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Titre :
Le bien public
De tendance conservatrice, Le Bien public était consacré aux intérêts et à la vie politique, économique et sociale de la Mauricie. [...]

Fondé par l'évêque de Trois-Rivières, Mgr François-Xavier Cloutier, et l'avocat Joseph Barnard, Le Bien public fait suite au Trifluvien (1888-1908), un journal conservateur ultramontain. L'hebdomadaire, qui paraît pour la première fois le 8 juin 1909, respecte le conservatisme clérical et se veut un « journal doctrinal dévo7ué aux intérêts catholiques, au bien moral et matériel de la population de Trois-Rivières ».

Joseph Barnard en est le rédacteur en chef jusqu'en 1933. Le 1er mars 1921, Le Bien public devient bihebdomadaire en raison de déficits budgétaires. En plus de relayer l'actualité religieuse, le journal offre un contenu composé d'éditoriaux, d'actualité culturelle (littérature québécoise et locale, théâtre, musique), d'histoire régionale, d'actualité économique, d'une section sur l'agriculture locale et d'une section des sports.

En 1933, toujours confronté à des difficultés financières, Le Bien public est cédé aux écrivains Raymond Douville et Clément Marchant. Ceux-ci s'engagent à conserver une ligne éditoriale catholique conservatrice. Marchant mise sur de nombreux collaborateurs et publie des textes inédits et des extraits de livres qui procurent une visibilité trifluvienne à des écrivains de l'extérieur de la région tels Harry Bernard, Ulric Gingras et Robert Choquette.

Raymond Douville prend de son côté le rôle de courriériste parlementaire et tisse des liens avec plusieurs politiciens. En 1933, à l'aube du tricentenaire de Trois-Rivières, une place importante est accordée à l'histoire régionale alors que Le Bien public s'associe régulièrement à la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières. Maurice Duplessis, qui entretient des liens d'amitié avec Douville, profite de l'événement pour se faire du capital politique et encourage le mouvement régionaliste mauricien auquel adhèrent une grande part de la population et des notables locaux. L'Union nationale obtient l'appui du Bien public lors de ses campagnes électorales alors que l'imprimerie du journal profite de nombreux contrats du gouvernement Duplessis.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, Le Bien public accorde une place importante à l'actualité de guerre et mise toujours sur le contenu littéraire et historique qui fait son succès. Il promeut les bonnes valeurs familiales en temps de guerre et consacre une ou deux pages aux chroniques féminines et aux jeux destinés aux enfants.

Au cours de ses 20 dernières années, Le Bien public change régulièrement de format. En 1975, le journal passe d'hebdomadaire à mensuel, sans grand succès. Ses artisans ne réussissent pas à renouveler le contenu littéraire et historique qui lui était favorable bien jusque-là. Pendant les années 1970, le journal survit principalement grâce au bénévolat de ses collaborateurs alors qu'il accumule les déficits. Le contenu religieux conservateur encore très présent ne fait plus vendre autant d'exemplaires.

Le tirage du Bien public est de 3050 exemplaires en mars 1910 et atteint 5000 en 1915. Alors qu'en 1942 il est évalué à 3402 exemplaires, seulement 1700 exemplaires sont distribués en 1977. Clément Marchant, qui assure seul le rôle d'éditeur à partir de 1959, peine à rentabiliser le journal, qui cesse de paraître en décembre 1978.

Voir aussi :

Le Trifluvien, 1888-1908 (Trois-Rivières)

BARNARD, Joseph, Dictionnaire biographique du Canada, en ligne.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1973, vol. 4, p. 310-313.

ROUX-PRATTE, Maude, Le Bien public, 1909-1978 : un journal, une maison d'édition, une imprimerie : la réussite d'une entreprise mauricienne à travers ses réseaux, Québec, Septentrion, 2013.

Éditeur :
  • Trois-Rivières :[s.n.],1909-1978
Contenu spécifique :
vendredi 7 novembre 1975
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le bien public, 1975-11-07, Collections de BAnQ.

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[" he Je.Raymond Leniult 19 rue Le Royer Ouest Montreal Vendredi Jes 7, 14, 21, et 28 novembre 1975 feVv.7v Enregistrement moméro 0475 Courrier de la Deuxième casse Port de retour garanti * Abonnement: $3.00 par année * La copie: 10 cents La voie de la pauvreté Depuis l'insertion des centres commerciaux dans le paysage urbain, on observe partout le même phénomène: une concentration accrue du pouvoir économique dans le giron des super-marchés; brisés par la concurrence, les vieux commerces bien établis des centres-ville ferment leurs portes avec une réguia- rité déconcertante.Malgré d'impuissants efforts de rajeunissement, ces, établisse- a la mesure de l'homme paraissent aujourd'hui vieux-jeu et ne peuvent lutter plus longtemps contre un mouvement qui leur supprime la clientèle.Si nous visitons les ville du Québec, le même spectacle affligeant nous attend partout: des vitrines vides, des grandes affiches de location, le centre-ville désaffecté.Comme ailleurs en Amérique, les gros conglomérats sont en train d'y tuer le commerce local.Qu'arrivera-t-il alors a notre petit peuple de joyeux consommateurs quand la plupart des anciennes maisons d'affaires que nous croyions increvables auront cédé aux ressions des puissantes « multinationales ».Î! restera à ces dernières d'établir leur domination finale sur le troupeau d'acheteurs sans défense.Dans le contexte actuel de la .politique, les gouvernements chargés d'empêcher cette domination ne réagiront même pas.Ce qui est grave pour toutes les sociétés nord-améri- ricaines vouées à cette dépossession l\u2019est encore plus pour le petit peuple du Québec dont la survie ethnique est liée à l'affirmation d'une économie vigoureuse.Or, dans tout le Québec, nous sommes en train de perdre cette im- rtante bataille qui nous assujettit définitivement au pouvoir étranger.Par une campagne d'éducation, il faudrait tenter d'évell- ler nos gens aux conséquences néfastes d'une telle démission.Hélas! nos actes nous suivent.Notre inconséquence dans le domaine commercial finira en effet par nous déposséder des forces et résistances sur lesquelles nous comptions pour affirmer notre souveraineté politique, condition essentielle à la survie de nos particularismes nationaux.Bien sur, il y aura toujours des Canadiens frangais au Québec, vestiges persistants d'un misérabilisme joua- lisant, mais quand ils auront perdu partout la commande des affaires et qu'ils seront devenus un \u2018peuple d'universitaires, ils seront prêts à assumer pleinement leur rôle histoiique de nègres blancs d'Amérique.Ici, à Trois-Rivières, la situation du commerce local (indépendant) devient catastrophique.Etourdi par le matraquage publicitaire, excédé de la tyrannie des parcomètres, le chaland à la recherche des aubaines mirobolantes qu'on lui promet déserte le centre-ville et se réfugie, l\u2019air béat, transfiguré d'aise, dans ces paradis trompeurs du commerce que sont les immenses centres communautaires où la pacotille insolente délie les bourses les mieux gardées.Le centre-ville de Trois-Ri- vières agonise.Après tant d'autres (une vingtaines d'établissements de toutes sortes), une importante quincaillerie fondée naguère par un authentique trifluvien vient de fermer ses portes.raisons sociales s'apprêtent à disparaître dans l'apothéose éphémère d\u2019une vente finale.Quelle tristesse que ce marché d'aubaines qui sont le dernier tressaut de la fin ! Comme la plupart de leurs concitoyens, nos bons triflu- .viens ne savent pas ou fei- EJ gnent d\u2019ignorer que le main- HX tien du commerce traditionnel, des petits établissements, res- le dernier rempart contre la vague inflationniste, le dernier espoir d'échapper à la mainmise définitive des consortiums étrangers sur l\u2019économie québécoise, la dernière chance d'esquiver la dictature des pouvoirs d'argent.Renonçons à nos rèves d'hégémonie nationale, si nous avons décidé bêtement de battre la semelle dans les centres commerciaux périphériques.L'atmosphère d'euphorie, de richesse artificielle qu'on y trouve, suffira bien alors à dissimuler l'abîme de pauvreté et de dépendance qui se creuse sous nos pas.Clément Marchand VIENT DE PARAÎTRE \u2014 EN LIBRAIRIE 101 GARICATURES _ \u2018 Dh
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