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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 5 décembre 1969
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1969-12-05, Collections de BAnQ.

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[" 58e année - >> No49 = Troi:-Rivières SE = vendredi, = le 5 décembre 1969 L'ère des pornos A notre époque de licence, rien ne surprend plus; le pire débordement, qu'il s\u2019avoue dans un film, un journal ou un livre, à cessé de surprendre.L'esprit blasé de l'homme moderne ne réagit que faiblement contre la vague d\u2019obscénités qui * l'assaille de toutes parts.De toute évidence, la société, rejetant corsets et gaines, a décidé de se laisser grossir.N'est-ce pas là la suite logique de bien des expériences sociologiques?On réclame pour l'individu de plus en plus de libertés.> méme temps, on ampute le système d'éducation et d\u2019enseignement de tout ce qui oide l'homme à devenir adulte.On émancipe de plus en plus un individu infon- tilisé qui aurait besoin, au- dessus de lui, d\u2019une autorité bienfaisante l\u2018aidant à régler sc conduite.On pousse des corps sans âme à une autodétermination dé sa s- treuse.Le résultat n\u2019est pos joli à voit.Privé du secours de toute philosophie et de toute religion, ballotté sur une mer d'instincts, déboussollé, l'homme moyen se cherche, expérimente, revient de tout pour finalement étreindre la désillusion et fe matheur.Lo littérature et les orts contemporains avouent con- didement cette - faillite de fout un système de libéralisation prématurée, appliqué à une société qui ne sait plus que faire de tent de bien et de fibertés.Selon une évolution prévisible dès le siècle dernier, l'homme a dû se sou- Mettre de plus en plus à lo dictature de l'argent promu Au rang de première valeur.Il a été forcé d'entrer à fond dans le rôle du consomma- feur, ce qui lui laisse tris peu de\u201cpossibilités\u2018 de repos ORGANE DU RÉVEIL TRIFLUVIEN \u201cNOTRE\u201d DEFILE La Société Saint-Jean- Baptiste de Montréal a déploré la campagne de dénigrement dirigée contre elle et provenant de divers secteurs de la vie canadienne: Elle fait savoir que son défilé de juin prochain, pour peu qu'il y en ait un, ne sera pas un défilé à l'esprit sé- poratiste comme le croient certaines autorités d'Ottawa.M est malheureux que certains anarchistes aient cherché à infiltrer les rangs de cette vieille société nationale qui oeuvre depuis longtemps pour le respect des droits des Canadiens français.D'autres sociétés ont été aussi infiltrées par des extrémistes qui se ser- \u2026 Vent.ainsi d'organismes établis, pour en fausser les buts.La Société Saint-Jean- Baptiste n\u2019a pas échappé à ce phénomène, mais ce n\u2019est pas une raison pour la dauber sans ménagements, et surtout, pour l'empêcher .d\u2019organiser son défilé trodi- tionnel à Montréal l\u2018an prochain.Je souhaite que ce défilé ait lieu, dans l\u2019ordre évidemment.La police est là pour y voir, et je ne vois pas pourquoi le défilé de la Sant-Jean-Baptiste disparai- trait parce que des troubles ont eu lieu à Montréal.Les fêtes du Canada français doivent reprendre dans la métropole.Tout défilé était interdit en fin de semaine à Montréal, mais grande permission et grandes mesures de sécurité ont été prises en faveur du défilé de la coupe Grey.Or, aucun désordre n'a été signalé.Le défilé de la coupe Grey ne pouvait être banni car on sait la perte d'argent que cela eut occasionné à nom- \u2018bre de gens.Ce défilé a été un succès complet tant par la beauté des chars allégoriques, que par la discipline de ceux qui y ont parti- - cipé.Le défilé de la Saint-Jean peut se faire sous les mé- mes auspices et les maisons de commerce qui y contribueraient ne seraient \u2018 pas nécessairement des séparatistes, ou ne contribueraient pas nécessairement au séparatisme du Québec.L\u2018on aura noté que, si le défilé de la coupe Grey a été un grand succès matériel ou d'organisation, la représentation canadienne-française y fut plus que mince.Le drapeau du Québec ne flottait pas autant que les autres drapeaux, notamment.De toute façon, les infiltrations de groupements par des éléments indésirables ne devraient pas priver en juin prochain les Canadiens français du défilé de la Saint-Jean à Montréal.L'on n\u2019a qu'à prendre les mêmes précautions que pour le défilé de la coupe Grey qui fut largement un défilé anglo-saxon.Si, comme on le dit, en certains milieux, le Canada frangais fait partie du Canada pour des fins touristiques par exempe, il faut permettre au Canada français de s'exprimer comme on permet au Canada anglo-saxon de se faire valoir.Il faut être juste pour tout le monde et ne pas hypocritement tenter de saper les organismes Canadiens français en prétextant qu\u2019ils peuvent être contaminés par des extrémistes, tout en laissant la liberté à des institutions anglophones de prospérer, en ayant l'air de suggérer qu\u2019elles sont préservées par une espèce de charisme, de toute infiltration.En tout cas, les francophones bien-pensants ' et bien raisonnables, qui ne sont pas des fanatiques mais qui voient clair dans un certain jeu, ne se laisseront pas berner.et de réflexion.Aurait-il lo volonté de se ressaisir que tout un ensemble de facteurs contraires l\u2019empêcheraient de s'arracher à sa litière morale.L'air vicié qu'il respire contribue à l'engourdir.Et d'ailleurs, dans un pareil contexte social, n'est- il pos préférable que la conscience s'endorme tout à fait et renonce à son rôle de témoin et de conseillère.Il y.o seulement quelques décades, une telle désaffection d'un certain ordre moral eut été impenso- ble.Aujourd\u2019hui, il est normal que le citoyen, avec l'air le plus innocent, mette dans son ponier à marché autant de gras hebdos pornographiques que d\u2019aliments \"\u2019préts a manger\u201d.Oh!, ces journaux aux titres prétentieux (Le vice est roi, Minuit, Encore, Flash) ne sont pas bien dangereux a consommer.lls sont plutôt affligeants de bêtise avec leurs nus peu suggestifs reliés à des topos d'une pouffiasse à faire lever le coeur.Si, encore, ces sinistres lieux de la formulation érotique avaient été, au moins une fois, balayés par le souffle d\u2019ozone que constituent un article de pensée, un récit qui se lit, un poème digne de ce nom.Mais non, il n'est jamais arrivé rien de semblable à ces malodorants torchons de fin de semaine.Il semble qu'on ne peut IQ plus rien contre un envahissement dont la pression décourage toute résistance.Les lois ont depuis longtemps prouvé leur impuissance à endiguer le flot d'épaisse pornographie qui submerge les kiosques vers lesquels le promeneur du samedi tend la moin.Le \u2018seul avantage de toute l\u2018affaire est que des individus fermés aux attraits de la connaissance, sont au moins forcés de live ici et ld, entre deux clichés, quelques 1i- gnes d\u2019une prose qui, pour être résolument mauvaise, n'en constitue pas moins un aliment pour l'esprit de cette gent bonne, tout au plus, à consommer.Clément Marchand Courrier de la deuxième classe e Enregistrement No 0475 Port de retour garanti a) 1563,-Royale Trois-Rivières à Le plus bel exemple du \u2018\u2019deux poids, deux mesures\u201d est le défilé de la coupe Grey qui pouvait conduire au désordre mais qu\u2019on:n\u2019a pas interdit pour une question pécuniaire.\u2026 Alors, tirons nous-mêmes nos conclusions.Maurice HUOT Chronique de Rue Notre-Dame, un camion de la maison Co- ca-Cola est arrété.Le chauffeur est absent.Un gars employé au déblaiement de la neige, la pelle négligemment posée, débouche une bouteille, engloutit une et même plusieurs gorgées rafraîchissantes, et se retourne, gêné d\u2019avoir été surpris en flagrant délit de.de.de quoi au juste?.sur chaque caisse du ca mion est inscrite cette invitation à se servir : \u201cPRENEZ UN COKE\u201d! = Un camion-remorque empli de \u201cpitoune\u201d était perdu un matin, vers huit heures, du côté de la rue Notre-Dame.Il a hésité devant la Poste, a continué rue St-Pierre.A quel petit coin de petites rues s\u2019est- il coincé, ne pouvant tourner?Les entrées du port sont-elles suffi- somment indiquées?\u2026 \u201cAm\u2019nez-en d\u2019la pitou- ne.\u201d mais dites au moins où il faut la \u201cga- rocher\u201d! Conversation avec\u2019, un chauffeur de taxi mont- réalais, à l'accent grec : \u201c\u2014Enfin!\u2026 la comédie des astronautes est finie.\u2014La comédie?.\u2014Bien sûr, tout gi, c\u2019est filmé en Alaska, et les gens sont assez naïfs pour y croire.\u201d Voici un grec devenu nord-américain, \u201cle plus gigantesquement\u201d incrédule.\u201csr De l\u2019avis d\u2019un homme distingué (ou qui croit l\u2019être)\"et qui s\u2019y connaît en couleurs, le bas des murs extérieurs du Centre Sportif Marcotte a été peinturé avec de la \u201cchiur\u2019 de s\u2019rin\u201d.la fouine \u2018Page 2 L'Association des Journalistes du Coeur du Québec, tenait une réunion de ses membres, en fin de semaine, au Centre Culturel de \u2018Trois-Riviè- res.À l'issue de ces courtes assises en partie à huis-clos, un nouvel exécutif a été élu.Celui-ci se compose de son président: M.Jacques Laberge, du quotidien local, qui a été réélu.Pour sa part, Mme Claire Roy a été élue membre honoraire.Première rangée (assis) de gauche a ON A PAR z See tem\u201d \u2014 raté ) L'Alliance française ne pouvait connaître un meilleur début jeudi soir dernier, à l\u2019auditorium des Forges: Emmanuel Roblès a parlé de son ami Albert Camus et de sa passion du théâtre.Sa conférence a fait revivre, autour de Camus, toute une époque du théâtre d\u2019après-guerre.Roblès connaît bien son sujet et il le traite avec cet art évocateur et nuancé qui rappelle chez lui l'excellent critique et le grand romancier.La conférence de M.Roblès était la première ex 2 LA Le Club Richelieu de Trois-Rivières, a élu son nouveau conseil d'administration, récemment.Celui-ci, qui sera effectif à partir de janvier prochain, se compose des membres suivants; dans l\u2019ordre habituel: MM.Jean-Paul Duguay, responsable de la campagne de charité, le Dr Philippe Bellefeuille , président; \u2018Maître \u201cde cérémonie, LE DE CAMUS À L'ALLIAN LE BIEN PUBLIC QUEBEC ~~ .droite: M.Gilles Gariépy, président de l\u2019élection et journaliste de Montréal, M.Laberge, Mme Roy, M.Jacques Voyer, vice-président, du poste de T.V.CKTM.A l'arrière (debout) de gauche à droite: MM.Marcel Pelletier, vice-président, André Chamberland, vice-président, Jacques Gingras trésorier, Fernand Gagnon, relations publiques et Jean-Guy Allard secrétaire, représentant les divers postes de l\u2019Association.AB.CE FRANÇAISE | TI d À En\u201d d'une série de quatre auxquelles l\u2019Alliance se propose d'inviter notre Petite élite au cours de l\u2019année.Sur cette photo, de gauche à droite: M.Jean-Louis Longtin et Mme Paul René de Cotret, de l'Alliance Frantaise, M.Emmanuel Roblès et M.Jean-Guy Pilon, un de nos meilleurs poètes, directeur des émissions culturelles à Radio-Canada.M.Pilon a présenté et remercié le conférencier.AD.LE RICHELIEU : NOUVEAU SONSEIL D'ADMINISTRATION 4 0\" Se i À; 0 RTE TE dent, M Pièrre Tacou cire ent, M.Pierre Lacoursière, trésorier, Lucien Ouellette et projets, Robert Champagne.Le président ex-officio est M.François Soumis.L'an- René.Ferron, vice-prési- née prochaine s'annonce donc fertile pour ce club de service dévoué spécialement à d'enfant malhdureuse.A.B, : : - Vendredi, le 5 déce:nbre 19) 4 : mme Les implications socio-économiques de l\u2019Université du Québec à Trois-Ri-ières L'Association des Comptables Généraux Licenciés tenait une intéressante réunion, au Castel des Prés, ces jours derniers.Le recteur de l'Université du Québec à Trois-Rivières, M.Gilles Boulet, était le conférencier invité de ce groupe professionnel.Comme il fallait s\u2019y attendre, le recteur a surtout fait mention des implications socio-économiques de l\u2019Université du Québec à Trois- Rivières.Il a de plus déploré la fuite de nos meilleurs cerveaux vers l'étranger.Le président provincial de l'Association C.G.AM.Robert Motard etson épouse, M.Clermont Dion, secrétaire du recteur, M.Gaston Lavertu, président local étaient à la table d'honneur.Le président-fondateur de cette association est M.Roland Desaulniers, gérant de la cité madelinoise.AB.Le fric inté Pet RER AE AS > H JO - gor ANS resse-t-il les jeunes?VENTE is it \u2019 sous On n\u2019en doute guère! La mine réjouie de cette polie personne % - une pluie de \u201cbillets verts\u201d dissiperait tout doute possible LE égard, s'il en était besoin! Il s\u2019agit évidemment d'arger Torire\u201d et d\u2019une photo de circonstance, daite à l'occasion Cu ne cement récent de la brochure \u201cLe Fric et vous\u201d ou Décors sans douleur, au Centre Educatif et Culturel de Montréal.st un tré d'amusantes caricatures de\u2018 Girerd, \u201cLe Fric et vous à essai sur un mode amusant et facile d\u2019éducation économique : l\u2019adresse des jeunes.On peut en obtenir gratuitement des ex: Ge plaires en engfaisant la.demande: à: la division*de l'éducat on de - cette association, &.44 guest, rue King, Toronto-105e. Æ Vendredi, le 5 décembre 1969 LE BIEN PUBLIC 4 La prodigalité chez les né- M tres at-elle toujours régné?W Je ne sais, je sais seulement 4 que le Canadien français en @ général n'est pas économe.Le M luxe ne lui fait pas peur, cha- 4 cun est en mesure de le cons- # tater.Mais était-ce mieux au- 4 trefois?Dans un vieux numé- ¥ ro des \u201cCahiers des Dix\u201d, M Raymond Douville fait état ÿ des lettres d'un militaire du ré- ÿ giment de La Sarre, Guillau- # me de Méritens de Pradals qui à écrivait en date du 30° juin 1757 à sa famille le passage révélateur que voici sur les moeurs des Canadiens de l'époque: L'on ne voit de fille, écrit de Pradals, qu'elle ne soit chaussée en souliers brodés en or ou en argent; habillées de damas, velours ou autre étoffe de soie.Les Fiz : | én quelques mots UN TEMOIGNAGE souliers coûtent 12 livres, jusqu'à 36 livres la paire.Elles ne sortent jamais de chez elles qu'elles n'aient une cape de bon camelot de Bruxelles, les paysannes; pour les autres, elles sont en soie.Les hommes vont plus simplement, mais les gens comme il faut, sont richement mis, et avec cela tout le monde en général est pauvre parce ce qu'ils mangent trop; quant au paysan il est fainéant, gourmand, ivrogne, paresseux, glorieux et fripon.Le paysan serait riche s'il voulait travailler.On jette le fumier dans la rivière, on ne laboure la terre qu'une fois.etc.\u201d Et voila comment un militaire\u2019qui faisait campagne peu avant la fin du régime français, peint nos gens.EN RELISANT L'HISTOIRE En relisant l'histoire, on retrouve des situations similaires sinon identiques à des é- vénements récents qui se sont déroulés à Montréal.Sous le sixième maire de Montréal, Edouard-Raymond Fabre, eut lieu en effet l'incen- diat du Parlement, acte accompli par une meute de forcenés, inspirés par la passation de l'acte d'indemnité en faveur des Bas-Canadiens, pour les pertes subies par eux durant les troubles de 1837- 1838.Cet acte de vandalisme fit perdre à Montréal son titre de capitale du pays.C'est au cours de cet incendie que 30,000 volumes furent brûlés ainsi que des peintures et archives historiques du- régime français.Fabre dut faire appel à la milice pour rétablir l'ordre.De plus, au cours des élections municipales du 3 mars 1850, il y eut désordres, bagarres et nôuvelle intervention de la milice.Dans les quartiers Saint-An- toine, Saint-Laurent et Sainte- Anne, note Léon Trépanier, des bandes armées stationnèrent pour maltraiter ou intimider les électeurs.Une émeute éclata à la Place d'Armes, des maisons de commerce furent saccagées et, sans la milice, le désordre se fut étendu à tout Montréal.Donc, comme on le voit, l'histoire a tendance à se répéter.Le bris de l'ordre n'a donc rien de nouveau pour Montréal.LA PEUR DU DEPLACEMENT La répugnance de certaines personnes à se déplacer pour trouver de l'emploi explique partiellement le chômage dont elles sont victimes.Que des personnes d'âge mûr hésitent à s'éloigner, on le comprend, mais que des chefs de famille dans la trentaine ne veuillent pas quitter la grande ville pour aller travailler là où ils pourront non seulement rendre service à eux-mêmes mais aux autres, à leur province, là, oñ*fé comprend plis.Ainsi il paraît difficile d'expliquer aux gens de la Côte Nord que des chémeurs battent la semelle sur les pavés de Montréal, quand, à -Sept- Iles et dans la région de Port Cartier par exemple, il y'a plus d'emplois disponibles que de gens pour les occuper et à meilleur salaire.Certains des nôtres aiment -mieux émigrer en Ontario ou dux Etats-Unis quand leurs services sont requis dans leur propre\u2019 province.- Cela est ds- Page 3 par Maurice Huot sez étrange.Peut-être fau- drait-il une propagande plus active pour attirer les chômeurs ou gagne-petit vers des régions du Québec qui sont appelées à un développement important d'ici peu?Dans le passé, beaucoup de gens n'ont pas craint, étant jeunes et vigoureux, d'aller tenter leur chance en des régions neuves et y ont connu le succès et une vie plus épanouie.Comme disait un sage, \"la région ou l'on vit vraiment, c'est celle où l'on gagne sa vie\u201d.L'EXODE DES CERVEAUX La campagne en vue de choisir un candidat à la chefferie libérale va gros train.Les divers candidats cherchent à projeter une image dynamique de leur personne et de leur programme.C'est leur droit strict.Cependant il ne faut accepter comme argent comptant tout ce qu'ils disent.Ainsi, l'autre jour, Pierre Laporte qui brossait un sombre tableau du Québec actuel, devant le club Riche- lieu-Montréal, brandissait la menace de \u201cl'exode des cerveaux\u201d de la province, si on ne réussit pas à créer des emplois intéressants pour nos génies nationaux et nos gens super-instruits.Ce que M.Laporte n'a pas dit, cependant, c'est que l'exode des cerveaux a toujours existé au Québec car nous sommes en pays libre et, quoique ce soit regrettable, il y aura encore de nos diplômés qui se verront offrir plus cher aux Etats-Unis ou ailleurs pour leurs services, si d'autres s'exilent pour des raisons climatiques ou autres.N'habitant pas un pays à dictature, il est impossible de retenir les gens de force s'ils croient pouvoir mieux réaliser leur destinée ailleurs.Certes il faut blämer ceux qui ayant tout tiré du Québec, vont ailleurs porter le fruit de leur savoir, surtout dans le domaine scientifique ou technologique.Mais comment inculquer à ces gens une leçon de patriotisme?Pierré Laporte ne nous l'a pas dit non plus.Sans doute faudra-t-il, pour empêcher cet exode, repenser nos structures économiques, comme le conseille aujour- d'hui Jacques Parizeau, mais ceci est une tout autre histoii- re.Nouveauté Non! spécialisé en théologie.SOMMAIRE DE THEOLOGIE DOGMATIQUE Editions du BIEN PUBLIC Cet ouvrage n\u2019est pas réservé au clergé, Il est à la portée de tous les chrétiens, comme le - Sera Catéchisme et la Catéchèse, qui sont des résumés de la Théologie.En parcourant notre Sommaire de Théologie vous constaterez que, de lecture facile, il vous donne une foule de renseignements sur les questions religieuses discutées autour de vous.Alors, vous serez outillé pour éclairer votre famille, vos amis; vous n\u2019aurez plus honte de votre Foi catholique, devant les agnostiques qui l\u2019attaquent.Car vous serez armé de connaissances pratiques et solides, pour les réfuter victorieusement.Ainsi, la tête haute, vous pourrez lutter dans la grande Armée catholique, pour établir le règne du Christ dans notre patrie.\u201cDans ce temps de crise de la Foi, cet ouvrage ur les âmes droites en quête de vérité, un PHARE LUMINEUX\".(Témoignage d\u2019une autorité romaine).te DTA a.; 5 csoacreresstrencereseneno Sonore cac O On s0 0e eme 0 00000000 Veuillez m\u2019envoyer .exemplaire (s) du volume SOMMAIRE DE THEOLOGIE DOGMATIQUE.Ci-joint un chéque ou mandat de $ .Prix : $4.00, port inclus.Adressez: M.le chanoine G.Panneton, Trois-Rivières, Canada, ou: M.l'abbé Ch.Bourgeois, Lac-Etchemin (Dorchester), P.Q.Canada.ou: LE BIEN PUBLIC, rue Royale, Trois-Rivières, P.Q., Canada.ou: dans les principales librairies.7 - Page 4 LE BIEN PUBLIC Après la marche sur la lune La marche sur la lune est une merveilleuse réalisation de l\u2019intelligence humaine.On ne sait ce qu\u2019il faut le plus admirer: l\u2019ordonnance parfaite du cosmos, ou celle de l'intelligence humaine créée par Dieu; intelligence qui permet à l\u2019homme d'explorer la création avec une minutie jamais atteinte, intelligence capable de créer des machines qui multiplient la puissance humaine dans une proportion extraordinaire.On admire à juste titre ceux qui éonstruisent la capsule et le Lem d\u2019Apollo 11 ou 12, Se poser doucement sur la lune, après avoir voyagé 4 jours dans le cosmos, faire rejoindre dans les espaces infinis deux mobiles minuscules en un point donné, à l\u2019heure donnée, à la minute exacte: voilà qui est extraordinaire.Les progrès fulgurants de l\u2019automation et de l\u2019électronique ont permis cette escalade.M a fallu des milliards et des années de travail, il a fallu l\u2019audace et le courage pour un simple aller-retour sur la lune, qui n\u2019a pu être réalisé que 2000 après Jé- sus-Christ.Mais pense-t-on aux gigantesques programma tions du Créateur, donnant à chaque planète sa course, aux systèmes cosmiques leur mouvement propre?\u2014 à chaque particule de lune sa substance, à chaque cellule vivante de la terre (végétale, animale, lumaine) non seulement la vie, mais le mécanisme de déroulement de cette vie?On peut méditer des heures sur la grandeur de cette Intelligence divine, cause de tout et qui n\u2019est causée par aucune autre intelligence.Et ici, nous voudrions insister sur un point.Les francs-maçons rendent hommage au Grand Architecte de l\u2019univers, lequel (au moins dans les basses loges) est censé désigner Dieu.Mais ils oublient que Dieu est bien plus qu\u2019un architecte.L\u2019architecte fait les plans, veille à la bonne construction.puis il passe a autre chose.Pour Dieu il n\u2019en est pas de même.Si l\u2019on veut des images, je comparerai Dieu aux ingénieurs américains de la NASA.Car même si on admet la création du monde par Dieu, ce que la science et la technique moderne hurlent à nos oreilles de nains métaphysiques, ce n\u2019est pas une création statique, c\u2019est un maintien dans l'être, objet d\u2019une vigilance sans relâche.On pourrait dire: une programmation.La Création est le système gigantesque d\u2019un nombre quasi infini de programmes, depuis ceux de la molécule et de l\u2019atome, jusqu\u2019à ceux des galaxies en passant par le cerveau humain.On a beaucoup parlé des ordinateurs qui règlent le déroulement des opérations spatiales.Mais ce mot est équivoque.Techniquement, un ordinateur est une machine; et déjà cet ordinateur suppose un ordre précis: la machine ne fait pas n\u2019importe quoi au petit bonheur.Ce mot a un sens beaucoup plus noble: l\u2019Ordinateur est celui qui prévoit l\u2019ordre dont la machine n\u2019est que l\u2019exécutante pratique, celui qui a caleulé: le penseur.Et dans ce sens, on voit que P\u2019ordinateur des ordinateurs de la nature n\u2019a pas prévu n\u2019importe quel ordre, mais il a prévu un ordre finalisé.La science moderne observe que les simples descriptions anciennes d\u2019un mécanisme sont insuffisantes.Daus les mécanismes, tout est ordonné à la réalisation d\u2019un but auquel chacun des éléments concourt, à sa place, dans les limites fixées, pas plus qu\u2019il ne faut, autant qu\u2019il faut.Les ingénieurs de la NASA avaient un but: poser des hommes sur la lune, leur permettre d\u2019y séjourner quelques heures et de revenir en un point {ixé dc la terre.Tout fut organisé en fonction de ce but: la mécanique, l\u2019ap- provionnement en combustible, les habits des pilotes, leur place dans la fusée, les télécommunications et jusqu'à l\u2019enregistrement du pouls des cosmonautes, suivi d\u2019Amérique par les médecins.Cependant cette admirable réussite nous parait étre un microcosme, une petite reproduction à l\u2019échelle humaine de la programmation divine\u2026 Car il y a un ordre dans l\u2019univers, des infiment grands aux infiment petits.Et cet ordre est impensable sans un premier Ingénieur, le Dieu créateur.Les Américains viennent de donner une paire de gifles au Marxisme sans-Dicu.En effet, qu\u2019est-ce que le mouvement pur sans un ordre préétabli, sans une fin poursuivie?La science et la technique moderne démentent, par l\u2019observation et, l\u2019expérience, le mythe stupide de l\u2019histoire aveugle et fatale, déterminisme indéterminé, sans origine et sans terme.Les désordres dans le monde ne peuvent rien contre l'ordre que nous venons de constater.Ils sont, au contraire, une preuve de l\u2019existence d'un ordre et d\u2019un Créateur.Allons plus loin: ils sont une preuve d\u2019une Providence qui maintient cette création dans I'étre et veille sur elle, comme les Américains veillaient sur leurs .appareils .Notre époque apporte, sûr ce point, un témoignage cinglant.Au moment où l\u2019hora- me tient compte, scientifiquement, de l\u2019Ordre voulu par Dieu, ce qui lui permet de \u201ccommander a la nature tout en lui obéissant\u201d (comme disait Claude Bernard), a ce moment, il vit l\u2019heure des règlements de compte.L'homme, si précis duns les sciences physiques, a voulu plus que jamais ignorer l\u2019existence du Créateur de l\u2019homme, du Programmateur de l\u2019homme, de Celui qui lui a donné, au sein de son Programme divin, une liberté de manoeuvre inouie.1l a cru pouvoir échapper délibérément, à cause de sa liberté de manoeuvre ct d\u2019initiative, a la fin que Dieu lui a marquée en le créant: l\u2019honorer, le louer, le servir.Alors, la leçon ne s\u2019est pas fait attendre.Au moment où il conquiert la lune, l\u2019homme ne sait plus ce qu\u2019il fait sur cette terre.Au moment ou il prétend diviniser sa nature coupée de la Grâce, cette nature, coupée de sa fin se détruit elle-même par les guerres, les génocides, les crimes, les infanticides, la limitation des naissances, l\u2019empoisonnement des sols, des atmosphères, de la nourriture, la stérilité provoquée, etc.Au moment où l\u2019homme se croit absolument libre, libre de faire tout et n\u2019importe quoi, il tombe dans l\u2019esclavage du totalitarisme moderne: marxiste, raciste, technocratique.Au moment où l\u2019homme refuse d\u2019adorer Dieu, il se jette aux pieds des idoles: l\u2019argent, les vedettes, la drogue, l\u2019action révolutionnaire.Au moment où l\u2019homme rejette l\u2019ordre naturel des sociétés, il tombe dans l\u2019esclavage satanique des puissances visibles et occultes qui se partagent le monde, Nous sommes à l\u2019heure des échéances.Tout se paie.\u201cII ont fui la Source d\u2019eau vive, pour se creuser des citernes crevées\u201d, comme dit l\u2019Écriture\u2026 - Mais Dieu est bon de nous donner, à la même époque, ce clair-obscur: \u2014 une leçon éclatante de l\u2019Ordre de l\u2019Univers, au moment où beaucoup le Vendredi, le 5 décembre 1969 nient: une leçon éclatante de la Finalité de l\u2019Univers créé.une leçon éclatante de l\u2019ordre dans l\u2019Univers hu main et social, démontrée par l\u2019échec lamentable, les contradictions, la folie de ceux qui les refusent, une leçon éclatante de |, Finalité de l\u2019homme, démontré par le ruine de J, nature humaine, quand elle ne veut plus agir conformément à l\u2019Ordre de Pordinateur céleste dont l\u2019objectif est d\u2019accéder au Rivage éternel.Michel Creuzet (Cf.Permanences, octobre 1969, Paris).Les hôtesses d'accueil et les ag ensemble d'hiver aux couleurs vives et gales et, das le printemps prochain, porteront leur costume estival.Ci-dessus, { bronze et casquette assortie; le costume deux chapeau arrondi à bord étroit, de même teinte.au costume se porte avec des bottes cosaques droit à trois boutons.ents-passagers d'Air Canada dévoileront bientôt leur de gauche à droite) la garde-robe d'hiver: le manteau de couleur èces pour dame, 'de couleur rübis et le e manteau;bleu:marine à revers assortis marine ou noirès.Enfin, le:complet à veston Vendredi, le 5 décembre 1969 LE BIEN PUBLIC | y a 450 ans mourait Léonard de Vinci Dès 1469, Léonard de Vinci fut l'élève de Verrocchio, qui lui enseigna la sculpture et la peinture.Son Adoration des Mages, demeurée inachevée, montre les formes humaines comme enveloppées d\u2019un léger voile, dit ssfumato\u201d.En 1482 , il quitta Florence pour Milan, ou il offrait a Ludovic le More ses services d\u2019ingénieur militaire, d\u2019architecte et de peintre.Il participa aux projets pour les cathédrales de Milan et de Pavi En même temps, il poursuivait ses recherches de peintre.Dans la Vierge aux rochers, il atteint définitivement cette transfiguration du sujet par la lumière diffuse qui était l\u2019une de ses préoccupations ma- jeurss.En 1499, pour le réfectoire de Santa Maria delle Grazie, il peint l\u2019un de ses chefs-d\u2019oeuvre, la Cène, où une ordonnance absolument régulière et symétrique est le support de la plus intense émotion.Parallèlement à tous ces travaux, Léonard poursuivait un immense travail d'investigation et d\u2019information pour donner à sa doctrine des bases théoriques.Il prévoyait des publications successives de traités consacrés à la perspective, à l\u2019anatomie, à la mécanique, aux mathématiques, à l\u2019optique, à la balistique, aux fortifications, à l'hydraulique.Seul sera édité son Traité de la peinture (posthume, 1651).A la chute du duché de Milan (1499), Léonard était célèbre dans toute l'Italie.Il se rendit à Mantoue, où il fit le portrait d\u2019Isabelle d\u2019Este, puis revint à Florence, où sa présence allait marquer le début d\u2019une ère nouvelle.Il réalise alors des oeuvres qui auront un retentissement général: le carton de la Sainte Anne et le tableau un peu postérieur, le portrait de Mona Lisa, ou le clair-obscur crée l\u2019unité tonale avec une subtilité inégalable, enfin la Bataille d\u2019Anghiari, fresque dans la salle du Grand Conseil au Palazza Vecchio, qu\u2019il laissa inachevée.Léonard exécuta ensuite le Bacchus, la Léda, connue par des dessins (entre 1504 et 1508) et deux Madones commandées par Louis XII, perdues.On lui confie des travaux d\u2019ingénieur; il conçoit des plans pour détourner le cours de l\u2019Arno.Il revint ensuite à Milan et composa un monument équestre pour-le tombeau de Trivulsce.Après deux années passées à Rome, Léonard pprtit pour la France (1515), où il se livra surtout\u2019 à des études d\u2019architectures pour les châteaux royaux.Léonard de Vinci, qui était l\u2019héritier de toutes les aspirations du Quattrocento (terme par lequel on désigne le XVe s.italien) dans tous les arts, apporta une conclusion géniale aux recherches du siécle, confirmant en peintre la conquéte du clair-obseur et de l\u2019enveloppe tonale la plus subtile, qui eut un retentissement décisif, et donnant en sculpture, en architecture une impulsion nouvelle au besoin d'expression.Ses dessins possèdent tour à tour une précision scientifique et une puissance visionnaire inégalées.Ses écrits, abondants, d\u2019une surprenante variété de'sujets, et souvent d\u2019une qualité littéraire remarquable, ont été conservés pour une large part; mais les cahiers de dessins ont souffert de l\u2019imprévoyance de l'artiste et de l\u2019incurie des héritiers.Dès le XVIe s., Léonard était considéré comme une sorte de \u201cmage\u201d.Malgré tant de créations perdues ou inachevées, la signification de l'oeuvre est immense et le personnage prodigieusement attachant.L'expression du beau immatériel sous la forme d'une poésie symphonique Voilà ce que nous a offert l'Orchestre Symphonique de Québec, lors de son concert au théâtre Capitol.Tous les artistes-interprètes de la symphonie ont vraiment rendu l\u2019art de la musique accessible aux émotions jusqu\u2019à l\u2019extase esthétique des auditeurs, je peux dire Oui, le développe- \u201c LA CROIX-ROUGE TOUJOURS PRÊTE A AIDER ment formel établit par l'Orchestre Symphonique ajouté à la maîtrise géniale du célèbre chef d'Orchestre, Walter Susskind, ainsi qu\u2019à l\u2019exceptionnel soliste du violon, Michael Babin, a révélé aux auditeurs tout un nouvel univers de vibrations! Morawetz, Brahms et Dvroak étaient trois compositeurs bien choisis; Brahms surtout qui écrivit quatre symphonies, nous a rappelé combien il fut partagé entre des préoccupations architectoniques d\u2019essence beethovénienne at des pensées romantiques.Dans ce Concerto,: op.77 de Brahms, Michael Rabin a exécuté les trilles et les passages techniques avec une facilité de virtuose indiquant que PRODIGE il:l\u2019est toûjoürs.et-Que-pourbien étudier son talent développé au maximum, il faudrait interroger la métaphysique, car il a une technique qui \u2018dépasse de beaucoup l\u2019effort naturel.Sa sincérité d\u2019expression nous a unis à son âme qui sait faire vibrer les êtres qui l\u2019écoutent bien; c\u2019est une révélation à tous points de vue! Pourtant, on dirait que chef Michael Rabin, le naturel de l\u2019enfant prodige est pour\\lui une seconde nature et il semble immuable sur ce point comme si la déesse de l\u2019art avait constamment son attention! : La conversation échangée avec Mr.Rabin et Mr.Susskind aprés le concert m\u2019a révélé davantage la valeur psychologique de ces maestros ! CAROLE GELINAS (Le Journal) Page 5 RUSSES BLANGS ET RUSSES ROUGES Pour faire suite à L\u2019HISTOIRE DE LA RUSSIE parue dans notre dernier numéro, il est intéressant de noter qu\u2019au Canada, \u2018 nous avons connu des Russes blancs et des Russes rouges.Depuis le début du siècle, les RUSSES BLANCS ont émigré en nombre au Canada, surtout dans les province du Manitoba, de l\u2019Alberta et de la Saskatchewan, sous le nom de Ruthènes ou Ukrainiens.En 1951, ils étaient près de 400,000, dont 43% de Catholiques.C\u2019est aussi de leur patrie l\u2019Ukraine que sont venus les fameux chanteurs, les COSAQUES DU DON, qui ont donné des concerts dans notre ville.Depuis le début du siècle, les Ruthènes - Ukrainiens immigrés au Canada ont été évangélisés par des Rédemptoristes venus de Belgique et de la Province de Québec et par deux prêtres séculiers canadiens - français, les abbés Sabourin et Jean.Ces religieux et ces prêtres avaient appris la langue slave et adopté le rite oriental.Ensemble ils ont organisé des paroisses, bâti des églises et des écoles, pour ces néo-canadiens, afin de leur conserver la foi catholique, menacée par la propagande protestante et orthodoxe.Ils ont maintenant un évêque ukrainien résidant au Manitoba, S.E.Mgr Hermaniuk, CSSR.Le R.P.Emilien Tremblay, CSSR, originaire de notre diocèse, raconte cette histoire admirable dans son ouvrage intitulé Le Père Deleare et l\u2019Eglise ukrainienne du Canada, édité en 1960.En Russie, les Ukrainiens habitaient la province Ila plus fertile de ce pays: elle produisait du blé en abondance.Depuis la Révolution bolchéviste, les Soviets y ont établi des fermes collectives, selon l\u2019esprit socialiste; conséquence: les paysans ne sont plus intéressés a produire généreusement, sous la férule de l\u2019Etat totalitaire avec ses fonctionnaires rapaces.Depuis quel- -ques années, la Russie est obligée \u2018de venir s\u2019approvisionner de blé au Canada, par millions de tonnes.Ironie du sort: ce sont encore des Ukrainiens, mais établis sur les terres de nos provinces de l\u2019Ouest canadien qui contribuent à nourrir les peuples de leur mère-patrie affamés par les Soviets.LES RUSSES ROUGES sont venus, ces années dernières faire leur propagande dans notre province de Québec.Nous avons admiré les Ballets russes Bolchoi, ainsi que le Choeur de l'Armée rouge; et à l'Exposition universelle de Montréal, la Russie rouge avait installé le plus grand pavillon, où elle a fêté le cinquantenaire de la Révolution de 1917.Si nous apprécions les musiciens (Tchaikowsky, Borodine, etc.), les chanteurs et les ballets de Russie, tout en répudiant l'idéologie communiste et athée qui afflige la Sainte Russie, nous savons bien que le peuple de Russie demeure profondément religieux, malgré la propagande et la persécution des Soviets.Voici ce qu\u2019a constaté un Roumain, échappé des camps de concentration de Russie: \u201cEn matière de religion, les Russes ne sont ni légers, ni superficiels, Qu'ils combattent la religion ou qu\u2019ils la pratiquent, ils s\u2019y donnent tout entiers.Aussi, en Russie, tout chrétien est-il un missionnaire avide de conquérir les âmes; en sorte qu\u2019il n\u2019y a pas au monde de pays aussi mûr pour un travail évangélique fructueux.Le peuple russe est le plus naturellement religieux de la terre, et la face du monde changerait si nous mettions assez d\u2019ardeur a lui porter I'Evangile.\u201d (Cf.RICHAR WURM- BRAND, L\u2019Eglise du silence torturée pour le Christ, Paris, 1969).G.PANNETON, prétre.Depuis le vendredi 7 novembre à | 20 h 00, Radio-Canada diffuse en | direct de la Plaza Alexis-Nihon à : Montréal l'émission de variétés | pour les jeunes Donald Lautrec \u2018\u2019ebaud\u201d, animée bien entendu par Donald Lautrec.Cette émission télévisée au réseau français de Radio-Canada est réalisée en couleur successivement par Jean-Guy Benjamin et Jacques Demers. Page 6 Même si, à la croisée des deux siècles, vers 1895-1905, le hockey était déjà en vogue dans la région de Trois-Rivières \u2014 notre ville était alors représentée par une équipe championne \u2014 ce n\u2019est que graduellement, avec un certain retard, qu\u2019il allait s\u2019introduire, comme sport régulier, sur notre patinoire collégiale.À cette époque, les grands jeux d'hiver, au collège, étaient la raquette, la course en patins et le patinage artistique dit de fantaisie.Durant l\u2019heure de recréation du soir, les internes \u2014 cela faisait comme partie du règlement \u2014 raffolaient de se griser de vitesse, deux, trois, quatre de front, dans un tourbillon rotatif de plus en plus accéléré.Dans l\u2019après- midi des jours de congé, beaucoup pratiquaient le patinage artistique.Le plus brillant des fantaisistes sur patins d\u2019alors était, incontestablement, Jos.Massicotte de Webster, Mass.C\u2019était merveille de le voir exécuter, virevoltant, les gambades et les acrobaties les plus risquées qui nous semblaient prestigieuses.Stimulé par nos applaudissements et cédant à nos instances admiratives il se prêtait de bonne grâce, en quelques pirouettes et entrechats savants, à buriner nos noms sur la surface glacée, en les enjolivant et ornementant d\u2019artistiques arabesques.Rarissimes sont, aujourd\u2019hui, les témoins survivants de ces lointains exploits.À peine pourrions-nous en désigner deux: notre si sympathique et distingué doyen, le Dr Alfred Lachance, de Gardner, Mass, \u201cGentleman Fred\u201d comme on se plaisait à le dénommer, confrère du Dr Jos.Massicotte et originaire, comme lui, de Webster, Mass.Puis le T.Rév.Père Adélard Dugré, s.j., leur cadet d\u2019un an dans ses études collégiales.Après la plus féconde des carrières, après avoir longtemps exercé, à Rome, LE BIEN PUBLIC PRAETERITA les plus hautes fonctions jamais confiées à un Canadien de son Ordre, on le retrouve, aujourd\u2019hui, dans la paix et le rayonnement d\u2019une retraite si hautement méritée, à la Solitude des PP.Jésuites, à Saint-Jérôme.Jos.Massicotte avait non seulement de nombreux admirateurs mais aussi des imitateurs en patinage artistique.Parmi ceux dont la souplesse et les performances se rapprochaient le plus de celles du maître Ernest Turcotte figurait au premier rang.Ses études terminées, il devait entrer au service du Secrétariat d\u2019Etat, à Ottawa, où, longtemps, il fut membre du club de patinage Rideau, fameux et exclusif.Il prit part à maints concours interprovinciaux et y fut médaillé à plusieurs reprises.Outre ses dons de sportif, notre ami Ernest possédait naturellement plusieurs aptitudes heureuses.C\u2019est ainsi, qu\u2019appartenant à une famille de musiciens remarquables, frère de l\u2019abbé J.G.Turcotte, il était, à ses heures, xylophoniste de grande classe, combien de fois joyeusement et fort applaudi, certains jours de fête, à l\u2019occasion de concerts présentés par l\u2019harmonie du collège dirigée alors par le clarinettiste belge Henri Weber.Ce M.Weber était doué d\u2019une virtuosité phénoménale.Je le vois encore battant la mesure tout en jouant de la petite clarinette en mi-bémol, électrisant, pour ainsi dire, sous son magnétisme, les instrumentistes les plus médiocrement novices, les provoquant, sous sa subjugante maestria, à se surpasser, à exécuter, comme par enchantement, sans bavure, les plus compliquées triple-croches de leur partition.Dans les grandes circonstances, il se faisait soliste et envoûtait l\u2019auditoire avec le velouté \\\\_ JOHN DE KUYPEN & FILS (CANADA) LTÉE + BLENDED GIN + DISTILLE.AUIQUÉBEC / per e gin augrand des sons de la grande clarinette en si-bémol qu\u2019il utilisait alors et qu\u2019il maîtrisait avec la même prodigieuse facilité que la petite.M.Weber étuit aussi le directeur de \u201cL\u2019Union musicale\u201d de Trois-Ri- vières, mais c\u2019est au Séminaire qu\u2019il aimait particulièrement exercer ses fonctions, à rémunération purement nominale, disait-on, par considération pour Mgr Richard, le supérieur, auquel le liait une belle amitié, mais, aussi, parce qu\u2019il se plaisait particulièrement dans l\u2019ambiance des jeunes à éduquer musicalement.À ses dons d\u2019artiste Ernest Turcotte joignait plusieurs qualités naturelles qui le rendaient fort sympathique.Bel homme, de stature imposante, d\u2019une distinction et courtoisie natives, il avait tout pour plaire et n\u2019avait que l\u2019embarras du choix des conquêtes faciles à faire.Pourtant, il demeurait célibataire et malgré les instances de ses amis qui lui représentaient combien il serait regrettable que tant d\u2019appréciables et heureuses dispositions ne fussent pas transmises à une légitime et nombreuse descendance, il allait se montrer réfractaire jusqu\u2019à la fin et disparaître, il y a quelques années, vieux garçon non moins endurci qu\u2019impénitent.* * * C\u2019est dans la cour de la vieille école Ste-Ursule, il y a 80 ans, que les petits trifluviens d\u2019alors puisaient leur première initiation sportive, au base-ball en particulier, qui devait se compléter, plus tard, au collège où, à la suite de toute une série d\u2019expériences progressives, échelonnées depuis le St- Jean-Baptiste, le Forestier, le Castor et le Montagnais juniors, on s\u2019acheminait, par promotions successives, si le sujet faisait preuve des dispositions requises, jusqu\u2019à mériter une place sur une des équipes séniors, Castors ou Montagnais.C'était le rêve de tout joueur bien né, désormais chevronné.En ces temps si lointains le baseball était le sport favori, à Trois- Rivières, durant la belle saison.Trois clubs majeurs se faisaient la lutte: l\u2019Amateur, où se groupaient les étudiants universitaires de cette époque, les Frank Peltier, Oscar Ayotte, Emile Turcotte, Rodrigue Dumont et autres, et qui n\u2019eut qu\u2019une existence éphémère, le Richelieu avec les Langlois, Romain, Lassonde, McLeod, Nobert Blais.puis un amalgame des plus brillants joueurs Castors- Montagnais du Séminaire, tour à tôur aux prises avec l\u2019Amateur ou le Richelieu.Toute la gent apor- Vendredi, le 5 décernbre 1969 tive trifluvienne affluait sur le losange du Séminaire, dans l\u2019après- midi du dimanche, pour assister à ces rencontres populaires au cours desquelles s\u2019échangeaient moult paris.L\u2019équipe Castors-Monta- gonais alignait, d\u2019ordinaire, des frappeurs puissants, mais ce qui assurait, souvent, Ia supériorité du Richelieu c\u2019était son lanceur étoile: Albé Romain.Il avait vécu aux Etats-Unis et en avait importé la science du lancer avec courbes.Il était le seul, alors, à pouvoir l\u2019utiliser, ce qui lui permettait de paralyser, pour ainsi dire, les redoutables cogneurs Castors-Monta- gnais, aptes à frapper, en toutes les directions, les balles droites, si rapides fussent-elles, mais impuissants devant les balles courbes décevantes.* * * Ce Monsieur Albé Romain nous inspirait une admiration quasi ré- vérentielle.Externes, après les heures de classe et les jours de congé, nous allions le voir à l\u2019oeuvre, sur les coteaux, à l\u2019heure des pratiques avec ses coéquipiers du Richelieu.Nous l\u2019entourions sur le losange, nous le complimentions et lui faisions la cour pour qu\u2019il nous enseignât les rudiments du savoir lancer.Pour mieux l\u2019amadouer,-pour mieux l\u2019inciter à nous communiquer quelques bribes de son mystérieux savoir, il était réputé grand fumeur de cigares, nous mettions en commun nos petites épargnes pour lui acheter et offrir des cigares \u201cPeg-Top\u201d à cinq sous, n\u2019ayant pas les ressources de lui en procurer de 50 sous, à la Churchill.Souriant, il les emmagasinait dans ses poches.Nous n\u2019avons jamais su s\u2019il fumait cette pacotille.Puis, condescendant, débonnaire même, il nous enseignait patiemment à lancer des courbes à droite qu\u2019il appelait \u201cin-shoots\u201d, à gauche, \u201cout-shoots\u201d, des balles tombantes, \u201cdrop-balls\u201d, en tire- bouchon, \u201cscrew-balls\u201d et tout un assortiment de trucs savants.Nous en étions médusés, ravis.Comme on le voit, à cette époque, le vocabulaire de base-ball, importé des - Etats-Unis, était anglais.On disait couramment: catcher, pitcher, first-base, short-stop, left-field, etc.C\u2019est quelque années plus tard que Pabhé Etienne Blanchard, sulpicien, novateur en ce domaine, allait prendre l\u2019initiative d\u2019une francisation heureuse de la plupart des termes de \u2018ce jeu avet un Lexique spécial aux pages divisées en deux colonnes: \u201cCe qu\u2019ilne \u2018faut pas dire\u201d et \u201cCe qu\u2019il\u2018faut dire\u201d, lexique appelé à jouir d\u2019une grande vôgue et.d'une large diffusion.\u201d 3 Be MARCOTTE, ptre Mie \u201cRêliiement); Ver-lredi, le Ssdécembre.1969 Pour souligner la conclusion de son récent stage, le Service de Préparation au Mariage, section de la Cathédrale, avait organisé une réception spéciale 4 la \u2018Marina de Trois=Riviéres, ces jours derniers.Le conférencier pour la circonstance était M.Gaston Pérusse, spécialiste en réception et propriétaire de la Gastonnière.Celui-ci a traité surtout de l\u2019art de recevoir des invités Les o DE.i poi ny.RE = H Pla eu § frond Fl H E03 al de wm § 4 mas 0 555 a | Rn Le EN pee -R : j Es ue ny + va pe on \u201c= = Re | = > Ee Rar C'est en vertu d'une loi sanctionnée le 12 août 1967 que la Bibliothèque Saint-Sulpice de la rue Saint-Denis à Montréal est devenue la Biblio- - thèque Nationale du Québec.Cet établissement est ouvert à tout chercheur de plus de 16 ans, qu il soit de Montréal ou de l'extérieur; on n\u2019exige pas de carte d'abonnement: \u201cLes collections de la Bibliothèque Nationale s\u2019alimentent aux fonds Pendant quelques jours, le public des Galeries d\u2019Anjou à Montréal a:pu visiter une exposition - de livres \u2018sous l'égide du ministère des Affaires culturelles du\u2019 uébec.Cette présentition\u2019 audio- : Lance WW eR Tee tl , » - .- L'ART DE RECEVOIR SES INVITES LA BIBLIOTHEQUE NATIONALE DES QUEBECOIS | UN PAVILLON OÙ LES LIVRES S'ANIM visuelle d'oeuvres littéraires québécoises avait \u201cprécédemmerit constitué la participation officielle .at Kc) livre & Nice (France) en juin\u2019 dernier.LE BIEN PUBLIC PR j ÿ à Sl ~ A Cl 777) FY w APE ie + xy a PI ret pour toutes les circonstances.Avant cette réception, un mariage authentique fut célébré.C\u2019est pourquoi, à l'issue de cet événement exceptionnel, nous pouvons voir; de gauche à droite: M.Rodolphe Boivin, Mme Benoit Sauvageau, Mme Louise S.Boivin, le-nouveau marié M.et Mme Robert Boivin, Jean-Marc Biron, ptre, Mme Rodolphe Boivin.A.B.& Pa Tr lp > 1 ] .° PY 3 2 x A pui «- » = .@æ - .+ ( ] + a 94 | a Eu ! ox MEE car pre NEE CRE étranger et canadien.On garde des ouvrages anciens, de nombreuses brochures, tous les périodiques québécois, des microfilms, des publications officielles, des documents spéciaux.Il s\u2019agit essentiellement d'un établissement pour la conservation et la diffusion de l\u2019imprimé québécois (Laurentiana).Les lecteurs et'les chercheurs y trouvent de vastes salles de travail.(O.LP.Q.) ENT du Québec au Festival international du 1 Page 7 Revalorisation de territoires à économie marginale 1 Le gouvernement du Québec a décrété la fermeture de onze localités de la péninsule gaspésienne, et la reloca- lisation de leurs populations dans des centres urbains mieux organisés et plus progressifs.Cette intiative est une expérience pilote, car si elle.donne les résultats souhaités, d'autres territoires seront également termés à travers le Québec pour être rendus à la nature selon un projet de planification forestière et industrielle.Quand ces territoires auront été reboisés, ils pourront de nouveau être mis en voleur.par l'industrie forestière.Dans les localités, qui font 2 .or ER re, l'objet de la présente mesure gouvernementale de fermeture et de relocalisation, ni lo terre, ni le bois, ni le camionnage, ni le commerce ne font vivre la population.A Saint- -Paulin-Dalibaire (Matane, il n\u2018y a plus qu'une seule ferme (1) dans un village où lo plupart des 300 chefs de famille vivaient jadis de lo culture.A Saint-Thomas-de- Cherbourg (Matane), il n\u2018y à plus qu'un petit \u2018\u2019moulin à scie\u201d (2) sur au moins une dizoine de scieries qui ont connu \u2018des jours prospères.Dans d'autres localités de la Gaspésie, il ne reste plus que le camionnage (3) pour assurer lo subsistance d'une moain-d\u2018ouvre remplacée presque partout par la machine; bientôt, les camionneurs devront s\u2019installer ailleurs.A Saint-Jeon-de-Brébeuf (Bonaventure), même le magasin général ne fait plus vivre le marchand qui, par surcroit, comme dans les autres localités à économie marginale, f atcrédit aux nombreux citoyens vivant uniquement de l\u2019assistance sociole.Grâce à l'O.D.E.Q.cependant, la population de tous ces territoires pourra connaître des jours meilleurs.La mesure de fermeture et de relocalisation s'inscrit dons le cadre d'un vaste programme de revalorsation de la personne humaine et des régions improductives.Un demi-milliard de dollars seront ainsi insuffiés à l'économie des régions défavorisées du Bas Saint-Laurent au cours des prochaines années.sur la rive sud maisons EE mobiles ROUTE MARIE-VICTORIN (les 40) NICOLET Le plus important centre du genre ais de Trois-Rivières à Nicolet Tél.: 293-5950 Pour tous vos problèmes d'assurances-vie, salaires- maladie, ou fonds de penon, - Consultez-moi La Société des Artisans REGINALD DUBOIS Tél Bur.373-8311 Tél.Rés: 375-0184 Coopérative d'assurance-vie \u2018 Page 8 LE BIEN PUBLIC fn potinant .Les investissements pleuvent drus Quoiqu\u2019on dise en certains milieux fréquentés surtout par un alarmisme de commande, les investissements pleuvent drus sur notre chére province.Cette semaine, on nous annonce la construction d'une usine de $3.5 millions à Drummondville (C.I.P.et System Homemakers) de $125 millions dans le nouveau Québec, à la frontière du Labrador.Il se passe ainsi peu de jours que la presse ne publie de ces bonnes nouvelles.On construit sans relâche au pays de Québec.|| faudrait être d'un absurde parti-pris pour nier la prospérité qui se POUR VOS ASSURANCES eo Automobile e Accidents e Responsabilité e [Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières fait jour un peu partout.Nos gens travaillent et se tirent assez bien d'affaires.Ce qui n'empêche pas les statistiques de nous accorder le plus fort pourcentage de chômeurs de tout le pays.On est content d'associer cette peu enviable supériorité au nom du Québec.Ce que l\u2019on ne dit pas, c'est que, par tous les moyens, on aide les chiffres; vous comprenez! Si la majorité des fermiers de l\u2019ouest s\u2019inscrivaient comme sans-travail par exemple, hiver comme été, il est probable que nous cesserions d\u2019employer la cave, au point de vue de l'emploiement, vous comprenez encore mieux?© L'Ontario dépasse maintenant le Québec pour le nombre d'accidents mortels Le Québec qui était bon premier pour le nombre de morts enregistrés à la suite d\u2019accidents de la route a été dépassé par sa voisine de l\u2019Ouest, l\u2019Ontario, au cours des six premiers mois de l\u2019année 1969.Aussi étonnant que cela puisse parai- tre, c\u2019est ce que révèle le Conseil canadien de la sécurité routière dans son sommaire des accidents de la route au Canada pour les six premiers mois de la présente année.Au cours du premier semestre de 1969, le Québec a enre- André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agrées 857, rue St-Pierre Case postale 1464 Tél.: 378-4831 gistré 597 accidents mortels, comparativement à 612 en Ontario.e Investissement de $130 millions: la transcanadienne entre bernières et la frontière Le tronçon de 177 milles de la Transcanadienne entre Bernières, dans la circonscription de Lévis, et la frontière du Nouveau-Brunswick, représente un investissement de $130 millions.La section de 44 milles maintenant ouverte à la circulation entre Montmagny et Bernières coûte à elle seule près de 40 millions.tère de la Voirie évalue à environ 90 millions la section de 133 milles qui sera livrée d'ici trois ans et qui comprend les tronçons de: Montmagny- Sainte - Anne - de - la - Pocatière, 375 milles; Sainte-Anne-Ri- vière-du-Loup, 35 milles; et Rivière-du-Loup-Frontière-du- Nouveau-Brunswick, 61 milles.Prêt pour la construction d'un foyer d'hébergement pour personnes âgées à La Pérade, comté de Champlain Un prêt de $474,960 est consenti au Foyer de La Pérade Inc, pour la construction d\u2019un foyer destiné à l'hébergement de personnes âgées à La Pérade, comté de Champlain.Cette nouvelle a été communiquée récemment par M.Robert Lussier, ministre des Affaires municipales et responsable de l\u2019application de la Loi de la Société d'habitation.© Le dôme géodésique le plus célèbre est sans contredit la Biosphère, ex-pavillon américain d\u2019Expo 67, mais il en existe plus de 5,000 autres dans le monde.Ils vont de la maison de leur inventeur, Buckminster Fuller, jusqu'aux salles de spectacles et aux stations de radar, Le minis- _ Vendredi; le 5 décembre 1969 Une enquête pas concluante mais.La Compagnie des Jeunes Canadiens n'a jamais depuis sa fondation, tant fait parler d\u2019elle que maintenant, alors que ses structures sont remises en question, en même iemps que le comportement de ses membres.Depuis quelque temps, un comité parlementaire s\u2019est lancé dans une tâche presque impossible, celle de déchiffrer le méli-mélo d\u2019un organisme qui vit avec les argents du gouvernement, mais qui se conduit indépendamment du gouvernement.Le secrétaire d'état, M.Gérard Pelletier, dans son témoignage devant la commission parlementaire, semble d\u2019accord pour une revision de la loi qui est à l\u2019origine de la fondation de la CJC.Il avoue lui-même que la Compagnie jouit probablement d\u2019une trop grande indépendance.Un des témoignages les plus éloquents faits devant le comité de la radiodiffusion, responsable de l'enquête, a constitué une charge morale accablante, à notre avis, contre la Compagnie des Jeunes Canadiens.Il s\u2019agit de celui de M, Guy Beaugrand-Champagne, expert en animation sociale, qui est venu affirmer que l\u2019action de la CJC est une version tronquée de l'animation sociale, du moins au Québec.Selon ce témoin, certains membres de la compagnie n\u2019auraient pas la compétence nécessaire pour s'acquitter de leur tâche, A partir du témoignage de cet expert, on est en droit de s'attendre à ce qu\u2019on s\u2019attarde en haut lieu au mémoire du conseil municipal de Trois-Rivières, sur l\u2019action de la \u2018CJC dans notre ville.Son membre le plus actif, M.Marcel Desjardins, voit \u201cla compétence et l\u2019objectivité de son action\u201d mises en doute par les autorités trifluviennes qui le rencontrent trop souvent, à leur gré, sur leur chemin.Cette enquête parlementaire ne permettra probablement pas, à ce qu\u2019il semble, de porter des accusations qui mériteraient la mort des Jeunes Canadiens.A moins, bien sûr, que d\u2019éventuels témoignages viennent les charger davantage.\u2018Cependant, l'expérience tentée est loin de se révéler probante des meilleures intentions, et il n'y a plus aucun doute que le parlement devra revoir la loi qui a donné naissance à la CJ.C.Jules Héroux (Sur les ondes de CJTR) Le nouve jeu-questionnaire La paire gagne est présenté aux tél spectateu 22h 20, après la Soirée du hockey.Cette émission, réalisée par Yves Dumoulin, est animée par Miss Radio-Télévision 69 Juliette Huot et { i Gis wend é.du réseau français de Radio-Canada le mercredi soir à Jacques Houde.LES NOUVELLES locales régionales nationales 3 internationales\u2018 ; sportives SOYEZ LES MIEUX RENSEIGNÉS SOYEZ RENSEIGNÉS LESPREMIERS = : \u201c 87h30 am.\u2014 12h30 pim.\u2014! 6h.pim.\u2014 11h.p.m, : "]
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