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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 25 mai 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1973-05-25, Collections de BAnQ.

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[" + : .Raymond penaul rue Le Royer Quest .Montreal 62e année * Trois-Rivières, No 21 Vendredi, le 25 Mai 1973 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.i Tél.378-8404 EVASIONS On n'a pas encore réussi à capturerdeux des derniers évadés de Cowansville.On connaît à peu près tout des fugitifs mais très peu de choses de cette prison, en particulier des locaux à sécurité maximum qu'elle contient.Les journalistes ne sont pas admis à visiter ces lieux.On ignore à peu près tout des conditions de détention qui prévalent dans certains cas.Ce que l'on sait, c\u2019est que la tendance est à l'évasion.Et ies détracteurs du Québec en profitent pour agir.Dans toute la presse de langue anglaise, c\u2019est Un tolle, un appel à la sévérité accrue.On voudrait même que le Québec fût soumis à un régime spécial, dans ses institutions pénitentiaires, afin de mieux punir les prisonniers et de leur supprimer à tout jamais la possibilité de s'évader.Ce régime barbare a pourtant été imposé au Québec.Qui ne se souvient des évasions du péniten- tier de Saint-Vincent de Paul, l'an dernier, juste avant les élections, de la controverse au sujet des conditions inhumaines de détention ?Pour satisfaire l'opinion anglophone, on n'hésita pas à Ottawa à lui sacrifier la tête de M.Goyer.Qu'en était-il de l\u2019Unité spéciale de correction de Saint-Vincent de P.?Un mouvement pour la défense des prisonniers politiques a prétendu à l'époque que cet établissement punitif, « refusé par les provinces anglaises comme étant trop barbare », nous fut imposé au Québec après la Crise d'Octobre, malgré les protestations de la John Howard Society et du Dr Bruno Cormier, alors psychia- fev.\" tre en chef de Saint-Vin- cent de P.Les conditions de détention à l'Unité spéciale étaient et sont encore si rigoureuses que M.Phil McAiney, directeur du programme de réhabilitation, les dénonçait comme « inhumaines ».« Le psychiatre considère que certains de ses patients seraient mieux morts ».(The Gazette, 17-8-72).Des prisonniers ont alors mis les autorités pénitentiaires au défi de nier certains faits comme le maintien d'un éclairage intensif 24 heures par jour dans les cellules, la privation de soins médicaux dans les cas de profonde dépression que l\u2019on traite à coups de tranquillisants puissants qui ont tôt fait de transformer le détenu en une loque humaine.On a même parlé de chambre a gaz ou l'on aurait passé ceux qui gueulaient trop fort leur désespoir._ Les accusations portées contre les autorités de Saint-Vincent de Paul ont fait l'objet de dénégations vigoureuses de la part de M.Aubert Laferrière, directeur régional des péniten- tiers fédéraux.Ces dénégations auraient eu plus de valeur si on avait permis à la Ligue des Droits de l'homme, aux universités et à la presse d'en vérifier le bien-fondé.Devant le refus obstiné du ministère de laisser pénétrer des observateurs neutres à l'intérieur de l\u2019Unité spéciale de correction, on était bien enclin à prêter l'oreille aux remarques de certains qui, comme Mes Cloutier et Daoust, ont prétendu que «les conditions d'existence à l'unité spéciale étaient si inhumaines que c'était un devoir pour les détenus Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents C\u2019est une pièce de Sacha Guitry que nous verrons cet été sur fa scène du Théâtre des Marguerites.Quadr:lle est l\u2019une des oeuvres las plus réussies du grand comédien auteur qui pendant un demi siècle a fait rire et réfléchir Tout-Paris.Georges Carrère se devait de menter une pièce du fameux \u201cumoriste, I's des plus authentiques héritiers de Molière et de Marivaux tout à la fois.Cette photo prise à l\u2019occasion d'une récente estivaux.conférence de presse à Trois-Rivières, nous fait de s'évader».Ils avaient ajouté que, «si le public était au courant des conséquences brutales que cette prison avait sur les prisonniers, le gouvernement serait tellement embarrassé qu'il devrait les fermer».Ces dénonciations énergiques coïncidaient d'ailleurs avec certains événements comme, par exemple, la démission du Dr Gustav Morf, psychiatre, qui a dit quitter l'institution parce que les détenus maltraités « n\u2019avaient aucune chance de réhabilitation ».A la Chambre des Communes, \u2014 les députés Eldon Woolliams et Claude Wagner en téte, \u2014 on affirme qu'une enquéte s'impose dans les pénitentiers du Québec, avant que le systéme pénitentiaire ne se ridiculise tout à fait.Il s'impose en effet de faire la lu- miére sur un sujet aussi grave et, si l'on n'a pas peur de la vérité, que l'on permette enfin aux défenseurs naturels des droits de l\u2019homme \u2014 journalistes, syndicalistes, universitai- ne, Anne Villeneuve, card et Georges Carrère.On s'attend, cet été, à la meilleure saison du Théâtre des Marguerites dont la critique a écrit quil était le plus professionnel de nos théâtres voir, de gauche à droite: M.Phil Cossette, administrateur du Théâtre des Marguerites, et les in- terprétes de Quadrille : Guy Provost, Pierre Dufres- Héléne Loiselle, Béatrice Pi- (A.8) © res \u2014 de jeter un coup d'oeil dans ces enceintes de répression.Est-ce que, pour une certaine opinion aux abois, le seul moyen encore disponible pour contenir le Québec est dans le perfectionnement de ce que l'on nomme, à mots couverts, les établissements «à sécurité maximum » ?Clément Marchand QUI PAIERA SES FRAIS DE DEPLACEMENTS?On a beaucoup parlé de Marc Cayer et on en reparlera encore.Son cas fait les manchettes et M.Mitchel Sharp doit admettre que le gouvernement canadien ne lui percevra pas ses frais de déplacement Hanoï-Montréal.N'est-ce pas aux Etats-Unis à payer la note ?Marc Cayer s\u2019est plaint qu\u2019après l'avoir jeté en pâture, on l'avait par la suite laissé tomber.vera-t-il maintenant de l\u2019emploi au pays.Trou- Jusqu'ici, aucune offre n'est venue saluer son retour parmi les siens.Celui qui a été emprisonné chez les Vietnamiens, l\u2019agronome Marc Cayer était le conférencier invité devant la Corporation des Agronomes de la région.Comme il se devait, il a raconté les circonstances entourant sa capture et la période qui s\u2019ensuivit.Inutile de dire que ses confrères agronomes ont vivement apprécié le récit de ses aventures qui, plus d'un moment, ont touché au dramatique.on le voit ici avec dans l'ordre : Sur cette photo MM.André St-Aubin, président de la Corporation des Agronomes de T.-R.et Nicolet; Louis Bolduc, vice-président de la Section de Trois-Rivières-Nicolet, Bertrand Forest, président général de la Corporation des Agronomes de la Province de Québec., Nous rappelons qu\u2019un livre racontant les années de détention de Marc Cayer au Viet-Nam vient d'être lancé à Montréal.Soigneusement édité, il est d\u2019un grand intérêt pour le lecteur qui désire mieux connaître le Vietnam secret, ignoré de la publicité.A.B. Page 2 Deux autres recueils de vers ./ .qui nen sont pas, par une poétesse et un poète modernes on ne peut plus L\u2019ILLETTRÉ Pendant mes études et depuis, sur une durée dépassant le demi-siècle, j'ai passé une partie de mes loisirs à étudier le mouvement poétique, tant au Canada français qu\u2019en France, même aux Etats-Unis.Il n\u2019est pas à dédaigner en ce dernier pays, de Bret Harte a Edwin Arlington Robinson et Robert Frost, sans oublier Amy Lowell, Emily Dickinson ou ce Walt Whitman, né Walter, dont on retrouve chez Claudel l\u2019ample strophe non rimée.J\u2019acquis à ce jeu un minimum de connaissances utiles, même si de jeunes fats d\u2019aujourd\u2019hui, qui ne soup- connent la concordance des temps ni existence du dictionnaire, me traitent d\u2019ignare et de retardataire, niant en même temps l\u2019existence de Baudelaire comme poète.Ce qui ne m\u2019empêche point d\u2019examiner les recueils nouveaux qui paraissent, où la prose l\u2019emporte sur la prosodie, le nonchaloir sur le neuf, l\u2019illusion sur l\u2019invention.Il y a plaie, au Québec, de ces poètes que personne ne comprend, et qu\u2019on soupçonne de ne pas se comprendre eux-mêmes.J\u2019en présentai une demi- douzaine, il n\u2019y a pas si longtemps, mais mn\u2019allons pas croire qu\u2019avec eux c\u2019est la fin.Ils continuent de voir le jour, sinon la lumière, de se produire et proliférer, comme en témoignent les derniers venus: une demoiselle et un monsieur au nom racinien, dont on présume qu\u2019il a la chevelure aussi longue que la sienne.x x x La demoiselle a nom Huguette Gaulin et son livre s\u2019intitule Lecture en vélocipède.\u2018 On peut d\u2019ailleurs le parcourir n\u2019importe où même dans son lit, ce dont je me garde par crainte de m\u2019endormir, d\u2019ainsi me montrer injuste à l\u2019endroit de l\u2019auteur.Or, je me veux si juste et de bon compte que je n\u2019ose pas un mot d\u2019appréciation sur ses poèmes, pour cette unique raison que je n\u2019y vois rien de rien, sauf une sorte de hantise du sexe, commune à \u2018la plupart des écrivains jeunes.Clest-a-dire trop jeunes, et qui le demeurent trop longtemps.Pour ce qui est d'Huguette Gaulin, une note à la fin de son recueil rappelle qu\u2019elle mourut en juin 1972, à vingt-huit ans près et par voie du suicide, semble-t- il.Si l\u2019on veut une idée de sa manière, voici un poème emprunté à la page 34 de Lecture en vélocipède: Cybèle souffre d'obésité filles du muscle les fruits se pendent la nappe roule jusqu'ici aux dires aigus fixe suent les faiseuses de corps les embaumeuses de terre nous précédons les passants au travers du ventre (troisième poumon à souffler les raccords).l\u2019ombilic (ou l\u2019oeil reptile) sort des angoisses balancement d\u2019espace et de matrice les femmes huilent leurs mains javelées.leurs vergetures tournesols elles s'inclinent plus à ravir et se taillent lentement les orbes de fête.X X X Notre autre poéte s\u2019appelle Luc Racine, qui n\u2019a rien de commun avec Jean, celui d\u2019Athalie et de Britannicus.Il n\u2019en est pas à un premier recueil, mais à son quatrième, qu\u2019il intitule Le Pays Saint.Ce pays nous paraît être le Canada et il se donne comme \u2018poète vengeur des injustices de l\u2019histoire.Il y a de quoi et il n\u2019y va pas de main morte, confondant en une même réprobation les hommes d\u2019hier et ceux d\u2019aujourd\u2019hui, lamentant ensemble le sort des déportés d\u2019Acadie; du docteur Chénier, tué en 1837 à la tête d\u2019une poignée de patriotes; du notaire de Lorimier, pendu à Montréal en 1939; du métis Louis Riel, pendu à Régina en 1885.Ecoutons un moment sa Voix vengeresse: amérique amériques voici le temps des insurgés amérique- «es pilleurs de tombe nous te maudissons (Colborne Durham Laurier Taschereau S.-Laurent Duplessis nous vous maudissons pour la mémoire de Louis Riel et des déportés d\u2019Acadie nous vous maudissons et vous payerez.) Les imprécations, se continuent en marge de l\u2019histoire universelle, incluant LE BIEN PUBLIC BILLET POUSSIERE Dans la nuit du 21 au 22 mars dernier, les cendres de Montherlant (lequel fut incinéré au Colombarium du Père Lachaise, il y a quelques mois.exigence de ses dernières volontés) ont en effet été dispersées à Rome, par Jean-Claude Barat, son unique héritier et exécuteur testamentaire, qu\u2019accompagnait l\u2019écrivain Gabriel Matzneff.On se souvient du suicide de Montherlant ?Eh bien, il n\u2019en reste plus rien.Malgré de nombreuses difficulté de parcours à l\u2019occa- son de cette pérégrination, Barat et Matzneff ouvrent l\u2019urne funéraire, précisément à Rome.Gravement, ils diront ensemble: \u201cNotre ami, notre maître, le voici : un peu de sable jaune, flocons d\u2019avoine, copeaux de bois blanc, tels des coquillages fossilisés, quelques grains d\u2019encens qui ont l\u2019apparence du solide, mais qu\u2019une simple pression du doigt réduisent en poussière\u201d, Dans les cendres de Montherlant, on découvre même des débris métalliques.restes de la balle qu\u2019il s\u2019est tirée dans la gorge.Où les cendres de Montherlant seront-elles dispersées?Dans la Rome historique qu\u2019affectionnait tellement le célèbre écrivain, non loin du Temple de la \u201cFortune virile\u201d; une autre partie est jetée dans le Tibre, près du mont Emilius.Ainsi mourut, une seconde fois, Henry de Montherlant.Céline Leblanc les pays de l\u2019Amérique latine, l\u2019Europe, l\u2019Asie, voire l\u2019Afrique.Au point qu\u2019il devient difficile de s\u2019y retrouver.Et c'est tout à coup, sans raison apparente, un long poème sur ce Galiléen qui s\u2019appelait Jésus et qui s\u2019éteindra au Galgotha.Lisez et vous m\u2019en direz des nouvelles.L\u2019Illettré Vendredi, le 25 mai 1973 Le jeune et son manque d\u2019assurance Se peut-il que le jeune vive continuellement dans un climat d'incertitude face à l'avenir ?L'explication est bien simple, si nous examinons son comportement de consommateur.En effet, la société de consommation est en grande partie centrée sur la jeunesse.Quand le jeune aura compris que les pubs, les salles de danse, la chanson fofolle et les journaux salaces ont pour seul but de le ramollir et de le rendre amorphe, il sera sur la voie du succes.De plus, ce que l'on reproche au jeune, c\u2019est bien de ne pas posséder une base solide pour affronter le monde du travail, base que l'on ne peut acquérir que par l'effort quotidien.Evidemment, la plupart des jeunes gens s'accordent pour dire qu'ils souffrent des changements continuels, qu'ils constatent un sentiment de rejet de la part du marché du travail et qu'il s'ensuit un manque d'assurance dans leur comportement.En revanche, le jeune est peu conscient de ses vraies possibilités ! Pour vaincre ses faiblesses, il devra se mettre lui-même en valeur en faisant bonne impression et prendre l'habitude du travail et de l'action qui, seule, procure le succès réel, en dépit de la publicité qui lui chantonne que la réussite ne se résume qu'en deux choses: confort suprême et paresse totale.Quand le jeune aura enfin réalisé qu'on lui tire la révérence seulement pour le faire consommer, il aura accompli sa première victoire.ALAIN DUFAULT RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale 1464 Tél: 378-4831 André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.À.ë | at non coûte que $3.pour 0 paiement inclus.| = \u2019 .aiement sur facture.> | A abonner à notre journal OO] C'est un renouvellement.« | (J C'est un abonnement-cadeau au \u2026 2 | VEUILLEZ ADRESSER destinataire dont les noms et wo\" LE BIEN PUBLIC POUR UN AN A adresse apparaissent ci-dessous, | ne | suivis de mes propres noms et | sun adresse, ee 3 ë gl Nom 525 Adresse dsl $54 Ville a 3 \"i (vos noms et adresse s\u2019il s'agit d'un abonnement-cadesv) e | Vendredi, le 25 mai 1973 - BECEBEEEBE BGEGELGLEEE\"S BE LE BIEN PUBLIC ur le bien BCEEEKELLELLLELEE Dans une société qui rejette le vieillard Le vieillard a-t-il une place dans la société ?Situons-le.La fin des épidémies, l\u2019hygiène, une amélioration de l\u2019alimentation, la sénilité repoussée par la médecine, la hausse du niveau de vie, le confort et la sécurité, enfin les mesures gouvernementales: tous ces facteurs permettent aux gens de vivre plus longtemps.Qu\u2019advient-il du vieillard à la retraite?Bien souvent, les enfants élevés jadis dans l\u2019égoïsme et la recherche de leurs propres satisfactions, abandonnent le vieillard; ainsi les descendants se défendent bien d\u2019un devoir de reconnaissance, auquel ils ne sont guère préparés.Ils s\u2019en remettent fort volontiers à l\u2019état de s\u2019occuper des parents retraités.Dans la civilisation de l\u2019atome, le vieillard est considéré comme un inutile, un indésirable, un trouble-fête et parfois un fardeau.Chez-nous, le vieillard souffre presque toujours de la pauvreté.N'ayant pratiquement plus de revenus, la vieille personne dépense à peine pour survivre et perd par le fait même le prestige de l'argent et le pouvoir.La possibilité de gains importants en vue de se procurer les biens que vante la publicité demeure sans issue.La vieille personne sans revenus doit quitter la maison qu\u2019elle a bâtie pour demeurer «à loyer » ou «en pension», elle s\u2019acclimate malgré elle à ce nouveau genre de vie où l\u2019attendent les dernières et les plus terribles désillusions.En plus, la maladie guette la vieille personne.La santé s\u2019en va avec l\u2019apparition de la vieillesse.La faiblesse des sens complique la communication avec l\u2019entourage.Les os s\u2019amollissent, les muscles s\u2019affaiblissent, le travail et les déplacements sont devenus une impossibilité.La respiration même exige un effort, le coeur ne fonctionne plus aussi bien.Le sens de l\u2019équilibre est perturbé, les tremblements affectent le vieillard, l'énergie manque, le contrôle des émotions lui échappe.Le système pancréatique est attaqué, la peau perd la fraîcheur qu\u2019elle avait.La vie sexuelle régresse.La digestion manque de régularité.C\u2019est le genre de cajoleries que la mort prodigue à ses futures victimes.x x x Néanmoins, les petits frères des pauvres interviennent.Ils se dévouent à égayer et à rassurer les vieillards.Noël est la période de l\u2019année où l\u2019action des petits frères se fait le plus sentir.Ils ont organisé dans le passé des réveillons de Noël et le cardinal Léger a déjà célébré lui-même la messe et servi les vieux à table lors de l\u2019événement.En plus du souper, les petits frères donnent des cadeaux aux vieillards dans le besoin pour leur faire oublier la solitude, la souffrance et la-misère.L\u2019âme du groupe est sans contredit M.Hubert de Ravinel.Rappelons l\u2019 historique du groupement.Les petits frères des pauvres ont été fondés en 1946 à Paris.Tout au long de l\u2019évolution du mouvement, les petits frères, aidés de bénévoles, donnent de la nourriture et apportent aux personnes âgées un appui et une présence.Les petits frères travaillent sans arrêt, ils préparent, en plus des visites, un bazar annuel au mois de mai.L'été, ces privilèges bénéficient, grace à eux, de vacances à Sainte-Margueri- te, dans les Laurentides.En somme, les petits frères de 18 à 30 ans, s'occupent de tenir compagnie aux vieillards et de leur apporter des douceurs.Dans Montréal, par exemple, quelles difficultés peut rencontrer le veillard ?Peut-il vraiment vivre avec le montant de la pension ?Le fait d\u2019avoir avec soi un parent malade ou en chômage n\u2019aide pas.Le prix de la viande n\u2019est pas en rapport avec le budget.S\u2019il n\u2019y a pas de fournaise le vieillard doit se contenter de la chaleur que dégage la cuisinière.X XX M.HUBERT de Ravinel, pour intensifier l\u2019aide aux vieillards, publiait récemment l\u2019ouvrage Vieillir au Québec aux Editions La Presse.Le même jour, il inaugurait la campagne annuelle de souscription qui décuplera l\u2019aide des petits frères.Pour préparer la campagne, cinquante vieilles personnes ont travaillé dix jours pour adresser 60,000 enveloppes.Vieillir au Québec, l'ouvrage maintenant disponible en librairies, s'adresse à tous et renseigne sur l\u2019un des principaux problèmes de notre temps: celui de la vieillesse au sein d\u2019un monde de plus en plus éloigné des faibles.M.HUBERT de Ravinel commente ainsi la mise à la retraite: « On vous offre une réception et une médaille, après cela, c\u2019est fini.Vous vivez un mois d\u2019euphorie, trois mois d\u2019inquiétude et vingt ans d\u2019ennui, même si vous avez de l\u2019argent».La mort avant la lettre attend les vieilles personnes que la société rejette; elles ne consomment pas ou peu et sombrent dans l'oubli.Dans un monde où l'intelligence, l\u2019organisation, l\u2019efficacité et Yinhumain priment, que vient donc faire le vieillard ?On oublie volontiers l\u2019homme qui s\u2019est rendu utile à la société, maintenant victime du vieillissement et de la maladie.Heureusement les petits frères des pauvres sont là ! ALAIN DUFAULT Je la trouve bonne contre la tristesse.J\u2019en suis folle, c\u2019est Page 3 uDllC-cc2\u2026coceues BEBELELLELLLELLLEEEEE VOUS ET L'ÉDUCATION DE VOS ENFANTS Le monde de l\u2019éducation connaît depuis 10 ans une mutation constante au Québec et on est forcé d'admettre que nombreux sont les parents qui ne suivent plus, qui sont complètement dépaysés ou dépassés lorsque l\u2019on parle d'éducation.C'est vraiment malheureux qu\u2019il en soit ainsi, mais le phénomène s'explique assez facilement; les parents qui ont connu les écoles paroissiales, lesquelles faisaient partie intégrante de la vie communautaire, ne sentent plus ce sentiment d\u2019appartenance devant ces grandes écoles de ciment ct de verre qua sont les polyvalentes, où chaque jour on transporte les enfants.Il y a aussi brisure entre parents et enfants, ces derniers étant, dans la plupart des cas, nettement plus instruits que leurs parents.De plus, le système actuel avec ses concentrations, ses aptions, ses cours facultatifs, bref, des mots qui ne veulent rien dire pour beaucoup d\u2019adultes, fait en sorte, involontairement bien sur, d'éloigner les parents qui, nous en sommes convaincus, souffrent de ne plus être au même diapason que leurs jeunes.On entend dire souvent que les parents ont \u201cabandonné\u201d; c\u2019est peut-être vrai d\u2019une certaine façon, mais nous sommes convaincus qu\u2019au fond d\u2019eux-mêmes, les parents sont malheureux de ne pas savoir ce que font leurs rejetons à l\u2019école polyvalente ou au C.E.G.E.P.comme ils sont malheureux de ne pas comprendre le système.A ce sujet, la polyvalente du Cap-de-la- Madeleine et le Comité des parents ont organisé une soirée d'information qui s'adresse non seulement aux quelques 2,000 parents dont les enfants fréquentent cette institution, mais également à ceux des écoles Saint-Joseph et Immaculée-Conception dont éventuellement les jeunes suivront des cours à la polyvalente.Depuis plusieurs mois, les membres du Comité d\u2019école qui regroupe parents, professeurs, étudiants ont travaillé à mettre au point un programme d\u2019activités dans le but de transformer l\u2019énorme boîte qu\u2019est l\u2019école en un lieu propice à sauvegarder les valeurs fondamentales et essentielles et à permettre l\u2019implantation d\u2019un olimat propice à l\u2019épanouissement des jeunes et à un sain apprentissage de la vie.JACQUES GINGRAS LANGUE FRANÇAISE UN RECUEIL DES MISES EN GARDE DE L\u2019ACADEMIE FRANÇAISE (suite) pas d\u2019un nombre conséquent, d\u2019une fortune conséquente, etc.CONTACTER Mot emprunté a l'anglais, CHACUN DE SON COTE Il faut dire: ils s\u2019en allè- lèrent chacun de son côté, et non chacun de leur côté.est à proscrire.On dira: CHAQUE - CHACUN Se guette en rapport, Dans la langue actuelle, pren re contact, prendre chaque est adjectif et ne av oo tenis an Ter, peut s\u2019employer qu\u2019accom- toucher, s'entretenir avec.pagné d'un nom.Chaque CONTROLE volume vaut vingt francs.N\u2019a pas, originellement, L'eau de la Reine de Hongrie Ce fut le remède à la mode du temps de Mme de Sévigné, laquelle se chargeait de sa réclame avec le bel enthousiasme qu\u2019elle montrait en toute chose.À base de Romprin, de Lavande et de Menthe, ce n\u2019était rien d'autre qu\u2019une composition aromatique, mais elle eut une vogue incroyable.Elle avait, paraît-il, guéri la reine de Hongrie, Isabelle, de toutes ses infirmités et redonné à celle-ci, qui s\u2019en lavait aussi le visage, une telle beauté juvénile qu'elle fut demandée en mariage \u2018à près de quatre- wvingts \u2018ans.Mme de Sévigné disait de cette eau miraculeuse: \u201cElle est divine, je m\u2019en enivre tous les jours.C'est une folie comme le tabac.le soulagement de tous les chagrins.\u201d Regrettons, dans ces conditions, que la pharmacopée moderne, toujours à la recherche d'\u201ceuphorisant\u201d, n\u2019ait pas retenu la formule de la bonne eau de la reine de Hongrie ! (Extrait du Dictionnaire des plantes qui guérissent, Larousse).Ces bouteilles valent vingt francs chacune (et non chaque).CLOTURER S\u2019emploie trop souvent a la place de clore dans les expressions: Clôturer un débat, une séance, un congrès.Il faut dire: Clore un débat, une séance, un congrès.COMMEMORER Ne s'applique pas à un anniversaire, mais à l\u2019événement lui-même, que l\u2019on commémore en en célébrant ou fêtant l\u2019anniver- saine.CONJONCTURE Désigne, d\u2019une façon générale, le résultat d\u2019une rencontre de cinconstan- ces.CONJECTURE signifie supposition, hypothése.CONSEQUENT Signifie conforme à la logique, et ne doit pas s\u2019employer dans le sens d'important.On ne parlera dans notre langue le sens d\u2019autorité, de commandement, mais seulement celui de vérification, de surveillance, d\u2019examen.Limitation ou régulation des naissances doit donc être préféré à contrôle des naissances.COUPER QUELQU'UN Pour couper la parole à quelqu'un est une négligence de style trop fréquente chez les écrivains contemporains.Il vaut mieux dire: Interrompre quelqu\u2019un, lui couper la parole.DEBUTER Ce verbe intransitif est construit à tort avec un complément d\u2019objet direct.On dira: Ce programme débute par un concert et non: Nous débutons ce programme par un concert.Il en va de même pour le verbe démarrer, employé abusivement comme verbe transitif. Page 4 L'histoire vraie d'une idée folle ll était une fois un Français un peu fou qui s'appelait Monsieur de Sivrac.En 1790, un an après la Révolution, il déambulait dans les rues agitées de Paris, à cali- de bois, auquel il avait, le pauvre malheureux, attaché des roues, une derrière l\u2019autre.Il faisait rouler son engin en s'aidant de ses pieds.Les gens le disaient ma- LE BIEN PUBLIC lade.Il avait tout de même inventé l'ancêtre de notre bicyclette : lc célérifère, qui veut dire : qui va vite.Puis, en 1816, un nommé Drais fourchon sur un cheval 478-663) PA LUNETTES Nicole ON.Leclerc OPTICIEN D'ORDONNANCES (Faée à pascal) 1, Reyol d'Achots Troia-Rivrares-Ouest 4424, boul, Centre \u20ac VENEZ HABITER MAINTENANT Une maison pas comme les autres 50 FUTURA vendues Visites : 2 à 5 h.\u2014 7 à 9 h.tous les jours.40, rue OUIMET \u2014 PROXIMITE NOUVEAU PONT 374-3478 \u2014 378-3955 \u2014 378-6888 \u2014 379-3037 CLAUDE-G.LAJOIE LTÉE COURTIER / CONSTRUCTEUR HUILE À CHAUFFAGE x ALBERT H@ YH INC.\u201d = NOUS ASSURONS VOTRE CONFORT.3 74 46 24 HEURES PAR JOUR.MERCREDI, VENDREDI et DIMANCHE SOIR 8 heures ATTENTION GUICHET DE VENTE A L'EXTERIEUR DE L'ESTRADE OUVERT DE 5h À 7h15 TOUS LES SOIRS DE COURSES LICENCE COMPLÈTE ADMISSION: $1.25 Mercredi, soirée des dames 50° Les enfants en-dessous de 16 sne sccompegnes ou hon ne sont pas admis.COURSES ® COURSES ® COURSES SISYUNOI e S3SUNOI Le vy mn @x po o ©) .um w 12} œ 2 oO 8) de Saucrbon reprit I'idée en rendant la roue avant mobile ct supprima la silhouette chevaline du véhicule : ce fut la draisienne.Il fallait encore s\u2019aider de ses pieds pour la faire avancer.Ce n\u2019est qu\u2019en 1863 qu\u2019apparut le vélocipède, construit par deux Français : Michaud et Lailemant.On appela d\u2019abord celui qui utilisait ce véhicule un vélocipède, c'est-à-dire qui «a les pieds rapides ».Puis on désigna ainsi le véhicule lui- même.Les inventeurs avaient placé sur la rouc avant 2 manivelles de meule à aiguiser, plus un morceau de fer qui frottait sur la roue arrière et qui ralentissait l'engin.Ils avaient inventé cn somme les pédales et le frein.On put dorénavant circuler les pieds soulevés du sol, en équilibre.11 fallut dès lors apprendre à garder l'équilibre.Tout le monde sait que ce n\u2019est pas facile, au début.J'ai moi-même le souvenir de douloureuses chutes, pendant mon apprentissage du lo», cnfin passons.La mode, vers 1869- 1870 (c'était l'exposition universelle de Paris), s\u2019'empara vite de cet extraordinaire véhicule.Ce fut le bicycle.Ah, le voilà le mot connu.Mais la roue avant du bicycle d'alors est énorme, la rouc arrière toute petite.Le poids du cycliste est concentré sur la roue avant, car la selle est fixée tout en haut de la roue géante.Un nommé Victor Renard construisit même un bicycle en 1878 \u2018pour lequel il fallait une échelle afin de se jucher tant bien que mal sur la selle.On devait avoir le vertige ct, en cas de chute, c'était l'hôpital.Et, bien sûr, les piétons étaient affo- « vé- lés, « Quel est donc ce fou, perché sur sa roue ridicule, qui s\u2019amène, pédalant à toute vitesse, risquant tous les dangers?Ah vraiment le progrès!» soupirérent alors Parisiens, Londonniens et Américains, car la fièvre du sport cycliste fectionna \u2018eut vite fait d\u2019envahir toutes les sociétés.Des femmes demandent le divorce en évoquant la folie de maris cyclistes.Pensez un peu! Qua cela ne tienne : on n\u2019arrête pas le progrès.On se mit à inventer: le monocycle à une roue, qui ne fit pas long feu ; le quadricycle avec ses quatre roues qui donna l\u2019idée à trois inventeurs : Dion, Trépardoux et Bouton, de fixer une machine à vapeur à la place des pédales comme moyen de faire tourner les roues.Ce fut.l\u2019ancêtre de l'automobile.Eh oui.11 y eut aussi le podiscaphe d\u2019un Français fatigué de pédaler \u2014 sans pneus à l\u2019époque \u2014 sur les routes cahoteuses.11 pédala Vendredi, le 25 mai 1973 _donc sur l\u2019eau.Le po- discaphe fut l'ancêtre du pédalo.Mais le progrès continuait.D'autres Français en vinrent à modifier et équilibrer le véhicule ; les roues furent égales, le poids réduit.On perle tout: les freins, la chaîne qui relia les pédales centrales à la roue arrière motrice, ce qui rendit le véhicule bien plus stable.Un Anglais, John Dunlop, inventa le pneu gonflable.Le bicycle disparut et sa petite-fille, plus légère, plus petite, plus alerte, fut baptisée, naturellement, la bicyclette.Voilà pourquoi il est anachronique et faux de parler de bicycle de nos jours.Dans les musées, il y en a peut-être encore de ces vieux bicycles encombrants, mais sur nos routes, ce sont des bicyclettes d\u2019agrément, de sport, toujours agréables à prendre pour une randonnée saine et revigorante sur les belles routes du Québec.Louis-Paul Béguin L'histoire vraie d\u2019une idée folle-__________ la plus importante société de fiducie canadienne - française TRUST GÉNÉRAL (+e\u2026.
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