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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 9 janvier 1970
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1970-01-09, Collections de BAnQ.

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[" 58e année = Nos 1 et 2 RS Trois-Rivières === vendredi, le 9 janvier 1970 44321 1, | Comme les chefs d\u2019état, le président + la C.S.N., M.Marcel Pépin, a passé revue les faits saillants de la derniére «cennie.Celui qui dirige en notre pro- .nce un véritable empire du travail s\u2019est @ \u2018it satisfait des gains imortants réalisés M ar l\u2019élément ouvrier aux dépens de l\u2019em- yeur.Sous l\u2019effet de la promotion adicale, l\u2019employé a pu enfin relever la « Il ne tremble plus devant le patron ii se voit obligé de tempérer grande- nant son autorité et ses exigences en mê- lin temps qu\u2019il paie des salaires à la limite Ÿ \u2018 ses moyens.Ce n\u2019est pas si mal en dix :ns; ce renversement des rôles, rapide au- j tant que complet ne cesse d\u2019étonner.Pourtant M.Marcel Pépin est in- # quiet.Oui, le président de la C.S.N., fort des points acquis, craint pourtant pour Ÿ \u2018avenir; il envisage la prochaine décennie avec pessimisme, Il est forcé d\u2019admettre \u2018ue la montée du syndicalisme sera difficile à maintenir, du moins à ce rythme de \u2018conquêtes qui essouffle l\u2019économie.Dans cette optique, il évoque le spectre du chômage et le boomerang inflationnaire, deux fléaux capable de mette un frein à la puissance revendicatrice des syndicats.Les objectifs de la C.S.N.restent cependant les mêmes pour les prochaines garantie de travail à plein temps, gel des prix seront l\u2019objet d\u2019une intensification des moyens susceptibles de provoquer une épreuve décisive des forces.Selon la thèse de M.Pépin, le syndiqué québécois deviendrait rapidement le plus avantagé au monde: les heures de travail les plus courtes, le plus grand nombre de congés payés, le: plus hauts salaires, les plus grands avantages marginaüx deviendraient son lot.: Ce résultat est déjà pratiquement acquis, du moins dans le secteur de la fonction publique, à tous les niveaux, lequel secteur n\u2019ayant cessé de s\u2019agrandir an - = À ORGANE DU RÉV dix années.Augmentation des salaires, _ =7 EY din JE PESSIMISME DE M.MARCEL PEPIN depuis la poussée technocratique de la révolution tranquille.Il reste que les exigences du syndicalisme n\u2019ont pu s\u2019imposer avec autant de décision dans le secteur de l\u2019industrie et du commerce où sévit, un niveau international, l\u2019influence régulatrice de la concurrence.La pénétration grandissante des produits étrangers sur notre marché est une conséquence inévitable des conditions de plus en plus difficiles dans lesquelles évolue notre économie.La cherté de nos produits leur dénie toute présence concurrentielle sur les marchés étrangers.De là, le ralentissement de notre production manufacturière et l\u2019empêtrement de notre commerce qui cherchent un peu partout dans le monde des clients récalcitrants, parce qu\u2019habitués aux plus grands avantages.M.Marcel Pépin ne se sent pas à l\u2019aise quand il pense à tous ces phénomènes nés de la logique des faits.Il n\u2019est pas sans savoir que le syndicalisme, dans son évolution récente, en est arrivé au point où sa force trop grande risque de briser l\u2019équilibre économique et de plonger le Québec dans le marasme financier.Tout comme les autres centrales, la C.S.N., à force de gains et de privilèges, devient rapidement un pouvoir antidémocratique que la tourbe des gagne-petit évoluant à découvert devra affronter, si elle veut éviter que le syndicalisme accentue davantage l\u2019écart entre les grands et les petits salariés, entre le fort et-le faible sur le plan économique.Ne pas dépasser les bornes serait en quelque sorte le seul préservatif à la portée du syndicalisme, mais, en même temps, peut-être, la négation de son utilité pratique et immédiate aux yeux de ses adhérents privilégiés.Qui ne voit que le pessimisme de M.Marcel Pépin est loin d\u2019être sans fondement?Clément Marchand Dans.ce numéro.En quelques:mots \u2026.\u2026\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026\u2026\u2026.seereenes page 3 Trois-Rivières 1970 .\u2026.\u2026.\u2026\u2026.uecresersereraneuse André\"Suarès qui fut l\u2018un des grands de son époque .cccceeeennnn.a\u2026\u2026socccu0ae00000 vaccencasescu0o san0s0acrceev00n0 0200000 00000100 Souhaits .cessera 4 IL TRIFLUVIEN deuxième classe ° Enregistrement No 0475 Port de retour garanti ° 1563, Royale = Trois-Rivières Malchelosse, héritier de Sulte et trifluvien de coeur Il s\u2019est éteint le 16 décembre dernier à Québec, à l\u2019âge de 73 ans.Malade depuis un an, il avait dû se soumettre à une intervention chirurgicale le printemps dernier.S\u2019étant remis quelque peu, il vaqua du mieux qu\u2019il put a ses occupations tout l\u2019été.La Société des Dix et la bibliothèque de l\u2019Université se partagèrent jusqu\u2019en octobre ses activités réduites.C\u2019est alors que son mal empira.Le nom de Gérard Malchelosse appartient à l\u2019histoire littéraire de notre pays.Historien sagace et consciencieux, il s\u2019était livré durant toute sa vie à un labeur incessant de recherches dans nos archives.Il fait autorité pour tout ce qui touche le Régime français.Très jeune, Malchelosse avait connu Benjamin Sulte, l'historien de Trois- Rivières dont il devint plus tard l\u2019héritier spirituel.Il fut à même de consulter l'immense documentation accumulée par Sulte au cours d\u2019une vie laborieuse consacrée à l'histoire.De partout on le consultait sur le passé trifluvien.C\u2019est ainsi que le nom de Gérard Malchelosse se rattachera toujours à celui de notre ville.Presqu\u2019à l\u2019égal des Tessier, Douville, Biron, Vaugeois et Lacoursiére, il connaissait chaque phase de notre passé si pittoresque et haut en couleurs.Tout der- niérement encore, on le consultait en vue d\u2019une continuité sur les vieilles Forges qui débutera cette année à l\u2019écran de Radio-Ca- nada.Gérard - Malchelosse possédait une nature attachante.Sous des dehors parfois bourrus, il cachait un coeur d\u2019or et une sensibilité qu\u2019un rien pouvait froisser.Attaché à ses amis, il était toujours disposé à les écouter, à les aider, même à les servir.La Société des Dix, .pour une, bénéficia large- \u2018ment de ses soins attentifs et cela depuis sa fondation: Malchelosse laisse des papiers abondants et une bi- bliothéque de livres canadiens dont la richesse et la diversité vont de pair avec la rareté.Il est heureux que l\u2019Université Laval devienne le dépositaire de ce précieux trésor.Avec Gérard Malchelosse, le continuateur de Sulte, le chercheur minutieux et infatigable, disparaît un témoin précieux de notre histoire.À certains égards, sa perte est irréparable.C, M.Enilogue De ces temps-ci; sans qu'il y ait lieu de s'en.réjouir, Trois-Rivières fait les manchettes, toujours pour les mêmes motifs, hélas.S'il n'y a.pas de sots métiers, il taut également admettre qu'il n'y a pas de commerces malhonnétes, si l\u2019on pense qu\u2019une ville, prototype même de la moralité, a pu profiter de la prostitu\u201d tion.EEE C'est pourtant le cas de Trois-Rivières la prude qui, depuis fort longtemps, empochait chaque année des milliers et des milliers de dollars provenant des petits dessous des prostituées.Pour boucher un trou dans les dépenses, lo ville n\u2019hésitait pas à prélever en douce ce genre d'impôt sur le vice; Cette constatation pour le moins surprenante se détache en effet des considérations formulées par la Commission de police dans son rapport faisant suite à l\u2019enquête sur la prostiution.Souvent arrêtées pour racolage les prostituées, bien connues de la police, pouvaient reprendre leur liberté et en même temps leurs activités moyennant un cautionnement de $100.00 chacune, lequel était subséquemment déclaré forfait et versé au trésor municipal.C'est donc une intéres-, sante source de revenus qui\u2019 disparaît avec ces coution- nements \u2018\u2018soufflés\u201d\u2019.On voit maintenant pourquoi, dans ses prévisions budgétaires pour l'année 1970, la ville se voit coincée entre un emprunt ou une augmentation du taux de lo taxe.C.M. LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 9 janvier 1970 Page 2 arts et lettres * 1724 à l'été = TERY] 2 Le soprano Louise Lebrun n la société Radio-Canada au de l'O.R.T.F., aux Champs-É de se rendre en Yougoslaviepar les Jeunesses musicales le pianiste Louis-Philippe Pol ticipé à la tribune des jeune musicaux, organisée par le Conseil international de la musique de l'UNESCO à Paris.@ Francine Racette, comédienne de Montréal, tient le rôle de Hilda dans Le diable et le bon Dieu, de Sartre, sous la direction de Gecrges Wilson, au T.N.P., à Paris.M Le véridique procès de Barbe-Bleue, pièce en un acte de Louis Pelland, créée en 1962, à été traduite en espagnol, en anglais, en néerlandais et bientôt en turc, à Ankara ou Istanbul; elle a été jouée à la radio en Belgique, en Suisse, au Luxembourg, en Argentine; montée à Paris ou Théâtre Saint-Georges et publiée par l'Avantscène.M Dans la collection des Poètes d'aujourd'hui, chez Seghers (section chanson), Gilles Vigneault vient de pa- music-hall raître; on a également lancé son qua- se rendre en URSS et en tridme microsillon en France sous le for, rex Leclerc a donné une série de tite Du milieu du pont.8 Le poète réditals d'une heure sans entracte au Jean-Guy Pilon a reçu deux prix litté- Théâtre de la Ville de Paris; très grand raires en France à une semaine d'inter.succès.À cette occasion, pendant deux valle.Il s'agit dans le prentier cas, du semaines, deux fois par jour, il arépondu prix Louise-Labé, | une des trois grandes à l'antenne de l'O.R.T.F.aux questions récompenses françaises pour la poésie; sur le Québec de concurrents à un con- en second lieu, du prix France-Canada, cours dont les quatre gagnants feront doté par le ministère des Affaires cultu- un voyage avion de deux semaines au relles.@ A la galerie Moulfe, 3 Paris, A i illera n Chateau de Blois vous accueillera Le Sheraton re ST Fine LA 3 LS SF EV représenté l\u2019ordre habituel, M.Roger Vendredi, le 9 janvier 1970 a LE BIEN PUBLIC gn quelques mots | sss AH, CES MODESTES L'on dit comme cela qu'il faut donner le bon exemple.Mais à y songer sérieusement cette affirmation répétée à satiété n'est-elle pas pleine de périls?Songeons que ce que l'on croit être de bons exemples peuvent parfois produire les plus mauvais effets, pour la simple raison que souvent, le disciple n'a pas l'étoffe qu'il faut pour suivre le maître et qu'il risque en suivant ce dernier, de réaliser une mauvaise copie et de se décourager dans le processus.Au Canada, combien Papineau n'a-t-il pas engendré de fanfarons! Combien Sir Wilfrid Laurier et Henri Bourassa n'ont-ils pas engendré d'orateurs au style ampoulé et boursoufflé! Combien un Dollard des Ormeaux n'a-t-il pas suscité chez nombre de jeunes le don quichotisme, sans compter la kyrielle de saints admirables mais inimitables qui ont engendré une théorie de faux dévôts, de consciences faussées.Combien d'originaux aussi ont trouvé de malheureux imitateurs qui se sont égarés dans les pires DES NOIRS AUX Frederick Andrews, du Wall Street Journal à écrit un trés intéressant article sur les efforts de la Chase Manhattan Bank, propriété de Rockefeller, pour employer des Noirs, Porto-Ricains, et autres gens de couleur recrutés dans les ghettos de la métropole «- mericaine, L'on a beaucoup besoin de personnel clérical dans cette grande banque, mais 1'entrai- nement de ce nouveau personnel, la lutte contre les préjugés de certains employés parmi les Blancs, sont des pro- lèmes que souligne Andrews et que doivent résoudre les Qutes autorités et le personnel de cadres de la banque.ÿ à environ sept ans que la hase Manhattan Bank travaille à recruter des Noirs dans les quartiers où vivent des gens à bas revenus comme Harlem, le Bronx et Brooklyn.Les Noirs composent Maintenant 30 p.c.des 18,000 LA NEIGE Au moment où j'écris ces lignes, il neige à plein ciel du ehors.C'est le temps de pousser le cri du poète: \u201cAh, su Comme la neige a neigé\u201d.aberrations parce qu'ils n'avaient ni le tempérament, ni le caractère, ni l'intelligence, Pour suivre leurs modèles en art, en philosophie, en littérg- ture ou en sciences.Plus proches de nous combien de jeunes se sont enflammes au rappel des gestes de nos héros de 1837, sans tenir compte du contexte immédiat où Chénier et les autres vivaient et surtout sans tenir compte de l'ambiance politique et économique actuelle.La Rochefoucauld disait que les vertus sont \u201cfrontières de vices\u201d; et que \u2018les exemples sont des guides qui peuvent nous égarer.\u201d \u201cNous sommes si remplis de fausseté que nous nous servons pas moins des exemples pour nous éloigner du chemin du bon sens que pour le suivre\u201d.A ce brin de philosophie, l'on peut ajouter aussi que de forts mauvais exemples ont pu sauver quelques-uns en Agissant comme repoussoirs.Le difficle mais le meilleur ne serait-il pas de tenter en somme d'être soi-même après avoir connu ses limites?COLLETS BLANCS employés de la banque alors qu'en 1963, les Noirs ne for- \u2018maient que 8 p.c.des travailleurs de cette institution financière.Andrews fait aussi remarquer que cet effort de recrutement n'est pas dû qu'au seul sens social des dirigeants de la Chase Manhattan Bank, bien que ce sens existe, n'en doutons pas, mais aussi, parce que cela répond à une impérieuse nécessité, beaucoup de jeunes Blancs ne se contentant plus de faire carrière derrière les comptoirs des banques mais aspirant à décrocher des emplois encore plus hauts par la fréquentc- tion de cours spécialisés.Des programmes d'entrai- nement payés par la Chase Manhattan préparent les Noirs recrutés à remplacer les Blancs dans les divers échelons inférieurs de la cléricature bancaire.Ce cri, notre confrère Maurice Archambault chargé de .communiquer les variations du temps aux lecteurs de Montréal-Matin, le pousse non Page 3 par Maurice Huot sans ironie & chaque fois qu'il neige sur Montréal.Ce brave Maurice, notre Proust national, ne manque jamais son effet quand il invoque la Muse qui inspira les Nelligan, les Lozeau, et autres poetes qui ont su si bien chanter l'hiver canadien.Au sujet de la neige j'entendais ces jours derniers un quidam souhaiter que la technique en arrive un jour à empêcher la neige de tomber sur les grandes villes.Ce quidam parlait d'un projet, pa- rait-il, rêvé par des savants qui, je ne sais à quel coût fantastique, créerait une ceintu- SUR UN MIRACLE S'il est une lecture que je puisse recommander, c'est bien le \u201cDieu existe, je l'ai rencontré\u201d d'André Frossard, le brillant chroniqueur du Figaro de Paris, qui dans son style si compact, si pur, et si humoristique, porte témoignage au Catholicisme qu'il a embrassé dans des circonstances se rapprochant de la conversion de Paul de Tharse.Dans ce livre édité chez Fayard, le journaliste Frossard raconte sa jeunesse et le milieu où il a vécu pour bien démontrer que rien ou si peu de choses le destinait à coller à la Foi catholique romaine.L'auteur prouve ainsi que Dieu l'a choisi sans aucun mérite personnel, dans une gratuité parfaite, comme nous tous d'ailleurs qui croyons, La conversion de Frossard s'apparente encore à celle des grands convertis modernes tels Louis Veuillot, le général Foch; Stern, Schwob, .et tant d'autres connus et inconnus.re de chaleur artificielle & la périphérie des grands centres, grâce à l'énergie atomique, unie espèce de rideau qui ferait fondre la neige avant qu\u2019elle ne touche le sol.Je n'ai pas poussé plus loin.fe me suis contenté d'entendre les partisans de le Florid:: e! Jde la Californie qui s'en vrnt tout simplemen: aux pays de soleil pour échapper aux rigueurs pourtant tonifiantes de l'hiver canadien.Moi, je n'envie nullement ceux qui vont chercher l'été au lcin.J'aime bien mon hi- vur cenadien.avec ses inconvénients, comms avec ses cvaniages.La conversion de Frossard a l'apparence d'un miracle et je crois que cela en fut un, miracle spirituel éclatant, lequel a changé, comme il l'exprime, toutes ses habitudes et jusqu'à sa façon de penser, de voir le monde.En publiant cet ouvrage, Frossard n'entend pas se hisser sur le pavois, mais sans doute payer un peu la dette de reconnaissance qu'il doit à Dieu par le récit de sa vie an- - térieure à sa conversion, pour mieux faire éclater celle-ci par contrastes.Quant à moi, \u2018Dieu existe, je l'ai rencontré\u201d est le livre qui, en 1969, m'aura apporté le plus de joie profonde, de joie sérieuse, si je puis m'exprimer ainsi.À de vieux catholiques dont le miracle aura été de conserver leur Foi pendant de nombreuses années, le livre de Frossard apporte un véritable regain de jeunesse spirituelle.Ce qui ne gâte rien, au contraire, ici l'art d'écrire est nettement au service de la vérité.François Mauriac et le renouveau liturgique François Mauriac est l\u2019un des signataires du mémoire envoyé au Pape \u2018Paul VI, demandant de conserver le latin à la messe.etc.Agé de 84 ans, il nous livre ses réflexions sur le renouveau liturgique.Paul VI.J'écoute pour la première fois à la radio le nouvel \u201cOrdo Missae\u201d, qui d'abord me déconcerte, mais je me reprends aussitôt.Cet ordinaire de la messe, tel que le voilà, nous est proposé par Il en assume, en quelque sorte, la paternité.Ce serait absurde d'être avec le Saint Père chaque fois que ses paroles et ses actes vont dans le sens de nos préférences, et de nous opposer à une réforme qu\u2019il approuve et qui ne nous plait pas.donc résolu à dire adieu au vieil ordinaire de la messe, si difficile à disjoindre de ce qu\u2019il a signifié pour moi durant toute ma vie, et-de m'appliquer à entrer dans les raisons de ces changements, et qui les ont rendus nécessaires.L'essentiel c\u2019est de s'établir dans la liturgie éternelle et qui ne change pas, d'acquérir aujourd'hui l'esprit d'attente propre au premier dimanche de l'Aventfolklorique de Noël, les souvenirs attendrissants de l'enfance et tout ce que le monde a fait de cette fête, non ce n\u2019est pas ce qui excite mon impatience.J'ai hâte au contraire d'avoir passé le Je suis Ce n'est certes pas l'aspect cap des fêtes, mais le Seigneur est devant nous: bien que nous l\u2019ayons au:dedans de nous, nous allons du-devæant de Lui. Page 4 Cing sonnets pour une morte Ceux qui nous attendaient, se sont lassés d'attendre, Et sont morts sans savoir que nous allions venir, Ont refermé leurs bras qu\u2019ils ne peuvent plus tendre, Nous léguant un remords au fond d\u2019un souvenir.Les prières, les fleurs, le geste le plus tendre, Sont des présents tardifs que rien ne peut bénir; Les vivants par les morts ne se font pas entendre; La mort, quand vient lu mort, nous joint sans nous unir.Nous ne connaîtrons pas la douceur de leurs tombes; Nos cris poussés trop tard se fatiguent, retombent, Parcourant sans écho la sourde éternité; Et les morts, dédaigneux ou forcés de se taire, Ne nous écoutent pas, au seuil noir du mystère, Pleurer sur un amour qui wa jamais été.e Voici le miel qui suinte au coeur profond des roses, Les couleurs, les parfums et les souffles aimés; Vous ne sourirez plus à la beauté des choses; Vos bras prompts à s\u2019ouvrir se sont enfin fermés.Vous ne sentirez pas, sur vos paupières closes, Le lent effeuil'ement des longs pleurs parfumés; Votre coeur s\u2019est dissous dans les métamorphoses; J\u2019arrive juste à temps pour vous perdre à jamais.L'être n\u2019est plus qu\u2019un nom; le temps n\u2019est plus qu\u2019un nombre; Sur la route au soleil j'aurais aimé votre ombre; Je heurte mon amour aux angles d\u2019un tombeau.La mort moins hésitante à mieux su vous attendre; Si vous pensez à nous votre coeur doit nous plaindre, Et l\u2019on se croit aveugle à la mort d\u2019un flambeau.© Le verger des cyprès a pour fruits les étoiles, Balancés lentement au fond des nuits d\u2019été; La vie unique et nue à travers ses cent voiles Pour la répandre en tout reprend votre beauté.Votre amour, mon amour, votre coeur \u20act vos moelles Seront diversement après avoir été; Et comme une araignée élargissant ses toiles, L'univers monstrueux tisse l'éternité.Le flot.sans lendemain nous laisse ou nous remporte; Nous .passons endormis sous une immense porte; Nous nous perdons en tout pour tout y retrouver; Mais les lèvres des coeurs restent inassouvies; Et Pamour et l'espoir s\u2019efforcent de rêver Que le soleil des morts fait mûrir d\u2019autres vies.Le miel inaltérable au fond de chaque chose Est fait de nos douleurs, nos désirs, nos remords; Alambic éternel où le temps recompose Les larmes des vivants et la pitié des morts.D\u2019identiques effets regerment de leur cause; La même note vibre a travers mille accords; On n sépare pas le parfum de la rose; .Je ne sépare pas votre âme de son corps.L\u2019univers nous reprend le peu qui fut nous-même; Vous ne saurez jamais que mes larmes vous aiment; J\u2019oublierai chaque jour combien je vous aimais.Mais la mort nous attend pour nous bercer en elle; Comme une enfant blottie entre vos bras fermés, J'entends battre le coeur de la vie éternelle.© .Voici que le silence a les seules paroles Qu\u2019on puisse, près de vous, dire sans vous blesser; Laissons pleuvoir sur vous les larmes des corolles; Il ne faut que sourire à ce qui doit passer.A-l\u2019heure où fatigués nous déposons nos rôles, Au.même lit secret les dormeurs vont glisser; Par:chaque doigt tremblant des herbes qui nous frôlent, Vous pouvez me bénir et moi vous caresser, C\u2019est à votre douceur que mon sentier m\u2019améne; De ce sol lentement imprégné d'âme humaine, L'oubli, lent jardinier, extirpe les remords.- L\u2019impérissable amour erre de veine en veine;- Je ne veux pas troubler par une plainte vaine L\u2019éternel rendez-vous de la terre et des morts.-Marguerite YOURCENAR LE BIEN PUBLIC Vendredi, \u2018le 9 janvier:1970 Il y a cent ans naissait Henri Matisse Artiste trés lucide, Henri Matisse a formulé souvent, tant dans son enseignement que dans ses écrits, ses idées sur l\u2019art qui ont fait de lui un chef d\u2019école.Il a courageusement déclaré : \u201cJe n\u2019ai jamais évité l\u2019influence des autres.Je crois que la personnalité de l\u2019artiste se développe, s\u2019affirme par les luttes qu\u2019elle a à subir\u201d.Nous lisons dans le tome 3 de l\u2019ouvrage L\u2019Art et l'homme, édité par Larousse: \u201cPendant la dizaine d\u2019années qui suivit la première guerre mondiale, son oeuvre est symbolisée par ses Odalisques, reprises non sans monotonie, où la femme semble incorporée au fond ornemental extrêmement riche qui l\u2019enveloppe.De plus en plus, l\u2019atmosphère d\u2019intimité feutrée qu\u2019il savait suggérer est sacrifiée à l\u2019ordonnance décorative.La lumière n\u2019est plus un éclairage, mais une valeur, une couleur claire qui joue au même titre que les autres.Le corps ou les visages ne comptent pas plus, dans l\u2019organisation de la toile, que les arabesques des tapis, des rideaux et des papiers peints.Il se plaît à y introduire des motifs décoratifs.\u201cIls ne surchargent pas ma toile, disait-il: ils font partie de mon orchestre.\u201d \u201cOn reconnaît, dès lors, tous les principes qui vont diriger une partie de la jeune peinture: le refus du naturalisme, du modelé, du volume, des nuances, des passages, de la perspective.La peinture deviendra valeur de choc, et ses recherches seront purement plastiques.Les tons purs seront dissociés: de leur voisinage, de leurs relations subtilement choisies naîtra cette grande symphonie colorée dont la nature n\u2019est plus que le prétexte et le ferment.Le tableau tend.à devenir une comopsition plane, sans ombre, dont la justification essentielle n\u2019est plus l\u2019imitation, encore moins l'expression sentimentale, mais les accords de couleurs et les justes rapports entre chacune des parties.\u201cII fallait le sens aigü de la composition et le goût du monumental que possédait Matisse, son*goût-tout: court, pour échapper à la gratuité où tombèrent tant de ses suiveurs.Il choisit des tons violents avec une délectation de raffiné; il propose les associations de couleurs les plus téméraires; il sacrifie tout ce qui n\u2019est pas nécessaire, cerne les masses qui doivent être mises en évidence, rejette l\u2019accident, simplifie, ordonne.Tout procède d\u2019une démarche prudente et méticuleuse.Où l\u2019on a cru voir l\u2019affranchissement, la liberté, l\u2019improvisation, il faut chercher le savoir et le travail.\u201cLa grande composition décorative qu\u2019il exécute en 1933 pour le docteur Barnes aux Etats-Unis, la Danse, surprend par l\u2019extrême simplification des personnages.C\u2019était cependant moins une nouveauté qu\u2019un aboutissement.Parrallélement aux éclatantes natures mortes qu\u2019il composa vers 1940, où nous voyons comme une décantation de ce qu\u2019il avait commencé à mettre en oeuvre plus de trente ans auparavant, il pratique un dessin linéaire, non point à titre d\u2019étude, mais comme une forme d\u2019art en soi, com- pléte, et capable de traduire directement son émotion.C\u2019est ainsi qu\u2019il s\u2019intéressa non seulement au livre (les Poésies de Mallarmé), mais à sa typographie et à sa présentation.\u201cMatisse avait fidèlement exalté le vrai destin du fauvisme en faisant triompher le règne de la couleur.Les autres \u201cfauves\u201d avaient évolué fort différemment.\u201d TROIS-RIVIÈRES 1970 Quand le bâtiment va, tout va.Si ce proverbe est véridique, \u2018Trois-Rivières connaîtra en 1970 un véritable regain de vitalité, et consécutivement, une nouvelle ère de progrès.d\u2019espoir.riraient-ils de l\u2019inquiétude?tion de qui existe déjà, au coeur de Trois-Rivières.haitons donc qu'on n\u2019oublie ni le mail de la rue Des Forges ni les problèmes de stationnement.ces investissements de capitaux ,de cette recrudescence des.affai~ res, de cette multiplication d\u2019emplois, de ces nouvelles sources: \u2018de Il suffit de faire le tour de notre ville pour nous remplir Déjà quelques chantiers bourdonnent, d\u2019autres s'appré- tent à se mettre en marche, et d\u2019autres encore verront le jour dans les prochains mois.Ce débordement d'activité, dans le domaine de la construction, est la réponse en noir et blanc à ceux qui se plaignent que rien ne se fait chez nous.Mentionnons rapidement quelques-uns des projets en voie de parachèvement et en voie de préparation.Les travaux d\u2019érection du motel Le Baron et de l'hôtel Sheraton-Château de Blois progressent à grands pas.Ça représente plusieurs millions, des facilités d\u2019accueil, et une source de revenus très appréciable pour notre communauté.Déjà, dans le secteur Notre-Dame de la Paix, les travaux de rénovation urbaine ont débuté.Cent-soixante-dix unités de logements doivent être livrées avant la fin de 1970, au coût global de plus de 2.5 millions, L'école polyvalente De La Salle, après une longue attente, deviendra une réalité elle aussi, en 70.Un autre projet de plus de deux millions.Déjà en cours, les travaux de construction de l'édifice devant abriter la Commission \u2018Scolaire Régionale Les Vieilles Forges.Autre projet mirobolant: un centre d'achats de sept millions, en bordure du Boulevard Des Forges, et dont la réalisation semble imminente.Si 1970 s\u2019annonce si bien, pourquoi donc les Trifluviens nour- Sûrement que les autorités municipales ont des responsabilités, devant le développement gigantesque promis à notre ville pour 70: on pense surtout à la protec- Nous sou- Mais réjouissons-nous de tous Soÿons prêts à cueillir cette männe en 70.JULES HEROUX revenus pour la ville.(Sur les ondes de CJTR) RENE DE COTRET, ST-ARNAUD& GIE Comptables agrées = Trek aR £857, rueSt:Pierre- André Saint-Armaud, C:A.ë Case tale Le Paul Reñé\"de- Côtiet.CA 5 Tél: 37874831\" * \u201c1 3 \u201c + | - Vendredi, le 9 janvier 1970 QUE NOUS RESERVE L'ANNEE 1970 SUR LE PLAN SPORTIF Dans le monde du hockey, comme je dirait notre ami Bertrand, les Canadiens sont la.Une fois de plus, malgré les blessures, le grand Canadien reviendra à la charge et avec pius de force, pour remporter à nouveau la Coupe Stanley?Quant au Canadien Jr, il devrait suivre la trace de son aîné.Dans le domaine des courses sous harnais, Montréal sera à l\u2018échelle !n- ternationale; Blue Bonnets et Richelieu n'épargneront rien pour atteindre cet objectif.Quant aux Alouettes, après = plusieurs années de déboires, ils- se décident cette fois à prendre leur envol face aux vents contraires.Nos Expos, ce n'est pas un secret pour personne, avec l\u2019équipe du tonnerre qu'ils forment, verront leur moyenne améliorée tant sur la qualité du jeu que sur le nombre des assistances.Sur le plan local, nos Ducs, même s'ils possèdent la plus grosse machine offensive, connaîtront certaines difficultés vers la fin de saison, à cause de leur piètre défensive.Quant à nos Aigles, l\u2019affaire est dans le sac sur le plan support public, mais attention; ils ne devraient pas trop s\u2018engager vis-à-vis les équipes déficitaires pour maintenir la lie gue.Pour ce qui est de la Ligue Provinciale de Baseball, un peu à la Frankestein, ON essaie de faire revivre artificiellement ce monstre par des ten- fatives de transplantation.Sur le plan amateur, Le service des Loisirs de Trois-Rivi(res, même s\u2019il commande des projets dispendieux, il faut admettre tout de même qu\u2019on y fait du bon ouvrage.En résumé, comme le dirait notre ami Claude Blanchard, un petit coup de chapeau.8 MM.Roland Ricard récemment désigné aux Relations- pour le Grand Canadien, de même qu'à larry Chiasson des Expos.A Sam Berger, nouveau président des Alouettes qui mène la chose ron- dument, à Raymond Lemay et Mike McCormack qui travaillent d\u2018arrache- pieds pour mettre Montréal sur la carie internationale dans le monde des courses sous Harnais.A Robert Veillette, Guy Laroche et J.G.Gamache qui font de l'excellent travail dans le domaine du hockey.A Fernand Bédard, André Pleau, Yvon Desprès et le Dr Desaufniers qui travaillent sans relâche pour ne pas dé cevoir les amateurs de baseball.Enfin à Alvin Doucet des Loisis.Airsi qu'à tous les rédacteurs sportifs de la région qui se dévouent sans cesse pour encourager la promotion de cs sports, ROBERT BELIVEAU POUR VOS ASSURANGES eo Automobile eo Accidents e Responsabllité e Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél: 375-0088 578, rue Bonaventure Trois-Rivières LE BIEN PUBLIC CHIRURGIE La chirurgie moderne a réalisé des progrés considérables depuis quelques années.A Noël, l'on a greffé à Edward Falk, de Newton, New-Jersey, simultanément un coeur et deux poumons, et l'on voit le jour où l'on pourra greffer n'importe quel organe important du corps humain avec autant d'œaudace et de décision que pour une simple intervention pour une appendicite.| Il s'est pourtant élevé récemment des critiques contre des audaces chirurgicales dont certains patients feraient les frais et prendraient les risques jugés exagérés.Ilya deux écoles de pensée à ce sujet.L'une veut que pour en arriver au progrès il faut prendré un risque calculé, qui peut quand même faire des victimes et parfois aboutir à des victoires.L'autre école de pensée plus conservatrice veut que si on n'est pas sûr du succès, il faut s'abstenir de tenter des interventions pleines de dangers.Page 5 Maurice HUOT Il y a dans tout ceci une question de conscience pour les chirurgiens et aussi une question de tempérament.Certains d'entre eux sont des plus entreprenants, ne voyant dans les patients que des beaux cas.Une chose est certaine c'est que la science ne progressera pas si on ne tente d'explorer des chemins vierges, et si l'on ne peut trouver de patients consentants à remettre leur vie entre les mains de savants qui peuvent, en même temps, être des amis.Bard décrète que la tenue de farniente sera une combinaison en moëlleux velours tout coton, doucement silhouettée d\u2019une ceinture.la nostalgie de l'enfance.Mother's Pet par Claire Bell Inc.invente un style à vous donner Sage robe de petite fille en pure cotonnade à motif délicat.L'impression au pochoir, un art ancien qui consiste à reporter st parmi l\u2019une des mé- \u201c des motifs matives Te mbit ot lob plus populaires.On voit Ensemble traditionnel recréé par Arrow.Sortie de bain genre ici un napperon de coton Jaune et sa serviette assortie dont les : kimono _et:iculotte de bain assortie.Faites de tissu éponge pur motififloral rouge et vert à été imprimé au pochoir.* coton.; \u2018 Page 6 Lottres Spectacles LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 9 janvier 1970 CET ANDRE SUARES, QUI FUT L'UN Cet André Suarès dont on Romain Rolland, Valéry rappelle le souvenir, à l\u2019occasion d\u2019un centenaire qu\u2019il n\u2019atteignit pas, fut un artiste de premier plan et un homme étrange, solitaire barricadé en lui-même, peu accessible, insaisissable.Au point d\u2019être contradictoire dans ses témoignages, sans pour autant se départir d\u2019une apparente logique, ni paraître jamais perdre de sa lucidité.Aussi le connaît-on peu, même dans les milieux où l\u2019on croit le contraire , et l\u2019on n\u2019a pas idée des imprécisions, des exagérations qui s\u2019écrivirent au lendemain de sa mort, survenue en 1948.On ne s\u2019entendait même pas sur l\u2019année de sa naissance, les uns la fixant à 1868, les autres à 1869, et ceux-ci finissant par l\u2019emporter, semble-t-il, après un dernier examen des documents.On a dit de lui qu\u2019il était un amoureux, amoureux de la beauté sous toutes formes, ce qui se traduisait aussi par admirateur de l\u2019art, défenseur de la grandeur et de la liberté.Grandeur et liberté étaient des mots que l\u2019on retrouvait sans cesse sous sa plume, et il écrivait en 1898 qu\u2019il n\u2019y a pas quatre hommes dignes de leur grandeur.Il était aussi l\u2019orgueil-né, mais il connaissait ses limites, se jugeait avec sévérité, tombait tout à coup dans ce qu\u2019on pourrait appeler des abimes d\u2019humilité, N\u2019écrivait-il en 1925 cette appréciation de soi: \u201cJe n\u2019aime pas mes livres, je n\u2019aime rien de moi.\u201d * * *x Suarès chercha = comme: Larbaud et quelques autres, une sorte de culture européenne tenant compte à la fois, dans la mesure du possible, de toutes les cultures.Il était de ces hommes qui veulent tout voir et savoir, tout comprendre, tout embrasser, tout lire, sentir et apprécier, dans le sens le plus noble des termes.Il parcourut une partie de l\u2019Europe à pied, ne voulut rien ignorer des livres qui comptent, de la musique, des arts plastiques, acquit ainsi un fonds dont il tira, un à un, des ouvrages lumineux, révélateurs, discutables souvent, qui reflétaient l\u2019âÂme inquiète en lui.Ce qui pourrait s\u2019expliquer par sa qualité de Juif intelligent et raisonneur, sensible autant que subtil, transplanté dans un monde qui n\u2019était le sien que par adoption, par accident de la naissance, et auquel il ne s\u2019adopta toujours qu\u2019a moitié, ou de façon plus ou moins artificielle, ne s\u2019en rendant pas compte \u2014 ou faisant semblant.x x * L\u2019homme est de ceux qui \u201cvécurent pour l\u2019art et par l\u2019art, comme on ne manqua point de le noter au centenaire de sa naissance.Francis de Miomandre, qui l\u2019a bien connu, n\u2019en revenait pas de la culture u- Jniverselle qui était sienne.C\u2019était un éblouissement, à la fois pour l\u2019oeil, l'oreille, l'intelligence, que de l\u2019entendre discuter de Rembrandt et de Picasso, de Bach et de Stravinsky, des .Pères de l'Eglise et de Montaigne, de Marivaux, de Claudel.Il les connaissait à fond, du premier au dernier, mais ses héros favoris, ceux qu'il eût appelés ses amis les plus chers, étaient Cervantès et Tolstoï, Beaudelaire, Mallarmé, Wagner, Debussy.Après la période des voyages, Suarès passa sa vie à Paris ou dans le voisinage immédiat: à Meudon d\u2019abord, où il habitait un pavillon, plus tard rue Cassette, enfin rue de la Cerisaic dans un appartement a la fois somptueux et délabré, qui avait été en d\u2019autres temps celui du prince Eugène de Beauharnais, fils de Joséphine.Il ne sortait guère de chez lui, vivait seul avec sa femme et ses rêves, eût été embarrassé de prendre le métro ou un taxi, et il n\u2019arrivait pas à croire ce qu\u2019il lui arrivait, quand il lui fallut quitter la capitale en 1940, DES GRANDS DE SON EPOQUE pour fuir les troupes allemandes et se réfugier à Antibes, où il reprit son existence solitaire et studieuse.André Suarès, à qui l\u2019on doit des ouvrages comme les Pèlerins d\u2019Emmaüs, le Voyage du Condottière, Le Livre de l\u2019émeraude, Cité, nef de Paris, ne paraît pas avoir dans les lettres de France la place qui lui appartient.L'Illettré 1h, & 2h, p.m, Madamel TELE \u2018 \\\u2014 VIVE LES FEMMES! Une émission congue pour vous, - : .Les RR.PP.Armand et Guy Girard se font les confidents et conseillers des téléspectateurs 1 SHERBROOKE C'EST BEAU LA VIE 2h,30 à 3h.p.m./ Programmes \\ POUR TOUS LES GOUTS MUSIQUE POUR TOUS LES JEUNES POUR TOUTE LA FAMILLE CHAMPION \u2014 TOUJOURS CJTR .1150 au CADRAN Ecoutez CJTR 1150 Tous les jours \u2019 \u201c + \u2018 Vendredi, le 9-janvier 1970 LE BIEN PUBLIC Le marché des obligations se porte bien M.André G.d'Agincourt du service Recherche, à la \u201cSociété de Placements\u201d a prononcé une causerie sur la situation économique actuelle devant les Kiwaniens de Trois-Rivières.Le conférencier s\u2019est plutôt montré optimiste dans ce domaine, particulièrement en ce qui a LE CLUB 42 Co Ry i, Biel \u201c ; A gd FAN WET pair re ET: ~~ d 14 4 Pa ve - CT NS es at Ÿ NP +2 Med Le Club Optimiste du Cap-de-la-Madeleine tenait son souper \u201cpère et fils\u201d, au restaurant le Sapin Bleu.A l'issue de cette manifestation du club de service madelinois, nous pouvons remarquer à l'arrière, de gauche 4 droite, M.A.DES OPTIMISTES \u2019 z {ee a trait au marché des obligations.Assistaient a ce diner, S.H.le maire Matteau, à droite du conférencier, Miss Trois-Rivières, à sa gauche, MM.E.Cossette, (extrême gauche) et L.G.Pérusse, président du Kiwanis à l\u2019extrême droite.A FAIT DES HEUREUX « Fès a Vallières, président ex-officio, M.J.G.St-A- mant, l'actuel président, ainsi que deux membres optismistes: MM.M.Baril et Paul Lemire.Des cadeaux ont été distribués aux enfants pour souligner la saison des fêtes.\u2018A.B.2.4 POUR DEVENIR HOTESSE DU PAVILLON DU QUEBEC A OBAKA, iL FAUT BIEN APPRENDRE LE JAPONAIS Voici (assises) deux des seize jeunes filles choisies parmi 605 candidates pour exercer les functions d\u2019hôtesses au: Pavillon :du Québec à l'Expo \"70\" \u201cd'Osaka.Elles: écoutent.attentive- Ment les explications +de :leur#prôfesseur\u201dde ja- .sam No w - ; - Le Aer ] \u2018ponais, Mlle Sarae Sadachi (au centre), de I'Université du Québec à Montréal.Les seize hôtesses achèvent de suivre 150 heures de cours de japonais les-uñes dans-la métropole, les aûtres à rt ! l\u2019université Läval.\u2014 (O.I.P.Q.) Page 7 LES GRAVEURS DU QUEBEC A PARIS Le Cabinet des estampes de la Bibliothèque Nationale de Paris abrite actuellement une exposition consacrée aux graveurs du Québec, représentés par 12 artistes dont les œuvres marquent l'essor des arts graphiques québécois.Les graveurs eux-mêmes ont présidé au choix des 60 pièces qui composent cette exposition.\u2019 La chasse aux outardes d\u2019Albert Dumouche! Les artistes présents sont Pierre Ayot, professeur à l\u2019Ecole des Beaux-Arts de Montréal, Peter Daglish,-François Dallegret, Albert Dumouchel, qui dirige la'section gravure de l'Ecole des Beaux-Arts de Montréal, Yves Gaucher, Roland Giguere, Richard Lacroix, Rita Letendre, Gilbert Marion, professeur d'éducation visuelle à l\u2019Institut des arts graphiques de Montréal, Roland Pichet, Robert Savoie et Henry Saxe.L'ensemble de ces gravures constitue un fond de collection qui appartient au Musée du Québec, Troco- Riutènes (Vhngalen Ltée A Louis Lacroix, prés.L'incomparable \u201cDealer\u201d dans la région Tél: 219-374-2453 2625, rue Royale Trois-Rivières: Qué.sur le rive sud 1 FINN OE = ee TO TUE ENS ROUTE MARIE-VI@FORIN (les 40) NICOLET Le plus important centre du genre Appoez sans frais de Trois-Rivières à Nicolet Tél.: 293-5950 Pour tous vos problèmes d\u2019assurances-vie, salaires- maladie, ou fonds de pension, Consultez-moi La Société des Artisans REGINALD DUBOIS Tél Bur: 375-8911 Tél.Rés: 375-9184 Coopérative d'assurance-vie A Page 8 LE BIEN PUBLIC in po L'Aluminium du Canada (Alcan) a inauguré une chaine de peinture automatique a son usine de profilés, a Laval.Partie d'un programme d'expansion de l\u2019ordre de $500,000, ces nouvelles installations permettront d'offrir au marché québécois du bâtiment des profilés d'aluminium'en 10 couleurs ordinaires, ainsi gu'en des couleurs spécialement commandées par le client.© A Saint-Laurent, en banlieue montréalaise, la société Sinclair et Valentine a inauguré une usine de fabrication d\u2019encres, au coût de $1 million.Cette firme, filiale de la Martin Marietta.Corporation, de New York, arrive au premier rang pour les ventes au Canada.A Pont-Rouge, près de Québec, la Building Products of Canada, filiale de l\u2019Imperial Oil, a mis en marche un programme d'expansion de $750,- 000 à l'usine où elle fabrique des panneaux isolants.L'agrandissement comprend l\u2019installation de séchoirs supplémntaires, ainsi que de l\u2019outillage pour la préparation des marchandises à entreposer.© La société Syntex, dont le siège social canadien est a Montréal, projette un programme d'expansion de l\u2019ordre de $3 millions au cours du prochain semestre.Ces projets comportent la construction éventuelle d\u2019une nouvelle usine, préférablement hors de l'agglomération montréalaise, afin de profiter des primes de l\u2019Etat à l\u2019investissement et des subventions à l'industrie.© Paradis et Fils, de Senneterre (Abitibi), a inauguré une scierie d\u2019une valeur de plus de $1 million.Parlant à l\u2019occasion de cette ouverture officieile, le ministre des Terres et Forêts, M.Claude-G.Gosselin, a formulé le voeu que l'industrie québécoise du sciage augmente sa production de 10 à 15 pour cent au cours des cinq prochaines années.La société Donohue, de Clermont (Charlevoix) a achevé son programme d'expansion de quelque $25 millions en procédant récemment à la mise en marche officielle d\u2019une machine ultra-moderne.Celle-ci peut produire du papier journal à raison de 3,000 pi/m (1915 m).Parmi les actionnaires de la Donohue, on compte la Société générale de financement du Québec et la Papeterie de la Seine, filiale de Saint-Gobain.e Pour l'année financière 1969- 1970, les dépenses des municipalités du Québec s\u2019étabiront à quelque $810 millions et les revenus à environ $805 millions.Ces prévisions montrent une augmentation d\u2019environ $55 millions par rapport à celles de l\u2019année dernière.Cette hausse révèle cependant un ralentissement de la croissance des budgets municipaux; c\u2019est la plus faible qu'on ait remarquée au cours des cinq dernières années.© La MacKinnon Structural Steel Co.fera un investissement de $3 millions dans de nouvelles installations = spécialisées dans la préparation de la ferraille; Montréal et Québec auront chacune une usine, D\u2019autre part, une filiale de la Mac- Kinnon, la Saint Lawrence Iron and Metal, a obtenu deux contrats annuels pour la fourniture de ferraille à la Dominion Steel and Coal et à la Canadian Steel Wheel, d\u2019une valeur de quelque $8 millions.SOUHAITS Il est coutume & cette époque de se souhaiter mutuellement toutes sortes de bonnes choses.C'est une coutume charmante qu'il faut garder, car elle reflète généralement les véritables sentiments du coeur.Cependant, chacun sait que l'année sera bonne en autant que chacun fera effort personnel pour qu'elle le soit et que personne ne saurait se nourrir uniquement de bons souhaits.Le mois de janvier est propice aux résolutions les plus diverses.L'on se propose d'accomplir mille choses, de corriger ceci ou cela.Certains visent des détails de leur vie, d'autres visent de vastes objectifs | Quelques jours plus tard plusieurs qui.avaient caressé les rêves les plus beaux comme les plus ambitieux retombent dans l'orniète de la routine.Je ne serai peut-être pas plus heureux que la plupart des preneurs de résolutions du Nouvel An, mais convaincu que qui risque rien n'a rien, je veux risquer une chose, c'est de tenter de faire mon possible au jour le jour, sans rigidité, sans contention inu- e.- , L'on parle beaucoup de l'ouverture aux autres, par les temps qui courent.En somme, l'on revient aux bonnes traditions de l'Evangile qui nous conseille par la voix du Maître de s'aimer les uns les autres; c'est, je crois, la résolution fondamentale que chacun devrait prendre avant d'autres.En quittant notre terre canadienne, ces jours derniers, le cardinal Léger a dit & un journaliste qui lui demandait une dernière parole avant de prendre son avion pour l\u2019Afrique: \u201cAimez-vous les uns les autres, que voulez-vous que je vous dise de plus\".Notre société moderne a beaucoup galvaudé le verbe aimer.N'en a-t-elle pas fait un égoïsme à un ou au mieux à deux?Aimer les autres est un thème sur lequel on peut ergoter longtemps mais qui se résume à les aider de toutes manières, à les accepter d'abord au lieu de se contenter de les tolérer.À leur rendre petits et grands services dans la mesure de ses moyens et de ses capacités.C'est tout un programme qui devrait mettre pour chacun du pain sur la planche d'ici la prochaine année.Quant à-moi, cette résolution me suffit.J'y vois même un Hymalaya ou mieux, nos montagnes Rocheuses à escalader.MAURICE HUOT Chronique de La rue Lafléche etile boulevard St-Louis jettent dans la ruc Bonaventure sensiblement le même débit de circulation automobile.Cependant, les automobilistes descendant du boulevard St-Louis ne respee- tent pas lu \u201cpriorité à droite\u201d, ce qui, d\u2019ailleurs, ne semble étonner aucun trifluvien.Pourquoi?.Trois-Riviéres est ainsi faite de petites anomalies qui laissent ses visiteurs pantois, et parfois même \u201cfrappés\u201d.=37 Vu au coin des Forges et Vézina, un jeune côu- ple s\u2019apprêtant pour une promenade en calèche dans le bois.Ils avaient l\u2019air heureux tous les trois: lui, elle, et le poney.Y aura-t-il place pour la calèche et le poney dans les \u201cmagnifiques logements à prix modique\u201d?Le bonheur (ou l\u2019orgueil) des.uns fera-t-il le malheur des autres?= Conversation entre \u201cla finance\u201d et \u201cla poésie\u201d.La finance: .il \u201cfait tant par semaine! ! ! Et, de plus, il a des biens.La poésie: .ct je n'ai que des mots .La finance: T1 pourrait t\u2019 \u201cacheter\u201d plusieurs fois.La poésie: Encore fau- drait-il que je sois à \u201c vendre ! ! la fouine - Vendredi, le 9 janvier 1970 ATol (inédit) Vous êtes si petit Au plus creux de mon bras Que, parlois, je le crois Que vous êtes à moi.Vous êtes si petit Mais que sais-je de vous ?Oh! dites-moi, mon fils, Demain, où irez-vous?Serez-vous charitable?-Nourrirez-vous l\u2019envie?Que deviendra votre âme En parcourant la vie?Soignerez-vous autrui Ou bien batirez-vous Des temples, des palais Sur une autre planéte?Voguerez-vous sans fin Sur l'océan sans fond, Ou serez-vous un sage Vivant en solitaire?Deviendrez-vous génie Inventant des chefs-d\u2019oeuvre En mariant les couleurs?Ou bien ce révolté Luttant pour la justice Et que l\u2019on assassine ?Vous êtes si petit Tout contre ma poitrine Que pourrais-je donner Pour que le temps se fige ?Claude Marville AVIS LEGAUX COUR PROVINCIALE District dë Trois-Rivières.No.8593 La Caisse Populaire de \u2018Frois- Rivières, Demanderesse Vs Jean-Paul Dubé, Défendeur.AVIS PUBLIC Par encan, je procéderai le 19 janvier 1970 à 10 heures de l\u2019avant-midi, au numéro 2165 St- Michel, Trois-Rivières, à la vente des effets mobiliers, saisis en cette cause consistant en automobile Meteor \u201961, téléviseur, \u201csécheüse à linge, etc.\u2018ROGER PROVENCHER H.C.8S.- Avis de la proposition aux créanciers Dans l'affaire de la proposition de: LA PERRUQUE .(TROIS-RIVIERES)*INC., , 1632 rue Royale 20\" - Cité de Trois-Riviéres Province de Québec.: TNE VAN = AVIS .est par les présentes, donné que LA PERRUQUE I IVIERES \u2026 de-'1632 rue \u2018Royale, à Trois- Rivières, dans la Province de Québec, a déposé une-propo- sition entre mes mains, en vertu de la Loi sur la Faillite.générale \u2018des créanciers-de la ; questre.Officiel, au palais de e, (TROIS-R; Il sera tenu.une assemblée débitrice, au bureau du Sé Justice, 250 rue Laviolet Québec, le 16ième jour de ja \u2018 l'après-midi.- Daté\u2018dé Montréal, ce 6ième jour de janvier 1970.P * ; MAURICE ST-LOUIS, :c.a.Syndic responsable \u201cpoür \u2018 l'administration ES et ARMAND GAGNON - - .>Syndic-conjoint.: 7 ) INC nvier 1970 à 4:00 héûres\u201dde - \u2026.Débitrice .Debitric Trois-Rivières, Province.de "]
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