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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 6 juillet 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1973-07-06, Collections de BAnQ.

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[" hao 19 rue Le Montreal 62e année Trois-Rivières, No 27 Vendredi, le 6 Juillet 1973 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 .Raymond Denault J Royer Ouest .fev.\" Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents Mort d'un automobiliste Il y avait ces jours derniers dans les journaux la photographie d'un jeune Américain de 25 ans, David Huffsetler, dont l'histoire a quelque chose d'hallucinant.Tombé en panne d'essence dans la région de Green River, dans le Wyoming, I'automobiliste essaya pendant près d'une demi-journée de faire s'arré- ter une voiture.Devenu fou d'angoisse par le froid et la solitude, il griffonna sur un bout de papier les mots suivants: \u201cJ'ai attendu pendant onze heures que quelqu'un s'arrête.Je meurs de froid, je n\u2019en peux plus.Et ils continuent de rouler.!\u2019 Puis il se flamba la tête.Fait divers?Oui, sans doute, mais aussi extraordinaire illustration d\u2019une société qui n\u2019en est plus une, où chacun vit pour soi-même et OÙ les rapports entre les hommes ne sont plus dictés que par l'intérêt et la peur.La société américaine d'aujourd'hui vit en effet dans la peur.Et, si les automobilistes qui sont passés devant Huffsetler ne se sont pas arrêtés en dépit de ses gestes désespérés, c'est parce qu'ils avaient peur de cet homme.lls avaient peur d'être assaillis par lui, d'être assassinés peut-être et abandonnés sur le bord de la route: Un ami, en stage d'études à Boston, m'a raconté que là-bas il n'\u2019osait klaxonner, de peur que l'automobiliste à qui s\u2019adressait le coup de klaxon ne sorte de sa voiture et ne vienne lui tirer une balle dans la tête.On lui avait raconté que la - chose était déjà arrivée.A New York, les gens qui ont chez eux des objets de valeur barricadent littéralement leurs portes et leurs fenêtres, installent des systèmes d'alarme partout, hésitent à quitter leur appartement pour plus de quelques heures.Dans certains quartiers, on ne sort jamais à pied après le coucher du soleil, car l'on craint de se faire poignarder par un passant.L'année dernière, j'ai pris = un soir, boulevard Laurier, un jeune auto-stoppeur.Il m'a raconté qu'il étudiait la coupe et la couture dans une école spécialisée à Atlanta, er Georgie.Après quelques minutes de conversation, il m'a dit son étonnement de la facilité avec laquelle on peut ici au Québec parler à un in- Page frontispice du premier volume de l'édition critique de Nérée Beauchemin.Cette oeuvre importante d\u2019Armand Guilmette paraît aux Presses de l'Université du Québec.Ce volume d'un grand intérêt sera suivi de deux autres devant paraître d'ici l'automne.Nous saluons brièvement en page 3 cet événement littéraire.connu, même lorsqu'il n\u2019y a personne autour.Je pense qu'il exagérait un peu notre ouverture d'esprit et notre propension à rendre service, mais il est certain que ce fut pour lui une révélation que quelqu'un acceptât de le prendre dans sa voiture et méme de faire un détour pour le rapprocher de son but.Mais la conduite du bon Samaritain n'est pas imitée ici par tout le monde, tant s'en faut.|| m'est arrivé à ce sujet une petite aventure significative.Le 1er juin dernier, vers la fin de la soirée, je rentrais de Montréal par la route 20 Quelques milles après Drummondville, je dus, pour éviter un accident qui aurait pu avoir de graves conséquences, donner un coup de roue vers la droite et prendre l'ac- cottement.La voiture fit un prodigieux tête à queue et les roues arrière vinrent s'immobiliser dans le fond du fossé, dans deux pieds d\u2019eau environ.L'automobiliste qui avait failli être à l\u2019origine de la col- Les subventions minent le Québec Il est de pratique courante, pour le gouvernement, de subventionner les entreprises.Prenons le cas de la Sté Kruger.Elle consentirait à acheter au coût de $50 millions l\u2019usine trifluvienne de la Domtar, mais à la condition que le ministère de l\u2019industrie assume 60 p.c.des frais d'investissement.C\u2019est un gros cadeau de $30 millions que la Sté Kruger demande au gouvernement.Rien que cela ! Ce cas n\u2019est pas unique.La plupart des entreprises établies au Québec reçoivent de ces subventions.Le gouvernement se laisse entôler gentiment sous n\u2019importe quel prétexte.Il est si facile pour lui de se procurer de l\u2019argent.Il n\u2019a qu\u2019à imposer des taxes.On commence, un peu partout, à s\u2019insurger contre cette forme sur- noise de dilapidation des fonds publies au profit de l\u2019entreprise privée qui, la plupart du temps, accumule de gros profits.Au lieu de subventionner l'industrie, prétend- on, non sans raison, on devrait lui imposer des taxes plus lourdes, car elle est en mesure de payer bien davantage, sans nuire à son progrès Le Conseil du Patronat du Québec a bien compris cette situation aberrante quand, dans un mémoire soumis en mai dernier, il a demandé au gouvernement d\u2019«abolir les subventions directes aux entreprises et (de) miser sur les investissements d\u2019infractructure ».La politique de « saupoudrage » ne sert qu\u2019à camoufler la faillite d\u2019un système arbitraire et nuisible.I est absolument faux de prétendre que, sans ces subventions, l\u2019économie ralentirait.On sait fort bien que l'implantation d\u2019une entreprise que ce soit au Québec ou ailleurs correspond avant tout aux données impératives du marché.C.Mlision s\u2019approcha pour me porter secours, mais je lui déclarai que j'en étais quitte pour la peur.Je lui demandai d'aller à la prochaine station - service et de m'envoyer la dépanneuse.Celle-ci arriva au bout de trois quarts d'heure environ.Or, pendant tout ce temps, je laissai mon moteur tourner et mes phares allumés.Deux cents voitures passérent alors devant moi: elles me voyaient parfaitement au fond du trou, mais une seule d'entre elles s'arrêta.C'était une Volvo; le conducteur s'approcha et me demanda si j'étais blessé et si j'avais besoin d'aide.Je lui répondis que non et le remerciai de sa bienveillance.Celle-ci m'avait fait d'autant plus chaud au coeur que mon - bon Samaritain était un Marseillais et que son accent fut un véritable rayon de soleil dans la nuit froide et pluvieuse.L'histoire de David Huffsetler vient à point nous rappeler que la première condition de toute vie en société est l'ouverture aux autres la disponibilité de l'esprit et du coeur.C'est dans nos gestes les plus smples, ceux du train-train quotidien, que nous devons mettre en- pratique ce précepte.Ne pas avoir peur soi-même, c\u2019est faire disparaître la peur autour de soi.Jacques Boulay LA FLEUR DE LYS, AMBASSADEUR DES QUEBECOIS! Entre jeunes québécois et Français, il fait bon de fraterniser et, pour s'enrichir, quoi de mieux qu'un voyage dans les vieux pays?Chaque année, des visites professionnelles et des échanges amicaux sont organisés dans le cadre de stages proposés par l'Office franco-québécois pour la Jeunesse.Cette année encore des centaines de stagiaires intéressés à de multiples disciplines.poursuivent un séjour en France durant la saison d'été. Page 2 L\u2019ILLETTRÉ Revoyant des notes sur les Oblats de Marie-Imma- culée, je redécouvre que le Père Paul-Emile Breton mourut a Edmonton en 1964, d\u2019une de ces thromboses qui ne pardonnent pas.Déjà huit ans, dix bientôt, (cela ne paraît pas possible.) Quand il monte à Aklavik en juin 1960, dans les Territoires du Nord-Ouest, puis au fort Good Hope sur le fleuve Mackenzie, ce n\u2019est point par zèle intempestif.Curieux d'esprit, cherchant à voir, savoir, comprendre, il profite de la moindre occasion pour s\u2019emplir les yeux de ces pays lointains où peinent côte à côte des Blancs, les Indiens et les Esquimaux, qui préparent de loin l\u2019avènement de ce territoire subarctique dont les richesses latentes commencent de se révéler.RRARRRAANNANR | .Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u201cHuile à chauffage\u201d Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 PRRRARPARNÎ La trop brève carrière du dernier historiographe des Pères Oblats de Marie-Immaculée P.-E.Breton Appartenant à la ville et à la région de Saint-Hya- cinthe, le Père Breton est de ces hommes qui ne tiennent pas en place, Il arrive au moment où personne ne l\u2019attend, tête nue et le nez au vent, un bérêt basque dans la poche de sa soutane.Il veut tout savoir et ne rien manquer.En 1950, comme je visite à Paris l\u2019Hôtel des Invalides, le guide me raconte qu\u2019un compatriote à moi.portant soutane noire et col romain, le harcela la veille de questions à n\u2019en plus finir, l\u2019une attendant pas l\u2019autre, pour s\u2019enfuir ensuite en coup de vent.M'informant d\u2019autres détails impliquant sa taille et sa démarche, sa chevelure, je l\u2019identifie sans peine, ce qui se confirme quelques jours plus tard à l\u2019ambassade canadienne à Rome, sous l\u2019oeil de son Excellence Jean Désy.* * * Je connais trop l\u2019homme.depuis trop longtemps, pour ne pouvoir coller son nom à sa description physique.Au petit séminaire de Saint-Hyacinthe, il est le cinquième de six frères à y recevoir une formation ne ressemblant pas à celle d\u2019aujourd\u2019hui.Il se présente chez les Oblats en 1923, les quitte pour tâter un moment de POUR VOS ASSURANCES Automobile Accidents\u2019 Responsabilité Incendie RICHARD BERGERON Coutier en Assurance Tél: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale !464 Tél: 378-4831 LE BIEN PUBLIC l\u2019art dentaire, puis de la pharmacie, leur revient en 1925, reçoit l\u2019ordination des mains de Monseigneur Joseph Guy, vicaire \u2018apostolique de Grouard, en 1930.Il enseigne dans le New- Hampshire, s'éveille un matin au Cap-de-la-Made- leine, ou il consacre un livre a cette Cité mystique\u2014 mot qui est de lui.L\u2019idée du voyage le gagne, ou le reprend, et le voilà à Edmonton en Alberta, où il dirige et rédige.pendant quatorze ans, le journal hebdomadaire qu\u2019y publent les Oblats: la Survivance, Plus que jemais la bougeotte le ronge comme un chancre.Il déforme à son profit le vieux mot d\u2019ordre de l\u2019armée américaine: Join the Oblates and see the world.Il persuade ses supérieurs de l\u2019envoyer en Europe pour étudier et s\u2019y préparer à écrire, car il projette d\u2019être pour son époque, et la précédente, l\u2019historiographe de sa communauté.* * * Il publie en rapide succession une demi-douzaine d\u2019ouvrages sur les Oblatsdont sa magistrale biographie de Monseigneur Vital Grandin, celui que Louis Veuillot appelle l\u2019Evêque pouilleux, l\u2019admirant autant qu\u2019il le vénère.Ce pouilleux, ce berger pauvre qui garde aux champs les moutons et les vaches, ce malade que la tuberculose menace à vingt ans, sera le premier évé- que de Saint-Albert près d\u2019Edmonton (1871-1902).Les poux le dévorent en hiver, les mouches moires, les moustiques et les brûlots, pendant la belle saison.Des autres ouvrages du Père Breton, rappelons ses monographies du célèbre Père Lacombe (Albert).ramené à la vie dans Le Grand Chef des Prairies : du frère Antoine Kowalezyn, dit l\u2019angélique Polonais, dans Forgeron de Dieu; du frère Joseph-Ma- rie Kearny, venu d\u2019Irlande pour vivre cinquante-sept ans Au Pays des Peaux-de- Lièvres, apôtre inconnu de l\u2019Arctique.Le premier de ces ouvrages fut traduit en anglais; le second en anglais et en polonais, tandis que Vital Grandin voit le jour a Paris, par les soins de la Librairie Arthéme Fayard.On a vu plus mal, moins bien, ou L\u2019Ilettré Vendredi, le 6 juillet 1973 UNE CAISSE QUI VOUS DONNE DU 10 p.c.Mercredi soir, nous avons assisté à l\u2018assemblée annuelle de la Caisse d\u2019Entraide Economique de Trois-Ri- vières premièrement parce que notre travail nous y obligeait et deuxièmement en tant que membre.En toute honnêteté, nous devons admettre que nous avons été emballés tant par le dynamisme qu'anime ses dirigeants que par l\u2019esprit de comaraderie et de franchise qui règne au sein de cet organisme, qui cette année encore, versera un intérêt de 10% aux quelques 1,700 sociétaires qui mensuellement épargnent par l\u2018intermédiaire de la Caisse.' Mais les Caisses d'Entraide, de Tirois-Riviéres, ou celles établies dans n'importe des 40 autres villes du Québec, c\u2019est beaucoup plus que celà, c'est avant tout un levier économique, un moteur servant à activer l\u2019économie d'une région donnée en utilisant l'épargne des résidants du secteur.C'est ainsi que depuis 6 ans, la Caisse de Trois-Rivières a consenti des milliers de prêts allant de $1,000.00 à $700,000.00 à des petits propriétaires, à des commerçants et industriels qui n'auraient peut-être pas obtenu ce qu'ils avaient besoin ailleurs ou du moins pas aux mêmes conditions, Au cours de la dernière année, le capital souscrit par le public est passé de $3,770.00 à plus de $4,385, 000.00 tandis que l\u2018actif faisait un bon de $800,000.00 pour atteindre $2,736,000.00.Comme on peut le voir, la Caisse d\u2019Entraide de Trois-Rivières comme les autres d\u2019ailleurs a les reins solides d\u2018autant plus que ses pertes sur les mauvaises créances \u2018se situent à ¥% de 1%.Gréce aux prêts effectués, de nombreux nouveaux emplois ont été créés et des commerces et petites entreprises locales ont pu s'agrandir et progresser.Si l\u2019on veut jeter un coup d'oeil sur l'ensemble des Caisses d'Entraide, les chiffres sont renversants et dénotent l\u2018\u2019ampleur qu'à pris ce mouvement fondé en 1960 par les gens du Lac Saint-Jean.On compte 41 caisses groupant 63,000 membres lesquels se sont engagés à souscrire 162 millions, dont plus de 100 sont déjà en caisse.Si ce n\u2019est pas là un exemple d'un organisme en bonne santé et en plein essor que manque-t-il ?Ce succès, bien sûr n\u2019aurait pas été rendu possible sans le bénévolat des membres du conseil d'administration et des commissions de crédit et de surveillance et sans la confiance du public à l\u2019endroit de cette institution administrée par des Québécois pour le bien-être d'autres Qué- bécois.JACQUES GINGRAS AVIS LEGAUX CANADA CANADA PROVINCE DE QUEBEC District de Trois-Rivières COUR SUPERIEURE No 7239-D (DIVISION DES DIVORCES) DAME DORIS IVY WATSON domiciliée et résidant dans les ville et distriot de Trois-Rivières, Requérante vs JAMES JOHN RAINVILLE, de lieux inconnus, Intimé.ORDONNANCE Il est, par les présentes, ordonné a l'intimé de comparai- tre personnellement ou par le ministére de division de Québec, ou au greffe de la Cour supérieure du district de Trois- Rivières, dans un délai de QUARANTE (40) JOURS à compter de la première des deux insertions de la présente ordonnance en anglais et en français dans le journal \u201cLe Bien Public\u201d de Trois-Rivières pour.répondre à .une requête en divorce dont copie a été déposée à son intention à l\u2019un où à l\u2019autre de ces greffes.District de Trois-Rivières pour le Régistraire de la Cour des Divorces, Division de Québec.GUY LEBRUN, Juge de la Cour supérieure, District de Trois-Rivières.CHARTIER & MENARD, Prooureurs de la requérante.Ce 22 juin 1973.PROVINCE OF QUEBEC District of Trois-Rivières SUPERIOR COURT No 7239-D (DIVISION OF DIVORCES) DAME DORIS IVY WATSON.domiciled and residing in the City and District of ' Trois-Rivières, Petitioner vs JAMES JOHN RAINVILLE, from unknown places, Respondent.ORDER It is ordered by these presents to Respondent to appear per- sonnaly or by his lawyer's agency at the office of the Divorces, Division of Quebec or at the office of the Superior Court of the District of Trois- Rvieres, within FOURTY (40) DAYS from the first of the two insertions of the present order published in english and in french in the newspaper \u201cLe Bien Public\u201d of Trois-Ri- viéres to satisfy to a request of Divorce, copy of which has been left to this intention whether at one the other offices.: District of Trois-Rivières, for the Registrar of the Court of Divorces, Quebec Division.GUY LEBRUN, Judge of the Superior Court, District of Trois-Rivières.CHARTIER & MENARD, Attorney for Petitioner.This 22nd day of Junes 1973. Vendredi, le 6 juillet 1973 BUBEBLEBLE LE BIEN PUBLIC bien WAZ 2 0 2 2 2 2 2 7230 230 230 2 On vous paie pour faire du travail de policier Les journaux nous apprenaient que le cinquième congrès annuel de la Fédération desp oliciers du Québec risquait d\u2019ê- tre mouvementé en raison notamment de la qualité des services donnés par le bureau permanent de la Fédération.Ces questions de régie interne sont normales dans tout organisme et ne nous concernent pas tellement après tout la Fédération groupe quelques 130 corps policiers grands et petits, bons et moins bons répartis sur l\u2019ensemble du territoire Québécois.Toutefois, ce qui nous concerne vous et moi, c\u2019est cette réticence voire cette opposition de la part des syndicats policiers à une idée soumise par la ville de Montréal et appuyée par plusieurs autres villes consistant à l\u2019embauche de non policiers pour émettre les billets de circulation.Nous comprenons mal cette attide des dirigeants syndicaux des corps policiers eux qui, depuis des années, crient sur tous les toits que les policiers ne sont pas assez nombreux dans les petites et grandes villes et qu\u2019en raison de cette situation, les hommes en bleu ne peuvent pas effectuer leur travail de façon aussi efficace qu\u2019ils le désireraient.Nous voulons mettre l\u2019accent sur la prévention et sur les enquêtes, nous di- sent-ils depuis des années, mais nous n\u2019avons ni les hommes ni le matériel nécessaires pour ce faire.Eh bien, messieurs vous avez maintenant l\u2019occasion de réaliser vos \u2018ambitions tout en obtenant plus de sécurité dans votre tâche, soyez sérieux messieurs les policiers vous gagnez présentement des salaires de plus de $200.00 par semaine ce que beaucoup de professionnels ne touchent pas avant plusieurs années de service et vous voudriez continuer à émettre des billets de stationnement et circulation.Ce n\u2019est pas pour celà que les municipalités, c\u2019est-à-dire nous les contribuables, nous payons, mais bien pour vous occuper de choses plus sérieuses telles, la prévention et répression du crime, organisé ou désorganisé et pour occuper de cette jeunesse en mal de sensations fortes qui n\u2019hésite pas à bouleverser la vie des honnêtes gens.Un peu plus de fierté messieurs, vous qui voulez être traités en professionnel.Profesionnel ne signifie pas seulement gagner un bon salaire, c\u2019est beaucoup plus que celà.D'ailleurs, on dénote chez les plus jeunes policiers et ceux qui le sont restés, une réticence vis-à-vis cette partie du travail qui consiste à coller des billets.Messeurs les porte-paroles lachez donc ces revendications syndicales dépassées, et concentrez vos efforts à effectuer du vrai travail de policier.Vous verrez, vous serez plus satisfaits et les contribuables qui paient une note toujours plus élevée \u2018aussi, car personne ne veut que des hommes payés $5.00 de l'heure émettent des billets tandis qu\u2019ils pourraient faire autre chose de beaucoup pus utile et valable.Dans d\u2019autres provinces et aux Etats-Unis, la formule d'\u2019escouades d\u2019agents spéciaux a été mise sur pied et les policiers n\u2019en sont pas morts.À vous de redorer votre blason.JACQUES GINGRAS Bientot la grande étude de Guilmette sur Beauchemin Une étude exhaustive sur la vie et I\u2019'oeuvre du poete Nérée Beauchemin verra bientôt le jour en trois volumes aux Presses de l\u2019Université du Québec.Depuis longtemps on attendait cet événement dans les milieux littéraires.Le premier volume de cette édition critique paraîtra dans quelques jours, le deuxième au début d'août et le troisième vers la mi-septembre.L'auteur de cette oeuvre critique aux dimensions inusitées est un Trifluvien, Armand Guilmette, directeur du département des lettres à l'UQTR.Nous avons vu le travail en manuscrit et nous avons été frappé pär le souci de perfection auquel l\u2019auteur s\u2019est astreint tout au long de la phase réactionnelle d\u2019un tel travail.Il se trouve, paraît-il, des critiques facilement éreinteurs pour dénier à Beauchemin tout talent de poète.On le relègue, dans certains clans, parmi les rimeurs laborieux et insignifiants.De ce point de vue, quelques lignes parues récemment dans Le Devoir sur l\u2019oeuvre de Beauchemin sont un aveu de mauvaise foi, d\u2019improbité ou d\u2019ignorance.Beauchemin est un poète mineur.peut-être, mais combien parfait.L'art n\u2019a jamais été un vain mot pour lui, même s\u2019il s\u2019est accompli à une époque où la désintégration verbale n\u2019avait pas encore laissé pressentir celle de l\u2019esprit.Nous espérons qu\u2019il sera fait une abondante diffusion de l\u2019oeuvre critique d\u2019Armand Guilmette sur Beauchemin, l\u2019un des rares poètes canadiens dont le classicisme est à l\u2019épreuve du temps.CM.Page 3 SL ee! public-escscocess PUDIC 220c0ososee CES SALES MOUSTIQUES Les scientifiques ont déclaré la guerre à l'ennemi numéro ! du campeur : le moustique.En outre, un symposium sur la démoustication se tenait en mai à l'Université du Québec à Trois-Ri- vières.L'histoire ne dit pas si l'état-major de l\u2018innombrable armée des maringouins a réagi.Etant donné la mise au rancart, il y à quelque temps, du redoutable DDT, on s'est demandé s'il n'existait pas d'autres moyens efficaces pour éliminer définitivement les ignobles insectes volants qui infestent l'air de nos sites touristiques.Les idées jaillissent de toutes parts lors du symposium à l'UQTR, cependant les chercheurs ne retiennent que quelque solutions vraiment efficaces dont la suivante.Ainsi, comme les spécialistes français de la démoustication, on a conclu qu\u2019il serait logique de repérer les endroits les plus exposés à l'invasion des insectes ailés et ensuite de répandre sur ces territoires les substances qui vont enrayer le fléau.C\u2019est simple, mais il fallait y penser.En revanche, on a remarqué que les moyens suggérés par les hommes de science impliquent toujours l'utilisation de matières chimiques, donc polluantes.C\u2019est un véritable cercle vicieux.Pour gagner un peu d'aise, on abrège ses jours en respirant un air impur.Pour l'instant, il nous reste I'efficace tapette à mouches; bien que cette arme soit plutôt rudimentaire, elle a déjà prouvé son efficacité! ALAIN DUFAULT LANGUE FRANÇAISE UN RECUEIL DES MISES EN GARDE DE L\u2019ACADEMIE FRANÇAISE RISQUER C\u2019est courir un danger.Il est donc impropre s\u2019il s\u2019agit d\u2019un événement heureux, à moins qu\u2019il ne s\u2019agisse d\u2019un emploi ironique.On risque d\u2019échouer, et non d\u2019être reçu.SANCTIONNER Est employé abusivement dans le sens de punir.On punit un individu, on sanctionne sa faute.SANCTUAIRE S\u2019il est vrai que les sanctuaires ont souvent servi d\u2019asiles, il ne s\u2019ensuit pas que sanctuaires sinifie asile.SANS QUE Doit se construire sans négation, même s\u2019il est suivi d\u2019un mot comme aucun, personne ou rien, qui ont dans ces phrases un sens positif.On dira: Sans que personne puisse s\u2019y opposer.et non: Sans que personne ne puisse\u2019y opposer.SOI-DISANT Ne doit s\u2019appliquer qu\u2019aux êtres doués de la parole et capables, en conséquences, de s\u2019exprimer.On ne dira pas, par exemple: Une hui- tre soi-disant perlière, mais: Une huître prétendue perlière.SOMPTUAIRES Se dit des lois et des règlements qui limitent certaines dépenses de luxe.Il n\u2019a pas le sens de somptueux, abusif, excessif.SE SOUVENIR - SE RAPPELLER On se souvient de son passé.On se rappelle son passé.On dira: Je ne m\u2019en souviens pas; je ne me le rappelle plus.SUJETION ET SUGGESTION Sont deux paronymes souvent confondus.La sujétion est l\u2019état d\u2019une personne soumise à l\u2019autorité d\u2019une autre, à une domination ou à des obligations astreignantes.La suggestion est l'action de faire naître une idée dans l\u2019esprit d\u2019autrui, ou le résultat de cette action.SUPLOMBER Ne veut pas dire dominer, mais se trouver en surplomb, c\u2019est-à-dire hors de l\u2019aplomb.VALABLE Ne doit pas s\u2019employer dans le sens de remarquable, d\u2019efficace, mais de digne d\u2019étre pris en considération.Ex.: Une excuse, un interlocuteur valables. Page 4 La Société des Dix, un groupement de nbs meilleurs historiens, prépare activement la publication de son 37e Cahier annuel, qui verra le jour en octobre et dont l\u2018un des principaux articles raconte, d'après documents fournis & lauteur par Mgr Albertus Martin, le drame de Kamouraska, soit le meurtre d\u2019Achille Taché.L'un des Dix, le Dr ieblond, a, en effet, tiré des archives de Nicolet les éléments authentiques de cette sombre histoire dont Anne Hébert s'est largements inspirée pour rédiger sor dernier roman plus tard porté à l'écran par Claude Jutra.La publication annuelle de ce cahier de plus de 300 pages grand format est l'un des événe- ments marquants de la saison littéraire et sûrement l'un des plus importants du domaire de l\u2018histoire.I! connait une éclectique diffusion non seulement en Amérique mais dans la plupart des pays LE BIEN PUBLIC te sent jamais démenties depuis la parution du premier cahier, il y a 37 ans.ll est intéressant de noter que notre éminent concitoyen Mgr Albert Tessier est le dernier survivant de la première équipe des Dix.L'un des nôtres, M.Raymond Douville, fait également partie de la Société dont la publication sort chaque année des presses du Bien Public.Pour la deuxième année consécutive, les Dix ont choisi notre ville pour leur réunior d'été.Lors de cette réunion, nous pouvons reconnaître, de g.à d.: Jean-Charles Bonenfant, Luc Lacourcière, Raymond Douville, Dr Sylvio Leblond Louis-Philippe Audet, Mgr Alberius iviansion, NN A AIS à re si N SUR MESURE AUTRE GROUPE DE VÉTEMENTS i: S =) - : oll \\ MOITIE PRIX ET DE {SR 4, 20%.30% 4 3 \u201ca, on te RABAIS EATRICE PICA @ GUY PROVOST + ELENE L LLE NE.Diamond corres ess, MAINTENANT! : spectacles) 7.reset 10.res DIMANCHE 7 30 hres Prix spéciaux CENTAE CONMERGISL LES RIVIERES RELACHE pour étudiants LUNDI ET VENDREDI seulement) , Admission .$3.00 (plus taxe) Samedi .$3.50 {plus taxe) Billets en vente au guichet pour informations ou réservations INC.377-3223 (Trois-Rivières) 1579, ROYAL - TROIS-RIVIERES "]
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