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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
jeudi 6 mai 1943
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1943-05-06, Collections de BAnQ.

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[" 1 ORGANE mé DU RÉVEÏ iy IL TRIFLUVIEN .= 5 ae 35e ANNEE \u2014 N° 18 mu La nouvell C'est celle du travail organisé.des grèves.ouvriers peuvent paralyser la vie économique, arrêter toutes les machines rien que d'un geste de la main.Et cela se produit au plus fort de la guerre, alors que toute production est d'importance vitale, puisqu'il s\u2019agit non d'une guerre d'hommes mais d'un assaut de machines.Et l\u2019on se demande ce qu'il adviendra après la cessation des hostilités, quand la paix essaiera de était plus facile reprendre son cours normal et que, libres de toute retenue, les revendications ouvrières, dirigées par des chefs habiles, viendront à l'assaut du capital avec toute la force et toute l'audace d\u2019une vague déchai- née et venue des profondeurs.On a vu que même dans une période d'urgence nationale, alors que tous les citoyens d'un pays sont supposés vivre sous une loi martiale déguisée, donc péremptoire en dépit des apparences, un John Lewis, aux Etats-Unis, pouvait brover la plus haute autorité civile de son pays et même le défier.La même chose s\u2019est souvent produite avant la guerre, mais sans qu'on n'y prit trop garde.Un John Lewis se sent aussi fort que le Président parce qu'il a derrière lui une armée de centaines de milliers de travailleurs qui sont partie composante de la démocratie dont relève l'autorité même du Président.Le Président n\u2019a d'autorité qu'en autant que celle-ci ne fèse en rien les aspirations de ses commettants.Le grand chef ouvrier sait très bien qu'on ne recourra pas à la force armée pour réduire son dikta, car ce serait là le prétexte à une véritable guerre civile.Dans nos temps modernes, personne ne conteste le principe de l'organisation ouvrière.Si le capitalisme développé à outrance ne veut pas s'amender dans ses méthodes d'utilisation du capital humain; s'il devient avide et sans coeur, si les vastes centralisations économiques continuent de se développer dans le sens d'un matérialisme qui ne tient aucun compte de la dignité de la personne humaine, il est à prévoir de grandes réactions populaires qui mettront les gouvernements dans l\u2018embarras.L'ouvrier ne veut pas servir plus longtemps de matériau.NH connaît ses droits, les défend avec âpreté.Îl sait que les grosses fortunes sont d'extractions immorales car elles pui- sént dans son sang.| Voilà pourquoi l'ouvrier ne veut pas TROIS-RIVIERES, JEUDI, 6 MAI 1943 5 sous la copie e dictature demeurer plus longtemps en Toute l'Amérique vit lcisse du capitalisme et qu'il dans la menace continueile |n\u2019hésite pas Quelques leaders verser dans fes à mesures ex- aujourd\u2019hui \u2018trêmes.Que feront les gouvernements, à la longue débordés par le problème de l\u2019ascendant ouvrier dans la vie économi- \u2018que et sociale de fa nation ?Réagiront-ils en employant la force, en circonscrivant des \u2018milliers de réactionnaires dans le cadre fragile de lois tardives.lls ne le peuvent.Ils se rendront mieux compte qu'il de venir a bout du capitalisme outrancier et empietteur que de mettre à la raison tout un peuple de travailleurs qui en a mare des méthodes d'inconfort et d'insécurité moraux employées par le capital.Les excès du capitalisme ont été tolérés et même encouragés au profit de quelques groupes, quand cela signifiait pour toute la nation une rupture d'équilibre.Toutes fes mesures que prennent aujourd\u2019hui les gouvernements pour stabiliser la vie économique de leurs pays s'avèrent excellentes, mais elles sont appliquées in extremis et rien n\u2018indique que les organismes de contrôle et d'arbitrage seront maintenus après la guerre avec la même salutaire rigidité.On peut contrarier la nature, mais un principe noté depuis longtemps indique qu\u2019elle finit toujours par prendre sa revanche.Il en va ainsi des droits des hommes.lls finissent par se frayer la voie \u2018en dépit de la légalité aux intentions souvent douteuses.Clément MARCHAND.EP | JUSQU\u2019AU emi Shall, Les rudes guerriers de la repos, en train de préparer le pot- \u201d rs ARE GS ry Edy tid} À 3 au-feu, Voici loupe d\u2019un canon antitanks de la Be armée qui aurait détruit au moins trois tanks allemands dans la bataille de la Tunisie lorsque le général Montgomery culbuta I'ennemi jusque dans les collines au nord- ouest de Medenine.Les Allemands perdirent 53 chars d\u2019assaut en trois jours.On voit ci-dessus l'équipe au >.ENTRE nous.| L'entente est faite Depuis mardi, l'entente est faite entre le syndicat des employés municipaux et les membres du conseil.II a fallu un voyage en groupe à Québec pour mettre fin à un malheureux imbroglio qui durait depuis plusieurs semaines, et pour permettre aux employés municipaux d'obtenir leur contrat collectif.L'accord final est survenu à ia suite d'une dernière conférence tenue sour la présidence de M.P.-H.Guimont, qui avait présidé le comité d'arbitrage, il y a quelques semaines.Les membres, du Conseil et les représentants des employés municipaux ont eu également des entrevues avec le Ministre et le sous-ministre du Travail, MM.Rochette et Tremblay.Ce dernier, qui avait suivi de près les péripéties de l'imbroglio municipal, déclara avec raison que \u201cla question qui se pose en est une de bonne volonté, de discrétion.C\u2019est d'ailleurs, la même chose, dans toute la province de Québec.Les patrons ne sont pas obligés de signer la convention.Je reconnais que vous êtes des empoyeurs d\u2019une catégorie particulière.Mais je ne vois pas d'objection à accepter une convention avec vos employés.Il serait, d\u2019ailleurs, extrêmement délicat de la refuser, surtout quand il y a eu arbitrage, qui s\u2019est terminé par un rapport una- ninie.Les ouvriers ont fait con- naître, pendant assez longtemps \u2018et assez vigoureusement, leurs revendications.Dans un geste de bonne volonté, la ville devrait signer la convention collective.C\u2019est, d\u2019ailleurs, la politique fondamentale du gouvernement de Québec, du fédéral et, même, des Nations Unies.| Les contrats collectifs ont, d\u2019ailleurs, été signés par Québec, Sherbrooke et d\u2019autres villes, avec de grands avantages.Je ne vois aucune objection grave pour légitimer un refus de la part du conseil des Trois-Rivières.\u201d Les membres du Conseil municipal se sont heureusement rendus compte que de tels argu- ments sont la logique même.Et en acceptant de signer le contrat collectif, ils ont évité à Trois-Ri- vières une grève qui aurait paralysé tous les services et fait à notre ville un tort incalculable.Tout est maintenant rentré dans l\u2019ordre.Tant mieux.Cinquante sous pour une traduction! Une grande maison d\u2019affaires de Toronto, qui emploie plusieurs milliers d'employés et à qui les Canadiens français versent chaque année plusieurs millions de (Suite à la page 12} LA FETE DES MERES, LE 9 MAI DEVANT DEUX PORTRAITS DE MA MERE Ma mère, que je l\u2019aime en ce portrait ancien, Peint aux jours glorieux qu\u2019elle était jeune fille, Le front couleur de lys et le regard qui brille Comme un éblouissant miroir vénitien! Ma mère que voici n\u2019est plus du tout la même; Les rides ont creusé le beau marbre frontal; Elle a perdu l\u2019éclat du temps sentimental Où son hymne chanta comme un rose poème.Aujourd\u2019hui je compare, et j'en suis triste aussi, Ce front nimbé de joie et ce front de souci, Soleil d\u2019or, brouillard dense au couchant des années i Mais, mystère du coeur qui ne peut s\u2019éclairer! Comment.puis-je sourire à ces lèvres fanées?Au portrait qui sourit comment puis-je pleurer?Emile-NELLIGAN PAGE DEUX Histoire \u2014 Légendes \u2014 Récits \u2014 - = - _ \u2014\u2014\u2014 LE BIEN PUBLIC TOUR D'HORIZON de la région trifluvienne | {Par Armand Tessier, ptre) (Suite) IF \u2014 Vers l'Est Trois-Rivières vers Québec Si nous laissons pour nous diriger par la route no 2, nous entrons presque aussitôt dans la petite ville du Cap-de-la-Madeleine, d'une population de 12,500.Cette petite ville est devenue, depuis une quarantaine d\u2019années, un centre de pèlerinages célèbre, où chaque été, près de 200,000 pèlerins vont prier Notre-Dame du Très Saint-Rosaire.Le vieux sanctuaire, construit en 1714, est l\u2019une de nos plus précieuses antiquités canadiennes : c\u2019est probablement, de toutes nos vieilles églises, celle que l'on a le mieux conservé dans son état primitif.Près de cette modeste église, un édifice plus vaste fut érigé, en 1880.pour le culte paroissial, et.en 1905, un second temple était annexé au sanctuai- Te pour répondre aux besoins de l\u2019accroissement constant des pèlerins.Sur le terrain du Sanctuaire, sur la petite rivière Favrel, se dresse le Pont des Chapelets, érigé en 1924, pour rappeler l\u2019intervention manifeste de la Providence dans la prise d\u2019un pont de glace sur le fleuve, à une date où jamais, de mémoire d'homme, le pont n'avait pris: le 14 mars 1879.Vous y pourrez voir encore les quinze monuments des Mystères du Rosaire.les stations du chemin de la croix qui nous conduisent à un Calvaire très impressionnant, la grotte de Notre-Dame de Pitié et la reproduction au tiers du Saint Sépulcre de Jérusalem.Cette paroisse était à l\u2019origine une mission sauvage.Les premiers colons s\u2019y établirent vers 1640 et.de cette date à 1680, la paroisse fut desservie par des missionnaires.Construite sur un cap qui s\u2019avance dans le Saint- Laurent, elle portait primitivement le nom de \u201cCap-des-Trois- Rivières\u201d.Vous y pourrez voir aussi le Moulin banal qui existe depuis 1665 ou 1670.C\u2019est un des plus vieux au pays.Le Manoir des Pères Jésuites remonte à 1651.\u201cC\u2019est, dit le Père Dugré, probablement la plus ancienne maison et peut-être la seule continuellement habitée de toute l'Amérique du Nord, au pays\u201d.Champlain: A environ neuf milles du Cap-de-la-Madeleine, nous rencontrons la paroisse de Champlain, environ 1600 habitants.Elle fait partie de la seigneurie de Champlain, qui fut concédée en 1664 au Sieu Etienne Pézard de la Touche.La fondation de cette paroisse remonte à 1684 et elle a un curé résident depuis 1669.Le site enchanteur qu\u2019elle occupe la fait rechercher des touristes et, à l\u2019automne, les amateurs de la chasse aux canards, ont amplement de gibier pour satisfaire leurs goûts de chasseurs.Batiscan: Le mot Batiscan, en langue montagnaise, voudrait dire \u201cvapeur, nuée légère\u201d.I] pa- toire comprend la seigneurie de rait qu'en effet la brume est iré- :quente à l'embouchure de la ri- | , viére Batiscan.Cette paroisse agricole fut fondée en 1684; elle était desservie par des missionnaires depuis 1670.Son territoire comprend la seigneurie de Batiscan concédée aux Jésuites en 1639.A l'est du villa-! ge, entre la route et le fleuve, on peut voir une très belle et très ancienne maison de pierre qui fut, pendant longtemps le manoir et\u2019 le presbytère des Jésuites.Cette maison qui date du dix-septième ! siècle, a été conservée dans son, état primitif.À quelques pas de cette vieille maison, on trouve quelques ruines de la première église de Batiscan.Ste-Anne-de-la-Pérade:.C\u2019est une des paroisses les plus florissantes du district des Trois-Riviè- res.La grande culture, l'industrie laitière, favorisée surtout depuis l'établissement de la Laiterie Crino pour le lait évaporé et condensé, et l'élevage y sont très développés.Ses nombreuses petites industries y emploient un grand nombre d'ouvriers et tendent sans cesse à s\u2019accroître.La paroisse de Ste-Anne-de-la- Pérade remonte à 1667.Son terri- La Pérade qui fut concédée en 1672 et agrandie à plusieurs reprises.L'érection canonique eut lieu en octobre 1714 par Mgr de St-Valier.On trouve dans cette paroisse plusieurs maisons qui ont cent et méme deux cents ans d'existence.Citons d'abord, sur l'Ile du Large, les ruines de l'ancien moulin banal, dont la construction est antérieure à 1700; les ruines du vieux manoir seigneurial, datant de 1673, agrandi en 1825 et 1873, où vécut et mourut, en 1747, | l'héroïque et légendaire Madelelne de Verchères, qui avait épousé le Sieur Jean-Thomas Tarieu de Lanaudière.seigneur de La Pérade, dont le nom s'est étendu à | la paroisse.Ce manoir a déjà appartenu à Honoré Mercier, ancien | premier ministre de la province, qui l'avait restauré e t en avait fait son château de \u201cTourouvre\u201d.| Une partie de cette vieille maison i historique fut détruite par incendie le 2 mars 1927.Il y a aussi la maison Baribeau, ; construite en 1723 par Pierre-Ri- | vard Lanouette et qui a appartenu à la famille Lanouette pen- : dant deux siècles.La maison Leboeuf date de 1818.La maison |Gouin-Bureau fut construite en 11669 et réparée en 1672; c'est la maison ancestrale de Sir Lomer Gouin et du sénateur Jacques Bureau.La maison Dorion date\u2019 de 1720 et fut construite par Jo-! seph Gouin; c\u2019est là que sont nés Sir Antoine-Aimé Dorion, Eric Dorion, surnommé l'\u2018enfant terrible\u201d, et le chanoine J.-H.Dorion.Enfin le manoir Dorvilliers \u2018fut construit vers 1669 et restauré en 1820; il est connu aujourd\u2019hui sous le nom de maison Du Tremblay.Je m'en voudrais de passer sous silence la maison natale de Mer Lafièche, le grand évêque des Trois-Rivières.} L'habitation Gan.-française M.Maurice Hébert, direc-| teur général de l\u2019Office du, Tourisme et de la Publicité de | la province de Québec, a prononcé devant la Soo] | Saint-Jean-Baptiste de Qué bec, a son déjeuner du 14 a-| vril dernier, une conférence\u2019 sur \u201cl'habitation canadienne- ' française en fonction de la vie | familiale et de la vie nationale\u201d.La société nationale a pris comme mot d\u2019ordre, cette année: Sauvons la famille.Ce culte de la famille, dit M.Hébert, ne doit pas exister à l\u2019état de religion creuse.Il doit être actif, réaliste et réalisateur, se nourrir de faits positifs, non pas isolés mais complémentaires les uns des autres, ordonnés et groupés afin de constituer une puissance que Tien n\u2019entame.Et l\u2019un des moyens les plus sûrs de sauver la famille, c\u2019est de créer et de multiplier les maisons familiales.L\u2019habitation canadienne- francaise, en fonction de notre tradition et de nos besoins, en tant que peuple de civilisation distincte et déterminée, devrait susciter dans nos esprits un intérêt très vif.Il ne suffit pas de sauver et de loger la famille.Il faut la loger dans un habitacle qui ne lui soit pas étranger, où il lui soit loisible de retrouver ou de recréer l\u2019ambiance familiale qui lui est propre.Ce qui garantit le capital, c'est l\u2019ordre social, et ce dernier deviendra un jour impossible.si les conditions de vie et d\u2019habitation de nos familles sont telles que la santé du peuple soit minée, la joie de vivre éteinte et remplaeée par une amertume qui ne peut que tourner en révolte.Mal loger un homme et les siens, négliger l\u2019esthétique dans le logement, c\u2019est diminuer et même dévier les forces vives du peuple, nuire au développement dèe son intelligence et, en quelque sorte, le dépersonnaliser.M.Hébert déplore que trop de gens méprisent l\u2019architecture canadienne - française, pour dui préférer le compliqué et le prétentieux.Une belle maison canadienne-frangaise révèle un état de très avancé, une pureté et une excellence intellectuelles qui ne se satisfont que d\u2019un Style dont le dépouillement correspond en quelque sorte à la netteté du trait classique.Le type de la maison cana- dienne-française se retrouve d\u2019abord aux environs de Québec, puis avec quelques modifications dans les autres ré- En partant de Ste-Anne, on peut suivre la route 19ÂÀ qui va rejoindre à St-Tite la route de La \u2018Tuque.EHe traverse des campagnes fertiles, un peu plus accidentées qui offrent au touriste des paysages et des panoramas splendides: St-Prosper, St-Stanis- las, St-Sévérin.(A suivre) fleuve, Gaspésie, Laurentides et ailleurs.\u2018Etats-Unis se plaisent à s\u2019exclamer canadiennes.à les admirer, à, les contempler.à les photo- courante.Ce qu\u2019il importe de graphier et a les peindre, mê-, conserver.c\u2019est la ligne.JEUDI, 6 MAI 1943 me à les imiter.\u2018 Il ne s\u2019agit pas de bouder le progrès: une maison peut être construite dans le style traditionnel, et pourtant être divisée et agencée pour convenir aux besoins de la vie gions, rives sud et nord du\u2019 Anglais du Canada et des devant nos maisons Téléphone 556 ERNEST-L.Arthur Béliveau, DENONCOURT C.R.ARCHITECTE Avocat et Procureur ° 1391, RUE ROY 42, rue Des Casernes, ALE Trois-Rivières, Qué.Téléphone 963.= ~~ Cont \\ WAN, CHD PHOTOGRAPHE er PHOTOGRAVEUR be 252 Rue Des FORGES TROIS-RIVIERES.QUE, civilisation |- J.H.René de Cotret, C.G.A.Henri Ferron, C.A.Roland Nobert, C.A.RENE DE COTRET, FERRON & CIE Auditeurs et Syndics Comptables Licenciés 137, rue Radisson Trois-Rivières LE PLUS GRAND CHOIX DANS LA MAURICIE dans les meilleures et les plus récentes marques de chaussures.RADIEUX \u2026 COMME LE PRINTEMPS e Nos nouveaux souliers s'égaient du coloris de la nature en éveil et ajouteront un cachet particulier à votre ensemble printanier.hy By Nous pouvons vous assurer que nous avons exactement la chaussure qui vous convient.Notre longue expérience dans le commerce de la chaussure est votre garantie de satisfaction.J.A.GOSSELIN Représentant des marques Hartt, Slater, et Dr M.W.Locke.> Service gratuit de Rayons-X permettant de vérifier l'ajustement.1392, rue Hart - Tél: 537 - Trois-Rivières POUR VOS \u2018TRAVAËS D'IMPRIMERIE \u2014 adressez-vous à l'imprimerie du Bien Public \u201cLE BIEN PUBLIC HEBDOMADAIRE DU JEUDI Ne jetez pas ce JOURNAL au feu ni ne le détruisez.Vendez-le ou donnez-le à un organisme de récupra- tion.Prix modérés.\u2014 Travail rapide.1563, rue Royale Tél.: 640 rare LE GUEPIER Pourquoi faut-il que des Français (surtout d'ascendance juive) viennent continuer chez nous leurs stériles querelles de parti?Quand donc s\u2019effaceront l\u2019égoïsme et l\u2019intérêt personnel chez ces gens et quand cesse- rons-nous de nous laisser surprendre par ces appétits?£ x x Certains réfugiés français feraient bien de se faire naturaliser sujets des pays qui les ont charitablement accueillis après l\u2019effondrement militaire de la France.Une fois la guerre finie les pauvres affamés de France pourraient bien exercer une colère sans discernement.kk Xx En temps de guerre, il faut mettre la politique de côté et freiner ses ambitions du pouvoir.Est-ce bien là ce que pratique certain chef français?% * ** Cette histoire de cadavres de milliers d\u2019officiers polonais tous troués d\u2019une balle à la nuque! Est-ce que pour une fois nos alliés les Russes, égalent en cruauté Allemands et Japonais, n'auraient pas cédé à une vindicte un peu trop orientale.La difficulté que l\u2019on rencontre ensuite à faire passer l\u2019ours moscovite pour un bon garçon.Ÿ, x x % Si les Allemands avaient coulé autant de navires alliés qu\u2019ils le prétendent et si les Russes avaient annihilé autant de régiments allemands qu\u2019ils le prétendent, il y a déjà belle lurette que ces mations se fussent déclarées déficitaires.aux yeux du monde étonné.* kk Il est vrai qu'avec des \u201csi\u201d on mettrait facilement Paris dans une bouteille.* kk Giraud, en véritable soldat, visite le front sous la mitraille ennemie; il partage même à l\u2019occasion la vie de Uhumble poilu.Les dangers de la guerre aguerrissent son patriotisme.Sil était moins soldat qu\u2019il ne l\u2019est, àl pourrait consacrer un peu plus de temps à la politique, mais heureusement, il n\u2019en a ni le coeur ni le goût.L\u2019UN DES DEUX.VUES Un magnat entre les magnats juifs étatsuniens producteurs de cinéma s\u2019est fait, l\u2019an dernier, $949,766 en salaire et en boni.Sa compagnie a retiré $12,133,000 de tous les curieux qui vont se reposer à voir dérouler des films plus ou moins propres.Si, un beau jour; quelques bons Canadiens, pourvus d'initiative et de capital, pouvaient se décider à filmer l\u2019Histoire du Canada et notre genre de vie, ne croyez-vous pas qu\u2019ils feraient de jolies affaires et une bonne propagande nationale ?Quand on voit le succès de Maria Chapdelaine ici, et de la Naissance d\u2019une nation là-bas, n\u2019est-il pas évident que des vues bien préparées sur Dollard, Evangéline, Marquette, Madeleine de Verchères, les Voyageurs, les Découvreurs et les Pionniers feraient salle comble?Appelons de nos voeux cette forme d\u2019éducation et de propagande qui nous attirerait le Tespect des autres et qui remplacerait bien*leur camelôte.; * (L\u2019Action Paroissiale) TROIS-RIVIERES, UN BOTTIN-AGENDA DE LA C.T.P.Q.Un bottin-agenda couvrant les six derniers mois de l\u2019année vient d\u2019être publié par les chapitres locaux de la Corporation des techniciens de la Province de Québec.Il s\u2019agit d\u2019un ouvrage de 84 pages imprimé sur beau papier avec reproduction de plusieurs photographies des techniciens au travail.Le bottin contient l\u2019adresse de tous les Anciens, diplômés de l\u2019Ecole Technique, et il est intéressant de constater que la plupart des techniciens formés par cette école occupent aujourd\u2019hui dans la grande industrie des situations de premier plan.L'agenda comporte une brève explication de trente-deux cas de secourisme.Il contient en outre une lettre du président général de la Corporation des Techniciens, M.G.Francoeur, et de larges extraits des règlements en vigueur dans cette association de diplômés.M.Jean Halin est l\u2019auteur de ce bottin-agenda.JEUDI, 6 MAI 1943 UNE LAUREATE TRIFLUVIENNE C\u2019est avec plaisir et un légitime sentiment de fierté que les amis des lettres aux Trois-Rivières auront appris que l\u2019une des nôtres, Mlle Camille Marchildon avait gagné le premier prix d\u2019un concours littéraire organisé par la Sté d\u2019Etudes et de Conférences de Montréal.Mlle Marchildon s\u2019est classée première parmi un grand nombre de concurrentes parmi lesquelles on relève des noms de femmes de lettres très connues.Ce dernier succès de notre compatriote vient mettre l\u2019accent sur un talent d\u2019écrivain que nos lecteurs ont parfois pu apprécier à la lecture de quelques articles de Mlle Marchildon que nous avons publiés dans ces colonnes.Nous espérons que cette haute récompense sera pour la lauréate un encouragement à continuer dans une carrière où, comme partout ailleurs, les femmes disputent aux hommes les honneurs du plus grand mérite.C.M.Le 15e anniversaire de l\u2019adoration nocturne aux Dimanche prochain, les Membres de l\u2019Adoration nocturne des Trois- Rivières célébreront par une cérémonie spéciale le quinzième anniversaire de la fondation de cette confrérie dans notre ville.On pourra lire dans une autre colonne de ce numéro le programme de cette fête qui a été préparé avec un soin particulier et que tous les membres de la confrérie ont à coeur de rendre la plus glorieuse possible.A l\u2019occasion de cet anniversaire, le R.P.Sébastien Lemieux, franciscain, aumônier-directeur de l\u2019Oeuvre, a publié un très intéressant opuscule d\u2019une cinquantaine de pages, renfermant l\u2019origine de l\u2019oeuvre, son historique ainsi que les règlements.L'origine même de l\u2019oeuvre de l\u2019Adoration Nocturne est assez connue, car on a à maintes reprises fait mention de la vie de ce jeune juif musicien, Hermann Cohen, qui devint religieux sous le nom de Père Augus- tin-Marie du Saint-Sacrement et qui fonda l\u2019Adoration Nocturne, à Paris, en 1848.L'origine canadienne.et tri- fluvienne de l'oeuvre est moins connue.Voici ce qu\u2019en ditle Père Lemieux, dans sa brochure: \u201cLe Canada a aussi son saint homme de Montréal, dans la personne du tertiaire franciscain Amédée Derome dont nous célébrions l\u2019an passé le Trois-Rivières centième anniversaire de naissance.A l\u2019Hôtel-Dieu, le 9 juillet 1922, mourait pieusement à l\u2019âge de 81 ans, le fondateur de l\u2019Adoration Nocturne de Montréal: Louis-Joseph-Amédée Derome.Au lendemain de sa mort, la voix populaire l\u2019appela le saint homme de Montréal comme on avait appelé M.Dupont, le jour de son décès: le saint homme de Tours.M.Derome pendant longtemps tint à Montréal, une librairie religieuse.Il fut par là en relation étroite et suivie avec le clergé et les Communautés religieuses.Depuis sa fondation et durant 35 ans, il dirigea l\u2019édition du \u201cCanada ecclésiastique\u201d qui d\u2019après le Cardinal Bégin, est la plus belle réalisation du genre dans le monde entier, Au printemps de l\u2019année 1881, il résolut de faire un veyage en France dans les intérêts de sa clientèle.A la veille de partir, une religieuse de la Congrégation de Notre-Dame lui conseille d\u2019emporter, pour la lire en chemin, la vie de M.Dupont.Cette vie l\u2019impressionna tellement qu\u2019il écrivit à son ami Richard-William Murphy pour lui faire part de son projet de fonder une oeuvre semblable à Montréal.Le pieux irlandais partagea l\u2019enthousiasme de son ami le libraire; et il s\u2019ingénia à préparer les voies pour que le projet fût mis à exécution au retour de M.Derome.VOUS CONTRIBUEREZ AINSI A LA VICTOIRE De retour au Canada, les pourparlers continuèrent.Mgr Charles-E- douard Fabre, évêque de Montréal, consulté, approuva le projet, qui peu après devint une réalité.Le 18 décembre 1881, l\u2019Adoration Nocturne était solennellement inaugurée à No- tre-Dame; la direction de l\u2019oeuvre fut confiée aux Messieurs de Saint-Sulpi- ce.Sous la vive impulsion donnée à l\u2019oeuvre par l\u2019Abbé Martineau, p.s.s., et par M.Derome avec ses principaux collaborateurs, la Confrérie de l\u2019Adoration Nocturne à Montréal prit un essor prodigieux.Tandis que l\u2019Adoration Nocturne de Montréal reçoit à l\u2019occasion de son soixantiéme anniversaire, un regain de force, cette méme confrérie marque aux Trois-Rivières, depuis 15 ans, un progrès continu.Le 9 mai 1928, Son Excellence Mgr A.-O.Comtois sanctionnait la fondation de UAdoration Nocturne; lui donnant comme siège canonique: l'autel majeur de l'église Notre-Da- me-des-Sept-Allégresses.Cette bénédiction annonçait un zèle eucharistique qui ne s\u2019est pas démenti et présageait notre premier Congrès eucharistique diocésain de 1941.En 1927, un membre fervent de l\u2019Adoration Nocturne de Montréal : M.Georges Riverin, établi aux Trois- Rivières depuis quelque temps, émit ie projet de fonder aux Trois-Riviè- res, cette même Oeuvre.En peu de temps il se forma un petit groupe d\u2019amis chrétiens qui ne tarda pas à se développer grâce à l\u2019encouragement du T.Rév.Père Théodoric Pagé, O.F.M., alors curé de Notre-Dame-des- Sept-Allégresses.Après quelques réunions préliminaires, 19 d\u2019entre eux furent admis comme membres fondateurs le 3 mai 1928.Depuis lors, l\u2019Adoration Nocturne fonctionne avec ferveur et fait la joie des pieux chrétiens qui en sont les membres fidèles.L'Association compte depuis la fondation 260 membres reçus, la plupart tertiaires de saint François.Sur ce nombre 19 sont décédés et 39 sont absents de la ville.Elle compte aussi 55 approbanistes.\u201d Ce sont ces 55 approbanistes qui seront reçus membres, au cours de l\u2019imposante cérémonie de dimanche prochain, présidée par S.E.Monseigneur Comtois.Sans bruit, sans publicité tapageuse, cette oeuvre trifluvienne a donc réussi en moins de quinze ans à réunir plus de trois cents membres zélés.Tous seront à l'honneur dimanche, et principalement les membres fondateurs, dont douze sur dix-neuf vivent encore, et seront présents à ces fêtes du quinzième anniversaire.R.D. \u201cLE SEMEUR C\u2019est le moment crépusculaire, J\u2019admire, assis sous un portail, Ce reste de jour dont s\u2019éclaire La dernière heure de travail.Dans les terres, de nuit baignées, ve contemple emu, les haillons LE LA ON LES SPASMES OF LA BIEN PUBLIC: D'un vieillard qui jette à poignées La moisson future aux sillons.Sa haute silhouette noire Domine les profonds labours.On sent à quel point il doit croire A la fuite utile des jours.11 marche dans la plaine immense, Va, vient, lance la graine au loin, Rouvre la main et recommence; Et je médite, obscur témoins, Pendant que.déployant ses voiles, L\u2019ombre où se mêle une rumeur, Semble élargir jusqu\u2019aux étoiles Le geste auguste du semeur.\u2014Hugo.LES NAZIS FONT UN PHLAGE IMPHOYABLE EN EUROPE Une commission des Etats-Unis calcule que les Allemands a- voient arraché $36,000,000,000 à leurs voisins à la fin de 1941.\u2014 Jamais l\u2019histoire n'a vu pareil pillage.Washington.\u2014 La Commission musées et les collections particu- de bien-être économique rapporte lières ont perdu leurs objets Une sp L'IMPRIMERIE DU BIEN PUBLIC 1563.rue Royale, Tél.: 640 Trois- écialité de Rivières.JEUDI, 6MAI.1943.\"qui l\u2019empêche d\u2019alier outre-mer que le pillage allemand de l\u2019Eu- |d\u2019art et on a pris les ameuble- rope occupée est \u201cplus formida- ments de bureaux, des bancs ble et plus impitoyable que tout dans les parcs et des instruments ce qui s\u2019est vu jusqu'ici dans les aratoires.conquêtes précédentes de l\u2019his- |! La commission dit qu\u2019on a con- toire.fisqué de la propriété publique 2, pour S2,900,000,000 en Pologne.La commission caleule Que On à échangé du matériel de l'Allemagne avait pillé pour $36,000,000,000 à la fin de 1941 et le taux augmente depuis \u201cà dix milliards de dollars par année.\u201d Non seulement a-t-on ramené \u2018en Allemagne de la richesse ac-, cumulée depuis des siècles, mais les industries, les ressources naturelles et la puissance de Ja main-d'oeuvre des pays occupés sont absolument sous la domination allemande.guerre d'Autriche et de Tchécoslovaquie pour des vivres et des matières brutes des pays du sud- est de l\u2019Europe, mais à l\u2019occupation de ces pays on a tout repris.On a vendu au Japon des quantités d'objets démodés.Dans ses transactions avec les pays occupés, l\u2019Allemagne prend tout ce qu\u2019elle peut avoir et retarde le paiement quand c'est possible.Dans les pays où Yoccupation On a pris aussi de l\u2019armement coûte suffisamment cher comme et du matériel de guerre de toutes des armées vaincues de l'Europe.Des milliers de machines ont été démantibulées et déménagées en Allemagne avec l'équipement de laboratoire et scientifique des plus grands instituts d'Europe.On a confisqué bétail, moutons, porcs et graisses.Les \u2018en France et en Norvège, les det- | tes à la Bourse sont effacées par les compensations de crédits a la disposition de I'Allemagne, et 'dans les autres cas les Nazis con- \u2018sidèrent les dettes accumulées ' comme des prêts à longue é- \u2018chéance sans intérêts que font les pays créanciers.pa a derives A vous wothis cd.Ka vous rstiropi eux CL classé dans une catégorie médicale } comme membre d\u2019une unité d'artillerie, ce soldat canadien-français est tout heureux d'aider néanmoins l\u2019effort de guerre par sa participation au 4e Emprunt de la Victoire, comme en fait foi l\u2019écusson qu\u2019il exhibe si fièrement.Le soldat Séguin, natif d\u2019Ottawa, est présentement attaché au Corps des commis militaires d\u2019état-major au quartier général.Il est l\u2019un des premiers soldats de la capitale à avoir souscrit au nouvel emprunt.Tous les soldats qui achètent des obligations de la victoire sont priés de porter sur leur tunique l\u2019éctusson bleu blanc et rouge attestant leur geste méritoire.Malgré sa déception d\u2019avoir été LA MEDECINE INDIENNE, ENRG.Le créateur: Philippe Desfassés.Le célèbre Parme Indien (contre rhumatismes, grippe, bronchites) 40c Ia bout.Extrarteur indien (contre cors et verrues) boîte .25c Perdre indierne (crtarrhe et maux de tête) boîte .25c Prmmode indienne (pour hemeorroïdes) .boîte 25c Pur ficateur du sang ind'en (pour le sang, la bile, nerfs, vers, constipation) pinte SI.Emplâtre indienne (tous genres de douleurs) .25c Valère DUBOIS 1606, rue Notre-Dame Téléphone: 620 Clavigraphes \u201c ROYAL \u2018 Machines à additionner Caisses enregistreuses Vente - SBRVICE - Location Machines à chèques S'adresser à 50, St-Alphonse, (2e étage) C.p-de-12-Madeleine Ouest.+ St a Nouveau Commandant en Chef des approches de l'Ouest, l'Amiral en charge des opérations dans l'Atlantique On voit ici l\u2019amiral Sir Max K.Horton; commandant en chef des approches de l\u2019ouest, en Angleterre.L'andral Horton avait le commandement général de la flotte sous-marine britannique depuis le début .à de'la .8uerre.Voici qu\u2019on lui a confié le soin de faire la guerre sans merci aux sous-marins nazis dans FAtljntique, marins de la Grande-Bretagne Ces cadets de la marine ont conecience certes de l'im portance de leurs devoirs, Ils n'ont pas l'air, de vouloit badiner, - marv Cette photogaaphie, prise à Wimbleton, Aniglélerre, montre les cadets en tr urveileuse performance d'emercise d'astilierie, ain de \u2018domer une JEUDI, 6 MAI 1943 A SE EN REVENANT DE LA CABAN (Par Philippe Germain) L\u2019hiver que nous venons de traverser ne laissera pas beaucoup de regrets.En avons-nous eu de la neige, du froid et du vent! Ca me fait penser aux hivers rigoureux d\u2019autrefois ou les tempétes de trois jours n\u2019étaient pas rares.Cependant la ligne de démarcation entre les saisons étaient bien plus tranchée qu\u2019aujourd\u2019hui.Une fois I'hiver passé, le printemps nous arrivait avec tous ses charmes et ses espoirs.Nous avions, il est vrai, des nuits froides, mais le soleil se faisait si chaud.Le matin, nous étions gratifiés de cette jolie croûte cristallisée qui faisait nos délices; elle était assez forte pour porter un cheval.Nous prenions des glissades avec de grands sleighs à billots, on embarquait jusqu\u2019à une quinzaine de marmots là-dedans.Du sommet d\u2019une côte, on filait comme un trait dans les champs, sans crainte des clôtures, car la neige les cachait complètement.A la fin d\u2019avril, on se mettait nu- pieds, excellent moyen d'épargner bas et chaussures (véritable mesure de guerre); nous en avions pour six mois de ce régime.Le pied nous durcissait, n\u2019en doutez pas.Je n'ai jamais mis de chaussures pour aller aux fraises et aux franboises.Et puis \u2019été nous arrivait chargé de toutes les beautés que comporte la chaude saison, pendant quinze jours ou trois semaines, la chaleur était si grande qu\u2019il fallait coucher sur les galeries, en compagnie des maringouins et autres moustiques.Et je reviens au printemps.Quel plaisir c\u2019était d\u2019aller à la cabane, d\u2019entailler les érables, de poser les goudrelles et les chaudières, de faire bouillir, de tourner la palette dans les anciens chaudrons de fer suspendus aux crémaillères et remplis d\u2019un beau sirop jaune clair! Dans l\u2019après-midi, il fallait chausser la raquette.Un jour, vers les cinq heures mon défunt père, une cousine et moi-même revenions de la cabane.Papa nous dit: Vous allez suivre mes pistes, je vais faire les pas plus courts et vous calerez pas.Il avait bien raison: mon père (le Gros Félix, comme on l\u2019appelait) était un gaillard de 5 pieds, 11 pouces, pesant dans les 225 livres et doué d\u2019une force musculaire peu ordinaire.Dans une poche sur le dos, il portait une pleine cruche de cinq gallons de sirop d\u2019érable.Moi-même, j'en apportais aux trois quarts d'une chaudière de cing livres, avec beaucoup de précaution.L'avenir me réservait toutefois une très désagréable surprise.Et nous voilà partis à la queue leu leu.Une fois rendus au bord de la côte, fallait prendre la direction Ouest -(chez Matelot Laflèche) pour tomber ensuite dans le chemin de voiture conduisant à la maison.L'idée me vint de piquer tout droit; c'était plus court, mais il s\u2019agissait de descendre d\u2019une hauteur d\u2019environ cinquante pieds et joliment à pic.J'étais chaussé de petites bottes ma- louines qui, comme vous le savez, n\u2019avaient pas de talons, tout comme les souliers à Thuile, leurs cousins-ger- mains.Papa me regardait faire.Tu ferais mieux de me sui- \u2018Vre, tu peux glisser et ren- \u2018Verser ta chaudière de sirop.J'aurais dû prendre son conseil, mais je croyais réellement bien agir.Je vais, lui dis-je, me faire des marches d'escalier dans la côte, et Jeannette va tenir ma chau- LE BIEN PUBLIC ; dière.Je m\u2019avance et fais la lière marche; ça annonçait bien.Me croyant en sûreté, j'allonge le bras pour donner mon sirop à la cousine .Je perds l\u2019équilibre, les pieds me glissent et je décampe en vitesse au fond du ravin! Je n'avais pas lâché ma chaudière qui se vida moitié dans ma manche d'habit et la balance sur le banc de neige! Si vous aviez entendu papa et la cousine rire à gorge de- ployée .! Moi, j'enrageais et je braillais don\u2019 ! A la maison, je fus l\u2019objet d\u2019une réception sympathique et surtout comique; j'étais collé jusque dans le fond de mes petites bottes! PAGE CINQ me disait parfois: \u201cSi t'allais faire une petite promenade dans le pan de la côte, avec une croûte de pain, tu pourrais, je pense, te sucrer le bec! Ca m\u2019enrageais.Tout de méme, je me disais en mon for intérieur: J\u2019aurais bien dû l\u2019écouter.La leçon m\u2019avait profité.Et longtemps après, papa Philippe GERMAIN.M.Pierre Turgeon, cultivateur de St-Anselme, comté Dorchester.Lauréat de la Médaille d\u2019Or et du diplôme de Très Grand Mérite Exceptionnel pour 1942.Commandeur de l'Ordre du Mérite Agricole.Qu'est-ce qu'une OBLIGATION DE LA VICTOIRE Une Obligation de la Victoire, c\u2019est une valeur, une créance de $50, $100, $500, $1,000, selon la somme que vous prêtez au Pays et qui vous sera remboursée.Cet argent vous rapportera du 3% par an.C\u2019est un moyen sûr et commode d'économiser pour l\u2019avenir.Vous pouvez emprunter de l'argent sur la garantie de vos Obligations ou, en cas de besoin, en disposer par l\u2019entremise d\u2019un courtier en valeurs, d\u2019un agent de change, d\u2019une banque ou d\u2019une société de fiducie.Achetez des Obligations de deux maniéres: au comptant et par versements répartis sur une période de 6 mois.Votre vendeur d\u2019Obligations de la Victoire vous fournira tous les renseignements nécessaires.Le Lauréat du Mérite Agricole 1942 recommande les OBLIGATIONS DE LA VICTOIRE Grice à ses connaissances, son travail diligent, et son esprit de progrès, M.Pierre Turgeon de St-Anselme, comté Dorchester, a été couronné lauréat du Mérite agricole pour 1942, à titre de cultivateur le plus méritant parmi les 270 concurrents inscrits.La plupart de nos cultivateurs québecois pensent comme lui.Voici ce qu\u2019il dit: \u2018Même si l\u2019on demandait aux civils de donner leur argent pour gagner la guerre, on ne leur imposerait pas un trop grand sacrifice puisque d\u2019autres Canadiens \u2014 soldats, marins, aviateurs \u2014 offrent leur vie a la Patrie.Mais on nous demande que de préter notre argent.Alors, tous les cultivateurs du Pays, j'en suis sûr, répondront à l\u2019appel du 4e Emprunt de la Victoire.Il y a plusieurs raisons de placer de l\u2019argent dans les Obligations.D'abord il faut gagner la guerre, puis on fait un bon placement et on est certain de ravoir son argent, quand on en aura besoin Plus tard pour remplacer l'outillage de la ferme, qui s\u2019use graduellement.Un cultivateur peut toujours trouver un bon emploi pour ses économies, mais il ne saurait faire un placement plus str et plus pratique que dans les Obligations de la Victoire\u201d\u201d.JUSQU'AU BOUT \u2026.ACHETEZ DES OBLIGATIONS 4 VICTOIRE | LE COMITÉ NATIONAL DES FINANCES DE GUERRE PAGE SIX LE BIEN PUBLIC JEUDI, 6 MAI 1943 \u2026 Madame, voici pour vous \u2026 VOTRE CHRONIQUE, MADAME Volonté de sourire, d\u2019exprimer la confiance, mais -si moyens esthétiques, soins et maquillage.Vos sourcils.\u2014 D'abord, épilez vos sourcils, en leür donnant une ligne remontée vers le tempes, c'est-à-dire, en les épilant en dessous pour rehausser l'arcade sourcilière.Pui.brossez-les chaque jour Avec une petite brosse trempée dans une huile fort\u2018 \u2018+ Vos lèvres\u2014Le coin des là- vres tombant donne aussi une expression lasse et triste.Souriez! le plus souvent possible, et ne fardez pas de rouge le coin des lèvres.pour ne pas les souligner.Accentuez le fard de la lè supérieure.Ls fard des joues.\u2014Deux méthodes d'ar-\"'cation: le fard \u2018 On peut être élégante même sous pluie, L'Iimperméable de Fabaë- aS rayonne illustré ici est seyant et pratique.On remarque l'ame Pow de la jupe, l'emplècement wb plissé du corsage, la coupe fah- taisiste des poches et des manches Placé haut sur la joue et légèrement en arrière de la pommette; le bas de la joue seulement teinté de poudre.Ou bien, le fard posé en \u2018bonne mine\u201d, rose et uniforme, sur toute la joue pour donner une impression de grande fraicheur.Enfin.I'importent est d\u2019avoir les traits remontés, c\u2019est-à-dire les muscles tonifiés, l'épiderme tendu.Pour cela, massage et crème nourrissante, sans doute, mais surtout anplication d'un masque une, ou mieux, deux fois par semaine.Le masque de beauté est le .Meilleur et le plus moderne , traitement esthétique.Très ef- , fieace.il est eussi très simple, puisau'on peut appliquer soi- même son masantie, et continuer vené-nt Ja durée de l'annil'ration à agir.à noursuivre sa toi- Jette, écrire, lire, ete.L'heure du bain, c\u2019est l'hevre du repos.Les traits se détendent, le massage agit particulièrement bien.en raffermissant la peau et en resserrant les muscles.Après un bon nettovage de l\u2019éniderme, +) suffit de bien appliquer la pâte du masque, unt- formément, et de garder ce dernier une demi-heure ou trois quarts d'heure.On l'enlà- Ve ensuite en lotionnant le visage à l\u2019eau tiède.Et l'on se retrouve le visage calme, les traits remontés, les muscles bien tendus sous un épiderme lisse et serré.POUR AVOIR DE BEAUX ONGLES Il ne suffit pas d'avoir les ongles polis, rougis, ce qui ajoute certes à leur beauté, mais \u2026e la leur donne pas.Il est utile de les limer selon une forme gracieuse, allongée, sans exagération, car l'excès est aussi nuisible dans un sens que dans l'autre.La jeunesse.(Suite de la page 8.) pas là un résultat des plus appréciables?Et si nous ajoutions encore ce passage de la lettre que ces mêmes copains nous faisaient parvenir: \u201cDe plus, la campagne de messe étant fort opportune, il nous est impossible de relater tout le travail caché qui s\u2019est fait chez nos compagnons, mais nous avons constaté une plus grande attention et un plus grand soin de la part des amis dans l\u2019audition de la messe.\u201d Un tel travail, accompli par des | i PE LA CUISSON Partout Aujourd'hui Meilleure Cuisson Employant la Far La Farine Préparée de farine à gâteau de poudre à pâte spéci en proportions exac zz == =~ DOMESTIQUE NOURRIT LE Domestique en Brodie Brodie est composée haute qualitéet d'une ale, \u2018déjà mélangés\u201d tes pour assurer les meilleurs résultats possibles.MIEUX on Obtient la ine Préparée 42-2F 2 étudiants, pour des étudiants, et dans un milieu étudiant ne peut guère produire un meilleur résultat.Aussi le comité fédéral diocésain de la Jeunesse Etudianaussi prometteurs pour le succès extérieur et surtout intérieur de la campagne sur la messe.Jules HEROUX, Publiciste diocésain.te Catholique remercie-t-il sincèrement du présent témoignage cette institution de la ville voisine et espère-t-il en recevoir d\u2019autres aussi encourageants et Aujourd\u2019hui, pendant que le Canada \u201cDE TOUTES LES RESSOURCES NATURELLES DU CANADA SES FILS SONT LA PLUS GRANDE\u201d subit les orages de la guerre, il repose .sa confiance sur ce qu\u2019il a de plus grand comme ressources naturelles \u2014 ses fils.Nous devons acheter \u2014 nous achèterons \u2014 des Bons de la Victoire jusqu\u2019à la limite de nos ressources.LA MAISON SEAGRAM \u2014 JEUDI, 6 MAI 1943 LA JEUNESSE ETUDIANTE CATHOLIQUE La 3ième.campagne annuelle de la Jeunesse Etudiante catholique est maintenant lancée.Soigneuse- ment préparée, cette campagne doit faire attendre à ceux qui ont travaillé à son organisation de- mea puis plusieurs semaines, lcès rapide et complet.len effet, LE BIEN PUBLIC un suc- Ce succès ne sera que mérité, et pour cause; nous entendons, au cours de la semaine présenter à tcute la masse, des faits, des réalisations, en un mot ce qu\u2019a été PAGE SEPT les portes des églises.{Voici une esquisse de la besogne Nul n\u2019ignore tout le travail qui faite dans une institution du peut être accompli grâce au sys- |Cap - de - la - Madeleine depuis tème d'affiches, dans nos écoles et quelque temps.MM.Claude Denos collèges, dans nombre d\u2019au- nis et Fernand Letarte nous ont tres endroits publics, tels que les | (Suite à la page 8.) la préparation de cette campagne magasins, dans nos institutions scolaires, Le St Maurice a-t-il quelque chose en commun avec les OBSCURATIONS ?E St-Maurice, la principale source de l\u2019énergie électrique dans la province de Québec, a à voir à nombre de choses, de .la soie artificielle aux piles sèches pour lampes de poche.L\u2019acétylène est le premier ingrédient dans la fabrication de la soie artificielle et du carbon des piles sèches.Il sert à la fabri- C\u2019est l\u2019énergie électrique, à bon marché, qui permet d\u2019obtenir, à bon marché, le carbure d\u2019où se tire l\u2019acétylène à bon marché.Depuis 1898, la Shawinigan contribue directement et indirectement au bien-être, au bonheur et à la prospérité des habitants de cette province.Au service du Québec, cation de mille et une autres choses d\u2019utilité courante et il apporte à la province de Québec un revenu tiré de toutes les parties du pays.SHAWINIGAN EN GUERRE Dès le début des hostilités, la Shawinigan était en mesure de fournir l'énergie électrique qu\u2019il fallait pour rencontrer instantanément les besoins des industries de guerre essentielles qui travaillentaujourd\u2019hui sansrépit dans la province de Québecelle a créé des industries, en a attiré d\u2019autres et a aidé ses ouvriers à se trouver un emploi lucratif dans leur propre province.; THE SHAWINIGAN WATER & POWER CO.De même que Qué'bec sert les Nations Unies, la Shawinigan sert le Québec de » ~ PAGE HUIT VRAIMENT \u2026 Si, en amour, vous jouez le deuxième violon, vous perdrez vite goût à votre orchestre.kok % On citait devant M.Henry Bordeaux le fameux mot:- Une femme vous donne au moins deux instants de plaisir: quand vous la prenez, quand vous la quittez! M.Henry Bordeaux sourit, puis paraphrasa:- Une femme vous joue deux sortes de tours: en ne venant pas aux rendez-vous, et en y venant.% x * Au tableau d\u2019honneur de la vitalité canadienne-francaise, on voudra faire mention spéciale du cas de M.et Mme Georges Cabana, de Sherbrooke, qui viennent d\u2019avoir leur vingt-quatriéme enfant! En regard de cela, on aura moins de fierté devant le budget Ilsley qui n\u2019est pas tendre pour la famille.On sait, en effet, qu\u2019entre un célibataire et un homme ayant femme et quatre enfants, qui gagnent tous deux $3,000.par année, il ne reste au père de famille, une fois les impôts payés, que $581.de plus qu\u2019au célibataire.$581.pour nourrir, vêtir et loger une femme et quatre enfants pendant douze mois! à x x L'anglophobe incurable qu\u2019est le Col.McCormick vient encore de faire des siennes.Cette fois, il a dit au grand journal PM son réve de voir les Etats-Unis, comme épilogue à la guerre, s\u2019annexer tout l'Empire britannique comme autant de nouveaux états! Rien que cela .le brave Colonel est modeste et reste bien dans la tradition de Big Bill Thompson qui aurait mangé un Anglais tout rond à chaque petit déjeuner .Franchement, le propriétaire du Chicago Tribune violente un peu fort son imagination et celle de ses lecteurs .*k kk On se rend compte que la guerre améne nombre de petits établissements de commerce a fermer leurs portes, soit que leurs propriétaires-directeurs s'engagent aux armées ou encore que la difficulté de se procurer de la marchandise ait décidé ces commerçants à jeter le manche après la cognée.Chez eux, pourtant, on ne se plaint pas: c'est la guerre! Mais, on se demande, avec une inquiétude justifiée, si l\u2019après- guerre redonnera vie au petit commerce qui a joué un rôle capital dans le, progrès de la Confédération canadienne.Et le propriétaire d\u2019un modeste magasin est en droit de nourrir ces alarmes devant les tendances socialistes qui, à la faveur du conflit, s'infiltrent dans notre législation.Il serait curieux de savoir .ce qu\u2019en pense la C.C.F.toujours fascinée par l\u2019Etat vendeur.Le régime démocratique, tel qu\u2019il a fonctionné au Canada surtout depuis un demi-siècle, a fait la vie large au petit commerce et à l\u2019initiative individuelle.L'expérience socialiste en offre un contraste bien net, comme on l\u2019a vu au pays des Soviets où le fermier comme Jle négociant travaillent en série, comme on dit, alluchons anonymes de la roue monstre imposée par un contrôle gouvernemental hermétique.Kolkozes (fermes communales), garderies d'Etat où sont entassées, de jour, les enfants d'ouvriers, cuisines municipales ou l\u2019on fait la queue interminable, gamelle en main, autant de produits-types que le socialisme suggère aux pays démocrates pour l\u2019organisation de leur après-guerre.Il ne faut pas s\u2019étonner, donc, que le fermier modeste et le petit commerçant fassent une moue décisive devant le menu du monopole d'Etat.L'après - guerre nous réserverait-elle la dictiture socialiste, la plus cruelle de tou- | tes, au dire des économistes?S'il fallait que nous nous soyions bat- | tus, des années durant, pour en arriver à ce résultat, s\u2019il fallait a-| voir trempé dans le bain de sang de cette Deuxième Grande Guerre pour en retirer le socialisme comme dépouilles opimes, ce serait dommage, vraiment .A la façon allègre, enthousiaste, dont elle souscrit au Quatrième Emprunt de la Victoire, la population canadienne-française est en train de faire honneur à toute la Confédération, de servir un exemple de collaboration qui surprend même les plus optimistes.Surtout, qu\u2019on n'\u2019aille pas voir chez le petit épargnant québecois que le mobile de faire un \u2019 L'aide américaine aux Les Américains construisent des locomotives dites « Austerity > pour la Grande-Bretagne.Ces locomotives ne comportent aucun motif » décoratif et on n\u2019y emploie que tout juste le m/t=! n°o-
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