatives lui ont été contestées puis enlevées en bien des cas par un électorat qui avait, et avec raison, perdu confiance dans une élite qui se servait des connaissances d\u2019une formation supérieure, pour tricher, piper et duper les administrés.La confiance populaire leur ayant été enlevée, il est arrivé à quelques hommes supérieurs de tenter les chances très minces qui leur restaient.Nos élections municipales depuis une vingtaine d'années ont prouvé que les Trifluviens n'avaient plus la moindre confiance en ceux que nous nommions l'élite.Les bons ont subi les mauvais effets d\u2019une situation à laquelle ils étaient étrangers.La masse reprend ses droits Il fut donc un temps où, chaque fois qu\u2019à la faveur d\u2019une élection municipale un membre de l'élite se trouvait confronté avec un élément de la masse, on lui préféra ce dernier.On avait plus confiance dans un homme de peu d'instruction et travaillant de ses mains comme la majorité des citoyens que dans un professionnel ou un homme d'affaires compétent.On escomptait que des édiles sortis de la masse des travailleurs sauraient protéger ces derniers contre les empiettements d\u2019une élite à gros appétit.Un tel comportement de l'électorat trouvait sa justification dans les fautes impardonnables commises par l\u2019élite, chaque fois qu\u2019on lui avait donné l\u2019occasion de faire et de maintenir sa preuve.Des conseils municipeux insuffisants La masse installa ses hommes à la place des représentants de l\u2019élite.On vit des hommes sans aucune préparation à l\u2019exercice des Pouvoirs qui les attendaient, devenir maires o uéchevins.Ils arrivaient à leurs postes avec de bonnes intentions, mais sans au- tune vue supérieure, sans une connaissance approfondie du mécanisme d\u2019une administration municipale.Ils se sont vite crus tout-puissants et indispensables, et on les a vus se mêler de tout et tout gâcher en manifestant un zèle intempestif pour les tâches relevant du domaine administratif qui doit être, dans un bon gouvernement, complétement distinct et indépendant du domaine législatif.Ces hommes ont donc Pris tous les pouvoirs, usurpé toutes les prérogatives, faisant la pluie et le beau temps, et le plus Souvent la pluie.Il était fatal que les choses en devinssent ainsi.On n\u2019a jamais vu les pieds diriger la tête avec succès.H ne suffit pas, pour devenir un bon échevin ou un bon maire, de manifester beaucoup de bonne volonté.Il ne suffit pas non plus de représenter exactement la mesure intellectuelle de la LE BIEN PUBLIC NOTRE PROBLEME MUNICIPAL METTRONS-NOUS DE L\u2019ORDRE DANS NOTRE MAISON ?masse.Et l'expérience l'a prouvé aux Trois-Rivières, où l\u2019on vit se succéder à l'Hôtel de Ville tant de bons garçons insuffisants, irresponsables parce que trop \u2018peu instruitsé et malhabiles, en plus que répugnant à tout programme d'ensemble basé sur une bonne philosophie du rôle de gouvernant.Le régime de I'incompétence Ce qu'on a vu ailleurs, on l'a vu chez mous, mais peut-étre en plus noir.Ce fut le régime de l\u2019incompétence, de l\u2019ingérence, de la compénétration, de la confusion, de la dépense, pour tout dire d\u2019un état bien près de l\u2019anarchie.On vit nos échevins saho- ter parfois, bien involontairement, passant leurs droits, c\u2019est-à-dire tion ,en soumettant service à leur autorité personnelle, ce qui finit par provoquer une politique administrative de i par Clement MARCHAND Pirresponsabilité.L'irresponsabilité laissait la porte ouverte à tous les abus.Le patronage régnait en maitre.La ville s\u2019endetta Pour soutenir un gros train désordonné, a base de patronage mesquin, de rivalités de clans, et de préoccupations déshonorantes, la ville dut s\u2019endetter et s\u2019endetter très lourdement.Et rien de constructeur ne correspond à ces dettes inutiles, le prestige de Trois-Rivières et son avenir ont abouti à ce degré de compromission où on le retrouve aujour- d'hui.Nous eûmes des démêlés avec le capital installé chez nous.Nous ne fûmes pas longs à acquérir la réputation d'une ville goule prestige de la ville en outre- |vernée anarchiquement.Comment le capital pouvait-il | de simples cataplasmes.en s'ingérant, à contre-temps le j être tenté decollaborer,chez nous nous hâter de revenir au régime ' plus souvent, dans l\u2019administra- {comme ailleurs, avec des autori- |de la responsabilité et de la com- les chefs de |tés muncipiales incompétentes ct pétence, Comment des nou- ;nous.S\u2019il n\u2019a jamais existé il faut industries pouvaient-elles jen trouver jeter les yeux sur Trois-Rivières des expériences tentées gaspilleuses?velles out pourtant les y attendaient tant d\u2019avantages naturels?Nous avons passé à côté de toutes nos chances sans les voir.La situation actuelle L'argent manque dans les coffres municipaux.Nous devons encore emprunter.Les taxes sont très lourdes, plus lourdes qu\u2019en aucune autre municipalité comparable à la nôtre.Nos services municipaux manquent de coordination.L'administration, par imprévoyance ou mauvaise foi, coûte plus cher qu\u2019elle ne le devrait.Les nouvelles industries s\u2019établissent partout autour de nous, excepté chez nous.Nos grosses industries se désintéressent du pro-| bléme.Le mal est profond.I ne ; peut être guéri par l'application 1 faut| s'il a déjà existé chez un, en nous aidant près de PE REPAS PAGE CINQ nous, en d\u2019autres villes qui ont réussi à éviter la faillite, après avoir été engagées dans une aussi mauvaise voie que la nôtre.(Suite à la page 12.) POUR VOS SUCCESSIONS, TESTAMENTS, CONTRATS, ETC.CONSULTEZ Alphonse Lamy NOTAIRE Dépositaire du greffe du notaire L.P.Mercier.159, rue Alexandre, Trois-Rivières.Burcau du soir, le vendredi de 7 à 8 heures.Tél, Bureou: 35.Pour roussir un dessin, une photo ou un cliché on une et plusiours couleurs, ayoz recoursaupersonneld'élite \u201cd aT 0CGCRAVY URE o HATIONALE DA | Th | T t « PER LA LA LLC AU I LI ILE EL CTI ITR Le four électrique est une merveille! Il cuit un repas complet sans votre intervention.Le cadran de contrôle allume et éteint le four, même en votre absence, au moment que vous avez fixé.Aucune déperdition de chaleur.Il n\u2019est pas nécessaire d\u2019ouvrir le four: tout cuit en méme temps.Aucune perte de valeur alimentaire: le four est hermée | tique .d\u2019où économie de temps et d'argent.Soyez à la page.Voyez les derniers modèles de poêles électriques à notre salle d'exposition locale, ou chez votre marchand.THE SHAWINIGAN WATER & POWER COLA DOUBLE PROTECTION?Nos certificats la donnent.À toute la famille : au chef nous payons une rente viagère; à la veuve et aux orphelins, des annuités.Le tout garanti.Quel est votre âge?Vous allez connaître le montant de votre chèque de pension annuelle.# CAISSE # NATIONALE D'ÉCOnomIe YVAN ROY Hôtel S.-Louis Trois-Rivières Tél.2480 PAGE SIX se\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 nn tn amummmnÜmmmmaaaiis LE BIEN PUBLIC \u2014rr JEUDI, 3 JUILLET 194) Trois - Rivières possède d'excellents sites pour de nouvelles industries SOYEZ à la page avec les PEINTURES, VERNIS ET EMAUX DE et les tapisseries \u201cSUNWORTHY\"\u201d J.A.ST-PIERRE FERRONNERIE x x x | 926, rue St-Maurice.Tél.814.mr POUR VOS IMPRESSIONS adressez-vous .à L'IMPRIMERIE DU BIEN PUBLIC 1563, Royale.Tél.: 640 L\u2018ingénieur municipal vient d\u2019en faire le relevé a la demande du Conseil - Une fagon d\u2019attirer l'attention des intéressés sur notre ville pour la création d'industrie de guerre.Philippe, de Notre-Dame et de la rive du Saint-Maurice ou l\u2019on pourrait construire de vastes usines.Le conseil a transmis à la Chambre de commerce un relevé des sites de notre ville où l'on pourrait installer des industries de guerre.Ce relevé a été préparé par M.P.-E.Dufresne, ingénieur de la cité.Il porte sur les bâtisses et sur les terrains encore disponibles dans nos limites pour la poursuite des oeuvres de défense.Trois bâtisses y sont mentionnées: L\u2018aréna, la bâtisse Levesque et |'usine de la Waste Paper Products.L'ingénieur y indique de même la superficie des groupes de terrains de Sainte-Marguerite et de Saint- Nos édiles oritt demandé ce relevé à l'ingénieur après la requête qui lui a été présentée dernièrement par le Conseil des Métiers et du Travail qui o soumis un mémoire ou fédéral pour obtenir de nouvelles industries dans notre ville.Ils ont trouvé très pratique d'offrir ce relevé à la vue des industriels pour les inciter à venir construire chez nous.4,000 enfants inscrits à l'Oeuvre des terrains de jeux des Trois-Rivières sont 'n\u2019impose aucune contribution.On à | a représenté que la garde d\u2019un l\u2019Oeuvre des Terrains de jeux et enfant représente une dépense sont admis gratuitement au parc minimum de $1., mais il n\u2019est Saint-Philippe.nullement question d\u2019exiger cette À cause de circonstances parti- somme des enfants qui fréquen- culières, la cité n'a pu contribuer , tent le parc ou de leurs parents.que pour $2,000.a cette oeuvre; il est évident qu'elle exige beaucoup plus.Aussi a-t-on fait appel aux amis de l\u2019oeuvre qui ont commencé à souscrire généreusement.On continuera à recevoir ; les contributions, tant des parents dont les enfants fréquentent le parc que des autres citoyens de la ville.Il faut qu\u2019il soit bien compris, cependant, que l'O.T.J.ne char- Quatre mille enfants se inscrits depuis lundi dernier | La contribution de la cité, toute généreuse et précieuse qu\u2019elle soit, ne représente, cependant, que le tiers du coût d\u2019administration du parc; on espère obtenir le reste de la part des souscripteurs bénévoles qui comprennent l\u2019importance de l\u2019oeuvre et qui souhaitent son plein épanouissement.On espère que la générosité des premiers souscripteurs sera imi- ge aucune entrée au parc, qu\u2019elle | tée des autres.Voici une manière originale d\u2019ann noncer la liquidation d'une maison de commerce ! Le MAGASIN d\u2019ECONOMIE, (marchandises sèches), maintenant en LIQUIDATION TOTALE, pour cause du changement de sa raison sociale.Son propriétaire a trouvé une façon très originale d\u2019annoncer la mort de son magasin: on voit ci-dessus l\u2019enseigne en deuil.La vente de liquidation au \u2018Magasin d\u2019Economie\u201d se continue toute la prochaine fin de semaine.situé à 163, rue St-Antoine, Trois-Rivières, est Porm dter.Saar fee tn U Repos merveilleux .durant trois ou cing jours, dans un modeste hôtel; mais confortable et propret, moyennant une aumône généreuse si vous le pouvez ou votre obole si vous êtes pauvre.Vous y trouverez avec les forces physiques le repos moral et le réconfort au-de-là de vos espérances.Revenez donc, chaque année, faire votre retraite fermée (5 jours) sera donnée par le RP.Brouillet, s.j., cette dernière intéressera particulièrement les jeunes filles qui ont déjà fait une retraite fermée, les Institutrices et celles qui désirent prendre une décision dans le choix de leur état de vie.Toutes ces retraites fermées seront la plus belle préparation de l'âme pour le Congrès Eucharistique Diocésaintant de fois exprimés par le Souverain Pontife et les Evêques de l'Eglise canadienne.Vous serez toujours bienvenue à la Maison Marie-Réparatrice, 865, St-Char- les, Trois-Rivières, Tél.1420.Choisissez la date qui vous convient : Jeunes filles, 11 au 14 juillet ; Dames du 15 au 18 juillet (par le R.P.Honorius); Demoiselles, de 25 ans et plus, du 19 au 22 juillet: R.P.Louis Lalande s.j.; du 31 juillet au 3 aofit, jeunes - Prière de s'inscrire à l\u2019avance et d\u2019inclure un timbre pour toute aussi pour-répondre aux désirs filles.La retraite du.8 au 31 août |demande de renseignements.QUE CE SOIT POUR Un poéle Une laveuse Un refrigérateur n\u2018achetez pas sans consulter BELANGER & PROULX LMIITEE i H.-K.LAFLAMME, Gérant LAVEUSES GLACIERES POELES \u2018\u2019BELANGER\u201d pe e N.B.Des bons marchés vous attendent toujours a cette vieille maison de confiance qui vous donne en tout temps un service d\u2019experts.1548, Badeaux \u2019 Tél.1256 | Y a-t-il de l\u2019huile dans la Mauricie \u201cLa Patrie\u2019\u2019 du dimanche publiait dans son dernier numéro la nouvelle suivante : \u2018\u2019Les autorités gouvernementales sont à faire exécuter des recherches à Trois-Rivières et dans les comtés de Berthier et de Joliette.Certains prétendent\u2018 qu'il y a dans ces régions des puits d'huile.Au vrai, les terrains de cette partie de la province sont fort sablonneux.On prétend même y avoir découvert à la surface du sol de l\u2019huile.Il y a plus, un citoyen de la ville de Trois-Rivières soutirerait de l\u2019huile dans la cave de sa propre maison.Si tel est le cas, on peut s'attendre à d'importants travaux d'ici peu dans toute cette région de la Mauricie.Les gens vont voir de l\u2019huile partout, surtout en temps de rationnement.\u201d\u2019 DER On est chez-soi, quand on est à l'Hôtel WINDSOR .\u2026.Même tranquillité, même liberté d\u2019allées et venues, même isolement, si on le désire .et autant de confort que de bien-être.: Car, tout a été prévu pour procurer aux hôtes cette douce intimité, cette impression du chez-soi, si reposante quand on est en voyage.Au WINDSOR, vous étes reçu et traité suivant les plus anciennes traditions des grandes hôtelleries de France et d'Angleterre.«Rotel Uindane \u2018 Rue Peel, près de la rue Ste-Catherine Face au Square DOMINION, Montréal 6, Plateau 7381 LL n+ A © At AT en SAI a AS TB ©
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