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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 31 janvier 1969
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1969-01-31, Collections de BAnQ.

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[" 58e année + No 5 Trois-Rivières\u201d vendredi, ta 31 janvier 1969 | mé er publié 1563, Royale Trois-Rivières Deuxième classe \u201cPort de retour garanti\u201d Convulsions francophobes à Ottawa Chaque fois que le Québec envoie une délégation à Paris ce sont de véritables convulsions que l'on éprouve à Ottawa.Ce fut encore le cas pour la délégation Cardinal-Beaulieu de ces derniers jours.Et pourtant, quand il s'agit d'envoyer des délégations anglophones à Londres on ne s'offusque pas du tout.Il y a longtemps que 1'Ontario signe des accords avec Londres et personne ne pique de crises de jalousie, mais si Québec tente de renforcir ses liens avec Paris, on n'en finit pas d'entendre parler comme d'un attentat à la souveraineté fédéralel Le Québec pour préserver son entité française mal reconnue du reste du pays, a besoin de relations avec les pays francophones.Qu'on Jause donc cette province vaquer à ses affaires et les vaches seront bien gardées.Nos délégations québécoises à: Paris ne vont pas comploter contre l'unité canadienne, mais conclure des accords indispensables pour l'expansion québécoise.Pourquoi être si nerveux &.Ottawa?Si on craint que Québec ne grafigne la constitution du pays, on fera bien de se rappeler que le gouvernement d'Ottawa a souvent grafigné les droits des provinces en matière de juridiction.provinciale.ENFIN LE DEUXIEME PONT Î Celui qui s'engage rue Soint-Maurice, aux heures de ; pointe, pour se rendre dons la ville-sceur sait combien ce projet d'un deuxième pont sur le Saint-Maurice était de- veñu prioritaire.On :a vu des embouteillages, de chaque côté du pont Duplessis, longs d'un demi mille.Durent l\u2018été, il était tout particulièrement contre-indiqué de vouloir passer sur le pont entre onze.heures a.m.et une heure pin.de même qu'à la fermeture de lo plupart des éte- biissements, : entre cinq et six heures p.m.\u2019 : Ce deuxième pont décongestionnera lo circulation en- JACQUES FERRON Les Editions H.M.H.lançaient récemment deux ouvrages de Jacques FERRON: (notre photo) un roman intitulé \u2018\u2019La Charrette\u2019\u2019 et l'intégrale de ses \u2018\u2019Contes.\u2018\u2019 Jacques Ferron est un peu de la région tri- fluvienne.Son pére était le bon docteur Ferron de Louiseville qui a laissé un vivant souvenir dans tant de foyers de cette localité et des paroisses environnantes.ts Trois-Rividres ot lo Cap, permettant oux automobilistes .venant de Québec/ou de Montréal d'emprunter à nouveau | la route 2, t\u2018ils le-désirent.Les milliers de travailleurs qui ne disposent quo d'une heure pour prendre le repas du midi seront à même de faire.une petite sieste d'un quert d'heure avant de reprendre le: trevail, plutôt que de mouiller leur chemise \u2018aw-volent,.dans l'aftente de déblocages de plus en plus lents.: To Co Trois Rividves é¢ 16 Cap'verront leurs affélres mutuelles _prospérer.avec: [addition d'un nouveou pont moderne sur le:Soint-Maurice qui-les unit plutét qu\u2019il ne les sépare.A pl .AB: NANA 'MOUSKOURE-:: 'i- *@ 11 4 © .Cen Fooa ET Dans-une autre colonne nous publions un -court-compte-rendu dù spectacle de Nano Mouskouri et de ses Athéniens au théâtre Capitol, mercredi soir dernier.Cette interprète grecque possède, une personnalité\u2019 très étiachante que \"dégage en\u201cquelques mots \u2018fiôtre collaboroteür.\u201d JOSEPH SCHULL Les Editions HMH lançaient ment la biographie de LAURIER, par Joseph Schuil, traduction d'Hélène Gagnon récem- (notre photo).L'outeur, tout en racontant la vie de Laurier brosse une fresque des é- vénements de toute cette époque.Madame Gagnon, qui ne connaissait pos Laurier avant de traduire l'oeuvre, a découvert \u2018une personnalité difficile à saisir mais passionnante, ree SA the ais W3a PEELE YL ALAIN BARRIERE Aloin Barrière, un grand nom de la chanson française, le favori de Maurice Chevalier qui lui avait prédit un très bel avenir.Ce chansonnier de Paris a été à lo mesure de ce que l\u2019on attendait, lors d'un récital goûté d'un auditoire enthousiaste, dernièrement, d-la salle académique du Séminaire. Page deux LE BIEN PUBLIC En quelques mots 233388 DU FRONT ET DU TALENT En ce pays de cocagne ou pour réussir, il s'agit seulement parfois d'avoir du front tout le tour de la tête et savoir jouer du coude, l'on s'imagine dans certains milieux qu'il suffit de savoir écrire grammaticalement pour réussir dans le journalisme.Comment cela serait-il, puisque plusieurs individus qui se prétendent journalistes, ne savent même pas les rudiments de la langue dans laquelle ils écrivent?Quant & ceux qui écrivent correctement, c'est un atout, mais ce n'est pas tout, la bonne qualité du style ne saurait compenser pour ce que j'appellerais l'absence du don de pouvoir se rendre intéressant et lisible.Avec le don, plusieurs journalistes de talent ont atteint à la renommée, non pas tant par ce qu'ils traitaient, que par la façon dont ils traitaient leurs sujets.Il y a des journalistes qui rendent tout ce qu'ils touchent intéressant, d'autres qui amochent ou rendent ternes les matiéres les plus facilement exploitables.Il y a des journalistes qui s'élèvent facilement aux idées générales, d'autres qui ne le peuvent, mais qui savent raconter merveilleusement les faits importants ou mineurs.Parmi les journalistes, je préfère les chroniqueurs, ceux qui savent faire quelque chose de rien.J'aime les chroniqueurs qui savent observer et qui font les réflexions d'un spectateur un peu désenchanté, et comme dirait Lemaitre \u201cnon pas ennuyé et jamais ennuyeux\u201d.J'aime avant tout le chroniqueur sincère qui dit ce qu'il pense même au risque de se tromper.Je suis profondément convaincu que le journaliste n'a pas réponse à tout mais que par ses réflexions il peut en porter d'autres à la réflexion.Le reste est une question de talent.L'OUVERTURE AUX AUTRES L'ouverture aux autres tant prêchée aujourd'hui est très louable.Il faut toutefois te- nier compte des tempéraments.Certains caractères sont de leur nature peu expansifs et renfermés.Ils ne détestent pas les autres pour autant, mais ils ne se livrent pas facilement et se suffisent plus que d'autres à eux-mêmes.D'autres, par contre, ont constamment besoin de communiquer et ils n'ont là aucun mérite, c'est leur nature d'aborder tout le monde, de converser avec tous et chacun, souvent pour ne rien dire.Dans le langage populaire, on les appelle des raseurs.Peu importe, il faut avoir au- jourd'hui l'ouverture aux autres, c'est dans le vent.A ce sujet, un quidam qui travaille dans un grand magasin de Montréal me décrivait un de ses collègues dans a peu près les termes suivants: \u201cJamais-on ne remerci- -21d dom ise [I \u2018UeLONT DIe cieux! Chaque client qui le quitte a l'impression qu'il vaut un million de dollars tellement il sait revaloriser chacun à ses propres yeux\u201d.Même si Lucien agit pour des fins commerciales, c'est peut-être cela, l'ouverture aux autres ?Et puis, qui sait, cela part peut-être du fond du coeur ?C'est peut-être cela aussi travailler avec coeur?.Le cinéma a toujours été plus ou moins érotique.Aujourd'hui, il n'est à peu près que cela.J'ai vu récemment quelques films, histoire de voir où on en est.J'en conclus que sous l'angle artistique on nous en passe et de belles.L'écran ne semble plus appartenir qu'aux grands-prétres de l'amour libre.Le malheur est que ces grands-prêtres ou réalisateurs font très jeunes et ne connaissent pas la portée des passions qu'ils déchai- nent chez les spectateurs.Ils ne font que traumatiser les populations adolescentes qui forment le plus clair de leurs auditoires.Ce sont-des apprentis-sorciers qui mettent en mouvement des machines qu'ils ne pourront plus mettre au point mort.Ces anticonformistes munis d'une caméra OU EST LE CHANGEMENT ?Dans une livraison antérieure de Press Journal, je relève un éditorial intéressant sur la presse française au Canada.Sous le titre: French Liaison Needed\u201d, I'auteur de l'article remarque que la presse du Canada français mérite une meilleure attention de la part du monde anglophone du Canada.\u201cMême avec le peu de français que nous possédons, d'écrire l'éditorialiste, nous sommes en mesure d'apprécier dans la presse française de bons morceaux de satire, des commentaires savoureux et souvent sarcastiques qui sont une joie pour le lecteur.Nous avons l'impression que le seul langage compris par trop de Canadiens d'origine anglaise ou autres les prive du plaisir de lire dans le texte la pensée de nombreux compatriotes de langue française\u201d.L'éditorialiste termine son papier en laissant entendre que le français appris chichement au High School dans nombre de provinces anglophones du pays, n'a que pour but de faciliter aux jeunes gens aux études, l'immatriculation universitaire: \"Combien plus intéressant ce serait pour les jeunes anglopho- finissent pas dégoûter à force I d'en mettre.C'est peut-être = leur façon à eux de sauver le là cinéma en montrant ce qu'il § ne doit pas être.nes s'ils pouvaient lire dans le E texte; livres, magazines et journaux français, voir des films français, ainsi que du théâtre en français.pensons;nous, constituerait une façon de rendre les Canadiens de langue anglaise plus sensibles à l'autre peu ple constituant notre pays bilingue\u201d.Cet article a été écrit en 1962.Avant la grande poussée du français au niveau d'Ottawa.Les choses ont-el- A les tellement changé depuis?Même à Montréal combien § d'anglophones peuvent lire en 1969 les journaux français @ dans le texte?Le bilinguisme a-t-il jamais été au Canada que pour les Canadiens français?L'on dit que cela J change.On voudrait le croire mais où en sont les preuves?Dans beaucoup de milieux anglophones on sent même une re sistance à la montée du fran çais au pays, notamment chez ; des groupes d'immigrants de | fraîche date.L'heure est désormais grave.\u2018Ou on accep tera le français d'un océan à l'autre, ou bien il faudra se résigner' à autre -chose \u2018que chacun sait\u2026 DEUX POIDS DEUX MESURES Selon.une -dépêche d'Ottawa, la \u2018reconnaissance du régime de Pékin par le gouvernement canadien est en voie de prendre forme et l'on s'attend à ce que d'ici quelques jours, si ce n'est déjà fait au -moment où ces lignes paraissent, des diplomates Canadiens et Chinois se rencontreront à Varsovie pour amorcer les négociations.Des raisons d'ordre pratique et logique, ont été invo: quées pour cetté reconnaissance par le Canada.Nous n'en \u2018discuterons.pas pour le moment, contentons-nous de souligner que depuis que la reconnaissance du régime de Mao par le Canada est dans 'air, peu de protestations ont été signalées dans nos mi lieux canadiens.Peu de contestation de ce cété.Pourtant dés qu'on a parlé de reconnaître l'Etat du Vatican sur le plan \u2018diplomatique un tollé c été perçu dans les milieux an- glo-protestants.Et _ maintenant, s'il fallait que Pékin soit reconnu et pas le Vatican, que faudraitil en penser?Simple question.Vendredi, le 31 janvier 1969 8 re, Cela, à Vendredi, le 31 janvier 1969 M.Marcel Clément, philosophe, économiste, professeur d\u2019université, publiciste et conférencier renommé au Canada comme en France, son pays d\u2019origine, a été victime la semaine dernière, d\u2019un odieux attentat commis par des jeunes révolutionnaires.Il se remet actuellement de cet assaut, dans un hôpital; on espère qu\u2019il n\u2019aura pas de suites graves.Le 22 janvier, dans la ville de Tours en France, M.Marcel Clément donnait une conférence sur les doctrinaires communistes MARK, MAO, MARCUSE, devant une salle comble, comprenant plusieurs personnages civils et ecclésiastiques.Il avait parlé environ vingt minutes, lorsqu\u2019on entendit siffler l\u2019air de L\u2019Internationale communiste, Le conférencier s'arrêta pour déclarer: \u201cSi vous avez quelque chose à dire.levez la main; je vous donnerai la parole et nous pourrons dialoguer.\u201d \u2018 Ce füt le signal de l\u2019assaut: deux énergumènes bondirent sur le théâtre, arrachèrent le micro à M.Clément, puis le renversèrent par terre et se mirent à le frapper des poings et des pieds.Un prêtre vint à son secours, mais il eut le même sort.Après un commencement de bagarre dans la salle, les jeunes marxistes prirent la fuite; un seul fut rattrapé par la police.Nous avons reçu un repor- lage de cette scène révoltante, publié dans un journal de Tours du 23 janvier.Les nombreux amis de M.Marcel Clément vont offrir leur sympathie à ce vaillant apôtre qui souffre persécution pour le Christ.Nous allons prier pour son rétablissement, afin qu\u2019il puisse continuer son apostolat si bienfaisant dans le \u2018journal L\u2019HOMME NOUVEAU de Paris, dont il est le rédacteur en chef.A Paris, en mai 1968, il-y eut les émeutes: de la Sorbonne, qui ônt mis la France au bord de la révolution.Dans les jours suivants, le pays a voté en masse pour le maintien de l\u2019ordre, Malheureusement, LE BIEN PUBLIC MENACES DE REVOLUTION le Ministre de l\u2019Education, Edgar Faure, franc-maçon cynique, a voulu régler les difficultés universitaires en faisant voter par l\u2019Assemblée nationale une Loi d\u2019 orientation qui favorise la révolution; et l\u2019Université d\u2019Etat va continuer à donner un enseignement marxiste, accomplissant en douceur une révolution culturelle à la chinoise de Mao.Et les diplômés de l\u2019Université, fa- connés en agents marxistes, iront transmettre dans l\u2019enseignement secondaire le virus révolutionnaire qui leur aura été inculqué selon le plan communiste Langevin-Vallon.Et bientôt l\u2019âme de la France sera livrée à la barbarie moderne par la révolution marxiste, à moins d\u2019une réaction énergique chez les gouvernants.Une revue de Paris bien informée écrit que la cour de la Sorbonne est de nouveau la base stratégique exclusive des communistes pro-chinois, qui y font librement leur propagande subversive.Les professeurs qui osent contester cette occupation de fait et cette propagande, sont insultés, menacés et même frappés impunément.Le professeur Deloffrede la Faculté des Lettres.a été assailli et menacé de mort par les étudiants maoistes.Le Doyen de l\u2019Université ne voit d\u2019autre solution que la création de groupes d\u2019auto-défen- se; c\u2019est-à-dire qu\u2019on est à la merci des gangs et sur le bord d\u2019une guerre civile.(Cf.ITI- NERAIRES, déc.1968, p.72).\u2014 Nous espérons que notre Ministre de l\u2019Education, l\u2019Hon.M.Cardinal, dans 3a mission auprès du Général de Gaulle, aura exigé que la France ne nous envoie pas des professeurs athées et communistes, qui viendraient fomenter des émeutes révolutionnaires dans nos Universités et nos Collèges de la Province de Québec, et donner à nos étudiants une formation marxiste pour notre malheur.Nous avons déjà, à l\u2019Université de Montréal, un noyau de marxistes et des professeurs athées.Quand ils se croiront assez forts, ils pourraient bien organiser eux aussi des émeutes.à l\u2019imitation de celles de la Sorbonne de Paris.Actuellement, la police de la métropole organise des escouades anti-émeutes, preuve du danger qui nous menace.Des bandits viennent de voler une Page trois quantité de revolvers et de carabines, ainsi que des munitions, chez un armurier de Montréal.Avec les grèves des ouvriers, des étudiants et des professeurs, qui surchauffent les esprits, nous pourrions être à la veille, en 1969, d\u2019une explosion révolutionnaire à Montréal, qui aurait des échos dans toutes les villes de notre Province.Nous comptons que les forces de l\u2019ordre vont s\u2019orgarniser pour empêcher ces malheurs.Il faut aussi que les gouvernants surveillent les échanges culturels avec la France.pour empêcher l\u2019infiltration révolutionnaire et marxiste dans nos universités et nos collèges.Enfin, les parents, les professionnels, les journalistes, les membres du clergé et des communautés, doivent s\u2019éveiller devant les dangers qui nous menacent.Prions nos Saints Patrons el , les Fondateurs de notre patrie de sauver la France ancienne et la Nouvelle France de la révolution communiste.Que Notre-Dame, saint Joseph et sainte Anne nous protègent! G.E.PANNETON.prêtre Vers 1910, en villégiature à La Pointe-du-Lac SOUVENIRS CHAMPETRES Si, par malchance, un morceau de l\u2019attelage se (Baie-Jolie), j'aimais aller jaser sur la galerie de M.Arthur Denoncourt (père du Dr Avila D.).Souvent nous voyions venir sur la route, ap- \u2018puyé sur sa canne, un beau grand vieillard, le Père Dolphis Montour, qui demeurait sur une ferme voisine.Il venait causer avec le Père Isaac Denoncourt, à peu près du même âge que lui.C'était intéressant d\u2019entendre ces deux anciens raconter les prouesses de leur jeunesse.En voici un exemple.Pendant les mois d\u2019hiver, les travaux de la ferme leur laissant un peu de répit, ils allaient à Montréal vendre leurs produits.A la fin du sié- cle dernier, il n\u2019était pas question de routes pavées et d\u2019automobiles.On chargeait sur un trai- neau trois barils de lard salé; le cocher était assis \u2018sur un des barils, enveloppé d\u2019une robe de carriole.On faisait le voyage Pointe-du-Lac Montréal, en' caravane, sur la glace du fleuve, en suivant le rivage.Avec cete charge et pour un si long parcours, le cheval allait aæ pas, au son des grelots attachés sur le dos de la monture.Un sac d\u2019avoine servait à fortifier le cheval, .de temps en.temps.brisait en chemin, le hardi cocher faisait la réparation sur place: il avait apporté hache et outils, et il allait au bois voisin couper une branche pour remplacer le montant (menoire) cassé.Le voyage durait deux ou trois jours, selon la température.On s\u2019arrêtait pour la nuit à deux relais: l\u2019un à Berthier, l\u2019autre à St-Sulpice.À ces deux endroits, il y avait une auberge avec grande écurie: les cochers passaient la nuit auprès de leurs chevaux.Une quinzaine de bêtes suffisaient à assurer le chauffage de l\u2019écurie, et ces bonne bêtes s\u2019y nourrissaient de foin selon leur besoin.Dans l\u2019auberge, on passait une joyeuse veillée, au son du violon ou de l\u2019accordéon; on chantait nos vieilles chansons traditionnelles, et on prenait un petit blanc pour se réchauffer.Puis, le matin, dès le lever du soleil, la prière faite, on reprenait la route au bord du fleuve, sur la glace.A Montréal, nos cultivateurs déchargeaient les barils de lard vendus; a leur place, on chargeait sur le traineau des barils de sel et des sacs de fleur (farine de blé).Depuis longtemps, nos \u201c(Suite Alapage 8) \u201d 6) anne =.5 , ify Page quatre pers Souvenirs et réflexions du P.E.Longpré, o.f.m.A SUR LE PÈRE FREDERIC | (Le Souvenir) Cy Voici la photo dont parle le P.E.Longpré dans son article: à la droite du P.Frédéric, le P.Valbert Leyval, français; à sa gauche, le P.C.-J.Demers, canadien.S\u2019il m\u2019est agréable de coopérer, à mon humble rang, à la glorification du serviteur de Dieu, le Père Frédéric de Ghyvelde, O.F.M,, il est juste que je marque, dès le début de ces pages, que je suis aucunement un témoin privilégié de celui que le cardina L.-N.Bégin appelait familièrement, par tout l\u2019archidiocèse de Québec, le \u201cSaint Père\u201d.Dans la région où j\u2019habitais avant mon entrée au Collège Séraphique ! de Montréal (1902), le nom du Père Frédéric de Ghyvelde n\u2019était certes pas inconnu dans les rares milieux où les Fraternités du Tiers-Ordre franciscain existaient, à cette date.Mais nul n\u2019avait rencontré le héraut de Terre Sainte sur sa route d\u2019apostolat: son rayon d\u2019action s\u2019étendait ailleurs.Aussi mes souvenirs d\u2019alors se rapportent au Père Gaston Buchart, O.F.M.(+ 1931), ami et prédicateur soutenu par une voix de tonnerre, dont les prouesses missionnaires et les prédications en sons d\u2019orgue sont demeurées dans toutes les mémoires, dans ma paroisse.Ce fut seulement après mon entrée au Collège Séraphique et pendant le séjour que j\u2019y ait fait (1902-1910) que j'ai pu connaître le Père Frédéric au Canada, lors des visites plutôt rapides qu\u2019il faisait aux aspirants de la vie franciscaine.De plus, au cours de ma vie religieuse au Canada, de 1911 à 1918, je n\u2019ai jamais résidé dans le couvent où le Père Frédéric se trouvait (le noviciat et le scolasticat n\u2019étant pas situés aux Trois-Rivières), et la dernière fois que je l\u2019ai vu à Québec, environ un an avant sa mort (4 août 1916), en compagnie du Père Augustin Bouynot, O.F.M,, c\u2019était son voyage d\u2019adieu à la Province franciscaine du Canada?Je n\u2019eus avec lui qu\u2019un contact très bref et très indirect.Par suite de ces circonstances, mes souvenirs sur le Pére Frédéric n\u2019ont pas une autorité particulière.Plus que moi, les religieux, qui ont vécu dans son intimité personnelle et ont été pour la plupart interrogés lors des enquêtes apostoliques en vue de sa béatification, ont le droit d\u2019être entendus comme les témoins autorisés de ses hautes vertus.Cependant, il m\u2019a été donné d\u2019approcher souvent et d\u2019assez près le Père Frédéric de Ghyvelde.\u2018Ma curiosité envers les saints avait été éveillée dans la première année de mon séjour au Collège -Séraphique de Montréal par un religieux dont le nom peut-être 1 Collège pour les jeunes gens qui aspirent à la vie franciscaine.2 Il s'agit du voyage que fit à Québec, durant l'été de 1915, le Père Frédéric en compagnie de son grand ami, le Père Augustin Bouynot, a l'oe- casion des fêtes qui célébrèrent son-jubilé d'or de profession- religieuse.LE BIEN PUBLIC Le premier (à gauche) des quatre garçons qui émergent de la dernière rangée est le jeune Longpré.Vendredi, le 31 janvier 1969 \u2014 ~ Ri a ee va 2° 112 + A Et oA « w SATAN BA MN ae en a Pg +1 ri ad Ct Re hehe ie 00 est bien oublié aujourd\u2019hui à Montréal, mais que j\u2019ai vénéré alors et depuis comme un saint et auquel je me confessais mensuellement: le Père Ildefonse Espinasse, décédé 2 San Remo d\u2019excés de pénitences héroïques.Aussi j\u2019ouvrai grands les yeux, quand je rencontrai le Père Frédéric de Ghyvelde, et je les ai tenus toujours très ouverts sur lui au cours de ma vie religieuse.De plus, les études que j'ai consacrées à la pensée et à la spiritualité franciscaines m\u2019ont plus d\u2019une fois amené à considérer le Père Frédéric dans le rayonnement splendide de l\u2019hagiographie franciscaine et à observer chez lui les traits multiples qui le rapprochent des saints au front nimbé de gloire dont s\u2019honorent les annales franciscaines.Aussi, dans le dessein de glorifier, à mon humble rang, l\u2019extraordinaire serviteur du Christ et le héraut de Marie Immaculée que fut le Père Frédéric de Ghyvelde, et sur des instantes demandes, j\u2019évoquerai donc, avec la plus rigoureuse fidélité, mes humbles souvenirs d\u2019antan; je m\u2019appliquerai ensuite à marquer les traits qui le rattachent à la tradition.A cette fin, j'ai tenté de lire tout ce qui avait été écrit jusqu\u2019ici sur sa personnalité et son oeuvre.Ce sont ces modestes souvenirs et ces réflexions lentement formées dans !\u2019étude et l\u2019admiration qui constituent les pages qui suivent.Que l\u2019on veuille donc ne leur accorder que le sens et la valeur d\u2019un témoignage très modeste mais réfléchi longuement à une haute sainteté qui m\u2019a conquis dès l\u2019éveil de mon esprit à l\u2019idéal du franciscanisme.AU COLLEGE SERAPHIQUE Ainsi que je l\u2019ai déjà indiqué, il m\u2019a été donné de rencontrer maintes fois le Père Frédéric de Ghyvelde au Collège Séraphique, [situé] alors à Montréal, dès l\u2019automne de 1909 ou dès juin 1910, au couvent des Franciscains [rue Dorchester, Montréal.J'ai .rencontré aussi] des religieux d\u2019éminente vertu: le Pére Colomban Dreyer, O.F.M., [ministre provineial de 1905 à 1911], plus tard délégué apostolique en Indochine (+ 1944); le Père Hilaire Usse, O.F.M.(+ 1907), mort en odeur de sainteté, et le Père Ildefonse Espinasse (+ 1909), l\u2019austère maître des \u2018novices dont nous entendions parfois avec frayeur, à la nuit tombante, les rudes disciplines qu\u2019il s\u2019infligeait durant la récitation haletante du Miserere.Selon les devoirs de sa charge, le Père Colomban-M, Dreyer se.rendait une fois ou deux fois l\u2019ansau: CollëgeSéraphique* l'äu- Vendredi, le 31 jonvier 1969 torité qu\u2019il représentait, son maintien rigide et hiératique nous figeait en terre dans une terreur sacrée.Par contre, avec quelle spontanéité je m\u2019adressai, et quelques autres aussi, au Père Ildefonse, lorsqu\u2019il venait.entendre les confessions des élèves qui le demandaient.Une telle bonté transfigurait ce visage d\u2019ascète alcan- tarain que nous étions gagnés.Ces visites ne constituaient pas précisément un événement : dans l\u2019humble histoire du Collège.Tout autre était le passage du : Père Frédéric de Ghyvelde.De résidence habituelle aux Trois- \u201cRivières, et toujours sur les routes pour diffuser ses opuscules de piété et promouvoir des oeuvres multiples, il se trouvait plutôt rarement à Montréal.Mais dès qu\u2019il apparaissait au couvent, les directeurs du Collège: le Père Eugène Pelletier (+ 1945), le Père Valbert Leyval (+ 1966) et surtout le Père Célestin-Joseph Demers (+ 1957) le harcelaient pieusement qu\u2019il daignât faire \u201cune petite visite\u201d au Collège Séraphique.Pour nous, c\u2019était le Saint et le Thaumaturge dont tous racontaient tant de saintes choses, qui venait nous visiter: il se présentait avec une auréole.Aussi était-il accueilli avec une réserve silencieuse pleine d\u2019admiration et de piété.La rencontre avait lieu dans la salle de jeux ou se tenait en plein air dans la grande cour.Au milieu des élèves que lui présentait le Père Directeur, et dont il retenait aisément les noms, il parlait peu, avec discrétion.Les yeux d\u2019ordinaire modestement baissés, les mains croisées dans les manches de son habit, il prononçait quelques paroles d\u2019encouragement; il soulignait la beauté de la vocation franciscaine, toujours il nous parlait de l\u2019un ou de l\u2019autre des sanctuaires de Terre Sainte qu\u2019il vénérait hautement.Jamais il n\u2019oubliait la Sainte Vierge, et je me rappelle très bien qu\u2019une fois sa visite s\u2019acheva sur un Salve Regina à la Madone qui présidait le terrain de jeux.Il s\u2019adressait d\u2019ordinaire à tous en général; une fois ou l\u2019autre je le vis s\u2019entretenir à part, quelques instants, avec le futur.Père Urbain-M.Cloutier, O.F.M,, missionnaire au Japon et au Pérou, dont il connaissait la famille et qui lui a voué un culte.profond.Il s\u2019adressait aussi quelquefois à tel ou tel élève dont il avait visité la paroisse d\u2019origine.Le Père Frédéric de Ghyvelde est-il venu alors célébrer la sainte messe à la chapelle du Collège Séraphique?Je ne m\u2019en rappelle plus, alors que j\u2019ai le souvenir.distinct de la fonction religieuse qu\u2019y fit le Père Maurice Bertin, O.F.M., à la veille de son départ pour le Japon, où il allait restaurer les anciennes maisons de saint Pierre- Baptiste et des martyrs de Nagasaki.Par quel miracle réussit-on un jour à le photographier avec les élèves du Collège, je ne sais pas.Toujours est-il que cela advint dans l\u2019année scolaire 1904-1905, par l\u2019astuce à la fois pieuse et toute \u201caméricaine\u201d du Père Céles- tin-Joseph Demers, et que cette photographie existe encore à la Crypte-Muséé du Père Frédéric aux Trois-Rivières.C\u2019est là que je l\u2019ai rencontrée, à ma joyeuse surprise, lors de la translation des restes du serviteur de Dieu, le 13 janvier 1948.Le Père Onésime Lamontagne, alors \u2018vice-postulateur de la cause de béatification, voulut bien m\u2019en procurer une reproduction.Je la garde depuis avec soin, bien que le T.R.P.Théodoric Paré, O.F.M., ex-défini- teur général de l\u2019Ordre, m\u2019ait charitablement averti qu\u2019elle constituait un document authentique qui me condamnerait irrévocablement à la Congrégation des Rites, si jamais mon nom y était prononcé, pour avoir si mal profité du voisinage et des exemples d\u2019un tel saint.La photographie est réussie, Le Père Frédéric est assis dans une large chaise entre le Père Valbert, directeur du Collège Séraphique, à sa droite, et le Père Célestin-Joseph Demers, à sa gauche \u2014 avec les traits émaciés de son récent sacerdoce (3 juillet 1904).Le Père Frédéric apparaît avec les traits recueillis, avec son maintien très réglé.C\u2019est bien dans cette attitude qu\u2019il survit dans mes souvenirs \u2014 s\u2019il m'est permis d\u2019évoquer ici ce que m'en écrit le-Père Urbain-M.Cloutier, O.F.M., de Lima (Pérou), et ce qu\u2019a déclaré oralement le Père Métivier, C.S.C., actuellement supérieur de la résidence des Pères de Sainte-Croix à Paris.Mais où je pus voir de plus près le Père Frédéric, ce fut au cours d\u2019un pèlerinage au Cap-de-la-Madeleine.Je m'y trouvais comme petit clerc, avec deux autrés compagnons: la présence du Père Frédéric à un pèlerinage assurait d\u2019avance son succès.Et il faut bien dire que le pèlerinage, c\u2019était lui, comme à Ars, c\u2019était le saint curé Jean-Baptite Viannéy.:A cette époque, les pèlerinages marials au Cap se faisaient par eau, à bord des plus grands bateaux de la Compagnie maritime du Saint-Laurent.Sur les 9 heures du soir, on _levait.les .amarres, au-chant de I'Ave Maris Stella.Le quai Victorià.et Montréal s\u2019estompaient lentement dans la nuit.Vers 10 heures, tous les pèlerins se retrouvaient dans le grand hall du navire.Après les premiers contacts entre les Pères Franciscains et leurs amis, et après une inspection'des cales\u2018des \u201cpuissantes-machines\u201d\u2019, la:«tâche: du.Père Frédéric.:commençait LE BIEN PUBLIC Page cing a eu o > [LTT Tod be D - au hd WN Le B.P.Frédéric se reposant dans un foyer ami.alors.On avait pu dépasser Longueuil ou Boucherville \u2014 je ne me rappelle plus.Puis il se mettait à parler.Le silence était complet par tout le navire et l\u2019on n\u2019entendait que le bruit des manoeuvres .AU NOVICIAT Je l\u2019entrevis plus d\u2019une fois, au noviciat de Montréal (1910- 1911) et je me souviens d\u2019une messe qu\u2019il célébra à la chapelle des novices et d\u2019une récréation passée, à l\u2019allée des novices \u2014 au- jourd\u2019hui disparue.AU SCOLASTICAT Au scolasticat, à la salle de théologie ou au pied du grand escalier, tout le monde se rassemblait autour du Père.Le règlement était suspendu au cours de ces rencontres.Le Père Frédéric de Ghyvelde se trouvait en causerie.Il flanait sous l\u2019oeil amusé du Père Anselme Fisher, O.F.M., qui croyait de son devoir de tolérer \u201cle bavardage des saints\u201d.Comme plus d\u2019un étudiant, au scolasticat de Québec, je n\u2019ai pas omis de m\u2019adresser à lui, une fois, vers l\u2019époque de la profession perpétuelle (et j'en garde un souvenir très précis); de même, je le revois encore très nettement, au choeur du couvent de Québec, en oraison, les yeux clos, les mains dans les manches, très droit, absorbé en Dieu, si immobile que la respiration semblait suspendue.REFLEXIONS Depuis [ce temps-là], la Providence a permis que je passe près de quarante ans d\u2019études au contact de tout ce que représente la sainteté et la pensée franciscaine au sommet, François d'Assise, Bonaventure, Duns Scot, Bernardin de Sienne, Raymond Lulle, d\u2019autres encore.Et par suite, lentement une mystique précise du Père Frédéric de Ghyvelde s\u2019est formée dans mon coeur; il m\u2019est apparu comme un représentant des plus authentiques des traditions mystiques de l\u2019Ordre séraphique.Le Père Frédéric de Ghyvelde frappait d\u2019abord par toute son attitude personnelle.Il rayonnait le surnaturel par tout son être et tous ses sens.Cette grâce appartient à ce prêtre ou ce religieux qui se tient profondément dans l\u2019intimité du Christ.Par là, il a su attacher tous ceux qu\u2019il rencontrait.Toute sa vie était enseignement.Ce sont ces souvenirs d\u2019antan et ces réflexions théologiques prolongées dans la douce lumière d\u2019Assise et de l\u2019Alverne qu\u2019évoquent et résument les pages [qui précèdent], non certes sans enthousiasme et sans admiration.P.EPHREM LONGPRE, O.F.M. Page six 281 PERSONNES SE PRONONCENT SUR LE MALAISE SYNDICAL Montréal, \u2014 Conscient et inquiet des grands problèmes qui agitent les Québécois Me Alban Flamand lançait un appel aux téléspectateurs de TELE METRO, le 17 décembre dernier, afin de leur permettre d'exprimer leur point de vue sur un certain malaise syndical.Fonctionnaires, instituteurs, ouvriers, patrons, 281 personnes, hommes et femmes, se sont prononcées sur la question.Les points les plus frappants de cette petite enquéte, Me Flamand les analysait le 3 janvier dans son éditorial.Ce malaise syndical se situe surtout au niveau de l'autoritarisme des chefs syndicaux (102/281).11 en résulte que les ouvriers sont insatisfaits de leurs chefs et déplorent une préoccupation insuffisante des besoins ouvriers (52/281).L'enquête dénonce également les grèves (97/281) ainsi que le montant des cotisations POUR VOS ASSURANCES eo Automobile e Accidents e Responsabilité RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières (80/281) et demande le maintien du syndicalisme mais avec des chefs plus valables (31/281).Comme le faisait remarquer Me Flamand, il ne s'agissait pas là d'une enquête de genre Gallup ou autre.C'était tout simplement une invitation aux téléspectateurs a lui\u2019 faire part d\u2019une opinion sur la question syndicale.281 personnes à travers la province, se sont prévalues de leur droit de liberté de parole.Quels auraient été les résul- sultats, si cette enquête eut été menée sur une grande échelle?LE BIEN PUBLIC Recensement des Français nés au cours de 1951 Le Consulat Général de France \u2018à Québec fait savoir à ses ressortissants qu\u2019il \u2018procède actuellement au recensement de la classe 1971.Conformément à la loi sur le recrutement, les jeunes gens nés en 1951 et ceux qui, nés antérieurement, auraient fait l\u2019objet d\u2019une omission au cours des années précédentes, sont instamment invités à se mettre en rapport avec le Consulat ou s'y présenter avant le 31 mars 1969, date limite de clôture des opérations en cause.BARRIERE et Des artistes de classe internationale se produisent en nos murs, et ceci grâce à l\u2019initiative de nos postes de radio C.H.L.N.et C.J.T.R,.qui font des tentatives réussies dans le domaine de la promotion artistique.Dernièrement, c\u2019était Alain Barrière, qui chantait à la salle Académique du Séminaire St-Joseph devant un public enthousiaste et mercredi, le 29 dernier, c\u2019était au tour de Nana Mouskouri de conquérir son auditoire au théâtre Capitol, par ses interprétations.Si l\u2019on veut bien comparer les performances artistiques de ces derniers, di- ENVOYEZ MOI: 6 paires Pointure petite 4\u2019 BAS COLLANTS d'une extensibilité sans poreille, vous iront comme un gant.Achetez directement de et bénéficiez de prix spéciaux.Envoyez votre commande avec le coupon ci-joint: LA BOUTIQUE DU BAS, C.P.55, ST-JEAN, P.Q.1 paire échantillon $1.35 taxe incluse 12 paires 10\u201d à 5\u2019 3\u201d 100-120 lbs moyenne 5\u2019 3\u201d à 5\u2019 6\u201d\u2019 120-130 Ibs l\u2019usine $7.56 taxe incluse $12.96 taxe incluse MOUSKOURI sons qu\u2019Alain Barrière représente très bien le passionné dans la chanson, c\u2019est-à-dire qu\u2019il a le don de transporter, d\u2019entraîner les gens par son feu sacré, et ses gestes persuasifs, il émane de lui un magnétisme certain auquel l\u2019auditoire est très sensible.Tandis que Nana Mouskouri c\u2019est l'esprit abstrait affiné, cultivé, c\u2019est la souplesse même, c\u2019est une projection de soi mais dénuée de _passion.Nana, c\u2019est la voix la plus civilisée de la chanson.Elle a le don de la présence et dès qu\u2019elle entre en scène, nous ne pouvons plus détacher notre attention de sa personne, Robert BELIVEAU OPPORTUNITE Si vous avez déjà eu un succès dans le passé et que vous avez de l\u2019ambition, nous pouvons vous offrir une excellente position dans la vente, avec contrat très avantageux.Cours d'entrainement avec boni de formation.saire.Ecrire en fournissant toutes vos qualifications et références Vendredi, le 31 janvier 1969 SOUVENIRS CHAMPETRES (Suite de la page 3) cultivateurs ne semaient presque plus de blé et les.ailes de nos moulins banaux ne tournaient plus; voilà pourquoi on achetait les produits des grandes meuneries à Montréal.On achetait aussi le sel, qui manquait totalement sur nos terres.A part \u2018cela, nos cultivateurs n\u2019achetaient presque rien, car ils trouvaient tout sur leurs fermes: pour le vêtement, la laine des moutons et le lin servant à tisser; pour la nourriture, outre les légumes du jardin, le sucre d\u2019érable, le miel des abeilles, le lait, le beurre et le fromage, la farine de sarrasin, les volailles, les oeufs, la viande du cheptel.C'était la bonne terre nourricière.Le voyage de Montréal, aller-retour, durait près d\u2019une semaine.Puis, il arrivait que nos courageux voyageurs, après avoir gardé leur provision familiale, allaient vendre, dans les chantiers du Saint-Maurice, une partie du sel et de la fleur qu\u2019ils avaient achetés à Montréal.\u2014 A la fin, il leur restait environ cinq dollars de profit.Oh! les voyages intéressants sur la glace du fleuve, où l\u2019on voyait défiler les paroisses riveraines sur le fond ondoyant des Laurentides, quand il faisait beau! Mais quel courage et quelle patience il fallait, lorsqu\u2019on était pris par une bourrasque ou une poudrerie, ou par un froid intense! De nos jours, la jeunesse ne goûte plus la belle nature laurentienne; elle n\u2019a plus le courage de nos vaillants anciens.Elle court à toute vitesse de Trois-Rivières à Montréal, dans des autos confortables et bien chauffés, sur une route pavée, en rhoins de deux heures.Et si, après une tempête de neige, les ouvriers de la voirie retardent à déblayer la route, on grogne, on s\u2019impatiente.Vie énervante et sans joie paisible.Génération ramollie, retrouverez-vous jamais les fortes vertus de nos pionniers?C.G.EP.Automobile \u2018néces- RENE DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agrées 857, rue St-Pierre \u201cw\u2014 grande 5\u2019 6\u201d à 5\u2019 8\u201d 140-160 lbs [7] XL 5' 8\u201d et plus 160 lbs et plus 0 Chéque ou mandat postal de $ inclus.Couleurs: Beige [J Coco[] Ambre 0 a Case Postale 1353, Bureau de André Saint-Arnaud, C.A.Case postale 1464 Poste, Trois-Riviéres.| Paul René de Cotret, CA.Tél.: 378-4831 Toute correspondance \u2018sera strictement confidentielle.C J T R e À .1 150 \u2018au CAD RAN A POUR TOUS LES GOUTS MUSIQUE \u2014 So Programmes POUR TOUS LES JEUNES POUR TOUTE LA FAMILLE Ecoutez CJTR 1150 Tous les ours Co CHAMPION \u2014 TOUJOURS = ~*~ = Vendredi, le 31 janvier 1969 Opinion libre LE BIEN PUBLIC Catéchèse un sens \"Si quelqu\u2018un, dit saint Paul, füût-ce nous-méme, fût-ce un ange du ciel, vous annonçait un Evangile dif- férent de celui que nous vous avons préché, qu'il soit anathéme\u2019\u2019 (Galates, 1, 8).Une catéchése sur le corps, une Révélaton trafiquée de mille et une façons, des catéchétes qui ergotent sans se préoccuper de l'enseignement du Magistére, une vérité qui contingente à la révélation que l\u2019homme a des profondeurs de son être: \u2014 voilà en substance ce que contient ce second document pour l'éducateur.Nous lisons (p.7) : \u201cUne catéchèse sur le corps a le devoir de corriger notre formation dualiste imprégnée de spiritualisme: les courants philosophiques et spiritualistes qui relèguent le corps à une fonction instru- mentaliste, en créent une image pessimiste\u2018\u2019\u2026 Tout ça pour corriger saint Thomas qui enseigne: \u2018\u2019le corps est pour l\u2019âme comme les instruments sont pour celui qui les met en opération et agit en eux\u201d.On nous présente donc une catéchèse sur le corps qui veut tellement corriger notre \u2018formation dualiste\u201d qu'elle défigure l'âme sur- \u201c noturelle.prouve saint Thomas, puis ensuite on le réfute.Finalement (p.45) je lis: \u201cPour la pensée sémite, l'homme est un.Loin d'être partie composant avec le corps l\u2018être humain, l\u2019âme désigne l'homme tout entier, en tant qu\u2018animé par un esprit de vie.À proprement parler, elle (l\u2019âme) n\u2018habite pas le corps, mais elle s\u2019exprime par le corps qui, lui aussi, comme la chair, désigne l'homme tout entier.|! faut tenir compte de cette mentalité pour comprendre dans leur juste sens les mots corps, chair, âme, esprit, souventes fois employés dans la Bible\u201d.On ' s\u2019instruit à l\u2019école des rabbins et on délaisse la philosophie thomiste enseignée par l'Eglise, à savoir que: \u201c\u2019L'AME EST TOUT ENTIÈRE DANS CHAQUE PARTIE DU CORPS.| Les gargons.la masturbation.(p.15) : \u2018\u2019Habitués de par leur formation anté- reure à ne \u2018considérer ce problème de leur corps que sous l\u2019angle étroit de la morale et de !a pureté, ils en viennent à considérer leur corps comme un ennemi qui doit être mâté \u2018par l\u2019esprit\u2019\u201d.On ne parle pds autrement dans:le disque scandaleux TON.SEXE ET L\u2018AUTRE.De là,à conclure que Jésus était trop janséniste lorsqu'il disait \u201cBienheureux les coeurs purs\u201d, il.n\u2018y 0 qu'un pa: PEUT -Une Ré \u2014 Svélation trafiquée de mille et une.façons.:Une Révélation qui \u2018n\u2019est plus \u201cJque\u201clè surgissement\u2018de l\u2019expérience que l\u2019homme a des profondeurs de son être devient Tantôt on -ap- - (sic p.54).Une Révélation qui n'en est plus une, puisque le Dieu qu\u2019on nous révèle est un Dieu en \u2018 deux Personnes.L'Esprit-Saint est absent, nulle part on ne mentionne la troisième Personne de la Sainte Trinité.L'Annoncation?L'Incarnation?La Nativité?Je lis (p.46) : \u201cOn lui donna le nom de Jésus, nom qu'avait indiqué l\u2018ange\u2019\u2019 (Luc 2, 31).\u201cL\u2018ange avait dit: II sera appelé Fils de Dieu\u2019 (Luc 1, 35).Pas question de I\u2019Esprit-Saint ni.de lo Vierge Marie; donc négation implicite de |\u2019Incarnation du Verbe.Car si Jé- sus-Christ n'a pas été conçu du Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie, alors le Verbe ne s\u2019est pas Incarné.Et pourquoi le Fils de Dieu s\u2019est-il incarné.Nos catéchètes nous répondent (p.31): \u201cL'Incarnation est pour le chrétien une invitation à admettre les ambi- guités de l'existence humaine.(.} Si le Christ entre pleinement dans le sérieux de la vie humaine, c'est pour appeler l'homme à se créer lui-même (fol orgueil) à partir des déterminismes qui s'imposent à lui.Le Christ s\u2018engage dans la lutte contre tout ce qui écrase l'homme: la souffrance, la famine, la maladie.\u2018\u2019 Foutaise! Les promesses de Jésus- Christ valent pour la vie future non pour celle-ci.Jamais l'Eglise n\u2019a enseigné que le grand changement apporté dans le monde par Incarnation était la fin de nos misères temporelles.On fausse délibérément la conception du Salut apporté par le Christ, en ne parlant plus que de messianisme temporel.J'irai même plus loin, j'affirme que, tout en prétendant annoncer Jésus- Christ, les auteurs de cet ouvrage, par une habile stratégie, le nient.La Transfiguration est saisie par le biais de l\u2019expérience humaine de transpa- rance, L'Eucharistie, vue sous l\u2018angle existentiel, est vidée de son sens \u2018propre.Quant au \u2018 Baptême, question de régénération surnaturelle (cf.Une caté- chèse meurtrière).ll ne saurait y avoir deux religions dans l\u2018Eglise catholique.Nos catéchétes experts peuvent toujours nous traiter de haut; leur brassage de mots savants ne nous impressionne : guère, car vingt siècles \u2018de christianisme leur crient: vous êtes dans l'erreur.Une des rédactrices d\u2018Un sens au voyage \u2014 a préten- pire d\u2019une théologie dépassée.Je lui réponds: Dans votre prétendu catéchisme, en page.43, vous niez le pe ché originel, alors que S.S.Paul VI, dans sa magnifique profession de foi, en \u20181 968, -réaffirme cette vérité dogmatique.Oserez-vous, vous et toute votre équipe, .prétendre que Paul VI s'inspire plus \u201cdu, à la radio, que je m\u2018ins- : rte de \u201cJuifs et la Nouvelle-France\u201d, d'une théologie dépassée quand il réaffirme ue TOUS ONT PECHE EN ADAM\u201d?Comment pou- vez-vous vous réclamer de l'Eglise catholique, alors que vous rejetez son enseignement?Adhérer à votre évangile nouveau, c'est admettre que Dieu n'existe plus en Lui- Page sept au voyage même; c'est admettre qu\u2019il est simplement la détermination, le contenu de tous les mouvements du \u2018\u2019moi\u2019\u2019 pensant, du \u2018\u2019moi\u2018\u2019 profond.Admettre une telle absurdité, c\u2019est dire avec Tillich Dieu est la profondeur de l'être; celui qui connait I'é- tre profond\u201d connaît Dieu.Et admettre cette aberration de Tillich c\u2019est nier l\u2019existence de Dieu.À votre faux évangile, nous disons NON ! Nous vous l\u2019avions déjà dit, nous vous le répétons aujourd'hui, dit saint Paul, si quelqu'un vous annonce un Evangile différent de celui que nous vous avons enseigné, qu'il soit anathème!\u201d Simone THERRIEN ooo 2M Le ministre Jean Marchand, trks désireux de s'approprier du capital politique, s'est rendu à Québec mercredi dernier pour annoncer aux électeurs de cette région qu'une industrie pétrolière britannique investirait soixante-dix millions à St- Romuald.La nouvelle n'était pas neuve, cependant, si l'on peut dire, car le ministre québecois de l'industrie l\u2019avait déjà lancée devant quelques Journalistes réunis à Dorval pour l\u2019interviewer à son retour d\u2019Europe.LU De plus en plus, Ottawa exige que le Québec cesse de rayonner et de se faire connaître.Les fédéralistes supportent très mal qu\u2019une province, surtout si c'est le Québec, défraie l'actualité à travers le monde et occupe la manchette des plus grands journaux.ll n'y a rien de plus comiques que les colères des parlementaires fédéraux, les Diefenbaker et Jean Marchand en tête.e Tout dernièrement ce Kierans (génie .de la gaffe) s'est permis de servir à sa façon une bonne leçon à son collègue M.Cadieux, en prétendant que Norad et Otan étaient dépassés et qu'on devait dépenser cet argent chez nous.M.Kierans ne semble pas être meilleur économiste que brillant stratège.Le cabinet n\u2019a pas fini d'en _entendre avec ce grand bavard, d'Irlandais.Il est le seul à ne pouvoir pratiquer la consigne du silence que M.Trudeau doit imposer à l'un des groupes ministériels les plus enfantins qui soient.© \u2018 Un certain journaliste du STAR qui avait prétendu que le séparatisme québécois coûtait cher à la Belle Province se fait démentir par des économistes et des politiciens de bout en bout du pays.On supporte mal au Canada anglais que le Québec, autrefois si soumis et si docile dans sa faiblesse, ait prodigieusement grandi et soit devenu un colosse peu enclin à ployer le genou.Les anglais, d'habitude intelligents et objec- tifs-admettent pourtant que le \u2018Québec sortira plus fort de sa crise de croissance.© \u2018 Mardi soir dernier, au- Centre -ta) de' l\u2019université de.Montréal, lancement du dernier li- Denis Vaugeols: \u201cLes Plusieurs personnalités présentes parmi lesquelles on relevait les plus connus de nos historiens, économistes et littérateurs venus applaudir au lancement de cet ouvrage, le dernier né des éditions du Boréal Express.Une forte délégation de Trois-Rivières encadrait M.Vaugeois qui, après une spirituelle présentation de son ami Jacques Lacoursidre, a fort bien parlé de la genèse de son livre et sa portée sociologique et historique.e Fort curieusement le mouvement d'intérêt en faveur des Juifs en Nouvelle-France a pris naissance à Trois-Rivières.Les presses du Bien Public ont d\u2019abord imprimé: \u201cLa vie aventureuse d\u2019Aaron Hart\u201d de Raymond Douville et, tout récemment \u201cLes Juifs et la Nouvelle- France\u201d de Denis Vaugeois.© La route 2 est de plus en plus délaissée.On lui préfère la route 9, tellement plus rapide.La circulation s\u2019y fait à soixante-dix milles à l'heure, sans danger et sans encombre et l'on pénètre au coeur de Montréal ou de Québec, sans presque s'en apercevoir.° On travalile cet hiver au premier tronçon de la route transquébécoise du Nord au Sud.|| sera de trois milles de longueur.\u2019 \" La circulation routidre aug- trop vite au gré des\u2019 mente constructeurs de route.Les millions coulent à fiots au long des autoroutes qui commencent à sillonner la province, y déversant partout une prospérité comme on n'en a\u2019 Jamais vue, .° © Espérons que le :maire -Dra- peau restera à son poste .pour redresser une situatièn.qui se faisait menaçante.Sous .son impulsion dynamique, la Métropole se développe à.un rythme essouffiant.Qui s'en plaint tellement?: e I était temps que les moto- luges fassent l'objet d'une rè- glementation spéciale dans.notre ville et aux abords de l\u2019aéroport.Beaucoup d'adeptes \u2018dé ce nouveau et populaire moyen de locomotion paraissent manquer de sens commun.© La ville de Trois-Rivières est trois fois milliardaire, mais en gallons d\u2019eau consommée, seulement.© La transquébécoise effleure- ra-t-elle Shawinigan et Grand\u2019 Mère?Tout ce que l\u2019on sait, c\u2019est qu\u2019on y travaille actuellement très fort au ministère de la Voiriee On fait sentir au maire Drapeau que la fête est terminée.Le désaveu de ce genre d'hommes a souvent marqué la fin de leurs carrières.Mais le père de Terre des Hommes est trop Jeune pour rentrer chez lui et enfiler ses pantoufles.Nous espérons qu\u2019il trouvera le courage de faire face à ses difficultés.On est loin de payer assez de taxes, maintenant, tant à Montréal que dans les autres villes importantes du pays.De là les malaises tortuçants qui assaillent les pauvres édiles chargés d'assumer sans cesse un plus grand rôle avec des moyens inadéquats.© Le St-Maurice: un hôtel qu'on démolit, c'est un monde de souvenirs qui disparait avec lui.Que de soupers fins dont il .gardait la bonne odeur! que de chuchotements ou de palabres dont chambres et salles tairont à jamais le bruit feutré ou l'écho sonore.Avec la disparition de leurs hôtels favoris, les Trifluviens, ces \u2018\u2019incorrigibles provinciaux, ont de quoi: deve- - nir mélancoliques.e , Nous nous étions habitués à dires \u201cI! faut que j'aille revoir Terre des Hommes.\u201d Et nous n'y allions jamais.Eh, bien, disons adieu à\u2018 ces velléjtés, puisque ce pays des merveilles restera fermé, peut-être à Jamais.LA_CROIX-ROUGE - TOUJOURS PRÊTE À AIDER LA LAURENTIENNE COMPAGNIE MUTUELLE D'ASSURANCE Rolond Palllé, gérant Division des Trele- Rivières Trois-Rivières 1185, rue Hart Tél.375-3115 Page huit Les banques ont vu grossir leur avoir de près de $ 5 milliards en 1966 Chiffres approximatifs concernant les banques canadiennes au 31 octobre 1968, en millions de dollars.Banques fédérales.Dépôts inscrits, Encaisse.Actif, Profits.Royale, 7955 1551 8743 102 De Commerce, 7622 1014 8343 96 De Montréal, 6229 820 6818 67 De la Nouvelle Ecosse, 4853 857 5217 49 Toronto Dominion, 4005 871 4378 42 Canadienne Nationale, 1314 141 1411 14 Provinciale, 712 76 758 8 D'Epargne, Montréal, (67) 403 37 436 3 Mercantile, (66) 207 58 224 ?D'Economie, Québec, (67) 59 6 65 La De la Colombie Britannique, tère succursale ouverte à Vancouver, le 18 juillet 6S.Banques Provinciales.Caisses Desjardins, (Mai 68) 1523 256 1611 13 Credit Unions, (65) 2300 ?2500 ?Caisse de (dépôts et) placements ou Banque du Québec, (67) 43 ?418 17 Ces institutions préhistoriques sont atteintes de gigantisme, comme les monstres anlédiluviens, et elles auront tôt fuit d\u2019épuiser les ressources vitules de leur habitat.Ces dinosaures du Z0ième siècle, toujours inassonvis, unt vie grossir leur avoir, en 1968, d'un puids de près de $5 milliards.Le Québee « le privilège de posséder un dynamo nucléaire : su Caisse de Députs ; muts les opérateurs ne maitrisent pus encore le technique de l'utiliser à fond, pour le bien commun.ls ont à peine atteint la maturité requise, pour fabriquer de l'argent, par la simple inscription de chiffres, dans la colonne des dépôts, de celle Banque du Québec.En 1967, ils ont réussi à fabriquer, par accident, un très madeste a ME 18 millions de dollars.En effet, tout chiffre inscrit dans la colonne des dépéts, est une création de nouvel argent, qui peut atteindre jusqu\u2019à dix fois.Le valeur de l'encuisse._ Pour esquiver leurs responsabilités, ils ahandonnent ce travail de rou- fine, mais combien enrichissant, à des financiers pseudo-experts, deus leurs institutions bancaires privées.It incomberu à une autre génération, duns une société encore plus évoluée, de remédier à cet aspect primitif de nos structures financières, pour les adapter aux exigences complèxes d'un Etut nimlerne, J.J.LAJOIE LA PLUS GRANDE ENTREPRISE CANADIENNE D'IMPORTATION DE FRUITS ET LEGUMES Le ministre de I'Industrie et du \u201cCommerce, \u2018Thon.Jean-Paul Beaudry, ne s\u2019est pas fait prier pour mettre littéralement la main: à la charrue, récemment, en compagnie des frères Jean-Paul :et.\u2018 Louis-Charles Routier, respectivement président et vice-président de Courchesne, Larose Ltée.L'occasicn: les fêtes de cinquantenaire de la plus grande éntreprise canadienne d'importation dé,\" à prtatio st} fruits et légumes, 0.\u2018 +\u201c ait, 1 mys ° ci oy A LE BIEN PUBLIC ROBERT CHARLEBOIS, LE GOUVERNEMENT DU AVEC Ro SALON NATIONAL QUEBEC JOUE GAGNANT AU En tirant parti des talents de Robert Charlebois comme patineur et surtout comme compositeur interpréte, le gouvernement du Québec est sir de se distinguer parmi les nombreux exposants du Salon national de l'Agriculture qui se tient du 6 au 16 février à l\u2019aréna Maurice Richard de Montréal.A cette exposition agricole d'envergure, le gouvernement du Québec présente un spectacle audio-visuel destiné à fair .- \u2014 er ri des.A l'issue d\u2019une messe spéciale au Sanctuaire Notre-Dame du Cap, dimanche le 26 janvier, à 11 h.00 a.m., M.le juge Marc Lacoste, Grand Chevalier de l'Ordre Souverain et Militaire de Malte, remettait la \u201cmédaille du mérite\u201d à dix membres de l'Association des Ambulanciers -a composée pour l\u2019occasion.Qu'on se, le dise: M.Lionel Boulet, direc- ' .Vendredi, le 31 \u2018janvier 1969 4 ta LG .1] I re connaître et apprécier davantage les produits québécois.Le spectacle comporte un court film en couleurs, des centaines de diapositives et la chanson-thème \u201cJouez Québec\u201d que Charlebois rendez-vous au Salon national de l'Agriculture pour se renseigner sur le Québec d\u2019une manière agréable.| SA .+00 10 0m 0e 4 eue et we aman a.4 L'ORDRE SOUVERAIN ET MILITAIRE DE To ALTE, AU CAP \u2018 de l'Ordre de Malte' (brigade no 1 de Montréal et brigade no 2 de Trois-Rivières et du Cap-de-la- \u2018Madeleine).Sur la photo, on reconnaît de gauche à droite: M.le juge Lacoste, M.André Michaud, colonel, M.Louis Samson, lieutenant- colonel, et M.Jacques Poulin, major.teur de l\u2019Institut de recher- - : .ches .de l'Hydro-Québec, | l\u2019un des :plus\u2019 brillants ingénieurs: de la: Province a a parlé des derniers-dévelop: .| ta EN a Len \u2014 .; + : pements en science hydro- \u201cinp ELecTRIGITE if électrique devant les mem- * C'EST TOUTE LA.i bres de la presse trifluvien- 'DYFFERENCE: iv ne.Cette réunion marquait a AINE: Cy la pré-ouverture de re Se: SEMAINE NATIONALE , maine Nationale de l'Elec- | DE L'ÉLECTRICITÉ: tricité \u2018du 9 au 15 févri \u2018| pl | pri 4°\" DU 9 au:15/ FÉVRIER "]
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