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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 25 août 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le bien public, 1972-08-25, Collections de BAnQ.

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[" J.Raymond Donault N° rue Le Royer quest Montreal fav.6le année Trois-Rivières, No 33 Vendredi, le 25 août 1972 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 RGANE DU TRIF Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents LE SYSTEME EST FATIGUE On n\u2019en veut pour preuves que les dernières statistiques sur le chômgae à travers le Canada et sur l'important déficit qui menace la Commission d\u2019Assu- \u2018ance-Chômage.La situation dans ce secteur vital de la vie nationale deviendrait alarmante.Dans un article sérieusement documenté, le Globe and Mail de Toronto avance le chiffre de $500 millions, quand le Star de Montréal va jusqu\u2019à prétendre que la somme manquante dans les coffres de la CAC à la fin de l'année pourrait atteindre le milliard.Belle perspective à la vérité pour le petit contribuable canadien, même si les hauts fonctionnaires s\u2019emploient a en corriger les plans, tout en dénonçant le pessimisme de ces rumeurs, Quoi qu'il arrive, les chômeurs canadiens n\u2019ont pas à s'inquiéter.Le Revenu National, qui a pillé la caisse de la Commission au début de l'année, a pris l\u2019engagament de défrayer le coût des prestations, ad- venant un déficit.Au ministère du Revenu National on ne s\u2019en fait pas pour si peu.Le gouvernement du Canada compte sur le petit contribuable pour renflouer toutes les caisses et solder tous les déficits.Le « Fédéral » est le premier à prélever le gras, ne laissant que le petit lait aux provinces.Il est donc assuré, quoiqu'il advienne, de faire face à ses obligations.Fort de ce pouvoir de taxer, le gouvernement central fait de l'esprit, se donne en exemple de bonne administration, mais ne parvient plus à faire illusion.Le peuple canadien sait qu\u2019il est devenu le jouet des administrations accapareuses et férocement centralisatrices.C'est pourquoi, voyant comment l'argent est dépensé, comment on se rit de la saine démocratie, même les plus naïfs des citoyens, même les plus intensément imprégnés d\u2019un vieux colonialisme commencent à se poser des questions sur le système qui nous régit.Estil encore valable ?A-t-il fini par perdre ses dernières notions de justice distributive ?La dénonciation de la mainmise de la haute finance sur la vie nationale est déjà ancienne.Il y a quelques années, un David Lewis s'\u2019efforçant de faire rendre gorge au gros capital était traité de dangereux gauchiste, de révolutionnaire indésirable.Tous les critiques du régime parlaient dans le vide, leur voix discordante étant couverte par les rumeurs euphorisantes de fabricants de prospérité factice à la solde du gouvernement, Aujourd'hui, la situation parait changée.On sort graduellement d'un bain de mousse pour se frotter a d'éra- flantes réalités, comme celles ayant trait à la montée en flèche des prix à la consommation et à la stagnation réelle des salaires par rapport au pouvoir d\u2019achat.On se demande, avec David Lewis, ce que le gouvernement attend pour se désolidariser un peu des puissances Le Ministre des Communications Ml'Allier était de passage à Trois-Rivières.principal de sa visite était de prendre contact avec les responsables du bureau régional des Communications dont le directeur est M.Louis Caron.Selon ce que nous avons appris entre temps, il appert que ce bureau répond a un rézl besoin, la population y faisant appel de plus en plus, si l\u2019on s\u2019en réfère aux statistiques présentées au Ce dernier était l\u2019objet d\u2018une réception à l'hôtel de ville trifluvienne avant d'être l'invité spécial du programme Omnibus 550 de la Ministrestation radiophonique CHLN.(A.B.) Jean-Paul Le but d\u2019argent et se rapprocher du petit peuple.Dans un pays capitaliste comme le nôtre, dont la production manufacturière est de l\u2019ordre de $100 milliards par année, il est assez surprenant de constater que les grandes compagnies, celles qui monopolisent l'argent, ne paient que 13 pour cent des impôts, laissant presque toute la charge fiscale aux salariés ou particuliers à faible revenu.Et c'est encore avec les économies des petits contribuables que l'on consolide les empires financiers, en les gavant d'octrois et de subventions, sous le prétexte fallacieux qu\u2019ils ne réalisent pas assez de profits pour prospérer, Chiffres à l\u2019appui, des critiques sérieux comme David Lewis et les anciens membres du Waffle dénoncent la collusion du pouvoir politique et des puissances d'argent, cette collusion qui permet, par exemple, à des sociétés pétrolières d'échapper pratiquement au fisc, en ne versant à l'impôt qu'environ 8 pour cent de leurs bénéfices.JOHN OIEFENBAKER parlementaire britannique ou Clément Marchand le dernier Féal de Sa Majesté Ho Une des dernieres photos du Sénateur Léon Méthot | qui vient de s\u2019éteindre dans notre ville à l'âge de 77 ans.Un de nos collaborateurs retrace sa car- | rière en page 2 de ce numéro, | Trois-Rivières figure maintenant à l'agenda des grands coureurs Pour la sixième année consécutive, Trois-Rivières deviendra, pour cette fin de semaine, la vedette canadienne du sport automobile.Les meilleurs coureurs se rencontrent sur une piste à travers rues que ou dire des experts, constitue le parcours le plus difficile et le plus dangereux en Amérique.Toute une gomme d'activités est prévue pour entourer la sixième édition du Grand-Prix Molson de Trois-Rivières.Parmi celiles- ci, il fout souligner outre le bonspiel de curling prenant fin vendredi, la présentation du film; \u2018Le Mans\u2018\u2019, le\u2018 gala Mile Grand- Prix, le 23 août, la danse populaire au Pavillon Mauricien, l\u2019exposition sur le mail de la rue des Forges, un spectacle en plein air de Tex Lecor au parc de l'hôtel de ville et le départ du rallye de la Licorne 500 du mail de la rue Des Forges.Le Grand Prix comprendra huit grandes courses pour des bourses totalisant $10,000.Les amateurs verront à l\u2018oeuvre les meilleurs pilotes de formule B, formule Ford, voitures sport et sedan.Il ne faut pas oublier les bolides de type Trans-Am qui reviendront à l\u2018affiche pour le gain.de la célèbre Coupe du Maire.Fait à noter, pour la.première fois le premier Ministre du Québec M.Robert Bourassa ainsi que plusieurs ministres et députés du cabinet libéral assisteront au Grand Prix.Sur la photo de la conférence da presse officielle on peut reconnaître le maire Gilles Beaudoin, Lise Gosselin, Mlle Grand-Prix 71-72, Del Dugré, agent de la brasserie Molson, ce dernier ne négligeant rien pour la réussite d\u2019un tel événement unique en Amérique; M.Jean Ménard, président du club auto-sport mauricien, Jean-Guy Roy, pro-maire de T.-R.O.et Yvon Simard, le dynamique président du Grand-Prix.Murielle Saint-Germain Texte : André Bouchard Photo : Page 2 Une surprise que cette large enveloppe qui m\u2019apporte de la Nouvelle-An- gleterre, traduite en français, le célèbre poème de William Cullen Bryant: Thanatopsis.Je le connaissais comme d\u2019autres, dans sa version originale, mais c\u2019est la première fois que je l\u2019aperçois habillé de mots français.Je comprends mieux, apprenant que le traducteurs est Rosaire Dion-Lé- vesque, poète lui-même et Franco-Américain du New- Hampshire, auquel on doit une excellente traduction des meilleurs poèmes de Walt Whitman, extraits de Leaves of Grass.Sur le point de célébrer son soixante-douziéme anniversaire, - Rosaire - Dion Lévesque, de son vrai nom Léo-Albert Lévesqueregarde aujourd\u2019hui couler des jours paisibles en sa ville natale de Nashua, continuant d\u2019y chercher un honnête équilibre entre les deux cultures qui le sollicitent: l\u2019américaine et la française.Ce que sait lui faciliter sa femme, née Alice Lemieux, poète elle aussi et Québecoise d\u2019origine, non moins que lui soucieuse de l\u2019une et de l\u2019autre.Quant à Bryant, aussi méconnu dans la mort que dans la vie, il aura été l\u2019un des principaux poé- tes des Etats-Unis, Américain à fond comme Edgar Poe, non pas Anglais transplanté en terre d\u2019Amérique.Il fut, comme tant d\u2019autres victime du journalisme, son métier.* * * Pour peu que l'on se pique de lettres américaines, on n\u2019est pas sans savoir qu\u2019il fut pendant près d\u2019un demi-siècle, à compter de 1829, directeur et rédacteur en chef de l\u2019Evening Post de New-York, Entre temps, jamais il ne cessa de s\u2019intéresser a LEVATAVATA DA DAS VE A VA DA DA DA VE VE PDA TA TA EAN L'AGENCE DE DISTRIBUTION C.R.R.inc.invite les commerçants, maisons d'affaires, indus-= stries à se prévaloir de son service de distribution de MACHINES A CIGARETTES je Pour de plus amples informations : Un poète américain que tua peu à peu le journalisme: W.C.Bryant L\u2019ILLETTRE la poésie, allant jusqu\u2019à traduire en son vieil âge l'Illiade et l\u2019Odyssée d\u2019Homère, les présentant en vers libres, faciles d'accès.La première de ces oeuvres parut en 1870, la seconde en 1871 et 1872, peu avant la mort de l\u2019auteur en 1878.Influent et d\u2019une haute tenue littéraire, son journal attira vite l\u2019attention du public, au détriment de sa réputation de poète.D'autre part, le milieu littéraire le négligea aussi, à cause de sa proéminence dans le journalisme de combat.Avec ce résultat qu\u2019on oublia ses qualités d\u2019innovateur en poésie et qu\u2019on le confondit, ou presque, avec les poètes mineurs de son époque, et de son pays.I] fut pourtant l\u2019un des premiers dans ses recueils de poèmes, a se préoccuper de l\u2019ambiance américaine, y donnant la première place aux idées, aux sentiments, aux manières d'être de ses compatriotes et contemporains, y compris le paysage, les faune et flore de la terre natale, * * + A l'époque, Longfellow et Whittier n\u2019existent pas, sinon dans leurs berceaux, tandis que Holmes et Poe sont encore à venir.William Cullen Bryant naît à Cummington, dans l'Etat du Massachusett, le 3 novembre 1794.Fils d\u2019un médecin campagnard, il court les champs et les bois, s\u2019initie aux travaux de la terre dès qu\u2019il échappe aux précepteurs que lui procurent ses parents.Devenu avocat, il exerce le droit pendant neuf ans, tant à Plainfield qu\u2019à Great Barrington, non sans quelques incursions dans le domaine des muses, puis il quitte le prétoire pour les salles de rédaction.& Tél.résidence: 374-9348 ou Bureau: 374-6939 = LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 25 août 1972 Me Léon Méthot, avocat et sénateur Notre ville progresse rapidement ; depuis vingt ans surtout, sa population s\u2019est augmentée utilement de nouveaux citoyens.Cependant, autour de la cathédrale, demeure le noyau des familles qui ont marqué notre histoire trifluvienne.Attachement admirable, Nous venons de perdre deux personnages de nos vieilles familles: Denoncourt et Méthot.Je note cette coïncidence : toutes deux, elles étaient apparentées à notre famille Panneton, Le grand-père paternel d\u2019Ernest Denoncourt, Nazaire D., et le grand-père maternel de Léon Méthot, Chs Rousseau, étaient mariés, chacun, à une dame Panneton.Dans ma notice sur Ernest Denoncourt (Le Bien Public, 11 août), j'ai oublié de mentionner que son fils Maurice D, architecte, a collaboré aux travaux de son père.De même, Me Jean Méthoi, avocat, a fait partie du bureau paternel, sous la raison légale Méthot et Méthot.Notable continuité, de père en fils, dans la même profession (tout comme celle de la médecine, dans les familles Panneton et Normand).Voici une esquisse biographique sur Me Léon Méthot, qui a été rappelé à Dieu, le 6 août dernier, à l'age de 77 ans.Me Léon Méthot est né à Trois-Riviè- res, du mariage de Georges Méthot avocat, et de Amélina Rousseau.Il épousa Hortense Normand, fille du Dr L.-P.Normand, médecin éminent de notre ville (qui eut deux fils et trois petits-fils médecins, 2 fils pharmaciens et un fils prêtre: l\u2019abbé Philippe Normand, curé de la paroisse S.Sacrement de T.R., où il est décédé en 1963).Georges Méthot, avocat de la ville de T.-R., avait une famille de neuf enfants: Henri (décédé), ingénieur forestier, marié à Marguerite Bourgeois; Léon (décédé), m.à Hortense Normand; Paul, agronome à Québec, m.à Elisabeth Germain; Marcelle, célibataire; Georgette, m.à Charles Marchildon (décédé); Thérèse, m.à Oscar Lamère, à Québec; Andrée, célibataire; Suzanne, Sr M.Auxiliatrice, religieuse ursuline ; Charles, entrepreneur électricien, m, à Madeleine Bachand.Me Léon Méthot était le père de 5 enfants et le grand-père de 25 petits enfants: Jean, avocat, époux de Gabrielle René-de-Cotret; Louise, épouse de Henri Gourdeau; Suzanne, épouse de Godfrey Gourdeau; Bernard, ingénieur civil et gérant de la Wabasso, époux de Louise Corbeil; Marielle, épouse de Marcel Chartier, Léon Méthot fit son cours classique au Séminaire St-Joseph de Trois-Rivières.Il avait pour confrères (encore vivants) : Mgr Lucien Paquin, P.D.; M.le chanoine Arthur Jacob; le Dr Auguste Massicotte; M.Alide Delisle, ing.civil de Shawinigan.Eléve brillant, Léon M.était un joyeux compagnon; il resta attaché a son Alma Mater.Bachelier en 1914, il fut admis a la pratique du Droit en 1919, et fut nommé Conseil du Roi en 1929.Il débuta dans la pratique de sa profession en notre ville, en société avec son oncle Me Henri Robichon.Membre du Conseil du Barreau canadien en 1938, il devint bâtonnier du Barreau de T.-R.en 1945.En 1950, il fut nommé recorder de la ville du Cap- de-la-Madeleine.Me Léon Méthot était un conseiller juridique recherché.Me Léon Méthot était d\u2019une famille de conservateurs en politique.Son grand- père maternel, Charles Rousseau, était un admirateur de Sir John MacDonald, ler ministre et Père de la Confédération.Léon Méthot fut candidat conservateur pour T.-R.aux élections fédérales de 1935 et de 1945.Il fut nommé membre du Sénat d\u2019Ottawa, en 1957.Au foyer de Me Léon Méthot, on admirait l'hospitalité généreuse, l\u2019esprit de famille et le dévouement fraternel.Léon et son épouse Hortense nous ont édifiés par leur piété et leurs esprit chrétien, tradition des familles Méthot, Normand, Rousseau.Leur souvenir restera gravé dans la mémoire de leurs concitoyens.Nous prions pour le repos de leurs âmes.GEORGES PANNETON, prêtre Son premier recueil de on ait laissé passer des si mul ami Connaît ton poèmes paraît en 1808, a- fautes grossières: Tu me départ (ne connaît); noir lors qu\u2019il ne dépasse pas t'en vas pas seul et ne dongeon pour donjon.quatorze ans.peut (peux) désirer; Et Il continue d\u2019écrire des poèmes, philosophiques en grande partie, dont Thana- Pour rendez-vous Tél.: 375-2944 topsis et To a Waterfowl, ° mais il se garde de les Dr Denis Morin publier, aussi longtemps OPTOMETRISTE qu\u2019il n\u2019aura abandonné Verres de contact.son étude légale.Du: En fait Thanatopsis _ 110A, des Forges Trois-Rivières.qui signifie en grec, vue de la mort \u2014 date de la seizième année de l\u2019auteur que ne publiera la pièce qu\u2019en 1817, d\u2019ailleurs amputée de ses 17 premières lignes et de ses 15 dernières.Le poème en est un disant l\u2019acceptation de la mort inévitable, devant suivre la vie humaine.Il est dommage que, dans la correction des épreuves de Dion-Lévesque, RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE André Saint-Arnaud, C.A.Raul René de Cotret, C.A.Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél.: 378-4831 Vendredi, le 25 coût 1972 LE BIEN PUBLIC La pollution, mythe ou réalité ?\u2026 Le public, toujours distrait ou inconscient, ne se rend compte du danger que lorsqu\u2019il en est victime, Alors, il récrimine, tempête, s\u2019en prend aux responsables, qui sont toujours les autres.Lui, il est dans son esprit toujours innocent.Un des plus graves dangers qui nous menacent présentement, est la pollution, il n\u2019y a pas à se le cacher.Des enquêtes sérieuses ont démontré que l'air, l\u2019eau et la terre sont polluées.Des remèdes ont été suggérés.Le public n\u2019en tient pas compte.Nous sommes tous, comme dans la fable de La Fontaine, «des animaux atteints de la peste».Le problèmé est sérieux, mais on s\u2019en fiche tant qu\u2019on n\u2019est pas atteint soi-même.Nous avons été témoin il y a quelques semaines du spectacle suivant.Des citadins étaient à la pê- che sur un lac d\u2019un de nos parcs nationaux.Ils avaient payé leur droit d\u2019entrée, la location de leur chaldupe; bref, ils s\u2019attendaient à une péche sinon miraculeuse du moins fructueuse, car leurs agrès, perches et leurres avaient été soigneusement choisis.Journée perdue.Aucun poisson.Pourtant, l\u2019année précédente ils avaient eu du succès au même lac.Que s\u2019est- il donc passé, se demandèrent-ils ?Il s\u2019est passé ceci: des poissons morts garnissaient les rives.Pour occuper leurs loisirs, nos pêcheurs buvaient et mangeaient.Les bouteilles vides étaient jetées au fur et à mesure dans l\u2019eau du lac.Les déchets de nourriture également, sans compter le reste.Le trop plein était donc déverser dans l\u2019eau du lac.Nos hommes sont donc revenus bredouilles, maugréant contre le ministère, contre les préposés à l\u2019entrée du parc, contre le mauvais sort.Tous les responsables étaient coupables, sauf eux, naturellement.Ce n\u2019est ici qu\u2019un exemple entre mille.Les familles en pique-nique les fins de semaine, les gens en vacances sur les bords d\u2019un lac ou d\u2019une rivière, les cheminées d\u2019usine qui crachent leur infecte fumée, les égoûts des paroisses et des vil- lés, tout ceci contribue à la pollution.On s\u2019en moque tant qu\u2019on n\u2019est pas personnellement atteint.Les personnes qui effectuent les croisières sur le fleuve à bord de notre petit navire regardent béatement le long des deux rives des poissons morts tout au long du trajet.C\u2019est le mazout déversé par les pétroliers, se disent-ils.C\u2019est en partie vrai.Pourtant ces mêmes touristes insoucients ne se gênent pas de jeter à l\u2019eau le contenant des aliments qu\u2019ils grignot- tent en cours de route.Le ministre responsable de la lutte contre la pollution, le sympa- tique docteur Goldbloom, multiplie les entrevues, les conférences de presse, les allocutions, les entrevues à la télévision, Il est convaincu de son apostolat, il est sincère, soit.Mais ses efforts se perdent dans la pollution de l\u2019air, de l\u2019eau et de l'indifférence du public, car il n\u2019est soutenu par aucune action énergique des autorités et par l\u2019insouciance du public.Nous avons vu récemment dans une petite ville américaine un touriste payer cinquante dollars d\u2019amende pour avoir jeté par la fenêtre de son automobile un sac vide de « pop corn».Un autre a dû arrêter sa voiture et aller ramasser sur la route, sur demande de la police, un simple tissu de papier qu\u2019il avait négligemment jeté.Les réflexions précédentes nous sont inspirées par la lecture du dernier numéro du magazine Santé du monde, entièrement consacré à la pollution.On y voit entre autres deux éloquentes photographies de la ville industrielle de Pittsburg, aux Etats-Unis, qui, en 1940, a adopté un règlement sévère interdisant aux usines de laisser répandre la fumée à travers la ville.Les deux photos sont prises au même endroits.Avant 1940, on aperçoit la ville dans un ciel embrouillé; à peine y distingue-t-on quelques édifices.La photo récente montre un ciel clair, lumineux, d\u2019où se détachent les gratte- ciels dans l\u2019air dépollué.Trois-Rivières est aussi une ville industrielle.Elle l\u2019est de moins en moins, il faut l\u2019admettre, mais elle a encore la réputation d\u2019être la «capitale mondiale du papier ».Vers 1920 les autorités provinciales et municipales ont convaincu des industriels américains de bâtir chez nous des usines papetières.Notre peuple en a profité.Mais ces industriels se sont emparés de nos plus beaux sites, de sorte que la rive du fleuve n\u2019est plus accessible.Même les hangars du gouvernement fédéral rendent terne la terrasse Turcotte, Pollution visuel- Page 3 le impardonnable ! Mais, de plus, les industries papetières polluent l\u2019air continuellement.On voit la suie sur les balcons, les rebords des fenêtres, les bancs des places publiques.Dans le passé, la pureté de l'air o été généreusement sacrifiée aux profits.Mais peut-on discerner le mal causé par l\u2019air toxique que l\u2019on respire ?Trois-Rivières ne pourrait-il imiter l'exemple de la ville de Pittsburg et d\u2019autres cités industrielles américaines qui, depuis longtemps, luttent contre la pollution et en sont arrivées à un résultat satisfaisant ?Le problème vaut d\u2019être étudié.Mois encore une fois, tant que nous n\u2019aurons pas une législation sérieuse, le mal restera et le peuple s\u2019empoisonnera de plus en plus.Terminons ces quelques notes hâtives par une citation de la revue ci-haut mentionnée, et qui nous \u2018touche particulièrement «.Prenons l\u2019exemple d\u2019une ville de moyenne importance située sous le vent d\u2019une source d\u2019odeurs déplaisantes telles qu\u2019en produisent les usines de papier kraft, de soie artificielle, de gélatine fabriquée à partir d'os, d\u2019engrais ou de poisson.On imagine sans difficulté le supplice de ses habitants.Si la prospérité de la ville dépend de son industrie, on se rend compte du dilemme devant lequel ils se trouvent.L'argent n\u2019a peut-être pas d'odeur quand il est dans le portefeuille, mais il en va tout autrement de la fabrication du papier sur lequel on Pimprime », La revue Education-Québec Depuis des semaines, nous voulions faire quelques mises au point au sujet de la revue bimensuelle EDUCATION-QUEBEC.Par prudence, nous avons patienté pour éprouver le bien fondé de nos avancés.: Cette revue est distribuée gratuitement par le Ministère de l\u2019Education du Québec.Avec EDUCA- TION-QUEBEC, la croyance populaire selon laquelle un produit gratuit est à la fois bon marché et sans valeur, se vérifie à cent pour cent.Prétendions-nous que la revue \u201cEDUCATION-QUEBEC\u201d que nous pourrions pousser plus loin la critique.En effet, si l\u2019on essaie de trouver le contenu, inexistant, du périodique au delà des couleurs voyantes créant une harmonie discordante, nous retrouvons un ensemble de clichés traditionnels livrés dans un style redondant et portés par une typographie tape-loeil, de fort mauvais goût.EDUCATION-QUEBEC ne contient aucune substance d\u2019intérêt et relate des cas isolés.Par conséquent, nous sommes conscients que les promoteurs d\u2019EDUCATION- QUEBEC souffrent d\u2019un mal répandu dans les milieux francophones de l\u2019enseignement : la boursouflure de l\u2019esprit.Je suis mille fois flatteur en qua- lifiiant la revue bariolée d\u2019accumulation de clichés faciles.On y perpétue l\u2019ignorance à l\u2019échelle de la population québécoise.Ainsi, par des \u2018résumés d'initiatives individuelles et de congrès régionaux aux conclusions prématurées et à projection planétaire, o% comoufle tant bien que mal des plaies du système éducationnel au Québec.Nous commençons nos investigations détaillées par l'analyse du numéro 16, du 2 août 1972.À la page titre une caricature pseudo- surréatiste, inexpliquée au lecteur, représente un engrenage ct, au centre de quelques roues dentées, des visages d'enfants.Plutôt insignifiant, ce goût persistant de la mystification graphique.L\u2019éditoriol, assez vague, sur la loi 27, intitulé PROPOS, présente, sans plus, une revue de courte envergure.Le titre du premier article réparti sur sept lignes dénote le faible esprit de synthèse de l\u2019auteeur ou son parti pris d\u2019étonner le lecteur.Le chroniqueur relate, par routine, l\u2019initiative individuelle d\u2019une école.1 s\u2019agissait d\u2019une assemblée de parents d\u2019allure \u201cpop\u201d et superficielle, riche d\u2019expérience éphémères et vides de sens, sans oublier la discussion dé- - cousue sur une panoplie de sujets.Le deuxième article ne vaut guère mieux.On y affirme que le Haut Commissariat à la Jeunesse, aux Loisirs et aux Sports possède son statut juridique.Ce Haut Commissariat, tel que commenté, oriente sont action ainsi: préparer les Québécois aux Jeux Olympiques, et son deuxième objectif un peu plus réaliste : encourager les Québécois à pratiquer les activités de plein air.On nous laisse croire que le Haut Commissariat se donne pour politique de distribuer les subventions de tous côtés.Les priorités d'assistance aux loisirs, vaguement énocées par le ministre de l\u2019Education, laissent toute latitude aux responsables léthargiques.D'ailleurs, une proportion importante des dites subventions retombent dans la poche des moniteurs, des \u201ccadres\u201d techniques et ad- miistratifs et bien entendu, n\u2019cf- fleurent même pas le citoyen moyen.Quand le moment d'organiser les activités se présente, on affirme tout bêtement qu\u2019on n\u2019a plus d\u2019argent.Pourquai payer des incompétents, ou former des incapables, quand les professeurs d\u2019éducation physique suscitent déjà chez les jeunes le goût du sport et de la compétition, et quand les Cercles de Jeunes Naturalistes transmettent ct encouragent l\u2019amour de la nature et les recherches écologiques ?Pour clore cet ennuyeux exposé, le collaborateur passe en revue les associations dévoreuses de subventions.Dans un interrogatoire, le directeur de l\u2019enseignement élémentaire et secondaire au ministère de I\u2019Education épilogue sur les règlements un et sept.L\u2019incohérence de ces deux règlements se réflète dans une généralisation inégale aux écoles du Québec.Le plus étonnant: ces règlements préconisent au niveau élémentaire la promotion par cours alors que les élèves n\u2019ont même pas de connaissances de base.On laisse aller les élèves selon leurs goûts, par l\u2019école active.Bien que la nouvelle formule permette l\u2019épanouissement de la créativité, nous nous interrogeons sur l\u2019efficacité de l'apprentissage des marmots démunis de techniques de travail.Toutes ces savantes démonstrations, jalonnées par une foule d\u2019amendements, se terminent par un appel à Ian sagesse des Commissions scolaires qui doscront l\u2019enseignement et les ateliers sclon leurs intuitions.On fuit ue recension des films ct documents audio-visuels intéressant les professeurs au budget limité.On parle aussi d\u2019événements mondains et futiles comme les visites de gendelettres, le Printemps international des études [rancaises et autres types d\u2019échanges.On montre le portrait d\u2019un haut fonctionnaire, le prototype de l\u2019homme arrivé satisfait de lui-même, aidé par des promotions hâtives.On se penche sur le cas de l\u2019enfant inadapté.Pour cela, on démontre le maniement de la caméra, on se croirait en présence d\u2019une revue cinématographique.À la question UN DIPLOME, ÇA SERT A QUOI ?un article folichon répondra que le parchemin est platement inutile.On étale après tant d\u2019autres les statistiques des élections scolaires.On revient à la loi 27 et à une assemblée de commissaires.Deux pages sont consacrées à un catalogue de documents audio-visuels de peu d\u2019intérêt.En somme, EDUCATION-QUE- BEC fait étalage de bonne volonté biaisée et d\u2019énergies dispersées, voire d\u2019activisme.Ce périodique, tout hérissé des dernières trouvailles de Letraset, se consacre à la défense de pseudo-problèmes et envisage des perspectives futures plutôt restreintes.ALAIN DUFAULT LE BIEN PUBLIC Pour une 5e année consécutive St-Tite est en mesure d'accueillir une foule plus considérable à-son Festival Western.On se rend maintenant compte que le Festival Western de Saint- Tite existe sur une base nationale.C'est le grand événement sportif et social de lo fin de l\u2018été au Québec.Afin de souligner cdovanta- ge ce Se anniversaire, en plus de recevoir les artistes bien connus tels que Tex Lecor, les Karicks et Robert Charlebois ou Centre Récréatif du Festival, il y aura -\u2014_\u2014_\u2014 hE, IMOLSO = p ATID VENEZ HABITER MAINTENANT Une maison pas comme les autres une FUTURA = COMMENCEZ A PAYER LE.ler SEPTEMBRE Visites 2 à5h \u2014 7à9b.681 GUILBERT \u2014 100 SAUVAGEAU, CAP PROXIMITE NOUVEAU PONT 374-3478 378-3955 378-6888 CLAUDE-G.LAJOIE LTÉE COURTIER/CONSTRUCTEUR x 9 47 21-20 saison 72-73, qui débutera le 17 septembre.au fil des jours.RÉGINALD DUBOIS pes \"2 mn.Zr etre HE vate omar Puisque, de par sa tor- mule socio-culturelle, le pavillon s'adresse à toute la famille et est adapté à tous les goûts, nous pouvons donc participer à toutes ces activités culturelles, sociales, sportives et d'autres qui s\u2019ajouteront Nous remarquons sur la photo, en présence de l\u2018abbé Carmel Paquin, directeur de ce grand centre de loisir qui va de -l'avant, le député de Trois-Rivières, M.Claude Lajoie (à droite), Mme Liette Lamontagne, vice-présidente, et M.Michel Rock, publi- Vencredi, le 25 août 1972 dégustation populaire de bison sur braise et le bal de la reine avec un orchestre bavarois, Il ne faut pas oublier lo grande porade dans les rues de la ville et les commanditaires: G.À.Boulet, les Maîtres bottiers, les entreprises Rochand, vêtements de sports et l'Hôtel Kapi- Bouka de St-Tite auquel s'ajoute: la Brasserie Molson et quelques autres.Ajoutons que le Ministère de l\u2019industrie et du Commerce soustrait tous les établissements commerciaux Le Pavillon St-Arnaud, en progrès constants.\u2014 Vendredi dernier, le Pavillon St-Arnaud annonçait son programme d'activités pour la Le Festival Western prend une dimension nationale de la Ville de St-Tite à lo loi des heures de fermeture pour la période du Festival Western soit du 8 uu 17 septembre prochain.Nous remarquons sur la photo de gauche & droite M.Louis Caron, directeur régional de |\u2018office des communications du Qué.4 T.- R, M.Roger Marchand, président du Festival, André Léveillé, publiciste, M.Denis Pronovost, publiciste, M.Jean-Louis Lavergne, Pro-Maire, Mlle Cécile Veillette, reine du Festival.Murielle St-Gormein CROISIERES M/S JACQUES CARTIER ciste.conselller-prog.successoral Murielle St-Germain 3 EXCURSIONS PAR JOUR la plus importante société de fiducie Dép.10h 00, durée 2h: $2.50 Dép.1h30, durée 3 h: $3.00 eur 4 : ; canadienne - française Dép.8h 15, durée 3h: $3.00 = SAM.\u2019 DIM.TRUST GENERAL 50.21 .+
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