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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 22 janvier 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1971-01-22, Collections de BAnQ.

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[" Soixantième année * Trois-Rivières No 3 \u2018 * Vendredi le 22 janvier 1971 * 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.+.J.) hymond Denault 16 rue Le Royer Ouest Montreal fev.70 TROIS RIVIERES RECOIT ROBERT RUMILLY Un autre titre sur un sujet typiquement trifluvien devrait paraître un jour en libroirie, oeuvre de Robert Rumilly.Il s\u2019agit d\u2019une biographie fidèle et détaillée de Maurice-L.Duplessis qui, député de Trois-Riviéres-pendant plus de vingt-cinq ans, a laissé son nom dans l\u2019nistoire comme l\u2019un des plus grands premiers ministres du Québec.Ce projet caressé depuis longtemps, l\u2019historien Rumilly, le plus prolifique de nos auteurs (63 ouvrages publiés), aurait l'ambition de le réaliser avant longtemps.Déjà, sur la table du biographe de Mgr Laflèche, le dossier de cet autre grand trifluvien est ouvert.Grâce à un recherche méthodique et sélective, Robert Rumilly traitera le sujet sans passion, avec objectivité et souci de rester fidèle aux données de l\u2019histoire.Robert Rumilly s\u2018étonne de la conjuration de la médisance qui, habilement provoquée et entretenue par des détracteurs, poursuit la mémoire de l\u2019homme dont la forte personnalité a marqué une époque, tout en suscitant de féroces antagonismes.|| croit cependant qu\u2019une légende mensongère, fondée sur des haines, politiques, ne saurait durer cor l'histoire re- tiendra les qualités de l'homme d'état, \u2018oeuvre du batisseur, plutôt que certaines méthodes contestables du politicien, Le but de Rumilly est donc de redonner son vrai visage au fondateur de l\u2018autonomie québécoise.Depuis quelques mois, tout en travaillant fébrilement à sa grande histoire de Montréal en quatre volumes (dont deux ont déjà paru), Robert Rumilly a commencé à se documenter sur Duplessis dont il connaît bien la carrière politique.Voulant avant tout le replacer dans son cadre humain, il o fréquenté sa correspondance et recueilli les souvenirs de ses proches et amis.Soucieux de souligner la mise \u2018en oeuvre de cet intéressant projet, un groupe de citoyens convoqués par M.Marcel Therrien a assisté, a la mi-janvier, à une réception donnée por lo ville en l'honneur de l\u2019historien.Invité à dire quelque mots, après avoir signé le livre d\u2019or, Robert Rumilly a évoqué plusieurs points de l\u2019histoire de Trois-Rivières, si riche de substance et qui, selon lui, reste l\u2019un des hauts lieux de la culture française en Améri- \u2018 C.Mque, Rei ud NES \u2018 Photo du haut : M.Robert Rumilly, adressant la parole à quelques invités, au cours d'une réception donnée en son honneur par la Cité de Trois- Rivières.De gauche à droite: le Dr Conrad Godin, président de la Société d'Histoire régionale, le pro-maire Gaston Vallières qui a souhaité la bienvenue au visiteur, et M.Rumilly, pendant sa brève allocution.Parmi \u2018les invités, on notait la présence de Mlle Edouardina Dupont, se- crétaird de la Société d'histoire.Photo du bas: Clément Marchand, du Bien Public et Magloire Gagnon, °°\", s'entretenant avec Robert Rumilly.; - : Ra J DOTE 4 Tea - ; : + Enregistrement numéro 0475 Deuxième classe *æ Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents Pre an\u201d L'inauguration du Salon du Livre et des Arts patronné par la Société Saint-Jean-Baptiste de la région des Trois-Rivières a donné lieu à une manifestation culturelle d'un haut intérêt, mardi soir dernier, devant une centaine d'invités.Tout un éventail d'oeuvres de différentes maisons d'édition peut y être admiré.Parmi les exposants notons les Archives du Séminaire, le Bien Public, le Bureau régional de diffusion du français, l'Editeur officiel du Québec, Fidès, Beauchemin, le Ministère de l\u2018éducation.Le Nouvelliste, pour sa part, devenu grand quotidien, après un demi-siècle de publication assidue, exhibe avec fierté son premier numéro entièrement composé à la main, en caractère mobiles, comme le voulait la typographie de l'époque.Notre photo a été prise au moment où Mme Omer Loiselle, présidente du comité du Salon, coupait le ruban symbolique.De gauche à droite : l\u2018allocution situa très bien l'évènement ; M.Paul Langlois, président SSJB, dont le curé de St-Pie-X, l'abbé Emile Clément ; Mme Esther Collins; le curé de la Cathédrale, l\u2019abbé Louis Massicotte ; Jean Sagui, attaché cul turel de France, au consulat de Québec, Léo Thibeault, échevin, représentant la ville.un compliment du grand confrere C\u2019est avec empressement que les éditions du Bien Public ont accepté de participer au Salon du Livre SSJB et d\u2019y exposer dans une rétrospective fort incomplète environ une centaine de volumes différents sortis de leurs presses depuis plus de tren- te-cing ans.Nous n'avions pas la prétention de nous comparer aux grandes maisons, comme Fides et Beauchemin, qui exposent en même temps que nous.Aussi quelle ne fut pas notre surprise de lire, ou lendemain de l\u2018ouverture du Salon, dans un commentoire du Nouvelliste, sous la signoture de René Lord, ce paragraphe nous concernant : Le kiosque le plus important, à notre humble avis, écrit le chroniqueur littéraire du quotidien, demeure celui du Bien Public cette maison d'édition de Trois-Rivières, dont on ignore bien souvent la valeur.Ce kiosque réunit des oeuvres québécoises ex- trèmement rares ; il nous révèle les premières oeuvres de gronds écrivains québécois originaires de notre région.Avec des moyens modestes qu'a pu décupler notre persévérance au travail, nous avons tenté de maintenir la vie intellectuelle en notre ville, au moyen de I\u2019édition.Ainsi, depuis le troisième centenaire seulement, la liste des ouvrages originaux publiés au Bien Public s\u2019est allongée d\u2019environ éent cinquante titres, dont ceux des collections historique connues sous les noms de Pages trifluviennes et L'histoire régionale.\u2018Mgr Tessier, l'incomparable animateur, avait donné le branle à cette activité qu'il dirigea par la suite pendant de lon- gues années, secondé par Raymond Douville jusqu'à son départ en 1959, alors qu'il devenait Sous-secrétaire de la Province.Il est donc vrai, comme l'écrit René Lord, que des dizaines d'écrivains aujour- d'hui très connus, ont vu leurs premières oeuvres éditées au Bien Public.Parmi ceux de la région, seulement, mentionnons quelques noms : Mgr Tessier, Raymond Douville, Marcel Trudel, l'abbé Plante, Sylvain, le Chanoine Georges Panneton, Louis-D.Durand, Adrienne Choquette, Alphonse Piché, Denis Vaugeois, Hervé Biron, Yvon Thériault, Gérald Godin, Madeleine St-Pierre.De l\u2019extérieur sont venus des noms prodigieux, Rina Lasnier, Roger Brien, Yves Préfontaine, Charles-Marie Boissonneauit, Maurice Huot, Suzanne Paradis et plusieurs autres, dont Louis Dantin qui, à titre posthume, est devenu un de nos auteurs, avec une série d'oeuvres annotées par Gabriel Nadeau, son exécuteur testamentaire.Nous acceptons avec beaucoup de satisfaction ce compliment du Nouvelliste, non pos pour nous qui restons à pied d'oeuvre, mais pour cette kyrielle d\u2018auteurs qui - se sont joints à notre mouvement et qui Jui ont donné, par leur talent et leur message, toute sa signification sur le plan de la culture québécoise.\u201cNous sommes reconnaissants à la Société Saint-Jean-Baptiste, à, ses principaux dirigeants, Paul Langlois, Georges Meyers et Conrad Boisonnault, de gous avoir facilité la présentation de cette rétrospective de l\u2019édition trifluvierne. Page 2 La Montagne Pembina au temps des colons est un ouvrage qui s\u2019ajoute à la documentation, pas tellement abondante, sur les débuts du Manitoba français, au sud de Portage La Prairie et de la rivière Assiniboine, mais au nord, pour la plus grande partie, du Dakota Nord aux Etats-Unis.Il a pour auteur Marie- Anna-A.Roy, soeur de la romancière Gabrielle Roy, qui en est à son troisième ouvrage et en annonce un quatrième, sur Les Visages du vieux Saint-Boniface.Les livres du genre sont précieux aux chercheurs, qu\u2019ils soient romancés ou non, à cause de la vérité qu'ils transmettent sur les débuts de villages ou pa- La belle histoire de la montagne Pempina, au sud du Manitoba par L\u2019ILLETTRE.roisses ou travaillérent les Canadiens de langue fran- caise, joints aux colons français ou belges qui se joignirent à eux, en des temps reculés qui ne sont pas aussi éloignés qu\u2019on le paraît croire: une centaine d\u2019arnées, plus ou moins.Le village de Saint-Pier- re-Jolys au Manitoba, sis à une trentaine de milles au sud de Saint-Boniface, en direction du Minnesota, fut longtemps et reste l\u2019un des centres les plus représentatifs de Jl\u2019effort canadien- français, ses pionniers venant en bonne partie de la région de Saint - Hyacinthe et des Cantons de l\u2019Est, mêlés à des Belges qui laissèrent leur marque près des leurs.L\u2019alenvers Jai rêvé cette nuit et j'ai cru Qu'on ferait la guerre avec des chansons.A la face de l'ennemi on débitait des poèmes, Le premier qui pleure a perdu ! Chevauchant leur guitare en guise de canasson, J\u2019ai admiré les fiers guerriers récitant des je t'aime ! Le champ de bataille était jonché de fleurs Les généraux clamaient, de bonne humeur, Houspillant leurs soldants : allons, soyez plus tendres Sinon, paillards, il va falloir nous rendre, Et on nous mettra dans les prisons de paix, Grands espaces verts où nous pratiquerons tant et plus Sous le couvert vigilant de l\u2019incessante forêt.Et ses soldats de bois nous inculquerons l\u2019amour.La nature à coup de vie nous montrera le tour.Seulement quand nous l\u2019aurons pris Nous libérera-ton ?adonques gaillards, chantez i Et nos troupes leur diront ce qu\u2019est la santé ! Allons, sus, sus, vainquez ces têtes de poissons frits ! Mais un grand barde à la gueule portant loin A tout à coup lancé son lent refrain.Aux cris de traître, pliant déjà les genoux, L\u2019ennemi en déroute éclata en sanglots.L\u2019un voulut fuir et gloussa bien haut Une tyrolienne, entre deux pleurs, les yeux fous.Son fait d\u2019arme se cloua sur un éclat de rire.Nos troupes victoricuses ne sont pas de celles qui se pâment.Et le brave type ne pouvant pas toucher leur âme, S\u2019arracha la langue et se mit à écrire.Ailleurs, claironnant de son timbre funeste, Le grand bougre d\u2019Ulysse continuait son geste, Et soumis sans façon les deux bords des armées.Sans vainqueur ni vaincu mon rêve s\u2019est achevé.(Jeunesses littéraires du Québec) MICHEL CAUCHON.Michel Cauchon a 21 ans, habite Donnacona, écrit depuis 4 ans, a une imagination féroce, débridée, morbide.LE BIEN PUBLIC La paroisse de Saint- Pierre - Jolys s\u2019appela d\u2019abord la Riviére-aux-Rats, pour étre rebaptisée Saint- Pierre aprés 1872, sur intervention de l\u2019abbé J.-Noël Ritchot, colosse chauve et barbu, alors curé de Saint- Norbert, un peu au sud de Saint-Boniface, qui était dans le temps une grosse cloche qu\u2019on entendait jusqu\u2019à Ottawa, quand il se donnait la peine de sonner ou tonner fort pour les colons du nord-ouest, comme on disait en ce temps-là.L\u2019abbé J.-M.Jolys, premier curé de Saint - Pierre, lui aussi chauve à longue barbe, se chargea de la paroisse naissante en 1880, avant son érection canonique en paroisse, alors qu\u2019elle comptait à peine quatre-vingt-onze familles.En ses dernières années, mais sans quitter sa paroisse, l\u2019abbé Jolys écrivit l\u2019hi- toire de celle-ci, incomplète sur plusieurs points, dont la publication remonte à 1914.Un religieux natif de St- Pierre, le Père Hector Côté, c.s.v., annonça en 1969 une nouvelle histoire de sa paroisse, des débuts à 1956, mais je n\u2019ai jamais pu savoir si elle parut ou non.Pour revenir à Mlle Roy, elle raconte dans son livre les humbles débuts de dix paroisses de la montagne Pembina et de la région : Saint-Léon et Saint-Al- phonse, Notre - Dame-de- Lourdes, Bruxelles, Saint- Claude, Mariapolis, Somerset, Haywood, Swan Lake ou Lac du Cygne, Saint-Lupicin.La première fut fondée en 1877-1878, la dernière en 1920.Sauf erreur, M.et Mme Léon Roy parents de Ma- rie-Anna et Gabrielle Roy, furent des pionniers de Saint - Léon, puis de Saint- Alexandre, paroisse ainsi nommée en l'honneur de Clément - Alexandre Larivière, qui fut journaliste, député et ministre au Parlement de Winnipeg, avant de mourir sénateur.Léon Roy paraît avoir été fort actif en sa jeunesse, et l\u2019on trouve souvent sa trace, sur et autour de la montagne Pembina.Originaire de Beaumont dans le comté de Bellechasse, il séjourne pendant quelques années en Nou- velle-Angleterre, établi à Lowell dans le Massachussetts, mais il n\u2019y paraît pas satisfait de son sort.Célibataire et capable de se mouvoir sans trop de difficultés, il décide un jour de répondre à l\u2019appel du fameux Père Albert Lacombe, Oblat de Marie-Im- maculée et missionnaire de l'Ouest canadien, qui essayait alors, vers 1875, de recruter des colons pour l\u2019Ouest canadien où il oeuvre de 1849 à 1916, année de sa mort.Il s\u2019installe donc sur un homestead, à un mille et demi à l\u2019ouest du futur village de Mariapolis, et se marie à l\u2019église de Saint- Léon; se transporte à St- Alphonse en 1883-1884; quitte la culture pour ouvrir un magasin a Mariapolis en 1889, en société avec Calixte Landry; on ouvre un autre a Somerset, 1892, aprés que la mission de ce nom eut été détachée de Saint-Léon; participe, en 1895, à la fondation de l\u2019Association catholique de Secours mutuel, de Somerset et Saint-Léon, dont il est le premier secrétaire - archiviste; finit par se retrouver en sa vieillesse à Saint-Bo- niface, où il meurt.Il manque au récit de Mlle Roy certaines précisions, qui aideraient à situer le lecteur des dates, des éclaircissements sur quelques familles, dont la sienne.Son livre demeure, malgré des faiblesses qui peut- être n\u2019en sont pas, un document de premier ordre.L\u2019Illettré NE L'OUBLIEZ PAS LA CROIX-ROUGE AGIT EN VOTRE NOM Vendredi, le 22 janvier 1971 L\u2019AMOUR LIBRE.ET L\u2019AUTRE L\u2019union libre, à l\u2019aube de l\u2019an 2000, en cette seconde moitié du XXe siècle, a ses adeptes, et des adeptes de plus en plus nombreux.Ces hommes et ces femmes ont choisi de vivre ensemble tout en gardant leur liberté.Ce qui donne, en général, des unions heureuses et durables puisque les partenaires n\u2019y ont aucune obligation.Si nous réfléchissons d\u2019une manière objective sur cette institution vieillie, établie par les moeurs d\u2019une société usée et dépassée, nous ne verrons plus, dans le mariage, qu\u2019un achat (ou vente) par contrat, et dans les fiançailles une promesse d\u2019achat (ou de vente), dont la bague de fiançailles représente les arrhes versées pour garantir le marché.L\u2019amour, entre deux êtres, réclame des soins constants et quotidiens.La faillite de certains mariages commence, sitôt le mariage bâclé, par un ralentissement ou une supression de ces soins constants ou attentions délicates que n\u2019omettent jamais les prétendants au mariage.Il reste cependant.des personnes \u201cbien intentionnées\u201d, et quelques langues de vipère, pour vous glisser à Doreille en toutes occasions, et suffisamment\u2018 haut, afin que les intéressés entendent : \u201cC\u2019est Monsieur Z et sa maîtresse.Il est veuË.Ils sont \u201caccotés\u201d! \u201cIl serait pourtant simple de ne point commettre de médisance ct de dire: \u201cMonsieur et Madame Z\u201d.La fouine COMMERCIAL Studio.Rhéal ; PHOTOGRAPHE PROFESSIONNEL ET INDUSTRIEL Spécialités: Photos de mariage Photos de bébé 12, rue St-Denis, Cap-de-ls-Madeleine Tél.: 376-4860 y Vendredi, le 22 janvier 1971 LE BIEN PUBLIC Page 3 POUR LE BIEN PUBLIC UN PAYS A L'IMAGE DU PRINCE Il est bon qu\u2019un chef d\u2019état connaisse de l\u2019opposition et constate la nécessité quotidienne d\u2019y faire échec par un sage gouvernement, s\u2019il veut rester en poste.Trop de faveur conduit vite à l\u2019absolutisme surtout si on y est disposé par tempérament, comme c\u2019est le cas chez M.Trudeau.Du jour au lendemain, à la faveur d\u2019un mot heureux (lousy french), il est devenu l\u2019enfant gâté de la politique canadienne.Son personnage aristocratique et méprisant arrivait à son heure sur la scène canadienne où la présence d\u2019un homme fort se laissait espérer de tous les partisans d\u2019un fédéralisme capable de mater le Québec.Homme d\u2019extrème droite, s\u2019il en fut, malgré qu\u2019il ait, un temps, arboré quelques idées de gauche, avec la même conviction à fleur de peau que l\u2019on porte unc cravate dernier cri, M.Trudeau se révélait soudain l\u2019incarnation du conservatisme vétilleux qu\u2019une majorité silencieuse rêve toujours d\u2019imposer.Du jour au lendemain, objet de la complaisance gâteuse d\u2019un parrain vicillissant, il devenait l\u2019homme de l\u2019heure, celui que le Canada anglais attendait depuis longtemps.Ce qui parut, à l\u2019époque, un bon départ pour M.Trudeau, bien plus, une chance incroyable comme on n\u2019en voit passer qu\u2019une par siècle dans les sentiers battus\u2018 de l\u2019arrivisme politique, cette distinction d\u2019inspirer une cote d\u2019amour comme jamais encore un premier ministre n\u2019en fut encore jugé digne chez nous, cet engouement que lui valurent des charmes savamment entretenus et procurés, tout cela qui faisait de lui un être d\u2019exception, bien au-dessus du vulgaire qu\u2019est le peuple, a finalement desservi M.Trudeau.Il a rapidement pris trop de hauteur, de morgue et de distance, à l\u2019égard des communes mesures que ne méprise pas la sagesse.Sans cette communication avec le rang inférieur qui garde de l\u2019autoritarisme, le premier ministre d\u2019un pays pseudo - démocratique prend vite l\u2019allure et la consistance d\u2019un podestat.Rien ne saurait plus l\u2019amener à composer.Son geste est déterminant et sa parole fait loi.Devant et autour de lui, les gens bien avisés gardent un silence prudent.Cette ambiance de courtisaneric et de servilité est celle que connaît le parlement canadien, depuis que M.Trudeau y étale son outrecuidante fortune.Or une telle popularité a de quoi donner le vertige à la meilleure tête.Malgré un instinct remarquable d\u2019auto-défense, M.Trudeau n\u2019y a pas échappé.Sinon, comment expliquer le sérieux avec lequel il s\u2019accorde un génie politique dont le rapprochement ave son personnage fait sourire tout observateur lucide de son gouvernement.Un chef d\u2019état moins infatué de lui-même, parce que normalement contesté par une opposition digne de ce nom, ne se serait pas montré désobligeamment spécieux et sybil- lin chaque fois qu\u2019on s\u2019adressait à lui, spécialement pendant la crise d\u2019octobre, pour tenter de-connaître le fond de sa pensée.M.Trudeau, lui, seul maitre a bord, n\u2019a pas tardé a imposer son arbitraire et à prendre ombrage de toute opposition.Pourquoi perdre un temps précieux à discuter avec des interlocuteurs non valables, quand on appartient à cette élite clairsemée d\u2019hommes supérieurs qui n\u2019ont d'intérêt à se commettre qu\u2019avece leurs semblables ?Pourquoi tenter de dialoguer avec un parlement aux idées obtuses, quand il est possible de le mettre de côté, comme une institution rétrograde, et de gouverner par décret, tout comme l\u2019imaginerait le bon plaisir d\u2019un prince ?( Le Canada anglais avait un but précis en créant le mythe Trudeau.TI voulait que ce but fut atteint sans encombre ; c\u2019est pourquoi, quelqu\u2019emploi qu\u2019il fit de la puissance dont on l\u2019investissait, il n\u2019était question d\u2019aucun frcin, d\u2019aucune limitation à la politique qu\u2019il jugerait bon de pratiquer pour atteindre ce but.Fatigué du rôle ingrat qu\u2019il assume dans la confédération canadienne depuis cent ans.le Québec actuel, en mal de sécession, devait fournir à cette force incontrôlée l\u2019occasion d\u2019intervenir.Il fallait contraindre par la force cette province traditionnellement passive, sans s\u2019user les méninges à trouver les moyens démocratiques de complaire à ses besoins et à ses aspirations les plus légitimes.En deux ans, M.Trudeau avait bien entamé sa tâche.La désynchronisation felquiste lui a permis de l\u2019achever rapidement, en imposant au Québec une tutelle dont il aura, à présent, beaucoup de mal à ee défaire.Le Canada anglais gagnait donc sur un point, sans être lent à s\u2019apercevoir que, sur le plan plus général de la politique de M.Trudeau, il se vouait à une quasi dépression économique.Au nom de son rigorisme doctrinal, M.Trudeau braquait sur les populations émotives des provinces anglaises, tout comme sur celle du Québec, les priorités d\u2019un capitalisme de plus en plus exigeant.Il en est résulté la crise que l\u2019on sait, cette regression économique ressentie par tout le pays.Nous ne sommics pas loin d\u2019endosser ce jugement de M.Frank Howard, candidat du nouveau parti démocratique, quand il impute à la froideur politique de M.Trudeau la situation dépressive du pays.\u201cM.Trudeau n\u2019est pas en réalité un être au coeur chaleureux, mais plutôt une machine politique, s\u2019est écrié M.Howard au cours d\u2019une conférence de presse du Conseil NPD., ajoutant que M.Trudeau avait bâti toute sa politique fiscale et monétaire de façon à en obtenir le plus grand impact sur les électeurs.Le premier ministre n\u2019a jamais eu besoin de travailler pour gagner sa vie, dans une ferme ou dans ls affaires.TI] n\u2019a pas non plus élevé de famille puisqu\u2019il est célibataire et qu\u2019il n\u2019a ainsi jamais fait face aux problèmes qui préoccupent la presque totalité des Canadiens.M.Trudeau ignore ce que cela signifie d\u2019être sans travail.\u201d Ce jugement paraîtra sévère.II s\u2019imposera pourtant d\u2019un océan à l\u2019autre, si le premier ministre n'arrive pas à donner une image plus démocratique de son personnage.Ce qui parait bien improbable.En effet, pour que M.Trudeau modifie son attitude d\u2019intransigeance et d\u2019intraibilité à l\u2019égard des contestataires du système, abandonne son penchant pour les rigorismes de la ligne dure à l\u2019endroit des nationalistes québécois, apprenne l\u2019art du compromis avec les éléments modérés du libéralisme socio-économique, il faudrait qu\u2019il y fût forcé par le jeu de la concurrence politique.Or rien de tel ne s\u2019annonce pour lui dans la conjoncture actuelle.Aucune pression extérieure ne le contraint à s\u2019assouplir, à s\u2019humaniser, comme le souhaiterait M.Howard.Politiquement parlant, il occupe des positions imprenables.Mèmc s\u2019il n\u2019ignore pas le déclin vertigineux de sa popularité au Québec, il n\u2019est pas atteint dans son immuabilité, Il sait que sa tâche resterait incomplète s\u2019il devait partir rapidement et que le Canada anglais, attendant la fin de l\u2019aventure, le maintiendra à à son poste pour au moins un autre terme.De là le drame multidimensionnel du Canada tout entier.Clément Marchand Un grand La vie passe vite.La mort aussi arrive vite.Nous aimerions nous arrêter un peu pour saluer le départ d\u2019amis, d'hommes qui ont marqué leur époque, mais souvent, au milieu du fracas de nos préoccupations, certaines morts nous échappent.Un qui est décédé sans bruit, comme il avait vécu est Gérard Morisset, notaire, grand amateur d'art artisanal et auteur de plusieurs ouvrages réputés, décédé récemment à l\u2019âge de 72 ans.J\u2019étais jeune journaliste quand je fis la connaissance de l\u2019élégant et joyeux G&- rard Morisset à la figure de Proust.C\u2019était un homme raffiné, racé, un humaniste de grande classe pour tout dire.C\u2019est Guy Jasmin, disparu dans un tragique accident d\u2019avion et journaliste de haut ton, qui me le présenta un soir aprés que nous eussions terminé de tourner la meule au journal Le Canada, à l\u2019ancienne auberge Chez Son Père rue Craig.C\u2019est là que Gérard Morisset se trouvait souvent aux petites heures du matin alors que M.Puesch, le propriétaire, lui ouvrait des huîtres délicieuses.A cette époque, vers les années 1940, le restaurant Chez Son Père réunissait des intellectuels, des professionnels, des journalistes, autour de ses modestes tables dans un atmosphère sympathique.Morisset aimait y venir causer, raconter de savoureuses anecdotes et nous instruire de ses vastes connaissances artistiques.ah \u2014 a Lui disparu, la province est appauvrie d\u2019un infatigable et méticuleux chercheur quant à l\u2019art traditionnel au Canada français depuis le régime français.Gérard Morisset savait tout de nos vieilles églises, vieux moulins, pièces artisanales réunies dans nos musées, et les vieux édifices publics.Il se penchait aussi sur nos multiples oeuvres picturales.Il avait abondamment écrit sur tous ces sujets et possédait des fichiers d\u2019une richesse inouïe.Morisset aura contribué à éveiller l\u2019attention du public et des autorités sur les trésors artistiques du Canada français.Modeste, il n\u2019a jamais couru les honneurs de la place publique.Il a oeuvré dans la discrétion, sachant qu\u2019on peut être utile aux siens sans avoir la lumière des projecteurs braqués sur soi, sans fanfare.-D\u2019autres profiteront des travaux de cet érudit, qui cachait sous un dehors froid un coeur d'or.11 fut non seulement un grand Canadien car les efforts qu\u2019il déploya pour conserver notre patrimoine national au point de vue artistique est le bénéfice de tout le pays.Tout comme Jean-Marie Gauvreau qui oeuvrait, lui, dans le domaine artisanal du meuble mais qui fut souvent si mal compris en certains milieux, Gérard Morisset était de ceux qui ont donné du prestige au Québec, le prestige des valeurs de lesprit et du coeur, le seul qui vaille ! Maurice Huot L'art de simplifier les problèmes Selon l\u2019ambassadeur canadien à Paris, M.Léo Cadieux, il n\u2019existerait pas de problèmes entre le Canada et le Québec.« C\u2019est à tort qu\u2019on a cru voir des problèmes entre le Québec et le reste du Canada, a récemment déclaré M.Cadieux à un dîner de l\u2019association France - Canada, à Paris.T1 existe, bien sûr, dek différences, mais il n\u2019est d'autre voie imaginable que celle de l\u2019entente et de la collaboration.» Lues au Québec, ces remarques font sourire.L'ancien ministre de la défense connait l\u2019art de simplifier ou même d\u2019ignorer les problèmes.Sinon, il a tout simplement perdu contact avec la réalité pour prétendre qu'il n\u2019existe pas autre chose que des «différences» entre le Canada et le Québec.Pauvres Français qui durent écouter ces sornettes ! C.M. \u2018Page 4 LE BIEN PUBLIC CHOMAGE L\u2019on parle beaucoup de chômage au Québec, Selon les statistiques l\u2019on y compterait quelque 168,000 sans-travail, soit 8.4 p.c.de la \u2018population capable de fournir de la besogne.La vaste majorité des chômeurs désire travailler car il n\u2019est pas vrai, comme le prétendent certains irresponsables, que les trois- quarts des chômeurs sont des fainéants qui se contentent des maigres chèques de la charité publique.Les chômeurs sont les victimes d\u2019une situation économique déplorable et ils souffrent de multiples façons.Ils sont humiliés.Ils ont souvent tout tenté pour obtenir du travail et le pain de la dignité que fournit \u2018une rémunération pour services rendus.Les causes du chômage sont multiples.Le chômage n\u2018est pas la seule responsabilité du gouvernment.Elle réside aussi dans une meilleure conception de la personne humaine, du capital humain qui vaut mieux que toutes les machines les plus perfectionnées, mais que, faute d'une organisation cohérente, on laisse pourrir dans l\u2019inaction, cette responsabilité réside chez ceux qui, arbitrairement, disent que des hommes de 40 ans et plus, ne valent plus d\u2019être embauchés et qui battent en vain les portes et le pavé pour se trouver des emplois introuvables.Une réaction s'impose car un tel climat est nettement antisocial.Cette réaction ne pourra venir que d'une coordination des efforis du gouvernement, de l\u2019entreprise privée, et d\u2019une rectification dans les façons de faire.Je pense par exemple ou fait que l'on ne puisse engager des gens pour de multiples travaux dits de service, parce que les chômeurs risquent de perdre leurs redevances s'ils prennent quelque travail, ou parce qu\u2019ils n\u2019ont pas leur carte de compétence, ou la grande permission de multiples syndicats.Beaucoup de gens travailleraient si seulement on leur en donnait la chance et si on cessait de tourner en rond et de s\u2018empétrer dans un réseau de lois, de règlements, de conventions paralysants et contradictoires.La seule règlemen- tation qui vaille est celle qui permettra à tous ceux qui veulent travailler de le faire facilement.Sans craindre de perdre des revenus publics nécessités par leur état mais insuffisants.Alors on pourrait espérer que de multiples besognes soient menées à bien.Notamment en hiver de lever quelques bancs de neige qui encombrent les rues des grandes villes pendant des jours après les tempêtes, pour ne parler que de cela.MAURICE HUOT La société de l\u2019amour famille nouvelle Dans la série \u201cNouvel Accent\u201d, publiée par Maurice Gareau, il fallait suggérer aux familles modernes une manière concrète de vivre la spiritualité du Concile Vatican Il.Le septième volume (\u201ccette petite société fondée sur l\u2019amour\u2018\u2019) apparaît donc sous un titre affiné, extrait d'un texte de Paul VI: \u201cLa Société de l'Amour.\u2018 La fraternité universelle commence à la maison: comment la réussir ?Voilà un livre très précieux pour vous | Un conseil jourd\u2018hui.Passez la nouvelle à tous ceux que vous estimez ! $1.50 à votre Librairie, ou à l\u2018Oratoire St-Joseph, Montréald'ami : achetez-le au- ALLIE M (LER J: J La formation de la personne e Qu'au niveau secondaire, un cours de M.le Rédacteur, Je viens solliciter un peu d\u2019espace dans votre journal pour promouvoir quelques points importants qui concernent la formation des consommateurs de mass-media, c\u2019est-à-dire la formation d\u2019un esprit critique chez toute la population vis-a-vis I\u2019envahissement des mass-media dans tous les domaines de notre vie.Le milieu de vie où nous devons d\u2019abord faire porter nos efforts est celui de l\u2019école qui accorde de plus en plus de place à l\u2019utilisation communication.Voici les recommandations que nous faisons au Ministère de l\u2019Education, recommandations que nous avons déjà fait parvenir à M.Guy Stdes techniques modernes de Pierree Que dès le niveau élémentaire, on sensi- vingt-cinq périodes soit prévu dans le Bloc \u201cFormation de la personne.\u201d e Que dans les programmes de formation des maîtres, on accorde une importance prioritaire au phénomène des mass- média pour former chez les futurs maîtres un esprit critique qu\u2019ils pourront transmettre aux étudiants.Nous espérons que d\u2019autres lecteurs prendront le temps d'écrire au Ministère de l\u2019Education pour appuyer ces recommandations.Je vous remercie, Arthur Auger, ptre au nom du Comité de Formation des Consommateurs de mass-média bilise les jeunes à une bonne consomma- C.P.518 tion des produits des mass-média.Victoriaville [at n'en coûte que $3.pour | 0 Paiement inclus.| \u2019 .[OJ Paiement sur facture.4'abonner à notre journal.| 5 C'est un renouvellement.(D C'est un abonnement-cadeau au | VEUILLEZ ADRESSER - LE BIEN PUBLIC POUR UN AN A destinataire dont adresse apparaissent ci-dessous, | les noms et suivis de mes propres noms et | CN 5 a 0 9 0 2 nm 2 2 adresse.\u2014 3 9 Nom 28 5 a 0 Adresse = = 52 a Ville Sel \u201c9 adr- e (vos noms et acrasse s\u2019il s\u2019agit d'un abonnement-cadeau) A Centre aquatique régional de Trois-Rivières Québec (O.I.P.Q.) \u2014 Le ministère des Institutions financières, Compagnies et Coopératives a accordé des lettres patentes au \u201cCentre aquatique régional de Trois-Rivières Ine.\u201d, un organisme à but non lucratif.Formé en vue de s'occuper en particulier des loisirs des jeunes gens, des étudiants et des handicapés, le \u201cCentre aquatique régional de Trois-Ri- vières Inc.\u201d peut acquérir et posséder des biens immobiliers \u2018une valeur ne dépassant pas $1,000,000.Les lettres patentes de l\u2019organisme ont été remises à MM.Douglas Thibeault, Georges Lemire, Claude Laliberté, Edgar Saint-Yves, Gérard-L.Bellavance, tous de Trois-Rivières, et Jean Rivard, de Québec.Un avis à ce sujet vient de paraitre dans la Gazette officielle du Québec.Il n'est pas de repos pour un citoyen, quand sa patric est en danger.(BOSSUET) * * + Le chapelet à la radio à un public fidèle, formé de personnes seules, de malades, de vieillards, de nombreuses familles, pour qui il est un service de premier plan.|l ne faut jamais oublier cette partie de la population, plus faible, plus délaissée.(Mgr Paul GREGOIRE) * x *x On lit, dans le Treizième César, de Montherlant: « Quand la canaillerie gouverne, l'honnêteté est un délit.Quand la bêtise gouverne, l\u2019intelligence est un délit.» Vendredi, le 22 janvier 197] Journaliste de Trois-Rivières en stage au Centre de Formation de journalistes de Paris QUEBEC (O.IP.Q.) \u2014 Le stage international de formation de journalistes qui aura lieu à Paris lu ler février au ler juin 1971 comprendra un participant de Trois-Rivières.Ce stagiaire sera M.Michel Sinclair, de la station radiophonique C.J.T.R., de Trois-Riviè- res.Organisé sous l\u2019égide du ministère français des Affaires étrangères, ce cours de perfectionnement est dispensé par le Centre de Formation de journalistes de Paris (C.F.J.) Au Québec, c'est le Service de la coopération technique du ministère des Affaires intergouvernementales qui a agi comme interlocuteur entre les candidats et le Consulat français.Conçu en fonction du niveau professionnel des participants, de leur formation préalable et de leurs préoccupations, le programme du stage est réparti en trois périodes: \u2014 étude concrète de problèmes économiques, administratifs, culturels français et traduction journalistique de ces travaux; \u2014 participation à des activités de jeunesse; \u2014 stages pratiques: dans Ja presse et conclusions générales.Une sorte de \u201cjournal d\u2019un Québécois en France,\u2019, renfermant les travaux écrits demandés au cours de chacune de ces trois périodes, devra être produit par chacun des stagiaires.Claude Marville Chanson Un éléphanteau nommé \u201cdemoiselle\u201d Est venu dans\u2019 mon jardin En trottant, léger comme une gazelle A huit heures ce natin.Il s\u2019est vêtu d\u2019un peignoir \u201cisabelle\u201d Murmurant d\u2019un ton badin : \u201cJe puis voler comme la tourterelle D'ici jusqu\u2019au romarin.\u201d Il a déjeuné d\u2019une mirabelle En récitant du latin, H a ri, sauté peint une aquarelle C'était un vrai boute-en-train.Un éléphanteau nommé \u201cdemoiselle\u201d S\u2019est enfui de mon jardin En courant, léger comme une gazelle, Et les fleurs ont du chagrin ! RENE DE COTRET, Comptables agréés André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.ST-ARNAUD & CIE 857, rue St-Pièrre Case postale 1464 Tél.: 378-4831 Vendredi, le 22 janvier 1971 LE BIEN PUBLIC Page 5 en quelques mots par Maurice Huot Quand on à 102 ans Dans ce monde où chacun cherche à faire son numéro, la simplicité nous désarmera toujours.Récemment on célébrait dans une petite ville américaine le 102e anniversaire d'une brave femme.À cette occasion, voisins, parents, de la jeune génération des plus de 60 ans, entourèrent la plus que centenaire.Les notables de la ville y étaient, les journalistes aussi y compris la TV en couleurs.On dansa, on mangea du poulet rôti à la broche et des \u201ccookies\u201d dont raffolent nos voisins du Sud.Vint le moment solennel celui auquel n'échappe nulle personne qui atteint à la notoriété, la conférence de presse.L'assemblée fit cercle autour de Mme Clivebow qui disparaissait derrière la batterie de micros et des cinématographes de la TV.Un journaliste posa la classique question.\"A quoi attribuez-vous votre longévité\u201d ?Un long silence suivit cette question.De vieilles dames, de vieux messieurs fortement engagés dans la voie de l'âge d'or et qui voulaient aller plus loin encore, tendirent l'oreille et augmentèrent le volume de leurs appareils auditifs.Chacun s'attendait à quelque déclaration inédite de la part de Mme Clivebow.On lui souriait pour l'encourager à donner sa recette de longévité.A quoi j'attribue ma longévité, de dire tout bonnement cette centenaire encore alerte ?Je ne sais pas, j'ai vécu et me voilà.Désarçonné par une réponse aussi simple, un journaliste faillit en échapper son micro.Un autre tenta de relancer la question, mais Mme Clivebow souriait et n'avait plus rien à dire.Les journalistes et les invités un peu déçus se retirèrent.Moi, je trouve cela sublime de la part de Mme Clivebow de n'avoir pas cédé à la tentation de faire son numéro qu'on lui tendait sur un plateau.Elle ne sait pas pourquoi elle a 102 ans.C'est assez simple.D'autres auraient parlé de leur vie exemplaire au point de vue hygiène, au point de vue travail, etc, etc.Mme Clivebow ne sait pas et c'est probablement.la vérité pure.Sur trois textes d'Asselin Les trois textes sur la liberté, d'Olivar Asselin, repêchés par les Editions HMH remettent en lumière des évé- nements et des prises d'attitudes dépassées.On les lit tout de même avec plaisir, car Olivar Asselin était un journaliste qui savait écrire.Ses accusations de collusion du clergé du début du siècle avec le pouvoir civil autour de la fameuse conscription et du nationalisme québécois toujours jugé comme gênant, en feront sourire plusieurs, car une grande part de vérité \\ ) est ici contenue.Cela est asséné avec tant d'aplomb que l'on ne peut dire, après tant d'autres, qu'Asselin était un grand polémiste comme on le verra dans Les évêques et la propagande de l'Action catholique.Un grand nombre d'écrits de plusieurs journalistes sont enfouis dans les archives qui méritent mieux que l'oubli et il faut féliciter ceux qui se donnent la peine d'aller les sortir de leur poussière, d'autant plus que plusieurs de ces textes peuvent prendre une acuité d'autant plus grande que l'on retrouve, sous des formes à peine modifiées, des situotions similaires à celles de jadis.À quarante ans de distance, ces textes n'en demeurent pas moins capables d'intéresser un large public lecteur.Aux jeunes qui prétendent tout ignorer du passé, ils constituent une leçon de choses.Avec le sourire L'excellent rédacteur - propriétaire de La Frontière de Rouyn, J.P.Bonneville, scrute les écrits de ses confrères des hebdos autant que des quotidiens avec une scrupuleuse attention qui est tout à son honneur et ses commentaires sont toujours savoureux.Dans une livraison récente de son vaillant journal, il citait au tableau d'honneur l'éditorialiste du Petit Journai, Maurice Roy, auquel il reconnaît un savoir économique assez considérable.Cependant, J.P.Bonneville est un homme plein d'humour et les économistes n'ont pas pour lui valeur d'Evangile.Il reconnaît qu'ils se contredisent copieusement selon leur façon respective d'analyser les colonnes de chiffres et\u2019la fameuse \"conjoncture.\u201d A la fin de son topo qui fait écho aux savantes considérations de Roy, le rédacteur plein d'allant de La Frontière écrit et je cite: \u2018Après nous avoir montré des ombres au tableau, Maurice Roy, qui est un bon zigue, a décidé de nous offrir, dans la nuit économique quelques lueurs bien faibles, il faut le dire.Il paraît que ces lueurs sont de l'optimiste en capsules.\u201d J.P.Bonneville n'a pas son pareil pour nous faire passer par toute la gamme des émotions quand il épluche les textes de ses confrères avec son sourire en coin.Lui au moins n'est pas un snob qui feint d'ignorer ce qu'écrivent ses confrères.Du haut de son lointain pays abitibien Bonneville quvre l'oeil et le bon sur tout ce qui se passe au Québec, et il a un plaisir fou à faire part de ses impressions sans avoir à encourir les foudres de supérieurs qu'il n'a pas.Nous le lirons toujours avec plaisir, qu'il nous parle des bons gueletons qu'il a pris dans les restaurants huppés de Paris, des toiles de Marc-Aurèle Fortin qu'il adore et dont il est un des plus fidèles défenseur, ou des manuscrits de tel ou tel grand auteur français qu'il s'est procurés lors de ses grandes tournées de touriste intelligent en Europe.Vite mais pas toujours bien Nous nous flattons d'être rapidement renseignés aujourd'hui grâce à la télévision, la radio, les journaux.Mais pour autant, sommes-nous bien renseignés ?La vitesse des moyens de communications n'est pas nécessairement garante de l'exactitude des nouvelles transmises.Que de rumeurs, de nouvelles mal établies sont lancées sur les ondes qu'il faut quasi aussitôt infirmer, rétablir dans leur vraie perspective, quand il ne faut les contredire carrément.Parfois il faut une semaine et davantage avant de connaître au moins une partie de la vérité vraie, quant à un événement dont on a saisi le public.C'est pourquoi, en matière d'information il faut se demander si la vitesse avec laquelle on se targue de la transmettre n'est pas dans maints cas au détriment de la véracité des faits.Le public commence à se défier de ces nouvelles lancées à la hâte à la TV et à la radio.Le journal en tout cas semble en meilleure posture pour mettre un bémol à la clef des rumeurs fantaisistes et échevelées qu'on lance sous l'impératif de la concurrence entre media d'information.En douce et en vitesse Au niveau du gouvernement fédéral, on ne perd pas de temps à la table de négociations pour obtenir des augmentations de traitement, on se les vote tout simplement.Ainsi nos députés verraient porter leurs émoluments de $12,000 & $23,000 avec dépenses permises au-dela de ce moment.Vraiment alors qu'on parle partout d'inflation, de restrictions à apporter dans les prix et revenus, c'est fort.On reste bouche bée devant tant de désinvolture.C'est en tout cas un encouragement à apporter \u2018aux travailleurs pour qui le coût de la vie monte aussi s'il n'épargne pas nos députés.L'on s'étonnera ensuite que le monde du travail demande plus.Joyeux Noël tout'de même et Bonne et Heureuse Année à nos députés des Communes.Espérons que leurs augmentations nous vaudront des lois de plus en plus sages et des diminutions d'impôts pour tous, afin d'en arriver enfin à cette \"société juste\u201d rêvée par le parti au pouvoir. Page 6 .LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 22 janvier 1971 En potinant | Gérard Morisset : il avait visité le vieux Monastère Le notaire Gérard Morisset qui vient de mourir à Québec, était un expert en beaux-arts.Après des études spéciales en France, il consacra sa vie à mettre en valeur les trésors artistiques de notre province, de puis les débuts de la Nou- velle-France.En 1941, il a publié Coup d\u2019oeil sur les Arts en Nouvelle - France, puis nombre d\u2019articles dans les revues sur le même sujet.Il a parcouru la province pour découvrir et cataloguer nos trésors, en architecture, peinture et orfèvrerie surtout religieuse.Il est venu, Mars 1947, faire une visite à notre Vieux Monastère des Ursulines &- Trois-Rivières, où il a été heureux de trouver des peintures de valeur et un calice et des ustensiles de table en argent, souvenirs du fameux abbé De Calonne, ancien aumônier de ce monastère chassé de France par la Révolution de 1789 (il était le frère du Ministre des Finances de Louis XVI).Gardons reconnaissance à M.Morissett pour son dévouement patriotique et artistique.G.E.P.Autour d\u2019un nom pour l\u2019aéroport de Ste-Scholastique Il semble bien que les experts et les historiens de la région de Ste-Scholasti- que ne s\u2019entendent pas sur le choix d\u2019un nom.On a mentionné les noms: Oka, Bellerivière, Laurier, Labelle, Morin, Chénier, Labrie, Dumont, etc.Ne serait-il pas plus simple de l\u2019appeler tout simplement \u201cAéroport des Deux-Montagnes\u201d, ce qui le situerait admirablement bien.De plus, comme il est sûr que le nom devra être bilingue, la traduction serait facile: \u201cTwo Mountains Airport\u201d.POUR VOS ASSURANCES | i RICHARD BERGERON Courtier en Assurance ' Tél: 875-2885 573, rue Bonaventure Trois-Rivières Il nous semble qu'\u2019ainsi tout le monde \u2014 ou à peu pres \u2014 serait satisfait.Mais nous nous mélons sans doute de choses qui ne nous regardent pas ! R.D.Avec Lucien Darveau, la justice est entre bonnes mains Un des hauts fonctionnaires sur qui maints gouvernements surent s\u2019appuyer depuis trente-cing ans, Me Lucien Darveau, vient d\u2019accéder au poste de sous-ministre de la justice, en remplacement de Me Antonio Dubé décédé subitement le 21 décembre dernier.Ainsi en a décidé le ministre de la Justice, M.Jérôme Choquette, et son choix est heureux.En effet Me Darveau a prouvé au cours des années, au Parlement, excellence de sa formation juridique et l\u2019étendue de sa science 1égale.Dans les cas difficiles, on venait consulter cet homme studieux, aux idées claires, au jugement sûr, dont les avis et les conseils étaient très recherchés.Cette popularité de Me Darveau auprès de tous les ministères lui a valu de mener une vie extrêmement laborieuse, car on recourait à lui en beaucoup de circonstances.Il ne s\u2019en plaignait pas ; sa porte était toujours ouverte aux visiteurs qu\u2019il recevait avec affabilité ; et que de fois, au cours d'une journée, les problémes ardus des confrères l\u2019absorbaient au téléphone.Dans les milieux gouvernementaux aussi bien que littéraires et scientifiques, on avait raison de s\u2019adresser à Me Darveau car, en plus d\u2019un sens juridique très délié, il disposait d\u2019un flair certain pour traquer les problèmes et les amener à solution.Un homme de cette trempe, dont l\u2019expérience ne le cède qu\u2019à l\u2019intégrité, fut toujours une as-, surance précieuse pour les différents gouvernements qu\u2019il fut amené à servir.En fait, bien plus que des partis au pouvoir, c\u2019est avant tout les intérêts véritables de l\u2019état québécois qu\u2019il s\u2019est employé à favoriser avec une intelligence et une probité louables.Dans la conjoncture difficile que nous traversons, la présence de Me Darveau au ministère de la Justice ne tardera pas à démontrer son efficacité précieuse.Ses facultés d\u2019analyse jointes à la modération de son esprit le destinent à un sage ex- UN PEU DE PETITE HISTOIRE En marge de la disparition du Restaurant Corona C\u2019est en effet un peu, on pourrait même dire beaucoup, de la petite histoire trifluvienne qui s\u2019effrondre en même temps que la pittoresque tabagie et dépôt de journaux et revues du « Corona».Un ami de toujours de Gérard Duval, qui a été durant plusieurs années proprietaire de cet établissement, lui a fait parvenir en Floride, où il a choisi de vivre paisiblement ses années de retraite, le journal «Le Nouvelliste» qui relatait la disparition du «Corona».L\u2019ami Gérard qui a été plusieurs années collaborateur sportif (sans rémunération, il va sans dire) du «Bien Public», envoie les réflexions suivantes, que nos lecteurs prendront certainement intérêt à lire.«Grand merci pour l'envoi des journaux et surtout pour celui dans lequel on décrivait ce que tu as qualifié de «circoncision du Coronas.«Je crois cependant que j'aurais fait moi-même ce rituel lorsque je me suis porté acquéreur du Coin où se réunissaient, chaque soir, à l\u2019heure des iour- naux, des personnes comme Maurice Duplessis, Frank Ritchie, François et Léon Lajoie, Philippe Carette, Louis- D.Durand, et que d\u2019autres ! «Je soutiens que la démolition de l\u2019établissement que fréquentaient, avec un plaisir évident, des hommes politiques, des hommes de loi, des hommes d\u2019affaires, quelques employés des postes (qu\u2019on peut qualifier d\u2019hommes de lettres !), beaucoup de sportifs.et un certain nombre de femmes remarquables par le marbre qu\u2019elles cachaient pudiquement dans leur corset.doit être considérée comme une «amputation» car, avec sa disparition, il ne restera plus, dans le décor pittoresque de la vieille rue Notre Dame, que le Flambeau à la flamme éteinte comme les gens de mon âge, la statue du Sa- cré-Coeur, ainsi que celle du soldat dont j'ai toujours considéré la baillon- nette effilée comme.un symbole de la vitalité des mâles qui fréquentaient mon magasin.» \u2014 Sans malice aucune, et bon souvenir à tous mes amis tri- fluviens (signé: Gérard Duval).» Comme on le voit par ces quelques notes de réminiscence, l\u2019histoire du «Corona» mériterait d\u2019être racontée dans le détail.Elle fourmille d\u2019anecdotes pittoresques.Citons-en une couple d\u2019autres que celles fournies par l\u2019ami Gérard.Ainsi la sympathique Mary Dion (plus tard épouse de Philippe Rivard), qui était passée experte dans la distribution des «chaînes de lettres», ce qui fit beaucoup d\u2019heureux avant l'établissement de la loterie québecoise.Il ne faudrait pas oublier non plus, au nombre des excentricités extrêmes d\u2019un autre propriétaire du «Corona», Gérard Vanasse, l\u2019entrée dans le restaurant d\u2019une véritable vache, en os, en vie et en pis; pour saluer sa venue, l\u2019ami Vanasse inscrivit sur un placard publicitaire: «Ici on a du lait frais».Vieux «Corona», adieu.Mais tes amis de toujours ne t\u2019oublient pas, non plus que tes sympathiques propriétaires à travers les ans ! L\u2019UN DES DEUX! ercice des prérogatives supérieurs du ministére de Cependant, nous croyons qu\u2019on vient de lui accorder.Avec lui, la justice sera forte, si la force n\u2019est pas juste, pour parodier La Fontaine.C.M.Priorité a la Transquébécoise A la suite d\u2019une rencontre à huis-clos entre une importante délégation tri- fluvienne et les officiers la voirie, il semble qu\u2019on ait décidé de donner priorité à la Transquébécoise plutôt qu\u2019à l\u2019autoroute 40 de Berthier à Trois-Riviè- res.Au point de vue du développement = touristique, cela représente un avantage pour la région, car une autoroute reliant le parc national de la Maurice au pont de Trois-Rivières sera d\u2019un grand attrait pour l\u2019automobiliste en vacances.que le prolongement de l\u2019autoroute Montréal - Berthier vers Trois-Rivières ne peut plus être différé sans nuire sérieunsement au développement économique de Trois-Rivières et de sa région métropolitaine.I1 est impensable qu\u2019en 1971, un centre commercial et manufacturier de l\u2019importance de celui de 1rois- Rivières et du Cap-de-la- Madeleine soit encore emprisonné dans un filet de routes archaïques.C.M.MEDAILLONS d\u2019ancêtres Vingt-huit monographies d\u2018ancêtres fondateurs de familles canadiennes, il y a trois cents ans.Textes déjà présentés à Radio-Canada : \u201cDu Saint-Laurent aux Sources Françaises\u201d Editions de S.-Laurent P.Julien Déziel, o.f.met collaborateurs.2010, Dorchester Ouest Montréal, 108.CHLN55 La TR EVA LA STATION JEUNE ADULTE \u2014 A VOTRE SERVICE 24 HEURES PAR JOUR L'ANNEE DURANT Vendredi, le 22 janvier 1971 Le Canada se rallie a l'Organisation panaméricaine de la Santé ol oa Echangeant des idées, p rès de la plaque du Canada, à une 37%, réunion recente de la santé, se trouvent Dr.Abraham Horwitz, du Chili, qui dirige les travaux de l\u2019organisme interaméricain et Dr.Basil B.Layton, officier médical principal du Département de la Santé et de l\u2019Assistance nationale du Canada.Le Canada a progressé d\u2019un pas pour se rallier à l\u2019Organisation panaméricaine de la Santé, l'organisme interaméricain dont le siège social se trouve à Washington, D.C.Ceci est le résultat de: e Une annonce concernant l\u2019intention de joindre l\u2019organisa- tion par Dr.Basil B.Layton, officier médical principal du Département, de la Santé.et de l\u2019Assistance nationale du Canada, lorsque le Canada \u201caura complété les dispositions administratives et financières nécessaires\u201d.Il\" fit\u2019 cette déclaration aux \u2018hauts personnages officiels de la santé de 28 pays qui assistaient à la récente 18ème Conférence Sanitaire Panaméricaine.\u201cJe peux ajouter\u201d, dit-il alors au sujet'de la possibilité de devenir membre, \u201cque nous voyons cette perspective avec optimisme\u201d, e Une résolution, par.les officiels notant avec \u201cplaisir la déclaration du gouvernement du Canada,\u201d et donnant également autorité au Dr, Abraham Horwitz, directeur du.secrétariat de l'OPS, \u201cpour fournir toute l\u2019assistance disponible afin que le.Canada puisse joindre l\u2019OPS sans délai.\u201d La résolution fut adoptée à l'unanimité par les délégations des gouvernements membres de \u2018l\u2019OPS, 28 en tout.Ils comprennent les 20 républiques de l'Amérique latine, plus Barbados, la Guyane, la Jamaique; Trinité et Tobago, et les Etats-Unis; ainsi que la France, les Pays- Bas et le Royaume Uni.Les délégations européennes représentent leurs territoires dans l\u2019Hémisphère occidental.Conjointement avec l\u2019Organisation mondiale de la Santé, l\u2019OPS est en charge de quelques 600 projets internationaux concernant la santé dans l\u2019Hémisphère occidental avec un budget de 30 millions de dollars, effectuant cela par l\u2019intermédiaire d\u2019un secrétariat commun, le Bureau sanitaire panaméricain.En tant que membre fondateur de l'OMS, le Canada donna à cet organisme spécialisé des Nations-Unies son premier directeur-général, Dr.Brock Chisholm.En tant que membre de l\u2019OMS, le Canada assiste aux réunions du comité régional qui se tiennent conjointement avec les réunions de l\u2019OPS, Jusqu\u2019à présent cependant, le Canada a tenu le statut d\u2019observateur officiel, sans exercer le droit de vote.Avec le Canada membre de l\u2019OPS, tous les pays de l\u2019Hémisphère occidental\u201429 en tout, qui sont membres de l'OMS\u2014seraient également membres de l\u2019OPS.FIRENZA, c\u2019est le nom de la nouvelle voiture compacte économique conçue pour le marché canadien qui sera bientôt présentée par General Motors.La Firenza 1971 FIRENZA 1971 Ee LE BIEN PUBLIC Dix Regles Importantes des Relations Humaines 1\u2014Conservez avec vos semblables.Rien n\u2019est plus agréable qu\u2019un mot chaleureux de salutation ! 2\u2014Accueillez les gens avec le sourire ! Il suffit de mettre en branle 14 muscles pour sourire, alors que pour fronter les sourcils, il faut en actionner 3\u2014Appelez les gens par leur nom.Dès que quelqu\u2019un entend son nom, il a l\u2019impressiun d\u2019écouter une mote mélodieuse! 4\u2014Soyez cordial.Comportez vous comme si vous accomplissiez tout avec un réel plaisir.5\u2014Soyez sympathique et serviable.Si vous voulez vous faire des amis vous devez manifester de l\u2019amitié aux autres.6\u2014Témoignez d\u2019un réel intérêt pour \u201cvos semblables.Avec un peu d\u2019efforts, vous arriverez à les aimer \u2018presque tous ! 7\u2014Ne ménagez jamais éloges.mérités, mais soyez avares de vos critiques ! 8\u2014Ayez de la considération pour les sentiments d\u2019autrui, N'oubliez jamais que les autres ont, eux aussi, des droits.9\u2014Soyez empressés à rendre service ! Le dévouement manifesté envers les autres a beaucoup d'importance.10\u2014Ajoutez à tout cela du \u2018sens de l'humour, beaucoup de patience ct, un peu d\u2019humilité ct, vous serez récompensé au- delà de toute espérance ! Quand on se nomme Bonjour M.Casimir Bonjour, candidat à l\u2019Académie, se présente un jour pour faire sa visite chez un des Quarante.Une femme de chambre vient lui ouvrir la porte: \u2014Votre nom, dit-elle.Le candidat répond avec son plus gracieux sourire : \u2014Bonjour.Flattée de cette politesse, la jeune fille répond : \u2014Bonjour, monsieur, voulez- vous me dire votre nom ?\u2014Je vous dis, Bonjour.\u2014Et moi aussi, bonjour, monsieur ; qui faut-il que j\u2019annonce ?\u2014Et ! nom.La bonne comprit alors qu\u2019au lieu de dire: Bonjour, monsieur, il fallait dire: Monsieur Bonjour.monsieur ?Bonjour, c\u2019est mon sera offerte en deux versions, dont une familiale.Elle sera équipée d\u2019un moteur à quatre cylindres, à arbre à cames en tête, de 1975 em3 et de servo-freins avec disques à l\u2019avant en équipement standard.Son empattement sera de 97 pouces.4 Thèse de Doctorat en Grec Moderne M.Jacques Bouchard, licencié ès lettres classiques (Laval), chargé depuis septembre dernier de cours de langue et littérature néo-helléniques à la Faculté des Lettres de l\u2019Université Laval, a soutenu le 10 décembre dernier à l\u2019Université de Salonique sa thèse de doctorat ès lettres portant sur le sujet suivant: Georges Ter- zetti (1800-1874) Sa vie et son oeuvre.Tout le corps professoral de la Faculté des Lettres de cette université assistait à la soutenance.Le Jury décerna, à l\u2019unanimité, le titre de docteur avee la mention \u201cTrès grande distinction\u201d à M.Jacques Bouchard.Sa thèse a déjà paru en librairie à Athènes.Le nouveau docteur est nécemment entré de Grèce, après cinq ans d\u2019études de langue et de civilisation néo-helléniques.Le premier janvier 1901, Monseigneur F.-X.Gosselin, curé de la paroisse Notre-Dame de Lévis, en faisant ses souhaits à ses paroissiens, disait en substance ce qui suit: \u201cAu cours du moins dernier a été organisée chez nous la première Caisse populaire d\u2019Amérique.Cette institution, qui nous sem- ble-t-il, aura une répercussion sur tout notre avenir national et de même que la Société St- Vincent - de - Paul aujourd\u2019hui couvre le monde, ainsi demain, cette organisation coopérative d\u2019épargne et de crédit couvrira toute l'Amérique.Nous lui souhaitons succès et nous espérons qu\u2019elle remplira le but pour lequel elle a été créée.\u201d Page 7 Un nouvel ouvrage sur les origines de nos familles Un nouvel ouvrage sur les origines de nos familles P.Julien Déziel, et collaborateurs, MEDAILLONS D\u2019ANCETRES, I'série.Edition du Saint-Lau- rent, 2010 Ouest, boul.Dorchester, Montréal, 108.$2.15, poste comprise.Le titre de cet ouvrage dit assez son contenu, mais il a besoin d\u2019être précisé.Tous nos ascendants sont nos ancêtres à différents degrés.Les ancé- tres que présentent ces ME- DAILLONS sont les premiers arrivés en Canada, ils sont les fondateurs d'autant de nos familles, canadiennes.| La plupart sont venus de France il y a trois cents ans et plus.Leurs descendants sont bien connus partout dans le Québec et au delà, mais eux le sont très peu ou pas du tout.Les documents qui nous en parlent sont ignorés.Pourtant ils méritent mieux.Voici enfin de courtes études qui seront les révélations.Ces textes réunis au nombre de vingt-huit offrent un en- sembe de près de deux cents pages riches de précisions historiques ct agrémentées d'anecdotes basées sur les plus authentiques documents.La liste des familles présentées serait trop longue à citer.Voici quelques noms: Archambault, Baril, Gagnon, Gélinas-Bel- lemare, Houde, Poirier, Robichaud, Simard, Tardif, Tremblay, etc.Voici une note de crédit que l\u2019auteur ne mentionne pas: ces texies sont une petite partie d'une longue série présenté à Radio-Canda CBF, sur le réseau mational, pendant les quatre dertnières saisons d\u2019été.Ils ont obtenu la plus haute cote d'écoute des programmes d\u2019été, sous le titre \u201cDu Saint Laurent aux Sources Françaises\u201d A remarqquer que c\u2019est ici la première série.Au moins dix autres volumes suivront.ce ajoutait : de Dieu.» Les Théologiens doivent être des Hommes de «Le théologien qui n\u2019est pas un Homme de \u201cDieu est la plus grande menace dans l\u2018Eglise »: parole de Son Em.le Cardinal Heenan, archevêque de Westminster, en Angleterre, lors d\u2019un discours devant le Newman Circle de Londres.Son Eminen- «Un théologien qui n\u2019a pas de vie spirituelle personnelle, peut bien amasser des connaissances, mais il ne peut être un vrai théologien.De plus, il vous est impossible d\u2019être un vrai théologien, si vous n'êtes pas un Homme de Dieu.Un théologien qui ne prie pas est-non seulement inutile, il.est nuisible.Ceux qui ne vivent pas près de Dieu ne sont pas qualifiés pour parler de Dieu au peuple chrétien.La plus grande menace dans l\u2018Eglise, c\u2019est le théologien qui n'est pas un Homme (Extrait de CATHOLIC CURRENTS, Washington, U.S.A., octobre 1970) \u2019 Le \u201cCanadien\u201d.le train a prendre pour visiter le Canada Voitures-dôme, musique, bons repas, choix de facilités modernes.Toutes ses riatiques et nombre d'autres, vous les obtenez dans \u201cCanadien\u201d.I! en part un de Montréal chaque Jour à destination de Vancouver.Prenez-ie et laissez-vous conduire en tout confort Consultez votre agent de voyages où tout bureau du Canadien Pacifique.CPRail 4 Page 8 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 22 janvier 1971 pu ong LBC L'étudiant et le monde du travail Les dirigeants de la Société de la Croix-Rouge, section de \u2026 Rivières, de la clinique du Maire et la Grande Clinique des Trois-Rivières donnaient le programme d'activités pour l\u2018an- Donneurs de Sang.La campagne financière et le Grand 2 | Les née en cours.D'abord la fameuse \u2018\u2019Caravane des Neiges\u201d Bonspiel font partie du programme.Sur le photo, Del Dans le but d'être utile aux finissants, l\u2019U.Q.T.R.et le Centre de Main-d\u2018Oeuvre reviendra pour une 3ème année consécutive, soit le 30 jan- Dugré, v.p., Roger Houde, prés., Claude Bédard, respon- vier.\u2019 Toute une gamme d'activités est prévue pour cette sable des billets, Mme Denise Blais, de la Croix-Rouge et journée.Son but est de recueillir le plus de fonds pos- Jean-Pierre Gauthier, responsable de la campagne finan- sibles.De plus cinq grandes cliniques officielles sont pré- cière.(A.B.) vues dont celle des donneurs de sang du CEGEP de Troisdu Québec mettaient sur pied une semaine d'information en vue de faire connaître aux étudiants le Monde du Travail et ses exigences, inciter les grosses entreprises à venir recruter sur le campus, aider les étudiants défavorisés en leur trouvant du travail et établir des statistiques sur le placement des étudiants.Plusieurs invités spéciaux tels le Ministre Gérard D.Levesque et M.Jean-Pierre Allard de la S.G.F.ont prononcé des allocutions, pour une meilleure information.Lors de la conférence, nous pouvions reconnaître le recteur de V _ I'U.Q.T.R., M.Gilles Boulet; M.Charles E.Therrien, dir.régional des Centre ISITEZ de Main-d'Oeuvre du Québec ; Pierr: DesRochers, chargé du C.MQ.à l'U.QT.R; ESAT LE SALON DU LIVRE Trace - Riucenee (Angelen Ltée | A Louis Lacroix, prés.ET DES ARTS L'incomparable \u201cDealer\u201d AU SOUS-SOL DE L'EGLISE ST-PIE X dans la région , .ves 690 Boul.des Récollets, Trois-Rivières Tél.: 219-374-2453 2525, rue Royale Trot Rivères Que ~~ DICI AU 24 JANVIER INCLUSIVEMENT DE 10 HEURES A 22 HEURES al.: (Local 116) 379-4550 Cabagie I Le Flambeau (SHEJER TON) CHATEAUMBDE BLOIS H.Lafond | Trois-Rivières ORGANISE PAR LA SOCIETE SAINT-JEAN-BAPTISTE de la région des Trois-Rivières C'EST BON EN SIROP.Pour GRIPPE, BRONCHITE, ASTHME, La Librairie de Trois-Rivières et TOUX causée par le rhume.Cette .e préparation contient sous une forme agré- : La Librairie du Centre able au goût, des ingrédients de sour- : PT .ces naturelles, ayant certaines proprié- .Le Ministère des Affaires culturelles es ane can anrageusement con- Service Culturel du Consulat général de France ne l'appétit, et il fortifie.; Service des Bibliothèques de la Mauricie En vente dans toutes les pharmacies et épiceries.Editeur Officiel de la Province Ministère de l'Education Les Editions du Bien Public COMPOSE Les \u2018Archives du Séminaire St-Joseph de Trois-Rivières Les Editions Fides SAPIN | Office National du Film FORTIN | UNE PLEIADE D'ARTISTES LOCAUX ET RÉGIONAUX , EN COLLABORATION AVEC | Entrée libre © \u2014 \u2014 Bienvenue à tous "]
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