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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 7 juin 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1974-06-07, Collections de BAnQ.

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[" ke J.Raymond Denault 19 rue Le Royer Quest Montreal 62e année Trois-Rivières, Nos 23 et 24 Vendredi, les 7 et 14 juin 1974 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 fev.\" vu DRGANE DU TRIF Enregistrement numéro ; Courrier de la Deuxiéme classe Port de retour garanti Abonnement: $3.00 : par année + * : La copie: 10 cents 8 L'oubli des origines Longtemps, dans le do- E maine de la haute finance, + la Banque Canadienne Na- *! tionale s\u2019est identifiée au L nationalisme économique ¥'; des Québécois.|| était alors de bon ton pour un nationaliste exemplaire de « faire affaire» avec cette respectable institution bancaire, et ce l'est demeuré, bien que les Caisses aient fortement entamé sa clientèle.On peut dire, d'après son dernier bilan, que la BCN est très prospére et que ses énormes profits lui permettent d'oublier la modestie de ses origines.Les campagnes d'achat chez nous faites par l\u2019association des voyageurs de commerce vers les années 1930 ont largement profité à nos banques d'allégeance québécoise et française en drainant progressivement dans leurs voûtes une part importante de notre épargne.Que de fois avons-nous vu ce spectacle rassurant d\u2019épargnants francophones quitter une banque anglo-canadienne pour ouvrir un compte dans une banque franco- québécoise par simple souci de décence patriotique! || était fort beau ce mouvement des nôtres tentant tout le possible pour aider leur propre cause et la BON, tout comme la Provinciale, en retira de précieux avantages.En effet, fortes d\u2019un apport inespéré qui résultait ne ARE I ka 4 eng XT RS NTE ate se 4 = de l'application des bons principes, nos banques se mirent à prospérer, à gonfler demesuréinent leur actif.On pouvait se féliciter de l\u2019heureuse incidence de ces campagnes d'achat chez nous.Le nationalisme fumeux des éveilleurs était enfin passé dans les actes, comme par miracle et, autour de nos banques à slogans patriotiques; ce fut désormais la ronde joyeuse des milliards.C'était merveille de constater que la\u2019 mobilisation des bonnes volontés n'avait pas été lente à produire son petit effet sur notre économie et qu'enfin, pour traiter ses affaires, notre milieu survolté d'ambitions audacieuces pouvait compter désormais sur des banques dignes de ce nom.La pratique de I'entr\u2019aide économique s'était rapidement révélée bénéfique aux inté- réts de notre petit groupe.Aujourd'hui, même sans vouloir introduire le racisme dans les affaires, on accepterait difficilement qu\u2019une de nos banques québécoises oublie le passé et trahisse des principes dont l'application a contribué à l'enrichir.C\u2019est pourtant ce que la BCN nous demande quand elle nous annonce qu\u2019elle vient de confier son budget publicitaire à l\u2019agence anglophone Cockfield, Brown.Une ethnie encore au stade artisanal sur le plan économique peut-elle, sans s'affaiblir, agir de la sorte ?La presse estime à un million et demi.de dollars le budget publicitaire de la BCN, l\u2019un des plus importants au Québec.Nous pensons qu'on aurait pu trouver chez nos agences francophones des publicitaires capables de mener à bien cette tâche.Il est sûr que l'agence Cockfield, Brown est l\u2019une des plus prestigieuses sur lesquelles une entreprise bancaire puisse compter.On regrette cependant que notre seule banque, qui porte dans son nom l'étiquette Nationale, ait décidé, dans un cas pareil, d'oublier la nature populaire de ses origines, pour ne considérer que ses intérêts du moment.Clément Marchand MAISON TRIFLUVIENNE, lithographie d'Eugène Klimoff extraite d\u2019un portfolio de 16 dessins que vient de publier ce peintre russe que nous avons bien connu à Trois-Rivières où il a tenu plusieurs expositions.Récemment, son frère Constantin Klimoff, pianiste et professeur, ancien directeur de i\u2018Ecole de Musique de l\u2019Université Laval, décédait à Montréal, à l'âge de 77 ans.Nous publions dans ce numéro un article sur l'apport des frères Klimoff (Constantin, Georges et Eugène) à la culture canadienne.- at RE JORDI BONET PARMI NOU Une double exposition des oeuvres de Jordi Bonet se poursuit à la Galerie du Parc et à l'hôtel de ville.Dans le premier cas il s'agit d'une rétrospective des principales manières du peintre depuis son arrivée au Québec.Dans le deuxième cas, il s'agit d'oeuvres sculptées (bronze et aluminium) appartenant 3 une technique nouvelle.Dans les deux cas, l'exposition offre un grand intérêt et nous permet de constater l\u2019évolution subie par ce grand artiste depuis l'époque où il exposait ses premières toiles à Trois-Rivières, il ya vingt ans.\u201c Nous voyons ici l\u2018artiste en c:mpagnie du maire Beaudoin, lors du vernissage de l\u2019exposition des sculptures et moulages dans le grand hall de l'hôtel de ville.Ce Un projet presqu\u2019utopique devenu réalité: la \u201c\u2019démysthifica- tion\u201d des Archives du Palais de Justice., C'est grêce à une subvention de Perspective-Jeunesse que aix étudiants en Histoire ont mené à bien cette idée : rendre accessible au public ces Archives, \u201cvictimes\u201d de préjugés chez le commun des mortels.Qui peut oser dire qu'il n\u2019a pas le réflexe de poussière.ou de paperasserie sans intérêt en pensant Archives ?Pourtant, c'est dans ces voûtes que sont conservés les documents témoins de la petite histoire de la région : acte de baptême du Sieur de la Vérendrye, testament de Madeleine de Verchères, premier Catalo- | gue des Trépassés de Trois-Rividres (1634.3 1677), signatures ori- ginaies de Louis XIV et de Frontenac, photos et journaux de 1908.otc.On voit, sur cette photo, les responsables du projet : Louise Hamel, Gilles Delisle, Rollande Lambert, Michel Verrette, Danielle Leblanc, Hélène Trépanier.\u2018 lors d'une récente conférence de presse, Le capitaine LUC HARVEY a fait part de son programme d'activités à bord de son bateau, le Jacques-Cartier, lequel, pour un quatrième été, prendra à son bord Trifluviens et touristes pour des excursions sur le fleuve.La vogue de ces croisières va croissant et beaucoup de groupements Ont déjà retenu leur journée.(A.B.) Page 2 LE BIEN PUBLIC - Vendredi, le 7 et 14 juin 1974 LE LYON LITTERAIRE On ne commence pas une quatrième année de séjour à Lyon sans se rendre compte que si Paris est le coeur intellectuel et spirituel de la France, les grandes villes de Province sont les pépinières de ses écrivains et de ses artistes, Au fil des jours, j'ai constaté avec étonnement que des auteurs qui avaient marqué ma jeunesse sont nés ou ont vécu à Lyon.Il en est ainsi de SAINT-EXU- PERY dont la maison natale est située dans une rue qui porte son nom.Nous sommes allés visiter dans les Dombes, à trois-quarts d'heure de Lyon, le château de St-Maurice-de-Remens où il passait les vacances d\u2019été.Des souvenirs de lectures me revenaient en contemplant le grand parc témoin de ses jeux d\u2019enfant, la chapelle où une tante autoritaire, maîtresse de ce domaine, entrai- nait pour les offices, sa nombreuse maisonnée, .A Ste-Foy-les-Lyon, un quartier excentrique de la ville, furent célébrées l\u2019an dernier, des fêtes en l'honneur du centenaire de la naissance d\u2019un concitoyen: ALEXIS CARREL, {le grand savant et le penseur, l\u2019auteur de «L\u2019Homme, cet Inconnu» (prix Nobel 1912) et d\u2019un certain nombre d'ouvrages dont un traité sur la Prière.Un \u2018autre écrivain de la région lyonnaise \u2014 un contemporain ce- lui-la \u2014 BERNARD CLAVEL, de l\u2019Académie Goncourt, est le chantre du Rhône et de ses mariniers, Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma ou à la télévision: « Le Voyage du Père », avec Fernandel; « L'Homme du Picardie » et « L\u2019Espagnol », deux feuilletons passionnants que vous avez peut-être vus sur le petit écran au Québec.Même si l\u2019on n\u2019approuve pas les prises de position politiques ou idéologiques de ce romancier, on se doit de reconnaître son réel talent.Il faudrait en citer bien d\u2019autres, mais j'ai gardé la plus grande place pour un écrivain discret dont, jeune fille, j'avais lu et ai- \u2018sieurs lecteurs et lectrices du Bien Public ont sans doute reconnu Mme LOUISE ANDRE-DELAS- TRE dont l'oeuvre pourrait se comparer à celle de Jeanne l\u2019Ar- chevêque-Duguay par la noblesse et l\u2019élévation des sentiments.Mme Delastre n\u2019habite plus Lyon depuis quelques années.Toutefois elle a bien voulu me recevoir chez une de ses filles installée ici, au cours d\u2019un de ses passages dans l\u2019ancienne capitale des Gaules.C\u2019est une femme menue, d\u2019un abord simple et direct.Malgré une constitution fragile, elle a gardé une grande énergie.Après avoir élevé sept enfants, traversé beaucoup d\u2019épreuves: maladie, revers de fortune, etc., elle ne se contente pas de regarder grandir ses vingt-trois petis-enfants, mais elle écrit toujours et donne des conférences sur des sujets historiques, religieux ou poétiques.Elle apporte aussi sa collaboration à des mouvements catholiques traditionalistes.Mais je laisse la parole à Mme Delastre qui égrène pour nous quelques souvenirs, \u2014 \u201cVous êtes canadienne française.J'aurais bien aimé connaître votre pays si mes moyens me l\u2019avaient permis.Pendant la guerre en 1939, mes \u201cCantiques de Femmes\u201d et mes \u201cNouveaux Cantiques\u201d ont été réédités à Montréal, par Fides, car nous manquions de papier en France à ce moment-là.C\u2019est grâce à cette circonstance que l\u2019on m\u2019a connue chez vous.Je me souviens qu\u2019une Québecoise m'avait écrit qu\u2019elle avait appelé sa fille \u201cLouise-An- drée\u201d à cause de moi.\u201cJe connais bien Mme Françoise Gaudet-Smet que j'ai reçue chez moi après la guerre.Je la vois à Paris quand elle y vient\u201d.\u201cJ\u2019ai vécu longtemps à Lyon, depuis mon mariage jusqu\u2019à la retraite de mon mari.Mais je ne suis pas Lyonnaise : je suis Bourguignonne, de Macon.Je n'ai pas que de bons souvenirs à Lyon.: Comme mes premiers poèmes étaient assez intimistes, j'ai été critiquée par la société d\u2019alors, qui plus, qu \u2018elle évoque l\u2019intimité du couple.\u201d \u201cAu lendemain de la Libération, j'ai été condamnée à quatre ans \u201cd\u2019indignité nationale\u201d, par un tribunal communiste, pour avoir collaboré a des revues catholiques.Ce qui ne m\u2019a pas empéchée de continuer mes activités d\u2019écrivain, mais j'avais repris mon nom de jeune fille pour ne pas être inquiétée.Vous voyez que Lyon ne m\u2019a pas toujours été très accueillant!.\u201d \u201cDepuis que mon mari a pris sa retraite, nous passons les mois d\u2019hiver au soleil d\u2019Antibes, sur la Côte d\u2019Azur, mais nous vivons pendant le reste de l\u2019année dans la Haute Ardèche, à La Louvesc, qui est un coin des plus pittoresques\u201d.\u2014Parlons maintenant de votre oeuvre littéraire.Cantiques de Femme était votre premier recueil de poèmes.A-t-il été suivi par d\u2019autres ?- \u2014 \u201cOui: les \u201cNouveaux Cantiques\u201d qui sont la suite des premiers ; \u201cPer Crucem\u201d qui a eu un prix de l\u2019Académie Française, \u201cAttente\u201d qui est un poème en prose\u201d.\u2014 Ecrivez-vous .des vers .classiques ?\u2014 \u201cMes vers sont surtout libres, mais parfois classiques.si l\u2019inspiration adopte ce moule\u201d.\u2014 Âvez-vous écrit d\u2019autres genres de livres ?\u2014 \u201cOui, surtout des hagiographies pour les adultes et pour les enfants.\u2014 Les enfants sont-ils votre \u201cpublic\u201d préféré ?\u2014 Tous mes \u201cpublics\u201d me sont également chers et je suis d\u2019une rigueur absolue pour les uns comme pour les autres: le style seul diffère.Mes biographies demandent beaucoup de préparation et de recherches, Il me faut faire aussi des voyages souvent longs et fatigants pour me documenter sur place, prendre des photos, ete.Mais c\u2019est un travail passionnant et combien enrichissant !\u201d \u2014 Revenons, si vous le voulez bien, à votre première oeuvre: \u201cCantiques de Femme\u201d.Vos lectrices du Québec se rappelleront l\u2019Epouse, de la Mère, de la Française et de la Chrétienne.Aujourd\u2019hui, en France comme au Québec et partout dans le monde, les valeurs traditionnelles que vous chantiez: mariage, maternité, famille, religion, Patrie, sont profondément menacées.Gardez-vous quand même confiance en l\u2019avenir ?Voyez-vous des raisons d\u2019espérer malgré tout ?\u2014 Oui, car mes raisons d'espérer sont d\u2019abord mes enfants, qui ont bien répondu à l\u2019éducation que je me suis efforcée de leur donner ; et ensuite, mes petits-enfants à qui leurs parents transmettent ce qu\u2019ils ont reçu.Je sais bien que c\u2019est une infinie minorité qui tient bon ; mais après tout, les Apôtres n\u2019étaient que douze et ils furent le levain qui fit lever toute la pâte., L\u2019oeuvre littéraire de Mme Delastre compte actuellement vingt- neuf livres, dont la plupart ont été réédités plusieurs fois.\u201cJ\u2019aurais des projets encore pour deux ou trois vies d\u2019écrivain\u201d, me confie-t-elle avant de me quitter.Quel enthousiasme chez cette femme frêle et comme elle a su faire fructifier les dons que Dieu lui a départis ! Au seuil de la vieillesse, elle est restée entièrement fidèle à l\u2019idéal qu\u2019elle exprimait dans un beau poème qui sert de préliminaire aux \u201cCantiques de Femme\u201d.Le voici, pour conclure cette entrevue : \u201cJ\u2019ai consacré ma plume au Dieu tout blanc, au Dieu des neiges.J\u2019ai consacré ma plume au Dieu brûlant, au Dieu d'amour, J\u2019ai consacré ma plume au Dieu tout simple et sans détour, au Seigneur des petits enfants\u201d.-0- -0O- ; Marie Prayal Lyon le 19 mai 1974 N.B.-La plupart des ouvrages de Mme Louise A.- Delastre sont en vente aux Editions mé le premier recueil de poémes: de Femme».« Cantiques admettait Pludifficilement jeune \u201cbourgeoise\u201d écrive et en qu\u2019une peut-être qu\u2019elle est divisée en quatre parties: les Cantiques de TEQUI, 82 rue Bonaparte, 75006 - PARIS - France.Le guide des des Artisans créateurs du Québec Par Jean-Pierre Payette Le Québec compte aujour- d\u2019hui plus de 2,000 artisans, qui atteignent annuellement une production d\u2019au moins 30 millions de dollars.C'est pourquoi, de la poterie à l\u2019icône, en passant par la ceinture fléchée, le macramé, la reliure, la lutherie, la verrerie, la porcelaine, etc, il était urgent de grouper la production artisanale québécoise en un seul guide, facile à consulter.Sectionné en neuf régions, Le Guide des artisans créateurs du Québec vous permettra de situer l\u2019artisan dans son milieu de vie: Montréal, Rive-Sud et Cantons de l\u2019Est, Trois-Riviè- res, Québec, Bas \u2018Saint-Laurent et Gaspésie, Saguenay-Lac- Saint-Jean, Côte-Nord, Nord- Ouest, Outaouais, Laurentides.Un texte, une photographie d'ambiance et une carte géographique présentent chaque région.Suivent ensuite les noms des artisans avec notes biographiques, description de leurs travaux, précisions sur leurs lieux d\u2019exposition et de vente.Tout cela accompagné de plus de huit cents photographies.Le guide des artisans créateurs du Québec, outil indispensable à qui veut connaître la production québécoise, est en vente partout au prix de $6.95 l'exemplaire.Procession de la Fête Dieu comme autrefois La grande procession de la Fête Dieu aura lieu dimanche le 16 juin prochain à 9.30 hres a.m.dans les rues de Sainte- Thècle.Il y aura en tout trois reposoirs qui seront érigés dans le village d'en bas soit chez Alphée St-Amand, chez Albert Lachance, et chez Mme Napoléon Magnan.La Commission du Centenaire de Sainte-Thècle dont le président est Jean-René Marchand invite toute la population à participer à la grande procession de la Fête Dieu en décorant leur maison de ban- derolles et de drapeaux.Plusieurs groupes de citoyens se .sont unis pour réaliser dies arches, à l\u2019endroit des reposoirs, et diverses décorations distinctives.Beaucoup de familles ont déjà débuté la fabrication de fleurs artificielles pour jeter au pied du Saint-Sacfement, après le passage des bannières, des drapeaux, etc.La cérémonie débutera par une messe, suivie de la procession comme autrefois.Jadis, la procession de la Fête Dieu se faisait annuellement en juin, dans les rues de Sainte-Thècle.était célébré avec éclat, et c'est pour cette raison que la Commission du Centenaire a inclus cette activité dans le programme de juin.Gaétan Veillette.\u201c peler qu\u2019un chien, -90 degrés à L'événement NE LAISSEZ PAS ROTIR VOTRE CHIEN Avec l\u2018approche des chaleurs, on doit se rop- laissé dans une automobile, stationnée, peut souffrir énormément même si les fenêtres sont partiellement ouvertes, nous dit le Col.Réal Comtois, Directeur général de la S.P.A.Des expériences ont démontré que la température à l\u2019intérieur d'une automobile stationnée à l\u2018ombre avec les fenêtres partiellement ouvertes et par une journée, de 75 degrés, peut atteindre 98 degrés dans l\u2019espace de, deux heures.Deux heures plus tard si la voiture se trouve en plein soleil, la température peut atteindre 130 degrés même s\u2019il ne fait que à l'extérieur.Des chiens ont déjà suffoqué à l\u2019intérieur de voitures stationnées durant les chaleurs, voyez-y ! / Vendredi, le 7 et 14 juin 1974 LE BIEN PUBLIC Page 3 LECEBECELE pour le bien EBGECECLELELELCLELEEE BEBGELEGELE LE DÉBUT DE LA JUSTICE A TR.Nous empruntons à un prospectus publié bar Perspbective-Jeunesse les notes suivantes sur les débuts de la justice à Trois-Rivières.Bref historique du Palais de Justice Au début du régime anglais, l\u2019administration de la justice se contentait d\u2019une pièce séparée de l\u2019église anglicane St-James (rue des Ursulines) par une simple cloison de planches.Devant une telle situation, le gouvernement se laisse attendrir et en 1817 signe un \u201cacte pour ériger une salle d\u2019audience avec des dépendances convenables\u201d, Trois Commissaires sont nommés, les ouvriers aussi et en 1818, le corps central du bâtiment s\u2019élève.1821 voit le Palais de Justice ouvrir ses portes.En 1822, un conflit éclate entre un Commissaire et le maître-maçon.Mais tout revient rapidement dans l\u2019ordre.La justice suit son cours.La prison de Trois-Rivières 1646\u2014premier duel de notre histoire.ble fut mis dans une fosse.Le fort servit également de lieu de détention.1682\u2014un meurtrier purge sa sentence dans une maison privée.1705\u2014achat de la maison de J.-B.Pottier, sur la rue Notre-Dame, pour servir de prison.1752\u2014inspection de la prison par un ingénieur du roi et avertissements pour la réparation.1760\u2014la prison s\u2019installe dans une partie de l'église des Récollets.1795\u2014l\u2019église est donnée aux Anglicans et le couvent devient prison.1811\u2014la salle devenue trop petite et tombant en ruines, le roi Georges III autorise un \u2018\u2018acte pour l\u2019élection d\u2019une prison commune avec ses dépendances\u201d.1816\u2014achat d\u2019un terrain et début des travaux selon les plans du premier architecte cana- dien-français, François Baillargé.1818\u2014érection de l\u2019actuelle prison.Le coupa- Les archives du Palais de Justice Un des plus vieux dépôts d\u2019archives de la Province de Québec repose dans les voûtes du Palais de Justice de Trois-Rivières.Les greffes de 192 notaires, Sévérin Ameau (1651) en tête, y sont conservés de même que les archives judiciaires (depuis 1795) et les registres civils (depuis 1654) dans 4 salles: \u2014 salle des archives judiciaires \u2014 salle des registres civils \u2014 2 salles de greffes.contenu : \u2014 originaux des registres d\u2019état civil depuis 1654 des 150 paroisses de la région depuis leur fondation.\u2014 actes de tutelles et de curatelles.\u2014 testaments olographes.\u2014 procès - verbaux des arpenteurs et des grands voyers.\u2014 registres de la prison locale.\u2014 registres des insinuations.\u2014 environ 500 plans et cartes géographiques de tous âges.public.::co0c000: EBGELGELELELUELELELLUEE Un bien mauvais côté de notre Centre Culturel Le panorama se dévoile magnifique: comment ne pas frémir de fierté devant une ville, une région en pleine évolution, avec son fleuve, ses lointaines rivières, sa rive-sud campagnarde et ses belles cheminées distributrices d\u2019une charmante fumée noire planant à qui mieux-mieux sous les yeux ravis d\u2019une population désireuse de voir ses poumons congestionnés ?Mais tout près de nous, existent aussi de bien belles choses: le parc Champlain avec ses édifices encore neufs: bientôt d\u2019ailleurs, ce parc sera agrandi permettant ainsi aux déambulants et aux autres qui se démontrent beaucoup plus statiques pour ne pas dire « figés» de se prévaloir des arbres et quelques fois du soleil, Oui, c\u2019est vraiment beau ; tellement qu'hier, nous sommes descendus dans la rue afin de voir de plus près les charmes de notre centre-ville.À part des flâneurs qui, incidemment, se retrouvent année après année, rien de bien extraordinaire sinon une clinique de sang au Centre Culturel qui regroupait nombre de donneurs et de travailleurs bénévoles.Nous avons pénétré dans ces hauts lieux qu\u2019est le Centre Culturel afin d\u2019examiner d\u2019un autre angle cette magnifique nature.Quelle ne fut pas notre déception de ne pouvoir qu\u2019entrevoir l\u2019objet de notre convoitise! Pourquoi?les vitres, messieurs dames, étaient tellement sales que nous nous devions de passer le doigt sur cette surface transparente; simple vérification anodine.Dégeulasse! de la pousiére noire s'y était collée! Nous avons rapidement modifié l\u2019objectif de notre randonnée pour nous limiter à l\u2019enceinte où nous nous trouvions.Des papiers cependant rarissimes peuplaient le sol du Centre.Des colonnes meurtries par des brise-fer, et plus, des papiers collants, des dessins pleins !es vitres, des tapis très abimés par les cigarettes, de la gomme un peu partout.Nous nous sommes alors dirigés vers l\u2019hôtel de ville.En résumé, beaucoup plus propre malgré que là aussi, si elles avaient pu parler, les fenêtres auraient quémandé un bon nettoyage! Comment peut-on accepter une telle situation?Ne clamons surtout pas le manque d'argent! Il nous semble que culture et propreté peuvent très bien se côtoyer!\u2026 Encore au tout début de la saison touristique, faisons-nous une fierté d\u2019enjô- liver notre entourage!.\u2019 Si le Centre Culturel a déjà remporté un premier prix pour sa belle apparence extérieure.il s\u2019en mériterait un autre pour l\u2019intérieur peu louable.Gilles Hébert Un philosophe On a évoqué ces jours derniers le souvenir de Will Rogers cet humoriste doublé d'un philosophe qui était durant les années \u201820 une étoile du spectacle américain.Ses bons mots sont restés légendaires.Il disait notamment de lui-même que les bons mots qu'il faisait n'avaient qu'une portée bien res- trente et apparemment sans conséquence, mais que les farces des politiciens sont beaucoup plus dangereuses car elles menacent toujours de devenir des lois.Voila une réflexion que n'aurait pas reniée Sacha Guitry ou Alphonse Allais, ou Tristan Bernard à leur meilleur.Les idéologies et l'économie Depuis quelques années, notre monde occidental ne parle plus comme il le faisait dans les années 30 et 40 du danger de l'envahissement du communisme.C'est que désormais toute la politique est axée sur l'économie, les grands impératifs du commerce international pour lequel il n'y a pas de frontières idéologiques.On parle encore de principes, d'idées, de valeurs nationales, mais au fond \u2018on parle plus de problèmes financiers, de tarifs, de salaires à augmenter pour contrer l'inflation, d'énergie à trouver, de syndicats et de grèves, de nationalisation ou semi-nationali- sation des industries, de produit national brut, d'expansion, de production & accroi- tre, d'emploi en somme de put matérialisme.Par nécessité, nos gouvernements augmentent le réseau de contrôles, de restrictions, de plans économiques, d'ingérences d'orgdnismes étatiques qui s'apparentent de plus en plus à l'idéal socialiste.Certes on prône encore le vieux vocabulaire où passent des mots comme.libéralisme, démocratie, mais ces mots correspondent-ils encore aux faits ?Beaucoup craignent que, dans les pays de l'Ouest, quelques légers changements de structures suffiraient à établir un régime socialiste du type marxiste.D'autre part, phénomène étrange mais qui a les mêmes causes, le monde communiste qui garde lui aussi son vieux vocabulaire agit comme les pays dits capitalistes et doit faire des concessions au commerce, au libre échange commercial pour survivre.Les deux extrêmes tendent à se rejoindre pour satisfaire au primo vivere, la philosophie venant en deuxième lieu.Maurice Huot Page 4 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 7 et 14 juin 1974 Un hopital de mission En 1639, la Nouvelle-France comptait à peine trois cents colons, établis à Québec, à Beauport, à la côté de Beaupré et a Trois- Rivières!.Disséminée dans la forêt canadienne, cette maigre population, pas même comparable en nombre aux bandes indiennes qui l\u2019entouraient, tirait sa subsistance de la culture de la terre et de la traite des fourrures.Il y avait six ou sept ans seulement que les Français étaient de retour à Québec, après l'occupation anglaise; on manquait encore du nécessaire et, certainement, personne n\u2019eût pensé à réclamer un hôpital pour les Blancs \u2014 qu\u2019on eût été du reste bien incapable de soutenir.N\u2019avait-on pas des chirurgiens?qui soignaient les malades a peu de frais et a la satisfaction générale ?Pourtant, les Annales de l\u2019Hô- tel-Dieu de Québec affirment qu\u2019« Il y avoit [en 1639] plusieurs années que l\u2019on souhaitoit un hôpital en Canada »3, Pieuse exagération de la soeur Juchereau de Saint-Ignace, soucieuse de justifier une fondation prématurée ?Non pas, puisque, dès 1634, le jésuite Paul Le Jeune avait en effet souhaité un tel établissement: «s\u2019il y avoit icy un Hospital, il y auroit tous les malades du pays, & tous les vieillards » 4 \u2014 mais c\u2019est d'un «Hospital de Sauvages»5S .qu\u2019il rêvait.Cette précision, qui n\u2019a rien de jésuitique, nous met tous d\u2019accord, le père, l\u2019annaliste et moi, et justifie du même coup le titre que j'ai donné à cette article.x #% # La région de Québec était habitée par les Montagnais; un peu au-delà, vers l\u2019Ouest, s\u2019étendait le territoire des Algonquins.Ces Indiens parlaient sensiblement la méme langue et vivaient uniquement de la chasse, de la péche et de la cueillette des fruits sauvages.A chaque hiver, ils se dispersaient dans la forét, par familles de dix a douze personnes, a la poursuite du gibier \u2014 et de l\u2019orignal en particulier.Le soir, ils dressaient les tentes d\u2019écorce et, au petit matin, se remettaient en marche \u2014 chaque jour, interminablement.Au printemps, tirant derrière eux leurs grandes trai- nes, ils se regroupaient a Québec pour troquer leurs fourrures contre des marchandises françaises.Les hautes neiges revenues et les vivres épuisés, ils s\u2019enfonçaient de nouveau dans les bois, raquettes aux pieds, comme l'avaient toujours fait, avant eux, leurs ancêtres.La vie de ces nomades tenait essentiellement, au cours de leurs grandes chasses, à la mobilité de chaque groupe, comme aussi à une rigoureuse répartition des tâches entre les individus qui le composaient.Qu\u2019un accident les arrêtât quelques jours, et c'\u2019était la catastrophe ; de même, toute charge et tout être inutile mettaient en péril l'existence de la bande.Malades, impotents, vieillards, s\u2019ils devaient ralentir la troupe, étaient abandonnés à leur sort ou, par une sorte de compassion barbare, tués d\u2019un coup de hache® La mort des faibles était la condition indispensable de la survie des forts.On comprend maintenant l\u2019impatience du père Le Jeune de voir se fonder un hôpital où ces vieillards et ces malades, accueillis, soignés et entretenus, seraient dans le même temps instruits des vérités de la religion.L\u2019annaliste de l\u2019Hôtel-Dieu tenait à peu près le même langage, en écrivant que l'institution était destinée moins aux Français qu\u2019aux Indiens, « sujets à de grande maladies, et qui n'avoient aucun moyen d\u2019addoucir la misere ont ils étoient accablez surtout dans leur extreme vieillesse » 7, L'appel lancé en 1635 par le père Le Jeune, en faveur de -cette fondation 8, fut entendu par la riche Mme de Combalet, nièce de Richelieu et future duchesse d\u2019Aiguillon, qui, à son tour, la conçut comme une entreprise missionnaire vouée à la conversion et au salut des Indiens®, Elle désirait vivement que l\u2019hôpital, doté par elle et dédié au Précieux Sang du Fils de Dieu, «répandu pour faire miséricorde a tous les hommes », s\u2019installât au coeur de la réduction de Sillery 19, créée en 1637.On lui persuada de l\u2019établir à Québec \u2014 ce qui n\u2019empêcha pas les premières hospitalières de considérer le salut éternel des Indiens comme le seul « bien » pour lequel elles venaient «en ce nouveau monde » 11, x Xx * A leur arrivée a Québec, le ler août 1639, les trois hospitalières, sous la conduite de la mère Marie Guenet de Saint-Ignace, se virent offrir pour logement la propre maison des Cent-Associés, terminée depuis peu et située en face du fort Saint-Louis.Elles s\u2019y installèrent, en attendant l\u2019achèvement du bâtiment qu\u2019on construisait pour elles sur l'emplacement de l\u2019Hôtel- Dieu actuel, au coteau Sainte-Gene- viève.Mais, ayant examiné ces lieux escarpés et visité le chantier, elles décidèrent de renoncer à cette résidence, mal conçue pour les fins auxquelles on la destinait et surtout très difficile à approvisionner en eau, Les travaux furent interrompus, pendant que, chez les Cent Associés, elles recevaient leurs premiers patients indiens, tout en se mettant à l'étude de Algonquin sous la direction du père Le Jeune.A l\u2019automne, elles furent débordées : une épidémie de petite vérole ayant éclaté parmi les indigènes, elles durent, devant l\u2019affluence des malades, aménager dans la cour de leur maison des cabanes à la mode algonquine.L\u2019épidémie ne céda qu\u2019à la fin de février, après qu\u2019elles-mêmes eurent été contraintes de s'\u2019aliter.«La consolation que nous eûmes parmy tant de miseres et de travaux, écrit l\u2019annaliste, « c\u2019est que dans la quantité de Sauvages que nous assistâmes, il n\u2019en mourut aucun sans baptême » 12, Institution essentiellement missionnaire, l\u2019Hôtel-Dieu de Québec qu'on appelait encore Uhospital \u2014 allait se rapprocher de sa clientèle indigène.Les Indiens, au cours de ce premier hiver, avaient représenté aux religieuses que l'hôpital, situé à une lieue et demie de Sillery, était difficile d'accès, tant en été parce qu\u2019il était éloigné de la rive, qu\u2019en hiver à cause de l\u2019âpreté des chemins, si bien qu\u2019on attendait, pour les transporter sur le promontoire de Québec, que les malades fussent à l\u2019extrémité, et que beaucoup mouraient avant d\u2019y arriver.Conformément au désir des Indiens et au voeu le plus cher de la duchesse d\u2019Aiguillon, qui venait de doubler, pour ce sujet, le montant de la fondation, portée à quelque 40,000 livres, les Hospitalières décidèrent de s\u2019établir a Sillery.L\u2019incendie de la résidence des Jésuites et de l\u2019église paroissiale de Québec, survenu le 14 juin 1640, en forçant les religieux à occuper une partie de l'hôpital, vint précipiter les préparatifs du déménagement.Le 9 juin, on avait posé la première pierre du bâtiment de Sillery; à la fin d'août, les religieuses s'installèrent dans la maison de M.de Puiseaux, à St-Michel, pendant la construction de leur résidence, dans laquelle elles emménagèrent \u2014 bien qu\u2019elle fût «fort peu avancée » \u2014 le ler décembre 1640, 13 Au printemps de 1641, la menace iroquoise commença à planer sur la bourgade de Sillery.Les Indiens, Montagnais et Algonquins, vinrent alors « placer leurs cabanes tout proche de nôtre maison, qui leur sembloit pius forte que celle des Peres Jesuites, écrit l'annaliste; aussy est-elle plus grande et toute de pierre»!4 A l\u2019intention de ces réfugiés, les Hospitalières firent élever un grand enclos de pieux, mais à l\u2019intérieur de la clôture conventuelle, de façon à pouvoir les assister commodément, les nourrissant et les entretenant chaque fois que cela était nécessaire 15, gardant et soignant, pendant les grandes chasses d\u2019hiver, les infirmes, les vieillards et les enfants, et enseignant les petites Indiennes trop éloignées de Québec pour fréquenter le couvent des Ursulines !\u201d, Elles convertirent un bon nombre de ces païens de tous âges!®.Les Français, toujours bienvenus à l\u2019hôpital, n\u2019y allaient guère pour s\u2019y faire soigner !\u2019: cependant, le 21 novembre 1641, les religieuses commencèrent à recevoir des pensionnaires blanches, les premières étant « les deux petites filles de Mr [Robert] Giffard qui étoit fort de nos amis et [i.e.de méme que] Madame son épouse.»2 Le soin des pensionnaires venait alourdir la tâche de ces héroïques religieuses \u2014 elles étaient quatre alors \u2014 qui, en 1642 seulement, avaient «assisté [.] jusqu\u2019à 300 » Indiens « malades et infirmes » 21, Cependant, l\u2019ombre terrifiante des Iroquois s\u2019allongeait de plus en plus sur Sillery: déjà ces cruels s\u2019étaient manifestés à Cap-Rouge 2, une lieue au-dessus de la rédaction.Le gouverneur, les Jésuites et les notables, tremblant pour la vie des Hospitalières, tinrent conseil et décidèrent de les ramener à Québec 2° où, dès 1643, on avait repris les travaux sur le chantier abandonné en 1639, avec l\u2019intention d\u2019y transporter l'hôpital indien «s\u2019il surv[enait] quelque accident », ou d\u2019y ouvrir un hôpital séparé pour les Blancs, si ces derniers «se mul- tipli[aient] davantage » 2.Les religieuses refusèrent de s'éloigner des Indiens, quel que pût être le danger; le gouverneur leur céda, mais plaça à l'hôpital une garnison de six hommes 25, Les buissons de Sillery cachaient maintenant des têtes hideuses, peintes aux couleurs de la guerre et attentives aux moindres mouvements des éventuelles victimes.Pris de panique, Montagnais et Algonquins décampèrent en hâte, les uns pour se mettre sous la protection du fort de Québec, les autres pour se perdre dans la profondeur des forêts.Abandonnées, les religieuses quittèrent leur hôpital le 29 mai 164428 pour s\u2019aller loger à Québec, dans la masure qu\u2019avaient habitée les Ursulines en 1639-1640 27; puis, au cours de l\u2019été, elles emménagèrent dans le bâtiment inachevé du coteau Sainte-Geneviève, où elles sont encore, De nouveau, les Indiens vinrent cabaner dans leur cour, à l\u2019intérieur d'un enclos de pieux, comme à Sillery2, L'action missionnaire des Hospitaliéres se poursuivait.* * * Pendant longtemps, en effet, elles devaient justifier les espoirs du père Le Jeune, qui, vers 1635, voyait en elles les auxiliaires indispensables des missionnaires jésuite.En 1647 \u2014 il y avait huit ans que l'hôpital était fondé \u2014, le père Jérôme Lalemant n'\u2019écrivait-il pas qu\u2019aucun Indien encore n\u2019y était mort sans baptême % ?Après les Montagnais et les Algonquins, dont il s\u2019agissait alors, vint le tour des Hurons réfugiés à Québec et, à l\u2019occasion, des Iroquois de passage.Tous étaient accueillis avec la même charité, le même dévouement, le même zèle apostolique.La colonie évoluait cependant, et, avec elle, l\u2019Hôtel-Dieu: les Indiens s\u2019éloignèrent graduellement, et la population française augmenta.D'«Hospital de Sauvage», l\u2019institut prit figure d\u2019« Hospital de Français», tout en continuant de rendre des services éminents \u2014 de même que l'Hôpital Général de Québec, auquel elle donna naissance en 1692.André Vachon 1.Voir, dans Dict.généal, I: 617, la carte de Jean Bourdon, de 1641.2.« A cette époque, il existait une différence cssentielle entre la médecine et la chirurgie: la formation du chirurgien était beaucoup plus sommaire que celle du médecin» Guy Frégault, Civilisation de la Not- velle-France (Montréal, 1944): 221.3.Dom Albert Jamet, édit, Les Annales de l\u2019Hôtel-Dieu de Québec, 1636-1716 (Québec, 1939): 7.4, JR, VI: 144, 5.JR, XXIV: 158.G6.JR, V: 102, 140-142, XX: 238, XXIII: 314-316, XXV: 120-122; Jamet, édit, op.cit, Ts, 25.7.Ibid, 7.8.JR, VII: 256-260.9.Jamet, édit, op.cit, XX, 10.Ibid, XX, 9, 26; JR, XX: 232.11.JR, XXIV: 158; Jamet, édit, op.cit, 12.12.Jamet, édit, op.cit, 24 et passim.14, Jamet, édit, op.cit, 33.15.Loc.cit.; JR, XX: 240, XXIV: 194.16.JR, XXIII: 314-316.17.Ibid, 310-312, XXV: 220.18.Jamet, édit, op.cit, 33.19, JR, XX: 238, XXIII: 68.20.Jamet, édit, op.cit, 35.21.Ibid, 41.22.Ibid, 47s.23.Ibid, 48; JR, XXV: 19s.24.JR, XXIV: 148.25.Jamet, édit.op.cit, 48.26.Ibid, 49.JR, XXV: 102.27.Jamet, édit., op.cit.49s, 28.Ibid, 50-52, 20.Ibid., 53.30.JR, XXXI: 158-160, Vendredi, le 7 et 14 juin 1974 CIl Le cinéma moderne un cloaque Le cinéma contemporain mérite les critiques les plus sévères.Hormis quelques rares films on n'a produit depuis une dizaine d'années rien de remarquable.Les studios de cinéma produisent de plus en plus pour le petit écran des films de série et des commerciaux.Les films pornographiques pour les salles se sont multipliés.On a déjà dit que ce type de films dégradants ne durerait qu'un court temps, que les gens s'en dégoûterait rapidement.Or ce n'est pas le cas.Ces films qui font appel aux plus bas instincts étant malheureusement rentables, de nombreuses maisons de production s'y livrent et en saturent les marchés.Certains de ces films visent même une clientèle instruite et sophistiquée mais ils demeurent quand même des films de voyeurs sans intrigue valable ou les séquences les plus crues ne sont souvent là que pour épicer le produit.La plupart de ces films ne sont que de vulgaires bandes ou on ne prend même pas soin de raconter une histoire et d'y établir un dialogue cohérent selon un scénario qui se tienne.Ce n'est qu'une suite d'images ou le sexe est ravalé, méprise, sous prétexe d'exaltation.La poésie, la tendresse sont disparues de l'écran pour faire place à un sordide marché de stupre et de chair.On ose dire pour défendre pareil cloaque que le cinéma suit simplement l'évolution des moeurs.Peut-être, mais il ne s'intéresse guère aux idées.Et si par le film on veut refléter notre époque, comme dans un miroir, c'est donc que l'on vit & une triste époquel Triste époque en effet ou les films sont basés sur le sen- sationalisme, la flatterie des passions les plus viles et non pas sur une oeuvre littéraire cohérente et forte.D'audace en audace, le cinéma finira par se tuer lui- même s\u2019il continue à s'enliser dans les pires excès de l'image sans le secours de l'imagi- e LE BIEN PUBLIC nation, de l'esprit, et de I'idéal.Ce terre-à-terre ne saurait durer sinon ne parlons plus de septième art.Industrie du livre On parle beaucoup du marché du livre au Québec.On cherche les forts tirages du moins quand on est éditeur.C'est une ambition légitime pour tous ceux qui s'occupent de la partie payante de la production d'un livre.On ne saurait chicaner sans rire ceux qui veulent faire de l'argent dans l'industrie du livre pourvu qu'ils ne moussent pas des idioties affublées du titre très général de littérature.Inutile non plus de jouer à l'hypocrite quand on est auteur.L'auteur de tout livre vise à le vendre et non à le voir s'empoussiérer sur les tablettes.La gloire c'est bien beau, mais la gloire et l'argent c'est bien beau aussi et rares sont les auteurs qui ne voudraient pas avoir simultanément les deux.Il est entendu que certains auteurs ne pratiquent la littérature que comme violon d'Ingres et qu'étant bien nanti par ailleurs, ils ne cherchent dans l'art d'écrire qu'une saine évasion espérant que leurs oeuvres parviendront au moins à leur cercle plus ou moins étendu de leurs connaissances.Il reste que les meilleures réputations littéraires ont été accomplies à l'intérieur de modestes tirages qui ont pu s'étendre longtemps après l'édition originale grâce à l'abaissement du prix de revient.Le rôle du critique dans la diffusion des oeuvres littéraires a son importance, surtout quand, comme en France, et de plus en plus au Canada, les critiques ont de la réputation.Peu importe si un critique descend une oeuvre ou la monte aux nues, quant aux tirages.Les deux genres de critique peuvent valoir à une oeuvre l'affection populaire la plus large.On lit énormément au Québec pour ne mentionner que ce coin du monde.On lit surtout des magazines et journaux, mais on lit aussi ou du moins on prend connaissance d'une foule de livres et parmi ces derniers, on lit beaucoup les livres dits utilitaires des livres qui renseignent sur une technique précise, une façon de faire les choses.On publie nombre de livres de recettes de cuisine, de santé ou de bonheur.On lit aussi des romans quand leur réputation est établie et qu'ils ont été exploités au cinéma, ou au théâtre selon de plus ou moins savantes adaptations.On peut dire que la chose écrite s'est valorisée du moins quantitativement en ces dernières années.Le marché du livre existe et sa prospérité dépend d'une foule de facteurs dont le marketing est peut-être le plus grand.Il y a aussi la mode, la vogue, au gré desquelles les écrivains sont ballottés.Il est intéressant de noter qu'au Québec on commence à avoir des classiques.Plusieurs rééditions d'auteurs anciens notamment dans la collection du Nénuphar de Fides en témoignent.Un retour Dans une récente livraison de la revue l'Eglise de Montréal, Vincent Prince à l'approche de la Fête-Dieu fait remarquer avec raison que depuis un certain éloignement de la chose religieuse les manifestations de culte public comme les processions sont tombées en désuétude.Prince se demande pourquoi cette lacune quand dans les domaines profanes tant de gens savent si-bien manifester, s'unir pour sortir dans la rue afin de proclamer leurs revendications syndicales ou au- tes C'est un fait que dans nos paroisses ou communautés chrétiennes, on devrait avoir le même courage que les manifestants du syndicalisme ou de partis politiques pour proclamer à titre de croyants catholiques notre foi en Dieu ou en Marie par des démonstrations publiques sur la rue au lieu de s'en tenir à l'intérieur des églises comme des peu- Page 5 \u2014 es MOLUS.ri reux.Des processions religieuses comme celle de la Fête- Dieu comportent certes des risques à notre époque, mais il faut savoir prendre des risques, au moins le risque de démontrer que les Catholiques ne rougissent pas de leur foi.Il y a de plus une leçon a donner aux incroyants, aux indifférents par des manifestations publiques comme les processions dans la rue.En toute simplicité et sans orgueil il faut savoir & certains temps forts de notre vie religieuse savoir affirmer publiquement ce que nous sommes et de quel côté le coeur se trouve.On respecte le plus souvent celui qui sans vouloir s'imposer outre mesure et de façon intempestive a le courage de ses convictions.Femme libre Toute cette propagande, ce battage qui est fait au sujet de la libération de la femme n'est qu'un moyen de saper la base de la société, la famille.C'est au fond au nom de cette fausseté sociale qui s'appelle vivre sa vie n\u2018importe comment qu'une absurdité se répand.La femme normale, pas plus que l'homme ne sont libres de vivre à leur guise et selon leurs fantaisies, car l'état normal de la femme et de l'homme c'est le mariage et l'éducation des enfants qui en naissent.Cela oblige à des responsabilités qui limitent certainement la vie individuelle et égoiste.La vie de plaisir, de patachon, démontrée comme normale par les partisans de l'après-moi le déluge est évidemment une fausseté.Aucune société ne pourrait résister si chacun agissait à sa guise comme trop de gens égarés par de fausses doctrines qui circulent et ont tendance à le croire.Se réaliser soi-même au détriment des autres c'est se détruire et détruire les autres.Les femmes équilibrées se méfient heureusement de ces libérateurs de tout poil en pantalons ou en jupons qui leur promettent mer et monde par voie du divorce, de l'avortement, du libertinage.En somme, les femmes équilibrées se méfient des nouveaux esclavages qu'on leur offre sous le nom de liberté. Page 6 Liturgie et créativité C\u2019est au nom du renouveau, ou tout simplement du nouveau, que des néo-modernistes bousculent la liturgie, comme si une nouveauté était toujours un progrès.« On y peut créer des formes nouvelles, mais l'important demeure la qualité, non la nouveauté.De plus, comme rien ne vieillit plus que l\u2019actuel, les créations musicales, architecturales ou littéraires se démodent rapidement.Les éditeurs ne peuvent suivre les changements: à l\u2019ancien missel se substituent des feuilles polycopiées, images de la fugacité des modes.» (Id.) Beaucoup semblent ne pas comprendre que le renouveau en liturgie, comme dans toute la vie de l'Eglise, consiste bien plus dans un état d\u2019âme rénové, que dans des attitudes extérieures sans cesse en mutation.Le Pape revient fréquemment sur ce point.Mais est-on à l\u2019écoute du Pape ?.Il est vrai qu\u2019il est plus facile de changer des formules que de changer son état d\u2019âme.L'anarchie qui règne actuellement sur le plan liturgique, dans nos milieux québécois, fait songer qu\u2019on s\u2019achemine vers un néo-gallicanisme liturgique, que la France d\u2019après la Révolution a connu.Les documents du Magistère se multiplient; le Pape parle très nettement; il revient à la charge souvent; de leur côté, les Congrégations Romaines apportent des directives.Mais un peu partout des prêtres, et à leur suite des laïcs, se conduisent en maîtres de la Liturgie chez nous.Les responsables d\u2019un tel état de chose connaissent- ils assez l\u2019histoire de la Liturgie, par exemple en France, aux XVIIe et XVIIIe siècles ?Savent-ils qu\u2019un jour, au début du siècle dernier (1835), un moine bénédictin, géant de science et de vertu, le célèbre Dom Guéranger, soutint une lutte acharnée durant quarante ans, pour rétablir en France la Liturgie Romaine, dans sa pureté et son authenticité ?Dans une récente conférence sur le Vénérable Libermann, donnée à Rome, Mgr Jacques Martin, Préfet de la Maison Pontificale, résumait l\u2019oeuvre liturgique de Dom Guéranger en ces quelques mots: « Dom Guéranger non seulement fonde, à travers mille difficultés et contradictions, la Congrégation bénédictine de France à Solesmes, mais il mène le combat qui conduira à la débâcle des liturgies particulières, plus ou moins teintées de gallicanisme, et au triomphe du rite romain, bientôt adopté par tous les diocèses de France.» (Oss.R., 1-3-74).Pourquoi faudrait-il chez nous déchoir pour ensuite être relevé par un Dom Guéranger canadien ?.Les innovateurs de tout acabit, ou créateurs, ont eu leurs devanciers.Déjà au IVe siècle, le Pape saint Innocent ler se plaignait « de prêtres qui ne voulaient pas garder les institutions ecclésiastiques telles que réglées par la tradition des Saints Apôtres ».Au XVe siècle «la manie des changements liturgiques commença de poindre dans nos contrées », écrit Dom Guéranger.Il ajoute que «le malaise déjà produit par la fièvre liturgique du XVIIIe siècle, se déclara d\u2019une manière si alarmante que l\u2019on vit jusqu\u2019à six ou sept bréviaires et missels se disputer les églises d\u2019un même diocèse ».Ainsi les bouleversements se multipliaient.Le peuple, un peu comme aujourd\u2019hui, était tiraillé et mécontent.« Voilà, écrit encore Dom Guéranger, que tout d\u2019un coup, ce peuple ne retrouve plus rien de ce qu\u2019il aimait, de ce que sa mémoire, son imagination lui rappelait avec tant de bonheur.Tout est renouvelé autour de lui; mais son coeur et son âme ne se renouvellent pas comme les livres du lutrin; le sentiment s\u2019éteint; il ne se transforme pas à volonté ».(Institutions liturgiques, v.III, p.445, 476, 487, 489).Chez nous, inconsciemment ou non, on semble vouloir renouveler ce malheureux phénomène.Il s\u2019agit de maintenir la Liturgie Romaine, et non d'instaurer une liturgie canadienne au nom de la créativité! Dans ce but il serait bon de retenir, et même d\u2019étudier sérieusement trois propositions, énoncées par Dom Guéranger, et prouvées abondamment en 32 pages, propositions qui conservent toute leur actualité en notre temps.1) L\u2019immutabilité et l\u2019inviolabilité de la Liturgie importent au maintien du dépôt de la foi.S\u2019insére sur cette proposition l\u2019axiome théologique qui vient du Pape s.Célestin (Ve s.): Legem credendi statuat lex supplicandi: la régle de croire découle de la règle de prier.Quand nous prions avec l'Eglise, nous croyons aussi ce que l\u2019Eglise nous enseigne.L\u2019Eucharistie est au coeur même de la Liturgie, nous l'avons vu plus haut.Notre foi en l\u2019Eucharistie LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 7 et 14 juin 1974 Motos.brèves \u2014 Hermès, dieu de la Ruse et des Voleurs, est, chez les Grecs, inventif et ingénieux.Auteur de l'alphabet, la musique, l\u2019astronomie, les poids et les mesures, il protège en outre les voyageurs des mauvaises rencontres.\u20140-\u2014 \u2014 Les premiers sdocuments iconographiques = représentant le Chow-Chow tel que nous le voyons aujourd\u2019hui remontent à plus de mille ans av.Jésus-Christ.\u2014 oO \u2014 \u2014On fête, ce mois-ci, le 150e anniversaire de la première audition, à Vienne, de la 9e symphonie de Beethoven.Il avait fallu huit ans au compositeur pour l'écrire, Les premiéres esquisses date de 1816, les trois premiers mouvements de 1823.1I n\u2019a- chévera cette oeuvre qu\u2019au printemps de 1824, avec 1\u201d\u201cOde a la joie.\u201d LA GRANDE ENCYCLOPEDIE LAROUSSE.Article \u2018Beethoven\u2019.\u2014 [e) \u2014 \u2014 C'est en allant au secours de son ancien compagnon, l'aviateur italien Nobile, égaré sur la banquise, avec le dirigeable l\u2019Italia, que l\u2019explorateur norvégien Roald Amundsen disparut dans l\u2019océan Arctique avec le pilote français René Cyprien Guilbaud, en 1928.\u2014 Le mot conifère est issu du latin de \u201cconus\u201d, cone, et \u201cferre\u201d, porter).On considère les conifères comme des arbres toujours verts la plupart ayant un feuillage persistant, mais certains d\u2019entre eux, les mélèzes, par exemple, \\perdent leurs feuilles en automne.\u2014 Des 92 éléments chimiques naturels présents dans la lithosphère terrestre, 8 seulement composent 98 pour 100 des roches.Ce sont l'oxygène (le plus abondant), le silicium, l\u2019aluminium, le fer, le calcium, le potassium, le sodium, et le mognésium.\u2014 0 \u2014 \u2014 L'éruption du Vésuve eut lieu en l\u2019an 79, ensevelissant Pompéi sous une couche de cendres qui laissa la ville intacte On a pu obtenir le moulage du cadavre d'un chion étouffé et brulé pendant la catastrophe, en coulant du plâtre dans la cavité laissée par le corps de l\u2019animal dont il ne restait rien.\u2014 Les Îles des Indes orientales sunt peuplées par un ma- jetueux Crustacé terrestre appelé le Crabe des Cocotiers.Il creuse lui-même et tapisse son terrier avec de filaments de coquille de noix de coco, Il se nourrit de ces fruits, qu\u2019il ouvre avec habileté et sait faire tomber en grimpant dans les Cocotiers- tiellement par des traduit notre compréhension et notre amour de la Liturgie.Où en sommes-nous présentement ?Je crois que les remarques de Dom Oury (cité plus haut) à ce sujet sont singulièrement révélatrices: «Il ne faut pas se le dissimuler, écrit-il, la foi en l\u2019Eucharistie est en péril.Elle l\u2019est du fait de pratiques cultuelles très déficientes.Trop de prêtres ont aujourd\u2019hui tendance à traiter l\u2019Eucharistie avec désinvolture et à supprimer toutes les marques de révérence.Le mépris pour les formes liturgiques du passé et une mauvaise compréhension de la réforme liturgique ont conduit à ce résultat déplorable.N'oublions pas que notre responsabilité est engagée en toutes nos attitudes; on pourrait un jour nous demander compte de la baisse prodigieuse de l\u2019esprit de foi, voire de son abandon de la part des catholiques d\u2019hier.« Supprimer le luminaire, les génuflexions peut sembler peu de chose; mais les autres marques de respect ont tôt fait de disparaître à leur tour; parfois se manifeste un refus positif de l\u2019adoration de l\u2019Eucharistie en dehors de la Messe; n'importe quelle tenue semble bonne pour approcher de l\u2019Eucharistie.Tout cela est déplorable et désastreux de la part de prêtres qui ont été investis de la charge d\u2019éduquer la foi des fidèles et ont reçu mandat de proclamer la Parole de Dieu dans son intégrité (« Ceci est mon Corps »).Que des prêtres puissent se livrer à toutes sortes de fantaisies contraires à la Po de l'Eglise dépasse l\u2019entendement ! » (Ami CI.24- -74)., Tout cela est extrêmement grave et mérite un sérieux examen de conscience.La foi du peuple dépend de celle de ses prêtres.En réalité je ne fais ici qu\u2019effleurer le sujet.C\u2019est une invitation à la réflexion et à l\u2019étude.MGR JOSEPH-LOUIS BEAUMIER l Of n'en coûte que $3.pour © 4 abonner à notre journal.VEUILLEZ ADRESSER 0 0 0 -\u2014\u2014 \u2014 C] Paiement inclus.Paiement sur facture.C\u2019est un renouvellement.C\u2019est un abonnement-cadeau au destinataire LE LANGAGE DE L'ETRANGE : TABOU La Polynésie nous a donné le mot tabou, qui désigne un objet ou un être dont il faut se détourner à cause de son caractère sacré.Le Dictionnaire de la psychanalyse publié par Larousse précise que, selon Freud \u201cle tabou présente deux significations opposées: d\u2019un côté, celle de sacré, consacré; de l\u2019autre, cellg d\u2019inquiétant, de dangereux, d\u2019interdit, d\u2019impur.C\u2019est ainsi qu'au tabou se rattache la notion d\u2019une sorte de réserve, et le tabou se manifeste essen- i interdictions et restrictions.Notre ex- ipression terreur [sacrée rendrait souvent le sens de ta- ou\u201d.POUR VOS ASSURANCES © Automobile ® Accidents ® Responsabilité e Incendie RICHARD BERGERON Coutier en Assurance Tél.: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières PPPPRPRPRA Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage\u201d Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 dont les noms et (vos noms et adresse sil s'agit d\u2019un abonnement-cadeau) g | ° \u20ac | o 3 | LE BIEN PUBLIC POUR UN AN À adresse apparaissent ci-dessous, Men suivis de mes propres noms et Is adresse.se | 3 g ul Nom 2 8 a Sl Adresse Led 32 : Ville 223 848 « | L \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 \u2014 \u2014\u2014 \u2014 \u2014 a\u2014\u2014 eo.\u2014 St | | | | | Vendredi, le 7 et 14 juin 1974 LE BIEN PUBLIC \u2018Les frères Klimoff La famille Klimoff était bien connue à Riga, capitale de l'ancienne Lettonie.Le chef en était un médecin traditionaliste et lettré, nourri de la culture de l'ancienne Russie, mais ouvert aux influences de l\u2019AI- lemagne toute proche.Au foyer des Klimoff la grande musique germanique était à l\u2019honneur, de même que l\u2019iconographie si riche des vieux maîtres.L\u2019après-guerre hélas verrait la dispersion de cette famille exceptionnelle que sa résistance avouée à l'idéologie communiste exposait à la répression.Quatre des fils Klimoff trouve- rent alors asile en Allemagne de l\u2019Ouest et vécurent la vie problématique des réfugiés, jusqu\u2019au jour où, vers la fin des années \u201940, l\u2019aîné, Constantin, s\u2019amena en Amérique, plus précisément au Québec, à Trois-Rivières où, un soir, au Séminaire, un concert improvisé nous permit d\u2019entendre le grand interprète qu\u2019était ce musicien formé au Conservatoire de Moscou.C\u2019est à Nicolas Medtner, le compositeur russe vivant à Londres, que Constantin Klimoff dut de s\u2019installer à Trois-Ri- viéres.Il fut accueilli par l\u2019abbé Turcotte ami de Medtner.En notre ville, il donna des leçons de piano pour subsister.Et l\u2019on vit ce pianiste, que Rachmaninof visita souvent à Riga, que l\u2019étrange Scriabine connaissait, enseigner son art à nos petites écolières des Ursulines.is la vénérable institution ne devait pas garder bien longtemps un professeur de foi orthodoxe.Sur les entrefaites, deux autres membres de la famille Klimoff immigrèrent au Canada: Eugène, peintre, et Georges, antiquaire.Le premier vint rejoindre son frère Constantin à Trois-Rivières avec sa famille, et les deux ménages partagèrent, rue Laviolette, en face du Séminaire, un petit appartement orné de touchantes ico- nes et d\u2019immenses tableaux.A Noël on y décorait un arbre de Noël à la russe, avec chandelles multicolores et personnages bibliques peints sur de minuscules cartons accrochés aux ramures vertes.Quant à Georges, précédé en Canada par son gendre, un authentique prince russe devenu photographe, il installa à Québec sa boutique d\u2019antiquaire à l\u2019enseigne du Vieux-Temps, à deux pas du Château Frontenac, Il ne tarda pas à s\u2019imposer par le sérieux: de ses recherches et de ses découvertes.Après quelques années, pour avoir étudié notre passé, fouillé dans les vieux livres, parcouru les campagnes à la recherche de pièces rares, il était devenu un parfait connaisseur de notre artisanat le plus ancien.Sa boutique était fréquentée par d\u2019éminents experts et collectionneurs.Pendant ce temps, l\u2019Université Laval demandait à Constantin Klimoff de diriger son école de musique.Il y déploya sa science de la musique classique, dont une pédagogie empruntée à la plus riche tradition ne tarda pas à enrichir les élèves enthousiastes.Les musiciens canadiens les plus en vue se rendaient à Québec pour assister aux exercices publics de fin d'année.De cette école sont sortis des pianistes de concert parmi lesquels les Lepage et les Le Tourneux s\u2019imposèrent vite par leur jeu très sûr.De son côté, Eugène Klimoff ne tardait pas à se faire connaître par des expositions qui révélaient au public un art de visionnaire, très personnel, empreint de nostalgie de la vieille Russie.Ses toiles bien conçues, à l\u2019ardent coloris, offraient peu de points de comparaison avec celles de ses contemporains occidentaux.En effet, devant un tableau d\u2019Eugène Klimoff, on est en présence d\u2019un art sans âge et sans époque, au dessin ferme, d\u2019une étonnante virtuosité de lignes et de couleurs, mais de conception souvent étrange.Et c\u2019est cette affirmation d\u2019une originalité parfois déroutante qui nous attire.D'où viennent cette vision si particulière du monde et cette technique à l'aspect presque insolite qui l\u2019exprime si bien ?L\u2019artiste russe a vécu longtemps replié sur lui- même et soustrait, depuis un demi siècle, aux influences occidentales.Il ne saurait donc percevoir son univers sous le même aspect que l'artiste européen des dernières décennies.Son approche de la vérité picturale nous vaut, par contre, cet art d\u2019affirmations singulières et de contrastes qui constituent un des attraits les plus irrésistibles de l'âme slave.A une certaine époque, les trois frères Klimoff se retrouvèrent à Québec.On leur doit une franche participation à notre vie artistique et culturelle.Ils nous invitaient à progresser en formant.des élèves, en dénonçant, par leur assiduité à la tâche, leur sens de l\u2019effort, leur goût du travail, ces malheureuses tendances à l\u2019amateurisme et au dilettantisme que l\u2019histoire a déposées dans l\u2019âme de notre petit peuple.Sans jamais cesser d\u2019être Russes dans leur fibre la plus intime, Constantin, Georges et Eugène Klimoff ont de mieux en mieux accepté avec les années d\u2019être Canadiens, sinon Québécois, et de travailler à l'enrichissement de notre patrimoine national.N\u2019a-t-on pas vu Eugène Klimoff publier coup sur coup quatre albums de lithographies sur le vieux Trois-Rivières, le Québec de l\u2019ancien régime; les petits ports de la Gaspésie! Le gouvernement lui demanda par la suite de séjourner pendant plusieurs étés dans les villages \u2018de pêcheurs et d\u2019y dessiner les principaux poissons de nos eaux.Le même artiste vient d\u2019achever de nouvelles lithographies dans lesquelles il tente de retenir le charme d\u2019un passé voué à l\u2019extinction, sinon à l\u2019oubli.A l\u2019âge de la retraite, Constantin s\u2019établit à Montréal avec Eugène et son épouse.Vivant désormais de ses souvenirs, ne cessant d'interpréter pour lui- même les grands maîtres, il y mena pendant quelques années une vie méditative que venait parfois troubler une visite d\u2019ami.Il donnait encore des lecons à de rares élèves soucieux de travailler sous sa direction.De son côté, le peintre Eugène Klimoff se livrait à un labeur intense.À la longue, la nature canadienne lui avait imposé quelque peu de son rythme et d'un coloris plus âpre qui font de cette dernière époque l\u2019une des plus significatives pour ce peintre à la sensibilité aigüe.Connu pour sa connaissance de l\u2019art slave, on l\u2019invita dans les grandes villes américaines à faire des conférences sur les peintres et les musées de Russie.Dans les milieux orthodoxes les plus exclusifs, on le pria même de restaurer de vénérables icones ayant appartenu à de grands boyards exilés en Amérique.Mais l'heure de s\u2019en remettre à la terre d\u2019accueil avait sonné pour plusieurs membres de la famille Klimoff.Après son frère Georges et sa femme Xénia, c\u2019était au tour de Constantin de mourir parmi nous, sons avoir revu la Russie.Il était bien seul, sur sa couche funèbre, dans l\u2019atmosphère impersonnel d\u2019un funeral chapel de l\u2019avenue du Parc .un certain samedi après-midi.En attendant les quelques parents et intimes qui viendraient s\u2019agenouiller devant sa dépouille j'étais là avec ma famille pour lui tenir compagnie.Clément Marchand Page 7 RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale !464 Tél: 378-4831 André Saint-Arnaud, C.A.Paul René de Cotret, C.A.Avant M 1 de donner Me JW un coup de pelle, _donnez-nous un coup de fil! C\u2019est le printemps et c\u2019est le moment de réaliser tous les projets élaborés durant l'hiver: installer une piscine, poser une clôture, planter un arbre!\u2026 Avant de creuser, assurez-vous qu\u2019il n\u2019y à pas de câbles enfouis dans votre terrain.Vous pourriez priver tout le voisinage du service téléphonique; plus moyen de rejoindre rapidement la police, les pompiers, le médecin ou l'hôpital.Un simple coup de fil au service des réparations de Bell Canada évitera tout inconvénient.On vous dira s\u2019il y a des câbles enfouis là où vous voulez creuser.Ce service est gratuit.Téléphonez-nous à 4104 AVANT de creuser sinon le fil que vous couperiez pourrait être celui de votre téléphon: Bell Canada Page 8 LE BIEN PUBLIC Vendredi, le 7 et 14 juin 1974 Le Théâtre des Marquerites battra-t-il cette année tous les records d'assistance ?Le Théâtre des Margue- - rites présentera en première, mardi, le 25 juin, une comédie-vaudeville de Jean- Bernard Luc et J.-P.Conty: \u201cQuand épousez-vous ma femme ?dans une mise en scène de son directeur, Georges Carrére, Un malencontreux incident nous prive, cette, année, de la présence en scène de Georges qui pourtant, dit-on, figurera peut-être dans un rôle mineur.L'acteur Ronald France remplira le rôle qu\u2019il devait tenir dans cette pièce aux côtés.de Janine Sutto, Guy Provost, Mariette Duval, Gisèle Dufour et Claudine Chatelbliques débuteront le 25 juin pour se terminer le 31 août.Dans une déclaration à lo presse, Georges Corrère a fait mention des améliorations apportées ou Théâtre des Marguerites: isolation cu toit, élimination du bruit de la pluie, prolongement de l\u2019auvent extérieur autour de la salle, installation de ventilateurs puissants pouvant renouveler l\u2019air du Théâtre en quelques minutes, etc.Avec une pièce à succès et une distribution de premier choix, le Théâtre des Marguerites battra peut- être cette année tous les re- UN CONVENTUM GENERAL de tous les Anciens du Séminaire de Trois-Rivières aura lieu le samedi 14 septembre prochain dans notre ville pour marquer le centième anniversaire de la publication du décret canonique par lequel le \u201ccollège\u201d de Trois- Rivières fondé en 1860 devenoit le \u2018\u2019Sémi- le plus importante socibte de fiducie canadienne - française TRUST GÉNÉRAL naire\u2019 de Trois-Rivières.C'est donc en 1874 que le séminaire a été officiellement constitué et reconnu par l'évêché comme institution diocésaine.C\u2019est donc pour célébrer ce centenaire que le Juge Ludovic Laperrière, président de l'Association des Anciens, a annoncé récemment la nouvelle de la tenue d'un conventum général des Anciens.Lors de la conférence de presse, au Grand Salon du S.T.R, on reconnaît entourant le président, parmi d'autres membres du comité, M.Jean-Paul Belleville, chef de la section publicité, et les abbés Bellemare et Hamel.
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