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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 5 octobre 1973
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1973-10-05, Collections de BAnQ.

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[" 62e année Trois-Rivières, No 40 Vendredi, le 5 octobre 1973 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 Enregistrement numéro Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents i.i v ; Se HL Hn WE Hh lina be HI Acer Notre vieille prison, construite en 1818 d'après Lh.es Photo Roland Lemire les plans de Frangois Baillargé, notre premier grand architecte québécois, serait promise au pic du démollisseur.On lira ci-dessous, sous la signature des directeurs de la Société d'Histoire, un vibrant plaidoyer pour la conservation de ce vestige du passé.Un passé qui ne veut pas mourir par Conrad Godin, Eudore Bellemare et Edouardina Dupont Encore un autre acte de vandalisme dans nes biens historiques que l'on vient d\u2019annoncer ces jours derniers.En effet, nous apprenons entre les lignes qu'aussitôt que la nouvelle prison prendra.forme l'ancienne disparaîtra sous le pic des démolisseurs.L\u2019on dirait que l'on se donne le mot pour effacer toute trace de notre passé historique.L'on oublie que Trois-Rivières est la deuxième ville la plus ancienne au Canada.L'on oublie qu\u2019il nous reste à peine quelques maisons, quelques établissements qui nous rappellent le passé.Petit à petit, l'on démolit les derniers vestiges de notre histoire, privant ainsi notre ville des attraits touristiques susceptibles de rapporter chaque année des sommes considérables.Malheureusement, le feu du 22 juin 1908 a détruit 600 maisons dont plusieurs avaient toute une histoire, en particulier l'église paroissiale, la maison des Gouverneurs, les maisons qui faisaient face au fleuve sur le boulevard Turcotte.Plus tard, des gens indifférents à la conservation de nos valeurs ont détruit la vieille école Ste-Ursule qui fut le berceau de l'éducation donnée par les Frères des Ecoles Chrétiennes, bâtisse construite en 1844 et d'une solidité à toute épreuve, remplie des souvenirs de toute une époque.On a démoli, (était-ce tellement nécessaire ?), l'église « United » sur la rue Hart, vieille de plus d'un siècle et demi; l'on a fait du manoir de Niverville une maison toute dé- - figurée, toute maquillée; on a détruit les maisons des sénateurs Bourgeois, Bureau, du juge Louis- Nérée Le Noblet Duplessis, ancien membre du parlement provincial en 1886, et père de Maurice Duplessis.Puis le feu vint détruire ce qui avait été la demeure du 1er maire des Trois-Rivières, Pierre B.Dumoulin, là où se trouvait le Château de Blois.Toutes les décisions malheureuses sont dictées par des étrangers qui ne vivent pas chez nous, qui n'aiment pas notre ville, son passé si riche et qui croient que les vieux murs n'ont pas d'âme.Dans cet abandon du passé il est de notre faute aussi, lorsqu\u2019on voit tous nos monuments qui se détériorent alors que la verdure pousse entre les joints; lorsqu'on voit le symbole des Trois-Rivières, le Flambeau irrémédiablement éteint ; lorsqu'on voit la plus vieille maison de la ville, le manoir de Tonnancour, s'en aller en décrépitude; lorsqu'on entend des gens prétendûment assez ouverts, assez renseignés, et qui conseillent de jeter le Vieux Moulin à l\u2019eau, alors qu'il est déjà classé monument historique.Et là, on est rendu à vouloir démolir la vieille prison, la plus vieille en service continu au Canada.Cette prison qui fut construite par François Baillargé en 1818, le 1er architecte canadien-français à se spécialiser en architecture à Paris.C\u2019est ce même Baillargé qui a construit la prison de Québec et nombre d'églises de notre province.C'est un bijou d'architecture avec ses 9 cheminées.Cette bâtisse aux pierres vénérables est en très bon état.En 1961, les systèmes de tuyauterie et d'électricité ont été refaits.La valeur actuelle est de $350,000.00 d\u2019après les estimateurs.|| en coûterait infiniment plus pour la reconstruire.On peut facilement aménager le solide édifice pour en faire un lieu de rencontres pour les touristes, les étudiants et le public en général.Cela fait au-delà de 50 ans que l\u2019on promet de faire une prison plus moderne et que l'on laisse entendre que la vieille prison servirait de musée pour l'attrait des visiteurs et la culture des étudiants en histoire.Actuellement, ce musée bien étouffé se trouve dans un endroit pratiquement inaccessible au public, parce que logé au 5e étage du Séminaire.De plus, il y a bien des souvenirs qui attendent la création d'un centre convenable, d\u2019un musée pour y être logés et qui se trouvent à Québec, à Montréal et à Ottawa.Nous demandons à tous les groupements sociaux, aux municipalités, aux Chambres de Commerce, au Conseil Economique Régional de la Mauricie, à l\u2019Université, aux Cegeps, aux Commissions.Scolaires, de passer des résolutions pour inciter le gouvernement à ne pas détruire ce monument que, tous les citoyens désirent conserver.On devrait également tenter d'empêcher la vente du vieux cimetière anglican dont les plus anciennes pierres tombales remontent à 1763, au lendemain de la Conquête.L\u2019on travaille d'arrache-pied a promouvoir l'industrie touristique dans notre région; va-t-on détruire tout ce qui reste d\u2019attirant pour le voyageur qui cherche autre chose que les centres d'achats, les industries et les gratte-ciel?Qu'il se produise un incendie aux Ursulines, à la maison de Gannes, ou a la maison Hertel de la Fresnière, que nous restera-t-il de ces reliques du passé qui sont nos seuls attraits touristiques véritables.Que tout le monde se donne la main ; que l'on écrive aux députés, aux maires, aux ministres de la justice, des travaux publics et des affaires culturelles pour exprimer notre opinion à ce sujet.|| faut empêcher la démolition de la vieille prison et agir pendant qu'il en est encore temps.Le grand argument est toujours que nous n'avons pas d\u2019argent.Argument fallacieux et qui ne tient pas quand l\u2019on constate une mise de fonds de $300,000 seulement à la réfection de l'immeuble Dugré.Si \u201cvraiment, nous n'avons plus assez d'argent pour empêcher le saccage de nos trésors historiques, c'est que la situation se détériore et que nous descendrons bien bas dans l\u2019ordre économique.Si l'on veut survivre comme groupe ethnique, il n\u2019y a pas seulement la question économique à considérer.La vraie culture, l'étude de l'histoire, la préservation de rares vestiges de l\u2019époque des pionniers doit également nous préoccuper.Ailleurs, à Québec et à Montréal, on dépense des millions pour mettre en valeur les trésors du passé.Ici, on détériore tout. Page 2 LE BIEN PUBLIC Il me souvient.VI LE DEFILE D\u2019AUTOS Au début du siècle, l\u2019on assista au retour définitif de maintes familles qui, croyant aller vers le Pactole, avaient émigré en Nouvelle - Angleterre.A Champlain, il y avait une bonne femme qui, comme bien d\u2019autres, était revenue dans son patelin pour y reprendre son petit tran-tran, interrompu pendant quelques années d\u2019un séjour infructueux aux « states » où elle avait appris un peu d\u2019anglais, mais si peu.Elle habitäit une maisonnette peinte en rouge et jaune, au bord de la route « nationale ».« Pour subsister, cette bonne dame travaillait «en journée » et faisait la lessive de certaines familles; travail fait à la main, à l\u2019époque où les «moulins à laver » étaient rares, surtout à la campagne.Il lui fallait passer et repasser le linge sur une rustique planche en tôle ondulée, l\u2019y frotter jusqu'à ce qu\u2019il devienne bien propre, et ce, sans l\u2019aide de ces puissants détergents dont la réclamme nous accable à la T.V.Inutile de dire que les séances répétées d\u2019énergique frottage avaient usé les petits ongles pâles de l\u2019infortunée américaine.Un jour, au village où nous passions quelques jours, on nous apprend qu\u2019un défilé d\u2019autos des Etats-Unis passerait, en route vers Québec.Arrive le moment tant attendu de ce spectacle nouveau.Toute la population se presse au bord de la route pour apercevoir ces fameuses voitures à traction mécanique, sur lesquelles on bâtit déjà tant de légendes.Et notre bonne dame, d\u2019habitude assez effa- facée, est la qui trépigne au premier rang.On n\u2019est pas sans remarquer sa hâte insolite.Tout à coup, dans un nuage de poussière soleilleuse apparait le défilé.Voilà que dans un bruit de teuf-teuf, les voitures hardies sont devant nous aux acclamations silencieuses de l\u2019assistance.Notre bonne lessiveuse, à la surprise de tous, est la seule à lancer, à chaque \u2018auto qui passe, un « Good Bye» d\u2019une voix retentissante, et les automobilistes qui, au passage, se tournent dans sa direction, semblent eux aussi très surpris, stupéfaits même, d\u2019entendre un mot d'anglais, ne se doutant pas que ce mot communicatif et percutant est strictement le seul qu'elle ait rapporté de son séjour aux U.S.A.Au village, on était éberlué de ces voitures tapageuses et sans cheval qui jetaient la terreur parmi la gent volatile qui, de tout temps, avait été maître de la cour paisible et du chemin du roi.Ces voitures très jolies avec leurs ailes incurvées et leurs phares nikelés, étaient décapotables.Les voyageurs haut juchés sur des sièges \u2018aériens avaient l\u2019air de personnages venus d\u2019un monde étrange et leurs costumes à la nouveauté provocante n\u2019étaient pas pour dissiper cette impression.Tous avaient un voile sur leurs chapeaux et des lunettes appelées « goggles » pour préserver les yeux de la poussière.Je me souviens d\u2019une promenade en auto, quelques \u2018années plus tard, avec ma mère, dans la voiture de notre voisin ez de son épouse, couple très agréable.Ma mère bien chapeautée portait un lorgnon, et pas de « goggles »; sur la route cahoteuse nous filons à bonne allure, peut-être du trente-cinq à l\u2019heure; soudain le vent fait voler le lorgnon oscillant et trop mollement pincé sur le nez de ma mère; notre voisin freine aussitôt, descend et revient bientôt avec l'article intact trouvé dans l\u2019ornière de la grand\u2019route.LA SAINT-VINCENT Le cousin de ma mère, propriétaire du magasin général à Champlain, était, comme il se doit d\u2019un notable, membre de la Saint-Vincent de Paul.Chaque fin d\u2019été, cette société de bienfaisance se réunissait pour dresser la liste des déshérités dont on s\u2019occupait pendant l'hiver.Histoire de mettre un peu de gaieté dans ces réunions plutôt austères, le cousin, volontiers pince-sans-rire, multiplie les boutades pour dérider les membres à la tournure d\u2019esprit peu folichonne.Un jour, il lit le nom d\u2019une ancienne, femme très hautaine, mondaine comme pas une aux années d\u2019abondance, et tombée dans le besoin.Il commence l\u2019énumération des aliments qui lui sont nécessaires et il ajoute avec le plus grand sérieux: «De la marmelade anglaise, du miel de Floride, des petits pois de France, des olives rondes et des farcies.» Tous écoutent, se regardent d'un air consterné et, pendant ce temps, le cousin éprouve beaucoup de difficulté à contenir l\u2019hilarité qui, déjà, chatouille ses joues.N\u2019en pouvant plus, il regarde ses amis et éclate de rire, vite imité de tous, et son succès est tel qu\u2019on en parlait encore il y a peu d\u2019années, chez les plus âgés, à Champlain.LE POUSSIN DE PÂQUES Je ne sais si l\u2019on a maintenu dans les bazars le commerce des petits poussins vivants que l\u2019on offre aux enfants aux premiers jours du printemps.Même si on ne doit pas encourager cette pratique qui occasionne des abus dans certains foyers où les parents, dénués de sens humanitaire, laissent martyriser ces gentilles petites bêtes par des enfants gatés, il peut arriver qu\u2019on manifeste à l\u2019égard de ces frêles êtres sans défense beaucoup de tendresse attentive.Un coeur d\u2019enfant ne demande qu\u2019a aimer.Un jour, on me donne 25 cents pour acheter un poussin pour Pâques.Il était jaune, comme le veut le cliché, et deux fines perles noires lui servaient d\u2019yeux.Je lui préparai dans la cuisine un petit lit dans une boîte, et la maison lui appartenait, au grand désespoir de ma mère qui défendait pourtant l\u2019accès aux pièces dont le parquet était recouvert de tapis.Mais le poussin n\u2019abusait vraiment pas de la liberté; il n\u2019allait pas très loin et sa place préférée était dans la salle à manger, près de la fenêtre où ma mère se reposait en se bercant.Il s\u2019approchait, euvrait ses ailerons de velours et demandait, ce faisant, à être bercé.Ma mère lui disait: «Tu veux te faire bercer ?eh! bien, saute ».Et la petite boule de duvet jaune or exécutait une ascension pénible que la main de maman aidait et se laissait bercer sans remuer une seule de ses plumes naissantes.Il vivait heureux, choyé par une petite fille et toléré par une maman compréhensive.Malheureusement, dans la cour où nous le laissions sortir, il avala je ne sais quoi et s\u2019étouffa.Petit poussin n\u2019a pu devenir grand.J\u2019en fus chagrinée et résolus de ne plus tenter l\u2019expérience.UNE EXCURSION EN BOGGEY Mes parents vont passer une journée à Shawinigan, en boggey.On a attelé pour cette excursion matinale de grand style le cheval le plus rapide de l\u2019écurie.Mon frère est du voyage et moi, on me laisse à la maison car il n\u2019y a pas de place dans la voiture où déjà se carrent mon oncle et Malvina sur le siège arrière.Je suis inconsolable d'être ainsi mise de côté, car j'ai peine à en saisir la raison.Je me vois encore à la fenêtre regardant partir les heureux voyageurs au long cours.Je pleure à inonder la maison.Pensez donc à ce que sera ce voyage vers une très lointaine destination.On verra en cours de route des forêts, la campagne, les villages.Ah! que la vie m\u2019apparait triste en ce moment ! On parvient cependant à sécher mes larmes.On me promet un beau cadeau, et cette promesse me console, car à cet âge, les chagrins ne durent pas.Et la joie de bientôt recevoir un cadeau me rend le sourire.« Le\u2018bonheur ne laisse pas de cicatrice», a dit le poète russe.Quelle vérité importante, dans cet aphorisme.Co GERMAINE DURAND (à suivre, la semaine prochaine) A la mémoire de l'abbé Antonio Magnan Sr Le Seigneur vient de rappeler à Lui M.l\u2019abbé Antonio Magnan, senior, âgé de 75 ans.retiré depuis 1970 à la Résidence des Prêtres, près du Précieux-Sang.II est décédé le soir du 29 septembre, en la fête de S.Michel Archange, \u2018\u2019porte- étendard chargé d\u2019introduire les élus dans la sainte lumière du ciel\u2018\u2019 (Offert.de la Messe des Funérailles, au Missel romain).Le diocèse perd en lui un excellent prêtre, modèle de fidélité aux meilleures traditions ecclésiastiques: soutane, latin, messe tridenti- ne, rosaire, culte eucharistique, piété mariale, doctrine sûre, obéissance au Souverain Pontife, etc.Pour ma part, je perds un compagnon de travail, avec lequel j'ai collaboré dans la publication de l'Histoire du Diocèse de Trois-Rivières en 1952 et 1962.Nous avons tous apprécié sa distinction, sa civilité, sa délicatesse un peu timide.M.l\u2019abbé A.Magnan a fait une carrière fructueuse et combien méritoire\u2026 Je ne saurais mieux la résumer qu\u2019en citant l'éloge que lui a décerné, dans Le Bien Public de 29 juin dernier, Mgr J.-L.Beaumier, à l\u2019occasion du Jubilé d'Or de son Sacerdoce, que M.l\u2019abbé A.Magnan a fêté exactement trois mois avant sa mort.% #% % \u201cDans le contexte actuel de la vie ecclésiale, où se manifeste de plus en plus une désaffection du Sacerdoce catholique; devant la montée désastreuse des opinions des faux-prophètes et des pseudo-théologiens qui minimisent systématiquement la doctrine du Sacerdoce, l\u2019événement d\u2018un Jubilé d'Or Sacerdotal prend figure de témoignage vivant.Je pourrais ajouter que c'est le souvenir de l'âge d'or du Sacerdoce.Pour être un vrai témoin du Sacerdoce, point n'est besoin d\u2019être un «docteur en théologie, un diplômé en philosophie, ou un sociologue averti; il suffit d'être un vrai prêtre, qui croit en sa vocation divine et qui la vit.C\u2019est ce qu\u2018a fait Ml\u2019abbé Magnan depuis 50 ans.Vendredi, le 5 octobre 1973 \u2018\u2019Ordonné prêtre en 1923, M.l\u2019abbé Ant.Magnan exerça son ministère durant six ans dans diverses paroisses ; St-Narcisse, Ste- Anne de la Pérade, St-Phi- lippe de Trois-Rivières.Puis, pendant près de 40 ans, il fut aumônier des principales communautés religieuses du diocèse Ursulines, Religieuses du Précieux - Sang, Carmélites.Soeurs de Marie-Répa- ratrice, Religieuses de l'Assomption de la Ste Vierge; il fut aussi aumônier de l'hôpital Cloutier du Cap- de-la-Madeleine, puis aumônier des Frères de l\u2019Instruction chrétienne à la Pointe-du-Lac.Ses qualités de travailleur soigneux, discret et ponctuel lui valurent de consacrer les dix dernières années de son activité sacerdotale comme archiviste et vice-chancelier de l'évêché du diocèse.\u2018Doué d'une étonnante mémoire, M.l\u2019abbé Magnan possédait un arsenal de souvenirs sur le plan généalogique et historique ; il fut ainsi d'un précieux secours pour des confrères en quête de renseignements précis.D'autre part, n\u2018eût- il été fidèle qu'à célébrer le saint Sacrifice de la Messe, que déjà il aurait mérité de l\u2019Église et des âmes.Le Concile de Trente déclarait que \u2018\u2019l\u2019oblation du saint Sacrifice de la Messe est la fonction sacerdotale la plus importante.\u201d % % % Nous sommes assurés que le Bon Dieu accorde une magnifique récompense à son prêtre fidèle, Ml'abbé Antonio Magnan.Nous souhaitons que, du haut du ciel, ce saint prêtre nous obtiendra des vocations sacerdotales et religieuses, pour le relèvement de notre Eglise diocésaine si éprouvée.Georges Panneton, (352) ON PEUT y Ee VAINCRE SOCIETE CANADIENNE DU CANÇER Vendredi, le 5 octobre 1973 en Retour à une vie plus simple Il existe un heureux retour aux formes simples de la vie.On mentionne de plus en plus les cas de ceux qui quittent les grandes villes trop bruyantes et même traumatisantes pour aller habiter des fermes, se livrer à l'artisanat, aux arts.On mentionne aussi la multiplication des longs voyages sur mers par de jeunes ou vieux aventuriers qui se moquent des paquebots de croisières, des avions les plus modernes pour adopter des embarcations de fortune ; radeaux, petits voiliers, et qui ne craignent pas les éléments pour s'éloigner d'une civilisation et de façons de vivre qu'ils abho- rent, pour échapper aux contingences et aux pressions d'un monde de plus en plus compliqué et qui a dépassé parfois le seuil de l'adaptation aux changements trop rapides dans tous les domaines.Pour tout dire, il semble que dans plusieurs milieux, on veuille simplifier la vie, la ramener à l'échelle humaine, aux gestes à la fois gratuits et audacieux.On ne veut pas en un certain monde se laisser embrigader dans des formules toutes faites.On veut laisser à la vie sa part de rêve, et, en quelque sorte, retourner à un passé où la vie, si elle était plus rude, était plus saine et où l'évolution était plus lente.On veut assumer plus individuellement sa destinée plutôt que de la laisser aux mains de la collectivité, du groupe.On ne peut que souscrire à cette tentative d'échapper au réseau de plus en plus inextricable de la vie moderne qui écrase l'homme du siècle de la machine, qui lui impose un luxe qui amollit et énerve sa puissance d'œutodéfense.L'idéal semble-t-il semble être de ne se servir des moyens de facilité qu'offre la vie moderne qu\u2019en cas de réel besoin et, pour le reste, de vivre un peu sur la dure, de réinventer des façons de vivre qui en ralentissent le rythme et qui disent non au béton, aux édifices monstrueux des villes, au gagne-pain qui n'est qu'existence et non enrichissement moral et spirituel.En somme que veulent, beaucoup de jeunes et même certains humains plus âgés mais fatigués, sinon un franc retour à la nature, un renoncement à l'artificiel, une désertion de l'armée des consommateurs méme avertis! | LE BIEN PUBLIC eloues mots.=.Page 3 Elections Bien malin qui pourrait dire à l\u2019heure actuelle quelle sera l'issue du scrutin québécois du 29 octobre.Aux dernières élections les libéraux avaient obtenu 45.4 p.c.des votes, les péquistes 23.6 p.c., les unionistes 19.65 p.c.et les créditistes 11.19 p.c.Selon l'opinion la plus répandue, le prochain gouvernement du Québec sera minoritaire et libéral.Les péquistes devraient gagner encore du terrain, les créditistes aussi et quoiqu'on en dise il ne faudrait pas croire que les unionistes ne prendront pas leur petite part du gê- teau, bien que là il y ait un fort point d'interrogation si l'on en juge par les diverses phases de restructuration par lesquelles ce parti est passé depuis quelques années.Un fait est au moins certain, les libéraux d'Ottawa surveilleront de près la campagne électorale du Québec de même que les autres partis fédéraux car il y aura des leçons à en tirer pour les élections nationales.Le résultat dans le Québec le 29 octobre sera un peu celui des dernières élections fédérales, en ce sens que les tiers partis prendront du poil de la bête et constitueront vraisemblablement une forte Opposition.Une chose paraît certaine les libéraux vont perdre du terrain.C'est le plus qu'on puisse prévoir à quelques jours du scrutin.Rions c'est l'heure Le nombre des nouvelles alarmantes qu'un citoyen peut lire dans les journaux ou entendre à la radio ou à la TV dans une seule journée est vraiment impressionnant.Par exemple celui qui a abandonné de fumer et qui suce des dragées pour compenser sa nervosité est menacé d'engraisser outre-mesure et il devient tout triste.Et puis il tourne les pages de son journal favori pour apprendre qu'il peut y avoir du mercure dans le poisson qu'il s'apprête à manger.Il sait toujours parce qu'on le lui confirme que le nombre de chomeurs reste impressionnant.Le gars comme tout le monde ne songerait plus à sortir sans consulter le niveau de la pollution de l'air.Et il ne faut pas oublier les nombreuses prises de becs, les contestations, la violence et même la guerre qui sévissent.- Mais ce qui a le plus contribué à attrister l'homme de la rue récemment c'est l'avertissement donné par je ne sais quel expert sur les dangers de rire ! On avait déjà été mis en garde contre les graves périls de l'éternuement, mais voila que le rire \u201cle propre de l'homme\u201d selon les philosophes les mieux qualifiés serait malsain?Rions, c'est l'heure.En cet âge où règne le fétiche de la maigreur, où il n'y aurait de véritable grandeur que dans le fait d'être maigre comme un cure-dents, faudrait-il en plus de cela être tristes comme des tombeaux ?Allons, trêve de ce pessimisme scientifique.Vient de paraître Aurons-nous encore des prêtres Des prêtres meurent.Des prêtres résignent.Des prêtres désertent.Notre grand-séminaire est vendu.Il y a pénurie de vocations sacerdotales.Situation dui sera bientôt tragique, pour notre Eglise.Aux Editions du Bien Public vient de paraître un nouvel ouvrage du Chanoine Georges Panneton, apôtre octogénaire dont la plume est encore alerte et le zèle apostolique toujours en éveil.Ce nouvel ouvrage de près de 200 pages porte le titre percutant LE SACERDOCE \u2014 LES DESER- TEURS.Il s\u2019agit d\u2019un sujet bien d\u2019actualité qui se pose au premier plan de la crise qui désole l'Eglise actuellement.À la page 62, l\u2019auteur dévoile ses trois objectifs: a) essayer de convertir les dévoyés; b) raffermir dans leur vocation ceux et celles qui sont tentés de l\u2019abandonner; c) éclairer les fidèles qui sont désorientés par les défections de tant d\u2019âmes consacrées.Cet ouvrage qui traite d\u2019un sujet brûlant est fortement documenté et il s\u2019appuie sur l\u2019encyclique de S.S.Paul VI Sacerdotalis caelibatus, qui est cité en entier à la fin du volume.L\u2019auteur termine par un choix de prières admirables pour répondre à l\u2019appel de Notre-Seigneur : « Priez donc le Maitre de la moisson d\u2019envoyer des ouvriers à sa moisson ».(Matt.9, 38).Voilà donc un ouvrage que le clergé, les communautés religieuses et les apôtres laïcs tiendront à se Sd procurer.Nous présumons qu\u2019il deviendra un outil indispensable dans l\u2019apostolat et surtout dans l\u2019oeuvre des vocations sacerdotales et religieuses.Ce dernier sujet y est développé assez longuement, ce qui donne une portée positive et constructive à un exposé qu\u2019on aurait pu croire trop négatif et dénonciateur.En somme, voilà une oeuvre importante, nous oserions dire magistrale, qui fera l\u2019effet d\u2019un éclair dans le ciel sombre de notre chrétienté décadente.C.M.CHANOINE GEORGES PANNETON, Le Sacerdoce \u2014 Les Déserteurs 200 pages, $3.00, aux Editions du Bien Public, Trois-Riviéres,, octobre 1973. Page 4 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 5 octobre 1973 Même si les Draveurs de la ligue Junior Majeure du Québec ont commencé sur un très fort mauvais pied, il n\u2019en demeure pas moins que nos jeunes joueurs semblent déterminer à être sur la carte coûte que coûte.La démocratie bafouée au Chili Ottawa doit refuser la reconnaissance du \u201cputch\u2019 militaire au Chili Toujours est-il que c'était louver La SSJB de la Mauricie est consciente de la tra- ture officielle récemment au Colisée gédie qui se déroule actuellement sur la scène chi- local.Selon les frères Mongrain oe lienne.a + n com dans \u2018une L'on se souviendra que ce gouvernement élu dé- aventure dont ils ne connaîtront le mocratiquement fut renversé par une junte militaire, dénouement qu'à la fin de la saison.laquelle se défend d'avoir été à la solde d'organismes Sur cette photo prise au début de étrangers.Le prétendu suicide ou assassinat de son res Théo, dore et.Claude, le pré.| premier ministre, Allende, laisse les peuples de la sident de la ligue M.Robert Lebel, terre perplexes.,Ç ; ; ,Ç Me Yvon Monfette, président de l'é- Devant cette pénible situation que l'on s\u2019imagine quipe, le Maire Gilles Beaudoin et | mal être une réalité en 1973, la SSJB de la Mauricie, M.G.Robert, gérant général.(AB) | par son Conseil d'administration, s'allie à tous les mouvements et individus qui protestent à la face du monde contre ces geste de dictature qui met fin à un régime qui voulait mettre un terme à l'exploitation du peuple chilien.Au peuple chilien, des voeux et encouragements devraient lui parvenir de tous ceux qui sont imbus de démocratie et démasquer les intrusions dans le régime politique de ce pays.À L'EXTERIEUR DE L'ESTRADE OUVERT DE 5h A 7M16 TOUS LES SOIRS DE COURSES Mercredi, soirée des dames 50° Los enfants en-dessous de 16 ane S0COMPOPNes ou hon ne sont pos admis.COURSES ® COURSES ® COURSES et les familles J.Vachon, E.Vallières, A.Moreau et I.Milot wn I] œ Oo 77 je œ pe) Ç [ ; 35 n RE av SU 4 Madame Gilberte-I.Milot, = MERCREDI, VENDREDI et DIMANCHE SOIR SE 1: L\u2019abbé Paul-Aimé Trépanier, .8 heures ° M.et Mme 7 9) Jean-Marie Trépanier, i] ATTENTION | LICENCECOMPLÈTE [= M.et Mme c GUICHET DE VENTE ADMISSION: $1.25 BY Gérard Trépanier : 2 3 mn vous prient d\u2019agréer leurs remerciements pour la sympathie que vous leur avez témoignée à l\u2019occasion du décès Mademoisell P hi lomène Moreau Pierre Jacob obtient cette bourse d'études La Prudentielle d\u2019Amérique, Compagnie d\u2019Assurance, vient d\u2019octroyer une \\ bourse universitaire à M.Modine Non) Pierre Jacob, fils de M.et Mme Jean- Louis Jacob\u201d de 370 rue Dunant, Trois-Ri- viéres, Québec.La bourse, octroyée en fonction des résultats scolaires et des activités poursuivies en dehors des études, est l\u2019une des trois bourses que la Prudentielle offre annuellement aux enfants de ses employés qui Le Dr Alfred Kastler, prix Nobel de Physique fera un séjour de six semaines à l'UQTR Un symposium international rur l\u2018optique et le laser se tiendra à l\u2019Université cu Québec à Trois-R:vières, les 9 et 10 novembre 1973.Ce colloque sera rehaussé par la participation du célèbre physicien français, le Dr Alfred Kastler, prix Nobel de physique en 1966, et du Dr G.Herzberg, du Conseil national de recherches du Canada, prix Nobel de chimie en 1971.Le symposiu.n est organisé par le département de physique de l'UQTR, en collaboration avec l'Association canadienne française pour l\u2018avanceme.t des sciences (ACFAS).Il s\u2019inscrit dans le cadre du séjour de cinq semaines que le Dr Kastler effectucra a l'Université du\u2019 Québec à Trois-Rivières, du 15 octobre à la fix de novemsre.Cc dernier a accepté de donner une série de cours d'introduction à la spectroscopie.Le séjour du Dr Kastier 5 Trois-Rivières a été facilité par les accords franco-quéDecois.Le professeur Kastler s\u2019est fait particul!èrement connaître pour ses recherches e optique spectroscopique.Le Prix Nobel lui a été décerné pour la Jicouverte et le développement de méthodes optiques appliquées à l'étude des résonarces hertziennes dans l\u2019atome qui ont abouti à la création du laser.COTON PART EE RENE RSR SA : vi \\ ce AR travaillent a plein-temps au Canada.M.Jacob, représentant de longue date de la Prudentielle, est un agent du bureau de district de Trois- Rivières de la compagnie.Pierre a été étudiant brillant au Collège de Trois-Rivières.Il poursuit ses études à l\u2019Ecole de Criminologie de l\u2019Université de Montréal en vue d\u2019une carrière dans l\u2019administration de la justice criminelle, TE Tb DE PARAÎTRE AUX ÉDITIONS DU BIEN PUBLIC.+ JOIES ET DEVILS SURGE i CE FARILLE À td AS, pe GERARD ai didi près oa stècle, avec ses ARS PA sos dont, 15 pas EEE odie voulu ve ER récit Les les événements 40 becom.Foci 7 de recréer at Sh poo, 21.5 im.Photog.WE VS PATO LE PRESTIGE.\u2014 QUALITÉ \u2014SATISFACTION ABSOLUE \u2014PRIX COMPÉTITIFS M 1460, Notre-Dame | T-R.Tél: 374-5364 i 0 EN ES A BN ES RE EE AS BS BN AS Ee GE BE AE an en 8 DISTRIBUTEUR EXCLUSIF: DES in Sete 245 est, of né 229 Ce fe 5 \u2018 nt que san du boul, Dorchester, Montréal 129 Tél.861-9621 Vendredi, le 5 octobre 1973 LE BIEN PUBLIC Page 5 GRANDEN FZZ En AHL GALERIES DU CAP NEY Cap-de-la-Madeleine -e BAIN SAUNA SCANDINAVE © BAIN TOURBILLON e PROGRAMME D'\u2019EXERCISES PERSONNALISEES © RAFFERMISSEMENT e TRAITEMENT DE LA CELLULITE Teléphonez maintenant POUR RÉSERVER VOTRE CARTE DE MEMBRE 375-7359 Lo.- Spécial pour les 50 premières personnes à appeler APPELEZ #- MAINTENANT ES .hr SPA INTERNATIONAL lie \u201csi GALERIES DU, CAP _»_CAP-DE-LA-MADELEINE; à, TE HE AF ¥ LEPHONEZ DES MAINTENANT 375-7359 ViTg Page 6 LE BIEN PUBLIC Notules et commentaires Que de citrons ! .S\u2019il était possible aux pacifiques et inoffensifs auditeurs de la télévision de décerner des prix citrons aux innombrables annonceurs, il y en aurait des prix «citron», suivant ainsi l\u2019initiative heureuse des artistes de la télévision.Il y en aurait tellement que, vu la demande, le prix de ce fruit serait passablement abaissé dans les magasins d\u2019alimentation.Qu'il y ait des réclames publicitaires, nous en sommes.Les journaux en vivent, la radio et la télévision également.Qu\u2019il y ait abus, nous l\u2019admettons également.Mais l\u2019abus ne provient pas tellement de l\u2019abondance de la publicité que du mauvais goût qui inspire certaines annonces.Publié dans un journal, une annonce de mauvais goût n\u2019attire pas tellement l\u2019attention.On lit la nouvelle qui la cotoie.et on léve le nez sur elle, tout simplement.L'annonceur en est pour ses frais.Mais à la télévision, c\u2019est diffé- rent.Qu\u2019on regarde n\u2019importe quel programme, toujours un intermède publicitaire nous arrive.Même s\u2019ils sont indésirables à certains moments, quelques-uns \u2014 ils sont très rares \u2014 nous laissent dans l'atmosphère, et ne nous déçoivent pas.Mais les autres ! Que de citrons ! Que de présentations nauséabondes ! Nous ne parlerons pas des discrets produits féminins pour certaines parties ni tout simplement des produits de la peau du visage.Les femmes d\u2019ailleurs n\u2019ont pas besoin de publicité pour s\u2019en servir.Tenons-nous-en aux annonces d\u2019extrême mauvais goût, sans nous en prendre aux propriétaires de ces produits dont ils confient la plupart du temps la publicité à des techniciens de mauvais goût.Citons, sans autres commentaires, quelques annonces que nous trouvons de mauvais goût, après consultation d\u2019amis qui sont tous \u2018de notre avis.D\u2019ailleurs, c\u2019est à leur sugges- POUR VOS ASSURANCES Automobile Accidents Responsabilité Incendie RICHARD BERGERON Coutier en Assurance Tél: 375-2655 673, rue Bonaventure Trois-Rivières tion que nous écrivons ces lignes.L\u2019annonce du Culottier.Etablissement respectable, nous n\u2019en doutons pas.Mais pourquoi faire surgir un faux moine, relevant sa bure après avoir prononcé une sainte oraison et nous montrer un pantalon de « hippie » ?Nous ne croy- yons pas que cette sotte publicité attirera à ce magasin des gens sérieux.D'ailleurs une annonce du même mauvais goût dans le même domaine a attiré à une firme de Montréal un prix «citron».Et ce poêle Bélanger.marque au succès duquel la si sympathique Amanda Alarie a tellement contribué, en est rendu a nous laisser croire qu\u2019il est à la base de la libération de la femme».Qui le croira ?.Mais le comble du mauvais goût est sans doute présentement cette stupide publicité de l\u2019organisation de la Loterie du Québec, laquelle nous présente deux « fausses » religieuses qui se réjouissent de ce qu\u2019un acheteur de l\u2019Inter-Loto célèbre de cette façon son «premier vendredi du mois ».Nous concevons mal que le sympathique et placide président de cet organisme à succès, Maurice Custeau, accepte de telles incongruités.Le succès qu\u2019il connaît pourrait s\u2019en passer.Il mériterait pourtant, pour ce manque de goût, un vrai prix citron \u2019 Sans doute n\u2019en est-il pas responsable de cette publicité.Mais il est responsable de son organisme et de son bon maintien.\u2014 0 \u2014 Quoi faire ?.Il est plutôt déplaisant d\u2019être dans l'obligation de critiquer de cette façon.Pendant que les uns nous approuvent, d\u2019autres nous dénigrent et nous accusent de voir la vie en noir.Or, nous ne voyons pas la vie en noir.Au contraire, nous sommes optimistes.Et nous voudrions que tous le soient.Combien de milliers de spectateurs de la télévision rouspètent en silence, et c\u2019est parce qu\u2019ils ne parlent pas et n\u2019ont pas de moyens de faire entendre: leurs récriminations, qu\u2019on n\u2019entend pas leur voix.Pourtant c\u2019est la voix du bon sens.Mais, quoi faire ?.Les autorités de ces postes ne pourraient-elles pas exiger un peu de dignité, ou tout simplement un semblant de bon sens, de la part de ceux qui les font vivre ?Evidemment, il reste aux muets auditeurs une façon énergique de protester.C\u2019est de refuser l\u2019achat de .plus ces marques annoncées sans esprit, sans dignité et sans pudeur.Nous en connaissons qui usent de ce stratagème, et nous en sommes.Mais nous ne sommes pas encore assez ! \u2014 0 \u2014 Pas de politique, mais.Loin de nous l\u2019idée de vouloir nous mêler de politique, ou plutôt de poli- ticaillerie en cette période cruciale.Mais il est des problèmes qui se maintiennent au-dessus de la politique, et qui intéressent toute la communauté.Le problème de la culture est de ceux- là .Les critiques pleuvent de tous côtés, et à bon droit, vis-à-vis l\u2019incompétence ou peut-être tout simplement l'indifférence des autorités du ministère des affaires culturelles pour tout ce qui regarde la mise en valeur de nos richesses.Les bonnes volontés ne manquent pas de la part des individus et de certains corps publics.Mais ils ne reçoivent aucun support, aucun encouragement.Presque chaque semaine, dans les pages des journaux consacrées aux choses de l\u2019esprit, des analystes compétents, des journalistes sérieux ou tout simplement des particuliers dénoncent l\u2019incurie du ministère dans les domaines de la culture.Samedi dernier encore « Le Soleil » publiait un virulent article de Gilles et Gérald Miville Deschênes sous le titre flatteur: «Des moulins pourrissent .grâce à l\u2019incurie des Affaires culturelles ».Titre peu flatteur, en vérité, mais comme le texte qui l\u2019accompagne le justifie bien ! Ces deux messieurs ne sont pas journalistes de carriè- rière.L\u2019un est architecte, l\u2019autre est ethnologue, et tous deux effectuent en collaboration une recher- cche sur les moulins à farine au Québec.Ils s\u2019en prennent ici particulièrement à l'historique et pittoresque moulin de l\u2019Ile- aux-Coudres, «l'un des beaux du Québec », écrivent-ils avec raison.Or, cet été l\u2019accès au moulin a dû être interdit aux visiteurs, parce que jugé dangereux.Son compagnon de l'ile est dans un état plus pitoyable encore.Pourtant tous deux sont classés depuis de nombreuses années monuments historiques.C\u2019était à l\u2019époque où la Commission des \u2018monuments historique possédait une certaine autonomie et les avis des principaux experts qui en étaient membres étaient considérés.On possède quelque part dans les oubliettes du ministère les suggestions, rapports officiels et devis fournis alors par ces gens consciencieux qu\u2019étaient Gérard Morisset, Paul Gouin, Léopold Fontaine, ete.La fameuse « révolution tranquille », qui a fait table rase de tout ce qui avait été accompli de valable dans le passé, n\u2019a rien reconstruit qui vaille.Et notre civilisation traditionnelle s\u2019en va chez le dia- e.Sauf, heureusement, que des individus s\u2019y intéressent encore.Citons d\u2019abord le cas de l\u2019ethnologue Ro- bert-Lionel Séguin, qui depuis des années accumule les instruments, les fiches, les documents historiques sur tout ce qui concerne la vie de nos ancêtres.Attaché pendant quelques années au ministère des Affaires culturelles, il s\u2019est lassé des chinoiseries et des lenteurs administratives qui mettaient sans cesse des entraves à son travail.Finalement, il a été acceueilli avec enthousiasme par l\u2019Université du Québec à Trois-Rivières, un des plus beaux gestes accomplis par cette institution.L'oeuvre accomplie par M.Séguin est unique en son genre, de même que sa documentation.Autre exemple, celui du dicteur Arthur Labrie, ancien sous-ministre du ministère du Tourisme, maintenant à la retraite.Il a pris l\u2019initiative de restaurer le moulin de Beaumont.Voyons ce qu\u2019écrivent de son entreprise les spécialistes Miville Deschênes : Le moulin de Beaumont demeure un exemple à imiter.En quelques années, grâce à l\u2019initiative d\u2019un homme déterminé et adroit, ce bâtiment a attiré et émerveillé beaucoup de visiteurs désireux d\u2019apprendre tout en se recréant.Avec beaucoup de patience, son propriétaire M.Arthur Labrie, ex-sous- ministre, est arrivé a réunir toutes les pièces du mécanisme et à le remettre en activité avec sa grande roue à godets.Ceux qui ont pris le chemin du vieux moulin savent à présent avec quelle ingéniosité le meunier fabriquait autrefois la farine.En A Vendredi, le 5 octobre 1973 quittant les lieux, s'ils veulent en apprendre davantage sur l\u2019histoire du vieux moulin, ils peuvent se procurer la monographie écrite par M.Labrie».Quel bel exemple d\u2019initiative privée ! Le docteur Labrie n\u2019est pas le seul.Heureusement.Ils se multiplient d\u2019année en année et, un jour peut-être, seront-ils assez nombreux pour faire comprendre au ministère son véritable rô- le, du moins dans ce domaine.Pendant ce temps, dans notre cité trifluvienne, \u2014 et pour ne citer qu\u2019un exemple \u2014 l'historique mai-' son de Tonnancourt reste dans un piteux état.N\u2019avons-nous pas raison de maugréer.parfois ?VILLERAY A PROPROS DU LOUP Un animal particulièrement endurant est le Loup: Il parcourt facilement 160 km en une nuit.Au XVIIIe siècle, un Loup, lancé en forêt de Fontainebleau par le Grand Dauphin, fut pris quatre jours plus tard aux portes de Rennes! Sa capture fut rendue possible grâce à de nombreux relais.Les Chevaux et les Chiens n'étaient pas les mêmes au départ et à l\u2019arrivée.Le Loup, lui, était le même.PERRIN \u201cPour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage\u201d Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.RENÉ DE COTRET, Comptables agréés ST-ARNAUD & CIE 1300, Notre-Dame Case postale !464 Tél: 378-4831 Vendredi, le 5 octobre 1973 Quelques aspects de la biologie et son enseignement L\u2019ILLETTRÉ La biologie est une science aux faces multiples, diverse et changeante, exacte on ne peut plus \u2014 sous certains de ses aspects \u2014 expérimentale aussi, et qui n\u2019en finit plus d\u2019expérimenter.7\" On s\u2019en rendit compte une fois de plus, il n\u2019y a pas si longtemps, à l\u2019occasion des propos télévisés du Suisse Jean Piaget, qui porta sa recherche dans ce monde difficile à déterminer, à décrire surtout, qui se loge entre l'intuition biologique, si l\u2019on peut dire ainsi, et la psychanalyse.Lu Agé de 73 ans, voué à l\u2019enseignement depuis plus d\u2019un demi-siècle, tant a Paris qu\u2019en son pays, Piaget continue de travailler, cherchant réponse aux questions qu'il se pose, ou qu\u2019on lui pose, et regrettant de ne pas toujours les trouver.Ce qui le rapproche de Jean Rostand, reçu comme lui au Sel de Fernand Séguin, et qui, comme lui, se rend compte que le champ de la découverte s\u2019agrandit sans cesse, dans la mesure où les savants tetus débroussaillent et défrichent, en vue d\u2019une croissante productivité.; Ce qui ne doit pas étou- ner, quand on sait que la biologie est la science de la vie dans ses manifestations innombrables, du vibrion à l\u2019éléphant, du plancton a la baleine.* x rk C\u2019est dans un esprit de recherche, de communication, d\u2019enseignement, justifié par Jl\u2019attrait sans cesse grandissant de la biologie, que deux professeurs de la faculté de Medecine vétérinaire de l\u2019Université de \u2018Montréal, les docteurs Lucien Cournoyer et Olivier Garon, viennent de donner un ensemble de trois ouvrages, destinés à compléter, pour les réalisations pratiques, le Jivre de base des Cours Oria sur la Biologie.(1) Publié d\u2019abord à Paris chez Hatier, repris au Canada en 1968, donc récent et reflétant les connaissances a ce jour, le volume a pour auteurs premiers les professeurs européens Charpentier, Galletti, Gribenski, Oria et Raffin, auxquels se joignent pour un apport canadien, ou nord- américain, les vétérinaires Cournoyer et Garon, attachés à la susdite faculté universitaire, à Saint-Hya- cinthe.Non seulement l\u2019ouvrage part-il de la cellule pour en arriver à l\u2019hérédité et à la transmission des caractères héréditaires, mais il s\u2019attarde en cours de route, en marge de l\u2019étude des organes vitaux, à des sujets aussi pratiques \u2014 et nous n\u2019en signalons que quelques-uns \u2014 que l\u2019intoxication et ses causes, les dangers des aliments avariés, des champignons vénéreux, des eaux polluées, les asphyxies et la réamimation, les moyens de lutte contre le froid, et la chaleur.* * * A sa suite, pour amener les étudiants à vivre ses leçons, ou les mieux comprendre, ou = poursuivre avec le plus de chances de succès leurs expériences de laboratoire, les professeurs maskoutains mettent à leur disposition un Guide pour les travaux pratiques de biologie, un cahier d\u2019exercices, des fiches de contrôle.Il s'ajoute à cet ensemble didactique 150 diapositives permettant l\u2019illustration, en gros plan, des diverses phases des travaux en cours, chacune d\u2019elles s\u2019accompagnant d\u2019explications et commentaires appropriés.L'ANNÉE CHLN55 5 LA STATION JEUNE ADULTE - À VOTRE SERVICE 24 HEURES PAR JOUR DURANT LE BIEN PUBLIC Il est intéressant, même pour un profane, d\u2019avoir accès à ces documents, car les bribes d\u2019information à glaner y sont multiples, qu\u2019on cherche parfois et ne trouve pas, pour cette double raison qu\u2019on ne va pas voir au bon endroit, ou que les renseignements obtenus sont vieillis ou désuets.On y enseigne, par excm- ple, comment anesthésier de petits animaux comme la souris et le rat, le cobaye et le hamster, l\u2019écureuil, la marmotte, le lapin, ,le chat, le chien.Ce qui ne s\u2019adresse pas au grand public, qui n\u2019a la préparation voulue ni les locaux nécessaires, ni les instruments, pour mener à bien un travail aussi délicat.Dans une étude anatomique sur le rat, il est rappelé que l\u2019animal est si prolifique que sa femelle peut se permettre jusqu\u2019à douze portées, de dix à douze ratons chacune, en douze mois, avec ce résultat qu\u2019un couple normal, dans des conditions normales, aura de 536 à 752 descendants en une année.Il y a au moins là, sem- ble-t-il, un encouragement à détruire les rats, qui suivent l\u2019homme partout \u2018on il s\u2019établit.L\u2019Illettré (1) Editions HMH, Montréal.OISEAUX DISPARUS Au nombre des oiseaux disparus à l\u2019époque historique, indique le Dictionnaire des oiseaux publié chez Larousse, il faut compter successivement : Les AEpyornis de Madagascar, les plus grands de tous les oiseaux qui aient jamais existé: ils atteignaient de 3 m à 3,50 m de haut et pesaient jusqu\u2019à 450 kg.Leurs oeufs mesuraient jusqu'à 32 cm de long et 23 cm de large ils avaient une contenance de 8,5 litres maximum.Il est probable que les derniers exemplaires périrent au XVIIe siècle; Les Moas de Nouvelle-Zélande, oiseaux terrestres également, dont les plus grands ne le cédaient en rien à l\u2019ABpyor- nis, et qui disparurent au XIII et au XVIIIe siècle, selon les espèces; Le Dronte, ou Dodo, de l'Île Maurice, dont il ne reste que des dessins exécutés au XVIe siècle, et qui disparut en 1681; Le Grand Pingouin, également incapable de voler, qui \u2018vécut sur les côtes orientales de l\u2019Amérique du Nord, d\u2019Islande et d\u2019Ecosse jusqu'en 1844; Le Cormoran à lunettes, des Îles voisines du Kamtchatka (XIX siècle); .Le Canard du Labrador, ,disparu en 1878; Le Pigeon migrateur américain, très abondant il y a 150 ans, et dont le dernier mourut en 1914; Instantané Page 7 La terrible Freeda Boccara Ingénue, spontanée, mime et chef d\u2019orchestre: voilà une brève description de la céleste Freeda Buccara sur scène.Cette brillante cantatrice donnait dernièrement un récital à Thetford-Mines, ce qui m\u2019a permis d'apprécier son style personnel et hautain de grande star.Montant sur les planches, elle regarde son public pour être sûre de son effet, se-grise un moment des applaudissements et se lance dans une interprétation de grande classe.Entre deux chansons, Freeda Boccara fait des confidences à son public.La robe blanche de Freeda, constellée de brillants, enivre encore plus l\u2019assistance.La chanteuse de grand talent se privant volontairement du micro nous touche par sa voix vibrante, sensuelle.Les musiciens ne semblent pas exister auprès d\u2019elle.Un merveilleux jeu de lumières contribue à réchauffer l\u2019ambiance.Freeda Boccara sait amener la participation du public d\u2019un signe de tête ou en tendant le micro.En somme, Freeda Boccara en spectacle séduit son auditoire par sa démarche princière, sa voix souple et insinuante de cantatrice de rêve et son répertoire électrisant.A la fin du spectacle, elle court derrière le rideau pour se laisser désirer un peu plus, puis revient avec un sourire généreux qui se cristallise dans l\u2019esprit du public, ébahi par tant de grâce et de beauté.Alain Dufault Congrès-prélude aux élections On se sentait déjà en pleine pédiode électorale, lors du congrès de la Chambre de Commerce de la Province de Québec qui se tenait à Trois- Rivières, en fin de semaine.Les chefs des quatre à l\u2019Assemblée Nationale y ont donné leur point de vue sur le plein emploi.C\u2019est ainsi que, pour le premier ministre Bourassa, même s'il est.difficile de prévoir au- delà de 1980, le rôle de l\u2019état doit se manifester dans les organismes comme les caisses de dépôt etc.Selon M.Bourassa, le nombre de nouveaux emplois aurait doublé depuis son accession au pouvoir.Pour sa part, M.Loubier s'est dit d'accord avec l\u2019idée de plein emploi.Cependant, il a insisté sur la nécessité d\u2019adopter une législation encourageant au travail.Quant à M.Dupuis celui-ci déclarait que les statistiques du chômage sont faussées.On dramatise la situation à ce sujet, puisque, n'étant pas sans travail, beaucoup s\u2019inscrivent comme chômeurs.Finaiement, selon M.René Lévesque, il est difficile de ne pas être d'accord avec un objectif de 75,000 nouveaux emplois par année.Somme tout, une atmosphère de congrès électoral au couds duquel! plusieurs orateurs politiques ont donné des points de vue intéressants.A la lumière du récent congrès de ia Chambre de Commerce il se dégage une certaine évolution de cette dernière et des éléments positifs valables sont à souligner.Les nombreuses résolutions adoptées par l'assemblée démontrent un nouveau départ de la Chambre.Parmi ces résolutions signalons les principales: rejet de toute idée de contrôle obligatoire des prix et des salaires; encouragement aux investisseurs étrangers à investir au Québec; refus de toute mesure visant à l'étatisation du domaine des assurances.Et, finalement, une résolution qui n\u2019est pas passée inaperçue: L'intention de réétudier toute l\u2019option constitutionnelle concernant l'indépendance, On se souviendra qu\u2019en 1968, la Chambre de Commerce avait opté carrément pour le fédéralisme.André Bouchard La Perruche de la Caroline (Etats-Unis), éteinte également en 1914; Le Tadorne coréen, disparu en 1943; Le Râle de l\u2019île Laysan (19 44); \u2019 Le Canard a téte rose (Inde), disparu en 1944.L'extinction de ces espèces et d'autres (au total 78 depuis 300 ans) a eu pour causes soit de la Croix-Rouge.bon nageur et prudent.Encouragez les autres à la prudence.Communiquez avec la Croix-Rouge pour plus amples informations sur Jeanneau Prudent dit : Apprenez d\u2019un instructeur Soyez la Sécurité aquatique.une destruction inconsidérée de la part de l\u2019homme, sait la prédation d\u2019animaux introduits (rats, chiens, chats).Le défrichement, l\u2019assèchement des marais ont également contribué à la disparition de plusieurs espèces.Dans la moitié des cas, la cause réelle n\u2019a pas encore été élucidée.A noter encore que plus des trois quarts des espèces disparues vivaient sur des Îles. Seul un parti financièrement ndépenda défendre les intérêts des Québécois Donnez tout de suite à la caisse propre Le Parti Québécois est financé par les citoyens du Québec et par personne d'autre.Il se refuse à quémander la charlté auprès des grosses compagnies.Pas de fonds secrets, pas de listes de gros noms et pas de \u201cdettes\u201d non plus à l\u2019égard d'intérêts étrangers.La caisse du Parti Québécois est une calsse propre.Souscrivez à la caisse propre Envoyez vos dons au Parti Québécois 8785 Avenue du Parc, Montréal 354 NE IN J I OO I IO Jai le goût d'un Québec propre Nom Adresse Ville Voicl ma contribution: § Je désire recevoir ma carte de membre du PQ.Oul [J Non [J LE BIEN PUBLIC L'éducation des adultes sur une base permanente \u2018\u2019lL\u2019éducation des Adultes dans un contexte d\u2018éducation permanente, un nouveau mode de vie\u201d, tel est le thème du colloque qui se tiendra le 24 octobre prochain.On touchera aux points névralgiques suivants : responsabilités des divers niveaux d'enseignement, mé- thologie de l\u2018enseignement aux adultes, nécessité du recyclage de la main-d'oeuvre, financement de cours.Il faut souhaiter que de ce brassage d'idées sortiront quelques projets intéressants, qui seront réalisés par la suite.Sur cette photo, on peut voir quelques-uns des principaux responsables du colloque : Raymond Loranger, secrétaire général du Cegep de Trois-Rivières, l'abbé Louis Martel, directeur général adjoint, Gilles Le- Tourneux, Gaston Larivière, président du Comité de l'Industrie Cegep et Pierre Lavoie, adjoint, D.S.P.(A.B.) Pro-Organo\u20144 concerts Une autre belle saison s'annonce \u201c pour les amateurs d'orgue, tout au cours de l\u2019année qui s\u2019en vient.Au programme, on a inscrit quatre concerts, dont deux orientés vers l\u2019orgue solo et deux autres avec orgue et soliste.On veut également créer un intérêt chez les jeunes adultes aux concerts.C'est ce que faisaient savoir les directeurs de Pro Organo, lors d'une conférence de presse, à cet effet, Sur notre photo: Me Jean Girovard, (projets), Miville Duffault, v.-p., Diane Dufresne (relotions extérieures), et Noélla Genest, v.p.Notons que les artistes prérentés sont Antoine Reboulot, (30 octobre), à la basilique M.-D.du Cap, l'abbé Claude Thompson (2 décembre) à la Chapelle du Séminaire, Lucienne L'Heureux - Arel (10 mars) et Gaston à la Basilique et Dom André Laberge, organiste et Claveciniste et Gisèle Fréchette, fl0- tiste (23 avril) à la Chapelle du Séminaire.Vendredi, le 5 octobre 1973 ne NE L'OUBLIEZ PAS LA CROIX-ROUGE AGIT EN VOTRE NOM L\u2019AGRICULTURE.UNE PREOCCUPATION D'EDUCAD La chronique EDUCAD a reproduit certains contenus de cours se rapportent aux secteurs dé la formation générale et de l'éducation populaire.Aujourd'hui, nous reprénons catte formule pour illustrer un programme de formation professionnel se rapportant à l'agriculture.Ce programme est constitué de 4 blocs de formation comprenant 150 heures de cours cha- eun.: Bloc 1 \u2014 FORMATION SOCIALE ET ÉCONOMIQUE.L'agriculteur dans son milieu: géographique, sôtial et économique.Institutions agricoles: syndicalisme, coopératives, eté.Le Droit commercial, les légisiations agricoles.Le commercialisation des produits agricoles.Bloc 2\u2014 ADMINISTRATION DE L'ENTREPRISE AGRICOLE.Calculs préparatoires à la géstion: pourcentage, poids et mesures, ete, Gestion: comptabilité, analyse de groupe, budgets.Capital agricolé: répartition, financement, utilisation, établissement, consolidation, ete.Bloc 3 \u2014 PRODUCTIONS VEGETALES.Le sol: fertilité, aménagement, conservation de l'eau.Cérésles, prairies et paturages.La pro.taction, des plantes.Les récoltes.Les différentes options-culture: industrielle - maraichère - fruitiore - ornemental - sylvicole.Machinisme agricole.Bloc 4 \u2014 PRODUCTIONS ANIMALES.Zootechnie: Choix du bétail adapté aux possibilités régionsies, améliorations (génétique-sé- lection).Alimentation rationnelle.Hygiène préventive, salubrité des lieux, des aliments, etc.Options: production laitière, porcs, volailles, moutons, chevaux, etc, Construction de ferme, utilisation de l'électricité.N.B.Les cours de Formation en Agriculture sont dispensés avec ia porticipation du Ministère de l'Agriculture et de le Colonisation et de l'Union des Producteurs Agricoles du Québec.Communiquez touts demande de renseignements par écrit, à Commission Scolaire Régionale des Vieilles Forges, Service Educad, Case Postaie 100, Trois-Rivières ou par téléphone à 379-6121 poste 301.= J da ma capote \u201cService d'Éducation aux Aduttes Commission Scolaire Régionale , des Vieilles Forges "]
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