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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 23 mai 1952
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1952-05-23, Collections de BAnQ.

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[" imprimé et publié à 1563, rue Royale à Téléphone: 640 3 Trois-Rivières, P.Q.Abonnement $2.00 par année aux E.-U.$3.00 5 sous lo copie 4e ANNEE \u2014 No 20 TROIS-RIVIERES, VENDREDI, 23 MAI 1952 Autorise comme matière de seconde classe.Ministère des Postes, Ottawa.SSEUREUSE VILLE YAVOIR UN EL MAIRE ! ~ Ayant appris qu'une firme euro- éenne projetait d'établir une fi- ile dans notre pays, Un maire eu disert, mais agissant, prend Marion à ses frais et vole en Eupe d'où il revient bientôt avec ne nouvelle industrie pour sa vile.Le haut-fait a été accompli a- ee célérité, mais dans le silence ont aiment à s'entourer les hom- \u2018es d'action.C'est la façon de procéder du aire Horace Boivin de Granby.Lire à ce sujet le remarquable ricle du \u201cToronto Daily Star\u201d e nous reproduisons en page 12) # Notre ville, tout comme celle Granby, a besoin de nouvelles bdustries, beaucoup plus que Un maire qui fait de la politique.po cc maire flagorne les indus- els, cajole le capital jusqu\u2019au ur où contrecarré par ces der- ers dans ses desseins lors du re- rendum, il met de côté le bien Fnéral et décide de vider sa har- ten prenant à parti ceux qui nt Vivre sa ville, ceux qui nous dent une des plus hautes moy- nes de salaires de tout le pays.C'est la façon de procéder du [aire Mongrain.Pour mieux agir dans le sens de jatérêt communautaire, le maire divin s'interdit de faire de la po- lique.T1 tient à rester libre, ami \u20ac tous les groupes, accueillant U' tous ceux qui l\u2019approchent.Le maire Mongrain, lui, ne sem- \u20ac aVoir d\u2019autre alternative que se lancer dans la politique.Et pmme il n\u2019a dans ce domaine au- Fie expérience, aucune connais- pre serieuse, il doit se contenter \\ do iver a une guerre des per- na ites, de fanfaronner, de seer sur toutes les tribunes, en cumulant Sur son passage des in et des impairs gui sont } ajouter au bon renom des vis-Rividres.Au lieu d\u2019attirer .pelleur à nous, il va nous cou- étranger du ridicule du Prétentieux des personnages.Peux maires bien différents, à N rite! Deux façons d\u2019agir qui wiley.négation l'une de l\u2019autre.: ae oh des résultats qui, dans \" jy commandent l\u2019enthousias- m dans l'autre la consterna- Si nous voulons voi ; el voir durer le pis aux Trois-Rivières, Moni pox ambitions demesurées are qu'il faut maintenir oulons Tie.Si au contraire nous concorde revenir le civisme et but au e à l'hôtel de ville, il te de plus tôt remplacer à amme quoi 2, Administration un Ft devi ont l\u2019égocentrisme dévo- ent une menace publique.e UTILISEZ.NOTRE COUR D'ABONNEMENT EN'PAGE 11 ee Hô Z es OF Bn Manne OA ee es Cet UNE BOURDE AMUSANTE QUI MERITE SON TOUR DE PRESSE QUAND LE GENIE DE M.MONGRAIN SAVENTURE DANS RES HAUTES SPHÈRES MATHEMATIQUES ET POLITIQUES Si Ottawa perçoit 77% des taxes, cela ne fait que 7.7% par province, puisqu\u2019il y a dix provinces au Canada, affirme le maire Mongrain.\u2018LE DEVOIR\u2018\u201d S'EMPRESSE DE CORRIGER CE RAISONNEMENT SIMPLISTE Nous savions bien que notre J.-A.Mongrain finirait par forcer l'attention des journaux de l'extérieur.Depuis qu'il a commencé so guerre \u2018\u2019feinte\u2019\u2019, on avait pris le parti de le couvrir choritablement en publiant des résumés \u2018\u2019conservateurs\u201d\u2019 de ses algarades.Mais voilà qu\u2019il s'impose maintenant aux commentaires personnels des rédacteurs.Même les journaux franchement libéraux ou simplement hostiles à M.Duplessis se voient obligés de mettre en boîte ce tonitruant personnage.Nous nous souvenons que, dans quelques-unes de ses causeries, 'imprudent Mongrain a parlé de ses amis du \u201cDevoir\u201d.Or c'est précisément le \u201cDevoir\u201d, où le maire se vante d\u2019avoir des amis, qui se charge de lui démontrer qu'il est dans l'erreur.Dans l'esprit d'un politicien à la Mongrain, amitié voudrait dire connivence.Le \u2018\u2019Devoir\u2019\u2019 a beau ne pas aimer M.Duplessis et le manifester à l'occasion, il n\u2019est pas obligè de suivre M.Mengrain dons les hautes évolutions mathématiques où son génie prend parfois des tengentes inquiétantes.Voilà pourquoi, le \u2018\u2019Devoir\u2019\u2019, au sujet d'une récente déclaration de M.Mongrain, se voit obligé de redresser le raisonnement erronné de ce dernier quand il parle de pourcentage provincial, en matière de prélèvement fiscal.Voici donc l\u2018amusante mise ou point que s'attire notre maire dans la page de rédaction du \u2018\u2019Devoir\u201d, numéro du 19 mai: Un orateur libéral, \u2014 et non des On doit supposer qu\u2019Ottawa moindres, puisqu'il s\u2019agit de M.J.-A.Mongrain, \u2014 a fait l'autre jour une surprenante déclaration sur la répartition des impôts entre le gouvernement fédéral et les législatures.Il a dit à peu près ceci: \u201cM.Duplessis affirme qu'Ottawa perçoit 77 p.c.des taxes, mais il n'a pas l'honnêteté d'ajouter qu'il y a dix provinces au Canada et que cela ne fait que 7.7 p.c.par province\u201d.Déclaration extraordinaire.Tellement qu'elle est sans aucun doute le fait d'un lapsus linguae.Car c\u2019est une opinion indéfenda- i ble, sous quelque angle qu\u2019on la prenne.Veut-elle laisser croire que le gouvernement fédéral ne puise ique 7.7 pour cent de ses revenus \u2018dans notre province?Alors c\u2019est entièrement faux.De tous les impôts payés par les citoyens de Ta province de Québec, 77 p.c.\u2014 êt non pas 7.7 p.c.\u2014 prennent le chemin des coffres fédéraux.Ce chiffre nous vient d\u2019une étude faite en 1948 par la Fédération canadienne des maires et des municipalités et mise à jour l'an dernier par la Chambre de commerce de Québec.Après cette incursion malheureuse dans tions politiques, nous espérons que M.Mongrain aura la sagesse de revenir sur le terrain des vaches.draine chez lui la même proportion des impôts dans les neuf autres provinces.Dans chacune l'impôt représente 100 p.c.et Ottawa en prend plus des trois quarts.Logiquement, il faudrait donc multiplier 77 par 10 provinces et non pas diviser.En partant du raisonnement de ce libéral, nous devrions d'\u2019ailleurs conclure que le 13 p.c.qui reste aux provinces doit, lui aussi, être divisé par 10, ce qui ne laisserait que 1.3 p.c.des impôts à chaque province.Faut-il aller plus loin pour démontrer l\u2019absurdité de ce raison- , nement?L'orateur a peut-être voulu laisser entendre qu'Ottawa partage entre toutes les provinces les taxes que la province de Québec paie et qu'il ne nous \u2018remet en travaux ou en services que 7.7 p.c.du 77 p.c.qu\u2019il perçoit ici?Mieux vaut conclure qu\u2019il s\u2019agit d'une erreur.Sans y attacher plus d'importance qu\u2019il ne faut, nous y faisons allusion pour détromper ceux qu\u2019elle aurait pu impressionner.Pour éviter aussi la répétition de telles déclarations qui embrouilleraient davantage un débat difficile.les hautes ques- à des soucis qui s'adaptent mieux à ses connaissances et dispositions.!l parait spécialement doué pour l\u2018engueulade de longue haleine.C'est probablement: dans ce domaine qu\u2019il peut sembler le plus utile au parti qui 'emploie.Autrement, s'il veut imiter d'autres bons orateurs et se mettre à porler de vraie politique, il risque de s'empêtrer et de faire rire de lui, comme cela vient de lui arriver, en abordant le problème fiscal.Que M.Mongrain continue donc à parler des camps de concentration et des mitrailleuses, il n'y a aucun mal & cela, car \u2018personne ne le prend éuisérieux: [RYSereys Le cas de Dans l\u2019étude des problèmes municipaux, il est toujours souhaitable que les contribuables les plus en vue entretiennent des relations suivies avec les mandataires élus et qu\u2019ils les aident à trouver des solutions à ces problèmes.Le journal \u201cLe Soleil\u201d cite le cas de la ville de St-Louis où de telles relations existent et produisent les meilleurs résultats.\u201cPour faciliter les contacts, écrit \u201cLe Soleil\u201d, la ville de Saint-Louis a \u2018institué des séances publiques qui se tiennent au début de chaque saison, au cours desquelles les citoyens viennent \u201csiéger\u201d avec les échevins et discuter ensemble les problèmes qui les occupent.Les gens exposent leur point de vue et font Jes suggestions qui sont ensuite étudiées par les chefs de services et les comités muni- cipauxr: el maintes fois, on trouve ainsi la solution longtemps recherchée de proble- mes actuels.Voilà une initiative qui stimule le sens civique et porte chacun des contribuables à s\u2019intéresser davantage à la chose publique.\u201d Ces bonnes relations entre mandataires et contribuables doivent reposer sur le dévouement collectif à la chose publique.Dans une ville où des tendances politiques influencent habituellement le cours de l\u2019administration, une telle collaboration devient impossible, car elle se bute à des intérêts particuliers, souvent irréductibles.Nous avons parfois tenté, aux Trois-Rivières, d\u2019amorcer ce genre de consultation entre administrateurs et administrés, mais le plus souvent, pour des raisons que nous connaissons tous, les relations ont manqué de sincérité .et la cordialité nécessaire en fut absente.Tout dernièrement, quand il s\u2019est agi pour nos corps publics, d\u2019étudier les projets de referendum, et plus tard, de prendre des mesures qui assureraient l'honnêteté dia vote, des incidents disgra- la ville de St-Louis et le notre Collaboration toujours souhaitable entre administrateurs et administrés cieux se sont produits.Le maire de notre ville, se croyant visé par l\u2019insistance que l\u2019on a mise à se renseigner, a fini par perdre patience et s'est laissé aller à des attitudes regrettables à l\u2019endroit du président de l\u2019un de nos principaux corps publics.Une telle atmosphère n'est guère favorable aux débats désintéressés.Et ce n'est là qu\u2019un exemple entre plusieurs autres.C\u2019est pourquoi nous croyons avoir raison quand nous réclamons une politique municipale impartiale, basée sur le réel et non sur le subjectif.Nous contestons à quelque parti que ce soit le droit de dominer les préoccupations de nos édiles.Nous demandons à ceux-ci d'oublier, à la table du conseil, qu\u2019ils sont de telle ou telle couleur politique.Nous exigeons que les affaires municipales soient gérées en fonction de l'intérêt général et non en fonction des intérêts politiques de quelques-uns.Si l\u2019on veut opter pour la politique ou provinciale ou fédérale, on abandonne libre à soi, mais alors, qu\u2019en toute justice pour les contribuables, on abandonne le municipal, au lieu de l\u2019exploiter à ses fins.Trois-Rivières est une ville ancienne, qui a amassé beaucoup de problèmes, au cours de sa longue existence.L'administration d\u2019une ville comme la nôtre offre parfois des difficultés particulières et il faut que les conseils de ville soient en mesure d'utiliser toutes les possibilités existantes.S\u2019ils sont dominés par la politique, ils se placent immanquablement dans une posture délicate vis-à-vis des pouvoirs supérieurs.C\u2019est la petite guerre au lieu d\u2019une collaboration profitable.C\u2019est une petite guerre qui empêche les pouvoirs publics, neutres en politique, d'intervenir opportunément pour étudier et suggérer des solutions aux problèmes les plus impor- tants. PAGE DEUX LE BIEN PUBLIC \u2014 VENDREDI, 23 MAI 195 Trois siècles d'histoire Mauricienne Une autre publication mauricienne Les Forges St-Maurice (PAR Mgr ALBERT TESSIER) Les Editions du Bien Public viennent de publier un ouvrage attendu depuis longtemps.On a beaucoup écrit sur les Forges de Saint-Maurice, mais il manquait une étude qui permit de saisir dans son ensemble, et avec ses répercussions sur la vie canadienne, l\u2019histoire de cette audacieuse entreprise.Fidèle à la ligne de conduite qu\u2019il s\u2019est fixée, l\u2019A.a voulu tenir le juste milieu entre l\u2019histoire rigoureusement scientifique et une vulgarisation trop fantaisiste.Son ouvrage, sérieusement documenté, est quand même de lecture agréable et facile.Un premier chapitre relate les recherches, démarches, plaidoyers .qui, de Champlain à Beauharnois (1603-1729), ont préparé l'établissement de la plus ancienne industrie lourde d'Amérique.Puis nous assistons au lancement pénible de l\u2019entreprise par un Canadien, Poulin de Francheville.De 1729 à-1740, les efforts et les échecs se succèdent.Le roi de France doit se résigner à la régie d\u2019Etat à partir de 1741.Jusqu\u2019à la fin de l\u2019administration française les Forges connaissent des hauts et des bas, mais elles tiennent bon.Après 1760, les Anglais leur donnent une impulsion nouvelle.Des personnages pittoresques comme Pélissier, Pierre de Sales Laterrière, Matthew Bell, les McDougall, président aux destinées des Forges jusqu\u2019à leur fermeture en 1883.L'ouvrage de Mgr Tessier met en belle lumière des aspects importants et trop longtemps méconnus de notre histoire.Les Forges de Saint-Maurice, par Mgr Tessier.Editions du Bien Public, 1563, rue Royale, Trois-Rivières.\u2014 200 pages; illustré, S2.00.NOTRE HISTOIRE S\u2019ENRICHIT MARCEL TRUDEL QUATRE ANS DE REGIME MILITAIRE M.Marcel Trudel, de 1'Académie canadienne-française, vient de publier aux Editions du Bien Public une grande étude sur le régime militaire dans le gouvernement des Trois-Rivières (1760- 1764).Depuis quelques années, M.Trudel a publié de nombreuses oeuvres historiques.Sa thèse de doctorat és lettres portait sur l'influence de Voltaire au Canada, un travail édité par la maison Fides à Montréal.En 1946, M.Trudel tâtait du roman, avec une oeuvre originale: \u201cVézine\u201d.En 1949, il publiait une étude sur Louis XVI, le Congrés américain et le Canada.Des collections de car- PASSE EN REVUE tes.de textes historiques ont également été livrées aux spécialistes par les soins de cet infatigable chercheur.Le plus récent volume de M.Trudel constitue une analyse définitive du régime militaire dans le gouvernement des Trois-Riviè- 1es durant la brève période de 1760 à 1764.Il faudra 272 pages à l'Auteur pour former le dossier de ces quatre années d\u2019occupation britannique dans notre district.Et cela n\u2019est que la première tranche d'une vaste étude du régime militaire au Canada, un thème que l\u2019Auteur se propose de traiter à fond.M.Trudel bénéficie de certains King's eagram\u2019 Kye Whisky L Gry StagTam aves coufianee | « 1% 57 \u201d 3 SAN, vs ere hs a Fi Br \u201cee, 2 lice ate avantages dans la documentation de ses travaux.Il a poursuivi de longues études en histoire et en géographie.Sa carriére de professeur à l'Université Laval lui permet d\u2019accéder aux documents les plus précieux.Il a laissé au séminaire St-Joseph la réputation d'un travailleur méticuleux et patient, qui ne lâche jamais une piste.Sa méthode historique est d'un authentique chartiste.En étudiant l\u2019ensemble du régime militaire au Canada, M.Trudel s\u2019est intéressé à son influence dans le gouvernement des Trois- Rivières.Mauricien ardent, disciple fidèle de Mgr Albert Tessier, p.d., il a voulu enrichir la littérature de notre région en publiant immédiatement une partie de ses recherches.Ce qui frappe d\u2019abord, à la lecture de cette nouvelle oeuvre, c'est le\u2019 grand souci d'exactitude qui transparait à chaque page.M.Trudel a souvent fait montre d\u2019un sens critique impitoyable.Il ne veut pas être pris au dépourvu.Un seul chapitre (le cinquième) renferme 176 références.L'appa- reil bibliographique n\u2019est pas moins considérable, et l'index IY OY OMMENCEZ LA JOUR ) ) I » i \u2018 > = 7, 9 I .(dd onomastique couvre vingt pages.C\u2019est de l\u2019histoire à la façon des grands maîtres allemands.L'école offre de nombreux avantages.Elle rebute un peu le lecteur qui doit constamment voyager de haut en bas de chaque page dans ces oeuvres denses et sévères.Le livre de M.Trudel est sévère, sans pitié pour les erreurs des autres historiens ou pour les légendes sentimentales.La vérité demeure la première loi de l\u2019histoire.Le volume de M.Trudel est un hommage à la vérité, qui souvent surpasse en fantaisie l\u2019imagination elle-même.Y.Thériayy gouvernement des Trois-Rivièrey (1760-1764), par Marcel Trudg 272 pp.avec cartes.On peut procurer le volume en s'adressan au Comité de Propagande de | Mauricie, Séminaire St-Joseph, em Le' Groenland est la seule lonie que possède le Danemark, Tous ceux qui veulent comprendre la Mauricie et l\u2019aimer jusque dans ses verrues devront lire cette oeuvre toute récente de M.Trudel, un fils de la région.Jamais Encouragez votre journal local et faites-le lire.recherchés.Peut être encadré.Spécifier si on le veul en français ou en anglais.Ecrire à Melchers, C.P.279, Montréal, P.Q.< LING TROIS-RIVIERES LALUMINUM ROLLING MILLS LTD.M.ANDRE PICHE, vice-président de l'exécutif une autre compagnie progressive et de renommée internationale, exige pour tous ses travaux le Léiton \u201cReady-Mix \"1 Suivant les recommandations de son conseiller technique, M.JOHN KORSZ, l\u2019ALUMINUM ROL- \u201cREADY-FIX\"\u201d Laurentide pouvait répondre exactement et économiquement à toutes leurs exigences et c\u2019est pourquoi il est constamment employé dans tous leurs travaux et agrandissements.urentide MILLS LTD a réalisé que seul le BETON Le béton \u201cREADY-MIX\u201d Laurentide est à votre portée \u2014 APPELEZ #32.(Trois-Rivières) CAP-DE -LA-MADELEINE SHAWINIGAN FALLS © e GRAND\u2019MERE .SOREL ou | ENDREDI, 23 MA 1952 \u2014\u2014/\u201477\u20147\u2014\u2014\u2014\u2014r Duplessis inaugurera une ferme forestière modèle de la Canadian International Paper ère MO ternational | Paper nc MG, président mie, bnt à perpétuité.on des cultivateurs et es de récolte forestière.ablissant la Ferme ssurer un revenu p plus près et Montréal.\u2014 Une ferme fores- dèle établie dans le com- ; d'Argenteuil par la Canadian Company, ns le but d\u2019aider les agricul- us à pratiquer la culture des res et à améliorer l\u2019aménage- Lent des boisés, sera inaugurée Hiciellement le 5 juin par l\u2019ho- rable Maurice L.Duplessis, an- e M.S.L.de Carteret, de la compa- Connue sous le nom de Ferme restière Harrington, cet établis- ment modèle est situé sur la ri- ire Rouge, à 37 milles de Laute, et comprend 12,000 acres M ierres a bois que l\u2019on admi- tre de façon qu\u2019elles produi- ÿ \\.Duplessis, en plus d\u2019être le nférencier d'honneur sera invité planter des séries d\u2019arbres avec e machine mise au point par les brestiers de Harrington à l'inten- autres opriétaires de lots boisés.À la lite de la cérémonie inaugurale, donnera des démonstrations de iviculture et de diverses métho- En communiquant cette nou- lle, M.de Carteret ajoute: \u201cEn forestière M:rrington, nous avons voulu inter les agriculteurs à considérer arbres comme toute autre ré- le Les agriculteurs peuvent liver les arbres avec profit et supplémen- ire Les cultivateurs commen- nt à suivre leurs terres à bois ils y trouvent rucoup de bois qui semblait être e peu de valeur mais qui aujour- ui peut être récolté avec pro- Le fait que notre usine de le à Hawkesbury ait été trans- formée afin d'utiliser les grand avantage de tous.\u201d culture de récoltes bres de croissance rapide.région.La Forteresse dans la Forêt que frontière\", HOLIDAY du mois de juin.solitude.coup d'autres choses de l\u2019hémisphère occidentale.On peut faire une jolie .JARDINIERE SUSPENDUE Avec 4 lattes corroyées de 15\u201d de long, vissées ensemble en faisant dépasser les bouts de 3°\", L\u2019appui-pot est un anneau de 1\u201d de largeur découpé dans une boite de conserve.faits avec du bois .de rebut de ge d\u2019épaisseur.Extrémités: 12\u201d au haut; 8\u201d à la base.Slide 18\u201d x 8\u2019, Pieds: Lor tour, 4\"; épaisseur, > \u2018 PORTE-REVUES et BERCEAU DE POUPÉE IB bois durs, et la présence de marchés dans la région pour des bois divers rendent maintenant possible l\u2019utilisation la plus complète des ressources forestières, pour le plus .La Canadian International Paper Company a acheté des fermes qui avaient été abandonnées parce qu\u2019elles ne convenaient pas à la saisonnières, et la compagnie y plante des ar- A la Ferme Harrington, on poursuit des recherches en vue de la mise au point de nouvelles méthodes d\u2019administration forestire et les services de forestiers de la compagnie sont à la disposition des propriétaires de terres à bois de la \u201cUn monde plus ancien que nouveau, une ville plus française voila comment Sam Boal décrit QUEBEC dans son article sur cette ville historique par excellence et titré \u2018\u201cFortress in the Forest\u201d (La Forteresse dans la Forêt) dans la revue L'article du HOLIDAY mentionne que QUEBEC vivant davantage dans son fabuleux passé que dans de présent, est un avant- poste charmant et civilisé au bord même d'une vaste et terrifiante On trouve à QUEBEC beau- uniques.Ainsi, c\u2019est ia seule ville murée en Amérique du nord.Il existe Sous-le-Cap la rue la plus étroite LE BIEN PUBLIC C\u2019est probablement la ville la plus pittoresque de l'Amérique du nord et comme telle, est plus particulièrement chère aux visiteurs que tout autre ville au Canada.La ville de QUEBEC est bien française \u2014 et moderne, mais non pas d'un modernisme trop recherché.Les québecois se plaisent au dehors, le climat étant presque parfait pour tous les sports.L'été, on y profite de tous les passe- temps estivaux et l'hiver, le patin, le ski et la luge sont à l'honneur.Ajoutez à cela la magnifique chasse dans ces immenses terres boisées et la péche dans les lacs bleus autour de la ville et les torrents qui se précipitent des montagnes.Ces leurres et une touche du \u201cParis d'Amérique\u201d Sont autant d'attraits qui amènent plus d'un million de touristes chaque année.L'article est illustré à profusion avec près de 25 photographies, la plu part en couleur et prises spé- cialement pour la revue HOLIDAY du mois de juin par Roger Coster.\u201cLe Petit Almanach du Chasseur et du Pécheur\u201d Les amateurs de chasse et de péche apprendront sans doute avec plaisir que la maison John de Kuyper vient de publier à leur intention une brochurette de 100 pages intitulée \u201cLe Petit Almanach du Chasseur et du Pêcheur\u201d.Cette instructive brochurette est adressée gratuitement à ceux qui en font la demande en écrivant à \u201cChasse et Pêche\u201d, 1846, rue Dorchester ouest, Montréal 25, en incluant un timbre de cinq sous pour couvrir l'expédition.Cet almanach a connu un grand succès auffrès des chasseurs et des pêcheurs d'il y a une douzaine d'années alors que sa publication PAGE TROIS fut suspendue durant la guerre.Refait sous une forme nouvelle, contenant en plus des règlements de la chasse et de la pêche un calendrier du pêcheur et un traité sur le lancer léger, cet almanach fera la joie des intéressés.Le nombre des amateurs de chasse et de péche est de plus en plus grand dans notre province et la maison John de Kuyper a voulu leur rendre service en rééditant ce petit almanach qui sera pour eux une précieuse mine de renseignements utiles.La reine voit les cygnes canadiens La reine a vu les cing cygnes- trompettes qui lui ont été présentés lors de son voyage au Canada l'hiver dernier, alors que, accompagnée du duc d\u2019Edinmbourg, elle a rendu visite à la réserve dite du Severn Wild Fowl Trust 3 Slim- bridge dans le Gloucestershire, derniérement.conomisez en acheïant votre poêle électrique tout de bute! Si vous achetez votre poêle électrique d\u2019ici au 15 octobre 1952, vous recevrez une allocation de $50 pour vos frais de filerie! Cette aubaine vous est offerte grâce au plan d\u2019économie commandité conjointement par la Shawiniganoctobre 1952.votre marchand d'appareils électriques et Cette offre n\u2019est valable que jusqu\u2019au 15 N'ATTENDEZ PLUS, MES AMIS! C'EST LA CHANCE DE VOTRE VIE! AGISSEZ TOUT DE SUITE.ET ÉCONOMISEZ $501 RP | I A gamny PAGE QUATRE\u2014 LES LETTRES = = « Le livre français NE ; =\\7Z=%¥ de la semaine | ; par Georges Hendrix De Jeanne-Antoinette Poisson à Mme de Pompadour Naître Poisson et finir Pompadour, quel extraordinaire roman! Mais ce roman a été vécu et c\u2019est Mme Marcelle-Maurette qui nous le conte dans La Vie privée de Madame de Pompadour.Comment faire tenir cette incroyable histoire dans l\u2019espace d\u2019un article quand l\u2019auteur en a fait tout un livre?Tenons-nousen aux premiers pas de la petite Jeanne-Antoinette Poisson.\u201cChâtaine blonde, yeux charmants, ni gris, ni bleus, ni bruns: Ile-de- France; la bouche petite et caillette souvent mordue de vivacité, vâle de l\u2019anémie des villes, les dents exquises et croquantes, le corps bien taillé, sans trop ni trop peu, fait pour la danse, le lit d\u2019un homme, les bras d\u2019enfant, léger à qui le porte et supportant tout, même un roi; signé Paris comme un évantail de Boucher, une nymphe de Giraudon .\u201d Voilà le portrait qui donne le ton à tout l\u2019ouvrage.Voilà ce que la petite Poisson sera surtout jusqu\u2019à vingt-quatre ans: après, elle ne tardera pas à devenir Pompadour.: Son père, François Poisson \u201cvulgaire et le verbe haut\u201d, \u2018assez intelligent pour faire en dix ans sa fortune\u201d, ce qui laisse supposer bien des choses quant à l'honnêteté.Le voilà, de son propre chef, \u201csieur de Lucy, écuyer de Son Altesse Royale Mgr le duc d'Orléans, Régent de France\u201d.Cela ne sonne pas mal, et peut étre fort utile quand on veut faire bonne impression.Sa mère: Louise-Madeleine de Lamotte, fille de l\u2019entrepreneur en boucherie des Invalides.Cette année même où Marie Leczinska devient reine de France (1721), naît Jeanne-Antoinette.Le peuple a faim, mais le jeune roi n\u2019en a cure.M.de Lucy, lui, en fait son affaire.Si bien que les millions gagnés au marché noir attirent l'attention du cardinal Fleury.Pas assez vite cependant pour empêcher M.de Lucy de chercher refuge en Allemagne.On le pend à Paris, \u2014 en effigie.Finis les jours fastes; les difficultés commencent pour la famille Poisson.Restent les beaux yeux de Mme Poisson.Pour en user d\u2019une ma- niére lucrative, il faut d\u2019abord se débarrasser de la petite Jeanne- Antoinette.Les Ursulines de Poissy où Mme Poisson a deux soeurs religieuses accueillent la petite.Elle gardera si bon souvenir de\u2019 cette année qu\u2019elle passera au! couvent que, devenue Pompadour, \u201cdes rentes s\u2019alignent pour Poissy et la supérieure Pernétue.\u201d Pendant ce temps, Mme Poisson passe de l\u2019un à l\u2019autre.On voit \u201cce gros, gris, gai Tourneheim Le Normant, célibataire et farci d\u2019écus\u201d\u2019 servir de père à Jeanne-An- toinette et à son jeune frère.Un jour, on conduit l'enfant de neuf ans chez la Lebon qui voit dans les mains mignonnes qu\u2019*\u2018elle sera maitresse de roi\u201d.Ci, pour la Lebon, quelques années plus tard, six cents livres de rente pour cette prédiction qui s\u2019est réa- e.M.de Tourneheim s\u2019est entiché de cette enfant.Jusqu\u2019au jour de son mariage, il ne cessera de la combler, \u2014 entendez de payer les notes.Mais voici papa Poisson qui réapparaît.Il -presse tout le monde sur son coeur y compris M.de Tourneheim.11 a compris que toutes ces personnes qui portent tant d'intérét 3 sa femme et à sa fille pourraient lui être utiles.On le retrouve riche, sans savoir comment cette fortune lui est venue.Mais il est temps de marier Ia jeune fille; elle a vingt ans, et le dévoué Tourneheim lui offre son propre neveu comme époux: Charles-Guillaume Le Normant d'Etiolles.Ici, encore que nous ne soyons Dire que la dernière aventure de Jacques Hébert est unique ne correspondrait pas à la vérité.Pour lul, en tout cas.Car il en est à sa troisième randonnée à travers le monde, en quelques années.D'abord, par la route pan-améri- caine, qui n'existe qu\u2019à moitlé ou en espérance, I! parcourt la plupart des pays d'Amérique centrale et ceux de l'Amérique du Sud, après avoir traversé, du nord au sud, les Etats-Unis et le Mexique.Avec deux compagnons, il voyage dans une vieille automobile qui n'en peut mais, manque bientôt de pneus, roule sur des chiffons enveloppés de caoutchouc, faute de chambres à air capables de garder leur vent, finit par arriver à Rio de Janeiro.Le péripie Mont- réal-Rio accompli, un temps de repos.Puls le voyageur repart, cette fois pour l'Afrique, qu\u2019il visitera sur le long et le large, toujours dans une bagnole qui est à la fois son garde-manger et sa chambre à coucher.Quatorze mois en Amérique latine, pas beaucoup moins sur le continent noir, puis notre homme gagne l\u2019Asle, qu\u2019il traverse de l\u2019est à l\u2019ouest, non sans un crochet vers la Corée ensanglantée par la guerre, pour prendre ensuite par les Bankans, l\u2019Europe centrale, la plupart des pays du continent et déboucher enfin à Parls, place de la Concorde.Il a pour compagnon un jeune médecin de ses amis, le docteur Jean Phaneuf, et ils conduisent a tour de rôle un jeep solide, mais nas très confortable, qui parcourt trente-huit mille milles en un an, qu'aux premières pages du livre, oux premières heures du printer.Le roi va paraître; cette vie qui se déroule en quatre saisons va se jouer sur la scène de l\u2019Histoire.Il y a bien des façons de traiter l'Histoire.Mme Marcelle-Mauret- te a la sienne qui est de se mettre au ton de l\u2019époque.C\u2019est avec une
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