Le bien public, 21 août 1970, vendredi 21 août 1970
[" 60e année deuxiè = Classe.° Trois-Rivières = = 1563 R | 34 T= Trois-Rivières EEE : e ; RE} D Port de retour Vendredi, S goranti le 21 août D Enregistrebe _ .Te ment 1970 ee UVIEN No 0475 La société a toujours cultivé une superbe indifférence à l'endroit de ses plus authentiques savants et, d\u2019une façon générale, de tous ceux qui, loin du bruit et à l'écart de la publicité, travaillent à son bien-être et à son avancement.Qu\u2019un amuseur de bas étage ou un financier véreux décède et tout le monde l\u2019'apprend, mais que disparaisse l'historien, le savant, l\u2019érudit, aussi modeste parmi les hommes que grand devant la science, et c\u2019est la courte nécrologie au bas de la page 37 qui l'attend.Ainsi va a la vie, fertile en contrastes affligeants, rivée à d\u2019incessantes contradictions, à d\u2019éternels conflits.Jacques Rousseau, qui vient de mourir, n\u2019a pas échappé à cette loi égalitaire qui ramène les vrais grands au rang des humbles, quand vient l'heure de prendre congé.Ainsi, le public mal renseigné et avant tout préoccupé de babioles n\u2019a pas appris et ignorera probablement toujours qu\u2019avec Jacques Rousseau, le naturaliste, l\u2019ethnographe, le philologue, vient de disparaître lun des esprits les plus universels que le Québec ait produits.Curieuse de tout, excellant dans toutes les disciplines qu\u2019elle a abordées, sa vive intelligence lui a permis de bâtir une oeuvre originale, à l\u2019avantage de tant de gens qui ont bénéficié de son enseignement, aussi peu conformiste que souriant.Par ses idées avancées, son franc parler, Jacques Rousseau faisait scandale, dans les milieux conformistes où l\u2019on craignait toujours un peu ses sorties.Il avait un mépris absolu pour les conventions qui engendrent la grisaille des idées reçues et les altitudes cérémonieuses.Personnage haut en couleurs, il portait haut certaines idées cocardières qu\u2019il savait déferr- dre avec la fougue que seule permet une conviction passionnée.On l\u2019a bien vu quand, au Département des Sciences de l'homme, à Ottawa, persécuté par des sectaires, il préféra quitter son directorat plutôt que d\u2019amender ses positions.Chercheur infatigable, sans cesse à la poursuite du progrès scientifique, il eut au Moins la satisfaction d\u2019influencer une pe- lite élite qui, héritière de ses découvertes, binéficiera pour longtemps des fruits de son immense labeur.Travailler avec diligence et alacrité, aller prestement au fond des choses, aborder l\u2019incertain, progresser dans l'inconnu jusqu\u2019à la certitude, telle était sa vocation depuis toujours.Usé par une vie d\u2019aventures et de labeur, il restait prodigue des forces et des Puissances qu\u2019il portait en lui.Même malade et malgré l'avis de son médecin, il li- Salt et écrivait sans cesse, ne s\u2019accordant Que peu de repos.Ses prémonitions l\u2019aver- lissaient peut-être de presser le pas, d\u2019aug- Menter l\u2019effort, s\u2019il voulait consigner l\u2019es- Sentiel avant la fin.Jusqu\u2019aux derniers Jours donc, inlassablement penché sur d\u2019in- fombrables livres de références, il a oeu- MORT D\u2019UN SAVANT QUEBECOIS vré sur la page en cours avec ce souci d\u2019objectivité et de précision qui l\u2019honore.Il m\u2019a été donné de lire, avant publication, sa dernière grande étude qui paraîtra bientôt dans les Cahiers de la Société des Dix dont il était membre.Bourré de ratures, de notes marginales, de rappels et de remords, le manuscrit est typique de sa façon de rediger.Ces difficultés de conception et d\u2019écriture décrivent bien les cheminements de son esprit.Or ces pages ultimes prennent aujourd\u2019hui l\u2019allure d\u2019un testament spirituel.Arborant comme titre Le parler canadien et le français universel, elles exemplifient la plupart *des vieux mots et néologismes savoureux de notre parlure ; elles constituent un plaidoyer convaincant pour leur conservation dans le français universel, malgré les tabous des milieux académiques ensnobinés qui leur refusent le droit de cité.Cette défense vigoureuse de nos canadianismes du meilleur aloi injustement décriés constituera donc l\u2019adieu de Jacques Rousseau à l\u2019un des sujets auxquels il se rattachait volontiers entre deux études scientifiques, soit la langue française marquée par trois siècles de demeurance nord-américaine, son conditionnement philologique et ses chances de survie au Québec.Si Rousseau nous a laissé des oeuvres importantes de linguistique et de sémantique, c\u2019est pourtant dans le domaine de la botanique et de l\u2019ethnographie qu\u2019il s\u2019est le plus illustré.Comme on le sait, il fut l\u2019un des principaux disciples du Frère Marie- Vitorin, dont il a continué l\u2019oeuvre de façon magistrale.Il doit être considéré comme le véritable fondateur du Jardin Botanique dont son maître, lui, avait jeté les bases et fixé l\u2019orientation.Au courant de ses travaux, la Sorbonne le retint comme professeur pendant six ans, donnant ainsi à son magistère une portée plus univer- _selle.Pour les sociétés savantes du monde entier, il était le spécialiste canadien de l\u2019amérindianisme.Les dernières années de sa vie, Rousseau les occupa à étudier le Nouveau-Québec, dont il répertoria la flore.Ses derniers voyages dans le Grand Nord furent pour lui particulièrement pé- pibles car il souffrait du diabète et seule une énergie surhumaine lui permit de se mouvoir de longues heures durant dans la toundra sur ses jambes malades.C\u2019est cet homme irremplaçable que la science québécoise vient de perdre.Ce pur, auquel la nation devra un jour rendre hommage, était l\u2019incarnation même de la probité intellectuelle et aussi de certaines valeurs humaines en voie de disparition ans notre monde voué aux pseudo progrès de la technique.Aux réunions, nous ne reverrons plus sa large silhouette aux épaules bien tassées, surmontée d\u2019une tête puissante de vieux lion débonnaire.Clément Marchand Vingt cultures mais pas la francaise Dans certains milieux anglophones, on entretient, pour une raison ou pour une autre, fort peu de goût pour reconnaître la culture française au Canada.L\u2019on- tente, dans ces milieux, de prendre la voie d\u2019évitement en faisant valoir qu\u2019au Canada, il n\u2019y a pas que deux cultures mais dix, mais seize, et peut-être une vingtaine ! N'est-ce pas que certains anglophones tentent d\u2019échapper au problème de la reconnaissance française au Canada en se réfugiant derrière les multicultures qui nous sont venues avec l\u2019immigration ?Le but que l\u2019on vise, en mettant de l\u2019avant d\u2019autres cultures qui ne sont pas reconnues officiellement comme telles, ne serait-il pas au fond un autre moyen de combattre la seule culture qu\u2019on ne veut pas admettre malgré les faits historiques et l\u2019esprit du pacte con- fédératif ?Et ces autres cultures, n\u2019en fait-on pas état en autant qu\u2019au-dessus d\u2019elles il ne règnerait en fait qu\u2019une seule culture dominante, la culture britannique ?L\u2019on serait prêt à admettre au Canada, cent cultures pourvu qu\u2019elles se fondent en une culture à base de langue anglaise.Au sein du Canada, l\u2019on semble désirer établir un petit commonwealth culturel, un melting pot où la culture française finirait par disparaître en douce et deviendrait un objet de musée.Maurice Huot tits, des cuissots trop engraissés, des mamelles ballotantes\u2026 et des pantalons plus que moulants qui vous laissent entrevoir, en certaines occasions, l\u2019ampleur du dé.sastre ! Chronique de Nombreux sont ceux qui se souviendront du temps (voila 10, 12 ou 15 ans seulement) où il était interdit, à Trois- Rivières, de porter un short dans un lieu public.C\u2019était aussi le temps où les vitrines étaient masquées lorsqu\u2019on déshabillait les mannequins.Des mannequins nus ! Que de mauvaises pensées pour les passants ! Quelle indécence! Eh bien! les temps ont changé, et combien changé.mais trop rapidement pour la foule d\u2019instinctifs que nous sommes.On abandonne un ridicule pour tomber dans un pire.\\ Arrétez-vous quelques instants, et admirez le spectacle de la rue, où Le premier geste qui sape la dignité de l'être humain est de le dévêtir.La décadence d\u2019une civilisation progresse alors rapidement jusqu\u2019à la déchéance.Au train de poste où nous allons, dans peu d\u2019années, le nudisme sera de mise dans la rue.Pour imaginer notre rue des Forges transformée en promenade pour nudistes, il n\u2019y a qu\u2019un très petit pas à faire.La place de l\u2019hôtel de ville pourrait être le b.l à ciel ouvert, temple du morpion, du chancre et de la syphi- ne déambulent pas que lis.a rdi jeunettes et printaniers Quant au Jardin tendrons.Champlain, pourquoi ne deviendrait-il pas la fumerie publique, ou paradis factice des pe- Et si, encore, le spectacle était agréable a voir.arad On vous offre des be- tits rigolos ?dons jaillissant de la fouine \u201cdeux-pièces\u201d trop pe- Page 2 LE BIEN PUBLIC \"Nouvelle Dimension\" .CW S BN La Troupe La Nouvelle Dimension, a remporté un vif succés, a I'Expo.de Trois-Riviéres, en dépit des moyens limités à sa disposition.Nous pouvons voir ici Magloire Gagnon, président L'arbre de l\u2019amitié fut transmis aux spectateurs assistant aux performances de la troupe \u201cLa Nouvelle Dimension\u201d.Le public a fort goûté ce style nouveau de communication, cette nouvelle Plusieurs nationalités étaient représentées, au Carrefour de la \u201cNouvelle Dimension\u201d.En exclusivité, pendant la présentation de leur spectacle à la suite duquel,-ils furent très applaudis.une révélation.d'honneur, au moment où il donne lecture d\u2019une déclaration d\u2019entente et d\u2019amitié, au nom des membres de la troupe.Un très nombreux public était présent.'(A.B.) façon de transmettre l\u2019amitié et la bonne entente.Souhaitons que cette troupe d'un genre nouveau fasse rayonner sa joie de vivre.(A.B.) Le directeur musical est M.Gabriel Biron, bien connu à Trois-Rivières dans le domaine musical.(A.B.) Vendredi, le 21 aodt 1979 a $75,000.pour les loisirs des jeunes Ya L\u2019Abbé Carmel Paquin, directeur exécutif du Pavillon Mer St- Arnaud et son comité d'organisation poursuivent activement la campagne de souscription pour cette belle oeuvre.Par exemple celui-ci prononçait une causerie devant les \u2018kiwaniens sur les besoins futurs dont l'objectif est de $75,000.A sa gauche Mme Liette Lamontagne et à sa droite Mme Jacques Gingras.(AB) Deux merveilles parallèles Le 1D Le nouveau pont Frontenac, (le chantier le plus périlleux) prend forme rapidement avec la pose du tablier.Quand il aura été terminé, dans moins d\u2019un an, il formera, avec son voisin, à la massive silhouette, la plus belle paire de ponts au monde, offrant, en même temps le plus vigoureux contraste d\u2019artitectures.Pour tous vos problèmes d\u2019assurances-vie, salaires- maladie, ou fonds de per- sion, Consultez-moi REGINALD DUBOIS Tél Bur.375-8311 Tél.Rés: 375-9184 La Société des Artisans Coopérative d'assurance-vie \u201cîroca- Riuiènes Clngelen \u201cLtée A Louis Lacroix, prés.L'incomparable \u201cDealer\u201d dans la région Tél.: 219-374-2453 2825, rue Royale Trois-Rivières: Qué.LA CHRYSLER EST LA VOITURE OFFICIELLE DES EXPOS Vendredi, le 21 août 1970 LE BIEN PUBLIC AN w : 52 + FepesæsR En.quelques.mots Page 3 POLITIQUE ET HISTOIRE Dans Le Devoir de vendredi 7 août dernier, Paul Sauriol, éditorialiste, opine que Radio-Canad& doit réviser son refus du cours Bergeron sur les partis politiques québécois.Sans connaître tous les dessous de ce cas qui semble devoir soulever la controverse, je ne vois pas de prime abord que pour des raisons d'opportunisme politique, on bloque à la radio d'Etat un cours d'histoire qui rejoint la période contemporaine ! Sauriol écrit que Radio-Canada eut accepté ce cours si le professeur n'était pas allé plus loin que les années 1944-45.\"mais comme on touche à l'actualité politique, à des questions controversées, Radio Canada ne veut pas diffuser un seul point de vue à l'exclusion des autres\u201d.Il me semble que la chose est simple.Si Bergeron fait oeuvre d'historien et expose des faits, je ne vois pas pourquoi Radio-Canada parlerait d'un autre point de vue possible, car en histoire, il n'y a qu'un seul point de vue plausible, c'est la vérité la plus objective.Si d'autre part Bergeron entend faire valoir une cause par le truchement de l'histoire, je ne marche plus.SAURIOL ECRIT ENCORE : \u201cNos institutions politiques doivent être matière d'enseignement pour former les citoyens, l'étude des partis politiques est un élément important de ce domaine et a sûrement sa place au niveau universitaire.Du moment que les universités s'entendent sur le choix du professeur, sur le plan du contenu du cours, on ne voit pas en quoi un diffuseur relevant du gouvernement fédéral peut prétendre exercer un contrôle sur le contenu de ce cours ou des autres qui font partie de ce programme universitaire\u201d.Toutefois, l'on peut comprendre les scrupules de Ra- dio-Canada.Cette régie d'Etat ne peut laisser les micros et les cameras de télévision à la disposition de certains éléments qui pourraient en profiter pour émettre des idées jugées inacceptables sous le couvert d'un enseignement populaire libre et recouvert du prestige universitaire.Il y a donc ambivalence ici et avant de trancher la question, il faut y peser le pour et le contre.NOS FILLES EN ONTARIO Pierre Laporte, le ministre du Travail du Québec est parti en guerre contre le fait que des jeunes québécoises appartenant à des familles modestes et souvent nombreuses, aillent travailler un peu dans des familles anglaises de l'Ontario sous le couvert d'échanges culturels.Céline Légaré n'y voit pas tant de mal que le ministre.Elle écrit notamment dans Perspective : \u201cA l'heure actuelle du Canada bilingue, c'est là un ob- Jectif d'une noblesse qui a échappé à un politicien myope, terre à terre, un politicien qui a tout de suite lancé les grands mots d'exploitation, de marchand d'esclaves\u2019.Et Céline Légaré qui a un coeur d'or, songe aux mères de famille d'Outremont et de Westmount \u201cqui aimeraient bien, elles aussi, participer à la compréhension des deux groupes ethniques, en enseignant le français à des étudiantes soubrettes de Guelph, d'Oshawa et de Hamiltonet au même prix.\u201d Dans une province comme le Québec où l'emploi a été si rare cet été, on ne peut blamer des jeunes filles de profiter de ces changes, d'aller prendre l'air dans l'autre province et de s'enrichir un peu en connaissant d'autres milieux.Elles ne seront certes pas plus en danger dans la province voisine qu'au Québec où comme on le sait les moeurs sont devenues fort libres depuis la fameuse \u2018révolution tranquille\u201d.J Exploitation pour exploitation, l'on sait combien de gens sont exploités dans la belle province pour ne pas sen scandaliser.Si j'avais quatorze enfants qui crèvent de faim dans ma maison je crois que at par Maurice Huot.dans de bonnes conditions, et rien ne prouve que les conditions ne soient pas bonnes en Ontario, je prendrais le risque UN VRAI TOQUE La plupart des psychologues nous enseignent d'avoir du cran, de l'élan du tonus dans la vie.Les prédicants de la vie en rose sont très sympathiques.Ils savent vous insuffler sur commande des tonnes d'enthousiasme.Toutefois, nul ne dépasse en enthousiasme et surtout en imagination le casse pieds que je rencontrais l'autre jourparha- hasard dans un trainetqui m\u2019 brossé en quelques minutes de conversation un tableau fantasmagorique du monde dans lequel nous venons tous d'entrer, quelques-uns sans le savoir.: Même Victor Hugo dont l'imagination était fulgurante n'avait pas l'imagination de mon interlocuteur un fervent de science-fiction.Ce quidam m'a déclaré tout de go que la science est aujourd'hui si avancée que l'on posséderait maintenant des machines ca- PAYSAGE URBAIN Sous la pression des besoins économiques, à cause du déplacement des populations au sein des grands centres, et surtout à cause de la diminution de la pratique religieuse, l'on parle de plus en plus de la disparition des églises dans certains quartiers.A Montréal, déja plusieurs églises sont tombées sous le pic des démolisseurs pour faire place à des édifices à bureaux ou des maisons à logements multiples.C'est dommage, car du seul point de vue esthétique plusieurs églises aidaient à rompre la monotonie du paysage urbain.Dans certains quartiers, l'église est souvent tout ce qu'il y a d'intéressant à voir.Si par la force des choses, il n'y a pas moyen de garder une église ouverte au culte pour toutes sortes de raisons, ne pourrait-on pas garder débout ces temples dans leur aspect original, tout en aménageant l'intérieur pour fins utilitaires ?de laisser mes grandes filles de 17, 18 et 19 ans, tenter l\u2018aventure des échanges culturels .et culinaires.pables de convaincre les gens d'acheter tel ou tel produit sans avoir à en discuter avec eux, par simples ondes électroniques.Une simple volée d'ondes dirigées, m'a-t-il expliqué, peut créer dans le subconscient un désir fou pour tel ou tel aliment.Si cela est vrai, l'on voit d'ici ce que l'on pourrait vendre aux gens ce qui a collé dans les entrepôts ou les tablettes de magasins.Inutile de dire que mon interlocuteur qui ne vit pas du tout dans le passé, ni dans le présent mais dans l'avenir sera le premier à acheter un terrain sur la Lune où, prédit-il, dans quelques courtes années on y cultivera les pois et le blé.Nous nous sommes quittés en nous donnant rendez-vous sur Vénus ou Saturne, mais cet impnitent bavard en marge des inventions modernes paraissait plus convaincu que moi que, cela se réaliserait.Pour peu que l'on commence à remplacer les églises et aussi certaines vieilles maisons qui ont du cachet et une valeur esthétique, par des boîtes carrées et en hauteur, nos villes perdront beaucoup de leur attrait.Il faut savoir allier l'ancien qui mérite d'ê- tre conservé, au moderne.C'est précisément ce mariage de l'ancien et du moderne, qui rendra nos villes respirables.Dans chaque ville importante du Québec, il se trouve des gens à courte vue qui voudraient inconsidérément abattre des édifices qui ont de la gueule, des temples, pour les remplacer par des horreurs modernes.L'entreprise privée ne devrait pas être seule à décider si tel édifice ancien, telle maison qui u de la tradition, tel petit square public doivent ê t r e sacrifiés aux intérêts immédiats de quelques-uns.En cette sorte d'affaires l'intérêt général devrait aussi compter même en face \u2018des iconoclastes qui ont du pognon. Page 4 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 21 août 1970 see QUELQUES TRADITIONS Dans son livre sur les Aymaras, Indiens de la Colombie en Amérique du Sud, le Père J.-E.Monast ne laisse rien ignorer de leurs problèmes touchant la region et la morale, la sociologie, la vie au jour le jour, les traditions, la pastorale dans des conditions peu ordinaires de sous-développement humain.Ce monde dont il traite est si étrange au premier abord, si neuf pour la plupart des lecteurs, si vieux et nouveau à la fois, que chaque page, pourrait-on dire, a son intérêt.Les coutumes séculaires, mêlées de superstitions et d\u2019incroyables naïvetés, sont telles que parfois l\u2019on n\u2019y croirait pas, sans le témoignage d'hommes comme notre missionnaire - auteur, qui vécut là-bas longtemps sut voir ce qui se passait autour de lui, essaya de comprendre, enregistra photographia, écrivit le résultat de ses observations.Les Aymaras appartiennent au même groupe que les anciens Incas ou, si l\u2019on veut, les Incas, ou, si l\u2019on veut, les Incas sont eux- mêmes d\u2019origine aymara.En 1530, Pizarre essaye de conquérir le Pérou et l\u2019ensemble du royaume Inca, ses conquistadores unis aux missionnaires, et \u201cl\u2019irruption du christianisme au coeur des Andes marque un tournant dans l\u2019histoire religieuse des Quechuas-Al- maras\u201d.® Ce qui influ peu sur la population, le christianisme, selon le Père Monast, fournissant surtout aux Indiens un vocabulaire nouveau, pour exprimer en termes catholiques leurs croyances traditionnelles.Ce qui veut dire que, dans l\u2019ensemble, ils se disent chrétiens et ne le sont pas, dans le sens réel du mot, et gardent leurs coutumes, avec parfois des variantes, sans rien changer à l\u2019essentiel, En certains endroits, les funérailles s\u2019accompagnent d\u2019une manière de faire qu'il n\u2019est pas facile de comprendre, les gens entrant au cimetière et en sortant à la course, pêle-mêle, dans le plus grand désordre possible.C\u2019est que l\u2019âme du mort, à ce que l\u2019on croit, se préoccupe de savoir qui est le premier arrivé, qui le dernier parti.Il s\u2019agit donc, pour les assistants, de provoquer une telle cohue que le défunt ne puisse s\u2019y reconnaître.LE BIEN PUBLIC \u2014G-4 Car l\u2019on croit dur comme fer, et l\u2019on enseigne depuis toujours que le premier arrivé et le premier sorti seront désignés par l\u2019âme de celui qu\u2019on vient d\u2019inhumer, comme les prochaines victimes de la mort.C\u2019est un moment d'épreuve Aujourd\u2019hui, beaucoup de personnes s\u2019interrogent, s'inquiètent, sont bouleversées sur le plan religieux et moral.Que de gens sérieux, raisonnables, bons chrétiens nous posent, à nous prêtres, une foule de questions, qui souvent demeurent, pour eux, sans réponses satisfaisantes.Tous ces gens sont ennuyés, contrariés, mélés, parce qu\u2019ils entendent une foule de faux docteurs, de pseudo-prophètes, de théologiens improvisés, qui règlent n\u2019importe quoi du haut de leur tribune, et souvent sans appel ! .Et précisément, tous ces \u2018\u201chétérodoxes\u201d puisent leurs théories, leurs solutions, leurs élucubrations à des sources ou moins douteuses, quand elles ne sont pas nettement empoisonnées.On semble éviter systématiquement les sources authentiques et pures, celles des Décrets du Concile Vatican Il.Si on avait l\u2019humble courage de s\u2019en tenir à la doctrine du récent Concile, on pourrait donner réponse et explication à tout.On a l'impression que le Concile a bien peu marqué tous ces faux prophètes et ces docteurs bavards.Ils ont une étrange conception du Concile et de l\u2019après-Concile.\u201cL'après-concile, vient de dire le Pape VI, prend aujourd\u2019hui une grande importance.Quels effets a produits le Concile ?Quels effets peut- il encore produire ?Nous sommes tous convaincus que cinq années, depuis sa conclusion, ne suffisent pas à donner, sur lui et sur son importance, sur son efficacité, un jugement exact et définitif ; et nous sommes cependant tous également convaincus que le Concile ne peut pas être considéré comme terminé, à la fin de ses travaux, comme il arrive de tant d\u2019événements que le temps, en passant, enterre et dont il permet seulement aux érudits des choses mortes d\u2019en conserver vivante la mémoire.Le Concile est un événement qui reste, non seulement dans la mémoire, mais dans la vie de l\u2019Eglise, et qui est destiné à demeurer, en elle et en dehors d\u2019elle, pour une longue période encore.\u201d JT est urgent de nous demander, tous tant que nous sommes, si \u201cle Concile est un événement qui reste.dans la vie de l\u2019Eglise\u201d, dans notre vie personnelle, dans la vie des institutions, dans la vie des oeuvres.Ceux qui veulent guider les autres doivent être les premiers à se poser cette question.\u201cLe Concile ne nous a pas donné, pour le moment, ajoute Paul VI, dans beaucoup de secteurs, la tranquillité désirée mais plutôt a suscité du trouble et des problèmes qui, certainement ne sont pas sans conséquences pour l\u2019accroissement du règne de Dieu dans l'Eglise et dans chaque âme.Il est bon de le rappeler, c\u2019est un moment d'épreuve.Celui qui est fort dans la foi et la charité peut jouir de ce moment, \u201cQui veut voir dans le Concile l\u2019oeuvre de l'Esprit Saint et des organes responsables de l'Eglise.prendra en mains avec assiduité et respect le volume du Concile et trouvera le moyen d\u2019en faire un aliment et une loi pour sa propre âme et sa propre communauté.\u201d (Oss.Rom.24 juil.1970).Comme exemple prenons le cas du sacerdoce.Que d'articles de journaux, et de revues, que de conférences ou colloques, que d\u2019interviews, ete, sur la condition du prêtre d\u2019aujourd\u2019hui! .Quel fouillis d'idées, de suggestions, de \u201cprospectives\u201d sur le prêtre de demain ! .À lire ou à entendre ces élucubrations nébuleuses, on a le sentiment très net, que tous ces \u2018\u201cpontifes\u201d n\u2019ont pas lu, au moins attentivement, le Décret sur le Ministère et la Vie des Prêtres, Décret voté par 2390 évêques et approuvé par le Pape, le 7 décembre 1965.S\u2019ils l\u2019ont lu, ils ne l\u2019ont pas relu ; étudié, ils n\u2019ont rien compris- s\u2019ils n\u2019ont pas s\u2019ils l\u2019ont relu, ils ne l\u2019ont pas étunié : s\u2019ils l\u2019ont compris, c\u2019est que ce sont des esprits aveuglés ou des gens de mauvaise foi.\u201cQui veut voir dans le Concile \u2014 surtout quand on est prêtre\u2014l\u2019oeuvre de l'Esprit Saintprendra en mains.le volume.pour en faire un aliment.\u201d Ce qui est vrai du sacerdoce, l\u2019est aussi de la formation des prêtres, de la hiérarchie, de la liturgie, de la vie religieuse.etc.Si on avait le courage d\u2019aller puiser aux vraies sources, que de bienfaits on pourrait se procurer à soi-même, et aux autres.! Quel temps précieux on gagnerait à bâtir, à perfectionner personnes et institutions, au lieu de s\u2019acharner a démolir et à ruiner.Le Père Charles Boyer, s.j., de Rome, vient de répondre à un certain Père Balducci, l\u2019un de ces prétendus docteurs modernes, qui citent I\u2019Eglise en justice devant leur \u2018tribunal.\u201cC\u2019est surtout I'Eglise post-conciliaire qui est mise en état d\u2019accusation.On donne raison a tous les contestants, aux prétres contre les Evéques, aux Evêques (quand il y en a quelqu\u2019un) contre le Pape\u201d.On \u2018voudrait une nouvelle confession, une nouvelle foi, non pas celles qui viennent du Concile ou du Pape, mais du \u201cpeuple\u201d ! .Clest un exemple parmi cent autres.Quel gaspillage de talent et d\u2019énergie, de temps et d\u2019argent dans des revues qui ne cessent de semer le trouble et la ruine.\u201cJe suis désolé, écrit le Pére Boyer, que la revue mentionnée, dirigée par des hommes qui, peut-être, ne se réservent suffisamment pas de temps pour penser, \u2014 ce qui est de première nécessité, \u2014 ct que certaines autres revues italiennes, dont une me fut un temps très chère, épuisent talent et encre à troubler les fidèles et affaiblir l' A (Oss.Rom.7 août 1970).Église Que c'est vrai chez nous aussi ! Le 12 août 1970.J.LOUIS BEAUMIER, PTRE Une autre coutume étrange est celle de la Fiesta générale d\u2019une région, et du rôle du pasante, qui en est le personnage principale à Ce pasante est plus que l'organisateur ou le directeur de la fête, car il en est le responsable en tous sens \u2014 ce qui est relatif \u2014 mais il en assume les frais, ce qui ne l\u2019est pas.La fiesta dure plusieurs jours entiers, de deux à six, mais il est rare qu\u2019on se contente de deux.Le pasante d\u2019un saint considérable qui fait passer (pasar, pasante), la bannière de ce saint dans un village désigné \u2014 ce qui entraîne un carnaval en règle pour la population\u2014ne s\u2019en tire pas à moins de 500 dollars.Or, le pasante peut être n\u2019importe qui, un pauvre paysan ou un richard, un homme chargé d\u2019une famille nombreuse ou un célibataire, qui ne saurait se sous- ; ; init plus à traire à l'honneur qui lui Qu'on n\u2019en finit plus dy échoit, et dont il retirera découvrir des détails fri- des applaudissements, de Sant l\u2019extraordinaire, d'un l\u2019encens, des confettis, de- exotisme qu'on ne croirait venant ainsi un notable, éli- Pas possible à notre époque gible aux fonctions publi- Mais qui l\u2019est.ques les plus éminentes.LES BEATLES ONT TUÉ SHARON TATE Un journaliste de l'Agence France Presse disait dernièrement : \u201cLes Beatles resteront dans l'histoire, peut-être pas à cause de leur musique, mais certainement pour leur influence, comme type d\u2019une fascination exercée à l'échelon universel\u201d.Pendant ce temps, à Los Angeles, en Californie, Charles Manson a candidement avoué qu\u2019une chanson des Beatles \u201cLes petits cochons\u201d l'avait déjà vivement impressionné et à partir de cet instant, il a maintenu une sorte de rage contre les \u201cmaîtres\u201d de la société.\u201cLes Beatles ont tué Sharon Tate\u201d disait un journaliste ame- ricain.A premiére vue ce titre semble faire appel au jaunisme et à la nouvelle à sensation.Il faut voir au-delà des mots.Les Beatles, comme bien d'autres groupes -de musiciens, ont exercé el continuent de le faire, une influence directe sur la jeuresse du monde entier.;Ç Lorsque pendant un séjour aux Indes, les Beatles ont utilisé ouvertement la drogue, ce fut le début d\u2019une nouvelle expérience.Fait assez curieux, la vague de nudisme a correspondu avec le temps où ils n\u2019ont pas craint de se faire photographier nus pour la pochette de certains disques.On pourrait retourner une dizaine d'années en arrière ct remémorer l'époque des blousons de cuir, une vogue lancée par Elvis Presley.Et combien d'autres exemples pourrions-r.ous citer.Il faut bien se rendre compte que ces artistes de réputation internationale détiennent un pouvoir fantastique.Leur présence permet le déplacement de centaines de milliers de personne.Derrière le rideau, les bâtisseurs d'idoles se lèchent les babines.Les coffres se remplissent rapidement.Il faut'bien en profiter, car 12 gloire est éphémère ! Les artistes, ont un rôle à jouer auprès de la jeunesse.Ils peuvent devenir les catalyseurs des aspirations de la masse grouillante de jeunes, désireuse de se tailler une place au soleil.Mais l'appât du gain est plus fort.Il efface les responsabilités, ouvre la porte à la bêtise humaine et permet l'exploitation honteuse, en plus de faciliter le gaspillage du talent.Le fossé est large entre les deux générations.Les jeunes s'accrochent à ces idoles, s'abreuvent de mots et se laissent envahir par ces sons discordants, Un bon jour, les artistes quittent la scène et derrière le rideau examinent leur compte de banque Demain, ils se retireront laissant sur sa soif la jeunesse.Tro d'artistes et ceux qui les manipulent ne sont que des profiteurs avides d\u2019exploiter une jeunesse qui se cherche, et qui désire voler de ses propres ailes.Argent et responsäbilités ne font pas tou jours bon ménage.(CITR) Les pasantes de conditions modestes se ruinent à leurs fiestas, obligés qu\u2019ils sont de nourrir et faire boire tout le monde du canton pendant des jours \u2014 ce qui signifie parfois un millier de personnes\u2014défrayer les décorations, la musique et le reste.Les terres se vendent, le camion qui est un gagne.- pain, les enfants meurent faute de nourriture parce qu\u2019il faut économiser pour la fiesta, mais le pasante de l\u2019année est déshonoré, perd sa réputation, est parfois chassé de la région, s'il n\u2019accepte les responsabilités devenues les siennes, La jeune génération, pa- raît-il, donne moins dans ces sottises que leurs parents, commence à en avoir assez d\u2019une tradition périmée.Rappelons que le livre du Père Monast s\u2019intitule On les Er oy ait chrétiens (Editions Cerf, Paris), et L\u2019Illettré Vendredi, le 21 août 1970 a er tet LE BIEN PUBLIC Après plusieurs années d'absence, il m'arrive quelquefois de revenir dans ma ville natale pour une courte visite.Je m\u2019y sens un peu comme une étrangère, une touriste.\u2026 Il est vrai qu\u2019en dix ans, le visage d'une ville change beaucoup.Si certains quartiers n\u2019ont pas bougé, d\u2019autres par rontre, sont transformés.Un jour que je me promenais sans but précis, un peu blasée, un peu émue quand même devant des coins familiers, voilà qu\u2019un pa ssant m\u2019aborde soudain.Je ne le reconnais pas tout d'abord; que me veut- il, ce Monsieur aux tempes grisonnantes, au visage un peu sévère, très digne dans son costume noir.\u2014 \u201cTu ne me reconnais pas ?\u201d Son regard s\u2019éclaire d\u2019un sourire.Rencontre.Ce sourire.?Mais oui, bien, sûr ! c\u2019est X\u2026, un ami d'enfance, un voisin de toute ma jeunesse.On s'était perdu de vue depuis longtemps: les études dans la Métropole, le mariage, le changement de pays, les amis différents.Quel plaisir de se retrouver après toutes ces années, mais comme X-a changé ! Pourtant son sourire est bien le même ; la voix cependant est hésitante, les yeux un peu tristes, le visage légèrement creusé.L'image que j'avais gardée au fond de moi-même était différente : un beau Earçon au teint animé, les joues pleines, l\u2019air insouciant.Ce camarade des vacances heureuses est devenu un homme mir, un homme sérieux, éprouvé par la vie.Et moi?Moi qui, malgré les années, malgré les maternités, les soucis, les désillusions, ai gardé intacte, me semble-t-il, mon âme d\u2019adolescente, quelle image mes anciens amis reçoivent -ils en me revoyant ?Lisent-ils aussi sur mon visage l\u2019ombre des années, le poids des jours ?Comme je voudrais pénétrer leurs pensées, me voir telle que je suis devenue, dans le miroir de leurs yeux.Mais non.Peut-étre ai- je peur de la réalité?Puisque le trésor de mes souvenirs est resté intact, je préfère garder l\u2019illusion que rien n\u2019est changé.Et pendant que nous évoquons le bon vieux temps, je redeviens pour quelques instants la petite fille d\u2019autrefois, face au bel adolescent qui faisait battre plus vite nos coeurs d\u2019enfants.L\u2019OBSERVATRICE (août 1970) Les églises nouvelles Sous ce titre L'AMI DU CLERGE du 4 avril 1968 a rendu compte d'un article vigoureux de la Revue des deux Mondes signée par le savant Yvan Christ : c'est une critique sévère de l\u2019art sacré moderne.Il constate que les bâtisseurs de sanc- tuoires modernes, par crainte du triompha- lise, tombent dans l\u2018indigence et le délire; ils nous présentent'des squelettes, en prétendant démythiser ou démystifier.En somme le progrès est bien mince ; on peut dire, pour user du jargon à la mode que \u201cla technique n\u2019a pas encore été sacralisée\u2019\u2019.Au sujet de l'aménagement des églises, L'AMI parle ensuite du manuel du Père Bouyer, oratorien bien connu : Architecture et Liturgie, édit.du Cerf 1967.A propos de l'autel face au peuple, le P.Bouyer, qui a souvent dénoncé l\u2019iconoclasme de nos Jours, démontre que, sauf dans les basiliques romaines de type constantinien, les églises d'Occident ont toujours ignoré l\u2019autel tourné vers le fidèles qui, même à Rome, N'a peu ou rien à voir avec le sens qu'on lui a attribué aux temps modernes.Aussi, dit-il, la pratique de regarder avec curiosité les saintes Espèces eucharistiques, est complètement inconnu de l\u2019antiquité chrétienne.Notre fameux ressourcement ne serait donc qu\u2019un leurre.De plus, depuis que les lectures se font à l\u2018ambon ou au pupitre, la justification fondamentale de la célébration face au peuple disparaît.Conclusion : \u2018Placer le prêtre du même côté que les fidèles.reste la meilleure solution.Quant a l'autel, gardons-nous de croire que la table d\u2018autel idéale devrait être üne table de cuisine,\u2018 \\ Le dépouillement systématique des églises nouvelles parait aussi alarmant.On a mal interprété la Constitution du Concile sur la Liturgie (ch, VII, no 125) qui recommande fermement la pratique.des images sacrées, mais en évitant les excès.On nous présente maintenant des églises néo-calvi- nistes, froides et sans inspiration pour la piété des fidèles.Aujourd'hui, à la machine à habiter répond la machine à prier : \u201cDans la cité sécularisée, l\u2019église est quelque chose comme une intruse, une sorte de maison de la culture qui, sur le plan moral, ne compte ni plus ni moins que l\u2019autre, sur le plan esthétique.Ce roc qu'était l\u2019église n\u2019est plus qu\u2019un tas de matériaux périssables qui périront aussi promptement que ceux qui désormais les dominent et les toisent.Des civilisations abolies, seuls les temples demeurent.Nos temples s'effaceront comme la civilisation que ces fragiles temples-là n\u2018inspirent plus, mais qu'ils parodient.\u2018\u2019 Le 17 oct.1968, L'AMI donne une recension d\u2018un autre ouvrage du même Père Bouyer sur la Sainte Eucharistie : \u201cll vient a point pour crier casse-cou a ces apprentis liturgistes dont les initiatives intempestives et ignorantes ne peuvent que retarder ou fausser une véritable renaissance liturgique, et pour mettre en garde contre de possibles groupes de pression qui tenteraient de peser sur son orientation.|| faut, lire les pages vengeresses que l\u2019auteur consacre aux malfagons théologiques- et liturgiques du temps présent, et quand on sait la part que le P.Bouyer a prise au mouvement liturgique, on apprécie tout le poids de ses anathémes.\u201d\u2019 Page 5 La main ce parfait instrument par Anubis Schenouda L'homme seul a la main, comme scul il a la sagesse en partage.C\u2019est pour lui l\u2019instrument le plus merveilleux.Supprimez la main, l\u2019homme n\u2019existe plus.Par la main, il est prêt à J\u2019atth- que comme à la défense.Si l\u2019homme cst moins agile que le cheval et le cerf, il monte sur le cheval, le guide et atteint le cerf à la course.Son corps n\u2019est protégé par rien contre les intempéries de la Nature, sa main lui ouvre des abris commodes et lui façonne des vêtements.Par la main, il devient le dominateur et le maître de tout ce qui vit sur terre, dans les airs et au sein des eaux.Depuis la lyre et la flûte, le piano et le violon avec lesquels il charme ses loisirs, jusqu\u2019aux instruments terribles avec lesquels il donne la mort, tout est l\u2019ouvrage de sa main.L'homme cût-il pu sans elle écrire des lois qui le régissent, élever à Dieu des temples et des autels?Sans la main, 'pourriez-vous léguer à la postérité les fruits de vos travaux et la mémoire de vos actions?Pourriez-vous sans elle, converser avec Socrate, Platon, Aristote et lcÿ \u2018génies qu\u2019enfanta l\u2019Antiquité ?La main est le caractère physique de l'homme comme lintelligence en est le caractère moral.En présence de cette main, cet instrument parfait mis au bout de notre bras, ne prend-on pas en pitié l\u2019opinion des philosophes qui ne voient dans le corps humain que le résultat de la combinaison fortuite des atomes ?Tout, dans notre organisation, ne jette- t-il pas un éclatant démenti à cette fausse doctrine ?Oser invoquer le hasard pour expliquer cette disposition admirable.Non ce n\u2019est pas une puissance aveugle qui a produit cette merveille.Connaissez-vous parmi les hommes un génie capable de concevoir et d\u2019exécuter une oeuvre aussi parfaite ?Un pareil ouvrier n\u2019existe pas.Cette organisation sublime est donc l\u2019oeuvre d\u2019une intelligence supérieure, dont celle de l\u2019homme n\u2019est qu\u2019un faible reflet sur cette terre.La main est l\u2019instrument le plus approprié à la nature de l\u2019homme et seul Dieu a pu la faire.La caresse de la main réconforte et son fluide peut guérir.\u201cMets ta main sur lui et dis que la douleur s\u2019en aille\u201d, dit le papyrus Ebers.La main est le symbole de la puissance, de l\u2019autorité: de la protection et de l'esprit créateur.Elle est l\u2019instrument de la volonté, l\u2019organe du toucher, la synthèse de la personnalité, l\u2019interprète de l\u2019esprit, le sceau du Créateur.De sa qualité, de son emploi, de son industrie, de son ingéniosité, de sa vaillance dépendent la vie économique et la vie même du pays.Les mains des gens portent tous leurs espoirs leurs désirs, leurs amours, leurs passions, le meilleur et le pire de ce qu\u2019ils ont fait ou espéré faire.Chez l\u2019homme, l\u2019amour se communique par la main.La main de justice est un signe de souveraineté.On baise la main des grands personnages en signe de respect et celle des femmes en signe d'hommage.Lorsqu'un homme veut se marier, il demande la main de celle qn\u2019il aime; il lève la main pour affirmer la sincérité de ses paroles et quand il prie Dicu, il croise les mains comme sil voulait exprimer par ce geste sn faiblesse et son néant.A défaut d\u2019autres preuves, disait Newton, la main me convaincrait de l\u2019existence de Dieucachés, Vient de paraître \u2018Les habitants de [sl Ste-Angèle de Laval PAR JACQUES DUHAIME Fort volume ' Abondomment illustré $3.00 Fexemplaire © Plus qu'une monographie paroissiale, l\u2019histoire d'un peuplement presque aussi ancien que celui de Trois-Rivières.La chronique anecdotique des barbottiers et pêcheurs du Fleuve.Un livre à posséder; un modèle du genre.En vente dans les librairies et aux Editions du Bien Public 1563, Royale, T.-R. Page 6 IL Y A CINQUANTE ANS MOURAIT RENOIR L'oeuvre de Renoir, extré- mement abondante, se présente comme la floraison continue d\u2019un poème coloré, à la gloire de la femme et de la jeunesse.La grâce et la sensualité sont les caractères dominants de ce peintre, qui le rattachent à la tradition française, notamment à celle du XVIIIe siècle dont il s\u2019est toujours réclamé.Mais Renoir a su dépasser la joliesse et la mièvrerie par trois qualités essentielles.D'abord le sens réaliste de la vie moderne, aussi bien dans la période impressionniste, où il a exalté la vie parisienne, que dans la dernière période, où son affection pour ses proches lui a inspiré des effigies inoubliables.Ensuite, Un danger public Faudra-t-il une loi précise pour empêcher que des piétons quémandent le secours des automobilistes pour parcourir certaines distances sur les routes.Récemment dans la région de Montréal, trois jeunes filles, des Américaines ont été victimes des sadiques pour avoir sollicité des automobilistes le long des routes.À chaque année, de semblables incidents sont signalés.Quand les autorités passeront-elles une loi interdisant de prendre des étrangers à bord des voitures et aussi de solliciter pareils services.Une loi semblable protègerait les uns contre le chantage possible, el les autres contre les maniaques du sexe ou les filous.Quant aux jeunes gens et surtout aux jeunes filles on ne recommandera jamais assez de ne jamais s\u2019adresser à des automobilistes inconnus pour les véhiculer.Plusieurs ont été violées et blessées de la sorte.Le voyage sur le pouce est une idiotie et devrait être combattu avec toute la force qu\u2019y peuvent appliquer les autorités.un sens profond de la nature, de la vie végétale et de la lumière qui lui a permis d\u2019établir des correspondances et un accord mystérieux entre le corps humain, la verdure et les fleurs, comme chez les grands maîtres de la Renaissance, qu\u2019il admirait passionnément.Enfin, Renoir a possédé un sens intime, gourmand et voluptueux de Ja matière picturale, de ses nuances, de son éclat, de ses vibrations, qu\u2019il a développé constamment depuis les divisions légères de l\u2019impressionnisme jusqu'aux éclatantes modulations colorées de son ultime période.M est à remarquer que pour Renoir la couleur s\u2019as- socic intimement à la forme en des volumes plastiques.Ses recherches linéaires de lu période ingresque l\u2019ont amené à pre ndre progressivement conscience du volun:e sculptural en peinture.D'ailleurs, il est significatif que Renoir a créé une oeuvre de sculpteur très remarquable, dans les dernières années de sa vie (Vénus victorieuse, Femme exprimant le linge, exécutées sous sa direction).Ainsi son effort vers la plë- nitude, parallèle à celui de son ami Cézanne, a pu arracher la peinture aux mirages lumineux de l\u2019impressionnisme et lui restituer la qualité du relicf, jugée essentielle par Delacroix, l\u2019un de ses maîtres les plus aimés.Mais l\u2019âme du génie de Renoir réside dans son sentiment instinctif et spontané de la vie, dans son amour sensible et sensuel de la chair humaine aussi bien qu: de la vie végétale, qu\u2019il a exaltées avec la même ferveur qu\u2019un Rubens et un Titien, a vec toutefois une mesure plus limitée ct un esprit familier propre au naturalisme et à la tradition française.\\\\_ zoom 06 \u201cuvPan à MLS (CANADA) LTE » SAINCED Om © GUSVRAS ~ eudecc LE BIEN PUBLIC \u2018 SPORTS août 1970 \u2014\u2014\u2014\u2014 Vendredi, le 21 La ligue Provinciale a perdu 4 équipes en moins de 2 ans Selon la physionomie du gé- rant-général des Aigles de Trois-Riviéres, aprés lecture du billet de la semaine dernière, il est évident qu\u2019il n\u2019en a guère apprécié le contenu.Comme le disait si bien La Fontaine dans sa fable \u201cLe Meunier, Son Fils et l\u2019Ane\u201d, il est bien difficile de contenter tout le monde et son père.Evidemment les quelques lignes qui suivent ne rencontreront pas un assentiment général, mais il est à espérer que quelques - uns quitteront leur tour d'ivoire, et verront enfin la réalité bien en face.On l\u2019a dit et même au risque de se répéter, on le redit, la ligue Provinciale de Baseball connaît une période excessivement difficile, et déjà aux Trois-Rivières, après à peine deux années d'opérations, on constate une baisse au niveau de l'assistance.Situation, à mon point de vue, tout-à-fait anormale.Et que penser, maintenant, de Drummondville et de Sherbrooke, qui ont menacé a quelques reprises cette saison de quitter le circuit! D'ailleurs, à moins d\u2019un revirement de situation des plus inattendus, les Alouettes de Sherbrooke plieront définitivement bagage, la saison terminée.Et dire que, lors de la venue des Aigles, en 1969, la ligue comptait un fort total de huit équipes.J'ai discuté à quelques reprises avec Fernand Bédard, le président des Aigles, et lui-même ne s\u2019est pas gêné pour avouer qu\u2019il existait de sérieux malaises au sein du circuit Yvon Ellyson, et qu\u2019il faudrait pour l'avenir ériger sur des bases beaucoup plus solides.(D'ail- lcurs il semblerait que quelques localités soient sérieusement intéressées à faire le grand saut, mais il est encore trop tôt pour dévoiler des noms.) \u2018Chez les Aigles de Trois-Ri- vières il y aura aussi place à des améliorations, si on tient à Une seule soulution : le système des amendes Avant que les joueurs de la ligue Provinciale décident tout d'eux-mêmes, et élisent leur propre syndicat qui régirait lheure des pratiques, la date et le nombre des parties à disputer etc, ete, il est plus que temps que les dirigeants imposent leur propre loi, et qu\u2019ils y tiennent mordicus.La majorité de ces athlètes n\u2019espère plus évoluer dans un circuit plus élevé, soit à cause de leur âge, soit à cause d\u2019un manque évident de potentiel.Le seul intérêt demeure le salaire qui leur est offert.Et je vous certifie que, le jour où on décidera de faire quelques coupures sur certains chèques de paie, les joueurs vont cesser de s'amuser et de somnoler, et ils vont enfin comprendre le sérieux de l'aftaire.Ce n'est certes pas la solution idéale, mais vient un moment où il faut réellement prendre les grands moyens.évoluer devant des foules aussi nombreuses.On acceptera facilement qu\u2019un joueur connaisse une mauvaise période au bâton, qu\u2019un lanceur ait de la difficulté à trouver le marbre; mais le détenteur d\u2019un billet de saison, l'amateur qui paie pour assister au spectacle présenté, voudrait bien, et c\u2019est normai, que chacun des joueurs fournisse le meilleur de lui-même.Lorsque Enrique Chaviano 3'était présenté au monticule, en titubant, lors d'une rencontre disputée à Québec, à la fin de la saison dernière, on S'était bien promis que.et que.Pourtant aujourd\u2019hui on joue au baseball entre deux bouffées de cigarette ; on exécute ia pratique au bâton d\u2019avant-partie à la manière de clowns (v.g.Bob Koehler); on fraternise même avec les joueurs adverses, c qui est à l'opposé des règles fondamentales du basebal), Sans parler des longues soirées nocturnes qui se terminent parfois au lever du soleil.Eh! attention, qu'un journaliste n'ait pas le malheur de déprécier leur façon de jouer, car ils pea- vent se montrer menacants, (Avis donc a J.P.B.du quotj dien Le Nouvelliste).Les séries de fin de saison Au moment d\u2019écrire ces lignes, la fièvre du baseball au niveau provincial atteindra son paroxysme, vu que les séries éliminatoires sont sur le point de débuter.Ici, sans vouloir devenir prophète de malheur, logiquement, Thetford-Mines et Drummondville devraient se rencontrer en grande finale, même si mon choix sentimental demeure nos porte-couleurs.L'avantage qu\u2019ont les Mipeurs sur les Aigles de T.-R., à part le fait de débuter devant leurs partisans, réside dans leurs lanceurs de relève.Doug Nurnburg et Jesus Hernaiz (qui débute à l'occasion), dépassent de plusieurs coudées nos Rivero, Guttierez et Koehler.Offensivement, dans l\u2019ensemble, leur moyenne globale est supérieure à l\u2019équipe locale : leur principale faiblesse demeure la défensive, et il est à espérer que les Aigles sauront profiter de cette lacune.Fernando Gonzales, pour un, possède le plus fort total d'erreurs chez un joueur d\u2019arrêt- court.Dan Zailskist et Hector Soto ne sont pas des gazelles dans l'extérieur.Quant aux \u2018protégés de Marcel Guilbeault, plusieurs d\u2019entre eux sont dans une léthargie profonde au bâton depuis le début de la saison, et rien ne laisse espérer qu\u2019ils se ressaisiront à temps.Les Royaux de Drummondville, sans doute soulagés de ne pas débuter contre les représentants de la cité de Laviolette, possèdent en Karp et Neilsen, deux des meilleurs artilleurs de la ligue, et les protégés de Chico Heron auront fort a fai- - re s\u2019ils veulent répéter leur exploit de l\u2019année dernière, A l'offensive les Indiens ont un léger avantage, car ils ont sur papier de meilleurs frappeurs, et ils sont de plus trés alertes sur les sentiers.Le trio Naz zario, Yancey et Silva se ré- véle le plus rapide du circuit.Mais les Royaux commettent peu d\u2019erreurs et savent profiter de toutes les occasions pour marquer des points.Et ce qui plus est, depuis quelques mat: ches, ils connaissent beaucoup de succès à l\u2019offensive.Mais Les Royaux devraient wain- cre par leur marque dc commerce habituelle, leur grande force au monticule.YVON TOURIGNY NE L'OUBLIEZ PAS ROIX-ROUGE AGIT EN.GAT POUR VOS ASSURANCES Automobile Accidents Responsabilité Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance * Tél: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières A André Saint-Arnaud, 'C.A.Paul René de Cotret, C.A.RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 857, rue St-Pierre Case postale 1464 Tél.: 378-4831 LE BI vendredi, le 21 aoGt 1970 EN PUBLIC \u2014 ON A PENSE AUX SINISTRES LR > vf vaux de Course du Québec.Inutile de dire que ce geste fut très apprécié de la part du Comité local.De gauche à droite MM.Noël Lamy, Char- les-Henri Côté, Del Dugré et Roger Martin.AR 23 Une bourse de $500 a été remise au comité des Sinistrés des Hommes à Chevaux de Trois-Riviè- res.Le don en a été fait par M.Roger Martin représentant le Club des Propriétaires de Che- Yvon Gamache reçoit le trophée du vainqueur se; ITER RYT - + RS 2052 as Panachage: \u2018Un rappel historique a marqué le panachage du premier immeuble de bureaux de l\u2019Ilc-des-Soeurs : le \u201c1 Place du Commerce\u201d.En souvenir de Jacques Le Ber qui, vers le milieu du 17e siècle, tenait un commerce de fourrures fort lucratif dans l'île, on a remis en évidence ce costume du coureur des bois de l'époque.Les bâtisseurs du premier building d'un ensemble d'immeubles de bureaux des Structures Métropolitaines du Ke Canada Limitée ont salué le drapeau \u201cblanc et or\u201d d\u2019avant la Révolution francaise au moment où on le hissait devant l'horizon de Montréal.Les premiers locataires du building, The Canada Starch Company Limited, occuperont les deux étages supérieurs.NE L'OUBLIEZ PAS LA CROIX- ROUGE vant le trophée du vainqueur.\u2018On sait que depuis le sinistre incendie, trois programmes par semaine peuvent être présentés et que 70 des 80 seront maintenus.C\u2019est ce que nous apprenait le secrétaire Jean Duguay.(A.B.) Le :rot Laviolette qui était couru à la piste locale, dans le cadre de l'Expo de Trois-Rivières fut remporté par Yvon Gamache dont Lincoln Land Abc a négocié le parcours en un temps record pour la soirée en 2.05.04.Nous le voyons rece- Le rapport annuel du Service pédagogique a été présenté ü RE [ MARIEZTE DU/VAL PIERRE PUWFRESNE > NEUVE RRERE + GILLES PELLETIER à PARTIE OU 15 JUIN 1970 TOUS US 10683 à 900 heer RILACHES LUND! ST VIDEOS hémeuen = 5300 muse | os Bt par atm TS - pow alwasiess ou wwrvorans J11.100} (Im wes Billets en vente au guichet et chez Pollack N'OUBLIEZ PAS : Tous les vendredis soirs à 10 h Von Deschamps ET SON ORCHESTRE æ Le prix annuel de la revue Études françaises, de l\u2019Université de Montréal, a été décerné au poète Gaston Miron, l'un des principaux animateurs de la poésie québécoise.cette occasion, les Presses de I'U.de M.ont publié le deuxième rec':eil de poèmes et de proses du poète, L'homme rapoillé, le premier ayant paru en 1953.Car, paradoxalement, tout en étant l\u2019une des plus grandes figures de la poésie québécoise contemporaine, Miron a été peu publié, si l\u2019on excepte les nombreux textes parus depuis 20 ans dans les pages des journaux et des revues.Fondé en 1967, le prix des Études françaises s'accompagne d'une bourse de $ 2000 et couronne l'oeuvre d\u2019un écrivain francophone de nationalité autre que française.Le plus important centre du genre À pi | ; © Lt mission assistait à cette rencontre.Nous pouvons reconnaitre à ses côtés MM.Conrad Bacon, directeur du service, Adrien Proulx, son assistant et Messieurs les Commissaires Lemay et Héroux.(A.B.) Le Service Pédagogique de la Commission Scolaire de Trois-Rivières a présenté son rapport annuel, dernièrement.Celui-ci avait trait aux ateliers pédagogiques, à l'administration, au Projet semea et les différents services auxiliai- Appeiez sens frais de Trois-Rivières à Nicolet C maisons EE mobiles ROUTE MARIE-VICTORIN (les 40) NICOLET sur la rive sud Nn nord, Tél.: 293-5950 res.Mme Thérèse Argall, présidente de la Com- Page 8 LE BIEN PUBLIC tn potinant .Les charlatans de l'astrologie Imaginez la farce, une farce aue l\u2019on greffait à un événement tragique.Vous vous souvenez d'avoir vu dans les journaux une nouvelle relatant la disparition de deux enfants, retrouvés deux jours plus tard à Longueuil.Eh! bien imaginez-vous que la police de Longueuil, à bout de souffle dans cette affaire, lança un SOS au \u201cprofesseur\u201d Gazon, astrologue, pour l\u2019aider à retrouver les garçonnets.Ces policiers un peu naifs n'ont pas craint le ridicule, comme on le voit, comme si ce pauvre M.Gazon, tout bon \u201castrologue\u201d qu\u2019il est, avait pu ê- tre de quelqu\u2019utilité dans cette affaire.: Comme nous souscrivons aux dénonciations énergiques formulées récemment à la TV par le Père Marcel-M.Desmarais; O.P.au sujet des astrologues, ces exploiteurs de la crédulité populaire.Aujourd\u2019hui, on ne croit plus en Dieu, mais on croit aux astrologues.Tirons l'échelle ! , C.Mv © \u201c\u2019Parti en voyages\u201d Dans le nouveau Jargon, \u201cparti en voyage\u201d c'est être devenu cinglé après usage de la drogue.Comme on le sait, tout jeune qui n'est pas \u201ccave\u201d se doit de tenter ce dépassement de soi qui ne va pas très loin, si ce n\u2019est dans le sens de l\u2019aberration mentale.C'était le cas, l\u2019autre jour, à I'agroport de Dorval d'un Yan- \u2018kee' de 26 ans, Anton Peter.Ce pauvre type bourré d'\u201cacide\u201d se prenait pour un oiseau.On d'a.arrêté sur la piste d\u2019envol du DC-B qui devait le rapatrier à New-York, alors qu\u2019il faisait de l\u2019obstruction.On a dû se mettre à quatre ou cinq pour l'introduire dans une cellule à parois rembourrées où, pendant toute une nuit, survolté, \u201cdépassé\u201d, \u201cparti à mort\u201d, il a donné libre cours à ses penchants de volatile, effectuant soubresauts, pirouettes et cabrioles jusqu'à l\u2019extinction de ses énergies.C.Me L'homme fe plus laid du Canada La mort vient de mettre fin à ses afflictions.Il est mort à 39 ans, à Vancouver, des suites d'un maladie rare, la neurofi- bromatose Von Recklinghausen.Ce titre peu enviable d\u2019homme le plus laid du Canada ne l'amusait pas du tout.Avec ses bosses sous la peau, il était forcé de prendre sa sérieux.D'ailleurs, même les serveuses refusaient de s\u2019oceu- per de lui et les garçons de le servir.Une jolie fille, dans sa marche, se voit escortée d'éternels sourires.jusqu\u2019à l\u2019écoeurement.C'est la rançon de la beauté.Pour ce qui est du laid excessif, il n'a qu'à paraître tout au contraire pour voir les regards se détourner ou les visages se durcir.Chaque type d\u2019humain s'accompagne de réactions stéréotypées qu\u2019impose l'instinct.Les gens de beauté ou de laideur moyenne sont sans doute les mieux partagés sur le rapport de la diversité des attitudes que leur apparition provoque.C.M.© Les Candidats à la Mairie ne manqueront pas.Jusqu'à présent, trois candidats sont sur les rangs à la Mairie.Ceux-ci sont MM.Marcel Therrien, J.À.Mongrain et J.B.Langlois, tous bien connus dans la cité.Chacun a son programme assez défini que nous ont présenté les media d\u2019information.|| ne fait aucun doute VENEZ PASSER UNE MAGNIFIQUE SOIREE AU Club de Courses Laviolette Laviolette Inc.Double, Quinella, Exacta Tous les mercredis, samedis:ét.- he gf SL a ; dimanèhées- Déport 7.45 hes P.M.des gens.laideur au que l'électorat sera quelque peu embarrassé dans son choix.Une chose à souligner est le vote des jeunes qui pourra sûrement faire pencher la balance.Que dans cette euphorie électorale les meilieurs intérêts de Trois-Rivières restent à l'esprit Trois-Rivières doit faire effort pour développer davantage, surtout au point de vue industriel.A.Be Les voyages du Prince ll va de soi que M.Pierre- Elliot Trudeau n'est pas un premier ministre ordinaire.|| n\u2019a rien du politicien conventionnel que l\u2019on retrouve un peu partout sur la boule ronde.Lui, c\u2019est un prince, un grand aristocrate dont la fine race exige d\u2019être le plus souvent possible dissociée du vulgo.C\u2019est pourquoi M.Trudeau voyage beaucoup, sur les cing continents, se baignant, dansant, dinant, toujours à la recherche des états singuliers qui caractérisent les grands personnages.Le Prince et sa suite sont actuellement aux Îles Vierges où la vie est bonne sous les palmiers.Heureux mortel que ce M.Trudeau que ne semblent plus atteindre les contingences de la politique.Pendant ce temps, la situation se détériore quelque peu, il est vrai: 90,000 emplois de moins qu\u2019aux printemps 1969, la gré- ve des postes qui atteint son paroxysme, etc.Comme vous faites bien M.Trudeau de vous maintenir en excellente forme dans les lles enchanteresses qui ont tout pour faire oublier la grisaille administrative d\u2019Ottawa.C.M.Vendredi, le 21 août 1970 \u2014_\u2014 Un point d'histoire trifluvienne LE JUGE ANTOINE POLETTE Une visite au vieux cimetière St-Louis nous fait revivre tout le passé de notre ville.Dernièrement, je m\u2019y suis arrêté devant un monument qui porte le nom du JUGE POLETTE.Voilà un personnage bien oublié, qui mérite pourtant que l\u2019on rappelle son souvenir.Dans les Mémoires de la Soclété généralogique Cana- dienne-Française (juin 1970), je lis : \u201cIl y a peu de pays où les noms se transforment plus vite qu\u2019au Canada.Le père du Juge Polette fut toujours coznu sous lc nom de Paulet ou Poulet.Lui-même fut baptisé sous ce dernier nom et cependant il a toujours signé POLETTE.Né à La Pointe-aux-Trembles (Neuville), comté de Portneut, le 24 août 1807, il était le fils d\u2019Antoine Poulet ou Paulet et de Marie-Josephte Bertrand.Il fit ses études classique, partie sous des professeurs privés et partie au Séminaire de Québec.Antoine Polette fils obtint son diplôme d\u2019avocat le 11 septembre 1828.Inserit au barreau de Trois-Rivières, il fut nommé le 24 novembre 1834 membre de la Commission chargée de l'érection d\u2019un pont sur le Saint-Maurice.Il fut aussi MAIRE DES TROIS-RIVIERES de 1846 a 1853.Elu DEPUTE DES TROIS-RIVIERES, le 26 avril 1848, j conserva cet important mandat jusqu\u2019en 1857, réusissant à se faire réélire sans trop de difficultés.Le 28 mars 1856, M.Polette était choisi comme membre de la Commission de la Refonte des Statuts du Bas-Canada.Il fut un des commissaires qui rendit les meilleurs services pour ce travail important.Le 21 avril 1860, M.l\u2019avocat Polette montait sur le banc de la Cour Supérieure pour le district des Trois-Rivières, Il exerca les fonctions de JUGE pendant 20 ans.Il prit sa retraite le ler septembre 1880.Il décéda aux Trois-Rivières le 6 janvier 1887.C\u2019est peut-être au JUGE POLETTE que la ville des Trois- Rivières doit la prospérité qu\u2019elle a vue depuis un quart de siècle.Pendant qu\u2019il a été député des Trois-Rivières, il suggéra au Gouvernement de faire l\u2019arpentage des limites de bois qui se trouvaient dans toute la région du Saint-Maurice.Le Gouvernement se rendit à sa demande et dépensa plus 30,000 louis pour l'arpentage en question.\u2018C\u2019est à partir de ce relevé (arpentage) qui faisait connaître les richesses forestières de cette région, que L\u2019INDUSTRIE DU BOIS se développa et amena la prospérité aux Trois-Rivières.\u2014 Les notes précédentes sont extraites d\u2019un ouvrage de l'archiviste Pierre-Georges Roy, intitulé Les juges de la Province de Québec, 1933, p.441.JEAN DÉLACROIX EN LETTRES MOULÉES SN.P.NOM DE FAMILLE bel.| \u2014b Inscrivez-vous! 4 Québécois sur 6 sont déjà inscrits au nouveau régime\" d\u2019assurance- - maladie du Québec! amma BEEN EE 5 VEUILLEZ ME FAIRE PARVENIR UN FORMULAIRE D'INSCRIPTION AU REGIME D'ASSURANCE-MALADIE DU QUEBEC us n'êtes pas inscrit au régime d'assurance-mialadie du Québec, vous devez le Régie de faire tout de suite.l'assurance-maladie L'inscription est obli- du Québec Batoire pour tous les résidents de la province de Québec quels Centre d'inscription 8 que soient leur âge, Case postale 3600 Québec 2, Que.\" DATE DE NAISSANCE : leur état de santé ou : _ PRÉNOM JOUR MOIS ANNEE BR leur situation )( financière.a Retousez hous, ) ce coupon immé- oy ADRESSE - diatement.B 2 NO AVE APPARTEMENT Faites vite! Vous vous [| sentirez bien micux! MUNICIPALITÉ pe B ZONE POSTALE OU COMTE B _\u2014 REGIE DE L'ASSURANCE-MALADIE DU QUÉBEC \u2014_\u2014 "]
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.