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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 20 octobre 1972
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1972-10-20, Collections de BAnQ.

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[" ke J.Raymond Denault 19 rue Le Royer ouest Montreal 6le année * Trois-Rivières, No 41 Vendredi, le 20 Octobre 1972 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 fev.- JRGANE DU TRIF Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: 53.00 par année - La copie: 10 cents Enfin, de l'autocritique russe ! Nous avons un peu mieux connu les Russes en ces derniers temps.Les circonstances rocambolesques qui ont entouré notre \u2018\u201cchicane\u2019\u2019 sportive avec les Soviétiques ont, de ce fait, permis d'établir des comparaisons qui ne nous étaient pas toujours favorables.On épiloguera longtemps sur l'impéritie de notre formation athlétique par rapport aux résultats spectaculaires obtenus en Russie par un système impitoyable qui, tuant la personnalité, impose partout l'autodiscipline la plus sévère et ne tolère aucune faiblesse.Devant la difficuité éprouvée récemment par notre équipe à affirmer l'une de nos rares supériorités, celle du hockey professionnel, nous avons été tentés de conclure trop rapidement à la supériorité des procédés utilisés là-bas par un régime abusif qui exige en tout la perfection, quel qu\u2019en soit le prix.L'autoritarisme de l'état soviétique nous paraissait avoir arcompli des merveilles, même au hockey, et nous étions bien prêts à approuver les méthodes déshumanisantes de formation et de conditionnement de leurs athlètes.; Il est vrai que la brillante performance des hockeyeurs russes a pu laisser une impression d'invincibilité, résultat d'un en- trainement perfectionniste qui ne laisse rien au hasard.|| faut pourtant voir comment, en Russie, on obtient de tels résultats, N'est-ce pas en détruisant toute la spontanéité de l'humain pour lui substituer l\u2019obéissance mécanique des robots ?Même si les performances des athlètes russes sont impressionnantes, comme on l'a vu à Munich, on n'arrive vraiment pas à oublier le terrorisme mental qui règne sur un peuple de 200 millions d\u2019esclaves.Le stalinisme que l'on disait mort est plus vivant que jamais en Russie, mais il a pris une autre forme plus subtis le d'asservissement de tout un peuple.Sous le couvert d'une lutte idéologique contre la droite, ce pays, toujours mené par des tyrans, travaille sournoisement à étendre un impérialisme dans le monde.A tel point qu'il provoque I'écoeurement et le désespoir de ses meilleurs citoyens., Il est rare qu'un Russe demeurant en Russie ose démasquer les géniales escroqueries verbales et les oppressions dy politburo.Seul un savant de l'importance d'Andrei Sakharov, père de la bombe \u2018\u201cH\u201d soviétique, pouvait se permettre une \u2018telle audace.Dans un requisi- toire lucide contre le système totalitaire de son pays, Sakharov, dénonçant l'embrigadement idéologique, déclare \u201cNotre société est malade d'hypocrisie, d'égoïsme à courte vue, de cruauté cachée.\u201d Plus loin, dans un document récemment publié par l'Express le savant soviétique décrit les La plume de Jacques Ferron ne chôme guère.Elle nous vaut un neu- veau roman, Le Saint-Elias, d'atmosphère trifluvienne, cette fois, où revivent les façons et les moeurs de ceux qui firent notre petit pays.Originaire de Louiseville, le grand écrivain a voulu dans cette oeuvre rendre hommage à la terre natale, à tant de personnages hauts en couleurs dont il était question au foyer de son pére, le notaire Ferron.C\u2019est son oncle, le juge Férron, décédé il y a quelques années, qui eût aimé ce livre souple et dru, rem: pli de fines allusions à des intrigues de la vie politique et cléricale.ll y aurait retrouvé les silhouettes bien campées de ces hommes forts de l\u2018église et de l\u2019état dont les hauts faits peuplaient les conversations.On lira dans une autre page ure courte étude d'Alain Dufault sur ce dernier roman de Jacques Ferron.persécutions politiques sous des formes judiciaires et psychiatris ques, et les interventions constantes d'une bureaucratie bigote dans la vie du peuple.Et plus loin, en conclusion, il réclame le freinage du fameux avancement dont osent parler Brejnev et ses comparses.Aprés avoir pris connaissance de ce \u2018\u2018mémoire\u201d, on admire beaucoup moins ces faux socialistes qui ne sont, en somme, que des esclavagistes encore moins acceptables que ceux du grand capital nméricain qui laissent un semblant de liberté aux individus.On est alors porté, plutôt qu'à les admirer, à repousser avec dégoût les méthodes mises de l'avant en Soviétie pour rafler tous les honneurs sportifs dont se gave ensuite une grossiére propagande.Clément Marchand 1 A a ASIE ES 2S Les Forges de Saint-Maurice, d'après une ancienne gravure sur bois de Walker.Quand.la vie aninait.les forges de Saint - Maurice Depuis la nouvelle programmation d'automne, le petit écran de Radio-Canada nous offre toute une gamme variée de feuilletons, dont Les Forges de Saint-Maurice, continuité historique présentée le lundi, à vingt heures.L'auteur est Guy Dufresne: il a minutieusement mis toutes les chances de son côté avant d\u2019attaquer son vaste sujet.Les Forges ont été tournées dans le vrai décor (ou tout comme), dans le village même des Forges, où l'on a reconstitué des extérieurs.La chose slime posait car l\u2019on a pas encore commencée à reconstruire dans leur état primitif les hauts-fourneaux, les bâtiments, les maisons d'ouvriers et surtout, la Grande Maison (dont il ne reste plus que les fondations), du maître des forges, le très élégant monsieur de Vézin ! Ce téléroman sera fidèle à la vérité historique de cette époque hallucinante.Guy Dufresne nous n donné d'autres téléromans mémorables: Cap-aux-Sorciers, Septième-Nord, Kanawio.Cette fois, Guy Dufresne s\u2019est laissé gagner par Gérard Robert, Trifluvien et chef des émissions dramatiques de Radio-Canada, ct le voilà engagé pour une longue série dans l'histoire des Forges de Trois-Rivières.Pour ce qui en est des Forges, Guy Dufresne a déjà fouillé les archives, arpenté les lieux, rêvé devant.les ruines de ce qui reste ou bord des eaux cuivrées du Saint-Maurice, imaginé des maisons, des ouvriers etc.Deux trifluviens, en particulier, l\u2019ont guidé dans ses recherches à Trois-Rivières, (où il a séjourné trois mois durant, du lundi au vendredi), Clément Marchand, ce très attachant écrivain, et l\u2019historien Jacques Lacoursière, qui est un Rivard-Lacoursière, tout comme Guy Dufresne est un Rivard-Dufresne, les deux descendants de la même famille de Nicolas Rivard.Guy Dufresne, notre auteur des Forges, a eu l\u2019inestimable avantage, en plus, de consulter aussi un document historique qui avait tout l\u2019air d\u2019avoir été rédigé pour lui.11 s'agit du rapport d\u2019un enquêteur royal, chargé d'examiner Ja gestion du Maître des Forges, lequel document a pour titre: \u201cL\u2019Inventaire d\u2019Estèbe\u201d.\u2018 A la lumiére de ces faits véridiques, il reste que Guy Dufresne agit et écrit en poète qu\u2019il est, a sa maniére, avec une longue patience, un lent cheminement, beaucoup de romantisme, en respectant d'aussi près que possible, la vérité historique et la couleur locale.Les Forges de Snint-Maurice sont une excellente réalisation de Louis Bédard qui a cu le temps de se faire lu main, je crois! .Au début de septembre, nous étions gratifiés du premier épisode, qui en fut un entrée en matière, d'introduction, d'explication.Cependant, dès le deuxième épisode, l'intérêt est déjà piqué a vif, Jorsquo cette fille mystérieuse au parfum sauvage de gadelles noires, qu'est une Véronique Godard (incarnée par lizabeth Lesicur) tombe dans les bras amoureux de Monsieur de Tardier, notre gentilhomme fondeur, employé du maître de forges, qui semble savourer les conquêtes difficiles! .Or donc ami lecteur, attention ! la suite aux prochains épisodes., et longue carrière à ce roman des Forges de Saint-Maurice, afin que Yon puisse, un jour, éventuellement, tourner et filmer l\u2019histoire dans le vrai décor des Vieilles Forges du Saint-Maurice, enfin reconstruites, CELINE LEBLANC.CE QU'APPORTE LA COOPÉRATION La Semaine des Caisses Populaires du Québec s'achève sur une note d'optimisme pour notre économie.Ce mouvement coopératif qui a atteint les couches les plus actives de notre société a commencé à transformer lo vie des Québécois à tous les niveaux importants.Les réalisations qu\u2018on lui doit sont décisives déjà par les mises de fond massives à la base de notre infrostructure économique.Les Caisses Populaires stacheminent main'tenant, à pas allègres, vers la deuxième milliard d'investissement collectif.Ce n\u2019est pas trop mal pour un peuple que l'on dit pauvre et qui, pourtant, à force d'économie, en arrive à accumuler des sommes aussi importantes.Bien administré, le mouvement coopératif des Caisses ira de succès en succès, C.M.Les crampons nous coutent cher Nos routes se brisent à cause des crampons mais le gouvernement a les moyens de les réparer.Aussi, le règlement des pneus à crampons permet-il l\u2019usage de ces griffes métalliques en tout temps de l\u2019année au Québec pourvu que le poids des voitures à vide n\u2019excède pas 5,000 livres.Ce qui veut dire que de grosses bagnoles peuvent ravager l\u2019asphalte par des arrêts brusques ou des virages bien appuyés sans que la voirie les en empêche Le règlement est un modèle d'équivoque puisque «du 15 octobre au 15 avril les pneus à crampons sont déconseillés sur les véhicules de poids moindre (que 5,000 livres) circulant en ville, et tolérés sur ces mêmes voitures en milieu rural.Les pneus à crampons ne sont ni «déconseillés» ct encore moin «tolérés» dans d\u2019autres provinces du pays.Ils sont tout simplement défendus à cause de la piètre protection additionnelle pour l\u2019automobiliste et des dommages coûteux causés à l\u2019asphalte par suite de leur emploi.Y a-t-il une raison sérieuse pour laquelle le gouvernement du Québec n\u2019édicte pas un règlement moins ambigu, calqué sur celui de l'Ontario dont les problèmes routiers sont les mêmes que ceux du Québec ?C.M. Page 2 Le \"cocufieur cocufié\u201d de Ruzante présenté au Capitol, le 31 déc.Le \u2018Théâtre Populaire du Québec présentera une comédie de Ruzante le 31 octobre au Capitole.Ruzante, auteur et comédien du XVIième siècle a un sens aigü de la scène et du phéno- mèêne théâtral.Il est heureux sur un plateau de foire à divertir ses concitoyens vénitiens.Cest donc un auteur qui connaît à fond son métier.Le Québec actuel est sensible avec intensité à certaines questions: l'émancipation de la femme, la critique de la vie militaire, la liberté dans le ménage ; ces points de vue sont toujours exprimés dans une langue drue, verte et sans ambages.C'est là que Ruzante nous rejoint.A notre expression théâtrale trop longtemps stérilisée, si- phonée et bon enfant, Ruzante vous apporte l'imagination, la violence et lenvergure de Rabelais.On dira peut-être: \u201cRuzante ce n\u2019est pas un Québécois, c'est donc de la littérature étrangère ct bourgeoise\u201d.\u2014À cela je réponds que nous devons avoir accès à toute la littérature mondiale, y trouver les auteurs qui nous font comme un gant, les ajuster à nos goûts et à nos besoins.>> ils ont beau avoir des chapeaux plus:ou moins ronds ces Bretons, celui-ci qui répond au nom plutôt inquiétant de Tonin Bardasse (alias Patrick Peuvion) en fait voir de toutes les couleurs à l\u2018héroine du Cocufieur cocufié, la très présente Angèle.RiRo Distribution GROS \u2014 DETAIL Radio - Montres - Bijoux - Bas - Cosmétiques, etc 556, Des Forges Trois-Rivières Roland Rioux, prop Bur.: 379-5111 = = tries à se ZIVONOVONTONTO NONE L'AGENCE DE DISTRIBUTION C.R.R.inc.invite les commerçants, maisons d'affaires, indus-@ prévaloir de son service de distribution de MACHINES A CIGARETTES = ® Pour de plus amples informations : Tél.résidence: 374-9348 ou Bureau: 374-6939 ; Rés.: 52 Massicotto, C.P.42, Cap-de-la-Madelefne, Qué.Bur.: 1683 rue Royale, C.P.1804.Trois-Rivières, Qué.Rés: 375-9184 Bur: 375-8311 RÉGINALD DUBOIS conselller-prog.successoral COOPVIE COURSES ®* COURSES ® COURSES CE SOIR et DIMANCHE SOIR a 8h00 À LA PISTE DE L'EXPOSITION ATTENTION GUICHET DE VENTE A L'EXTERIEUR DE L'ESTRADE OUVERT DE Sh À 7h15 TOUS LES SOIRS DE COURSES nN œ mn xc = Oo 18) | J a uw mn + 2 o |S) LICENCE COMPLETE ADMISSION: 81.25 Mercredi, soirée des dames 50.de 16 ans accompagnes au non ne sont pas admis.S3ISHNOD ¢ SISHNOD COURSES ® COURSES ® COURSES A.L.DISTRIBUTION ENR.ALFRED LAFRENIERE & FILS TRANSPORT GENERAL Distributeur de : CIRCULAIRES, JOURNAUX, CALENDRIERS, ETC.113, VAILLANCOURT TÉL.: (819) 376-3007 CAP-DE-LA-MADELEINE LE BIEN PUBLIC ! Vendredi, le 20 octobre 1972 > NAS .ay © N.de la r.\u2014Les bons collaborateurs sont recherchés au BIEN PUBLIC.Chacun essaie d\u2018y tenir une bonne place dans les limites de son \u201ctalent\u201d.En voici un qui n\u2019est sûrement pas encore au bout de son talent puisqu'il va avoir huit ans au mois de novembre, DANIEL, frérot d'Alain Dufault, en 2e année à l\u2018élémentaire.Bien jeune! ll a le mérite de ne pas faire de fautes dans ses dictées.Il vous remet sa copie ou plutôt son article bien modeste sur un petit animal qu\u2019il a su voir et décrire en quelques mots.Dons arial, ne aie., J \u2018 \u2018 ured [ered el Un ani! sauvage ot spde il viC dans un arbre dans la forêt Jécureuil à Une Gilewe toutue et deux Oreilles ointues, œ longue, Moustaches Couleur de pistache.on animy _ Siappelle moustachu.ecureuil ESC très Gentii © tr beau il ume es._noix el ies poi- RotteS l\u2019œuretil nous aime et on [lame Vecuredl Sow 3 (otra Pavlie Daniel DuFault te dine branche 378-6631 LUNETTES Nicole ON.Leclerc OPTICIEN D'ORDONNANCES (Face à pascal) Centre d'Achots Trois-Rivières-Ouest 4424, boul.Royol PC A RE eo id, ehh gd nil 0 Jean Bouthillette nous dit ce qu'est un Québécois Dans un livre choc qui parait à l'Hexagone, sous le titre Le Canadien français et son double, Jean Bouthillette nous dit ce qu'est un Canadien francais?Ce quest un Québécois.Voici un livre qui dit le premier mot.Un livre par lequel nous commençons de nous saisir concrètement à la base de notre être collectif et au centre d\u2018une confrontation semaine de la caisse pop, du 16 au 20 octobre 1972 méthodique avec notre réalité aliénée.Dans e son livre, Jaen Bouthilette identifie claire- \u20ac ment, en démontrant tous les mécanismes, la relation infime du colonisateur et du colonisé, ici et maintenant, des faits et la caisse populaire desjardins de nos comportements historiques, relation qui conduit à la mise à jour des grands agents de notre inconscient collectif: le mirage d'identité, la dépersonnalisation, la culpabilité, dans le processus historique déterminé par La Conquête et toujours ace tuel.Sa démontration irrécusable crève les yeux.Les conclusions tombent d'elles-mêmes comme des fruits mûrs.Nous n'avons pas le choix de n\u2018éire pas libre. Vendredi, le 20 octobre 1972 Excellent acteur décédé Robert Le Vigan, acteur français qui nous ovait impressionné par son jeu au cinéma notamment dans Maria Chapdelaine, Pépé Le Muke, Quai des Brumes, Golgotha, est décédé en Amérique du Sud où il était exilé depuis qu'il fut accusé d\u2019intelligence avec l'ennemi durant \u2018occupation en France.Nous retiendrons de Robert Coquilland qu'il fut, comme l'était Brasseur; un excellent acteur de rôles de composition.\u2018\u2019Parut dans les plus grands films que la France ait produits durant les années 30 ! On se souviendra encore de ses attitudes en relief dans Le Paradis de Gance; Regain de Pagnol et Goupil Mains Rougz: de Becker.L\u2018on se souviendra de ce personnage tourmenté, sec, nerveux, d\u2019une sensibilité extrême et aux yeux étincelants, qui a procuré de si fortes émotions aux cinéphiles.S'il fut demeuré en France, il eût pu ajouter largement à sa gloire d\u2018interprète.|| eût pu se disculper d\u2019accusations peut-être injustes comme d'autres le firent mais l\u2019on dit que, dans le destin de cet homme, la réalité dépassa a fiction; qu'il avait le goût du martyre et qu'il était masochiste.Lui seul savait où le bât le blessait.Recyclage L'on parle de paresse dans le cas de cer- toins chômeurs et du peu d'empressement qu'ils témoignent à accepter de l'emploi, surtout dans le cas d'emplois non spécialisés.Si il y a des gens qui préfèrent demeurer sur l'assistance sociale ou toucher des prestations d\u2018assurance- chômage c'est que, dans maints cas, on leur offre des emplois qu\u2019il ne sauraient assumer qu\u2018avec la plus grande répugnance.Il est faux de croire que n'importe qui peut faire n'importe quoi.Un ingénieur qui avait observé des femmes éviscérer des dindes à la chaîne et des hommes faire des travaux fasticieux et cdéprimants c dit comprendre pourquoi certains chômeurs chôment.Un grand nombre de chômeurs ont été écartés de leur emploi habituel par des circons- LE BIEN PUBLIC elques mots Page 3 par © © © Maurice Huot tances incontrélables.Ils sont en plein désarroi et comme perdus et ils ne sont pas prêts et sont souvent incapables d'accepter un emploi quelconque qui ne correspond ni à leurs goûts, ni à leurs capacités physiques ou psychiques.Si on les forçait à y travailler ils ne pourraient souvent que s'avi!ir et accomplir une mauvaise besogne.Le remède pour ces gens est dans un recyclage sérieux, non pas dans la course énervante et stérille aux bureaux de centres de main-d'oeuvre où on leur propose l\u2019impossible.Un grand nombre de chômeurs voudraient sortir de leur misère mais non pas pour tomber dans pire.Aux fusionneurs Malgré toute l'opposition qui s'est manifestée contre les excès de la réorganisation urbaine, de la fusion des services municipaux, il parait évident que les apprentis-sorciers qui ont décienché la machine des communautés urbaines continueront à ignorer les plaintes des Fetits propriétaires excédés.L'on n\u2018écoute pas les maires, représentants des citadins.L'on se fiche comme l'an quarante de décourager l'accès a la propriété privée, de désorganiser par le fait méme des sociétés autrefois stables.Les taxeux ont la bride sur le cou et nous conduisent au désastre n\u2019ayant aucune espèce de philosophie sociale et ne voyant pas plus loin que leur nez.Allez-y messieurs les fusion- neurs; tuez la poule aux oeufs d'or, taxez jusqu'à ce que mort s\u2019ensuive ! Nouveau snobisme Il existe chez certains Québécois, notamment le milieu de ceux qui se disent si gratuitement artistes, un nouveau snobisme ; mal sarler ! C'est bête, mois c'est comme cela.Une voyageuse qui se trouvait à Paris récemment, a entendu des nôtres porler comme des charretiers dons un restaurant de Paris, Plusieurs de ces Québécois étaient des \"\u2019artistes\u2019\u2019 en visite là-bas, Cette voyageuse indignée, croit que ces Québécois tentaient d'\u2019étonner les Français par leur application à s'exprimer avec de gros mots.C'est un nouveau snobisme bien peu enviable Et dire que l\u2019on parle de conserver au Carada la langue française et que l\u2019on est, dans certains milieux qui devraient connaître mieux, en voie de créer un dialecte qu\u2019il faut déjà traduire en français ! Ce dialecte s\u2018est installé dans notre théâtre, dans la publicité, et évidemment, il court les rues.Halte-là, car, avant longtemps, il ne sera plus question de françois au Québec mais de patagon.Encore ces joutes L'on a beaucoup daubé les joueurs de Hockey-Canada lors des joutes Canada-Russie.On les a accusés de mauvaise conduite, de brutalité etc.Cependant, ne faut-il pas voir là des exagérations ?Pour sa part, Jean Béliveau a déclaré l\u2019autre soir à Radio-Canada qu'il a vu les Russes les patins très hauts et le baton sournoisement agile contre nos joueurs.C'est peut-être pour cela que certains membres de Hockey-Canada indignés ont riposté.A toute situation contestée il y a deux versions.Nous croyons que celle de Béliveau qui était en Russie et qui a assisté aux quatre parties fait le poids.Après tout, l'on dit que le hockey, il connaît çà lui.Paradoxe Il ne parait pas juste de dire que les gens d\u2019aujourd\u2019hui n\u2019écoutent plus personne, même si, dans nos grandes villes surtout, plusieurs s'expriment, vite, à bâtons rompus et devinent l'interlocuteur plutôt qu'ils prêtent attention vraie à ce qu'il dit.Les gens écoutent beaucoup la radio, la TV.lls peuvent passer des heures à se faire parler par ces machines sans jamais ou jpeu d'espoir de pouvoir rétorquer ou engager le dialogue.Et pourtant quand ils sont en présence de gens en chair et en os, ils perdent cette patience.Paradoxe de lo vie ! .L\u2019évangile en opérette Décidément, nous sommes gâtés.Jésus-Christ est en train de devenir le modèle préféré des hippies, des fanatiques du rock et des animateurs d\u2019opérettes d'avant-garde.Les gospel- nights de l\u2019abbé Guy de Fatto apparaissent d\u2019un traditionalisme affligeant à côté des spectacles délirants montés par les astucieux commerçants de la scène.Avant Jésus super star que doit présenter le Théâtre National Populaire, à Paris, nous avons droit à Godspell au théâtre Saint- Martin, où Hair a terminé sa fructueuse carrière.Qu'est-ce que Godspell ?Une comédie musicale rock, dont le livret est l\u2019Evangile de Saint-Mathieu, précise France-Soir, qui, dans des placards publicitaires, cite ce commentaire du Hollywood Reporter de Los Angeles: « Un cirque, un spectacle de clowns, un spectacle magnifique où tout est exaltant ».Une histoire de fou, racontée par des fous, commente Le Monde (10,2,72): «Jésus, en pantalon à fleurs et chaussettes à raies, porte au front un coeur et une tache rouge au nez », entouré de disciples et de personnages déguisés en augustes, évoluent dans une cage à singes.« Les Ecritures sont prétexte à grimaces, pitreries, cabrioles et calembours du genre : quel heureux Lazare ! Le discours de Jésus sur la Montagne relève l\u2019entr\u2019acte.Il paraît que le préfet Doublet a bien ri.Les intellectuels contestataires ont dû exulter, quand Jésus chanta à l\u2019adresse de Dieu le Père:: «Ta volonté divine en prend un drôle de coup!» apostrophe définitive que France-Soir déguste avec ferveur » (31,1,72).Après l\u2019entr\u2019acte, le ton change et le sublime est atteint.Jean Marais a même pleuré pendant la crucifixion, nous révèle Fran- ce-Soir.Tout cela ne pèse pas lourd et manque de grandeur, conclut Le Mone.Toujours selon France- Soir, le Tout-Paris a plébiscité cette ahurissante clownerie.Le Pére Lendger, aumoénier du Spectacle, aurait confié: « Voila ce que le monde d\u2019aujour- d\u2019hui a perdu, et que cette jeunesse retrouve en défigeant la religion: la joie.» Et il aurait ajouté: «Les acteurs sont très gentils; ils croient tous en Jésus-Christ, grand initié; mais le divin leur échappe.» C\u2019est le moins qu\u2019on puisse dire, Nous laissons évidemment à France-Soir (4,2,72) la responsabilité des avis émis par ce religieux, comme par les autres personnalités bien parisiennes, enthousiasmées par la haute tenue spirituelle (?) d\u2019une oeuvre maîtresse dont l'Eglise ne saurait se passer, paraît-il, dans ses efforts d\u2019adaptation au monde de ce temps.Après l'Evangile des bouffons, nous attendons une « vie érotique de Jésus- Christ» par Pasolini.Patience; l\u2019idée est certainement dans l'air.et dans le vent (de l'Histoire).La revue CICES, Paris, 29 fév.1972. PAGE 4 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 20 octobre 1972 35 JOURNALISTES FRANÇAIS DÉCOUVRENT TRONS- RIVIÈRES.\u2014 Trente
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