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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 11 décembre 1953
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1953-12-11, Collections de BAnQ.

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[" Imprimé et publié 1563, rue Royale Téléphone: 6-8404 Trols-Rivières, P.Q.ORGANE DU RÉVEI Pr mes L TRIFLUVIEN Abonnement $2.00 par année aux E.-U.$3.00 5 sous la copie 5e ANNEE \u2014 No 48 TROIS-RIVIERES, VENDREDI, 11 DECEMBRE 1953 TROIS-RIVIÈRES, TERRE MARIALE des premières églises Dès ses origines, la région de Trois- Rivières a été marquée comme une terre 9 mariale.C\u2019est le 7 octobre 1535, que la civilisa- ton chrétienne apparut sur nos rivages, lrsque Jacques Cartier prit possession de notre terre, en plantant la Croix sur une île à l'embouchure de la rivière St-Maurice, qu\u2019il avait nommée Rivière de Fouez (Foi).Quelques années plus tard, à la suite de la victoire de Lépante, le pape Grégoire XIII instituait la fête de Notre-Dame du Rosaire (1573), fixée maintenant au 7 octobre, jour anniver- | saire de notre consécration par le signe de la (roix.La ville de Trois-Rivières fut fondée, cent ans plus tard, par le Sieur de Laviolette envoyé de Québec par Samuel de Champlain.Quand il aborda à la pointe du Platon, le 4 juillet 1634, Laviolette était accompagné des missionnaires jésuites Jean de Brébeuf et Antoine Daniel, qui devaient être martyrisés & Huronie (1648-49).Ces deux Saints Mar- {vrs, que l'Eglise a canonisés en 1930, ont donc beni le berceau de notre ville et de notre diocèse.Ayant une grande dévotion à la Très Sainte Vierge, les missionnaires jésuites consacrèrent leurs missions du Canada à l\u2019'Immaculée Conception, le 8 décembre 1635, l'année qui suivit la fondation de notre ville.Dès le berceau, nous avons été consacrés nous-mêmes à l\u2019Immaculée Conception par 105 premiers missionnaires résidents.C\u2019est le 8 septembre 1634, en la fête de la Nativité de Marie, que deux autres jésuites, les Pères Paul Lejeune et Jacques Buteux, firent leur installation permanente à Trois-Rivières, sous le nom de RÉSIDENCE DE NOTRE-DAME DE LA CONCEPTION, Trois-Rivières est donc vraiment une terre mariale, dès ses origines.Et le petit grain jeté en terre trifluvienne va germer et se développer magnifiquement en notre ville, puis au voisinage béni où s\u2019élèvera le Sanctuaire national de Notre-Dame du Cap.* Depuis trois cents ans, les chapelles et les églises érigées successivement à Troisivières, ont eu la Très Sainte Vierge comme titulaire.,, La première chapelle fut installée à la Késidence des Jésuites, sur le Platon, en 1634.La seconde chapelle des Jésuites, érigée tn 1650, servit d'église paroissiale; elle se trouvait située à l\u2019endroit occupé maintenant Par le monument du Sacré-Coeur (1913).La première église paroissiale fut bâtie en 1664 par les Marguilliers (parmi lesquels fgure l'illustre Pierre Boucher), sur l\u2019ordre e Mgr Laval, au même endroit que la se- \u2018onde chapelle des Jésuites.L'année sui- Yante (1665), les Pères Jésuites transportent \u2018ur résidence au Cap-de-la-Madeleine, où furs missionnaires viennent apprendre les angues indiennes; puis, en 1671, ils sont rem- Macés, comme desservants de l\u2019église triflu- Ylenne, par les Pères Récollets, qui garderont es fonctions pendant plus d\u2019un siècle, jus- Qu'en 1776.n La seconde \u2018église paroissiale fut bâtie en Leu, sous la direction du curé, le Père Joseph Enys, récollet.Cette église était décorée de Agnifiques sculptures en bois, surtout l\u2019au- 5 avec son baldaquin, la chaire et le banc Lana re, elle fut restaurée, en 1882, par Mgr afèche, qui la confia aux Pères Jésuites, dant leur résidence temporaire en notre le, de 1882 à 1889 (ils résidaient dans l\u2019ancien évêché, occupé maintenant par les Filles de Jésus du Jardin de l'Enfance).Après le départ des Jésuites, les prêtres de la Cathédrale exercèrent le ministère à la vieille église de 1710, comme en une chapelle de secours; elle servait aussi à la Congrégation de la Sainte Vierge (Congr.des hommes).Enfin L'EGLISE CATHÉDRALE, oeuvre de Mgr Cooke, notre premier évêque trifluvien, fut commencée en 1854, l\u2019année de la proclamation du Dogme de I'Immaculée Conception, et elle fut consacrée en 1858, l\u2019année des Apparitions de Notre-Dame de Lourdes.Coincidences providentielles.La Cathédrale sera complétée par Mgr Lafleche (1882: ler clocher); puis agrandie et embellie par Mgr Cloutier (1904: clocher haussé, grand jubé, nouveau choeur, nouvelle sacristie; \u2014 1905: grand orgue; \u2014 1912: caril- lon avec bourdon, grand orgue augmenté et petit orgue au sanctuaire; \u2014 1922: premières | \u2018opinion verrieres).Ainsi fut édifié peu à peu ce temple magnifique, tel que nous l\u2019admirons aujour- d\u2019hui en ses élégantes et harmonieuses proportions.En dépit de son style gothique dépouillé, qui lui donne une allure un peu sévère; malgré son intérieur en bois déguisé en pierre, et sa voûte surbaissée par raison d\u2019économie, qui nous font regretter l\u2019élancement des monuments gothiques des vieux pays., notre Cathédrale apparaît à nos yeux Autorise comme matière ie >cvunde \u201cns + Ministère des \u2018test.vr Sur un article de \u201cCanadian Textile Journal\u201d Le \u2018Canadian Textile Journal\u201d est publié en anglais à Montréal et se prétend une voix informée, voire autorisée, à l'endroit des textiles.Pourtant, il faut la croire plutôt mal au courant à en juger par un éditorial de son dernier numéro où l\u2018éditeur, William King, écrit qu'un bon programme de relations extérieures remédierait à la crise du textile.Le confrère King veut apparemment parler d'une propagande intensifiée, dirigée, au surplus, par lui-même! L'industrie textile canadienne est dans le marasme.Les importations réduisent au chô- mâge l\u2019ouvrier du textile canadien.Point n\u2019est besoin d'une pression additionnelle sur publique qui e:t maintenant au courant.Plusieurs députés, aux Communes, se sont levés et ont demandé au Gouvernement une meilleure protection, ce qui est \u2018dans l\u2019ordre.La protection demandée peut prendre un peu de temps à venir, c'est dans l\u2019ordre encore.Mais on a parfaitement raison de croire majestueuse et propice aux déploiements des ! qu\u2019elle viendra comme l\u2018\u2019auto- fêtes liturgiques autant qu\u2019au recueillement ! rité concernée est parfaite- de la prière privée; elle fait la fierté des tri- ment au courant d\u2019une situa- fluviens, tout comme l'admiration des visi-tion que personne d'ailleurs teurs.Nous sommes portés à ajouter foi aux compliments des prêtres étrangers qui la reconnaissent, malgré quelques défauts, pour la plus belle des Cathédrales de notre pays.Quant à la vieille église bicentenaire de 1710, que les trifluviens appelaient encore la paroisse pour la distinguer de la Cathédrale (tout comme les vieux montréalais appellent \u201cla paroisse\u201d leur église Notre-Dame), elle fut malheureusement détruite en 1908, lors de la conflagration qui réduisit en cendres toute la partie commerciale de notre ville.Désormais, la paroisse-mère de Trois-Riviè- res gardera le nom de \u201cParoisse de I'Immaculée Conception\u201d, quoiqu\u2019elle soit privée pour toujours de son ancienne église portant ce vocable, et qu\u2019elle soit rattachée à la Cathédrale dont le titulaire est l\u2019Assomption.Cette vieille église, relique du régime français, dans laquelle avaient été sacrés évêques Mgr Provencher, ler évêque de St- Boniface (1822) et Mgr Cooke, ler évéque de Trois-Rivières (1852), n\u2019a plus pour garder son souvenir que le monument du Sacré- Coeur, érigé au lieu de l\u2019ancien sanctuaire.Les deux premières chapelles et les deux premières églises de Trois-Rivières (y compris la paroisse de 1710) étaient dédiées à l\u2019Immaeulée Conception, tout comme la première église bâtie à Québec par les Jésuites (1615) et la Cathédrale consacrée au, même lieu par Mgr de Laval (1666).\u2014 Tafidis que notre Cathédrale a été dédiée par Mgr Cooke, lors de sa consécration par Mgr Turgeon, (1858), à l\u2019Assomption de la Sainte Vierge.Le beau lys de l\u2019Immaculée, planté en terre trifluvienne en 1634, s\u2019est donc épanoui dans la gloire de l\u2019Assomption de Marie, à qui, notre Cathédrale s'offre comme un trône pas trop indigne de notre Reine.G.PANNETON, prêtre.(8 déc.1953, début de l'Année Mariale) \u201cn\u2019ignore.Mais où ce brave M.King nous joue un peu fort dans les cheveux, c'est lorsqu\u2018il prétend \u2018\u2019n\u2019avoir lu, ni dons les quotidiens ni dans les hebdos, aucun éditorial traitant de la situation du textile et de ses conséquences en fonction de l'ouvrier et de la production\u201d.Le confrère ne doit pas lire beaucoup, en anglais comme autrement.Son propre magazine est bourré de choses sur I\u2019Angleterre et s'est peut-être \u2018pour cette raison assez simplette qu'il ne se soucie guère du point de vue canadien.Ce qui est vrai, c\u2019est que la presse canadienne, des deux langues, a suivi la crise attentivement et l\u2019a commentée de façon serrée dans ses articles de fond.Et sur ce point, les hebdomadaires ont bien paru tenir les devants sur les quotidiens.Et c'était encore dons l\u2019ordre.L'industrie textile, largement décentralisée, est sise surtout dons des villes desservies par des hebdos, tous actifs et éclairés, de l'une et de l\u2019autre langue.Bref, les journaux canadiens ont eu bien à l'oeil le marasme textile pour cette bonne raison qu\u2019une légion de leurs lecteurs sont des ouvriers du textile.C'était là une \u2018\u2019beat\u2019\u2019 à couvrir absolument, comme on dit dans le métier.Éditorialement, on s'est attaché oussi à indiquer un remède, à suggérer une solution au problème.Tout cela sans pression indue exercée dans le champ des relations extérieures.L'industrie concernée s'est contentée de fournir aux éditeurs tous les faits, bien simplement, les faits qui sont venus aussi de source gouvernementale.Voilà une besogne de \u201cpublic relations\u2019 qui a été bien faite, suivant la bonne tradition de fournir les faits aux journaux en laissant à ceux-ci le soin de commenter.Dans ce domaine, M.King, il vous faut avant tout être bien informé et pour ce, il vous faut lire autre chose que vos propres papiers ! La Grande-Bretagne achète des têtes de Lau-Mau Une Information moins filtrée permet, depuis quelques années, de mleux connaître les dessous de la politique coloniale de Grande- Bretagne.On se rend mieux compte a la lueur de certains faits, des raisons qu\u2019invoquent les colonies anglaises pour se soulever.L'esclavagisme sous des formes déguisées semble encore, hélas, le processus normal, d\u2019une politique d'exploitation systématique des ressources naturelles et du capital humain.Et si, d'aventure, des primitifs se révoltent, c'est alors la répres- sion dans ce qu'elle a de plus impitoyable.Champion des libertés démocratiques sur = l\u2019échiquier mondial, le parlement anglais présente un tout autre aspect dans ses rapports avec tous ceux qui, à l'étranger, dans de lointaines colonies, dépendent encore de lui.Au Kenya, par exemple, des soldats britanniques recevraient actuellement cing shillings par tête de Mau Mau abattu.Un capitaine de l\u2019armée, accusé du meurtre d\u2019un Africain, aurait été acquitté tout bonnement par une cour martiale.Petits détails qui, périodiquement, viennent contredire certaines attitudes officielles dz la Grande- Bretagne. PAGE DEUX Nos musiciens canadiens à Paris \u2014\u2014\u2014\u2014\u20142\u20142\u2014 re er EEE SENS Jeannotte.Madame Jeannine La- chance-Munroe était au piano d'accompagnement.A cette atmosphère d'intimité de la Maison Canadienne, le cycle \u201cLa Bonne Chanson\u201d de Gabriel Fauré trou- sait sa place.Ces deux artistes canadiens ont mérité les plus grands éloges à cet auditoire Ca- nado-Parisien.Les musiciens canadiens à Paris (M.C.P.) ont inauguré leur saison d\u2019activité en présentant à leurs membres et à plusieurs personnalités canadiennes et françaises, un récital du jeune ténor Jean-Paul Air Canada affectera, dès l\u2019automne prochain, des Super Constellation à 63 passagers au service transcontinental.M.G.R.McGregor, président de notre compagnie nationale d\u2019aviation, annonce cette nouvelle et ajoute qu'une économie de 2 heures-sera ainsi réalisée sur le temps de vol entre Montréal et Vancouver.Deux Super Constellation, capables d\u2019une vitesse de croisière de 300 milles à l'heure, feront la liaison quotidienne entre l'est et l'ouest s'ajoutant au service North Star régulier et au service North Star touriste (coach) qui doit débuter le premier février prochain.Les Super Constellation serviront également au.service transatlantique, tel que précédemment annoncé.Un des appareils fera le trajet Montréal-Toronto-Winnipeg-Cal- gary-Vancouver tandis que l'autre fera Montréal-Toronto-Winnipeg- Edmonton-Vancouver.Le temps de vol entre Montréal et Vancouver sera de 11 heures et 5 minutes.Le Super Constellation est propulsé par quatre moteurs compound Curtiss-Wright d\u2019une puissance de 3,- 250 c.v.chacun.D\u2019une performance reconnue, l'appareil est très luxueux et comprend même un petit salon dans sa partie arrière.Les fauteuils sont disposés en double rangée et les repas sont préparés dans une cuisinette spécialement dessinée pour Air Canada.En plus de ses 63 passagers, le Super Constellation pourra porter deux tonnes de fret aérien, courrier et bagages.Les fêtes exigent la bonne saveur et le pétillement du Coke Si délicieux en mangeant.si facile à servir Bouteilles par Carton Comprenant Taxes Fédérales Plus Dépôt 2£ Par Bouteills Emboutellleur de Coca-Cola autr-isé +~us contrat avec Coca-Cola Life ) 1 ACoke™ es?une marque déposée LE BIEN PUBLIC A l'issue du concert, le comité s\u2019est réuni pour tracer le programme de l\u2019année des activités M.C.P.Le président, Gilles Manny, secondé de son comité, a décidé de consacrer le prochain concert à la musique de chambre, et c\u2019est mercredi, le 16 décembre, qu\u2019on pourra entendre Raymond Dessain, de Québec, André Mignault, de Montréal, et Madame Jeannine Lachance-Munroe.Sonates et Trios figureront au programme.Les Canadiens incités à visiter le Canada Eloquent discours de l\u2019hono- roble Jean Lesage aux directeurs de l'Association Canadienne du Tourisme, \u201cLes deux principaux clients de notre industrie touristique sont indubitablement le visiteur américain et le visiteur canadien\u201d, déclarait en substance l'honorable Jean Lesage, ministre des Ressources Naturelles, au cours du diner de clôture des assises tenues au Château Laurier, à Ottawa.\u201cOr, de souligner le ministre, l'expérience et les statistiques démontrent que les Américains sem- olent plus intéressées à visiter l\u2019une ou l'autre des dix provinces du Canada que nos propres concitoyens.\u201d \u201cLa politique de l\u2019Association Canadienne du Tourisme de coopérer avec le Canadian Travel Bureau et de prendre tous les moyens possibles, pour populariser les voyages inter-provinciaux est d\u2019une grande sagesse.En plus de permettre à nos gens de con- naitre leurs pays davantage, de conclure l'honorable Lesage, ce serait là un excellent moyen de consolider l'unité canadienne.\u201d Le ministre des Ressources Naturelles qui a vivement impressionné les délégués a fait ces importantes déclarations, à la suite des remarques du président de l\u2019Association Canadienne du Tourisme qui a annoncé officiellement que l\u2019un des principaux articles au programme de cet organisme, cette année, serait la diffusion à travers le Canada de pamphlets publicitaires dans les deux langues, afin de mieux faire connai- tre le Canada à nos concitoyens, a de leur apprendre à en apprécier ! les beautés et les richesses naturelles, et de les inciter de cette façon à visiter ses villes et villages et ses principales régions touristiques.Québec à l\u2019honneur Au cours de l\u2019assemblée des directeurs, ces derniers ont procédé à l\u2019élection de leur Exécutif pour la prochaine année fiscale.Parmi les douze membres élus, on trouve des représentants de toutes les provinces du Canada; Québec est surtout à l'honneur puisque cinq de ses représentants font partie du nouvel exécutif.Ce sont, MM.Gérard Delage et Jos.G.Fisher, respectivement administrateur et directeur de l\u2019Association des Hoteliers; Ian Warren, directeur général du Service des Voyageurs au Canadien Pacific; Roy Kennedy, de la Chambre de Commerce de Ste-Adèle; Louis Paré, directeur du Bureau du Tourisme de la ville de Québec.Genghis Khan, le Tartare qui conquit la Chine au XIIIe siècle, fut le premier à se servir de la poudre à canon.Vasco de Gama, navigateur portugais, se rendit en Inde en l\u2019an 1498.ve Da RE VRSHRRESN TS 5, Aas mw By Devoirs professionnels meme | Il faut placer au premier des devoirs auxquels chacun 4 tenu ceux qui concernent 3 , fession ou son mérier.Ils 9 une grande partie de notre tent js contribuent à la bonne marge de la société, au maintien de 1 sa pie - dre social.Aussi Pie XII protite t-il des audiences qu\u2019il donna divers groupes particuliers et en souligner lim.portance.Un nouveau fascicdle des Actes Pontificaux (59) of tient huit de ces allocutions : a instituteurs, fonctionnaires, of: ployés de bureau, commorçanfs j ingénieurs, experts comptables À \u2018infirmiers et infirmières.op [saurait trop recommander aux if téressés la lecture de ces alloc.tions pontificales.i ! Le sort de la Presse en Pologne Les autorités de Varsovie oft supprimé récemment deux quotË diens : le \u201dWola Ludu\u201d (\u201cVolodt | té du Peuple\u201d), organe du part paysan, et le \u201cCurier Codziennyë, vient de préciser que le parti pa san en question n\u2019a rien à voir vec le parti de M.Mikolajczyki: s'agit en réalité d\u2019un groupeme communiste qui a pris ce noi pour tromper les paysans.Le \u201cpa ti démocrate\u201d est, lui aussi, ur organisation stalinienne camouflé Ces \u201cpartis\u201d sont autorisés pour le moment à publier des hebdok madaires.Il faut ajouter qu\u2019en P logne, comme dans les autres des mocraties populaires, le régime e: en train de liguider ces organisa vrait créées aprés la guerre.NEED A, NOS CANADIENS EN ALLEMAGNE \u2014 Voici une vue du nouveau camp permanent du Princess Patri 4 las Canadian Light Infantery dans la région de Soest, Allemagne.Ce genre de camp est maintenant \u2018ourni à toutes les unités canadiennes dans ce pays.A l'avant-plan, on remarque un groupe de fantassi i \u2019entrainant à utiliser le canon anti-chars de 17 livrest.(Photo de la Défense nationale) avec Broding \u201cmoments heureux\u201d ma ee - e \u2019 .Jate de vivre\u201d .AVEC LA BIERE MODERNE Guand vous vous detendez, détendez-vous \u201cle bière pour les brassee parfaitement, conservee partaite por le procédé Gu Orassage moderns de broaing.LABIEREALA _ Saveur par faite 8-o)r-53 ceupért 3 Pa | professionnble \u2018 pour leur exposer leurs devoirs : organe du parti démocrate.Il coË 3 tions que le parti communiste aË | gesT LA VIE! Le policier n nous à habitués à voir dans alicier, l'homme qui fait res- fr la loi, avec une figure aus: gre, même revéche, que n\u2019illu- J ine aucun sourire.On le voit artout constamment à la recher- ste d'un voleur ou d\u2019un bandit, ou a train de persécuter le pauvre citoyen pris en flagrant délit de Lyioler un règlement municipal.1 le policier doit de par ses fonctions afficher ce caractére peu mpathique, on ignore pourtant : A çhez lui une qualité réelle, celle de compréhension humaine.L'hom- ne de police n'est pas seulement rude colosse dont on se sert gour faire respecter l\u2019ordre et ré- ublir la paix.C'est aussi un être «mpréhensif, souvent débonnaire, qui connaît et admet les faiblesses wmaines.C'est le guide de celui qi s'est égaré, depuls le petit entant jusqu'à l'adulte fourvoyé gans quelque aventure.On oublie trop souvent l'aspect préventif et éducatif du travail de ms agents de la paix.C\u2019est une mission que le policier remplit dans le plus grand secret, sans fanfare, sans les trompettes de la publicité, Combien de menus et de grands services la police n'a- telle pas ainsi rendus?Dernièrement un cas typique s'est présenté et nous avons raison de croire que la police a pu trouver une solution très heureuse.Il s'agit d\u2019un jeune homme désabusé da la vie, que le désespoir pousse même à se jeter à l'eau.Avertie du fait par la mère adoptive du jeune homme, la police le retrouve sur la rue et le conduit au poste.A la caserne, le lieutenant de garde, un homme dont la figure sévère cache un coeur sensible, fait entendre raison à notre jeune désespéré, lui fait comprendre ses responsabilités et surtout admettre qu'à vingt ans la vie n\u2019est pas finie \u201cRentre chez toi, prie, si tu ne peux dormir., .et demain tu m'en donneras des nouvelles.Ces bons conseils ont porté fruit.Voilà donc un exemple qui nous démontre bien un côté humain et consolant du rôle de la police chez nous, 0 i rise Pa ow, wey P.E.G.(Le Nouvelliste) MAINTENIR L'EMPLOI Notre province est prospère et l'est aussi tout notre pays.Mais il faut se rappeler que le Canada est essentiellement exportateur et que pour cette raison il serait prudent que nous comptions le Plus grand nombre possible de Marchés.De sorte que si l'un pose des difficultés on puisse recourir à un autre pour écouler le surplus de notre production.Cela dit, pour bien des années À venir les Etats-Unis et le Com- Monwealth seront nos principaux clients, On doit aussi conserver la production à son plus haut degré Possible et garder le coût de revient et les prix au plus bas, sans \u2018pendant amoindrir 1a qualité de nos produits.l y a relation directe, on doit ven rappeler, entre les emplois et les prix de revient.Quand les dé- Penses d'une entreprise se chiffrent plus haut que le chiffre d'af- falres, it lui reste très peu de chances d'augmenter son niveau d'embauchage, voire de la maintenir, Hl ne faut pas prendre trop de fÎsques avec l'avenir \u2014 en ce sens.Toujours | faudra sacrifier un Peu le présent en vue de l'avenir, \u20ac la même façon que les parents imposent des privations pour \u2018Urs enfants, que les parolssiens Consentent des sacrifices pour leur Folle, leur hôpital, leur école.C'est dans le même esprit\u2019 que des industries consentent de grands sacrifices pour économiser l\u2019argent nécessaire à leur expansion, laquelle leur permettra d'employer éventuellement plus d'hommes et par conséquent de rendre heureuses, ou tout au moins économiquement viables, plus de familles.Nous répéterons maintenant ce que nous disions plus haut en d\u2019autres termes : quand les dépenses d\u2019une entreprise sont plus élevées que son chiffre d'affaires \u2014 et cela arrive souvent \u2014 il est impossible a cette entreprise d'augmenter ses salaires et d'employer plus d\u2019hommes et de femmes.C'est pourquoi il faut maintenir au minimum leg prix de revient.Il y va de l'intérêt de tous, et ceux qui l'oublient ou font semblant de l\u2019oublier, rendent un bien mauvais service à leur patrie, voire à leur seule province, à leur seule ville, à leur seul milieu.Les lois économiques sont aux yeux de certains très désagréables, mais on ne peut pas les changer; elles sont presque aussi immuables que les lois qui régissent les conditions atmosphériques.Mais elles sont, véritablement, beaucoup moins mystérieuses .Lo question scolaire en Guyane britannique Les dernières élections en Guyanne britannique furent un succès triomphal pour le parti populaire progressiste (P.P.P.).Ce parti ne cachait pas ses sympathies pour le communisme.Sous le ministère que forma le Dr Ja- #t gan, fut amorcée une tentative de laicisation des écoles.Le vicaire apostolique, S.Exc.Mgr Weld, S.J., demanda des prières spéciales pendant le mois d'octobre, pour une solution du problème scolaire, Quelques jours plus tard, le 2 octobre, le pouvoir fut enlevé au PPP.La Guyane britannique, territoire dépendant directement du Colonial Office, a une population d\u2019environ 400,000 âmes, dont 52,500 sont catholiques.L\u2019évangélisation est confiée aux Pères Jésuites de la province anglaise.Ils sont actuellement 30, aidés par 5 prêtres autochtones, et 87 religieuses, dont 42 autochtones (Ursulines, Soeurs de la Merci, Soeurs de l\u2019'Immaculée de Tchécoslovaquie).L'évangélisation des indigènes est très difficile, vu leur dispersion à travers l\u2019immense territoire.Il serait urgent d'intensifier LE BIEN PUBLIC le travail apostolique parmi les indiens et les noirs, mais le personnel est trop réduit.Il y a actuellement 47 écoles élémentaires avec 12,000 élèves, 5 écoles moyennes avec 1,462 élèves, une école professionnelle avec 47 élèves.PAGE TROIS Louis Hébert et Daniel Hay furent les premiers médecins de marque au début de la colonie.Confucius, grand =\u2014 philosophe chinois, vécut de 478 à 550, avant J.-C., soit 72 ans.SCOTCH TN La plus vielle marque de Scotch - Renomme depuis 324 ans | [134] * A TT N Rut 3 ; 4 4 0e DU QUÉBEC Donnons des accessoires électriques à Noël! Ils épargneront fatigue, temps et argent.tout au long de l\u2019année.Chaque jour, leur usage rappellera notre souvenir.Ils seront mieux reçus que tous les autres gestes d\u2019amitiés, Rendons-nous chéz un marchand d'appareils électriques et choisissons des cadeaux pour tous ceux dont les noms sont incrits à notre liste des Fêtes.La grande joie que nous causerons sera une garantie de la nôtre. PAGE QUATRE = Renseignements sur la = mou LE BIEN PUBLIC misère en Îtalie Contraste avec la prospérité de l'Amérique Un Frère du Sacré-Coeur, actuellement en séjour d\u2019études a Rome, envoie au Service d\u2019information de la Conférence Catholique Canadienne des renseignements sur la misère qui sévit en Italie.Les Canadiens et les Américains qui en prendront connaissance n\u2019en croiront pas leurs yeux.Et pourtant il s\u2019agit bel et bien des résultats d\u2019une enquête qu\u2019a menée le gouvernement italien et qu'il a publiée en quinze gros volumes.Sait-on que sur 11,592,000 familles italiennes, 1,357,000 (11.7%) ont été classées parmi les familles pauvres, c'est-à-dire à très bas standard de vie.Parmi ces familles pauvres, 232,000 habitent dans des caves, des galetas et des hangars; 92,000 vivent dans des baraques et des grottes, tandis que plus d'un million vivent dans des habitations surpeuplées avec plus de trois personnes par fenêtre (petite chambre).Les familles jugées à bas standard de vie sont au nombre de 1,345,000; celles de condition modeste se chiffraient par 7,616,000, tandis que les familles à l\u2019aise ne sont que de 1,- 275,000 (11%).Comme on le voit, le nombre des familles extrêmement riches équivaut à celui des familles extrêmement pauvres.D'où il ressort que la charité chrétienne sera toujours le vrai remède aux maux de la société.Si nous considérons les diverses régions d\u2019Italie, 1.5% des habitants de l'Italie septentrionale vivent dans la misère; 5.9% en Italie centrale; 29.3% en Italie méridonale et 24.8% dans l'Italie insulaire (Sardaigne et Sicile).Alimentation En nous basant sur la consommation de trois genres d'aliments reconnus comme essentiels: la viande, le sucre et le vin, il résulte que 4,400,000 familles ne mangent jamais de viande en Ita- ie et qu'environ 3,200,000 famil- \u2018es en consomment une seule iois .a semaine.Pour le sucre, 626,000 familles en font Un usage minime, iandis que 1,750,000 n\u2019ont jamais eu le moyen de goûter à un carré de sucre.Enfin, pour le vin, justement dans le pays qui en produit le plus en Europe, 3,300,000 familles n\u2019en boivent jamais, tandis que 2,300,000 y goûtent de temps en temps.Coût de la vie et budget familial L'enquête a calculé qu\u2019une famille pauvre de cinq personnes administre en moyenne 27,370 lires ($43.44) chaque mois, c\u2019est-à-dire moins de mille lires ($1.58) par jour.Pour manger, on y dépense 365 lires par jour, environ 100 lires par tête; ce qui représente 32% du revenu mensuel.On y dépense 2,334 lires pour l\u2019habillement, 965 lires pour Phabitation, 23,226 pour la lumière, le chauffage, la cuisson des repas, la propreté zénérale et le lavage du linge.Enin, on y réserve 4,886 lires pour dépenses diverses dans lesquelles il faut comprendre soins médicaux, remèdes, instruction des en- jants et divertissements éventuels.Voilà le budget d\u2019une famille pauvre.Songez maintenant qu\u2019une livre «@ viande bien ordinaire coûte 30.63 (400 lires): une livre de pain, !à lires (7c): une livre de pâte alimentaire, 70 lires (11c) \u2014 trois ersonnes consomment une livre de pâte en un seul repas \u2014; une livre de riz, 75 lires; un litre de lait, 45 lires et plus (10c la pinte).Pour ce qui est des vêtements, = habit complet coûte un mini- num de 20,000 lires, une paire de \u201chaussures très ordinaires, 4,000; me chemise, 1,500 lires au bas rat vne robe, 4,000 et plus; des \u2018s de coton, 300 lires; un gilet de sine, plus de 1,000 lires.Æ la lumière de ces chiffres, on \u2018explique aisément pourquoi les : H Rene: Je Coatret, C.A.3 -\u2018ard Cymirand, C.A.Jacques René de Cotret, C.A.KEE DE COTRET, & CIE Comptables agréés Vevis-Rivières - Shawinigan - Drummondville Heonrl Ferren, C.A.Roland Nobert, C.A.FERRON, NOBERT | J + PESEE AUTOMATIQUE + LIVRAISON RAPIDE + SERVICE IMPECCABLE | + CHYUARRONS\u2014HUILES WIG LT - = mm - a.FE ( Suv NS \u20ac pe] V7 I .9 - 2 Cy \"gd on fu 80 \u201c= J 3 .= i YE / EF : = \u2014 A EAE »)}= = = SILL b.0) JOYEUX NOEL 1935-AURELE JOLIAT JOUE SA .600% PARTIE A A Tous! NEW YORK 1937-KING CLANGY DÉMISSIONNE DE SON POSTE DE GÉRANT DES TEMPÊTE DE NEIGE, LES AMÉRI- SEMI-HEBDOMADAIRE S\u2019AVENTURE = |LALILH NEWSY LALONDE En ENTRE LE _|DANS UNE MAISON [COMPTE 3 FOIS ET LES CANADA ET LES ETRIS-UNIS| PRES DE HULL | WANDERERS SONT WAUGwlt2 | PCR 7 , ; \u201d y 1 yn T- ~ 8 ( { A.= + HE 0 = ° 7 \"ON ACHÈVE LA _|1944-RICHARD OBTIENTS |1904-EMILE MAUPAS MONS RUCTION.D'UN BUTS ET 3ASSISTANCES Co-| TRIOMPHE DE GRAND MOULIN À PUL-|TRE LE DETROIT.C'EST UN | FRANK GOTCH PE A LA TUQUE | NOUVEAU RECORD DNS LALAK | AU PARC SOHMER MAROONS DE MONTRÉAL PIEDS DE LA VIEILLE CAPITALE Pr IY TN Re IAA TE eme Une présentation Molson's, dont le but est de rappeler aux Canadiens d'aujourd'hui les événe- ments sérieux ou joyeux qui ont marqué les années écoulées, Dessins par Zarhem LE BIEN PUBLIC PAGE HUIT \"POU * 7 5: ue Des réalités s'estompent en même temps que leur nom devient tabou Les mots qui disparatssent Changer de nom aujourd'hul n\u2019est plus une mince affaire.Il faut recourir aux tribunaux et obtenir un jugement à cet effet, sauf bien entendu pour ce qui est de la femme qui prend mari et a- tento en même temps le nom de son époux.Je me rappelle à ce sujet que durant la dernière guerre, au temps où le nom du dictateur nazi était le plus honni de tous les peuples alllés, les conteurs d'histoires du temps avalent inventé l'histoire d'un pauvre type qui se prénommait disons Adolphe Lebrun.Ses amis ne manqualent pas de le narguer et de le nommer le petit dictateur et autres blagues du genre, Fatigué d'être toujours la cible de ces flèches, il demanda consell à un ami qui lui recommanda de demander aux tribunaux de changer son nom.C'est ce qu'il fit et il arriva qu'il demanda de changer son nom pour Adolphe Legris.I! existe aujourd\u2019hui une mala- die étrange qui veut qu'on rende fnaïssables certaines choses et le nom qui les désigne un objet de mépris.C'est ainsi que le capital, sujet des attaques de tous les so- sialisants à l'eau de rose et surtout des communistes rouges vifs, est ane chose que l\u2019on mentionne le moins possible et on évite souvent d'utiliser ce mot.J'imagine que cette maladie n'est pas nouvelle.Je ne doute pas que dans le passé beaucoup de mots soient devenus tabous pour cette même raison et aient été remplacés par d\u2019autres mots qui avaient peut-être le don de ne pas éveiller la haine insufflée sur le euple par des agitateurs de tout acabit.Au cours des dernières années on a vu les protagonistes de l'entreprise privée devenir les protagonistes de la liberté d'entreprise et je vous assure que c\u2019est bien la même chose.A l\u2019heure actuelle, un autre mot qui est en danger de disparaître est peut-être celui de profit.A force d'attaquer les profiteurs et leurs profits ont créé l'impression que les profits sont injustes.Mais qui ne tire pas profit de certaines choses?On tire même profit du sommeil, le repos.L'ouvrier tire arofit de son travail sous forme de salaires, comme l'élève tire profit de ses études en élargissant ses connaissances.Mais il faudra sans doute se résigner un jour à ne plus utiliser ce mot, il faudra dire gain ou bénéfice.Personne ne reprochera à qui que ce soit, de gagner sa vie et son gain ne lui sera jamais disputé .du moins pour le moment.11 y a des gens qui semblent croire que gagner sa vie n'est plus une nécessité et que tout doit nous étre donné gratuitement.A mon avis, le prochain mot qui doit être sur ses gardes s\u2019il ne veut disparaître, c'est le mot de propriété.Il ne suffisait pas que les i locataires s\u2019en prennent conti- Inuellement à leurs propriétaires, \u2018aujourd\u2019hui on attaque même le ! droit de propriété privée.Dans Intelligente façon de s'intéresser à l\u2019histoire L'histoire n'est pas une science sèche et aride, comme d'aucuns le prétendent.Les membres de la Société Généalogique de Trois-Ri- vières, réunis hier soir en assemblée mensuelle, en ont eu une vivante preuve, en écoutant Madame Arthur Rousseau lire un travail sur les ascendants paternels du Brigadier Jean Allard.Cette histoire de dix générations a été racontée par Madame Rousseau d\u2019une façon alerte, et peu de conférences ont été aussi religieusement écoutées.La conférencière avait pris soin de parsemer son récit d\u2019anecdotes familières, de faits de la petite histoire, puisés aux sources des archives et des tradition de famille.Cette façon de traiter l'histoire d'une famille devrait être Imitée par tous ceux qui ont le respect de leurs ancêtres.C\u2019est Un des plus beaux héritages qui puissent être laissés à nos descendants.* x * L'Opposition et l'atmosphère des débats On ne s'attend pas de la part d'une opposition parlementaire à du bénissage, mals Il y a loin de la plate louange à l'éreintement systématique.Depuis l'ouverture de la session provinciale, nous avons assisté, par le truchement des journaux qui les rapportent, à quelques beaux débats parlementairés, condults avec la largeur d'esprit et le désintéressement qui devrait toujours prévaloir au Parlement.Malheureusement, ! n\u2019en est pas toujours ainsi, et nous devrions dire que ce sont plutôt là des exceptions.Depuis la dernière campagne provinciale, quil fut d\u2019une violence inouïe, on dirait que les ferments de querelles n'ont fait que ce développer.Si les ministériels ne sont pas toujours aussi tendres à l'égard de leurs vis-à-vis que certains le souhaiteraient, c'est que trop souvent ils ont été provoqués par une opposition qui a tendance à continuer à l\u2019Assemblée sa propagande électorale.Il y a aussi cette manie de nos oppositionnistes du Québec de réclamer sans cesse du gouvernement des octrois et des services qui, si on devait les accorder, totaliseraient des centaines de mil- tions de dollars.Dans une causerie prononcée devant les membres du Club de Reforme de Québec, M.Lapalme s'étonnait que l\u2019on ne l'eut pas accueilli avec le même enthousiasme qui fut réservé à M.Drew à Ottawa.N'est-ce pas que M.Lapalme, s'il se montrait un peu moins revêche, recevrait le même accueil que son émule à Ottawa?Et les résultats seraient meilleurs.La même remarque pourrait s'appliquer à plusieurs députés qui furent à l\u2019école de M.Lapalme.Ils ont par trop tendance à pratiquer un mode d'opposition vieux- jeux, sans Imagination, fait de sempiternels abatages et d'ennuyeux érelntements.Ces procédés étalent rares du \u2018emps où Marler, parfait gentil- Homme et parlementaire avisé, occupait le poste de chef intérimaire.lls sont aujourd'hui de tactique courante chez certalns députés qui en enflant démesurément le ton ne rendent leur voix ni plus juste ni plus belle.* * * Deux aviateurs ont embrassé la vie religieuse L'ancien chef d'escadre de l\u2019aviation américaine, Don Enrique Bernal, qui a jeté la première bombe atomique d\u2019essal 3 Los Almanos (Nouveau-Mexique, E.-U.), poussé par l'horreur que lui inspirait une action analogue quand il s'agirait de tuer réellement, a quitter l'aviation et vient d\u2019être admis à la prétrise.Déjà son ami, le célèbre pilote d'Hiroshima, Robert Lewis, avait -u, à la suite de ce raid atomique, une crise morale qui l'a\u2019 mené à quitter le monde pour entrer à la Trappeles opt Jours Le projet d'un pont se concrétise Il n\u2019est nas de meilleur exemple de ce que peuvent signifier pour la réalisation d\u2019un grand orojat l'accord des bonnes volontés et la collaboration de l'opinion publique.Il y a quelg'ies années, on considérait !e projet de construction d'un pct sur le St-Laurent, en face de Trois-Riviéres, comme irréalisable dans un avenir rapproché, et cela pour différentes raisons ayant trait à la finance, aux conditions économiques et à la politique.Depuis, l'opinion s\u2018est intéressée à ce projet d'envergure.A la suite de la Chambre de Commerce, qui joue le principal rôle dans cette campagne, les corps publics de toute la région ont emboité le pas.Le résultat de tout ce travail préliminaire est déjà tangible.On a décidé, sans l'aide des gouvernements, de constituer un dossier à la fois technique et économique autour de ce projet, afin de prouver que la construction d\u2019un pont sur le St-Laurent entre Trois-Ri- vières et Ste-Angèêle, est une entreprise réalisable et qu\u2019elle mar- queralt une nouvelle ère de prospérité pour notre région.Toute la région ne peut qu\u2019applaudir à l'initiative prise par notre Chambre de Commerce et souhaiter que des espoirs longtemps décus, au sujet de ce projet d'un pont, puissent être enfin comblés.En attendant, que tous se donnent la main pour assurer au comité technique les fonds qui lui permettront de continuer ses investigations.rt Il y a eu 17,602 mariages au Canada en juillet cette année au regard de 15,601 en septembre, 14,048 en août et 11,873 en juin, les quatre premiers des neuf mois écoulés de janvier à septembre.En 1952 tout comme en 1951, il y avait eu plus de mariages en juil- let qu'en tout autre.mois.LES LETTRES La carrière ume et féconde de Pierre-Georges Roy tant ainsi à la disposition du pu M.Pierre-Georges Roy était un modeste qu\u2019on ne voyait pas, qui ne parlait guère, fuyait la publicité et n'eût pas ouvert sa porte à la gloire.Sa mort, à l\u2019âge de 83 ans près, ne provoqua pas plus de bruit que sa vie besogneuse.Il était l\u2019un de nos premiers historiens et réclamait le titre d\u2019archiviste.Il publia plus de cent-cinquante ouvrages, sans compter les pages innombrables qu'il abandonna aux revues, et n\u2019avait aucune morgue d\u2019écrivain.Moins que certains jeunes, auteurs de proses ou poèmes hermétiques, étirés en brochures à larges marges.Archiviste de la province de Québec pendant plus d'un demi-siècle, docteur és lettres, membre de la Société Royale du Canada depuis 1911, il sut mettre de la continuité dans son oeuvre et dans sa famille, puisque son fills Antoine, diplômé de l\u2019Ecole des Chartres de Paris, docteur\u2019 ëès lettres en plus, lui succéda aux Archives et accéda à son tour à la Société Royale (1948).Un autre fils, Léon, assume les fonctions de directeur des Archives judiciaires de Québec.Ce qui établit sans discussion ambiance et tradition familiales, le défunt étant lui-même frère de Joseph-Edmond Roy, archiviste et nistorien, auteur d\u2019une trentaine d'ouvrages, né en 1858 et décédé an 1913, membre lui aussi de la Société Royale et docteur ès lettres.L\u2019un et l\u2019autre étaient fils d'un notaire, ce qui n\u2019éloigne pas du monde des chercheurs et des travailleurs appliqués.+ * Pierre-Georges Roy passa du journalisme à l'histoire, les deux nc s'opposent pas et le premier pouvant être une excellente préparation à l\u2019autre.Il fut surtout fonctionnaire, ce qui ne saurait étonner d\u2019un homme né à Lévis et passant les trois-quarts de son temps à Québec.Mais le fonctionnarisme ne se trouva parfait, en ce qui le concerne, que le jour où il devint pour lui synonyme d'histoire.Nommé archiviste de la province de Québec, M.Roy se trouva au comble de ses voeux et il travailla comme deux, ou dix.pour marquer sa satisfaction ei justifier la confiance mise en lui.On lui doit des initiatives d\u2019envergure.Par exemple, la formation en 1895, du Bulletin des Recherches historiques, revue qui n\u2019a pas sa pareille, indispensable à ceux qui s'occupent chez nous d'histoire grande ou petite.Il publia aussi, et son fils continue cette oeuvre après lui, les Rapports annuels de l\u2019archiviste de la province, où il classa, analysa et commenta des liasses de documents poussiéreux, oubliés depuis longtemps, les met- Les Canadiens font preuve Souriscitien du gouvernement, rt en ee M Les Canadiens ont tendance à tout demander à l\u2018Etat d'un gouvernement tout-puissant et paternaliste\u201d, selon le député progressiste-conservateur W.-G.Dinsdale, de Brandon- Dinsdale a dit aux Communes que les Canadiens avaient tendance à s\u2019assujettir au contrôle, à la législation et à la coër- La venue d'un \u201csuper-Etat\u201d au Canada, durant le dernier quart de siècle, de dire Dinsdale, a conduit à \u201cune perte de con- flance en nos institutions démocratiques\u201d.Dinsdale a dit que le gouvernement parlementaire dé sa place au gouvernement partisan, et que la situation po que canadienne était \u201cdevenue confuse .par un excès de compromis et d\u2019expédients politiques\u201d.blic.I1 donna en marge de multi à ples monographies, recueils, bro- 3 chures, études généalogiques, Vi, 2 mense majorité d\u2019entre cux con trée sur le régime français ay Ca.\" nada.Pour l'étude et la pénétra\u201d x kx x Ses travaux sont si nombreux si variés dans leur unité, que nous ne saurions en donner une idée\u201c complète.On est toujours, à sa\u201d suite, dans le monde des découvertes.Car il savait tout, et cela; surtout que les autres ignorent Les points les plus obscurs de no-Ë \u2018tre passé français lui étaient f2-1 miliers, et il ne se contentait paf de les présenter dans l\u2019ordre sou-§ vent sec des faits, mais les éclai-Ë rait d\u2019interprétations basées surf une science sûre.Il faut signale: la part qu\u2019il prit aux recherches de la Commission des Monuments fut secrétaire dès les débuts.Son activité s\u2019y traduisit par auatre ouvrages considérables : autre sur les vieilles églises; leurs et reproductions artistiques, sur l\u2019île d'Orléans, son histoire et nifestations de l\u2019art.\u2026Pierreleur.Sa disparition est une perte pour la province et le pays.Il n'avait son égal nulle part, et l'on sait le mot à son sujet du docteur to : \u201cOn ne peut s'empêcher de penser que, si la province d'Ontario avait son Pierre-Georges Roy, nous connaîtrions beaucoup plus de choses que nous n\u2019en savons sur maints aspects de son histoire.\u201d L\u2019IIettré LE BIEN PUBLIC Organe du réveil trifluvien Directeurs-propriétatres Raymond Douville et Clément Marchand © Imprimé par Pimprimerie du Blen Public 68, rue Royale Trois-Rivières \u2018Téléphone: 6-8404 ar] d\u2019une \u201cdépendance croissante avait cé- Hti- rrr - tion de cette époque lointaine, jj § n\u2019est pas de guide plus sûr que lui, ni de meilleur compagnon.* historiques de la province, dont il l\u2019un sur § les monuments commémoratifs de À la province, en deux tomes; un | une troisième sur les anciens manoirs Ja et les vieilles maisons; un quatriè- | me enfin, présenté en édition de § luxe, avec illustrations en cou- § ses légendes, son rôle dans les ma- ÿ Georges Roy fut un rude travail- Ç Wallace, de l\u2019Université de Toron- | es map gm wy =m mr EE ET Cre ES AE SEE SES "]
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