Le bien public, 1 décembre 1972, vendredi 1 décembre 1972
[" kh.J.Raymond Denault 19 rue Le Royer Ouest Montreal 6le année Trois-Rivières, No 47 Vendredi, le ler Décembre 1972 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 fev.\".Enregistrement numéro 0475 Courtier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents LE CHOC EN RETOUR Depuis quelque temps au Québec, les grandes compagnies papetiéres a capital américain emploient des tactiques plus ou moins acceptables pour forcer le gouvernement à leur verser d'énormes compensations, à défaut de quoi elles ferment leurs usines et provoquent du chômage.L'on a vu comment les choses se sont passées ici, à Trois-Rivières, avec la Domtar.Selon un scénario bien établi, l\u2019on a d'abord prétexté le mauvais état des machines pour cesser la production et déclarer ensuite que, dans ces conditions désavantageuses, les opérations n'étaient plus rentables.D'où chômage de 550 papetiers et pression de l'opinion publique sur le gouvernement pour lui demander d'intervenir.Or, comment le gouvernement intervient-il d'habitude pour sauver une industrie, sinon\u2019 en lui octroyant d'importants subsides payés à même les impôts des petits contribuables.Il est sûr, par exemple, qu'une partie de l\u2019équipement est démodé à l'usine Domtar à Trois-Rivières.Pendant cinquante ans, les différents propriétaires de la St-Lawrence et, plus tard, de la Domtar ont écrémé les profits sans réinvestir.On se contentait tout au plus de réparer, rafistoler, jusqu\u2019au jour où l\u2019on se rendit compte que rien n'allait plus et qu'il fallait jouer la comédie de la mort naturelle d\u2019une industrie.* * * Le capital n'a pas tous les droits, méme.dans une province aussi pauvre que le Québec.Il va falloir lui apprendre qu'il a aussi des responsabilités sociales envers ses employés et toute la collectivité.On lui permet d'exploiter les ressources naturelles, mais non d'exploiter tout simplement un public sans défense.Des agglomérations humaines se constituent autour des grandes industries et il vient un temps où, après de longues années de service, ces dernières leur appartiennent en partie.VX house 4 Les Forges du Saint-Maurice .| pionniers dans l'industrie du fer a ES Un nouvel exemple de cette stratégie détestable des compagnies quémandeuses nous est fourni, après d'autres, par la C.|, P.qui a fermé son usine de Témiscamingue, le 31 mai dernier.Près de mille travailleurs ont été soudainement mis en chômage et réduits à la gêne, en attendant la misère.Constatant la mauvaise foi de la C.I.P.dans cette affaire, les travailleurs de l'usine et les citoyens de la petite localité ont souscrit $1 million qu'ils ont mis à la disposition de Tembec Forest Industries, un groupe d'intérêts privés qui veut racheter l'usine de Kippawawa.Mais la C.I.Prefuse de vendre à prix raisonnable à ce groupe et empêche la relance de l'opération.La raison de ce refus repose sur un marchandage, Jadis, le gouvernement du Québec a donné a la C.I.Pde vastes concessions forestières.Or, ladite compagnie réclamerait aujour- d\u2019hui du gouvernement québécois une compensation de $7 millions en retour des étendues forestières dont on lui fit cadeau dans le passé.Se faisant l'interprète du comité des citoyens de Témiscamingue et du syndicat international des travailleurs - unis dy papier, M.Fernand Daoust, secrétaire général de la F.T.Q., a dénoncé le grossier stratagème de la com» pagnie et demandé que l\u2019on mette fin à «ce marchandage honteux qui se fait sur le dos de toute une collectivité ».* 0%» Pour empêcher le pire, le gouvernement du Québec pourrait certes verser les millions a ces ogres de la haute finance qui s'empresseraient alors de moderniser les vieilles usines et de réembaucher le personnel.Mais ce serait là céder à un chantage contre lequel, même s\u2019il devait conjurer temporairement le chômage, les syndicats s'insurgent, arguant qu'une telle générosité ne réglerait pas le problème mais profiterait surtout à la maison-mère américaine.Comme solution de rechange, ils n\u2019en voient qu'une seule, si drastique qu'elle soit, et qui tient à l\u2019étatisation pure et simple des usines que l\u2019on ferme et que l'on refuse de vendre par raison tactique.Il est pénible de voir la situation se gâter de la sorte dans l'industrie du papier journal, mais il vaut mieux tâcher de contrer la crise par des mesures opportunistes que de la subir sans lui chercher un dénouement à son avantage.Après avoir consommé les réserves les plus facilement accessibles de leurs immenses concessions forestières, les compagnies papetières ont tendance à quitter le Québec.On ne peut les empêcher d'abuser ainsi des largesses inconséquentes des gouvernements.lls ont droit de quitter les lieux.Mais le moins que l'on puisse attendre est que les biens laissés derrière eux soient remis au peuple, c\u2019est-à-dire étatisés, sans autre forme de compensation.Clément Marchand pour étude.Dès 1665, l'intendant Talon donnait & l'industrie miniére du Québec sa première impulsion en organisant une expédition sur la rive nord de la baie de Gaspé dans l\u2019espoir d\u2018y trouver de l'argent.En 1666, la découverte de fer, à Saint-Urbain, dans lo région de Charlevoix, sembla si importante à Colbert qu\u2019il délégua le géologue De la Potardière Un peu plus tard, on découvrit les gisements de plomb, de zinc, et d\u2018argent du Témiscaminque.Le 20 août 1738, s'ouvraient \u2018\u2019Les Forges du Saint-Maurice\" qui allaient rester en activité jusqu\u2019en 1911.Ce fut la première grande industrie lourde en Amérique.Louis XV lui consacra une partie de sa fortune, des centaines de milliers de livres en pure perte, puisque les forges, mal gérées et opérant dans des conditions difficiles, connurent des faillites.Au 19e siècle, on découvrit de l\u2019or à l\u2019état libre dans la beauce.A la même époque, on détecta la présence de phosphate de chaux dans le secteur de la rivière Gatineau et de la rivière du Lièvre.En 1847-48, William Logan découvrit du cuivre dans les Cantons de l\u2018Est.De nouveaux gisements furent identifiés peu après et la fièvre de prospection ainsi engendrée conduisit à la découverte de l\u2018amiante dont l\u2019exploitation débuta en 1878.\u201cL'acte général des mines de Québec\u201d, sanctionné le 24 juillet 1880, établissait une réglementation du domaine minier.Puis ce fut la ruée vers l\u2019or de I\u2019Abitibi en 1923, et la mise en valeur du fer du Nouveau-Qué- bec au cours des années qui suivirent 1950.De nos jours, 35, 000 personnes tirent leur subsistance de l'industrie miniére au Québec où la législation régissant les mines est appliquée par le ministère des Richesses naturelles.Nouveaux auteurs aux Editions des Forges Bien accueillies de la critique, tour à tour subventionnées par l'UQTR et le Conseil des Arts du Canada, Les Editions des Forges se manifestent de nouveau à notre attention avec la publication de deux nouveaux recueils de poèmes sous la direction Ce poète, l'un des meilleurs du Québec, a décidément ev de linfluence sur nos jeunes.Les deux recueils: \u201cPrésage de la Mer® de G.Claude Fournier et \u201cElégie à la Reine de Coeur* de René Lord, illustrés l'un de & photos de Robert Fournier et l'autre de 3 dessins de Richard Normandin.Lors du lancement.-à l\u2018Université, de g.à d.: Armand Guilmette, directeur du dép.des lettres à l'UQTR, G.-Claude Four- \u201cnier, René \u2018Lord et Gatien Lapointe._° A.B) de Gatien Lapointe. Page 2 Julia Richer, la dernière de quatre écrivains qui grandirent ensemble La mort de Mme Julia Richer renverse ses nombreux amis.Comme un coup de foudre dans le ciel clair \u2014 c\u2019est le cas de le dire.On la savait malade, elle avait annoncé elle-même que son état de santé l\u2019obligeait à quitter son poste de publiciste-propagandis- te des Editions Fides, mais personne ne prévoyait un départ imminent.Dans la galerie féminine de nos lettres, dans le journalisme, elle occupait une place à part, qui n\u2019est quelconque ni négligeable.Elle se manifesta surtout dans la critique et l\u2019histoire littéraire, et elle tint longtemps la rubrique des livres à l\u2019Action nationale.Elle collabora aussi à de nombreuses revues et à des journaux, dont cet excellent Notre temps que fonda en Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u201cHuile à chauffage Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 RRRRRRARANAS L\u2019ILLETTRÉ 1945 Léopold Richer son mari, après son départ d\u2019Ottawa pour la métropole canadienne.On ignore son âge au juste car elle le cache comme tant d\u2019autres aux recueils de biographies, mais l\u2019on a de droit de penser quelle frisait les soixante- dix ans, plus ou moins, car son époux aurait cet âge s\u2019il vivait.Née Julia Sigouin, native de Montréal, elle poursuivit de sérieuses études \u2014- et il y paraît \u2014 au couvent de Marie - Réparatrice et chez les Soeurs de Sainte- Anne, parmi les premières chez nous à offrir les humanités classiques y compris le latin et le grec, aux jeunes filles désireuses d\u2019une culture approfondie.x * * La longue carrière de Madame Richer se partage entre Ottawa et Montréal, car elle passe dans la capitale la première partie de sa vie de femme, y ayant suivi son mari, courriériste parlementaire du Devoir, de Montréal, entre 1937 et 1944.Sauf erreur Richer fut aussi au Droit d'Ottawa pendant quelque temps, à titre de correspondant à la tribune de la presse du Parlement, mais les ouvrages biographiques gardent la- dessus le silence.Les Richer se liérent bientôt d\u2019amitié avec Léo- Paul Desrosiers, qui devait devenir l\u2019historien et le romancier que l\u2019on sait, de même qu\u2019avec sa femme Michelle Le Normand \u2014 née Marie-Antoinette Tardif \u2014 écrivain elle aussi, qui laisse entre autres oeuvres ce volume de souve- RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél.: 378-4831 LE BIEN PUBLIC -nirs de jeunesse qui n\u2019a pas son pareil: Autour de la maison (1916)., Les ménages Desrosiers et Richer furent plus qu\u2019unis, du temps que chacun élevait ses enfants: trois pour le premier, dont deux survivent; cinq pour le second.Quand Desrosiers, en 1941, quitta Ottawa pour accepter a Montréal le poste de conservateur de la bibliothèque municipale, Richer suit trois ans plus tard et fonde en 1945 Notre temps, journal politique et qui disparut après quelques années, comme le Nationeliste de Jules Fournier, l'Ordre d\u2019Olivar Asselin, le Jour de Jean-Charles Harvey, ,feuilles trop bien rédigées, et remuant trop d\u2019idées, pour survivre dans notre monde artificiel d\u2019écrivains qui écvivent mal, de chanteurs qui ne chantent pas, de comédiens qui jouent comme des pieds et croient le contraire, * * x Quand il prit sa retraite, Desrosiers décida d\u2019aller vivre avec les siens a S.-Sauveur-des-Monts, dans la verdure et l'air vivifiant des Laurentides, et Richer l'y suivit avec sa famille, s\u2019il ne le précéda point.Pareille amitié ne se rencontre pas souvent, dans un monde souvent féroce où rivalités et jalousies sont plutôt la règle, quand ce n\u2019est l\u2019indifférence pure et simple ou l\u2019oubli de celui qui se sent arrivé, à l\u2019endroit de qui l\u2019est moins.Des quatre amis, Julia Richer est la dernière à partir, les autres n\u2019étant plus depuis plusieurs années.Léopold Richer mourut le premier, en janvier 1961; Michel Le Normand suivit en novembre 1964 : Léo- Paul Desrosiers, en avril 1967; Julia Sigouin-Richer, le 20 septembre 1972, Cette derniére, qui ne cessa d\u2019écrire sa vie durant, ne laisse pourtant qu\u2019un livre, consacré à la mémoire de Léo-Paul Desrosiers, dans la collection de Fides sur les Ecrivains canadiens d\u2019aujourd\u2019hui.: Son mari fut moins sobre et réticent, qui donna en rapide succession huit ouvrages, en 1933 et 1940, L'Illettré Vendredi, le ler décembre 1972 Vient de paraître PAGES CHOISIES DU SERVITEUR DE DIEU, LE PÈRE FRÉDÉRIC JANSSOONE, O.F.Mpar le P.Romain Légaré, O.F.M., vice-postulateur (\u201cLe Souvenir du Bon Père Frédéric, O.F.M.\u201d Nouvelle série annuelle, no 2, automne 1972) Cette brochure présente une sorte de vie en raccourci du Père Frédéric Janssoone (1838-1916) par les textes du serviteur de Dieu.La première partie reproduit des faits autobiographiques, la seconde, la pratique de dévotions préférées et la leçon de quelques vertus.Homme de son temps, le Père Frédéric est aussi homme de notre temps par lesprit qui l\u2019animait dans ses projets apostoliques, par les valeurs humaines et évangéliques qu\u2019il a incarnées dans ses oeuvres multiples.C\u2019est par là que nous pouvons limiter et même l\u2019envier; par là, il nous offre, de nos jours, un stimulant et un exemple.Editions du Bon Père Frédéric, 890, rue Saint- Maurice, Trois-Rivières, Qué.Prix: $1.00 Il y a cinq ans, mourait Che Guevara Il y a cing ans, en octobre 1967, mourait Ernesto Guevara, dit Che Guevara, en Bolivie, dans la région de Valle Grande.Il était né à Rosario, en 1928, et, dès 1954, devint le fidèle compagnon de Fidel Castro.Le Supplément du Grand La- Trousse Encyclopédique nous rappelle ainsi la vie aventureuse du révolutionnaire cubain : « Fils d\u2019architecte, il obtient le doctorat en médecine à Buenos Aires (1953).Il étudie la réforme agrai- en Bolivie.Au Guatemala (1954), il se range du côté du gouvernement Arbenz et, à la chute de celui-ci, passe au Mexique, où il fait la connaissance de Fidel et Raoül Castro.En novembre 1956, il les rejoints au maquis cubain.En 1959, il entre à La Havane à la tête des troupes victorieuses et devient citoyen cubain.Directeur de la Banque nationale de Cuba, puis ministre de l'Industrie, il joue un rôle essentiel dans l\u2019organisation de la planification.Après un voyage de trois mois en Afrique et en Asie, il disparaît de la scène politique officielle en 1965 et l\u2019on signale ensuite sa présence dans divers pays où se développent des luttes révolutionnaires.En avril 1967, l\u2019Organisation de la solidarité des peuples d\u2019Afrique, d\u2019Asie et d\u2019Amérique latine diffuse un texte où Guevara estime qu\u2019il faut développer de nouveaux foyers de lutte comparables à ceux du Viêtnam, pour contraindre les Etats-Unis à une dispersion de leurs forces.Il trouve la mort dans des circonstances restées obscures à Ja suite d\u2019un combat entre les guérilleros boliviens et l\u2019armée.» NE L'OUBLIEZ PAS LA CROIX-ROUGE AGIT EN VOTRE NOM | M.et Mme Ernest Doyon, 3930 Des Plaines, Trois-Rivières, Qué.Tél.: (819) 374-4120 MIAMI BEACH \u2014 FLORIDE Un magnifique séjour de 3 semaines (21) jours sur la plage Voyage en groupe comprenant tous les services DEPART DE MONTREAL : le 6 Janvier 1973 RETOUR DE MIAMI: PRIX PAR PERSONNE $388.50 (2) personnes par chambre POUR RESERVATIONS ET RENSEIGNEMENTS S'ADRESSER A: AGENCE DE VOYAGE BEAUMONT 1515 Royale, Trois-Rivières, Qué.Tél: 379-1212 le 26 Janvier 1973 Vendredi, le ler décembre 1972 BEBBULBELE P BEBELLEBEE r le bien BEECECECELELCELELEBE Bilan provisoire Au hasard d'un tour de biblothè- que, je viens de relire le Bilan Provisoire de Roger Duhamel.Que le temps passe vite ! La moitié des gens dont il parle, notamment des journalistes, sont décédés tandis que d'autres sont entrés dans un oubli total.D'autres ont trouvé refuge dans le fonctionnarisme.C'est dans ce bouquin qui date de 1958 que Duhamel, maintenant ambassadeur au Portugal après avoir été longuement Imprimeur de la Reine, parle notamment des \u201cerreurs de distribution\u201d dans le journalisme en comparant ce métier avec le théâtre ou le cinéma où parfois les rôles ne sont pas toujours bien distribués.En feuilletant ce livre, une sorte de nostalgie m'envahit car j'étais des boites que décrit Duhamel et lui-même en fut.Aujourd'hui, je me dis qu'à leur façon ces camarades d'autrefois que j'ai tous aimés pour une facette au l\u2018autre de leur style ou de leur caractère ont bien mérité du public qu'ils servaient tout en se réalisant.Comme le peintre Marc-Aurèle Fortin, ils ont eu leur période noire et leur période rose.J'ai tenté jadis de dessiner par des mots quelques silhouettes de journalistes dans Journalistes Canadiens ; tous ceux-là étaient disparus; je n'aurais pas eu l'audace de camper des vivants car ils pouvaient changer, évoluer et ce que j'aurais dis alors d'eux n'eut peut-être été plus vrai aujourd'hui.Il est vrai, que Duhamel avait prudemment intitulé son bouquin Bilan Provisoire.M.H.Une nouvelle Les ora nges conception de l\u2019art De nos jours l\u2019image graphique se joint aux autres formes d'expression; la représentation graphique crée de fortes impressions sur le consommateur.En somme, le public se nourrit d'images.Les prédictions des théoriciens tels que Durkheim et Wilbois du début du XXe siècle se sont révélées fausses.Même si sa reproduction coûte très cher, la couleur prend le pas sur le noir et blanc; l\u2019art bariolé pénètre à l\u2019usine et envahit les transports en commun.La cybernétique bouscule la culture traditionnelle, la mutation en art s\u2019opère parallèlement à l\u2019évolution de la science et de la technique.Les grands pédagogues appellent cette nouvelle réalité: l\u2019«art impliqué», concept proche du design qui se soucie de la forme et de la fonction.Cette remise en question de l\u2019art permet à l\u2019homme d\u2019être plus présent au monde en extériorisant ses talents et son savoir.Alain Dufault sont mures Le premier livre de Michelle Guérin, rédactrice au Nouvelliste, vient de voir le jour au Cercle du Livre de France.Distribué d\u2019abord aux 4000 membres du Cercle, il paraîtra en librairie en janvier pour le grand public.Nous ne l'avons pas encore lu et nous n\u2019en connaissons que le titre fort inattendu et tout à fait «nouveau roman »; «Les oranges d\u2019Israël ».Selon l\u2019éditeur Pierre Tisseyre, cette oeuvre aurait dû être primée par le jury du Prix du Cercle, car elle possède toutes les qualités d\u2019écriture et de psychologie du bon roman.Dans \u2018une lettre aux membres du Club, Pierre Tisseyre écrit: «Je suis certain que vous aimerez «Les oranges d\u2019Israél» de Michelle Guérin comme je lai aimé moi-même et qu\u2019après l\u2019avoir lu vous regretterez, comme moi, que cet excellent roman n\u2019ait pas remporté le Prix ».C.M.LE BIEN PUBLIC Le Carnaval de Québec 1973 en marche Le légendaire et traditionnel Carnaval de Québec est déjà en branle pour la saison 1973.La semaine dernière, l\u2019on procédait déjà au choix des duchesses pour l\u2018édition 1973.Il va sans dire que cette année ce choix s\u2019est fait le plus minutieusement possible, comme par les années passées, car ces duchesses deviennent pour ainsi dire le ambassadrices de la vieille capitale auprès des nombreux touristes qui défient nos rudes hivers pour venir assister et surtout participer au Carnaval de Québec.L'an dernier on avait assez bien réussi dans ce domaine car on avait diffusé dans le pubic le slogan suivant : \u2018\u2019Carnaval pour Tout Le Monde\u201d.Le choix des duchesses de cette année s\u2019est effectué pour la première fois devant le grand public.En effet, dans le but de mieux évaluer le talent de chaque candidate, elles ont eu l\u2018occasion de montrer leur savoir faire devant la foule qui s\u2018était rassemblée au grand théâtre de Québec.Les candidates au titre de duchesse ont donc dû, pendant les trois semaines qui précédaient leur présentation au grand public de la vieille capitale, mettre au point une chorégraphie compliquée.Elles étaient présentées une à une contrairement aux années passées OU seul le nom des duchesses était connu.Sur les trente candidates présentes lors de l'élimination, sept ont été choisies pour représenter les sept duchés répartis à travers la région du Québec métropolitain, Au fur et à mesure que les activités du comité directeur du Carnaval se préciseront, les lecteurs du Bien public en seront informés afin que les gens de Trois-Rivières puissent, eux aussi, participer à cette grande fête populaire qui est l'expression même de tout le folklore et de toute la vie artistique du Québec.JEAN MARANDA & Page 3 public::::c:co000 Les petits restaurants PAR ALAIN DUFAULT La faim nous tenaille, voici un petit casse-croûte.Les fines bouches snobent les ukrases bébêtes des petits restaurants.En revanche, le Québécois ne se formalise pas à la vue de chiens chauds débordants de moutarde.Plutôt alléchant, plus le soût du repas paraît modique, entrons ! de Sitôt assis, la vue de la serveuse intrigue le client.Celle-ci ne Dbronche pas muis continue de desservir les tables et de nettoyer les comptoirs.il pressé ?émiette-t-il nerveusement une serviette de table, elle lui jette pour toute pâture un regard indigné.Son petit manège terminé, la grande dame(?) à la jupe mi-cuisse duigne apostropher le client.Celuici fronce le sourcil de surprise à la vue de la tenue bariolée et négligé de la fille de table.H lunce néan- Le client est- moins sa commande avec insolence pour juger de l\u2019effet produit, Si la fantaisie lui prend, l\u2019innoncente oubliera son client pour revenir quinze minutes plus tard.Quelle nourriture ! Bien souvent, il est évident que le plat a été remaquillé ou a reposé une semaine.Que dire des desserts tellements originaux: la tarte aux pommes, au sucre ct le pouding au riz.Le café est imbuvable, le jus d'orange est une imitation servie dans un verre minuscule.Un café se paie vingt-cinq cents, une pointe de tarte, trente-cing cents.Il n\u2019y a pas cinq ans on pouvait s\u2019offrir un dîner princier incluant le filet de sole pour un dollar cinquante; pour le même prix, aujourd\u2019hui, on mange un sandwich, accompagné d\u2019un mauvais café.La qualité de la nourriture est passahle, celle du service est honteusement inexistantes\u2019empresse pas de servir le client, elle sen moque au lieu de lui apporter un verre d\u2019eau, signe d'accueil.La plupart du temps, la jeune fille ne sait même pas disposer les ustensiles devant le nouveau venu.Elle a perdu le sourire et regarde désormais avec méfiance ce qui a pour effet fréquemment d\u2019indifférer le client.Elle ignore le service à droite plus correct; elle n\u2019a pas appris à marcher avec élégance.Quand on s\u2019enquiert des desserts du jour, elle énumère le tout avec une rapidité que vient encore corser une mauvaise diction.Elle pourrait suggérer un plat, une spécialité du chef.Quand une serveuse est de ce genre elle ne mérite pas de pourboire.L'employée ne Dans notre siècle en mutation, les petits restaurants sont indubitablement le reflet d\u2019une partie de notre population sous-éduquée.Malgré tout, certains hôtes se font pardonner aisément cette ignorance de Péthique par leur chaleureuse hospitalité.En somme, pour bien recevoir un client, il ne suffit pas de savoir retourner adroitement l\u2019addition devant lui avec un merci inaudible.Comment acquérir cette connaissance de l\u2019étiquette sans fréquenter assidûment un cours à l\u2019Education Permanente ?Le service de table est un art, il reflète l'éducation de la jeune fille qui le met en pratique. Page 4 La région trifluvienne intéressa LE BIEN PUBLIC Marie de [Incarnation N.de la r.\u2014 La semaine dernière, devant plus d'une centaine d'invités réunis dans les salons de l\u2019Archevêché à Montréal, le dernier ouvrage historique de Mgr Beaumier: \u201cle Reliquaire de la Grande Ursuline\u201d édité au Bien Public a connu un lancement animé et brillant.Parmi les personnes présentes, on pouvait voir un trifluvien de coeur que notre ville n'a pas oublié car il I'a si bien servie : Armour Landry.M.Raymond Douville qui est l\u2019ancien directeur du Bien Public et de ses éditions, avait accepté de se rendre à Montréal pour présenter l'ouvrage de Mgr Beaumier aux historiens et jeurnalistes Montréalais.Empéché de participer à l'événement à cause d'une indispesition, M.Douville remit en dernière heure ce court texte qui fut communiqué à l\u2018assistance.Les Montréalais, \u2014 dont vous étes ici en grande majorité \u2014, vont peut-être trouver exagéré que plus d'un Trifluvien adresse la parole ce soir, alors qu\u2018apparemment, Marie de |'Incarnation n\u2019a rien eu à foire avec Trois-Rivières, J'ai bien dit: Apparemment.Cette femme extraordinaire semblait avoir eu, dans sa chambre de recluse, un radar quelconque, un système de renseignements parfaitement minuté, qui la mettait au courant de tout ce qui se passait en Nou- velle-France à son époque.La région trifluvienne l'intéressait certainement.Elle en porle avec émotion dans son récit du tremblement de terre de 1663.Et il ne fait pas de doute qu'avant sa mort elle avait dé- ja songé à l'établissement d\u2019un nid de soeurs ursulines chez nous.Les Ursulines sont à Trois-Rivières depuis 250 ans.Elles sont les pionnières de notre enseignement.La population les tient en haute estime.Elles ont toujours été et sont encore au premier plan de notre histoire, Nous devons donc, je crois, avoir une vénération toute particulière et un souvenir reconnaissant pour cette grande dome, la plus grande, à coup sûr, et à la fois la plus spirituelle et la Photo Armour Landry Son Exc.Mgr Cimichella, de Montréal, Soeur Noella Riward, Ursuline de Québec, auteur de «Dieu mon Amours, extraits des écrits de Marie de l\u2019Incarnation, les deux frères Vincent, de la tribu des Hurons de l'Ancienne Lorette, compositeurs et chanteurs, Mgr Beaumier, et M.André Fontaine, compositeur et chanteur.Cette photo fut prise mercredi le 22 novembre à l\u2019Archevêché de Montréal à l\u2019occasion du lancement de « Le Reliquaire Vendredi, le ler décembre 1972 PA LUNETTES = Nicole ON.Leclerc OPTICIEN D'ORDONNANCES (Face à pascal) d chots of vieres ves + .yo Centre A hot Te \" Ri ref 0 ast 4424 boul Re | TEL.: (819) 376.3007 A.L.DISTRIBUTION ENR.ALFRED LAFRENIERE & FILS TRANSPORT GENERAL Distributeur de CIRCULAIRES JOURNAUX.CALENDRIERS, ETC.113, VAILLANCOURT CAP-DE-LA-MADELEINE de la Grande Ursuline.» plus pratique de toutes celles qui figurent aux premières pages de notre histoire.Trois-Rivières doit lui être reconnaissante d'avoir sans cesse, ou royaume de l\u2018au-delà, couvert de son affection notre communauté ursuline, et d'avoir donné à nos religieuses la force et le courage de traverser les nombreuses épreuves matérielles et morales qu'elles ont connues au cour des ans et des siècles.Notre reconnaisance doit également s'étendre à ces religieuses de chez nous qui, sans se lasser jamais cC'epuis 250 ans, cent donné une si solide éducation et une si riche instruction, à partir de nos premières ancêtres jusqu'à nos femmes et à nos filles de notre époque.Il est révélateur également que le principal artisan du renouveau en faveur du souvenir de Marie de l\u2019Incarnation soit un Trifluvien, Mgr Joseph - Louis Beaumier.Je sais pertinemment, pour l\u2019avoir vu à l'oeuvre tant à Québec qu'à Trois- Rivières, l'étendue de son dévouement et la force de sa ténacité.|| nous donne ce soir une preuve de plus, un témoignage éloquent, de sa foi inébranlable et de son admirable et méthodique travail de tous les instants.Cet ouvrage, comme vous le constatez, renferme beaucoup d\u2018inédit, particulièrement dons ses illustrations, et il est d'une riche présentation artistique.Monseigneur Beaumier, je vous redis l\u2019admiration de tous les Trifluviens pour l'oeuvre unique et essentielle que vous accomplissez, et vous souhaite pour l\u2019avenir bon succès et bonne santé, pour que vous puissiez continuer votre apostolat pendant pusieurs décades encore.Les soirées canadiennes sont fort populaires Les Soirées Canadiennes du samedi soir au Pavillon Mgr St-Arnaud sont fort populaires pour les amateurs de fêtes joyeuses.De deux à trois cents personnes de tous les âges s\u2019y rendent chèque semaine et tous sont très enthousiastes de cette formule.Samedi dernier, l\u2018organisateur, M.Paul- E.Colbert et sa famille avaient organisé un souper\u2019 canadien et celui- ci fui tellement apprécié qu'on a dû refuser des convives faute de place.C'est dire l'intérêt que suscitent ces Soirées Canadiennes qui comptent déjà des centaines de fidèles habitués.Outre M.Colbert sur la photo, on reconnaît avec Mme Colbert, Michel, Claudette, Joan, Dany et Yolande.(A.B.) 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