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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 25 juin 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1971-06-25, Collections de BAnQ.

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[" FF 1 Nie Jeo IT J 19 rue Le Royer Ouest i l Montrea tev.Soixantième année * Trois-Rivières No 25 * Vendredi, le 25 juin 1971 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.ORGANE Op ® » A Pitié pour ces bêtes! Si vous êtes un ami des animaux, n\u2018allez pas au Zoo de St-Edouard.La, bien sûr, moyennant un droit d'entrée de 1.25 - dollar par tête de pipe adulte, vous pourrez pratiquer un de vos sports favoris comme le pique-nique, le pédalo, la balle molle, la sieste.Mais là, vous verrez, un pauvre éléphant qui doit passer sa vie dans un clos poussiéreux plus petit que votre jardin ; un félin qui s\u2019est blessé la patte à force de tourner en rond comme un détenu épris de liberté, et qui saigne et qui teint le ciment de sa cage ; une outarde aux ailes tronquées qui ne peut plus rejoindre sa formation pour le grand voyage (en un mot, un jardin zoologique mal tenu); et vous saurez que tout ce que touche l'homme est abimé irrémédiablement.Et vous verrez aussi des ivrognes, de la race animale ordinairement appelée \u2018homme\u2019\u2019, titubants, bouteille à là main, arroser de bière le chimpanzé, les babouins, ainsi que le gentil petit renard roux apprivoisé, tout cela fait sous la haute surveillance de gordiens absents, Aurons-nous jamais des lois sévères pour punir cette racaille, ces vandales, et protéger nos amies les bêtes ?: LA FOUINE Combatif à la Duplessis et Johnson ve RI RN EA NT L'Union Nationale, l'opposition officielle à \u2018Assemblée Nationale du Qeébec a maintenant un nouveau chef.En effet, après un congrès fort mouvementé, mais digne, Me Gabriel Loubier, député de Bellechasse l\u2019a emporté sur son plus proche adversaire M.Marcel Masse par 23 voix seulement.\u201d A la suite de ce verdict des délégués, if paraît difficile de prévoir ce qu'il adviendra du futur, M.Loubier étant un homme reconnu par sa combativité à la Ouplessis et à la Johnson.(A.8.) [© Bie Après la soirée d'allocution des can- \u2019 didats à la chefferie de I'U.N.vendredi le 18 juin, il restait à élire le chef; ce qui fut fait dans un climat de tension samedi après-midi.Comme tous les télé-spectateurs ont pu le constater, la lutte avait été très serrée entre MM.Loubier, Beaulieu et Masse au ler tour du scrutin, les autres candidats n'ayant soulevé aucun intérêt.Le dernier et 3e tour décida de la victoire de M.Gabriel Loubier, cet avocat de 38 ans, disciple de Daniel Johnson, qui devenait le Be chef de l'U.N.avec une avance de 23 voix sur M Masse.Ce résultat souleva l'enthousiasme de le foule présente.On ne sait cependant pas encore si M.Masse se ralliera à la cause du nouveau chef ou s\u2019il se joindra au Parti Québécois.Après sa victoire M.Gabriel! Loubier déclara aux journa- nistes présents qu\u2019il continuera à travailler à la reprise du pouvoir, le principal but qu\u2019il s\u2019est fixé dans l'immédiat.A une question d'un reporter au sujet du coût du congrès, celui-ci répondit: \u201cEntre $100,000 et $200,000\u201d.M.Loubier ajouta que d'ici 8 mois il y aurait des assises pour définir ls politique du.parti et établir une stratégie face aux événe- ments actuels.(Murielle St-Germain).\u201cLe Grand Zèbre\u201d remplit la salle Le Théâtre des Marguerites à ses premières représentations chets fermés.\u201cLe Grand Zèbre\u201d est une pièce à coup.le jeu des acteurs est excellent, c\u2019est-d-dire professionnel sans excès.photo prise à -l\u2018avant-première nous fait voir, Mariette Duval, Pierre Thériault, (le troupe, Georges Carrèren\u2019a cessé de jouer à gui- l'humour terrible et qui tiendra le Cette de gauche à droite: Guy Hoffmann, Hélène Loiselle, Catherine Bégin et le directeur de > Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année ublic VEIL IEN DU TRIFEU, * La copie: 10 cents Une grande étoile.à son lieu d'origine ET\u201d W i FREER 0 Fl OTT ate TRE sn - ».Le Maire Gilles Beaudoin ct les conseillers étaient fort heureux de recevoir Jean Béliveau, au cours de la semaine, pour signer le livre d\u2019or.D\u2018ailleurs quelques heures auparavant, l\u2019ancienne étoile du Canadien avait inauguré le parc Jean Béliveau identifiant maintenant l\u2019ancien parc des pins.Plusieurs admirateurs étaient venus le saluer, après sa visite à sa maison natale, rue Richard.À n\u2019en par douter un trifluvien qui a fait honneur à sa ville.(A.B.) OÙ RIE PE r= Grôce à la collaboration du CERM dont le directeur-administratif est M.Gérald Ourocher, une féte en l\u2018honneur de M.Henri Audet avait lieu 3 ls Marina de Trois-Rividres pour marquer son élection Etaient présentes plusieurs per- comme président de l\u2019Association des Radiodiffuseurs canadiens.Maire Beaudoin ne sonnalités du monde radiophonique montréalais, trifluvien et québécois.Le manqua pas de donner son mot d'encouragement habituel et de féliciter chaudement le président du Canal -13, CKTM-TV.(A.B.) Page 2 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 25 juin 1971 Rapport des fouilles à l'église des Jésuites QUEBEC \u2014 I] y a probablement encore plusieurs sépultures sous les parterres de l'Hôtel de ville ae Québec et sous la rue aes Jardins.C\u2019est ce que pensent les archéologues qui viennent de remettre au ministre des Affaires culturelles, M.François Cloutier, leur rapport des fouilles à l'emplacement de l\u2019église des Jésuites.Les recherches archéologiques ont duré du 25 mars au 13 avril et elles ont porté sur une partie des fondations de l\u2019église, avant leur destruction par les ouvriers qui creusaient l\u2019emplacement d\u2019un stationnement.Les documents démontrent que, de 1670 à 1794, 77 jésuites ont été ensevelis sous leur église.Lorsque le gouvernement de la colonie voulut démolir le temple désaffecté et en ruines, les marguilliers de la cathédrale de Québec décidèrent de faire enlever les corps des Jésuites et de les enterrer dans un autre endroit convenable «sous la cathédrale, croit-on», Mais les fossoyeurs en ont oublié, car les archéologues de 1971 ont retrouvé deux sépultures complètes et trois cranes.Puisque les fouilles n\u2019ont porté que sur moins de la moitié des fondations de l\u2019église (le reste n\u2019étant pas touché par les travaux d\u2019excavation) les spécalistes croient qu\u2019ils découvriront d\u2019autres cadavres le jour où ils pourront terminer leur travail.[| RIT: 70 ROIX-ROUGE AGIT EN VOTRE NOM Rappelons briévement que l\u2019église des Jésuites, la seule à avoir une horloge à Québec, fut construite en 1666 ; elle était richement décorée à l\u2019intérieur par des boiseries finement sculptées, un plafond à caissons, des colonnes ioniques et corinthiennes et des fresques peintes sur les murs.Une tour, à l'avant, était coiffée d\u2019une toiture à l\u2019impériale et toute la façade était de pierre de taille ouvragée.Légèrement endommagée par les bombes au cours du siège de 1759, elle servit ensuite au culte protestant, puis fut utilisée pour entreposer les munitions des troupes qui occupaient le collège voisin.En 1807, comme l\u2019église tombait en ruines, faute d\u2019avoir été entretenue, on décida de la démolir.Sur la maquette Duberger, exécutée vers 1810, seules les fondations apparaissent au coin du collège.Enfin, vers 1844, l'emplacement fut aménagé en marché public, lequel fut abandonné en 1875.Jusqu\u2019en mars dernier, seule une plaque fixée sur l'Hôtel de ville rappelait aux passants l\u2019existence du collège et de l\u2019église des Jésuites à cet endroit.Les récentes fouilles ont été facilitées par l\u2019étude d\u2019une carte datée de 1752, tirée des archives du Séminaire de Québec et d\u2019après laquelle l\u2019ancienne église mesurait 110 pieds de lon gueur et 33 pieds de largeur au niveau de la nef.Les fouilles ont permis de découvrir les murs extérieurs du chevet, du transept droit, une partie du mur de refend de la nef, le mur de soutien de la balustrade ainsi que les bases du CHLN55 RE LA STATION JEUNE ADULTE \u2014 A VOTRE SERVICE \u2018 24 HEURES PAR JOUR L'ANNEE DURANT maître-autel et du petit autel du transept droit.En plus des sépultures mentionnées plus haut, on a découvert des pipes, des couteaux de poche, des pièces de terre cuite, ces dernières datant de l\u2019oceu- pation de l\u2019église par les Jésuites, alors que les fragments de porcelaine et les pièces de vaisselle sont du régime anglais.Les pipes de platre sont probablement du \u2018XVIIIe siècle à cause de la grosseur du trou de fumée, Une des dé- ,couvertes les plus intéressantes est une petite bague sur laquelle on voit un motif gravé; il semble que ces bagues étaient fournies par les Péres Jésuites aux couples qui se mariaient en Nouvelle-France et ne pouvaient s\u2019en procurer sur les lieux.On a découvert dans les ruines des boulets et des éclats de bombes, ce qui prouve l\u2019exactitude du dessin exécuté en 1759 par le major Richard Short.On y voit en effet le plafond et le plancher de l\u2019église troués et des ossements humains déterrés par les explosions.Le rapport des fouilles révèle que la majorité des pièces archéologiques récupérées datent du XIXe siècle et furent trouvées dans la couche de surface.Ceci permet de supposer que tout ce qui était utilisable fut récupéré avec soin lors de la démolition de l\u2019église; c\u2019est d\u2019ailleurs ce que prévoyait le contrat accordé à l'entrepreneur Charles Jourdain le 4 mai 1807.té nationale.se.méro.venir du Québec.Il fallait relever le défi du Pouvoir Central Comme son rôle l'y invitait, la SSJB régionale avait conseillé le refus des propositions constitutionnelles de Victotoria.Nous publions ci-dessous cet appel à la dignité émanant de notre socié- Ottawa et les premiers ministres des provinces anglophones ont pose à la Conférence de Victoria, un veritable ultimatum au gouvernement du Québec.De plus, ils ont posé cet ultimatum d'une façon arrogante avec un délai trés court, mais il faut relever le défi et montrer aux autres provinces et à Ottowa que le peuple québécois se * .\u201cel! telle charte teis: Ottawa ne sera jamais acceptable, parce que cette constitution met en jeu tout l'avenir du Québec et contredit carrément la volonté du peuple québécois exprimée dans le pas- Il faut aujourd'hui même une action concertée du peuple afin d'appuyer Monsieur Robert Bourassa dans sa réponse négative à la formule proposée à Victoria.Les minutes sont comptées.Nous invitons la population à agir immédiatement en se servant du coupon qui apparaîtra dans le présent nu- Les semaines et les mois qui suivront seront lourds de conséquence pour l'a- des représailles contre la seule province de langue et de culture francaise ?11 se pourrait que nous ayons à lutter de plus bel pour la sauvegarde ou la défense de notre patrimoine national.Quel meilleur point de ralliement dans les circonstances que la SSJB! Elle est la société qui nous représente tous, elle qui, placée au-dessus de la mêlée et des partis, peut le mieux nous guider dans la réalisation d'un idéal commun.à temps.Une 1 proposée par Assisterons-nous à C.M.RATIONALISATION DE LA MAIN D'OEUVRE Mardi dernier, le 22 juin une conférence de presse groupant tous les media de la région a marqué un point tournant dans la mise en valeur de notre potentiel économique, On a pu alors, grâce à un erposé de M.Marcel Therrien, directeur général de la main d\u2019oeuvre, prendre connaissance d'un ensemble de mesure visant à une meilleure utilisation de notre main d\u2019oeuvre.L'inventaire que l\u2019on est sur le point de terminer dans la zone d'influence du Parc industriel du Centre du Québec est significatif à cet égard: d'abord il témoigne d\u2019une volonté nouvelle d\u2019inventorier en profondeur les ressources humaines des régions et cette première initiative servira à déterminer s\u2019il y a lieu de poursuivre dans cette voie; ensuite on y découvre le désir évident des travailleurs de la région de participer eux-mêmes au développement de leur région: enfin cet inventaire sera le point de départ d\u2019une série de mesures qui permettront aux travailleurs de se qualifier pour les emplois auxquels ils aspirent.Cette entreprise unique à ce jour est le fruit d\u2019une collaboration où chaque partenaire s'est senti motivé par le seul objectif de contribuer au mieux être de la population régionale.Un des projets à l'étude couvre la zone d'influence du pare industriel de Bécancour et concerne vingt-trois (23) paroisses du comté de Nicolet et quatre (4) paroisses du comté de Lotbinière, soit environ 3800 personnes.L'étude de la main d\u2019oeuvre devrait couvrir tous les travailleurs intéressés à l'obtention des emplois créés dans le parc industriel de Bécancour et ailleurs sur le territoire défini plus haut.L\u2019objectif de cette étude est de permettre au ministére du travail de mieux connaître la clientèle des travailleurs qu\u2019il a pour fonction de servir par la formation et la recrercre d\u2019emploi, Faisant suite à une résolution exprimée le 7 avril dernier par la population locale, cet inventaire fournira à tous les services intéressés, les informations nécessaires à la coordination de leurs efforts afin de permettre aux travailleurs locaux d\u2019acquérir la compétence requise pour l'obtention prioritaire des emplois créés sur le territoire par la venue des industries Falconbridge Ltd, Gla- .verbel Verrerie Ltée et les) quelques autres industries de- | vant s\u2019établir sous peu dans le Parc Industriel de Bécancour. Vendredi, le 25 juin 1971 LE BIEN PUBLIC Page 3 POUR LE BIEN PUBLIC Il reléve le gant.Le mot ultimatum a toujours comporté une acception guerriére.On ne le profére pas sans avoir la vindicte comme arriére-pensée.C\u2019est un mot qui vous soumet ou fait de vous un résistant.Celui qui le lance entend, mesurant sa force à la vôtre, vous prouver qu\u2019il est le plus fort et, en cette qualité, possède des droits sur vous.Entouré d\u2019un redoutable état-major, à plus de 3,000 milles du Québec, Pierre-Elliott Trudeau se sentait capable d'imposer sa volonté unificatrice à un Robert Bourassa faible et démuni.La mise en scène et le scénario de la conférence avaient été conçus de façon à impressionner et à supprimer même la nécessité d\u2019un vrai dialogue.Victoria prenait soudain pour le Québec l\u2019allure d\u2019un guet-apens, l'aspect d\u2019une chausse -trape où il ne reste plus qu\u2019à se laisser choir après avoir reçu le coup final.Comme on l\u2019a déjà noté ailleurs, la qualité de Québécois plutôt que les arguments politiques allait sauver M.Bourassa.Alors que son intérêt partisan lui soufflait un oui complaisant et servile à l\u2019ultimatuim qu\u2019on lui servait après un semblant de discussions, c\u2019est rapidement un non empreint de dignité qui s\u2019affirma dans la pensée de M.Bourassa, car il venait de se souvenir qu\u2019avant d\u2019ê- tre le premier ministre libéral de sa province il était tout simplement un bon québécois, c\u2019est-à-dire un être qui, sous les dehors de la passivité ou de l'indifférence, n\u2019oublie jamais complètement le passé et les projections de ce passé sur l'avenir, En déplaisant à M.Trudeau et à son état-major, M.Bourassa a également mécontenté par son refus tant de nos québécois engraissés de prébendes qui ne croient qu\u2019aux avantages de l\u2019assimilation, mais il a causé une âpre satisfaction à tous les autres.Les aboutissants constitutionnels de cette pseudo-conférence n\u2019étaient que provocation à l\u2019égard d\u2019une ethnie que l\u2019on croit sur le point de choir.Les entériner eût été donner immédiatement raison à ceux qui nourrissent ces prétentions.La simple décence obligeait à une fin de non recevoir.Sans compter les inconvénients économiques d\u2019une entente qui ne consent aucun dégrèvement à une province soumise à des obligations particulières, le Québec se voyait assigner le rôle de ghetto linguistique par la nouvelle constitution ; aucune chance au français dans les autres provinces, mais toute liberté à l\u2019anglais de s\u2019implanter définitivement au Québec avec l\u2019aide du fédéral.On a souvent dit de M.Trudeau qu\u2019il était, parmi beaucoup d\u2019autres, un héritier spirituel des Machiavel ou des Savonarole, en ce sens qu\u2019il fait fi de certains principes pour arriver à ses fins.Une fois de plus, en se prêtant, à Victoria, à cette contrefaçon de délibérations démocratiques ou en la dirigeant avec une tmaestria consommée, M.Trudeau a prouvé que, pour lui, aucun sujet n\u2019est sacré, s\u2019il n\u2019est d\u2019abord relié aux intérêts de sa personne.Il aime sans doute le Québec, sa province semi- natale, mais c\u2019est d\u2019un amour hautain et abstrait de Prince qui n\u2019est pas à même, de par sa situation, de considérer les inégalités et les injustices auxquelles le dernier projet de reconstitution canadienne rivait définitivement son peuple.Mais il choie d\u2019un amour beaucoup plus spontané le concept d\u2019un Canada soumis à son absolutisme politique et aux standards qui en dépendent, d\u2019un Canada repensé, récrit, et dont l\u2019histoire aurait été expurgée de \u2018ses pages les plus éloquentes, d\u2019un Canada qui, enfin débarrassé de ses particularismes gênants pour le pouvoir central, aspirerait maintenant à une unité incondition- le sous l\u2019églide des grands centralisateurs.Qu\u2019à cela ne tienne ! Pour une fois M.Trudeau et son état-major n\u2019auront pas la tâche facile.Le non de M.Bourassa est un indice de la bataille qu\u2019il leur faudra \u201cvoyage\u201d.ronnement.nistre d\u2019Etat ?défendre ?trouble.\u2014 Quelle différence ent promesses et un cheval qui prend le mors aux dents ?Aucune : ils sont tous les deux emballés.Sauf que le cheval finit toujours par s\u2019arrêter.\u2014 Quelle différence entre une atmosphère polluée ct une femme qui parle trop ?Aucune : elles empoisonnent toutes les deux l\u2019envi- Du pareil au même par Pierre VILLEMURE \u2014 Quelle différence y a-t-il entre un hippie qui \u201cfume\u201d et Pierre Elliott-Trudeau.Aucune : ils sont tous les deux continuellement en \u2014 Quelle différence entre un assisté social et un mi- Aucune : ils sont tous les deux sans portefeuille.\u2014 Quelle différence y a-t-il entre un club de pêche privé et la trop jolie femme de son voisin ?Aucune : ils nous induisent tous les deux en tentation de braconnage.\u2014 Quelle différence entre un journaliste qui se cherche des nouvelles et un avocat qui se cherche des causes à Aucune : ils ont tous deux tendance à pêcher en eau \u2014 Quelle différence y a-t-il entre un candidat qui promet 100,000 emplois à ses électeurs et un simple citoyen qui fait un chèque sans provision ?Aucune : sauf que le simple citoyen risque fort de se retrouver en prison.Sans malice aucune ! re un politicien qui fait des JEANNE D\u2019ARC DEVANT LES CAUCHONS Radio-Canada n\u2019a pas fini de nous empoisonner.Il annonce une série de causeries de Henri Guillemin sur son récent ouvrage \u201cJeanne, dite Jeanne d'Arc\u201d.Nous connaissons bien ce pseudo-historien beau parleur, qui s\u2019attaque aux gloires de la France.Il y a environ trente ans, il bavait contre Louis Veuillot cette insulte: \u201cCanaille enragée\u201d ; nous l\u2019avons refuté dans le temps en citant le bref élogieux de saint Pie X qui présentait Veuillot comme le modèle des journalistes catholiques, Cette fois, Guillemin veut annoncer son petit dernier et cueillir un bon cachet chez ces Canadiens naïfs.Mais il arrive en retard.Nous connaissons déjà la réfutation magistrale de sa \u201ccauchonnerie\u201d, faite sous le titre \u201cJeanne devant les Cauchons\u201d* par Régine Pernoud, archiviste, historienne, auteur de vingt ouvrages exactement documentés et d\u2019une impartialité parfaite, et qui connaît mieux que personne l\u2019histoire de Jeanne d\u2019Are, Mlle Pernoud démontre que Guillemin tripatouille livrer pour emporter les résistances, tant de l\u2019élite que dune masse de plus en plus sensibilisée aux impératifs politiques de sa condition.S'il est vrai que le grand chef libéral a tout le Canada anglais derrière lui, que même il le mène à la baguette à cause de son rigorisme an- tiquébécois, il faut également souligner que l\u2019unanimité est en train de s\u2019instaurer derrière la volonté d\u2019affirmation de M.Bourassa ou de tout autre chef de l\u2019état québécois.M.Trudeau se trompe donc quand il laisse entendre, sur les ondes torontoises, que le Québec n\u2019a pas changé depuis Murray et qu\u2019il est resté \u201cun peuple sans histoire\u201d.Il simplifie beaucoup trop quand il infère que le nationalisme est surtout affaire d\u2019intellectuels et que le public s'en désintéresse pourvu qu\u2019il mange.Clément Marchand les documents, déforme les événements : c\u2019est de l\u2019an- ti-histoire.\u201cIl ne s\u2019agit plus d\u2019erreur, mais d'imposture.lorsque Guillemin nous parle de l\u2019enquête (?) faite en 1431 sur l\u2019ordre de Cauchon dans le village natal de Jeanne\u201d.Après avoir relevé en six paragraphes les erreurs historiques de Guillemin, Mlle Pernoud conclut que \u201cM.Guillemin n\u2019a jamais compris ce qu\u2019est l\u2019honnêteté intellectuelle\u201d.\u2014Nous, Canadiens, faisant écho à nos amis de France, dont sainte Jeanne d'Arc est la Patronne, nous demandons aux autorités de Radio-Canada de retrancher de ses programmes ces causeries de Guillemin qui voudrait déshonorer Jeanne d\u2019Arc.Car nous tenons à conserver la vérité historique et à garder notre culte envers cette héroïne, martyre de la Patrie, cette glorieuse vierge que l'Eglise a canonisée.Sainte Jeanne d\u2019Arc, sauvez la France ! Délivrez-la des faux docteurs qui cherchent à l\u2019empoisonner et à lui arracher son esprit chrétien ! Georges Panneton, ptre *) Cf.REGINE PERNOUD: Jeanne devant les Cauchons, édit.du Seuil, 1971. Page 4 DEUX REINES DU SPECTACLE ET LEUR PATRONNE AU CIEL par L\u2019ILLETTRE.S'il est deux Hildegarde dans le monde, du spectacle, l\u2019une allemande et l\u2019autre américaine, il en est une troisième au ciel, cette sainte Hildegarde qui vécut de 1098 à 1179, fut abbesse bénédictine et fondatrice du monastère de Saint- Rupert, où elle mourut il y a 791 ans.Si l\u2019on arrive à situer cette dernière dans le temps, il n\u2019en est pas de même des autres qui cachent leur âge avec ensemble, sans peut-être se connaître, voulant laisser croire qu\u2019elles ont toujours vingt ans, ce qui n\u2019est vrai pour aucune.Hildegarde la plus âgée des deux, puisqu\u2019elle était connue dans le New-Jersey et à New-York dès avant 1930, et elle partit pour l\u2019Europe en 1934, où elle devait chanter à l'hôtel Ritz de Londres, pour le mariage du duc de Kent, fils de Georges V, roi de Grande-Bretagne et empereur les Indes, comme , on disait en ce temps-là.Elle chanta ensuite à l\u2019occasion du jubilé de Georges V et, quelques années après sa mort, au couronnement du roi Georges VI.Entre temps, elle avait été applaudie à Paris et à Cannes, à Bruxelles et jusqu'en Egypte, à la demande du prince Halim.Il est probable qu\u2019elle est ou était d\u2019origine allemande, puisqu\u2019elle naquit à Adell dans le Wisconsin, qu\u2019elle suivit ensuite sa famille à Milwaukee, mais rien n\u2019est révélé de son nom de famille ni de sa date de-naissance.Chose certaine, elle était encore en vogue en 1953 à New-York, et quelques-uns de ses principaux succès sont Did you ever see a Dream, C\u2019est la Vie, Songs my Mother Taught Me, À Miss you Kiss, The Last Time I saw Paris.%» SE Hildegard (sans e), née Knef, est aujourd\u2019hui la première vedette de la chanson en République fédérale allemande, et elle non plus ne révèle pas le jour de sa venue au monde.Il est probable qu\u2019elle est un peu plus jeune que l\u2019autre, de deux ans au moins, bien qu\u2019elle soit venue au music-hall à l\u2019âge de 31 ans, après une longue carrière au théâtre et au cinéma.Il doit y avoir de cela quelque temps, puisqu'elle interpréta au moins six cents fois le rôle de Ninotchka, dans la comédie musicale Bas de soie, qui lui value un succès fou, à ce que l\u2019on raconte, sur les scènes new-yorkaises.Sauf erreur, elle habite Munich, en Bavière, principale ville du cinéma allemand, et elle épousa, il y a quelques années, le comédien britannique David Cameron, qui traduit pour elle en anglais le texte des chansons qu\u2019elle écrit.On annonça au début de 1970 qu\u2019elle était à rédiger ses mémoires, et l\u2019on prévoit à ce propos, dit-on, certaines inquiétudes dans le monde du spectacle, car elle a l'habitude de dire ce qu\u2019elle pense, sans mâcher les mots ni s\u2019embarrasser de précautions oratoires.* + %* La troisième Hildegarde, celle qui figure dans la galerie des saints et n\u2019a jamais songé à cacher son jamais songé à cacher son âge, est allemande elle aussi, puisque, native de Mayence, et auteur d\u2019ouvrages en langue germanique.Elle a un titre de gloire particulier, que personne ne saurait deviner à la légère, car c\u2019est elle qui découvrit sans doute par hasard, la formule qui donne à la bière sa saveur caractéristique, par l\u2019emploi du houblon.Elle était à travailler dans le cloître d\u2019une abbaye bénédictine, quand elle eut cette inspiration qui la rendit célèbre, et elle demanda alors qu\u2019on intensifiât la culture du houblon dans tous les domaines attachés aux monastères et couvents du saint Empire romain.Cela n\u2019était pas sans importance, car les principales brasseries du pays se trouvaient à l\u2019époque dans les monastères et couvènts, et le breuvage était de qualité exceptionnelle.Elle est pertinente LE BIEN PUBLIC On rappelle à ce-propos qu\u2019en France, par exemple, la bière en provenance des monastères était beaucoup plus forte que celle livrée au peuple par les couvents, et il est à noter que le secret du houblon fut gardé longtemps, les gens comprenant qu\u2019une certaine plante servait à donner à la bière son goût amer, mais personne n\u2019aurait pu dire laquelle.La tradition veut que le lépendaire roi Cambrinus, ou Gambrinus, qui n\u2019a jamais régné nulle part, mais qui était bel et bien vivant sur la fin du XIIe siècle, ait découvert le secret de sainte Hildegarde pour le révéler ensuite hors des milieux ecclésiastiques.Vendredi, le 25 juin 1971 Coule doux, ruisseau Car il viendra Coule doux, ruisseau Car il viendra bientôt.Et nous irons aux bois Nous cacher Et nous irons aux bois Nous aimer.Coule doux, ruisseau Car il viendra Coule doux, ruisseau Car il viendra bientôt.Et l\u2019oiseau des bois Chantera Et l\u2019oiseau des bois Sourira.Coule doux Coule doux, ruisseau Car il viendra Coule doux, ruisseau Car il viendra bientôt.Et la fleur des bois S\u2019ouvrira Et la fleur des bois Dansera.Coule doux, ruisseau Car il viendra Coule doux, ruisseau Car il viendra bientôt.Il viendra aux bois Rien que pour moi.JOHANNE CARIGNAN (Extrait de Du crépuscule à l'aube, recueil collectif publié par des élèves de la Polyvalente du Cap, sous la direction de Carol Ross).Un silence.Ces derniéres années, et surtout depuis quelques mois, une foule de personnes s\u2019intéressent au sacerdoce, et souvent d'une étrange façon.Des prêtres de tous degrés, des laïcs de tous âges et de loutes conditions, même des adolescents, émettent des \u2018\u2018opinions\u2019\u2019 sur le prêtre d'au- jourd\u2019hui et de demain!.On écrit, on parle, on discute, on épilogue, on critique surtout! On se prononce! Rarement cependant on se réfère à la vraie doctrine sur le saceidoce, celle que possède l\u2019Eglise Catholique, depuis près de deux mille ans.Une chose est- pénible à remarquer: le silence systématique sur les documents qui émanent de Rome.C\u2019est étrange et inquiétant! En fin de compte, notre Eglise Catholique est ROMAINE, de par la volonté de Dieu.L'Église de Jésus - Christ n\u2019est pas Parisienne, ni Milanaise, ni Montréalaisela remarque du grand théologien Cardinal Journet: De méme que Jésus a voulu être '\u2018nazaréen\u201d (citoyen de Nazareth), pour marquer son identité humaine parmi nous, de méme I'Eglise est \u2018romaine\u2019, pour pour marquer son identité d\u2019Eglise de Jésus-Christ sur la terre.\u2018Eglise romaine, écrit Journet, c'est, le nom de servitude de l\u2019Église divine, son nom d'humilité emprunté à un coin de terre; car pour sauver le monde il fallait qu'elle connût à son tour les asservissements du temps et de l\u2019espace.\u201d (Th.Egl.165).Il est affligeant de constater cette espéce de conspiration d'un silence méprisant sur les paroles de Paul VI.Un récent exemple, pris entre cent autres: l'homélie prononcée par le Saint-Père, le Jeudi Saint dernier.Le Pape est profondément peiné reux ou des nombreuses défections au sein du clergé.Dans nos milieux, au contraire, on semble bien peu ému d\u2019une telle situation décadente.On sent même une action croissante des \u2018\u2018groupes de pression\u2019, qui se servent des puissants moyens modernes de communication, non pas pour diffuser les paroles du Pape, mais pour créer une \u2018\u201c\u2018opinion publique\u2019\u2019 favorable à un \u2018\u2019clergé marié\u201d, du style prôné par nos nouveaux \u2018\u2019pontifes I\u201d Pourtant si l\u2019on réfléchissait un peu aux graves paroles de Paul VI, que voici: \u201cJe ne puis penser à ce tragique drame pascal (la dernière Cène, Jeudi Saint), sans que même dans mon esprit d\u2019Evéque et de Pasteur ne s'associe le souvenir de l'abandon, de lo fuite de tant de frères dans le Sacerdoce de notre cénacle de \u2018\u2019dispensateurs des mystères de Dieu\u2019\u2019.Je le sais, il faut distinguer chaque cas l\u2019un de l\u2019autre, il faut comprendre, il faut compatir, il faut pardonner, et peut-être il faut attendre de nouveau, et toujours il faut aimer.Et se rappeler dans l\u2018amour angoissant que même ces frères, malheu- déserteurs, sont marqués par l\u2018empreinte indélébile de l\u2019Esprit, qui les qualifie de Prêtres à jamais, quelle que soit lc métamorphose qu'ils subissent extérieurement et socialement, et plusieurs réclament tout seuls pour de vils motifs terrestres.\u201cMais comment ne pas s\u2018alarmer, en cette heure de communion, des postes laissés vacants par ceux qui étaient un jour des commensaux ?Comment ne pas pleurer pour la défection consciente de certains, comment ne pas déplorer la médiocrité morale qui voudrait trouver naturel et logique le fait d'enfreindre une promesse personnelle, longuement préméditée, solennellement professée devant le Christ et l\u2018Eglise ?\u201cComment, ce soir, ne pas intensifier notre affectueuse invocation pour la nouvelle génération de ministres qui, dans notre Eglise latine, en acceptant le sa- cerdcce, accomplissent librement et d'une façon consciente leur généreuse option pour \u2018unique amour du Christ, pour l\u2018unique service à l'Eglise, pour l\u2019unique et *totol ministère à leurs frères, achevant ainsi dans leur propre chair ce qui manque encore aux souffrances du Christ\u201d, afin que leur sacrifice d\u2018amour serve comme signe, comme exemple, comme mérite à l'efficacité de la Rédemption dans notre époque moderne, sécularisée et hédoniste ?\u201d (Os.R.23 avr, 1971, p.4).Mgr J.-Louis Beaumier, ptre 15 Juin 1971.Grand Prix Trois-Rivières Inc.Québec \u2014 «O.LP.» \u2014 Le ministère des Institutions financières, Compagnies et Coopératives a accordé des lettres patentes au \u201cGrand Prix Trois-Rivières Inc\u201d, organisme dont le siège est à Trois-Rivières.L'objectif que s\u2019est fixé le groupement est d\u2019organiser chaque année des compétitions d\u2019automobiles à Trois- Rivières.La valeur des biens immobiliers que peut acquérir et posséder le groupement, est limitée à $10,000., Les lettres patentes.ont été remises à MM.Yvon Simard, Luc Fournier, Jean Ménard, de Trois-Rivières.Un avis à ce sujet vient de paraître dans la Gazette officielle du Québec. Vendredi, le 25 juin 1971 LE BIEN PUBLIC Comment le Québec se devait de réagir par JACQUES-YVAN MORIN président de la Fédération des SSJB et SNQ N.d.l.r.Au moment de mettre sous presse, nous avons appris que M.Robert Bourassa, se faisant l'interprète de son cabinet, de son parti et de tout le Québec, avait rejeté l'ultimatum servi au Québec par M.Trudeau, appuyé dans ce geste par tous les autres premiers ministres provinciaux.du Canada.Nous publions ci-dessous une opinion de M.Jacques- Yvan Morin sur la conférence constitutionnelle de Victoria.À la lecture de ce document nous constatons mieux la nécessité où se trouvait M.Bourassa de dire \u201cnon\u201d & ce nouveau marché de dupes.Le gouvernement québécois est parti pour Victoria avec l'espoir de troquer la sécurité sociale contre la formule de modification constitutionnelle.Il avait déjà commis une grave erreur stratégique en février 1971, alors qu'il avait accepté la formule \u201cpour fins de discussion\u201d.Il en a commis une seconde en s'imaginant qu'il pourrait surmonter l'obstination du gouvernement Trudeau et des provinces anglophones en matière de sécurité sociale.Il revient complètement bredouille dans ce domaine.La modification proposée à l'article 94-A du Bristish North America Act par MM.Castonguay et Bourassa prévoyait ce qu'on pourrait appeler \u201cla concurrence avec primauté provinciale\u201d en matière d'allocations familiales, d'allocations pour la formation de la main d'oeuvre et de revenu garanti (sécurité-vieillesse).La\u201d\u201cprimauté\"signifiait que l'Assemblée Nationale aurait pu, en légiférant dans ces domaines, abroger la législation fédérale et, sur le plan fiscal, recevoir une compensation égale au montant que le pouvoir fédéral aurait dépensé au Québec pour ces fins.Cette primauté signifiait donc, en fait, que le Québec revendiquait l'exclusivité dans ces trois domaines, quitte à reconnaître l'intervention fédérale dans d'autres secteurs, comme les pensions de vieillesse.Les plumes perdues Or, Québec n'a rien obtenu de tel.C'est plutôt la contre- proposition fédérale qui, naturellement, a rallié les provinces anglophones.Le résultat n'est pas reluisant : le système des pensions de vieillesse, fondé sur la technique de la compétence concurrente, est étendu aux allocations familiales, à celles qui sont accordées à la jeunesse ainsi qu'à celles qui sont destinées à la formation professionnelle.C'est dire qu'Ottawa fait confirmer sur le plan constitutionnel ses interventions dans trois domaines de compétence provinciale.Non seulement Québec ne rapporte rien, mais il a laissé des plumes à Victoria.Cela est d'autant plus grave que dans les domaines de législation =\u2014 concurrente, c'est toujours le gouvernement le plus riche sur le plan fiscal qui s'impose et qui s'octroie la primauté de fait.Est-il besoin d'ajouter que l'équipe Castonguay - Bourassa ne rapporte aucun rapatriement fiscal, comme il l'espérait tant.Résultat net: Ottawa codifie le statu quo en imposant la compétence concurrente et conserve les moyens financiers d'occuper toute la place dans les faits.Tout au plus accepte-t-il l'obligation de consulter les provinces avant d'agir.Comme l'a fait observer un commentateur anglo-canadien, -personne ne se fait d'illusion sur ces consultations ; Ottawa continuera de décider en fonction de ses priorités et de ses préoccupations, qui ne sont pas celles du Québec.Tout cela, le gouvernement québécois le savait ou aurait dû le savoir.M.Bourassa a eu raison d'avouer aux journalistes qu'il avait subi un échec.L'erreur la plus grave La position du Québec était donc compromise avant mêmé d'arriver à Victoria; pourtant, les avertissements n'avaient pas manqué depuis février.Or, voila que le gouvernement québécois se laisse bousculer par un ultimatum : l'ensemble du projet de \u201ccharte constitutionnelle\u201d, ou l'on chercherait en vain quelque avantage décisif pour le Québec, est à prendre ou à laisser, sans qu'on puisse y changer une virgule, et cela dans les onze jours ! Biensûr, on nous dit que ce n'est que l'étape préliminaire et que l'Assemblée devra se prononcer par la suite, mais personne ne peut ignorer la signification morale d'une acceptation par le Conseil des ministres, surtout dans un contexte où le gouvernement jouit à l'Assemblée d'une majorité, factice sans doute, mais non moins effective.Cet ultimatum, doublé d'un chantage à l'effet que la révision constitutionnelle sera plus ou moins abandonnée en cas refus, est d'autant plus grave que les Québécois ont été systématiquement tenus à l'écart des négociations qui ont précédé et que le temps manquera désormais pour les mettre au courant et surtout pour les entendre.Le \u201cStar\u201d de Montréal faisait observer hier que le but du délai rigide paraît être de réduire au silence l'opposition nationaliste, pour éviter la répétition du sort qui fut fait & la formule Fulton-Favreau en 1965.En réalité, c'est tout le Québec qui se voit acculer à choisir sans avoir le temps de penser.La manoeuvre ne manque pas de machiavélisme, mais il est difficile d'imaginer comment la délégation québécoise a pu se laisser coïncer de telle manière, sans même faire inscrire une réserve au communiqué de la Conférence.Une bonne recette de chez nous Le gouvernement Trudeau vient d'inventer une nouvelle recette pour fabriquer les Constitutions.Premièrement, les négociations préliminaires doivent être tenues secrètes.En second lieu, éviter de consulter les principaux intéressés, les citoyens, et retarder le plus possible toute discussion publique.Troisièmement, se réunir à huit clos et isoler la délégation québécoise devant neuf autres gouvernements.Enfin, exiger une réponse simple à des questions com - plexes sans donner le temps à l'opinion publique de se retourner.Nous revivons les événe- ments qui ont précédé l'entrée en vigueur des trois constitutions qui ont régi le pays (1791, 1840, 1867), lesquelles nous furent toutes imposées de l'extérieur, sans consultation des citoyens.Cela constitue peut-être de la haute stratégie coloniale, mais non de la démocratie.Décidément, les Québécois ont encore beaucoup à faire s'ils veulent disposer librement de leur avenir.Page 5 D\u2019ou vient l\u2019alphabet ?La création de l\u2019alphabet représente l'aboutissement d\u2019une longue évolution.Elle en est l\u2019ultime perfectionnement, résultant d\u2019une invention d\u2019une grande portée, qui a consisté à décomposer la parole en sons simples.Le Grand Larousse de la Langue française en explique l\u2019origine lointaine : \u201cAlphabet vient du latin alphabetum, formé avec les mots alpha et béta qui désignaient les deux premières lettres en grec, issus eux-mêmes des noms sémitiques des deux premières lettres de l\u2019alphabet phénicien: alef (tête de boeuf), bet (maison ou tente).C\u2019est en effet aux Phéniciens qu\u2019on attribue l'invention de l'alphabet en tant que système d\u2019écriture purement phonétique, même s\u2019ils ont emprunté les formes de certaines lettres au fonds commun des écritures du monde oriental ou égéen (la tête de boeuf est au nombre des pictogrammes du plus ancien sumérien et du crétois).La nouveauté du système phénicien était d\u2019éliminer les idéogrammes, hittite, crétoise) méêélaient aux rébus syllabiques.La nouveauté du système grec fut de franchir le mur de la syllabe en introduisant les voyelles dans l\u2019alphabet.En Italie, les Etrusques adaptèrent l\u2019alphabet grec à leur langue non indo-européenne; les Latins l\u2019empruntèrent à leur tour, probablement par l\u2019intermédiaire étrusqué, et plus tard l\u2019enrichirent par un recours plus direct au grec.Ainsi se trouva constitué vers le ler s, un alphabet de 23 lettres qui devait servir à la première notation du français.\u201d C3}, ON PEUT 5% VAINCRE BOCIETE CANADIENNE DU CANCER 4 LE { CANCER LE] BEN PUBL Le seul hebdo de langue francaise à Trois-Rivières Ce journal commente l\u2019actualité de la semaine.10e la copie Abonnement : $3.00 Page 6 En potinant | LE VAGABOND Le Vagabond, c\u2019est le titre d\u2019un journal type de l\u2019an 2012, publié par les élèves de l\u2019Ecole Sainte-Ursule, sous l\u2019habile direction de Pierre Lampron, professeur.C\u2019est un journal de fin d\u2019année rédigé par des adolescents, mais combien original, tant dans ses textes que ses dessins.Projections sur l'avenir, anticipations, tout y est.Cette publication au contenu inusité a fait l\u2019objet d\u2019une publicité pertinente.Bravo à ces jeunes ! RAISON MAJEURE M.Ross Tatcher, plus britannique que la Reine, était l\u2019un des premiers ministres provinciaux du Canada, anglais les plus entichés de M.Trudeau.Il avait fait sa campagne en se re- clamant de l\u2019émule de Laurier, dont il partage toutes les idées politiques, surtout en ce qui a traît à la mise au pas du Québec dans la Confédération.C\u2019est lui qui, au lende- MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS DU CANADA SOUMISSIONS DES SOUMISSIONS CACHE- TEES, adressées au Gérant, Services Administratifs, Ministère des Travaux Publics du Canada, 1631 avenue de Lorimier, Montréal 133, P.Q.et portant la mention: \u201cSOUMISSION POUR NOUVELLE TOITURE SUR LA \u2019 .Serle oot PARTIE \u201cA\u201d EDIFICE FEDERAL \u2014 TROIS-RIVIE- RES, P.Q.\u201d seront reçues jusqu\u2019à trois heures de l\u2019après-midi (heure avancée de l\u2019est), mercredi le 30 juin 1971.On peut prendre connaissance des plans, devis et formules de soumission, ou se les procurer au Ministère des Travaux Publics du Canada, Bureau des Soumissions (879-6553) 1631 avenue de Lorimier, Montréal 133, P.Qet on peut les consulter aux bureaux de poste de Trois- Riviéres, Cap-de-la-Madeleine et Louiseville, P.Q.On ne tiendra compte que des soumissions qui seront présentées sur les formules imprimées fournies par le Ministère et faites en conformité des conditions qui y sont stipulées.On n\u2019acceptera pas nécessairement ni la plus basse, ni aucune des soumissions.Paul Paré, D.B.Norwood, Gérant, Services\u2018 Administratifsmain du non, jura que jamais plus on ne le reverrait à une conférence constitutionnelle.Il faudra bien, en effet, que l\u2019on ne l\u2019y revoie plus, puisqu\u2019il n\u2019est plus premier ministre depuis le 23 juin, ayant été écrasé par son adversaire néo-démocrate aux élections de la Saskatchewan.@ UN DÉFI À RELEVER M.Arthur Dargy, grand da- miste devant le Seigneur a I'honneur de lancer un défi amical à M.Georges Auger, autre damiste de grandes ressources, pour le championnat de Trois-Rivières.La parole est & M.Auger l'ac tuel champion.Un défaut national Comment se fait-il que le québécois semble toujours en arrière de son concitoyen ontarien, colombien ou albertain?Comment se fait-il que tous les efforts intellectuels, matériels et financiers \u2014 pour ne pas parler de la révolution tranquille \u2014 du Québec n\u2018aboutissent que très difficile ment ?Comment se fait-il, enfin, que nous soyons une sorte de citoyen de seconde zone perpétuellement pris à vivre poer un p'tit pain?Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, j'imagine tout de suite le nombre incalculable de raisons ou de causes que plusieurs parmi vous pourraient donner.De l\u2018argument du \u201cpeuple vaincu\u201d à celui des \u201ccadres constitutionnels à changer\u201d en passant par la mauvaise foi des dits anglais\u201d, autant de sujets fort discutés aujourd'hui.Il faut même dire que ces arguments ont engendré des polémiques passionnées qui se sont concrétisées en parti politique, et même en mouvement terroriste.Tout cela est peut-être vrai mais je voudrais souligner certaines raisons psychologiques lesquelles, à rnon sens, expliquent beaucoup de nos difficultés en tant que québécois.Ces raisons sont d\u2018abord dues à notre manque de solidarité, Nous sommes portés à nous descendre les uns les autres pour toutes sortes de petites ambitions ou de \u2018\u2019jalouseries\u2018\u2019 plus ou moins mesquines.II s\u2019agit que l'un des nétres réussisse pour qu'on le taxe souvent d'opportuniste.On envie son voisin qui réussit mieux; on est souvent prêt à aider mais on veut en retirer tous les honneurs sinon tous les profits.En un mot on ne sait pas trop coopérer, collaborer.On manque de solidarité.Notre individualisme nous prive de belles réussites financières, sociales ou politiques.On critique, on critique toujours négativement.Tout le monde semble mécontent de l'administration fédérale par exemple, pourtant, on l\u2018appuie.Durant qu\u2019on critique, discute, pla- cote dans le Québec, \u2018Ontario agit.Beaucoup de nos problèmes et de nos soucis disparaîtront à la minute ou enfin le Québécois cessera de critiquer négativement et posera des gestes positifs bien concrets.Merci de votre bonne attention.RENÉ MATTE, Député de Champlain.RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.857, rue St-Pierre Case postale 1464 Tél.: 378-4831 LE BIEN PUBLIC OPINION LIBRE Vendredi, le 25 juin 1971 La phobie des phobies En lisant les pensées intitulées \u201cGrains de bon sens\u201d et pudiquement signées du pseudonyme de Henri-Paul dans le numéro du 11 juin.je me suis crue revenue aux pudibonds temps de ma jeunesse couventine! En 1971, ces perles auraient dû avoir comme titre: \u201cGrains d\u2019humour\u201d.C\u2019est exactement dans le style du \u201cManuel secret du parfait confesseur,\u201d écrit autrefois très sérieusement, mais ne suscitant aujourd\u2019hui que vastes éclats de rire !! Il m\u2019est venu à l\u2019idée d\u2019y répondre.parce qu\u2019on est, faut bien le dire, bel et bien en 1971.A \u20140\u2014 La longueur des cheveux des jeunes est directement proportionnelle aux critiques des adultes, Cette longueur est une façon de protester.Juger de l\u2019intelligence d\u2019un jeune à la longueur de ses cheveux.est tout aussi farfelu s\u2019il les a courts que s\u2019il les a longs.Le jour où les adultes cesseront de pousser des cris scandalisés.les jeunes retourneront chez le barbier.L\u2019adolescence et la jeunesse a été de tout temps sous le signe de esprit de contradiction.Vérité de La Palice que bien des adultes devraient se rappeler ! \u20140\u2014 Si l\u2019homme, faible fourmi, petit maillon sans liberté dans la chaîne de la vie, ose \u201crejeter Dieu\u201d.c\u2019est parce qu\u2019il a été amené à penser que le Dieu Tout- Puissant l\u2019a d\u2019abord reje- tè\u2026\u2026 ou Il n\u2019est pas tout- puissant.C\u2019est au plus fort à faire les premiers pas.Et le plus fort, qui est-ce ?\u2018 \u20140\u2014 Les femmes sont les esclaves de la mode, qu\u2019elle soit imbécile ou indécente, ou non, mais elles ne le sont qu\u2019en proportion de leur bon goût.et de ce qu\u2019on leur offre dans les magasins.Quecet\u2018\u2018esclavage\u201d soit la principale raison pour l\u2019Eglise d\u2019éloigner les femmes du sanctuaire.n\u2019est qu\u2019un prétexte pour une institution mysogine depuis des siècles.Il est facile pour un prêtre qui veut se faire servir à l\u2019autel par une femme d\u2019exiger que celle- ci s'habille modestement.Règle générale, la \u201cservante\u201d de messe le fera sans qu\u2019il soit nécessaire de le lui dire.Comme le prêtre ne met plus la soutane qu\u2019en service, et qu\u2019il la recouvre d\u2019une aube à l'autel, il serait si simple de faire porter l\u2019aube à la femme qui le sert ! Point n\u2019est besoin d\u2019une encyclique pour cela ! \u20140\u2014 + \u201cL\u2019exhibition ostentatoire des nudités féminines\u201d n\u2019a jamais rendu un homme normal homosexuel.Bien .qu\u2019à ça.au contraire ! L\u2019homosexualité est une déviation de l'instinct sexuel qui prend ses racines dans l\u2019enfance (et dans une mauvaise éducation, comme par exemple d\u2019accoler invariablement le mot \u201csale\u201d au mot \u201csexe\u201d).\u20140\u2014 \u201cL\u2019animalisation provocante\u201d d\u2019aujourd\u2019hui n\u2019est que le revers de \u201cl\u2019angélisa- tion forcée\u201d d\u2019autrefois.La santé morale d\u2019un individu se mesure à sa sérénité face à tous les excès.Ce qui est mauvais, c\u2019est de voir, du mal partout, de ne remarquer que ça, de ne penser même si on recouvre le tout du manteau de la vertu.Les vrais obsédés ne sont pas toujours ceux que l\u2019on pense ! Un excès répond à un autre excès, selon le vieux système du balancier.Bien loin de nous conduire à la \u201cdécadence païenne\u201d, les débordements d\u2019aujourd\u2019hui aboutiront finalement au \u201cjuste milieu\u201d, c\u2019est-à-dire à une saine conception de la nature, où tout ce que Dieu a créé est bon.mais où le mal vient de l\u2019oeil de l\u2019homme qui le regarde, si sa vision des choses a été distordue par un angélisme recouvrant d\u2019inquiétants conflits intérieurs.\u20140\u2014 Si \u201cça congresse mais je ne pense pas que ça progresse\u201d.comme le notait Henri-Paul.je ne sais pas quelle sorte de congrès il lui faudrait pour qu\u2019il progresse, lui ! On n'est plus au temps de Victoria depuis belle lurette ! Sans rancune, Henri- Paul ?Puisque la charité est la première des vertus.me pardonnez-vous de vous avoir mis quelques points sur les i ?MICHELLE GUERIN POUR VOS ASSURANCES Automobile Accidents Responsabilité Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance ' TEL: 375-2655 673, rue Bonaventure Trois-Rivières VENEZ PASSER UNE MAGNIFIQUE SOIREE AU Club de Courses Laviolette Inc.Quinella, Exacta Licence complète Tous les mercredis, samedis et dimanches Départ 8 hres p.m.Studio.Rhéal PHOTOGRAPHE PROFESSIONNEL COMMERCIAL ET INDUSTRIEL Spécialités: Photos de mariage , Photos de bébé 12, rue St-Denis, Cap-de-la-Madeleine Tél: 376-4860 Vendredi, le 25 juin 1971 LE BIEN PUBLIC Page 7 Dans ce village des Hautes - Alpes Aujourd\u2019hui, nous partons pour la Salette, ce coin perdu dans les Alpes, où la Sainte Vierge est apparue à deux petits bergers, au siècle dernier.A vrai dire, nous y allons plutôt en touristes qu\u2019en pèlerins, car notre curiosité a été piquée par la réputation du lieu que l\u2019on décrit comme très sauvage et impressionnant.Le temps est beau et frais ; tout est vert dans la plaine qui nous mène à Grenoble.En bordure de la route et dans les prés, les coquelicots apportent leurs taches rouges sang, tandis que cette fin de Mai voit fleurir les rosiers grim-' pants sur les clôtures des jardins et les façades des maisons, Après Bourgoin, la route devient plus capricieuse et monte insensiblement.Des côteaux la bordent parallèlement et il n\u2019est pas rare d\u2019y apercevoir un château à tourelles d\u2019ardoise grise.perdu dans la verdure.Les noyers se font de plus en plus nombreux et nous nous rappelons que nos voisins viennent ici, chaque automne, acheter leur provision de \u201cnoix de Grenoble\u201d.Des buissons aux fleurs jaunes, assez semblables aux genêts, parsèment les talus.Nous sommes à présent dans le Département de l'Isère et les premiers sommets se laissent deviner dans le lointain Mais, après la traversée d\u2019un col, d'immenses murailles rocheuses aux lignes tourmentées apparaissent au tournant de la route: Grenoble s\u2019étend là-bas, aux pieds des contreforts des Alpes.Nous suivons le cours du Drac, un torrent vert aux eaux rapides; une autoroute toute récente (datant des derniers Jeux Olympiques d'hiver de \u201c 1968) nous fait éviter les encombrements de la ville.Dans la banlieue, de très hauts immeubles s\u2019élèvent face aux montagnes, offrant aux locataires une vue plendide sur le paysage.Puis, direction Gap, vers le Sud, c\u2019est une lente ascension par une route tortueuse qui va nous amener progressivement _ jusqu\u2019à une altitude de 1800 mètres (près de 6000 pieds).Voici au bord du chemin, dans leur décor montagneux, les , grands et beaux lacs de Laffrey.Une statue êques- tre de Napoléon ler nous rappelle que nous suivons la \u201croute Napoléon\u201d que l'Empereur emprunta au retour de l'Ile d\u2019Elbe, pour effectuer sa rentrée en France et reconquérir sa couronne, Nous avons maintenant dépassé les 1000 mètres (3300 pieds) d\u2019altitde.A l\u2019horizon, les montagnes se font plus imposantes ; sur le fond roux des sommets dénudés, la neige a laissé des plaques blanches.À mi-pente, le vert tendre des pâturages est coupé par les taches sombres des bois de conifères ; un ciel bleu semé de nuages blancs où le soleil joue à cache-cache.vient compléter le tableau riche en contrastes.La route serpente à présent dans une vallée profonde, entourée de massifs altiers où brille une neige fraîchement tombée.L\u2019érosion commence à imprimer sa griffe aride sur certains versants.Dans les villages, la pente des toits est très forte : les maisons sont massives et austères ; beaucoup de vieilles églises ont un clocher en pierre.L'hiver doit être rude dans ces régions élevées : dans un creux de montagne où le soleil n\u2019a pas accès, une énorme coulée de neige s\u2019est arrêtée juste au seuil d\u2019un hameau.Nous montons toujours ; le paysage est de plus en plus impressionnant.Le sol devient rocailleux et les arbres se font rares.Le dernier village important est Corps, patrie de Mélanie et de Maximinles deux voyants.A l\u2019entrée de l\u2019agglomération, un panneau signale un mince sentier destiné aux pèlerins assez courageux pour monter à pied, par cette voie escarpée, au Sanctuaire de La Salette: 9 kilc- mètres (plus de 5 milles).Avec l\u2019auto, nous n\u2019aurons - pas ce mérite ! Nous roulons très lentement sur la route taillée à flanc de rochers.Un peu avant le minuscule village de La Salettenous nous arrêtons pour visiter un petit cimetière blotti près d\u2019une vieille chapelle.Là reposent une soixantaine de pèlerins canadiens, morts sur le mont Obiou, à quelques milles dans un accident d\u2019avion, le 13 novembre 1950.Ces voyageurs, tous canadiens français, à part les cinq ou six membres de l'équipage de Rame lorsque la tragédie se produisit.Ce n\u2019est pas sans émotion que nous lisons les noms sur les pierres tombales: plusieurs prêtres dont quelques curés, des religieuses, un groupe de jeunes gaspésiennes, des coules mariés plus ou moins âgés.Le cimetière ne reçoit sûrement pas beaucoup de visiteurs car il a un aspect assez abandonné.Dans une prairie & forte pente, nous remarquons quantité de moutons gardés par un vieux berger qui nous salue aimablement au passage.Nous touchons presque au but.Après une dernière montée au raz des précipices, une masse de bâtiments gris dominée par les tours de la basilique, apparaît sur un étroit plateau entouré de montagnes majestueuses.Voici l\u2019endroit choisi par la Vierge pour donner son message: on ne nous avait pas menti.Le site est sauvage et grandiose; à nos pieds, la vallée profonde où se nichent deux ou trois hameaux et.comme fond de décor, à l'horizon, les massifs enneigés.C\u2019est jour de semaine et les visiteurs sont peu nombreux.Combien l'air est vivifiant ! Quelle paix et quel silence reposants ! Tout ici invite au recueillement, Le lieu de l'apparition est à proximité de la basilique, au pied d\u2019une source qui ne s\u2019est jamais tarie depuis ce 19 Septembre 1846.Un chemin de croix y est jalonné par les statues de bronze, grandeur nature, de la Vierge et des deux enfants.La première représente Marie, assise, pleurant la figure cachée entre ses mains, puis plus loin, parlant à Mélanie et Maximin; son expression est triste et des larmes sillonnent ses joues, Un bref récit de l\u2019appa- ritior et des paroles de la Vierge est affiché au même endroit.Près de nous, une maman résume à son petit garçon l\u2019essentiel du texte : \u201cSi la Vierge pleure\u201d, lui dit-elle.\u201cc\u2019est parce qu\u2019elle voit les terribles châtiments qui attendent les hommes oublieux des commandements de Dieu.Elle nous dit: \u201cPriez et faites pénitence.je ne puis plus retenir le bras de mon Fils, il est si fort et si pesant.Faites passer mon message à tout mon peuple\u201d.Le petit se tait, impressionné.Combien de coeurs endurcis n\u2019ont-ils pas été touchés par les plaintes de cette Mère douloureuse qui voudrait nous éviter les maux que nous méritons! Maximin le petit berger, disait qu\u2019il l\u2019avait prise d\u2019abord pour une pauvre Dame que ses enfants auraient battue et qui se serait enfuie dans la montagne.Maximin et Mélanie étaient deux jeunes sans malice que personne n\u2019aurait pu soupçonner de ruse ou d'imposture : Mélanie (14 ans), une pauvre fille sans instruction, timide renfermée ; Maximin (12 ans) un bon petit, mais étourdi à l'excès.Tous deux, par la suite, à travers les vicissitudes d\u2019une vie apparemment instable et malheureuse mais toute d\u2019abandon et de pureté, ne se sont jamais contredit au sujet de l\u2019apparition et de ses détails.En plus du message public, le secret qui avait été confié à chacun a été communiqué par écrit au Pape Pie IX par les voyants \u2014 après beaucoup de réticences \u2014 en 1851.Mélanie \u2014 alors religieuse \u2014 a rendu public son terrible secret en 1878 ainsi que la Vierge le lui permettait après 1858.Quant à Maximin, il est mort avec \u201c le sien et l\u2019urne contenant son coeur fidèle a été murée dans la basilique de La Salette.Tandis que nous nous attardons près de la source, nos enfants nous ont quittés pour entreprendre l\u2019ascension du mont Gargas qui nous fait face.D'autres vaillants les ont précédés et, d'en bas, l\u2019on dirait une procession de fourmis progressant lentement vers le sommet.Nous préférons faire le tour du plateau par un sentier facile d\u2019où l\u2019on jouit d'une vue magnifique sur toute la région.Nous cueillons gentianes bleues, primevières, trolles et pensées sauvages.C'est ensuite la visite de la basilique, vaste église de pélerinage, aux nombreux ex-votos et aux vitraux colorés, dont les premières pierres ont été montées de la vallée par les fidèles.Le grand air a creusé nos appétits et nous allons nous restaurer à l'hôtellerie.dans la section nouvelle.très vaste et moderne, mais qui n\u2019est pas encore totalement terminée, faute d\u2019argent.La salle à manger est très accueillante et ensoleillée; nous y sommes en compagnie d'une vingtaine d\u2019autres personnes.Une religieuse souriante nous sert un repas simple mais copieux et bien préparé, à un prix modéré.Sur chaque table, un petit bouquet de fleurs de la montagne.Avant le départ, le Supérieur du Monastére nous offre gentiment de nous montrer une pensionnaire un peu spéciale.Intriguésnous le suivons a travers un dédale de garages et d\u2019ateliers (car les religieux de La Salette sont obligés de pratiquer plusieurs métiers dans ce coin isolé).Dans une cage spacieuse, nous découvrons une jeune marmotte que le Père avait trouvée blessée dans la montagne, cet hiver; par un renard sans doute.Bien soignée et bien nourrie, la marmotte s\u2019apprivoise petit a petit; elle nous salue d\u2019un sifflement strident qui nous prouve qu'\u2019elle est bien la soeur de notre \u201csiffleux\u201d du Québec.Le Prieur nous explique que les marmottes vivent par bandes et qu\u2019il n\u2019y a rien de plus amusant que de les observer, à la longue- vue, folâtrer dans les rochers où elles jouent comme des chats ou des jeunes enfants.Dès qu\u2019un danger paraît à l\u2019une d\u2019elles.elle siffle et toutes se dispersent en hâte.Nous partons à regret pour réintégrer la grande ville, avec au coeur la nostalgie des montagnes, des vastes espaces, de lair pur, du silence.En repassant devant le petit cimetière des victimes de l\u2019Obiou, je ne peux m\u2019empêcher de m'\u2019étonner devant la main mystérieuse qui a conduit nos compatriotes à la mort, tout près du sanctuaire de La Salette.Marie voulait-elle rappeler tout spécialement son message aux Canadiens français si prompts actuellement à oublier les vertus et les traditions qui ont fait leur force dans le passé, pour se lancer tête baissée dans les expériences les plus audacieuses et discutables et.imiter leurs voisins anglo-saxons dans la recherche outranciére du confort et des plaisirs ?La Vierge compatissante n\u2019a-t-elle pas pleuré aussi sur notre petit peuple québécois à La Sallette ?MARIE PRAYAL (Lyon, le 25 mai 1971).eee re \u2014 _\u2014 Er rar EE EE EE _\u2014 ee Sn re RE PE Page 8 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 25 juin 1971: Une nouvelle présidente chez les Femmes de Carrières Le Club des Femmes de Carrières, toujours soucieux de son avancement et de son progrès, s'est choisi une nouvelle présidente, dernièrement.|| s\u2019agit de Mlle Anna- Rose Boudreault (au centre) qui succède ainsi à Mlle Rita Genest (à droite) dont le terme a été marqué de plusieurs initiatives heureuses tout au cours de l'année.A la gauche de Mile Boudreault, Mlle Georgette Leblanc, 2e Vice-Présidente Provinciale.Journaliste sportif de l\u2019année L'ami Claude Mongrain ici (au centre) a été élu le journaliste sportif par excellence de l\u2019année, lors du souper des célébrités sportives 71.Le jury composé du groupe SeRPES et des donateurs des trophées.|| y eut aussi cinq autres remises de trophées au meilleur commentateur à la T V, au meilleur commentateur-radio, au meilleur photographe portif.et à une célébrité sportive du passé.L'organisateur de l'événement était Noël Lamy, coordonnateur du groupe SeRPES.(A.B.) Troco- Riutères (angalen Ltée | A Louis Lacroix, prés.L\u2019incomparable \u201cDealer\u201d dans la région Tél: 219-374-2453 2526, rue Royale Trois-Rivières: Quéeat Bienvenue à tous al.: (Local 116) 379-4550 Cabagie 18 Le Flambeau (SH EMA TON) CHATEAUMWDE BLOIS H.Lafond Trois-Rivières ove nel Au cours de la journée qu'il passe récemment dans sa ville natale, ean Béliveau a tenu à prouver qu\u2019il est l'ami des jeunes, surtout de ceux qui ont un départ difficile dans la ville.Il s\u2019est rendu en compagnie de Del Dugré L'accueil féminin de Trois-Rivières recevait un conférencier de marque en la personne de Guy Fournier, chroniqueur à Perspectives.Cet air humoriste à trois qui fit ses premières\u2019 armes au \u2018Nouvelliste\u2019 féminin pour sa complaisance à la publicité moderne.Guy Fournier fut à la hauteur de sa réputation.Pour la a pris 3 partie [élément Dans le Cadre des ostiités de la St-Jean \u201cFes + | SE AG api LE LCD ; 4\".ni Dans le cadre des Festivités de la St-Jean, un jury a choisi la meilleure peinture exposée pour l'occasion au Centre Culturel.Nous pouvons voir ici les membres de celui-ci se composant du graphiste Richard Normandin, Diane Créte, Micheline Ellyson et Michel Robert, directeur-administrateur du Centre Culturel.On sait que plusieurs ac'ivités à succès avaient été prévues par la Saint-Jean, soit farandole des arts, bal, souper et fêtes champêtres.(A.B.) Guy Fournier: il connaît s son \u201c castigal ridendo mores\u201d ey ne st Cpa re; SSI circonstance, plusieurs membres étaient accompagnés de leur conjoint.En compagnie du conférencier, (à droite) et de Mme Robert L.Gouin, prés.(centre)® nous reconnaissons le Maire Robert Louis Gouin, de T.-R.-Ouest, Mme Guy Paul Simard et l\u2018animateur du souper
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