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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 18 octobre 1974
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1974-10-18, Collections de BAnQ.

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[" \u201c ko Je Raymond Donault 19 rue Le Royer Ouest Montreal 62e année Trois-Rivières, Nos 42 et 43 Vendredi, les 18 et 25 octobre 1974 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 SOCIETE \"En marge des conflits ouvriers et de la montée en flèche du coût de la vie, un journaliste de C.-B.Chris Foster écrit que le chaos ne peut plus être évité sans l'émergence décisive d'«une nouvelle trempe d\u2019hommes capables de s'affranchir des contraintes de la peur et des convoitises et de leur opposer des attitudes de confiance et de générosité, Fort bien, mais où trou- verons-nous ces sauveurs ?Actuellement, avec plus de liberté que jamais, deux antagonismes se donnent libre cours, deux systèmes d'exploitation également avides: le syndicalisme et le capitalisme (grande entreprise et gouvernement).Dans les deux camps l'on vit'bien et, malgré les apparences, en bonne intelligence.On vit de son travail, sans \u2018doute, mais surtout de la gère et des privations de ce nouveau tiers-état constitué par les couches inférieures de la société.Petites gens à revenu modeste, travailleurs non syndiqués, patrons miteux, minables agriculteurs, multiples classes de gagne-petit de retraités et de pensionnés, voila donc de quoi se compose le menu de nos rois de la jungle.Ce n'est certainement pas le gouvernement et ses lois craintives qui troubleront leur digestion.Non certes, car il y a belle lurette que les gouvernements, fuyant les affrontements, se sont rangés prudemment du côté du plus fort.Les prix exorbitants et les taux d'intérêt usuraires sont déjà des symptômes éloquents de la collusion .des gouvernements et de la haute finance.La façon dont, par exemple, les unions ouvrières s\u2019y prennent pour arriver à leurs fins (violence et banditisme) suppose également la connivence de l'état, de sa police et de sa justice avec les césars du syndicalisme.On se garde bien de tenter quoique ce soit pour mâter les appétit.On laisse poursuivre les dos maigres, dévorer garder la paix entre les grands féodaux.Aristote prétendait candidement que la vertu devait être le premier souci .d'un état qui mérite vraiment ce nom.À notre époque, tant du côté du capi- les faibles, pour - fev.\" u (Photo Armour Landry) ORGANE 75 \"PROFIL D'UNE Mai 1940, derniére réunion du Comité du Ille Centenaire Photo précieuse que celle-ci; elle est de notre ami l'excellent reporter-photo- graphe Armour Landry, «qui la prit en face du Manoir de Niverville en 1940, lors de la dernière réunion des membres du Comité du IIIe Centenaire de Trois-Rivières.Cette photo rare nous fait voir cette vieille maison historique, dans toute la beauté de ses lignes simples qu'une restauration récente devait à jamais altérer.Le Manoir de Niverville tint une grande place, à cette époque, dans notre vie communautaire.Il était le siège du Syndicat d'Initiative et servant de cadre aux réunions du Comité du Troisième Centenaire, présidées par I'historien Me Louis-D.Durand.tal que du travail, l'état tolère ouvertement le tripotage, les malversations et le péculat, parce qu'il le pratique cyniquement lui- méme et qu'il est le pre- \u2018'mier a préner, par |'exemple, l'acceptation des vices comme la condition normale de toute société progressive.: Clément Marchand Pendant sept ans.ce groupe de 14 trifluviens éminents s\u2019assembler régulièrement pour veiller aux intérêts du Trois-Rivières historique.On avait préparé avec le plus grand soin les fêtes du IIIe Centenaire qui occupérent tout l\u2019été de 1934 et qui attirèrent définitivement l'attention de toute l'Amérique française sur la deuxième plus vieille ville au Canada.Ces réunions que présidait avec tact Me Durand étaient suivies assidiment par çe groupe que l'on voit ici au grand complet pour la première fois.Nous reconnaissons, dans l'orde habituel: Me Fran- ¢ois Lajoiey (un personnage non identifié), Norman Labelle, J.-B.Loranger, lieutenant colonel, Her- bert-J.Keating, Maurice Fortin, Me Adélard Provencher, Donat Bisson, le juge Edouard Langlois, le notaire Victor Abran, Me Louis-D.Durand J.- N.Rousseau, J.-H.René de Cotret et Ernest Denoncourt.Nous remercions Armour Landry de nous avoir permis, par la publication de ce document d'archives, de -faire revivre pour nos lecteurs cette belle époque du troisième centenaire trifluvien.Enregistrement numéro 0475 Courrier de la Deuxième classe Port de retour garanti Abonnement: 53.00 par année * La copie: 10 cents (Photo André Bouchard) Le maire accueille le Chef Souverainiste Tout récemment le chef souverainiste René Lévesque a parcouru la province à l\u2019occasion du lancement officiel de l'opération « Renouvellement ».Le 12 octobre dernier, il visitait Trois-Rivières.On le voit ici au moment où le Maire Gilles Beaudoin l'accueillait à a l'hôtel de ville, au cours d'une réception civique à laquelle avaient été invités les journalistes de la presse écrite et\u2019 parlée., ne \u2019 .\" Dans le prochain numéro \u201cCitations de choix compte-rendu de par le P.GUILLAUME LAVALLEE, of.m. Page 2 Vendredi, les 18 et 25 octobre 1974 Visite a I\" « Harmas » de Fabre PAR MARIE PRAYAL Cette année, nos vacances d\u2019Aoiit en Provence furent placées sous le signe des insectes.Avant le départ, nous avions réussi à nous procurer des livres rares : les tomes V et VIII des « Souvenirs Entomologiques» de Jean- Henri Fabre !, le célèbre entomologiste.Ces ouvrages circulèrent de main en main pendant les longues heures de l\u2019après-midi et de la lecture, nous passâmes à l\u2019action.Nous étions bien placés pour observer les insectes: guêpes, frelons, abeilles, papillons, venaient nous visiter sur la terrasse; dans les alentours, nous attrapâmes également des criquets, des grillons, des cigales et des mantes religieuses.Ce dernier « gibier », le plus rare, fut ensuite placé sous une cloche à fromage en treillis métallique, avec d\u2019abondantes provisions de petites sauterelles, mouches, etc.Toute la famille passa ensuite de longs moments, à tour de rôle, à regarder le repas de la mante religieuse, cet insecte bizarre que les paysans provençaux ont baptisé le « Prègo- Diéu » 2, à cause de ses longs bras dressés vers \u2018 le ciel en une pose suppliante.Mais en réalité, ces bras sont des étaux munis de dents de scie, qui tiennent solidement leur victime, tandis que la mante déguste lentement une sap- terelle, ne laissant que les ailes et des tronçons de pattes trop sèches.Tout comme la lecture de «Mireille» amène les admirateurs du poète Mistral à Maillane où il vécut, ainsi les « Souvenirs Entomologiques », de Fabre nous attirèrent à Sérignan, paisible bourg provençal à proximité d'Orange, où le savant passa la partie la plus féconde de sa vie, Sur la place du village, à côté d\u2019une église de style baroque, remontant à 1610, sa statue en bronze nous accueille, Il est représenté assis, coiffé d'un chapeau à larges bords, une loupe dans une main et dans l'autre, son bâton de marche: attitude qui lui était familiére au cours de ses promenades de naturaliste dans la campagne voisine.A la sortie Sud de l\u2019agglomération, la propriété de Fabre, «L'Harmas», est entourée par de grands murs.À la porte d'entrée, une plaque indique qu\u2019elle appartient maintenant au Muséum National d'Histoire Naturelle.Sur notre coup de sonnette, un guide vient ouvrir à notre petit groupe.On ne visite plus la maison elle-même, vaste demeure provençale très simple de lignes, mais nous pourrons voir les deux pièces principales d\u2019un pavillon annexe dont Fabre avait fait son cabinet de travail.Au premier étage, une grande salle dont les murs sont garnis de profondes armoires vitrées.Elles contiennent ses collections d'insectes, de- coquilles, de fossiles, ses livres et son herbier; ce dernier est constitué par une soixantaine d'énormes classeurs où l\u2019on trouve les plantes du Vaucluse et de la Corse.Au centre de la pièce, une longue table qui servait aux expériences du naturaliste: on y voit des bocaux et cages d'élevage.Que d'heures studieuses se sont déroulées dans cette pièce! Pendant qu\u2019il réfléchissait ou méditait, le savant avait l'habitude de tourner autour d\u2019une petite table «qui lui tenait lieu de bureau», si bien que la trace de ses pas s\u2019est imprimée sur les carreaux.Souvenir émouvant que cette table exiguë sur laquelle écrivait Fabre; outre son encrier, sa plume et un de ses manuscrits, on y a placé quelques instruments qu\u2019il utilisait constamment.Quant à la grosse loupe dont il ne se séparait jamais, un admirateur sans scrupule l\u2019a subtilisée au cours d\u2019une visite.La deuxième pièce est décorée par plus d\u2019une centaine de magnifiques aquarelles accrochées aux murs, représentant les champignons du Midi et exécutées par Fabre lui-même, avec une grande précision et un goût tres sûr.Ces aquarelles sont des originaux qui n\u2019ont jamais été reproduits.Avec surprise, nous découvrons dans des vitrines de cette salle, une vingtaine de manuels scolaires traitant de chimie, de mécanique, de mathématiques, de physique et tous écrits par Fabre.Il est vrai qu\u2019il avait été professeur de physique en Corse et qu'il avait enseigné aussi au lycée d\u2019Avignon, mais de la à écrire des traités scientifiques en plus de ses - multiples occupations ! Ce géant du travail n\u2019a pas fini de nous étonner ! Nous sommes aussi très intéressés par des extraits de sa correspondance échangée avec Frédéric Mistral et Charles Darwin.Ces deux hommes célèbres avaient beaucoup d'admiration et d\u2019estime pour Fabre et il le leur ren- LE BIEN PUBLIC dait bien.Il est à noter en passant que Fabre était totalement opposé aux théories de Darwin sur l\u2019évolution.Nous sommes ensuite invités à visiter le parc de la propriété.Son histoire est curieuse; pour mieux la situer dans la vie du savant, il est utile de rappeler brièvement la carrière de Fabre.Après une jeunesse pauvre et difficile, le jeune homme réussit, malgré les obstacles, à poursuivre avec succès des études scientifiques et obtient de nombreux diplômes3 D'abord professeur, il est ensuite promu conservateur du Musée d'Histoire Naturelle de la capitale et il est même pressenti pour être précepteur du Prince Impérialdépendant et les honneurs le rebutant, il choisit de se retirer en Provence et d\u2019y faire vivre sa nombreuse famille (il aura huit enfants) par ses écrits et ses travaux.Il achète donc une maison à Sérignan; devant le bâtiment s\u2019étendait un terrain en friche, un «harmas» en provençal.Petit à petit, Fabre en fera un beau parc où il réunira la plupart des plantes et des arbres de la région et également de Corse où il avait passé quatre ans.Cette flore variée attirera des papillons et des insectes qui serviront à ses expériences.Dessin de Geneviève Prayal Mais toutes ses recherches ne furent pas uniquement faites dans le parc, au contraire, il parcourt souvent les collines avoisinantes à la belle saison et c\u2019est là qu\u2019eurent lieu un grand nombre de ses études.Les habitudes du savant sont d'une grande simplicité.Il n\u2019a pas de salon dans sa maison, seulement une vaste salle à manger où il préside en vrai « pater familias ».Sa chambre à coucher est dépouillée comme la cellule d\u2019un moine.Son luxe, il le trouve dans les beautés de la nature, dans les coloris brillants des fleurs, dans les robes au dessin subtil des papillons et autres insectes.Il écrit des poèmes depuis sa jeunesse, pendant ses rares loisirs.Les premiers se ressentent de la mode romantique de l'époque.À l\u2019âge mûr et dans sa vieillesse, il rédige en français et en provençal \u2014 car il était Félibre * \u2014, à l'intention de ses petits enfants, de charmantes fables dont les héros sont souvent ses chers insectes, des oiseaux et autres petits animaux.Certaines de ses poésies deviennent des chansons dont il compose lui-même la musique sur son harmonium.Pour travailler, il lui faut le silence et la tranquillité et il ira même jusqu\u2019à arrêter le mécanique de sa pendule.Il vivra jusqu\u2019à 92 ans (1823-1915), ayant conservé jusqu\u2019à la fin lucidité et enthousiasme.\u2019 A notre époque super-industrialisée où se dessine heureusement un retour à la nature, la vie et l'exemple de Fabre sont bien d'actualité.N\u2019a-t-il pas des adeptes dans ces jeunes .ménages qui rompent courageusement avec l'esclavage des villes pour s'installer à la cam- pagre et y mener une existence frugale et laborieuse ! : Il est fort dommage que l'on parle si peu de Jean-Henri Fabre de nos jours.Pourtant, il devrait encore aujourd'hui susciter des vocations de naturalistes chez les jeunes gens.Devant une aussi riche personnalité, que pouvons-nous admirer de plus en lui; Mais, caractère très in- \u2018 \u2014 L'\u2019étendue et la variété des dons de celui qui fut professeur, écrivain, entomologiste, conchyliologiste*, botaniste, mycologue, peintre, poète et musicien ?\u2018 \u2014 Le courage avec lequel il quitta une situation brillante à Paris pour rester fidèle à sa vocation de savant et de chercheur ?\u2014 Ses vertus familiales et chrétiennes, son extraordinaire puissance de travail ?Pour terminer cette visite au musée de « L'Harmas », je voudrais vous citer une jolie chanson du savant: «LE CHANT DU GRILLON » « Sur le seuil de son domicile, dans une touffe de gazon, Cri-cri, cri-cri ! fait le grillon.Simple de goûts, d'humeur facile, Le ventre au frais et le dos au soleil, Du mois d'avril il chante le réveil.Refrain De sa cachette, Parmi le gazon; De sa cachette, Où l'herbe projette Ombre discrète, Cri-Cri, cri-cri! fait le grillon.Lui, le modeste et le rustique, Lui, solitaire en son terrier, S\u2019est avisé d'être luthier Et de se faire une musique Qui joint sa note au grand concert des champs Quand sonne en plein l\u2019hosanna du printemps.Il possède une mandoline Avec archet harmonieux.Son appareil ingénieux Lui vibre au-dessus de l\u2019échine, Car de son aile, on ne sait trop comment, Il s\u2019est construit un sonore instrument.Pour honorer la grande fête, La célébrer aux alentours, Il a mis ses plus beaux atours: _ Fins plumets sur sa grosse tête, Justaucorps noir mieux lustré que satin, Et sur sa cuisse un galon de carmin.De sa cachette, Parmi le gazon; De sa cachette, Où l'herbe projette Ombre discrète, Cri-cri, cri-cri ! fait le grillon.» , Après la lecture de ce poème, vous conviendrez sans peine, je crois, que nul mieux que Jean-Henri FABRE ne mérite le surnom de « Poète des Sciences Naturelles » qui lui fut décerné.Lyon, Octobre 1974.1.\u201cSouvenirs Entomologiques\u201d, ouvrage, en 11 volumes d'études sur l'instinct et les mceurs des insectes (environ 4400 pages au total).Ces onze tomes sont malheureusement très difficiles à trouver en 1974.A l'inverse de beaucoup de naturalistes, Fabre n\u2019était pas seulement un collectionneur d\u2019insectes mais un observateur profond et patient.Ses études écrites en un style clair et élégant sont passionnantes a lire.2.\u201cPrie-Dieu\u201d, 3.Baccalauréat ès-lettres, baccalauréat és - sciences, licences de physique et de mathémiatiques, licence és-sciences naturelles, Doctorat és-sciences.4.Félibrige: Association d'écrivains et poètes provençaux, fondée par Frédéric Mistral, pour la restauration et la défense de la langue provençale.5.Conchyliologiste: spécialiste des coquilles, des coquillages. les 18 et 25 octobre 1974 ou Vendredi, BELGELEEBEE BEBGECGELGEEE LE BIEN PUBLIC r le bien JOUE SEULE Les hausses de prix dans l'alimentation Les producteurs agricoles sont irrités, paraît-il, du fait que certains les accusent d\u2019être responsables de l\u2019augmentation du prix dans l'alimentation.Quant'à nous, nous avons infiniment de sympathie pour tous les travailleurs du secteur de l'agriculture et ce n\u2019est pas sans une certaine angoisse que nous voyons augmenter le nombre des fermes abandonnées le long des routes du Québec.Ce serait une tragédie nationale si nous ne pouvions produire au Québec ce qui est absolument nécessaire à notre subsistance.Nous en importons déjà trop c\u2019est pourquoi nous croyons que les citadins doivent accepter de payer plus cher les produits dont ils se nourrissent.Quoi que l\u2019on pense, le budget alimentaire n\u2019a pas augmenté depuis 25 ans au Canada, il a même diminué.Pour s\u2019en rendre compte, il n\u2019y a qu\u2019à examiner les Statistiques officielles.Alors que la famille dépensait un quart de son revenu pour s\u2019alimenter, en 1948, elle en dépensait moins d\u2019un cinquième en 1972.Et si aujourd\u2019hui cette proportion s\u2019est légèrement relevée soyons heureux de constater que c\u2019est encore dans notre pays et aux Etats-Unis qu\u2019il en coûte le moins cher pour se nourrir selon les chiffres officiels fournis pour les Nations Unies.Si cela a été rendu possible c\u2019est grâce à l\u2019augmentation de la productivité dans le domaine agricole; c\u2019est aussi grâce à l'amélioration des techniques de mise en marché des produits alimentaires et cela de la ferme au consommateur.Sait-on par exemple que le profit brut dans les chaînes, l\u2019alimentation est passée de 2314 % à 16%, au cours du dernier quart de siècle ?Eh oui! C\u2019est aux grandes chaînes d'alimentation que nous sommes redevables d\u2019avoir instauré des méthodes modernes de distribution qui permettent au consommateur de manger mieux et de consacrer moins à l\u2019alimentation, plus à ses loisirs, à ses dépenses plus ou moins utiles, plus aux services publics et à ses économies.Le progrès de l\u2019économie canadienne ne peut être réalisé sans que tous ceux qui y contribuent soient heureux.Pour cela, il faut comprendre et accepter que tous n\u2019ont pas les mêmes responsabilités ni les mêmes rénumérations et qu\u2019il faut donner justice à tous.Marcel Thérien C'est pour quand la Transquébécoise ?Il y a deux semaines nous \u2018avions lancé un appel pour que la route transqué- bécoise soit continuée et pour hâter les travaux de l\u2019auto-route No 40.A son tour, le Conseil Régional de Développement de la région 04 est revenu à la charge avec de nouveaux arguments pour inciter le gouvernement à compléter les travaux de la transquébé- coise qui devrait éventuellement conduire de la frontière Américaine à l\u2019Abitibi en coupant la transcanadienne à la hauteur de Victoriaville.Même si nous trouvons exagéré le slogan que l\u2019on a \u2018adopté \u201cLa Transquébécoise une question de vie ou de mort\u201d nous sommes tout à fait favorable à l\u2019information et à la sensibilisation de la population.Aussi est-ce beaucoup de satisfaction que nous avons appris par la bouche du ministre des transports, M.Raymond Mailloux que le gouvernement mettrait en chantier un autre tronçon de 26 milles de la transquébécoise dans la région des \u2018Bois Francs et cela aussitôt.que les plans seraient terminés.L\u2019amélioration du réseau routier est nécessaire au progrès économique mais il nous faut être tenaces et vigilants si nous voulons dans une démocratie amener le pouvoir à réaliser l\u2019urgence de nos besoins.La Transquébécoise sera un grand atout pour Trois-Rivières et pour toute la Mauricie.Marcel Thérien Un mot sur la fondue à la fondue suisse pour la à la table de la journaliste J\u2019ai goûté à première fois à Céline Leblanc.Saviez-vous que l\u2019on peut faire de la fondue aux crevettes, aux framboises et même à la rhubarbe ?On n\u2019oublie pas la fondue à la sauce .au chocolat où l\u2019on plonge des fruits.Préparée à l\u2019avance, la fondue est apportée düns un récipient approprié et déposé au centre de la table: Avec une longue fourchette chaque invité saisit un quignon de son fruit préféré ou de tout autre délicieuse pièce suggérée par l\u2019hôtesse et noie l\u2019objet de ses délices dans la sauce onctueuse, S\u2019il est en galante compagnie, et se sent sentimental, l\u2019invité peut même avoir l'audace de faire un: voeu.Tout bon livre de recettes vous renseignera sur les étapes à suivre dans la préparation et le service de ce plat de choix.N\u2019oubliez pas ! pour réussir une \u2018fondue, il faut certains instruments de base qui doivent être choisis avec soin.Pour la préparation, vaut mieux se \u2018fier à l\u2019hahileté d\u2019une femme d\u2019intérieur accomplie car la fondue, un mets capricieux, ne pardonne pas au gâte-sauce qui fait une fausse manoeuvre.La fondue suisse, une création de haute gastronomie, occupe une belle place sur la table des connaisseurs.Ce mets communautaire est l\u2019agrément des fines bouches.Alain Dufault Page 3 uDllC-zc0coccoues ELGELECLELELELLELELEE COULEUR DU TEMPS Promenade En ce dimanche d'octobre doux comme un jour d'été, j'ai marché dans les lacets de la montagne en tenant par la main une enfant émerveillée de la symphonie des couleurs automnales et qui s\u2018arrétait pour ramasser les feuilles mortes rouges et jaunes qui recouvraient le sol, Des centaines de promeneurs contemplaient la ville du haut du Mont- Royal et plusieurs, assis dans l'herbe encore verte, goûtaient la beauté du ciel sans nuage et l\u2018air plus pur des hauteurs loin des bruits de la grande cité.Cette foule comptait des jeunes dont on devinait les espérances de bonheur, des vieillards qui attendent que se dénoue le fil de leurs jours parce que cela ne saurait désormais beaucoup tarder.Mais si les jeunes avaient des éclairs dans les yeux, l\u2018assurance de nombreuses années devant eux, (on est comme cela à vingt ans), je me demande si ceux qui portaient des cheveux blancs étaient tous aussi résignés 9 Si toutes les flammes de la passion étaient éteintes chez eux ?J'ai vu des lueurs de malice dans certains regards d\u2018ainés et j'ai soupçonné que, chez ces gens, la paix et la tranquillité apparentes n'étaient peut-être que le fait de mon illusion.J'écoutais ce qui se di- automnale sait autour de moi.On apprend beaucoup ainsi.Les sujets n\u2018étaient pas graves.Jeunes et vieux ainsi mé- lés, s\u2018extasiaient sur la douceur du temps, ou du moins souriaient, Les deux générations s'acceptaient sans pourtant échanger beaucoup.L'une et l\u2019autre était heureuse de se côtoyer.Il y avait du soleil dans l\u2019air et sur les visages.Tous se sentaient en sécurité relative et, durant cette promenade du dimanche, tous semblaient oublier les taches du lundi qui s\u2019approchait inexorablement.Le soleil basculait maintenant sur l\u2019autre versant.Une fraîche brise se levait.Chacun\u2019 songeait maînte- nont à descendre de ce Thabor où chacun aurait peut-être voulu dresser sa tente.L'enfant qui m\u2018accompagnait voulait aussi partir, rejoindre ss maman maintenant.Elle a mis sa main dans la mienne avec une confiance touchante et a dit \u201cTu viens grand-père\u201d?Plus loin, elle m'a dit un bonjour discret, elle m\u2018a souri en allant se jeter dans les bras de sa mére retrouvée.Je suis retourné à ma solitude.Un autre jour nous referons cette promenade.Elle s\u2018amusait de tout, moi scrutant les visages inconnus a la recherche de ce qui se cache derrière les masques.On n\u2019étudie pas que dans les livres.MAURICE HUOT AMOUR DORE Le ciel est vide Chaud Dans l\u2019harmonie Tout chante et danse Tout cest d\u2019or.Pur comme nos yeux Solide comme nos mains réunies \u2018Nous nous aimons Inlassablement .Fôlatre et papillonne \u2018La joie de nos coeurs Toujours plus haut Nous volons en blanc Et déjà du sable Nos pas s\u2019estompent France (13 ans) PRINTEMPS Le soleil est moins timide Le ciel plus bleu La pluie est chaude L\u2019eau chante Et les oiseaux sont jolis Le monde naît à la vie.France (13 ans) PRIERE Je suis comme le grain de sénevé Si petite devant toi Mais chaque jour tu es là Et tu veilles sur moi Merci de tes bontés.France (13 ans) libres et fous.L'oiseau navigue dans le ciel.Le matin, automnal, aspire ses difficultés qui le cloue.Dans le grand ciel, le silence, immense, libère ses oiseaux.L'oiseau guette le moment pour prendre son envol.Le soleil, atteignant le zénith, irradie.Dans le \u2018ciel, tous les oiseaux croient à la clarté: ils cherchent la lumière et versent à tous les regards surpris l\u2019ultime beauté de leur vol.Ils sont neuf oiseaux, prisonniers d\u2019un ciel immaculé, Leurs chants les unissent, intarissables.Quad le jour baisse, ils deviennent fous, Il est seul et abandonné.Il fait très chaud.anonyme Page 4 Notules La prochaine élection municipale I semble qu\u2019ils seront assez nombreux ceux qui se disputeront les sièges de conseillers municipaux lors du prochain scrutin.Nous n'avons pas de préférence, sauf que nous souhaitons que les élus pourront faire l\u2019unanimité et redonner à Trois-Rivières son véritable visage de deuxième ville française en Amérique.Au nom du progrès, à ce qu\u2019on dit, on a beaucoup défiguré le centre- ville.Il reste encore, tout de même, quelques coins pittoresques qui mériteraient plus d\u2019attention.Il faut admettre que le Conseil actuel ne s\u2019en est pas \u2014 ou presque pas \u2014 préoccupé.Chaque aspirant y va de ses promesses, comme d\u2019habitude, mais comme toujours aussi, sont-elles vraiment sincères ?Tous promettent de travailler dans le meilleur intérêt de leurs électeurs.Nous avons pris intérét a lire dans le quotidien local les déclarations des divers candidats.Aucune, il faut bien le dire, ne nous a impressionné.Car on n\u2019y sent pas le feu sacré, une conviction sincère de redonner à notre ville son vrai visage.Un véritable programme d\u2019action énergique et pratique.On ne peut que le déplorer.Espérons tout de même que l\u2019unanimité se fera autour d'un programme constructif digne de notre historique cité, et qu\u2019on n\u2019entendra plus de balivernes comme il s\u2019en est débité il n\u2019y a pas si longtemps en marge de notre vieux moulin.\u20140\u2014 Homélie sur deux statues d'hommes politiques défunts Ceux qui ont lu, et surtout ceux qui ont vu au théâtre et à la télévision la pièce de Marcel Pagnol, Topaze, ont certainement retenu cette réflexion de l\u2019instituteur à la toute fin du quatrième acte: \u201cTamise, je vais te dire un secret: malgré les rêveurs, malgré les poètes et peut- être malgré mon coeur, j'ai appris la grande leçon : Tamise, les hommes ne sont.pas bons.\u201d Comme c'est vrai, surtout en politique, peut-étre plus encore que dans le monde de la finance.Ce qui n\u2019est pas peu dire ! On s\u2019en rend compte une fois de plus depuis quelques semaines en constatant l\u2019insouciance des autorités gouvernementales à LE BIEN PUBLIC et commentaires l\u2019endroit du sort que connaissent les sculptures de deux anciens premiers ministres du Québec.Admettons que ce ne sont pas les autorités qui les ont commandées et payées.Elles n\u2019avaient pas d\u2019ailleurs l'autorité de le faire à même l'argent des contribuables.[Mais la considération pour d'anciens premiers ministres ne coûte rien.La délicatesse non plus.On a laissé moisir dans le vert-de-gris une sculpture de l\u2019ancien premier ministre Duplessis dans un vague atelier de réparations du ministère des Travaux publics, pendant des années.Celle de son sue- cesseur Paul Sauvé n\u2019a pas connu un meilleur sort.Elle a dû être exposée de façon inconvenante dans un garage de Montréal, pour permettre au sculpteur Louis Parent de tâcher de recupérer le reste des honoraires qui lui avaient été promis.Nous avons eu l\u2019occasion il y a quelques jours de causer de ce problème avec des amis (il y en avait de tous les partis politiques) qui, tous, s\u2019intéressent à l\u2019histoire de notre province.Tous sont d'avis que le sort fait à ces deux monuments est dégradant et indigne d\u2019un pays civilisé.La ville de Saint-Eusta- che, patrie de Paul Sauvé, et la paroisse d\u2019Yamachiche, d\u2019où sont originaire les \u2018ancêtres de Maurice Duplessis, aimeraient recevoir les monuments des deux hommes qui ont illustré leur patelin.Il nous semble que le gouvernement actuel accomplirait un geste élégant en défrayant au moins le coût de l\u2019installation.Sans trop croire au miracle.espérons-le.\u2014 0 \u2014 Les archives municipales Elles sont, tous l\u2019admettent, dans un état déplorable.Depuis Je départ de cet intelligent travailleur que fut Luc-André Biron, elles sont à l\u2019abandon.Disons plus, en perdition, éparpillées un peu partout.Biron avait avec méthode scrupuleusement classé ces archives anciennes et les avait microfilmées.Espérons tout de même que ces microfilms sont en lieu sûr.Mais ou?Quant: aux pièces originales, personne ne sait apparemment ce qu\u2019elles sont devenues.Nous savons que le service d\u2019Archives de l'UQTR aimerait les accueillir, car pour les historiens et surtout les archives, le microfilm ne remplacera jamais la pièce originale.Ce serait une excellente initiative, car de jeunes historiens pleins d\u2019enthousiasme et sérieux oeuvrent à TUQTR et trouveraient dans ces documents matié- re a des travaux de pre- miére main.Espérons que le projet se réalisera avec le nouveau Conseil, si l\u2019actuel ne s\u2019en préoccupe pas.Ce qui nous amène à revenir à la précieuse galerie des maires successifs qui ornaient les murs de l'entrée de l\u2019ancien hôtel de ville et qui sont actuellement piteusement entassés dans un immeuble municipal.Pourquoi ne pas les \u2018\u201crapatrier\u201d, si on peut dire, et les placer aux murs de l'entrée du nouvel édifice.Il nous semble que ce serait moins froid et aussi d\u2019un intérêt accueillant pour les visiteurs, Il serait logique que les archives \u2018municipales trouvent un local adéquat à l'UQTR.Les \u2018autorités de cette institution sont pré- tes à les recevoir, à les préserver et à y donner accès aux chercheurs.Mais les portraits des maires devraient.demeurer dans le centre-ville et leur endroit tout désigné serait la salle d\u2019entrée de l\u2019hôtel-de-ville.Si les tenants de froid modernisme s\u2019y objectent, prétextant que \u201cça ne cadre pas\u201d avec l\u2019ensemble, qu\u2019on leur attribue une salle, qu\u2019on pourrait appeler \u201cla salle des anciens maires\u201d.Nous sommes sûrs qu\u2019elle attirerait de nombreux visiteurs et serait, pour notre jeunesse trifluvienne, une leçon de choses bien profitable.Car les étudiants, quoi- qu\u2019on en pense, s\u2019intéressent à notre histoire.Je reviendrai un jour en détail sur le sujet.Ce qui leur manque, c\u2019est l\u2019exemple, Jl\u2019encouragement et aussi les moyens d\u2019en savoir davantage.Leur goût prononcé pour notre passé augure bien pour l\u2019avenir.\u20140\u2014 L\u2019exemple du Barreau , Notre Barreau trifluvien, y compris la Magistrature, vient de poser un geste significatif qu\u2019il convient de souligner.Le dynamique juge-en-chef de la Cour supérieure, Mtre Roger Laroche, et le bâtonnier Me Robert Gouin, tous deux trifluviens de vieilles souche, ont pris l\u2019affaire en mains et l\u2019ont menée à bonne fin.+ Notre bibliothèque du Barreau, logée au Palais de justice, est une des plus riches et des plus considérables du Québec.En plus d'ouvrages d'usage courant pour les besoins de références des juges et des avocats, elle possède un tré- Vendredi, les 18 et 25 octobre 1974 sor d\u2019ouvrages anciens, introuvables aujourd\u2019hui et habillés, d\u2019une riche reliure artistique.d\u2019ailleurs sont des incunables.Disons que ces derniers \u2018sont précieusement conservés dans des rayons fermés, à l\u2019abri de la poussière et aussi du vol possible.Toutefois la bibliothèque reçoit régulièrement des ouvrages et revues de droit qu\u2019il faut classer et cataloguer.Or, depuis quelques années il n\u2019y avait aucun conservateur de bibliothèque.Les ouvrages et brochures étaient entassés pêle-mêle, sans ordre et sans classement.Or, la Magistrature et le Barreau ont décidé de mettre de l\u2019ordre dans l\u2019affaire.Après quelques réunions d'étude, il fut décidé de placer la bibliothèque sous la juridiction du ministère de la Justice et de nommer un bibliothécaire, M.Jacques Hébert (pas l\u2019éditeur!) entra en fonction dès le lundi suivant.Quand on agit avec sagesse, compétence et fermeté, on arrive à un résultat.Nous (citons ce cas, parce qu\u2019il constitue un bel exemple d\u2019initiative, de compréhension et de décision.Que ne pourrait-on faire dans des domaines similaires chez nous, pour sauver les trésors et les souvenirs qui nous restent ! Au moins, un de ces trésors, la bibliothèque du Barreau, est sauvée.Rendons hommage au Juge Laroche et au bâtonnier Robert Gouin.Ils donnent l\u2019exemple.A d\u2019autres de, les imiter ! Mais d\u2019autres ministères, entre autres celui des Affaires culturelles, ne sont pas aussi compréhensifs que le ministère de la Jusce.§ POUR VOS | ASSURANCES À e Automobile 51 © Accidents KX © Responsabilité 3 e Incendie RICHARD BERGERON Coutier Assurance Tél.: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières Plusieurs .\u2018re: Une réflexion pour finir Sacha Guitry a émis un jour cette réflexion: \u201cCe serait édifiant de voir un avocat qui demanderait la condamnation de son client\u201d.Ce qui nous amène à di- Comme ce serait édifiant aussi si le ministère des Affaires culturelles décidait un jour de lui-même, spontanément, sans sollicitation, par sa propre volonté, d\u2019octroyer une récompense à un écrivain ou un artiste qui représente véritablement la culture québecoise.Les autorités du ministère prouveraient ainsi qu\u2019elles ont aussi de la culture.VILLERAY.pr LE R.P.BARABE EN DEUIL DE SA MERE Le samedi matin, 12 octo- tbre, Mme Joseph Barabé, de Parisville, Comté Loibiniére, mère du R.P.Paul-Henri Barabé, O.M.I,, du Sanctuaire de Notre-Dame-du-Cap, décédait à l\u2019hôpital Cloutier du Cap-de- la-Madeleine, à l\u2019âge de quatre-vingt-dix ans et neuf mois.Mme Barabé était la mère de Céline, du Cap-de-la-Made- leine, de Dominique, de Clémence (Mme Oscar Petit) et de Sr Marie-Luce, s.c.o., tous trois de Shawinigan.La mère aussi du F.Jérémie, d\u2019Ottawa, du F.Conrad, de Montréal, tous deux Oblats de M.I.de Samuel demeurant à Québec, de Norbert et de Geneviève, de Parisville.| Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage\u201d Entretien et réparations de brûleurs à l\u2019huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 PPP PSSST o> André Saint-/ -naud, CA.Paui René de Cotret, C.A.RENE DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés 1300, Notre-Dame Case postale 464 Tél: 378-4831 Vendredi, les 18 et 25 octobre 1974 LE BIEN PUBLIC Page 5 L'ESPOIR DU CANADA FRANCAIS Nous me devons pas tunt présumer de mnous-mémes que de croire que Dieu ait voulu mous faire part de ses comseils.(Descartes) L\u2019espoir du Canada français !.Tel est le titre d\u2019un livre curieux publié en 1961 par Pierre-Paul Rioux, alors professeur à l\u2019université de Sherbrooke.Rioux a traversé, il y a quelques années, une crise de fidélité nationale : | Pourquoi /.] sommes nous encore Français ?Pourquoi devons- nous le rester ?Ne vaudrait-il pas mieux renoncer à notre langue et nous fondre dans le grand tout \u2018anglo-américain de Amérique du Nord?[.] Après des années de combat âpre, j'ai retrouvé l\u2019espoir.(p.11s.) Ses motifs d'espoir, Pierre- Paul Rioux les a puisés dans l\u2019étude de l\u2019histoire canadienne.Pour lui, désormais, notre histoire a un sens, et notre peuple, une vocation.Parce qu\u2019il a, de surcroît, reconnu dans nos annales l\u2019intervention constante de Dieu, Rioux a repris confiance : Ce livre dit [.] ce que j'ai trouvé au bout de la victoire.(p.12) Regardant d\u2019abord les faits «avec un oeil humain»(p.35), Rioux résume à grands traits l\u2019histoire canadienne.Il glisse sur !- régime français, « période définitivernent révolue sans espoir de retour (p.32), pour insister sur les événe- ments qui ont amené la Confédération, cette « solution imposée par les circonstances » (p.22) et partant non définitive.La Confédération fut pour nous un moindre mal, et d\u2019y avoir adhéré ne signifie pas que nous ayons renoncé à l\u2019indépendance: «Nous \u2018attendons seulement que les circonstances nous permettent de reprendre notre liberté » (p.23).Dès le deuxième chapitre, l\u2019auteur nous avertit qu\u2019il verra dorénavant l\u2019histoire « avec ses yeux de chrétien » (p.35).Commence alors un récit aux accents bibliques où Dieu est le protagoniste : Ce jour-là, le Seigneur dit: «Jai besoin d\u2019un peuple catholique en Amérique», et aussitôt son choix fut arrêté.Il aurait pu choisir des Italiens, des Autrichiens, des Bavarois, mais les yeux de Dieu s\u2019étaient abaissés sur sa Fille aînée.(p.35) - Le Seigneur conduisit des Français à Stadaconé.I fit alliance avec eux : Peuple, dit-II, si tu respectes les lois de mon Eglise, Je ne donnerai des biens en abondance.Je chasserai tes ennemis et Je te ferai grand parmi les nations! (p.36) La Nouvelle-France remporta des victoires éclatantes; elle con- - nut aussi des défaites amères.Pendant tout le régime français, Dieu se fit caressant ou vengeur, suivant que les colons respectaient ou violaient le pacte originel.En 1760, irrité contre son peuple infidèle, il le livra entièrement à ses ennemis.Le jour où, repentants, les Canadiens français se souviendront de l\u2019ancienne alliance, Dieu leur accordera l\u2019indépendance.Persuadé que rien n\u2019arrive sans la permission de Dieu, Pier- re-Paul Rioux tire de son exégèse la révélation de notre mission particulière et du sens providentiel de notre histoire: Dieu qui sait tout n\u2019ignorait pas, au XVIe siècle, que la France serait un jour rejetée par ses colonies; Dieu qui voit loin a donc décidé, dans sa Sagesse éternelle, de préparer en Amérique du Nord une relève d'expression française et de foi catholique qui \u2018achèverait, à la \u2018Martinique et à \u2018la Guadeloupe, en Indochine, au Maroc et en Tunisie, l\u2019oeuvre civilisatrice de la France.Ce destin singulier, il faut que le Québec puisse l\u2019assumer (p.57).\u2014 Toutefois, mon propos n\u2019étant pas d\u2019étudier les mesures que Rioux réclame d\u2019urgence, je m\u2019arrêterai plutôt à sa conception de l'histoire.Au début de son livre, Rioux écrit: L'histoire, c\u2019est le bilan des générations passées; «nous avions à faire face à telle ou telie difficulté, voilà comment nous l\u2019avons surmontée », disent les ancêtres par la voix des historiens.Nous avons là une définition strictement objective de l\u2019histoire; nous ne saurions nous en contenter.Il faut encore que Phistorien porte des jugements, car sans cela l\u2019histoire n\u2019est plus qu\u2019un gris étiquetage de faits et de solutions.(p.15) Mais Rioux se déclare insatisfait de sa propre définition de l\u2019histoire, à laquelle il manquerait un élément essentiel: Pour faire de l\u2019histoire une science positive, les historiens modernes ont écarté les facteurs non mesurables: ils ont écarté Dieu.\u2018Sous prétexte de mieux comprendre l\u2019histoire, ils ont écarté.Celui qui fait l\u2019histoire.Ils ont préféré la « méhode expérimentale » a Dieu, le veau d\u2019or a Jéhovah.L'histoire est alors devenue une suite d\u2019effets sans Cause, un réçit choati- que et \u2018absurde qui a perdu toute signification.(p.35) C\u2019est une conception en quelque sorte théologique de l\u2019histoire que propose Pierre-Paul Rioux.Son interprétation de la nôtre ne permet pas d\u2019en douter Dieu voulait telle fin, il a \u2018pris tel moyerr, au reste, les succès et les échecs sont récompenses et châtiments divins.Père de l\u2019histoire providentielle, le grand Bossuet ne s\u2019aventura pas plus loin.L'histoire, c\u2019est l\u2019étude du passé à l\u2019aide de documents authenti- tiques et véritables.Rioux lui- même s\u2019y accorde et proclame la nécessité pour l\u2019historien de « matériaux de valeur certaine » et de « témoignages [.] dignes de foi » (p.15).Comment, dès lors, peut- il prétendre, dans le même temps, publier les intentions de Dieu sur notre peuple ?Dieu, que je sache, n\u2019a laissé dans nos archives aucun document, signé de sa main, qui annonçât sa politique canadienne.À moins d\u2019une révélation particulière, Rioux ne saurait connaître les vues de Dieu, dont les voies sont détournées et les desseins impénétrables.Libre à lui, s\u2019il y tient, de chercher à dégager la signification providentielle des faits particuliers qui composent l\u2019histoire canadienne.Mais encore faudrait-il que ces faits fussent bien établis.Il éprouverait, alors, qu\u2019il n\u2019est pas facile de percer la sagesse de Dieu à travers les contradictions apparentes des événements, qu\u2019il y a même une sorte d\u2019orgueil à vouloir l\u2019entreprendre.Examinons d\u2019un peu plus près la manière de Rioux.En 1690, dit-il, Dieu «décima l\u2019armée de Winthrop par la maladie et brisa la flotte de Phipps sur les rochers [sic] » (p.38).Cette victoire, l\u2019auteur la voit comme \u2018une récompense du ciel aux pieux colons de la Nouvelle-France.Mais il oublie le massacre de Lachine, arrivé l'année précédente (1689), qu\u2019un missionnaire du temps \u2014 il avait la même conception de l\u2019histoire que Rioux ! \u2014 attribuait « à la vengeance [.] de Dieu, qui se servoit des Iroquois pour ministres de la justice » 5, En 1711, affirme \u2018encore Pierre- Paul Rioux, «nos pères n\u2019eurent point à se défendre car Dieu combattait pour eux»: il dispersa et brisa comme fétus les vaisseaux de Walker et « frappa d\u2019épouvante l\u2019armée de Nicholson » (p.38).Mais Rioux oublie qu\u2019à peine deux ans plus tard(1713)la Nou- velle-France, pourtant victorieuse, allait être amputée et cruellement affaiblie par la mise en vigueur du traité d\u2019Utrecht.Rioux, enfin, dit beaucoup de bien de l\u2019époque mystique de la Nouvelle-France, alors que Marie de Jl\u2019'Incarnation, Catherine de Saint-Augustin, Jeanne Mance, Marguerite Bourgeoys, François de Laval jetaient les fondements de l'Eglise canadienne.Mais comment n\u2019a-t-il point vu que cette époque de foi intense \u2014 «'alors le peuple de la Nouvelle-France fut vraiment le peuple de Dieu» (p.37) \u2014 fut aussi celle des massacres iroquois, qui devaient se terminer par la paix féconde de 1667, laquelle coïnciderait avec les désordres grandissants de l\u2019eau-de- vie et de la course des bois ?Je doute que Rioux puisse jamais concilier tout cela.Peutêtre conviendra-t-il plutôt que son interprétation de l\u2019histoire canadienne repose sur une vision trop partielle et trop superficielle des faits, et qu\u2019au demeurant elle ne relève en rien de la discipline historique ?Pour le moment, Rioux me fait penser aux jésuites du XVIIe siècle quand, peu \u2018après leurs entrée dans les bourgades indiennes, survenaient les inévitables épidémies: les Indiens s\u2019étaient-ils montrés favorables à l'Evangile, les missionnaires affirmaient que Dieu voulait, par la maladie, éprouver ses nouveaux fidèles; les Indiens, au contraire, étaient- ils restés sourds à leur prédication, ils écrivaient que Dieu voulait punir l\u2019endurcissement de ces barbares.Je m'en tiens, quant à moi, aux explications des anthropologues modernes; pour le reste, il vaut mieux faire confiance à Dieu, en toute humilité.André Vachon, s.r.c.de la Société des Dix.1.Pierre-Paul Rioux, L'espoir du Canada francais, Les Editions de Février, Québec, 110 p.2: [François Vachon de Belmont], « Histoire de l'eau-de-vie en Canada», 16, dans Collection de mémoires et de relations sur l\u2019histoire ancienne du Canada, Société littéraire et historique de Québec, Québec, 1840.Naissance de l\u2019alphabet Les écoliers, qui ont repris tout en maugréant contre Charlemagne \u2014 le difficile chemin de l'étude, se doutent-ils que les plus anciens systèmes d\u2019écriture comportaient uniquement des dessins d\u2019objets ou de formes concrétes ?L\u2019encyclopédie Larousse des jeunes nous raconte comment l\u2019alphabet prit maissance.\u201cLes Phéniciens se livraient surtout au commerce: il leur fallait une écriture commode et rapide, comportant peu de signes.Ils eurent donc l\u2019idée de noter non plus des objets mais des sons.Se rendant comple que leur langue (qui ressemblait beaucoup à l\u2019hébreu) comportait 22 sons différents, ils imaginérent 22 signes, qui étaient d\u2019ailleurs tous des consonnes.L'idée de noter les voyelles est venue plus tard.Pour rendre, par exemple, le son (b), les inventeurs de l\u2019alphabet choisirent, parmi les mots de leur langue, un nom très courant commençant par ce son: le mot beth signifiant maison.Et ils modi- rent ce son par le dessin, très simplifié, d\u2019une maison, De même pour le (d) fut choisi le dessin d\u2019une porte, parce que porte se disait daleth.Les vagues de la mier \u2018servirent pour le (m) (eau se \u2018disait mem).Le dessin d\u2019une tête (resch) représentait le son (r).Comme les voyelles n\u2019étaient pas écrites, une consonne spéciale servait pour indiquer la présence d'une voyelle au début d'un mot: ce fut aleph, dessin dune téte de boeuf.\u201d C'est cette ingénieuse in- viention qui permit; pendant des siècles, de transcrire leur lague à divers peuples du Proche-Orient. Page 6 CIl Ces Communautés marginales Sous prétexte de se rapprocher de l'esprit évangélique, de simplifier l'approche des choses de la religion, on est \u2018en train de démanteler les paroisses appelées aujour- d'hui communautés chrétiennes.On est en voie de les réduire en pièces dékachées pour former de petits groupes marginaux, qui se forgent en quelque sorte eux-mêmes leurs propres règles, avec leur petit clergé marginal lui aussi.Il s'ensuit une dispersion des efforts, des façons.contradictoires de pratiquer le culte.Si l'Eglise canadienne subissait une ère de persécution, si les Chrétiens devaient, comme au temps de Néron et des Césars de l'Empire romain, se réfugier dans de nouvelles Catacombes pour échapper aux poursuites de leurs adversaires, on comprendrait l'existence de ces petites chapelles et l'abandon des églises où tous les paroissiens sont conviés à assister à diverses cérémonies et à la communion du dimanche pour y prier ensemble; riches, pauvres, savants ou peu instruits mêlés dans une même prière un même sacrifice.Mais il n'y à pas de persécution ouverte contre l'Eglise au Québec, du moins pas encore, quoique cela pourrait venir.Pourquoi alors cette di- \u2018aspora des catholiques en petits cénacles ?Certes la paroisse était un organisme plus uni autrefois, surtout dans les grandes villes.A la ville, on a édifié de nombreuses paroisses avec églises et presbytères.Plusieurs ont disparu par la transformation des quartiers des centre-ville notamment à Montréal.Les ouailles dispersées, ceux qui restaient n'avaient plus les moyens de faire vivre leurs grandes églises.Nombreuses sont celles qui sont tombées sous le pic du démolisseur.Ce qui en restait dut trouver asile dans des locaux plus restreints, dans des édifices à revenus.Mais d'autres églies sont en danger \u201c de diparaître dans les banlieues, non pas parce que la population s'est déplacée, mais parce que nombre de paroissiens ne fréquentent LE BIEN PUBLIC plus le temple et préfèrent tormer de petites communautés chrétiennes à leur façon, si d'autres prétendent communiquer directement avec la divinité sans l'aide d'équi- ques presbytérales, sans compter ceux qui ont lâché \u2018complètement la pratique notamment parmi de très nom, breux jeunes.Ces derniers n'ont pas voulu suivre les traces de leurs parents.Toutefois ne serait-il pas temps de resserrer les rangs de ceux qui persistent à pratiquer.Ils sont assez nombreux pour que les paroisses en général poursuivent leur oeuvre communautaire, avec leurs organisations nombreuses, leurs mouvements paritois séculaires.Il ne faut pas affaiblir l'Eglise par la dispersion des ouailles, des paroissiens en petits groupes peut- être bien intentionnés, mais qui font fausse route parce qu'ils sèment, même inconsciemment, la division, l'affaiblissement des forces.Trop de permissivité a été accordée ou arrachée aux hautes autorités ecclésiastiques et de la part du bas clergé en faveur de ces mouvements quasi clandestins qui maintenant sous le fallacieux prétexte de vivre plus intensément l'Evangile à leur fa- con.N'y a-t-il pas un certain orgueil que de ne pas faire les choses comme les autres avec tout le monde ?Ne serait-ce pas la la fausse simplicité, la fausse pureté, dont se targuent les chefs de file de la diaspoira chrétienne ?Le Christ n'est-il pas venu pour tout le monde ?Y aura- t-il une religion pour les savants universitaires, une autre pour les professionnels, une autre pour les travailleurs et une autre pour les gens sans grade ni milieu précis.Ces joutes internationales Le club de hockey de la ligue mondiale qui a essuyé la défaite aux mains des Russes ces jours derniers est revenu bredouille de sa campagne de Russie.Ce fut au dire des experts de part et d'autre de l'excellent hockey et on peut dire que les adversaires étaient à peu près d'égale force.Les uns et les autres pullulent elques mots.:\u2026.\u2026 » n'ont que de différences minimes.La victoire aurait pu pencher facilement du côté des Canadiens.Les nôtres étaient moins bien entraînés que les Russes.Ce qui ressort du plus patent de ce joutes c'est qu'elles dépassent le hockey, le sport proprement dit.Pour les Russes c'est un moyen de propagande par la suprématie à obtenir à tout prix, même au prix de quelques sournoiseries et hypocrisies.Les Canadiens ne sont pas non plus sans défaut, mais eux étaient moins motivés à triompher pour les seules raisons de prestige national et pour de simples raisons politiques.La victoire des Russes servira maintenant leurs fins d'hégémonie mondiale.Morale, si ces joutes doivent se poursuivre il faudra la prochaine fois que les Canadiens soient fin prêts.Et puis pourquoi pas une lutte contre tous les clubs européens pour finir avec les meilleurs qui ne seront pas nécessairement les Russes ?Quant à faire il faut y aller à fond.Pourquoi pas aussi des parties entre le club gagnant la coupe Stanley dans la ligue nationale contre le meilleur club européen ?Vice-présidents Tous ceux qui suivent de près la chose financière et commerciale, constatent combien les grandes compagnies à responsabilité limitée mais souvent aux ambitions illimitées, adorent orner leur pouvoir exécutif de nombreux cadres appelés vice-présidents.Certaines compagnies possèdent juqu'à dix vice-présidents et plus.Il y a le vice- président aux finances, au marketing, à l'expansion, aux relations publiques, et d'autres dont les fonctions paraissent du dehors aussi nébuleuses qu'un gratte-ciel perdu dans le brouillard de certains matins.La vice-présidence pure peut signifier parfois le numéro deux de la compagnie, celui qui travaille ferme et qui est chargé des problèmes crucieux, y compris \u2018celui de rendre heureux le président lui-même.Souvent cela peut signifier des hommes qu'on ne sait au juste où caser parce qu'ils ne font pas le poids.Comme les ascenseurs, il y a \u2018titre consultatif.Vendredi, les 18 et 25 octobre 1974 \u2019 des vice-présidents qui montent et d'autres qui descendent.Dans nombre de compagnies, le titre ronflant de vice-président n'en est un de prestige pour glorifier davantage la maison non le titulaire, et impressionner les badauds.Parents et école On aura noté que la loi 27 portant sur le regroupement et la gestion des commissions scolaires donne aux parents québécois la latitude de former des comités qui puissent entrer en consultation avec les commissaires et un peu tous les paliers de l'administration scolaire.I] revient alors aux parents de s'organiser et de former des comités dirigés par des porte-parole capables de se faire entendre parce que compétents.Autrefois, les parents procédaient plus simplement.Quelques moments d'entretien avec le professeur ou le directeur de l'école suffisaient à régler beaucoup de petits problèmes et même - des grands.Désormais, ce sera à la fois plus difficile et plus facile.Plus facile parce que des gens ont assumé la responsabilité d\u2019acheminer les plaintes au bon niveau.Plus difficile parce que les plaintes individuelles seront plus pénibles a faire passer aux autorités.scolaires.Les parents formés en comités sont là à Ils n'ont aucun pouvoir de décision directe.Autrement dit, ils sont.là sans y êre tout à fait.Ils sont inclus dans une structure en apprarence assez souple mais.qui au fond est rigide et leur marge de manoeuvre même collective est étroite.D'une école à l'autre l'influence des parents peut varier.Il revient donc aux parents de bien s'organiser pour amener les réformes scolaires qu'ils désirent.Il leur revient de bien choisir leurs représentants, car il s'agit pour eux de profiter de toute la latitude qui leur est dévolue.Le travail d'équipe leur est confié.S'ils né peuvent avoir une voix directe sur le fonctionnement de l'appareil scolaire, qu'ils oeuvrent pour être assez forts de façon à faire pression sur les responsables stipendiés de l'école.C'est leur droit.Plus que cela, leur devoir ! Vendredi, les 18 et 25 octobre 1974 LE BIEN PUBLIC .NOS CAISSES \"POP\u201d VONT DE L'AVAN Une nouvelle industrie: Weav BL Une nouvelle industrie verra le | 3 3 jour dans la zone 2 du parc industriel E ide Trois-Rivières.C'est ce qui était annoncé récemment.C'est ainsi que Elain Textile, avec sa subsidiaira Weavetex, érigera une usire de $4,725,500, permettant de créer 87 nouveaux em plois.Elle se spécialisera dans la fabrication de tissu de fil de polyester et devrait être en chantier vers la fin d'année 1975.Toutefois, elle recevra une subvention de l'ordre de $918,815 du Ministère de l'Expansion régionale.\u2019 Sur cette photq, alers qu'on an- ; .nongait la nouvelle, on peut recon- .qi naître: Jean-Paul Rousseab, prési- \u2014.Ç cu = ¥ A dent du Service d\u2018Expansion Econo- rég'oral au Ministère de \u2018l\u2018Industrie et doin et les députés Guy Bacon et mique, Arthur Rousseau, directeur du Commerce, le Maire Gilles Boau- Claude G.Lajoie.(A.B.) Page 7 etex \u2014 87 nouveaux emplois JA les activités prévues e! a atteint ses objectifs.A cette effet, une conférence de presse était donnée au siège social de l\u2018Union Régionale des Caisses Populaires par ses dirigeants afin d'expliquer les objectifs.Sur la photo prise à cette occasion, on peut reconnaître MM.Henri-Paul Trudel, dir.-gén., Roland Bellemare, prés.du conseil d'administration, Robert Durand, gérant de la Caisse Populaire de Trois-Rivières et Jacques Voyer, directeur de la publicité et de l\u2018information pour l\u2019Union des Caisses.(A.B.) HUILE À CHAUFFAGE NOUS ASSURONS ALBERT H.@ VOTRE o LACHARITE , INC.24 HEURES PAR JOUR.2620 rue Notre-Dame T.R.la plus importante sociéte de fiducie canadienne - francaise - TRUST GENERAL \u201cesse.DUCANADA SERVICES \u2018FIDUCIAIRES COMPLETS Edifice Place Royale, Trois-Rivières Tél.: 378-4875 COURSES *® COURSES ® COURSES » ATTENTION | LICENCE COMPLÈTE GUICHET DE VENTE ADMISSION: $1.50 DE L'ESÉSAÉRIEUR AT Mercredi, soirée des dames 50° DE 8h À 7h15 TOUS Les enfants en-dessous de 16 ans LES SOIRS DE COURSES Se dE non ne sont pas admis.COURSES ® COURSES oO O Cc pe mn Les) mn | J oO e Cc bs) un m 12] Jt 114) VIA ee Vue Tél.873-5350-53 | TIRAGE DU 18 OCTOBRE 1974 ae 208 us A PES ee 8(5(8(9/5/7| \"200,000.JETTA 811|5(4/9 2) 100.000.MARNE 41 6/0/4[7|8| 550,000.MEN 8/81 71215|41 525,000.Bee | 15/8/9/5/7/\"\"\"#10,000.1 6 haha] 11/51419/21 \"2500.| 2 MESSE pa | 16/0/4/7/81 \"4500.5 uss | 18/72/5141 \"+500.68 tn | | [89[5|7] sree 02,000.| 62 555) | [5]4]9[2] \"e300.| 39 Let par| | |0/4]7)8\" 5100.| 65 tienen, | |7]2]5/4] \"$100.624 tui 915/7|vegren +400.| 604 blesse 4/9/2/\"\"\" 250.| 628 tii, 4(7|8|\"\"ss0.| 603 ME par 2/5/4|\"\"\" 50. Page 8 LE BIEN PUBLIC Vendredi, les 18 et 25 octobre 1974 Ë LOT DE LES so URSES y al.pd E EN Gi 7 Pad SPECIAL EH A / 3 .19% À \u2014 7 nm 7 Ny Nd À 9 Ë A À NA > CSS > a x LOT DE SOULIERS 3 VAL.REG.Ps Ps JUSQU'A $15.98 $798 SPECIAL VAL.REG.JUSQU'A $19.98 SPECIAL $998 pate 2 a on VAL.REG.tapes, JUSQU'A $21.00 SPÉCIAL.51298 .| i NOTRE SUPER LL saa A RE \u201d 3 J anniversaire é; OUR an | LOT DE EXIGEZ VOS wy BOTTES D'HIVER BILLETS DE valeur jusqu'à $44.98 AEN ULL 19032 = $9498 e ce.MEY NEL
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