Le bien public, 23 février 1973, vendredi 23 février 1973
[" 6le année * Trois-Rivières, No 8 Vendredi, le 23 février 1973 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 ORGAN + we de Reymond Denaul 19 rue Le Royer ouest Montreal fev.DU TRIF VEIL EN ulic Enregistrement numéro 0475 Courrier de la - Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: 53.00 par \u2018année + La copie: 10 cents JUMELAGE TROIS-RIVIERES-TOURS N.-de-la-r.\u2014 Tours est l\u2019une des villes les plus aristocratiques de France.Ne fut- elle pas ville royale sous le règne de Louis XI ?Cette métropole de la province française, qui s\u2019étale au confluent des cours d'eau Loire et Cher, est la capitale attachante d'une belle région agricole et vinicole, l'une des plus productives de France, parsemée de châteaux, d'abbayes, de belles églises médiévales, glorieux et impérissables sédiments d'une culture ancienne.L'abbaye de Solesmes, récemment encore illustrée par les travaux de Dom Oury, est l'un des joyaux de la Touraine.Le jumelage de villes françaises et québécoises est à la mode; il est piein de promesses pour nous tous du Canada français qui vivons de la grande tradition venue de France avec nos ancêtres, les pionniers de ce sol d'Amérique.L'hôtel le plus récent de Tours porte le nom de Trois-Rivières et C\u2019est là une attention très signitica- tive des Tourangeaux à la ville tritlu- vienne du Québec qu'ils prennent officiellement en amitié.Comment le jumelage Tours- Trois-Rivières s'est-il fait ?Nous avons demandé à l\u2019un des premiers artisans de ce mouvement, Mgr Beaumier, de nous le dire.C.M.La ville de Tours.Un pont enjambe ici le Cher qui se jette tout près dans la Loire.Trois-Rivières et Tours offrent quelques ressemblances géographiques \u2014 toutes deux situées au confluent de deux cours d'eau importants.D TO on DFE MES Las vod alia WIPES SRO 3 .1 2.mi à a Te on : fi ; Le projet a des antécédents qui remontent à plus de dix ans.A la faveur des circonstances, j'ai été amené à rencontrer plusieurs fois le Député-Maire de Tours.M.Jean Royer.En 1961, la société Touraine- Canada était fondée dans le but de raviver le souvenir de Marie-del'Incarnation, illustre Tourangelle, plus connue chez nous comme fondatrice des Ursulines à Québec.Du côté canadien, j'ai pu agir comme promoteur de la restauration de l'historique Chapelle Saint-Mi- chel à Tours.Cette Chapelle étant la propriété de la Municipalité, nous avons dû traiter de notre projet avec les Autorités civiles.Dès 1962, j'avais trois entrevues avec le Maire Royer.Déjà Trois-Rivières se , rapprochait de Tours.De 1961 à 1964, j'ai fait cinq voyages à Tours.En avril 1964, de grandes fêtes marquaient le 325e anniversaire du départ de Marie-de-l'Incarnation pour le Canada.C\u2019était aussi l'inauguration de la Chapelle Saint-Michel restaurée.Dans un discours à l'Hôtel de Ville, M.le Maire disait alors : « Monsieur le Chanoine, par votre persévérant travail à raviver le souvenir de notre glorieuse compatriote oubliée, par les bonnes re- Allons musor sun le mail lations que nous avons entretenues depuis plusieurs années, voils avez été, au nom de vos concitoyens canadiens, un excellent ambassadeur auprès de nous.Je vous félicite et vous en remercie.» En 1967, dans une entrevue, Monsieur le Maire Royer me demandait de nouveau « d\u2019être son ambassadeur auprès des autorités civiles de chez nous.» Plusieurs fois encore le Maire en parla publiquement: \u2014 en 1968, lors de l'inauguration de l'Hôtel de Trois-Rivières.En juin suivant le Maire Matteau se rendait à Tours\u2014 Enfin, en 1972, encore à l'Hôtel de Ville, M.Royer me demandait de poursuivre nos démarches pour un jumelage souhaité depuis de nombreuses années.Le projet semblait donc bien amorcé, lorsque M.le Député Pierre Lepage, conduisant a Trois-Ri- vières la délégation française, en juillet dernier, réitérait, au nom du Maire de Tours, cette même demande à l\u2019Hôtel de Ville, en présen- se du Maire M.Beaudoin qui s\u2019est montré très intéressé au plan.Il a compris tout de suite la portée de ce projet.Nous connaissons le reste.Mgr Joseph-Louis Beaumier On voit ici trois artisans de la première heure du jumelage Tours- Trois-Rivières qui vient d\u2019être annoncé officiellement.Cette photo fut D'après notre concitoyen Georges Gavaris, sagace observateur de la vie trifluvienne, l'économie du centre ville est en perte de vitesse.C'est très grave et il faut prendre immédiatement les moyens de lui redonner son allant.L'un de ceux-là serait peut-être de libéraliser la circulation dans le centre.Tout d'abord, permettre aux voitures de pénétrer sur le semi mail, laissant en permanence sur place des agents chargés de surveiller la circulation.S'il a quelque peu déserté, faisons en sorte que le public revienne a ses anciennes amours.Le mail avec ses larges promenades est engageant.C'est une réussite de notre service d'urbanisme.Il est plaisant d'y circuler en musant d'une boutique à l'autre.Contre le retour de certains chalands un seül\u201démpêchementt pourrait se dresser: celui des par- cometres.Les Trifluviens n'aiment pas | alimenter ces gobe-sous.Ils préfèrent aller enrichir le commerce étranger, soit à Trois-Rivières- Ouest, soit aux Rivières.Ils jouent ainsi un jeu dangereux qui pourra leur coûter cher.Se peut-il qu'ils regrettent un jour cette conception mesquine du civisme qui est la leur ?Beaucoup de citoyens ont la critique facile quand il s'agit du Conseil Municipal.Mais que ten- tent-ils pour l'aider à résoudre ses problèmes.De nos jours, le .vie\u2019 urbaine, avec ses exigences sans nombre, présente un défi collectif.C'est à toute la population de la relever dans la .compréhension \u2018mutuelle de ses intérêts.: C.M.prise en 1970 dans la partie musée de l\u2019historique Chapelle Saint- Michel où revit le souvenir de Marie-de-l\u2018Incarnation.De gauche à droite, M.Pierre Lepage, député d\u2018Indre et Loire, M.Jean Royer, député -Maire de la ville de Tours, et Mgr Joseph-Louis Beaumier, historien, biographe de Marie-de-l\u2018Incarnation. Page 2 Traitant de poètes français et canadiens, il n\u2019y a pas si longtemps, j\u2019utilisai des termes comme ceux-ci: fils, descendants, continuateurs de Baudelaire.J'espère que les forts en littérature, les professeurs et les autres, ne conclurent \u2018pas que je me reportais à la philosophie étrange de l\u2019auteur des Fleurs du Mal, si je puis employer un mot aussi galvaudé que philosophie.J'aurais dû préciser dans le temps et je regrette mon omission.Des poètes cités, qui ont leurs mérites propres, aucun ne se réclame des dé- monités de Baudelaire, et il n\u2019est pas question de leur prêter la moindre inspiration relevant du mythe de la déesse noire, ou de celui de la blanche: Jeanne Duval et Madame Sabatier.A mon sens, ceux qui se rapprochent le plus de Baudelaire sont peut-être le Maurice Rollinat des Névroses, et le Maurice Magre des Belles de Nuit et des Soirs d\u2019Opium, de La Robe arrachée, de Soirs de Paris et d\u2019ailleurs.Mais il ne faut pas voir en eux des sous-Baudelai- re, malgré leur cynisme à froid, leur goût du macabre, leur recherche de l\u2019étrange dans le volupté.Cela vaut surtout pour le premier de nos deux Maurice, plus près de Baudelaire que l\u2019autre, par l\u2019âge.Quant à nos autres poètes, il sont de familles différentes, offrent d\u2019autres délicatesses, \u2018d\u2019autres profondeurs.Ce que je voulais dire, les apparentant quelque peu à Baudelaire, c\u2019est qu\u2019ils le suivent, les une de près, les autres de loin, après la coupure qui sépare l\u2019école romantique de celui que Hugo, dans un moment d'enthousiasme, ou d\u2019irréflexions momentanément.Ce que nous entendons par les fils ou les continuateurs de Baudelaire L\u2019ILLETTRÉ Après Baudelaire, c\u2019est- à-dire dans la seconde moitié du dix-neuvième siècle, soit la période du Se- cond-Empire, les poètes qui comptent cessèrent de rimailler à la diable, comme il arrive à Lamartine, à Musset parfois, ou de cheviller à jet continu, selon la manière Hugo, qui sacrifiait volontiers la qualité à la quantité, quand la quantité se vendait bien.Après la brisure qui suivit la révolution provoquée par Baudelaire, les artisans du vers se rendirent compte que l\u2019art est une longue patience, et qu\u2019il vaut mieux faire bien que beaucoup.De là datent la subtilité du sentiment, l\u2019originalité d\u2019une pensée dépassant Le Vase brisé, la rime soignée, riche et même millionnaire que pratiquèrent avec bonheur des hommes comme Théodore de Barville, intime de Charles Baudelaire, ou encore Théophile Gauthier son aîné, admiré par lui depuis les parties de l\u2019hôtel Pimodan, sur l\u2019île Saint-Louis.Quant à Hugo, on croit comprendre qu\u2019il le détestait autant ou presque que son beau-père, le général Jacques Aupick \u2014 ce qui r\u2019est pas peu dire.S'il fréquenta chez lui, entre 1842 et 1846, cela paraît être par intérêt, pensant que Hugo pourrait l'aider à entrer dans un journal et y gagner chaque semaine, comme on dit, sa matérielle.* *% x Pendant le procès des Fleurs du Mal, qui apporta au poète une publicité qu\u2019il n\u2019eût pas rêvée, Hugo lui écrivait plusieurs lettres encourageantes, voire honorer leur auteur autant que le destinataire.Il faut, pour en douter, ne pas connaître le Prophète et le Mage, le presque égal de Dieu, celui qui allait être l\u2019exilé volontaire de Jersey et de Guerne- André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél: 378-4831 LE BIEN PUBLIC sey, et que la police de Napoléon III laissa passer a la frontiére de Belgique au lendemain du coup d\u2019Etat du 2 décembre heureuse de s\u2019en débarrasser à si bon compte.Dans une lettre de décembre 1865, Baudelaire écrit du grand Victor: «Cet homme est si peu éthéré qu\u2019il ferait horreur à un notaire.Hugo a le front penché, trop penché pour rien voir excepté son nombril.» * * x Le mot notaire n\u2019est pas pour rien dans sa lettre, car Baudelaire avait alors pour conseil judiciaire, à la demande de sa famille, un honnête et brave notaire qui s\u2019appelait Ancelle, lequel supporta sans brocher les innombrables impertinences du poète, en qui il voyait un garçon sans volonté qui dépenserait jusqu\u2019au dernier sou de l\u2019héritage de son père, sans acquérir jamais des habitudes régulières de.Mais revenons à nos oignons, comme dit ce peuple qui crée la langue.Avec Baudelaire, la plupart des poètes de son temps ses oucièrent d\u2019écrire mieux, respecter les lois les plus exigeantes de la prosodie, ne plus construire leurs alexandrins à force de chevilles, équilibrer leurs hémistiches et soigner leurs rimes.C\u2019est pourquoi nous disons, parmi les disciples de Baudelaire, ceux qui rompirent comme lui avec les mauvaises habitudes, les négligences, le laisser-aller des impuissants qui tentèrent de prendre la relèvent des romantiques.Quelques -uns, comme Paul-Jean Toulet et Tristan Derême allérent jusqu\u2019à joindre à la plus pure poésie la fantaisie et l'esprit, ce qui donna trois séductions au lieu d\u2019une.Vendredi, le 23 février 1973 LE MATIN DE LA FETE La Fête, c\u2019est dimanche.Tous les jours, après l\u2019'hymme national, Radio-Canada commence sa programmation.Pendant la semaine, elle présente: information, nouvelles du sport, température, prévisions métérologiques, saint du jour, conseils pratiques.Distinct des autres, le matin du dimanche exige une programmation spéciale: puisque le dimanche est une fête, l\u2019émission du matin exige une programmation festivale.Ainsi en a jugé M.Raphaël Pirro, Je réalisateur, qui a conçu LE MATIN DE LA FETE.En voici la structure.Le point culminant, c\u2019est LA MESSE SUR LE MONDE.Elle est préparée par la méditation d\u2019un thème, puisé dans l\u2019actualité, comme l\u2019hiver, la tâche quotidienne, le mal\u2026 Guidés por laxiome; TOUT EST AMOUR, les interprètes s\u2019emploient à en faire voir tous les aspects réalistes, humains, philosophiques, chrétiens, théologiques, mystiques.Après la célébration de la messe \u201csur la beauté du réel\u201d, le dialogue s'engage, où percent nettement le désir * du partage, les projets de vie, le rayonnement social.C\u2019est Jà la structure de l\u2019émission LE MATIN DE LA FETE.Pour compléter cette description schématique, il faut mentionner l'équipe des interprètes: penseurs, liturges, philosophes, théologiens, artistes, dont les interventions sont entrecoupées par les plus belles productions du génie musical: Mozart, Jean Sébastien Bach, Beethoven, Brahms.Pour le dimanche du 18 février 1973, M.Raphael Pirro a choisi le thème de la réconciliation.La richesse en est mise en relief à l'aide de textes fort bien rendus.Jésus s'avère le maître de la réconciliation avec le publicain Lévi, le riche percepteur en chef Zachée, la femme surprise en flagrant délit d\u2019adultére, le larron sur la croix.La messe veut célébrer tout ce qui est réconciliation: pardon, rachat, estime, support; elle veut célébrer les par- donneurs, les réconciliateurs, les ambassadeurs du Christ pour les autres.En communauté radiophonique de Vancouver au Cap-Breton, en union avec Jésus au coeur de l\u2019humanité et tout en tous, la messe du MATIN DE LA FETE commence.\u201cSeigneur, prends pitié ! Trois fois sainte, la réconciliation avec Jésus.La communion, ferment de solidarité.Viatique: Portons la réconciliation en nous et autour de nous.Le dialogue s\u2019engage avec Mgr Chiasson, acadien.Sur son Acadie, il ouvre des horizons insoupçonnés: La vie des Acadiens et le rythme de la mer, épaisseur de sagesse et parler canadien.Une auditrice de Moncton affirme, par le truchement du téléphone, la difficulté de faire sentir la joie d'être chrétien.Un auditeur de Québec soulève la question des commandements de l\u2019Eglise.D'Ottawa, un autre auditeur veut savoir si l\u2019aveu des fautes est requis pour recevoir l\u2019absolution sacramentelle.Un religieux de Memramcook s\u2019étonne des restrictions mises à la communion au précieux sang.Pour pareille conception, M.Raphael Pirro s\u2019est acquis le droit aux plus chaleureuses félicitations.Qui pourrait mesurer la profondeur du bien, accompli dans le secret des âmes, par une telle émission?Pour moi, dans ma retraite silencieuse, je m\u2019en voudrais de manquer LE MATIN DE LA FETE, Lecteurs, je crois vous rendre un service en vous invitant à écouter LE MATIN DE LA FETE.ADRIEN-M.MALO, O.F.M., C.S.S.CHAMBRE laissait cependant filtrer un mince filet d\u2019air, que j'accucillais, JEUDI Je vis dans l\u2019attente et je reste ainsi 521 petites bouffées d\u2019hiver mains tendues.prostrée depuis déjà tant de jours, occupée à sonder des heures vides qui s\u2019entassent derrière moi comme une moisson inutile.Me voici lasse, pesante, vicillie, écrasée.Anéantie.Qu\u2019est donc cette navrante langueur, cette fatigue de tout l\u2019être, qui s\u2019empare de moi et me subjugue ?Que valait-il hier de jouer ma vie pour qu\u2019elle me soit aujourd\u2019hui un fardeau presque inerte.Que ne puis-je abandonner ce corps au sourd coma qui le convoite et Pappelle.Et plus tard voyager, pur esprit saus sommeil, pendant que mon âme se disperse et meurt.VENDREDI Je me suis donc levée tout à l\u2019heure, n\u2019en finissant pas de repousser désespérément la moiteur étouffante des draps emmé- lés qui m\u2019enserraient et me clouaient au lit depuis trois jours.La fenêtre maintenant à peine ouverte Avec effort, je secouai dans mes membres et dans ma tête la torpeur des anesthésiques, la lourdeur des sédatifs pour avaler goulûment, à grandes lampées, l\u2019air froid qui venait mordre ma peau.Enthousiaste et généreuse, la vie giclait bientôt dans mes veines comme un torrent affolé.Je ne parvenais pas a tout capter de ce jeunc soleil précipité dans ma chambre tel un danseur fou délivré, volage ct magnifique.Le sang suffisamment généreux et fort pour gorger la seringue des infirmières, modernes vampires, je fus sur mes jambes, surprise de ma souplesse retrouvée, multipliant déjà les gambades éperdues.Une reconnaissance infinie me soulevait et je me suaoulai profondément de cet inconcevable délire du mouvement revenu à mes membres dociles.Belle Feuille Vendredi, le 23 février 1973 \u201cLe peuple regardait \u2026\u201d I\u2014 (Saint Luc, 23) La scène évangélique, ici rapportée, se trouve chez les synoptiques, saint Mathieu, saint Marc et saint Luc.Les trois récits se complètent.Jésus est en Croix.Il va mourir.A ses pieds, Jésus voit sa Mère, l\u2019apôtre saint Jean et quelques saintes femmes.Dans le voisinage, Jésus aperçoit des groupes, dont les sentiments et les paroles l\u2019outragent cruellement.L'Evangile dit que: \u2014« Le peuple était là, qui regardait.» \u2014« les grands prêtres se moquaient de lui.» \u2014« les passants l\u2019insultaient.» \u2014 qu AIM Ministère HEURES La TES SE LEE PAR JOUR. Vendredi, le 23 février 1973 bi a La vallée du Danuble recèle des trésors de l'art byzantin dont certains sont devenus de muets térnoirs de l\u2019hcrreur de la guerre.Cette chapelle-mausolée des environs de la capitale autrichienne aurait pu être le cadre de la scère hallucinante évoquée par Magloire Gagnon dans le poème inédit publié ci-dessous.(Photo Magloire Gagnon) CNGOISSE La lampe du soudeur Sifflait une flamme bleue LE BIEN PUBLIC MINISTERE DES TRAVAUX PUBLICS DU CANADA APPEL D'OFFRES DES SOUMISSIONS CACHE- TEES, adressées au Chef des Services Financier et Administratif, Ministère des Travaux Publics du Canada, 625 avenue du Président-Kennedy, Montréal 111, Qué, (Sième étage), et portant la mention: \u201cSOUMISSION POUR ECLAI- RAGE INTERIEUR DU BUREAU DE POSTE \u2014 EDIFICE FEDERAL \u2014 TROIS-RIVIE- RES (QUEBEC )\u201d.seront recues jusqu\u2019à 15:00 heures (heure le 7 mars 1973.On peut prendre connaissance des plans, devis et formules de soumission, cu se les procurer au Ministère des Travaux Publics du Canada, Bureau des Soumissions, (283-6553 et 283- 6656), 625 avenue du Prési- dent-Kennedy, Sième étage, Montréal 111, Qué.et on peut les consulter aux bureaux de poste de Trois-Rivières, Cao- de-la-Madeleine, Shawinigan, Grand\u2019Mère, Yamachiche et Champlain (Québec).On ne tiendra compte que des soumissions qui seront présentées sur les formules imprimées fournies par le Ministère et faites en conformité des conditions qui y sont stipulées.On n\u2019acceptera nécessairement ni la plus basse, ni aucune des soumissions.de Montréal), Page 5 L'exposition de sériegraphies polycl.romes de Louis Désaulniers retient l'attention par la perfection des pièces exposées et par l\u2018originalité audacieuse du thème auquel elles empruntent lignes et coloris.On croit qu\u2018aucun sériegraveur n'est allé jusqu\u2018ici aussi loin dans la technique.On voit ici l\u2019artiste en compagnie de son épouse.(A.B.) Sur le plomb aplati En un ruban bosselé Rampant au long du sarcophage Comme le dos d\u2019un reptile De cuivre rouge Paul H.Paré, Chef des Services Financier et Administratif.AA AS A AS ARE AT AP\u201d AS AS AS A AS APS KERANNA J'avais neuf ans La mort avait tout son temps .Ignorant.de la vie Ce pe = Elle ne me faisait pas peur Institut _ Secondaire | i # = ° Pourtant Jamais je n\u2019oublierai Le visage gris des soudeurs Dans la lumière jaune des cierges Papillotant sur la barrette du prêtre Dehors la neige planait Sur les fossoyeurs Contemplant la terre ouverte En s'appuyant sur leur pelle Sourde comme eux à tous les sanglots A 0! r Internat et Externat pour jeunes filles CL M agloire Gagnon (Photo Maglcire Gagnon) Cette photo illustre de façon saisissante le côté insolite de Vienne.Elle fait voir une partie de la grille donnant accès à une crypte de la cathédrale St-Etienne.* Institution privée \u2014 Déclarée d'intérêt public, dirigée par les Filles de Jesus * Programme officiel du Ministère de l'Education pour le secondaire complet: ler cycle \u2014 2e cycle * Laboratoires modernes \u2014 Gymnase \u2014 Studio d'Arts et bibliothèque bien équipées AA AAA A AAA AS re mer > * Service de Pastorale \u2014 Coopérative étudiante an ge * Attention spéciale à la formation de la personnalité 84 Résidence avec Chambres et Chambrettes \\ A by DATE D'INSCRIPTION AVANT LE 31 Mars - | Pe Pour plus de renseignements, vous adresser a: dP { BUREAU DES ADMISSIONS.2005, BOUL.DU ROCHON.RR.1, - TROIS\u2014RIVIERES vo Tél.378-2417 ou 378-3533 Endroit: Co | a quelques milliers de pieds entre la Trans-Québeceise Centre Commercial \u2018LES RIVIERES\"**, AAA AA AE A A ae OY.ALP LEE LL A AA AS A Eee as Page 6 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 23 février 1973 Notules et commentaires La joie de ne pas sentir qu\u2019on vieillit.On ne louera jamais trop ceux qui ont pris l\u2019initiative de mettre de la lumière et de la joie dans l\u2019esprit de ceux qui ne sont plus jeunes d\u2019âge mais qui peuvent l\u2019être encore en ne se sentant pas vieillir.Les foyers pour personnes âgées ont largement contribué à créer cette atmosphère de détente et de vie familiale.Puis vinrent les groupements si heureusement appelés «L'âge d\u2019or » et qui sèment le bonheur.Il existe maintenant de ces organismes dans toute la province.Des voyages, des excursions de tous genres sont organisés, et nombreuses sont les firmes qui collaborent financièrement à Jl\u2019élaboration de programmes de divertissements sous toutes les formes.« L\u2019Age d'or » est devenu une institution reconnue et estimée.Tant mieux ! Il existe aussi des divertissements plus intimes, plus familiaux, qui ne manquent pas d\u2019agrément et qui sont fort appréciés.En fouinant récemment dans un des journaux régionaux que je reçois et que je lis régulièrement, je trouve le compte-rendu d\u2019une de ces réunions paroissiales et que le rédacteur de l\u2019article a chapeauté de ce titre significatif: «Les personnes âgées s\u2019en souviendront ».Je prends la liberté d\u2019en citer quelques extraits, sans indiquer la région, car un événement de ce genre peut se passer régulièrement un peu partout chez nous.Mais les journaux, \u2014 Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage\u201d Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 PRPRARAARAI surtout les quotidiens \u2014 y font rarement allusion.Comme disait un jour un politicien psychologue, c\u2019est chez les hebdos de province qu\u2019il faut chercher le poulx de la population.Ce qui est vrai, et non seulement en politique.Donc, plus d\u2019une centaines de personnes d\u2019une petite ville ont accepté l'invitation faite par la municipalité, à la suggestion d\u2019un échevin, d\u2019assister et de participer à une réunion du bon vieux temps.«On s\u2019en est rappelé des choses du passé! écrit le chroniqueur.On a conté des histoires.On a chanté, on a dansé les bonnes vieilles danses d\u2019autrefois, tout en dégustant un goûter, qui aux yeux «ou à la bouche» des invités, était succulent.Plusieurs personnes, d\u2019un certain âge, se sent exécutées.C\u2019est ainsi qu\u2019on a pu applaudir M: Xavier Dubois qui, à 78 ans, danse encore à la claquette avec beaucoup de facilité On a vu également, M.Pierre Perron qui, à 88 ans, demeure un excellent chanteur.Il ne faut pas non plus oublier cette Mme Fraser qui s\u2019est avérée le bout en train de l\u2019assistance autant par ses chansons que par ses histoires.A cette rencontre on a pu constater que tout le conseil de ville de Roberval était sur les lieux.Tout le groupe sans exception était bien de la féte.On a pu entendre le maire Levesque dans une chanson a répondre qui date de bien des années.On a pu entendre également le conseiller Morin dans une de ses chansons qui a remporté beaucoup de succes et qui pourrait faire partie du palma- rés «La boiteuse» De son côté, le conseiller Bonneau a voulu participer à la fête en racontant sa vie de jeune hommes», alors qu\u2019il était simple bûcheron.Deux autres sont allés de quelques pas de danses, bien dans le vent.Nous avons gardé le gâteau pour la fin et nous voulons parler de Mlle Boivin, Membre du Conseil et qui n\u2019a pas manqué d\u2019originalité.Elle a conté p.usieurs histoires et surtout des histoires de «vieilles filles» qui étaient à tout coup à la recherche d\u2019un jeune homme riche et beau.C\u2019est elle qui a ouvert, si l\u2019on peut dire, ce début de soirée.Elle a rappelé que c\u2019était à ses invités de marque que revenait tout le mérite d\u2019aujourd\u2019hui.«Vous avez été des bâtisseurs de dire Mlle Boivin et elle a terminé en mentionnant que cette rencontre était une heureuse initiative.- Tout le monde en somme est parti content de cette première expérience à l\u2019intention des personnes a- gées », Comme il faut peu de choses, en apparence, pour semer de la joie et permettre a des personnes de ne pas penser qu\u2019elles vieillissent et qu\u2019elles sont abandonnées à leur sort.Les conseils municipaux qui manifestent un tel esprit de fraternité doivent être chaudement félicités.\u2014x\u2014x\u2014 La Saskatchewan et la J francophonie Le fait suivant remonte à 1943.Un aviateur anglo- canadien originaire de Wynyard en Saskatchewan rejoint les forces françaises de la Résistance, dans le Midi de la France, après que son avion eût été descendu.Il fit preuve de beaucoup de courage et d'initiative.Lors d'une rencontre avec les patrouilles allemandes, il fut tué et inhumé au cimetière du petit village de Martres- de-Veyre, département du Puy-de-Dôme.Chaque année depuis, les villageois vont déposer des fleurs sur la tombe de celui qu\u2019ils appellent «Pierre le Canadien», de son vrai nom Peter Dmytruck.Or, le député actuel du département du Puy-de- Dôme, Joseph Planeix, qui avait hébergé le jeune Canadien et avait été son compagnon de combat dans la Résistance, prit l\u2019initiative de jumeler le village natal et celui de la sépulture de ce héros.La cérémonie eut lieu en décembre dernier à Mar- tres-de-Veyre et donna lieu à un grand déploiement.Les citoyens de Wynyard s\u2019y sont rendus en grand nombre avec, \u2018en tête, le maire de la municipalité, M.Goodyear.Des membres de l\u2019ambassade du Canada étaient présents, y compris un interprète, car Wynyard faisant partie d\u2019une province en majorité anglaise devait naturellement avoir un maire de langue anglaise, comme d\u2019ailleurs son nom l'indique, et aussi, supposa-t-on, unilingue.Or, le grand quotidien de Clermont-Ferrand, La Montagne, qui a relaté en détail et avec force photographies cette cérémonie, écrit ceci: «À son tour, M.Goodyear exprima toute sa joie de se trouver pour quelques jours en Auvergne et, dans un français impeccable, sans awoir recours à l\u2019interprête canadienne, il loua le courage des membres de la Résistance, se dit heureux qu\u2019un de ses compatriotes ait participé à cet effort qui a puissamment aidé à la victoire des forces alliées, et termina par les mêmes mots que le maire: «Vive la France! Vive le Canada !» Petit fait-divers, en apparence, mais combien significatif! L'humble maire de cette petite municipalité d\u2019une province à majorité anglophone vient de donner un admirable exemple que le Canada est un pays bilingue et que le Québec, isolé dans l\u2019enclos de la francophonie, n\u2019est pas qu\u2019un îlot français dans un pays anglais.Quand un grand journal français prend la peine d\u2019écrire qu\u2019un anglo-canadien parle un français impeccable, ce M.Goodyear ne s\u2019exprime certainement dans un baragouinage de temps d\u2019élection.Il apporte plutôt la preuve que tout le Canada devrait être bilingue, si on y apportait un peu de bonne volonté.\u2014X \u2014X \u2014 Une oeuvre de grand intérêt Rien de plus captivant pour l\u2019esprit que de lire un ouvrage historique sur un point précis et mal connu, que l\u2019on sent avoir été écrit avec conscience professionnelle, un sens aigu de la documentation et aussi et surtout avec amour.Cette satisfaction nous est procurée par la lecture d'un livre qui vient tout juste de paraître aux Presses de l\u2019université Laval et forme le dix-huitième cahier de l\u2019Institut d\u2019histoire.Il a pour auteur l\u2019abbé Noél Baillargeon et porte ce titre significatif: Le séminaire de Québec sous l\u2019épiscopat de Mgr de Laval.C\u2019est un ouvrage de trois \u2018cents pages, présenté selon la méthode historique la plus rigoureuse, avec notes, commentaires, cartes et plans, index, bibliographie, etc.Méthode rigoureuse mais combien enrichissante quand on a le don, comme cet auteur, de la rendre vivante et d\u2019une lecture attachante.L\u2019abbé Baillargeon a tout scruté, tout noté, tout analysé, et il semble bien qu\u2019il sera difficile de revenir sur ce sujet.Ouvrage définitif, croyons-nous, sur une période particulièrement riche et fondamentale 0 o Tél.MACHINES A CIGARETTES ® Pour de plus amples informations : résidence: 374-9348 ou Bureau: 374-6939 de notre histoire.Après avoir expliqué les préliminaires de la fondation, l\u2019auteur énumère en les analysant et les commentant les différentes étages: l\u2019emplacement du Séminaire, les premiers travaux, les règlements pour élèves et séminaristes, l\u2019engagement des domestiques et «dbn- nés», l\u2019administration des cures, etc.Rien n\u2019est laissé au hasard.Et une des qualittés les plus marquantes de ce travail, c\u2019est qu\u2019il nous permet d\u2019entrer dans l\u2019intimité de la vie de Mgr de Laval et nous fait mieux apprécier ce que l\u2019auteur formule si pertinemment au début de sa conclusion: «la sagesse de son gouvernement».\u2014 x\u2014 x \u2014 Un médecin que l\u2019histoire passionne Toujours dans le domaine de l\u2019histoire, nous voulons souligner l\u2019élégante petite brochure que vient de publier l'un des nôtres, le docteur Camille Pellerin.Il s\u2019agit d\u2019une généalogie de famille destinée aux siens.Facture soignée et fruit de nombreuses recherches.La brochure est agrémentée de dessins symboliques de belle facture dus à la plume de son épouse Cécile Bazin.Ce que nous voulons surtout signaler ici c\u2019est que le docteur Pellerin est un passionné de l\u2019histoire locale et régionale.Il a amassé et accumule toujours tout ce qu'il peut trouver de documents et d\u2019ouvrages sur la région.Il possède plusieurs livres et collections rares.Il nous confiait récemment que c\u2019est pour lui une détente reposante et enrichissante que d\u2019étudier l\u2019histoire de chez nous.D\u2019autres professionnels de notre ville sont du même esprit.Nous avons toujours plaisir à les rencontrer et à causer de ces problèmes d\u2019histoire.S\u2019intéresser au passé ancestral, pour un médecin, c\u2019est aussi du diagnostic.Et aussi passionnnant peut - être, même s\u2019il s\u2019agit de personnes depuis longtemps décédées ! VILLERAY Vendredi, le 23 février 1973 CI e Faire \u2018peuple\u201d L'on reproche parfois & certains politiciens de ne pas faire assez peuple et on attribue le peu de succès électoral de ces politiciens, à leur incapacité d'aller se frotter les coudes sur la place publique et peut-être de parler \u201cjoual\u201d.Les temps ont changé.Le peuple est mieux instruit, plus dégrossi qu'auparavant.Il voyage, le peuple.Il suit des cours du soir.Il s'informe et l'on ne vient pas lui donner des sornettes.A la campagne, il y a de plus en plus de gentilshommes-fermiers, des marchands reçoivent les journaux, qui sont propriétaires de postes de TV et de radio.C'est pourquoi, le polticien, qui lui oussi est d'une autre couvée et est plus instruit.Il jouerait la comédie s'il cherchait à faire peuple.Une comédie qui ne tromperait personne.L'électeur moderne n'aime pas qu'on fasse le niaiseux avec lui.Il exige que les élites se conduisent et parlent en élite.Il comprend, et au lieu de se faire bercer par des familiarités d'attitudes ou de langage, il préfère de la compétence de la part de ses dirigeants.On se flatte.On se flatte en notre société moderne d'avoir démystifié l'univers, d'avoir déchiré tous les voiles et tous les mystères.Nous sommes en plein règne du tout nu.La femme nue à l'écran et au théêâ- tre et la vérité toute nue pour nos intellectuels évolués, émancipés, revenus de tout, négateurs d'un Dieu personnalisé et grands édificateurs de l'homme.Le comble de la naïveté de plusieurs faux penseurs modernes est de croire qu'ils ont apporté au monde des nouveautés avec leurs erreurs alors qu'ils ont mis simplement en pratique les élucubrations des philosophes non chrétiens du siècle passé.Ainsi, Hégel parlait du respect et de l'intelligence des faits, créant ainsi un droit d'être au faux comme un vrai.Hégel allait plus loin quand il laissait entendre qu'une assertion n'est pas plus vraie que l'assertion opposée.Ainsi on établissait la légitimité de la contradiction sans s'occuper de qui a raison.Le caractère relatif des vérités n'est-il pas une des faiblesses de notre philosophie d'aujourd'hui au Québec et dans le monde en 1973 ?Il y eut pourtant une époque de Foi où il y avait moins de doute dans les âmes et où chacun savait à quoi s'en tenir du moins pour les vérités révélées et non négociables.Aujourd'hui, rien ne LE BIEN PUBLIC semble vérité ou erreur.Nous ne voyons partout que simples divergences d'opinions, nuances, degrés d'appréciation, même dans le domaine des choses les moins dicutables.N'ayant plus de convictions, on aime mieux plaider la cause de la tolérance, même s'il faut trancher le débat dans un sens ou un autre pour éviter la confusion.Chez les anciens, cette attitude aujourd'hui très répandue, eut été qualifiée de faiblesse pour ne pas dire de la trahison! Autrement dit, le vrai ne serait plus le vrai, mais qu'une apparence des choses.C'est de cette philosophie trop humaine, que l'on se nourrit après tant d'années post-révolutionnaires et que l'on ose présenter ici au Canada comme la fine pointe du progrès.Voilà ce qui prétend diriger l'esprit de notre jeunesse non ancrée solidement dans le dogme catholique.Ah, la déesse Raison et sa campagne la Science font bon ménage encore aujourd'hui dans nos institutions scolaires, dans une certaine élite intellectuelle qui se pique d'être à l'avant-garde du progrès.Nous versons dans le panthéisme et surtout le cepti- cisme.En attendant qu'un redressement survienne, les aberrations les plus diverses assaillent notre société.Celles de la supertition, de la négation de l'autorité, des attaques contre la famille.Nous voyons les tristes résultats de cette façon de penser ou plutôt de ne pas penser.Cette façon de penser, de travers, on la trouve dans la chanson, le théâtre, le cinéma immoral dit cinéma-vérité, les débats de la TV et de la radio, et dans de multiples publications.14 ans et plus ?Récemment, il m'a été donné de voir un film québécois dont je ne donnerai pas le nom pour ne pas lui faire une publicité qu'il ne mérite pas.Ce film, comme beaucoup de nos fils québécois, regorge de scènes dont on ne sait si on doit en rire ou en pleurer.C\u2019est tellement idiot, tellement vulgaire et aussi naif à certains points de vue que l'on se demande qui mettra enfin un frein à ce genre de cinéma qui a nom dans aucune langue mais qui verse dans l'abjection.Evidemment, aucune autorité ne semble capable d'enrayer la circulation de tels films, véritables navets dont le public raffole., Pour ma part, n'ayant que peu de goût pour le voyeurisme, j'ai quitté le cinéma avant la fin de la projection, me promettant de prendre mieux mes ren- Page 7 es mots vo ® © © Maurice Huot seignements avant d'aller perdre mon temps à notre cinéma d'aujourd'hui.Ce qui m'afflige toutefois, c'est d'avoir vu ce même film annoncé dans les journaux avec la mention \u201cpour 14 ans et plus\u201d ! Il est incroyable que l'on offre ce genre grossièrement pornographique de films en pâture à des enfants de 14 ans el plus.L'on classe maintenant les films par âge des spectateurs.Si j'avais des enfants de 14 ans à la maison, je ne leur conseillerais certes pas d'aller voir de tels films, au surplus niais et mal interprétés.Pas méme aux 18 ans et plus.Notre bureau de surveillance du cinéma québécois devrait plutôt s'appeler le bureau de la sommolence, car c'est vraiment les yeux fermés qu'on y laisse passer n'importe quoi, depuis qu'à toute fin utile on a laissé tomber toute censure et permis à un tas de primaires de donner libre cours à leurs élucubrations.Deux types de jeunesse Le comble de la suffisance pour certains jeunes d'aujourd'hui prétendre être revenu de tout sans être en réalité allé nulle part.C'est pourtant le cas hélas d'une partie de notre jeunesse mal dirigée et accrochée à toutes sortes d'illusions.C'est que des agents dit de libération ont prêché de bien bizarres moeurs.Pour se croire intéressants le jeune homme et la jeune fille de notre époque doivent être vieux avant l'âge, avoir goûté à nombre de poisons.Plusieurs jeunes sont des faillis du coeur qui ont dit non à Dieu, la famille, la société et qui ne vivent que pour eux-mêmes.Ceux-là suivent dit-on, la mode.\"Il faut que jeunesse se passe\u201d, disent les plus indulgents.Je ne parle pas des jeunes qui commettent des erreurs passagères, qui s'en rendent compte, et qui s'amendent.Je parle de ceux dont la conduite est inspirée par un style de vie qui n'a plus rien à voir avec le christianisme.Heureusement une autre jeunesse, moins nombreuse peut-être, a senti que le salut même purement humain ne résidera jamais dans les abdications, la lacheté, le débridement des instincts les plus bas.Cette jeunesse, minorité silencieuse mais active, celle qui ne suit pas la mode passagère travaille, étudie, se dévoue et espère.Puisse-t-elle servir d'exemple à l'autre qui s'amuse et raille ce qu'il y a de plus vrai et de plus sacré.Il est heureux qu'une certaine jeunesse ne se laisse pas emballer pour la dernière chanson canaille, le dernier film érotique le persiflage de la religion.En un mot une jeunesse qui n'a aucun goût pour suivre le troupeau des contestataires perpétuels de l'ordre et du bons sens. Page 8 Le soixante-troisième rapport annuel de la Caisse Populaire de Trois-Rivières vient de démenirer une fois de plus son dynamisme: A la lecture du rapport, il s\u2019en dégage une administration saine, considérant que les épargnants et emprunteurs se fent de plus en plus nombreux.Il est clair que la Caisse Populaire de Trois-Rivières rie cesse de progresser, car l\u2019on devra construire un édifice approprié pour répondre à ses besoins futurs.Et c'est tant mieux ainsi, car depuis ses modestes débuts, on a pu assisizr à une évolution constante.Il faut souhaiter quelle continue dans ce sens pour le plus grand bien de la population.(A.B.) UN NOUVEAU PROJET vient de s'insérer au Pavillon St-Arnaud dans le cadre \u201cNouveaux Horizons\u201d, la programme d'ure durée d'un an offre aux gens qui préparent une retraite plus ou moins rapprochée, des activités socio-culturelles ainsi que de nombreux Icisirs afin de leur conserver une santé morale et physique.Fait à considérer toutes les langues et les religions seront bien acceptées.Sur la photo de gauche à droite, rous remarquons quelques administrateurs: M.Gustave Brassard, M.et Mme Lépine, l'abbé Carmel Paquin, sur la 2e rangée MM.Dr Hervé Beaud:in, Fernand Perreault, Maurice Berlinguet.Murielle St-Germain VENEZ HABITER MAINTENANT Une maison pas comme les autres 45 FUTURA vendues LE BIEN PUBLIC Titre sur huit colonnes dans le quotidien montréalais The Gazette : \u201cLes libéraux québécois favorisent leurs amis\u201d.Les accusations deviennent accablantes si elles sont fondées.On sait que la famille Simard apparentée au pouvoir a déjà été impliquée dans un drôle de marché au Cap-de-la-Madeleine.Cette fois on reproche au gouvernement d\u2019avoir accordé aux \u201camis du régime\u201d des contrats sans appel d\u2019offres, et cela pour des millions et des millions de dollars.La manoeuvre se serait produite dès le lendemain de la victoire libérale en 1970.Une liste d'entrepreneurs à favoriser de ce genre de contrats privilégiés aurait été établie dès cette date et désignée à la sollicitude attentive des principaux ministères.On comprend mal l\u2019acharnement de certains journaux à vouloir détruire \u201cle bon patronage\u201d.Cela se pratique partout dans toutes les bonnes administrations.Un parti qui veut se maintenir sait mettre la morale de côté.C\u2019est cela, semble- t-il, la saine démocratie.Il faut bien récompenser de quelques façons les ouvriers de la première heure.D'ailleurs, n\u2019y a-t- il pas une foule d\u2019occasions où les acheteurs n\u2019ont pas le temps de demander des cotations.Alors, dans ces cas, les con- (rats vont tout naturellement à ces amis Vendredi, le 23 février 1973 DEFENSE DU \u201cBON PATRONAGE\u201d méritants qui savent d\u2019ailleurs partager les profits.L\u2019eau-descend toujours a la mer.| Certains journaux, dont The Gazette, prétendent que cette pratique du favoritisme devient éhontée à Québec.Pourquoi s\u2019en scandaliser ?Elle a cours partout.Les nouveaux millionnaires qu\u2019elle crée contribuent par leur dépenses extravagantes et leurs investissements ù faire marcher les affaires et ainsi à réa- limenter le fise.Cette politique de récompenser les amis, pour choquante.qu\u2019elle parait à première vue, finit par devenir bénéfique à l\u2019ensemble de la population qui, par le jeu des interdépen- \u201cdances, touche plus ou moins aux prébendes.A bien l\u2019apprécier, il est donc difficile d\u2019en avoir tellement .contre le \u201cbon patronage\u201d, à condition, bien sûr, qu\u2019il ne s\u2019affiche pas, à tout propos, comme résolument systématique.Le budget astronomique du Québec serait-il affecté par ces innocentes pratiques, au fond très humaines ?Nous en doutons fort.Jamais les économistes sérieux ne se sont joints aux moralistes \u2018pour les dénoncer.Aussi, point jaloux, ni mesquins, parlons d\u2019autre chose.Clément Marchand a PAYEZ MOINS D IMPOT Un moyen de diminuer le montant des impôts que vous devriez normalement verser pour 1972.après le 28 février il sera trop tard Vous voulez savoir comment payer moins d'impôt d'une façon legale?Sans obligation de.votre part, s\u2019il vous plait completer et retourner le coupon-reponse.RTs $400.de rabois pour le temps des Fêtes Visites: 2 à 5 h.\u2014 7 à 9 h.tous les jours.40, rue OUIMET \u2014 PROXIMITE NOUVEAU PONT 374-3478 \u2014 378-3955 \u2014 378-6888 \u2014 379-3037 CLAUDE-G.LAJOIE LTÉE COURTIER / CONSTRUCTEUR Jean-Guy Gamache, C.L.U.Gérant LE GROUPE ) Sans obligation j'aimerais recevoir le dépliant: \u201cPaurquoi ne pas profiter des avantages que le gouvernement PREVOYANTS DU CANADA I LES PRÉVOYANTS DU CANADA vous offre\u2019, TÉL.: (819) 376-3007 | | ! | D ADRESSE L.uoooucucoscrnsesensensessnssouse | | l ' A.L.DISTRIBUTION ENR.ALFRED LAFRENIERE & FILS TRANSPORT GENERAL CIRCULAIRES JOURNAUX CALENDAIERS, ETC 3350.PLACE ROVALE I TROIS-RIVIERES, Pa DATE DE NAISSANCE erocccoso00osos0s0000000 113, VAILLANCOURT CAP:DE-LA-MADELEINE Tel.: 378-5407 "]
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