Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 16 mars 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Le bien public, 1973-03-16, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" ke Fe Raym 19 rue LO Montreal 6le année * Trois-Rivières, Nos let 12 M Vendredis, 16 et 23 Mars B \u2018 1973 p 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 onû Denault noyer Ouest .fev.\" : I Bie ORGANE DU TRIF Enregistrement numéro Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: 53.00 par année * La copie: 10 cents DU COTE D'ORSAINVILLE La solidarité syndicale n'est pas un vain mot comme le prouvent les appels que l'on muilti- plie à travers le monde pour la libération des trois chefs syndicaux emprisonnés à Orsainville.Le ton le plus fanfaron est celui de la Confédération Mondiale du Travail qui menace de boycotter les avions et navires canadiens, si les détenus ne sont pas libérés.Avec beaucoup d'habileté, et sans en avoir l'air, les trois chefs syndicaux intriguent d'ailleurs pour alerter l'opinion mondiale.Ils voudraient se camper en martyrs du prolétariat.Ce que l'on ne doit pourtant pas oublier, c'est qu'ils ont bafoué des lois avec ostentation et défié ouvertement l'autorité légitime.A partir de ce point, il convient de dissocier leur cause de celle des travailleurs dont le syndicalisme plus authentique ne signifie pas révolution.On peut donc étre pro-syndicaliste et ne pas s'apitoyer outre mesure sur le sort des Laberge, Pépin et Charbonneau dont le séjour en tôle fait suite à une provocation que ne pouvait tolérer la justice.Depuis quelques années, au Québec comme ailleurs dans un monde dominé par les puissances d'argent, l'affrontement entre le système en place et le Syndicalisme s'accomplit avec toute la brutalité dont sont capables ces deux grandes forces capitalistes maintenant engagées dans une lutte à finir.Le syndicalisme avait beau jeu de se poser en défenseur des faibles devant les collusions d'un régime vendu.A force d'exagé- ter ses moyens, il a gâché son image.Ce qui fait qu'aujour- d'hui, même auprès de la vraie gauche, celle que n'ont pas pervertie les prébendes, le syndicalisme actuel est en train de saboter le préjugé favorable qu'on lui vouait en toutes circonstances.En effet, il n'est plus question d'assimiler le syndicalisme accapareur et exploiteur à une force d'équilibre et de partage, mais plutôt d'igen- tifler son action à celle de n\u2019importe quelle entreprise capitaliste dont la motivation principale est le chiffre d\u2019affaires et le profit.Qu'arrive-t-il au syndicalisme actuel ?|l s'est vite laissé gagné à l'embourgeoisement ambiant.Dans ses hautes sphères où l'on ne vit plus à la Spartiate, pour employer un euphémisme, l'on pratique impudemment ce que l'on dénonce, c'est-à-dire l'exploitation des naïfs par les moyens légaux, sous couvert de promotion salariale.Petit à petit, et même en se pressant, le syndicalisme s'est approché de la crèche, ne s'agrippant qu'à ce qui paie.Le malaise actuel de l\u2019économie ne vient pas de l'augmentation des petits salaires, mais de celle des gros, Le syndicalisme moderne a ses publicitaires.II emploie des scribes a tant la ligne, chargés des grands camouflages.Ils sont passés maitres en arguties pour persuader que l'activité insolite des centrales syndicales n'a rien à voir avec la montée fulgurante des prix.|| est plutôt difficile d'accepter sans examen ces affirmations sommaires.On voit par exemple comment l'état, par la prodigalité qu'on lui impose, est le premier et principal fauteur de l'inflation.Qui ne voit proliférer sous ses yeux cette variété bien connue de bourgeois, cultivée à grands soins par les syndicats et qui a nom le fonctionnarisme sous toutes ses formes.L'état a deux fois trop d'employés et les paie souvent deux fois trop cher.Depuis quelques années, le syndicalisme de MM.Laberge, Pépin et Charbonneau a fait porter le gros de son effort sur l'embrigadement des gros salariés de l'état à tous les iniveaux de ses multiples administrations.Par contre, il donne l'impression de se foutre pas mal du sort des gagne-petit.Que lui chaut, par par exemple, la condition anormalement pitoyable de cette multitude de travailleurs à domicile, de ces producteurs à la pièce, dont les machines fonctionnent de l'aube au soir, à longueur d'année, pour un salaire inférieur à un dollar l'heu-' re?Par contre, comme il manifeste de zèle à défendre les intérêts des classes privilégiées, de celles qui empochent une part de plus en plus grande du produit national.Les déboursés salariaux de tous les organismes vivant des taxes pyramident à une telle allure que l\u2019on en arrive à un point de discontinuité, de rupture, entre ceux qui produisent l'actif de la nation et ceux qui I'administrent.CLAUDE DESCOTEAUX A PARIS Tout un folklore se rattache à la saison des sucres Le printemps, au Québec, c'est pour bien des gens la saison des sucres! Et cette impression se perd dans la nuit des temps! Les Indiens auraient, parait- il, appris aux Blancs à recueillir l'eau d'érable pour la transformer en sirop, en sucre et en tire ! Jadis, on utilisait des moules bien spéciaux pour le sucre d'érable! Les coeurs que l'on offrait à sa belle, les croix, les feuilles d'érable, et mille autres formes très souvent marquées au poinçon du maître sucrier.Et ces merveilleuses excursions à la cabane à sucre, au coeur de la forêt! Ces randonnées à cheval pour recueillir l'eau ! Ces courses en raquettes où les amoureux s\u2019'égaraient trop souvent au gré des parents soupçonneux ! De nos jours, tout cela revit à l\u2019état folklorique.On utilise maintenant les motoneiges quand ce ne sont pas des conduits de plastique pour recueillir l'eaui Dans bien des cas, on ne fait même plus bouillir à la cabane, mais on amène l'eau dans une usine spécialisée! On calcule tout ! En 1970, rappelle-t-on, la valeur des produits de I'érable, a la ferme, a atteint le montant de $7, 383,000 !! Mais, ce qu'on ne pourra jamais changer, c'est la beauté des érablières du Québec.Cette toile de Franklin Arbuckle, un peintre contemporain de Montréal, exalte la beauté d'une journée dans une érablière! La majes- tée des arbres n'a d'égal que la lumière qui les irise ! Ce tableau fait partie des collections permanentes du Musée du Québec.Dans leur recherche de marchés rentables, les centrales syndicales viennent de découvrir les professeurs d'université que l'on essaiera maintenant de mettre à contribution.L'activité de ce côté sera sûrement moins ardue que les batailles qu'il faudrait livrer pour imposer quelque décence à tant d'employeurs du secteur de l'industrie privée.On voit comment et pourquoi les trois chefs syndicalistes ont fini par aboutir à Orsainville.L'état n'avait pas le choix.ti se devait de poser ce geste incroyable d'auto-défense, ne sachant plus jusqu'à quel point son autorité pouvait s\u2019'accommoder encore de nouvelles brimades ni comment, poussé par la surenchère syndicale, il pourrait supporter bien longtemps un train de vie disproportionné à ses moyens.Quant au menu peuple, il attend calmement que tous ces affrontements entre clans antagonistes en arrivent à le débarasser d'un odieux système.Clément Marchand \u201cLa Tour Eiffel, c'est haut!\u201d Voila ce que semble dire -Claude Descôteaux qui séjourne présentement à Paris: depuis le début de l\u2019année.Trifluvien pure laine, Claude travaille à l'Imperial Tobacco et lance en France les cigarillos Old Port.I! doit rentrer au pays à la fin du mois de mars et, d'ici là, nous prie de saluer ses amis trifluviens. Page 2 Wilfrid Pelletier se doit d\u2019écrire ses mémoires sans tarder, sur les artistes de son temps et lui-même Si Wilfrid Pelletier n\u2019a commencé en secret d\u2019écrire ses mémoires, il doit s\u2019y mettre sans tarder.Il sait trop de choses, depuis trop longtemps, pour n\u2019en pas laisser le souvenir a ses concitoyens canadiens-francais, car il est l\u2019un d\u2019eux, malgré sa longue carrière musicale à New-York et San-Fran- cisco.Ainsi, dans une récente entrevue à la télévision, il rappela le célèbre ténor Enrico Caruso, Chaliapine et d\u2019autres.\u201c Il n\u2019a pas le droit, sem- ble-t-il, de garder pour lui seul ce qu\u2019il sait de ces hommes célèbres, ayant vécu près d\u2019eux dans l\u2019intimité ou presque.Il rappela entre autres choses que Caruso, qui mourut en 1921, chantait du nez pendant ses répétitions pour ménager sa voix.Pelletier connut dans le monde musical une carrie- re fulgurante.Gagnant du prix d\u2019Europe en 1915, à l'âge de dix- neuf ans, il est à peine revenu en Amérique que Pierre Monteux l'invite à devenir son adjoint, au Métropolitan Opéra de New-York.Il a , qu\u2019on le croie ou non vingt et un ans.A trente, en 1915, le voilà chef d'orchestre régulier, en charge des répertoires français et italien.Né à Montréal en juin 1896, Pelletier aura bientôt 77 ans.En excellente santé, semble-t-il, il devrait commencer au plus tôt la rédaction de ses souvenirs.Il commença par étudier le piano et c\u2019est à titre de pianiste qu\u2019il obtint en 1915 le prix d\u2019Europe qui signifiait deux années d'études en France ou en Italie, en Autriche, en Angleterre, au choix de l\u2019élu.Il travailla pour sa part à Paris étudiant le piano avec Isidore Philipp, l\u2019harmonie avec Rousseau, la composition avec Wildor, lopéra avec Bellaique.A New-York, il débute au \u201cMetropolitan comme accompagnateur de Gogor- Ta, et c\u2019est en cette qualité qu\u2019il attire l\u2019attention de Monteux.Sil est à peine majeur, son âge ne nuit pas à sa carrière.L\u2019ILLETTRÉ Pas plus que son prénom Wilfrid, qui n\u2019existe nulle part ailleurs qu\u2019au Canada dans les pays de langue française.On n\u2019est pas sans savoir que Wilfrid est une déformation, ou \u2018une manière de francisation de Wolfred, prénom que portait entre autres le docteur Wolfred Nelson l\u2019un des patriotes de \u201937 de la vallée du Richelieu, qui fut le premier maire élu de Montréal en 1854.Si Pelletier fait honneur a son prénom, il peut dire qu\u2019il n\u2019est pas le seul, car il eut avant lui ce Wilfrid Laurier qui ne chantait pas dansles concerts, mais avait quand même la langue bien pendue.En 1937, Wilfrid Pelletier épouse la soprano Rose Bampton, ce qui rappelle que Madame Albani, née Emma Lajeunesse, la plus grande cantatrice issue du sol québécois, était elle aussi soprano.Comme Madame Favart et Madame Dugazon, comme Madame Miolan-Carva- lho et comme Adelina Patti, cantatrice italienne née à Madrid, qui poursuit sa carrière aux Etats-Unis, en particulier à la Nouvelle- Orléans \u2014 où elle connut ses premiers succès autant que dans les pays d\u2019Europe.Marié à Rose Bampton, Pelletier s\u2019accordait avec elle aussi bien qu\u2019avec une autre, puisqu\u2019elle lui donna deux enfants.Si nous avons bonne souvenance, on annonça un jour un concert de Rose Bampton à Saint-Hyacinthe à la salle du théatre Corona il y a de cela trente ans au moins, peut-être quarante.Le concert fut contremandé, par ce qu\u2019il ne se vendit pas deux douzaines de billets avant la date prévue pour l\u2019événement \u2014 ce qui n\u2019était pas à l\u2019honneur des Maskoutains.Mais telle est la rançon de la gloire ne manquerait pas de conclure Wilfrid Pelletier.Celui-ci est l\u2019un des fondateurs de dWOrchestre symphonique de Montréal, des Festivals de Montréal, de ces Matinées pour la jeunesse qu\u2019il dirigea pendant un quart de siècle.Il a bien mérité de son pays et des siens.L\u2019Illettré LE BIEN PUBLIC BILLET BEAUTE MASCULINE Les Forges de Saint-Mau- rice, cette continuité historique a résonance humaine due à la plume féconde de Guy Dufresne, nous a donné le plus \u201cBel homme du Canada\u201d: Léo Ilial, lequel y incarne le rôle de Lardier, le fondeur, et surtout le plus fougueux séducteur du programme.En effet, Léo Ilial a recueilli 266,368 votes féminins, votes grandement influencés par ce personnage de Lardier dans les Forges.Or, il arrive que Léo Ilial est un très bel homme, il est vrai, mais c\u2019est un discret, un modeste, qui a la beauté réservée.Le pauvre cherchait des yeux les issues afin de s\u2019échapper, se croyant victime d\u2019une vilaine blague! En recevant son trophée des mains de Diane Dufresne, il dira de lui-même: \u201cJ\u2019ai toujours voulu passer inaperçu.Je préfère contracter deux grippes que d\u2019être ainsi pro- clammé l\u2019homme-objet; je ne suis pas du tout fait pour un \u201cone-man-show\u201d.Non pas que notre héros lève le nez sur un tel honneur, mais il s\u2019est toujours gardé de la publicité tapageuse.Léo Illial est né à Paris, de parents russes, et se trouve le premier mâle d'origine étrangère à remporter la palme ! Daniel Pilon, lui cet \u201chabitué\u201d des prix de beauté, ce don juan du cinéma québécois, lui l\u2019idole de ces dames, fut particulièrement stupéfait dans sa vanité blessée de ne pas avoir pu décrocher la première place, .Malgré sa prétention, il y a tout de même 60,000 votes qui le séparent de Léo Ilial, et arriva bon deuxième.Est-ce pour consoler le coeur de ses admiratrices ?Est-ce pour racommoder les regrets de Danie Pilon lui- même, voilà que le poste CKAC (dans le cadre du Festival-Printemps) lui Aa confié une émission sur le théme de la plus belle musique au monde, animation dont il s\u2019acquitte d\u2019ailleurs avec brio ! Quelques autres concurrents de cette étrange course, sont, (dans le désordre) : John Turner Ministre des finances au fédéral, Pierre Lalonde, Jacques Fauteux, André Payette, Jacques Boulanger, Roger Delorme, Bernard Derome, Benoît Girardsans oublier le charmeur Ken Dryden, gardien des buts du Canadien, qui s\u2019est écrié: \u201cGoodness gracious\u201d ! Pour le reste de l\u2019intrigue, il s\u2019adressa au Dictionnaire, .! Cette monumentale comédie n\u2019est-elle pas en train de transposer chez l\u2019homme le \u201csex-appeal\u201d qu\u2019on associait tout naturellement à la femme et de nous ravir ainsi notre prestige et notre grâce, les atouts cssentiels de la séduction féminine ?Les Forges de Saint-Mau- rice ont certainement fourni le \u201ccoup de chance\u201d qui a joué en faveur de Léo IÎlial\u2026.ce Lardier si élégant dans sa tenue vestimentaire tellement romantique de l\u2019époque cet amoureux indomptable.beaucoup moins préoccupé à forger qu\u2019à combler la solitude de ses nuits, tantôt avec une Véronique Godard, d\u2019autres fois avec une Titiche Chaput.Enfin, Lise Payette est la créatrice de cette astucieuse compétition de beauté masculine, concours inusité dont elle réclame la maternité ! C\u2019est avant tout une malicieuse, cette femme singulièrement spirituelle qui s'amuse follement aux dépens des hommes qui sont devenus ses \u201csouffre-douleur\u201d Elle avoue elle-même avec une espièglerie au coin de l'oeil: Les vrais gagnants dans l\u2019affaire, c\u2019est le public, et puis moi- même Lise Payette qui a réussi à couvrir d\u2019un brin de ridicule tout un éventail de beaux mâles fort désirables, parce qu\u2019il fait bon de s\u2019amuser un peu; on ne rit pas assez dans notre Québec libre.\u201d Le clou de la soirée fut assurément l\u2019entretien de Lise avec son ex-époux André Payette.Même sur la corde raide, tout en manipulant la satire et l\u2019ironiee Madame Lise garde l\u2019équilibre et surtout.toujours le dernier mot ! CELINE LEBLANC Georges Carrere pleure sa mère bien-aimée.Lundi le 19 mars, s\u2019éteignait ä l\u2019âge de 71 ans, après une longue maladie Madame Léonie Carrère, mère du réputé comédien Georges Carrère.Née en France, cette grande dame avait établi domicile au Canada vers 1965.Son caractère jovial et sa belle personnalité tui ont rapidement acquis la considération des Canadiensfrançais.Chaque saison estivale, j'avais l'honneur de causer avec cette belle dame, lors des premières de chaque nouvelle pièce du Théâtre des Marguerites.A la famille éprouvée de ce trifluvien d'adoption, Georges Carrère, et à son épouse Mariette, le Bien Public offre ses plus sincères condoléances.J.-H.Lévesque Vendredi, le 23 mars 1973 eo 27 | Tournoi d'échecs = 1 a 'U.Q.T.R.Les joueurs 'd\u2019échecs de la région sont invités à participer au tournoi qui se tiendra à l\u2019Université du Québec à Trois- Rivières, samedi et dimanche, les 24 et 25 mars.Ce tournoi d'échecs s'adresse en effet tant aux étudiants et aux membres du personnel de l\u2019'UQTR qu\u2019au public en général.Plusieurs catégories de joueurs ont été prévues par les organisateurs.Cette activité est une initiative du service socio-culturel et du module d\u2019Education physique de l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières.Les inscriptions se font au service de la vie étudiante, au sous-sol de la cafétaria, sur le campus des Forges.SERVICES COMMUMAUTAIRES POUR NON-VOYANTS Ce service se situe dans les cadres des programmes d\u2019Initiatives Locales, mais comme vous le constaterez il n\u2019est quand même pas tombé avec la dernière pluie.Ainsi à l\u2019été 1972, un groupe «d\u2019étudiants mixtes composé de voyants et de non-voyants lançait un projet intitulé \u201cBibliothèque parlée pour non-voyant\u201d.De cette expérience positive est née l\u2019A.E.R.A.(association éducative et récréative pour les aveugles).L\u2019A.E.R-A.conjointement avec le Conseil Régional de Bien- Être de la Mauricie ébauchait ce programme qui suit: primo, la continuité du travail déjà amorcé consistant à l\u2019élaboration de la bibliothèque sonore et à d\u2019intégration du non-voyant à la société par le biais de services tant culturels que sociaux.Secondo, l\u2019expérience de l\u2019année précédente à contribuer à apporter certaines précisions, ainsi pour la bibliothèque sonore, c\u2019est l'enregistrement de livres intégraux car il y a d\u2019autres biblothèques sonores et l\u2019échange peut-être possible et au niveau des services, l\u2019élaboration de certains d\u2019entre eux comme la sensibilisation des employeurs à la cause des non-voyants, est un potentiel qui ne demande qu\u2019à participer à la vie collective.Pour de plus amples informations: 1284, rue Royale, Trois-Rivières, tél.: 379-3969 François Lessard, coordonnateur.POUR VOS ASSURANCES © Automobile © Accidents ® Responsabilité © Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél.: 375-2665 573, rue Bonaventure Trois-Rivières André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél: 378-4831 Vendredi, le 23 mars 1973 LE BIEN PUBLIC ur le bien PUDIIC->2222ovouce BBBBBGBBBBBBBGGEES Ÿ GECECLUECLLELOECLECE Trois-Rivières veut se développer Page 3 LEBCBELELLE p BECECELECETBE Les déboires d\u2019un adepte de l\u2019Auto-Stop L'été, vous rencontrez par l\u2019auto-stop des gens bavards, affables, au tempérament changeant ou égal; vous voyagez sans souci, nouez des amitiés et apprenez beaucoup sur les problèmes qui préoccupent le genre humain et sur l\u2018inconstance des bons moments de la vie.Pourtant, l\u2019auto-stop est parfois un sport dynamique, tout comme le ski et la moto, non un mode paresseux de déplacement.L\u2018auto-stop ne requiert aucun entraînemnt, mais de \u2018endurance, de la patience et la soif du défi.Par un samedi de mars, je pratiquais l\u2019auto-stop, en compagnie de Grande Voyageuse, ma valise, sur un boulevard à Longueuil afin de me rendre à Saint-Hyacinthe.C'était une journée froide pas de soleil, aucun nuage, un temps gris qui accentuait la froideur des immeubles de béton.L'attente allait être longue.J'avais déposé Grande Voyageuse en bordure de la route et je spllicitais les automobilistes du pouce.Aucun ne semblait me voir, ils regardaient fixement en avant et roulaient à une allure indifférente.Des camions semi-remorque allaient leur train-train habituel, ils paraissaient téléguidés par un cerveau électronique logé au sommet d\u2019une tour imaginaire.Je jetais un coup d'oeil à l'hôtel, ce géant, à deux pas du métro, puis je détournais la tête et apercevais les pavillons de Terre des Hommes, cherchant des distractions dans ces masses de béton impersonnelles.Tout à coup, un camion semi-remorque frôle Grande Voyageuse, je ne mens pas, de six pouces.Je m\u2019empresse, tôt après, de la tirer à l'écart.J'atttendais depuis une heure dans ce désert arctique.J'étais bientôt attaqué par un ennemi redoutable: le froid.|! m'avait taquiné amicalement jusqu'ici.Maintenant, il ne plaisentait plus: il me mordait les pieds et me piquait les doigts.J\u2018étais malgré tout optimiste, m\u2018illusionnant sur mon sort.Soixante-dix minutes s'étaient écoulées.J'avais le coeur serré comme dans un étau.L'adversaire belliqueux me torturait de plus belle, fier de sa performance et anticipant sa victoire.J'étais maintenant la proie d\u2019étourdissements et je perdais la notion du temps et de l'espace.En faisant de l\u2019auto-stop mécaniquement, je me réfugiais dans des rêves préfabriqués pour tenter d'oublier les morsures du froid cruel.Je me frottais les mains et faisais \u2018du \u2018\u2019jogging\u201d\u2019, ce qui m\u2019apportait un soulagement temporaire.La fatigue s'associant aux vertiges, j'allais m'effondrer, capitulant comme la chèvre de M.Séguin devant le loup.Je pris péniblement Grande Voyageuse et me rendit au métro.Quatre-vingt-dix minutes d'attente infructueuse s'étaient soldées par un cuisant échec.La deuxième étape de l\u2019épreuve débutait: le dégel.Assis sur un banc à l\u2019intérieur de la salle d\u2018attente, le martyre me poursuivait.Mes pieds et mes mains se vengeaient d'avoir été exposés au froid.Grande Voyageuse, elle, ne bronchait pas.Quinze minutes se sont écoulées silencieusement et lentement, j'étais seul avec ma souffrance: prisonnier du froid qui avait laissé sa marque.Après, ce fut pire encore.Mes mains et mes pieds prenaient du mieux mais mon corps tremblait, d\u2019un tremblement persistant qui dura cinq longues minutes.Après cette épreuve, reprenant des forces, je partis boire un café au restaurant du métro.L'effet du mal se dissipait.Je rentrais à Montréal après cette tentative manquée d'aller à Saint-Hyacinthe, victime des évé- nements et du froid, je me résignais à demeurer à Montréal, impuissant.ALAIN DUFAULT Le conseil municipal de Trois-Rivières a refusé dernièrement une demande de la Société Gestion Bel-Air Inc.pour un permis de construction sur la rue Laviolette face au Séminaire, de même que l\u2019installation de pompes à essence pour Trois-Riviè- res Radio Taxi.Il ne faudrait pas que les personnes qui ont essuyé le refus des administrateurs municipaux croient ou crient à la discrimination à leur endroit.Le conseil a longuement discuté de la question avant de prendre sa décision et nous sommes d\u2019avis qu\u2019il ne pouvait faire autrement.D'ailleurs, c\u2019est en se basant sur les règlements de zonage, les normes de sécurité, les inconvénients et les dangers des pompes à essence pour les propriétés voisines que le conseil a refusé d\u2019émettre le permis.Soulignons ici que la ville n\u2019est pas contre la construction d\u2019un immeuble important dans ce secteur; au contraire, elle est favorable et elle est prête à collaborer de façon tangible, elle s\u2019oppose tout simplement à la présence des pompes à Parlons-en L\u2019on parle beaucoup, par les temps qui courent, du progrès technologique, et l\u2019on imagine que tout a été fait et tout a été dit.Il n\u2019y en a que pour le rendement, l\u2019efficacité matérielle.Le rendement moral pendant ce temps est passé aux oubliettes.Dans beaucoup de milieux il est devenu bien porté d\u2019obtenir coûte que coûte la réussite sociale, laquelle ne dépendait plus du sérieux, de la probité, mais de l\u2019opportunisme, du trafic d\u2019influence, de trucs divers.L\u2019on s\u2019estime plus émancipé, très décomplexé parce qu\u2019on tolère de plus en plus l\u2019usage non médical des drogues, que l\u2019on donne la lumière verte à l\u2019avortement, qu\u2019on permet la diffusion de la pornographie, les abus sexuels, la contestation de toute autorité.Aujourd\u2019hui, pratiquer sa religion, surtout si elle est catholique, travailler consciencieusement, croire au bien fait de la fidélité conjugale passent trop souvent pour des attitudes dépassées, et même rétrogrades .L'on en a que pour les idés larges, la violence physique ou verbaie, la chasse au profit maximum pour un effort minimum.Faire appel a la modération, a la courtoisie à la maîtrise de soi c\u2019est s\u2019attirer la condamnation d\u2019une minorité agressive qui, essence, lesquelles auraient pour effet entre autres de faire monter les primes d\u2019assurance pour les bâtisses avoisinantes et d\u2019accroître aussi la circulation et les virages sur cette artère déjà fort achalandée.En agissant ainsi, le conseil n\u2019a pas créé de précédent, loin de là, à plusieurs reprises dans le passé, les autorités ou le bureau des permis de construction ont refusé des demandes, qui soit dit en passant, auraient pu signifier des revenus en taxes assez importants.Il fut un temps hélas, où on accordait des permis pratiquement à tout le monde pourvu qu\u2019on y mettait le prix, avec le résultat que certains secteurs de la ville se sont développés de façon disparate.Aujourd\u2019hui la chose est pratiquement disparue, le bureau des permis a plus de pouvoir et l\u2019administration municipale est plus consciente de son rôle dans le développement rationnel de la ville et c\u2019est à l'avantage de la collectivité car on évite ainsi des erreurs qui peuvent être coûteuses tant sous l\u2019aspect physique que financier.JACQUES GINGRAS du progrès parce qu\u2019elle parle très fort, se croit tout permis.L\u2019on se pique aujourd\u2019hui de n\u2019avoir aucun principe, aucune certitude.On galvaude le sens des mots pour leur donner des significations étranges et perverses .La foi est devenue naïveté et crédulité.La simple pudeur est pudibonderie, le respect des supérieurs, même ceux qui ont le respect de leurs inférieurs, passe pour la servilité.Si on veut établir un peu de discipline pour mettre un terme à la pagaille, on crie à la répression, à l\u2019attaque contre la liberté.Dans l\u2019opinion de nombreux individus, réfléchir c\u2019est être indécis.Etre patient c\u2019est être trop résigné.Etre doux c\u2019est être faible.Ah, oui, l\u2019on peut dire qu\u2019on a voulu changer quelque chose dans notre société technocratique.L\u2019on a effectivement changé beaucoup de choses, mais tous ces changements ont-ils été des progrès ?Voyons un peu autour de nous.Le progrès matériel s\u2019est fait sentir dans un triomphalisme impudent, mais même là tout a-t-il toujours été bon?Quant au progrès moral, il est temps de parler de régression.Car de ce côté, ce fut vraiment un retour en arrière, un rappel des âges barbares, même si la barbarie s\u2019entoure de tous les raffinements matériels de la technique moderne.Maurice Huot Au royaume du roi Midas Le rapport Gendron a fait couler beaucoup d\u2019encre récemment.Une chose est certaine, il faut prendre tous les moyens pour permettre que la langue française ait non seulement toutes les chances de survivre au Québec mais de pleinement s\u2019épanouir.S'il est bien beau de vouloir préserver les droits des minorités, il faut aussi veiller davantage aux droits de la majorité.Il est inconcevable par exemple qu'on permette aux parents francophones d\u2019envoyer leurs enfants dans les écoles anglaises, comme cela se pratique en ce moment à la faveur d\u2019une loi trop laxiste.L\u2019on parle de vouloir intégrer les forces d'immigration à la culture française au Québec, mais on encourage d\u2019autre part non seulement les immigrants mais les Canadiens français de naissance à placer leurs enfants dès le très bas âge dans des écoles anglaises.C\u2019est un non sens et ce n\u2019est pas tolérable à cause des conséquences à long terme d\u2019une telle politique.On veut conserver le français au Québec, mais prend-on réellement les moyens?On notait par exemple ces jours derniers qu\u2019à Ville de Laval près de Montréal la jeunesse s\u2019anglicise de façon troublante.C\u2019est pourtant une ville où 80 p.c.de la population étudiante francophone est d\u2019origine française.Mais on y remarque que les élèves qui y fréquentent l\u2019école secondaire anglaise sont presque aussi nombreux que les anglophones.Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond au royaume du roi Midas.Le gouvernement Bourassa qui a en main les recommandations du rapport Gendron doit faire connaître enfin la politique linguistique qu'il veut faire sienne.Espérons que ce ne sera pas un document ni chair ni poisson qui veut faire plaisir à tout le monde sans satisfaire qui que ce soit, et moins.encore la majorité francophone.\u2018Pour les minorités, apprendre l\u2019anglais n\u2019est pas vital.Pour les francophones, désapprendre le français, c\u2019est mortel.Maurice Huot Page 4 LE BIEN PUBLIC Quand la plus importante société de fiducie TJ > = canadienne - francaise TRUST GENERAL se +455
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.