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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 14 février 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1975-02-14, Collections de BAnQ.

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[" Soc.Can.du Miorofilm Inc.19 ouest rue Le Royer Montreal 62e annie Trois-Rivières, Nos 7 et 8 Vendredi, les 14 et 21 février 1975 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Tél.378-8404 sept.ORGAN DU TRIF: VEIL IEN ud numéro 0475 Courrier de la Port de retour garanti Abonnement: $3.00 par sande * La copie: 10 conts Méme chez .nos voisins ll semblerait que le Québec, tout osé et hasardeux qu'il est, n'a pas l'exclusivité des deconvenues et des scandales au Canada.Affaires de moeurs, trafic d'influence, conflits d'intérêt, patronage politique, potdevinage, tout cela est également bien connu de nos voisins de l'Ontario, s'il faut en croire un reportage fort significatif sur le sujet pâru récemment dans Le Devoir, sous la signature de de Jean-V.Dufresne.Pendant quelques siècles, assez généreux sur ce chapitre, nos compatriotes de langue anglaise nous concédaient volontiers le monopolé de l'immoralité, tant sociale que politique.Nous étions peut-être, à leurs yeux, un peuple amusant, mais infantile, qui n'a pas encore appris à vivre en démocratie.Nos concitoyens de langue anglaise, plus urbanisés, repoussaient d'instinct notre comportement, préférant s'aligner sur la vertu en toute chose.On disait ici, familièrement, \u2018Toronto, la pure\u201d pour bien désigner ce bel équilibre moral que nous prêtions aux populations de l'Ontario.Hélas, cette image idéalisée que nous nous faisons de nos voisins ne semble pas devoir survivre plus longtemps, ternie qu'elle est par les souffles polluants de notre époque.En effet, la caisse électorale de M.Davis n'est peut- être pas plus propre que celle de M.Bourassa.Et les hauts fonctionnaires de ce dernier n'ont pas de leçon d'honnêteté ou de décence à recevoir de leurs confrères ontariens, si l'on se réfère à l'article bien documenté let non contredit de M.Dufresne.Que pensez-vous, par exemple, d'une firme, et c'est le cas de Fidinam Ltd, qui, aprés avoir obtenu du gouvernement un contrat de plusieurs millions, fait le geste immédiat de souscrire la somme de $50,000 a la caisse du parti ministériel?N\u2019est- ce pas, en Ontario comme au Québec, la bonne fâçon de dédommager un peu son bienfaiteur?Que penser également d'un Dalton Bales, procureur général actuel qui, alors qu\u2019il était ministre du travail, s'était associé à un entrepreneur en construction \u201cpour acheter un terrain de $212,000 situé dans une zone de croissance homologuée\u201d?|! ne démisstonna as et on ne souleva pas de atergate pour si peu, ead fad ! \u201c0.- Yo Peper iin 1 cé pact S20] Pac vte, SNA AS 4 mes et Ct x!» On dégustera bientôt en plein air la délicieuse tire d'érable sur les immenses litières de blanche.Quelle occasion inespérée pour les jeunes gourmands de pouvoir lécher la palette à satiété, sous le regard amusé de grand-maman ! Entre des dizaines d'autres, il y a aussi le cas de M.Bert Lawrence, ministre des Ressources, qui s\u2019était rendu à Cuba avec toute sa famille, dans l'avion de son ministère, pour y prendre des vacances.Autre affaire éclabous- sante ; le trésorier du gouvernement M.Darcy Mc Keough, alors ministre des affaires municipales, se lance dans une entreprise immobilière qui, avec l'aide du gouvernement, lui rapporte beaucoup d'argent.Mais le compère, on le force à de- missionner pour ensuite le réinstaller.Enfin, et ceci fit sursauter le Globe and Mail, un M.Gerhard Moog, ami personnel du premier ministre, obtient le contrat pour la construction du nouvel immeuble de l\u2019Hydro, un pro- jet de $44 millions qu'il a réalisé avec l'aide de banquiers suisses que M.Davis, premier Ministre, s'était rendu lui-même visiter.Et la liste des scandales s'allonge en Ontario tout comme au Québec.Dans les quotidiens torontois, on a beau faire les manchettes, sur le dos du Québec avec la corruption syndicaliste, les règlement de compte au sein de la pègre montréalaise, les fraudes et les détournements familiers de nos palliers administratifs, on arrive difficilement, de ce fait, à se blanchir soi-même de tant d'outrages à la simple décence qui semblent, hélas, devenir le lot de toutes les sociétés prétendument évoluées.Clément Marchand -Qui allait sans doute visiter la grande ville et l'Exposition.Un.souvenir Lors des fêtes du Troisième Centenaire de Trois-Rivières, en 1934, Me Louis Delevoie Durand, président, préparait une mise en scène des origines de notre ville.Il avait besoin d'un texte, sous forme de tableaux historiques, pour organiser les fé- tes tritluviennes.Par I'entremise de l'abbé Georges Panneton, alors aumônier du Monastère, il s'adressa aux Religieuses \u2018Ursulines; c\u2019est Mère Ste Philomène (Sr Cécile Parent) alors directrice de l'Ecole Normale, qui composa ce précieux tableau historique.Nous lui devons donc, pour une grande part, le magnitique spectacle des Pageants, qui furent représentés dans le théâtre en plein air, dans la cour du Séminaire, et qui émerveilla des milliers de spectateurs.\"LA VIE CHERE La vie chére n'est pa; d\u2019aujourd\u2019hui.A l'occasion de I'Exposition universelle de Paris, Verlaine et Francois Coppée avaient rédigé de petits tableautras pour une revue fantaisiste des événements de cette époque.Dans un de ces sketches les auteurs présentaient un bon paysan français voyageant en train vers la Ville Lumière avec sa famille.Un voyageur de commerce à bord du train entre en conversation avec ce paysan voyageur de commerce apitoyé par la naiveté du Fraysan s\u2019enquit de la somme d'argent qu'il se proposait de- dépenser à ris.\u2014Nous avons cinq cents francs pour quatre, de dire le paysan.Et le voyageur de commerce de répondre: Votre famille et vous, vous êtes trèe touchants, Et, rien qu\u2019en prévoyant votre sort, je sanglote.Universel, cosmopolite et polyglotte, Paris est maintenant un nouveau Paradis Où se paye un louis la botte de radis, Votre gousset, chez les gargotiers où l'on dine, Sera nettoyé dès la premidre sardine.Quant aux chambres d'hôtel, on ne peut y songer Qu'en s\u2019ornant le patron d'un ruban étranger.Les nouveaux omnibus prennent trois france la course Honte ! et les strapnntins sont cotés à la Bourse! Croyez-moi, retournez vers les bords plus cléments De Condé-sur-Noireau.\u2018 Et voilà ce qu\u2019on pourra redire durant les Jeux de 1976 aux paysans de Saint-Glin-Glin qui s'aventureront à Montréal.La \u2018vie chère est une plainte universelle et de toutes les époques.MAURICE HUOT Une campagne qui nous touche de près Chaque année, à pareille date, la Fondation des Maladie du Coeur, poursuit sa campagne, en vue de venir en aide aux recherches dans ce domaine, soit sur le plan prévention, sot sur celui de la tnéra- peutique proprement dite.Il semble que la population répond bien par rapport à cette cem- pagne, car tous les organismes importants de la région y apportent leur concours.Selon les responsables, après les recherches en cours, un nombre de décès de plus en plus grand en rapport avec cette maladie est signalé chaque année.Cette année, le président de l\u2018or- genisme est M.André Brousseau que l'on voit ici avec le président de la compagne, M.Jerry Cotncir, M.Charles D'Amour, président du Nouvelliste, et Mme Blanche Gagnon.(A.B) Page 2 LE BIEN PUBLIC \u2014 Vendredi, les 14 et 21 février 1975 Le Saint-Esprit aujourd'hui 1.PARLER DU SAINT-ESPRIT Aujourd'hui, dans l'Eglise, on parle beaucoup du Saint-Esprit C\u2019est très heureux Il y a tant de chrétiens, et même de personnes consacrées, qui oublient le Saint-Esprit.La Troisième Personne de la Sainte Trinité est moins connue, donc moins priée.D\u2019autre part, certains en parlent avec plus ou moins de compétence : d\u2019où la confusion dans les idées et dans la vie.De plus, chez nos chrétiens, le mot charisme rattaché au Saint-Esprit, court de bouche en bouche, sans trop savoir à quoi ce mot correspond.Ainsi on parle « d\u2019Église charismatique », de phénomènes charismatiques, de « charisme » pour toutes sortes de bonnes choses, etc.Voulant appuyer tout cela sur la parole de Dieu, on cherche des textes de la Sainte Ecriture pour rassurer les gens.C\u2019est vrai quelquefois.Pas toujours.Dans ce domaine il règne beaucoup d'\u2019ignorance, chez nos catholiques, et même dans les familles religieuses.L'heureuse poussée, disons remontée, vers le Saint- Esprit n\u2019est pas d\u2019aujourd\u2019hui.Beaucoup se rappellent l\u2019élan donné dans nos milieux religieux, il y a trente ans, par un célèbre prédicateur de réputation mondiale, le Père Mateo Crawley.Chaque fois qu\u2019il avait à prêcher : retraites, récollections, conférences, etc.il insistait sur la prière au Saint-Esprit.Qui ne se souvient du «chapelet du Saint-Esprit », qu\u2019il récitait avec ses auditeurs avant chaque instruction ?L'action apostolique de ce grand apôtre du Sacré Coeur n\u2019a pas été vaine.Nous en retrouvons encore des suites.Actuellement devant le mouvement dit « charismatique» il devient indispensable de réfléchir sérieusement, posément, sur la doctrine catholique concernant l\u2019Esprit-Saint, Troisième Personne de la Sainte Trinité.On ne peut se lancer, et surtout lancer les fidèles dans un apostolat rattaché au Saint-Esprit, avec des idées toutes faites, floues, incohérentes, colportées ça et là, sous le coup d\u2019un enthousiasme irréfléchi.Le Saint-Esprit exige plus que cela.Son action ne se fait pas au petif bonheur, ni dans le tapage ou dans un déploiement théâtral et artificiel.L\u2019Esprit-Saint n\u2019a pas besoin de «meneur de jeu» (selon le mot de Daniel Rops), ou de spécialiste en «dynamique de groupe ».Toute pratique chrétienne sérieuse, et durable découle d\u2019une doctrine sûre, authentique, éprouvée par le temps et approuvée par l\u2019Eglise, Epouse mystique de Jésusrist.2.CONNAITRE LE SAINT-ESPRIT Nous qui avons la foi, nous savons que le Saint- Esprit est la Troisième Personne de la Sainte Trinité.Les explications connues, que je pourrais ajouter, nous les trouvons dans tout bon manuel de doctrine catholique.Je me contente de rapporter ici quelques scènes bibliques, empruntées au livre des Actes des Apôtres, où le Saint-Esprit se fait connaître par des effets merveilleux.; .a) Tout le monde aime se rappeler «la descente du Saint-Esprit» sur les Apôtres et les autres disciples au matin de la Pentecôte, à Jérusalem.Sortant du Cénacle, «tous remplis de l\u2019Esprit-Saint », les Apôtres « proclamèrent les merveilles de Dieu », devant les milliers d\u2019auditeurs venus de quinze régions différentes.Tous comprenaient dans leurs langues particulières ce que disaient les Apôtres.(Act.IT).b) Dans un cadre beaucoup plus restreint, la maison du Centurion Corneille (à Césarée), une chose semblable se produisit: pendant que Pierre parlait à la famille de Corneille, « l\u2019Esprit-Saint descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole, eux-mêmes glorifiant Dieu en diverses langues ».(Act.X).c) La conversion de Saint Paul constitue un autre épisode où le Saint-Esprit se fait connaître.A Damas le disciple Ananie est envoyé par Jésus lui-même pour baptiser Paul.« Mon frère, lui dit Ananie, le Seigneur Jésus .m'envoie pour que tu recouvres la vue et que tu sois rempli du Saint-Esprit».Les jours suivants.Paul se mit a « proclamer dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu »: (Act.IX).d) Plus tard, arrivant à Ephèse, saint Paul rencontra quelques disciples qui ignoraient «s'il y avait un Esprit-Saint».Paul les baptisa au nom du Seigneur Jésus, leur imposa les mains; « l\u2019Esprit-Saint descendit sur eux.et ils se mirent à prophétiser».(Act.XIX).GRAINS DE SAGESSE Il y a des Docteurs modernistes qui méprisent.les traditionalistes.Ayant dépassé les Pères de l\u2019Eglise, ils sont en recherche: ils fouillent la Démocratie, cette terre ingrate où ils espèrent trouver la Vérité.« \u20140- Le grand écrivain et sociologue Joseph de Maistre a écrit: «Les ouvrages humains sont fragiles en proportion du nombre d\u2019hommes qui s\u2019en mêlent.» Leçon pour certaines sessions interminables.\u2014_\u2014 Certaine Assemblée démocratique a usurpé le nom de CONCILE.N\u2019est- ce pas un peu prétentieux?Nous connaissons les Conciles oecuméniques, assemblée de tous les Evéques sous l'autorité du Pape (Concile d\u2019Ephèse, du Latran, de Trente, du Vatican).Il y a aussi les Conciles Pléniers, comprenant les Evéques d'un pays (Concile plénier de Quebec en 1912).Enfin le Code canonique parle des Synodes diocésains: assemblée des Clercs d\u2019un diocèse convoqués par l\u2019Evêque qui en est le législateur (à Trois-Rivières, ler Synode de 1911, 2e Synode en Sr Cécile Parent, 0.u., nous a quittées, après 62 ans de vie religieuse Une authentique religieuse, une femme pédagogue, une sage conseillère, ces trois appellations identifient assez bien celle qui, pendant trente ans présida aux destinées de l\u2019Ecole normale des Ursulines de Trois-Rivières.C\u2019est en cet après-midi du quatre février dernier, alors qu\u2019un bon nombre d\u2019anciennes élèves étaient reçues par Sr Yvonne \u2018Gélinas dans l\u2019une des pièces du vieux monastère, que l\u2019on vint annoncer le décès de Sr C.Parent (Ste- Philomène).La réception commencée dans la joie fut soudainement assombrie par cette triste nouvelle d\u2019un départ sans retour, de celle que chacune d\u2019entre nous estimait la dispensatrice de la formation supérieure reçue au cours de ses études à la vieille Ecole normale, grâce au savoir-faire de cette éducatrice émérite.Au fait, je me sens bien impuissante à faire un bilan, même succint, de la vie féconde de cette regrettée religieuse ursuline, dont l\u2019image, demeurera fidèle dans la mémoire, et dans le coeur de chacune des normaliennes qu\u2019elle a éduquées et instruites.Pour l'oeuvre qu\u2019elle a accomplie auprès de l\u2019Eglise en dirigeant de nombreuses élèves vers la vocation religieuse, auprès de la Société en lui fournissant des institutrices de qualité, des épouses de devoir, des mères responsables, bref pour une carrière tellement fécondée par un labeur incessant, tous ceux et celles qui l\u2019ont connue, souhaiteraient déposer sur cette tombe à peine refermée, la gerbe de recon- naisance la plus imposante; mais la modestie de celle qui n\u2019est plus, nous invite à demander plutôt à notre Père des cieux, d'offrir a celle que nous pleurons, une place de choix, car n\u2019est-ce pas Lui qui a dit: Au ciel, elles brilleront comme des étoiles, celles qui auront enseigné la vérité.Une ancienne élève -Marguerite Roux Que le Saint-Esprit, au début de l'Eglise, par l\u2019action des Apôtres, ait produit des effets merveilleux et même miraculeux, c\u2019est indéniable.Mais il n\u2019y eut qu\u2019une équipe d\u2019Apôtres choisis par Jésus et munis de pouvoirs très personnels.On ne peut prétendre qu\u2019au cours des siècles, pas plus aujourd\u2019hui qu\u2019autrefois, les successeurs des Apôtres, les Evêques, aient des pouvoirs et des privilèges identiques à ceux des Apôtres.Encore moins tout prêtre ou tout fidèle, si saint soit-il, ne peut revendiquer ces pouvoirs.Pour savoir qui est l\u2019Esprit-Saint on n\u2019a pas à chercher des manifestations extérieures extraordinaires.La note authentique de la présence de l'Esprit divin en nous, c\u2019est « l\u2019amour de Dieu qui a été répandu dans nos coeurs », comme nous dit s.Paul.(Rom.V,5).L\u2019Esprit- Saint nous rend « fils de Dieu », ayant reçu «un Esprit d'adoption, en qui nous crions: Abba! Père! .Notre Père qui êtes aux cieux.» Tout se passe, se vérifie dans et par la foi reçue au baptême.En résumé, le Saint- Esprit c\u2019est Dieu, Troisième Personne de la Sainte Trinité prenant possession de l\u2019âme pour la donner au Père.Parfois les choses se passent avec éclat extérieur, comme on vient de le voir au tout début de l'Eglise.Mais selon le plan de Dieu, la présence de l\u2019Esprit se fait sentir intérieurement et progressivement, comme l\u2019atteste l\u2019histoire de l\u2019Eglise et particulièrement la vie des Saints: le témoignage des Saints est irréfutable.Mgr Joseph-Louis Beaumier (à suivre) 1949, présidé par S.E.Mgr Pelletier).Dans le Code canonique, il n'est pas question de Concile diocésain.Ne serait-il pas plus juste de dire: simplement Assemblée diocésaine, puisque le Synode est une réunion des membres du Clergé seulement ?\u20140\u2014 On discute sur le Célibat sacerdotal.Ceux qui veulent des Prêtres mariés, n\u2019ont qu'à passer aux Sectes protestantes, dont les Ministres sont mariés.-Pour nous, la question est réglée: S.S.Paul VI nous a donné ses directives dans I'encyclique Sacerdotalis caelibatus.\u20140\u2014 C\u2019est l\u2019Année de la Femme.La Femme peut- elle être-ordonnée Prêtre ?\u2014 Non, dit saint Thomas d\u2019Aquin: «Quand bien mé- me on ferait à une femme toutes les cérémonies de l'ordination, elle ne recevrait pas le pouvoir d\u2019Ordre » (Somme théol., Ila, 39, art.1).Cela ne tient pas à une infériorité de la femme en face de Dieu par rapport à l\u2019homme, mais à la nature même de son être, à la spécificité irréductible de la féminité.Les raisons ne sont pas sociologiques, mais ontologiques, en dépendance de la volonté du Créateur.Sinon, l\u2019homme pourrait a son tour reprocher à Dieu d\u2019avoir réservé à une femme (la Vierge Marie) un rôle unique dans la réalisation du Mystère de l\u2019Incarnation, en excluant tout partenaire masculin (cf.A.Feuillet).La raison première du Sacerdoce conféré uniquement aux hommes vient de la volonté du Christ, qui n\u2019a ordonné que des hommes.Les femmes n\u2019ont pas à imiter les hommes, mais à être simplement el- les-mémes, en imitant la Vierge Marie au milieu des Douze Apôtres, infiniment influente au Coeur de I'Eglise primitive (Actes des Ap.1, 14).JEAN DELACROIX on peut vaincre le cancer SOCIÉTÉ CANADIENNE DU CANCER Vendredi, les 14 et 21 février 1975 SECBCEBBEE BEOBBBBBBE pour le bien LE BIEN PUBLIC Les chants d\u2019un Oiseau-Coeur Cet article fait allusion à la parution récente, sur étiquette à Oiseau Coeur » d\u2019un disque consacré à la musique de Jean Châtillon, compositeur ni- colétain, fondateur et directeur de la section de musique de l\u2019Université du Québec à Trois-Riviè- res.Cet album comporte deux suites pianistiques\u2014 «La Fête» et «Valses pour Marie Vetsera\u201d \u2014 et onze mélodies sur des poèmes d'auteurs québécois \u2014 M, Châtillon lui-même, son frère Pierre, poète et romancier, Gatien Lapointe, Louis Caron et, plus loin de nous dans le temps et l\u2019espace, Emile Nelligan.Michel J.Dussault, Diane Mauger (pianistes) et Marie Daveluy (soprano) interprétent ces oeuvres d\u2019un artiste qu\u2019ils admirent et qu\u2019ils aiment.De leur interprétation, nous ne dirons rien.Le disque est gravé: à quoi serviraient nos remarques ?De plus, nous ne prétendons pas incarner les lois éternelles de l'intelligence des oeuvres musicales.Le public, qui a entendu à plusieurs occasions ces artistes s\u2019exécuter, connaît le respect dans lequel \u2018ils tiennent [oeuvre d'art, celui qui la conçue et ceux à qui elle fut destinée.(Le disque est disponible à la Section Musique de l\u2019Université, au Pavillon Michel-Sarrazin, 3600 Chemin Ste - Marguerite; l\u2019Université assure également la production de partition.Le numéro est 0C- S-01 et, s\u2019il n\u2019en tiendraît qu\u2019à la générosité de l\u2019Université et à l\u2019enthousiasme des promoteurs, il se- Tait suivi de beaucoup d\u2019autres).- * .Juger la musique de Jean Châtillon ?La délicate tâche du jugement des oeuvres nous conduit à la critique des critères mêmes qui basent le jugement esthétique.Le lecteur investit le critique de la charge de navigateur: il doit les mener au port calme et heureux du Vrai, du Bon et du Beau, prudemment à travers les s dangereuses où, à tout instant, il risque de céder à l\u2019attraction indésirable du Charybde de la subjectivité ou à celle, non moins redoutable, du Scylla de l\u2019objectivité.Or, nos critiques que l\u2019expérience du passé a convaincus que les oeuvres jugent les critiques plus que ceux-ci ne jugent les oeuvres ont délaissé leur subjectivité trop faillible pour chercher a fonder leur verdict sur des valeurs objectives, situées hors de l\u2019Art lui-même.Ils oublient que dans l\u2019Art les subjectivités communient, que artiste, un humain, s\u2019adresse à d\u2019autres humains et non à des machines qui acceptent ou refusent une proposition mathématique en la comparant à un programme formel.Ils réfèrent à des entités qui dépassent largement l'individu, l\u2019auteur comme le destinataire.Par exemple, l\u2019Histoire.C\u2019est précisément sur le point de la pertinence historique que l'oeuvre musicale de Jean Châtillon porte flanc à une certaine critique.Nul n'\u2019accusera du délit de facilité ce travailleur minutieux, scrupuleux du détail, insatisfait d\u2019une forme dont les remaniements subtils se perçoivent à l\u2019audition.Châtillon aiguise sa plume et raffine sans relache sa musique, ne se résignant qu\u2019au palier ultime que- ses talents lui permettent d\u2019atteindre.Le produit fini en témoigne.Nous ne pouvons non plus le soupçonner de formalisme désincarné.Un individu de chair et de sang s'exprime musicalement à ses frères humains.«Je me voue à la musique expressive » déclare-t-il au Réseau, la presse écrite des universités du Québec.L\u2019audition, ne serait-ce que de quelques mesures, d\u2019une quelconque de ses oeuvres nous en convainc sans laisser prise au plus léger doute.Pourtant, on ne se genera orsqu s'agira d\u2019accabler Jean Châtillon de la faute suprême, celle que le matérialiste le plus miséricordieux ne -pardonnera jamais à personne, le péché contre l'Histoire Châtillon se tient à l\u2019écart des courants esthétiques qui entraînent ses confrères.Anachronique, il préfère encore le timbre de la flûte au sifflement de la locomotive; amoureux du piano, il n\u2019a pas encore ajouté marteaux et tuyaux de poêles-à la liste des instruments pour lesquels il écrit.Des esthètes en mal de nouveauté lui reprochent d\u2019avoir résisté au cyclone dodéraphonique.De fait, l'auditeur non averti, jugeant uniquement d\u2019après les oeuvres, pourrait historiquement le situer au milieu du dernier siècle.Un contemporain de Schumann aurait pu signer les « Valses à Marie Vetsera >.Cet état de fait résulte non d\u2019un parti-pris esthétique mais d\u2019une profonde affinité spirituelle.Châtillon ne se réfugie pas dans l\u2019esthétique romantisme par dégoût de l\u2019art contemporain, non mais il récuse l\u2019art contemporain à cause de sa propre sensibilité romantique qui l\u2019oppose à la civilisation contemporaine comme elle l\u2019opposerait à toute société fondée sur la mesquinerie et l\u2019intérêt personnel.Mahher se définissait comme un étranger sur la terre; Châtillon pourrait endosser la même épithète.Esthétiquement, il s\u2019apparente de très près aux maîtres du passé, principalement Chopin, Fauré, Debussy, Ravel.Il ne copie pas, il imite.Il ne pratique pas le pastiche mais l\u2019innutrition.Il se distingue de ceux qu\u2019il admire : au fil de ses partitions, une personnalité se révèle, bien individuellement quoique tout juste perceptible, faible, timide, car Châtillon demeure un épigone, mais identique à elle-même, authentique, jamais empruntée; le musicien ne ment pas à son public, il se confie à lui.Toutes proportions gardées, Châtillon m\u2019évoque Bruckner.Ce dernier, nourrri de Schubert et de Wagner, leur emprunta leur langage.Il n\u2019ambitionnait pas de marquer I\u2019Histoire \u2014 les vrais compositeurs, Wagner et Schonberg exceptés, n'ont jamais pensé leurs oeuvres en termes historiques \u2014- mais seulement de se servir d\u2019un style forgé par des âmes-soeurs pour se dire esthétiquement.Un musicologue humoriste a comparé Bruckner à un gigantesque mastodonte puissant à déplacer les montagnes \u2014 ses symphonies dépassent aisément une heure et plus.Jean Châtillon me ferait plutôt songer à la fourmi.Cette créature minutieuse, éprise de perfection, se consacre à une tâche modeste; infatigable, elle ne l\u2019abandonnera qu\u2019au moment où elle aurait réalisé le maximum que ses aptitudes lui permettaient.Notre compositeur affectionne les genres au souffle court les suites fragmentées, les brè- RP & Page 3 uDllC-ccocosseeee BEBELLEBLELLELEELEE comme la mort», nous comme l\u2019enfer »; j'ajoute venir.Vaire.s\u2019éloigne à mesure qu\u2019on LS maladies populaires, ma vaster la terre.qu\u2019à condition de ramper.moins malheureuse.* Il n\u2019est pas d\u2019ambitie être un jour rassasiée.tre maintenant la sienne.Quelques pensées d\u2019ANDRÉ VACHON AMBITION L'ambition est une sorte d\u2019avarice: «insatiable n\u2019est jamais satisfait,car «ses désirs sont vastes sont pas moins dévorantes que celles de l\u2019avare.Ce n\u2019est pas tant le poids du jour qui pèse sur les épaules de l'ambitieux que l'incertitude de l\u2019a- * * * L\u2019ambition est une croix, et sa route un cal- La frontière de l\u2019ambition est fuyante : C\u2019est par l'ambition que l\u2019orgueil est capable des grandes bassesses: la passion de monter fait quelquefois descendre bien bas.Les familles et les grandes épidémies ont tué moins de monde que l\u2019ambition des puissants; on peut de nos jours soulager la faim et enrayer les toujours dans le coeur de l\u2019homme, continue de dé- L'ambitieux est comme le serpent, il n\u2019avance * * ® Si elle était plus patiente, l\u2019ambition serait * * déçu en quelqu\u2019une de ses espérances, et il n\u2019en est pas dont la soif de puissance et d'honneur puisse * * * Il n\u2019y a jamais ,pour l\u2019ambitieux, de point d\u2019arrivée; il n\u2019y a que des points de départ.* * * Obtient-il la place tant convoitée, l\u2019ambitieux aussitôt lui trouve un défaut essentiel \u2014 celui d\u2019ê- dit l\u2019Ecriture, l\u2019ambitieux que ses inquiétudes ne .+ elle avance.* * + .is l\u2019ambition, qui règne + ° ux qui ne soit trompé ou ves mélodies; comme l\u2019orfèvre habile à qui ses camées magnifiques valaient des éloges et qui refusa un jour l'offre d\u2019un mécène qui venait lui proposer de sculpter un colosse, Châtillon a reconnu sa voie et n\u2019en déroge pas.Survivra-t-il ?La Gloire, vanité des vanités.L\u2019artisan laborieux sert son Art de corps et d'âme sans se demander si son Art le servira.Il mourra en nous léguant des pièces délicatement travaillées Ceux qui l\u2019auront connu se souviendront de lui comme d\u2019un être cher qui savait aimer.\u2018° Ses oeuvres ré chaufferont le coeur de ceux qui s\u2019abandonneront et vibreront en elles, touchés par la chaleur, non comme devant les flammes surhumaines que crachent les volcans ébranleurs de la\u2019terre et du ciel, mais comme devant les douces braises de Jl'âtre d\u2019une chaumière qui, un jour de tempête, nous sert, quel- ques heures durant, de refuge pacifique et humain.PIERRE D.BELLEMARE ERRATUM \u2018L'auteur d'un article intitulé \u201cAu sujet des genres littéraires\u201d, paru dans nos colonnes en date des 17 et 24 janvier, a commis dans son texte une confusion orthographique dont il vous prie de bien vouloir l'excuser.Au troisième paragraphe de l'article, il mentionne Malherbe; il s\u2019agit bien du poète puriste (Malher be) du XViléme siècle et non du magistrat du siècle suivant (Malesherbes).(P.D.B.) La question des testaments La question des testaments est toujours un problème important pour tous les citoyens surtout, à la suite de la nouvelle loi des acquets.Plusieurs organismes à but éducatif s'intéressent à ce problème civique.Récemment, un Notaire bien connu de Trois-Rivières, Me Bérard était l\u2018invité par les dames de l'AFEAS St-Eugène du Cep-de-lo-Madeleine, comme conférencier, ayant trait & ce sujet.Celui-ci a montré toutes les facettes de ce problème. LE BIEN PUBLIC .Vendredi, les 14 et 21 février 1975 1200, RUE ROYALE, TROIS-RIVIÈRES LA CAISSE POPULAIRE DE TROIS-RIVIÈRES Etat de l\u2019actif et du passif au 30 novembre 1974 ACTIF 1974?1973 ENCAISS® ue eccecercceceeerrerrrrrcrreres eres $ 1,583,011\" - $1,976,730 Placements Obligations \u2014 au coOt amorti .ccoooi.$ 7,701;833 Lod $ 8,223,779 Dépôts à terme o.oo eee eee eee ___ 800,000 8,501,833 1,150,000 9,373,779 macements dans les organismes du Ca 5.000 ouvement Desjardins.170,000: 175,00 Actif liquide.ee near rerer er en ne ne 10,264,844\" 11,525,509 Préts : : ; Sur reconnaissances de dette .\u2026 a 2,518,839 \u2018 2,376,233 Moins : provision pour créances douteuses .154,678 2,364,161 146,166 2,230,067 Sur hypothéques .101120 11 00e - - 7,638.401 ; 7,048,955 Immobilisations au coût amorti 1000011 CL 349,008\u2019 Terrains 1222220 LL ) .166,217 Immeubles ee ee ere va g 411,416 oins : \u2018amortissement accumulé .1 20° ; 325,964 85,452 Aménagement des terrains LL | : .23,192 ° oins : amortissement accumulé .à 11,726 11,466 Ameublement et équipement \u2026 \u2026 LL LA _ 3 152,342 Moins : amortissement accumulé .- - 1 5 : 116,689 35,653 Immeubles en dation .Coe 1 © 7 66,880 Moins : amortissement accumulé | ; _4,164 62,716 Autres éléments d\u2019actif oo ) \u2018 Intérêts gagné non perçus .\u2026 \u201c280,950 : 295,543 Impôt payé d'avance ._\u2026 CL 5 , 8,190 Autres ee Léna aa eee are an ee ae ae NU _____ 86,580 367,530: 34,500 338,233 PASSIF { 5 Capital social LL LL LL Co 8 1,310,394\" S 441.460 pargne ee i raie ae ee oe 18,284 246; 44377 - DG aux membres .TE TT | 19,504,640\" 20,085,837 Autres éléments de passif LT Intérêts courus non payés 0 1 ere _ \u201c $ 169.281 ; $ 166,660 Exigibilités diverses 22e rare 10 5\" 47,11\u20ac 38,055 Comptes a payer et frais courus .LL ee ea eee -_\u2026 26;621 _213;021 __ 18,906 ___ 223.621 ~~ 19,807,661 .20,309,458 Trop-perçu non réparti .oo M oe æ 25,220: 89,681 Réserve : oo Générale .1.RE RE - 1,161,153: 727,129 Prévoyance .cocoon ; i Ta 1.105.129 Contingente .cures eee eer : +d , PRÉSIDENT HONORAIRE À VIE Orc Frank Spénard, Président de Crédit Mauricien Inc., COMMISSION DE CRÉDIT M.Frédéric Poliquin, Chevalier Commandeur de Président du Conseil \u2018d'administration de Président l'ordre Equestre de St-Sylvestre, Président de Trois-Rivières Auto Electric Ltée, Président de la *M.François Soumis, |.s.c., Vice-Recteur a Fred Poliquin Ltée, Gouverneur honoraire, division Société d'Habitation Jacques Buteux Ltée, l'Administration et aux finances, Université du du Québec, de la Société Canadienne de la Vice-Président de la Compagnie de Fiducie Prêt & Québec à Trois-Rivières.Croix-Rouge.Revenu, Président de la St-Maurice Cie d'Assurances.731, des Peupliers, Trois-Rivières 3650, Des Chenaux, Trois-Rivières.2259, Sième Avenue, Trois-Rivières Commissaires Me au aDésilets, agent d'avalres.à M.André Young, c.a., Ferron, Nobert, Young & Ass., LE CONSEIL D'ADMINISTRATION M.Jacques Charette, ca.M.Marcel Beaumier, avocat, LL.B.Sam id uo ie M.Roland Leroux, b.a., Administrateur des M.Jean Ayotte, Président P.V.Ayotte Ltée, CONSEIL DE SURVEILLANCE Pharmacies Universelles.Président de l'Association Gheqalior Commandeur de I'Ordre Equestre Président 1975, boul.St-Louis, Trois-Rivières.2340, Place de Vaudreuil, Trois-Rivières M.André St-Arnaud, c.a, René de Cotret, St-Armaud Vic Président b, Sabet Durand, Secretory Consol SLAISEO marais Trt Frag pT Wo Ag ois i l'ordre Equestre de St-Grégoire le Grand, Zième \"M Lucien À Cuetet, comptable en chef de la d'Assurance l'Union-Vie.ni * Caisses pom ire \" adminis ato Ga onion M.Jean-Yves Dessureault, ms.c.d.ah.1667, boul.St-Louis, Trois-Rivières Régionale de Trols-Rivieres oo\" Directeur-Général de l'Hôpital St-Joseph.2007, boul.St-Louis, Trois-Rivières Vendredi, les 14 et 21 février 1975 LE BIEN PUBLIC .Page 5 \\ « Quand vous serez bien vieilles.» Texte: Suzanne ROBERTS Recherche et montage: Bernard VALLÉE « Notons ici une maison photographiée vers les années 1930.Le \\ garde-soleil en rupture avec la ligne a _ des versants et la grande galerie furent construits à la fin du XIXe siècle.La Restauration La restauration demeure un travail minutieux, qu'on ne peut confier à n'importe quel amateur ou qu'on ne peut faire soi-même n'importe comment.Ce n'est pas non plus une réparation ordinaire qu'on peut effectuer après être passé à la quincaillerie du coin.ll y aune- approche particulière à adopter, approche qui se confond avec l'esprit qui animait l'ancêtre.Ce travail d'envergure, comme le mentionnent Michel Lessard et Gilles Vilandré dans un bouquin intitulé « La maison traditionnelle au Québec », doit .insuffler une nouvelle vigueur, une nouvelle existence à une oeuvre humaine.C'est la résurrection non seulement des éléments matériels d'une construction, mais aussi et surtout d'une âme, d'une époque, d'un peuple.Tout être sensible sent revivre l'histoire et l'ancêtre dans ces assemblages de bois et de pierre.La trace de la vie se matérialise dans une patine qu'on veut retrouver.Pour redécouvrir l'image première d'une vieille demeure, il importe de ne pas tout démolir pour ensuite reconstruire.C'est une tendance qui se répète souvent et qui n'a rien à voir avec les objectifs d'une véritable restauration.Même si on réutilise les matériaux d'origine, le charme est rompu.Après avoir déterminé l'époque qu'il veut faire revivre, le bon restaurateur respecte les vestiges du carré initial: fondations, murs, charpente du toit, enfigurage, bref tout ce qui semble remonter à l'époque définie de construction; par là, il conserve une certaine solidité en même temps qu'une beauté ancienne.Il faut aussi intégrer la mécanique moderne sans défigurer la maison ni tuer le cachet d'ancienneté.L'eau courante, cet .45 REPS ran OP AE Aan 27 - CRC Suite à la première » § étape de la restauration, la disparition du garde- soleil et de la galerie a redonné à cette maison son carré ™ «4 La cheminée principale B® avant la restauration.L'enlévement de la fausse tablette et du revétement de pierre de granit a révelé un foyer extraordinaire.Après la restauration, » ce méme foyer reconverti en atre français avec potence; le four à pain fut reconstitué d'après les relevés des fouilles.original.l'électricité, le chauffage.la cuisine- laboratoire, le cabinet d'aisance, le bain sont autant de produits de la civilisation dont personne ne peut se passer.Dissimuler de façon intelligente ces éléments de confort moderne, voilà un rôle et non le moindre de l'architecte-restaurateur.En somme, le grand danger à éviter, c'est de prendre une maison et d'en faire une reconstitution ou une interprétation.Po Ce RY.WE OTE al BAD SAE Fae Od .Cette méme maison, telle qu'elle était dans toute sa splendeur au milieu du XVIIIe siècle.Mais pour faire revivre un bâtiment en respectant la vérité, il faut suivre certaines règles: les matériaux de remplacement judicieusement sélectionnés, la fabrication et la pose de ceux-ci suivantles procédés artisanaux en usage à l'époque de construction, le respect de chaque élément architectural en rapport avec le type d'habitat.De fait, l'esprit d'une restauration s'inscrit d'abord dans le souci de vérité technique, mais aussi et surtout dans le respect des éléments architecturaux.Étapes d'une restauration La première phase consiste à faire l'histoire de la maison, à retracer son passé pour constituer un dossier utile.Commence alor$la deuxième étape: démolition et (ou) curetage.Il s'agit en fait, après un relevé minutieux, d'éliminer tout élément venu postérieurement recouvrir ou protéger les parties originales.Une troisième phase (non obligatoire mais combien précieuse) dans la restauration d'une maison rurale ou d'une habitation d'une centaine d'années et plus, c'est la fouille archéologique.En tout dernier lieu.commence la restauration proprement dite.1! s'agit de la phase finale d'où la maison va ressusciter de ses ruines et de ses transformations dans toute son authenticité, dans toute sa « vérité ». Page 6 LE BIEN PUBLIC Notules et commentaires Considérations sur Nérée Beauchemin | Dans le dernier numéro de ce journal, une brève allusion a été faite à une malveillante critique publiée dans «Le Devoir» du ler février en marge du troisième tome du monumental ouvrage d\u2019Armand Guilmette sur l\u2019oeuvre de cet excellent poète que fut Nérée Beauchemin.« L\u2019incompréhension d'une certaine critique face à une telle entreprise nous laisse voir l'hiatus grandissant entre les générations d\u2019écri- -vains et d\u2019intellectuels au Québec».Clest la un extrait du bas de vignette qui accompagnait la photo lors du lancement de ce troisie- me tome.Il faut, en toute justice pour le bon sens, revenir sur cette opinion trop modérée.Le titre de l\u2019article publié dans «Le Devoir » était celui-ci: «Ressusciter les cageux, oui; Nérée Beauchemin, non ».Et c\u2019est signé : Jean-Marie Poupart.Nous ne connaissons pas ce monsieur Poupart.Toutefois nous soupçonnons, sans vouloir le calomnier, qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un jeune étudiant ou technocrate, qui cherche à faire sa marque dans notre littérature comme entrepreneur en démolition de tout ce qui a existé avant lui.Lisons simplement ces lignes : « Immodérément célébré de son vivant, ce brave médecin était tombé depuis aufin fond du purgatoire, épreuve qui attend tous les littérateurs dont l'existence se passe à chanter les louanges du système en place ».Ces derniers mots sont révélateurs d\u2019un état d\u2019esprit qui se veut a I'avant- - garde de l\u2019iconoclastie en ce sens que certains veulent faire table rase de tout ce qui a été fait avant eux.Vanité, orgueil, et surtout incompréhension et ignorance.Dire que «Le Devoir », un de nos rares journaux d'idées, accepte de publier de telles inepties.Pour nous consoler, disons que nombreux, \u2014 et de plus en plus nombreux \u2014 sont les jeunes étudiants qui se penchent, sinon avec amour, du moins avec intérét \u2018sur des écrivains du passé qui ont contribué, dans la mesure de leurs possibilités, à forger un embryon de littérature canadienne.Ceux-ci cherchent à comprendre, à analyser, plutôt qu\u2019à démolir.*Ce sont ceux-ci qu\u2019il faut aider, encourager, fortifier.L\u2019imbroglio de notre code postal A grand renfort de publicité, le - ministére des Postes cherche à imposer aux citoyens de toutes les provinces un code postal qui est à la veille de prendre forée de loi.Il nous semble que c\u2019est une absurdité, car il faudrait une mémoire phénoménale pour se souvenir des numéros de notre propre code.L\u2019ordinateur qui a présidé a cette fantaisie a sans doute voulu se moquer des citoyens, et le ministére a tombé dans le panneau.Ce qui nous fait penser a cette caricature publiée il y a quelques mois dans un journal anglais.Le directeur d\u2019une firme industrielle donne ordre a sa secrétaire de demander a ordinateur mécanique de lui dicter les idées de la conférence qu\u2019il doit prononcer le même soir devant les membres de son club.Aux Etats-Unis, où ce système codifié est en pratique - depuis quelques années, on est beaucoup plus pratique.On utilise uniquement des chiffres, comme dans le service téléphonique.Ce qui est facile à retenir, tout comme les numéros de téléphone.J'ai reçu récemment une lettre de la Floride: Florida 33304.Une autre de la Bretagne: Cô- tes-du-Nord, 22410.Et ainsi de suite.Chez nous, dans la même Crête, le « Roi de la Mauricie», qui avait\u2019 toujours un chalet à sa disposition, dans ses nombreux territoires.Parfait gentilhomme, discret, humble, rien ne lui plaisait plus que de causer avec les « gens des chantier » comme il disait.Il ne déclinait jamais ses titres officiels d\u2019une de nos gandes compagnies de fabrication de papier.Car il fut toujours d\u2019une grande modestie.I abandonna l'usine de Mont-Rolland, quand il se rendit compte que de plus jeunes que lui pouvaient prendre la relève.Le Journal des Pays d\u2019En-Haut, publié à Sain- te-Adèle, patrie d\u2019un de ses grands amis, Claude-Henri Grignon, lui a rendu un bel hommage au lendemain de sa mort.Ajoutons que c\u2019est à la suggestion du curé Labelle que la famille Rolland établit son usine de papier dans la région, pour développer l\u2019industrie en même temps que la colonisation.Ainsi se perpétue l\u2019oeu- -vre de ce grand déployeur d\u2019énergie que fut le curé Labelle, qu\u2019a fait connaître aux générations actuelles la mémorable évocation des Belles Histoires des Paysd\u2019en-Haut, de Claude-Hen- ri Grignon\u2014 0 \u2014 Un journaliste franc et sincère: Marcel Hamel ville, on nous impose des\u2019 chiffres qu\u2019il est impossible de retenir, si on n\u2019a pas sous la main la liste d\u2019adresses.Exemple: le code postal qui m\u2019a été imposé est: G92 2BI.Un ami, qui demeure dans le secteur des Rivières, boulevard du Rochon, on lui a imposé le code G8Y 3B8.Au monastère d\u2019une communauté locale, boulevard Saint-Louis, le code est: G8Z 2M8.Et ainsi de suite.Je n\u2019ajoute aucun commentaire, sauf que je trouve que.cette façon de traiter les Canadiens est idote, n\u2019en déplaise aux froids ordinateurs, auxquels tant d'hommes politiques et de fonctionnaires accordent de l'importance, pour les empêcher de penser par eux- mêmes.Les générations qui nous suivront seront-elles tout simplement des robots ?Tout le laisse croire.\u2014 oO \u2014 Hommage à un grand industriel Il s\u2019agit ici d\u2019Olivier Rolland, qui est décédé le premier de l\u2019an 1975 à l\u2019âge de 90 ans.Il n\u2019était pas de la \u2018région mauricienne, mais il s\u2019est toujours intéressé au développemnt de l\u2019industrie papetiere chez nous.Il était grand ami de Jean-J.Il vient de mourir, âgé d\u2019à peine 62 ans, en pleine vigueur et toujours remuant d'idées généreuses.Le journalisme hebdomadaire, et même le journalisme tout court, perd un de ses meilleurs représentants.La grande histoire aussi, car il fut historien, témoin son monumental ouvrage traduit et annoté du fameux Rapport Durham, auquel les fervents d'histoire ne cessent de référer, sans toutefois toujours donner à Marcel Hamel la part qui lui est due.En 1949 il fondait à l\u2019Assomption un journal hebdomadaire qu\u2019il nomma «Le Portage », et qui le signala à l\u2019attention publique par son franc-parler et son indépendance d'esprit.En hommage à sa mémoire, le journal qu\u2019il dirigea jusqu\u2019à sa mort publiait le 22 janvier dernier un numéro spécial de 32 pages, auquel ont collabore les pincipaux citoyens de la ville qu\u2019il affectionnait tant.Il ne fut pas \u2018tendre pour la plupart des hommes publics de sa région.Pourtant tous ont rendu un hommage sincère a son bon sens et à sa franchise.«Il était un journaliste franc et honnête, dont la plume savait traduire avec sincérité les opinions qu\u2019il défendait », disait dans son hommage le député de Vendredi, les 14 et 21 février 1975 l\u2019Assomption, Jean Perrault.Il était un grand ami des rédacteurs de notre journal, Ceux-ci lui rendaient bien Jl\u2019affection qu\u2019il ne cessa d\u2019avoir à notre endroit.-C-\u2014 - Moïse Cadorette, fabricant de canots Le journal Hebdo du St- Maurice nous arrive chaque semaine, distribué de porte en porte par des livreurs.Que nous soyons ou non à la maison, il est là, sur le seuil de la porte, souvent trempé par les intempéries, Il est alors souvent difficile de le parcourir, à moins de prendre le temps de le faire sécher.Le dernier numéro reçu, celui du 12 février, était trempé, mais nous avons tenu à le lire, car il contenait un excellent reportage du dynamique rédacteur qu\u2019est José Cadengsur Moise Cadorette, que nous les anciens Mauriciens ont bien connu.Moise Cadorette, le fabricant de canots de St- Jean-des-Piles ! Ses embarcations sont à l'origine de la course en canots sur le Saint-Maurice, laquelle date de 1934.Il vit denc- encore, le «père Moïse », comme on I\u2019'appelait.Eh bien, oui, il vit encore.José Caden est allé le rencontrer a sa demeure de Saint-Jean-des- Piles, le 4 février dernier, et l\u2019a fait causer longuement.Il a maintenant 90 ans, mais toujours aussi solide que les canots qu\u2019il a construits.L\u2019ami Caden poursuivra son entrevue dans le prochain numéro de l\u2019Hebdo du Saint-Maurice.Si la copie qui m\u2019est destinée n\u2019arrive pas en bon état, je paierai les frais de poste pour avoir une copie immaculée, ou du moins lisible ! \u2014-QO-\u2014 La pensée de la fin La saison du carême vient de commencer.Comme disent les prédicateurs, avec raison, même si l\u2019Eglise a atténué les obligations du jeûne, libre à chacun de faire quand même des sa- rifices, pour leur santé tant spirituelle .que matérielle.Le journal de notre ami Lionel Bertrand, La Voix des Milles-Iles, de Sainte- Thérèse, nous offrait dans son dernier numéro la réflexion suivante: « Si on \u2018priait un peu plus, ça irait mieux.Quand est- ce que l\u2019on prie.Uniquement quand on est mal pris.Qu\u2019arrive un cataclysme, les églises se remplissent, Pourtant, c\u2019est si facile de prier en tout temps.Il suffit de jeter un regard en haut.Et ça y est ».Cette réflexion vaut bien de longs sermons.Car elle est simple et naturelle, VILLERAY I DURE RO f DONNE BIEN i QUI DONNEA LA i 1 CROIX-1 I L RoucE POUR VOS ASSURANCES © Automobile © Accidents © Responsabilité © Incendie RICHARD BERGERON Courtier en Assurance Tél.: 375-2655 573, rue Bonaventure Trois-Rivières AEE Hf fafa Pour un service PROMPT ET COURTOIS LUCIEN DEFOY \u2018Huile à chauffage\u201d Entretien et réparations de brûleurs à l\u2018huile 691 Hertel, Trois-Rivières Tél.: 375-9666 RRRRRARRAARR André Saint-Arnaud, C.A.Jeanne Frigon, C.A.Roger Letendre, C.A.RENE DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés Case le 1464 | 1300, Notre-Dame posta Tél.: 379-1831 Vendredi, les 14 et 21 février 1975 CI Les immigrants et le Québec On parle beaucoup d'immigration au Canada.Les immigrants et, plus tard, ceux qu'on appellera les Néo-Ca- nadiens, s'ils-s\u2019installent pour de bon dans leur pays d'adoption, sont en général ignorants de l'Histoire du Canada et probablement encore plus de celle du Québec.J'ai eu l'occasion d'en interroger quelques-uns.Pour eux, le régime français se perd dans la nuit ou bien ils en ont de vagues notions.Parfois ils n'en ont aucune hormis ceux qu'on peut classer parmi les intellectuels ou ceux qui exercent une profession libérale et dont l'éducation a été soignée.Il s'agit là d'une infime minorité.À l'occasion des conflits d'idéologie et de culture qui existent au pays entre anglophones et francophones, les Néo-Ca- nadiens ne savent sur quel pied danser.Quelques-uns se rangent du côté francophone, le plus grand nombre du côté anglophone, pour des raisons d'intérêt commercial, car il est plus facile de se ranger du côté de la majorité que de celui de la minorité.N'oublions jamais que l'immigrant veut se réaliser rapidement et qu'il ira indifféremment vers ceux qui lui paraissent les plus-forts.Mais c'est au gouvernement fédéral d'abord et provincial québécois ensuite d'éclairer l'immigrant sur ce qui l'attend jci.Pourquoi ne pas organiser des classes d'histoire du Canada à l'intention des immigrants?Surtout durant les premières années d'adapta- ton.Is comprendraient mieux la situation des Québécois et pourraient mieux ensuite faire leur choix entre vivre à l'anglaise ou à la française.Dans l'état actuel des choses, les immigrants ont un rôle à jouer dans l'harmonie du pays.Ils peuvent aussi contribuer par un mauvais comportement issu d'une ignorance crasse des origines du pays et des luttes qui s'y sont livrées à semer la zizanie et à augmenter les différences entre les deux groupes majeurs du pays qui se sont fait jour, surtout après la conquête.LE BIEN PUBLIC Autrement les immigrants établiront des ghettos, comme il apparaît aujourd'hui dans nos grandes villes.Ils vivront entre eux ne communiquant avec anglophones ou francophones que sur le plan des affaires.Espérons que l'importance de l'histoire regagnera ses pleins droits dans nos maisons d'éducation pour l'usage des jeunes anglophones ou francophones.\" Ici je veux parler des Anglais, Irlandais, Ecossais, autant que des Canadiens français du Québec et ceux de la dispersion aux quatre coins du pays.Sette connaissance de l'histoire il ne faut pas craindre qu'elle soit une cause de division perpétuelle.Elle le pourrait si mal enseignée.Elle peut plus sûrement devenir une cause de compréhension pour tous les Canadiens peu importe leurs origines.Il faut éviter aussi au Canada l'établissement d'un melting pot à l'américaine.Aux Etats-Unis, le melting pot s'expliquait par l'unité de langue.Au Canada, il y a encore deux langues officielles dont une, le français, est devenue officielle au Québec.Aux nouveaux venus de s'en rendre compte! Le peuple Canadien français en tout cas n'a pas encore signifié son désir de disparaître et d'être assimilé dans un melting pot qui ne serait même pas profitable aux anglophones.Le pays restera au moins bilingue avec une connotation française accentuée au Québec, et peut-être le Québec.devien- dra-t-il unilingue si c'est le seul moyen de conserver la culture des premiers Blancs du pays.A court terme il y a des choix qui s'imposeront.Et tant pis pour les élus du peuple qui, par soif des votes, tentent de plaire à tout le monde et ne savent pas se brancher.Il ne s'agit pas ici de minces enjeux, mais de la survie d'un peuple qui cherche depuis assez longtemps sa voie.I] faut tout de même tenir compte des objectifs prioritaires.Ne pas mourir est pour un peuple un objectif majeur.Le peuple Canadien français en est là après tant de viscissitudes | Ennemis du dedans II y a assez longtemps qu'on le manipule.Le malheur c'est qu'il compte des ennemis dans ses propres rangs.Par exemple, ceux qui ont tenté récemment de le couper de ses sources religieuses, ceux qui veulent le noyer dans une mare de stupre pornographique, ceux qui, au nom d'un libéralisme douteux, ont jeté bas les structures encore valables d'un enseignement traditionnel pour se lancer tête baissée dans des innovations pédagogiques qui sont en général une faillite, et dont l'ex- tréme gauche s'est inspirée, depuis le début du siécle en France et ailleurs.Notre peuple a d'autre chose à faire que d'écouter les démagogues de tout poil, les bateleurs de tous pays qui, même parlant français lui racontent des sornettes et tentent de lui vendre des façons de vivre antichrétiennes : avortement puis bientôt sans doute euthanasie, et cette fausse philosophie de la liberté totale de la femme, comme si cette dernière était enchainée par l'homme alors qu'elle peut à peu près tout faire socialement et légalement.- Pour survivre S'il veut survivre notre peuple devra oublier les mariages à l'essai, cesser de verser dans le divorce pour un oui ou pour un non, réapprendre le goût du travail et de la discipline, refuser de suivre les faux chefs de file qui pullulent dans nos rangs à tous les niveaux.Il devra écarter le joual prôné par des artistes influents s'il veut vraiment préserver la langue française.la famille Il devra ce peuple pousser davantage dans le dos des représentants pour aider la famille, base de toute société qui veut prospérer.Bref notre peuple a un sérieux besoin de retour aux sources plutôt que d'une projection à l'échevelée dans un avenir incertain et semé d'embûches.Un peuple ne peut avoir de multiples vocations.Cessons le mimétisme stérile et faux et retournons à nos Page 7 es mots.=.00000000000000000000000000000000¢ traditions, elles peuvent parfaitement s'harmoniser avec le progrès de la technologie de pointe et le marketing le plus dans le vent.Notre vraie richesse Le peuple Canadien français est riche de son passé qui lui a transmis des valeurs durables c'est la plus belle richesse.Qu'il sache la reconnaître cette richesse et qu'il laisse là les bébelles de la nouveauté pour la nouveauté.Nous avons nos intellectuels, nos artistes et artisans, nous avons une littérature, nous pouvons réussir dans tous les domaines qu\u2019avons-nous vraiment a envier et à emprunter ailleurs ?Lavage de cerveau Notre peuple a subi en ces dernières années un véri- \u2018table lavage de cerveau auquel il faut mettre un cran d'arrêt.Les résultats nous prouvent qu'en n'étant plus nous - mêmes en voulant suivre le courant comme des moutons de Panurge, nous avons fait fausse route.L'heure est à un nouveau départ les yeux fixés en avant mais évitant de jeter par les fenêtres notre héritage.Il y a du lest qu'on ne peut jeter, ce lest c'est l'essentiel de nos valeurs chrétiennes et françaises, reçues des meilleurs, parmi nos prédécesseurs.Civilisation Même à travers la société de consommation les compagnies multinationales, l'ordinateur, les courants d'idées charriées par toutes les propagandes nous survivrons fi- déles a nos traditions sj nous parvenons à nous adapter à un monde changeant tout en \u201c sachant garder l'équilibre assuré par la Foi et le bon sens des \u2018têtes bien faites\u2019 rêvées par Montaigne.Or les têtes bien faites proviennent de la civilisation, non de la décadence, de cette néo-décadence dont certains étrangers nous trouvent aujourd'hui entachés, surtout quand outre-mer ils assistent à certaines élucubrations qu'on donne pour du chant, du théâtre ou de la peinture, et surfout quand ils entendent nos commis voyageurs du \u201cjoual\u201d | Co Page 8 DEUX ARTISTES QUI SE RESSEMBLENT: PHYSIQUEMENT ET MORALEMENT L'un poète Canadien (Alfred DesRochers) ; l\u2019autre sculpteur français (Etienne Martin).lls se ressemblent à plus d'un point de vue.Tous deux puisent leur inspiration dans ce que la nature a de plus noble et de plus serein: la terre, le sol.\u2018\u2019Les vraies richesses\u2019, comme l\u2018écrivait Jean Giono.Alfred DesRochers reprend chez nous \u2018\u2019du poil de la bète\u2018\u2019, comme on dit couramment.|| reprend sa place parmi nos écrivains de race.Car il à saisi mieux que qui- congue notre ame canadienne, dans ce qu'elle a de plus pur et de plus serein.Alfred DesRochers Etienne Martin Etienne Martin est moins connu chez nous, |! n\u2019est méme pas connu du tout.Mais il possède, comme notre DesRochers, cet amour du terroir qui a été, est et restera notre plus savoureuse source d'inspiration.Source inépuisable également.Les oeuvres d'Etienne Martin ont fait récemrgent l\u2019objet d\u2019une exposition itinérante à travers la France.\u2018\u2019Pour sculpter, lit-on dans un récent communiqué officiel qui nous parvient de France, il use du plus traditionnel, mais aussi du plus vivant des maté- rioux: le bois.\u201d DesRochers aimerait certainement ce sculpteur de race qui, d'ailleurs, lui ressemble comme un frère ! R.Dlemma.orc On parle déja baseball La Caravane des Expos de Montréal, partout où elle a passé, s'est avérée un succès.Toutes les localités ou villes qui ont reçu sa visite l\u2019ont bien appréciée.On sait que ces cliniques ont pour but d'intéresser le jeune québecois au baseball.Lors de la visite des Expos, en notre ville, une réception avait lieu et le maire Gilles Beaudoin a reçu un cadeau de l'organisation.On peut voir ce dernier, et les plus connus des commentateurs des Expos, M.Jean-Pierre Roy et M.Claude Gosselin d\u2018une brasserie de Trois-Rivières et Claude Raymond, ex-lanceur des Expos et maintenant analyste.(A.B.) TIRAGE OU 7 FÉVRIER.1975 \"125,000.RETR 2 BILLETS VENOUS LE BIEN PUBLIC ve.Trois-Rivières connaîtra bientôt un \u201cboom\u201d sans précédent Trois-Rivières devrait être dans un avenir prochain, la vraie capitale entre Québec et Montréal.En effet, le vaste complexe dont l'étude vient d'être révélé par M.Michel Lincour de la firme portant son nom, nous ferait voir Trois-Rivières sous un autre aspect.Selon les estimations, il semble que l'évaluation totale de ce programme de rénovation serait de l'ordre de trente -millions de dollars au moins.Il est évident que ce programme bousculera passablement l'aspect du Vieux Trois-Rivières et c'est peut être dommage.Il faut espérer qu'advenant une telle métamorphose, le trifluvien s\u2019y retrouve et que vraiment, il garde son originalité et se sente encore dans son patelin.Mais le modernisme à ses exigences qu'il est difficile parfois d'ignorer.À n\u2018en pas douter, le sens de l\u2018adaptation de ce dernier sera vivement éprouvé.Sur cette photo, en face de la maquette, en compagnie de M.Lincour, on reconnaît le maire Gilles Beaudoin et le chroniqueur municipal du journal \u2018\u2019Le Nouvelliste\u2018 Jean-Marc Beaudoin.(A.B.) Un colloque sur le droit familial Un colloque sur le droit familial ayant trait à la réhabilitation et au divorce se déroulait récemment à Trois-Rivières.Le tout était organisé par les Services Sociaux de la Mauricie.- Quelques spécialistes en rapport avec ces questions étaient les pa- nélistes invités.Un des conférenciers qui fut certes apprécié M.Jules Deschesnes est le juge en chef de la Cour Supérieure.| Celui-ci a fait voir ce que contenait la loi dans ces domaines.On peut le voir ici, avec M.Gilles Lacroix, directeur général des Centres de Services, Sociaux de la Mauricie.(A.B).4,108 GAGNANTS Sa 3/8!7(4|7(0 EN PRIX Vendredi, les 14 et 21 février 1975 a, a a ed po SYMPHONIE, par Claro (pseudonyme de Mme Laurent Bertrand) \u2014 Pièce d'aluminium repoussé, délicatement ouvragée par une main sûre.La composition très simple révèle des dispositions artistiques que vient compléter la finesse de l'exécution.L'art de l'aluminium repoussé est au programme da la Régionale des Vieilles Forges, dans le cadre de I'Education permanente.Mme Laurent Bertrand a suivi des cours aux adultes qui se donnent à l'Ecole Soint-François-Xavier.Le professeur en charge de ce cours est Mme Ghislaine Dupuis.(A.B) la plus importante société de fiducie + canadienne - française Ee TRUST GENERAL s.
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