Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 19 mars 1954
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le bien public, 1954-03-19, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" Imprimé et publlé 1663, rue Royale Téléphone: 6-8404 Trols-Rividres, P.Q.46e ANNEE \u2014 No 10 J J Jr ORGANE DU REVEI meme TRIFLUVIEN Abonnement $2.00 pär année aux E.-U.$3.00 5 sous la copie TROIS-RIVIERES, VENDREDI, 19 MARS 1954 Autoris* comme matière de seconde classe ère des Postes, Ottawa.Des immigrants! et puis après.Dans une lettre ouverte au Toronto Star, E.À.Lorimier, d'Haliburton, Ont., fait litière du point de vue qui veut que les immigrants volent des jobs aux Canadiens.En achetant de la marchandise canadienne pour vivre, ces immigrants créent au moins autant de jobs qu'ils en prennent pour eux-mêmes, assure M.Lorimier.Supposons, écrit-i, que cent familles d'immigrants arrivent dans une localité.L'un d'eux trouve emploi dans une boulangerie sans enlever pour cela du travail à un Canadien puisque la boulangerie a automatiquement besoin d\u2019une main nouvelle à cause des cents clients nouveaux, Six autres immigrants deviennent des instituteurs sans faire mettre à pied pour cela d'autres professeurs vu que les écoles de la place doivent recevoir 300 élèves additionnels.Et les douze immigrants qui s'engagent au commerce du bois ne font non plus congédier personne puis- qu'il fout un matériel additionnel pour construire des logis aux nouveaux arrivés.Et ainsi de suite.: Morale : Ottawa devrait passer outre les conseils à courte vue de ceux qui veulent couper dans l'immigration en 1954 à cause du chômage.C'est une crainte qui ne tient pas devant les faits.Tout ce que nous, du Québec, devons cependant surveiller est lo provenance de tous ces néo-Canadiens.Que notre province, tout autant que les autres, y trouve son avantage! Ce commerce avec la Russie Il faut examiner avec un grain de sel la proposition, au Canada, de faire des échanges commerciaux avec le Soviet, de maquignonner de la marchandise., La venue récente, à Ottawa, d'un commissaire commercial russe, si charmant garçon soit- il, poussera sans doute nos Unions ouvrières à pétitionner auprès d'Ottawa pour activer le commerce entre le Canada et la Russie.Toutefois, | unités Hy a un mais, un gros mais.io Russes veulent des pro- Uits conadiens mais seulement aux prix de 1950.La délégation d'industriels bri- fanniques qui revient du Soviet l'a compris avec force amertume, Le Canada, pour obtenir es contrats russes, devra ren- Contrer les prix des concurrents suédois, finlandais, allemands et tchécoslovaques qui Ont une main d'oeuvre peu coûteuse, Et puis, en retour, anada devra bien accepter aussi des produits russes.Si Ottawa ne permet pas de déduire le 15 pour cent.Devra-t-on dire que les libéraux fédéraux se fichent du Québec ?C\u2019est ce que se demandent maintenant journaux, corps publics et milieux d\u2019opinion, à la suite des rumeurs voulant que le ministre des finances à Ottawa se refuse à toute collaboration avec une province qu\u2019il n\u2019a pu \u201ccentraliser\u201d.En effet, lors d\u2019un caucus des députés libéraux tenus dans la capitale, M.Abbott, AVEC sa morgue bien connue et sur un ton qui ne souffre aucune réplique, aurait signifié aux députés du Québec qu\u2019ils doivent s\u2019opposer à la \u201cdéductibilité\u201d.Il est encore trop tôt pour prédire si les représentants du Québec vont se plier à l\u2019impératif de M.Abbott s\u2019ils vont, une fois de plus, subordonner les intérêts du Québec à ceux du parti, si, par attache partisane et malgré leur dégoût, ils vont consentir à faire le jeu des assimilateurs.M.St- Laurent est encore en voyage.Il se pourrait qu\u2019à son retour il saisisse la Chambre de ce problème et décide de freiner un mouvement punitif dirigé par son ministre des finances contre la seule province autonomiste.En permettant la pleine déductibilité, le fédéral se montrerait juste envers la population de notre province.En plus, il économiserait grandement sur la somme qu\u2019il devrait verser au Québec, sous le régime des ententes fiscales qui prévalent dans toutes les autres provinces du pays.Si donc Ottawa allait persister dans un refus, ce serait nullement pour des motifs financiers, mais bien plutôt pour des raisons politiques.Cela voudrait dire que ce sont les centralisateurs qui mènent au sein du ministère St-Laurent, et que ce dernier à décidé de leur abandonner le sort de la province de Québec.Nous ne pensons pas que M.St-Lau- rent, politique avisé, consente à jouer la mauvaise carte et s\u2019expose à mécontenter une province qui, depuis plus d\u2019un quart de siècle, assure à son parti la pérennité du pouvoir à Ottawa.Autant, et plus encore qu\u2019aucune autre province du pays, le Québec, à cause de sa mission ethnique» se trouve actuellement confronté avec d\u2019impérieux problèmes dans tous les domaines où s\u2019exerce sa juridiction.S\u2019il n\u2019a pas les millions qu\u2019Ottawa verse généreusement aux provinces qui ont signé, comment pourrait-il assumer convenablement son rôle?Comme le Québec ne pouvait décemment signer la capitulation à laquelle se sont résignées les autres provinces, il lui faut aujourd\u2019hui reprendre ses sources de revenus, celles qu\u2019Ottawa lui avait enlevées pendant la dernière guerre.De cela, toute l\u2019opinion libre du Québec, y compris même celle des ennemis les plus acharnés du gouvernement provincial actuel, défend l\u2019absolue nécessité.C\u2019est pourquoi le gouvernement libéral d\u2019Ottawa doit se mettre au pas des nécessités, sans fausse honte, sans velléité partisane d\u2019embêter un gouvernement qui n\u2019est pas de sa couleur.C\u2019est le temps pour les libéraux d\u2019Ottawa de justifier le nom dont ils se coiffent.Autrement nous devrons penser que la non-déductibilité n\u2019est qu\u2019une affaire de représailles politiques et que, placés entre leur devoir strict et leur allégeance, les libéraux fédéraux n\u2019hésitent pas à brimer les contribuables du Québec, sûrs qu\u2019ils sont de pouvoir les \u201cendormir\u201d en temps d\u2019élections.On a ruiné notre marine marchande hauts salaires et de réduction Jadis notre marine marchande fut nombreuse et prospère.Aujourd\u2019hui, elle est devenue l\u2019une des moins considérables au monde.Elle ne compte plus que dix-neuf Dans un commentaire sur cette situation, un des principaux armateurs au pays, M.H.Mathers, a dit que les hauts frais d\u2019exploitation ne rendait plus possible la navigation au long cours sous pavillon canadien.Il en est re- sulté qu'une centaine de nos navires marchands ont été transférés au registre britan- L'observateur serein voit d'ici la situation, moins prometteuse qu'elle peut opparaître à prime abord.nique.Car il en coûte trois fois moins cher à la Grande- Bretagne pour payer ses équipages que le Canada.Le reste de notre flotte est en train de passer à des intérêts italiens, libériens, honduriens et pana- miens.Dans ce domaine comme dans beaucoup d'autres, on constate que le Canada s\u2019achemine vers des difficultés économiques a cause de\u2019 son impuissance a régler avantageusement son problème de main-d'oeuvre, ce qui le place dans une situation intenable vis-à-vis la concurrence étrangère.J ; Une industrie qui, il y a dix ans, employait une vingtaine de milliers de travailleurs, est donc sur le point de disparai- tre, victime d\u2019une politique de des heures de travail.Dans ses remarques sur la situation déclinante de notre marine au long cours, M.Mathers concluait qu\u2019en cas de guerre, les forces armées pourraient bien se trouver en mauvaise posture pour le transport d'hommes et de matériel loin de nos rives.Cet inconvénient d'ordre sécuritaire vient donc s\u2019ajouter à celui d\u2019une déperdition économique qui nous appauvrit chaque année de quelques centaines de millions.En marge de cet effondrement, on pourrait dire que, du point de vue ouvrier, les exigences de plus en plus inopportunes des chefs ont souvent l\u2019inconvénient de conduire au chômage.Un quotidien représentatif Notre confrère, le Nouvelliste, vient de s\u2019installer dons son nouvel immeuble de ia rue Saint-Georges.C\u2019est là une étape importante dans la carrière de ce grand quotidien régional qui, depuis son fondation, s\u2019est identifié avec le progrès de notre ville et de toute la Mauricie.Tout en ne cessant, d'améliorer ses cadres matériels, le Nouvelliste n\u2019a jamais perdu de vue la préoccupation majeure d'un bon journal, qui est celle de paraître vivant et varié, de présenter l\u2019actualité sous un jour original et d'en commenter les points saillants dans un esprit qui s'inspire de l'intérêt général.Il faut rendre hommage à l\u2019équipe de pionniers qui a bô- ti le journal et féliciter l\u2019équipe actuelle qui poursuit vaillamment son effort vers de nouveaux sommets.Trois- Rivières possède sans nul doute l\u2019un des meilleurs quotidiens régionaux de tout le Canada.Sa présentation, sa mise en page et son information de tout premier ordre ne trouvent leur équivalent que dans certains journaux des grandes villes et encore, bien peu pormi ces derniers peuvent compter sur un personnel aussi compétent.Nous nous associons à toute la population trifluvienne pour féliciter le Nouvelliste de son esprit de progrès et pour lui souhaiter de continuer parmi nous sous \u2018les meilleurs ou- gures sa carrière intéressante et nécessaire.Le problème de l\u2019aqueduc sera étudié sous peu Le problème de notre système d'aqueduc va revenir bientôt à l'ordre du jour au conseil de ville.Lundi dernier, nos édiles ont reçu des copies des rapports de la Commission d'Enquête sur l\u2019aqueduc et de l'ingénieur de la cité commentant le rapport de Ja Commission.Au cours d\u2019une des prochaines séances régulières, des propositions de bureaux d\u2019ingénieurs-conseils pour expertise sur notre département et système d'aqueduc seront apportées et soumises à nos autorités municipales.\u2018Trois-Rivières\u2019, même en anglais \u201cMême en anglais, votre ville garde le nom de Trois-Rivières.C\u2019est une preuve de son caractère français bien marqué.\u201d Hon.PICKERSGILL à son passage dans notre ville. PAGE DEUX L'OEUVRE ADMIRABLE D'UNE RELIGIEUSE CANADIENNE AU BON-PASTEUR DE SANTIAGO, CHILI | SANTIAGO, Chili (C.C.C.) Four paradoxal que cela paraisse, le chemin le plus long est peut- être celui qui va \u201cde la rue au foyer\u201d.Et c'est sur cette bonne route, pleine d\u2019embâches et de périls que, dans tous les pays du monde, les Soeurs du Bon-Pas- teur, compatissantes et maternelles, ont choisi de diriger les Âmes, \u201cUne seule âme vaut mieux que le monde entier\u201d, aimait à dire à ses Filles Mère M.de Ste Euphrasie Pelletier, sainte reformatrice que l'Eglise a élevée aux honneurs de la canonisation.Et cette sentence que ses Filles ont apposée aux murs de leurs maisons les anime dans la pratique d\u2019un quatrième voeu qu\u2019elles ajoutent aux trois voeux ordinaires de la vie religieuse, celui de se dévouer aux ocuvres d'apostolat qui leur sont propres.L'une de ces oeuvres est due, sinon dans son origine, du moins dans son merveilleux développement, à une de nos concitoyens qui à apporté en terre chilienne l'es~ prit clair et tenace de nos Canadiennes, \u201cfemmes dépareillées\u201d, et qui, en ses dix-huit années au Chili, cette seconde patrie qui lui u pris déjà presque la moitié de sa vie et plus que les trois quarts de son coeur, a réalisé une oeuvre que non seulement l'Histoire enregistrera comme un succès, mais encore comme une audacieuse et zéniale entreprise.Mère Marie-Jean-du-Sauveur (Jeannette Parent) authentique Montréalaise, qui malgré l'usage exclusif de l'espagnol qu\u2019elle pratique depuis près de vingt ans, a gardé, en\u2019 son français, cet accent typiquement montréalais suave et chantant, est arrivée à Santiago en juillet 1935.C'était alors une toute jeune religieuse de 25 ans, assez généreuse pour s'être offerte spontanément à la demande de ses supérieurs qui avaient fait appel à des volontaires.D'abord professeur de langues au Collège Rosa de Santiago Concha, elle fut transférée à la \u201cCasa de Menores\u201d, avenida Matta, où elle a successivement occupé plusieurs emplois jusqu\u2019à prendre pres \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Par le R.P.Henri-M.GUINDON, S.M.M., correspondant du Service d'information de la C.C.C.à Santlago charge de l'oeuvre, en 1948.Le voyageur qui se ballade dis- d'aitement dans cette \u201cAvenida Matta\u201d, qui, malgré son nom pom- »eux d'avenue, sa double voie, ses arbres, ses pelouses mal ombra- gdées ou complètement brûlées par un soleil trop généreux, a gardé son aspect de quartier colonial et vopulaire de petits commerçants, :st loin de soupçonner, en passant au No 494, les drames que recèlent :es murs.Ces longs murs uniformes de tapia au crépi vétuste qui s\u2019écaille comme un vase de granit maltraité par l\u2019usage, brisent à peine leur monotonie par quel- jues fenêtres très hautes au-des- :us de la rue, hors de portée et barrelées de fer, comme c'est la sutume au pays.Au centre de \u2018édfice, en recul de quelques sieds, la chapelle dont la tour de sriques brunes et patinées par le :emps domine de loin toutes les constructions environnantes, qui n'ont guère plus qu\u2019un étage.La superficie de la maison, avec ses atios intérieurs, couvre toute une \u2018cuadra\u201d, c\u2019est à dire un \u201ccarré\u201d.Le 3 janvier 1855, la sainte mère \u2019elletier réunissait toutes ses Files, dans la salle de communauté, 2t devant la Vierge qui présidait dans cette salle, les sept premières missionnaires du Chili juraient fi- Jdélité et soumission à la Maison- Mère, et partaient pour cette terre lointaine que mère Pelletier appelait \u201cla mission de son amour\u201d.Arrivées à Valparais au milieu de nars, elles se dirigèrent d\u2019abord à San Felipe.Le 29 août 1885, un sienfaiteur Don Pedro Fernandez Concha, dont le nom restera impé- \u2018issable au Bon-Pasteur, donnait 8,920 mètres de la \u201cfinca\u201d qu\u2019il vait dans la capitale et qu\u2019il avait lénommée \u201cEl Carmen\", nom qui :st resté attaché à la rue, qui ange la partie ouest de la pro- riété des Soeurs.Par suite de lifficultés, ce n\u2019est qu\u2019en 1891 que \u2018oeuvre actuelle put ouvrir ses srtes avec 20 jeunes filles.Depuis plus de 65 ans donc, la aaison reçoit des jeunes délin- LE BIEN PUBLIC quantes ramassées la nuit dans la rue ou cueillies dans une maison de prostitution, enfants abandonnées par des foyers désunis ou divorcés, enfants illégitimes déjetées le jour où le fardeau de leur entretien est devenu trop lourd pour leur mère, etc.Quelquesunes sont entrées très jeunes, à six ou sept ans.D'autres y arrivent à douze ou quatorze ans, avec une vie d\u2019aventures déjà très poussée.De 130 qu\u2019elles étaient en 1948, elles sont passées à 200 aujourd'hui, Elles pourraient être 400, 800, et plus encore.Les fl- gures ont changé, l\u2019histoire s\u2019es: quelque peu modifiée de détails quelque peu différents, mais chacune apporte la même tragédie de souffrance, d\u2019abandon, de misères physiques et morales souvent encore insoupçonnées.C\u2019est à l'heure même de l\u2019arrivée que se doit prendre, comme en un instantané, la physionomie vraie de la nouvelle pensionnaire qui s'ajoute au groupe plus ou moins transformé déjà de ses ai- nées.C'est par celle-ci que l\u2019on peut mieux juger les autres et mesurer l\u2019étape franchie.A l'ordinaire, la nouvelle arri- vante est dans un état affreux.Ella a été cueillie dans la rue ou dans un parc comme un de ces pauvres chiens errants.Sa figure creusée par la sous-alimentation, le mauvais sommeil et même l\u2019épuisement nerveux du vice précoce, porte au surplus cet aspect farouche des êtres qui ont le secret complexe de leur vie parasitaire.Les cheveux sont ordinairement en désordre, malpropres et tombant dans la figure.Les vêtements insuffisants, troués, ajoutent la dernière touche à ce pinceau de la misère.La première opération charitable de ces Mères qui vont se pencher sur ce \u2018\u201ccas\u201d, c\u2019est de commencer par un bain généreux.Souvent l\u2019eau suffit à faire des miracles.Sous cet aspect sauvage, une enfant aux traits souvent assez fins, se cachait.L'histoire de EVEQUES CANADIENS A ROME \u2014 L' de Chicoutimi ont visité récemment, lors de leur visite \u201cad limina\u201d, l\u2019église ement en construction.On les voit icl, à l\u2019entrée de l'édifice : Maurice Roy, Georges-Léon Pelletier et Georges Melangon; Séminaire International des Pères archevêque de Québec ainsi que les évêques de Trois-Rivlères et de gauche à droite : ; les RR.PP.Robert Fortin, supérieur du du T.-S.-Sacrement, à Rome, et Moïse Ro: rocureur géné t- te congrégation; Mgr Paul Nicole, C.8., secrétaire de Mgr Roy.(C.C.C.) OP general de cof canadienne à Rome, présent LL.EExe.NN.SS.\u2014 EE { plus d\u2019une ne nous apprendrait pas toujours qu\u2019elle vient du fond le flus bas dé ia société.Il en est dont l'aristocratie des traits dé- VENDREDI, 19 MARS 1954 cèle indiscrètement des origines bien différentes.; Bien propre, bien Pelgnée, la (Suite à la page 6) ___ QUI À Dir?\u201cAPRÈS MOI LE DELUGE\u201d LOUIS XY\u20143a Mme de Pompadour, comme on lui rapportait Lek mam 0S que la révolution grondait dans tout le royaume.CETTE RECLAME FAIT PARTIE D'UNE SERIE PUBLIEE PAR pA Molo?LA BIERE QUE VOTRE ARRIÈRE-GRAND-PÈRE BUVAIT \u2014_\u2014 Vous rappelez-vous le temps où grand-père avait une vache.et faisait lui-même les souliers de la famille?En ce temps-là, il n'avait pas besoin de beaucoup d'argent liquide parce qu'il échangeait ses services contre ce dont sa famille avait besoin.Aujourd'hui, parallèlement à notre énorme développement industriel, nos besoins se sont multipliés, mais nos achats sont maintenant conclus avec des espèces comptant ou à crédit.La bonne administration du budget est le secret d'une situation financière saine.Pourtant, la malodie ou des difficultés diverses peuvent bouleverser la situation la mieux équilibrée.C\u2019est alors qu\u2019un emprunt sage peut protéger l'un des avantages les plus indispensables à une famille: solvabilité.une réputation de Nous avons tous appris à utiliser l'expérience d'autrui pour nous ajuster au monde d'aujourd'hui.Lisez notre brochure gratuite: \u201cL'administration de votre budget\"; prenez-la à notre succursale HFC la plus proche ou demandez-la à notre \u2018Service de l'aide aux consommateurs, 1231 ouest, rue Ste-Catherine, Montréal, P.Q.\" (7 HOUSEHOLD FINANCE = , LA MAISON DE PRÊTS DOMESTIQUES LA PLUS IMPORTANTS ÊT LA MIEUX ; RÉCOMMANDÉE 4 ' AU'CANADA vi ; \u2018 Le VENDREDI, 19 MARS 1954 ; - LE TRAVAIL ET LA GREVE \u2014 Que la grève ne soit pas une so- jutlon à tous les problèmes entre patrons et ouvriers, c\u2019est évident, et par bonheur des chefs d\u201d\u201cu- pions\u201d ou de syndicats s\u2019en rendent parfaitement compte.C\u2019est ainsi qu'un bulletin de la Fédération américaine du Travail rappelait un jour que \u201cla bonne foi et la loyauté sont nécessaires de part et d'autre\u201d, et que les employés doivent respecter leurs contrats de travail parce qu'un \u201ccontrat rompu dénote la mauvaise foi et l'Hrresponsabilité\u201d.La F.A.T.recommandalt auss! aux ouvriers de bien connaître et leur Industrie en général et leur compagnie en particulier.Les tra- vallleurs ont d'autres soucls, mals s'ils connaissent le coût d'exploitation de l'entreprise qui les fait vivre, les perspectives de production et de vente, les problèmes particuliers de leurs patrons, le nombre des grèves serait singulië- rement diminué.La F.A, T.pense que trols groupes \u2014 les travailleurs, les consommateurs et la direction \u2014 doivent partager la richesse créée i par l\u2019industrie.Il n\u2019est en effet pas d'autre méthode valable pour accroître le niveau de vie.Et si les profits de l\u2019industrie doivent aer- vir à l'amélioration des salaires et gages, ce qui est certain, à des diminutions de prix, ce qui est indiscutable, Ils doivent aussi servir, dans l\u2019Intérêt Immédiat et lointain des salariés, à l'entretien et au renouvellement de l\u2019outillage pour augmenter la productivité, vaincre la concurrence et créer de nouveaux emplois.Tous les citoyens ont directement intérêt à sauvegarder la paix soclale chez nous.Aucun patron ne saurait avoir le moindre intérêt à mécontenter son personnel et à provoquer ainsi des grèves.Les actionnaires des grandes entreprises Industrielles sont pour une large proportion des salariés, eux aussi, et ils demandent des comptes moraux aussi bien que financiers à la direction.Et celle- ci salt bien que le moindre ennui d\u2019une grève, ce n\u2019est pas le mauvais renom qu'elle peut donner à certains produits.La Shaw.W.& P.publie un autre excellent rapport de ses activités Le rapport annuel de la compagnie Shawinigan Water and Power pour 1953, rendu public aujourd\u2019hui par le président J.À.Fuller, fait ressortir des bénéfices nets s'élevant a $2.26 par action ordinaire, à rapprocher de $1.91 en 1952.Cette compagnie tiendra son assemblée générale annuelle le 31 mars, dans l'édifice Shawinigan, à Montréal.Les bénéfices nets de l'exploitation électrique sont de $1.46 par action, contre $1.15 l'année précédente, malgré une diminution de 3.7 pour cent dans le volume des ventes d'électricité, qui se sont chiffrées 3 7,853,370,000 kilowattheures.Le revenu brut de la vente d\u2019¢- lectricité s\u2019élève à $38,800,816, en augmentation de 3.3 pour cent, alors que le total des revenus bruts de toutes provenances, s'étant accru de 4.6 pour cent, atteint le chiffre de $41,802,403.Les frais d'exploitation, compte non tenu de l\u2019amortissement, dépassent de 5.7 pour cent ceux de 1952, par suite de majorations de salaires, d'augmentation dans le coût du matériel, dans les taxes municipales et dans les achats d\u2019énergie des autres producteurs.L'abondance des réserves d\u2019eau et les fortes précipitations des premiers mois de 1953, qui permirent la vente de quantités substantielles d'énergie excédentaire, furent suivies d\u2019un été et d'un automne exceptionnellement secs, souligne M.Fuller dans ses remarques aux actionnaires, mais à la fin de l\u2019année, les réserves d'eau atteignaient encore 97 pour cent de la moyenne.Les immobilisations de la compagnie en 1953 forment le total de $8,548,000, et les principaux chefs de dépense comprennent la construction d'un édifice aux Trois-Rivières, les travaux préliminaires en.vue de l'installation de nouveaux groupes générateurs dans les centrales du haut St- Maurice, des extensions et des additions aux lignes\u2019 de transmission, stations terminus, sous-stations, ainsi qu\u2019au réseau de distribution.Le rapport montre que la charge de pointe du réseau de la Shawinigan a touché, en 1953, 1,403,- 400 kilowatts (1,881,233 horsepower).Les nouvelles installations dans les centrales du Rapi- #2 18 5°, Succursale de GrardrMère: SUCCURSALES à votre service à TROISIRIVIERES et dansfles ENVIRONS) +\".Sucursales de Trois-Rivières; 1411, rue Nôtre-Dabié: \u201c| Suceursale au'Cab-de-latMaïdéleine: EDGAR ROSSIGNOL, gérant To JF ouvrez un compte d'épargne à la B de M.Commencez-à vous constituer un \u201cfonds de succès\u201d pour demain en rendant visite aujourd'hui à la .plus -proche succursale de la B de M.! ONTRÉAL \u2018re 10 ; Mont tt : La Première Cangué au Canada au service des Canadiens dans toutes les sphères de La vie depuis 1817 Demandez notre brochurette intitulée pour 2 millions de Canadiens de se servir de la B de M°° * Hodes E.pour ECONOMISER .o_o Con eee ; Si vous désirez mettre votre argent en sûreté, en faire réserve ou encore le ménager dans un but particulier, suivez l\u2019exemple de Canadiens d\u2019un océan à l\u2019autre: POI 2 ALLONS OF CAMOERS SHI + ë à £ i Nr Tm LALONDE, seit ?ED.RIOUX, gérant À i ; =n mr PPS DE STE 7 î .; me Succursale de Grand\u2019Mére: JOSEPH E.LALONDE, gérant = WOE LE BIEN PUBLIC de-Blanc et de La Trenche, ainsi que dans la centrale de la St.Maurice Power Corporation à La Tuque, dont on prévoit l'entrée en production vers la fin de l'an prochain, ajouteront environ 112,- 000 kilowatts (150,000 horsepower) à la productivité du réseau, dit M.Fuller.Aux termes d\u2019un contrat avec I'Hydro-Québec, la compagnie achètera de l'énergie produite par l'aménagement de cette dernière sur la rivière Bersimis.Cette énergie doit être livrée à raison de 60,000 kilowatts en décembre 1956 et de 60,000 kilowatts de plus chaque année année jusqu\u2019à ce que le total de 300,000 kilowatts prévu au contrat soit atteint, à la fin de 1960.\u201cIl nous reste, sur le haut St- Maurice\u201d, dit M.Fuller, \u201cplusieurs emplacements dont l\u2019aménagement en temps opportun ajoutera quelque 522,000 kilowatts (700,000 horsepower) à notre pe.PAGE.[ROIS puissance de production.\u201d Le président estime à environ $50,000,000 les immobilisations de la Shawinigan au cours des quatre prochaines années.Il poursuit : \u201cNos disponibilités actuelles et les sommes qui nous viendront de nottre exploitation devraient nous permettre de faire face à une grande partie de ces dépenses, mais il nous faudra recourir à de nouvelles émissions de titres pour la pleine réalisation de ce programme de quatre ans.\u201d Les affaires de la Shawinigan Chemicals Limited, filiale en propriété exclusive, ont été beaucoup meilleures qu\u2019en 1952, affirme M.Fuller.Son chiffre total de vente est de S21,417,982.Ses exportations aux [Etats-Unis sont en hausse de 29.4 pour cent; mais son commerce dans les autres pays accuse un fléchissement.Aux Etats-Unis, le volume des ventes de ses filiales et des autres com- pagnies chimiques qui lui sont associées, s\u2019est considérablement accru; deux de ces compagnies mettront de nouvelles usines en marche prochainement.Les associées canadiennes de la Shawinigan Chemicals Limited sont aussi en progrès : la Canadian Resins and Chemicals Limited, dont les exportations accusent un déclin, accroît son commerce domestique.Deux nouvelles compagnies, la B.A.-SHawinigan Limted et la St.Maurice Chemicals Limited, sont entrées en production.Le rapport de la Shawinigan Water and Power pour 1953, document de 40 pages en couleurs, contient une section intitulée \u201c20 ans de progrès\u201d qui illustre, par une série de graphiques, l\u2019expansion de la compagnie depuis 1933.Le bilan comparatif des dix dernières années montre, à la fin de 1953, un actif de $304,455,000 qui se compare à $187,501,000 en 1944.VOUS AVEZ TORT.@ arrête la chute des © STIMULE la Notre clinique mobile 2 JOURS à chacun des endroits VOUS ETES CHAUVE, ou presque ! THOMAS PREMIERS SPECIALISTES AU MONDE dans le soin du cuir chevelu, vous offrent un traitement éprouvé qui @ enraye la démangeaison CHEVEUX VIGOUREUX cheveux pousse de passera ci-dessous SHAWINIGAN-FALLS: Hôtel Mercredi, le 31 mars, et jeudi, QUEBEC \u2014 Hôtel Clarendon' Vendredi et samedi, les 25 et 26 mars TROIS-RIVIERES \u2014 Château De Blois Lundi et mardi, les 29 et 30 mars LA TUQUE \u2014 Hôtel Royal Vendredi et samedi, les 2 et 3 avril EXAMEN GRATUIT ar notre spécialiste, M.D.-R.Gauthier.Heures de consultation: 2 h.à 9 h.pm.Shawinigan le ler avril nos experts vous dira exactement la perte de vos cheveux.traitement éprouvé, adapté à votre Bientôt, mangeaison; vos cheveux cesseront droits chauves! Vous serez émer our enrayer la calvitie: & connu Front trois années de succès vous reste qu'à vous décider.jourd'hui la clinique THOMAS : certains de pouvoir vous aider.DEUX JOURS SEULEMENT \u2014 NE La clinique THOMAS accepte de les cas dont l\u2019examen ne rev GARANTIE Toute personne traitement THO rroboration avec les termes rantie THOMAS.; Vous pouvez suivre chez vous le fraitement prescrit -vous à la clinique THOMAS pour obtenir De nen gratuit de votre cuir chevelu.Un de Il vous prescrira .un les pellicules disparaitront, enfin.ls recommenceront à pousser sur les en- Le traltement THOMAS, le plus efficace au monde continus.Visitez dés au- condition incurable du cuir chevelu.ui est acceptée pour le AS reel La percevoir ro t (qui 10 \"perme e pe ' on bert fa) ment\u201d do son argent en 1010 'Ste-Catherine ¢ ce qui cause cas personnel puis la dé- de tomber, et velllé.Jusqu'à date II ne nous sommes TARDEZ PAS traiter seuls ¢le pas une de la ga- Dominion Sa Montréal Un spécialiste Thomas explique le fonctionnement interne du cuir chevelu, et comment un traitement et des soins particuliers peuvent améliorer vos cheveux, \u2018Ces photoyraphies non retouchées illustrent commet ir traitement Thomas a enrayé les pellicules et fait repousser les cherrvx.A i PAGE QUATRE LE BIEN PUBLIC io VENDREDI, 19 MARS 1954 POUR LE BIEN PUBLIC UNE GRANDE VEDETTE Si le marché domestique est très instable, le marché international l\u2019est encore plus et depuis longtemps nos économistes et nos politiciens nous ont prêché que l\u2019économie canadienne y est étroitement liée.Durant des années, le marché international fonctionna sur le même pied que le marché domestique.Tout le monde était acheteur et celui qui avait quelque chose à vendre n\u2019avait que peu d\u2019effort à faire pour faire son petit négoce.Il était facile de vendre à l\u2019étranger n'importe quoi à n\u2019importe quel prix.Partout, on avait besoin de la production de nos industries ou encore de nos matières premières là où les facilités manufacturières n\u2019avaient pas été dévastées par la guerre.Aujourd\u2019hui, certains de nos produits manufacturés doivent faire face à la compétition très active de pays qui après la guerre ont travaillé ferme à leur rétablissement.Nous en sommes peut-être rendu au point où nous devrons mettre en pratique leur exemple.\u2019 Ailleurs, nos produits doivent faire face à la compétition de ces pays qui pour diverses raisons peuvent produire à meilleur marché et pour deux raisons: une population plus grande permet une production plus massive ou une main d\u2019oeuvre moins bien rémunérée réduit le coût de produc- Pour ce qui est de nos matières premières: leur rareté ou leur abondance semblent être la norme sur laquelle se greffe le marché.Ainsi notre marché d\u2019exportation de l\u2019amiante est stable parce que nous possédons la majorité des dépôts amiantifères du monde.Il en résulte que nous devons au niveau national considérer notre problème avec les mêmes yeux qu\u2019un marchand détaillant étudie les façons d\u2019augmenter son chiffre d\u2019affaire.Si nous pouvons nous glorifier d\u2019occuper le troisième rang pour l\u2019exportation et l\u2019importation parmi les nations du monde, il ne faut pas oublier que nous devons d\u2019un autre côté nous considérer dorénavant comme une nation marchande.Un bon marchand a comme premier souci d\u2019avoir la meilleure qualité de marchandise possible au plus bas prix possible.à un prix dont puisse s\u2019accommoder la bourse de ses clients éventuels.Tant que notre population ne sera pas assez forte pour créer un marché capable d\u2019absorber la fluctuation de notre production industrielle et les contre-coups du marché international, nous dépendrons directement et presque uniquement de la prospé- tion.+ rité de notre marché extérieur.LES LETTRES Un livre de cinquante ans qui ne vieillit pas Ce ilvre si prenant qui s'intitule The Forest, de Stewart Edward White, parut I} y à cinquante ans.A l\u2019époque, l'auteur en avalt à peine trente.Jeune, solide, originaire du Michigan, où Il avait acquis sa première science des bols et des bêtes qui y vivent, il passait alors des mols, chaque année, a vivre sous la tente.Avec des compagnons Indiens ou des guides métis, Il abandonnalt même cette tente pour se loger dans des abris d'écorce de bouleau, quand les portages devenalent trop rudes et qu\u2019il fallait réduire au minimum les sacs qui meurtrigsalent les épaules.11 connut tôt la forêt canadienne qui couvre le nord du continent, où l'on découvre tour à tour des montagnes abruptes et des vallées de rêve, des rivières palsibles ou boulllonnantes, des lacs innombrables et remplis de truites, des passes herbouses et des criques ombragés, où les orignaux et les cerfs festolent parmi les plantes aquatiques Au Canada, lt fréquenta surtout cette immense région bolsée qui s'étend au nord du lac Bupérieur.11 poue- sa jusqu\u2019à la bale d'Hudson et toucha à la province de Québec, dans ses parties les plus éloignées, les moins connues.!! y a cinquante ans et pius, c'était en ces endroits la vle sauvage dans son plus primitif.White regardait en s'ouvrant les yeux, enregietrait et absorbait.11 en résulta son livre, qui n'a pas viellll.On le lit et re- It Après un demi-eldcle, on le croirait d\u2019hier.II en existe une traduction française dans la collection des Livres de Nature, chez Stock.; * * * \u2018White paralt \u2018avolr été un écrl- väiln heureux.Dans ce sens qu'il travailla sur la matière qui lui plaisait, et Il courut le monde sour se documenter.Cela suppose qu\u2019il ne manquait pas d'argent, et ans doute que ses livres, sc vendant par milliers, ful permettaient de voyager.Il remonta vers le nord jusqu\u2019en Alaska, séjourna dans les régions désertiques de \u2018Arizona, alla chasser en Afriquell finit par s\u2019installer en Califorvie, mais non point à Los Angeles >u Hollywood.Encore qu'il n\u2019eut ras à se plaindre d'Hollywood, puisque l'on y tira maints films de ses romans, et pas moins de cinq de cet ouvrage unique: Arizona \u2018Yights.La Californie possède des montagnes majestueuses, des rivières et des lacs dans sa partie \u2018ord, et des forêts qui ne le cèdent pas aux nôtres, mails différents, où certains conifères attel- gnent à six et hult pleds de dla- mètre, parfols plus, Accompagné de sa femme et de quelques amis, le romancler-naturaliste escalada \u2018a montagne et s'enfonga dans la forêt californienne.On ne voya- gealt plus en canot, mais avec des chevaux: bêtes de selle et porteurs.On ne dormait plus sous la tente, mais on plein alr, enveloppé de chaudes couvertures, à cause du froid des hauteurs, mails sans ja- mails craindre l'averse ou l\u2019orage.L'expérience du nord canadien se répétait sous des formes nouvelles, restant la même dans son essence.Car partout la forêt se ressemble et les moyens de l'affronter changent peux Xx % Des montagnes callforniennes, White rapporta The Pass, The Mountains, Camp and Trail, The Cabin.De l'Alaska, Wild Geese Calling (1940), roman des pion.+ niers du pays.De l'Afrique, The Land of Footprints, African Camp Fires, Lions in the Path.Il consacra à la Californie, son pays d'adoption, une demi-douzaine d'ouvrages historiques et autant de romans.D\u2019autres romans peignent la contrée de son enfance et de sa jeunesse, qui ont comme toile de fond les réglons forestières du centre-ouest américain: The Claim Jumpers, The Westerners, The Blazed Trail, The Riverman, Conjuror's House, En ses dernia- res années, !'écrivaln s'établit près de San Franclsce.!! avait dans sa maison un véritable musée, où ses collections d'armes, de trophées, d'animaux empalllés et de souvenirs de ses expéditions, attiralent les sportifs | L'homme mourut en 1946, à 72 ans.Assez jeune encore, après une vie remplie et selon ses goûts.Sauf à ses débuts, Il ne fut jamais attaché à un poste qui I'empéchait de voyager et de recueillir ses matériaux comme li l\u2019entendait.Rares les écrivains qui en peuvent dire autant.Stewart Edward White naquit 3 Grand Rapids, Michigan, le 12 mars 1873.I! étudia à l\u2019Université du Michigan et à Colombla, à la Faculté de droit, mais 1! troqua vite le code pour le llvre de la nature, qu\u2019il parcourut d'une couverture à l\u2019autre.On l\u2019aime mieux naturaliste qu'avocat, et pour cause.L'Illettré POUR VOS ASSURANCES * Incondie : * Accidents \u2018 * Respensebllité | * Automobile ! RICHARD BERGERON Courtier en Assurances 1212, Ot-Ollvier Tél.68-2686 Trois-Mivibres È Nombreuses vocations religieuses sorties de nos Instituts Familiaux Une enquête menée par le visiteur des Instituts familiaux (naguère appelées écoles ménagères) révèle que 278 jeunes filles qui ont fréquenté ces 39 instituts sont entrées en religion, au cours des trois dernières années.M.l\u2019abbé P.-H.Carignan, qui a présenté le rapport de l'enquête ajoute que ces résultats sont vraiment extraordinaires, si l\u2019on considère le nombre des jeunes filles qui fréquentent les Instituts familiaux.\u201cDepuis 15 ans, ajoute-t-il, au- delà de 1,000 jeunes filles sont entrées en communauté après avoir reçu la formation familiale dans les écoles ménagères et les Instituts familiaux; nous avons là une preuve bien évidente que la formation féminine orientée vers l'acquisition des vertus de dévouement, de générosité et de simplicité produit des fruits non seulement dans la vie familiale, mais aussi dans la vie religieuse\", On note aussi que les jeunes fi).les n'entrent pas toutes dans 13 communauté ou elles ont terminé leurs études, ce qui manifeste Ja largeur de vue des religieuses: les communautés missionnaires reçoivent plusieurs sujets d'élite, Les Instituts familiaux du Québec se trouvent à : Roberval, St-Pascal, Sutton, Montebello, St- Damien, Ste-Martine, Gaspé, Ste- Ursule, St-Georges, St-Jacques, Rimouski, Loretteville, Nominingue, Cap-de-la-Madeleine, St- Lambert, Plessisville, St-Hya- cinthe, Amos, St-Jérôme, Ste- Marie, Ville-Marie, St-Césaire, St - Irénée - les - Bains, Matane, Trois - Pistoles, Ste - Anne - des- Monts, St-Aimé, L'Abord-a-Plouf- fe, Shawinigan, Sillery, Nicolet (2), Québec (3), Montréal (2) et Chicoutimi (2).Entrepreneur en plomberie Chan fage Ventilation Couverture 1383, Laviolette Téléphone: 4-4647 = + *+* * * \u2014 @ O\u2014 \u2014 HARBONNERIE ST-LAURENT, LIMITEE Des milliers de clients satisfoits.POUR TOUS VOS COMBUSTIBLES Appels 4 6221 \u2014\u2014\u2014}20-_\u2014 PRSEE AUTOMATIQUE LIVRAISON RAPIDE SERVICE IMPECCABLE CHARBONS\u2014HUILES Pr VENDREDI, 19 MARS 1954 Les éliminatoires débuteront mardi prochain dans la Ligue Nationale C'est mardi prochain, le 25 mars que débuteront à Détroit et probablement à Montréal les sérles éliminatoires de la Coupe Stanley.On sait que ces séries sont de quatre dans sept entre les premier et troislème équipe et la deuxième et la quatrième équipe, les gagnants de ces séries se rencontrant dans la grande finale de quatre dans sept également et décidant du vainqueur de la Coupe Stanley actuellement détenue par les Canadiens.Nous prévoyons que les séries seront jouées comme suit: Détroit qui terminera an première place rencontrera le Toronto qui devrait terminer en troisième place, tandis que dans l\u2019autre série, les Canadiens rencontreront les Bruins de Boston.Dans la Série \u201cA\u201d, Toronto- Détrolt, nous optons pour le club de la ville de l'automobile, mais non sans avoir regu une vive opposition du club de la Ville Reine.D'un autre côté, si les Leafs ne comptent pas plus souvent à Détroit (3 fois seulement au cours de la saison) qu'lis ne l'ont fait durant la cédule régulière, les Red Wings l\u2019emporteront aisément.Il y a auss) à savoir si le Joueur de défense Marcel Pronovost du Détroit pourra jouer, sinon son absence affaiblira son équipe.SI par contre le vétéran Ted Kennedy, le pilier des Leafs ne prend part aux séries éliminatoires, les Leafs devront attendre à l'an prochain, car il y a un proverbe à Toronto qui dit: SI Kennedy joue une bonne partie, les Leafs jouent une bonne partie.SI au contraire Kennedy ne s'allgne pas avec les Leafs, on peut prévoir ce qui arrivera aux joueurs de Connle Smythe.Dans la Sérle \u201cB\u201d, les Canadiens devralent avoir la tiche facile contre les Bruins s! l'on considère que les Bruins n\u2019ont valneu le Bleu Blanc Rouge une seule fois à Montréal.De plus, la nouvelle ligne formée de Béliveau, Geoffrion et Moore devrait être la sensation du détail et permettre aux Canadiens de passer en finale.Dans la finale, nous prévoyons que les Red Wings et les Canadiens se rencontreront et cette série devrait atteindre la limite des sept joutes.Normalement, les Canadiens devraient battre alsément les Red Wings qui se seront fatigués avec les Leafs de Toronto, mais nous ne devons pas oublier que les Red Wings, six fois détenteurs de la première position de leur Circult battailleront fermes pour remporter ia fameuse Coupe Stanley.Bien que les Red Wings alignent une équipe plus forte que les Canadiens, nous optons pour le club du Forum pour répéter son exploit de l\u2019an dernier pour deux raisons: 1\u2014Maurice Richard sera encore un poison contre les clubs adversaires et it établira probablement de nouveaux records dans ces séries de même que comme nous le dislons plus haut, la ligne de Béliveau, Geoffrion et Moore devrait jouer elle aussi un rôle prépondérant dans cette grande finale; 2\u2014SI Jacques Plante garde les filets du Bleu Blanc Rouge comme il les a gardé dans les dernières joutes de la saison, Il aidera sûrement les Canadiens à conserver la Coupe Stanley.J.H.René de Cotret, C.A.Henri Forron, O.A.Gérard Camlirand, C.A.Roland Nobert, 6.A.Jacques René de Cotret, C.A.RENE DE COTRET, FERRON, NOBERT & CIE : Comptables agréés Trois-Riviéres - Shawinigan - Drummondville P.A.GOUIN Ltée Le plus grand distributeur de la région * * * © Acier e Plomberie e Metérieux de e Chauffage _ construction © Électricité 9 Ferronnerie © Peinture ; \u2014 © Articles de sport - © Articles de ménege il © Quincaillerie et de cuisine * * * P.A.COUIN Ltée MAISON ETABLIE EN 1881 T1, vue des Forges Trois-Rivières Tél, 6-2591 POTINS SPORTIFS Les Reds de Trois-Rivières ont failli à la tâche lamentablement dans les éliminations contre le Canadien de Sam Pollock.Si les Reds avaient joué leur hockey des derniéres joutes de la saison, cela aurait été une toute autre histoire.* Nous sommes d'avis que la série finale Canadiens-Frontenac n'atteindra pas la limite, car de la maniére dont les Canadiens ont joué, ils ont soif de championnat et ont hite de rencontrer le gagnant de I'Ontario.Il ne fait aucun doute que ie gagnant de la série finale de I'Est remportera la coupe Mémorial.* Si la Ligue Junior avait un statisticien aussi bon et rapide que celui des Reds, il y a longtemps que les compilations de ce Circuit auraient été données aux journalistes.Nous attendons encore pour avoir la liste officielle des compteurs de ce Circuit.* Si Camille Henry continue sa belle poussée de fins de saison, il recevra sûrement le Trophée Calder accordé à la meilleure recrue.L\u2019exploit de compter QUATRE BUTS dans une seule joute par Camille Henry et cela contre Terry Sawchuck, le meilleur gardien de buts du Circuit Campbell et cela à Détroit même, mérite d\u2019ê- tre mentionné pour un joueur qui n\u2019en est qu\u2019à sa première année dans la Nationale.D'ailleurs, nous croyons que jamais une recrue n'a compté quatre buts dans une seu- ie joute.* Si les Leafs de Toronto terminent en troisième place dans la Ligue Nationale, les gros responsables auront été deux anciens Leafs, Flemming Mackell et Cal Gardner qui ont aidé les Bruins à remporter la victoire à deux reprises sur les Leafs en fin de semaine dernière.* Les dernières joutes de la cédule décideront des positions des Canadiens et des Leafs ainsi que du dé au gardien de buts qui a le moins de buts \u2018compté contre lui.La lutte entre Sawchuck et Lumley pourrait ne faire connaître Je vainqueur qu\u2019à la dernière joute alors que Toronto et Détroit se rencontreront à Détroit.* Parmi les six premiers compteurs de la Ligue Nationale, on y trouve trois joueurs des Canadiens et trois joueurs des Red Wings; ce n\u2019est pas surprenant qu'avec des joueurs en tête du classement, ces deux équipes occupent les premières places du classement de leur Circuit.* Si Bernard Geoffrion n'avait pas reçu une punition injuste de la part du Président Clarence Campbell, Geoffrion aurait comp- 1} 93 LE BIEN PUBLIC Directeurs-propriétaires Raymond Douville et Clément Marchand © Imprimé par l'imprimerie du Blen Public 1588.rue Royale Trota-Riviéres Tétéohone.A-R404 : gagnant du Trophée Vézina accor- Organe du réveil trifluvien té 30 buts ou plus au cours de la saison.: * Si le Coach, Pete Morin du Royal n\u2019avait pas fait preuve de favoritisme à l'égard de Skippy Burchell, Bob Perreault aurait remporté le Trophée Vézina.Morin a préféré laisser Perreault sans protection dans ses filets pour permettre à tous les joueurs d\u2019avants et même les joueurs de défense d'aider Burchell à remporter le championnat des compteurs.Comme conclusion, il (Morin) a perdu pour son équipe: 1\u2014la première place, 2\u2014le championnat des compteurs et 3\u2014le Trophée Vézina.: * La blessure infligée a Bobby Thomson nouvellement acquis par les Braves de Milwaukee diminuera les chances de ce dernier club de détrôner les Dodgers comme Champions de la Ligue Nationale.* Sous une apparence d'un pilote gêné, Walter Alston va apprendre aux vétérans de l'équipe des Dodgers qu'il sait diriger une équipe avec une main de fer.* Les Yankees et les Dodgers, gros favoris pour terminer respectivement en tête de leur Circuit, sont les équipes qui désappointent le plus au camp d\u2019entrai- nement.* Avant son retrait des Ligues Majeures, le Gros Johnny Mize était le seul joueur dans les Majeures à avoir cogné trois coups de circuits, dans une joute, six fois.* La saison de hockey qui tire à sa fin aura deux fois plus de blanchissages que la saison dernière.Après 195 joutes, les cerbères venaient de blanchir leurs adversaires en 60 occasions.Ceci représente plus du double de blanchissages obtenus a la méme date il y a deux ans par les gardiens de buts du Circuit Campbell.== Téléphone Résidence: 4-7488 Bureau: 66-6044 DENONCOURT & DENONCOURT Ernest L.-Denoncourt, B.A.A.Architecte 1425, rue Notre-Dame Maurice L.-Denoncourt, A.D.B.ALE \u2018BIEN PUBLIC == LL \u2014\u2014 AG CIN Aprés 195 joutes l'an dernier, seulement 29 blanchissages avaient êté enregistrés.Pour toute la saison complète, 43 blanchissages furent obtenus par les gardiens de buts.* Lorsque Jim Thomson des Leafs enregistra un but contre les Canadiens à Montréal, le 11 mars dernier, c'était la première fois depuis le 14 mars 1951 (3 ans) que Thomson enregistrait un but.Il avait 202 joutes entre ces deux buts.* Les Canadiens de Montréal viennent d'établir un nouvest: r2- .cord dans la Ligue Nationale pour les punitions pour une saison.L'ancien record était détenu par les Leafs de Toronto avec 841 minutes de punitions pour une seule saison.A date, les Canadiens ont déja 1,018 minutes de punitions et il reste encore à cette équipe, trois joutes pour terminer la saison.* En blanchissant les Canadiens de Montréal 3 à O le 11 mars dernier, Harry Lumley a établi un nouveau record pour un gardien de buts des Leafs, en ce qui regarde les blanchissages pour une saison.Il s\u2019agit du 13ème coup de pinceau pour le gros gardien de buts Harry Lumley, dépassant de un, le record de 12 établi par Lorne Chabot en 1928-29.* De tous les clubs & avoir joué au Forum cet hiver contre les Canadiens, les Bruins de Boston sont la seule équipe qui n\u2019a pu vaincre le Bleu Blanc Rouge sur la patinoire de cette dernière équipe.Finalistes de la Coupe Stanley contre les Canadiens l'an passé, les Bruins ont perdu cinq fois et annulé deux fois dans sept joutes dans la métropole canadienne.La dernière joute que les Bruins remportèrent sur les Canadiens fut dans les éliminatoires de l'an dernier, alors qu\u2019ils vainquirent les Canadiens au compte de 4 à 1 pour leur seule victoire de la Série.Résidence: 1393, Royale Architecte Trois-Rivières VOICI LE PRINTEMPS Le magasin J.A.Gosselin peut vous fournir tout ce dont vous avez besoin pour le printemps, en fait de caoutchoucs de tous genres, bottes, claques, etc.J.A.Gosselin vous offre toujours la meilleure qualité aux plus bas prix.Mesdames, nos nouveaux modèles de souliers pour le printemps nous arrivent, soyez parmi tes premières à cholelr le modèle qui s\u2019harmonisera avec votre nouvelle tollette, Une visite vous convaincra du cholx dans les mellleures marques de chaussures J.A.GOSSELIN MARCHAND DE CHAUSSURES ORTHOPEDISTE-TECHNICIEN GRADUE .Représentant exclusif pour les chaussures du Dr M.W.LOCKE et DACK dans la région des Trois-Rivières, Service de rayons-X pour vérifier l'ajustement.1392, rue Hort Téléphone 537 » \u2019 L'oeuvre admirable (Suite de la page 3 ) nouvelle venue revêt un uniforme aux couleurs agréables qui n'aura rien de l\u2019apparence d\u2019un uniforme de recluses.Nos fillettes ou jeunes filles de nos pensionnats n\u2019en ont pas de plus jolies.On y sent la main chaude et maternelle de femmes qui ont compris le plus miséricordieusement possible la misére, qu'elles s'efforceront désormais de protéger et méme de transformer, car c\u2019est jusque là qu\u2019elles aspirent audacieusement et personne n\u2019a pu prouver qu\u2019elles s'étaient trompées, Ce n\u2019est qu\u2019après ces soins physiques de propreté et d'hygiène, et un examen médical, que la nouvelle venue est mélée aux autres.Personnes ne connait, ni méme ne soupçonne son histoire.Elle peut être simplement une enfant difficile, car il y en a, comme elle peut être une jeune criminelle.Le régime n'aura rien de dur, ni même d'austère.Sous la main magique de mère Marie-du-Sau- veur, des locaux vétustes se sont transformés.Les dortoirs sont clairs, avec planchers de tuiles re- luisantos.Les lits s\u2019alignent, bien faits, aux couvertures de couleurs variées.Des armoires où la lingerie de chacune, bien marquée, est rangée avec ordre; des salles de bains et de douches modernes où chacune a accès, au lever, font de l'établissement un des plus a point.A l'extérieur, des patios pleins de soleil où ne manque aucune des installations de jeux convenables à des fillettes.En 1944, la supérieure précédente, mère Marie-Agnès, chilienne, aujourd'hui provinciale de la province de La Serena, avait jeté les bases de l'oeuvre qui est le vrai complément de celle que nous venons de décrire, celle d\u2019un Foyer pour les mineures devenues \u201cmajeures\u201d.Pendant près d\u2019un an, cet essai s'était fait dans une petite habitation adjacente qui pouvait recevoir 7 jeunes filles.Devant les résultats obtenus, même le ministre des oeuvres publiques de ce temps-là dut se rendre à l\u2019évidence et promit son aide la plus généreuse.La maison reçut d'importants subsides.C'est alors que mère Marie-du-Sauveur s'occupa effectivement du Foyer.Le Foyer donne à la mineure formée depuis plusieurs années un statue de liberté comme en aurait toute autre jeune fille de confiance.La jeune fille vit dans une atmosphère tout à fait familiale, dans le genre de nos Instituts familiaux.Les locaux qu'elle habite sont des plus modernes, sans être luxueux.Les dortoirs sont pour de petits groupes de trois ou dfiatre, arrangés avec goût, de couleurs variées.Le Foyer a son salon où la jeune fille peut recevoir.Une entrée indépendante donne dans le foyer et l\u2019une d\u2019entre elles contrôle, sans aucune difficulté, les allées et venues, sous la vigilance très souple d\u2019une religieuse.Les jeunes filles du Foyer font tour à tour la cuisine, y trouvent goût à travailler preté et d\u2019installation moderne.Les unes ont des emplois à l'exté- rieur.dans un décor reluisant de pro-.Les Repas Composes de Soupe et de Sandwichs Annoncent le Printemps DES QUE les premiers jours doux apparaîtront, donnez } votre table un ton printanier en servant des repas frais composés de soupe et de sandwichs Que le soleil brille ou que le vent souffle, les soupes délicatement aroua- tisées exciteut l'appétit.Des sandwichs \u2018nourrissants vont toujours \u2018en avec les soupes\u2014avec les garnitures que les vôtres.préfèrent.Remarquez aussi qu\u2019un on nombre de soupes condensées sont les soupes maigres.Ceci offre un dourte avantage pour les menus de Carêtie\u2014caï Ales sont à la lois pratiques et maires Parmi celles-ci, vous avez les suivantes SOUPES MAIGRES Clam Chowder .Légumes à la Végétarienne Pois Verts Tomates ! Crème de Célen \u2018Crime \u201cl\u2019Asperges Quand vous projetez des repas : la soupe pendant le Carême, faites de temps en temps une soupe.combinée.; Plusieurs soupes maigres\u201cDéuvent être mélangées par deux, \u2018et donner des résultats savoureux.- Garnissez-les avec du [romage râpé ou un jaune d'oeuf \u201cdur passé au tamis pour en augmenter ila richesse.COMBINAISONS DE SOUPES MAIGRES !Clem Chowder aux Tomates 1 botte (134 tasse) de soupe aus tomate : boîte (13£ .asee) de clam chowder \u201c2 boîtes d'eau pes.Ajoutez Mélangez les sou ¢ mijoter environ 5 minutes.& dans ï ey Servez s.| + boite «134 tasse) «le conne \u2014rême de Céler ogcensée ' te ( tasse) de soupe auv 'égym À la végétarienn cnndenebe ~ | boft- d\u2019ea » Mélange.\u2018es
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.