Le bien public, 19 octobre 1973, vendredi 19 octobre 1973
[" Kao 7.Reymond Denaux® 19 rue Le Royer ouest Montreal 62e année Trois-Rivières, No 42 Vendredi, le 19 octobre 1973 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 fev.UDIIC YE VEIL IEN Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents Ser Le professeur Armstrong en traduction libre Beaucoup de commentaires sur le budget-type d'un Québec indépendant ont démontré une judicieuse perception des erreurs ou des illusions qui peuvent s'y glisser.Les commentaires d'un économiste de McGill, Donald Armstrong, par leur extrémisme belliqueux et leur partialité sont une véritable injure à l'intelligence des Québécois.On ne peut nous signifier en des termes moins équivoques que nous sommes restés, malgré les années, un peuple conquis, un peuple ignare et sous- développé.L'esprit de lord Durham n'est pas mort; on nous aime bien du côté du Canada anglais, mais à l\u2019état folklorique seulement.Ces propos du professeur Armstrong voudraient-il donner une dernière preuve que l\u2019on peut brimer à volonté notre fierté nationale sans que nous réagissions, car la pression séculaire du régime nous aurait rendus amorphes et indifférents.Avec les années, le Québec grandit intellectuellement et politiquement.Même les aspirations économiques ne lui sont pas interdites si l'on se réfère à des épargnes bancaires que l'on évalue à $32 milliards.Le Québec est déjà un géant qui regar- .de ses liens, qui ouvre graduellement ses poumons à l'air libre et dessine sur l'horizon ses premiers gestes de libération.Voilà ce qui, vraisemblablement, commence à inquiéter les stratèges de McGill, institution qualifiée par M.Lévesque de « bras intellectuel de l\u2019establishment anglophone à Montréal», non sans raison si l'on en juge par cette sortie intempestive de l\u2019économiste Donald Armstrong en marge de la publication de ce budget type d\u2019un Québec souverain.Il n'est pas nécessaire d'être indépendantiste pour ressentir avec humeur des propos aussi subjectifs et partisans et qu'inspire toujours la morgue arrogante du conquérant.Est-ce sous des dehors aussi méprisants que nous voit la classe possédante anglophone du Québec ?_ Selon M.Armstrong, et il a peut- être raison (mais cela confirmerait les dispositions foncièrement inamicales des anglophones à l'égard de la majorité francophone), advenant l'accession d\u2019un parti souverainiste au pouvoir, la plupa:t des Canadiens anglais, peur d'être dépossédés ou molestés, ficheraient le camp; 25 pour cent des emplois «non agricoles» disparaîtraïent .et ce pourcentage pourrait doubler dans un « contexte de violence »; on cesserait de construire des grosses bâtisses dans la Métropole ; froissées dans leur dignité, les grandes sociétés nationales et multinationales déménageraient ailleurs leurs pénates; les congrès et les touristes ignoreraient tout simplement Montréal, ville de dangereux révoltés, d'intellectuels pervers lâchés en liberté; il faudrait dévaluer le nouveau dollar « au coton » pour garder ici quelques entreprises manufacturières et, de plus, leur assurer leur plein quota de «cheap labor », comme au Chili; méme si le P.Q.ne se classe que deuxiéme, au prochain scrutin, toujours selon M.Armstrong, l'élément anglophone sera à ce point choqué qu'il fera tout pour se venger des Québécois en les affamant.Et quantité d'autres bobards assortis de menaces non voilées que l'éminent pédagogue juge bon de nous servir pour prévenir cette chose horrible : l'indépendance du Québec.Nous ne croyons pas que le PQ comptera assez d'appuis pour prendre le pouvoir à cette élection, mais il se pourrait, \u2014 et les observateurs le prévoient, \u2014 qu\u2019il se classât bon deuxième.|| sera alors très curieux de vérifier si M.Armstrong agitait des menaces au nom de ses compatriotes anglophones ou simplement pour lui-même.Le deuxième cas nous rassurerait car le Québec, malgré tout, reste ouvert aux anglophones vivant sur son territoire, n'a toujours désiré que la parité avec eux pour un travail égal ou une activité de même nature, et n\u2019a jamais cherché, même sur le chemin de la souveraineté, à provoquer des incidents raciaux ou l'exaspération des rapports de force entre les deux groupes.Clément Marchand PRES DES BATTURES, EN FACE DE CHAMPLAIN TROIS BEAUX CANARDS S'EN VONT BAIGNANT me UE SoA LL wo TIT ee La chasse au canard mais aura été bonne.Les dates ainsi que le nombre maximal de ces oiseaux qu'on pouvait abattre ont été établis à la suite des recommandations de la Fédération québécoise de la faune, conjointement par le ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche du Québec et le gouvernement fédéral.Le tout s\u2019est fait en formité avec l'entente internationale sur les oiseaux migrateurs, agrée par le Mexique, les Etats-Unis et le Canada.achève, 4.YR tz Les fameuses listes, pires que jamais, paraît-il, .LISTES ELECTORALES MAL FAITES, Jusqu'à la fin de la campagne électorale on aura parlé de la piètre qualité des listes électorales.Elles sont mauvaises partout : incomplètes, bourrées de fautes et souvent mal imprimées.Les listes que l\u2019on a dressées ici des électeurs trifluviens ne sont pas meilleures qu\u2019ailleurs, tant s\u2019en faut.La tendance dans ce domaine est au travail fait à moitié, et à l\u2019argent gagné facilement.De plus, l\u2019incompétence y est de mise, car c\u2019est un autre nid a patronage, comme il y a tant a tous les niveaux de l\u2019administration, Seuls les partisans sont servis dans cette affaire, sans égard à la qualité de leurs services.Et les cas de pot-de-vi- nage, a travers la province, ne sont pas rares, On prend la peine d'en découvrir quelques-uns POURQUOI ?à chaque élection mais la plupart ne sont pas inquiétés, Pourquoi, parce que la loi électorale est faite par des politiciens et non par des législateurs dignes de ce nom.Avec le résultat qu\u2019on en arrive à imprimer des listes qui sont la honte même du système: des dizaines de milliers d\u2019électeurs défranchisés et un nombre effarant de noms écorchés, écrits au son, rendus méconnaissables à force de coquilles, L'électorat québécois se contente de cela.C\u2019est dire l\u2019exigence de moins en moins grande que l\u2019on manifeste à l\u2019égard de la pseudo - démocratie qui s\u2019installe petit à petit à Québec et qui nous vaut des affronts de cette nature de la part de nos chères institutions, C.M. Page 2 LE BIEN PUBLIC Il me souvient.VIII LE PIANO AUTOMATIQUE En face de notre maison, rue des Forges, un des premiers restaurants de type social ou mondain qu\u2019ait connus le Trois-Rvières de 1915 attirait beaucoup la clientèle des jeunes promeneurs avec ses bonbons faits maison et sa crème glacée.Quand un garçon voulait conquérir sa belle, il lui offrait tout simplement un sunday.J'ai bien l'impression que cette première crème glacée à être vendue dans nos restaurants était supérieure pour la qualité et le goût à celle que l\u2019on fabrique communément aujourd\u2019hui dans toute l\u2019Amérique avec des pourcentages de gras de plus en plus réduits.Le soir, la grande rue commerciale était en joie, précisément à cause du fameux restaurant Adams, de ses nougats et de ses glaces recouvertes de sauce au caramel.Ft il y avait, dépassant tout pour lattrait, un piano automatique importé de New-York.Je crois que c\u2019était là le premier instrument de ce genre à se faire entendre des Trifluviens.Le redoutable piano automatique, sans se lasser et sans faiblir, jouait du matin au soir.On prisait cette nouveauté.Pensez donc! un piano sans pianiste et qui n\u2019en jouait que mieux, sans commettre une erreur de lecture et sans croquer la moindre note.A quoi servirait donc de devenir musicien, si l\u2019on pouvait acheter un instrument de ce genre, à la touche énergique et précise, et qui vous fabriquait des airs comme par enchantement ?Et de peupler l\u2019air et la rue de rengaines que tout Trois- Rviéres turlutait, les sachant bien vite par coeur, car elles étaient toujours les mêmes.Mais voilà.Trop d'harmonie lasse et devient tourment.Un bon jour, notre vieille femme de ménage s\u2019amène; tout en travaillant, elle entendait cette musique qui pénétrait à plein par les fenêtres ouvertes.N\u2019y tenant plus, elle nous décoche cette question d\u2019un ton décidé: « Voulez-vous ben m\u2019dire quel é l\u2019innocent qu\u2019é su l\u2019piano du matin au souère ?On lui répond: « C\u2019est un piano qui joue tout seul.» « Ah ! », fut la réponse laconique.La bonne vieille ne cherchait pas à comprendre ce mystère.Dire un piano automatique l'eût mystifiée davantage.Chère bonne âme, toute de candeur et d\u2019une naïveté à toute épreuve.Elle croyait dur comme fer aux histoires de lougs-garous et de chasse-galerie.L\u2019EAU DE CHARME Non seulement y eût-il l\u2019huile, mais aussi l\u2019eau de charme.C\u2019était un pouvoir troublant que l\u2019on accordait à l\u2019eau de charme, espèce de philtre d\u2019amour dont on usait pour séduire l\u2019être aimé.On s\u2019en servait volontiers en pratique courante, mais surout dans les cas désespérés, alors qu\u2019il fallait à tout prix introduire une élément déterminant dans l\u2019action ou s\u2019avouer vaincu, Un jour, comme mon frère passait rue du Platon, le pharmacien Alfred Pelletier, qui flânait à sa devanture, lui dit: « Arrête une minute, Louis-D.J\u2019ai reçu il y \u2018a quelques jours une lettre d\u2019une jeune fille de la rive Sud me demandant de lui envoyer une bouteille d\u2019eau pour se faire aimer.Tu vas voir comment on fabrique cette eau miraculeuse.Mon frère pénêtre dans l\u2019officine, derrière l\u2019étroite étagère à remèdes.Alors M.Pelletier s\u2019exécute, met de l\u2019eau dans une très petite bouteille et y \u2018ajoute quelques gouttes de teinture rose, car inutile de dire que cette eau de charme, ce liquide merveilleux, aussi précieux que rare, ne se vend qu\u2019à l\u2019once.Et le pharmacien secourable d\u2019expédier sans plus à sa nouvelle cliente cette mirobolante panacée contre tous les maux d'amour.Imaginons la joie que ressent cette villageoise inquiète en recevant ce philtre magique dont elle s\u2019enduira en cachette.Sous l\u2019effet d\u2019un charme, le galant un peu volage perdra le goût d\u2019aller ailleurs et sera forcé de lui être fidèle.Pour maintes pauvres filles que l\u2019on abandonne trop facilement de nos jours, ne faudrait-il pas fabriquer à nouveau l\u2019eau de charme, l\u2019eau d\u2019amour qui garde des abandons trop complets ?UN BAISER QUI.COUTE CHER Ici un trait de moeurs qui prouve la permanence ou la pérennité des caractères.Le comportement des humains varie à peine avec les époques même si, en apparence, il se nuance de quelque nouveauté.C\u2019est dans les petites villes de province que l\u2019on trouve les types d\u2019humain les plus accentués, les natures les plus approfondies.Je n\u2019en veux pour preuve que ce souvenir.Il y a quelques années, près de la cathédrale, se gitait une pension modeste, mais bien tenue, où l\u2019on trouvait le calme après le travail.Cette résidence à l\u2019aspect peu engageant était la propriété de célibataires âgées qui, souvent, recevaient quelques amies pour le thé d\u2019après-midi.Une fois, la maîtresse de pension étant sortie, on décide à l\u2019unanimité de lui jouer un bon tour.en la scandalisant.On avise un tranquille pensionnaire mâle du projet et on lui demande d\u2019entrer cyniquement dans le jeu.Il n\u2019aurait qu\u2019à embrasser sur la bouche l\u2019une des amies de ces demoiselles, tout en feignant de dissimuler cet acte honteux dans la -pénombre de la petite entrée quand la maîtresse de maison entrerait et les surprendrait sur le coup.On verrait bien la réaction de cette personne reconnue pour son austérité morale et sa pruderie.Arrive le moment fatidique.La porte s\u2019ouvre et le facétieux improvisé embrasse bien vite la personne choisie.Quelle ne fut pas la surprise de cet homme paisible et bien coté de s'entendre dire et sur un ton qui n\u2019a jamais souffert de réplique.ou de retard: « Sortez immédiatement, sortez!» Et le doigt accusateur, punitif, vengeur pointait vers la porte restée entrebaillée.Et notre homme se retrouve sur le trottoir, ne sachant où passer le nuit.Toutes celles qui avaient imaginé cette petite mise en scène restèrent bouche-bée, complètement aphones de surprise, ne pouvant croire à un pareil rigorisme moral de la part de l\u2019irréprochable logeuse.A quelques jours de là, étant allée passer un dimanche à l\u2019hôtel, sur le lac, avec des amies, où nous nous étions bien amusées, j'étais de retour à la ville vers minuit.Je passe devant cette pension et, poussée par une intuition, je jette un rapide coup d\u2019oeil à la seule fenêtre éclairée où j\u2019aperçois la personne qui avait dit: «Sortez!» En effet, debout à la fenêtre, elle était à regarder la rue, en chemise de nuit boutonnée jusqu\u2019aux oreilles.Elle me reconnut et moi de même.Quelques jours plus tard, \u2018allant la voir en compagnie de ma mère, elle me dit: « À quelle heure es-tu donc rentrée, dimanche soir ?» Je répondis: «Vous devez le savoir car: vous étiez à la fenêtre, et vous m'avez vue, et moi aussi, figurez-vous ! » GERMAINE DURAND J Vendredi, le 19 octobre 1973 Le livre des morts égyptiens Ce sont les rouleaux de papyrus qui, en Egypte, à partir du Nouvel Empire (1580- 1090), étaient déposés dans les tombes, tout près du mort, indique le Dictionnaire de l\u2019archéologie (Larousse).Ils contenaient, rédigé en hiéroglyphes, en hiératique ou en démotique, un recueil illustré de formules magico - religieuses, dont la lecture et, accessoirement, la présence près de la momie aidaient l\u2019âÂme du mort à triompher des épreuves qu\u2019elle devait traverser avant d\u2019accéder à une (mmortalité bienheureuse.~Les anciens Egyptiens nommaient ce livre \u201clivre pour sortir au jour\u201d, Ces manuscrits, qui ont été étudiés par Lepsius, ne suivent pas une \u201cversion canonique, mais comportent de nombreuses variantes.Ils dérivent de textes analogues qui étaient écrits sur les sarcophages pendant le Moyen Empire (2160- 1580), lesquels remontent à des textes de l\u2019Ancien Empire que l\u2019on a retrouvés dans les pyramides.Le contenu en est fort disparate : depuis les formules qui devaient permettre d\u2019obtenir un résultat positif lors de la psychostasie (\u201cpesée de l\u2019âme*\u2019), jusqu'aux incantations pour repousser les sauterelles.La qualité en est aussi inégale: beaucoup, copiés et illustrés hâtivement, avec des erreurs de texte et avec des \u2018vignettes à une place indue, étaient vendus avec un blanc, où les acheteurs inscrivaient leur nom et leurs titres; d'autres sont au contraire de véritables -chefs-d\u2019oeuvre, tel le célèbre papyrus d\u2019Any, du début de la XIXe dynastie(1314- 1200), aujourd\u2019hui au British Museum.IL Y A 15 ANS MOURAIT FLORENT Florent Schmitt est mort a Neuilly le 17 aout 1958, il y a quinze ans.Voici ce que dit de sa carriére et de son oeuvre le Dictionnaire de la musl- que contemporaine que publie Larousse: \u201cIl fut élève de Massenet et de Fauré, condisciple de Ravel, grand prix de Rome 1900.Son catalogue est considérable en tous les genres (sauf opéra) et se monte à cent trente- huit numéros d\u2019opus, ce qui n\u2019empêche qu\u2019on le désigne habituellement par la périphrase \u201cl\u2019auteur du Psaume\u201d.Ce Psaume XLVI, est, en effet, l'une de ses oeuvres maîtresses, très caractéristique de son néo-romantisme, et fut composée alors qu\u2019il était encore pensionnaire de la Villa Médicis à Rome (1904).A cette époque, il ft de sombreux voyages en Europe, d\u2019où il rap- prta des oeuvres de tendances descriptives et impressionnistes (Feullets et voyages; Reflets d\u2019Allemagne pour piano).Sa véhémence néo-romantique, qui ne le quittera en fait jamais, se confirme avec son vigoureux quintette pour piano et cordes 1905-1908) et son ballet la Tragédie de Salomé (1907).Dès lors son style est formé: malgré les voisinages dangereux de ce début de siècle, il s'impose par son indépendance.Debussy, Ravel, Stravinski, ni Schônberg, dont 1l con SCHMITT naît parfaitement les oeuvres, n\u2019auront jamais la moindre influence sur lui.Sa production se déroule avec régularité dans l'abondance et «diversité dans l\u2019inspiration, car il ne dédaigne ni la légèreté ni l\u2019humour, lui dont les mots à l\u2019emporte- pièce et les saillies feront fortune jusque dans les milieux académiques qu\u2019une turbulente et gamine nature lui permet quand même de fréquenter.De 1921 à 1924, il sera directeur du conservatoire de Lyon et en 1936, il sera élu (contre Stravinski) à l'Institut.En 1928, sa Symphonie concertante pour piano et orchestre avait confirmé ses dons pour les grandes formes et les masses sonores.Il poursuivra dans cette veine avec le ballet.Oriane et le prince d'Amour (1933), son quatuor a cordes (1947) et sa Seconde Symphonie (1957), cependant que, dans le domaine de la musique de chambre, ,il se consacrait a un art moins intense et moins monumental avec des pages comme le Clavecin obtempérant, Habeyssée, Suite en rocaille, Suite sans esprit de suite, Quatuor pour presque tous les temps.Un musicien de grand tempérament, une généreuse nature, un artiste sans compromission et dont on a certainement tort de négliger la production ainsi qu\u2019on le fait depuis sa mort\u201d.FEEL bbe LE BIEN PUBLIC 1563, rue Royale, Trois-Rivières 1-819-378-8404 Abonnement : $3.par année sessesstnsassne sesensvssserse fi Hilt tHE Vendredi, le 19 octobre 1973 EELEUVELGEGE LE BIEN PUBLIC ur le bien Page 3 ubllC-cescocecces Ces élections ont-elles un sens ?vu REVERIE D'AUTOMNE Les élections provinciales qui se tiennent actuellement dans le Québec sont importantes, et pourtant il semble que beaucoup d'électeurs s'en désintéressent parce qu'ils croient que c\u2019est du même et du pareil, c\u2019est-à-dire que cela ne changera pas grand\u2018chose pour eux ou pour la société québécoise.|| faut dire qu\u2019en matière électorale on vit largement sur le passé et le nombre incalculable de poncifs qu'il nous a légués.De vieux électeurs demeurent attachés aux partis traditionnels et nombre de jeunes, agissant par atavisme quoique se prétendant objectifs et indépendants , voteront probablement comme leurs aînés, même si un bon nombre ne voteront même pas par esprit de contestation ou voteront pour la phalange qui veut un changement radical.En réalité les élections du 29 octobre détermineront peut-être si un large secteur de la population désire un changement important ou bien s\u2019il se contentera de poursuivre le chemin parcouru jusqu\u2019ici ?Des observateurs affirment que cette fois encore, quoique de guerre lasse, la masse des électeurs se contenterait de réélire un gouvernement qui dérangera le moins possible le statu quo, pourvu qu\u2019elle ne perde pas les avantages individuels acquis.En fait, malgré quelques \u2018divergences de détail, le gouvernement sortant, les créditistes, et le parti de l'Union Nationale sont pour la tradition.|| n\u2019y a qu\u2019un parti qui veut réellement du changement, c\u2019est le PQ et beaucoup d'électeurs croin- tifs hésitent à lui faire confiance car, pour eux, c'est l\u2019inconnu, l\u2019aventure, et tout compte fait, Un gros point d'interrogation quant ou sort individuel de chacun.Certes beaucoup \u2018d\u2019électeurs sont insatisfaits du statu quo, mais ils craignent de perdre davantage en bouleversant la structure politique actuelle qu\u2018en la conservant avec toutes ses faiblesses culturelle, sociales et économiques.Ne nous trompons pas, les électeurs ne pensent qu'à l'immédiat.Ils sont moins préoccupés de I\u2018avenir de la province que de leur avenir individuel.L'égoïsme pragmatique a été jusqu'\u2019ici la seule préoccupation politique en temps d'élection.Le vote sera donc, comme avant, formule selon des besoins individuels: une prébende de plus à avoir, une \u2018\u2019job\u2019\u2019 à garder.Il n'y a encore au- jourd\u2019hui qu'une petite minorité assez consciente pour se soucier des grands principes, des grandes orientations.La masse des électeurs ne voit encore que son intérêt du moment dans les élections.Et quand elle jette un coup d'oeil au tableau électoral, elle n'aperçoit que des divergences superficielles entre les candidats et leurs programmes.C\u2019est que nos politiciens se croient obligés pour accrocher le vote d\u2019étaler leurs différences et leurs divergences au lieu de cultiver leurs ressemblances.En temps d'élection, il faut apparemment être contre quelqu\u2018un ou quelque chose.Cela fait bien dans le décor.En réalité, à l\u2019heure où les problèmes sociaux sont aigus on devrait s'efforcer de s'unir pour trouver des solutions valables aux grands problèmes au lieu que de se chamailler sur des détails.Dans la campagne actuelle peu de candidats ont discuté des moyens de juguler l'inflation, peu se sont penchés sur les graves problèmes du chômage, de la propriété privée qui s'effrite sous le coup de taxes foncières de plus en plus lourdes, et puis, peu ont parlé de la décadence de nos moeurs par suite d'un abandon effarant de la pratique religieuse.Quoiqu'il en soit, on ira aux urnes dans quelques jours, mais sans grand enthousiasme peut-être car la situation n\u2019est pas simple.Jamais le Québec n\u2018a affronté pareille conjoncture : avoir à décider d'un avenir qui sera difficultueux, quoi- qu'il arrive.MAURICE HUOT Planifier coûte moins cher Le conseil municipal a décidé de se porter acquéreur d\u2019une vaste superficie de terrain appartenant ou Séminaire de Trois- Rivières, situé dans le secteur Lambert.Hl a fallu que le maire Gilles Beaudoin se serve de son vote prépondérant pour mettre fin oux violentes discussions qui ont entouré cette prise de position de la ville.Au départ, disons que le terrain de 15 acres à être acheté, sera utilisé pour fins de loisirs et qu\u2019il coûtera à la municipalité la somme de $120,000.00 répartie sur une période de 6 ans, si la Corporation du Séminaire accepte cette offre bien entendu.Lors des premières négociations, la ville a offert 12 cents le pied carré et le Séminaire demandait 20 cents.Advenant que les deux parties s'entendent, le terrain coûtera aux contribuables 15 cents le pied carré.C'est là la question du profond litige qui a divisé en deux fractions égales le conseil.Pour M.Goneau, porte-parole improvisé des quatre opposants à l\u2019achat, 15 cents le pied carré c\u2019est beaucoup trop pour le terrain surtout si l\u2019on tient Compte que la Coporation du Séminaire n\u2019a jamais payé de taxes sur le dit -terrain.De plus selon lui, il faut prendre en considération le fait que les prêtres ont vendu pour plusieurs dizaines de milliers de dollars de terre qui avQit\u2019augmenté en valeur, en\u2019 raison de l\u2019installation des services .municipaux payés par l'ensemble des contribuables, de dire le doyen !des conseillers.Pour ce qui est de M.Lionel Julien proposeur de l\u2019achat, la ville ne peut pas se permettre de refuser un tel terrain pour fins de loisirs dans ce secteur de la ville qui est appelé à connaître un développement phénoménal.On doit donc acheter les 15 acres au prix \u2018le plus avantageux possible.|| ne saurait être question de demander au Séminaire de se départir du terrain à un coût en deça du marché quand même l'institution a réalisé des bénéfices intéressants dans le passé.Quand a nous, ccmme bien des gens, nous nous attendions à un peu plus de collaboration de la part des autorités religieuses, mois de nos jours, tout le monde est en affaires et les sentiments ne pèsent pas lourds dans la balance quand arrive le temps des transactions.Il fout aussi souligner que lo bâtisse de la rue Laviolette n\u2019est plus aussi rentable qu\u2019elle là déjà été.Après avoir assisté oux débats entre les conseillers et le maire, nous sommes d'avis que la ville se doit d'acheter le terrain de 15 acres qui sera aménagé en parc même si on doit débourser un peu plus que prévu.Ce qu'il faut se rappeler, ce sont les besoins récréatifs que nécessiteront, dans quelques années, les milliers de résidents de secteur qui entreront dans l\u2018ère des loisirs.Ce qu'il faut aussi se rappeler, ce sont les milliers de dollors de taxes des contribuables, qu\u2019on aurait épargnés il ÿ*a deux ans, si on avoit \u2018donné suite aux recommandations de M.Julien.Mais pour plusieurs conseillers, la ville est beaucoup trop grande et le mot planification ne fait pas partie de leur vocabulaire usuel et c'est dommagé.JACQUES GINGRAS Te souvient-il de ce fol été.chaud et caressant, qui nous a grisés de vents doux et de chaudes soleillées, de ces longues siestes sur la plage de sable blond.Tu n\u2019as pas oublié non plus, j\u2019espère, nos exquises dînettes sur l\u2019herbe terdre, sous le ramage des oiseaux moqueurs dont le chant se mêlait tendrement à nos galants propos ?Un arbre, de la verdure, une petite colline, lout devient un écho qui chante, quand on s\u2019énamoure.Chacun ne porte- t-il point au fond du coeur, un petit coin de terre qui lui rappelle ses premières extases ?Te souvient-il également de cette folle nuit sur fond sonore, à cette heure complice, étoilée et amoureuse, oll nous avons dansé éperdument à nous en donner le vertige ?Heureuse, éblouie, comment pourrais- je oublier ce précieux bijou aux \u201cyeux de fauve\u201d posé trop sagement sur la dentelle de ma robe verte à motifs bulgares, que je remise toujours avec dévotion.Nlestce pas celle que tu préfères ?Et puis, cette photo prise l\u2019été dernier! Une année a passé.trop tard ! je t\u2019aimais déjà.Triste et pensive, maintenant, j\u2019interroge ton mystérieux sourire.Tout en cheminant, en musardant de-ci de-là, nous longeons mon jardinet de fines herbes aromatiques, mon \u201cpéché mignon\u201d.Une beauté de verdure de tous les tons: persil à grosses touffes frisées, sarriette à fleurettes mauves, thym, sauge et basilic, rivalisant de frai- cheur; tout près, une.superbe \u201ctalle\u201d d\u2019oeillets, qui me sourit un peu plus chaque matin, Oeillets sensibles, souvenirs discrets qui me parlent de réminiscences bien douces, de minutes ravissantes évoquant les plaisirs d\u2019été bien près de nous.Aujourd\u2019hui, je pense bien avoir le \u201cspleen\u201d de Yautomne.Au milieu de cette orgie de couleurs, prodigieux excés de la nature, il me souvient de la bonne chaleur d\u2019un \u2018été odorant, suave nostalgie de cette saison paradisiaque qui meurt lentement.Ainsi, je me retrouve les mains remplies de belles feuilles teintées de rubis et de topaze, cueillies sous mes pas (que les Anglais appellent du joli nom de foliage).Dolente et songeuse malgré = l\u2019enchantement de cette ombre dorée de fin d'octobre, seule, je marche lentement dans les sous-bois aux ombres sulftu- reuses, les épaules enfouies dans mon tricot moelleux et puis, file, file ma rêverie, la lourde tête de souvenirs inoubliables ! Mais voyons! Le retour est fulgurant.Que me veut donc cet \u201cOiseau du Tonnerre\u201d et ce cri de faucon désespéré mais coupable ! Oh ! que je crains le réveil d\u2019une sensation qui ressemble à un tourment ?Ou bien, serait-ce à nouveau le bonheur ?Loin de l\u2019impératif quotidien et des espaces trop finis, qui nous limitent sans cesse, sous d\u2019autres cieux, où brillent différemment le soleil et le génie des hommes, j'aurais soif d\u2019un ailleurs avec toi.6 l\u2019habile séducteur, délicieux charmeur de mon ame.Avec juste assez de folie et de frisson d\u2019amour au \u2018coeur.pour désirer cet ailleurs meilleur, pour une vacance enchanteresse, ensorccleuse et pleine de promesses ! Céline Leblanc tensifs ou coronariens.patients.Subvention de $200,000 a \u2019Hépital Saint-Joseph de Trois-Rivières Le ministère des Affaires sociales accordera une subvention de $200,000 à l\u2019Hôpital Saint-Joseph de Trois-Rivières en vue d'aménager une unité de huit lits pour les patients dont l\u2019état requiert des soins in- L'Hôpital Saint-Joseph dispose déjà ide sept lits pour soins intensifs et coronariens, mais ces lits sont dispersés à l\u2019intérieur d'une autre unité de soins.La subvention du ministère permettra d'ajouter un lit aux lits existants déjà, mais elle servira surtout à défrayer le coût d'aménagement d'une unité spéciale de soins intensifs et coronariens.permettra d'assurer une meilleure surveillance des Cette unité comprendça une salle centrale où les infirmières pourront, grâce à des murs transparents dans les chambres, surveiller les patients alités.Cette unité LE BIEN PUB LIC Page 4 DANS SON MILIEU Affirmer que la Caisse populaire Desjardins constitue une source de dialogue incemparable dans notre société reflète, de plus en plus, la réalité québécoise.De par la formule coopérative, c\u2019est l'institution complète par excellence.On y retrouve, sous un même toit, des gens de différentes professions, de métiers, de diverses classes sociales, voire de plusieurs organismes oeuvrant dans la loca- LA CAISSE POPULAIRE: UNE SOURCE DE DIALOGUE caux, que ce soit de coopé- = ratives ou d'associations , diverses, participent généralement aux activités de es.fg leur coopérative d'épargne 1 et de crédit.LS b Quel autre organisme serait en meilleure position pour regrouper toutes les énergies d\u2019un quartier, d\u2019une localité?La Caisse populaire Desjardins est la propriété de ses membres ; elle est leur instrument so- Vendredi, le 19 octobre 1973 lité.cio-économique pour l\u2019ob- En effet, les membres de tention d'un mieux-être indifférents organismes lo- divicuel et collectif.AR l'inauguration officielle de la Caisse Sainte-Madeleine A l'occasion du trente-cinquiéme anniversaire de sa fondation, les dirigeants de la Caisse Populaire Ste-Madeine étaient heureux de présenter à leurs membres Un immeuble amélioré, plus fonctionnel et accueillant.Celui-ci permettra de donner un service plus rapide aux sociétaires et ce, particulièrement aux heures d\u2018affluence.On reconnaît les principaux responsables du projet sur cette photo prise lors de l\u2018inauguration officielle, à savoir: Roland Bellemare président de l\u2018Union Régionale des Caisses Populaires, Jacques Daveluy secrétaire-gérant de la Caisse Ste-Madeleine, Jacques Rinfret, O.M.l., curé de Ste-Madelzine, M.H.-Paul Trudel, dir.gén.de I'UR.C.P.et M.Georges Picard, prés.du conseil d'administration de la Caisse.(A.B.) Projets des Administrateurs Agréés La Corporation des Administrateurs Agréés du Québec, section de Trois-Rivières, tenait son assemblée d'élection pour le prcchain terme.Le programme de l\u2019année permettra de diffuser plus d'informations aux merrdres, de gressir les rangs de la corporation, de régionaliser les services du secrétariat, .d'organiser des visites individuelles et des activités sociales, ainsi que des rencontres avec les secteurs d'enseignement et avec des membres qui sont déjà sur le Marché du travail.Sur ctite photo, On reconnaît: lère rangée : Jean Massicotte, prés.ex-officio.Arthur Rousseau, prés, André St-Onge, v.p.2e rangée : Horace Lasnier, resp.des rencontres, Michel Philibert, secrétaire et Réal Fortin, v-p.UNE OFFENSIVE Si l\u2019on en croit les informations deçues au jour le jour, il.semblerait que les Guépes, Frelons et Abeilles piquent de plus en plus.Ainsi, en deux jours seulement, nous avons relevé trois petits faits divers: à Toulon, un promeneur a été attaqué par un essaim de Guépes et son état a nécessité une hospitalisation.À Sucre, en Bolivie, des milliers d\u2019Abeilles ont attaqué les habtants de lo ville provoquant la mort d\u2019une octogénaire.À Recife, au Brésil, un nuage de Guêpes s\u2019est abattu sur la ferme de Jose Damiao Da Silva, tuant deux Chevaux, trois Mules, cinq Chèvres et un Chien et .piquant tout le personnel de la ferme.Extrait de la revue DECOUVRIR LES ANIMAUX (Larousse).Pour mieux le connaître : ne manquez pas de regarder le canal 13 à 12h25 (midi) 23 h.30 12h 20 (midi) minuit 19h 25 le 20 octobre le 21 octobre le 22 octobre le 24 octobre le 26 octobre LANGAGE : NE SOYEZ PAS \u201cGNANGNAN\u201d ! D'après le Grand Larousse de la langue française; on peut écrire gnangnan ou gnian- gnian Le redoublement de l'onomatopée gnan évoque un cri pleurard: Beaumarchais le répète sept fois dans le Marlage de \u2018Figaro.Familièrement c\u2019est une personne molle et lente qui ne fait pas grand- chose ou geint au moindre effort: Elle serait restée gnangnan à regarder les chemises se repasser toutes seules (Zola).Le mot s\u2019applique aux Q- Q- QO- OLE) votez Lajeunesse! votez Québécois! .Claude Lajeunesse ingénieur \" directeur du départemen d'ingénierie à l\u2019U.Q.T.Rchoses dont le mouvement, le ', Co rythme est lent traînant: Sa : ; .4 : .ti + : voix prit un accent gnlan- ! -\u2026 0 .gnian (Goncourt)., : * gt \u2018 : i 1 tor : oro CT : Led oh Annonce rédigée et payée par Arthur Grave), 2700, Marie Leneut, Trois-Rivières, agent officiel du Parti Quebecois.(Claude Lajéuresse) TT 0; : ; , Tee ; .LI te ch Vendredi, le 19 octobre 1973 LE BIEN PUBLIC _Page 5 LA PIERRE DE KENSINGTON Par ANDRÉ VACHON Aux environs de l\u2019an mil des Vikings naviguèrent du Groenland vers l\u2019Amérique et y fondèrent trois colonies: le Helluland (Terre de la pierre plate), le Markland (Terre du bois) et le Vinland (Terre du vin).Le Helluland se situerait dans l\u2019Île de Baffin, et le Markland au Labrador.Quant au Vinland, le plus méridional des trois établissements, il jouissait d\u2019un climat tempéré et la vigne y croissait à l\u2019état sauvage.Cela dit, les spécialistes se perdent en conjectures sur son emplacement: d\u2019aucuns optent pour Terre-Neuve ou la Nouvelle-Ecosse, d\u2019autres pour le.Maine, la région du cap Cod ou la Floride, quelques-uns même pour les bords du lac Erié, voire du Saint-Laurent.Ces éphémères colonies et les pérégrinations des Vikings donnèrent lieu, parmi les américanistes, à des controverses durables, sans cesse alimentées par l\u2019imprécision et l\u2019ambiguïté des Sagas.Les indices archéologiques, rares à vrai dire, \u201c dont on \u2018aurait pu espérer qu\u2019elles apaiseraient les disputes, les avivèrent souvent au contraire, comme ce fut le cas, notamment, pour la pierre dite de Kensington.Cette pierre de 200 livres, qui mesure 77 centimètres de hauteur, 40 de largeur .et 18 d\u2019épaisseur !, fut trouvée en 1898 près de Kensington, dans le Minnesota.Elle porte une inscription runique, dont la traduction, compte tenu des lacunes, se lit ainsi: \u2018: (Nous sommes) huit Goths [Suédois] et vingt-deux Norvégiens en voyage d\u2019exploration.(venant) du Vinland par [ou à travers] l\u2019Ouest.Nous avons campé à côté (d\u2019 un lac avec) deux rochers à une journée de marche au Nord de cette pierre.Nous nous sommes absentés et \u2018avons pê- ché un jour.En revenant (nous) avons trouvé dix (de nos) hommes rouges de sang et morts.Avm [Ave- Virgo Maria].Sauvé-nous du Malin.(Nous) avons dix des nôtres près de * la mer, pour surveiller Nos, vaisseaux ] | Caagian 74 | ! ~.\u2019 spécialistes, néanmoins, frappés par la da- ide 1362, I'attribuérent aux :membres de y xpédition de-Poul- Knutssôñ, lequel avait - _.- mes wa we bansagaee senc cree su.\u2026 à quatorze jouknéés \u2018de: cétte\u2018île.An L'ihsétiptioh, fut; d'abord, \u2018accueillie avec beducoup- -de' scepticisme: - \u2018Quelques n\u2019a été dénoncée qu\u2019 en \u20181983.(Saturday Evening Post) reçu du roi Magnus de Norvège, par lettre du 28 octobre 1354, l\u2019ordre de partir pour le Groénland 3.Mais on ignore si Knutsson fit ce voyage, et la pierre de Kensington serait la seule indication d\u2019une exploration qu\u2019il aurait conduite sur le continent.Bref, on ne crut guère à l\u2019authenticité de ce vestige, acquis par la Smithsonian Institution.Alors qu\u2019en 1948, selon Robert d\u2019Harcourt, « des études plus poussées * [avaient] - permis de réhabiliter » la « relique des Vikings » 5, William Thalbitzer publiait en 1951 les conclusions d\u2019un nouvel examen qu\u2019il avait fait de l'inscription.Pour lui, elle était l\u2019oeuvre d\u2019un « scribe expert de la vieille école suédoise », qui connaissait parfaitement la prononciation du XIVe siècle et dont le texte inspirait «toute confiance » 6.Et Thalbitzer reprenait la théorie de l\u2019expédition de Knutsson.En dépit d\u2019efforts semblables pour accréditer la pierre de Kensington, l\u2019authenticité en est, aujourd\u2019hui comme autrefois, niée par la plupart des spécialistes.Tous les runologues, selon le canadien Oleson 7, s\u2019accordent pour affirmer que l'inscription de Kensington ne saurait d'aucune manière remonter au Moyen- Age, et qu'elle aurait été gravée au XVIIIe ou au XIXe siècle.Aussi Eric.Oxenstierna déclatait-il sans ambages, en 1962, que «des études précises faites après la deuxième guerre mondiale ont prouvé qu\u2019il s'agissait d\u2019un faux.si bien qu\u2019il est inutile d\u2019en parler » 8, 1.R{obert] d'H[arcourt], « Une relique des Vikings » dans le journal de la Société fy Américanistes, nouvelle série, XXXVII (1948): 2.Ibid., 343.3.T.J.Oleson, The Norseman in America, The Canadian Historical Assoclation, « Historical Booklet » no.14 (Ottawa, 1963): 4.Il faut mentionner, en particulier, les nome! i breux articles de H.R.Holand, partisan acharné et « parfois fanatique de l'authenticité de la pierre de Kensington.5.D'Harcourt;;.op.cit, 342.6.Cité par Marius Barbeau, Comment on découvrit lés Indiens d\u2019Amérique (Montréal, 1968) : 218.7.Oleson, op.cit.18.8 Eric Oxenitierna,\u2019 Les Vikings, histoire \u2018 et \u2018ête vilisation *(Paris, 1962) : 236 \u2014 Il y eut d'autres cas célèbres de\u201cmystification, comme celle qui, en 1913, à Piltdown (Angleterre), donna lieu à la « découverte » par Teilhard de Chardin d\u2019une canine qui lui valut sa première renommée en paléontologie humaine.Cette mystification \u2014 dont Teilhard fut*la'viétime \u2014 2 are ana uses ARRIÈRE SAISON à Madame Eugène Lanouette La balancelle est de montée, en pièces détachées descendue .à la cave.Celle de ma voisine, peu avant elle, a subi un sort aussi grave: Haute fleur bleue et verte, immense fleur jaune et marron, Fauchées sur notre large pelouse, toutes les deux sans grinçer ont dégarni nos perrons.Ainsi en ira-t-il de nos glaïeuls, zénias, pétunias, dallias et euphorbes Que la ponctuelle nature en cette éclatante et faucheuse saison résorbe.Ainsi en sera-t-il du blé d\u2019inde, des endives, des asperges et du fier brocoli de iM.le Curé Que son vicaire et lui n\u2019auront plus guère loisir de venir interroger.Et témoin de ce lent branle-bas, sentinelle en bordure de notre préau, un petit érable Observe tout cela placidement, avec un sourire, une grâce ineffables.C'est qu\u2019il a son idée, ses projets à lui dont il rougit déjà quelque peu.Si vous voulez nous en reparlerons ici même et ce sera une sorte de confession, d\u2019aveu.sept.73 Simone Routier de l\u2019Académie canadienne-française à paraître LE PETIT ÉRABLE DE MON JARDIN Simone Routier à Sainte-Anne-de-la-Pérade * Automne 1973 | BD _saTisFacTioN aBsoLUE , I I I 0 5 I 6 BO 0 NN 5 HD 4 I OOS ON A IE AE NE EH LE PRESTIGE.\u2014QUALITE \u2014PRIX- COMPÉTITIFS À i.1460, Notre-Dame.TR Tel: 374.5364 nn Page 6 LE BIEN PUBLIC Notules et commentaires Les Bourguignons en Nouvelle-France au 17e siecle La revue historique Annales de Bourgogne, publiée sous le patronage de 1'Université et de l\u2019Académie de Dijon et membre des Sociétés Savantes de France, vient de consacrer un arcticle très fouillé et très élaboré sous le titre «Les Emigrants bourguignons au Canada sous le régime francais».La pubication de cette étude nous enorgueillit à plus d\u2019un titre.Tout d\u2019abord, elle a pour auteur l\u2019évêque de Nicolet, Mgr Albertus Martin, qui livre ainsi le fruit de nombreuses années de recherches.Car, soulignons-le pour ceux qui l'ignoreraient encore, Mgr Martin est un passionné d'histoire, et c\u2019est à la recherche historique qu\u2019il consacre ses moments libres.La très précieuse documentation d\u2019archives qu\u2019il a religieusement placée en lieu sûr près de son évêché, lors de la vente du vieux séminaire, n\u2019a plus de secrets pour lui et il continue à l\u2019enrichir.De plus, de nombreux Bourguignons appartiennent à notre histoire régionale, principalement parce que ce sont des maîtres de forge de la Bourgogne qui sont à la base du dévelope- ment des Forges Saint- Maurice.D\u2019autres se sont établis chez nous lors du licenciement des troupes à diverses époques du régime français.Nous avons même eu un gouvernement- général bourguignon, Louis d\u2019Ailleboust.D'autres figures plus près de nous sont à signaler dans cette nomenclature, particuliére- ment un gouverneur de Trois-Rivières en 1726, Jean Bouillet de la Chassagne, et surtout ce grand découvreur que fut Nicolas Perrot.Notons aussi d\u2019autres noms bien populaires encore dans notre région: les Aubry, Delorme, Dessureau, Duguay, Godin, Martin (ce dernier ancétre de l\u2019auteur), Ménard, Panneton, Robichon, Verreau, ect.Une notice biographi- POUR VOS ASSURANCES © Automobile e Accidents e Responsabilité eo Incendie RICHARD BERGERON Coutier en Assurance Tél: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières que accompagne chaque nom.On retrace même quelques noms qui figurent au programme télévisé sur les Forges, comme les Godard, les Simonet, etc.Le travail commence par une importante vue d\u2019ensemble de cette émigration, sur laquelle Mgr Martin a pu recueilir pas moins de deux cents noms.Et dire que d\u2019anciens \u2018historiens et généalogistes avaient considéré la Bourgogne comme quatité négligeable ! Ainsi l\u2019abbé Lortie n\u2019en avait localisé que 64 dans une étude sérieuse publiée en 1903.«La Bourgogne, écrit avec justesse Mgr Martin, méritait d\u2019avantage.Elle a contribué pour une part, peut-être pas des plus importantes mais valables quand même, à la formation du peuple canadien- francais.Plusieurs émigrants bourguignons, venus en notre pays, engagés, colons, filles à marier, ouvriers aux Forges Saint- Maurice ou soldats licenciés qui épousent des canadiennes et élisent domicile au pays, y ont fait leur marque et quelques-uns d\u2019entre eux ont été à l\u2019origine des familles les plus nombreuses au Canada français», Ces lignes donnent une juste idée de la valeur documentaire et historique d\u2019une telle étude.Travail consciencieux, méthodique, rempli de faits ignorés.Souhaitons que l'initiative de Mgr Martin stimulera d\u2019autres patients chercheurs et qu\u2019un jour toutes les provinces de France qui ont alimenté en émigrants notre peuple canadien-fran- çais figureront au palmarès de nos ancêtres, région par région.Ce qui complèterait ad- jmirablement l\u2019excellent travail accompli par nos généalogistes, de plus en plus nombreux heureusement.\u2014 x \u2014 Adrienne Choquette C\u2019est avec beaucoup de regret que nous vous avons appris son décès, à Québec, plus précisément à Notre- Dame - des - Laurentides, après une douloureuse maladie.Nombreux sont les Trifluviens et les Trifluviennes des années \u201840 qui regretteront sa disparition.Elle fut plusieurs années l\u2019une des nôtres.Modeste, discrète, d\u2019une touchante humilité, elle ne faisait pas de bruit.Mais elle était un écrivain de race et a laissé trop peu d\u2019oeuvres \u2018hélas ! Elle est peu connue de la - génération actuelle, c\u2019est bien dommage.Son premier volume, publié aux Editions du Bien Public en 1939, avait pour titre Confidencces d\u2019écri- cains canadiens - français.Il compilait le résultat d\u2019entrevues auprès de trente-trois écrivains de chez nous, parmi lesquels on comptait Louis Francoeur, Victor Barbeau, Alfred DesRochers, Jean-Charles Harvey, Michelle LeNor- mand, Mgr Olivier Maurault, Valdombre, etc.Sa simplicité et son amour des lettres lui attiraient tout de suite la sympathie et chaque écrivain se confiait à elle en, toute sincérité.Ces rencontres avec les principaux flittérateurs de l\u2019époque ont sans doute contribué beaucoup à stimuler sa vocation d\u2019écrivain.Ses romans et ses nouvelles sont d\u2019une facture originale tant par le style que par l\u2019inspiration.Ce que l\u2019on connaît moins d\u2019elle ce sont ses articles qu\u2019elle rédigeait régulièrement pour la revue mensuelle La Terre et le Foyer, publiée par le ministère de l\u2019Agriculture et à laquelle elle fut attachée durant plusieurs années.Elle se donna corps et âme à cette tâche, et ses lectrices appréciaient sa sincérité et son amour du peuple.Elles aussi regretteront sincèrement sa disparition.Outre le voume déjà mentionné, Adrienne Choquette a publié trois romans psychologiques d\u2019une profonde sensibilité et dans lesquels on découvre un réel talent littéraire: La coupe vide; la nuit ne dort pas et Laure Clouet.Elle mérite évidemment plus que ces simples lignes écrites à la hâte, quelques heures à peine après l\u2019annonce de son décès.Disons simplement que la région trifuvienne perd en elle un de ses écrivains les\u2019 plus Teprésentatifs et que son souvenir restera bien vivace dans le petit monde de notre littérature régionale.\u2014 x \u2014 Autres deuils dans des familles trifluviennes Deux vieilles familles très estimées de notre ville viennent d\u2019être frappées par la mort.Signalons d\u2019abord le décès de l\u2019épouse de M.Sylvio Carignan, dont le souvenir est resté bien vivace parmi nous.Propriétaire d\u2019une de nos plus populaires et des plus anciennes épiceries, qui d\u2019ailleurs existe encore, au coin des rues Badeaux et St-Antoine, Sylvio Carignan s'est occupé activement du pro- bléme scolaire durant de nombreuses années.Il fut commissaire d\u2019école sous le règne du notaire J.-A.Trudel, qu\u2019il remplaça d'\u2019ail- Vendredi, le 19 octobre 1973 SONGEONS DONC, A CES QUESTIONS, PEUT-ETRE ALLONS- NOUS VIVRE PLUS LONGTEMPS Le ministère fédéral de la santé par l\u2019intermédiaire de \u201cStatistique Canada, vient de faire connaître des chiffres, lesquels, nous l'espérons, en feront réfléchir plus d'un, concernant le taux de mortalité chez le groupe de personnes âgées de 15 à T0 ans.Il ressort: du document, que les hommes ont un taux de mortalité de beaucoup supérieur à celui des femmes et que ce sont les \u201cmaladies modernes\u201d soient: l'automobile, la cigarette, l'alcool, le manque d'exercice et la gourmandise qui sont responsables de la mort notamment chez les hommes dont l\u2019âge varie entre 35 et 70 ans.En 1971, \u201cStatistiques Canada\u201d, nous apprenait que 14,000 hommes sont décédés des suites d\u2019affectations cardiaques à comparer à 4,200 femmes.Les accidents d\u2019automobile ont, pour leur part, fauché 4,000 hommes et 1,600 femmes et le cancer du poumon, attribuable à la cigarette, selon le ministère de la Santé, eh bien, il a emporté vers l\u2019au-delà 4,600 gros fumeurs mais seulement 800 fumeuses.Ce qui tend à démontrer que même s'il y a \u2018présentement plus de femmes que de mâles qui fument, elles abusent moins de la cigarette.Il y a aussi une autre \u201cmaladie moderne\u201d Qui fait de plus en plus de victimes et dont on ne parle pas beaucoup pour différentes raisons, la trap forte consommation de boissons alcooliques.La cirrhose du foie a, en effet, entraîné la mort prématurée de 1,300 personnes du sexes masculin et, chiffre qui en surprendra sans doute plusieurs, 650 personnes de sexe féminin.Comme on peut le voir, c\u2019est dans ce domaine que l\u2019on tend le plus 4 la consommation abusive de la boisson pour différentes raisons allant de la solitude due en partie à la vie de banlieue jusqu\u2019à un désir immodéré et incontrôlable de boire.En additionnant une partie des statistiques, on en arrive à la disparition prématurée de 25,000 hommes ét près de 7,500 femmes.Devant de tels chiffres, il faut se poser la question suivante: Combien d\u2019entre eux seraient encore vivants aujour- d\u2019hui s'ils avaient fait un peu d'exercice, bu un peu moins et suivi les conseils de leur médecin qui les avait informés du danger que les menacait ?JACQUES GINGRAS leurs à la présidence de la Commission scolaire.Son père, M.Uldoric Carignan, en plus de promouvoir les intérêts de son commerce d\u2019épicerie, fut un industriel de marque et on lui doit, \u2014 ce que bien peu de gens savent \u2014 l'initiative de la première centrale électrique à La Gabelle.Notre journal a publié, il y a une quarantaine d\u2019années un excellent reportage à ce sujet, car M.Carignan avait conservé tous ses documents de base à ce sujet.Cet article a par la suite été reproduit intégralement, sans indication de source, par l\u2019auteur d\u2019une histoire de la ville de Shawinigan.Tout de même les faits sont là pour démonter que M.Uldoric Carignan était, a l\u2019époque, un homme d\u2019affaires de grande envergure, Le décès de Madame J.A.Cambray, née Thérèse Ayotte, suvenu en fin de semaine dernière au Cap- ide-la-Madeleine, affecte également une autre vieille famille trifluvien- ne : la famille Ayotte, elle aussi une des plus anciennes firmes triflu- viennes encore existantes.Lhistoire de la maison Ayotte mériterait d\u2019être écrite.Elle fut toujours mêlée à la vie intellectuelle de Trois-Rivières.On lui doit l'initiative de la publication de quelques journaux, d\u2019ouvrages de tous genres, en particulier «Les Annales des Ursulines» et autres volumes d\u2019intérét historique local aujourd\u2019hui introuvables en librairie.Aujourd\u2019hui encore elle possède un secteur d\u2019imprimerie \u2018prospère et des rayons de livres très fréquentés.Le marie de madame Cambray, aujourd\u2019hui décédé, était un de nos historiens les plus compétents et fut plusieurs années bibliothécaire du Barreau trifluvien.Les deuils, si cruels et inévitables soient-ils, servent tout de même à réveiller d\u2019anciens et précieux souvenirs.VILLERAY André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale !464 Tél: 378-4831 Vendredi, le 19 octobre 1973 LE BIEN PUBLIC Page 7 Calvaire et croix du chemin à Québec Vient de paraître aux Editions Hurtubise HMH, un ouvrage abondamment illustré, plus de 60 planches, consacré aux \u2018\u2018Calvaires et croix de chemin du Québec\u201d.Cet ouvrage, le premier qui fasse une étude aussi compléte sur ce qu'on peut considérer comme un des thèmes moa- jeurs de l\u2019art ancien du Québec, a été préparé par John PORTER, conserva- teur-adjoint à la Galerie Nationale du Canada et Léopold DESY, de Québec.[3 ESS pols 32755 SLI PEN VEN C'est la musicienne Noëlla Genest qui donnera son RECITAL D'ORGUE à CBF-FM et au réseau radiophonique français de Racio-Canada, le mardi 23 octobre à 20 h 30.Enregistrée à l'orgue de la Basilique Notre - Dame - du - Cap, cette émission nous permettra d'entendre quelques belles pages du compositeur français Jehan Alain.Il y a quelques mois, Mlle Genest se produisait en récital à l\u2019oratoire Saint - Joseph du Mont- Noëlla Genest, organiste Un beau récital d'orgue en vue Royal.Au lendemain de cette soirée, le critique Claude Gingras écrivait dans La Presse: \u201c.S\u2018appuyant sur une technique trés solide, une musicalité profonde et une science évidente de l'écriture d'orgue et recourant à une : registration toujours riche mais équilibrée, Noëlla Genest a su mettre en évidence la structure des grandes pages de Bach, et faire communier ses auditeurs à l'esprit des oeuvres austères de Hindemith et de Jehan Alain.\u201d une deuxiéme centrale nucléaire Une deuxième centrale nucléaire sera construite à Gentilly, au Québec.M.J.-Ailbert Labbé, de l'Hydro-Québec, dirigera le projet de Gentilly Z, qui produira 600 mégawatts à proximité .de la centrale Gentilly |.Ingénieur de profession, M.Labbé a fait ses études à l'Ecole Polytechnique de Montréal, avant d'aller travailler chez Canadian Westinghouse, puis au Centre nucléaire canadien de Chalk River, pour retourner à Westinghouse et enfin entrer au service de l'Hyro-Québec.L'Hydro-Québec aura l'entière responsabilité de Gentilly 2 tant en ce qui concerne l'administration que la direction.Du point de vue technique, les réacteurs des deux centrales seront différents : celui de Gentilly | est de type BLW et dispose d'une puissance installée de 250 MW: celui de Gentilly 2 sera vraisemblablement de type CANDU (PHW) et produira 600 MW.Toutefois, ce qui distinguera essentiellement les deux centrales reste l'usage auquel elles sont respectivement destinées.Gentilly | demeure un prototype d'essais, tandis que Gentilly 2 a une vocation de production industrielle d'électricité.La mise en exploitation commerciale de Gentilly 2 est prévue pour le 4er \u201con ge cennd NE : ee pen = pe se doe janvier 1979 et M.Labbé a tenu a signaler que l'eau lourde devrait alors être disponible.Le gouvernement a autorisé l'Hydro- Québec à conclure un protocole d'entente avec l'Energie atomique du Canada au sujet de la construction de cette nouvelle centrale.Gentilly 2 servira à la fois à combler les besoins du Québec en électricité à partir de 1979 et à continuer de former le personnel nombreux et hautement spécialisé dont I'Hydro-Québec aura besoin pour les centrales nucléaires de l'avenir.ll y a suffisamment d'espace à Gentilly (une petite ville au sud du Saint-Laurent presque à mi-chemin entre Québec et Montréal) pour y construire éventuellement un complexe nucléaire de 2 à 3 millions de kilowatts.Presque toute l'électricité produite au Québec, actuellement, provient de centrales hydro-électriques, mais, d'après certaines prévisions, dans trente ans la moitié de la production sera d'origine nucléaire.La fission nucléaire s'effectue à partir d'éléments très lourds dont on provoque une désintégration en chai- ne.En contrôlant le nombre et l\u2019énergie des neutrons en liberté dans le combustible, on peut contrôler la réaction et c'est ce qu'on fait couramment dans actuelles.les centrales nucléaires PIE an Esquisse illustrant les centrales Gentilly I et Il, telles qu'elles se présenteront en 1979.Gentilly |, qui existe déjà.se trouve à droite, à l'arrière-plan.\u2014 (Photo Energie Atomique du Canada).OGRA Jout le monde.fo : dans.Champlain.cost Cossette [Tek Annonce préparée et payée par Jacques Pitre, 769, Lauzon, Cap-de-la-Madeleine, agent officiel de Phil Cossetie, candidat du Parti Créditiste du Québec; dans Champlain.La re [SEY TL QUEBEC par SE IVIIVIE FORT q Assemblée publique avec Hon.Yvon Dupuis Ecole L'Assomption \u2014 Cap-de-la-Madeleine Samedi, le 20 oct.à 8h.30 thème d l'assemblée \u2018 ar er Page 8 SUR LES BORDS DE LA RIVIERE SAUMON Des étudiants du Québec ont effectué, cet été, des travaux de reboisement des bergers de la rivière Huron qui se déverse dans le lac Saint-Charles après avoir coulé en bordure de la route 175 (anciennement la 54) aux environ de Stoneham.Ces étudiants, en liaison avec les employés du ministère des Terres et Forêts, ont transplanté 15,000 épinettes de Norvège de 4 ans (8 à 12 pouces de hauteur) sur une superficie d\u2019une trentaine d\u2019acres, cet ce, dans le but d'améliorer le paysage, de prévenir, jusqu\u2019à un certain point, l'érosion des bergers de la rivière et surtout d\u2019assainir les eaux qui se jettent dans le lac Saint-Charles avant de couler dans l\u2019usine de filtration de I'aqueduc de Québec.DEUX ETUDIANTS BANQUIERS DE NOTRE VILLE A L'HONNEUR Deux banquiers de Trois- Rivières unt obtenu leur Brevet de l\u2019Institut des banquiers canadiens, après avoir suivi les cours de I'l.B.C, offerts par l'intermédiaire de l'Université du Québec à Trois-Rivières.Les lauréats du Brevet sont: MM.Pierre Bélanger, 191, Jean Racine, de la Banque Canadienne Nationale ; et Jean Chenier, 2192, Marguerite d'Youville, de la Banque de Montréal.MM.Bélanger et Chenier sont parmi les 252 étudiants- banquiers qui ont obtenu leur Brevet (B.I.B.C.) celte année au Canada; les cours du programme de l'I.B.C.sont offerts par 48 universités d'un bout à l'autre du pays.Le programme du Brevet comprend dix sujets, nécessitant environ 60 heures d\u2019études chacun le soir.Une Lettre d\u2019Attestation est remise aux étudiants qui complètent les cours d'introduction.Ie Certificat de l\u2019Institut des banquiers canadiens (C.I.B.C.) est décerné aux étudiants qui com- plétent la Ile partie et le Brevet cest décerné à la fin des études.L'nstitut des banquiers canadiens est la division éducative de l\u2019Association des banquiers canadiens, et fut fondé en 1967, et son but principal est de promouvoir et d\u2019assurer l\u2019éducation à un niveau supérieur des membres des dix banques à charte du Canada.SOIREE MISIONNAIRE , \u201cMardi, le 23 octobre, à -8 heures p.m.aura lieu au Couvent de Marie-Réparatrice, la traditionnelle Soirée Missionnaire, animée par le Père Gilles Allard et son équipe des Pères de \u201cLa Consolata\u201d.Il y aura un exposé et un film, un documentaire audio - visuel, une partie récréative: \u201cUn missionnaire et sa guitare\u201d.La soirée se terminera par une Célébration Eucharistique.Cordiale Bienvenue à tous!\u201d amet ST DE ; \u201cer Les Femmes de Carrière s'intéressent aux Jeux du EEE PIE IE .aoc WORE At.i ~ er IY ne ny ged LS bas (7h a, IL Québec x] dc iP Le Club des Femmes de Carrière de Tro\u2019s Rivières recevait M.Normand Prescott, président dès Jeux du Québec, comme coafé.rencier.Il a été question principalemant des Jeux du Québec 75 qui, on le sait, se tlendro-! à Trois Rivières et des conséquences pour la région immédiate d'aberd et des effets bénéfiques possibles sur les Jeux Olympiques 76 qui se tiendront l'année suivante a Montréal.(A.B.) LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 19 octobre 1973 Ingénieurs à l'usine de filtration or SIRE ee St L'inauguration das travaux de prolongement de la prise d'eau de l'usine de filtration avait lieu récemment, à cet endroit.Le but de ce prolongement est d'augmenter la capacité des réservoirs d'eau afin de répo-dre spécialement à la demande croissante due au parc industriel.Des tuyaux de 54 pouces de dlamètre serviront alors à pomper des millions de gallons d'eau, autant psur la population trifluvienne que pour les besoins industriels, Sur cette photo, on peut identifier, MM.Daniel Poisson et André Labrecque représentant la dynamique firme d\u2018ingéaieurs de Labrecqua, Vézina et Asscziés possédant quelques succursales à travers la province, Bruce Mazgahay, président de Grant-Mills et Chislain Bujold, gérant dès travaux pour cetie dernière compagnie.Il ne fait pas de doute que ces améliorations sont d'une nécessité vitale et qu\u2019elles arrivent à poirt, crcyons-nous.(A.B.) la Caisse, on se comprend\u201d C'est sous le thème, \u201cA la Caisse, on se comprend\u201d que s'est tenue la semaire de la Caisse Populaire du 14 au 20 octobre, dans une ambiance de dialcgue, de communication et de franche collaboration dans toutes les caisses du territoire.Des manifestations étaient organisées pendant toute la semaine.Le but de cette der- niére était d'infzrmer la population sur les institutions du Mouvement Coopératif Desjardins ct son fondateur Alphonse Desjardins, I'initiateur des coopératives d'épargne et da crédit, non seulement au Québec, mais également dans toute I'Amérique du Nord et même au Mexique.C'est de plus une prise de conscience collective des objectifs économiques et sociaux aidant à reformuler de la part de celle-ci son rôle dans la société et un idéal commun à tous les québecois.Lors du lancement cfficiel de celte semaine spéciale, on reconnaît MM.Jacques Voyer, le dynamique agent d'éducation et d'information à l'U.R.C.P.; M.H.-Paul Trudel, dir.-gén.de I'U.R.C.P., Roland Bellemare, président et Yvon Saucier v.p.(A.B.) RPE Ie vue à, ie E NOUVEAUX LOCAUX POUR LA SURETE DU QUÉBEC.\u2014 l'inauguration des locaux du poste de la sûreté du Québec, section Mauricie avait lieu en fin de semaine, la présence de nombreux invités d'honneur.C'est le directeur général de la Sûreté Provinciale M.Paul A.Benoît qui prononça alors l\u2019allocution de circonstance sur les rv reeset avantages de la régionalisation des corps de policiers.Comme nous la fait voir cette photo, c'est ce dernier qui coupa le ruban traditionnel, en présence du maire du Cap-de-la-Madeleine J.Réal Desrosiers et du commandant de district, M.Maurice Baril, (A.8.) Vendredi, le 19 octobre 1973 de l\u2019ouest L\u2019ILLETTRÉ Si Monseigneur Laflèche, second.évêque des Trois- Rivières, n\u2019est pas un personnage à négliger, on se demande pourquoi il figure dans la collection des Classiques canadiens, consacrée aux écrivains les plus représentatifs du pays, s\u2019exprimant en français.I1 fut homme d'action plus qu\u2019écrivain, batailleur et polémiste quand il se croyait obligé de l'être, et il prenait la mouche avec assez de facilité, s\u2019il estimait en jeu les grands principes dont il se nourrissait, touchant l\u2019Eglise, son autorité, la religion.On le donne aujourd\u2019hui comme l\u2019ultramontain par excellence, on en fait une figure désagréable et mesquine, alors qu\u2019il était un peu trop de son temps, déjà lointain, entier dans ses générosités comme dans ses haines.Comme à d\u2019autres, on lui reproche surtout ce qu\u2019il n\u2019a pas réalisé, oubliant ce qu\u2019il donna, et on lui en veut d\u2019avoir combattu des idées qui lui paraissaient dangereuses et le furent, plus peut-être qu\u2019on ne veut l\u2019admettre.Admis qu\u2019il n\u2019était nuancé ni facile, ni porté vers les accommodements, mais il était de doctrine jugée sûre une fois pour toutes, sur le plan temporel comme le spirituel, et il rejetait d\u2019avance le plus léger compromis à son sujet, avec qui que ce fût.Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \"Huile à chauffage Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 2PARRAPAAANAÎ Un ultramontain et un missionnaire canadien Les tenants, d\u2019abord, de notre politique libérale, qu\u2019il identifiait sans hésiter avec le libéralisme de la vieille Europe, de Ia France en particulier.Il y a pourtant de la différence entre Papineau et Voltaire, qui fut beaucoup lu au Canada, entre Wilfrid Laurier et le petit père Combes.* * x Si Monseigneur Laflèche reflète son temps, essayant d\u2019y imprimer pour l\u2019avenir des directives trop rigides, il ne reste pas moins sincère, instruit et plus cultivé que la plupart de ses contemporains, travailleur et dévoué jusqu\u2019au sacrifice, administrateur qui voyait loin.L'homme a beau n\u2019étre - pas un écrivain, au sens où on l\u2019entend, il manie la plume avec élégance, et sa langue est ferme, sans bavures, même si elle a parfois le ton vieillot.Monseigneur eut une double carrière, car il commença par être missionnaire auprès des Indiens de l\u2019Ouest, après avoir.essayé du, ministère paroissial \u2014 auquel il devait revenir avec le temps \u2014 devenant évêque du diocèse des Trois-Rivières après avoir manqué d\u2019être coadjuteur de Monseigneur Provencher, à Saint-Boniface.Il missionna pendant douze ans, de 1844 à 1856, après un essai de vicariat de trois mois, suivant son ordination en janvier 1844.Le 24 avril de la même année, il suit Monseigneur Provencher à la Riviére- Rouge et il est envoyé par lui à l\u2019Ile à la Crosse, en mission avec le père Alexandre Taché, nommé évé- que coadjudeur à sa place, en 1850.Au cours de ses-randon- nées missionnaires, le jeune abbé Laflèche se gèle à moitié les ipieds et il en reste infirme, boîtant d\u2019une jambe.C\u2019est pourquoi il se refuse à l\u2019épiscopat dans l\u2019Ouest, disant qu\u2019il n\u2019y peut rendre les services attendus de lui, à cause des - longs voyages exigés et de la rigueur du climat.Dès son arrivée à Saint- Boniface, il sempresse d\u2019étudier les dialectes cris, sauteux et montagnais, et il publie cinq ans plus tard, en 1849, ses Notes sur la langue des Cris.On lui doit aussi cet autre ouvrage sur le Manitoba: Etat général du diocése de Saint-Boniface, territoire de la Riviére - Rouge.(1855).Laflèche LE BIEN PUBLIC Revenu au pays de Québec, l\u2019abbé Laflèche s\u2019attache au séminaire de Nicolet, où il enseigne les mathématiques et la philosophie, devient préfet des études et supérieure de l\u2019institution.Puis les événements se précipitent: nommé second vicaire général de Monseigneur Cooke évêque des Trois-Rivières, en 1857 : procureur de l\u2019évêché et du -docèse en 1861; Coadjuteur de Monseigneur Cooke en 1866 ,auquel il succède en 1870.Originaire de Saint- An- ne-de-la-Pérade, Louis- François Richer dit Laflèche vécut de 1818 à 1898.L'étude qui lui est consacrée dans la collection de Fides est due à André La- barrière-Paulé et porte son nom: Louis-Francois Laflèche.Quand les oiseaux obscurcissent le ciel Beaucoup d'oiseaux, indique l'hebdomadaire Découvrir les animaux (Larousse), sont grégaires, et les rassemblements de certaines espèces défient l\u2019imagination.Les \u201cdortoirs\u201d d\u2019Etourneaux groupent parfois plus d\u2019un million de sujets, mais ce chiffre est largement dépassé par un autre Passereau, le Pinson du Nord.(Proche parent du Pinson ordinaire, ce bel Oiseau orange et noir se rassemble l'hiver en quantités invraisemblables.Tl arrive qu\u2019un seul \u2018\u201cdortoir\u201d\u2019 réunisse 70 millions d\u2019individus ! On a signalé un vol de Pinsons du Nord long de 45 km, large de 200 mètres et haut de 4 mêtres: il fut évalué à 36 millions de sujets.C\u2019est surtout en Suisse et en Suède que.se forr-ent des rassemblements d\u2019une telle envergure.A l\u2019autre bout du monde, c'est un Oiseau de mer, le Puffin-australien, qui constituc des vols gigantesques : l\u2019un d\u2019eux, observé en 1798, était large de 90 m et haut de 80 m; il mit une heure et demie à s\u2019écouler.On l\u2019évalue a 150 millions d\u2019individus.Mais tous les records furent battus par le Pigeon migrateur américain, qui survolait les Etats-Unis en bandes immenses.En 1813, le célèbre ornithologiste Jean - Jacques 9! n'en coûte que $3.pour Page 9 Apostilles.Certains agissements de nos politiciens sont soit des drames ou des comédies, hélas, trop souvent répétés.CX \u2014X En temps d\u2019élections, certains candidats à la vie publique sont comme des trains sur les plaques tournantes, peu importe la direction, pourvu qu'ils arrivent au pouvoir.X \u2014X Au salon funéraire, le pauvre bougre qui sourit pour remonter le moral des autres passe pour un imbécile.Quant à celui qui est ordinairement de mauvaise humeur, il peut se laisser aller à son naturel car on croira qu\u2019il a réellement du chagrin.x\u2014x Il Wa jamais fallu perdre la carte, encore moins au- jourd\u2019hui avec cette floraison de cartes de crédit ! X \u2014 XxX La langue francaise est celle d\u2019un peuple nuancé et libre car elle contient tant d\u2019exceptions dans sa grammaire ! x\u2014x Il y a un grand inconvénient à être populaire, à la mode, car la mode passe.On se demande comment des gens peuvent s'ennuyer dans la vie, car enfin on arrive tout neuf à chaque âge et, partant, il faut toujours reculer Vdge où il n\u2019y a plus de découvertes à faire.x\u2014x Si les défauts des autres nous piquent, les qualités qui ressemblent aux nôtres nous sont vraiment insupportables.x\u2014x Si, du vivant de nos amis, on disait le quart de bien qu\u2019on en dit après leur mort, ils trouveraient sans doute la vie moins pénible.X \u2014X L\u2019oeuvre littéraire parfaite n\u2019est pas celle où on trouve de tout mais où on trouve tout.x\u2014x Il y a des gens qui ne prennent la place de personne mais qui savent par contre mettre chacun à sa place.C\u2019est assez rare, pourtant.x\u2014x Pour être franc, quand on est lassé des autres, on l\u2019est aussi de soi-même.MAURICE HUOT Audubon tenta d\u2019évaluer la quantité de Pigeons qui traversaient le ciel de l\u2019Ohio: il arriva, au bout de trois jours, au chiffre astronomique de un milliard cent quinze millions d\u2019Oiseaux.Le spectacle était, on s\u2019en doute, fabuleux: les arbres s\u2019écroulaient sous le poids des Pigeons qui s\u2019y reposaient et dont les excréments pleuvaient comme neige.On pouvait penser, devant cette abondance, / que le Pigeon migrateur était une espèce d'avenir.Hélas ! il fut tellement chassé que le dernier s\u2019éteignit en 1914.L'ANNEE CHLNS5 + -LA STATION JEUNE ADULTE \u2014 À VOTRE SERVICE 24 HEURES PAR JOUR DURANT Paiement inclus.| O 9 .Paiement sur facture.5 | s'abonner à notre journal.À C'est un renouvellement.ë | O C'est un abonnementcadsau au 8 | VEUILLEZ ADRESSER destinataire dont les oa ot ~ 3 adresse apparaissent ci-dessous, a LE BIEN PUBLIC POUR UN AN À suivis de mes propres noms et à 0 | adresse.un £0 | y- ë | Nom .$58 ys 3! Adresse : e= asl Ville 338 (vos noms et adresse s'il s\u2019agit d\u2019un ebonnement-cadeau) Page 10 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 19 octobre 1973 Dans Trois-Rivières, nous sommes fiers de vous présenter Jean Gauthier candidat officiel de l'Union Nationale 1 ! JEAN GAUTHIER - 27 ANS - ETUDIANT À L'UQTR Le 29 octobre prochain \u2014 Un vote pour Jean Gauthier \u2026\u2014 sera un vote positif pour l'avenir du Québec Annence rédigée et payée par Beno it Gauthier, agent of ficiel de l'Union Nationale, 801, St-Jacques, Trois-Rivières, "]
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