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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 11 décembre 1970
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1970-12-11, Collections de BAnQ.

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[" 60e année N $1 Trois-Riviéres 50 E ae Vendredi, = le 11 décembre 1970 Au lendemain d\u2019un sauvetage ORGANE DU REV UN TRIOMPHALISME DEPLACE Ceux pour qui le mot humanité conserve un sens se sont réjouis de la libération de M.Cross.Les Québécois sont de ceux-là, et il n\u2019est pas douteux qu\u2019ils ont approuvé dans l\u2019ensemble la façon directe dont les tractations ont été engagées en vue de cette heureuse conclusion.En exécutant semblable scénario, le ministre de la Justice M.Choquette, a beaucoup redoré son blason.Cette fois, il n\u2019a pas provoqué l\u2019irréparable par son intransigeance et on lui en sait gré.Ce que beaucoup, peut-être, n\u2019approuveront cependant pas, dans le dénouement de l\u2019affaire des enlèvements, c\u2019est le triomphalisme inconvenant de quelques-uns de nos hommes publics.Le bilan de cette crise est tel que, par décence, on devrait s\u2019interdire les déclarations du genre de celle-ci, imputable à M.Bourassa, le jour même du sauvetage de M.Cross : \u201c., Il y a une chose certaine, c\u2019est que le gouvernement du Québec a établi un modèle d\u2019action devant un geste et une forme de terrorisme nouveaux.\u201d Le fameux modèle d\u2019action auquel M.Bourassa se réfère, on le connait et l\u2019on sait ce qu\u2019il a coûté : la vie de notre meilleur ministre et la situation humi- llante d\u2019un Québec occupé.Devant le danger d\u2019insurrection que l\u2019on disait imminent (laissez-nous en douter !), nous avons dû accepter l\u2019application de mesures draconiennes en vue de la conjuration de cette menace.Le peuple québécois ennemi de la violence et soucieux du maintien de l\u2019ordre public s\u2019est dit d\u2019accord.Fort bien ! Là où le même peuple ne saurait être d'accord, du moins chez ceux qui ont encore du nationalisme dans le sang, c\u2019est au sujet de la gloriole politique que des politiciens voudraient tirer des événements.L'humilité serait plutôt de mise dans les circonstances.Nous n\u2019avons pas besoin, de la part des deux premiers ministres impliqués, de justifications pompeuses au sortir d\u2019un drame qui a tout écorché.Il est vrai que la crise a pris fin sur une note heureuse, tellement heureuse Qu'on en arrivait à presque.oublier le martyre de Pierre Laporte qui a préparé le salut de M.Cross.Maintenant, on aura beau sévir, exemplairement comme il se doit, contre les exécuteurs du ministre, une fois qu\u2019on les aura capturés, il reste qu\u2019une partie grandissante de l\u2019opinion continuera toujours à regretter amèrement l\u2019empreessement insolite du gouvernement à organiser la répression, alors qu\u2019une négociation sérieuse, prolongée de quelques heures, pouvait peut-être encore réussir.Trop d\u2019hommes publics pérorent et se congratulent publiquement en s\u2019appropriant force mérites dans le règlement de la crise, alors qu\u2019ils devraient plutôt se montrer sobres de gestes et de commentaires, par respect pour la mémoire d\u2019un collègue immolé à l\u2019ordre public.Nous voulons bien comprendre que le politicien, pour se maintenir, doit utiliser les éléments de popularité que fournit l\u2019actualité, mais il ne faut pas que cette petite opération se pratique au détriment de certains principes.Quoiqu'il en soit, félicitons-nous de ce que, après des jours d\u2019ébranlement, la situation se rétablisse enfin, permettant à la vie de reprendre ici son cours normal, Disons toute notre admiration à M.Cross pour le stoïcisme dont il a fait preuve durant sa détention.Et faisons des voeux pour que le déterminisme politique auquel le peuple québécois pourra se trouver acculé au cours des prochaines années ne se permette aucune accointance avec le terrorisme, dans le but de sensibiliser plus tôt l\u2019opinion à des objectifs va- Jables.La non-violence réussira vraisemblablement, même à courte échéance, là où des manifestations d\u2019extrémisme ont échoué, même s\u2019il faut admettre qu\u2019elles ont réussi à poser avec une acuité nouvelle le problème du Québec à l\u2019attention du Canada anglais et même du monde entier.Quant à ceux qui détiennent le pouvoir, sachons exiger d\u2019eux plus de retenue dans leur satisfaction, de même que plus de nuances dans la façon d\u2019interpréter les faits, en vue d\u2019élaborer plus objectivement les politiques de l\u2019avenir.Nous nous accommoderions volontiers de leurs airs triomphants s\u2019ils ne se manifestaient pas trop tôt après des événements tragiques qui se sont soldés, en définitive, par le sacrifice de l\u2019un des nôtres.Si l\u2019ordre public doit s'imposer, et nous en sommes, que ce soit avec décence, modération et, surtout, sans triomphalisme.Clément Marchand FIL TRIFLUVIEN deuxiéme classe e 1563, Royale Trois-Rivières e Port de retour garanti Enregistrement BE No 0475 o-Canada en perte de vitesse Le réseau frangais de Radio-Canada, qui nous a, dans le passé, donné de belles choses semble en pleine déroute.Est-ce éclipse de talents, est-ce mauvaise direction?+ Toujours est-il que le résultat actuel est lamentable et ne vaut pas les millions de dollars dépensés.Ce qu'il manque à Ra- dio-Canada,, semble-t-il c\u2019est de véritables chasseurs de talents capables de renouveler la programmation qui piétine sur place et qui languit, l'on ne sait trop pourquoi ni comment.Trop de programmes en boite ou en cassettes-vidéo, de mauvaises versions de programmes américains, trop de films de remplissage qui ne valent pas la pellicule sur laquelle les images ont été greffées.Dans les programmes d'affaires publiques une disette affreuse.de tête d\u2018affiche de notre journalisme ou de nos associations et corps intermédiaires, ou bien toujours les mêmes têtes, des petits amis de la maison, me dit-on.L'on a changé la formule du seul programme divertissant qui se tenait l\u2019an = dernier à Radio-Canada, Les Couche-Tard avec Normand et Landré et avant, Baulu.L'on a remplacé ce programme par une salade infecte de propos qui ne sont même pas intelligents et par de la petite propagande pour des artistes de troisième ordre.C\u2018est pourri! Qu\u2019arrive-t-il à Radio- Canada?Est-on dépassé, essoufflé?Manque-t-on | d'énergie ou d\u2019audace pour renouveler les formules?Cela semble clair .Je ne veux pas étre injuste je sais qu'à Radio- Canada il y a des réalisateurs qui voudraient donner mieux, des artisans qui font plus qu\u2019honnétement leur métier, mais à cause d'un certain manque de coordination quelque part, il semble que seuls les médiocres font valoir leurs droits.Je ne parle pas ici de Radio-Canada côté anglophone, que je ne fréquente que fort peu et où je soupçonne encore plus de médiocrité qu'au réseau français, Car au réseau anglais c\u2019est du tout cuit au grand maximum.C\u2019est de la médiocrité dans l\u2019autre langue.- MAURICE HUOT Le rêve de Sidbec Ceux qûi s\u2019opposaient à l\u2019achat de la Dosco par Sidbec avaient-ils raison quand ils prétendaient le projet non rentable ?Les intérêts anglais se voyaient acculés aux pires difficultés, ayant tiré tout ce qu'ils pouvaient de Dosco, sans re- _ nouveler l\u2019équipement, sans moderniser l'outillage.Comme on avait cessé d'investir depuis longtemps, il se trouve que Sidbec en achetant Dosco, a surtout acquis un nom et une petite place sur le marché de l'acier.Un économiste était allé Jusqu\u2019à écrire que Dosco, au moment de la vente, était un \u201ccheval crevé\u201d.Les opposants à cette acquisition avalent-ils cent fois raison ?Tout semble l'indiquer, aprés quelques années d'explol- tation de cette sidérurgie qu\u2019on doit aujourd'hui revaloriser au moyen d'un investissement de $127 millions, dont le gouvernement aux larges épaules assumera la charge dans une proportion de 65%.C'est beaucoup d'argent que l\u2019on engouffre dans ce projet.Espérons que Sidbec finira par se justifier en montrant des profits de même importance.A.B- Page 2 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 11 décembre 1970 L'utilisation = Ty ) 5 ol \"in BORER.ei \u2018 be L'utilisation des métaux et pierres précieuses pour en faire des permanences, le souci de l'élégance sans soumission à la mode inimédiate pour perpétuer un idéal de beauté, voilà ce qui se dégage des pièces du joaillier Armand Brochard exposant à la galerie du Vieux \u2018Trois-Rivières jusqu'au 24 décembre.De son côté, Elyane Roy-Mailhot, peintre, est d\u2019un spontané graduel mais d\u2019une couleur qui habille et automatise venant du geste.C'est donc dire que ce sont deux artistes de valeur, à cette boutique typiquement trifluvienne.(A.B.) Nancy visita la Station de Ski de St-Gérard J gl TERS Trois-Rivières était l'hôte du couple bien connu dans le monde du ski principa- .lement, Nancy Greene et Al Raine.Après avoir été reçus à l'Hôtel de Ville, à l'U.Q.T.R., à la Station de Ski St-Gérard, ils présentérent une conférence et un film sur ce sport de plus en plus en vogue.Nous pouvons voir en compagnie de l\u2019'heureux couple MM.Jean-Pierre Gauthier, propriétaire de la Station de Ski St-Gérard, Noël Lamy, des relations publiques de l'U.Q.T.R.et Del Dugré, sportif bien connu- (A.B.) La Régionale adopte un budget de $6,423,287.Ft re or Tout en inaugurant son nouveau local sur la rue Bellerive, la Commission Scolaire Régionale présentait son budget pour la présente année en cours.Il est de l\u2019ordre de $6,423.287.00.Pour ce qui est de l'évaluation foncière elle est passée de $65 millions à $77 millions- Ce qui amène une diminution de taxes, en proportion de l\u2019an dernier.Sur la photo, les quelques commissaires présents \u2018et leurs adjoints.Au centre le président Robert Rocheleau ayant à sa droite Mme Rita Grenier, Omer Gratton, Jean-Louis Levasseur, Lucien Lefebvre et à sa gauche MM.Henri Rocheleau, Richard Rochefort, Réginald Vézina, sec.-adm- et Maurice Brousseau.(A.B:) des métaux et des pierres précieuses .Celle-ci se composait dans l'ordre : Jean Veillette, Robert Dumond, Pierre Lafon- Chez les techniciens professionnels Pour souligner leur congrès de fin de semaine, la Corporation des Techniciens Professionnels de la Province de Québec faisait part de son programme.Celui-ci comprendra une allocution de M.Gérard-Yvan Martel, d\u2019un banquet et d'une assemblée générale pour discuter des revendications vis-à-vis les nouvelles structures.Sur la photo, les principaux responsables locaux à savoir: MM.Raymond Rinfret, John Robindaine, Robert Germain, Albert Pronovost et René Bourassa.(A-B.) Le Dr Hervé Beaudoin parle de la tuberculose pere Tey ar ta 4 5 Dr Hervé Beaudoin, un spécialiste en tuberculose, a traité de cette maladie devant le club Richelieu trifluvien.Pour illustrer son exposé, le conférencier présenta un film très instructif sur ce sujet.Pendant sa courte allocution, nous pouvons remarquer à ses côtés dans l\u2019ordre: MM.Robert Durand, gérant de la Caisse Populaire de T-R., Dr Philippe Bellefeuille, président du Club Richelieu, Trois-Rivières et Robert Champagne.Ce dernier remercia le conférencier.Lorne Pelletier remet le ars 0, trophée Lombardi Le Bonspiel Amical Lorne Pelletier a I > remporté un succès sans équivoque, en fin de semaine, au Cap Curling Club.Sur la photo, nous pouvons voir l\u2019heureuse équipe gagnante recevant le trophée Lombardi des mains de Lorne Pelletiertaine et Mme Robert Dumont.(A.B.) Vendredi, le 11 décembre 1970 LE BIEN PUBLIC Page 3 ps EE EE SES en quelques mots par Maurice Huot er ECTS PAUL VI ET LES CHRETIENS ANONYMES Si l'on évalue sommairement le bilan de voyage du pape Paul VI en Asie et en Océanie, l'on peut dire qu'il a été un succes dont les bons effets se feront sentir a lon- que échéance.Partout le Saint-Pére a été largement ovationné, notamment à la dernière étpe de son uériple, à Colombo, au Ceylan, où près d'un million de personnes l'ont acclamé et en lui, l'Eglise, dernier rempart.de la vraie liberté.Dans l'esprit de Vatican IL, Paul VI à présenté le nouveau visage de l'Eglise, celui LES FETES ET LA Noël est tout proche ainsi que le Jour de l'an.C'est un temps de douces réjouissances pour lequel le peuple canadien-français a toujours eu une particulière prédilection parce que ce temps est propice au resserrement des liens familiaux, au renouement des amitiés.Il faut garder cette tradition malgré la facilité que le monde offre ou impose de se disperser.Des attaques plus ou moins directes ou sournoises ont été faites contre la famille comme institution humaine, mais il faut repousser ces attaques et comprendre que c'est fort une famille qui se tient et vit en harmonie, et où chaque membre apporte le meilleur de lui-même! SUR UN ARTICLE Jean-Paul Desbiens, le rédacteur en chef de La Presse, frappait juste samedi dernier, quand il écrivait dans son article intitulé \u201cLa Maison du Pécheur\u201d les lignes suivantes: \u201cChaque époque a ses idées reçues.Une idée reçue c'est une idée à la mode dans les salons et les salles de rédagtion: une idée pour laquelle on.sort I'argen- d'une présence discrète, d'un néo-missionnarisme qui consiste moins en un prosélytisme direct qu'en un appel à la paix universelle par un amour plus authentique de ses frères, par le respect de leur choix spirituel et des dictées de leur conscience.L'Eglise a toujours cru aux Chrétiens anonymes, c'est-à-dire à ces âmes qui, quoique n'étant officiellement chrétiennes, ont vécu et vivent d'un authentique amour de leurs frères et qui obéissent en toute sincérité à ce qu'il y a de meilleur en elles.FAMILLE A l'occasion de Noël, faut-il rappeler aussi que la joie que cette fête nous apporte, est d'abord basée sur le fait qu'il y a des milliers d'années, l'Enfant-DBieu naquit par une nuit d'Orient de la Vierge Marie pour sauver le monde et lui donne rla liberté en le rachetant du péché?Toutes les réjouissances légitimes qui accompagnent cette fête partent de cette étable de Nazareth, de la bonne nouvelle de la naissance du Christ.En cette époque où le doute règne, où la foi a baissé, il n'est pas, je crois, superflu de le rappeler.Au temps des Fêtes, il faut se réjouir pour le bon motif d'abord, le reste viendra par sur- croit.terie, la belle vaisselle et les gros titres.Au nombre des idées reçues à Montréal (et peut-être ailleurs,) la paren- thése est de moi) il y a les suivantes ; le Québec est un état policier; les jeunes ont toujours raison ; le gouvernement a toujours tort; seules les machines syndicales sont démocratiques; la société est injuste; les autorités sont toujours des .autorités-en-place.C\u2019est ainsi qque les mesures envisagées par le ministère de l'Education touchant l'endoctrinement des élèves par certains professeurs ont soulevé un tolle général chez les professeurs syndiqués et les abbés de salon.Quoi! Des professeurs syndiqués auraient abusé de leur tribune?ça prend un ministre ou des parents réactionnaires penser ¢a.Vous devriez savoir qu'un professeur est un professionnel et qu'il n'y a pas de professeurs malhonnétes.Il y a des médecins malhonnêtes (et les centrales syndicales ont osé le dire), mais il n'y a pas de professeurs exploiteurs.Et au cas où il y en aurait, la C.E.Q.est assez grande pour y voir toute seule.La C.E.Q.c'est le collège des médecins de \\l'eseigne- ment.\u201c Et voilà qui est bien dit avec une saine ironie contre les idées reçues et biaisantes.Bravo Frère Untel! .Il faut savoir ainsi rappeler aux gens que toute la vérité n'est pas du même côté et que les autorités: chefs de famille, Eglise, .gouvernements \u2026 ont aussi.parfois.raison, mais pour le reconnaître, il faut une certaine humilité.de.la droiture, de la.sincérité, ce qui ne court pas les rues.QUELQUES SOURIRES Des savants tentent, dit- on, de renforcir par des moyens physiques, la puissance du cerveau humain.Tant mieux si les cerveaux qu\u2019on veut renforcir raisonnent juste, sinon ce sera catastrophique.x Personne ne peut bouder un budget public qui attrap- pe même les satrapes .Dans les réceptions, il y a moins de pique-assiettes que de tire-bouchons.Les maitres de bgnquets s'inquié- tent moins des petits fours qui s\u2018envolent que des vins qui se volatilisent en un rien de temps.Dans les congrés de directeurs de funérailles, on discute évidemment bière et bière.X Les préteurs a 30 et 40 p.c.d'intérêt seront surpris ensuite de ne pas trouver leur nom sur la liste des philanthropes .L'ivrogne qui décède est une preuve vivante de la survie car il passe d'une bière à l'autre.X Beaucoup d'automobilistes ont des voitures munies de tout le pouvoir possible, mais il ne leur manque que le pouvoir de les payer .X S'il reste encore un citoyen qu'on n\u2018ait pas encore embrigadé dans un syndicat, une association, qu'on le nomme, car il ferait nouvel- lel.x Ce dont notre pays a le plus besoin, ce sont des forts qui sachent modérer leurs transports et des modérés qui aient le courage d'agir .X Certains représentants du peuple sont bien satisfaits que la fameuse majorité silencieuse ne s'exprime pas, car ils craignent les reproches et les critiques .X Comme disait mon ami, après Verlaine, les rigueurs de l'hiver ne résistent pas à une bonne assiette de soupe aux huîtres, pas plus d'ailleurs que \u201cles sanglots longs des violons de l'automne\u201d.X Les voyageurs voient des paradis partout sauf chez eux.X A beau mentir qui vient de l0in .air connu .toujours vrai.X Drôle de constatation, l'on parle moins des \u201ccroulants\u201d depuis quelques temps?Croulerait-on tous en méme temps? Page 4 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 11 décembre 1970 J'arri arrive maman: De moi, tu ne veux pas ?J'aimerais tant te voir, t\u2019aimer et te chérir, Caresser tes cheveux et tes joues.Je te prie ; , Pour moi, toi, pour Lui ! Ne me fais pas mourir.Le Très-Haut est venu et m\u2019a donné une âme.Tu sais ce qu\u2019il a dit à mon ange gardien ?Bien bas, mais j'ai compris : Oh! quel projet infâme tu veux briser nos liens ?Vivant je suis déjà.Ecoute, mon coeur bat, mes petits pieds demain Pourront te réveiller et te dire : \u201cJe t'aime !\u201d Cinq fois, dix fois, cent fois, je le dis à deux mains, C\u2019est mon langage à moi, pour nous deux c\u2019est le même ! N\u2019écoute pas ces voix : méchantes conseillères, Qui veulent de toi faire une bien triste reine ! Ta couronne dira : \u201cQu\u2019as-tu fait, meurtrière ?\u201d \u201cTu as détruit sa vie et accablé la tienne !\u201d Ton geste irréfléchi fera de moi un ange, Je souffrirai si peu, l\u2019espace d\u2019un instant.Mais toi, chère maman, en refusant mes langes, Quels remords vivras-tu, jusqu\u2019à la fin des temps ?P.de Quercy.1 i\" sr ou avortement Maman, je t\u2019en supplie : Vus de Californie, les événe- ments qui bouleversent actuellement le Québec semblent quelque peu incroyables à quelqu\u2018un qui y vivait encore il y a quelques mois.La façon dont les média d'ici traitent la nouvelle y est certainement pour quelque chose.On ne soulignera jamais assez leur importance.Les nouvelles les plus frappantes sont données souvent sans explication.Pour beaucoup de gens d'ici tout le parti séparatiste est hors-la-loi, la révolte générale fronde dans tout le Québec autrement pourquoi ces mesures de temps de guerre?Le Canada a la réputation d\u2019un pays démocratique, et les libertés civiles ne sauraient être révoquées sans une justification très très grave.Heureusement qu'en fin de soirée dimanche, la télévision, elle et elle seulement, nous a présenté les commentaires de Jeanne Sauvé rétablissant certains faits, seul le FLQ est visé par l\u2019interdit.La loi invoquée, l'a été pour prévenir d\u2019autres kidnappings et permettre à la police d'agir plus rapidement.Elle sera remplacée le plus tôt possible par une législation spéciale : il n'y LE QUÉBEC FAIT LES MANCHETTES a pas de menace de révolte armée pour demain matin.Le lendemain c\u2019est René Lévesque qui est interviewé et rétablit les faits à peu près de la même façon.|| n\u2018empèche que la première impression reste ici et que chaque jour m'apporte des témoignages dans ce sens.Même le très conservateur journal de San Francisco \u201cL\u2018Examiner\u2019 se demande encore si le rappel des libertés civiles était justifié et souligne qu'au moment de l\u2018assassinat de Kennedy et à d\u2019autres moments difficiles et tragiques de la vie politique américaine, jamais il ne fut question de révoquer les libertés civiles.Pourquoi, disait-on à peu près, toute une population serait-elle punie pour les folies de quelques terroristes et l\u2018incompétence de sa police fédérale ou autre ?Ou alors la révolution gronde.Les média d'information américains ne m'ont pas tous fourni de réponses à ces questions, lci, toute cetie affaire reste bouleversante et peu claire.L'information est fragmentaire et ce qui se passe difficile à comprendre pour un Américain moyen.(TV-Hebdo) Madeleine Dubuc \u2018 - territoire.Faites vite, achetez ° vos billets de inter=loto chez votre agent autorisé À 220 gagnants *.$325,000.en prix \u201cUn p'tit billet de loto, ça peut rapporter gros\u201d 2 ) Pa + loto-quêbec 500, Place d\u2018Armes, Montréal 126, Tél.: 873-5350 ues rs Bunny | \u201cq A fd LEAVE La participation de Le 8 décembre 1970 Monsieur le Rédacteur, 4 Dans une livraison récente, numéro 1574, LA DOCUMENTATION CATHOLIQUE, repro- luit le texte de la !llème instruction pour une juste application de la constitution sur la liturgie, publiée par la Congrégation pour le Culte Divin le 5 septembre 1970.(.L'article 7, entre autres stipule ce qui suit: Selon les règles traditionnelles de l'Eglise, il n\u2019est pas permis aux femmes (jeunes filles, femmes mariées, religieuss) de servir le prêtre à l\u2019autel dans les églises, les maisons, les communautés, les collèges et les institutions fémi- * nines.Mais il est permis aux femmes, selon les règles prescrites en cette manière : a) de proclamer les lectures, à l\u2019exception de l'Evangile.En remplissant cette fonction, elles pourront se servir des appareils de la technique moderne, afin d\u2019être entendues de tous.Les Conférences épiscopales pourront préciser davantage de quel lieu le plus adapté MT RE 4 nen la femme au culte les femmes pourront annoncer la parole de Dieu dans l\u2019assemblée liturgique.b) de dire les intentions de, la prière universelle ; c) de diriger le chant de l'assemblée et de jouer de l'orgue ou d'autres instruments permis ; d) de lire les monitions ou commentaires pour aider les fidèles à mieux comprendre le rite ; e) de remplir au service de l'assemblée certaines fonctions qui sont parfois confiées aux femmes, par exemple: recevoir les fidèles aux portes de l'église, les conduire à leur place, organiser les processions, faire la quête dans l\u2019église.(.) La femme, contrairement à l'opinion de plusieurs, n\u2019est pas reléguée au second plan- Puisque la Congrégation pour le Culte Divin, a promulgué cette troisième instruction, il faudrait bien s\u2019y conformer, les féministes aussi, Votre bien dévoué, CLAUDE MORIN, 1570 chemin Lucerne, Montréal 305 Le système d\u2019avis devrait être maintenu La ville de Trois-Rivières a une drôle de façon de traiter ses contribuables.Si on ne réagit pas, on n\u2019en finira plus d\u2019abuser, Voici pourquoi je vous écris.C\u2019est au sujet des contraventions.Personne me conteste à la ville le droit de dresser des contraventions contre l\u2019automobiliste pris en défaut sur son Ce qui est répréhensible cependant, c\u2019est la façon dont la ville entend percevoir ces contraventions dans certains cas.Plusieurs automobilistes se plaignent actuellement d\u2019avoir eu à débourser $10.pour une contravention de $2., car le bureau de la police de T.-R.a mis fin au système d\u2019avis en cas de retard.Par cette façon d'agir, la ville empoche et l\u2019automobiliste paie.Qu'arrive-t-il quand le vent ou un mauvais plaisant enlève le billet de contravention fixé par un policier dans le pare-brise de votre auto.Automatiquement, on vous assigne au tribunal.Si vous n'avez pas deux heures à perdre pour aller vous y expliquer, il vous reste toujours le loisir de payer.ÆEt c\u2019est ce que près de 1200 contrevenants ont fait en octobre dernier.Nous pensons que la situation devrait être corrigée.Armand Landry Trois-Rivières-Ouest Aveuglement infernal Il n\u2019y a pas d\u2019autre mot pour qualifier le geste humainement inexplicable dont nous venons d\u2019être témoins en pleine civilisation XXe siècle.La situation qui atteint tout Je pays et aussi toute l'humanité ne pouvait être plus diabolique qu\u2019en ce moment, aujourd\u2019hui même, la sécurité est assurée, ici-bas, à tout meurtrier de son frère.Nous avions et nous avons encore à notre disposition, non seulement la force policière toute entière, la Gendarmerie Royale et l\u2019Armée, mais en plus, les ravisseurs de James | 9l n'en coûte que $3.pour 0 s'abonner à notre journal.| VEUILLEZ ADRESSER LE BIEN PUBLIC POUR UN AN À \u2018Cross étaient à la merci de ces trois puissants facteurs de justice, de protection et d\u2019ordre individuel ou collectif ?Or, voici qu\u2019on a tout simplement relâché ces ravisseurs, sans les punir pour leur crime abominable | ! ! (Ce matin, on pouvait lire dans notre quotidien local: Ces FLQ ont déclaré qu\u2019ils entendaient bien continuer jusqu\u2019au bout leur programme - Peut-on imaginer un chantage plus odieux, plus révoltant, et, disons le mot, plus infernal et satanique ?Désormais, le sort en est jeté, Alea, jacta est.' UN LECTEUR \u2014-\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014 [0 Paiement inclus.D) Paiement sur facture.| [] C\u2019est un renouvellement.0 C'est un abonnement-cadeau au | destinataire dont les noms * | adresse apparaissent ci-dessous, suivis de mes propres noms et | Le Bien Public, 1563 rue Royale, (vos noms et adresse s\u2019il s\u2019agit d\u2019un abonnement-cadeau) ru N 2 adresse.@ .3 Nom 558 9 Adresse 82 a gat 3 3 Ville 0 Od © 7 | | | | | | | | | | | Vendredi, le 11 décembre 1970 TRAGEDIE D'OISEAUX LE BIEN PUBLIC L'HISTOIRE DES ROUGES-GORGES Un beau matin nous étions réveillés alors que les oiseaux gazouillaient bien fort devant nos fenêtres donnant sur le jardin.Ma petite soeur, Suzanne, pousée toujours par sa curiosité amusante, se dressa dans son lit et fit promptement : \u2014Je vais chez grand-père.Lui sait tout, il comprend même la langue des oiseaux.Et ce fut ainsi que nous sautames aussi du lit pour suivre la petite.Grand\u2019pa était déjà \u2014 selon sa coutume \u2014 dans sa chaise basculante.Lorsqu'il nous a vus, il nous fit signe de demeurer tranquilles.Nous l\u2019approchâmes sur la pointe du pied et gardâmes le silence.Le gazouillement étrange des oiseaux continuait de plus bel et ne laissait plus aucun doute qu\u2019il s\u2019agissait d'une chamaillerie.Puis, ils s'envolèrent.Enfin, Suzanne brûlée depuis déjà longtemps par sa fameuse curiosité put poser la question : \u2014Grand-père, qu\u2019est-ce qu\u2019ils bavardaient si âprement ces oiseaux?Tu sauras certainement nous l\u2019expliquer.\u2014Oh! mes petits, il est vrai que j'ai observé déjà un bon moment leur dispute dont j'ai compris ceci : Vous voyez cet arbrisseau de lilas à gauche.\u2014Oui, oui, avons-nous repris vivement.\u2014 Et à droite ce peuplier?.\u2014Si, si ! fimes-nous à l\u2019unisson.\u2014Or, dans cet arbrisseau, niche, depuis des années déjà, un couple de rouges- gorges.Ce matin, les rejetons de ce couple ont décidé d'aller chercher un autre nid.\u2014 C'est du reste naturel, Interjetai-je timidement.\u2014 D'accord, Jean - Pierre, C\u2019est l\u2019ordre des choses.Mais ce qui n\u2019était pas au goût des parents suit maintenant.Dans leur ferveur Inconsidérée, les rejetons ont commencé à bâtir leur nid au sommet.du peuplier.\u2014 Est-ce qu'ils ont commis, les petits, une erreur grave?demanda mon.frère, Jacques.- \u2014 Ecoutez ce qu\u2019ils disaient les parents-oiseaux.Ils ont déconseillé de nicher si haut.Ils ont expliqué à leurs rejetons que pourra venir un orage et vu qu\u2019ils sont encore jeunes et faibles, ils ne sauront pas résister aux secousses des bourrasques.Tous ces avertissements bienveillants tombaient en des oreilles dures.Les petits s\u2019acharnaient a leur besogne.Ce matin, le pére-oi- seau décida d\u2019inspecter l'ouvrage de ses enfants.Il regarda soigneusement le nid, puis retourna à sa femelle.Père-oiseau fut très désolé de tout cé qu\u2019il avait vu et raconta ceci: le nid construit dare-dare, avec beaucoup de zèle, mais sans expérience nécessaire, sera démoli vite par le premier vent violent.Mère-oiseau fut très attristée par tout ce qu'elle a di entendre.Elle s\u2019envola a son tour pour persuader ses enfants de suivre les bons conseils du père - oiseau.Tout ceci fut en vain.Les jeunes, dans leur confiance orgueilleuse, chantaient victoire.Aussi re- tournaient-ils, ce matin, pour se vanter, disant qu\u2019ils sont très heureux là en- haut et que leurs parents ne doivent pas s'inquiéter pour eux.Il est indéniable que nous tous étions brûlés de connaître le dénouement de cette histoire d'oiseaux.Si nous avions pu le faire nous les aurions surveillés jour et nuit.Nous avons compris ce qu\u2019est une véritable contestation à la mode où les jeunes mettent en doute les conseils de leurs aînés, conseils basés sur les expériences \u2014 selon l\u2019avis de la jeunesse \u2014 \u201csurannées\u201d.Nous n\u2019avons pas dû attendre longtemps.Le surlendemain après-midi de notre conversation avec grand-père, l'horizon s\u2019assombrit.Les nuages lourds jetaient une ombre menaçante aux champs environnants.Le silence étrange qui régna pendant quelques minutes a soudainement cédé au sifflement d\u2019un coup de vent violent.Les arbres courbaient en gémissant cruellement.Nos yeux étaient fixés sur le peuplier et, pour parler franchement nous avons eu peur pour les petits rouges-gorges, car nous entendimes les cris désespérés d'oiseau.Nous aurions aimé savoir si c'étaient les parents ou les rejetons qui poussaient ces cris d\u2019effroi.Nous n\u2019avons pas eu beaucoup de temps à discuter ce problème car vint un nouvel assaut de bourrasque qui visiblement ébranla le nid au sommet du peuplier.Un nuage de poussiére a obscurci tout pour quelques minutes et puis l\u2019orage disparut aussi vite qu\u2019il survint.Maintenant, plus courageux, Jacques, courut vers le peuplier, mais il s\u2019arrêta brusquement et se penchant leva deux petits rcu- ges-gorges.L\u2019un était déjà mort; l\u2019autre grièvement blessé ne vécut que quelques jours malgré le soin dévoué de la petite Suzanne.Lors de l\u2019enterrement des deux rejetons de rouge- gorge grand\u2019pa prononça un court sermon funèbre ou il a répété sa sentence favorite: \u201cCourez lentement, mes enfants, afin que vous puissiez sûrement arriver au bout de la route.\u201d Michel-A.Clauser Charles de Gaulle au dictionnaire Toute la presse frangaise et étran- guère a consacré ses colonnes à la mort du général de Gaulle.|| n'est pas dans notre intention de retracer après tant d'autres la vie et la carrière d'une des plus prestigieuses figu res de notre histoire de France.Bornons-nous à citer l\u2019article du Petit Larousse 1971 : \u201cGaulle (Charles de), général et homme d'Etat français, né à Lille en 1890.Commandant une division cuirassée à la fin de la campagne de France, || prit à Londres, lors de l\u2018armistice de 1940, la tête de la résistance française à l\u2018Allemagne.Chef du Gouvernement provisoire à Alger, puis à Paris (1944-1946), Il abandonna le pouvoir, fonda le Rassemblement du peuple français (1947, puis se retira de la vie politique (1953).Revenu au pouvoir à la suite des événements d'Algérie mai (1958), Il fit approuver par reférendum une nouvelle Constitution et devint président de la République (au suffrage universel) en 1965, il démissionna en 1969 à la suite du rejet, par un référendum, d\u2018un projet de loi sur la régionalisation et la réforme du Sénat.Le général de Gaulle est l\u2019auteur de Mémoires\u201d.Un ancien trifluvien qui nous a fait honneur à Toronto M.Gérard Godin css, est décédé à Québec à l\u2019âge de 64 ans.Il était membre d'une de ces familles qui ont joué un réle considérable dans le \u2018progrès de Trois-Rivières.Quoique résident à Toronto depuis longtemps, M.Godin était resté tri- fluvien de coeur.II ne manquait jamais une occasion le venir se retremper dans l\u2019atmosphère d\u2019une ville qui fut le berceau de sa famille.M.Godin est né aux \u2018lrois- Rivières- Fils de feu Hector Godin l\u2019un des fondateurs de la Maison Girard & Godin Ltée de notre ville.M.Godin était bachelier ès Arts et ès Sciences de l\u2019Université de Montréal et chimiste s.p.s.de l\u2019Université de Toronto.Jusqu'à ces derniers temps.il était gérant-général et président de la Dominion Manufacturers Ltd à Toronto depuis 1952, dont la Manufacture Girard & Godin est une filiale, Il était vice-président de la D-W.S- Concrete Products, directeur de la Winnipeg Casket Co.et de Girard & Godin Ltée des Trois- Rivières.M.Godin était commissaire des Ecoles Catholiques du Toronto Metropolitan depuis 21 ans.Il en fut le président en 1956-57.Ancien président du Club Richelieu-Toronto en 1956; président du comité de fondation et de souscription de l\u2019école secondaire Bilingue de Charbonnel; président-national le l\u2019Alliance Canadienne en 1960-61; directeur de l'Industrial Accident Prevention Association en 1962.Membre de l'Ontario Club et du Board of Trade de Toronto, ainsi que du Toronto Movie Club.Membre fondateur de l\u2019Ontario Mental Health Foundation depuis 5 ans, gouverneur- régional le la Société Richelieu pour le Sud de l\u2019Ontario de 1965 a 1967.M.Godin a été récipiendaire de la décoration papale de Chevalier de Jérusalem, Ordre de St-Sépulcre.M.Godin était secondée dans ses oeuvres par son épouse, née Yvette Lachapelle qui lui survit ainsi que deux fils Claude et Robert, et une fille Madeleine (Madame Robert Locas de Longueil), et une petite fille.M.Godin est le frère de Rainald Godin assistant-gérant de la Manufacture Girard & Godin, du Dr Conrad Godin, de Madame François Nobert (Rolande), et de Madame Marcel Crête (Berthe) de Grand\u2019Mère, 4,942 étudiants dans les C.E.G.E.Pde la région de Trois-Rivieres Le nombre des élèves des 36 C.E.G.E.P.du Québec atteindrait 66,224, dont 51% ou 33,774 étudiants seraient au \u201cgénéral\u201d et 49% ou 32,450 seraient à l'enseignement professionnel.Ces chiffres provisoires pour l\u2019année scolaire 1970/1971 proviennent de la division des statistiques de la Direction générale de l\u2019enseignement collégial du ministère de l\u2019Education.Selon cette même source, il y aurait 4,942 étudiants dans les CE.G.E.P.de la région de Trois-Riviéres.NE L'OUBLIEZ PAS ROIX-ROUGE Ig) VOTRE NOM Page 5 Il y a 60 ans mourait Tolstoï Le 10 novembre 1910, Tolstoï, las sé des honneurs, avide de solitude et de la pauvreté, quitta secrètement son domaine d'lasnaïa Poliana, dans le gouvernement de Toula, et prit le train.Dix jours plus tard, le 20 novembre, l'auteur de Guerre et?Paix, d'Anna, Karénine, de la Sonate de Kreutzer, devait mourir à ls station d'Ast Apovo.\u2018la pensée de Tolstoï, indique le Grand Larousse Encyclopédique, fait de lui un lointain descendant de J.-J.' Rousseau ; ennemi de l\u2018art corrupteur, révant d'une pureté plus grande, il cherche à se rapprocher du christianisme primitif, qu\u2019il considère comme seul capable de favoriser les instincts profonds de la nature humaine.Partisan de la non-violence et de l\u2019abolition de la propriété, Tolstoï ne peut cependant accorder sa vie et sa pensée, et cette tragédie Intime explique les souffrances morales qu'il n\u2019a cessé d'endurer, Idéaliste et mystique, 11 reste un très grand écrivain par l\u2019image qu'il a su donner à la réalité; se refusant à soigner son style et à faire du roman une oeuvre d'art, || brosse de la société et de l\u2018âme russe un tableau puissant et en livre une analyse pénétrante.\u201d Vers l\u2019homme- machine : Le Cyborg Le cyborg (contraction de CYBERNETIC ORGANISM) offre théoriquement une solution aux problèmes posés par les voyages spatiaux de longue durée.|! s'agirait de concevoir pour l'astronautique une sorte d'hybride héritant à la fois des qualités de l'homme et de celles de l'électromécanique.\u201cLe cyborg, stade supérieur de la commission homme-ma- chine, indique l\u2019ouvrage LA VIE DANS L'ESPACE, édité par Larousse, convient particulièrement à l'astronautique parce que, tout en conservant les atouts propres à l'organisme terrestre, il peut s'adapter à d\u2019autres milieux très différents.En d'autres termes, par des apports mécaniques et chimiques, on modifie un homme pour (ui permettre, par exemple, de vivre dans des mondes tels que Jupiter ou Vénus dont l'atmosphère est mortelle pour un autre homme non transformé en cyborg.Après son retour à la Terre, le cyborg est modifié dans le sens contraire et l'homme qu\u2019il recèle retrouve ses qualités premières.Les techniques actuelles sont plus à même de réaliser lee cyborg qu'on ne le pense généralement.Il y a plusieurs années, à l'Institut Central soviétique pour la formation avancée.des médecins, on a remplacé les nerfs sclatiques et vague du chien par de fins fila de tantale.Tant en Europe qu'aux Etats-Unis, de grands progrès ont été faits dans le domaine des, coeurs artificiels internes.L'emploi de métaux et de plastiques Inertes prend- de l\u2019ampleur pour la conetruc- tion de valves cardiaques, de tendons, \u2018de vaisseaux sanguine, trachées, oesophages, articulations osseuses, etc, ! Page 6 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 11 décembre 1970 Jean Talon, second intendant de la Nouvelle- France, fut homme d\u2019affaires et administrateur, sans songer à devenir écrivain, mais il se servait du français avec une rare élégance.Au point qu\u2019on consulte encore ses ordonnances et les lettres qu\u2019il adressait aux autorités de Versailles, dont relevait la sienne.Il écrivait d\u2019une belle encore et de main ferme, sans recherche apparente, mais ses textes sont à étudier, ne serait-ce que pour certaines tournures et hardiesses de style, et la connaissance du vocabulaire.Notons sans tarder qu\u2019il n\u2019hésite pas à employer le mot canot, pour désigner l\u2019embarcation indienne que lon sait, alors que les Français d\u2019aujourd\u2019hui s\u2019obstinent à écrire canoë à l'anglaise.Les lettres de Talon destinées à Louis XIV et Colbert son ministre, contrôleur général des Finances, sont de longues relations annuelles ou il traite de multiples sujets, jugés par lui d'importance pour le développement de la colonie et la grandeur de la France.Il y est question tour à tour des Jésuites, dont l'influence au pays lui fait redouter une sorte d\u2019Etat dans l'Etat; de la Compagnie des Indes occidentales, qui a en Canada le monopole de la navigation et du commerce; de la justice et de l'administration des deniers publics, de la colonisation et du défrichement des terres; de l\u2019agriculture qui suit; du commerce, des manufactures, de la construction navale.* * * Comme Pierre Boucher, sieur de Grosbois, gouverneur des Trois-Rivières, plus tard fondateur et seigneur de Boucherville, Talon est à sa manière, l\u2019un des meilleurs économistes de l\u2019époque, quant aux possibilités du pays devenu sien.Les deux hommes sont d\u2019ailleurs \u2026\u2014 contemporains, \u2018presque du même âge, Boucher né en 1622, Talon en 1625.Le premier précéda l\u2019autre d'un quart de siècle en Nouvelle-France, y arri- L\u2019intendant Talon et son noble rôle en N.-France par L\u2019ILLETTRE.vant dès l\u2019âge de 17 ans en 1639, et il accompagne les missionnaires jésuites dans les territoires des Hurons, pendant quatre ans.Il y poursuit une longue carrière, épouse d\u2019abord Marie-Madeleine Chrétienne, jeune indigène élevée au couvent des Ursulines de Québec, qui décéda avec son Premier-né en 1649; puis en 1652 Jeanne Crevier, fille de Christophe, sieur de la Meslay, qui lui donna quinze enfants, dont deux fils devenus prêtres: Philippe et Nicolas-Michel.Boucher laissa l\u2019ouvrage, publié à Paris en 1664, qui s'intitule Histoire véritable et naturelle des moeurs et productions du pays de la Nouvelle-France, vulgairement dite le Canada.* * * Pour sa part, Jean Talon n\u2019arrive sur nos bords qu\u2019à l'automne de 1665, avec le titre d\u2019intendant \u201cde la justice, police et finance pour le pays de Canada, Acadie, ile de Terre-Neuve et autres pays de la France septentrionale.\u201d Il avait déjà une fructueuse carrière à son actif: commissaire des guerres en Flandre et intendant de l\u2019armée de Turenne, commissaire du Quesnoy, intendant du Hainault.Nommé intendant de la Nouvelle-France en 1665, il y débarque le 12 septembre de la méme année, a- prés une traversée de 117 jours.Micheline D\u2019Allaire lui consacre, dans la collection des Classiques canadiens, un ouvrage d\u2019un intérêt réel, portant ce simple titre: Talon.(1).Le nouvel intendant était un homme intelligent, instruit et actif, qui prit tout de suite à coeur sa mission au Canada.En marge des documents laissés par lui, dont la plu- Part se retrouvent aux Archives nationales d\u2019Ottawa.wa, sa biographie relate ses premiers contacts avec la colonie et ses habitants; ses efforts dans le sens d'un peuplement continu; ses soucis de cohérence économique au pays, ses vues sur la pénétration graduelle du continent, de Pest a\u201c'odest; ses idées sûr compréhensibles.FLQ\".Un calvaire s'achève Sous le titre \u2018\u2019Un calvaire s'\u2018achève\u2019\u2019, le journal financier belge L\u2018Echo de la Bourse écrit, après la libération de M.Cross : : \u201cNi la légalité, ni la morale ne trouvent leur compte dans le dénouement de cette affaire.Mais c'était le le seul moyen d'assurer la survie de M.Cross et l\u2019on comprend que les autorités québécoises aient choisi la voie de la négociation, malgré le dangereux précédent ainsi créé.ainsi purgé de quelques extrémistes prêts à tout.Mais le FLQ a démontré sa puissance et le problème de l\u2018intégration de la province du Québec dans le Canada moderne reste posé.climat malsain fait de méfiance et de mesures policières contraignantes, Mais évidemment bien Ce n\u2019est pas celui qui convient le mieux pour aborder les questions économiques et sociales soulevées par l'action des engagés du Le pays est I! le reste dans un IL Y A 150 ANS NAISSAIT BEETHOVEN Le 16 décembre 1770, à Bonn, naissait Ludwing van Beethoven.Son oeuvre pour piano, sa musique de chambre, ses lieder, ses symphonies, ses concertos, ses deux Messes, sont l'expression d\u2019une admirable fécondité, Semblable à ces \u201cphares\u201d dont parle Baudelaire, il illumine tout son siècle avec son oeuvre brûlante et passionnée.Génie sans frontière, Beethoven livre un message qui ne cesse de charmer l\u2019humanité.\u201cC\u2019est vers d\u2019autres destins que Mozart que Beethoven conduit le langage symphonique, lisons-nous dans l\u2019ouvrage la Musique publié par Larousse, car la musique n\u2019est pour lui qu\u2019un moyen d'exprimer ses idées humanitaires, non par goût de l\u2019apologie, mais pour s\u2019évader d'une condition qui le blesse.Ce que Beethoven a surtout projeté dans son art, ce ne sont pas ses propres souffrances, sa propre vie, mais l\u2019idéal qu\u2019il leur opposait en lui- même.Dès l\u2019âge de vingt- deux ans, il songe à mettre en musique l\u2019Ode à \u2018la joie de Schiller : il ne réalise son projet qu\u2019en 1823, au moment où tout l'accable, où toute joie semble le fuir ; la septième et la huitième symphonie, qui sont empreintes d\u2019une euphorie parfaite, datent de son renoncement à Thérèse de Brunswick, et de ses déboires avec la jeune Malfatti et l\u2019intrigante Bettina, comme de sa déception le service du Roi et les relations extérieures; les résultats de son administration.Ouvrage mince, quand même lumineux à certains égards, que celui qui s\u2019ajoute à la bibliographie de Talon, laquelle n\u2019est pas abondante.L\u2019Illettré 1 Editions Fides, Montréalavec celle qui l'appelait \u201cson tyran\u201d: la jeune chanteuse Amalie Sebald.La musique est donc essentiellement un langage pour Beethoven: le langage d\u2019une vie intérieure intense, tantôt paisible et tantôt en révolte, le langage de l\u2019idéal qu\u2019il portait en lui et que le monde ne pouvait satisfaire.Cela explique combien le problème expressif domine chez lui le problème formel; les moyens mis en oeuvre s\u2019amplifient (instruments, choeurs), les thèmes acquièrent une personnalité plus accusée qu'auparavant, les contrastes entre les idées et les différents groupes d\u2019instruments qui les expriment sont plus nettement marqués ; enfin, trois symphonies peuvent être considérées comme des anticipations sur la musique dite \u201cà programme\u201d: la troisième (Héroïque) glorifie un héros idéal, dont elle commémore tour à tour les combats, les triomphes et la mort, la sixième évoque les impressions diverses que l\u2019artiste ressent au spectacle de la nature (Pastorale),la neuvième nous invite à la joie, à l\u2019héroïsme, à la rédemption humaine par l'amour.Ce message, pour être plus sensible, faconne les cadres anciens selon sa propre forme: d\u2019où ces longs développements, l'accélération du menuet, qui se transforme en scherzo, l\u2019utilisation de la variation amplificatrice, proche de la démarche même de la pensée , la présence de grandes introductions, destinées à créer l\u2019atmosphère, et l\u2019intrusion de la parole lorsque la musique pure ne suffit plus au compositeur pour convier les hommes à la Joie.En affirmant la suprématie de l'idée sur la forme Beethoven n\u2019a pas seulement modifié profondément le contenu expressif de la symphonie, mais il a bouleversé les lois qui régissait ce genre et préparé l'éclatement des formes traditionnelles, désormais trop étroites, ouvrant ainsi la voie au romantisme.\u201d Miron, titulaire du Prix France-Canada offert par le Québec Le prix littéraire France-Ca.nada a été décerné, à Paris, à la Délégation générale, par un jury d\u2019écrivains et de critiques français à Gaston Miron pour son ouvrage \u201cL'homme rapail- 16\u201d, Créé dans le but de mieux faire connaître en France les écrivains québécois, ce prix est offert par le ministère des Affaires culturelles du Québec.Le dixième lauréat du prix France-Canada est né en 1928 à Sainte - Agathe - des - Monts (Québec).En 1953, il fonde, avec la collaboration de Louis Portugais, Gilles Carle, Jean- Claude Rinfret, Mathilde Ganzini et Olivier Marchand, \u201cLes éditions de l'hexagone\u201d et publie, conjointement avec Olivier Marchand, un recueil de poèmes intitulé \u201cdeux sangs\u201d.C\u2019est vers la même date que commencent à s\u2019élaborer les trois cycles poétiques : \u201cLa Batêche\u201d, La marche à l\u2019amour\u201d, et \u201cLa vie agonique\u201d, au centre de son oeuvre, et qui donnent naissance à deux cycles secondaires \u2018\u2018L\u2019amour et le militant\u201d et \u201cLes poèmes de l'amour en\u2019 sursis\u201d.\u201c A partir de 1962, ces grandes suites paraissent par fragments, avec d\u2019autres pièces, dans des journaux, des revues, des anthologies.En mai 1970, Gaston Miron recevait pour son oeuvre le prix de la Francité.Ce prix s'accompagnait de la publication, par les presses de l\u2019Université de Montréal, d'un recueil de textes: \u201cL\u2019homma rapaillé\u201d.L\u2019HOMO SAPIENS C'est au paléolithique supérieur, qui s'ouvre aux environs de 35,000 avant notre êre pour se terminer quelque 25,000 ans plus tard, qu'apparait l'homo sapiens.Trois grandes races principales sont distinguées: celle de Cro-Magnon, celle de Grimaldi (près de Menton) aux caractères négroïdes, celle de Chancelade qui ressemble aux Esquimaux actuels.Ces \u201cnéan- thropiens\u201d, qui succèdent aux hommes de Néandertal, ne présentent aucune différence notable avec les hommes actuels.\u201cLe type humain de Cro-Ma- gnon fut découvert en 1868 dans un abri-sous-roche de la commune des Eyzies-de-Tayao (Dordogne), au lieu-dit CRO- MAGNON.Depuis l\u2019exhumation des cinq squelettes enterrés dans cet abri, de nombreuses trouvailles ont permis de pré: ciser les caractères de cette race de néanthropiens.Les hommes de Cro-Magnon étaient de très grande taille (1,80 à 1,94m) et le développement de leurs insertions m'usculaires témoigne de leur force physique.Leur capacité crânienne est compa rable à celle des hommes ac tuels, et leur face large, aux pommettes saillantes, au nez effilé, ne présente pas de Ca ractères qui puissent les distin- guere de nos contemporains. Vendredi, le 11 décembre 1970 LE BIEN PUBLIC vo } \u201cA JO 5TH am } ç ; : 5 \" ; D W A i Le Club Motoneige Bellevue prend son élan M pe Ty ERR 8 eu ça x peu [4 sh, ev A R Nn bu Bl 1.à i vs A woh, A2 al , La bi - RY OA 5 EE Le licutenant Jean Champagne donnait des conseils bien a propos concernant la Motoneige devant les membres du Club Motoneige Bellevue, en fin de semaine.C'était alors la 1ère réunion de ce nouveau club afin d'informer les membres.Quelques films sur les avantages de ce nouveau sport.Sur la photo, le lieutenant Champagne pendant son allocution.(A-B.) .< .Le Club Motoneige Bellevue qui en est à sa Plusieurs randonnées, courses ct courses au tré- Ou aura lieu le Congrès National des J.C.premiére année d\u2019existence présentait son nou- sor sont prévues, au cours de la saison estivale.vel exécutif à la presse récemment.Il se com- Au centre, I'ami Del Dugré, un des principaux pose comme suit dans l\u2019ordre : M.Gilles Lepage, animateurs des sports en Mauricie.Notre région président, J.-Guy Laferté, échevin, directeur cest l\u2019une des plus propices à la pratique du sport technique, Gaétan Charest préposé aux excur- de la motoneige.Voilà pourquoi les clubs du sions, Michel Girard, secrétaire, Rosaire Fer- genre du Bellevue se multiplient dans toute la land, et Claude Marchand réception, directeur.Mauricie.STATION DE SK 5 -ARBALETES ig 44) Bi \u201cI5-PENTES ipa rt 4 5 % A Js Nd K - 13 fl _ doa oi M.Gaston Sévigny n\u2019y est pas allé de main morte devant les membres de la Jeune Chambre, à la fin du colloque de fin de semaine.Tout en reconnaissant qu\u2019il pouvait être les meilleurs éléments de notre société canadienne française, il a reconnu qu'on s'est servi d'eux comme des marrons.Sur la photo: Jean Pierre Fortin, président local, Guy Bélanger, président national et le conférencier.Un banquet fut aussi offert afin de promou- vuir le choix de Trois-Rivières comme site du Congrès National ds J.C, 1972.(A-B.) L'élevage du vison se développe au Québec Les fermes où l\u2019on s'adonne à l'élevage du vison au Québec, avaient produit 87,899 peaux en 1962; elles en ont produit 138,467 en 1968.Le nombre des visons élevés dans ces fermes était de 35,940 à la date du ler janvier 1962; il atteignait 53,800 le ler Janvier 1969.Les jolies québécoises qui veulent parer leur sil- houetle d'un nouveau et somptueux manteau de vison cet hiver, seront servies à souhait.Trnocs- Biucines Cingelen Ltée A Louis Lacroix, prés.L'incomparable \u201cDealer\u201d dans la région POUR UNE MERVEILLEUSE DETENTE le sport du ski a son meilleur 15 pentes, 5 télé-skis © École de ski © Patrouille de ski | © Jardinière des neiges (garderies) © Chalets des skieurs fonctionnels © Caféteria © Salle à manger \u2018adresser à STATION DE SKI ST-GERARD ou P.A.GOUIN Ltée, Trois-Rivières Tél: 219-374-2453 2625, rue Royale Trois-Rivières: Qué. ep) DEP RM .BUERISON _/ POSSIBLE fit POSTEZ VOTRE DEMANDE AUJOURD'HUI ET VOYEZ VOS REVENUS AUGMENTER ! Devenez Détaillant Rawleigh dans votre District.\u2018Bon profit.Aucun capital nécessaire.Ecrivez Rawleigh, Dept.J - 624 - 870, 4005 Richelieu, Montréal 207, P.Q.Adresse Ville orcas Province POUR VOS ASSURANCES eo Automobile e Accidents e Responsabilité e Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance ' Tél.: 375-2665 573, rue Bonaventure Trois-Rivières En potinant L\u2019Eglise du Québec présente On s\u2019élève de plus en plus, à travers le Québec, contre les injustices sociales que nous vaut le système économique actuel asservi aux intérêts de la haute finance et de son fidèle valet, le pouvoir politique.La critique ne fait que s\u2019élever dans divers milieux où l\u2019engagement politique n\u2019a jamais été de mise.Un de ceux-là est l\u2019Eglise qui n\u2019hésite pas au- jourd\u2019hui a se porter a la défense des économiquement défavorisés.Elle agit ainsi dans le style de désengagement qui lui est propre, mais selon une tradition de charité, d\u2019humanité, pourrait-on dire, qui la pousse à se rapprocher des faibles, des deshérités, en vue d\u2019améliorer leur sort.Nous n\u2019avons pas été surpris de lire dans la presse que l\u2019archevêque de Rimouski, Mgr Louis Lévesque, a rendu hommage aux vingt curés, prêtres de paroisses marginales des comtés de Matane et de Matapédia, qui ont récemment publié un manifeste dénonçant les injustices sociales en cette région.L\u2019Eglise, en agissant ainsi, reste fidèle à sa mission.MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS DU CANADA SP-701027 SOUMISSIONS DES SOUMISSIONS CACHE- TEES, adressées au Gérant, Services Administratifs, Ministère des Travaux Publics du Canada, 1631 avenue de Lorimier, Montréal 133 et portant la mention : \u201cSOUMISSION POUR REPARATION S EXTERIEURES \u2014 EDIFICE FEDERAL \u2014 LOUI- SEVILLE, P.Q.\u201d seront reçues jusqu'à trois heures de l'après-midi (heure normale de l\u2019est), vendredi le 18 décembre 1970.On peut prendre connaissance des plans, devis et formules de soumission, ou se les procurer au Ministère des Travaux Publics du Canada, Bureau des Soumissions (679-6553) 1631 avenue de Lorimier, Montréal 133, P.Q.et on peut les consulter aux bureaux de poste, pros - Rivières, Louiseville, P.Q.On ne tiendra compte que des soumissions qui seront présentées sur les formules imprimées fournies par le Ministère et faites en conformité des conditions qui y sont stipulées.On n'acceptera pas nécessaire- \u201cent ni la plus basse, snicau- -cunes des soumissions.: - J, Dorval, Maurice J.Vaive, ol rant, : Services Administratifs.LE BIEN PUBLIC Elle ne fait pas de politique, mais de l\u2019action sociale, de la promotion humanitaire.Le stationnement du Centre C\u2019est ainsi qu\u2019on l\u2019appelle assez communément.Il est fort commode dans ce secteur Royale-des-Forges.A toute heure de la journée le chaland pressé peut y garer sa voiture et se mettre immédiatement en course pour ses affaires.Beaucoup se plaignent de la cherté des places mais on doit comprendre que l\u2019aménagement de ce parc à coûté .plus de $200,000.et qu\u2019il faut petit à petit rembourser cette somme au trésor.Le front commun et le réseau routier Toutes les municipalités du Coeur du Québec ont enfin décidé de présenter un front commun de revendication routière pour amener le gouvernement à considérer nos besoins en ce domaine d\u2019un peu plus près.Ce regroupement régional autour d\u2019une question aussi vitale est l\u2019oeuvre du Conseil Economque Régional qui a déjà, plusieurs fois Vendredi, le 11 décembre 1970 prouvé son utilité.Au cours de la réunion des maires de la région, tenue récemment à lhôtel de -ville de T.-R., on a décidé, à la suggestion pertinente du maire Desrosiers, de mettre de côté toute disposition s\u2019inpi- rant de l'esprit de clocher.Ainsi, on réclame prioritairement des travaux sur la Transquébécoise mais aussi le prolongement de l\u2019autoroute nord Berthier- Trois-Rivières.On se rend compte ici que malgré les bonnes intentions qui l\u2019animent le gouvernement ne trouve pas moyen de moderniser le réseau routier de la Basse-Mauricie, malgré la forte concentration industrielle qui s\u2019y trouve.Le manque de routes adéquates bloque actuellement tout développement et tout progrès en Mauricie.Nous avons été surpris d\u2019apprendre que dans les appropriations récentes pour travaux d\u2019hiver, au chapitre de la voirie, le Coeur du Québec se voyait contourné et évité, alors qu\u2019il attend depuis si longtemps, devant se contenter de routes archaïques où se multiplient les difficultés.Nous félicitons les maires de leur initiative.Nous savons que la prochaine opportunité ne leur échappera pas.Mais quand se produi- ra-t-elle ?A.B.AH, CES BILLETS D\u2019INFRACTIONS ! Entre le gros bon sens et l'illogisme d'une loi que faut-il choisir ?municipal de Trois-Rivières a opté pour le gros bon sens.En fait le dilemme n\u2019est pas bien grand et le conseil Au cours de la réunion de lundi, le maire Gilles Beaudoin a fait savoir que désormais les automobilistes recevront un avis, à la suite de l'émission d\u2019un billet d\u2019infraction.Tous les conseillers se sont ralliés autour de la décision du maire Beaudoin et dans les circonstances cela nous apparaît comme tout à fait logique.Sous le règne du maire Matteau, le conseiller Colbert avait tenté de faire approuver une telle décision, à la suite de nombreuses plaintes reçues.À cette époque, l'aviseur légal de la municipalité avait clairement indiqué que cette politique est établie depuis de nombreuses années dans d\u2019autres municipalités.Reste que si la loi manque de souplesse, les législateurs devraient l\u2019amender.Pour un billet de $2.00 qu\u2019il s\u2019est fait dérober par exemple, un automobiliste peut payer jusqu\u2019à cinq, dix fois ou vingt fois plus: tribunaux.essayer.On dira qu\u2019il pourra se défendre devant les Tout bon avocat digne de ce nom dira de ne pas Tout ceci ne règle en rien le problème du stationnement nous en convenons.Reste que l'automobiliste n\u2019est pas nécessaire- ment- obligé de payer pour le manque de prévoyance des administrateurs municipaux.I ni Une simple lettre évitera un nombre incroyable de critiques et d'ennuis.En se penchant sur cette question, le conseil municipal a fait preuve de sagesse, et de largesse de vue.C.J.T R.André:Saint-Argaud; CA.Paul 'René de Cotfêt, C.A.RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 857, rue St-Pierre Case postale 1464 Tél.: 378-4831\" ey Soyez de la fête vous aussi! Par l'interurbain | automatique.| Naissances, anniversaires: soyez de la fête vous aussi, par l'interurbain! Consultez votre annuaire pour plus de détails concernant les tarifs réduits du soir et du dimanche.ne "]
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