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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 26 novembre 1971
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1971-11-26, Collections de BAnQ.

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[" Soixantième année Trois-Rivières No 47 endredi, le 2% Novembre 1971 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.KL.J.Raymond Penault 19 rue Le Royer Quest Montreal fev.I Bie RGANE DU TRIF Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents Dernier espoir Le dernier congrès du Parti Libéral du Québec nous a encore une fois démontré avec évidence jusqu\u2019à quel point nos partis politiques manquent d\u2019honnéteté envers le peuple, soi-disant souverain.Tout n\u2019a pas été mauvais à ce congrès, loin de tis politiques étouffent eux- mêmes le soupçon de crédibilité qu\u2019on leur accordait encore, D\u2019ailleurs, les problèmes ne se règlent plus au niveau de l\u2019Assemblée Nationale, et c\u2019est à se demander si nos députés, dont plusieurs sont valables, ont pu Le lancement du volume de M.Julien Naud, \u201cStructure et sens du symbole\u201d, et Ce celui de M.Alexis Klimov, \u201cDostoievski\u201d, a eu lieu mardi, le 16 novembre dernier, au pavillon Michel-Sarrazin, à 19 hres, en présence d'invités de marque.L'ouvrage a été édité en Belgique par la maison Desclée.M.Julien Naud est professeur au département de Philosophie de là.Il s\u2019y est manifesté un encore une utilité autre que ye FUQTR.On le voit en train de dédicacer i ÿ celle de couper des rubans.A scn ouvrage.À ses côtés M.Alexis Kliesprit de renouvellement .oup ; .: mov, dont il sera question plus tard, au qu\u2019on eût souhaité plus vi.Et méme cette habitude-la se j sujet d'un nouveau livre portant sa si- , 1 ss erd.i gnature, sur Dotoievski, qui vient de pa- goureux.Hélas ! Derrière P E : raître chez Seghers, à Paris, et le directeur Ein du département de philosophie, Jean Landes apparences fumeuses d\u2019ouverture démocratique, de tendance à la participation, se camouflait tout un système souterrain de com- maudos détachables à volonté, dont la mission consistait à bloquer les \u201cméchantes\u201d Qu'on le veuille ou non, les problèmes se règlent et se règleront, du moins c\u2019est la tendance actuelle, par des pressions populaires.Nons devons manifester plus d\u2019exigeance pour toutes les choses qui relèvent de la glois.OUVERTURE OFFICIELLE DU PAVILLON DAGENAIS résolutions, comme celle de la nationalisation des mines.Ce fut un congrès de sif- fleux, tout comme celui des autres partis traditionnels, tant à Ottawa qu\u2019au Québec.Ainsi, par des comportements aussi surnois, les par- politique et du maniement des affaires publiques.Car c\u2019est là un domaine où se concentrent désormais toutes les possibilités vitales de la nation.GUY GODIN L'ouverture officielle du Pavillon Dagenais dont la Corporation \u201cLes Deux Rives\u201d, avait pour tâche de réaliser le projet, soit un Centre d\u2018Entraînement à la vie, avait lieu en fin de semaine.Près de trois cents enfants de notre milieu ont actuellement besoin d\u2019un hébergement.Un budget de l\u2019ordre de $1,895,200 fut nécessaire pour réaliser le projet et plusieurs spécialistes sont requis pour la bonne marche en plus d'organismes consultants.La politique du pavillon tend à favoriser le maximum d'homogénéité dans la formation de groupes d'enfants.Sur la photo, nous pouvons identifier M.Fernand Paquet dir.gén, M.Jacques Giguère, dir.des services à l\u2018enfance, M.Y.Laplante, dir.des services adm: et Georges Laviolette, prés.(A.B.) A l\u2018ouverture des salles de récep- 7 tion et de banquets du chic restaurant le Centurion plusieurs invités spéciaux rehaussaient de leur présence, cet événement.Nous reconnaissons: le maire Gilles Beaudoin, de Trois-Rivières, le- propriétaire M.Marcel St-Laurent, Louise René de Cotret, présidente de l\u2018Alliance française, le maire J.-Réal Desrosiers, du Cap-de-la-Madeleine.Sept villes de la région ont reçu du Club Automobile un rapport sur la protection qu\u2019asccorde chacure celles à la sécurité des piétons.Cap-de-la-Madeleine a regu pour sa part une citation spéciale pour n'avoir connu aucune mortalité chez les piétons en 1970 en plus de continuer à réduire son nombre d'accidents.Shawinigan de son côté fut cité pour l'augmentation de son travail de prévention des accidents, tandis que Trois-Rivières s\u2019est vu attribuer une \"citation pour n'avoir pas eu à déplorer d'accidents de piétons au cours des quatre dernières années.Sur la photo, nous apercevons M.Claude Dufresne des Relations Extérieures faisant la remise d'une plaque honorant le chef Guy Blanchet, du Cap-de-la-Madeleine en présence des chefs de police et des journalistes présents.(A.B.) Page 2 C\u2019est une heureuse idée que de rééditer les Mémoires de Philippe-Aubert de Gaspé, auteur du célèbre roman Les Anciens Canadiens.L'ouvrage était depuis longtemps introuvable, sauf dans les anciennes bibliothèques, publiques ou privées.L'auteur avait quatre- vingt ans quand il parut à Québec, trois ans après son roman, qu\u2019on dit le premier roman canadien-fran- çais, mais qui ne l\u2019est pas.Il parut en 1863, un an après celui d\u2019Antoine Gérin- Lajoie; Jean Rivard, le défricheur, qu\u2019on lisait dans le recueil si longtemps populaire chez nos pères: Les Soirées canadiennes.Dans ses Anciens Canadiens, de Gaspé essaye de rassembler ses souvenirs, même ceux de sa plus tendre enfance, et de les présenter sous forme de récit où il met en présence, peu après la conquête, des personnages d'origine française et des sujets de langue anglaise.I avait plus de soixante- dix ans, quand il rédigea son roman, prenant à son compte le mot de Charles Nodier : \u201cHâtons-nous de raconter les délicieuses histoires du peuple, avant qu\u2019il les ait oubliées.\u201d POUR UN SERVICE PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018\u2019Huile à chauffage\u201d ENTRETIEN ET RÉPARATIONS de brûleur à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 Une nouvelle édition des Mémoires de Phil.-Aubert de Gaspé L\u2019Ilettré Le roman parut en 1863 et l\u2019auteur, déjà rendu à soixante-dix-sept ans, conclut qu\u201dil n\u2019avait pas dits la moitié de ce qu\u2019il avait en tête.C\u2019est alors qu\u2019il se mit à ses Mémoires, où il recueillit tout ce qu'il put de réminiscences.Ce qui nous mène assez loin dans le passé, de Gaspé ayant vu le jour en 1786 et riche d\u2019une mémoire dépassant l\u2019ordinaire.* * * Alors que son roman est à la fois historique et de moeurs, ce qui lui vaut parfois des entraves, l'auteur garde une entière liberté dans les Mémoires et il ne s\u2019en prive pas.On a tôt conclu, avec le recul des années, que son second ouvrage offre plus d\u2019intérét que le premier, affubulation donnant l\u2019illusion du vrai.Dans ses Mémoires, de Gaspé dit tout ce qui lui vient à l'esprit, sans pour cela pécher par médisance ou calomnie, et s\u2019il est quel- qu\u2019un, en cours de route, qui en prend pour son rhume, c\u2019est l\u2019auteur lui-même.Car il ne se ménage point, et l\u2019on sait qu\u2019il raconte dans ses Anciens Canadiens l\u2019aventure qui lui valut quatre année de prison, de 1838 à 1841.Une fois reçu avocat, il se sentait peu de goût pour l\u2019exercice du droit, et il accepta à Québec le poste de shérif, devenu, vacant en mai 1816.De ce moment, ses affaires allèrent de mal en pis.Il était riche de famille, il touchait des émoulements réguliers, et il se mit à dépenser à deux mains, tant pour lui que ses nombreux amis.Incapable de refuser un service, il prêta de l\u2019argent à droite et à gauche, endossa des billets, multiplia les NE L'OUBLIEZ PAS LA CROIX- ROUGE@R AGIT EN VOTRE NOM LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 26 novembre 1971 LE SYMBOLISME INTERESSE TOUT LE MONDE Mardi le 23 novembre, nous écoutions, passifs, une conférence au pavillon Michel- Sarrazin (Grand Séminaire) de l\u2019U.Q.T.R\u2014 Le docte professeur Dobbs nous entretenait du \u201csymbolisme vu par l\u2019Amérique du Nord\u201d.Cet éminent docteur en Lettres comparées nous parlait dans un langage hermétique, inaccessible à la critique.Il commentait les diverses écoles poétiques et établissait un rapport entre les poètes ca- nadiens-français, canadiens-anglais et américains.Cet érudit au savoir encyclopédique prépare un doctorat d\u2019état à la Sorbonne.Le doctorat d\u2019état est le grade le plus élevé dans le monde des Lettres dont puisse s\u2019ennorgueillir un professeur doublé d'un gendelettres.Sa feuille de route était si chargée, qu\u2019il serait impossible de toute la détailler.Malgré tout, l'intérêt de la conférence résidait dans originalité de sa présentation.Ainsi, M.Dobbs, en éloquent orateur, a pris place à la table, sur l\u2019estrade, et a commencé une lectuçe savante et monotone, ponctuée de quelques tics nerveux.Audelà de l\u2019ennui visible sur les visages de cire, nous percevions une suite interminable et cumulative de citations impersonnelles.Seule une culture éprouvée pouvait se permettre un tel jeu.Cependant, ce qui frappait l'imagination des auditeurs ensommeillés, c\u2019est que M.Dobbs dénigrait nos plus illustres écrivains tels Anne Hébert et Saint-Denys Garneau.M.Dobbs nous a affirmé, même, que nos écrivains les plus avant-gardistes, soit Réjean Ducharme et son oeuvre L\u2019avalée des avalés, Hubert Aquin et son incomparable Trou de mémoire, Marie-Claire Blais et son virulent Une saison dans la vie d\u2019Emmanuel, Pierre Vallières et Nègres blancs d\u2019Amérique n\u2019étaient que des pastiches d\u2019écrivains anglais qu\u2019il a d\u2019ailleurs nommés, tenant à étayer sa thèse d\u2019une surabondance de preuves.A première vue, c\u2019était le comble ! Ainsi, par toutes sortes de détours, ce M.Dobbs nous avait démontré quelque chose.Nos intellectuels les plus extrémistes en littérature n'étaient que de petits écrivailleurs, en mal d\u2019imitations, soigneusement camouflées.L\u2019insulte avait-elle été menée jusqu\u2019au bout ?Erreur ! Nos amis, les Anglais, nous avaient devancés, d\u2019accord.Leurs idées n\u2019en étaient pas pour autant nouvelles.La littérature, aussi bien que l\u2019histoire, est cyclique.Les écrivains d\u2019ailleurs, dans leur empressement, n\u2019ont sans doute pas rendu aussi bien que nos romanciers et poètes québécois, un sujet quel qu\u2019il soit.En littérature, peu importe le sujet, ce qui compte, n\u2019est-ce pas la façon de dire ?Cet aveu choquant n\u2019infirme en rien la qualité certaine de M.Dobbs.Son érudition nous a grandement éberlués.Il faut admettre, avec bonne foi, que son exposé était accessible à très peu de personnes, étant donné sa recherche évidente.Ainsi la venue de cet exégète de classe n\u2019était sans doute pas motivée; d\u2019ailleurs, la salle était pratiquement vide.On a pris Trois- Rivières par surprise.Tout de même, il ne faut pas trop demander à nos gens instruits.Les responsables du module de Langues Modernes, ont visiblement voulu frapper un grand coup pour impressionner les élèves, en les mettant en présence d\u2019un monument de science.Ce fut tout simplement, pour les quelques auditeurs, une plongée silencieuse et effrayée dans le maelstrom de la connaissance.Néanmoins les sages du module songent sans doute à la venue prochaine de plusieurs conférenciers valables, mais à quel prix ?.Enfin, je retiens de cette soirée la même satisfaction qu\u2019à la suite de la lecture d\u2019un livre d\u2019histoire littéraire.ALAIN DUFAULT cautionnements, avec ce résultat qu\u2019un jour il s\u2019éveilla ruiné, sans un sou vaillant, devant plus qu\u2019il ne pesait, incapable de donner satis faction à ses créancier.Ce que voyant, ceux-ci portèrent plainte et virent à le loger en prison.*\u201c #* * C\u2019est que de Gaspé, tenant mal ses livres, ou ne les tenant pas, s\u2019aperçut qu\u2019il mêlait volontiers ses affaires personnelles et celles de son bureau, et que, sans le vouloir, il se trouvait défalcataire de 26,000 louis.Seul le juge Panet se rendit compte du gouffre qui s\u2019ouvrait, et il s'empressa de lui remettre ce qu\u2019il lui devait.Les autres amis disparurent, comme rentrés sous terre, et de Gaspé fut seul à faire face à la musique, ni martiale ni gaie.Il ne lui restait que la maison familiale de Saint- Jean-Port-Joli, qui ne lui appartenait pas, mais dont il avait la jouissance à titre d\u2019usufruit inaliénable, et c\u2019est là qu\u2019il se réfugia avec femme et enfants, donnant dès lors l\u2019exemple d\u2019une vie sage, studieuse et remplie.Il avait soixante-quatorze ans quand il s\u2019avisa d\u2019écrire, d\u2019abord son roman, ses mémoires ensuite.Il passait les mois d\u2019hiver à Québec, et c\u2019est là qu\u2019il mourut le 2 janvier 1871, âgé de 84 ans.L\u2019Ilettré (\") Editions Fides, Montréal.Le Japon et Le Japon vit déja comme en l\u2019an 2,000, ct c'est bien malheureux pour les amis des bêtes.Il n\u2019y a presque plus de Chiens dans les villes, tellement la circulation est dense et les appartements minuscules.Dans la ville de Nara cependant, à une quarantaine de ki- lomeétres de Kyoto, les animaux sont encore nombreux.Là, il cxiste un vaste pare, jalousement préservé, ou vivent en liberté quelque 800 Cerfs.Depuis plusieurs siécles, ces magnifiques animaux y ménent une vie paisible, à l\u2019abri des les animaux chasseurs.Malheur à celui qui oserait y toucher ! Il y a une centaine d'années, l'Homme qui tuait un Cerf, même par mégarde, était mis 4 mort.Dans ce temps-là, les habitants de Nara se levaient très tôt, pour s'assurer qu\u2019il n\u2019y avait pas de cadavre de Cerf devant leur porte.En effet, celui qui avait tué un Cerf allait le déposer devant la porte de son voisin, pour le faire accuser à sa place ! (D'après l\u2019hebdomadaire Découvrir les animaux, Larousse).LA BANQUE ET LE COMMERCE par Louis-Paul Béguin Forme fautive gérant de banque à date passé dû payé (sur une facture acquitée) mettre des comptes en collection auditeur Forme correcte directeur de banque à ce jour, jusqu'à maintenant en souffrance (compte) pour acquit effectuer le recouvrement (de sommes) vérificateur (des comptes) expert-comptable Vendredi, le 26 novembre 1971 LE BIEN PUBLIC Page 3 POUR LE BIEN PUBLIC QO LES COMMENTAIRES de PIERRE VILLEMURE L'ACTION VA DE L\u2019AVANT Après avoir subi une sorte d\u2019éclipse temporaire au cours des deux dernières années, le quotidien L\u2019ACTION, de Québec, voit de nouveau son astre resplendir ct son influence se répandre avec une vigueur renouvelée.Depuis le nouveau départ qu\u2019il a pris en septembre dernier, sous le nom D'ACTION - QUEBEC, ce journal n\u2019a cessé de croi- tre en popularité et d\u2019étendre peu à peu son rayonnement au sein des masses, principalement dans la Capitale québécoise, pivot naturel\u2019 et centre d\u2019attraction de l\u2019Est de la Province.À l'instar du Devoir, L\u2019ACTION-QUEBEC a un rôle extrêmement important à jouer auprès de notre population.Elle semble pleinement comprise puisque, après avoir subi une cure de rajeunissement totale et s\u2019être lancée énergiquement à la conquête d\u2019une puissance nouvelle, elle voit, après quelques mois seulement d\u2019un travail intense et soutenu, refleurir ses lauriers.Longue vie à L\u2019AC- TION-QUEBEC, un journal qui a déjà bien mérité du peuple québécoise ! \u201cREVENEZ NOUS VOIR, ET NE COMPTEZ PAS LES FOIS !\u201d Les chefs d\u2019Etats se voisinent de plus en plus ces an- nées-ci, multipliant les mamours et les courbettes, et déployant toutes leurs séductions pour se créer de nouveaux appuis, conclure de nouvelles alliances, apaiser certaines tensions et jeter un habile coup de sonde dans les ambitions et l'orientation de leurs partenaires, présents et futurs.D'où ce va-et-vient phénoménal, cette bougeotte permanente qui se manifeste actuellement chez les grands de ce monde.Ce qui fait que le championnat des voyages à l\u2019étranger, que détient toujours le premier ministre Trudeau, est sérieusement menacé depuis que les Russes et les Américains se sont mis de la partie.Il faudrait de toute urgence que M.Trudeau organise une nouvelle tournée et qu\u2019il reprenne la route vitement, s\u2019il ne veut pas se faire voler la vedette d\u2019une façon durable par ses compères.Connaissant le sens aigu de la publicité qui le caractérise, on peut être certain que M.Trudeau mijote quelque tournée triomphale qui lui permettra de défrayer à nouveau les manchettes dans la presse internationale.Mais au rythme où les voyages de M.Trudeau se sont multipliés depuis son accession au pouvoir, il ne restera bientôt plus un coin de terre où il n\u2019aura pas posé les pieds sur la planète.S\u2019il ne veut pas revenir constamment sur ses pas, M.Trudeau en sera peut-être réduit, à plus ou moins brève échéance, à visiter la Lune lors de la prochaine = exploration spatiale sur notre satellite.Visiter la Lune ! Il fallait y penser ! Voilà la solution toute trouvée.Avec un voyage sur la lune, notre commis- voyageur national peut être assuré de damer le pion \u2014 et d\u2019une façon durable \u2014 à tous ses concurrents terrestres ! Gagcons qu\u2019il y a déjà songé.BEAUCOUP DE VENT POUR RIEN ?Point n\u2019est besoin de répéter que les commissions dites \u201croyales d\u2019enquête\u201d coûtent cher aux contribuables, et qu\u2019elles donnent souvent moins que rien comme résultats tangibles, au grand dam des citoyens qui en attendaient monts et merveilles.Ainsi en cst-il des magistrales enquêtes sur le bilinguisme et le biculturalisme au Canada, de méme que sur l\u2019état de la langue française au Québec, enquêtes dont on a néanmoins claironné l\u2019importance à tous vents au moment où elles ont vu le jour.Après le gouvernement d'Ottawa, qui a passé constamment par-dessus ou par- dessous les conclusions de la sacro-sainte Commission Lau- rendeau-Duntan \u2014 communément appelée Commission B & B \u2014, c\u2019est maintenant au tour du gouvernement du Québec de passer régulièrement à côté des travaux de la non moins sacro-sainte Commission Gendron.Il est à se demander si la population, que l\u2019on inonde Déviations Le temps semble venu de se poser certaines questions sur l\u2019évolution du syndicalisme nord-américain et de sa part de responsabilité des difficultés économi- co-sociales que connaît la société actuelle.: On sait que de fortes tensions s\u2019exercent au sein du mouvement syndical, tant aux Etats-Unis qu\u2019au Canada, et surtout au Québec.A propos du comportement des grandes centrales, certains chefs n\u2019ont pas hésité à le qualifier de pénible contrefaçon, de honteuse trahison d\u2019un idéal qui s\u2019effrite en révendications abusives.Un discours récent de Marcel Pépin fustigeait ces déviatons majeures qui faussent l\u2019orientation sociale des débuts.La recherche des gains immédiats, même par l\u2019emploi de moyens discutables, a remplacé ce beau rêve de fraternité humaine qui avait suscité la naissance des premières unions ouvrières.Au départ, le mouvement syndical sc voulait une arme populaire, une force démocratique capable d\u2019en imposer au système capitaliste par trop enclin à abuser ou à exploiter carrément la situation.Les syndicats connurent une époque héroïque, celle des luttes franches contre les grandes entreprises qui se virent bientôt forcées d\u2019accordez des salaires raisonnables et de meilleures conditions de travail.Les esprits libéraux ont loué, comme il se doit, cette vaste croisade menée de bout en bout de l\u2019Amérique pour la conquête des droits ouvriers.On peut dire que la montée des salaires dans le secteur privé s\u2019est accomplie sans ces ruineuses surenchères qui causent aujourd\u2019hui l\u2019inflation.Le système économique s\u2019avéra alors capable de l\u2019assumer sans broncher.Ce n\u2019est qu\u2019assez récemment que les choses ont commencé à se gâter dans le mouvement syndical.On nota alors, tant chez les chefs que chez les membres, une propension à se dissocier de la tourbe innombrable des non-syndiqués dont on aggrava rapidement les problèmes en provoquant un débalancement salarial dans le monde du travail.L\u2019idéal de justice distributive, qui avait marqué les débuts, tournait rapidement à l\u2019égoïsme des castes privilégiées, le syndicalisme se prenant alors pour un point d\u2019arrivée plutôt que comme un moyen d\u2019assurer un meilleur équilibre économique entre les forces de la nation.3% * % L\u2019embourgeoisement du mouvement syndical est aujourd\u2019hui, l\u2019un des phénomènes les plus pénibles à constater.On syndicales ne recherche plus la lutte, à vrai dire, mais les succès faciles qui permettent la bonne vie.La période des conquêtes est donc révolue.Celle de l\u2019exploitation systématique de certains secteurs mal défendus de l'embauche est commencée.Comment expliquer autrement que le mouvement syndical a presque délaissé la sphère de l\u2019entreprse privée, pour se rabattre, pres- qu\u2019exclusivement, sur le secteur de la fonction publique ?Ces propos nous sont inspirés par la menace constante que de multiples syndicats font peser sur la collectivité abandonnée à elle-même par des administrations impuissantes, parce que trop directement rattachées à l\u2019électoralisme.Hier soir, le bulletin de nouvelles parlait de rumeurs de grèves chez les postiers et possiblement les cheminots et autres préposés aux transports en commun.Ce n\u2019est rien si l\u2019on a la certitude que tous les corps policiers, les milieux professoraux et hospitaliers sont mécontents et songent à la coercition.Et que dire de la lutte titanesque qui s\u2019annonce chez nous, au Québec, entre l\u2019état et ses 100,000 fonctionnaires ! Nous avons toujours favorisé une saine promotion syndicale.Nous nous demandons cependant si elle ne dépasse pas les bornes en exigeant de nos différents gouvernements, au niveau des salaires, un effort financier que supporte difficilement notre économie.Nous nous demandons également s\u2019il est normal, dans une démocratie digne de ce nom, de tolérer cette forme de totalitarisme syndical qui, de nos jours, exige pour les innombrables catégories de fonctionnaires un traitement salarial bien supérieur à celui que l\u2019on retrouve dans l\u2019entreprise privée ?A l\u2019heure où l\u2019Amérique toute entière connaît des difficultés financières qui lui viennent surtout de surcharges fiscales dont le poids n\u2019en finit plus de s\u2019accroître, ne serait-il pas temps que le syndicalisme repense sa politique et ses méthodes et qu\u2019il remonte à son principe premier où il retrouvera le second souffle.Dans son effort de survie, la société du Québec doit pouvoir compter sur un syndicalisme largement populaire et réamorcé à ses principes de bases, autrement elle connaîtra des bouleversements, voire le chaos au lieu d\u2019atteindre sa pleine croissance et d'assumer ensuite les prérogatives de la maturité et de l\u2019autonomie.CLEMENT MARCHAND continuellement sous une avalanche de livres blancs, noirs, gris, verts ou jaunes, ne devrait pas réclamer a cor et à cri la création d\u2019une commission spéciale qui aurait pour mission d'enquêter royalement sur l'utilité des commissions royales d\u2019enquête et l\u2019usage que font nos gouvernements de leurs travaux, une fois qu\u2019ils sont terminés.Celà coûterait encore quelques millions ; mais nous n\u2019en sommes plus à un million près dans les dépenses occasionnées par les innombrables commissions gouvernementales ! REFLEXION PHILOSOPHIQUE L'ordre établi a le droit de son côté tant qu\u2019il n\u2019est pas renversé par un autre ordre qui prend le droit de s\u2019établir. Page 4 CHRONIQUE DE CERAMIQUE (3) Technique de travail pour la terre glaise a) méthode d\u2019amincissement b) façonnage uu \u201ccolombin\u201d ¢) travail en plaque de terre d) la boulette ¢) le coulage f) le tour AMINCISSEMENT : Cette première méthode consiste à procéder par l\u2019amincissement d\u2019un volume d\u2019argile à l\u2019aide de la pression des doigts.Qu\u2019il s\u2019agisse d\u2019une boule d'argile ou d\u2019un gros colombin, le principe demeure de même: c'est en pressant uniformément les parois que l\u2019on obtient l\u2019épaisseur et l'effet désiré.De magnifiques pièces de tailles différentes peuvent être réalisées par la superposition de gros colombins, lesquels sont amincis et dirigés vers la forme que l\u2019on souhaite.Cette méthode fort primitive donne à la pièce achevée un cachet artisanal et spécial grâce à l\u2019ensemble des doigts qui se devinent sur les parois.COLOMBIN : La méthode de modelage la plus employée consiste à transformer un morceau de terre glaise en rouleaux.Ce rouleau prend aussi le nom de serpent de terre, boudin de terre mais il est plus connu sous le nom de \u201ccolombin\u201d.Des poteries très anciennes, réalisées en Amérique au moyen de rouleaux de terre bien avant l\u2019arrivée de Christophe Colomb ont été classées dans la période dite \u201cprécolombienne\u201d.C\u2019est pourquoi le rouleau de terre prit le nom de colombin.Prendre un morceau de terre, former une boule puis la rouler entre les doigts et la table de travail par un mouvement de va-et-vient.La terre s\u2019allongera.Les poteries réalisées au moyen de colombins se commencent par la confection du fond, puis on monte les côtés en enroulant comme une spirale le colombin.Au moment de l\u2019emploi le colombin est enduit de harhotine., patron.PLAQUE DE TERRE : On obtient plaques d'assez grandes dimensions en aplatissant la terre à Paide de la main ou d\u2019un rouleau de bois.Il est important d\u2019obtenir une égale épaisseur, des La méthode de travail par plaques permet de fabriquer des poteries en utilisant un Les différentes parties sont ensuite rassemblées et collées à la barbotine.Exemple de réalisation un coffret.LA BOULETTE : Cette méthode servira pour la fabrication de poteries à partir de la méthode d\u2019estampage (fabrication d\u2019une poterie à l\u2019aide d\u2019un moule).Prendre un morceau de terre glaise entre les mains et le faire rouler aux ereux des paumes jusqu\u2019à ce que la terre prenne la forme d\u2019une bille.Aplatir les \u201cbilles\u201d les appliquer sur le fond du moule et sur les parois en les superposant jusqu\u2019à l\u2019épaisseur désirée.Appuyer fortement avec les doigts de façon que la terre pénètre dans les plus petits détails du moule.Avec cette méthode vous pouvez réaliser des poteries, des médaillons, des bas reliefs en plusieurs exemplaires.LE COULAGE: Cette méthode permet de confectionner \u201cen série\u201d un même modèle avec de la barbotine coulée dans un moule.La barbotine doit avoir la consistance d\u2019une crème fluide.Couler cette barbotine jusqu\u2019aun ras du moule.Procéder doucement de façon à faire remonter les Dhulles d\u2019air, Attendre que la terre sèche.Dès que la poterie se détache d\u2019elle-même du moule, commencer le démontage.LE TOUR : Cette méthode très caractéristique et très utilisée sera traitée dans une prochaine chronique.A bientôt, JEANNE D\u2019ARC TOUPIN LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 26 novembre 1971 LES QUATRE-VINGT-DIX ANS DE PICASSO On fête cette année le quatre-vingt-dixième anniversaire du plus célèbre peintre du XXe si, Pablo Picasso.Ses oeuvres, qui ont atteint des prix fabuleux, égaux à ceux des plus grands maîtres anciens, dépassant 100 millions, sont recherchées des collectionneurs et des musées du monde entier.Le Grand Larousse encyclopédique retrace la carrière de cet artiste exceptionnel qui, depuis 1904, vit le plus souvent en France: \u201cDe 1901 à 1904 datent ses tableaux de l\u2019époque bleue, représentant des êtres misérables, dans une atmos phère de désespoir.De son séjour en Hollande (1905), il rapporte des toiles d\u2019un style moins amer, où apparaissent des tons de chair: c\u2019est lépoque rose, jusqu\u2019en 1907.Il fait la connaissance, cette année-là, de Georges Braque, d\u2019André Derain, et s\u2019éprend avec eux des masques nègres et polynésiens: Cézanne aussi l'impressionne; il peint alors(1906-1907) sa composition des Demoiselles d\u2019Avignon, considérée comme la pierre angu- aire du cubisme; du cubisme analytique, il passe au cubisme synthétique et exécute, entre 1912 et 1914, des.peintres et des dessins entremélés de matériaux divers (fragments de papiers imprimés, de verre, etc.).En 1917, il se rend à Rome, où Serge de Diaghilev monte Parade, de Jean Cocteau et Erik Satie; dont Picasso fera les décors et les costumes; il se convertit à l\u2019esthétique gréco- romaine, peint des figures géantes, calmes, équilibrées, et dessine à la manière d\u2019Ingres.En 1926, nouvelle métamorphose : Picasso sera surréaliste, pour explorer le domaine de l\u2019abstraction pure, de 1929 jusqu\u2019en 1935.En 1936, Picasso peint de nouveau des figures reconnaissables, mais disloquées.désarticulées, recomposées selon des rythmes violemment expressifs; c\u2019est la période expressionniste; Guernica, qui décora la pavillon espagnol à l\u2019Exposition internationale de 1937, en est le point culminant.En 1944, Picasso, qui n\u2019a jusque - là jamais exposé dans les Salons de Paris, est invité d'honneur au Salon d\u2019automne.Il se retire dans le Midi, d\u2019abord à Antibes, puis à Vallauris, dans son château de Vauvenargues, enfin à Mougins, où il se consacre, en même temps qu\u2019à la peinture (sujets champêtres, virgiliens, mythologiques), à la seulp- ture, qu'il avait pratiquée par intermittence depuis 1905, et à la poterie, dont il découvre alors les séductions; il avait entre-temps exécuté des lithographies et des illustrations.Son art s\u2019est apaisé; dans d\u2019heureux effets de lumière, l\u2019artiste évoque, comme par jeu, les multiples phases de son évolution.Picasso est devenu le plus célèbre et le plus discuté des artistes contemporains; selon les uns, ce n\u2019est qu\u2019un peintre secondaire, qui, lorsqu'il n\u2019a pas colorié des triangles et des cubes, n\u2019a fait de plagier les maîtres et les styles les plus divers, de toute la variété des arts primitifs, y compris le dessin enfantin, aux chefs-d\u2019oeuvre du classicisme ; selon les autres il est le plus grand et le plus fécond des inventeurs plastiques qui ait jamais vécu.Son protéisme, sa démarche en zigzag, ses reniements et ses enthousiasmes successifs ont fait douter de sa sincérité, ont choqué, en tous cas, le cartésianisme francais.Mais ses dons de plasticien sont indéniables, et, jusque dans l\u2019outrance, une oeuvre de Picasso, quelle que soit son époque, garde un mystérieux caractère de charme.\u201d Le centenaire Paul Valéry est né à Sète le 30 octobre 1871.Pendant qu\u2019il termine de brillantes études à Montpellier, il commence à écrire des vers, et se lie avec Pierre Louys, André Gide, collabore à de jeunes revues, notamment la Conque.C\u2019est à vingt et un ans que, au cours d'une crise spirituelle, à Gênes, il décide de rompre avec la poésie pour se consacrer à l\u2019étude des mathématiques et de la philosophie.L\u2019Encyclopédie générale Larousse retrace les principales étapes de la carrière de l\u2019un des plus grands poètes français: \u201cDès sa jeunesse, Paul Valery avait fréquenté les mardis de Mallarmé, écrit des poèmes à la mode symbolistes et composé aussi quelques essais (Introduction à la méthode de Léonard de Vinci, 1895; la Soirée avec M.Tesete, 1896).Un long silence succéde a ces premières oeuvres: pendant vingt ans, Valéry s\u2019astreint à une rigoureuse ascèse intellectuelle, et les joies de la pensée suffisent à combler cet homme de condition modeste, secrétaire du directeur de l\u2019Agence Havas.La publication de la Jeune Parque (1917), suivie de celle de Charmes (1922).marque le retour de Valéry à la poésie et aussi son ascension immédiate à la plus haute réputation ; \u201cle Cimetière marin\u201d devient vite célèbre.Cependant, rien ne diffère davantage du courant poétique contemporain, d\u2019Appollinaire et des surréalistes, puisqu\u2019on semble revenir à la poétique de Mallarmé.Mais l\u2019'hermétique de Valéry est plus méditerranéen, et la musicalité de ses vers fondée sur des harmonies plus classiques; le poète, qui fait peu confiance à l\u2019inspiration, pense que la création est oeuvre de l'intelligence tendue vers la recherche des moments privilégiés où se formule la \u201cpoésie pure\u201d, Dense et concise, l\u2019oeuvre poétique de Valéry tient en un petit volume.Quant a la prose, elle lui sert à modeler en un style rigoureux les mécanismes d\u2019une pensée qui se veut aussi exacte que le raisonnement mathématique: Eude naissance de Paul Valéry palinos ou l\u2019Architecte (19 23), l\u2019Ame et la danse (19 23), les cinq volumes de Variété(1924-1944),Rhumbs (1926,) Regards sur le monde actuel (1931), Mauvaises Pensées et autres (19 42) et les (Cahiers publiés à partir de 1963) témoignent des exigences d\u2019un esprit avide de tout analyser en formules géométriques, sans cependant aboutir à des \u2018théorèmes.Comme Gides, Valéry se refuse à tout engagement, mais il se dégage de son oeuvre un humanisme d\u2019un caractère un peu dif- rent: en effet, les réalités actuelles risquent trop de faire douter de l\u2019homme ; aussi l\u2019effort de Valéry con- siste-t-il à faire abstraction de l\u2019histoire pour raisonner dans l\u2019intemporel et découvrir l\u2019ensemble des possibilités qui habitent l\u2019être humain.Scepticisme et confiance en l\u2019homme se partagent l'esprit de Valéry, comme le laissent transparaître deux de ses personnages, M.Teste, qui revient dans plusieurs essais, et Faust, tel qu\u2019il le représente dans son dernier message (Mon Faust, 1946). Vendredi, le 26 novembre 1971 En relisant Léon Bloy Je ne le cache pas, je suis depuis fort longtemps un admirateur de Léon Bloy et je le reste.Léon Bloy n'a pas été aimé de plusieurs de ses contemporains parce qu'il s'opposait sans vergogne aux crapules, aux hypocrites de son temps.Bloy refusa les prébendes des flatteurs et se ferma volontairement les portes de périodiques qui eussent accepté sa prose vitriclique en retour de concessions auxquelles son caractère entier et absolu ne pouvait se soumettre.Je relisais l'autre soir quelques-unes de ses Histoires Désobligeantes et, notamment, La Religion de M.Pleur qui aurait pu s'intituler les apparences sont souvent trompeuses.C'est l'histoire d'un homme qui vécut volontairement dans la misère pour tenter d'expier les crimes facilités par l'argent.Dans cette page, Bloy se décrit lui- même, car il n'a jamais fait de concessions au vil métal.Sans doute des ames frileuses trouveront-elles exagéré qu'un homme veuille consentir à passer toute sa vie pour un Shylock en protestation contre les abus de l'argent.Mais Léon Bloy en présentant son héros, M.Pleur trouve tout à fait légitime qu'un homme veuille donner un exemple de renoncement total à la grande puissance corruptrice de tous les temps, l'ARGENT.Comme il y a des héros qui ont volontairement risqué leur vie sur les champs de bataille, dans des recherches scentifiques dangereuses, en mission d'évangélisation pourquoi n'y aurait-il pas, comme M.Pleur, des gens pour donner au monde de grandes et terribles leçons, afin de compenser pour les excès d'égarements moraux dont la société moderne est si féconde.Eliminer le moteur a essence Dans certains milieux on croit que la lutte contre la pollution, devenue impérieuse, va ruiner ou couper les profits de vastes compagnies qu'on a laissé agir à leur guise à cause de la faiblesse de nos politiciens et peut-être aussi à cause de l'ignorance du tort que peut causer à la longue la contamination de nos eaux et de notre air.Non pas, car la lutte contre la pollution engendre la vente de nouveaux produits tout en révolutionnant l'aménagement des usines.La fabrication de nouveaux appareils, la mise en train de nouvelles méthodes sont toujours cause de nouvelles LE BIEN PUBLIC en quelques mots sources de revenus.Ne craignons rien de ce côté-là.Prenons par exemple la pollutioii de l'air par les autos qui brûlent de l'huile de l'essence.Il est évident que, surtout dans les grandes villes, la solution au problème réside dans la fabrication d'autos non polluants qui seraient les autos électriques propres et aussi silencieuses.Il y a plus de 70 ans selon un bulletin de nouvelles industrielles venu de Grande-Bretagne, que l'auto électrique a été inventée.L'on ne nous fera jamais croire que ces véhicules qui, au tournant du siècle, atteignaient les vitesses respectables de 50 milles à l'heure et plus, très suffisantes d'ailleurs dans nos villes encombrées, n'ont pu être perfectionnées à travers tant d'années.La raison probable est que l'avènement généralisé des autos à moteurs électriques aurait ruiné l'empire du pétrole et que, pour se protéger, les grosses compagnies ont acheté toutes les patentes au cours des années.L'on aurait pu s'organiser avec les stations-service, organiser l'échange des batteries et le rechargement des accumulateurs dans les garages domiciliaires pour favoriser l'expansion de l'auto électrique.Mais enfin il se fait un déblocage sérieux de ce côté et plusieurs des grands de l'auto font actuellement des expériences \u2018très poussées, tant aux Etats- Unis qu'en Europe.Ces grandes compagnies n'ont rien à perdre à éliminer graduellement les autos à essence en faveur des autos électriques, car plusieurs de ces véhicules pourraient se vendre à des prix comparables aux autos actuelles.Peut-être 15 p.c.Une petite nouvelle qui est passée à peu près inaperçue ces jours derniers concerne les pouvoirs que le Sénat américain vient de consentir au gouvernement Nixon de hausser la surcharge de 10 p.c.sur les importations à 15 p.c.si la balance des paiements américains ne se redresse pas assez vite.Si cela se produit les jérémiades des pays exportateurs vers les Etats-Unis vont augmenter de plus belle.L'administration Nixon a fait savoir qu'elle ne recherchait pas la guerre commerciale, mais elle pourrait cette fois l'avoir.Au Canada on apprenait que l'Office de l'énergie a refusé les demandes de permis visant à exporter plus de gaz naturel aux Etats-Unis \u201cen égard aux Page 5 par Maurice Huot besoins raisonnablement prévisibles de gaz au Canada\u201d.L'on sait que nombre de produits dont les Etats-Unis ont grandement besoin, notamment dans le domaine des matières premières, entrent aux Etats-Unis sans surcharge.Peutêtre par des contre-offensives comme celle du gaz naturel que la guerre commerciale commence?Ecrivains provinciaux Au cours de l'éloge qu'il faisait de feu l'écrivain Georges Duhamel, le subtil Gérard Bauer, hélas, lui aussi décédé, écrivait dans Le Figaro que l'auteur de la Chronique des Pasquier était Parisien.Il ajoutait qu'il fallait noter cet accident de naissance, car, disait-il: \u2018Dans le roman français cette distinction est rare, la plupart des romanciers français célèbres venaient d'en dehors de Paris\u201d.Ces derniers dont Stendahl, Balzac et Mauriac pour ne nommer que ceux-là avaient fait la conquête de la capitale par la force de leur talent, mais ils étaient provinciaux d'origine.Cela fait songer que non seulement en littérature mais dans toutes les disciplines, c'est classique, les provinciaux les plus dégourdis ont toujours été fascinés par la grande ville et ont désiré y venir briller.Chez les Romains la grande punition pour les arrivistes était d'être refoulés à quelque poste aux frontières de l'Empire et d'être exilés de Rome.Au Canada français, les exemples sont nombreux aussi de petits campagnards ou de citoyens de petites villes dont l'étoile est venue briller au-dessus de la Métropole.Je ne citerai dans le domaine des Lettres que Léo-Paul Desrochers que Berthier-en-Haut peut réclamer comme un de ses fils; Robert Choquette, ce Franco-Américain de Manchester; Marius Barbeau, illustre enfant de la Beauce; Jean-Louis Gagnon né à Québec, la plus importante de nos villes provinciales; Rina Lasnier qui illustre Saint-Grégoire d'Iberville: Alain Grandbois, issu de Saint-Casimir de Portneuf.Mais combien est-il plus difficile de naître à Montréal et d'y percer.On n'est jamais prophète en son pays.Il faut parfois y mettre le double d'efforts et de talent, la concurrence y étant très serrée dans tous les domaines.Comment ajouter de la lumière en une ville où il en brille tant?L'on pourrait énumérer nombre de Montréalais qui ont tenté fortune ailleurs même en d'autres pays. Page 6 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 26 novembre 1971 Cravate ou collet romain ?L\u2019habit ne fait pas le moine, voilà l\u2019argument des sécularisateurs, pour justifier l\u2019abandon des costumes religieux et des signes extérieurs de la consécration à Dieu.Je réponds: L\u2019habit distingue le moine (impose le respect); l\u2019habit préserve le moine (tenté de se désacraliser); l\u2019habit est un témoignage (signe de consécration).Le Soldat du Christ doit être fier de son costume, tout comme dans l\u2019armée civile on est fier de son costume militaire (Voilà un bon triomphalisme).L'évolution des moeurs, dans notre société décadente, oblige prêtres et re- ligieux-ses à simplifier parfois leur costume, pour circuler dans nos Babylones modernes.Alors, pour le prêtre, le costume civil (clergyman) est autorisé, mais il doit conserver au moins le collet romain, comme signe de son sacerdoce.Alors, la religieuse doit garder au moins un costume modeste (pas de mini-jupe, ni de bras nus), avec un signe de sa consécration à Dieu (croix ou médaille).Voilà le minimum \u2018qui sim- pose.Dans les pays de persécution, dans les milieux hostiles, où prêtre et reli- gieux-se risquent d'être insultés ou brutalisés, occasionnant blasphèmes et mépris de la religion par leur costume, ils seraient évidemment autorisés à cacher leur identité.C\u2019est la rare exception, dans notre pays encore un peu chrétien.Dans ce cas, braver la persécution par le costume religieux serait un témoignage héroïque.Cependant, il peut arriver que le costume religieux, en milieu hostile, soit un bouclier, une sauvegarde providentielle.En voici, un exemple frappant: En novembre 1970, S.S.Paul VI arrivait aux Philippines en visite officielle.IL y eut réception solennelle devant une foule immense qui l\u2019acclamait.Alors, un traître déguisé, nommé Mendoza, réussit à se faufiler jusqu\u2019au Pape pour tenter de l\u2019assassiner.Il le frappa avec un pol- gnard, mais l\u2019arme fut arrêtée par le collet romain que portait le Souverain Pontife.Si l'arme avait frappé un pouce plus haut «a IN RE TE RE H auivonneAua E I CROIX-E i RO U G E 1 GEORGES PANNETON, | Spy que ce collet, elle aurait attaqué la veine jugulaire du cou, et c\u2019était la mort.S.S.Paul VI a été sauvé par son COLLET ROMAIN, ce qu\u2019atteste le R.P.Vincent Danco, S.J, membre de la suite pontificale (Cf.The Canadian Layman.Ottawa, oct.1971).On peut dire que ce collet du Pape est un symbole : le collet romain préservera les prêtres des attaques du diable.Il y a des prêtres-à-cra- vate qui rejettent soutane et collet romain sans raison suffisante, pour plaire au monde, Ils oublient la parole de saint Paul: \u201cSi je voulais plaire aux hommes, je ne serais pas le serviteur du Christ\u201d (Galates, 1, 10), A ces prêtres mondains, M.Emile Vincent adresse un reproche sévère: \u201cLe prêtre - à - cravate porte un signe extérieur de reniement du Christ, dont il est le ministre.De même la religieuse déshabillée: elle est un signe extérieur de reniement du Christ dont elle est l\u2019épouse.Hier la soutane était devenue trop lourde; aujourd\u2019hui, c\u2019est le collet romain; demain, ce sera le célibat sacerdotal.Alors, il n\u2019y a plus de place pour Dieu dans leur vie et leur enseignement.\u201d (Cf.Journal La Tribune, Sherbrooke, 11 nov.1971) Ces paroles sont un écho du jugement sévère du Christ: \u201cQuiconque m'\u2019aura renié devant les hommes, moi aussi je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux\u201d (Matt.10, 33).Et encore: \u201cCelui qui aura rougi de moi au milieu de cette génération pécheresse, le Fils de l\u2019homme aussi rougira de lui, lorsqu\u2019il viendra dans la gloire de son Père avec les Anges saints.\u201d (Marc, 8, 38).Prêtres, religieux, religieuses, doivent être toujours des témoins dignes du Christ.Dans leur vêtement et leur comportement extérieur, ils doivent dominer le respect humain.Ils ne gagneront pas les âmes en se désacralisant.Car Notre-Seigneur leur a dit: \u201cVous êtes le sel de la terre; si le sel s\u2019affadit, il sera foulé aux pieds\u201d (Matt, 5, 13).Pour sauver notre peuple, il faut que prêtres et religieux deviennent des saints, toutcomme S.Francois de Sales, S.Vincent de Paul, le S.Curé d\u2019Ars, et nos saints du Canada: S.Jean de Brébeuf, Mgr de Laval, Marie de l\u2019Incarnation, les Bses Marguerite Bourgeoys et Marguerite d\u2019Youville.prêtre.> JAI REFLECHI.UN MONDE FQU.Dc passage à l'hôpital récemment, afin d\u2019y subir une chirurgie, un spectacle s\u2019offrit à moi.que jamais le petit écran de la télé nous livre aussi généreusement ! Certes, la journée préparatoire à la \u201cchose\u201d, en est une d\u2019anxiété intense, lourde d'examens; puis vient le jour.puis vient la \u201cchose\u201d! Après une anesthésie générale de trois heures qui nous laisse anéantie, douloureuse et pantelante ; après une nuit de demi-somnolence, vient la résurrection.Enfin, le matin se lève.Je promène les yeux autour de moi (histoire de me distraire), et ct voici le théâtre qui s\u2019offre à ma vue.Ma voisine de lit, du tendre nom de \u201cLadouceur\u201d, jolie célibataire de trente- neuf ans, est en prière intensive à Saint-Jude, (dit l\u2019avocat des causes désespérées) pour obtenir un mari.À l\u2019angle opposé, une carmélite en méditation, fait porte-close, offusquée par toutes ces mondanités.(O0 mysticisme, quand tu nous tiens !) Mais j'arrive au clou du désordre, le plus fou-fou que l\u2019on puisse voir.Deux jeunes femmes de médecins voltigent dans les corridors.portant faux-cils et postiches, arborant de multiples lingeries fines et luxueuses, telles des \u201csoeurs-volantes\u201d poursuivant des hommes a charmer.Elles y réussirent si bien, qu\u2019entre deux interventions, clles attrapérent trois flirts !! de la technique ! Elles avaient Une cour assidue s\u2019ensuivit: fleurs, bonbons ardents baise-main.Ces petites dames-poupées avaient pourtant .FOU.FQU.enfants et époux, mais surtout une fulgurante vie sociale, avec carnet-mondain qui tenait l\u2019appareil téléphonique en perpétuel \u201cfeu- rouge\u201d.Ah ! j'oubliais de vous dire que ces petites dames subissaient une chirurgie de la plus haute fantaisie dont, par pudeur, je vous lairai le nom.Finalement les légitimes époux arrivèrent comme il se doit, et leurs gâteries rentrèrent bon numéro 4.Ces médecins me furent présentés: froids, hautains et snobs, et pour cause.Etant la cadette de ce pavillon, on s\u2019étant plu à me choyer de part et d\u2019autre, malgré les nombreux jeux du Hasard et de l\u2019Amour entre médecins et infirmières.Vraiment le milieu hospitalier est une tranche de vie qui mérite d\u2019être vécue ; on y constate ce que la légèreté peut accumuler de fausses situations.Ce milieu, dit de la soulfrance, en est un où il se joue des comédies aussi stupéfiantes que chez les bien- portants.Vous pensez bien que je fus prise de profondes réflexions.A quoi peut bien rêver un jeune coeur de dix-huit ans qui souffre et s'ennuie.J'aurais eu besoin d\u2019un certain regard, de bras réconfortants m\u2019entourant.T'ant il est vrai que là.où l\u2019on demeure le plus vulnérable c\u2019est précisément le plus \u201cfin bout du coeur\u201d, celui-là même qu\u2019on ne parvient jamais à raccommoder.\u2026! À bientôt, je cours au cegep afin de rattraper lc temps perdu et, surtout, y faire ma convalescence.C.L.A Il y a cent ans la rencontre de Stanley et de Livingstone En 1871, l\u2019Angleterre s\u2019in- quiéte de n\u2019avoir plus de nouvelles, depuis trois ans, de Jl\u2019illustre explorateur Livingstone.C\u2019est alors que le propriétaire du New York Herald dépêcha à sa recherche le reporter Stanley.Leur rencontre est demeurée célèbre comme le rapporte l\u2019ouvrage Le Monde autour de 1871 (Collection Monde et Histoire, chez Larousse): «Le 10 novembre 1871, après huit mois d\u2019un voyage affreusement pénible, Stanley découvre enfin \u2018\u201cl\u2019immense nappe d'argent bruni miroitant sous un vaste.dais d\u2019un bleus limpide.» La bannière étoilée claque au vent et Stanley s\u2019arrête, salue et pousse un cri répété par tous ses compagnons « Hourrah, Tanganyika ! » Ce cri est suivi d\u2019un feu de salve qui, loin d\u2019effrayer les habitants d\u2019Oudjidji, les fait accourir au-devant des voyageurs.Sur la place du village, un grand Noir en robe blanche s'avance à la rencontre de Stanley et le salue avec le plus pur accent d'Oxford: « Good morning, sir» Stanley s\u2019approche et l\u2019homme continue: «Je m\u2019appelle Souzi.Je suis au service du docteur Livingstone.\u2014 Le docteur est ici ?\u2014 Je le quitte à l\u2019instant.» Stanley se sent submergé par une joie immense.Il a réussi ! Il voudrait pouvoir crier, chanter, danser.Et soudain un homme sort de la case, un Blanc.Derrière Stanley, une voix murmure : «Voilà le docteur., il est très vieux\u201d.Le «marabout blanc» n\u2019a que cinquante - huit ans, mais il paraît effectivement très vieux, Il est vêtu d\u2019un pantalon gris, d\u2019un petit pa- letot rouge et d\u2019une casquette bleue ornée d\u2019un galon d\u2019or fané.Alors, par timidité, par pudeur, Stanley s'approche d\u2019un air dégagé et demande cérémonieusement: «Le docteur Livingstone, je suppose ?\u2014 Lui-même», répond le vieil homme en souriant avec bienveillance.Les deux hommes échangent une poignée de main protocolaire.«Je remercie Dieu, déclare Stanley, de m'avoir permis de vous rencontrer.\u2014Et moi, riposte -Livings- tone, d\u2019avoir permis que je sois là pour vous recevoir.» Fee aaa LE BIEN PUBLIC A 1563, rue Royale, Trois-Rivières 1-819-378-8404 Abonnement : $3.par année Vendredi, le 26 novembre 1971 # En potinant Nouveaux noms, vieilles défroques Décidément, la tradition se porte mal.TI ne fait pas bon s\u2019éprendre de ce que le passé a légué.Tout doit être repensé, comme l'on dit pompeusement pour cacher une absence flagrante de pensée personnelle.Plus exactement, on s\u2019occupe de tout replâtrer, de façon que les vieilles façades sans style arborent un soudain air de jeunesse.C\u2019est dans cet esprit qu\u2019Unité - Québec, appellation insignifiante, a remplacé l\u2019Union Nationale, le plus beau nom qu\u2019un parti québécois ait jamais porté.C\u2019est encore dans cette perspective de faux renouvellement que la Fédération libérale du Québec sera désormais connue sous le nom moins pompeux de \u201cParti libéral du Québec\u201d.Dans ce dernier cas, il y a progrès.D\u2019autant plus que, dans le contexte actuel de la politique, les libéraux du Québec tendent à s\u2019identifier clairement, à sé- raper leur cause de celle des lipéraux d\u2019Ottawa qui, eux, s\u2019acheminent vers des difficultés.Que nos vieux partis routiniers et embourgeoisés changent de nom, si cela les amuse.Nous pensons, nous, qu\u2019ils devraient surtout changer d\u2019esprit, de principes, de signification politique.Ils se contentent encore du même POUR VOS ASSURANCES Automobile Accidents Responsabilité Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance ° Tél: 375-2656 6573, rue Bonaventure Trois-Rivières bouillon de culture que celui des partis ultras, au temps de la reine Victoria.Frère loup Le loup est en voie d\u2019extinction.Tout récemment, un beau et touchant documentaire de Radio- Canada nous l\u2019apprenait.C\u2019est Jl\u2019animal que l\u2019on chasse et que l\u2019on tue avec le plus de satisfaction depuis toujours.LeQuébécois ne donne pas sa place quand il sagit de tuer, non pas par nécessité de subsistance, mais par simple plaisir.Depuis des générations, la 303 ou le gros douze se sont attaqués à tout ce qui bouge en forêt et leurs ravages ne se comptent plus.On s\u2019est toujours fait un point d'honneur de décerner, ou à tout le moins de diminuer le cheptel de nos forêts, de sorte que plusieurs espèces connues de nos grands-pères sont au- jourd\u2019hui disparues.L\u2019animal que l\u2019on tue avec le plus de joie sadique, c\u2019est bien le loup sur lequel l\u2019imbécilité populaire accumule simplismes et préjugés.La chasse au loup, au lieu d\u2019être freinée, comme celle de la plupart des \u201cbêtes sauvages\u201d, est, au contraire encouragée et récompensée par un système ignoble de primes qui sent le petit patronage et son fagot politique.L'autre jour, dans un film par ailleurs fort beau sur les plaisirs du camping d'hiver, les délicats ont eu le déplaisir dassister au traditionnel coup de feu du chasseur amateur sur la souple fourrure d\u2019un loup splendide.Et le commentaire qui accompagnait cette scène cruelle et banale à la fois était sombrement idiot.Dommage que les publicistes de l\u2019Hydro-Québec ne se soient pas avisés de la vulgarité de cette séquence qui devient un lieu commun pour nos cinéastes de nature.TREMDA LA STATION JEUNE ADULTE \u2014 À VOTRE SERVICE 24 HEURES PAR JOUR L'ANNEE DURANT LE BIEN PUBLIC M.David Lewis et le nationalisme québécois Nous avons déjà écrit que M.David Lewis est un bon politicien qui, instinctivement, se détourne des formules impopulaires.S'il tient le coup un certain temps, il ne nous surprendrait pas de le voir un jour premier ministre du Canada, car, sachant où s\u2019arrête la liberté de penser pour laisser place au conformisme, il possède beaucoup des qualités qui font le chef d\u2019état.M.David Lewis aime sincèrement le Québec.Il l\u2019a prouvé par ses déclarations pendant la première crise d'octobre, celle qui nous valut ce curieux brelan de mesures de guerre que le NPD fut l\u2019un des premiers à dénoncer.Depuis, M.David Lewis a accédé à la présidence Nationale du N.P.D.A ce titre, il cultive des espoirs qu\u2019un sain opportunisme est susceptible de mousser.Connaissant les positions du Canada anglais, par rapport au nationalisme québécois, il a tenu récemment à réaffirmer, qu\u2019advenant l\u2019arrivée de son parti au pouvoir, il se garderait bien d'accorder au Québec un statut particulier.Aucun parti fédéraliste n\u2019est d\u2019ailleurs favorable à cette autonomie de moyens que le Québec juge nécessaire à la survie de son identité et de sa culture.Si le salut doit venir pour nous, c\u2019est qu\u2019il est déjà en nous- mêmes et non dans les officines des partis fédéraux.M.Raymond Laliberté, un nationaliste sincère doublé d\u2019un socialiste convaincu, a bien compris cette vérité première de la politique canadienne à l\u2019égard du Québec.C\u2019est pourquoi, même s\u2019il appuie sans réserve l\u2019ensemble des théories socio - économiques du N.P.D, il a tenu à désavouer l'attitude conformiste prise par son chef national au chapitre de la centralisation et du multicultu- Page 7 BABEL AUTOUR LE TEMPS QU'IL FAIT Pour connaître en termes savants le temps qu'il fait les Presses universitaires McGill - Queen publient un ouvrage de référence sous le titre \u201cStandard Dictionary of Meteorological Sciences préparé par Gérard Proulx, directeur des divisions scientifiques et techniques du Secrétariat d'Etat, à Ottawa.Ce dictionnaire contient cca 20.000 ! termes anglais et autant de français.C'est p.ex.l'instrumentation spéciale moderne qui exigea un nouveau langage.(d'après un communiqué de la revue de Hydro-Québec, intitulée FORCES; no 15, p.26) AVIS PUBLIC 1258-CS Canada Province de Québec District de Trois-Rivières, P.Q.COUR SUPERIEURE PAULINE BERGERON, épouse commune de biens d\u2019Alide Doyon, 328, St-François-Xavier, cité et district de Trois-Rivières, No 34609 demandeur Vs ALIDE DOYON, andienne- ment du 318, rue St-Georges, cité et district de Trois-Rivières et maintenant de lieux inconnus, défendeur ORDONNANCE Il est, par les présentes, ordonné au (x) defendeur(s) de comparaître personnellement ou par le ministère de son (leur) procureur, au Greffe de la Cour Supérieure du district de Trois- Rivières, et ce, dans un délai de UN MOIS à compter de la première publication du présent ordre dans: le journal \u201cLe Bien Public\u201d de Trois-Rivières, en anglais et en français.Prenez AVIS qu\u2019une copie du bref et de la déclaration a été déposée au dit Greffe à votre intention.BUREAU DU PROTONOTAI- RE, Trois-Riviéres, le 3 novembre 1971.Paul-Emile Marchand, Protonotaire, C.S.Me Richard Rioux, Procureur de la requérante.F.1220-CS Canada, Province of Québec, District of Trois-Rivières No.34609 SUPERIOR COURT PAULINE BERGERON, wife as to property of Alide Doyon, 328, St-François-Xavier Streel, City and District of Trois-Ri- vières, Plaintiff Vs ALIDE DOYON, formely of 318, St-Georges Street, City and District of Trois-Rivières and now from unknown places, Defendant IT IS ORDERED to Defendant to appear within one month, at the office of the superior Court where a copy of the writ and declaration has been left for him.Prothonotarys Office Trois-Rivières, this 3rd day of November 1971.Paul-Emile Marchand, Prothonotary, S.C.District of Trois-Rivières, Me Richard Rioux, Attorney for petitionner.GER ON PEUT past LE CANCER RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés André Saint-Arnaud, C.A.857, rue St-Pierre Case postale 1464 T (vos noms et adresse s\u2019il s'agit d'un abonnement-cadeau) ralisme.Paul René de Cotret, C.À.Tél.: 378-4831 C.M.[ JR TT Ta Ter TS in» LTT TT TT TT .nen coûte 3.pour |C) Paiement inclus.| = 9 , .que $.po [() Paiement sur facture.| 2 | aabonner à notre journal.\\© C'est un renouvellement.æ | DJ C'est un abonnement-cadeau au | \u201c3 | VEUILLEZ ADRESSER Çî destinataire dont les noms et ot LE BIEN PUBLIC POUR UN AN A adresse apparaissent ci-dessous, um | suivis de mes propres noms et | sa adresse.#54 OT | ° 8 ;| om $38 | a | Adresse | Ses à su | | 25 | Ville as e | A | | Page 8 LE BIEN PUBLIC Vencedi, le2G novembre 1971 ; ?En FELLA AL wl 2 tee .Ct rn se fda?ey SP iA + MO rg Ud) Vik d un ka Fah Radin CAPITOL le 30 novembre a 8h.30 p.m.\u201cLE QUEBECOI\"\u201d\u2019 Comedie: Parole et musique en collaboration avbc Georges Dor.Par la troupe permanente du Theâtre Populaire du Quebec, Billets: Chez Pollack - 375-5088 $2.00 $3.00 $4.00 la plus importante société de fiducie = canadienne - française = TRUST GÉNÉRAL
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