Le bien public, 17 décembre 1971, vendredi 17 décembre 1971
[" .lt Me.Je Raymond Denau 19 ruc Le Royer Quest Montreal fev.Soixantième année * Trois-Rivières, No 50 Vendredi, le 17 décembre 1971 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents RS (EXCLUSIF AU BIEN PUBLIC) LA CRÈCHE 4] DF ENFANT JESUS par MICHEL CLAUSER Avant Noél, depuis des jours, une féroce bourrasque rugissait dans la campagne, baclant de grotesques bancs de neige.A notre vif regret, nous étions confinés à la maison.L'impatience influença notre comportement jusqu'au point où grand-père constata la nécessité d'intervenir.C'est à ce moment-là qu'il nous raconta cette légende prodigieuse qu'il aurait voulu attribuer à son arrière-arrière-grand-père.\u2014 Venez ici, à la cheminée, dit-il; je vais vous raconter la légende de la crèche de l'En- fant-Jésus.Obéissant bien volontiers, nous l'avons vite entouré.Il alluma sa pipe et, un moment, regarda souriant la danse des beaux cercles bleus de la fumée de tabac.Puis, il commença son récit.« En ce temps-là, il y avait un très-très pauvre berger dans les environs de Bethléem.Sur ses dix doigts, on a pu compter les animaux de son troupeau.Un soir, lorsqu'il rentra, il dit à sa femme : \u2014 Hamital ! ces pauvres bêtes ont déjà dé- iruit complètement la crèche \u2026.\u2014 Ce n'est pas étonnant, Misaël, reprit sa femme, les misérables n'avaient pas assez de pû- ture à cause de cette sécheresse damnée .Elles dévorent tout dans leur rage, et nous avons prié en vain avec le prophète: E « Cieux ! répandez comme une rosée la délivrance et que les nuées la fassent pleuvoir!.» /1s.45:8/ \u2014 Tais-toi, enfin, femme ! s'impatienta l'homme.Je te dis: n'oublie pas l'autre parole du prophète : « L'herbe sèche, la fleur se fane, mais la parole de notre Seigneur demeure toujours.» /1s.40:8/ Et Sa parole est de la miséricorde, ajouta Misaël pieusement.Hamital ne se rendit pas si vite et rétorqua: \u2014 D'accord, mais vous devez vous rappeler aussi de ce que votre prophète favori, Isai, dit un autre jour ! \u2014 Hein! de quoi parles-tu?femme ! \u2014 Ecoutez Misaëll ceci : « Je vais dessécher monts et collines, en flétrir.toute la verdure, ; changer les fleuves en étangs - et dessécher les langues.» _ ; Lo 0 111.42:8/.\u2014 Bon! :mäis peux-tu citer:là \u2018suite: aussi\u2019?demanda en souriant Misaël\u2014 Je n'ai entendu rien d\u2019autre, .avoua''Ha: mital.: (Suite à la page 9) R 7120985) j an - EAN \u2014_\u2014 AN = =a IN Ne = 3 = Wt NCS EAP AS ét py ti Ru.CSSS \u2014 5 4 e- \u201c i, [474 YZ % 4 Ro \u2018a ln, DV Ea RR EN ID Le Ln ON Em ES N= AS = _ a .ee RT meee Chez vous la santé, Lecteurs, abontrés, annonceurs, soyez remerciés de permettre d notre modeste journal de vous apporter chaque semaine quelques brefs commentaires.Notre voeu le plus cher est PEARS aah que vous connaissiez le bonbeur et la prospérité.Led LES VIEILLES FORGES DU SAINT-MAURI- 2x5 WA AF gi 77.V CE.\u2014 Ce dessin publié pour la première fois en 1853 représente les Vicilles Forges du Saint-Maurice près de Trois- Rivières ; il illustre le dernier rapport annuel de SIDBEC, Pierre V Pierre Vallière remeltait tout dernièrement un document de vingt-sept pages au quotidien Le Devoir.Dans ce dernier, il annonçait qu\u2019il se retirait du mouvement révolutionnaire, le FLQ.Par le truchement de cette étude détaillée de la situation actuelle au Québec, l\u2019auteur de «Nègres blancs d\u2019Amériques invitait les sympathisants à interrompre leurs actions el à se retirer de l\u2019association felquiste, car, selon lui, la seule voie pour arriver à quelque chose demeure le PQ «Parti Québécois».En effet, octobre 1970 a marqué l'apogée du mouvement contestataire qui naissait en 1963.Malheureusement, les anarchistes québécois ont accumulé bévues sur bévues en ces derniers temps.Ainsi, je mets en doute leurs chances de réussite s'ils projettent de llieres et le FLQ se lancer dans l'arène politique par le biais du PQ.L'opinion du public est faite sur ces trouble-féte.Nous avons vu, bien à regret, le déclin du parti de l\u2019Union Nationale après le décès de Daniel Johnson; cette fois, nous constaterons l\u2019étouffement du groupe de pression, le FLQ, pour le bien de la nation quebécoise.Dans les conditions présentes cette association anarchiste ne réussirait qu\u2019à ternir notre image en voulant se maintenir.Il s'agit plutot de renouveler cette image, de redonner l'impression d\u2019un peuple au travail et, pour les éléments nationalistes, de se regrouper dans les rangs d\u2019un parti sain, vigoureux, mais sachant se tenir à l'écart des éléments libertaires.ALAIN DUFAULT FH HK HHH HK KKK KKK KKK KKK KKK KK HH FK KK KKK KK KKK KKK KKKKK KKK KKK KK KK \u2018By La-ville\"'de \"Trois-Rivières s'est vu.décerner le prix Vincent- Massey, dans le domaine de l'Urbanisme.Le grand hebdomadaire Time à même consacré Un reportage pour souligner l'événement.Fernand Gagnon lui a consacré une belle page dans Le Nouvelliste.À Trois-Rivières c\u2019est une réception à l'hôtel de ville qui souligna l\u2018événement.L'ex-maire Gérard Dufresne était le point de mire de circonstance pour avoir 0 mis de l'avant ce projet pour le moins téméraire aux yeux de quelques-uns.Le discours qu'a prononcé Gérard Dufresne prouve hors de tout doute que Trois-Rivières a avantage à grouper toutes les bonnes volontés.Sur la photo avec M.Dufresne et le maire Gilles Beaudoin, nous reconnaissons, André Laneuville l\u2018urbaniste de la cité.(A.B.) Page 2 Pendant que leurs maris lisaient en cachette Les Péchés roses ou la revue Froufrou, les bourgeoises fagotées de la belle époque juraient par Le Maître de forge, les valses de Strauss, Patira, La Porteuse de pain.C\u2019était là leur conception du théâtre, de la musique et de la littérature.Si Georges Ohnet (né Hénot), Raoul de Navery (Marie-Eugénie Saffray) et Xavier de Montépin ne comptent guère aujour- d\u2019hui, il n\u2019en est pas de même de Johann Strauss.Car le roi de la valse, comme déjà l\u2019on disait de son vivant, n\u2019a rien perdu de sa popularité à travers le monde.Quand la Métro-Gold- wyn-Meyer donna le film La Grande Valse, il y a trente ans et plus, on se rendit compte que le charmeur viennois gardait son ascendant sur la foule, et qu\u2019en particulier son Beau Danube bleu n\u2019était pas près de disparaître des répertoires, L'artiste polonaise Miliza Korjus ajouta même sous l\u2019angle vocal, par une interprétation qui conquit Le beau Danube bleu, de Strauss, a plus de cent ans d\u2019âge L\u2019Illettré POUR UN SERVICE PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018\u2019Huile à chauffage\u201d ENTRETIEN ET RÉPARATIONS de brûleur à l'huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 à la fois le nouveau monde et l\u2019ancien.Même si elle ne paraît pas vieillir, l\u2019entraînante musique du Beau Danube est plus que centenaire, et son histoire rappelle celle d\u2019une Vienne heureuse et insouciante, brillante colorée, qui n\u2019est plus.Le Beau Danube Bleu, c\u2019est plus que le fleuve imposant: la luxueuse capitale de François-Joseph et d\u2019Elisabeth, la vie trépidante des Strauss père et fils, la joie et l\u2019amour, la douceur de vivre exprimée par l\u2019intraduisible Gemitlichkeit.* * * Pourtant, rien de cela n\u2019est mentionné dans la célébre piéce, sauf la couleur prétée au fleuve \u2014 Donau, de son nom allemand \u2014 dont le flot rapide est terne, jaunâtre et limoneux, mais jamais bleu, ni dans la capitale autrichienne ni a Budapest, ni a Waitzen ni ailleurs, sur ses 1,740 milles de long.Des quelque 165, valses de Strauss fils, Le Beau Danube bleu est de loin la plus connue et la mieux aimée, dans les arrangements \u2018les plus divers et des orchestrations multiples.A la premiére audition du Donauwalzer, le 15 février, 1867, l\u2019oeuvre n\u2019obtint d\u2019abord qu\u2019un succès d\u2019estime, poli, sans plus, si bien que l\u2019auteur haussa les épaules, se demandant s\u2019il se trouvait en face d\u2019un échec.Josef Strauss, frère cadet de Johann, dirigeait l\u2019orchestre de son archet nerveux, quand s\u2019enleva pour la première fois l\u2019immortelle mélodie en ré majeur, mais l\u2019accueil du public fut si peu chaleureux que l\u2019auteur la raya du programme de son prochain concert.C\u2019est à Paris que Le Beau Danube bleu connut un succès indiscutable, au zal de Viilemessant dans les locaux du Figaro, journal dont il était le directeur tout-puissant.LE BIEN PUBLIC Il y avait là Flaubert et le romancier russe Tourgueniev, Dumas fils, le journaliste Henri Rochefort, le célèbre compositeur Ambroise Thomas, de nombreux autres, qui n\u2019en croyaient pas leurs oreilles.Strauss se rendit ensuite à Londres avec son orchestre, et ce fut le même enthousiasme.* x + C\u2019est par hasard que Strauss donna à sa plus célèbre valse le nom impropre que l\u2019on sait.Il le tenait d\u2019un poème de Carl Buck, écrivain peu connu, qui avait écrit cette invocation dont le musicien se trouva frappé, el qui lui chantait dans la tê- te: O Danube! O beau Danube bleu! Strauss était le fils aîné de cet autre Johann Vendredi, le 17 décembre 1971 Strauss, qui créa avec son ami Josef Lanner la valse qu\u2019on appelle viennoise, d\u2019un rythme rapide et gai, capricieux, sensuel, qui donne envie de sourire et rêver, chanter, danser.Les deux frères de Johann fils étaient aussi musiciens: Josef, qui songea un moment à devenir ingénieur, puis Edouard le plus jeune, qui emboîta le pas aprés avoir pensé a la diplomatie comme carrière.Il leur arrivait souvent de diriger ensemble l\u2019orchestre de l\u2019aîné, qui jouait aussi bien à la cour de la Hofburg que dans les salles populaires.Johann vint à Boston en 1876, pour y aider les Américains à célébrer le centenaire de leur indépendance, ce qui lui valut le modeste cachet de 100,000 dollars.A cette occasion, il dirigea en personne la présentation de son Danube bleu, exécuté par un choeur de 20,000 voix, secondé lui-même d\u2019une centaine de chefs d\u2019orchestre.Né en 1825, Strauss mourut en 1899, et il repose depuis au fameux cimetière central de Vienne, près de Beethoven, Gluck, Schubert.Il se maria trois fois, mais sa vie sentimentale ne fut pas sans secousses: mort de sa première femme en 1878; rupture avec la seconde en 1883 ; remariage à la suite d\u2019un divorce, passage de la religion catholique au protestantisme.L\u2019IUettré Vous avez mon nom.vous trouverez bien mon numeéro! \u201cSavez-vous que le meilleur moyen de trouver mon numéro, c\u2019est de le chercher dans l\u2019annuaire?C\u2019est simple.Les abonnés du téléphone y sont inscrits par ordre alphabétique.Alors, vous cherchez mon numéro dans l\u2019annuaire, puis vous le prenez en note dans votre carnet personnel .pour la prochaine fois!\u201d Si vous n\u2019avez pas encore votre carnet personnel format de poche, ou si vous en voulez un deuxième, appelez-nous.Nous vous en enverrons un gratuitement.\u201cOn n\u2019est jamais si bien servi que par soi-même!\u201d Vendredi, le 17 décembre 1971 LE BIEN PUBLIC Page 3 POUR LE BIEN PUBLIC C\u2019était un matin de décembre enneigé.Il y eut un gros bruit contre la fenêtre, et une panique chez les oiseaux.Un gros-bec \u2018était assommé, laissant ua duvet sur la vitre, et gisait bre du froid.En un clin d\u2019oeil nous fûâmes dehors et ramas- sûmes l'oiseau, tout en disant: \u201cToi, mon gar- ¢on (c\u2019était d\u2019ailleurs une dame gros-bec), si tu dois en mourir, tu là, dans la neige, à l\u2019om- pattes en attendant.\u201d mourras au chaud, et si tu dois t\u2019en remettre, tu ne te gèleras pas les Et dame gros-bec fut installée sur un divan EN CETTE FIN D'ANNÉE dans une couverture.Une heure plus tard, elle était rétablie et lorgnait visiblement la fenêtre.Elle dut pourtant endurer d\u2019être encore une fois prisonnière en deux mains, caressée, embrassée.C\u2019était une petite boule chaude et douce.Et la fenêtre s\u2019ouvrit.Notre récompense fut de la voir voler, libre, guérie et capable de survivre.I] en est ainsi de nos amis.Leur seul sourire n\u2019est-il pas la récompense d\u2019un mot gentil ou d\u2019une simple présence ?Pourtant, ne leur fai- sons-nous pas du mal parfois, par un mot irréfléchi, par ignorance ou par oubli ?L'amitié est, bien sûr, le plus beau, le plus pur, le plus délicat, le plus durable des sentiments, mais elle exige aussi des excuses que, par orgueil, on ne prononce pas.En cette fin d\u2019année, que nos amis, si fidèles et précieux, veuillent bien nous pardonner les petites et grandes blessures qu\u2019ils ont subies par notre manquement et notre indélicatesse.La Fouine.Vous qui aimez les bêtes Vous qui avez le bon esprit d'aimer les bêtes, et qui désirez jouir de la compagnie de quelque animal domestique dans votre foyer, efforcez-vous de faire un choix judicieux et assurez- vous que \u2018animal est bien celui qui vous convient, compte tenu de votre carac- tére, de votre budget et de l'espace dont vous disposez pour assurer le confort et le bonheur dudit animal.De nos jours, d\u2019ailleurs, les facilités d'importation sont telles qu'on peut se procurer à peu près n'importe laquelle des bibittes de la création, à partir de la mouche tsé-tsé jusqu\u2019à la baleine bleue, en passant par le dauphin savant et le perroquet polyglotte.Par ailleurs, il est du dernier chic d'élever chez soi une espèce exotique que l\u2019on ne retrouvera pas chez tous les voisins.Mais le fait demeure qu'il y a du pour et du contre dans le choix que vous ferez.Par exemple, si vous aimez les animaux de grande taille, je ne vous recommande pas l\u2019éléphant, à moins que vous ne disposiez d'un espace suffisant pour permettre à ce doux pachyderme de prendre commodément ses ébats.Par contre, espace ou pas, le rhinocéros et l\u2019hippopotame sont fortement à déconseiller en raison de leur caractère maussade et de la grande par PIERRE VILLEMURE difficulté que l\u2019on a de les dresser pour qu'ils se comportent convenablement en société.Si vous tenez absolument à posséder une bête monumentale, mais qui se laisse mener docilement, la girafe est exactement l\u2019article qu'il vous faut: elle est douce, obéissante, affectueuse, ot si elle est bien dressée, elle viendra manger gentiment dans votre main et dans celle de vos invités quand vous lui permettrez de pénétrer au salon.Toutefois, il y a un léger inconvénient avec cette aimable créature: les plafonds ! Dans le choix de votre animal favori, il s\u2019agit d'une affaire de jugement, d\u2018esthétique, de bon goût et de sens pratique.Le snobisme et le désir d'épater vos semblables ne devraient pas être les seuls mobiles qui déterminent votre décision.Ainsi, la perruche me semble plus séduisante que la chauve-souris et moins encombrante que le vautour ; les poissons rouges requiè- dent moins de précautions, d'espace et de nourriture que le requin et le barracuda; le caniche a une allure plus racée que le cochon; le lézard et le caméléon se laissent apprivoiser plus facilement que le crocodile et le bao constrictor.Petits ou gros, venimeux ou pas, les serpents ne m\u2019inspirent guère confiance.Du reste, depuis la mésaventure d'Adam et d'Eve, il est établi que ces créatures ne sont pas d\u2019un commerce souhaitable pour les humains, Si vous tenez absolument à orner votre demeure de la présence d'un reptile, je vous conseille la bonne tortue, de préférence à l\u2019alligator ou au serpent à sonnettes: la tortue est paisible à souhait, elle n'aboie pas, ne crie pas, ne huhule pas, et elle peut même servir de tabouret pour reposer les pieds fatigués de Madame après une dure journée de magasinage.La tortue est sans contredit, avec le colimaçon l\u2018\u2019huitre et la chenille à poil, la bête idéale pour les personnes nerveuses qui ont horreur des mouvements brusques et du tapage.Beaucoup de gens aiment voir leur animal favori coucher sur le pied de leur lit, ou même dans leurs bras.À ceux-là, je \u2018pense superflu de déconseiller l\u2019ours polaire et le gorille, sauf bien entendu s\u2019il s\u2019agit de personnes exagérément frileuses qui ont besoin d\u2019un grand supplément de chaleur au cours des mois d'hiver.Ces personnes devraient se procurer plutôt un mouton, ou une chèvre, ou un Soaint- Bernard, de braves\u2019 bêtes sans malice dont l\u2019épaisse toison fera tout aussi bien l\u2019affaire en pareil cas.De leur côté, les personnes solitaires qui aiment à jacasser sans arrêt seraient Les artistes et artisans du Québec au Salon des Métiers d\u2018Art Au Salon des Métiers d\u2019Art samedi, le 4 décembre dernier, s\u2019ouvrait à la Place Bonaventure de Montréal le troisième Salon annuel des Métiers d\u2019Art du Québec.Cinq cents artisans de toute catégorie y présentaient leur collection.Un éventail mirobolant de comptoirs étale une moisson de variétés merveilleuses qui nous en jettent plein les yeux.Sculptures sur bois, sur métal, travaux de cuir, de céramique, poterie et émaux, pièces de tissage (de la courte-pointe à la simple cravate), en passant par les plus somptueux ouvrages de laine, à porter, au servant de toiles murales ou ornementales; viennent ensuite les bijoux les plus extravagants, papeterie ingénieuse, verroterie brillante aux riches coloris, sans oublier les superbes tableaux, reflet de notre peinture québécoise.Mais que dire des myriades de fleurs, d\u2019abat-jour, sans omettre les toujours sympathiques animaux de peluche et poupées de cordage joliment vêtues de matériel artisanal, le tout exclusivement fait \u201cà la main\u201d par des doigts de fée à l\u2019imagination féconde.et encore, j'en passe, .! Que penser de ces nombreux artistes?J'ai longuement causé avec l\u2019un d\u2019entre eux, venant de l'Ile du Prince-Edouard.Comme tous les autres, il fait partie d\u2019un monde nouveau, à la sensibilité très vive.Ces artisans et artistes sont souvent poètes jusqu\u2019au plus intime de l'âme! Je vous confierai que ce Salon est une centrale d'artisanat, c\u2019est-à-dire une sorte de régime communautaire dans lequel tous ces créateurs partagent bénéfices et déficits; ils paient des droits à l\u2019Association sans compter un 50% qu\u2019ils se doivent de verser au locateur! L'art fait-il vivre son homme?Quelques-uns, oui.D\u2019autres sont professeurs dans des écoles spécialisées; pour ceux-là, pas trop de problèmes; la chose devient suffisamment rentable.Certains autres, sont des \u201ccas\u201d attendrissements.ils \u201cvivotent\u201d par amour du métier.Oh! s\u2019ils ont la chance de réussir une création exclusive pour un client bien particulier, la question monétaire devient meilleure.! Une multitude d\u2019autres font des objets en série accessibles à toutes les bourses, alors, le revenu est plus restreint.Enfin, la clientèle de tout âge y trouve son profit.Même, qu\u2019on y voit un guichet ouvert à la vente des billets du prochain spectacle de Yvon Deschamps, original n\u2019est-ce pas?.C\u2019est quand même un endroit chaleureux et fééri- que que ce monde de l'Art du Québec! Un pays qui sait garder intacts à travers ses pierres, ses trésors artistiques, est un pays de grandeur et de poésie! Je ne sais pas pourquoi, mais je songe justement au célèbre Bartholdi, qui a sculpté la statue de la Liberté à l'entrée du port de New-York; \u201cC\u2019était un défi, la réalisation d\u2019un rêve cher! Montrer au monde que la liberté existe, qu\u2019elle défie tempête, qu\u2019elle éclairera l\u2019avenir jusqu'à la fin des temps\u201d.! Puisse notre Québec accepter victorieusement un tel défi!! Céline Leblanc 1.Nicolas Poulain dans Sélection du Reader's Digest, nov.1971, p.101.bien inspirées en peuplant leur maison d\u2019une colonie de perroquets et de corbeaux, tandis que celles qui sont affligées d\u2019un caractère acariâtre pourraient cohabiter avec un porc-épic ou un sanglier.Pour leur part, les vaniteux s\u2019identifieront à merveille avec le paon, les boxeurs avec le Kangarou, et les nerveux avec le mille-pattes.Pour en revenir aux oiseaux, j'admets que l\u2019autruche possède des tas de belles qualités, que ses oeufs sont comestibles et que ses magnifiques plumes peuvent servir à une foule d'usage.Le malheur, voyez- vous, c\u2019est que ce volatile est malaisé à garder en captivité et qu'il court terrible- ment-vite; si votre autruche parvient à s'échapper et à prendre la clef des champs, il faudra une motocyclette pour la rattraper.A moins que vous ne possédiez une autruche de rechange, que vous pourrez alors monter à la manière d'un cheval et dont vous vous servirez pour mettre le grappin sur la première.Mais je ne crois pas que l\u2018autruche se fasse beaucoup d'adeptes pour cette raison: ce n'est pas tout le monde, en effet, qui serait prét a se livrer à tout moment à un rodéo pour rattraper la fugitive. Page 4 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 17 décembre 1971 IDIOTISMES ET BON SENS (Exclusif au Bien Public) Il importe, en matière de langage, de bien faire le départ entre les idiotismes et les idioties.Quand un de nos professeurs de philosophie, en mal d\u2019éducation populaire, propose de \u201ccrever ces ballons dont on se gargarise trop volontiers\u201d, il écrit une idiotie; si, pour punition de sa bêtise, je l\u2019envoie au diable, à Vauvert, je recours à un idiotisme, c\u2019est-à-dire à une locution propre au français et qu\u2019il serait impossible de traduire littéralement dans une autre langue.Hélas! la démarcation entre les idiotismes et les idioties n\u2019est pas toujours aussi nette qu\u2019on le pourrait croire.Il arrive, par l\u2019éloignement où nous sommes des origines de la langue, par l'ignorance de ceux qui la parlent, que des idiotismes dégénèrent et finissent dans la catégorie des idioties.Je m\u2019en moque comme de l\u2019an quarante, déformation de je m\u2019en moque comme de l\u2019Alcoran (c\u2019est- à-dire du Coran»; Il vaut son pesant d\u2019or, pour il vaut son besant d\u2019or (monnaie byzantine); Pommes de terre en robe de chambre, pour en robe des champs; autant de locutions dont on a oublié le sens primitif et qu\u2019on répète de travers, sans égard JOYEUX NOEL à tous nos membres et à toute la population de Trois-Rivières et du District + Que le progrès et la prospérité continuent à combler l'attente des Trifluviens et des Mauriciens en l\u2019an 1972 + CONSEIL DU TRAVAIL de Trois-Rivières, Cap-de-la-Madeleine et du District 765, rue Bonaventure Trois-Rivières Téléphone : 375-8633 au fait que, dans leur formation moderne, elles ne correspondent plus à rien.Qui a jamais entendu ces fameuses vaches espagnoles dont on dit qu\u2019elles parlent si mal le français?Comment justifier, dès lors, la locution parler le français comme une vache espagnole?Aussi bien revenir à la comparaison classique: parler le français comme un Basque (parle) l\u2019espagnol, qui dit bien ce qu\u2019elle veut dire.Si, plutôt que de les répéter à la manière des perroquets, on examinait le sens des mots et des expressions qu\u2019on emploie, on éviterait la plupart des idioties qui sont en train, par le moyen des journaux, de la radio et de la télévision, d\u2019avilir et de corrompre notre langue.Tel professeur de philosophie de l\u2019éducation eût-il un beau matin essayé de se gargariser avec des ballons, il eût peut-être compris ce que l\u2019image qu\u2019il suggère a d\u2019impossible et de ridicule.Sans faire appel à des cas aussi patents d\u2019ineptie, analysons brièvement une courte: phrase que je lis dans un journal de Québec! et qui est censée résumer le scénario du film de Duvivier, Le petit monde de Dom Camillo: \u201cLe curé d\u2019une petite localité d\u2019Italie a du mal à partir avec le maire communiste.\u201d En francais, cette phrase, qui ne paraît guère précise du reste, signifie que le curé d\u2019une petite localité d'Italie projette de quitter sa paroisse en compagnie du maire, qui est communiste, et qu\u2019il a des difficultés à réaliser ce projet.Vous qui avez vu le film ou qui avez lu le livre de Guareschi, vous savez que le sujet ici énoncé ne correspond ni à l\u2019un ni à l\u2019autre.L'auteur de la phrase voulait donc dire autre chose, qu\u2019il n\u2019a point écrit.Tout le film repose sur les différends qui s\u2019élèvent sans cesse entre le maire et le curé.À quelque Pandolphe peu au fait de la situation qui dirait à Dom Camillo: Je vous croirais pourtant assez d\u2019intelligence Ensemble, le bouillant curé pourrait répondre comme Mascarille: Moi?Monsieur, perdez cette croyance; Toujours de son devoir je tâche à l\u2019avertir, Et l'on nous voit sans cesse avoir maille à partir, A l\u2019heure même encor nous avons eu querelle.(Molière, L'étourdi, I, 7) Avoir maille à partir et avoir querelle, c\u2019est bonnet blanc et blanc bonnet.Voilà d\u2019où vient la locution corrompue avoir du mal à partir avec quel- qu\u2019un.Mais comme on n\u2019est assuré d\u2019employer correctement une expression qu\u2019à la condition d\u2019en connaître le sens, il faut encore expliquer le contenu de celle-ci, qui est formée de deux mots (maille et partir) depuis longtemps disparus de la langue usuelle.Partir, du latin partiri, partager, dont il a conservé le sens en français, a été d\u2019un usage courant jusqu\u2019au XVIe siècle.Si Mathurin Régnier, sous Henri IV, écrivait encore: Aussi rien n\u2019est parti si bien par la nature Que le sens, car chacun en a sa fourniture (Satire IX), Descartes déjà rendait la même idée en recourant au mot partager: \u201cLe bon sens est la chose du monde la mieux partagée\u201d.(Discours de la méthode).Partir survit néanmoins dans les composés répartir et départir, dans l\u2019expression mi-parti, qui est partagé en deux, et dans l'adjectif tripartite, qui est partagé en trois.Il s\u2019agit donc, dans la locution qui nous occupe, de partager une maille.Or la maille noire, la plus petite monnaie qui eût cours au Moyen-Age, ne pouvait être divisée, faute d\u2019une unité monétaire inférieure.Avoir à partager une chose indivisible, c\u2019était se trouver dans la nécessité d\u2019argumenter et de se quereller tant que n\u2019était pas emportée la pièce entière.D'où le sens d\u2019avoir maille à partir avec quelqu\u2019un.Idiotismes et bon sens allant encore une fois de pair, je brise là et vous quitte, cher lecteur, avant qu\u2019on ne m\u2019accuse à mon tour d\u2019avoir du mal - à partir.ANDRÉ VACHON 1.Le Soleil, jeudi 25 novembre 1971, p.10.A tous les éfudiants du CEGEP à leurs parents à leurs professeurs nos voeux les meilleurs à l'occasion de la Noël et de la Nouvelle Année COLLÈGE D'ENSEIGNEMENT GÉNÉRAL ET DE PROFESSIONNEL TROIS-RIVIÈRES 3500, rue de Courval Téléphone : 378-9171 > Vendredi, le 17 décembre 1971 LE BIEN PUBLIC en quelques mots Page 5 par Maurice Huot Doit-on sauver venise ?Le gouvernement italien veut sauver Venise, une ville qui s'enfonce sous les eaux.Des souscriptions sont ouvertes dans ce but, non seulement en Italie, mais dans le monde entier.Certains individus s'offrent de sauver tel édifice, tel monument, telle fresque.Tous les riches touristes qui ont aimé cette ville voudront contribuer à sa préservation et à sa restauration.Il s'agit de travaux délicats et considérables à la fois.Il y a dans le monde des monuments et oeuvres d'art qui n'ont pas seulement été légués aux pays et aux villes où on les trouve et où on les admire, mais au monde entier! De là la res- ponsablité collective et universelle envers eux.C'est le cas de Venise.Certes les besoins sont grands dans le monde.D'aucuns diront qu'avant de sauver de vieilles pierres, aussi artistiquement décorées fussent-elles, il faut sauver des millions d'êtres de la faim, et d'autres misères.Mais la dignité de l'homme exige aussi en hommage à l'Art, cette seconde religion, que l'on tente de sauver ce que le passé nous a transmis de meilleur, car l'homme ne vit pas que de pain mais surtout par les oeuvres de son esprit, par celles du génie.Evidemment, un intérêt commercial bien compris se.mêle aux souscriptions sollicitées pour sauver Venise.Le tourisme, en cette époque de loisirs qui vont s'accentuant, en tirera profit car les touristes vont là où il y a à voir et à faire.Ce serait là un élément de plus qui incitera les donateurs à se porter au secours de Venise.Même ceux qui ont de modestes revenus, peuvent contribuer à ce sauvetage culturel en assistant aux diverses manifestations, concerts, causeries, et autres qui pourraient avoir lieu dans leur région à ce sujet.Un recyclage Les chemins de fer dont on dit qu'ils ont fait leur temps, se recyclent.Ainsi, on a inauguré aux Etats-Unis, un nouveau service qui consiste à organiser des trains qui portent à la fois les voyageurs et leur automobile vers les régions du soleil où la mer est bleue.Nombre de voyageurs qui veulent en Floride se servir de leur auto privée pourront s'éviter les longs trajets fatiguants et coûteux qui mènent au Sud en prenant place à bord de ces trains spéciaux.Cette méthode a été appliquée avec succès en Europe.Au Canada en été, elle pourrait être appliquée plus largement.Si les navires sont en voie de se mettre au service des touristes pour les croisières, les trains de chemins de fer se doivent aussi de se mettre au service du public qui préfère les emprunter que de voyager en avion.L'on dit même que le voyage en train sur des distances atteignant mille milles et plus avec son auto à bord, coûtent moins ou pas plus cher qu'en avion.Frustration ?En lisant les exploits des pionniers du pays canadien qu'ils aient été Français, Anglais ou Ecossais, l'on a parfois un sentiment de frustration.L'on se dit pourquoi ne peut-on pas aujourd'hui accomplir d'aussi grandes choses, et l'on est porté parfois à se considérer impuissant.Mais il faut réfléchir.Au début de la colonie, et même après la conquête il y avait tout à faire.La place ne manquait pas pour construire et réussir en affaires.Aujourd'hui, dans notre société surlégiférée et compliquée, il est de plus en plus difficile de partir de rien pour accomplir quelque chose de vaste.Tout comme il est quasi impossible pour un jeune homme de commencer à balayer l\u2018usine avant d'aller s'asseoir dans la chaise du président.Aujourd'hui, l'aventurier économique est l'oiseau rare.C'est l'exception qui confirme la règle.Aujourd'hui, il faut travailler en collectivité.Il faut faire équipe pour réussir.Seuls quelques originaux persistent à vouloir tenter seuls l'aventure de se hisser à un niveau quelconque par la force de leurs poignets.Peut-être ne trouvera-t-on de \u2018nouveaux pionniers que dans les pays du Tiers-Monde.Mais en dehors des réussites matérielles, que de réussites morales à tenter dans les pays de plus en plus industrialisés comme le nôtre! Ca demande réflexion Le bill 63 qui permet aux parents d'envoyer leurs enfants aux écoles anglaises dans le Québec sera-t-il amendé ou même rappelé?Ce bill avait voté dans une optique démocratique.L'on croyait en certains milieux que les parents francophones ne seraient pas assez bêtes pour envoyer leurs enfants dans les écoles où tous les cours sont en anglais.S'il est important d'apprendre l'anglais pour son usage pratique en Amérique du Nord, il n'est pas nécessaire pour autant de placer les enfants francophones dans les écoles anglaises.L'anglais peut fort bien s'apprendre dans les écoles françaises, à des cours spéciaux et ailleurs.Plusieurs immigrants profitent du bill 63 au Québec pour placer leurs enfants dans les écoles anglaises.C'est leur droit, mais les Canadiens français devraient encourager leurs écoles en dépit du bill 63.Et si le bill 63 peut diminuer l'influence française même au Québec il vaudrait certes mieux le rappeler.C'est un signe que nombre de nos gens sont soient indiférents à l'avenir des leurs, ou bien ils n'ont rien compris.Le mythe Certains jeunes barbus dont le nombril n'est pas encore sec lancent souvent des fléchettes, quand ils ne montrent pas un poing mal assuré contre ce qu'ils appellent les \u201ccapitalisses\u201d, les bourgeois, les nantis.Au fond, il faut avoir pitié de ces barbus qui cachent mal leur envie pure et simple.Ils oublient que beaucoup de \u201ccapitalisses\u201d, comme ils disent, ont travaillé et ont dû se discipliner pour gagner ce qu'ils ont aujourd'hui, au lieu de perdre leur temps dans les discothèques à refaire le monde selon des principes mal compris et assimilés .quand ce n'est pas tout simplement pour y niaiser.Certes tout n'est pas parfait dans notre société.La nature humaine avec ses égoismes, son esprit de matérialisme est à éduquer, à parfaire.Cependant, mieux vaut un bourgeois qui travaille et qui fait effort dans un milieu imparfait qu'un jeune ignorant qui se veut rien savoir, sorte de psychosé du plaisir et du farniente éternel.Je me suis laissé dire que dans la colonie de ceux qui ne veulent rien savoir de leurs aînés et qui prétendent se suffire à eux-mêmes, l'on en trouve beaucoup qui ne dédaignent pas la bonne table du bourgeois, les autos luxueuses et surtout l'argent d'autrui tout en jouant la comédie de donner l'impression de mépriser tout cela.Qui est le plus sincère?Le bourgeois qui travaille pour se donner un peu de confort dans la vie ou le hippie qui veut le même confort sans travailler mais en jouant au plus fin et en vivant d'expédients?Propos lactés Autrefois, quand on buvait du lait, on buvait du lait tout simplement.C'était du bon lait gras avec toutes les propriétés que lui conférait la Nature par les bons soins de la vache laitière.Mais le lait est sans doute allé faire un tour aux cours de recyclage car il est maintenant spécialisé.Aux étalages des boutiques, le lait est maintenant distribué dans toutes sortes de contenants et sous toutes sortes de formes.Il y a du lait pour ceux qui veulent ni engraisser ni non plus maigrir.Il y a le lait homogénéisé, chocolaté et j'en passe.Quant à moi, je regrette le lait de chèvres de mon cousin André, petit seigneur de l'île Jésus, maintenant ville de Laval.On le buvait sans manière ce lait enrichi de toutes les vitamines naturelles, et l'on n'appréhendait pas voir sa ligne s\u2019abimer. Page 6 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 17 décembre 197] 28 = 1126 « & Ee >, 425 pr a 5 2s 7 Y 8 © D a °é 9 = 2° jum wd O | 5°, a .wv) EE.i F< æ - = .À .w 4 U > x w [Va] Edifice Place Royale, Trois-Riviéres 378-4875 Tél.: Henrichon Photographie commerciale et industrielle Robert Sauvageau 425, St-Georges Bur.: 374-6104 Trois-Rivières Rés.: 376-2822 JE VOUS PROPOSE DE ap (MSIE MAISONS TALS DOMAINES du PARC \u2014 CLAUDE GÉNVTYTEN COUATIER CONSTRULCTEUR 70, Mug BL L Alm CAP ZC La MADILOING Hi.374.9870 carga fags Ropidsenisat: Roginais migacaut Tet - 374-2043 A le considérer d\u2019un oeil d'artiste, le théâtre, au Séminaire, fut sans doute une bien pauvre chose.Pourtant, il a été, jusque vers 1960, un des rouages complémentaires de la formation classique.Sous cet éclairage, les pee-wee de la scène collégiale s\u2019attiraient autant d'égards que les professionnels et les stars.A cause de ses répercussions lointaines, le théâtre était d'une importance qui n'a pas échappé aux mentors et aux nestors d'autrefois.ll a atteint son apogée entre 1910 et 1920.Après chacun de nos meilleurs succès, les plus anciens nous disaient en soupirant: \u201cAh ! vous autres, vous n'avez pas entendu Albert Béland dans l\u2019opéra Joseph, en 1913, ni vu Philippe Normand dans Jeanne d'Arc, en 1910 !\u2019 Le personnel et la communauté entière y participaient de quelque facon.Les piéces étaient jouées devant une salle académique archi- comble.puis répétées plusieurs fois devant les Trifluviens.Les spectateurs étaient émerveillés par ces divertissements de \u2018esprit comme nous palpitons au- jourd'hui devant les joutes de hockey.Le déclin du théâtre a commencé avec la vogue du cinéma; il a été précipité 2S PRORLEMES, par l'avènement de la télévision ; il fut consommé à partir du moment où les pensionnaires furent autorisés a passer les fins de semaine dans leur foyer.J'ai été nommé régisseur en 1946 et j'ai tenu le coup, tant bien que mal et souvent plus mal que bien, jusqu'à mon départ pour Sain- te-Geneviève, en 1959.J'ai donc monté une vingtaine de pièces.Aucune n'a causé de commotion à Trois-Riviè- res et plus d'une m\u2019ont laissé des regrets.Un régisseur récolte d'ordinaire plus de mérites que de gloriole.J'ignore si j'avais la vocation théâtrale \u2014 supposé qu'il y en ait une.En tous cas, je ne me suis jamais posé la question, non plus que le supérieur, quand il m'a nommé régisseur.Je ne fus soumis par lui à aucun test, mais cet homme était d'une persuasion telle que j'acquiesçai sur-le- champ, sans même poser d'objections et, je l'avoue, sans avoir mesuré les embûches de ma nouvelle fonction.Durant mes études, il était formellement interdit d'entrer dans les cinémas; élève, j'avais tenu quelques rôles secondaires, professeur, j'avais analysé Corneille, Racine et Molière, et passé déjà bien des heures à a initier les rhétoriciens à la parole publique.§ DUN ee) Par I'abbé Hermann Plante C'était trop peu.Néanmoins, je pris mon rôle au sérieux, avec la conscience d'un éducateur plutôt que la passion d'un artiste.Je ne pouvais certes pas m'écrier, en me trémoussant : \u201cJ'adore le théâtre\u201d, comme on dit: \"J'adore les chiens \u201d\u2019, mais je l'ai beaucoup aimé, attendu qu'on finit toujours par aimer son travail, quand on s'évertue à le faire de son mieux et, chaque jour, un peu mieux que la veille, sur l\u2019un ou l\u2019autre point.Après avoir commis le Reliquaire, je me suis aussitôt racheté par les Fourberies de Scapin.Mais alors surgit le grave problème de la moralité et du travesti.C'en était un, en soi, et tout un, à cette époque.Des consciences méticuleuses n'ont pu supporter qu\u2019un diable t Louis de Santis et Marcel Blouin dans \u2018Les Fourberies de Scapin\u201d de Molière. Vendredi, le 17 décembre 1971 de Scapin rouât de coups le vieux Géronte dans son sac, ni s\u2018amuser du sein plantureux de La Nourrice et de I'allure vipérine de Zerbinette, I'Egyptienne.\u201cTout de même, dans un Sérrinaire.\" Je fus donc forcé de mettre la clé au palais des classiques.D'autre part, tout m'interdisait de rouvrir le grenier des mélodrames.Je me mis donc à fouiller patiemment dans le répertoire des contemporains et j'y trouvai, chaque année, de bons drames, pour hommes seuls, entre autres : Sur la terre comme au ciel, Maître après Dieu, Les cyclônes, Ouragan sur le Caine.Plus tard, la censure s'étant un peu relâchée, nous fimes un retour occasionnel aux classiques avec le Polyeucte de Corneille.Le choix des dcteurs n\u2019était guere plus facile que celui des auteurs.La majorité d'entre eux étaient toujours des novices.Ils subissaient l'épreuve de la rampe en Belles - Lettres ou en Rhétorique, donnaient leur pleine quoique modeste mesure en philosophie junior et, par exception, l'année suivante.Pour quelques-uns d'entre eux ce fut le premier pas de leur carrière théâtrale et pour les autres, le dernier.Le régisseur restait au poste, avec un vif regret de lassitude, quitte à recommencer avec de nouvelles recrues.Les premiers et les derniers de classe, les sportifs, les responsables des divers mouvements, n'avaient pas le temps de faire du théâtre.Les mieux doués pour cet amusement sérieux étaient souvent médiocres dans leurs études, car on ne choisit pas ses talents; il fallait donc en obtenir des promesses et des garanties.Et puis, à dix-huit ou vingt ans, la haute prestance et les belles voix sont aussi rares que les chênes dans la forêt.Enfin, comme il n\u2019y a pas un langage pour la scène et un autre pour l\u2019usage courant, les bouches molles, ce fléau national, s\u2019éliminaient d\u2019elles-mêmes.Après ce criblage, à peine restait-il une poignée de bon grain, tout juste de quoi pétrir une mince galette.Pourtant, cette galette, était mangeable et quelquefois savoureuse, tant les jeunes acteurs y mettaient de souplesse et d'ardeur à se perfectionner.Le nombre des répétitions était limité.On y compensait par une espèce d'acharnement.Mémoriser son rôle jusqu'à le posséder comme son notre Père, répéter les mêmes passages, les mêmes jeux de scène, les mêmes gestes, fabriquer des décors qui ne coûtaient presque rien à la procure, c'eût été, certes, un travail fastidieux.Pas avec des jeunes.C'était pour eux, au contraire, une LE BIEN PUBLIC détente, un jeu nouveau, presque une ivresse d'artiste.Ouand ils aiment leur travail et qu\u2019on daigne leur faire confiance, les jeunes ont un tel potentiel d'enthousiasme et d\u2019application au\u2019ils comblent d\u2019emblée nos espoirs.Et quelle fraternité ! Je ne me souviens pas de les avoir vus paralysés par les prétentions, les susceptibilités, les jalousies et les querelles.|| est vrai que notre petite troupe ne comptait ni femmes, ni vedettes.Le régisseur était-il fatigué, malude, perplexe ou tiraillé par des obligations parallèles, aussitôt un somari- tain ou un bon ange, mieux dispos ou plus au fait que lui des techniques du théâtre, venait à la rescousse et même se chargeait, presque seul, de la mise en scène.Ici, ma plume voudrait bien révéler des noms, mais je dois la réprimer, car, si je la laisse commencer un palmarès, où devra-t-elle s'arrêter ?Nous avons affaire à des vivants.Le soir de la représentation, l'auditoire appréciait en connaisseur notre point d'arrivée, mais il ne pouvait savoir d\u2019où nous étions partis.Aucun confrère, jamais, n'a tenté de me démoraliser.Inouï ! Et les acteurs ?Parce que l'évêque ou le supérieur les avait gentiment félicités, sans réserves, et que les confrères étaient accourus leur serrer lo main et leur taper l\u2019épaule comme à l'issue d\u2019un triomphe sportif, tous étaient convaincus Page 7 d'avoir cueilli la palme du succès.Pour ma part, j'étais ravi de leur candide exaltation et je me sentais libéré d'un fardeau de galérien.Peiné aussi de l'oubli qui enveloppait tous ceux qui avaient oeuvré derrière les décors.Les nécromanciers soutiennent que les ombres des disparus viennent parfois errer, à la dérobée, sur le théâtre de leurs souffrances et de leurs joies.Je n'ai pas attendu ce moment pour me payer ce privilège.Mon âge, mes infirmités, mon naturel, mon métier d\u2019archiviste, tout me détache du présent et me ramène au passé, d'un présent tumultueux si difficile à déchiffrer, d'un passé déjà lointain si facile à embellir.Je suis descendu, seul, un soir, à la salle académique.J'ai marché sur la scène et dans les coulisses, puis je me suis assis, las et rêveur, comme jadis après chaque représentation.Je revoyais ces visages qui m'ont captivé, j'ai entendu les voix qui m\u2018ont charmé et reconstitué les jeux qui m'ont ravi.Et avec quelle émotion ! Ce que c'est que de vieillir ! Extrait de la revue _ _ \u2014 \u2014 _ _ _ Le Ralliement_ = \u2014Octobre -1971 ?RAR Assis: A.Marchand, P.Bédard, P.Gélinas, M.Beauchemin, J.-M.Massicotte, R, Grenier; Debout: R.Paquin, M.Chartier, Y.Proulx, G.Laurendeau, C.Bédard, G.Bournival, C.Laperrière, P.Coutu, R.Boisvert, N.Pagé, M.Rompré, G.Normand, O.St-Yves, V.Cossette, GARCIA MORENO (Juin 1952) Bellemare.J.-P.Belleville, J.Rompré, abbé H.Plante, J.Lafond, P.Warren, J.- M.Gauthier, C.Masson ,G.Harnois, R.Chalifour, G.Beauchesne, R.Dorion, J.Hébert, J.-G.Lacoursière, M.Bilodeau, J.Albert, abbé R.J.P.Desaulniers président Courtier en Immeubles 1679, ROYALE, TROIS-RIVIÈRES, TÉL.: (819) 378-4521 QUE. Page 8 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 17 décembre 1971 A TOUS nous souhaitons le plus JOYEUX NOËL { Acrorole | 2 RESTAURANT 8 N'OUBLIEZ PAS QUE VOTRE GESTE SERA FORT APPRECIE SI VOUS OFFREZ EN CADEAU UN TAPIS POUR LA CHAMBRE DE L'ETUDIANT OU L'ETUDIANTE POUR LE BUREAU LE SALON DE PE sa Gr pe ~ x DE L'HOMME D'AFFAIRES MADAME ANNE ONE ONE OEE IE NE EOE NEED © Estimation gratuite à domicile ® Plan mise de côté © Facilité de paiement ® Pose exécutée par des experts.DONNEZ-TES Due VOUS AIMEZ Les fameux comprimés contre maux de tête, migraines.malaises de la grippe, etc, sur le marché depuis 35 ans, sont'actuellement manufacturés à Trois-Rivières Lomas Ty Îoyoux Noël a nos amis à notre personnel, a nos clients.RENIN SBS IN INSEL SD ID IDE ID ENE A A AA A A A AE AE AE AEE OE OE EINE OP AAALAC AAA AEE AEA AACA AEA REUSE ANNÉE SOULIERS POUR HOMMES \u2014 DAMES \u2014 M.Raymond Plourde, ENFANTS ;Ç co-propriétaire DE TOILETTE OU SPORT BOTTES DE MOTONEIGE 2 Guy Poirier Gérard Mathieu Président Gérant TÉL.: 378-2961 LES PRODUITS LIMITÉE ULE \\ 3025, RUE GIRARD \u2014 (PARC INDUSTRIEL \u2014 TROIS-RIVIERES, P.QUE.E_CHAUSSURES#ST-ODILON TEL AS OL Vendredi, le 17 décembre 1971 Un grand ; af nous visite L'art de la céramique a toujours fasciné les humains tant par son côté artistique qu'utilitaire.Nos trifluviens n\u2019échappent pas à la règle et plusieurs s'adonnent avec passion à cet art, surtout, depuis que le Club Mauricien de Céramique a ouvert ses portes chez nous, en octobre dernier.Depuis, séances d'initiation aux diverses techniques, journées d'atelier libre, conférences et démonstrations par des céramistes bien connus, se succèdent dans ce magnifique atelier.C'est ainsi, que jeudi dernier, un céramiste qui fait et fera certes beaucoup porler de lui, Michel Lemire, de Nicolet, donnait à \u2018intention des membres du Club, une conférence illustrée de diapositives, ainsi qu\u2019une démonstration de son savoir faire sur le tour.Les cinquante-huit membres du Club ainsi que leurs invités ont grandement goûté cette initiative qui se répètera avec d'autres céramistes bien connus, à tous les deux mois.Un magnifique film de l'O.N.F.: \u2018\u2019Pierre le potier\u2019\u2019, fut également présenté à la fin de la soirée qui s\u2019est clôturée par une dégustation gracieusement offerte par la dirac- tion du Club.Nul doute, qu\u2019avec un centre aussi bien équipé, des instigateurs aussi dynamiques, des membres aussi nombreux et intéressés que cet art est appelé à prendre, un essor jamais connu dans notre région.La Direction soulignait, en terminant, pour bien marquer l\u2019esprit de famille qui anime la boutique, \u2018\u2019que c'était leur boutique\u2019 et qu'ils se devaient d'inciter leurs amis éventuellement intéressés à venir faire, comme eux, \u2018oeuvre de terre\u2019.Viateur Perreault LE BIEN PUBLIC La crèché de l'Enfant Jésus (Suite de la page 1) \u2014 Voici, ma femme si sage : « Mais je ferai marcher les aveugles sur la route et les acheminerai par des sentiers.Je changerai devant eux les ténèbres en lumière et les terres rocailleuses en pistes unies.> /ibid.16/ \u2014 Amen! ainsi soit-il., acquiesça doucement Hamital, puis elle enchaina sur un ton plus élevé : \u2014 Et que voulez-vous faire maintenant, car c'est la vérité : « Aide-toi, le ciel t'aidera.» Misaël n'attendit pas que sa femme discourût bien longuement.Sa réponse fut prompte : \u2014 Femme! tu sais que ma confiance en la miséricorde du Très-Haut demeure inébranlable.J'irai demain chez Zérah; qu'il me donne quelques morceaux de bois et j'en fabriquerai une nouvelle crèche.\u2014 Oui, oui, reprit Hamital, si ce fils de diable veut bien nous créditer encore .N'oubliez pas que nous n'avons pas d'argent pour lui.Nous devons d'abord payer ce maudit impôt à Hérode ! \u2014 Eh bien, interrompit Misaël, Je n'ai pas oublié l'impôt, mais je vais essayer tout de même.\u2014 Faites ce que vous voulez, conclut sa femme sur un ton quelque peu irrité.Là-dessus, ils s'en allèrent dormir.Le lendemain, de bon matin, Misaël partit poche vide, coeur lourd, mais plein d'espoir.Chemin faisant, il formula dans sa tête plusieurs sortes d'excuses et de demandes qu'il aurait voulu adresser à Zérah.En même temps, il regarda attentivement les bords de la route pour voir si, par hasard, il trouverait quelques morceaux de bois utilisables.La campagne était ravagée par la chaleur.Nulle part un petit reliquat de végétation vivante.Les champs ont été pareils au tesson.Partout, ce n'est que de la poussière désolante que n'agite pas le moindre souffle.Et Misaël, l'&- me désséchée, récita le vers du Psaume : « L'homme! ses jours sont comme l'herbe, comme la fleur des champs il fleurit; sur lui, qu'un souffle passe, il n'est plus.» /Ps.103:15/ Il ne put continuer car son émotion lui coupa la parole.Puis, un autre souci l'envahit.\u2014 Comment saurais-je, en vérité, obtenir du bois de ce cupide Zérah ?murmura-t-il plusieurs fois.Si je lui dis que je voudrais refaire la crèche obimée, Zérah exigera, certainement, un agneau.Un agneau ! ?Comment pourrais-je le lui céder.J'ai besoin même de la toison de chacune de mes bêtes pour payer ensuite l'impôt, soupira notre homme.Pauvre Misaëll il était sur le point de rebrousser chemin lorsqu'il entendit un bruit de trot.Il regarda en arrière et vit Ezer sur son mulet.Ezer était l'un de ses voisins, aussi indigent que lui, mais d'allure fière, presque hautaine.D'abord, Misaël, ne voulant pas le déranger, feignit de somnoler, mais ce fut Ezer qui lui adressa le salut habituel à l'orientale : \u2014 Paix à toil \u2014 À toi aussil répondit notre berger.\u2014 Et alors où vas-tu?Page 9 \u2014 Chez Zérah\u2014 Et pourquoi?interrogea Ezer\u2014 Eh, j'aurais besoin de quelques planches., balbutia Misaël\u2014 Pourquoi ça?demanda avec une ironie visible son voisin.\u2014 Pour réparer la crèche.\u2014 Es-tu devenu fou ou bien riche ?rit Ezer\u2014 Non, non, ni l\u2019un, ni l'autre, mais le menu bétail en aura besoin.\u2014 C'est vrail mais as-tu de l'argent pour payer.\u2014 Hélas! pas une piécette pour le moment, répondit tristement Misaël\u2014 Et tu penses que Zérah te donnera un morceau à crédit ! ?goguenarda Ezer.Bonne chance ! Misaël, je suis pressé.Là-dessus, Ezer éperonna son mulet et laissa notre homme dans une désolation encore plus profonde.\u2014 Que devrais-je faire ?murmura-t-il en lui- même.Si je rebrousse chemin, je m'expose non seulement aux blames ininterrompus de ma femme, mais plus encore, aux risées des voisins peut- étre.Que devrais-je faire ?répétait-il désespérément.Sa tristesse et son incertitude devenaient si pénibles qu'un sanglot se formait dans sa gorge.Toutefois, ses pieds le portaient presque machinalement de l'avant.Ainsi arriva Misaël à un ruisseau dont le bas-fond était déjà tari par la sécheresse.Notre homme regardait avec désolation ce spectacle navrant et pensait à Moïse qui fit jaillir de l'eau du rocher au désert.Misaël implora Moïse pour un nouveau miracle.Et voici qu'au même moment, d'abord, une toute petite tache d'eau commença & scintiller dans le lit de la rivière.Misaël se frotta les yeux ne voulant pas croire à cette vue.Cependant, la petite tache s'augmenta.Le pauvre berger tomba à genoux et, n'en croyant pas encore ses yeux, toucha l'eau d'une main tremblante.À peine éprouva-t-il la fraîcheur de ce liquide miraculeux que l'eau disparut.Misaël demeura abasourdi.Eperdument, il aurait voulu gratter l'humus du fond afin qu'il jaillit de nouveau quelques gouttes pour étancher sa soif atroce.Mais plus d'eau! Alors, Misaël se frappa la poitrine dans une contrition douloureuse et implora pardon pour son incrédulité.Il aurait voulu déjà se lever, lorsqu'au fond de ce ruisseau, il aperçut un objet luisant.Vite, d'un geste preste, il le saisit.C'était une drachmel! Notre berger se dressa, leva ses mains vers le ciel et entonna à haute voix le cantique des trois jeunes gens dans la fournaise, autant qu'il lui revint à la mémoire: « O vous, sources, bénissez le Seigneur: à lui, haute gloire, éternelle louange ! N Rendez grâces au Seigneur, car il est bon, car son amour est éternel.» ./Dan,3:77 et 89/ Maintenant, Misaël hâtait le pas.Un seul problème le harcelait encore: comment saura-t-il expliquer à Zérah et à Hamital la drachme miraculeuse ?Devra-t-il tout raconter ?Est-ce qu'on le croirait sur parole ou bien entraînera-t-il la suspicion de je ne sais quelle basse action criminel- e Il lui apparut clairement qu'il devait inventer quelque chose.Alors, il reprit ses supplications avec des paroles de David: (Suite à la page 12) Page 10 VARNA AE AU.V:V:V.V:UN FRET FUVWUWVVNNLVVVUUVVVVNNVIWVWVWUX A .Wn, LE BIEN PUBLIC PNA EN AAA ANE AUN AAA AAA AA AAAS JOYEUX NOEL A TOUS NOS CLIENTS ET AMIS Au terme de l\u2019année qui s'achève, c'est pour nous un agréable devoir de remercier le public en général et notre personnel en particulier de sa remarquable collaboration.CHARBONNERIE ST-LAURENT INC.La librairie la plus récente en ville mais déjà la plus complète.Stes plus belles éthennes aux enfants des livres, les albums des grandes collections Profitez de nos spéciaux de fin d'année: nos prux sont inférieurs aux prix courants.Invitation condiale aux bibliothécaires, enseignants, heligioux et étudiants.Ÿ LIBRAIRIE POIRIER \u2026 1505, Royale \u2014 379-1535 \u2014 Trois-Rivières = Som a .ANN INS SNS NNN NSS A AUN AN ASN ANS ANN ve 2620, rue Notre-Dame Téléphone : 374-6221 Trois-Riviéres NINA AN NNN NNN AN NN NNN AN NNN NN NNN NTN AN = tr tait AAA 4 Zea?YOU, Ÿ Vendredi, le 17 décembre 1971 BEGECEBGEECECELELLELEE YX EPICIERS - RESTAURATEURS ¥ INSTITUTIONS - PHARMACIES | 7 Avant Noel, faites s> 7/8 provision: Chocolats (2222 en boite, a la livre, 1- 2-3-5 Ib \u2014 Bonbons des Fétes \u2014 Toffee \u2014 Biscuits dans des contenants de fantaisie \u2014 Cigares de Noel \u2014 Montres Timex.EM.Griffin Inc., est un des plus grand distributeur de la region, a cause de son grand choix et de sa grande variete.à votre service CASH'N CARRY % NEGOCIANT ; J'ABAC, CONFISERIES ET EPICERIE ~ off.Emmanuel Griffon 12:5, aug ST-MAURICE, PRESIDENT TROIS-RIVIERES, qué.Tél.: 375-9613 =0/.ÆUR775 BELVECLEKLEELCLELELECEKGELELELEEE DAAAAAAAAADAAAAAAAAAADAAADAAADA ECEBGELEELKELKEELELEGELBE 3 A A A A A A 3 A x Pagé Construction Inc.Régional Asphalte, Limitée Carrière St-Maurice, Incorporée vous offrent leurs souhaits de santé, bonheur et prospérité à l'occasion de Noël et du Nouvel An.Siège Social : 135, Boul.Normand Trois-Rivières ROSES SHA THA SATE SAS FE SE FM EE A I SE EN SS EN IE SN IB BIBI IE IE SEES EE I I I SES Sa 3 Vendredi, le 17 décembre 1971 M.JEAN-PAUL L'ALLIER VISITE LA DIRECTION RÉGIONALE DES COMMUNICATIONS À TROIS-RIVIÈRES Avant d'être reçu à l'Hôtel de ville de Trois-Rivières, M.Jean-Paul L\u2019Allier a visité la Direction Régionale des Communications Devant le comptoir de vente des publications de l\u2019Éditeur officiel du gouvernement, du Québec, nous reconnaissons, dans l\u2019ordre habituel, M.Louis Caron, directeur de la Direction régionale des Communications, M.Jean-Paul L'Allier, ministre des Communications, M.Roch Lefebvre, Éditeur officiel du Québec, et M.André Gauthier, secrétaire du ministre des Communications.=f enr ou il me fi AY vous [A au nom Zh Br è Ni P.snl Il Worn des Pole T ME os vooux 3 incérds & A Ÿ = \\, Nous civon STÉlé AL 2 de vous \\ ll i) é dans Le pesé « prochain a ine pe el, un de nll sidi esl solo \u201cvous revoir encore, Neg oo, Legs à SLs % i >, on ae] TL \u201c wi Dicick ion VE AY Lo on Commod ore Dr 10 0 ft ee te te et ét tt te tt tn tt te lt le | | '\" À tous nos clients JOYEUX NOËL ET BONNE ANNÉE ESS SES VO PA Xa OS FE FA Pax IP PC PP AC A PO FA DE EC ESA EE ES LS Tels sont les soushaits sincères présentés par les propriétaires et le personnel de notre établissement, Spécialités et matériaux de construction acier de toutes sortes.2 SM VAE OR LOSC FSU EC LICE PAM REX ÉSL POULE PAK VOX ESX ESC ENS PK FE PAM Po LE BIEN PUBLIC LA.A4 de ff ff ft te ft te lt te ét lt tn él ét tre tn ln tr ln te oise vieres ddd dr dbdhidrdode dtd db EEL IAT IRIEL EA Rl Ben\\anasse inc.3315, GIRARD TROIS-RIVIERES 819-379-4471 20 A tous nos clients et amis | Joyeux Noel pa nn S we X tro = CT) À N\\) Emballage gratuit rT PIN Z IN a Jip à à A = ® PLRMIS DE RCSTAURANT o Tél.: FR.5-4391 JOYEUX NOËL À TOUS x, _) Restaurant Koyal A pe sy ENEHNEY REPAS COMPLETS ET LEGERS CUISINE CANADIENNE * OUVERT JOUR ET NUIT e 1622.RUE ROYALE TROIS-RIViÈREs.P.Q.Georges Veilleite, prep.offrez-vous un cadeau y de classe._ Un lave-vaisselle Page 12 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 17 décembre 1971 La crèché de l'Enfant Jésus (Suite de la page 9) « En toi, Yahvé, j'ai mon abri.Sur moi pas de honte à jamais ! En ta justice affranchis-moi, délivre-moi, tends l'oreille vers moi, hâte-toi! » /Ps.3L:2 sq./ Son esprit cherchait fièvreusement, mais ne trouvait aucune solution acceptable.Ainsi arriva- t-il à la bourgade où Zérah résidait.La porte de sa boutique était ouverte, mais il était absent; seul un de ses employés s\u2018y affairait autour des planches.\u2014 Paix à toi! salua Misaël\u2014 Paix à vous! répondit l'autre.Mon patron n'est pas là.Il devait se rendre, à cause de ce révoltant recensement, dans la ville de sa lignée, jacassa cet homme loquace.Misaël fut agréablement frappé par tout ce qu'il venait d'entendre.Ainsi Zérah était absent et il n'aurait pas à s'expliquer sur la provenance de la drachme.L'employé cependant s'interrompit et lança la question d'usage : \u2014 Que pourrais-je vous servir ?\u2014 J'aurais besoin de quelques planches de bonne qualité, fit le berger.\u2014 Pour quoi faire ?demanda le jeune homme.\u2014 Pour fabriquer une crèche convenable à mes brebis.\u2014 Prenez donc celles-là, elles sont de peuplier.\u2014 Non, je voudrais quelque chose de plus solide, répliqua Misaël\u2014 Voudriez-vous alors du cèdre de Liban ?pour une vile crèche ?s'étonna l'employé de Zérah.Et, dans sa remarque, Misaël put discerner une ironie méprisante.\u2014 Pourquoi pas?rétorqua le berger.Es-tu bien sûr qu'une crèche soit un vil objet ?\u2014 Je n'ai pas dit que cela soit une crèche vile.Et, pour le moment, il s'écoutait parler avec étonnement tant le son de sa voix trahissait une sûreté qui ne semblait pas devoir l'abandonner.\u2014 Excusez-moi, monseigneur! fit ironiquement l'employé devenu cauteleux.Mais cela est assez dispendieux.\u2014Cela importe peu, répliqua négligemment Misaël.Quel est le prix, par exemple, de ces mor- ceaux-là?demanda-t-il ensuite en montrant trois belles planches.\u2014 Une drachme! monseigneur.\u2014 Ho ! combien! s'étonna le berger.\u2014 J'ai dit, avec votre permission, une drachme, répéta calmement le commis.Pareil à l'éclair, tout ce qui s'était passé traversa l'esprit de Misaël, anéantissant toute réflexion.Il sortit la drachme miraculeuse de sa bourse et la donna sans hésitation à l'homme de Zérah.Celui-ci, stupéfait de la largesse de ce berger vêtu si pauvrement, se ploya plusieurs fois en répétant: \u2014 Merci, merci bien, monseigneur! Et Misaël reprit son chemin avec les planches de cèdre sur l'épaule.Il aurait eu l'envie de siffloter dans sa grande joie, mais l'idée ou, pour mieux dire, le pressentiment vague d'un mystère ferma ses lèvres.Plusieurs questions envahissaient aussi son esprit: « Pourquoi ai-je trouvé cette drachme ?.\u2026 .Est-ce que j'ai commis un gaspillage impardonnable en achetant des planches de cèdre pour une « vile » crèche, comme il l'a dit, sera-t-elle vile cette crèche que je fabriquerai avec du bois précieux?Pas du tout! Même mes arrière-petits-fils pourront y conduire le bétail, tant elle sera solide et durable.Et un jour, je raconterai comment j'ai pu obtenir ces trois planches de cèdre blond.Mais Hamital! soupira Misaël.Elle est ma bonne moitié ; va-t-elle me croire, même si je lui raconte par le détail ce qui m'est arrivé.?Le soir tombait déjà lorsque Misaël fut de retour.L'économe Hamital n'a pas allumé la veilleuse.En voyant qu'elle somnole paisiblement, Misaël dépose les planches précieuses à l'étable et va se reposer aussi.Le lendemain matin, il se leva tôt afin de bricoler à son aise.Ce jour-là, Hamital ne le dérangea pas trop.Elle lui bailla un court « bonjour » et, à l'étonnement de son mari, ne posa pas de questions interminables.Hamital exprima simplement sa satisfaction que son homme ait pu acheter des planches, ajoutant toutefois avec un grain de fiel : \u2014 Vous avez, Misaël, contracté de nouvecu une dette.Notre berger ne répondit rien, mais en son ame naive il sentait une protection mystérieuse sur sa personne et sur tout son avoir.Après trois jours de travail assidu, Misaël, tout fier de son ouvrage, invita sa femme: \u2014 Hamital, viens voir ce que j'ai fabriqué ! La crèche était là solidement chevillée et bien garnie de paille dorée.De tout ceci émanait un parfum agréable.\u2014 On croirait que vous avez préparé ici un accueil royal, remarqua Hamital en contemplant l'étable bien nettoyée.\u2014 Qui sait ce qui peut arriver ?reprit-il, dans une impulsion étrange.A ce moment, des pas se firent entendre sur le sentier montant à la chaumière de notre berger.Un pauvre couple aux vêtements empoussiérés s'avançait vers la porte de l'étable.\u2014 Serait-ce déjà les percepteurs impatients?s'inquiéta le berger ?Mais non ! dans la pénombre, ils ont pu distinguer les contours d'une femme sur le dos d'un beaudet.A côté, un homme marchait péniblement.\u2014 Que veulent-ils, à cette heure tardive ?se demandèrent les époux.Ils ne demeurèrent pas longtemps sans réponse.Après les salutations réciproques, l'étranger expliqua qu'ils étaient venus de Nazareth pour le recensement, à Bethléem.N'ayant pas trouvé « de place pour eux à l'hôtellerie » [Luc.11.7], ils cherchaient un gîte pour la nuit dans la contrée .L'affaire lui était d'autant plus urgente que sa femme était sur le point d'entanter.Là-dessus les femmes disparurent déjà à l'étable.Misaël se souvenait de la rigolade de Hamital lui soumettant par dérision qu\u2019il avait préparé une crèche royale.Cet homme et cette femme ne sont-ils pas « de la maison et de la lignée de David »! [Ibid.4] Quel honneur ! pensa soudain Misaël à qui vint en mémoire ce que Michée avait prophétisé il y a quelque sept cents ans : « Mais toi, Bethléem .le moindre des clans de Juda, c'est de toi que naîtra celui qui doit régner.» /Michée, 5:1/ (Suite à la page 13) Partage ! e Partage ta moisson avec tes frères.Partage ces récoltes qui demain auront pourri.Atroce avarice qui laisse tout moisir plutôt que d'en laisser aux miséreux ! \u201cA qui fais-je du tort\u201d, dit l\u2018\u2019avare, \u2018en gardant ce qui m\u2019appartient ?\u201d\u2019 Mais quels sont, dis-le-moi, les biens qui t'appartiennent ?D'où les as-tu tirés ?Tu ressembles à un homme qui, prenant place au théâtre, voudrait empêcher les autres d'entrer et entendrait jouir seul du spectacle auquel tous ont droit.Tels sont les riches : les biens communs qu'ils ont accaparés, ils s'en décrètent les maîtres, parce qu \u2018ils en sont les premiers occupants.Si chacun ne gardait que ce qui est requis pour ses besoins courants, et que le superflu, il le laissôât aux indigents, la richesse et la pauvreté seraient abolies.À l\u2019affamé appartient le pain que tu gardes.À l'homme nu, le manteau que recèlent tes coffres.Au va- nu-pieds, la choussure qui pourrit chez toi.Au miséreux l\u2018\u2019argent que tu tiens enfoui.Ainsi op- primes-tu autant de gens que tu en pouvais aider.Saint Basile Homélie 6, Contre la Richesse.\u201cDieu se fait petit Dieu se fait petit, Il se fait pauvre Pour me rencontrer.Il se fait petit, Il se fait pauvre, | m\u2019offre son amitié.Il se fait petit, Il se fait pauvre, Pour m\u2019enseigner Que dans la pauvreté, Dans le silence, Je puis le rencontrer.MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS DU CANADA 71-792P SOUMISSIONS DES SOUMISSIONS CACHE- TEES, adressées au Directeur, Services Administratifs, Ministère des Travaux Publics du Canada, 1631 avenue Delorimier, Montréal 133, Quéet portant la mention: \u201cSOUMISSION POUR NICOLET, P.Q\u2014 Modifications intérieures\u201d.seront reçues jusqu\u2019à trois heures de l\u2019après-midi (heure normale de l'est), mercredi le 29 déc.1971.On peut prendre connaissance des plans, devis et formules de soumission, ou se les procurer au Ministère des Travaux Publics du Canada, Bureau des Soumissions (283-6553), 1631 avenue Delorimier, Montréal 133, Qué.et on peut les consulter aux Bureaux de Poste: Nicolet, Grand St-Esprit, St-Jean- Baptiste de Nicolet, Ste-Moni- que, Bécancour.On ne tiendra compte que des soumissions qui seront présentées sur les formules imprimées fournies par le Ministère et faites en conformité des conditions qui y sont stipulées.On n\u2019acceptera pas nécessairement ni la plus basse, ni aucune des soumissions.D.B.Norwood, Directe: Services \u2018Administratifs Vendredi, le 17 décembre 1971 LE BIEN PUBLIC Page 13 sr 4 PE À La crèche de l'Enfant Jésus (Suite de la page 12) Notre berger et Joseph, car bien sûr, c'était lui, furent maintenant invités à l'étable où Marie « enveloppa de langes et coucha dans la crèche » I'Enfant-Jésus.[cf.Luc, ibid 7] Et puis, vous savez que de nombreux événe- ments miraculeux survinrent encore autour de cette creche prodigieuse.La nuit méme de la Nativité, les bergers vinrent adorer le petit Jésus, répétant les paroles de l'Ange du Seigneur.Un peu plus tard, les mages arrivèrent de l'Orient et offrirent à l'Enfant-Dieu des cadeaux de grande valeur dont Joseph a donné une grande part à ses hôtes.Misaël a gardé le souvenir de ces événe- ments dans son coeur et la crèche qu'il fabrique JOYEUX NOEL a notre distinguée clientèle == Quincaillerie P.H.Poliquin e plomberie ° chauffage ++ ++ tt + un jour de planches en cèdre du Liban ne servi- + rait jamais plus au bétail, mais demeurerait un 21, RUE RADNOR \u2014 TELEPHONE : 374-6236 Ÿ objet de venération pour les générations des CAP-DE-LA-MADELEINE + siecies a vem» FH HEHEHE EEE EEE EEE Michel Clauser ta) Québec, Noël 1971.\u2014 Pour connaître un peu le milieu ambiant de cette légende, remarquons ce qu'un auteur juif écrit: « Telle fut, en effet, l'histoire d'Hérode le grand: effusion de sang, spoliations, impôts écrasants, débauche, mépris des lois.» [V.le no 309 du Feuillet Biblique.] \u2014 Les recensements ont été rejetés, en général, pour plusieurs raisons par les Juifs.\u2014 À l'époque de la naissance de N.S., le souvenir de la révolte de Judas le Galiléen contre le recensement travaillait encore toujours les esprits: [V.Ac V.37] \u2014 Les citations ont été empruntées à la Bible de Jérusalem [éd.1961] Wes mei Murs souhaits à lous mes chents et amis E) gi CE AR ECS R OS ONE NET LCR 1065, QUE ST-PRONHER V TROIS-AIVIÈRES, Qué.Heures de bureau : Du lundi au vendredi : 9 hres à midi \u2014 1 hre à 5 hres 30 Vendredi soir 7 hres à 9 hres Samedi, fermé toute la journée Page 14 LE BIEN PUBLIC | A l\u2019occasion lm == de Noél et du Nouvel An A TOUS NOS EMPLOYES ET LEUR FAMILLE Nos meilleurs voeux de santé et bonheur.SOCIETE ALUMINIUM REYNOLD [CANADA] LIMITEE Cap-de-la-Madeleine, Qué.Vendredi, le 17 décembre 1971 IL Y A 150 ANS NAISSAIT GUSTAVE FLAUBERT C\u2019est à Rouen, le 12 décembre 1821, que naquit Gustave Flaubert, le plus grand romancier de la seconde moitié du XIXe siècle.Elevé au lycée de cette ville, il se sent déjà une vocation d\u2019écrivain et ses premiers essais littéraires, qu\u2019il publie dans un petit journal scolaire, dont il est l'unique rédacteur, contiennent la plupart des thèmes qu\u2019il développera plus tard.Très tôt, il vient à Paris suivre des cours de droit, mais, dès 1844, des troubles nerveux qu\u2019il ressentira toute sa vie l\u2019obligent à abandonner ses études et à quitter la capitale pour s\u2019installer à Croisset, près de Rouen.C\u2019est là qu\u2019il passera toute son existence, ne quittant sa retraite que pour quelques voyages.C\u2019est là aussi qu\u2019il mûrit longuement son oeuvre, au total peu abondante, mais qui est le fruit d\u2019un travail acharné, L\u2019Encyclopédie Générale Larousse donne le bilan de cette oeuvre qui compte parmi les plus grandes créations romanesques: \u201cLa publication de Madame Bovary, de Gustave Flaubert, est considérée E/ MOLSON \\ c CANADIAN À Lae Lg Bon Del Dugré Votre agent Molson i Brassées au Québec par Molson comme l'événement qui consacre le triomphe du roman réaliste.L\u2019exactitude de la documentation, le souci du détail précis, la description méticuleuse des lieux et des attitudes apparentent sans doute Flaubert a Balzac; mais a la différence du créateur de la Comédie humaine, l'auteur de Madame Bovary s'interdit d'interpréter ce qu\u2019il montre; son réalisme tient à cette impersonnalité même qu\u2019il exige de tout romancier.L\u2019Education sentimentale (1869) est considérée au- jourd\u2019'hui comme l'oeuvre la plus significative de Flaubert: nourri de souvenirs personnels,ce roman reflète à travers les désillusions de Frédéric Moreau et de son ami Deslauriers, les échecs que l'existence réserve aux ambitions de la jeunesse; la motonie de la vie quotidienne, à peine troublée par les remous des événements politiques de 1848, enveloppe l\u2019Education sentimentale.Mais le faste archéologique de Salammbô, les visions de la Tentation de saint Antoine révèlent la puissance d\u2019une imagination marquée par le romantisme.Les prétentions ridicules de deux petits bourgeois que sont Bouvard et Pécuchet, avides de s\u2019élever au plus hautes connaissances sans en avoir les moyens intellectuels, confirment le dédain de Flaubert pour la médiocrité.Ce qui donne son unité profonde à l\u2019œuvre du romancier, c\u2019est, à travers la variété de ses oeuvres, le conflit constant qui oppose son imagination et sa sensibilité à la dure et triste réalité; du moins, l\u2019écrivain parvient-il à surmonter ce tragique malentendu en faisant du roman une oeuvre d'art.La magnificence du style n\u2019est obtenue par Flaubert qu\u2019au prix d\u2019un labeur acharné ; chaque oeuvre est remaniée avant d\u2019arriver à sa forme définitive.Un des derniers ouvrages publiés par Flaubert, Trois Contes (1877), résume bien, par les sujets quiil traite, la diversité de son inspiration et la solidité de son \u2018art.\u201d SIMPSONS - SEARS PRESENTE SON RAPPORT TRIMESTRIEL Toronto, le 6 décembre.Le Conseil d'Administration de Simpsons-Sears Limited a déclaré aujourd\u2019hui, dans son rapport trimestriel, un dividende 12 cents l'action sur toutes les actions communes de la société, Le dividende est payable le 45 mars 1972 aux porteurs d'actions les détenant au 15 février 1972. Vendredi, le 17 décembre 1971 LE BIEN PUBLIC \u201cIl faut mettre le Québec à sa place\u201d Lettre ouverte au journal THE SPECTATOR [Hamilton] Messieurs, Je ne connaissais pas votre journal et l\u2019article qui m'est par hasard tombé entre les mains n\u2019est pas de nature à me le faire apprécier.Un de vos rédacteurs, que l\u2019anonymat me force à surnommer Monsieur \u201cX\u201d a coiffé un de ses articles du titre on-ne-peut-plus arrogant: IL FAUT METTRE LE QUEBEC A SA PLACE.Un tel titre, je l\u2019avoue, a suscité ma curiosité: j'avais hâte de lire ce qu\u2019un anglais pouvait penser de la situation actuelle du Québec.Cependant, de la part d\u2019un journaliste, je m'attendais à un minimum d\u2019objectivité, ce qui ne fut pas le cas.J\u2019ai eu beau lire et relire cet article partial, je n\u2019ai pas pu y trouver un seul avancé logique.À l\u2019encontre du distingué M.X qui accuse si facilement sans rien prouver, je vais m\u2019expliquer en basant mes critiques sur autre chose que du vent.ler acte de la comédie bouffonne M.X affirme, très solennellement, que: \u201cLe Canada français n\u2019a plus droit à un traitement spécial pour bien vouloir consentir à être un membre heureux de la famille canadienne.\u201d Malheureusement, à court d'idées ou à bout de souffle, il ne précise pas sa pensée.Permettez donc à un humble Québécois de réfuter cette affirmation et de souligner que la \u201cfamille canadienne\u201d, à l\u2019instar de toutes les familles, se doit de respecter le caractère de chacun des membres qui la compose.Ce n\u2019est pas parce qu\u2019il y a 9 filles et un seul garçon dans une famille que celui-ci doit se féminiser pour créer l\u2019unité familiale.L\u2019unité, achetée à un tel prix, serait néfaste, et pour l\u2019assimilé et pour le reste de la famille.Faisons donc savoir à M.X que le Québécois est prêt à respecter les lois qui régissent l\u2019ensemble de la famille mais qu\u2019il entend bien contester les lois qui viseraient à lui faire perdre son identité.Nième acte de la comédie bouffonne La confrontation de deux autres affirmations farfelues de M.X nous révèle, une fois de plus, son illogisme.Sans aucune explication, il nous lance tout d\u2019abord en pleine figure: \u201cL'économie du Québec tournerait à la république de bananes sans la générosité inouie d'Ottawa.\u201d Je pourrais bien\u201d dire que je ne suis pas d'accord et-que le Québec fait sa part - dans la confédération.Cependant, comme je n'ai pas les derniers chiffres en main et que, moi, je refuse de faire des affirmations .\u2018gratuites, je suggère que l'hypothèse émise est fondée.Malheureusement pour M, X, malgré cette supposition fort condescendante, l'hypothèse qu\u2019il a formulée nous semble remise en question par lui-même lorsqu\u2019il dit: \u201c, .le Canada s\u2019attirera la gratitude de ceux d'entre nous qui n\u2019accepteront jamais entièrement un Québec a\u201d séparé.S'il pouvait me comprendre et surtout me répondre, j'aimerais bien que M.X m\u2019explique pourquoi, puisque le Québec coûte si cher au reste du Canada, il n'accepte pas que son pays se débarrasse d\u2019un tel fardeau.Serait-ce que sa première hypothèse sur l\u2019économie du Québec est complètement fausse?3ième acte de la comédie bouffonne Mais M.X a la tête dure et toutes les affirmations, aussi insensées soient-elles, ne sont là que pour appuyer une conception purement personnelle (nous l\u2019espérons) d\u2019une situation qui, faute de documentation, lui est étrangère.Aussi y a- t-il de quoi rire quand il écrit en toutes lettres que: \u201cLe Canada français est considéré comme un endroit malsain et déplaisant pour quelqu\u2019un qui ne parle pas couramment le français.\u201d Imaginez-vous donc; il faut parler français dans une province française, n\u2019est-ce pas curieux?Je trouve M.X de très mauvaise foi aussi de ne pas reconnaître que le bilinguisme est beaucoup plus répandu dans notre province française que dans les neuf autres anglaises.Si nous prenons Montréal par exemple, 40% de la population est anglophone et une bonne partie du 60% de la population française est bilingue.Pour ce qui est des services publics, les Français ont plus intérêt que les Anglais à traîner sur eux leur dictionnaire bilingue s\u2019ils veulent se faire comprendre des employés.Et pourtant, à Toronto, un français ne pourra jamais se faire servir dans aucun service s\u2019il ne s\u2019exprime en anglais.Pour couronner le tout, le rédacteur du Spectator, si l\u2019on se fie à l\u2019ensemble de l\u2019article, se permet à la toute fin de verser dans l'ironie: il espère que le Canada! \u201c, .sauve cette éminente culture frangaise que nous admirons et aimons tous.\u201d La culture du Québec n\u2019a rien d\u2019envahissant, ni de dangereux pour les anglophones.Elle ne demande qu\u2019à s\u2019épa- \u2018 nouir et à s'exprimer sans nuire.à la grande culture du Canada tout entier.Sa situation particulière exige .cependant des égards que le rédacteur du\" Spectator n'est pas assez généreux pour lui concéder.JEAN LAMONTAGNE PIC CC CR I CC HE IE HC I OE OER) 635, Des Ursulines, Nous avons pour vous Une sélection d\u2019oeuvres D\u2019artistes du Québec Tableaux, Céramiques, Emaux, Sculptures, Bijoux d\u2019Art.Bienvenue chez nous! GALERIE DU VIEUX TROIS-RIVIÈRES Ouvert tous les jours de décembre de 2 hres à 5 hres et de 7 hres à 10 hres.Un cadeau pour Noël ?Venez le choisir chez nous ! Vente de fermeture Page 15 Tous ces objets qui réflètent la beauté Sont là et attendent votre choix.Trois-Rivières RB RNB RNB BN NNN HAE NNN INDIANA NMA H IHN KIN NNIRIN André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 857, rue St-Pierre Case postale 1464 Tél.: 378-4831 $533,000.En Prix 500 Place d'Armes, Montréal, Québec.Téléphones: 873-5350 et 873-5353 TIRAGE DU 9 DÉCEMBRE 920,923 BiLETs vENDUs, 925 GAGNANTS LE PREMIER NUMÉRO COMPLET 2 1 8 cacNe #125,000.BILLETS SE TERMINANT PAR GAGNENT $5,000.TERMINANT PAR 9131814 GAGNENT $1 00.BILLETS SE TERMINANT PAR 828 GAGNENT $2 ,0 5 LE DEUXIEME NUMERO COMPLET 2 GAGNE $5 LE TROISIEME NUMERO COMPLET RR RN I BRR DI I I I IR DS DE Br DB IR Di BD Ie I DR a Page 16 devant la chapelle le laxi hivernal ++44+44444444444444444HH40 © Extrait de la revue LL _ __ _ Le Ralliement.\u2014 \u2014 décembre 1971 © LE BIEN PUBLIC at PEELE 4 44444 +++444 44444444 x x x x Cette remarquable photo d\u2019époque nous ramène à cinquante ans en arrière.1920, ce n\u2019est pourtant pas si loin, diront les anciens d\u2019un certain âge, et, pourtant, ce demi siècle signifie un changement radical dans nos vies, dans la société et au niveau de ses institutions.Et c\u2019est surtout le monde de l'éducation qui a subi l\u2019évolution la plus rapide et la plus fondamentale.Dans sa sobriété de lignes, ce cliché révèle déjà les traits physiques d\u2019une époque et même son visage intérieur.Lenteur des gestes et majesté d\u2019un système où tout est sévérité de moeurs, éclectisme de pensée, intériorité profonde des sentiments que favorise la fixation presque Vendredi, le 17 décembre 1971 éternelle du paysage urbain.Les gens de cette période seraient incapables de s\u2019adapter au rythme trépidant et chaotique de la vie d'aujourd'hui.On téléphonait au voiturier une heure au moins avant le passage du train.Et la carriole au cheval fumant s\u2019amenait à temps pour vous cueillir et vous emmener, les genoux chaudement emmitouflés de la souple peau de huffle.#5 + L\u2019avenue Laviolette en 1920, c\u2019était hier encore la rue des Champs, une rue presque villageoise avec son clocher paroissial, celui de la chapelle du Séminaire.L\u2019atmosphére est celle que le Dr Louis- Gcorges Godin a si remarquablement décrite dans son « Mémorial trifluvien ».Début de siècle où tout est immobile, comme figé dans l\u2019attente d\u2019un progrès qui ne viendra jamais.C\u2019est le Séminaire qui, alors, fait de Trois-Rivières une petite métropole et, pour la contrée environnante, un haut-lieu de la morale et du savoir.L'institution, quoiqu\u2019encore jeune, possède un air de noblesse ancienne, avec ses tourelles sèchement découpées dans Ja grisaille du ciel hivernal.Derrière ces murs un peu tristes, on perçoit l\u2019application studieuse des maîtres et des élèves, leurs préoccupations d\u2019un autre âge.C\u2019est là un admirable fragment d\u2019un monde pétrifié sur lequel se penchent déjà Phistorien ct le philologue pour en dégager le sens ct en perpétuer le souvenir.Clément Marchand EE A A A AS EN SN AN SN SN SB SN IN IBID IBID IR IBS AS JOYEUX NOEL à TOUS 1971 fut l\u2019une des grandes années de P.A.Gouin Ltée.De toute la Mauricie, on est accouru à nos comptoirs.Merci à notre vaste clientèle de nous avoir fait confiance.p.a.gouin [tee LANL ee ne LY] i Ton evan Catal, PP - .] LUBE] PIERS, TÉL 636 564 TEL : 279-8310 Celie Hi copvibpn date HERR TIE > : : Ea Coon ! ; qu dl Co cla Hilo Ces Vendredi, le 17 décembre 1971 Le Samedi Jeunes-Lions au Pavillon CS La a LS ps Dimanche dernier avait lieu la grande démonstration du Samedi-eunes-Lions, au Pavillon Mgr St-Arnaud.Le programme comprenait alors du judo, de la gymnastique, du folkiore du chant et des quilles.De plus une exposition qui promet d'être captivante se tiendra le 19 décembre prochain à laquelle est invitée toute la population.Nous reconnaissons sur la photo, le dévoué administrateur qu'est l'Abbé Carmel Paquin, avec l'animatrice qui a su intéresser l\u2018assistance présente pour l\u2019occasion.(A.B.) Un grand co a A mplexe à logements multiples Fo- a Sy.we =.UE tt = WaPo Sbangh -: Un grand complexe à logements multiples était inauguré en fin de semaine dernière.Comme caractéristiques principales, ceux-ci contiendront: tapis de mur à mur dans chaque pièce, un balcon individuel, l\u2018intercom, une insonorisation parfaite, le chauffage électrique et de nombreuses autres commodités non mentionnées.L'actionnaire principal est M.L.-Georges Arseneault avec qui nous voyons, outre soa épouse, le maire Gilles Beaudoin, Gilles Le Tourneux directeur-gérant du Trust Royal, responsable du financement et le député de Trois-Rivières à l\u2019Assemblée Législative, M.Guy Bacon.(A.B.) La publicité des Fêtes a été abordée Pos Piha] ELEC ES SAT a 4 3) 2 % PE sai ES de 1710 mms 2008 L'Association des consommateurs du Canada n\u2019est pas restée inactive dans la période précédant les fêtes.Celle-ci présentant un conférencier en la personne d'un psychologue M.André Maite qui traita de la publicité des fêtes.Le tout fut suivi d\u2019une période de questions fort intéressantes et se déroulait dans la salle de l\u2019âge d'or de la paroisse Notre-Dame, dont la présidente est Mme Ovide Champagne avec qui nous reconnaissons Mmes Jocelyne Bruneau, présidente, Joyce Deslauriers, le psychologue André Matte.(A.B.) LE BIEN PUBLIC ls sont fiers de leur le Club d\u2018Adminisiration industrielle recevait un repré sentant des Expos de Montréal, en la personne de M.Roger Bruloite, à l'occasion de son souper père et fils, récemment.M.Bruloite qui s'occupe des filiales des Expos a montré le côté utile de son travail en faisant ressortir les efforts et les sacrifices nécessaires pour parvenir dans le sport professionnel.Un film sur la Ligue Nationale \u201870 fut présenté aux membres du C.A.l.du Trois- AN TA Rh: PAF SR oe ae LES OPPOSANTS AU BILL 63 Dans le but de prouver son appui au front commun pour le retrait du Bill 63, sur la langue française, la SSJB tenait une conférence de presse qui fut suivie par une assemblée à cet effet, au Centre Marcoite de Trois-Rivières où se réunirent notamment René Lévesque, Marcel Masse, des représentants syndicaux et François-Albert Angers, bien > [pr A { .- = [3 EF 4 SA phaassfd] (2 ond [gl Ry Xe ; i = wasted \u2019 Le club Richelieu du Cap-de-la-Madeleine présentait son nouveau bureau de direction dernièrement.Celui-ci se compose maintenant comme suit, à savoir: André Aubry, trésorier; J-Charles Massicotte, responsable du secrétaire; Roger Roy, responsable du bulletin; J.-Guy GJgnon, respon- Les nouveaux directeurs du Richelieu du Cap hockey \u2018\u2019Millionnaire\u201d\u2019 Rivières métropolitain.Des hockeys, dons de la manufacture Millionnaire furent remis aux jeunes ainsi que des rondelles à l'effigie des différents clubs de la Ligue Nationale de hockey.Sur la photo, lors du souper au motel Montclair: Yvon Martel de la compagnie Millionnaire, confé:encier, Jacques Prince du C.A.l, Jean-Paul Milot, le président et trois garçons très fiers de leur hockey Millionnaire.(A.B.) JT Nous reconnaissons sur la photo dans \u2018ordre, lors de la conférence de presse: M.R.Johnston représentant \u201cles enscignants\u2019\u201d, Yvon Bournival, représentart de la CSN, Georges Meyers, de la connus dans les milieux nationalistes.SSJB, André Montour, président de la SSJB et Jean Bédard, membre du front commun.(A.B.) sable des conférenciers; André Fortin, responsable de la campagne; Réginald Vézina, responsable des dons spéciaux; Pierre Coutillier, panetier et maitre de cérémonie.(A.B.) Page 18 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 17 décembre 1971 3 oe En hiver comme en été l\u2019endroit rêvé pour se reposer Passez les vacances des fêtes dans le calme y 20 MOTEL LE COPAIN à Saint-Hyacinthe Sortie St-Denis de la route 20 {Trans-Canadienne) Tout près des restaurants.Réservations : 1-514-796-3546 BIENVENUE AUX TRIFLUVIENS ! PRE NS ARTE AC LAB ORE SUCCES JOIE SANTE BONHEUR PROSPERITE SONT LES VOEUX QUE NOUS FORMULONS A L\u2019INTENTION DE TOUS NOS ADMINISTRES ET CONCITOYENS À L\u2019OCCASION DE J.RÉAL DESROSIERS RRRRRARARRRARARRRRRRARRARRARARRARARRAARARARARAR Maire Conseillers : Lionel Rheault Jean-Paul Lavergne Rodrigue Lepage ® Sylvio Hénaire Martin Bergeron Marcel Gervais # | Roland Desaulniers, gérant 2 LA CROIX.ROUGE PILIERS ASE LAEIT EN VOTRE NOM RRRRPRAARRRPARAARARAPAN Noël et du Nouvel An +rrrrerrreseeereese LES HUMORISTES Dure époque pour les humoristes que la nôtre.Comment en effet avoir le souci de faire rire quand, tout autour de soi, on ne voit que des visages crispés par l'angoisse, que l'on n'entend que les des bruits de contestation, de chicane, quand ce ne sont pas des bruits de guerre?Et pourtant c'est une gran- .de époque pour les humoristes qui les force à se surpasser, à doubler la ration.M.H.FEE EEE EEE PEE EE WRI ++ st Raa aS SS RA CONSEIL DES PORTS NATIONAUX PORT DE TROIS-RIVIERES AVIS AUX ENTREPRENEURS Des soumissions cachetées adressées au soussigné et portant la mention \u201cPOSE DE DEFENSES AUX SECTIONS No.13 - 14,\u201d PORT DE TROIS- RIVIERES, TROIS-RIVIERES, QUE.seront reçues au bureau du Directeur du Port, Conseil des Ports Nationaux, 1545 Du Fleuve, Trois- Rivières, P.Qjusqu\u2019à onze heures A.M.H.N.E., jeudi, le 13 janvier, 1972.On peut se procurer les plans, devis, formules de soumission et de contrat, cédule \u201cA\u201d et enveloppe préadressée en s'adressant au bureau du Directeur du Port, Port de Trois- Rivières, 1545 Du Fleuve, Trois- Rivières, P.Q.contre un dépôt de vingt-cinq dollars ($25.00) lequel sera remboursé sur retour en bonne condition des documents susnommés en deça d\u2019un mois de la date fixée pour la réception des soumissions.S'ils ne sont pas retournés dans ce délai, le dépôt sera forfait.Tel que stipulé dans le devis, un cautionnement ou obligation de garantie devra accompagner la soumission.Le Conseil ne s'engage à accepter ni la plus basse ni aucune soumission.T.A.LAUZON, Directeur du Port.Trois-Rivières, P.Q.Le 13 décembre, 1971.PRRARARRARARARRAARARARAAR HIPS Vendredi, le 17 décembre 1971 Notre cadeau des fêtes E\" Potinant == LE BIEN PUBLIC à l\u2019oncle Sam La saison des fêtes est arrivée, ainsi, chacun prépare ses présents, même les nations.Le ministre des Richesses naturelles, M.Gilles Massé, annonçait la semaine dernière qu'un important contrat de voirie passait entre les mains d'une entreprise américaine.La société Si- mard-Beaudry, une companie québécoise, ne pourra pas profiter de cet important contrat & cause d'une \u2018\u2019erreur technique\u201d, pourtant, elle était le plus bas soumissionnaire.Il paraît que la société québécoise a rédigé son chèque, soit le dépôt de garantie, à l'Hydro-Québec, plutôt qu'à la Société de Développement de la Baie James.Les québé- çois ne sont pas naïfs, du moins, pas tous.On ne commet pas, par hasard, une erreur technique de vingt millions de dollars.Par surcroît, la société Simard - Beaudry se prépare à fermer ses portes; aurait-elle commis une \u201cerreur\u201d pour un contrat qui la sauvait d'une faillite imminente ?Un simple particulier peut commettre un impair en rédigeant un chèque, mais non une société de cette envergure, employant des secrétaires compétents.On nous a fait la \u201cgrande passe\u201d encore une fois.D'ailleurs, MM.Gilles Massé et Robert Bourassa ont éteint prestement ce petit feu de paille.Il faudrait savoir, maintenant, à qui cet échange de bons procédés a le plus profité.On ne catapulte pas à l'étranger inopinément, un contrat de vingt millions de dollars pour la seule satisfaction de corriger les gens distraits.Selon toute évidence, certains de nos politicailleurs pourraient se trouver compromis à moins qu'il ne s'agisse là que d'une opération régulière des grands argentiers de la caisse électorale.Nous avons la certitude que des contrats aussi importants ne passent pas, ipso facto, à un entrepreneur américain, surtout lorsque le contractant cana- dien-français offre la plus basse soumission.\u2014 On profite de la naïveté des québécois pour la xième fois.Enfin, les gagne-petit, et ceux qui veulent le rester, admettent ouvertement ces moeurs politiques, et se rendent complices par leur silence, de ce marché de dupes.Nous espérons que le gouvernement évitera, à l'avenir, de telles opérations.ALAIN DUFAULT K.Serres : +++ HA Imitez des centaines de clients satisfaits et commandez vos fleurs à la FLORIGULTURE H.6.GAUTHIER FLEURISTE \u2014 GROS ET DETAIL SHEEP trees rio EEE + De Souhaitez t Joyeux.Noël 3 + + + + + + + + + + + + + + t + + + + + Boul.Royal \u2014 Tél.: 375-4813 Ï Page 19 Geste stupide qui fait mal L'économie du Québec n\u2019est pas bien forte et, depuis 1967, sa faiblesse n\u2019a pas attendu l\u2019application de la surtaxe américaine pour s\u2019accentuer.Par le temps qui court, à cause de la récession, nous avons besoin de tous nos deniers et, plus que jamais, les faux pas sont à \u2018éviter.Quand nous apprenons soudain, en marge du développement de la Baie James, qu\u2019une stupide erreur d\u2019inscription a fait perdre à la firme Beaudry et Simard de Montréal un contrat de voirie de $20 millions qui est allé à une firme américaine, Kiewit Ltd de Nebraska, nous sursautons et notre rage explose avec d\u2019autant plus de force que l'entrepreneur québécois était le plus bas soumissionnaire.Les explications fournies par le gouvernement du Québec descendent d\u2019un sommet de stupidité et, de plus, les raisons invoquées sont entachées de mauvaise foi.On sait fort bien que l\u201cerreur technique\u201d aurait pu être facilement réparée, mais la caisse électorale s\u2019en serait appauvrie d\u2019autant.Pauvre Québec, tes vrais maîtres resteront-ils toujours les bailleurs de fonds des partis ?Quand donc le peuple exploité, pressuré, en aura-t-il assez de ce régime d\u2019exactions ?Bravo Guy Bacon! Trois-Rivières a l\u2019originalité d\u2019être représentéeäl\u2019Assemblée Nationale par un député capable de dire non à son parti quand la situation l\u2019exige.Pour la deuxième fois au moins à notre connaissance, Guy Bacon se dissociera de ses collègues libéraux pour voter contre le maintien du bill 63, le fameux bill qui a causé la perte de l\u2019Union Nationale et dont on veut le rappel immédiat, pour éviter l\u2019an- glicisation de Montréal dans un proche avenir.Dans toute la province, les véritables nationalistes ont conjugué leurs efforts pour annihiler les effets de ce bill néfaste En même temps que Montréal, Trois- Rivières a mobilisé ses effectifs.Pour la première fois, la Société Saint-Jean- Baptiste, les syndicats, les professeurs et le Parti Québécois ont entrepris une action conjointe en vue de redonner au français la priorité qu\u2019il a perdue.Et Guy Bacon, ce député qui sait manifester de la liberté d'esprit, s\u2019est joint au mouvement.Qu'il en soit félicité.Si le cas Guy Bacon était plus fréquent, la politique québécoise acquerrait vigueur et originalité, au lieu de s\u2019anémier, trop souvent, dans l\u2019esprit de parti.La vie des mastodontes De quoi entend-on parler?Des fabuleux profits encaissés par les banques à charte depuis une quinzaine d\u2019années ?Ces grands monopoles financiers sont devenus les profiteurs évidents d\u2019une situation que le gouvernement se garde bien de redresser.Ces troupes de choc du capitalisme enfoncent tout, sans rencontrer la moindre résistance.Tout croule devant l\u2019agression économique à laquelle se livrent impunément ces mastodontes de la haute finance.Et le citoyen mal renseigné ou devenu indif- férent ne dit rien, Il n\u2019y a pas si longtemps une nouvelle augmentation des frais bancaires a reçu l\u2019approbation de nos législateurs à Ottawa après quelques semblants de réticence.Déjà la marge de profit, au dire des critiques, était exagérée.Nous le croyons, quand nous voyons le bilan des banques où, pourtant, tout a été mis en oeuvre pour diminuer, par des dépenses appropriées, cette marge qui relève de la provocation pure et simple.Nous n\u2019avons pas été surpris d'apprendre, au cours de 1971, qu\u2019à la suite de ses consoeurs, la Banque Royale se délestera d'un petite partie de ses surplus pour construire un édifice a bureaux doté d'une plaza commerciale, Le tout dépassera les $100 millions et Yinvestissement sera fait à Toronto, Nos banques avancent a \u2018pas de géant, quand l\u2019économie rampe à pas de tortue.L\u2019actif de la BCN vient d'atteindre $2.5 milliards et la Provinciale $1.5 milliard.Or il serait intéressant de connaître le véritable taux de croissance de ces institutions bancaires.Après des économistes bien au fait, nous croyons que seule la nationalisation des banques pourrait limiter les dégâts du capitalisme à travers le monde, en attendant la mise en place de nouvelles structures.C.M. -LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 17 décembre 1971 +\u2026\u2026.e00eeÇe6ee6°e6e6e0e6e Page 20 +.A l'inauguration \u20ac du Carrefour des Vieilles Forges Savourez GENS a A l'occasion de la fête de Noël il nous fait plaisir d'offrir nos voeux les plus sincères de joie et de bonheur à toute la population trifluvienne Le Carrefour des Vieilles Forges est une institution\u2014tran- | connaître en compagnie du président de la Corporation sition, aux conceptions très modernes et qui répond aux M.Fernand Lemire, MM.Omer Gratton, le maire Robert besoins de l'heure.Il est un centre d'adaptation pour les Gouin, de T.-R.-O., Mgr Georges Léon Pelletier, évêque de jeunes garçons et filles âgées de 10 à 18 ans.Déjà en | T.-R., le député Fédéral M.Claude Lajoie, le directeur du service, il vient d'inaugurer officiellement ses portes sa- Service Social de la Mauricie M.Gilles Lacroix et le dé- medi dernier.Plusieurs invités d'honneur marquaient de puté Guy Bacon.(A.B.) leur présence cet événement heureux.Nous pouvons re- PRE EEE SE EEE e UNE INVITATION SPECIALE AUX LECTEURS DU BIEN PUBLIC e Pour vos cadeaux des Fêtes à vos enfants, La direction et le personnel de c'est à la Maison des Jouets DUFRESNE & FRERE LTEE 3125, Boul, Royal Tél.Bureau 379-6666 Trois-Rivières qu'il faut aller.| et ; 6 ao i C Co conne des \u2018 e = La Maison des Jouets Enr.Joye ux Noël à tous nos amis et à tous nos clients de Trois-Rivières et de la Mauricie Votre amicale quincaillerie Florent et Emilien Beaumier, prop.1386, rue St-Olivier Tél.375-4123 \u2018© LE PLUS GRAND CHOIX EN VILLE ET LES PRIX LES PLUS BAS © EE EE I EE I a SS SB ES FE FE SSE EB IB EEE Vendredi, le 17 décembre 1971 LE BIEN PUBLIC Jouet ef Hauvouse » LY (A + Ts ES = \u2014; Le * .La grande firme qui s'identifie au développement de Trois-Rivières, le TRUST GÉNÉRAL DU CANADA est heureux d'offrir à toute la population trifluvienne ses voeux les meilleurs à l'occasion des fêtes traditionnelles de Noël et du Nouvel Anw | } i la plus importante société de fiducie canadienne \u2014 française TRUST GÉNÉRAL = = 8 ss eo xs 5555 DU CANADA .Gilles Le Tourneux, SERVICES FIDUCIAIRES COMPLETS Edifice Place Royale, Trois-Rivières : Tél.: 378-4875
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