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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 10 octobre 1958
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1958-10-10, Collections de BAnQ.

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[" eu \u2014 _\u2014 Imprimé et publié 1563, rue Royale Tél: FR.6-8404 Trois-Rivières, P.Q.fle ANNEE \u2014 No 41 % Sainteté le Pape Pie XII ORGANE DU RÉVEIL TRIFLUVIEN Abonnement $2.00 par année aux E.-U.$3.00 5 sous la copie \\ + TROIS-RIVIERES, VENDREDI, 10 OCTOBRE 1958 Autorisé comme matière de seconde classe Ministère des Postes.Ottawn.La plus haute figure morale des temps modernes Un des plus grands papes de! l'Histoire, tel a été le successeur de Pie XI sur le trône de | Pierre Le soir du 2 mors 1939, le doyen des diacres (accia Dominioni avait paru à k loggia de la Basilique et! poclamé: \u2018\u2019Je vous annonce! we grande joie; nous avons m pape.\u201d Eugenio Pacelli\u2019 penait lc nom de Pie, le jour même de son anniversaire de| missance, car il était né le 2 mars 1876.| \u201cA Rome, près de Saintfierre, dans le Vatican, écrit 0llé-Laprune, le Pape, où se tésument la durée, la vie, la puissance, la fécondité bien-! fiisonte de l'Eglise, le Pape porle et agit, au nom de la vé- fîté, au nom de la justice, au nm de Dieu.Le Pape est tout celo por essence, tout ce- l par sa fonction même.Ausi, quel qu'il soit comme indi- tidu, il inspire le respect.C\u2019est lk Pape, ie Père par excellence.Un Pape, qui est un yond horime et qui a les ver- us d'un saint, et qui est et a tla pour être plus et mieux Pope, et parce qu'il est excel- kmment Pape, c\u2019est le plus yond et ic plus beau spectacle we l'on puisse contempler.\u2018 Pie XIt, qui vient de suc- WV comber à l'épuisement et au surmenage d'un long et dou- 0 \u2018loureux pontificat, fut sûrement l\u2019une des plus pures incarnations de ce principe divin que Dieu o placé a la téte de son Eglise: la Papauté.Six mois seulement après son élection, Pie XII avait vu la grande lueur de la guerre déchirer le ciel de l'Europe et se communiquer oux quatre points cardinaux.Durant plus de cinq ans, la haine des peu- pies aliait s'affronter dans le plus grand conflit armé de tous les temps.Une paix menteuse et hypocrite fut signée en 1945, mais aussitôt commença le martyre de l'Eglise.la Fédération lommence sa des Oeuvres campagne Le diocèze de Trois-Rivières est ttuellement en pleine campagne ® la Fédération des Oeuvres.Hoit districts, vingt-et-un arron- lisements et trente-neuf parois- \u201cse partagent la population de 18 paroisses, de nos écoles, du dergé et de la section spéciale (industrie, commerce et corpora- lons).On estime à trois mille le \"imbre de bénévoles mobillsés fat cette campagne à l'échelle dio- Haine, a année, les vicariats fob e Trois-Rivières, Cap-de- Madeleine, Shawinigan, Grand\u2019 we La Tuque, St-Tite, Louisetnt ®t Ste-Anne-de-la-Pérade ne partie de l\u2019organisation géné- va 2 campagne.L'objectif mn des \u20ac $175,000.La sollicita- mené guère spéciaux est com- og Epuis lundi le 6 octobre.tang ren ône-éclair aura lieu em Oe du diocase, le 2 gals A prochain, Monsieur prnident oy, de Shawinigan est 18% \u201cgénéral de la campagne ho i Le hres de l\u2019organisation gé- Tont alnsi constitués: 8 .*eurs; paroisses: M.Arthur Rousseau, président-général; clergé: M.l'abbé Bernard Ferland, président; Scolaire: .Dr Conrad Godin, président; noms-spéciaux: M.Frank Spénard, président; coordonnateur: M.Jean-Paul Ramsay.Sur le plan des districts, les présidents sont MM.le notaire J.C.Sawyer (Trois-Rivières), Omer Gratton (Cap-de-la- Madeleine), Paul Telmosse (Shawinigan), \u2018Gaston Garceau (Grand'Mére), Léon Gervais (La Tuque), docteur Marcel Marchand (Louiseville), Jean Lebrun (St-Tite), et André Massicotte (Ste-Anne-de-la-Pé- rade).EN POTINANT Il y a longtemps que Nous n\u2019avions pas eu à Trois-Rivières un début de saison artistique aussi prometteur et encourageant., La fondation du Centre d'Art Mauricien comblera d\u2019aise tous ceux qui désirent améliorer leurs rotitudes artistiques ct culturelles.Cette fondation est la résultante \u2018une.intense coopération entr\u201d divers snécialistes dans tous les (Suite à la page 8) Dans tous les pays d'allégeance communiste, une sournoise persécution fut à l\u2018oeuvre.Derrière le rideau de fer, tous les catholiques, depuis les simples fidèles jusqu\u2019aux cardinaux, prirent ie nom de l'Ealise du silence.Et jamais plus, devant cette cruelle per- écution, le Père commun des Sidèles ne devait connaître un zeul instant de bonheur.La montée des philosophies athées dans le monde et l\u2019et- \u201condrement de maintes valeurs inorales sous le choc du maté- -ialisme ont, en outre, grande- nent affligé la grande âme de Pie XII.Îl ne cessa pourtant de rappeler ses devoirs à la Shrétienté.Devant l'assaut Ju nihilisme universel H main- int bien haut le flambeau de \u2018Esprit.Il plaida constamment en faveur des valeurs morales.Sa voix inspirée s'é- «eva chaque jour pour rappeler à l'humanité les grands principes de vie spirituelle et empêcher notre civilisation déboussolée et décadente de se tourner définitivement contre elle- méme et de se donner la mort.Pie XII a freiné de toute sa force morale la descente aux abîmes et le retour à la barbarie.Les grands événements de son pontificat sont l'Année Sainte et la proclamation du Dogme de l'Assomption.Pie XII eut la consolation de voir le monde chrétien s'unir à lui de pensée et de prière en ces deux mémorables circonstances.Mais aussitôt, la routine et l'indifférence ont trop vite ramené l'humanité à l'oubli de ces heureux moments de communion spirituelle en la pensée du Christ.Les dernières années du pontificat furent porticulière- ment fécondes en enseignements, I! semble que Pie XII, pressentant la fin prochaine, se soit empressé de résumer la doctrine de l\u2019Église en marge des événements et de la marche des idées.Il s\u2019est penché avec lucidité sur tous les as- | pects de la condition humaine.\u2018Il a voulu pénétrer de l\u2018ensei- !gnement du Christ un monde social en perpétuelle évolution.Son oeuvre écrite, imprégnée \u2018de sagesse et de sovoir, porte \u2018bien le sceau des oeuvres de Dieu.Elle est digne du grand renom de sainteté et de bonté qu'elle a contribué à inspirer.| Le grand coeur de Pie Xil a | cessé de battre, mais sa haute figure morale continuera à dominer le monde et son âme d'exercer sur l\u2018humanité une | influence bienfaisante.| M.Profils de journalistes Georges Pelletier était un grand liseur.De là sons doute, sa phénoménale érudition, ses connaissances variées dans tant de domaines, connaissances qui perçaient dans ses conversations avec ses confrères de la salle de rédaction.Ceux qui ont connu Georges Pelletier, savent combien il se rendait intéressant dans ses propos à bâtons rempus, dans le sillage de l\u2019aztualité.Georges Pelletier était un modèle d'ordre et de discipline.Sous des dehors brusques parfois, il cachait une âme sensible, un coeur d'or.Une pudeur toute masculine, faizait qu'il prévenait tout étaiage de son moi intime.S'il savait écarter les importuns, il recevait d'autre part avec douceur et comara- derie, ceux qui venaient lui demander conseil.Pelletier croyait à la liberté de la presse et en usait largement, dans les bornes de la justice et de la vérité.|| avait le courage de ses convictions ayant été à l'école de Bourassa, et s'étant entouré à lo direction du Devoir, d'un état-major imbu de la grandeur du journalisme et de sa nécessité pour guider l'opinion publique.Que dirait-il aujourd'hui d\u2019un journalisme presque tout entier aux mains d'hommes d'affaires, appuyés par des politiciens?Que dirait-il d'un journalisme qui n\u2019a pas encore obtenu accès au rang des professions libérales, mais qui s\u2019éternise au stage syndical, le journaliste étant considéré comme un simple manoeuvre dans le rouage compliqué d\u2019une industrie.Je me souviens du temps où Georges Pelletier travaillait avec d'autres à l\u2019idée de placer le journalisme au rang de profession libérale, et de porter cette noble cause devant la législature.Une assemblée des directeurs d'hebdos avait eu lieu en ce sens à Montréal.Il s'agissait, dans les grandes lignes, de doter le journalisme d'un statut spécial, lui conférant la plus grande immunité et liberté d'action.Le journaliste, par essence servant de lien entre les groupements les plus divers et le grand public, a besoin de ses coudées franches.Pour avoir ses coudées franches, il a besoin d\u2019une rémunération qui le place ou- dessus des tentations mesquines du pot-de-vin.La législation devait prévoir cela.I fallait que le journaliste puisse demeurer seul, mais entière- iment libre en face des humbles Georges Pelletier et le statut de journaliste Il PAR MAURICE HUOT comme des puissants, s\u2019il devait rendre les services qu'on attend de lui, c\u2019est-à-dire des informations impartiales.Comme les magistrats et les juges, le journaliste selon l'esprit de cette constitution, devait être au-dessus de tout soupçon d'intérêt personnel.Si une telle disposition avait été prise et eile devrait être prise par les gouvernements, le public serait mieux servi par le journalisme.Georges Pelletier savait que le journaliste ne peut rendre les services qu\u2019on attend de lui dans la société, sans une liberté vraie et non une liberté illusoire.11 connaissait le don- ger des journalistes publicistes qui embrassent les causes selon la rétribution qu\u2019ils en reçoivent.Mais comment les journalistes ont-ils pu agir autrement devant le pain quotidien à gagner pour eux et leur famille» De là est né le syndicalisme au sein du journalisme, mais le syndicalisme pour le journaliste n\u2019est qu'un pas vers son émancipation complète.C\u2019est vers l'organisation professionnelle dans le sens libéral, au même titre que les professions d'avocat, de médecin, de notaire, que le journaliste doit tendre, et c'était le rêve de Georges Pelletier pour ses confrères.L'organisation syndicale ne devait être que passagère.Même salarié, même employé, le journaliste dans l\u2019idée clairement exprimée par Georges Pelletier, du moins verbalement dans ses propos intimes avec ses confrères, doit avoir un statut particulier.Comment un journaliste travaillant pour une coterie, ou des intérêts politiques, peut-il être capable d'éclairer et de guider l'opinion?Comment un journaliste pitoyablement rémunéré, peut-il se porter à lo défense d'opprimés?Il faut que le journaliste agisse sans crainte et que sa vie soit assurée largement et libéralement.Pelletier songeait ici surtout oux penseurs, aux éditorialistes.Il voulait pour les journalistes de ce calibre, la reconnaissance des gouvernants et des législateurs.La cause valait mieux, dans l\u2019intérêt public que la froide réception qu\u2019elle a eue de la part des puissants d'alors.Si les journalistes ne rendent pas tous les services que leur profession exige, ce n'est pas leur faute, c'est qu\u2019en certains milieux on a intérêt à les faire taire, à les baîllonner, et qu\u2019on leur refuse (Suite à la page 8) \u201cAGE DEUX=\u2014 Considérations sur l'orignal La saison de la chasse a 1'orignal s\u2019ouvrira le 11 octobre et se terminera le 22.Ces onze jours seront marqués d\u2019une grande activité dans toute la Mauricie, car, pour les fervents de la chasse, celle de l\u2019orignal est un sport de rois.L'orignal peut être le moins élégant apparemment de nos cerfs, mais il domine par sa taille.En dépit de sa lourdeur apparente \u2014 il atteint parfois un poids de 1,400 livres et sa hauteur peut varier entre 6 et 7 pieds \u2014 il est admirablement adapté aux forêts denses ct aux savanes, son habitat naturel.Ses longues jambes lui permettent de marcher dans la neige, en hiver, ct dans les caux vaseuses des lacs et \u2018des rivières, où il fuit les piqûres des moustiques.Si sa vue est mauvaise, son odorat, d\u2019une subtilité extraordinaire, est capable d\u2019éventer l\u2019homme à deux milles, et son ouie sait distinguer son pas parmi les autres bruits dans la forêt.Ses larges bois et son énorme poids ne l\u2019empêchent pas de s\u2019enfoncer, au besoin, dans les sous-bois les plus enchevêtrés sans faire plus de bruit qu\u2019une ombre.L'automne devient la saison de combats sauvages entre mâles.C\u2019est la saison où ils courent la forêt en furieux et constituent un véritable danger pour l\u2019homme.L'orignal a joué autrefois, dans l'est du Canada, le même rôle économique que le bison dans l\u2019Ouest.Il fournissait sa chair aux Sauvages qui des autres parties de son corps se fabriquaient des vêtements, des cordes à arc, du fil à coudre, des raquettes et des ustensiles de cuisine.Ses sabots se transformaient même en coupes à hoire.L\u2019orignal est un gibier superbe, difficile d\u2019approché et de chair sa- vourcuse.Il est pourchassé par les sportifs du monde entier.Il fait vivre indirectement une petite armée de guides et de marchands et constitue une richesse nationale.L'orignal ne peut vivre qu\u2019en forêt, la où se trouvent aussi lacs, rivières, étangs boueux et savanes.Que disparaisse la forêt et c\u2019est la fin de l\u2019orignal.Il a de nombreux nnemis dont le plus redoutable est le loup.Celui-ci a donné de tout temps la chasse aux sujets faibles et malades qu\u2019il dévore.L\u2019orignal représente une valeur économique presque inestimable pour notre région.Chaque année, plus du quart des orignaux abattus au Canada le sont dans notre région.Dès le 11 octobre, les chasseurs arriveront nombreux en Mauricie.Ils seront en quéte non seulement des bois de l'orignal, mais aussi de sa chair savoureuse.C'est la qu'on peut se rendre compte de l\u2019importance de l'Opé- | AUTOMATIQUEMENT | 1 Dane la caucoine à l'ébectréecté | e C\u2019EST FACILE e C\u2019EST RAPIDE oe Avec le poêle électrique moderne, entièrement automatique, c\u2019est un plaisir que de faire la cuisine.Voici pourquoi : 1.La cuisson se fait sans surveillance.2.Pas de flamme, donc pas de fumée ni d\u2019odeur.3.cuisine fraîche.Le four entièrement calorifugé garde la 4.Les éléments ne dégagent pas de carbone.Les ustensiles restent propres ct brillants.La casserole repose sur l'élément qui lui transmet directement la chaleur.Demandez au plus tôt une démonstration du poêle électrique moderne à votre fournisseur.: FAITES MEILLEUR USAGE DE L'ÉLECTRICITÉ \u2014 VOUS AUREZ PLUS DE LOISIRS LE BIEN PUBLIC ration CP.Elle dispose de deux moyennes, pour maintenir cette richesse qu\u2019est l\u2019orignal : le premier consiste à garder la forêt verte en la protégeant contre le feu qui chasse et détruit la faune; le deuxième est de combattre le braconnage qui va à l\u2019encontre des lois et prive les vrais sportifs d\u2019un plaisir tout à fait légitime et d\u2019une qualité inouie, Le congrés de Fribourg sur la moralité publique Affichages provocants aux portes des cinémas comme aux étalages de certains kiosques de journaux, comportement insuffisamment réprimé d\u2019adultes contami- nateurs, \u201ctenue de la rue\u201d, cause secondaire mais réelle d\u2019inadaptation et de délinquance juvénile, ne font que souligner l\u2019importance du Ile \u2018 Congrès, à Fribourg, de l\u2019Union internationale pour la protection de la moralité publique.Cent cinquante délégués y participaient, venus d'une vingtaine de pays, et appartenant aux milieux les plus divers: magistrats, parlementaires, juristes, médecins, sociologues, assistantes sociales, représentants de diverses confessions, syndicalistes, membres du cartel d'hygiène sociale, etc.\u201cL'opinion publique et la moralité publique\u201d: tel était le thème de ce Congrès.Siégeant par groupes de travail (législateurs et pouvoirs publics \u2014 éducateurs, \u2014 responsables de l'opinion publique: presse, radio, télévision, théâtre, littérature, publicité\u2026), les congressistes ont étudié les exigences modernes en matière de moralité publique.Ces travaux mirent respectivement en évidence: l'orientation à promouvoir pour une législation non équivoque en ce qui concerne les questions morales appuyées sur le droit naturel; la coordination nécessaire entre parents, Eglise et maîtres dans leurs communs devoirs à l\u2019égard de la jeunesse; l\u2019influence sur l'opinion publique de toutes les méthodes d\u2019informatioré.\u2018 la nécessité d\u2019une censure; l'ac&: tion collective à entreprenark.pour faire saisir aux masses lim portance sociale des problèmes dt moralité; la collaboration à obtet nir de \u201cl\u2019homme de la rue\u201d, quenf .que soit sa condition, pour l'améf.lioration de la moralité dans vie des cités et des pays, Croix de Paris) L'UNION NATIONALE FAIT APPEL A TOUS L'esprit de parti a causé un tort immense aux Canadiens français dans le passé.On peut affirmer qu\u2019il a retardé l\u2019essor économique dé notre province et qu'il a passablement affaibli l'influence des nôtre dans le reste du pays.Voir renaître ce fanatisme, ce rougisme ou cf4 bleuisme, constituerait pour notre race une véritable calamité.3 En formant l'Union nationale, l\u2019hon.M.Duplessis a voulu abolif l'esprit de parti.Il a réclamé et il réclame encore aujourd\u2019hui le conf] cours de toutes les bonnes volontés pour travailler au progrès ct ajŸ bien-être du Québec.Il ne s\u2019est jamais arrêté aux opinions politique} d'une personne quand il a jugé qu\u2019elle était la plus compétente pour remplir certaines fonctions.Parce qu\u2019il n\u2019a en vue que la prospéritéi de sa province, M.Duplessis ne tient pas à ce que nous nous privio È d'un collaborateur précieux parce qu\u2019il est rouge ou indépendant.Ÿ Portant la parole à Mont-Laurier, dernièrement, lors de la cond vention organisée pour choisir un candidat de l\u2019Union nationale 3% l\u2019élection complémentaire de Labelle, l\u2019hon.Daniel Johnson a déclarég ce qui suit: 3 I > \u201cNous, nous demandons la collaboration de tous, des libéraug, comme des indépedants, parce que l\u2019Union nationale préconise ung politique de progrès pour tous quelle que soit l\u2019allégeance politique, : \u201cNous avons voulu réunir sous une méme bannière les csprits] libres, faire disparaître l'esprit de parti persécuteur, les préjugés, afig que la province soit encore plus belle et plus progressive.\u201d a Combien ce langage diffère de celui de M.Lesage qui ne voit par tout que des traîtres ou des \u201ccollaborateurs\u201d, qui entend \u201cchasser ceux qui ne se soumettent pas à ses directives, même sur des question} n'ayant rien à voir avec la politique provinciale.MONTREAL-MATIN, 11 septembre 1958.À vraie bonne bière! c'est LABATT BRASSÉE DANS LE QUEBEC AU GOOT DU QUEBEC N Ca V&a.une 80 sous la main, et le confort est à son comble! Ce soir, essayez une 50 .froide .- limpide .pétillante .et vous saurez enfin ce que c\u2019est qu'une 1A a, A .VE t-vingt-six personnes me au service hôtelier i nce à Orlyi relaient, jour et nuit, ur assurer l\u2019approvisionnement, pfection des quelque 400,000 Ba et 500,000 petits déjeuners, is et collations consommés en vol que annéc, leur chargement à word et la comptabilisation de ces pr \u20181947, le service hôtelier ns une grande extension et oc- cllement une surface qui de sept fois la surface : malgré cet agrandisse- gent, les circuits de fabrication ge sont plus équipés pour fournir me demande qui a approxima- gement décuplé depuis cette ipoque.L'exiguité des locaux ac- quels va se faire sentir très bien- ÿ C'est pourquoi on a projeté p construction d'un nouveau bâti- ap ape actu ent.Sans tes installations actuelles M8 répartissent principalement les grvices de bouche, cuisines et pâ- iserie, la laverie, l'économie, le mstaurant du personnel, le hall is départs, le magasin du maté- rel et des ustensiles.U'approvisionnement et la préparation des repas.L'approvisionnement des cui- ines est fait aux Halles et dans i garanties du point de vue de la yalit.Deux tonnes de beurre, 4 tonnes de légumes, 6 tonnes de mulets, 7 tonnes de viandes, 40,- W oeufs, 5,000 pintes de lait, 6 nes de sucre, entrent en moy- me chaque mois dans la compo- ion des repas et pâtisseries.Les repps chauds sont embar- ués à bord dans des récipients lolants qui conservent la tempé- ture pendant 4 heures environ.Mission le type du repas, ces réci- bients contiennent soit 4 marmites, it 10 casolettes individuelles.Les plats sont servis dans l\u2019ap- lareil sur des plateaux individuels logés dans des armoires isother- res.Sur les Super Constellation, me installation de fours électri- NDREDI, 10 OCTOBRE 1958 je service hôtelier d\u2019Air France à Orly ques permet le service des repas chauds sans limite d'heure.Les Super Starliner sont équipés de fours plus puissants qui permettent, en particulier, de réchauffer les préparations congelées en 30 à 40 minutes.Notons au passage que la méthode de précongélation qui consiste à porter certains plats cuisinés à une température d'environ 40° est seulement expérimentée.On envisage de ne l'employer qu\u2019exceptionnellement, sur certains parcours long-courriers dont les ressources hôtelières sont insuffisantes.Les chefs d\u2019Air France restent, en effet, partisans du procédé qui garde aux préparations fraîches toute leur saveur, c\u2019est-à-dire du maintien de la chaleur dans des fours bien aérés comme ceux des Super Constellation et des Super Starliner, ou de la conservation au maximum de chaleur dans des récipients isothermes.Les menus Le type du menu varie suivant la classe: repas du type \u201cluxe\u201d, repas chauds qui ont été généralisés maintenant sur un grand nombre de lignes européennes, repas froids servis en classe touriste, collations.; On varie le plus possible la composition des prestations servies à bord: ainsi tout un éventail de menus a été établi pour les repas froids, de nouveaux types de prestations ont été adoptés comme la \u201ccollation cocktail\u201d composée de canapés froids, hors d\u2019oeuvre chauds et friandises, accompagnés de champagne et whisky.Parmi les derniéres innovations de la gastronomie aérienne, il faut également citer les plateaux de fromages qui sont présentés maintenant à tous les passagers de première classe.Des boîtes numérotées selon la maturité des fromages sont placés dans une armoire spéciale \u2018 permettant de poursuivre leur affinage.Ils sont consommés dans l\u2019ordre des numéros au cours du voyage à l\u2019aller et au retour.Seule la Dow est \u2018climatisée\u2019 Pour vous offrir une saveur pleine et incomparable, Dow, BIERE GARANTIE \u2014\u2014 \u2014_\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 \"LE BIEN PUBLIC Des grands vins millésimés sont également servis depuis peu à un certain nombre de services long- courriers.Air France a procédé, avec le concours de dégustateurs, à un choix de crus réputés d\u2019appellation très caractérisée.On a tenu compte, pour ce choix, des conditions particulières du service aérien qui interdit l'emploi de vins trop vieux.Activité et ravitaillement Le rôle du service hôtelier d'Orly est très étendu car il ne se des repas au.départ de Paris.Il doit également suppléer aux insuffisances de certaines escales en matière de ravitaillement et parfois de préparation.Les services hôteliers existent à New-York, Saigon, Karachi.Ailleurs, comme à Montréal (Ritz Carlton), Beyrouth, Istambul, Londres, etc, se sont des traiteurs qui fournissent les repas sous le contrôle du service du Commissariat de la Direction de l'Exploitaborne pas à assurer la préparation.tion.Il n\u2019est pas rare que celui-ci délègue un agent hôtelier ou même un chef pour surveiller la confection des repas.À Londres, par exemple, un chef d\u2019Orly contrôle en permanence la confection des menus de l'\u2019Epicurien.Ailleurs, c\u2019est la matière première qui manque pour préparer certains plats.Ainsi, on envoie de Paris au traiteur de Bucnos-Aires, la glace de viande, l'estragon et les truffes qu\u2019il ne peut se procurer localement.Des vivres de réserves sont également mis à bord par le service hôtelier d'Orly sur certaines lignes comme Abidjan, Brazzaville, Douala, Lomé, Saigon, Tananarive.Les repas spéciaux A la demande des passagers, le service hôtelier d'Orly assure la préparation de repas spéciaux comme les régimes, les repas pour les enfants, les repas végétariens.Des menus peuvent également PAGE TROIS tions de la religion israélite: le service hôtelier dispose pour cela d\u2019un approvisionnement particulier: boîtes de conserves d'animaux sacrifiés selon les rites et portant le cachet du Ministre du Culte, couverts spéciaux.Sur certaines lignes d'Afrique du Nord ct d'Extrême Orient, les musulmans peuvent obtenir des repas conformes aux prescriptions islamiques.Le taux de la natalité au Canada est 10 pour cent plus élevé qu'aux Etats-Unis, aidant ainsi à peupler notre vaste pays.Cette forte natalité ct l'immigration contribucront à la prospérité future du Canada.En 1957, le paiement initial sur une maison approuvée par la Société centrale d'hypothèque et de logement était d'environ $3.500.Aujourd'hui, le paiement initial être préparés selon les prescrip- moyen n\u2019est que de $2,000.mière année et 44% Péchéanceles intérêts courus., \" pall } Bon intérêt: 314% la pre- années suivantes.Rendement moyen de 4.19% par année si \u201c elles\u2019 sont gardées jusqu\u2019à Encaissables en tout temps: Si vous avez besoin d'argent, vous pouvez encaisser vos Obligations n\u2019importe quand à leur pleine valeur plus les 14 venir Le meilleur moyen d'épargner cas pour des millions de Canadiens! Les nouvelles OBLIGATIONS DU CANADA SONT EN VENTE Limite d\u2019achat: Pour une même personne, jusqu\u2019à $10,000.Chaque membre de la famille peut en acheter autant.- \u2018 Où les acheter: De votre employeur, d\u2019une banque, courtier de placement, agent de change ou société de fiducie.Au comptant ou par versements.Faites un placement d\u2019a- pour vous-même.et votre pays.Préparez-vous à acheter aujourd\u2019hui même vos Obligations d'Epargne du Canada.| 8 q , an] PETIA PAGE QUATRE LE BIEN PUBLIC POUR LE BIEN PUBLIC Le gauchiste Pearson dénonce la loi du cadenas M.Lester B.Pearson, chef du parti libéral canadien, vient encore de montrer son hostilité aux mesures que la province de Québec a prises, sous le gouvernement de l\u2019Union Notionale, avec la promulgation de sa Loi du Cadenas, pour mater l\u2019activité communiste dans son territoire.Dans un discours récent, M.Pearson s'est attaqué au projet de loi des droits de l\u2019homme, que le gouvernement Diefenbaker a soumis aux Chambres, avant la fin de la session.C'était son droit.Mais ce qui est moins admissible, c\u2019est que le chef libéral ait tenté de renforcer sa critique en disant que cette mesure \u2018\u2019permettrait au premier ministre Maurice Duplessis de maintenir sa loi du cadenas\u201d.C'est assez clairement affirmer qu\u2019il n'aime pas le moyen que le chef de l'Union Nationale a pris pour faire échec au communisme.Cette attitude de M.Pearson s'explique-t-il par la déclaration qu'il a faite au cours de la dernière campagne électorale, lorsqu\u2019il a dit que le parti libéral est un parti de gouche?On est vraiment porté à se le demander.À coup sûr, sa dénonciation de la Loi du cadenas est mal venue, car les plus hautes autorités religieuses et civiles et même des dirigeants de corps policiers étrangers ont jugé solutaire et efficace l'initiative de «l\u2019hon.Maurice Duplessis.Quelle raison M.Pearson a-t-il de s\u2019en plaindre?Etrange attitude de sa part, quand on sait que des pays ont mis les communistes hors fa loi, que la France s\u2019apprête à leur livrer une lutte décisive! Au temps où la médisance était sport mondain \u201cExiste-t-il encore des salons littéraires?Des cafés philosophiques?Des maisons où coule esprit?\u201d demandait naguère Pierre Gaxotte, pour regretter, dans une brillante chronique du Figaro Littéraire, ce temps où la médisance était un sport mondain, car dans les salons comme dans les cafés, l'indulgence n\u2019était pas une vertu très répandue.Hélas! \u201cces femmes dont le métier était d'étre chez elles a jours fixes, pour y recevoir un petit nombre d'amis triés, qui se faisaient valoir les uns les autres\u201d sont en voie de disparition, et Mme Denise Bourdet, dans Pris sur le vif, nous donne clairement un tableau de la situation actuelle: \u201cOn veut bien se déranger pour manger, pas pour parler et encore moins pour écouter.\u201d Autrefois, par contre, certains salons très courus étaient célèbres par la.médiocrité de leur chère.De plus, certains habitués acceptaient de bonne grâce de tenir le rôle de figurants pour permettre aux vedettes de lancer leur petit feu d'artifice.Parfois, cependant, les acteurs de second plan se vengeaient en peu en faisant, eux aussi, des mots sur la maîtresse de maison ou sur le grand homme du lieu.Mme Muhlfeld, qui avait eu, \u2014 disons la coquetterie, \u2014 de se faire baptiser sur le tard, supprimait rapidement les.barrières qui auraient pu la séparer de ses nouveaux invités.Du \u201cMonsieur\u201d un peu trop cérémonieux de la présentation, on passait rapidement à \u201cJules\u201d ou à \u201cAlbert\u201d.\u2014Que voulez-vous, disait un jour le dessinateur Forain, elle ne connait la Sainte Vierge que depuis trois mois, et déjà elle l'appelle Marie.! Chez Mme de Loynes, \u2014 qui avait été rinceuse de bouteilles dans une cave champenoise et qui, grâce à son mariage, avait troqué le nom roturier de Jane Detourbay contre un titre de comtesse, \u2014 On avait vu, avec l'appui de la maîtresse de maison, le jeune provincial Jules Lemaître conquérir dans la critique littéraire une des premières places de son temps, tout en restant sous le joug d'une \u201csirène vieillissante\u201d: \u2014Ce pauvre Lemaître, dit un jour Henry Becque, il la voit toujours à soixante ans! | Bien sûr, ces mots se glissaient de bouche à oreille et se colportaient de même, mais finissaient toujours par arriver à destination, par de longs détours.\u2014Ses amis disent du mal d'elle PAR GEORGES HENDRIX dans l'antichambre, disait de Mme Muhlfeld Henry de Montherlant.Moi, j'attends d'être dans l'escalier.Chez Mme Aubernon, chacun des invités parlait à son tour et l\u2019on décidait à table du sujet de la semaine suivante.Ces \u201crègles\u201d provoquaient bien entendu es quiproquos restés célèbres dans la petite histoire des salons parisiens, surtout si lon sait qu'une \u201cdiscipline\u201d impitoyable était appliquée par l'hôtesse qui ne tolérait pas les apartés.\u2014Que pensez-vous de Shakespeare, demanda-t-on un jour à Labiche.\u2014Est-ce pour un mariage?répliqua le vaudevilliste.Un autre soir, Louis Ganderax se fit rappeler à l'ordre.Il avait été pris à parler bas à sa voisine: \u2014Que disiez-vous, M.Ganderax?demanda sévèrement Mme Aubernon.\u2014Je redemandais des petits pois, madame.| Un autre jour encre, la \u201cconversation\u201d, \u2014 si l\u2019on peut dire! \u2014 roulait sur l'inceste.Mme Laure Baignères fut appelée à donner son avis: \u2014Excusez-moi, fit-elle spirituellement, je n'avais préparé que l'adultère.! La plupart des maîtresses de maison qui tenaient un salon contrôlaient rigoureusement l'assiduité de leurs hôtes et n\u2019admettaient à leur table qu\u2019un nombre limité de jolies femmes, \u2014 de ces jolies personnes qui ont la fâcheuse habitude de monopoliser à leur seule dévotion les hommes les plus spirituels de Paris.De Dumas fils, qui illustra pendant plusieurs années le salon de Mme Aubernon, celle-ci disait jalousement: \u2014Il n\u2019a jamais eu autant d'\u2019esprit que chez moi! Faire partie d\u2019un salon était évidemment une référence qui n\u2019était pas accordée au premier venu, ce qui fit dire un jour au cruel comte de Montesquiou à un candidat qui le sollicitait d'intervenir pour le faire inviter dans une maison \u201csélect\u201d: \u2014Vous n\u2019en connaîtrez jamais.car elle cesserait d\u2019être sélect par le fait même que vous y fi- guriezl Comment la vogue des salons sest-elle détériorée?Clest toute l'histoire de nos moeurs qu\u2019il faudrait interroger pour trouver une réponse satisfaisante à cette question.Un seul fait est certain: il ne suffit plus de tenir \u201cbureau d'esprit\u201d pour attiter des hommes célèbres dans un salon.Aujourd\u2019hui.constate Pierre Gaxotte, \u201csans cuisinier, télévision et table de canasta, Juliette Récamier perdrait ses derniers fidèles\u201d.Contrôle urgent des abus de la publicité routière \u201cN'achetons que des entreprises qui ne dégradent pas nos sites.\u201d Tel est le mot d\u2019ordre d\u2019une campagne que mènent auprès des annonceurs certains groupes intéressés à la protection des sites routiers et dont il est question dans Sélection d'octobre.Cette campagne, lancée aux Etats-Unis, a d\u2019ailleurs remporté un succès considérable.Des compagnies de pétrole et des fabricants d'automobiles ont répondu favorablement à l'appel.Par exemple, le président d\u2019une importante société pétrolière a déclaré: \u201cEn tant qu'entreprise au service des automobilistes, il serait insensé de continuer à utiliser une méthode de publicité qui déplait à un grand nombre de nos clients.\u201d Le problème ne date pas d\u2019hier et n'est pas particulier aux États- Unis: dès qu\u2019a commencé la construction, sur une large échelle, des routes modernes de grande communication, la publicité est entrée en jeu pour les déparer, et elle a gagné haut la main les rudes combats qui se sont engagés dans ce domaine.D'un bout à l\u2019autre du continent, partout où le contribuable a subventionné la construction de belles routes, on a laissé les agences de panneaux publicitaires réaliser des bénéfices aux dépens des usagers, livrés à leur merci.Ainsi, les abords de Boston et de Providence sont devenus de véritables allées de panneaux-réclame; entre Washington et Baltimore, dans une section de 40 milles, on n'en compte pas moins de 2,500! Il n\u2019y a pas longtemps, le président Eisenhower a déclaré: \u201cJe suis persuadé que, pour assurer une action efficace des Etats, la question doit faire l\u2019objet de mesures législatives fédérales.\u201d Mais quelles que soient les mesures que l\u2019on prendra \u2014 ou que l\u2019on ne prendra pas \u2014 tous ceux que préoccupe la beauté des routes doivent être sur le qui-vive pour noter les excès de la publicité, les signaler aux législateurs et demander que les mesures de contrôle nécessaires soient prises, Les résineux abondent dans les forêts productives du Canada.Les poètes du Canada-français présentés par Guy L'Anthologie de la poésie cana- dienne-française, que vient de publier Guy Sylvestre, n'est pas un monument respirant l\u2019air des nécropoles.! Elle offre des idées invite à la discussion.Une préface de quinze \u2018pages la présente, où se trouvent les éléments d'une douzaine d'études et de quelques livres savants qui seraient peu lus.Car l\u2019auteur, le premier à déplorer le mince Intérêt porté à notre littérature, l'absence chez nous d'une forte histoire littéraire et d'une critique raisonnée autant qu\u2019objective, sait ce dont il parle, ce dont ll écrit, et son analyse du mouvement poétique au Canada français, depuis un siècle et quart, ouvre d'attrayantes avenues à qui voudrait le suivre, ou l'accompagner, dans la recherche constructive.À une époque où la poésie n'a cours que chez certains impénitents et des jeunes non encore désabusés, son invitation au voyage ressemble à un appel vers l'aventure, ses dangers, l'amertume qui souvent en résulte.Chose certaine, et il le souligne, les travaux les plus importants que nous possédions, sur notre poésie et notre littérature, ne sont pas dus à des compatriotes, mais à des étrangers: lan Forbes Fraser, Lauren- ce-À.Bisson, Jane Masson Turnbull, Madame Paul Crouzet, Auguste Viatte.Sauf, il va sans dire, les ouvrages de Séraphin Marion sur nos lettres d'autrefois.* * * Michel Bibaud fut le premier | Pour vos lectures | { { 4 .adressez-vous 4 à la: { LIBRAIRIE DES { TROIS-RIVIERES { | { 1667, rue Notre-Dame Tél.FR.4-8186 Vendeur de publicité demandé POUR POSTE DE RADIO Expérience préférable mais pas nécessaire.Bons revenus * S\u2019adresser: Poste CKTR, Trois-Rivières _\u2014\"p\" 3\" 3\"
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