Le bien public, 8 septembre 1967, vendredi 8 septembre 1967
[" Une ristesse Désirant comme tout le monde, me renseigner, je me suis laissé encore prendre dimanche dernier à me procurer un de nos gras hebdomadaire de Montréal.Je ne m'explique pas que ces gras journaux qui en somme ne sont que des circulaires de publicité, ne fassent pas de place aux commentaires intelligents en retenant les services de rédacteurs qui sachent leur métier.Ces journaux ne sont le plus souvent qu\u2019un ramassis de petits potins, de faits divers souvent crapuleux, racontés dans une langue innommable.* Au moment où le Québec compte de plus en plus de Canadiens français instruits, sans compter l'apport d\u2018immigrants qui ont de lo culture, ne serait-il pas temps 4 de commencer à donner du À ton oux journaux qui parais- À sent dans le Québec?: Ne serait-il pas temps que # ces journaux fassent place aux meilleures plumes de ff chez nous et les rémunèrent \u20184 bien pour retenir leurs ser- \"À vices, ou lieu de continuer, \u201c{ semaine après semaine à accoucher des montagnes de À niaiscries, qui ne sont même À pas rochetées par quelques \u2018À pages qui se tiennent.4 Nos hebdomadaires ru- A raux sont moins gras mais \u20184 on y trouve souvent plus de À littérature vraie, plus de j pensée, plus de style que dans nos gros hebdos de la métropole.date ro sua à ER ani WIE CE To Les lecteurs intelligents commencent à en avoir assez de trouver du vent et le vide en retour de leurs pièces d'argent.Et si certains journaux continuent à vendre des milliers et des milliers de copies malgré la pauvreté de leur contenu, c'est que nous avons de sé- teux progrès à faire dans le sens de la culture! Des journalistes de la belle époque avaient réussi 5 de peine et de misère, car ils j Nétaient pas soutenus, à ; Présenter des journaux qui § ovaient de lo qualité.Sou- Yenons-nous des hebdos bien Yivants que dirigèrent Louis Francoeur et Paul Gouin.Mais depuis ce temps l\u2019on 9 cru satisfaire à tous les impératifs du journalisme de formule américaine en mct- tant sur le marché des jour- faux payants.Pardon, le Journalisme exige plus des DEC Sn STINE VP TR NA [Sa] Imprimé et publié 1543, rue Royale TEL: 378-8404 ER ORGANE DU À V EIL TRIFLUVIEN Abonnement $2.00 por onnbe oux E.-U, $3.00 5 sous la copée 36e année \u2014 No 36 \u2014 Trois-Rivières, vendredi, le 8 septembre 1967 \u201cLe Ministre des Postes à Ottawa a autorisé l'affranchissement en numéraire et l'envoi, comme objet postal de deuxième classe, de la présente publication.\u201d En marge des incidents de la Fête du Travail UNE JEUNESSE LAISSEE A ELLE-MEME Notre belle jeunesse man- que-t-elle de discipline, de- vient-elle bagarreuse, a-t- elle tendance à brimer les lois les plus élémentaires de la décence pour s\u2019afficher dans un comportement de plus en plus instinctif?Autant de questions que l'on se pose en parcourant les journaux qui relatent de plus en plus d\u2019incidents désagréables où la jeunesse est impliquée.Trois-Rivières vient d\u2019ê- tre ébranlée par le passage des motards.Il faut dire que ces derniers n\u2019ont joué qu\u2019un rôle catalyseur dans les circonstances.Ce sont des milliers de nos jeunes de Trois-Rivières et des alentours qui se sont conduits d\u2019une façon fanfaronne et désordonnée.Cela n\u2019est guère surprenant et le contraire aurait de quoi étonner.Le comportement moral des enfants va presque toujours de pair avec celui des parents dont il est une dérivation naturelle.Or il devient de plus en plus patent que le mauvais exemple vient souvent des adultes et qu\u2019au surplus les parents se désintéressent de leur mission éducatrice.Les jeunes sont le plus souvent laissés à eux- mêmes et livrés à la rue.Il faut donc s\u2019attendre à ces occurrences où les faiblesses ou les vices d\u2019une société décadente se manifestent tous à la fois et avec une impudence contente de s'exprimer.annonces commerciales à pleine page.Il y faut et beaucoup le savent une rédaction de premier ordre.Dommage qu'on ne puisse par une loi de la presse empêcher tant d'exploiteurs de la chose imprimée de tenir le peuple dans l\u2019ignorance et le préjugé.Maurice HUOT Le résultat de tout ceci est que, si l\u2019on veut permettre à la jeunesse d\u2019imiter prématurément les adultes, il va falloir prendre des mesures sociales en conséquence.Il est bien beau de favoriser les défoulements collectifs, a la faveur de ce que l\u2019on appelle des \u201chappenings\u201d, mais il faut voir où cela nous mène.Nous savons que la jeunesse est l\u2019âge d'un trop plein de vie qui ne va pas sans turbulence.Il y a eu des jeunes à toutes les époques, mais ceux-là n\u2019ont jamais, tout en s\u2019amusant, glissé dans l\u2019art de la provocation.Nous sommes donc, en ce moment, en présence d\u2019un phénomène nouveau, un peu partout dans le monde: une jeunesse qu\u2019exaspèrent de trop grandes libertés et de trop nombreux privilèges, tous inconnus des générations précédentes.Il faut donc s\u2019efforcer de contenir los mouvements de cette jeunesse à laquelle il importe d\u2019insuffler un nouvel idéal de vie.Après les désordres dont Trois-Rivières vient de faire la redoutable expérience, nous comprenons le geste des autorités municipales interdisant à l'avenir les courses de motos.Nous espérons, cependant, que nos édiles sauront résister aux pressions en temps et lieu.Les raisons invoquées pour cette interdiction sont certainement fort valables.Il reste que nos devoirs envers la jeunesse de Trois- Rivières et des alentours ne sont pas remplis pour si peu.Nous devons battre notre coulpe et nous mettre à la tâche de trouver des solutions aux problèmes nouveaux.On ne doit pas tenter de comprimer une force indomptable, qui est celle de la jeunesse, mais plutôt l\u2019aider à s\u2019épanouir dans les limites du raisonnable.Nous devons reconnaître que les loisirs de la jeunesse sont devenus l\u2019une des préoccupations majeures de notre socièté moderne.À ces jeunes intelligences que développent et mûrissent trop rapidement les techniques nouvelles d\u2019enseignement, à ces jeunes esprits auxquels un monde dur refuse la douceur des illusions, on ne peut offrir les solutions £a- ciles dunt on se contentait avant l\u2019éclatement des routines et des conventions.Nos enfants sont exigeants et leur quête de bonheur est d\u2019autant plus impérieuse et brutale au départ qu\u2019une vie de plus en plus marâtre en dépit de ses apparentes facilités s\u2019évertuera à Ia contrarier.On serait tenté d'écrire en concluant: \u201cPitié pour les jeunes que nous abandonnons à cux-meé- mes!\u201d C.M.Prêtre troubadour ou baladin ?Le caractère et la mission du prêtre lui imposent une dignité qui devrait suffire à exclure certaines activités n\u2019ayant en elles-mêmes rien de choquant, mais qui jurent d\u2019être exercées par des prêtres, surtout par des prêtres religieux.Sans doute est-il légitime qu\u2019un prêtre se détende et emploie ses talents à distraire sainement le public qu\u2019il] évangélise.Mais à condition de ne pas consacrer toute sa vie à un art d'agrément.Ce n\u2019est pas en jouant de la guitare qu\u2019un prêtre contribue à sauver le monde ; et il est pénible de voir un religieux, quelle que soit sa virtuosité, faire sur les planches profession de baladin.Lacordaire avait été élu député; l\u2019année même de son élection, il démissionna en expliquant ainsi sa démission: \u201cIl y avait deux hommes en moi: le religieux et le citoyen.Leur séparation était impossible.Or, à mesure que j'avançais dans une carrière si nouvelle pour moi, je voyais les partis et les passions se dessiner plus clairement.En vain faisais-je effort pour me tenir dans une ligne supérieure à leur agitation: l'équilibre me manquait malgré moi.Le clergé de France ne s\u2019exposera jamais sans dommage au souffle des passions politiques.Il paraîtra moins grand à la tribune que dans l\u2019humble chaire du curé de campagne.La France s\u2019est fait depuis longtemps une si haute idée du sacerdoce qu'clle souffre de ce qui le fait descendre, même pour un temps, des hauteurs du Thabor et du Calvaire.\u201d - On ne peut gu\u2019admirer la tros haute idée que le célébre Dominicain se faisait du réle du Prétre dans le monde.Mais, que dirait-il, s'il voyait aujourd'hui certains religieux consacrer leur vie à des productions réservées jusqu'ici aux chansonniers des cabarets de Montmartre ou à leurs émules des journaux pour rire.C'est ce qu\u2019a fort bien exposé François Mauriac en divers écrits, spécialement dans un bloc-notes du Figaro littéraire (22 avril 1965) particulièrement (Suite à la page 4) Le prix de l'éducation Je relis une vieille réclame annonçant pour septembre 1867, la réouverture des classes dans une institution de Montréal.Selon cette réclame, l'on servait aux élèves demi-pensionnaires le repas du diner pour $2.par mois.Imaginons si nous pouvons, trente ou trenic el or repas par mois pour Les frais d'inscription dans cette maison et dans d\u2019autres étaient alors de .50 cents, et, pour la même somme mensuelle, on donnait aussi les cours dans les petites classes.Dans les grandes classes, c'était un peu plus cher, 75 cents par mois.Des commentaires seraient ici superflus.H. Page deux Le bon Père Frédéric grand serviteur de la Terre de l'Homme-Dieu L\u2019Exposition universelle de 1967 exaltera la \u201cTerre des Hommes\u201d et l\u2019inspiration profonde qui la sous-tend: interdépendance des hommes dans l\u2019amour, dans la confiance réciproque, dans l'action collective et individuelle, dans la joie comme dans l\u2019épreuve.C\u2019est là une inspiration familière aux chrétiens.Comme le signale le commissaire général de l\u2019Expo 67, Son Excellence Monsieur Pierre Dupuy, \u201cla Terre des Hommes est essentiellement la Terre de Dieu, une terre de paix par la tolérance, la compréhension et la réconciliation\u201d (Le Chrétien et la Terre des Hommes, préface).Cette Terre des Hommes rend un hommage indirect à la Terre de l\u2019'Homme-Dieu en tant que berceau du christianisme qui a fait tout particulièrement l\u2019Occident.De la Terre de l\u2019Homme-Dieu est parti un Esprit rénovateur qui a donné une vie nouvelle à la terre des hommes.TERRE SAINTE Toute la vie du Bon Père Frédéric fut de servir la patrie terrestre du Dieu fait homme, de la faire connaître, vénérer et aimer.Ce qui frappe le plus chez lui, c\u2019est son dévouement inlassable pour les Lieux sanctifies par la vie et la Passion du divin Sauveur.Il a donné douze ans de son existence (1876-1888) au service de la Palestine même; il a consacré ses vingt-huit dernières années (1888-1916), passées au Canada, à remplir consciencieusement et efficacement son mandat de commissaire de Terre Sainte, en recucillant des aumônes auprès de la population canadienne, en faisant connaître et aimer les Lieux Saints.Dans la Terre de l\u2019'Homme-Dieu, il a déployé une activité extraordinaire.Pendant dix ans, il y occupa le plus haut poste possible d\u2019un Franciscain français, celui de Vicaire custodial, c\u2019est-à-dire premier assistant du Custode (supérieur de tous les Franciscains de la Terre Sainte), second dignitaire de la Custodie.Cette charge comportait alors des fonctions plus importantes que de nos jours: le titulaire accomplissait des négociations diplomatiques auprès du consul de \u201cla nation protectrice\u201d des Saints Lieux, la France; il était chargé de la correspondance avec sa nation et de la direction des travaux d\u2019églises, de couvents, d\u2019hospices; il confessait, donnait des retraites aux communautés religieuses françaises, prononçait les sermons ou les discours dans les circonstances spéciales.Il dirigea les travaux de construction de l\u2019église paroissiale de Bethléem.Il rendit un grand service à la Terre Sainte en rédigeant les règlements de la basilique de Bethléem et de la basilique du Saint-Sépulcre, il éliminait ainsi bien des causes ce conflit avec les rites dissidents, c\u2019est-à-dire les Grecs orthodoxes et les Arméniens, et il maintenait les droits de l\u2019Eglise latine romaine, que représentent les Franciscains, depuis sept siècles, dans la garde des Lieux Saints.Il encourageait, par la correspondance et des articles de revues, les pèlerinages palestiniens venant de la France, du Canada français et des Etats-Unis.Avec compétence et zèle, il guidait, en Terre Sainte, les pèlerins de langue française.Il est probable que c\u2019est le P.Frédéric qui, de concert avec le fameux Fr.Liévin, O.F.M,, a pu rétablir, dans les rues de Jérusalem, l\u2019exercice public du chemin de la croix qui avait été soumis depuis deux siècles au moins au caprice de l\u2019intolérance religieuse.Il est certain que, pendant dix ans (sauf 1882, où il était au Canada, et 1884, où il fut gravement malade), il prêcha, le Vendredi Saint, le chemin de la croix, le long de la Voie douloureuse: tous les pèlerins, qui affluaient à Jérusalem pour la Semaine Sainte, y assistaient.AU CANADA Pendant vingt-huit ans, il fut commissaire de Terre Sainte, avec résidence à Trois-Rivières.Muni de l\u2019autorisation du Saint- Siège et avant même que Léon XIII ne renouvelât les bulles de ses prédécesseurs par un bref du 26 décembre 1887, Salvatoris, qui devait prescrire les quêtes du Vendredi Saint, le P.Frédéric était venu au Canada, en 1881-1882, pour négocier l\u2019établissement d\u2019un commissariat recueillant les aumônes des fidèles pour les Lieux Saints.Grâce à ses démarches et conformément aux directives de Rome, les évêques de la province ecclésiastique de LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 8 septembre 1967 | >» Panorama de Bethléem Québec ordonnaient, par une lettre collective datée du 22 mars J882, une quête annuelle en faveur de la Terre Sainte, quête qui par la suite s\u2019est étendue à tous les diocèses du Canada.Le P.Frédéric prenait tous les moyens pour aider, faire connaître et aimer la Terre Sainte.A un âge où le corps réclame inénagement, il entreprit une véritable odyssée religieuse.A soixante ans, à soixante-dix ans, reprenant pour le compte de Dieu le métier de commis voyageur de sa jeunesse, il allait quêtant de paroisse en paroisse, de maison en maison, dans les diocèses de Québec, de Valleyfield, de Joliette et de Trois-Rivières, pour les Franciscaines Missionnaires de Marie, les Clarisses, les Soeurs Aduratrices du Précieux Sang et les Franciscains.En travaillant activement pour les oeuvres diocésaines, il voulait servir avant tout l\u2019œuvre par excellence des Lieux Saints.Il avait convenu avec les évêques de se réserver en faveur de la Terre Sainte un pourcentage sur chacun des volumes qu\u2019il vendait au profit d\u2019une oeuvre diocésaine.\u2018\u201c\u201cC\u2019était le seul moyen possible, écrivait-il, de recueillir des aumônes pour les Lieux Saints, et les constitutions générales de l\u2019Ordre recommandent aux commissaires de trouver les moyens pour collecter\u201d.TI est certain qu\u2019à cette époque, les évêques ne lui auraient pas permis de réserver à la seule oeuvre de la Terre Sainte les fruits de son système de propagande.Il ne manquait pas, dans ses prédications, de susciter la dévotion aux Saints Lieux, de faire connaître aux Canadiens les travaux et les besoins de la Custodie, d\u2019expliquer l\u2019emploi des aumônes et de publier les incomparables privilèges spirituels que le Saint-Siège accorde aux bienfaiteurs de la patrie du Sauveur.Le livre et la revue furent pour ce zélé commissaire les meilleurs propagandistes de l\u2019oeuvre de Terre Sainte.La plupart de ses volumes ont été écrits pour faire connaître les sanctuaires des Lieux Saints, tels que sa Vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ, La bonne sainte Anne, Saint Joseph, Vie de la Très Sainte Vierge Marie, Album de Terre Sainte.Les Annales du Très Saint Rosaire \u2014 qu\u2019il fonda, en 1892, avec l\u2019abbé Duguay, curé du Cap- dc-la-Madeleine, la Petite Revue du Tiers-Ordre et des intérèts du Coeur de Jésus \u2014 fondée en 1884 qui prit, en 1890, sous l\u2019influence du P.Frédéric, le titre de Revue du Tiers-Ordre et de la Terre Sainte et le garda jusqu\u2019en 1917, c\u2019est-à-dire cinq mois après la mort du P.Frédéric \u2014 servaient de tribune au premier conm- missaire de Terre Sainte au Canada pour parler du pays privilégié de Notre-Seigneur et en décrire les sanctuaires vénérés.Il a transporté en quelque sorte la Terre Sainte au Canada et l\u2019a mise à la portée du peuple, en reproduisant le saint Sépulcre et d\u2019autres monuments relatifs à la Passion du Christ; en installant en plein air, en trois endroits de la province de Québec \u2014 Saint- Elie de Caxton, Cap-de-la-Madeleine, Pointe-aux-Trembles, près Montréal \u2014 de magnifiques chemins de croix selon le plan deh Voie douloureuse de Jérusalem.Le \u201csaint Père Frédéric\u201d, comme l\u2019appelaient les gens du Québec, fut donc un grand apôtre de la Terre de lHomme-Dieu dans le Proche-Orient même, à la fin du dernier siècle; il fut certes aussi le plus grand apôtre de la Terre Sainte, au Canada, en la première moitié du XXe siècle.P.ROMAIN LEGARE, O.F.M., (Le Souvenir) vice-postulateur s Ÿ ; fa ES AR AGRA BEAN © oh \u201ca daar EE TEE tp Le ems pg pv lr.3506 OSS TEST e000 \u2014 Vendredi, le 8 septembre 1967 \u2014 in , rer Répéter la vérité Certains adultes blosés croient inutile de rappeler oux jeunes certaines vérités premières.Charles Péguy conseillait de ne jamais se lasser de dire les vérités fondamentales, car il y aura toujours ceux qui les entendront pour la première fois et ceux-là constituent le plus importont auditoire, car ce seront eux qui commande- ;ont demain dans notre société.Avis donc aux blasés, aux revenus de tout, aux incapables de s\u2019émouvoir et qui tout de méme, occupent des LE BIEN PUBLIC mots par postes d'autorité.Ils ne doivent pas démissionner et surtout, sous prétexte de n\u2018avoir rien de neuf a dire, cesser de proclamer la véri- rité, même si elle est toute nue.Malgré l\u2018internationalisme Malgré la crise d\u2018internationalisme dont semble souffrir le monde actuel.Malgré l'oecuménisme qui est 9- vant tout d'ordre spirituel et non racial, je crois encore à la distinction entre les peuples, à la diversité de leurs cultures, a I'apport de cha- Visite a Les Francais du dix-huitiéme 4 siècle visitaient Voltaire à Ferney pour apprendre la meilleure façon d''écraser l\u2019Infâme\u201d (le christianisme).Ceux du dix- neuvième visitaient dans son coin de Paris, Béranger, \u201cchan- sunnier national\u201d, pour appren- are a chansonner Dieu, la morale et la patrie.Je n\u2019ai pas autant de chance: j'ai dû me contenter d'aller voir Prométhée à Nicolet.\u201cProméthée\u201d, c'est-à-dire Roger Brien, ce poète qui, pendant que vous adorez d'une bouche toujours plus basse la terre des hommes, ose aller ravir aux cieux le Feu nouveau et cherche à faire de cet élément divin une âme nouvelle pour l'humanité perdue.Il faut d\u2019abord passer par la sainte Chapelle du Centre Ma- 4 rial, bijou d\u2019architecture (Corbeil), où l'incomparable revue MARIE prenait ses roses pour les distribuer ensuite à l\u2019univers.Revue et chapelle ont succombé à des jalousies dévotes.Prométhée, le coeur exempt de rage mais non de peine s\u2019est transpurté un peu plus loin.Ayant trouvé un marécage, il en a fuit, à force de bras et de gout, un petit paradis, une sorte de jardin sacré, avec au centre une sorte de MAISON D'OR, tout entourée de soleil et de vert (sans parler des roses), où il a emporté ses trésors refusés.{ Avec la famille qui est là, ar- meée de :vres, de pinceaux et de grace discréte, il nous fait sans ¥ penser un Puvis de Chavannes presque plus intéressant que I'lle Ronde.P a J'ai pourtant pénétré plus oin.J'ai pénétré jusque dans l'antre de Prométhée.C'est un sous-sol vaste, trop peu éclairé, lrop peu aéré, donc PAUVRE où Blois serait à l'aise et où Prométhée-Brien forge à grands coups ses monstres épiques, les ommes nouveaux sortis du Feu Rouveau.Le Prométhée de l\"histoire\u201d était enchaîné.Celui-là «st libre, aussi libre qu\u2019on peut l'être quand on a renoncé à être simplement homme.En ait, il n\u2019est pas du tout enferme dans son antre.Je ne con- Rais pas beaucoup d'hommes Qui se voient évadés aussi bien que lui par tous les sentiers ou- Verts aux hommes vers tous les pays habités par de pauvres.UMains.Sa première épopée, FPROMETHEE, mettait en scéne Plus de grands hommes qu\u2019il ay en a à l'ONU et rassem- lait leurs patries dans une ile Merveilleuse plus variée encore que l'Ile Ste-Hélène et ses an- hexes.Il sera ajouté du monde un poète encore l'an prochain à cette as- sembiée.Pour le moment, ce que nous avons vu sur la table ae travail, entre des tas de ma- tiere informe tout autour attendant la cuisson ou le ciseau, c\u2019est l\u2019amoncellement invraisemblable des vers de KAT'ERI, épopée nationale.On ose à peine dire le chiffre: 100,000 vers.Scandale.Et tout cela, soit pour dénoncer, à la Juvénal, le feu de perdition, soit pour annoncer, à la Brien, le Feu de résurrection.À la vérité, Voltaire a bien fait 99 volumes de prose intelligente et plate, entremélée de versification ou absurde; et Béranger, plus stérile était à peine moins bête.Mais ils étaient \u201cdans le vent\u201d de deux grands siècles.Et vous, mon ami, vous êtes CONTRE le vent éternel des hommes! N'importe, il a QUELQUE CHOSE À DIRE, et il le dira, quelque chose qui est dans le vent plus éternel de Dieu et qui ainsi peut empêcher les hommes d\u2019être balayés par leurs ouragans d\u2019orgueil et de volupté.Nous n\u2019avons pas pu tout lire en deux heures, de sorte que- je ne connais pas encore la petite sauvagesse, Kateri, qui sert de symbole à ma supérieure humanité scientifique, \u2014 ou de repoussoir, Mais nous avons lu l'introduction en prose, calme et sereine, puis le grand prologue en vers, où les élancements du feu percent déjà dans la forge, tantôt selon la virulence que nous avions aimé dans PROMETHEE, tantôt selon la violence douce de l\u2019amour.Roger lisait.Pas un instant d\u2019emphase; beaucoup d\u2019instants pathétiques.De très beaux vers éclatant tout à coup sous la voûte un peu basse de la caverne.Et toujours de l'âme, de l'âme.et une surnaturelle et naturelle grandeur, \u2014 jusqu\u2019à ce que Marguerite-Marie ous apnelle, du haut de l'escalier, pour la collation en salade d'été, couronnée d'un dessert tarte d\u2019été-maison dans de modestes assieites.Merci, beau forgeron! Ce peuple de forgerons que nous sommes t\u2019aimera, j'en suis sûr, et il ne méprisera pas les ouvrages de ta forge, au.moment où d'autres lui façonnent tant de dieux pervers, faits pour le perdre.Gustave Lamarche, c.s.v.de l\u2019Académie canadienne- française P.S.\u2014 KATERI doit paraître à \u2018l\u2019automne.Les grands éditeurs nationaux se le disputent.(Paru dans L'ACTION, jeudi le 13 juillet 1967 \u2014 no 18012, 60e année, Québec).Maurice Huot 00000000000000000004 cun au bien-être de l\u2018humanité.L'Expo universelle 1967 de Montréal aura voulu être, tont que l\u2019on voudra ou tant qu'on aura voulu qu'elle soit, un rapprochement, un grand exercice d'embrassade universelle, je crois que jamais l\u2019on n\u2018aurait pu choisir meilleur moyen pour établir les différences qui existent entre les peuples da \u2018univers.Jamais on aura sans le vouloir sans doute, donné tant de preuves que le melting pot universel se- roit un faux pas.A chaque peuple son territoire, son gouvernement, ses moeurs, sa culture (langue et religion).Et le monde ne risquera pas de succomber à l\u2019ennui.Cela n'empêche nullement la coopération mais jamois cela n'autorise la confusion.Il faudrait y penser Le rêve de George Rockwell quant aux Noirs américains, était de leur faciliter I'installotion dans les pays d'Afrique d'où leurs ancêtres sont venus au temps de l'esclavage et au \u201cCheap labor\u2019.Bien que cette solution soit difficile d'application immédiate, il faudrait l\u2019étudier.Il y a peut être en Amérique quantité de Noirs parmi les plus jeunes du moins qui aimeraient aller se foire une vie dans les pays d'Afrique qui commencent à s'industrialiser et à se moderniser.Il ne s\u2019agit pas de forcer les citoyens Noirs des Etats-U- nis à se transplanter ailleurs.Le procédé pourrait être basé sur l'incompatibilité des Noirs à s'intégrer aux Blancs et étre mis en oeuvre en toute liberté pour les intéressés, par la seule ot- traction de l\u2019Afrique moderne, patrie naturelle des Noirs.Ce serait peut être la seule façon sinon de régler le problème raciol américain; du moins de l\u2019alléger.Au fond l'idée de Rockwell a ce sujet n\u2019était pas si folle.En tout cas, ,mieux vaudrait pour les jeunes Noirs aller se faire une vie dans un pays où ils ne seraient pas constamment repoussé et bafoués que de tenter de monter la longue côte de l'intégration raciale.Cer- Page trois M.l'abbé Bernard Ferland accede à un poste important Monseigneur Georges - Léon Pelletier vient de nommer Ml\u2019abbé Bernard Ferland directeur de la nouvelle Commission du Clergé.M.l\u2019abbé Ferland continuera d\u2019exercer sa fonction actueile de principal de l\u2019Ecole Normale du Christ-Roi, à Trois-Rivières.La Commission du Clergé, dont M.Feiland devient le premier directeur, a pour but d\u2019ai- tains pays d'Afrique seraient peut être désireux d\u2018\u2019accepter des citoyens utiles de race noire dans leurs villes et compagnes.Les Nations Unies pourraient certes con sidérer ce problème.i (Suite a la page 8) der l\u2019Evêque nu niveau d\u2019une pastorale du Clergé au sein de la pastorale d'ensemble pour tout le diocèse.Cette Commission se divise en trois Comités qui s\u2019oceupe- ront de la vie spirituelle, intellectuelle et matérielle des prêtres du diocèse.Les prêtres ont eux-mêmes élu, par vote secret, deux responsables pour chacun de ces Comités, Ce sont, pour la vie spirituelle, les abbés Jean-Paul Berthiaume et Jean-Marie Levasseur, pour la vie intellectuelle les abbés Gaston Vennes et Louis Martel et pour la vie matérielle, les abbés Ovila Gagnon et Emile Légaré.Ces trois Comités ont chacun leurs fonctions propres, mais travaillent ensemble sous la direction de M.l'abbé Ferland.LA LAURENTIENNE COMPAGNIE MUTUELLE D'ASSURANCE Roland Paillé, gérant Divisinn des Trois-Rivières 1185, rue Hart Trois-Rivières Tél.375-3115 Rendez-vous en Europe en \u201cEmpress\u201d visitez Londres d'abord Une traversée remplie de joyeuses aventures.Un voyage sans escale qui vous paraîtra trop court.Divertissements nombreux: fllms en primeur, spectacles de choix, danse, sports, natation, bains de soleil.Cuisine exquise et abon- \u2018dante pour les appétits alguisés par l'air salin.Vous arrivez frais et détendu.Vous explorez Londres, point de départ par excellence du périple européen dont vous rêvez depuis toujours.Empressez-vous de monter à bord d'un\u2018\u2019Empress\u201d'.Billet simple à compter de $276.Renseignez-vous auprès de votre agent de voyages ou à tout ' bureau du Canadien Pacifique.(a wads A Le TRAINS / CAMIONNAGE / BATEAUX / AVIONS / HÔTELS / tésÉcou MunicATIONS LA COMPAGNIE DE TRANSPORT LA PLUS COMPLETE OU MONDE / Page quatre LE BIEN PUBLIC PLUS DE 600 MOTARDS ONT ENVAHI LA VILLE DE LAVIOLETTE CHAPEAU BAS À LA POLICE Plus de 600 motards, dont la philosophie semble assez difficile à déchiffrer, ont voulu s'emparer des clefs de lo ville sons autorisation officielle en fin de semaine dernière et, pour compte, plus de cinquonte arrestations ont été effec- Canada Province de Québec District de Trois-Rivières Nu 48-1966 Dans la Cour Provinciale La Ville de Trois-Rivières-O.demanderesse vs Jean-Louis Giroux et Le Procureur Général de la Province de Québec Le Ministre de la Justice de la Province de Québec AVIS PUBLIC Par encan, et faisant suite à une saisie, je procèderai le 19ième jour de septembre 1967 à 10.00 heures de l'avant-midi au domicile ou place d\u2019affaires du défendeur en la Cité de Trois-Riviéres-Ouest au No 9160 Boul.St-Jean, a la vente des meubles et effets mobiliers.consistant en 1 chevrolet 1953 série 31269-72065 et 1 cheval brun, le tout pour être vendu au plus haut enchérisseur et pour argent comptant, tel que prévu par la loi.Daté à Trois-Rivières, ce 3lième jour d'août 1967.Fernand H.Morissetie.Huissier de la Cour supérieure Gouvernement du Québec Ministère de l'Éducation Appel d\u2019offres Contrat pour travaux de réparations au système de chauffage de l'Ecole de Métiers de TROIS-RIVIERES.Sont admis a soumissionner ceux qui ont leur établissement principal dans le Québec.Les plans et devis préparés par Dagenais, Dupras, Moreau, ingénieurs, 5585, Monkland, Montréal, P.Q., peuvent être obtenus en versant une somme de cinquante dollars ($50.00) sous forme de mandat-poste ou chèque visé fait à l\u2019ordre du Ministre des Finances, le ou après le 8 septembre 1967, au bureau de Jl\u2019Association des Constructeurs \u2018de la Mauricie, 1447, rue La Vérendrye, Trois- Rivières.Clôture des soumissions: a 4 h.pm.Le 22 septembre 1967 au Ministère de l\u2019Education, Direction générale de l'Equipement, 585, boulevard Charest est, Québec.Garanties: chèque visé à l'ordre du Ministère des Finances au montant de $5,000.00 ou d'un cautionnement de soumission équivalent à ce montant.Yves-R.Maheu, Sous-ministre adjoint.tuées par nos agents de la sécurité locale.Ces derniers n\u2019ont pas eu la partie facile.lls ont subi des blessures assez sérieuses dans plusieurs escarmouches qui se sont déroulées lors de la célébration de la grande classique de canots, dans les cadres de la Féte du Travail.Ces émules de Marlon Brando, dont la plupart venaient de l\u2018Ontario, ont parcouru plusieurs de nos villes québecoises.Disons qu\u2019ils n\u2019ont pas connu outant de succès à Trois-Rivières qu\u2019à St-Hya- cinthe, Drummondville, Sorel et Montréal.Donc, chapeau bas au directeur de la police M.Amédée Delage et à ses hommes qui n\u2019ont rien épargné pour maintenir l\u2019ordre et assurer la sécurité du public.C'ast là un point avantageux que nous désirons souligner.Robert Béliveau Prêtre.(Suite de la page 1 ) consacré à la mission sacerdotale: *Qu\u2019est-ce qu'un prêtre, en dehors du pouvoir de consacrer et du pouvoir d\u2019absoudre et de la prédication?Que reste- t-il d\u2019un prêtre qui a déserté et qui est redevenu l\u2019un de nous (il n\u2019en manque pas, hélas! et vous n\u2019avez qu\u2019à les regarder)?Qu\u2019en reste-t-il, sinon un petit- bourgeois pareil a tous les autres.\u201d On reste confondu quand on entend répéter cette bourde: un prêtre est, après tout, un homme comme les autres.Surtout quand on voit des prêtres s\u2019ingénier à montrer qu\u2019ils sont, en effet, des hommes comme les autres; alors qu'au contraire ce que nous vénérons en eux et ne demandons qu\u2019à pouvoir admirer plus souvent, c'est pra- cisément ce qui fait qu\u2019ils ne sont pas comme les autres.Dépossédé du vieil homme, le prêtre doit se laisser incorporer par le Christ.De même que la trans-substantiation ne laisse plus subsister que les apparences du pain et du vin qui
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