Le bien public, 29 mars 1974, vendredi 29 mars 1974
[" Me J.Raymond Denault 19 rue Le Royer quest Montreal 62e année Trois-Rivières, Nos 13 et 14 * Vendredi, les 29 mars et 5 avril 1974 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 fev.uv © Bie RGAN DU TRIF®& IEN Enregistrement numéro Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 \u201cpar année * La copie: 10 cents TROIS-RIVIÈRES SE SOUVIENT .Déjà quarante ans\u2026 PAR MGR ALBERT TESSIER Le temps passe vite.Au printemps de 1934, notre ville préparait fiévreusement la célébration de son troisième centenaire de naissance ! Les esprits avaient été préparés de longue main.Depuis neuf ans, Le Bien Public et Le Nouvelliste offraient à pleines pages de la littérature régionalisante et réchauffante ! Le régionalisme trifluvien faisait beaucoup parler de lui.en bien et en mal.«A R LD ; AZ L\u2019auteur, Louis-D.Durand, vers 1934, année ou il présida les fétes du Troisième Centenaire des Trois- Rivières.Il flottait de la joie et de la gentillesse dans l\u2019air trifluvien.Juste quelques points de grogne pour donner du piquant.Au centre de cette fermentation, un comité provisoire chargé de planifier les célébrations à venir.Dans ce comité, deux hommes s\u2019imposent ; Ls-D.Durand, avocat, et l\u2019architecte Ernest-L.Denoncourt.Deux très grands tri- fluviens.Louis-Delavoie Durand, esthète raffiné, orateur enlevant, érudit charmant, a présidé de façon brillante aux imposantes célébrations de notre troisième centenaire.Durant tout l\u2019été 1934, il a été la vedette de la province, accueillant les délégations venues de partout, portant la parole à la radio, dans les cercles littéraires, dans les assemblées publiques.Dans une conférence au Rotary Club des Trois-Rivières, le 12 avril 1932, il avait esquissé un plan de célébration grandiose, digne de ce qui avait été accompli jusque-là « Nous avons mis \u2019Trois-Riviè- res sur la carte géographique, nous avons popularisé son nom, nous avons vanté son site, son climat, ses avantages, son histoire, ses possibilités d'avenir; nous avons fait état de la qualité de sa main d\u2019oeuvre, des facilités de transport; du bon marché de l\u2019énergie étectri- que.Nous avons démontré qu\u2019il fait bon y vivre, ou y séjourner.Nous l\u2019avons dit, nous l\u2019avons imprimé, nous l\u2019avons écrit, la radio y a fait écho, l\u2019image du cinéma l\u2019a reproduit au fond de l\u2019oeil de millions de spectateurs.Ça ne s\u2019effacera plus.Cela fait partie du bagage mental d\u2019une génération.» , x = et \u201c, : Ce Ernest Denoncourt fut l'un des trois grands du troisième .centenaire.Pour alimenter « notre bagage mental », Durand nous a laissé deux ouvrages magistraux: « Paresseux, ignorants, arriérés», et « Laborieux, diligents, débrouillards.» Six cent vingt-cinq pages de monur- riture mentale substantielle et savoureuse.Combien d\u2019entre-nous se sont donné la joie de les lire ?Ernest Denoncourt complétait admirablement l'intellectuel Durand.Homme d\u2019action, jovial, animateur, meneur d\u2019hommes, il est certainement, un des Trifluviens qui a participé au plus grand nombre de mouvements civiques et de campagnes d\u2019aide aux Institutions d'intérêt public.Pendant plus de quarante ans il s\u2019est dépensé sans mesure ni restrictions.Le Séminaire des Trois-Rivières, dont il a établi les plans et devis avec l\u2019architec- \u201cte Ls-N.Audet, de Sherbrooke, se souvient du zèle qu\u2019il a déployé lors des campagnes de souscription de 1927 et de 1960.Les Dames Ursulines lui gardent une « reconnaissance éternelle » pour sa participation, en 1947, à la campagne du Merci trifluvien, à l\u2019occasion du 250e anniversaire de leur arrivée chez nous.Lc'Collège Ste-Marie, le Séminaire de Nicolet et l\u2019université Laval, doivent conserver, au moins dans leurs archives, le souvenir de l\u2019aide qu\u2019il leur a apportée.Les autorités religieuses lui sont redevables, pour une grande part, de l\u2019état du Congrès eucharistique de 1941.On se souvient avec nostalgie de l'imposant reposoir qu\u2019il avait érigé dans la cour du Séminaire.Toute la population ne pourra jamais trop apprécier ce qu\u2019il a fait pour les Forges Saint-Maurice, pour lesquelles il s\u2019est battu sans répit pendant un quart de siècle.Les projets de restauration, les plans du haut - fourneau, de la Grand\u2019Maison d\u2019Olivier de Vezin et des différentes constructions érigées autour des usines, conformément aux détails de l\u2019inventaire de 1741, seront des guides précieux pour les restaurateurs de la plus vieille industrie lourde du Canada.troisième centenaire.Je n\u2019ai pas tout dit.Même incomplète, cette liste d\u2019états de service est imposante, Elle justifierait une campagne de reconnaissance dans le style de celles qu\u2019il a animées pendant un bon demi-siècle.Il a fourni une part royale dans la poussée du réveil trifluvien.Ne nous contentons pas d\u2019une reconnaissance platonique.Cette brève évocation des fêtes de l\u2019été 1934 ont ravivé bien des souvenirs et ressuscité beaucoup de visages.Il'm\u2019a été pénible de m\u2019en tenir à deux hommes qui m'ont été particulièrement chers.Les autres méritent mieux que l\u2019oubli.I reste des survivants qui ont participé aux fêtes de 1934.Pourquoi n\u2019apporteraient-ils pas leur contribution au monument de la reconnaissance ?ALBERT TESSIER Keranna, ler avril 1974.Le Troisième Centenaire a laissé dans Trois-Rivières des monuments (oeuvres du sculpteur Léonce Cuvelier) qui rappellent les origines.A gauche, La Verendrye, découvreur des Rocheuses; à droite le Sieur de Laviolette fondateur des Trois-Rivières en 1634. Page 2 EXCLUSIF aux HOMMES CLUB DES CARDIAQUES CONDITIONS POUR DEVENIR MEMBRE: 1.Votre travail d'abord, votre santé ensuite.2.Travaillez au bureau tous les soirs, les jours de vacances, les samedis, dimanches.3.Quand vous n'êtes pas au bureau, apportez du travail à domicile.Ainsi, vous pourrez passer en revue tous les problèmes et soucis de la journée, 4.Ne jamais dire \u201cNON\u201d à aucune demande, dites toujours \u201cOUI\u201d.5.-Acceptez\u2018toutes les invitations à des réunions de comité, banquets et autres.6, Ne profitez pas d'un repas paisible et agréable, mais ajoutez-y une réunion d'affaires.7.Chasse et pêche! Quel gaspillage de temps et d'argent.Vous ne rapportez pas assez de poisson ou de gibier pour justifier une telle dépense.8.Ne prenez surtout pas toutes les vacances auxquelles vous avez droit.8.Golf, jeu de quilles, billard, cartes, natation, jardinage, etc.sont des pertes de temps.10.Ne déléguez jamais vos pouvoirs.Emparez-vous de toutes les responsabilités, 11.Si votre travail vous oblige a voyager, travaillez toute la journée et voyagez toute la nuit pour arriver à temps à votre rendez-vous le lendemain matin.LE BIEN PUBLIC rel, vendredi dernier.principalement de la \u2018région de Trois-Riviéres et ayant étudié au Conservatoire de, Musique de la Province de Québec a fort:ment impressionné à sa première apparition.de compositeurs comme Bach et Gabrielli aux contemporains comme Varèse, Chavez et Jac- Les pièces présentées vont des oeuvres les plus classiques COMMUNICATION-QUEBEC S'ETABLIT A TROIS-RIVIERES Les services de Communication-Qué- bec sont établis à Trois-Rivières depuis peu.Communication-Québec, c'est essentiellement un centre de renseignements sur les services gouvernementaux québécois, un organisme de diffusion de l\u2018information gouvernementale .et un service de développement des média dans la région.À tout ceci s'ajoute une Librairie régionale de l'Editeur officiel du Québec, dont l\u2018installation à Trois-Rivières devrait se faire à la fin du mois.Le Personnel de Communication-Québec est à la disposition de tous les citoyens de la Mauricie et du Centre du Québec.De gauche à droite, Ginette Gélinas, Louis Caron, François Beaudoin et Christiane Solange Dixonques Larocque, trifluvien.Labonté.Assise, Martin évoque la carrière de Saint-Laurent Sur cette photo, outre M.Therrien, on peut reconnaître également, le Maire Gilles Beaudoin et le président du Club Richelieu de Trois-Rivières, M.Jean-Marie Mercure.M.Martin était alors l'objet d'une réception à l'hôtel de ville avant de prononcer une conférence devant le Club Richelieu et par la suite à l'U, Q., T-R.A.B) Nouvel exécutif à l'Ass.des Consommateurs PLACE DU CENTRE 950 Royale, coin Laviolette - Appartement de grand luxe \u2014 bureau» très moderne \u2014 vue magnifique \u2014 3 ascenseurs \u2014 piscine Intérieure et saunes \u2014 stationnement intérieur \u2014 t salle de jeux et réception \u2014 bureaux climatisés \u2014 service de concierge.APPARTEMENTS : 2.3-4.5-6 PIECES A COMPTER DE $145.00 PAR MOIS Location Immédiate pour appartement ef bureaux OCCUPATION A PARTIR DU 1er MAI 1974 Bureau renseignements et location : 378-3332 .Centre Commercial Les Rivières compositeur teurs du Canada avait lieu récemment et ce fut l'occasion d'élire un nouvel exécutif.Celui-ci se compose maintenant de Mme Pauline Boileau, présidente, Me Michel Richard, vice-président, M.Donat Drouin, 2e vice-prés.et Mme Etienne Dugré, trésorière.Auparavant, on prit connaissance du rapport de la présidente sortant et de celui de la trésorière.Aussi, on fit la nomination des vérificateurs de la section de Trois-Rivières.Sur cette photo on reconnaît les membres de l'exécutif cités plus haut.: Vendredi, 29 mars et 5 avril 1974 UN ENSEMBLE BIEN DE CHEZ NOUS: \u201cLes cuivres et percussions de T.-R.\u201d Le groupe des Cuivres et Percussions de Trois-Rivières s\u2019est produit au Centre Cuitu- Cet ensemble formé récemment par des jeunes musiciens venant Le Quatuor de cuivres est formé de deux trompettes, un cor français et d\u2019un trombone.L'ensemble de percussions est formé de huit musiciens et ils jouent les instruments de percussions classiques: timbales, cymbales, grosse-caisse, petite - caisse, triangles et glockenspiel.|| y a aussi des instruments plus récents: xylophone, carillon, gongs, tam- tams chinois et différents tambours ainsi que d\u2019autres instruments plus modernes et exotiques: marim£a, vibraphone, maracas, guiros, bonjos, tom- toms et même une sirène.Ti Un des grands de la politique canadienne, maintenant leader de la Cnambre du Sénat était de passage dans la région en tant quiinvité de l\u2019Institut Politique de Trois- Rivières, organisme non- partisan dont le président est Marcel Therien, homme d'affaires trifluvien bien connu.Le but de sa visite était de traiter de la carrière politique de Louis St-Laurent.Par la même occs- sion, celui-ci a donné une conférence de presse sur les problèmes politiques\u2018de l\u2019heure.Parmi ceux-ci, il faut mentionner, la question des langues, le céparatisme, le fédéralisme, les organismes internationaux comme l\u2018Otari, l'Onu etc.Une ville du Nord pos Sainte Les \u2018 ST Ro LS Un livre en : grande demande Un livre qui est promis à un grand succès a pour titre \u2018UNE VILLE DU NORD SAINTE-THE- CLE-\u2014cent ans d'histoire\u2019.Edité par Le Bien Public, il a pour auteur le Dr Jean-René Marchand.La préface est signée Raymond Douville.Les nombreux tableaux généalogiques sont l'oeuvre de Charles Magnan.Cette monographie de 236 pages offre l\u2019histoire monographique de cette localité florissante et prospère qui fête cette année son centenaire.À noter que l\u2018ouvrage est illustré de 400 photos dont quelques-unes, vieilles de près d'un siècle, sont l\u2018\u2019oeuvre de photographes ombulants. Vendredi; 29 mars et 5 avril 1974 LE BIEN PUBLIC Page 3 BEBGELECELEE BEBGELGEBELE le bien ECEEGELEELELEELELELGE UNE DOUCE FOLIE.Une douce folie est apparue il y a quelques semaines en milieu étudiant, le « streaking » comme disent les anglophones, ou le nuvitisme, comme il faut dire en français.Déjà, on s\u2019alarme en milieux officiels et les policiers aimeraient bien mettre la main au collet des adeptes de ce sport nouveau mais voilà ils n\u2019ont précisément pas de collet.Qu'on les laisse donc courir en paix.Leur nudité ne blesse personne et ne présente aucun danger si ce n\u2019est celui d\u2019un\u2019bon rhume pour ceux qui pratiquent le nuvitisme, du moins en cette saison.Si le mal persiste et se répand à mesure que s\u2019élèvera la température, qu\u2019on le laisse se propager sans contrainte.Si personne ne s\u2019occupe du phénomène, il mourra de lui-même.Si l\u2019on poursuit et persécute les « streakers », nous engendrerons la violence.Douce folie, simple fantaisie d\u2019étudiants, le nuvitisme est moins dangereux que d\u2019autres manifestations estudiantines comme on en a vues dans plusieurs institutions canadiennes et américaines ces dernières années.Le nuvitisme est moins dangereux que certaines batailles a coups de poings ou a coups de barres de fer.Soyons philosophes et, à la suite du professeur William Boldeson, de l\u2019Université du Missouri, disons-nous que c\u2019est « un rite printannier remontant à l'antiquité.» Disons-nous encore que c\u2019est de l\u2019exubérance tout à fait innocente qui ne saurait résister à un coup de froid ou encore à l\u2019usure propre à toute nouveauté excentrique.N\u2019en faisons surtout pas un drame, ce serait accorder de l'importance à un phénomène plus enfantin que criminel.GILLES HEBERT FAUT PAS POUSSER Décidément, nos bons ministres, responsables du secteur de la santé, ont un sehs de l'humour peu ordinaire.Imaginez un peu, ces drôles de politiciens se sont dits d\u2019avis qu\u2019il y aura bientôt trop de médecins au Canada.À entendre de tels commentaires, on est porté à secouer la tête.11 est évident que ces messieurs, certainement très brillants, auraient plutôt voulu dire que nous n\u2019avons qu\u2019un nombre insuffisant de médecins au pays.Comment des hommes sérieux pour- raient-ils prétendre que la proportion d\u2019un médecin par 550 habitants puisse être trop généreuse pour le Canada.Voyons donc ! L'Italie, qui est loin d\u2019offrir un standard de vie comparable au nôtre, a une proportion d'un médecin par 495 habitants; la Suisse offre mieux encore: un médecin par 438 habitants; la Belgique, où la profession médicale a déjà été fortement secouée par certaines mesures législatives, offre tout de même une proportion d'un médecin par 598 habitants.Quand on constate que ces pays réunis pourraient entrer quinze fois dans le Canada, tout homme sain d\u2019esprit se demande alors par quelle « bébite» nos ministres ont été piqués.Tout ronds-de-cuir qu\u2019ils sont, il est impossible que ces hommes aient pu logiquement arriver à adopter une position aussi tronquée.Allez donc faire un tour dans les salles d'urgence de nos hôpitaux ; allez donc essayer d'avoir un rendez-vous avec un' pédiâtre, un cardiologue ou un neurologue, vous attendrez au moins de deux à trois mois messieurs, et encore là, vous serez chanceux.Voyons donc, faut pas nous prendre pour plus bêtes que nous sommes: il est évident qu\u2019en diminuant l\u2019arrivée de nouveaux displômés, c\u2019est à l\u2019arrivée de nouveaux diplômés, c\u2019est à leurs revenus que les médecins songent GILLES HEBERT Vous et moi, sommes les dindons de la farce Si nous sommes assez naifs pour acheter tout ce qu \u2019on nous propose, pour croire tout ce qui se dit, nous sommes aussi assez naïfs pour admettre que la crise du pétrole est la grande responsable de l\u2019augmentation de tous les autres produits de consommation.Il faudrait également être assez naifs pour croire que tous les autres produits de consommation qui ont augmenté à un rythme effarant et, dans bien des cas, de façon éhontée sont tous à base de pétrole.La vérité sortira peut-être bien un jour, mais en attendant tout ce qu\u2019on peut supposer c\u2019est que le consommateur fait rire de lui.Qu\u2019il s'agisse de l\u2019augmentation du prix du pain, du lait, des oeufs, de la viande, des vêtements, du beurre, des automobiles, et j'en passe, nous en sommes carrément rendus à la folie des augmentations.Le sucre, à lui seul, représente un des éléments dont l\u2019augmentation est des plus spectaculaires et parce que le sucre se vend cher, il ne faudrait pas se surprendre que nos producteurs de sirop d\u2019érable décident de doubler le prix de leur gallon au printemps ! Nous ne.sommes ni économistes, ni producteurs mais il nous semble que ça sent l\u2019exagération et l\u2019abus à plein nez.Nous avons hâte de connaître les raisons précises de cette course aux augmentations des prix.Nous sommes \u2018écoeurés de payer et de payer toujours plus cher sans trop savoir pourquoi.Ca n\u2019a tout simplement pas de sens.On se fout des gens et ensuite on vient nous dire que «le monde chiâle tout le temps.» G.H.Fêtons Pâques à la russe Le gâteau traditionnel de la Pâques russe est la paska.Il 6 jaunes d\u2019oeufs battus avec un peu de sucre cristallisé, un Tapisser un moule d'une gaze mouillée et mettre sous presse, wubliC->c0 200.EEGELCELEELEULELELEELE est à base de fromage blanc.Nous empruntons au Larousse des fromages la recette la plus connue, qui vous permettra de réaliser un dessert original pour ce jour de féte: \u201cPasser au tamis 1 kg de fromage blanc trés frais et trés ferme, préalablement .mis sous presse.Ajouter 200 g de beurre fondu, 6 cuillers d crème friche, zeste de citron râpé, 125 g d\u2019amandes hachées, autant de raisins secs de Smyrne préalablement gonflés au thé et séchés, des fruits confits hachés menu.Travailler longtemps et parfaitement ce mélange jusqu\u2019à obtenir une crème lisse et onctueuse.à un endroit frais, toute une nuit.Démouler au moment de servir.1 N.B.\u2014 En Russie, le moule était une forme dite \u201cforme pascale\u201d, généralement - spyra- midale, en bois et gravée en creux des lettres XB, initiales cyrilliques de \u201cChrist est ressuscité\u201d, LA BOURSE A PASTEUR Petite, trop petite bourse pour que la pastourelle y range son crouton et son fromage.Plus de pasteur au champ assis dans son manteau de drap velu, plus de flutiau sifflant les airs pointus des landes et des monts.Les chiens ne gardent plus les ouailles bélantes.Ils croquent les moutons de la jolie bergère au faite de ses Laurentides Hervé Biron Une monographie bien typique marque le centenaire de Ste-Thècle Le centenaire de la ville de Sainte-Thècle vient d'entrer dans l\u2019histoire par la publication d\u2019une intéressante monographie, de cette localité du nord, l\u2019une des plus dynamiques de la Mauricie.Le lancement de cet ouvrage a donné lieu à une manifestation enthousiaste mardi soir dernier en la Salle Aubin à Sainte-Thècle, en présence de représentants de l\u2018administration et d'invités d'honneur.A la fin de cette soirée on se rendit compte que plus de 700 volumes avaient déjà été vendus dans l'assistance.C'est dire le succès promis à cette publication.Le lancement de \"Une ville du Nord-Sainte-Thècle \u2014 Cent ans d'histoire\u2019 a été l\u2019occasion de souligner le mérite du Dr Jean-René Marchand, président du Centenaire et auteur du texte de la monographie, ainsi que celui de M.Charles Magnan qui a préporé les planches généologiques qui ajoutent beaucoup d'intérêt à la publication.Des invités de Trois-Ri- vières étaient présents, à ce lancement et ont tour à tour, en commentant l\u2019événement, apporté le salut trifluvien à l\u2019auditoire.Ce sont le Dr Conrad Godin, président de la Société d'histoires, l\u2018historien Raymond Douville qui a préfacé l'ouvrage de 236 pages et Clément Marchand, l\u2019éditeur du volume.Le Dr Marchand, Charles Magnan et le curé André Morin ont tour à tour remercié les invités d'honneur et le public d'avoir prêté leur concours à cette manifesttation.La monographie de Sain- te-Thècle est une belle réussite ttant sur le plan rédactionnel, pictural que typographique.On chercherait vainement dans le florilège de nos oeuvres historiques une oeuvre qui lui soit comparable.C\u2019est là la manifestation d'un dynamisme et d\u2019une vitalité que l\u2019on est heureux de découvrir dans ce centre pittoresque de lo Mauricie.En 65 ans d'existence les Editions du Bien Public ont peut-être publié plus de 500 titres différents, mais aucun, selon nous, n\u2019avait la signification \u201cque présente Une ville du Nord \u2014 Sainte- Thècle\u2014Cent ans d'histoire.C'est au public de Sain- te-Thècle que l\u2019on doit peut-être la collaboration la plus précieuse.|| a fourni les 400 photos qui illustrent le texte.Or ces photos, surtout les plus anciennes, sont admirables.Elles viennent des albums de familles; plusieurs avaient les coins écornés, d\u2019autres avaient pâli.Pour certaines, c'étaient de vieux daguerréotypes, des plagues d'argent ou l'image s\u2019efface.Que racontent-elles, ces photos?Les débuts de la paroisse, les scénes de la vie de tous les jours, les mariages, les rencontres familiales.Elles ont le charme, la poésie, la naïveté d\u2019une autre époque où les valeurs n'étaient pas les mêmes.Grâce à ce livre d'un grand intérêt humçgin, le passé de Sainte-Thècle revit d\u2019une façon durable.C.M.~ Page 4 CIl Conquête de la ville Au cours de l'éloge qu'il faisait de feu l'écrivain Georges Duhamel, le subtil Gérard Bauër écrivait dans Le Figaro de Paris que l'auteur de la Chronique des Pasquier était Parisien.Et il ajoutait qu'il fallait noter cet accident de naissance car, disait-il; \u201cDans le roman français, cette distinction est rare, la plupart des ou du moins un très grand nombre d'artistes et de romanciers français venant d'en dehors de Paris\u201d.Ils avaient en effet fait la conquête de la capitale française par la force de leur talent, ces provinciaux qu'on\u2019 appelait Mauriac, Stendahl, Balzac et tant d'autres.Cela me fait songer que non seulement en littérature, mais un peu dans toutes les disciplines, les provinciaux les plus dégourdis ont toujours été fascinés par la grande ville où ils ont désiré par-dessus tout briller, s'y faire un nom.L'Antiquité est aussi pleine de militaires, de philosophes qui ont conquis Athènes ou Rome à partir de petits patelins de provinces lointaines.Au Canada français, les exemples sont nombreux aussi de petits campagnards ou de citoyens de petites villes dont l'étoile brille ou a brillé au- dessus de la Métropole.Citons comme exemple dans le seul domaine des Lettres des gens comme Léo-Paul Desrochers que peut réclamer Ber- thier-en-Haut; Robert Choquette ce Franco-Américain de Manchester, Marius Barbeau, enfant de la Beauce; Jean-Louis Gagnon né à Québec, la plus provinciale de nos villes; Rina Lasnier qui illustre Saint-Grégoire d'Iberville; Alain Grandbois issu de St-Casimir de Portneuf sans compter Gilles Vigneault de Sept-lles et tant d'autres.Par contre, des Montréalais futés n'ont jamais pu percer dans leur ville natale et s'en sont allés réussir aux Etats Unis, en Europe.Pour ceux- là l'adage qui veut qu'on ne soit pas prophète en son propre pays s'applique.LE BIEN PUBLIC Tous libres, mais gavés Il existe au pays, un phénomène difficile & comprendre.Tout le monde demande quelque chose à l'Etat et tout le monde se plaint en même temps de l'emprise que prend le gouvernement sur les sociétés privées et les individus.L'industriel réclame toutes sortes de services du gouvernement depuis des tarifs pro-' tecteurs jusqu'à la police pour mater les grévistes.Et pourtant, chacun prétend en même temps demeurer libre.Tout le monde veut être à la fois le loup qui selon LaFontaine, désire galoper librement dans les bois, sans contrôle, et le chien domestique bien nourri, bien soigné avec un beau collier d'or autour du cou.Le gros bon sens dit que ce double contentement est impossible car, si l'Etat engage les fonds publics à donner des services a tous, l'administration ne peut qu'avoir le nez dans les affaires de tout le monde.L'illogisme de certaines gens consiste à croire qu'ils seront libres de faire à leur guise tout en réclamant tout de l'Etat-Providence.Qu'on en prenne son parti! On mange à la crèche et alors on endure les fonctionnaires venant fouiller dans ses casseroles ou bien on demande le moins possible à l'Etat et on vit plus libre.On se contente d'obtenir de l'Etat que les services essentiels offerts à tous.Tous veulent s'accrocher à l'Etat, il faut bien que, l'Etat s'accroche aussi à tous pour trouver les fonds nécessaires pour s'occuper de tous.Quel paradoxe .que de vouloir avoir des bourses, des subventions, des subsides, .des chèques de secours et garder sa liberté ! Oh, paradoxe.Quel métier Le rôle du père de famille n'est pas de tout repos, surtout dans la société actuelle où son autorité est contredite largement comme toute autorité d'ailleurs.Ce rôle exige plus que jamais de la patience voire de l'héroïsme.Gagner sa vie dans une so- at x .ciété où la concurrence est si féroce est déjà une tâche lourde, mais il y a bien d\u2019autres choses qu'on attend du papa.Un papa dont les enfants sont encore jeunes et fringants se plaignait à moi l'autre jour qu'il devait se transformer en justicier le soir pour remettre de l'ordre dans la maison ébranlée par les frasques de sa progénitude.Le cas de ce papa n'est pas unique.Combien de pères doivent après une dure jour- ne de travail, non pas se reposer mais sévir, gronder.Eux qui rentrent chez eux lassés et plus enclins à la douceur qu'à la violence doivent souvent se fatiguer davantage à faire entendre raison autour d'eux parce que l'épouse, elle aussi fatiguée soit de son travail à l'extérieur ou à l'intérieur, est débordée.On en dirait long sur le mé- une société qui se meut à un tier de père de famille dans rythme fou et selon des idées et des idéologies plus cocasses et parfois plus néfastes les unes que les autres.Agacant à le fin Un grand nombre de gens qui s'expriment à la radio ou à la télévision au cours d'entrevues abusent du verbe \u201cdisons\u201d.C'est une manie qui finit par énerver.Pourquoi ne pas varier.On pourrait tout aussi bien y aller de: on dit que, le bruit court que, j'estime que, il m'est avis que, comme disent certaines personnes, établissons a priori que, ceci étant admis, convenons que etc.+ Une autre expression qui revient toujours et dont on abuse aussi à la radio et à la TV c'est: je pense que.Tous ces bavards, \u201cpenseurs\u201d, bo- nimentateurs se croient-ils descendants de Descartes qui avait dit une fois pour toutes; \u201cje pense, donc je suis\u201d.Puisqu'on parle c'est qu'on a pensé, pourquoi le souligner à satiété, c'est inutile, c'est une manie.Encore là on pourrait varier la formule.De toute fa- con le \"je pense\u201d est un peu trop prétentieux.Vendredi, 29 mars et 5 avril 1974 eloues mots.=.Méme le temps change Ce faux Printemps arrivé avec la fin de février et qui s'est prolongé dans les premiers jours de Mars qui a oublié d'entrer en lion pour pouvoir peut-être sortir en mouton m'est étrange.Quoi pas de neige ou si peu au mois de Mars.Un thermomètre qui dans l'après-midi grimpe comme un fantaisiste dans les 50 degrés Farenheit.Les manteaux lourds qu'on délaisse, et même les couvre- chaussures dont on se départit parce que les pavés sont secs.Tout cela n'est pas normal, me dis-je.Les plus jeunes qui n'ont pas de mémoire se croient déjà en été.Mais les plus vieux sont sceptiques.L'hiver va pourtant nous décocher une de ces tempêtes avant de regagner ses quartiers d'été.Moi je suis tout mélangé par ces jours pas pareils aux anciens.J'ai été baptisé me disaient mes parents au cours d'une forte giboulée de la fin de Mars et voilà que je pourrais tirer ma chaise sur la galerie comme aux derniers jours de l'automne, ou en pleine canicule.Vraiment les nuits, les jours, les soleils, les nuages de ce drôle de mois de mars me jettent dans la confusion, l'incertitude.Celle des temps que nous traversons et celle de la Nature.C'est une invitation à m'adapter.Ne faut-il pas s'adapter à tout ce qui change.Le monde a changé et comment! Les jeunes s'y coulent naturellement.Mais comment voir tout changer autour de soi quand on a vécu et qu'on peut comparer.Il le faut pourtant.Ce mois de Mars pas comme les autres est le symbole de cette adaptation nécessaire puis- qu'il faut survivre, poursuivre, continuer. Vendredi, 29 mars et 5 avril 1974 LE BIEN PUBLIC Page 5 OPINION LIBRE La Mauricie s\u2019anglicise ?Un éditorialiste montréa- lais a prétendu la semaine dernière, dans un article à sensation intitulé: \u201cUn peuple qui perd son âme\u201d, que la Mauricie s \u2018anglicisait.Les Trifluviens, qui sont fiers d'habiter la\u2019 ville qui est considérée la plus française au Canada, ont sursauté devant une affirmation aussi peu conforme à la réalité.A l\u2019appui de sa thèse l\u2019éditorialiste cite le fait que 53% des élèves inscrits dans les écoles anglophones de la région de Trois-Rivières seraient de langue française.A première vue cela peut paraître tragique et justifier les alarmistes.Mais examinons la situation de plus prés avant de passer un jugement.Il y a effectivement 390 francophones qui fréquentent des institutions de langue anglaise de Trois-Riviè- res, Mais quand on réalise que la population scolaire totale est d'environ 39,000 on s'aperçoit que 1% seulement des francophones ont opté pour les classes anglaises.Est-ce vraiment si tragique ?En 1960 il y avait 840 éléves dans des institutions anglaises.Il y en avait l\u2019an dernier seulement 720, soit une diminution de 15%.En 1960 5% de tous les éléves scolarisés fréquentaient des institutions de langue anglaise.Aujourd\u2018hui la proportion est réduite à moins de 2%.Soit une baisse, de 60%.Pour démontrer, d\u2019une façon encore plus évidente, la fausseté des déclarations de notre éditorialiste citons quelques autres faits bien connus des Trifluviens et qui se sont produits au cours des dix dernières années.Le journal hebdomadaire de langue anglaise est disparu.Le club Rotary, qui, il y a dix ans, était en majorité anglophone, a vu le français supplanter l\u2019anglais.Au port de Trois-Ri- vières, où l'anglais était en usage, c'est aujourd\u2019hui le français qui est utilisé.Les cinémas présentent presqu\u2019exclusivement des films en langue frangaise alors qu\u2018auperavant 90% des films étaient en langue anglaise.La cinématèque de [\u2018Office National du Film comptait 300 films en langue anglaise sur un total de 800 films.Présentement elle ne compte que 40 films en langue anglaise sur un total de 1,200.Il y a une dizaine d\u2018années la langue anglaise était encore couramment em- plyée a Commerce, a |\u2018association des manufacturiers canadiens et dans une foule d'autres associations professionnelles et sociales.Aujourd'hui c'est à peu près exclusivement le français.Les anglophones, dont le nombre diminue, sont presque tous bilingues.La Mauricie s\u2019anglicise!\u201d Quelle fausseté | Et dire que l\u2019on échafaude toutes sortes de théories basées sur des menonges.Il y a des gens honnêtes et sinçères qui se laissent prendre.En découvrant qu\u2019on les trompe cesseront- ils d'ajouter foi aux prophé- tes de malheur?MARCEL THERIEN BILLET RIME: dit : ALLELUIA ! C\u2019est Pâques Fleuries Bonheur du Paradis conquis .Triomphe de la Vie ! Dimanche d'espoir ! C\u2019est Pâques nouvelle .Aubade d'oiseaux amoureux qui volent à tire-d\u2019aile .gazouillant un appel .Ferveur de l\u2019âme en veilleuse, époque des nids .Saison jolie ! C\u2019est Pâques d\u2019Amour .La Nature est dans l'ivresse.Qui sort du sommeil .Tulipes, lis et lilas ont fleuri.a chassé la tristesse .C\u2019est Pâques Bénie .Les cloches carillonnent .J'ai soif d\u2019infini ! Dans le bleu du ciel, l\u2019hirondelle légère \u201cAimons-nous, mon frère \u201d! C\u2019est Pâques, Alleluia ! Meilleurs souhaits, ami lecteur .pour toi ce billet ! ô mon trop discret ami, pourquoi attendre tout ce temps ?Aimons-nous donc éperdument ! Alleluia ! .Joie de Marie .Matin radieux ! Du printemps c'est le réveil ! .Le soleil plein de promesses .La mort est abolie ! .Joie et Paix ! CELINE LEBLANC \u2018 la Chambre de: Religieuse décédée 1 A Pierrefonds, nord de Montréal, est décédée le 7 mars dernier, Soeur Gabrielle Beaumier, à l'âge de, 74 ans, Elle était religieuse des Petites Filles de S.Joseph depuis 53 ans.Ellle avait célébré son Jubilé d'Or de profession en mai 1973.La Congrégation fondée par un Sulpicien en 1857, est au service du clergé, particulièrement des Sulpiciens.Plusieurs Trifluviennes avaient choisi cette vocation, il y a près d'un demi-siècle.Cette Communauté n\u2019a pas l\u2019envergure des Instituts consacrés à l'éducation ou à I'hospitalisation.Elle a grandi lentement à l'ombre des Prêtres de Saint-Sulpi- ce.Saint Joseph, ce grand et glorieux Saint, si longtemps oublié, est le protecteur et le modèle de la vie cachée, laborieuse et méritante des Petites Filles de S.Joseph.Cinq frères survivent à Soeur Gabrielle Beaumier : Mgr Joseph - Louis Beaumier, Henri, demeurant à à Longueuil, Dominique, Georges, greffier de la Ville, Arthur, demeurant ici.J,-Oscar Houle meurt presque centenaire C\u2019était un personnage original, affairé et disert que J.-Oscar Houle qui vient de disparaître discrètement presque centenaire, à l\u2018\u2019hôpital ou l\u2019avaient conduit les maladies du vieil âge.Qui ne connaissait J.-Os- car Houle à l\u2019époque où il était pharmacien, dans son établissement de la rue No- tre-Dame ?lly fabriquait maints remèdes qui avaient la faveur du public.Sa pharmacie où tout était méticuleusement rangé était l\u2019une des plus complètes et des mieux tenues en ville.Cet homme serviable et de bon conseil aimait causer un brin avec ses clients et s'intéresser à leurs problèmes.J.-Oscar Houle était le pére de Jean-Marie, qui tient de lui la vivacité de l\u2019esprit et des gestes, laquelle permit au vénérable nonagénaire de rester actif jusqu\u2019à un âge avancé.A 98 ans, J.-Oscar Houle, était le plus âgé des anciens du Séminaire Saint- Joseph.Le doyennat de cette institution revient maintenant à M.l'abbé Hector Marcotte dont l\u2019on pouvait lire dans lé \u2019\u2019Le Ralliement\u2018\u2019 il y a quelques années, les articles si vivants et fort bien écrits.Inauguration officielle de la Galerie Albert Tessier Mardi dernier à vingt heures, au grand Salon du Séminaire Saint-Joseph, eut lieu la réception qui marquait l\u2019ouverture de la Galerie Albert Tessier où l\u2019on trouve la plus importante collection des tableaux du peintre Rodolphe, Duguay.Cette réception à laquelle prirent part des représentants de |\u2018autorité civile et religieuse ainsi que des artistes, des professeurs et.des journalistes a souligné le rô- le joué par Mgr Tessier auprès des artistes et, en por- ticulier, de Rodolphe Duguay, dont il fut le confident et ami.LA PERIODE DES REABONNEMENTS Au Bien Public, réabonnements.le printemps est l\u2019époque des Nous constatons que nos lecteurs nous restent fidèles et les en remercions.Deux abonnés jusqu'ici n\u2019ont pas renouvelé, l\u2019un parce qu\u2019il avait perdu la vue et l\u2019autre parce qu'il n\u2018avait plus d'argent, sont assez péremptoires.Deux raisons qui, selon nous, Nous nous demandons souvent si un journal comme le nôtre a gardé de la signification dans la société d\u2019 aujourd\u2019 hui.- La réponse de nos abonnés a suffi jusqu\u2018ici à nous garder dans l\u2019affirmative.A nos lecteurs que ne.rebutent pas notre formule nous disons merci.++ PEPE IEEE EEE EEE E44 rar EEE JOYEUSES PAQUES \u201cSOCIÉTÉ.D'ALUMINIUM REYNOLD'S [CANADA] LIMITÉE Cap-de-la-Madeleine, Qué.+++ rss = ++ Page 6 LE BIEN PUBLIC Vendredi, 29 mars et 5 avril 1974 TPEPOTEZCOTITI.ANT souvenirs mexicains PAR CLAIRE-P.NEVEU .TEPOTZOTLAN !.Un haut-lieu de ce haut pays: le MEXIQUE.Dans les semaines précédant Noël, on y offre un spectacle, une PASTORELA, comparable, dit le Guide, à celui d\u2019'Oberammergau, en Baviére, ou l'on représente en plein-air la Passion du Christ, tous les dix ans.Il y avait de quoi nous le faire inclure dans notre itinéraire de voyage, lui réservant une journée de notre séjour au Royaume du Soleil.Autant il est emballant d\u2019anticiper un tel projet, autant la réalisation en est compliquée.Il faut dire que, par un louable souci d\u2019amabilité, les Mexicains, qui sont des gens charmants, ne savent pas dire NON.Alors, il faut se débrouiller et en espagnol de préférence: PRIMO \u2014 Il faut trouver l\u2019organisation qui s\u2019occupe de la PAS- TORELA.SECUNDO \u2014 Il faut se rendre au bureau de l'organisateur et y retenir les places après une longue attente.TERTIO \u2014 Il faut retourner au même bureau, très éloigné du centre de Mexico, y prendre et payer les billets; la journée y passe.Le lendemain, billets en mains, il reste à atteindre Tepotzotlan: un autobus de première classe (dit-on) nous y conduira, mais il faut l\u2019aller prendre aux confins de la ville.Dès le matin, nous prenons le métro.\u2014 Il est très moderne et silencieux, avec wagons sur pneus.A certaines stations, on.a laissé sur place d'importants vestiges de la ville aztèque, découverts lors du creusage des tunnels.Nous demandons à la .préposée aux billets s\u2019il y a une première classe; elle nous répond: « On ne fait pas de discrimination, ici ! » \u2014 Arrivée au bout de la ligne du métro et au bout de la ville, il s'agit de localiser le lieu de départ de notre autobus, \u2019 \u2014 « C\u2019est à droite ?» \u2014 « Si, se- gnora», nous répond l'agent du coin, au large sourire.Et cela se répète à trois ou quatre coins différents.Il y a-bien là des autobus en circulation, il y en a même beaucoup, mais aucun pour Tepotzotlan.Pour reposer les jambes qui me portent depuis soixante - quinze ans, je m\u2019assieds, faute de mieux, sur un perron voisin; mais je m\u2019aperçois, à des signes évidents, que c\u2019est celui d\u2019une taverne.J'avise le troisième perron, où tout semble calme.et pour cause: la vitrine offre un étalage tout à fait rassurant: des cercueils drapés de brocarts à franges qu\u2019un monsieur du nom de BRAVO propose aux familles éplorées.De taverne en cercueils, ça ne nous avance guère ! Alors, nous repérons la place de l\u2019église voisine: fontaine, bancs, maigre verdure et petit marché rutilant de naïfs ornements de Noël.Il s\u2019y trouve aussi.des autobus ! Un, deux, trois, quatre et plus à la queue-leu-leu; mais pas un pour notre destination.Enfin nous voyons le nom désiré: TOPOTZOTLAN.Mais la couleur du véhicule indique la deuxième classe.Tant pis pour le confort; nous y montons.Et monte aussi l\u2019autobus sur une route qui étire un long ruban d\u2019asphalte tout neuf jusqu\u2019au sommet de la montagne prochaine.Des plaines au blé, seigle, on n\u2019en voit guère; l\u2019horizon est toujours ourlé de pentes imposantes, vertes ou rocheuses: c\u2019est magnifique ! .Jamais nous n\u2019avons été aussi secouées: un vrai trémoussoir que cet autobus au parebrise abondamment garni de fleurs, de franges, de madones, .et de pin-ups.À chaque arrét pour prendre un passager, il semble que la porte ouverte va tomber en pièces.Nous prenons le parti d\u2019en rire, et cela pendant I\u2019heure que dure le trajet.Enfin nous y voila.Le premier coup d'oeil est assez décevant: une immense place, où il y a plus de ciment que de verdure, de fleurs ou d'arbres, bordée sur deux côtés d\u2019arcades abritant boutiques et restaurants sans attrait.Dominant tout, L'EGLISE très impressionnante avec son unique clocher: «le plus bel exemple de style chur- rigueresque (extrême rococo) existant », dit le guide.L'intérieur sur- \u2018chargé de sculptures et de dorures n\u2019invite pas au recueillement.Quel contraste avec le pur élan des cathédrales gothiques ! Nous y avons vu des choses étonnantes : les confessionnaux avec côté dames \u2014 côté messieurs (com- - me les W.C.); un Saint Antoine a la bure constellée de fleurs, de messages naïfs, de photos et de minuscules ex-votos d\u2019argent (jambes, bras, etc.)! nimbé d'or, saint Antoine tient un bouquet d\u2019une main, et de l\u2019autre, l\u2019Enfant-Jésus avec bonnet ruché et robe de dentelle.Attenant à l'église, l\u2019ex-couvent des Jésuites qui y avaient établi, au XVIe siècle, un Séminaire pour les fils de familles nobles.Une partie est devenue l\u2019Hosteria del Convento (Hôtellerie du Couvent).C\u2019est là que nous prenons un excellent diner, au deuxième étage du séminaire, dont les arches entourent une immense cour intérieure.De notre table, nous observons les préparatifs du repas qui nous sera servi, après la PAS- TORELA.D'énormes marmites sont déja sur le feu.Une procession de porteurs d\u2019eau les alimen- tent.On prépare fruits et légu- mas dans d'immenses plats de terre cuite.Après le diner, nous trouvons tout le personnel de l\u2019Hosteria affairé à la même tâche, partie desserts et ornements.Des pliants sont empilés près d\u2019une haute estrade de planches où nous prendrons place.Si nous sommes arrivées si tôt à TEPOTZOTLAN, c\u2019est qu\u2019on nous avait prévenues de ne pas manquer la visite du Musée Vice-Royal logé dans l'ancien séminaire.C\u2019est le plus important musée religieux du pays; il comprend, en plus, une collection d\u2019armures et d\u2019armes, et les somptueux costumes des seigneurs espagnols.De la Résidence des Jésuites subsistent d\u2019immenses salles, de magnifiques patios, des cuisines reconstituées et un jardin, Il y avait de quoi justifier un départ matinal et un trajet inconfortable.De quoi justifier aussi notre vive déception devant l'affiche : « Musée fermé aujourd\u2019hui».La place du village est sans intérêt.Le soleil baissé, il fait très froid, à cause de l'altitude de ce plateau découvert.Notre petit cognac épuisé, nous trouvons refuge dans\u2019 un café devant une téquila, en attendant l'heure du spectacle.Des autobus pullman sont rangés devant les arcades commerciales.Ils amènent les spectateurs venus en grand nombre; ces autobus nous ramèneront, en tout confort cette fois.Sitôt ouverts les lourds vantaux cloutés du portrail nous nous diri- geans vers l\u2019Hosteria del Convento, transies sous nos lainages.Image réconfortante de l'hospitalité mexicaine : à l\u2019entrée, d\u2019immenses jarres de terre cuite reposent sur des braseros: on en tire un breuvage délicieux aromatisé d\u2019épices et bouillant, qu\u2019on nous offre dans de petits pots d'argile.Une charmante dame mexicaine s\u2019adresse à nous en français; elle nous invite à l'accompagner et nous installe au premier rang de l'estrade, puis nous offre un cognac très apprécié, car le spectacle Pignata se donne a ciel ouvert.De plus, elle nous explique un peu le sens de cette PASTORELA, présentée du premier au vingt-trois décembre de chaque année.On n\u2019y représente pas la Nativité.C\u2019est plutôt la participation des assistants à la quête d\u2019un gîte pour la Vierge en attente de l'Enfant- Jésus.La procession finale avec sa litanie et les versets et répons entre Joseph, qui implore un abri, et l\u2019aubergiste récalcitrant, qui se laisse enfin attendrir, en sont la naïve expression, Mais, auparavant, se déroulera le jeu, présenté par les comédiens du Théâtre de Mexico, avec le concours des villageois de Tepotzotlan pour la figuration.Etabli d\u2019après une version du XIXe siècle, il s\u2019apparente plutôt aux grands jeux du Moyen-Age.Il en a le côté naïf et aussi facétieux.En témoignent les rires des centaines de spectateurs que nous aurions aimé partager davantage, surtout aux saillies et cabrioles des démons.Essayons de résumer le sens de l\u2019action, du moins ce que nous en \u2018avons pu saisir.Mais il reste que le seul spectacle visuel a de quoi nous combler.Un groupe important de bergers portant lanternes \u2018arrive, avec chiens et moutons.\u2014 Ils s\u2019installent pour le repos de la nuit autour d\u2019un feu de bois (dont nous aurions voulu nous approcher).Des propos s'échangent, qui amusent les spectateurs.Finalement, le sommeil les gagne.C\u2019est alors qu\u2019apparaissent trois démons, rouges des cornes à la queue, comme dans le jeu de l'enfer.Ils ont appris (pas par un ange, bien sûr) la venue d'un Rédempteur qui va sauver les hommes.Mauvaise nouvelle, pour eux ! Leur royaume va tomber en décadence, Finies les livraisons que l\u2019on enfournait à plaines fourches ! Il faut agir sans retard.Nous aurions voulu tout comprendre de leur dialogue d\u2019un haut comique.Voilà que s'améne la démone : cils phosphorescents, maquillage diabolique, vétement aguichant; Vendredi, 29 mars et 5 avril 1974 tout ce qu\u2019il faut pour figurer la luxure.Stimulée par ses deux compères, la voilà qui essaie de charmer le chef des bergers, qu\u2019elle n\u2019arrive pas à tirer de son sommeil .Au moment où elle revient à la charge, une forte voix se fait entendre, et Jes projecteurs nous font voir, tout en haut de l\u2019église, L'ARCHANGE GABRIEL dans toute sa gloire: ailes déployées et armure étincelante, qui pointe son épée vers l\u2019ensorceleuse, en criant au berger: « Ne l'écoute pas, Paquito, c\u2019est un démon ! Tu vas perdre ton âme ! » Il en faut plus cela, cependant, pour décourager une démone dé- chainée.Elle continue son manege, jusqu\u2019à ce que L'Archange courroucé arrive, monté sur un cheval blanc richement caparaçonné, flanqué de deux assistants comme lui descendus du ciel.Les démons enfin terrassés, reculent dans les flammes qui rougeoient.en peinture au fond d\u2019une arcade du cloître .Et les Rois Mages qui, déjà en route, suivent l\u2019étoile, nous apparaissent là- haut, sur le mur de l'Eglise.L'Enfer vaincu, le Ciel peut s\u2019ouvrir.En l\u2019occurence, il se manifeste par l\u2019apparition, au portail d\u2019entrée du couvent, de la Vierge ° et de Joseph, richement vêtus et nimbés d'or: debout sur un brancard, immobiles, hiératiques, on dirait deux statues.Les bergers, tour à tour, vont s\u2019agenouiller à leurs pieds et présenter leurs pauvres offrandes: agneau (un vrai), fleurs, manteau, pain, fagot, etc.Après cet hommage, la procession se met en marche, à la suite de Marie et de Joseph, portés bien haut.Du couvent au parvis de l'église, un double ruban de flambeaux, fichés en terre, jalonne le long parcours.La foule suit, cierges allumés en mains et chantant.Un feuillet, remis avec les cierges, donne le texte des chants: dialogue de l\u2019aubergiste et de Joseph en quête d\u2019un gîte (c\u2019est le thème et le sens de la PASTORELA), litanies de la Vierge, enfin tout un cérémonial auquel la foule, très nombreuse, participe.avec une éton- - LE BIEN PUBLIC & ok - LT «TEATRO DE MEXKO ¢¥ = Ag nante piété.Il se crée une atmosphère à laquelle on ne peut rester insensible.Venus pour voir un spectacle, on est amené vraiment à entrer dans le jeu.Marie et Joseph arrivés au parvis de l\u2019imposante église, c\u2019est la fin de la quête, le refuge enfin trouvé où la Vierge pourra donner au monde le Messie attendu.Alors éclate la joie, sonnent les cloches.Des pièces pyrotechniques illuminent le ciel et projètent leurs brillantes couleurs sur les sculptures de la façade.Au sommet, près de l\u2019unique clocher, la sonnerie des trompettes vibre dans la nuit.La foule retourne vers l\u2019Hosteria, où se déroulera la fête profane, « avec repas populaire, lumière, pinatas, cantiques et jeux d\u2019en- = Tél.: 378-4875 le plus importante société de fiducie , TRUST GÉNÉRAL s. Colloque sur I Un intéressant colloque en éducation ayant pour thème -L\u2018école au service de tout le monde, une farce\u201d, avait lieu à l\u2019Université du .Québec, à Trois-Rivières.Un invité de marque participa à cette journée soit M.Edouard Lizop, délégué général du Codiam.Ce dernier prononça une conférence sur le but de l'école et donna ensuite un exposé intitulé \u201cL'école de promotion.collective, une alternative au système d'éducation traditionnelle, Dans la soirée, il collabora au panel sur [-éducation avec M.Jean-Luc Gouvéia, vice- doyen à la famille des sciences de l\u2018éducation, à I'U.Q.T.R.Il est à remarquer que ce colloque était organisé en collaboration avec le OUI (Organisme International Uni versitaire) du Service de la Pastorale de l'UQT.R., dont le responsable est , l'abbé Gilles Marchand (sur la photo), le BCEI Bureau Canadien d'Education Internationale, SUCO, Service Universitaire Canadien outre-mer et le Service de l\u2018Education Permanente de l'UQ.T.R, dans le cadre des rencontres culturelles.Sur cette photo, on peut reconnaître aussi, Céline Girard, responsable du OUI, et Jean-Baptiste Sawadago.SALLE À MANGER 217, RUE THIBEAU TABLE D'HÔTE POUR PAQUES C'est au restaurant LE SAPINEAU qu'il faut aller pour bien manger Amenez votre épouse et vos enfants \u201cLa cuisine québécoise à son meilleur\u201d TÉL.: 375-6482 CAP-DE-LA-MADELEINE, QUÉ.Cee yoo ws THEY © \u201c } RENE i : uuovsE sasaswee A 130 KILOMETRE DE QUEBEC \u2014 On se prépare à aller installer des panneaux kilométriques le long de \u201c différentes routes du Québec.Ici, l\u2019un de ces panneaux annonçant Trois-Rivières qui sera placé a la sortie de la capitale.Notons qu\u2019un | total de quatre-vingt-cinq panneaux kilométriques seront placés le long des principales routes de toutes les régions du Québec.Cette opération vise à sensibiliser les \u2018usages des routes et la population en général à l'implantation graduelle et totale du système international de mesures (SI).Ce système doit être implanté au Canada d'ici 1979. Avec le printemps à nos portes, c'est le temps des sucres et du soleil.Plusieurs s\u2019en dornent à coeur joie, afin de savourer les délices de nos majestueux érables.Et dernièrement, une bonne dégustation de ces bons produits avait lieu dans une cabane à sucre de la région de Pointe-du-Lac.Elle était organisée par le comité d'action sociale de la Main-d\u2018Oeuvre du Québec, région numéro 4.Tous se sont bien régalés, comme nous le fait voir cette photo prise a ce moment ou l'on peut reconnaître : Roger Veillette, 2e vice-président, Frangine Galarneau, secrétaire, Lisette Venncs, trésorière, André Bonenfant, ler vice-prés.Etait absent M.Germain Massicotte, président ! (A.B) LE BIEN PUBLIC Vendredi, 29 mars et 5 avril 1974 Chantigny et le COJO M.Louis Chantigny, bras droit du commissaire général Roger Rousseau du COJO, des Jeux Olympiques 1976, était de passage dans la région, l'invité du Club Kiwanis Madelinois.A cette occasion, il a parlé de la signification des jeux.Il a fait remarquer qu'il est possible que la Chine communiste puisse participer pour la première fois aux prochaines Olympiades.A la question de savoir si tout serait prêt à temps, il semble bien qu'il n'y aurait pas de problème de ce côté-là et que même, on serait en avance sur certains rapports.C\u2019est donc dire que tout va normalement bien pour cet événement qui se tient comme on le sait tous les quatre ans.Incidemment M.Chantigny est un ex- journaliste sportif et a collaboré à plusieurs média d'information.Présentement, il occupe le poste de conseiller spécial, auprès du président et commissaire général des Jeux Olympiques.Heures de bureau : Du lundi au vendredi : 9 hres à midi \u2014 1 hre à 5 tres 30 JOYEUSES PAQUES à nos lecteurs et annonceurs Vendredi soir 7 hres à 9 hres Samedi, fermé toute la journée \u2019\\ LUNETTES Nicole NM.Leclerc OPTICIEN D'ORDONNANCES (Face à Pascal ) 378-6631 Centre d'Achets Troin-Rivieres-Ouest 4424, boul.Royol traduisent bien vos sentiments! 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