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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 26 avril 1968
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1968-04-26, Collections de BAnQ.

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[" p.E.Trudeau un nouveau \u201cavonarole La presse de langue anglaise semble avoir assez bien saisi la personnalité complexe de notre nouveau premier ministre du Canado.Elle le compare à Sa- Télvonarole ou o Machiavel et Trois-Rivières.P.Qle représente volontiers sous les traits du Penseur de Rodin.M.Trudeau aura fort à faire pour ne pas décevoir l'immense attente que son personnage soulève dans les provinces anglophones.Les anglo-saxons ont le sens politique plus aigu que nous, canadiens-français, et le jeu de la démocratie les a presque toujours bien servis.En permettant à M.Trudeau l'accès aux houtes sphères, ils se laissaient sans doute guider par leur intuition, mois en même temps les antécédents, le comportement fédéraliste et les déclarations nettement antinatio- nalistes de M.Trudeau les incitaient déjà fortement à confier le meilleur de leurs intérêts à ce drôle de théoricien de l\u2019action intellectuelle au Parlement.Depuis qu\u2019il a décrété la tenue d'élections générales pour le 25 juin, le nouveau chef libéral n\u2019a pas beaucoup commenté le problème constitutionnel du Canado ni signifié, comme il l\u2018a déjà fait, son refus au Québec de lui accorder le statut particulier.Il a même fermé les yeux sur le voyage & Paris de M.Cardinal, comme représentant officiel du Québec.On 6 dit que M.Trudeau possait l'éponge en ne rompant pas nos relations diplomatiques avec Paris.En ce sens les jour- noux de langue anglaise ont raison de comparer leur idole aux plus rusés politiques de l\u2019histoire.Au cours de cette campagne, s\u2019il veut redevenir une province comme les autres, le Québec saura quoi faire.I! n'aura qu'à oublier certaines attitudes et mots fê- cheux de M.Trudeau et à lui faire confiance.Cet homme a déjà prouvé qu'il a de la suite dans les idées, sans pour cela être dépourvu d'une souplesse que lui dénient bien à tort des observateurs trop pressés de conclure, | Dans l\u2018élection en cours, et beaucoup commencent à le dire, le Québec jouera une carte décisive.Il/ importera de se rappeler que le prochain premier ministre du Canada sero directement appelé à influencer notre destin national de co- nadiens français.De là lo nécessité pour l'électorat du Québec de scruter les antécédents des chefs politiques et de ne céder aux pressions électorales que sur'lo foi de.déclarations nettes'et précises sur le statut particulier qu\u2018exige notre situation démographique et culturelle C.M.Imprimé et puhlté PHI PONT PAPINEAD wie mr Le ministre de la Voirie du Québec, l'hon.Fernand-J.Lafontaine, (à d.) examinant avec le maire Jacques.Tétreault, de Laval, les approches du nouveau pont Leblanc-Papineau qui enjambera la rivière des Prairies et dont il a annoncé, ces jours-ci la construction au coût du $10 millions de dollars.Normand Fournier du Cap, conducteur de véhicules militaires Le soldat Normand Fournier, âgé de 18 ans, fils de M.Marcel Fournier, 1183 rue Beauchemin, Cap-de-la-Madeleine, (Québec), suit actuellement un cours de dix semaines à la Base des Forces canadiennes de Borden (Ontario), en vue d'acquérir les connaissances nécessaires à la conduite des véhicules militaires modernes du Canada.A la base militaire la plus considérable du pays, il apprend à conduire et à maintenir en bon état des véhicules de toutes les dimensions, à compter de la jeep d'utilité générale jusqu'aux énormes vé-: hicules de transpôrt-'de troupes à six roues motrices, à trans: mission \u201chydramatic\u201d et de deux tonnes et demie.Lorsqu\u2019il aura obtenu son diplôme, il pourra être muté, à titre, de véhicules de transport, à diverses unités militaires au Canada ou outre-mer.(Photo des Forces canadiennes) - ge ORGANE DU REV 57e année \u2014 No 17 2% Trois-Rivieres, vendredi, le 26 avril 1968 L \u2018immigrant parlera francais En présence de M.Daniel Johnson, premier ministre du Québec, et de M.Jean Morchand, ministre fédéral de lo Main-d'oeuvre et de l\u2018Immigration, M.Yves Goabios, Secrétaire du Québec, o dévoilé récemment la politique du gouvernement québécois en motière d'immigration: \u2014-dés lo prochaine session, un projet de loi sera soumis ou parlement du Québec pour créer un ministère de l\u2019Immigration et pour favoriser l\u2018intégration des immigrants à lo collectivité francophone du Québec; le nouveou ministère oura des représentants dons les bureaux canadiens d'immigration situés dons les pays de langue française; \u2014 on constituera un comité consultatif composé de porte-parole des divers groupes néo-québécois; \u2014 on formera un Conseil supérieur de l\u2018immigrotion; \u2014il y auro des services d'accueil améliorés aux points d'arrivée des immigrants: Montréal, Québec, Trois- Rivières, Chicoutimi, ete; \u2014 pour faire pleinement profiter les nouveaux venus des avantages de notre législation, le gouvernement EIL TRIFLUVIEN 45s $2.00 par année one in istre des Fortes à Qutawa a autorisé 1 - 2 ent en numéra et l'envoi, comme ol de deuxième classe, de la présente publication et postal M.Yves Gabiasvient d'instituer un comité permanent composé de houts fonctionnaires; on élaborero des progrommes spéciaux d'enseignement à l'intention des immigrants, enfants et adultes; le français y auro sa large part; \u2014 le personnel d'un burcou se spécio- lisera dons le problème de l'équivalence des diplômes ct dans celui de l'attestation du degré d'instruction ou de compétences; \u2014 les corporations professionnelles, les syndicots et les comités paritoires seront invités à assouplir les règlements qui comportent actuellement certaines restrictions à l\u2018endroit des immigrants.C'est ou cours d'une réception ou Café du porlement, à Québec, que M.Cabias o révélé les intentions du gouvernement relativement à l\u2018\u2019immigration, et son désir de créer un climat de liberté et d'hospitalité ou les immigrants puissent assurer la pérennité du fait français eu Conodo.k M.Michel Brunet vient de publier aux Editions H.M.H.un recueil d'essais,intitulé \u201cQuébec/Canada-anglais: deux itinéraires, un affrontement\u201d.Sur»la photo prise lors du lancement, on voit de gauche a droite: MM.Claude Hutubise, I'éditeur et Michel BRUNET. Page deux Ce n\u2019est pas d\u2019hier que les Canadiens utilisent la glace de rivières et lacs pour la conservation des aliments.Au XVIIè siècles, dans la région de Montréal, les habitants se creusaient des fosses à glace à l\u2019arrière de leurs demeures, ce qui provoquait querelle avec le voisin possédant un jardin potager.On imagine qu\u2019une glacière enfouie dans le sol, LA LY à proximité de plate-bandes cultivées, ne favorisait pas la pousse rapide de raves et carottes, encore moins celle, plus délicate, des concombres ou des choux.A supposer que ces légumes étaient rendus alors en la colonie de Nouvelle- France, alors que la tomate n\u2019y existait pas, qui vint beaucoup plus tard.Si la récolte de la glace, prélevée à la surface des rivières, remonté loin dans LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 26 ovrit 1968 VIE DE NOS GENS, A 200 ANS ET PLUS le temps, on ne la pratique qu\u2019au milieu du XVIIIe siècle, de façon courante.Dans la région de Québec, il arrivait qu\u2019on fabriquât de la glace sur place, avec de la neige et de l\u2019eau.Du moins selon Kalm, naturaliste suédois qui séjourna au pays en 1749, lequel écrit: \u201cCes glacières sont ordinairement bâties en pierre et dans les celliers des mai- Incendies, vols, accidents Votre téléphoniste de la compagnie Bell est à votre service 24 heures par jour en cas d\u2019urgence.Faites \u201c0\u201d (zéro) N'importe quelle heure du jour et de la nuit, n'importe quel jour, votre téléphoniste avisera les services susceptibles de vous aider dans le plus bref délai.Certes, vous avez déjà pris note des numéros essentiels à garder sous la main: service des incendies, police, médecin de famille, hôpital .Mais nous vous rappelons qu'en cas de danger, il suffit de faire \u201c0\u201d (ZÉRO) pour parler à la téléphoniste.Elle est calme et toujours prête à acheminer vos appels urgents.- Elle pourra vous être d'un grand secours si vous vous trouvez dans un état de trop grande nervosité.A Bell Canada % Edifiée et dirigée par des Canadiens et appartenant à des Canadiens sons.Pour diminuer le pouvoir d\u2019absorption des murs, on remplit ces glacières de neige, que l\u2019on durcit en a battant avec les pieds, et ensuite on la couvre d\u2019eau; puis on ouvre portes et fenêtres pour laisser entrer le froid\u201d.Ces détails sont empruntés au monumental ouvrage de Robert-Lioonel Séguin, docteur en histoire et professeur à l\u2019Université Laval, qui porte ce long titre à l\u2019ancienne: La Civilisation traditionnelle de l\u2019Habitant aux XVIIe et XVIIIe siècles.(1) Il abonde en rappels savoureux, oubliés souvent, sur les multipes aspects de la vie des colons cultivateurs d'autrefois, dans un ordre ou un autre.Les jeunes gens d\u2019aujour- d'hui, qui promènent à travers le monde les tignasses que l\u2019on sait, sans crainte des poux ni de la chaleur, apprendront avec joie qu\u2019ils avaient des devanciers en Nouvelle-France, il y a plus de deux cents ans.Quelques galants du temps portaient le catogan, sorte de coiffure qui consiste en une pelotte de cheveux roulés à l'arrière de la tête.Cette coiffure, souvent appelée coutagan par les nôtres, était en usage dans l\u2019infanterie française du XVIII siècle, ce qui permet de croire à son introduction par les soldats du Roy.Ce que nos élégants dans le vent ne savent pas, de façon générale, c\u2019est que leurs frères et cousins du siècle dix-huitième enfermaient leurs cheveux par derrière dans un petit sac de taffetas noir, appelé bourse à cheveux: De la dernière élégance, la bourse à cheveux était surtout portée dans les secteurs de Repentigny, Saint- Sulpice, Lavaltrie, raie.Il y avait miême chez les Lano- ; marchands des perruques à bourse, pour les hommes atteints de calvitie.On peut hésiter à ouvrir le bouquin de Séguin, à cause de sa taille et de son poids, mais il est difficile de s\u2019en arracher, quand on a le nez dedans.On y découvre à chaque page des détails d\u2019un pittoresque achevé, en marge de l'histoire de nos gens, de leurs manières d\u2019être et de vivre, dans le neuf et rude pays auquel il leur fallut s'adapter peu à peu, le transformant à mesure qu\u2019ils se transforment eux- mêmes.Ce qui va au delà des glacières à glace, comme on dit encore chez nous, et des fiers garçons préparant la conquête de jeunesses accortes qui deviendront nos blanches aïeules.Il n\u2019est rien qui ne soit touché du milieu et de l\u2019existence des anciens, à compter des débuts de la colonie que Voltaire moqua et que Choiseul négligea de défendre, quand les Anglais voulurent s\u2019en emparer pour de bon.Un excellent Index permet de s\u2019y retrouver sans perte de temps, apportant la \u2018date, le chiffre, le trait que l\u2019on mettrait des heures à chercher ailleurs.Il va sans dire que nous ne saurions résumer l'ouvrage, qui a plus de 700 pages, ou 707, pour être précis.Dans sa première partie, l'auteur présente l\u2019homme et son patrimoine, celui-ci envisagé dans sa formation, son exploitation, son administration, sa transmission.Dans la seconde, c'est le \u2018milieu matériel: habitation et aménagement intérieur, dépendances, costume, alimentation, cheptel, trans ports, équipement technique .Une mine pour les étu- -diants, les essayistes, les é- .erivains penchant vers le rôman «Historique.L'Illettré 1-Editions Fides, Montréal. Vendredi, le 26 avril 1968 Ei LA PAGAILLE Lundi de Paques, a Montréal, était ce qu\u2019on appelle un demi congé.Les cours de justice et les bureaux gouvernementaux étaient fermés aux trois paliers.Les tavernes étaient ouvertes.et les magasins de la régie des alcools, fermés.Par ailleurs.les banques, les marchés de valeurs mobilières, fonctionnaient à plein, ainsi que plusieurs commerces.Ce que 100% LE BIEN PUBLIC Moliére croyait impossible de son temps, c\u2019est-à-dire qu\u2019une porte soit ouverte et fermée à la fois, notre siècle de lumière l\u2019a réalisé! Nous sommes sous le régime des antiques fêtes religieuses dynamitées et sous celui des congés civiques à moitié chômés.Comprenne qui peut en ce milieu dit pluraliste où en vertu de la sacro liberté pour tous, chacun fait à sa guise! UNE IDEE A ETUDIER L'enseignant R.J.Wolfe de quelque part autour de Winnipeg s\u2019en balance.Il va prendre sous peu sa retraite et il dit ce qu\u2019il pense lui.Il a suggéré une école-prison pour les indisciplinés des high schools et autres institutions scolaires, ll dit qu\u2019il en a assez, qu\u2019il est \u201crepu\u201d de l\u2019insolence de trop de jeunes gens.M.Wolfe souhaite donc en somme, de sévères pensionnats avec dortoirs et classes où les jeunes gens qui auraient dit non trop de fois à leurs maîtres y poursuivraient leurs études dans une ambiance d\u2019austérité.Il faudra retenir la suggestion de ce professeur qui rappelle nos pensionnats de jadis.Voilà un enseignant qui ne nous casse pas les oreilles a vec ses demandes d\u2019augmentations de traitement.Cela repose ANESTHESIE ?A entendre certaines gens, lout est tranquille aujourd\u2019hui.Elles parlent volontiers, ces personnes, de la \u2018possession tranquille de la vérité\u201d, de la \u201crévolution tranquille\u2018 et peut- être de la Mer de Tranquillité, de la Lune.Pourtant, en lisant les journaux, l\u2019on se rend compte que tout dément cette tranquillité purement verbale.Les haines, les guerres, l\u2019er- leur ne sont pas tranquilles., Ce mot tranquille appliqué à l\u2019agitation des coeurs et des esprits est un leurre! C\u2019est d'entendre s\u2019exprimer un éducateur alors qu\u2019un grand nombre des enseignants ne sont que des instructeurs.A l\u2019école, devant l\u2019outrecuidance de tant de jeunes imberbes ou barbus, la réinstallation du pensionnat obligatoire est une idée à étudier afin de rappeler aux jeunes que les maîtres ont le devoir de commander et d\u2019être obéis.Nous en sommes peut-être rendus à regretter de bien vieilles méthodes d\u2019éducation qui avaient fait leurs preuves.Devant le dévergondage des moeurs actuelles, les professeurs dans le vent, les partisans de la liberté totale, afin de ne pas causer de traumatismes, pourraient bien déchanter devant les résultats actuels.Résultats lamentables et tragiques souvent! t une anesthésie de l\u2019intellect.La vérité, c\u2019est que trop de gens sont en possession de l\u2019erreur tranquille qu\u2019il faut combattre.Je crois même que ceux qui sont en possession tranquille de l\u2019erreur sont plus nombreux que ceux qui sont en possession tranquille de la vérité.Je me demande pourquoi ceux qui sont sûrs de leur vérité ne pourraient pas être tranquilles.C\u2019est aux autres à s\u2019énerver.Page trois En quelques.mots |EEE EEE] rar manie Aun UNE ILLUSION Ne nous faisons pas trop d\u2019illusions sur l\u2019efficacité des techniques modernes pour contrôler le crime et les criminels dans notre société.Quantité de crimes et même des meurtres, n\u2019ont pas été éclaircis après des mois et même des années.Aux plus récentes nouvelles, l\u2019assassin de Martin Luther King courait encore les rues quelque deux semaines après un crime rendu aussi éclatant par sa victime.À la décharge des éléments de l\u2019ordre, il faut dire que les criminels disposent de moyens techniques souvent semblables à ceux de la police, ce qui rend le travail policier parfois difficile.car le bien et le mal luttent souvent à armes égales.POESIE Les poètes sont ordinairement lus par d\u2019autres poètes, disait Jules Lemaître.C\u2019est probablement vrai.Cependant, je ferais exception pour les poètes engagés qui expriment les joies et les douleurs du peuple en serrant l\u2019actualité de près.Ces poètes sont lus moins pour la qualité de leurs vers, que pour le fond, pour les idées qu\u2019ils expriment.François Coppée était de ce nombre, Hugo aussi, Jehan Rictus.Au Canada, nous comptons plusieurs jeunes poètes qui valent ainsi plus par les idées exprimées que par la perfection de leurs poèmes.Vignault UNE HONTE Dans trop de nos journaux canadiens tant de langue française qu\u2019anglaise, c\u2019est l\u2019heure du potin, et du potin sensationnel.C\u2019est vite fait et mal.Il faut lire parfois ce que ces publications nous présentent comme étant de la nouvelle.Heureusement que nous possédons plusieurs hebdos et quotidiens qui respectent leurs Il reste que malgré tous les \u201cgadgets\u201d a boutons pressoirs, les instruments mécaniques, électriques, le secours des sciences de la Chimie et de la Physique, les filous et gibiers de potence semblent se moquer royalement du public qui paie doublement les frais, en subissant force méfaits et en payant par ses lourds impôts la note de l\u2019appareil policier et judiciaire.Et parfois dans son for intérieur, l\u2019on se demande parfois si certaines raisons qu\u2019on n\u2019ose s\u2019avouer ne sont pas, au fond, des galopades dans les champs de la liberté de certains gros gibiers de sac et de corde élusifs.L\u2019on se doute un peu de ce que je veux dire.et Raymond Lévesque illustrent bien ce que je veux dire.De plus, nos jeunes poètes Canadiens font oublier souvent l\u2019indigence de leur forme par le secours de la musique dont ils habillent leurs vers ou leur prose rythmée.De toute façon, les poètes qui risquent d\u2019être lus de nos jours en cet âge où parler poésie constitue une attitude de réactionnaire au milieu de la technocratie, sont ceux qui s\u2019élèvent aux idées universelles et qui expriment la douleur du petit peuple.L'heure des joailliers du vers, des partisans de l\u2019art pour l\u2019art est révolue., semble-t-il.lecteurs en leur présentant d\u2019excellents éditoriaux et des nouvelles contrôlées.Quant à certains journaux, c\u2019est une honte que de les voir flatter les plus bas instincts.Toutefois j'avoue que ces feuilles nauséabondes jouent un rôle: léur médiocrité fait goûter par contraste les bons journaux. Page quatre e e Dans une interview publiée de survie comme groupe fran- par le journal Le Monde, le cophone.Indépendant ou non, premier ministre du Québec a dit M.Daniel Johnson, le déclare que la coopération entre le Québec et constitue \u201cnotre seule chance groupe francophone, dans 10 ou 15 ans, sera anémique s\u2019il ne se joint pas à la France ou à la France (JOHN DE KUYPER & FILS (CANADA) LTÉE « BLENDED GIN + DISTILLE »U QUÉBEC / uyper legin au grand coeur gs DEPUIS 16956 LE BIEN PUBLIC d\u2019autres pays francophones.\u201d © Il ne faudra plus que quatre ans pour compléter l\u2019aménagement hydro-électrique des rivières aux Outardes et Manicouagan.Comptant parmi les plus spcetaculaires du monde, ces travaux qui ont commencé en 1959 comprennent plusieurs barrages qui, en 1972, produiront près de 5,500,000 kW.® Selon les derniers chiffres publiés par l\u2019Office fédéral de la statistique, le Québec comptait, au 1er janvier dernier, 5,910,000 habitants.La population totale du Canada, d'après les mêmes sources, se chiffrait à la même date par 20,630,000 personnes.© Le directeur de l\u2019Institut de cardiologie de Québec s\u2019est dit d'avis qu\u2019on pourra pratiquer ici les greffes vers 1970.Le Dr Yves Morin a précisé qu\u2019une équipe de l\u2019université Laval, formée de chirurgiens et de biologistes, procède depuis quelques années à des recherches poussées sur la transplantation du coeur humain.© Mme Jacqueline Kennedy et ses enfants, Caroline et John, ont passé récemment quatre jours en compagnie d'amis montréalais, dans les Laurentides.La veuve du président assassiné des Etats-Unis a suivi des cours de ski sur les pentes du Mont-Tremblant.e Renault Canada a augmenté ses ventes de 77 pour cent en janvier 1968 par rapport au même mois de 1967: total de 354 voitures contre 200.\u2019 © La Bibliothèque nationale du Québec a fait l'acquisition d\u2019un important manuserit du XVIIIe siècle: livre de compte au journal d\u2019un marchand de Ville- Marie, Jean Alexis Lemoine Monière.Le document porte sur la vie économique et sociale de Montréal, entre les années 1739 et 1751.e La société Canada Packers construira à Joliette une usine de traitement de la volaille.Réalisé au coût de $1,000,000, le nouvel établissement se trouvera dans le pare industriel; son personnel atteindra 200 personnes et sa production, une La publicité vous informe.- Elle oriente vos achats.Et seuls les produits de qualité gardent la faveur du public, car\u2026 votre bon sens - fait le reste JANNONCE Vendredi, le 26 avril 1968 valeur de $10,000,000 par an, e La firme Cipel and Carbon de .Valleyfield, vient de conclure une entente avec une go.ciété suédoise pour laquelle elle fabriquera des piles électriques, Cette activité nouvelle ayy, pour effet d'entraîner l'agrandissement d'installations et l'accroissement de l'embauche, Le tout dernier succès de Broadway: une comédie musicale intitulée The Happy Time et racontant l'histoire d'une famille québécoise; les Canadiens français vus par le petit bout de la lorgnette anglo-saxonne et puritaine.Piètre livret, mais chansons et danses agréables qui contribuent à en faire le plus gros succès de la saison new-yorkaise.On vient de faire la découverte, dans les réserves du musée des beaux-arts de Montréal, d\u2019un important tableau de la peinture française du XVile siècle.ll s\u2019agit d\u2019une oeuvre acquise en 1927 et qu\u2019on croyait anonyme.Après les expertises d'usage, on a pu l\u2019attribuer avec certitude à Valentin de Boullogne, disciple du Caravage.Les dimensions du tableau: 58 pouces !4 sur 71 (1,48 m sur 2 m); son titre: Abraham sacrifiant Isaac.SAVIEZ-VOUS que 90% des touristes qui visitent chaque année le vieux fort de Chambly, témoin des grandes heures de notre histoire, sont des étrangers?.SI VOUS ETES attiré par les drogues, si répandues de nos jours, lisez l\u2019hallucinant article qui raconte quels effets elles ont sur l'organisme.C\u2019est à faire frémir!\u2026 ON PEUT apprendre à nager à tout âge, mais on peut commencer très jeune, puisque des expériences ont démontré que des bébés de cinq mois pouvaient nager convenablement.UN CHIEN vivant en 1895 avait l\u2019humeur baladeuse: il parcourut en 132 jours, le Canada, les Etats-Unis, le Mexique, le Japon et la Méditerranée avant de revenir chez lui.PAS MOINS de 15,000 vieilles voitures sont abondon- nées dans les rues de la métropole chaque année.Revendues pour le prix de la ferraille, elles se paient souvent un dollar ou deux.LES PETITS FRERES DES PAUVRES de France, qui se consacrent aux vieillards, offrent chaque année à leurs protégés de merveilleuses vacances dans des châteaux ou des villas de la Côte d'Azur que leur ont donnés des bienfaiteurs.Dans une seule année, environ 15,000 autos sont abandonnées dans les rues de Montréal.L'an dernier, la Fourrière municipale n'a pu cependant en recevoir que 10,000, faute d\u2019espace.Les véhicules qui ne sont pas en état de marche sont vendus, au prix de la ferraille, au plus haut enchérisseur.La Plus haute soumission faite l'an dernier était de $2.50. Vendredi, le 26 avril 1968 \u2018L'Eglise (par Guy Bourgeault, s.j., Jean Caron, ptre et Jean Duclos, 8.j.) On est en train de tout lâcher! : Plus de péché, plus d\u2019enfer! i Plus d\u2019abstinence, plus de caréme! ; On manque la messe sans | raison! Plus de religion dans les écoles! On ira bientôt se marier devant LE BIEN PUBLIC sen va chez le diable\u201d le maire! Les prêtres veulent se marier! Les prêtres défroquent quand ça leur plait! Les laïcs veulent prendre la place des curés! On est en train de démolir l\u2019Eglise! Ça craque de partout! On s\u2019en vient comme en France! -L'EGLISE S'EN VA CHEZ LE DIABLE ! RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés André Saint-Arnaud, C.A.2 Paul René de Cotret, C.A.[i Tél.378-4831 857, rue St-Pierre Case postale 1464 Voila des propos que l\u2019on entend très souvent.Trois prêtres ont donc décidé d\u2019examiner la situation bien en face.Ce sont Guy Bourgeault, s.j., Jean Caron, ptre et Jean Duclos, s.j.tous trois membres de la Communauté Chrétienne de St-Maurice de Duvernay.\u201cLes prêtres aujourd\u2019hui ont trois options, disent-ils \u2014 abandonner le sacerdoce, accepter les structures telles quelles ou aimer assez l'Eglise pour travailler à son amélioration, sans accepter toutefois d'abandonner leurs convictions\u201d.Les auteurs du livre \u201cL'Eglise s\u2019en va chez le Diable\u201d ceux, ont opté pour la troisième voie.Dans leur livre \u2014 qui va sûrement secouer beaucoup de gens \u2014 les auteurs abordent plusieurs problèmes dont la dé- confessionnalisation la société ghetto, le culte des saints, ia limitation des naissances, la messe, la confession, etc.Que pensent-ils du contrôle des naissances?En substance, les auteurs croient que l'Eglise n\u2019a pas le droit de se substituer à la conscience d'autrui en le gardant dans l\u2019infantilisme.\u201cLe seul péché, disent-ils, c'est celui de ne pas aimer!\u201d Quant aux gens que la messe du dimanche fatigue, ils n\u2019hésitent pas a dire qu'assister à la cérémonie dominicale les mains vides, le coeur vide, y assister comme à un spectacle où on n\u2019apporte rien, c'est une forme de profanation comme serait une consécration mensongère.En un mot, \u201csi la messe est un fardeau, n\u2019y allez pas!\u201d Il est clair que nous ne sommes pas habitués à ce genre de propos.Voilà pourquoi l'ouvrage qui vient de paraître aux Editions de l'Homme est du plus grand intérêt.\u201cLEGLISE S\u2019EN VA CHEZ LE DIABLE\u201d est un livre CHOC, oui, mais c\u2019est surtout un livre plein d'espoir! \u201cL'EGLISE S\u2019'EN VA CHEZ LE DIABLE\u201d est en vente partout à $2.00.La distribution du livre est assurée par l'Agence de Distribution Populaire, 1130 est.rue de la Gauchetière.Page cinq Nomination au Canadien National M.J.G.Bérubé est nommé directeur du trafic à Trois-Rivières La nomination de M.J.G.Bérubé au poste de directeur du trafic de Trois-Rivières a été annoncée récemment par M.G.J.Leggett, Surintendant des Messageries du Canadien National pour le secteur de Montréal.M.Bérubé succède à M.R.G, Audette qui a pris sa retraite.M.Bérubé est né à Rivière- à-Pierre en 1931.Il est entré au service du CN en 1948, comme commis aux Messageries de Drummondville.Il a occupé ensuite divers postes au sein du même service à Parent en 1962, à Joliette jusqu\u2019en 1965, puis, la même année, a été nommé superviseur de l\u2019Exploitation à Shawinigan, poste qu'il a conservé jusqu'à sa présente nomination.M.Bérubé est membre de la Chambre de Commerce.APPEL D'OFFrHRES S.A, 846-68 pour 10 h.30 a.m.heure de Montréal le mardi, 30 avril 1968\u2019 Centrale Tracy, Tracy, P.Q.Liquidation de matériel QUATRE (4) LUMIERES DE CIRCULATION COMPLETES, TROIS (3) FOURNAISES A HUILE \u201cDRAVO\u201d, VINGT-ET- UNE (21) BATISSES Toutes les conditions du présent appel d'offres sont contenues dans le document lequel est disponible pour examen et peut être obtenu gratuitement du lundi au vendredi_inclusivement du représentant de l'Hydro- Québec à Tracy, P.Q.entre 10 h.am.et 4 h.p.m.OU AU Service surplus d\u2019actif, Bureau no 817, 75 ouest, boul.Dorchester, Montréal 1, P.Q.Téléphone: 875-4311 (Montréal) Poste: 789 Un dépôt de 5% du montant soumissionné, chèque visé payable à l\u2019Hy- dro-Québec et remboursable sous condition doit accompagner la soumission.Seules les personnes, sociétés, compagnies et corporations ayant obtenu le document d'appel d'offres directement de l\u2019Hydro- Québec sont admises à soumissionner.L\u2019Hydro se réserve le droit de rejeter l'une quelconque ou toutes les soumissions reçues.Les co-secrétaires B.LACASSE, W.E.JOHNSON Montraal, le 18 avril 1968 POUR VOS i i Français, Belges, Suisses, Canadiens.ou qu'ils viennent \u2018d'autres ays où l'on parle français, nous pourrons toujours comprendre et apprécier les interprêtes de la chanson si ASSURANCES ie i ional.© Accidents nous parlons le français internationa .© Responsabilité , eo Bien parler, c'est se respecter et respecter ceux à qui l'on 873, rue Bonaventure s'adresse.' 900 langues qui se parlent dans le monde, le | Des andlor incontestablement l\u2019une des plus belles qu\u2019ait produite l'humanité.PARLONS LE FRANÇAIS INTERNATIONAL | © Automobile RICHARD BERGERON Courtier en Assurances Tel: 375-2686 Trete- Rivières Ce message vous est présenté par les organes d\u2019information du Canade français, Page six «| MUNICIPALITE TELEPHONE MUNICIPALITE TELEPHONE nm ere LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 26 avril 1968 DECOUPEZ ET CONSERVEZ CE MESSAGE Devenez un payeur de OLONTAIRE de MONTRÉAL Toute personne peut payer une taxe volontaire à la ville de Montréal UN PAIEMENT DE $2 vaut pour un mois et donne une chance de recevoir l\u2019un des 151 PRIX MENSUELS te ax *100, 000 ev mee EN PLUS: 30 PRIX DE *1,000.:\", ® 20 PRIX DE #500 \"x: © 100 PRIX DE #100 \"zens Le choix des 151 détenteurs des numéros chanceux se fera publiquement.lls seront avisés immédiatement de l'heure, du jour et de l'endroit où les prix seront attribués après qu'ils auront répondu correctement, en public, à quelques- unes des questions correspondant aux réponses imprimées au verso du reçu officiel.A VOTRE CHOIX VOUS POUVEZ, PAR PAIEMENT À L\u2019ORDRE DE LA VILLE DE MONTREAL : I.Payer $2 pour un mois: vous recevrez un reçu officiel de $2.2.Payer plus de $2 pour un même mois : vous recevrez alors autant de reçus officiels différents qu'il y a de fois $2 dans votre paiement.3.Payer d'avance le montant total que vous voulez payer pour des mois à venir: vous recevrez alors un reçu pour le total, et par la suite, chaque mois, les reçus correspondant à vos paiements mensuels.4.Payer au nom d'autres personnes.Si un enfant est trop jeune pour répondre aux questions, son père, sa mère ou la personne qui a payé au nom de l'enfant pourra répondre pour lui.Si un candidat est incapable de se soumettre aux questions, le jury peut fixer un autre jour ou, sur acceptation d'un certificat médical, permettre à une personne dûment autorisée par le candidat de répondre pour lui.Aucun distributeur, agent ou intermédiaire.Remplissez la formule ci-après, indiquez bien le paiement que vous faites et postez directement Me JEAN DRAPEAU, cr.MAIRE DE MONTREAL POUR LE DIRECTEUR DES FINANCES C.P.9999 MONTREAL, CANADA Nous demandons au directeur des finances de nous inscrire au rôle mensuel de taxe volontaire de Montréal pour (c&) montant (s) et de nous envoyer un reçu mensuel officiel, [ NOM NOM N° ET RUE N° ET RUE PROVINCE PROVINCE MONTANT NOMBRE MONTANT MONTANT NOMBRE MONTANT MENSUEL DE MOIS TOTAL MENSUEL DE MOIS TOTAL NOM NOM N° ET RUE Ç N° ET RUE MUNICIPALITE ° TELEPHONE MUNICIPALITE TELEPHONE PROVINCE PROVINCE Co + MONTANT NOMBRE MONTANT : ! MENSUEL DE MOIS TOTAL MONTANT DR MOIS Me AE TOTAL |$ EXPO \u201967 C'ETAIT TROP GRANDIOSE POUR SIX MOIS SEULEMENT VISITEZ \u201cTERRE DES HOMMES\u201d DU 17 MAI AU 14 OCTOBRE 68 Mémes îles, mêmes pavillons, 40 présentations nouvelles, même minirail, même express, même aimosphère, même prix d'entrée et admission gratuite dans tous les pavillons.rte Vendredi, le 26 avril 1968 - Souvenirs franciscains Il y a à peu près soixante-cinq ans, j'ai vu trois fois le Père Frédéric.Nous n\u2019avions pas d\u2019église et nous demeurions à cinq gros milles de Saint-Jean-Chrysostôme, notre paroisse, dans un village- mission appelé Saint-Augustin ou plus communément Moulins Breakey.Le curé de Saint-Jean-Chrysostôme avait obtenu la permission de venir nous évangéliser, le dimanche après-midi, de nous \u201cdire la messe\u201d, le lundi matin, à l\u2019étage d\u2019une maison transformée en chapelle.Les femmes et les enfants, les vieilles personnes assistaient à ces exercices et ainsi nous satisfaisions aux préceptes dominicaux.Nous étions déjà dans l\u2019esprit du Concile Vatican II.C\u2019est là que j'ai commencé, à six ans, à servir la messe.Et j'ai servi la messe du cher Père Frédéric.Car le curé nous amenait très souvent avec lui un missionnaire qui confessait après la prédication et le dimanche soir, et qui disait la messe du lundi.Le curé retournait chez lui et laissait le missionnaire qu\u2019il venait chercher le lundi vers dix heures.Le missionnaire logeait toujours chez nous.C\u2019est ainsi que j'ai pu observer le cher Père Frédéric, à la messe qu\u2019il célébrait de façon admirable; que jai pu l'entendre parler de la Terre Sainte, terre de salut, de bénédiction et de poésie, de Jérusalem, de Nazareth, de Bethléem, de Tibériade, du mont Thabor.Il était commissaire de Terre Sainte.Il nous faisait voir le Seigneur sur les routes de Galilée, dans les synago- ques et dans les villes, préchant avec sa bonté et sa miséricorde infinie la Bonne Nouvelle.Au repas, à la maison, nous l\u2019écoutions en silence, jamais fatigués de l\u2019entendre.Les enfants ne parlaient pas en ces temps lointains, seules \u201cles grandes personnes\u201d avaient droit au chapitre.Le Père Frédéric nous en imposait par sa stature, son froc franciscain et surtout par son visage d\u2019une douceur inexprimable.Nous avions le droit de le regarder, mais \u201cavec distinction\u201d, de boire ses paroles.Nous pouvions le revoir avant son départ.La dernière fois, il nous avait tous bénis un par un.Il nous avait demandé notre nom et notre âge.Arrivé à moi, il avait pris ma tête dans ses mains et avait dit à ma mère: \u201cCelui-là; il fera un prêtre\u201d.* + * Le Père Frédéric nous avait laissé un ouvrage qui, autant que je puisse me souvenir, était signé de lui: Le parterre angéli- LE BIEN PUBLIC que!.Ce parterre, c\u2019était le jardin du Seigneur où fleurit la vie des saints.J'ai lu Le parterre angélique au moins une centaine de fois dans mon enfance.La vie des saints est le reflet de la vie du Seigneur.Nous lisions ces courtes biographies remplies de pénitences et de miracles avec autant de goût que pour les contes de Perrault.Le monde des fées nous enchantait, mais le monde des Saints nous laissait bien voir que nous étions loin du compte et le remords nous labourait l\u2019âme, sans nous jeter dans le désespoir, - car le Père Frédéric nous avait dit que le mot désespoir n\u2019était pas un mot chrétien.Je me souviens d\u2019une comparaison qu\u2019il avait faite à son auditoire, un dimanche: \u201cSi vous avez un escalier à gravir et que vous tombez à la dizième ou vingtième marche, vous n\u2019allez pas rester au pied de l\u2019escalier.La vie est une monté et non une descente.Les escaliers et les échelles sont pour tout le monde et, sur la haute marche, Dieu nous tend les bras\u201d.Jai mieux compris plus tard le sens de notre montée en lisant La montée du Calvaire du père jésuite Louis Perroy.C\u2019est le Père Frédéric qui m\u2019a fait aimer la Terre Sainte en sorte que la patrie de mon coeur, c\u2019est la Palestine.Par respect pour Notre-Seigneur, la Vierge, saint Joseph et les Apôtres, il ne nous avait rien dit de mal contre les Juifs et dès lors je me suis mis à aimer les premiers fils de la Promesse, à souffrir pour eux dans les temps de persécution.Le Père Frédéric m\u2019a toujours paru mériter l\u2019épithète qui s\u2019attachait naturellement à son nom, comme plus tard Jean XXIII, Le Bon Pére Frédéric.EMILE BEGIN, ptre Séminaire de Québec 1\u2014Le parterre angélique ou choix de merveilles tirées de la Vie des Saints à l'usage de la jeunesse par le R.P.Frédéric de Ghyvelde, O.F.M, Commissaire de Terre Sainte, a paru à Québec, en 1905, et fut imprimé chez les Soeurs Franciscaines Missionnaires de Marie.Il comportait deux volumes, la pagination se continuant au deuxième tome.I) fut tiré à 5,000 exemplaires.Il fut réimprimé, l'année suivante, à Montréal, à l'imprimerie des Sourds-Muets, avec un tirage de 2,000 exemplaires.Le P.Frédéric avait choisi parmi les Vies de Saints celles qui lui offraient le plus de détails sur leur enfance et sur leurs jeunes années jusqu'à l\u2019âge adulte.Pour former cette compilation, il s'était servi de la grande collection des Bollandistes ainsi que d\u2019autres recueils particuliers.Il voulait que, dans ce beau Jardin, les petits Canadiens et les petites Canadiennes puissent \u201cse promener librement, s\u2019y récréer délicieusement, y cueillir de belles fleurs, \u2018out embaumées du parfum des admirables vertus des jeunes Saints et des jeunes Saintes que Notre-Seigneur y a plantées, de sa main divine, pour en être l\u2019ornement, durant toute l'éternité\u201d.Le pieux et onctueux auteur, dont le but apostolique était la sanctification de la jeunesse, y manifestait le goût du merveilleux qu\u2019il a toujours eu, le goût de la poésie populaire des \u201c\u2018gracieuses et innocentes légendes\u201d.De son temps, la critique historique moderne n\u2019avait encore affiché au grand jour ses impitoyables ciseaux.Note de la rédaction (Le Souvenir) Programmes CKTR.1150 au CADRAN POUR TOUS LES GOUTS MUSIQUE POUR TOUS LES JEUNES POUR TOUTE LA FAMILLE Ecoutez CKTR 1150 Tous les jours CHAMPION \u2014 TOUJOURS : Page sept LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 26 avril 1968 Claude Gendron de notre ville suit des Page huit cours de cuisinier au Camp Borden Le matelot Claude Gendron, âgé de 18 ans, fils de M.et Mme Rolland Gendron, 579, rue Saint-Maurice, Trois-Rivières (Québec), suit actuellement un cours ardu de cuisinier d'une durée de 16 semaines à la Base des Forces canadiennes de Burden (Ontario).Si ce militaire ubtient d'heureux résultats dans ce cours de formation, on lui décernera un titre de compétence dans son métier, équivalent à celui que possèdent les jeunes cuisiniers qui travaillent dans les restaurants modernes de notre pays.Le cours se donne au centre d'instruction militaire le plus considérable au pays, où s\u2019enseignent plus de 200 métiers et professions.Le programme comprend de l'étude théorique et de nombreuses leçons pratiques de cuisine.Cet étudiant acquiert aussi d'excellentes connaissances relativement à la coupe de la viande et à la cuisson de la pâtisserie.Les grands de la chanson (Photo des Forces canadiennes) visitent ; { | Trois- Rivières Photô' Michel Bonenfant JEAN FERRAT Jean Ferrat donnait pour la première fois, la semaine dernière un récital au Théâtre Capitol.Les deux fantaisistes Dupont et Pondu faisaient la première partie du spectacle.Ferrat est un auteur-compositeur qui fait de très belles chansons, de très bons enregistrements sur disque mais malheureusement il n\u2019a aucune présence en scène ce qui a énormément déçu l'assistance.Quant à Dupont et Pondu leurs drôleries étaient plutôt classiques.\u2014 Ce qui n\u2019eut pas l\u2019heur de dérider l'auditoire trop souvent.Tout de même, nous avions beaucoup de sympathie pour Jean Ferrat, un vrai poète de la chanson.MONIQUE LEYRAC Depuis quelques semaines Monique Leyrac fait une tournée à travers la province.Elle nous apparaissait pour la première fois \u2014 depuis plus de 2 ans \u2014 sur la scène du théâtre Capitol.Malgré sa gentillesse et son don de présence, Monique Leyrac n'est plus tout à fait celle que l'on connaissait; elle a beaucoup trop changé son style.Plus de la moitié de ses interprétations ne lui allaient que très peu à mon avis, puisqu'elles étaient plutôt dans le genre de chansons qui conviendraient à Ginette Ravel.Monique Leyrac nous a tout de même fait.rire en interprétant les \u201cvieux messieurs\u201d, son pot-pourri (Filiôn-Lévèsque-Vigneault- Leclerc) et autres chansons du genre.*: Je n'ai rien contre les changements de- \u201cfaçons mais j'espère tout de même \u2018revoir Monique Leyrac comme\u201d avant, reprendre son style qui lui.allait à ravir.C\u2019est une chanteuse très versatile quivpeut se permettre les interprétations les\u2019 plus difficiles.i ne pe © oy re gt A, a oo CE RA cf a à Ab ! ' * L ; 3 a ba \"mir AZNAVOUR | Le Fae a 9 LY M 7d ls ERLE + Li Char ries Aznavour présenter\u201d poli 1a denigte tole son tour \u2018de chant'au theatre Capito] le 6 mai\u2018 prochain: Mbnsicur Aznavour La langue Troll en Norvège est ur site pli près\u2018 dévHärdanger Fjord.\u201c toreèsque *d\u2019où- \u2018l'ont \u2018peut voir \u2018le \u2018lac-\"Ringedals- -\u2014 * 5+ laisse tomber le récital Pour se consacrer au cinéma paraît-il.\u2019 : \u201cMarie- Sara "]
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