Le bien public, 2 janvier 1976, vendredi 2 janvier 1976
[" soo.Can.du Micr sofilm Inc.19 ouest rue Le Royer Montreal 63e année Tews Rives, es L 2at3 Vendeodi, les 2, et 46 .janvier 1976 1563, rue Royale Trois-Rivières, Qué.Td 378-3404 ORGANE =e TAIF: AU LENDEMAIN DE LA SUPER - SÉRIE Depuis 1972, la venue périodique des meilleures équipes russes en Amérique nous permet de mieux connaître le système qui les a conçues.Sous certains aspects, nous avons ainsi beaucoup appris de ces joueurs adultes qui pratiquent un jeu raffiné sur glace.Il nous faut malheureusement découvrir en même temps que leur prétention un peu outrecuidante est à l\u2019égal de leur potentiel indiscutable.Pour cette raison, et pour d\u2019autres aussi, ces athlètes valeureux ne parviennent pas, comme ils le voudraient, à nous faire priser le régime dont nous considérons en eux les prototypes.Dans\u2019 ce genre de rencontres, le hockey n\u2019est évidemment qu\u2019un prétexte à la confrontation de deux ré- \u2018gimes qui n\u2019arrivent pas sans peine à \u2018 cohabiter pacifiquement.Des idéologies basées sur des antagonismes virulents divisent profondément les peuples de Russie et d\u2019Amérique du Nord et, malgré les salamalecs diplomatiques, l\u2019on n\u2019est pas près d\u2019assister à la fraternisation véritable des deux colosses.x x x L\u2019Urse est le pays du repli constant sur soi-même, pays aux traits crispés, qui ne sait plus sourire dans sa campagne de domination qui l\u2019oppose trop souvent au reste du monde.Depuis Lénine, la Russie s\u2019est inventé un orgueil national dont l\u2019exigence devient tyrannique.C'est pourquoi le sombre défi d\u2019un passé inassouvi veille dans le regard des athlètes que la Russie délègue en Amérique., x x x C\u2019est une erreur grossière de prétendre que la Russie -\u2019intéresse aux sports pour eux-mêmes.Si les sports sont aujourd\u2019hui l\u2019une de ses préoccupations apparentes, c\u2019est qu\u2019ils débouchent sur des motifs plus sérieux, mais moins avouables, Car la Russie treuve dans les compétitions internationales une alternative à la guerre froide, un exutoire commode à ce trop plein de puissance agressive qui lui vient de séculaires frustrations, Il ne faut pas oublier que les joueurs que nous avons vus évoluer ici sous la houlette des camarades Kulagin et Loktev sont surtout et avant tout des serviteurs de l\u2019état soviétique, entièrement dépersonnalisés, des robots téléguidés de Moscou, et qui sont à cent lieues des motivations enfantines dont vit le sport nord-américain.Avec l'humour féroce qui les .caractérise, les Russes disent; \u2018Vous êtes les professionnels, nous sommes les amateurs\u201d, C\u2019est le contraire qui est vrai, x x x \"Le visiteur qui a peut-être le plus impressionné est sans contredit ce Boris Kulagin, désormais aussi important que Brejnev sur la scène nord-américaine.Derrière le vaste front du camarade, il y a beaucoup de place pour la circulation des idées, comme on s\u2019en est rendu compte à maintes reprises.Cet entraîneur .aux épaules massives, toujours maître de soi, au regard impénétrable, personnifie 3 merveille un régime qui tend par dessus tout à prouver sa supériorité au reste du monde et qui, de ce fait, prendra toujours mal une défaite.Dans la série qui opposait deux clubs d\u2019étoiles soviétiques à huit équipes régulières de la LNH, la défaite ne paraissait pas à craindre pour les premiers.Elle était même impensable.Il ne s'agissait pas de sport, comme nous l'avons déjà noté, mais de propagande et, dans ce sentier, les Soviétiques ne sont pas faciles à suivre.Les clubs qui nous ont visités sont la fine fleurs du militantisme léniniste.Ils ont été mis au point avec autant de soin que le Cirque de Moscou ou les Ballets Bolschoi avant une tournée.Produits d\u2019un système qui ne tolère en rien l\u2019amateurisme et Ja b:nne vie (si chers à nos professionnels surpayés), ces équipes voyagent en armes, sur un pied de guerre.Elles doivent tout renverser sur leur passage et ainsi prouver ce pourquoi elles existent.x.x x Nous devons admettre que, dans cette série, ces athlètes, malgré les affres de quelques matches-suicide, sont restés le front haut.Mais il faut voir de quels renoncements est constitué le succès chez les Soviétiques.Comme suggéré précédemment, la personne humaine a complètement cédé le pas chez eux à la créature de l\u2019état.Il est donc inimaginable que, dans un climat de perpétuel dépassement au service de la nation, des athlètes aussi autodisciplinés que les Trétiak, Yakushev et Kharlamov soient menacés, comme nos joueurs embourgeoisés, de devenir ventrus à trente ans.On l\u2019a répété sur tous les tons, et c\u2019est très vrai: comme tout ce qui est d'exportation soviétique, les athlètes de toutes disciplines sont \u2018l\u2019objet, avant de représenter leur M.l\u2018abbé Armand Yon, membre de la Société des Dix, vient de publier aux Presses de l'Université Laval un ouvrage d\u2019une piquante érudition, sous le titre\u201cLe Canada français vu de France\u201d.Dans le premier volet d\u2018une courte autobiographie, l'auteur nous dit, en page e ce numéro, comment il fut amené à traiter ce sujet.L'article s'intitule \u2018Un livre et son auteur\u201d.Nous voyons, ci-dessus, notre collaborateur l'abbé Yon, devant les rayons de sa riche bibliothèque.Dans ce numéro: Un livre et son auteur par l\u2019abbé Armand Yon 9 p.Démasquons les frénésies par Jacques Roy P.En quelques mots ° par Maurice Huot p.4 Notules et commentaires par Villeray p.5 Portraits vivants par Alain Dufault p.6 pays à l\u2019extérieur, d\u2019un conditionnement impitoyable qui laisse peu de lant la timide persistance de tendances à l\u2019autodétermination.Il faut obtenir en tout la perfection, peu en importe le prix.Rien ne peut être laissé au hasard.Les stéréotypes de l\u2019état guident les réflexes de l\u2019individu.Cela fait qu\u2019en regardant évoluer les hockeyeurs soviétiques, on a toujours présent à l'esprit le terrorisme mental qui règne sur tout un peuple.On redécouvre que le stalinisme est sans cesse resté présent li- bas, malgré une apparente libéralisation des institutions.Clément Marchand yee Top Nous publions dans ce numéro un reportage photographique d'André Bouchard sur Vienne la romantique, capitale de l'Autriche.Nous voyons ici notre collaborateur sous les balcons de l'historique chateau de Schônbrunn aux aristocratiques lampadaires.La photo a été prise par un photographe japonais.Tout récemment une exposition place à la moindre faiblesse se vou- d'art religieux russe a eu lieu a Montréal, à l\u2019une des paroisses de rite orthodoxe.On y exposait une trentaine de toiles grand format du peintre Eugène Klimott, bien connu des Trifluviens parmi lesquels I! a vécu quelques années à son arrivée en Canada.Cette exposition était une rétrospective des travaux d'art religieux effectués par ce grand artiste en ces vingt dernières années.Nous reproduisons ci-dessus, un remarquable portrait de Soljenitsyne par Eugène Klimoft.|! est à noter que le grand écrivain russe, de passage à Montréal, choisit comme interprète Alexis Klimoft, fils du peintre. Page 2 LE BIEN PUBLIC \u201cLE CANADA FRANÇAIS VU DE FRANCE (1830-1914)\u201d Un livre et son auteur n Comme on sait, M.Clément Marchand, directeur du Bien Public est aussi l\u2019imprimeur-éditeur de nos Cahiers des Dix.Pour moi, c'est avant tout un excellent ami.; Il est vivement intéressé, me dit- il, par la publication de mon livre récent sur l\u2019opinion qu\u2019eurent des Canadiens les Français de France, du XIXe siècle à nos jours.Et il me se cent questions sur la genèse de cet ouvrage.Puisque je connais déjà les principaux objets de sa curlo- sité, je vais tâcher de satisfaire celle-ci, sans qu'il soit besoin de recourir a l'interview.Et d\u2019abord: comment fus-je amené à traiter ce sujet, qui, il y a une trentaine d'années, était plutôt neuf?I faut dire que, dès l'âge de douze ans, je révais d\u2019aller étudier et vivre en Europe, en France surtout.Mon enfance avait été plutôt choyée, mais souvent maladive: entre six et neuf ans, je gardai bien des fois le lit, et c\u2019est là que, sans le secours de personne, j'appris lire \u2014 qui le croira ?\u2014 dans le quotidien La Presse.C\u2019était alors un journal de tout repos, bien dif- férent de ce qu\u2019il est devenu de nos jours.On y trouvait maintes informations religieuses, et, à l\u2019occasion des fêtes, des tableaux édifiants, commentés en vers et en prose.Bref, je pris vite le goût de la lecture, qui fut toute ma vie ma grande passion.Je la partageais d\u2019ailleurs avec un aimable voisin, rue Saint-Hubert: Louis Francoeur.Tous deux, nous rêvions de voir un jour les \u201cvieux pays\u201d, mais nous voulions d\u2019abord devenir de parfaits bilingues.J'y arrivai à peu près grâce à mes neuf ans d\u2019études au Mont-Saint-Louis; Louis fréquenta le collège de Saint-Laurent.II parvint, comme notre premier ministre Trudeau, à jongler en quelque sorte avec les deux langues, qu\u2019il possédait jusque dans leurs moindres nuances.Pour polir son anglais et le rendre parfaitement \u201ccolloquial\u201d, il allait souvent, l'été, travailler au chic hôtel de St.Andrew by the Sea.Toute cette littérature, tous ces songes n\u2019entravaient nullement la marche sûre de ma vocation sacerdotale.Ordonné prêtre à Montréal en 1922, j'exerçai quelque temps dans mon diocèse de menues fonctions de paroisse et d'enseignement.En 1923, le père Pierre Samson, oratorien et prédicateur de Notre-Dame, me facilitait le passage en France.Ainsi se trouvait réalisée la première manche de mes projets.Je m\u2019embarquai donc le 29 septembre de cette année-là, et la date me parut particulièrement heureuse, puisque c'était la saint Michel, où, selon la vieille chanson, \u201ctous les ânes changent de poil\u2019 ! Etudes et voyages L\u2019Oratoire de France est, à l\u2019instar de Saint-Sulpice, une société de prêtres vivant \u201cdans le siècle\u201d, comme on disait jadis.On n\u2019y émet pas de voeux, on y conserve son diocèse et ses biens.Il dessert des paroisses et des aumôneries et possède des collèges d'enseignement classique.Après un an de probation, on me laissa libre de me livrer aux études de mon choix.Je décidai que ce sé- rait les lettres et l\u2019histoire à la Sorbonne, la théologie (ou la philosophie) à Rome, et ensuite la littérature anglaise à Oxford et l\u2019espagnole à Madrid.Une fois nanti de ma licence de lettres, comme je manifestai l\u2019intention de préparer un doctorat d'histoire, je reçus aussitôt une carte d\u2019\u2018études supérieures\u201d, véritable sésame qui m\u2019ouvrait les portes des Archives, de la Bibliothè- Vendredi, les 2-9-16 janvier 1976 par ARMAND YON ! que nationale, des bibliothèques de l\u2019Arsenal, de la Sorbonne, de l\u2019Ecole des Chartes et de bien d\u2019autres.A Rome, au bout de trois ans, pendant lesquels je voyageai beaucoup, j'obtins, sans m'être trop fatigué les méninges, le grade de docteur en philosophie (scolastique).C'était en 1929, année mémorable où furent signés les accords du Vatican.J'étais élève au séminaire papal, le Latran.C\u2019est Pie XI lui-même qui m\u2019a passé au doigt l'anneau doctoral que je conserve avec ierté.| Et je ne ferai que mentionner mes études ultérieures à l\u2019université de Madrid, où mon année fut tronquée par la trop fameuse guerre civile, et à Oxford, dont je crois avoir grandement profité.L'université conserve sa si chrétienne devise : Dominus, illuminatio mea.Je suivis surtout les cours de littérature anglaise de Christ Church, sans vouloir briguer les \u201chonors\u201d.Je me retirai au couvent des Bénédictins.Aw milieu d\u2019une quinzaine d\u2019étudiants, tant laïcs que religieux, je me sentis dans une ambiance que je qualifierai de distinguée, et même d\u2019aristocratiqque.Les dimanches, nous étions libres.Nous nous rendions souvent par petits groupes à Londres, qui n\u2019était pas loin.Or, à cette époque, l\u2019opinion anglaise réagissait violemment contre les doctrines marxistes.Certains auteurs reprochaient même au régime victorien d\u2019avoir hébergé pendant de longues années l'auteur de Das Kapital et sa compagne, alors que tous les autres pays les rejetaient.Un de nos sports favoris consistait à nous rendre sur sa tombe, au cimetière de Highgate, pour asperger d\u2019encre rouge sa grosse face de juif barbu.C\u2019était à qui découvrirait l\u2019encre la plus \u201cindélébile\u201d! Les gardiens se montraient peu, le jour du Seigneur, mais le jeu n\u2019était pas sans danger.L'un d\u2019entre nous, jeune scolastique bénédictin, fut pris un jour sur le fait.I eût risqué un an de prison, s\u2019il n\u2019avait compté un oncle à la Chambre des Lords.Il s\u2019en tira avec une amende de 25 livres ! Je me savais d\u2019ores et déjà destiné à l\u2019enseignement, et je m'en réjouissais d\u2019avance; mais, avant de recevoir mon affectation, je crus bon de choisir mon sujet de thèse, \u2014 mes sujets plutôt, car on en présente deux, le secondaire étant généralement affaire d\u2019érudition.Je voulais, puisque j'étais le Canadien vivant en France, que ce fussent des travaux faisant le pont entre les deux pays.La petite serait une étude sur François de Fénelon, sulpicien et frère de l'archevêque de Cambrai: il avait vécu au Canada et s\u2019était bagarré avec le gouverneur Frontenac, comme son illustre cadet allait se brouiller avec Louis XIV.Et la thése principale ?Ce serait quelque chose comme un tableau, une fresque animée de la vie canadienne, brossée par les Français.J'avais déjà recueilli force documents sur l\u2019un et l\u2019autre sujets, et travaillé souvent dans l\u2019incomparable bibliothèque Saint-Sulpice, sous l'égide de Fauteux, son distingué fondateur et conservateur.Ne se prénommait-il pas justement ABGI- DIUS ?ARMAND YON (à suivre) 1.Armand Yon, Le Canada français vu de France (1830-1914), 15e vol.de la Collection Vie des Lettres québécoises.Québec, 1975, in-8,228, p.111.2.Cette étude sur le sulpicien Fénelon devait paraitre bien plus tard dans les Cahiers des Dix (nos 33, 34, 35).Les trous noirs, une vision d\u2019Apocalypse L'ouvrage l'Homme et le cosmos, publié par Larousse et Paris-Match, nous révèle l'existence dans l\u2019espace de \u2018trous noirs\u201d, qu\u2019il considère comme des \u201coubliettes cosmiques\u201d et la fin d\u2019étape \u2018de chaque étoile de grande taille\u201d.Ainsi que le disent les auteurs du volume, S.Groueff et J.-P.Cartier, \u201clorsque le carburant nucléaire d\u2019une étoile (ou hydrogène) est épuisé, la pression exercée dans ses entrailles par les températures prodigieuses ne suffit plus à contrebalancer le poids de son écorce et elle ge rétrécit ou s\u2019effondre vers le centre.Les petites étoiles se transforment en \u201cnaines blanches\u201d, celles de taille moyenne subissent l\u2019effondrement gravitationnel et deviennent étoiles à neutrons.Mais aussi catastrophique qu'il soit, l\u2019effondrement, dans ce dernier cas, est arrêté à un moment donné.\u201d Il n'en est pas de même quand il s'agit d\u2019une masse considérablement supérieure à celle du Soleil, l\u2019effondrement ne s\u2019arrête pas M.L'étoile atteint \u201cl\u2019état que les physiciens apppelient - la singularité de Schwarzschild.d'où aucune particule ni rayon de lu- miére ne peuvent jamais l'arracher.\u201d Les aiîteurs de l'Homme et le cosmos nous donnent à méditer l\u2019histoire symbolique de Cygne XI, \u201csource de rayons X découverte en 1971 par le satellite Uhuru\u201d.Lorsque les télescopes optiques furent à leur tour pointés vers la position précise déterminée par les radiotélescopes, ils y trouvèrent une étoile double : une su- pergéante bleue, de masse vingt fois supérieure à celle du Soleil, qui gravitait autour de \u201cquelque chose\u201d.L'orbite de la supergéante indiquait que son partenaire invisible devait avoir une forte masse, au moins trois fois celle du Soleil.Pourtant, la période de ses rayons X n'étant que de 50 milli- secondes, sa dimension ne pouvait être supérieure à celle de la Terre.Le mystérieux Cygne XI était donc un objet extrêmement compact.On observa aussi que des particules de matière paraissaient se déverser de l'étoile bleue dans son compagnon invisible, comme par succion.Or, depuis 1967, des théoriciens soviétiques prédisaient que, si une grande étoile tournait en orbite autour d\u2019un trou noir, ce dernier en détacherait un flux de gaz.C\u2019est ce gaz, notamment, qui émet les rayons X.\u201cIl ne peut s\u2019agir que d'un trou noir\u201d, s'exclamérent certains gavants de renommée internationale.Cependant, d\u2019autres restaient sceptiques.En 1973, le satellite d\u2019observation orbital \u201cCopernic\u201d confirma l'arrachement du flux gazeux de l'étoile visible par le corps invisible.Il fit aussi une autre découverte sensationnelle.On avait calculé que si l\u2019étrange Cygne XI faisait partie d'une étoile double, son orbite autour de son compagnon çe- rait de 5,6 jours.Or les émissions de rayons X g\u2019interrompaient brusquement tous les 5, 6 jours ! clure que la coupure se produisait exactement au moment où Cygne XI se trouvait caché par sa coeur, la supergéante bleue.Sa soeur et aussi sa victime.Car, dans l\u2019évangile de la théorie relativiste, le cfapitre décrivant la destinée de tout ce qui vit dans le voi- signale des trous noirs est celui de l'apocalypse.La monstrueuse attraction de telles masses, dont une seule cuillerée pèse- On pouvait en con- rait 1 milliard de tonnes, finira par arracher, couche par couche, toutes les molécules de matière avoisinante, Aussi terrifiantes que ces perspectives puissent paraître, elles arrangeraient bien les cosmologues qui croient à un univers fermé ou en état de pulsation.Car ceci résoudrait l\u2019un des problèmes les plus difficiles en cosmologie, celui de la matière manquante.\u201d - Agenda Aujourd'hui 1976 par Françoise Gaudet-Smet .Les Créations Claire-Vallée viennent de publier le nouvel Agenda Aujourd'hui de Madame Françoise Gaudet-Smet, si bien connue.La distribution exclusive de cette brochure est confiée à la Librairie Fides.Ce qui frappe à première vue, c\u2019est le dynamisme qui se dégage de l'ensemble.LEVE- TOI ET MARCHE! C'est l'invitation de la premiére page, sous les porteurs de flambeau des olympiades.Le poéme qui suit, signé de Francoise Gau- det-Smet, donne encore l\u2019élan qu\u2019il faut pour avancer : \u201cSecoue tous les liens révolus Les attaches et les noeuds Les chaînes et les vieux jougs.Cherche ur chemin montant Pour tes pieds, ton élan et Chaque date de l\u2019année 1976, à trois ou quatre par page, rous apporte une ligne de réflexion, juste assez pour nous remettre dans la bonne voie.si l\u2019on s\u2019attarde.Les dessins de Samuel Brisson viennent décrire divers pas de la vie; ainsi se déplacent de nombreux pieds, depuis ceux du jeune enfant à ceux de la danseuse de ballet, en passant par le moine aux sandales, le joueur de tennis ou le mangeur de télévision, les pieds sur le fauteuil du voisin.Tout cela nous incite à surveiller les nôtres ou à rire de ces situations cocasses.La couverture aux sapins enneigés est particulièrement réussie.Cet Agenda de 144 pages, sous reliure à spirales, sera vivement apprécié comme cadeau et très utile partout, tout au long de l'année.AGENDA AUJOURD'HUI 19 76.Par Françoise Gaudet-Smet.Les Créations Claire Vallée, 1975.144 pages.Illustré et re- Vendredi, les 2-9-16 janvier 1976 BOBBBGBBEE P BOCUUEEBEEE ER ur le bien ELBUELVELEGLELELLEE LE BIEN PUBLIC 1975.Une dure année pour le centre ville Pour le centre ville de Trois-Rivières, on peut affirmer que les derniers mois ont été plutôt sombres.Avec la fermeture du magasin Dupuis et celle maintenant de Pollack, deux des plus importants établissements commerciaux du centre ville sont disparus et il serait ridicule de nier que cola ne sera pas sans entraîner des conséquences.Il suffit d'abord de se référer à la ré cente fermeture du magasin Dupuis qui n\u2019a pas encore été remplacé; voilà qui n\u2019aide pas à attirer la clientèle ou qui, du moins, diminue la circulation des acheteurs dans ce secteur.Il en sera peut-être de même pour un des édifices les plus imposants du centre ville, celui de Pollack, dont les éta- es seront convertis en bureaux, ce qui ne avorisera pas l\u2019éveil d\u2019un nouvel intérêt de la population.Si, au moins, la fermeture de ces succursales laissait place à d'autres chaînes d'importance qui viendraient combler les pertes subies en termes de chiffres d\u2018affaires, de clientèle et d\u2018emploi ! Mais, bien que persistent encore certains espoirs, rien ne aisse franchement présager que d'autres établissements commerciaux d'envergure viendront apporter une nouvelle- contribution a lessor du centre ville de Trois- Rivières.\u2019 _ La question se pose donc maintenant à savoir dans quelle mesure I'intérét de la population se déplacera encore plus vers les centres commerciaux, suite à la disparition de ces deux grands magasins qui jouaient tout de même un rôle important au niveau de la diversité commerciale du centre ville.Tout cela pour affirmer qu\u2019il ne faut pas être plus pessimiste qu\u2019il ne le faut face à 1976,quant à la santé commerciale du centre ville, mais qu'il faudra au moins être pleinement conscient du sérieux de la situation, alors que devra s'amorcer l\u2018offensive de l'initiative.RS LA VOIX DES PAUVRES DE S.FRANÇOIS Démasquons les frénésies ! .\u201cUne frénésie circule à travers le Québec Cette frénésie, c'est l\u2019ouverture de la Bible au hasard.On nous dit qu\u2019en ouvrant la Bible au hasard, on trouvera la \u201c\u2019solution-miracle\u2019\u201d\u2019 à tous nos problèmes, à tous nos tracas et à tous nos soucis.On nous dit même que l\u2019on peut y trouver ce que Dieu attend de nous.Par cette frénésie, beaucoup se font tromper et se détournent de la Voie de eu.Comme le Seigneur nous dit qu'il faut juger l'arbre à ses fruits, on peut voir quels sont les fruits de l'ouverture au hasard : tromperies, mensonges et fourberies qui détournent les gens de Dieu, qui les poussent à se gonfler d'orgueil et à se prendre pour de grands contemplatifs.Lire la Parole comme un tout petit enfant, s'en laisser imprégner et se laisser instruire par l\u2018Esprit de Dieu, voilà ce que le Seigneur attend de chacun de nous.\u2014x\u2014 ; Une autre frénésie court, c\u2019est celle qui consiste à dire que seule la charité compte et que les dons, c\u2019est pas important.Quel mensonge et quelle fourberie ! Car les dons appartiennent à l'Esprit, et lorsque le Seigneur nous les communique, I! veut ue nous nous en servions à l'édification de n Corps qu\u2018est l\u2019Eglise.En disant: \u201cLes dons, c'est pas important\u201d, c\u2019est comme si on enfouissait nos talents six pieds sous terre (Matthieu 25, 14- 30), sous prétexte que c'est la charité de ces gens-là, car sous prétexte de perfection, ils refusent les dons de Dieu qui serviraient à l'édification du Corps qu\u2018est l\u2018Eglise.Le Seigneur donne Ses dons à ceux qui s'efforcent de garder un coeur humble, petit et simple pour servir le Seigneur.Il donne Sa sagesse et Son discernement à ceux qui se reconnaissent faibles et pécheurs devant Lui.ll donne Ses dons à ceux qui ne s'attribuent rien, car ils connaissent leur état de pécheur et ils savent que tout leur vient de Dieu.Quand les hommes décideront d'agir avec humilité et de ne point courir sur Tes places publiques pour se pavaner et pour se gonfler d\u2019orgueil, le Seigneur agira dans les coeurs avec toute la force de Son Esprit.Je tenais à parler de ces deux frénésies, car ce sont celles qui causent le plus de ravage et qui font que des gens s\u2019écartent de Dieu sous prétexte de perfection.Que le Seigneur donne humilité, simplicité, petitesse et pauvreté de \u2018coeur, de corps, d'âme et d'esprit à tous les hommes et Son Esprit pourra agir avec grande force pour la plus grande Gloire du Très-Haut, du Tout-Puissant et du Dieu Invincible.JACQUES ROY COULEUR DU TEMPS RENCONTRE Ce Français dans la cinquantaine que je rencontrais Mgr Albert Tessier à la télévision l\u2019autre jour et arrivé depuis peu au Québec pour s\u2019y installer à demeure m'a confié sa joie d\u2019être venu chez nous.Boutiquier de Paris où il a oeuvré plusieurs années il avait l\u2019air d\u2019un gamin faisant l\u2019école buissonnière.C\u2019est que tout est nouveau pour lui et combien on sent chez lui le désir de plaire.Il se promet de ne pas répéter l\u2019erreur de tant d\u2019immigrés en comparant leur présent à leur passé, leur pays avec le nôtre.Non, pour ce nouvel arrivé, autres pays, autres moeurs.Pourvu qu\u2019il soit sincère, j'aime cette mentalité.C\u2019est un beau cadeau des Fêtes que la télévision d\u2019Etat vient de présenter à ses auditeurs de toute la province et particulièrement de la Mauricie, en présentant deux entrevues avec Mgr Albert Tessier à Tavibois.Ce fut un remarquable Certes à mesure qu\u2019il vivra parmi nous, ce Français intel- | succès, tant par le choix in- ligent décèlera quelque faille dans notre armure, mais je Il saura nous regarder par le bon sais qu\u2019il s\u2019en taira.bout de la lunette.0, oo En causant avec cet immigré j'ai amis, de nouvelles connaissances.est pas une barriére.C'est merveilleux et cela stimule un vieux sédentaire comme moi pour qui changer simplement de quartier au sein de la méme ville, ou simplement de rue, paraitrait I'aventure.MAURICE HUOT rçu le frémissement qui le saisissait.J'ai vu les possibilités à lui offertes.I travaillera encore et très durement.I en a l'habitude mais dans des avenues différentes.Il se fera de nouveaux Et on parle de la difficulté d\u2019immigrer.Pas pour lui car la langue ne lui telligent des questions du reporter par la sérénité patriarcale des réponses.C\u2019est une belle fresque à la vie d\u2019éducateur d\u2019un homme qui s\u2019est dévoué sans compter au service des siens, particulièrement de la jeunesse.On ne dira jamais assez à quel point son oeuvre a été fructueuse.VILLERAY.Page 8 publi BEEBE BLEELELELELELELEBBEE e ® li ry Injuste partialité En octobre 1975, le Chef de l\u2019Espagne condamna à mort cinq bandits coupables d\u2019avoir assassiné des policiers à leur devoir.Aussitôt ce fut une protestation universelle contre les cruautés du Général Franco; et plusieurs Gouvernements rappelèrent de Madrid leur ambassadeur en signe de protestation.Lundi, 29 décembre 1975, d\u2019après nos journaux, l\u2019agence REUTER de Moscou vient de rapporter que cinq russes ont été condamnés à mort pour des crimes économiques (?): ils avaient fait une escroquerie dans des achats fictifs de légumes par la conserverie de Lenkoran.\u2014 Protestation universelle ?Rappel d\u2019ambassadeurs?Ah non, ne soyez pas si naïfs ! Nos Gouvernants sont trop lâches pour affronter les Soviets russes.Et voilà comment, devant l\u2019histoire, nos grands hommes seront classés comme des farceurs et des hypocrites.Et notre pauvre peuple, trompé par les mass media, avale les couleuvres sans haut le coeur.Et la pieuvre de Moscou étend ses tentacules sur tous nos pays.Et nos journalistes bien intentionnés par les grandes agences de nouvelles, où les communistes et les francs-maçons sont rois et maîtres.Actuellement, le monde est dominé par deux géants : L\u2019OURS de la Russie et LE DRAGON de la Chine.Avant de nous laisser dévorer par ces deux monstres, nous devrions avoir au moins le courage de hurler et de crier notre indignation.Georges P.- IMPRESSIONS La clef du succès n\u2019a pas toujours son double.Autrement dit, le succès c\u2019est souvent individuel et inimitable.,[ x \u2014 Il faut être gai pour jouer une mélodie triste sans en être trop affecté.\u2014 * \u2014 Ceux qui débouchent trop de crus ne sont pas crus longtemps.\u2014x%-\" Espérons que jamais la machine à faire pleuvoir ne soit vulgarisée, car la tentation serait trop grande pour ceux qui voudraient gâter le dimanche du voisin.\u2014 * \u2014 Au lieu de rassembler les Etats généraux, on ferait mieux de rassembler les Etats généreux.\u2014 x \u2014 Réduire les heures de travail c\u2019est beau, mais qui réduira les heures d\u2019ennui qui découleront de la réduction des heures de travail ?\u2014 x \u2014 Le pire des jaunismes c\u2019est de courir après l\u2019or\u2026 \u2014x* \u2014 Si la mort est un acte naturel, comment se fait- il que, dans la presque totalité des cas, c\u2019est un acte un peu foncé, et parfois totalement forcé ?\u2014 x* \u2014 Les piliers de tavernes ne sont peut-être pas toujours solides sur leurs jambes, mais ils savent en tout cas tenir le coup.\u2014 x \u2014 Quand les Soviets auront conquis jusqu\u2019à la planète Mars on pourra parler de Karl Mars au lieu de Karl Marx\u2014* \u2014 La possibilité de se faire engueuler dans les deux langues milite en faveur de l\u2019unilinguisme.\u2014_X \u2014- Le parieur invétéré à la piste de courses n\u2019est sûr que d\u2019une chose; que le cheval aura son avoine qu\u2019il perde ou qu\u2019il gagne.Le parieur lui, n\u2019est pas assuré d\u2019avoir une bouchée de pain après la course.MAURICE HUOT Augmenter le goût du jeu ?Pour diminuer le déficit prévu des Jeux Olympiques de Montréal, on travaille actuellement à faire amender le code criminel pour permettre les paris hors pistes de courses.On a lieu de se demander si cela serait une bonne chose ?Si on facilite les paris hors pistes on invitera nombre de petites gens à risquer plus que leur budget ne le leur permet.Déjà la multiplication des jeux de hasard légalisés et loteries de toutes sortes creusent les porte-monnaie pas trop garnis des citoyens.Des miliers de gens misent des centaines de dollars chaque année sur le rêve de la richesse soudaine.Qu'en sera-t-il quand, à de multiples guichets, ils pourront miser quotidiennement sur les courses de chevaux ?Pour en arriver à assurer le financement des Jeux Olympiques, faut-il nécessairement cultiver la propension déjà trop grande de nombre de gens à gager sur tout et sur rien ?On créera une légion de joueurs qui ne se guériront plus de risquer non seulement leur argent de superflu, mais l\u2019argent nécessaire à faire vivre leur famille.Il faut y songer.C\u2019est nan se! - ment le principe mais la fréquence du pari qui serait grave.D\u2019autant plus que les courses cela marche maintenant à l\u2019année sur les pistes.Qu\u2019un quidam risque une somme modique une fois par mois pour gagner le gros lot, passe encore, mais qu\u2019il puisse risquer sa chemise sur de multiples courses de chevaux, il y a une marge ! Les Jeux Olympiques sont peut- être une bonne cause en soi, mais que, pour les financer, on table sur la faiblesse humaine c\u2019est assez troublant.Pas consentant à tout Contrairement au bill omnibus, je refuse de devenir un \u201cadulte consentant\u201d non seulement pour .ce qu\u2019on sait, mais aussi pour les impôts trop élevés, les messes à gogo sur des airs de blues américains, la contestation pour la contestation, le crédit illimité source d\u2019endettement éternel pour les individus trop sollicités par une réclame effrénée, l\u2019écorniflage élec- BE BIEN PUBLIC tronique, l\u2019avortement et l\u2019euthanasie légalisés ou non.Toutefois je suis \u201cadulte consentant\u201d pour le retour à un enseignement scolaire qui renouerait avec la tradition de l\u2019enseignement sérieux du petit catéchisme, du respect des malades, des vieillards, des faibles et démunis, Je suis \u2018\u201c\u2018adulte consentant\u201d pour qu\u2019on mette fin aux verbiages à saveur politique pour leur substituer l\u2019action positive, afin d\u2019en arriver au moins partiellement à la \u201csociété juste\u201d rêvée, On pourrait allonger à l\u2019infini la liste des attitudes pour lesquelles il ne faut pas être consentants même si on est adultes.Irrecevable Au moment où tout le monde est requis de se serrer la ceinture pour juguler l\u2019inflation est-il vrai qu\u2019à compter du ler janvier les membres du Parlement fédéral et autres personnes en place jouiraient d\u2019une exemption plus grande de l\u2019impôt sur le revenu ?Déjà nombre de parlementaires jouissaient d\u2019une exemption d\u2019impôt sur le revenu sur $10,600 et voila qu\u2019on annonce que cette exemption toucherait $11,300 de revenus.De plus on s\u2019apprétait a augmenter les pensions des parlementaires d\u2019un tiers M.Stanley Knowles a souligné cela ces jours derniers.Selon une nouvelle d\u2019Ottawa, le député NPD de Winni- peg-Nord Centre aurait dit: \u201cLe gouvernement veut donner l\u2019impression qu\u2019il gèle nos revenus mais ce n\u2019est pas le cas\u201d.Deux poids deux mesures ?Il est à souhaiter que le gel des revenus soit vraiment pour tout le monde y compris les parlementaires, qui doivent donner l\u2019exemple.Augmenter les exemptions d\u2019impôts n\u2019est-il pas une forme d\u2019augmentation déguisée de revenus ?Si des exemptions supplémentaires quant à l\u2019impôt personnel doivent être consenties c\u2019est aux gagne-petit qu\u2019elles devraient aller.Particulièrement au profit des travailleurs qui ont les plus lourdes charges familiales.Pour cela il faut changer la philosophie de l\u2019impôt, c\u2019est-à-dire ne plus considérer l\u2019impôt sur le revenu personnel en termes uniquement d\u2019individus mais en fonction des charges familiales du travailleur.Ainsi on pourrait graduer les responsabilités.On le fait dans une certaine mesure mais pas assez.Au moins cela Alors qu\u2019Ottawa annonçait la fin de l\u2019indexation des allocations familiales, M.Bourassa proclamait lui à Québec qu\u2019il poursuivrait cette indexation.Bon geste qu\u2019il faut savoir souligner.Pas esquissé dans la bonne direction, surtout pour les plus démunis, même si les allocations familiales ne sont pas très élevées à un moment où la vie familiale coûte si cher ! Au sujet des allocations familiales un thuriféraire du parti au pouvoir disait récemment qu\u2019elles constituent un encouragement à la natalité\u201d.Nous le croirions davantage si les sommes versées étaient importantes dès le premier ou le second enfant soit par exemple $500 pour le premier enfant, $400 pour le second et ainsi de suite.Mais on a choisi la voie contraire, soit la petite somme au début.Pour mieux comprendre Un savant: économiste s\u2019est ému de l\u2019hermétisme du vocabulaire employé dans la technique et la haute gérance, un langage qui créerait un pouvoir de première importance sur les hommes et les organismes notamment dans l\u2019entreprise.C\u2019est pourquoi Henri T'é- zénas du Montcel a mis à la disposition des profanes, le \u201cDictionnaire des sciences de la gestion\u201d pour éclairer l\u2019usage de mots nouveaux à valeur de symbole plus que d'explication et dont l\u2019usage est la cause de nombreux malentendus et de confusion.La tour de Babel renaissant, il faut être reconnaissant à M.Henri Tézénas du Montcel d\u2019avoir mis un livre aussi utile entre les mains du monde moderne et de nous expliquer par exemple que le mot \u201cdebug\u201d est une opération consistant \u201ca tester un programme d\u2019ordinateur afin de localiser et éliminer les erreurs qu\u2019il pourrait comporter et que le lissage exponentiel\u201d relève de la statistique d\u2019extrapolation sommaire\u201d et tutti quanti.Comme on voit cette oeuvre n\u2019était pas sans besoin !.Ah, ces loisirs ! + On clame à cor et à cris que nous sommes entrés dans une civilisation de loisirs On créera même au Québec, un ministère des loisirs.Désormais, il faudra en quelque sorte s\u2019amuser de force.Ainsi le veut le système où parait-il il Vendredi, les 2-9-16 janvier 1976 es MOTS.faut sortir de la vie active même ceux qui ne veulent pas.Si pour certains les loisirs prolongés sont une bénédiction, il n\u2019en va pas de même pour beaucoup d\u2019autres.Ces derniers endurent bien de courtes vacances, de courts congés mais ils ne veulent pas être obligés qu\u2019on les sollicite à se tourner les pouces même en pétrissant de petits bonhommes de glaise.Les retraités cousus d\u2019or peuvent s\u2019en sauver mais que peuvent faire du temps les retraités qui n\u2019ont que le strict nécessaire pour vivre?Moins les gens travaillent dans le sens rentable du verbe travailler, plus ils doivent dépenser argent et énergie pour s\u2019occuper et se divertir: Raccourcir les heures de travail vaut peut-être pour certains métiers monotones, tels qu\u2019exposés jadis par un Charlie Chaplin dans sa satire de la société industrielle dans \u201cModern Times\u201d mais pour un grand nombre de personnes, les loisirs permanents ou trop prolongés, c\u2019est une catastrophe ! Le volontariat en matière de loisirs est pour moi le seul objectif valable.Travail immense Le R.P.Emile Gervais de la Société de Jésus qui s\u2019est tant dévoué pour promouvoir la cause des Fondateurs de l\u2019Eglise du Canada me communique le premier fascicule historique du travail immense et fécond accompli pour sensibiliser les Canadiens à leurs origines religieuses qui remontent à la fondation de Québec.Il est intéressant de revivre, avec l\u2019auteur de ce rapport ce quart de siècle s\u2019étendant de 1942 à 1967 pendant lequel grâce à toutes sortes de moyens de diffusion, le Comité des Fondateurs s\u2019est déployé pour faire connaître les vertus de Catherine de Saint-Augus- tin, de Marie de l\u2019Incarnation, de Jeanne Mance, de Marguerite Bourgeoys, de Mgr de Laval.Ce rapport mérite une large diffusion car la cause des Fondateurs doit se poursuivre.A un moment où, sous le coup de la décadence des moeurs et d\u2019un affaiblissement de la Foi, les exemples des Fondateurs de l\u2019Eglise canadienne prennent tout leur sens.Mais encore faut-il les connaître, étudier leur vie et se rendre compte avec eux que, dans la vie, il n\u2019y a que deux voies possibles: monter ou descendre.Monter vers les cimes spirituelles ou descendre, vers un matérialisme étouffant.Leur courage doit étre le nétre ! Vendredi, les 2-9-16 janvier 1976 LE BIEN PUBLIC Notules et commentaires \u201cLe Conada français vu de France\u201d C\u2018est le titre d\u2018un ouvrage que vient de publier aux Presses de l\u2018Université Laval cet érudit trop méconnu (parce que trop humble) qu'est M.Armand Yon, membre de la Société des Dix.Les rédacteurs des rubriques littéraires de nos journaux réguliers n\u2019ont pas attaché beaucoup d'importance à cet ouvrage.C'est de l'époque |! Ecrivain original, M.Yon n\u2018aura jamais de prix Nobel, ni le Goncourt, pas même, je crois, le prix David, bien qu\u2019il le mériterait plus que beaucoup de nos contemporains.M.Yon passe en revue dans cet ouvrage les impressions des Français qui sont venus chez nous entre 1830 \u2018 et 1914.Comme il l'écrit au début de l\u2019avant - propos, c'est le fruit de trente-cinq années de recherches et de lectures.\u201cLa question, écrit- il, se posait ainsi: Dans quelle mesure, au cours de cette période, Canada et Canadiens français furent-ils connus et appréciés \u2014 favorablement ou non \u2014 des Francals qui en ont écrit et parlé ?Et pourquoi ?\u201d Est-il besoin de dire qu'il s'agit ici d\u2018un ouvrage Unique en son genre.Il passe en revue tous les degrés : _ universitaires, bien sûr, mais aussi des artistes, des avocats, des médecins, des ecclésiastiques et, naturellement, des journalistes et ens de lettres.Il analyse roidement, avec un sens aigu de la critique, chacune des observations de ces mes: sieurs de la vieille France.N'insistons pas davantage.Disons seulement.qu'il s'ait ici, sous langle des re- ations France-Québec, d'un des ouvrages les plus importants publiés chez nous depuis toujours.Ouvrage unique par son érudition et combien délicieux à savourer par son esprit.Haro sur lo cigarette ! C\u2019est sous ce théme que le ministre de la Santé dans le ouvernement français, ma- me Simone Veil vient de lancer une grande croisade anti-tabac.Elle-même esclave de la cigarette, elle l\u2019avoue bien franchement, il s'agit d\u2019enrayer la foudroyante augmentation de la consommation du tabac dans son pays.Selon sa déclaration, \u201ctout se déroulera intensément, mais en douceur, car le public doit être informé avec le maximum d\u2019objectivité, dans un esprit de large tolérance et de respect des libertés individuelles\u201d.Elle s\u2019en prend avant tout à la publicité massive dont .sont remplies les journaux et périodiques.Il ne s\u2019agit \u201c loir faire pas uniquement dans son esprit de reprendre l\u2019insigni- iant slogan que les lois canadiennes et américaines imposent aux annonceurs et n\u2019apportent aucun remède vraiment pratique.Le véritable remède est ailleurs.Abolition, sinon totale, du moins minimisée, des annonces de cigarettes, cigares et surtout les bières et alcools, dont la propagande est tout simplement scandaleuse et indécente.Madame Veil se lance en campagne.Nous lui souhaitons tout le succès qu\u2019elle en attend, et surtout nous souhaitons que son exemple soit suivi par d\u2019autres pays, particulièrement le nôtre.\u2014x\u2014 Notre vieille prison Les Trifluviens désireux de conserver ce qui reste de notre patrimoine historique cherchent à conserver un des plus intéressants monuments: la vieille prison.Un avis de classement a d'ailleurs été émis à cet effet par la Commission des Biens culturels du Québec.Espérons que les autorités muni- Sipales endosseront ce proof.Pendant ce temps, les chargés de travaux, ingénieurs et architectes des ministères de la Justice et des Travaux publics de Québec, qui se fichent de l\u2019histoire et de son épanouissement, ont conçu un projet, qui détruirait à la fois la vieille prison et le Pavillon Boulet, première résidence des religieuses Marie-Réparatrice dans notre ville.Ils ont soumis à cet effet un rapport qui ne tient aucun compte du fa trimoine historique triflu- vien.Selon eux, \u2014 nous citons ici un article paru dans Le Nouvelliste, \u2018Il serait aussi ridicule de vouloir faire décréter monument historique la vieille prison que de vou- sser un mal de tête en se labourant le crâne à coup de masse\u201d.C\u2019est là leur point de vue.Ce qui compte pour eux c'est l'immédiat.lis ne sont pas Trifluviens et notre pa- .trimoine historique ne leur dit rien.Mais il y a plus.Ils veulent construire la prison près du Palais de Justice, sous prétexte que détenus et juges doivent être près es uns des autres.Or, ici encore, ils font fausse route et leur conception de ce que doit être une prison est erronée.Car une prison n'est pas seulement un endroit où on enferme les malfaiteurs, mais aussi un endroit de réhabilitation.La Société John Howard l'a compris, et les essais dans diverses provinces du pays ont porté fruit.Sensibiliser les fumeurs Terminons par cette réflexion du journaliste Pierre Delmas, en marge de la campagne entreprise par madame Veil: \u201cEcrasez.la, vous vivrez mieux\u201d.C\u2019est par ce slogan que madame eil veut sensibiliser les fumeurs.Dans l'esprit du ministre, il faut à tout prix arracher vingt-cinq millions d\u2019étres humains (64 p.100 d\u2019hommes, 34 p.100 de femmes) au tabagisme qui est responsable du cancer du poumon, dont le taux de mortalité ne cesse de croi- tre, de maladies cardiaques et pulmonaires graves.Cette croisade anti-tabac prend d\u2019autant plus de signification et d'importance qu\u2019il n\u2019y a que 1 p.100 de non- fumeurs parmi les cancéreux.En résumé, on peut dire que le tabac tue chaque année plus de gens que les accidents de la route.\u201d Nous livrons ces lignes a la réflexion de ceux qui voudront en profiter ! \u2014x\u2014 Quelques faits Seules les provinces de Québec et du Nouveau- Brunswick ont refusé jusqu'ici d'endosser les suggestions de cette Société de bien- \u2018\u2019faisance qui vit le jour enCo- lombie Britannique en 1931, grâce à l'initiative du révérend Dinnage Hobdon.La Société compte aujourd'hui 38 bureaux, reconnus par les divers gouvernements, après avoir constaté, statistiques à l\u2019appui, qu\u2019il \u201cen coûte annuellement à l\u2018Etat, par année, sufisamment de fonds pour permettre à deux personnes de fréquenter l'Université pendant un an, y compris la part des contribuables, les frais d\u2018enseignement, le gîte et le couvert\u201d, Beaucoup de condamnés croupissent dans les cellules, alors que la grande majorité d'entre eux pourraient retrouver une vie normale, étant psychologiquement guidés et dirigés.Pourquoi ne pas adopter cette formule chez nous, particulièrement à Trois- Rivières.Ce n'est pas en cantonnant les prévenus dans un étroit local qu'on leur apprendra à réfléchir et à s'adapter à une vie normale.Surtout en plein centre de la ville.Il y a tellement d'espaces verts, aux alentours de la ville, ne ser- rait-ce qu'à l'endroit où on a bâti, à coups de millions, un aéroport qui ne sert pas, ou presque pas, sauf pour des atterrissages d\u2019ur- nce.~ S'il y avait entente avec le ministère des Affaires sociales et de laSanté, une collaboration étroite entre les chefs des ministères, peut- être pourrait-on arriver à comprendre qu\u2018une prison n\u2019est plus un endroit où on enferme les prisonniers, mais un endroit où la plupart d'entre eux peuvent et doivent être réhabilités.C'est pourquoi nous comprenons que les personnes domiciliées près de l'endroit où ces ingénieurs et architectes veulent construire la nouvelle prison, protestent énergiquement.Il faut aussi protester contre la destruction de la vieille prison, qui rappelle aux vieux Trifluviens tant de souvenirs, et qui reste un des plus beauxmonuments érigés par ce grand constructeur que fut Thomas Baillargé, ancêtre d\u2019un ancien directeur de notre Ecole technique, le sympathique Victor Baillargé.Que de souvenirs historiques renferme notre vieille prison, au style élégant et sobre à la foi ! Vallières de Saint-Réal y fut enfermé, pour outrage au tribunal.L'ancien directeur des Forges, Matthiew Bell, y fit aussi un séjour.Et ce journaliste bagarreur de Grand\u2018Mère, Elzéar Dallaire, qui y fut temporairement enfermé, après la publication d\u2019un article jugé libelleux, de l\u2018avis d\u2019un juge de l'époque ! Ainsi notre vieille prison, \u2014 sans compter les autres détenus \u2014 a hébergé des personnages historiques ! Réussirons-nous à 1a préserver ?Le dernier mot appartient aux autorités locales, qui peuvent faire pression auprès des autorités gouvernementales.\u2014X\u2014 Où trouver la paix ?Au sommaire du numéro de décembre dernier de la revue Chatelaine figurait au sommaire un titre qui, avou- ons-le, nous a laissé perplexe: \u201cLes Carmélites contestent dans le silence\u201d.L'article est signé d'Hélène Pelletier - Baillargeon, bien connue pour son franc parler.Titre alléchant, il va sans dire, pour ceux qui -cherchent le scandale.jusques dans les communautés.On a pu lire il y a quelques semaines un ouvrage publié par une ex-religieuse laquelle, longtemps refoulée, jette son froc aux orties et se dépouille, moralement et même physiquement, allant même jusqu\u2019à l\u2019insolence.On aurait pu croire que l\u2019article d\u2019Hélène Pelletier- Baillargeon était dans la même veine.Ce que d\u2019ailleurs le titre laissait entendre.Mais heureusement, il est d\u2019une autre allure, Elle est allée visiter un monastère de Carmélites, y a vécu quelques jours, a causé avec les religieuses et en a rapporté un reportage serein, humain et qui est de nature à nous faire réfléchir sur le vrai sens de la vie.Madame Pelletier-Baillar- geon prend comme thème quatre jeunes filles: \u201cFrancoise, Marie-Josée, Michelle, Nicole, âgées de 23 à 32 ans, quatorze années de scolarité, quatre carrières bien engagées dans l\u2019enseignement et Page 5 ee la musique.Pourtant, demain, elles seront Carmélites, cloîtrées, vouées à l\u2019oraison et au silence.Et madame Baillargeon se demande: \u201cSe peut-il encore aujourd\u2019hui que s\u2019enferment dans des cloîtres des êtres jeunes, normalement constitués, psychologiquement et socialement bien adaptés à leur époque ?Des garçons ou des filles qui auraient choisi librement un mode de vie qui revêt à première vue toutes les apparences physi- ues du système carcéral ?.ui auraient opté pour cette étrange solitude dans une société qui a tant fait, sem- ble-t-il, pour I'épanouissement personnel et la promotion des communications?.\u201d Elle apporte une réponse toute de fraicheur et de sérénité et qui réconforte bien profondément a une époque ou tout tourne autour du sexe et de la révolte.C\u2019est contre ce dévergondage que ces jeunes, après avoir réfléchi sur le sens de la vie, contestent.L'article est abondamment illustré de figures réjouies, franchement heureuses.Nous en conseillons fortement la lecture, surtout à cette période de l\u2019année où toutes les personnes bien pensantes souhaitent la paix! \u2014x\u2014 Dans le jargon famillier.Dans le jargon familier, le MAC est le ministère des Affaires culturelles.Or, il arrive que non seulement son nom, mais son budget sera celui qui souffrira le plus des coupures que connaîtra le prochain budget provincial.Tous les domaines intellectuels seront affectés.Il est loin le temps où le premier titulaire de ce ministère, Me G.-E.Lapalme, avait l'ambition bien louable et légitime de faire connaître notre patrimoine.Devant l\u2019inertie de ses collègues, il a dû abandonner son rêve.Qu'importe ! Les férus de la culture continuent quand même leur travail efficace.\u2014\u2014 Que faire en cas de décès?.C'est le titre d'un dépliant fort utile que distribuent présentement les bureaux des Caisses populaires Desjerdins.I! rendra service à ien des familles.[| renferme les informations relatives aux étapes à franchir lorsque survient un décès.Il expose les premières démarches à entreprendre, les dispositions à prendre pour les funérailles, etc.De plus il renseigne sur le testament du défunt, le coffret de sûreté, la succession, son règlement, ete.Dépliant que chaque famille devrait se procurer et conserver.C\u2019est un autre service bienfaisant que rend cet organisme, non seulement à ses membres mais à toute la population. Page 6 LE BIEN PUBLIC Vendredi, les 2-9-16 janvier 1976 PORTRAITS VIVANTS par ALLAIN DUFAULT LE CLOCHARD A Montréal, les clochards font partie du paysage comme les arbres et les parcomètres.En revanche, ils sont plus remarqués car ils s\u2019agitent, harcèlent les gens, s\u2019accrochent à un mur.Vieux ou sans âge, les clochards, comme des brebis égarées, arpentent les trottoirs à toute heure, louvoyant et trébuchant quand ils ne sont pas accroupis comme morts dans un escalier ou somnolents sur un banc de parc, et pour vivre quémandent des vingt-cinq cents.Des pantalons noirs râpés et tirebouchonnés, un veston à carreaux incolore, un chapeau cabossé, caoutchouc aux pieds par beau temps et cheveux en broussailles, le clochard a la démarche lente et regarde par terre pour trouver les pièces de monnaie tombées sur le trottoir ou dans les crevasses de celui-ci.Quand il quête, le clochard garde le front haut pour voir venir l\u2019âme charitable.T1 exhibe le visage éteint de l\u2019éternel miséreux.Quand il demande l\u2019aumône, même sans résultat, il remercie, espérant qu\u2019il aura un geste de remords.Enfin, contemplant les revenus de la journée, il s\u2019arrête au milieu du trottoir, tourne la tête pour esquiver le policier qui pourrait le prendre à flâner, sort un flacon d\u2019alcool, prend une rasade, place la bouteille machinalement dans sa poche, contemple, le visage livide, la vitrine, les passants et repart en traînant la patte, comme un vieux chien.Portant veste et veston à tits carreaux, souliers lancs à larges rayures brunes lui assurant un chic à la Rudolf Valentino, le grand séducteur, longeligne et peu costaud, n\u2019a pas, c'est étrange, la carrure du Don juan.Piètre mâle, il a quand même, par son allure, éveillé l\u2019intérêt d\u2019une jeune fille à bouclettes, au visage rêveur et au manteau de sué- on peut vaincre le cancer SOCIÉTÉ CANADIENNE | DU CANCER | de.Il accompagne la biche pour quelques danses.Elle part au moment où il dan- Sait avec un tendron beaucoup moins attrayant.Le rêve d\u2019une conquête s\u2019évanouit.Pas de place pour la mélancolie, il revient vers ses amis d\u2019un pas rapide.S\u2019assoyant, il annonce à son voisin qu\u2019il vient de perdre sa préférée et ponctue son affirmation d\u2019un coup de poing sur la table.Un verre tombe par terre, ajoutant de l\u2019éclat à l\u2019action.I replace le verre avec calme.Au même moment, une grande fille bien galbée, vêtue d\u2019une robe noire qui moule son corps élancé, a été amusée par l\u2019astucieux compère et lui jette une oeillade intéressée.Elle a remarqué le genre de ce bonhomme qui ne cherche qu\u2019à plaire.C\u2019est un cha-cha-cha, le séducteur annonce d\u2019un ton sans réplique à l\u2019élégante qu\u2019il veut danser avec elle.Celle-ci accepte sans autres formalités et se dirige vers la piste pilotée par la main ferme de Valentino.Ils sont un peu bousculés mais qu\u2019importe.Le danseur a le pied agile.Elle parade.Son allure de princesse retient les regards a la ronde.Les projecteurs mettent en évidence la belle carosserie de la fille.La danse est trop tôt terminée.Elle remercie Valentino sans plus.Abandonné encore une fois, reste à ce dernier de faire la rue devant une aguichante blonde qui vient de traverser la salle en roulant les hanches.Et le petit jeu ne finira qu'avec l'extinction de la ernière ampoule.LA GRANDE BOUFFE Aujourd\u2019hui le grand seigneur reçoit.Après le vin d'honneur servi avec canapés, tous les amis s\u2019attablent pour le diner.Les serveurs ont reçu des directives: faire \u201cle\u201d service en apportant les plats avec célérité.Ils s\u2019exécutent sans jamais s'arrêter et, dès qu\u2019une coupe baisse, ils bondissent et, d\u2019un geste gracieux apportent la correction nécessaire au niveau de la coupe sans éveiller l\u2019attention des causeurs à la mine guillerette qui se gavent dangereusement tout en discutaillant à bâtons rompus.Minutés et attentifs, les serveurs s\u2019agitent, apportent des plats de homards, de crevettes, de dorés et d\u2019autres crustacés font mille courbettes et multiplient le nombre de bouteilles sur la ta- e.Chronométrés et dressés, c\u2019est derrière ces charmants paillassons, que l\u2019on voit la puissance d'argent qui se réoceupe de maintenir les invités dans un état de rêverie.Car ce dîner d\u2019apparat cache des intentions: on voudrait que l'illusion de la richesse soit un instant le partage de ceux qui en sont privés.BELLES TETES A l\u2019entrée du dancing règne une intense activité.Le préposé à la caisse, le gérant, de placier et le serveur \u2018attendent les visiteurs de pied ferme.On veut que cette soirée apporte, si possible, le succès financier et sauve la boîte.Les quatre employés se trémoussent et miment l\u2019action supposée de la salle.Or, celle-ci est encore vide.Mais les employés du bar frappent des mains de plus belle.; Aussitôt assis, on apprécie la qualité de la clientèle qui se présente enfin.Deux filles paradent, à la recherche évidente de compagnons de soirée.À l\u2019arrivée, elles cheminaient clopin - clopant.L\u2019une s'appuie sur une béquille, sans doute victime d\u2019un accident, elle porte d\u2019énormes verres.L'autre exhibe une robe noire et une tête afro à cheveux blancs.Sitôt assises, bien droites, elles brandissent une cigarette d\u2019un air snob et promènent un regard investigateur sur la salle qui peu à peu avoue sa désolation.Discothèque peu fréquentée qui nous montre les plus audacieux spécimens de nos acteurs de campagne.LA BELLE DU BAR Marchant le sourire aux lèvres, la serveuse porte un cabaret de verres qu\u2019elle pose délicatement.Partie à la cuisine, elle revient tenant un plateau, elle évite d\u2019un cheveu une consoeur de travail.Les chaises en tuyaux, les tables rondes, les reflets d\u2019or des abat-jour, un filet retenant coquillages et bois d\u2019épave, et la moquette mauve créent l'effet du restaurant de grande race que fréquente l'élite du commerce et du spectacle.Les plantes vertes ajoutent une note de fraîcheur.La belle fait des retouches, disposant fleurs, cendriers, bonbons et petits plats._ Les filles du service portent des robes longues dans le clair-obscur de la caverne d\u2019Ali Baba et, après avoir avalé goulûment un zombie, on dirait des anges dansant le ballet.La belle du bar qui est l\u2019âme dirigeante de l\u2019affaire essuie le comptoir, sourit aux clients attablés, s\u2019agite d\u2019une table à l\u2019autre apportant plats et verres, ici une bouteille de vin, là un cocktail chamarré et desservant ensuite.La belle court, les mèches blondent ondulant, préoccupée du détail, elle replace de la main une nappe rose.Elle est parfaite et son patron qui, de sa loge, épie son manège se félicite de l\u2019avoir à son service.Les naissances de Larves par ALAIN DUFAULT Une petite fille nommée Larves, Une petite fille au bord d'un fleuve, incertaine, dure et exigeante, Une petite fille qui refuse de s\u2019émouvoir.LES NAISSANCES DE LARVES est le premier roman de Renée Larche.Il témoigne d\u2019une imagination fertile, d\u2019un sens de \u2018l'observation aigu et d\u2019une sensibilité exacerbée, Née dans un uni- \u2018vers de velours blanc, la Petite Comtesse des Larves repeuple cet univers de couleurs sombres et violentes et confère aux personne- \\ges flous qui l'entourent un masque légendaire.Le style est précis, il entoure les objets et les personnages d'une netteté obsédante et on ne peut s'empêcher de se laisser prendre à tant de clairvoyance.LES NAISSANCES DE LARVES, publié par les Editions La Presse, est en vente partout aux prix de $4.00 l\u2019exemplaire.BONNE Avec nps voeux pour 1976, nous offrons aujour- d'hui aux lecteurs, les différents termes s'appliquant à l\u2019année que nous propose la Grande encyclopédie Larousse (1).Année : \u2018intervalle de temps correspondant à la révolution d\u2018un astre gravitant autour d'un autre astre.Ce mot s'emploie plus particulièrement pour la révolution.de la Terre putour du Soleil.C\u2019est à lo fois une unité d'intervalle de temps et une unité de temps, du fait que les années successives sont numérotées à partir de l\u2019une d'entre elles, prise comme origine.On distingue deux valeurs différentes pour la durée de révolution \u201créelle\u2019\u2019 de la Terre autour du Soleil.I! revient au même de considérer la durée de, révolution \u201capparente\u2019\u2019 du Soleil autour de la Terre.1.L'onnée sidérale est le temps écoulé entre deux passages du Soleil par le même point de son orbite apparente.Elle vaut 365 j 6h9mn9s.2.L'année cnomolistique, qui est l\u2019intervalle de temps séparant deux passages consécutifs du Soleil par le périgée de son orbite apparente, est quelque fois utilisée, Elle est supérieure de 4 mn 45 s a celle de l'année sidérale.3.L'année tropique est l\u2018intervalle de temps qui sépare deux passages consécutifs du Soleil par le point équinoxial de printemps {point gamma).La valeur admise pour sa durée est de 365 | 5 h 48 mn 46 s.La durée de l\u2019année tropique moyenne étant prise ANNÉE comme base de la mesure du temps, il reste à définir l'instant qui marque le début de cette année.4.L'année civile pour un pays donné, commence dans la nuit du 31 décembre au ler janvier à O heure du temps légal adopté par ce pays, lequel dépend du fuseau horaire choisi.5.L'année astronomique, de même durée que l\u2019année civile, débute à un instant précis, qui est le même pour la Terre entière.On a choisi l\u2019instant où le Soleil, sur son orbite, atteint une longitude écliptique égale à 270°, compte tenu de la correction d'aberration.Cet instant, grâce à l'instauration des années bissextiles (réforme julienne, puis réforme grégorienne), se maintient tous les ans, à\u2019 moins d\u2018un jour près, à la même date, qui est dite \u2018ler janvier\u201d.Pour les besoins d'une chronologie générale, permettant de dater un phénomène survenu depuis l\u2018époque historique, indépendamment de la notion d\u2019\u2018années (complications introduites par les années bissextiles), les astronomes font usage de l'ère julienne, remontant à l\u2019année 4713 av.J.-C.et composée uniformément de siècles de 36 525 jours.Des tables font connaître la correspondance de chaque jour avec la suite ininterrompue des jours de l'ère julienne.C'est.ainsi que le ler janvier 1970 porte le numéro 2 440 588 dans l\u2019ère julienne.\u201d (1) tome IV mensuel \u2014 page 756.feate là Reste la bien au chaud tout au creux de ma vie je t\u2019y sens si bien puisque je suis heureuse Je respire avec toi l\u2019amour qui nous enivre tu chemines avec moi dans cette joie de vivre demeurons inconnus cachons ce grand bonheur et nos regards émus refléteront nos coeurs, / Marcelle-B.Fournier Vendredi, les 2-9-16 janvier 1976 .[ LE BIEN PUBLIC Page 7 Dans Uienne la ro re ot Belvédère, \u2014\u2014 d André Bouchard bof\u2019 PLACE BELVEDERE A VIENNE Une visite qui nous a beaucoup plu lors de notre passage trop rapide à Vienne est certes lé château Belvédère.Celui-ci est situé de tel\u2019e sorte que, de ses terrasses, nous avons une vue admirable de Vienne.Cette photo nous fait voir le château Belvédère, une partie de la ville de Vienne et les jardins entourant le château.Même si celui-ci n'a pas la ; ab 225 Ge RE 4 HER JEP 4 renommée du Château Schoenbrunn, il n'en de- , meure pas I moins un point d' attraction intéressant.ha STE gre SoM ERATE Ie TY SES = : : g 4 * ps CNE AC ME : .; 2° i .207 ' 4 LE CHÂTEAU BELVÉDÈRE Lo yw 4 YU 4 3 - 0 PFO a k.nn TE de BRE JY] meme IR RTITTOT TRL so I.Une v vue e des jardins et ces deux chevaux nous donnent un aperçu de la qualité artistique des différentes sculptures qu'on retrouve dans ce coin de Schoenbrunn.Si l\u2019on fait le tour de touies ces oeuvres on en retrouve exactement quarante-quatre.|| nous a été impossible de faire le tour de Le Château Schoenbrunn demeure incontestablement ÿ# tout le domaine, le temps nous ayant manqué.le monument dont les Vienncis sont très fiers.Comme pg Mais ces mots équestres ont particulièrement at- » Se plaisent à le dire les chroniqueurs de tourisme, c'est Li » tiré\u2019 notre attention.une visite obligatoirement à taire, lors d'un séjour dans cette ville.D'ailleurs, il est le témoin d'une ère très importante de l\u2019histoire autrichienne.Le style passe du baroque somptueux au rococo, jusqu'au sty:e empire.Les historiens diront qu'il servit d'antichambre aux guerres de CE AR LA succession autrichiennes, aux guerres de Sirésie contre ,\u2019 Frédéric le Grand et aux guerres contre la France.Dans son ensemble, au point de vue construction, c'est l'harmonie entre l'architecture extérieure et l'élégance de l'intérieur.Le château regoige de trésors de l'art et de I'artisanat, animé par les portraits des personnalités qui y\" vécurent et y travaillèrent.la plus importanie société de fiducie conadienne-francaise TRUST GÉNÉRAL Quand il se promène dans le parc ou dans ' .les jardins entourant le Château Schoenbrunn, le tere ° °c Du CANADA 6 Apres avoir comp) te ses études à visiteur jouit d'un panorama incomparab.e et dé- SERVICES FIDUCIAIRES COMPLETS 'UQTR et au Loyola College, notre couvre des joyaux témoignant encore de la splen- is rl Porno} un proue deur d\u2019un passé glorieux et somptueux où l'Autriifi ic.Rivia journaliste à l\u2019agence Telbec à Montche était vraiment le centre de l'Europe.Cette Edifice Place Royale, Trois-Rivières réal.Il avait fait auparavant diffé- photo captée lors de notre passage, nous fait voir Tél.: 378-4875 .rents stages dans les media, à travers \u201cLa Gloriette.\u201d le Québec.; RE a 7s Ma 8/2/9(9(3(6/2, *10,000 ERICH 9 2/9(1(7/0/2| * *10,000 I 8149939\" *10,000 KL LIEAM8(0/5/2/712/7] ™ *10,000 9[1]5]3[9[1/6] \"= 500,000: 8/3[2[3[1]0]2[ v= 8/0[2/4/33[9] \"= *10,000 8/5(7/9/8/9/6| \" *2 913/8/5/2/112) *10,000(12\" | =i [4/4/3[9] ™ *1,000 8/9/4/8/6/6{5 *- *400,000K: 8/0/3/12/6/0/9] *« *10,000 |13*\" | isis 813] 5400 Page 8 | LE BIEN PUBLIC Vendredi, les 2-9-16 janvier 1976 « Ah! comme la neige a neigé! » y (Nelligan) QUÉBEC \u2014 (D.G.C.G.) \u2014 Ce vers d'Émile Nelligan peut attrister les amants du soleil, mais les adeptes du ski de fond et de la raquette se réjouissent de voir des millions d'étoiles transformer le Québec en hiver.Ils rêvent déjà de parcourir champs, collines et vallées, lieux emmitouflés d\u2019une blanche pèlerine.Le ski de fond et la raquette, sports aussi naturels que complets, conviennent tout aussi bien à la famille qu'aux petits groupes ou au solitaire.Plus de 200 000 québécois s'y sont adonnés au cours du dernier hiver et il est permis de croire que leur nombre continuera d'augmenter Dans les quatre grandes régions de sports d'hiver du Québec \u2014 Laurentides, Outaouais, Estrie, Québec \u2014 les amateurs de ski et de râquette peuvent utiliser des pistes dont la longueur totale atteint 1 838 milles Ces sports ont l'avantage d'être accessibles à tous ceux qui jouissent d'une santé normale.Toute la famille peut s'y adonner.L'équipement est peu coûteux.La coquetterie est mise au ban.De nouvelles amitiés peuvent se nouer dans une atmosphère de spontanéité et de simplicité.De nombreuses pistes sont ouvertes sept jours par semaine, en forêt, même à proximité des grands centres.Le gouvernement québécois offre dans cinq de ses grands parcs, (parcs du Mont Orford: 75 milles au sud-est de Montréal, Mont Tremblant: 90 milles au nord de Montréal, Paul Sauvé: 40 milles au nord-ouest de Montréal, Mont Sainte-Anne: 25 milles à l'est de Québec, Laurentides: 36 milles au nord de Québec), ainsi qu'à la station forestière de Duchesnay, près de Québec, 304 milles de pistes balisées et entretenues à l'usage de débutant comme de l'expert.On fournit sur place tous les services nécessaires (centres d'accueil où il est possible de se restaurer, de réparer son équipement, relais chauffés, etc).ll faut noter que ces sports se pratiquent dans le parc fédéral de la Gatineau, dans 77 stations privées de ski alpin (1 534 milles) et au coeur même des villes, comme par exemple sur le Mont Royal, à Montréal, et sur les plaines d'Abraham, à Québec.En plus de ses nombreuses publications sur les sports d'hiver au Québec, le ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche publie cette année une nouvelle brochure intitulée « Ski de fond et Raquette dans les parcs du Québec ».Elle contient tous les détails sur les services et les installations de ski de fond et de raquette à l'intérieur des cinq grands parcs déjà mentionnés, ainsi qu'à la station forestière du ministère des Terres et Forêts, à Duchesnay.Elle contient en outre une foule de renseignements sur les stations privées où il est possible de pratiquer ces sports.Pour obtenir cette brochure, il suffit d'écrire au ministère du Tourisme, de la Chasse et de la Pêche, Cité parlementaire, Québec, ou encore de \u2018 se présenter à l'une des salles permanentes d'accueil suivantes: 12, rue par Félix VALLÉE i Sainte-Anne, Québec (418) 643-2280; 2, Place Ville-Marie, Montréal photos: Mare HARDY et Fred KLUS (514) 873-2015; Notre-Dame-du-Portage, route 20; Rivière Beaudette, route 20; Saint-Bernard-de-Lacolle, route 15; 17 West, 50th Street, graphisme: Francine TASCHEREAU York City, (212) 581-1852.root, New Vendredi, les 2-9-16 janvier 1976 r LE BIEN PUBLIC Page 9 La communion dans la main (historique) La nouvelle discipline de la Communion donnée dans la main fait partie du processus de désacralisation et de déclergification.C\u2019est aussi le résultat de la mauvaise manière de comprendre l\u2019expression \u201cpeuple de Dieu, peuple de rois, peuple de prêtres\u201d.Tout cela fait je d\u2019un ensemble inspiré par le MODERNISME et le PROGRESSISME.Au sujet d\u2019un article signé par Mgr Bunigni (Observatore Romano, 31 octobre 1969), le R.P.Joseph de Sainte-Marie écrit: \u201cL'inté- rét de cet article est qu\u2019il ré- véle au grand jour la petite guerre (on dirait mieux : la lutte farouche) qui s\u2019est déroulée entre les instances supérieures (à la tête, le Pape et les services du CONSI- , bureau dirigé par Mgr Bunigni, secrétaire de la S.Cong.pour le Culte divin.Mgr Bunigni a lui-même confié un jour combien il avait été difficile d\u2019arracher la Nouvelle Messe à S.S.Paul VI.\u201d \u2014 Ne pourrait- on pas dire que toute une partie de la reforme liturgique est que des permissions données à tel ou tel évêque entrent dans ce processus et sont souvent des points marqués par le bureau CONSI- LIUM ou ceux qui l\u2019inspirent ?Dès 1960, un curé de paroisse de Paris faisait enlever les barrières qui séparaient la nef du sanctuaire : la table de Communion dis- araissait ainsi que les stales du choeur.Dans son église, il n\u2019y avait plus de Lieu Saint; le sacré disparaissait pour laisser la place à l\u2019humain, au profane; plus de sé- aration entre les fidèles et e clergé (nivellement du Sacerdoce, selon Luther).Un autre point à souligner, dans cette époque progressiste, c\u2019est la tendance à vouloir revenir aux sources (retour en arrière), en risquant de troubler les fidèles et d\u2019affaiblir leur foi.Dans les premiers siécles du Christianisme, la Sainte Eucharistie a été distribuée parfois aux fidèles dans la main (mais avec respect : un linge blanc sur la main, pour recevoir le Corps du Christ).Peu à peu cette discipline a été complètement abandonnée, à cause du respect dû à Jésus-Hostie et à cause des profanations qui se multipliaient.L'Eglise réagit tou- Jours(plus ou moins vite)aux erreurs et aux hérésies.Quand Bérenger a nié la résence du Christ dans la ainte Hostie, l\u2019Eglise a ordonné l\u2019Elévation à la messe.Quand les hérétiques Hussites ont prétendu qu\u2019il fallait toujours communier sous les deux espèces, l\u2019Eglise a supprimé la Communion au calice ( our 2ifirmer que l\u2019on reçoit le Corps e le Sang du Christ dans la Sainte Hostie); elle est maintenant autorisée par Rome, dans des circonstances exceptionnelles.La désacralisation a poussé certains prétres ne plus recueillir les parcelles d'Hosties sur la patène ou sur le corporal pour les consommer (ces parcelles contiennent pourtant le Corps du Christ) .Dans son Instruction Memoriale Domini(1969), après avoir consulté les évêques du monde entier, S.S.Paul VI déclare : \u201cCette façon de distribuer la Sainte Communion (sur la langue) doit être conservée, parce qu\u2019elle a derrière elle une tradition multi-séculaire, mais surtout parce qu\u2019elle exprime le res- ect des fidèles envers la ainte Eucharistie.\u201d \u2014 Cependant, dans la même Instruction, le Saint-Siège accordait, par exception, la permission à certains évêques d\u2019expérimenter laCom- munion donnée dans la main.Par la volonté du Pape, la Loi générale reste done toujours la méme (Communion donnée sur la langue).De plus, dans le Nouveau Missel, il est prescrit que pour donner la Sainte Communion, on doit employer un plateau ou paténe, que le fi- dele (ou un servant) doit tenir sous le menton du Communiant pour recueillir les parcelles qui pourraient tomber et qui seront remises au prêtre à l\u2019autel.En France, ce sont les tits groupes, en particulier les religieuses qui tiennent à la Communion donnée dans la main (sensibilité des femmes qui aiment à tenir Jésus dans leur main, un peu comme la Sainte Vierge Marie tenait l\u2019Enfant-Jésus; mais ont-elles le même respect et la même foi que Notre Dame ?).Des prêtres ont fait pression pour répandre cette pratique dangereuse; parfois on a été jusqu\u2019à brutaliser les fidèles qui voulaient communier sur la langue et à genoux (Rome avait pourtant exigé qu\u2019on laisse les fidèles libres sur ce point).Plusieurs fidèles ont été scandalisés par la désinvolture de certains prêtres, quand eux-mêmes gardent le respect et l\u2019adoration de la Sainte Eucharistie.Le résultat de cette nouvelle discipline (communion dans la main)est souvent déplorable.Des parents trouvent des Hosties dans la sacoche de leur fille ou dans la poche de leur garçon; un jeune homme demande au prêtre de lui donner plusieurs Hosties pour les distribuer à ses copains; une dame emporte des Hosties our communier un infirme la maison, et elle les conserve dans un réfrigérateur, sans respect.Des Hosties ont été vendues pour servir A des profanations.Prétres et fidèles perdent le respect du Saint Sacrement.Un pré- tre consacre un gros pain de boulangerie et le coupe en morceaux, sans s'occuper des parcelles, qui sont le Corps du Christ: profanation! Un autre célébre la messe en clergyman ou en chemise; on célebre la Sainte Messe dans une chambre, un réfectoire, un salon (les Premier janvier 1976! Nous voici au début du dernier quart de ce siécle.Dans vingt-cinq ans ce sera I'an 2000! Nous n'avons pas l'intention de parler ici de ce dernier quart de siècle.Des économistes, des politiciens, des philosophes, des devins, des astrologues, et, qui sait, des prophètes en parleront plus savamment.Aujourd'hui nous nous pencherons plutôt sur l\u2019éphémère durée d'un quart de siècle.Un quart de siècle, dans la vie d'un être humain, qu'est-ce au juste ?C'est le temps d'étudier.C'est le temps d\u2019apprendre, C\u2019est le temps d'appren- pre à apprendre.C'est le temps d'élever un enfant, c'est-à-dire le temps de permettre à un enfant d'apprendre à apprendre.C\u2019est la moitié ou le tiers du temps de travailler.Et ce n'est jamais le temps de se reposer.C\u2019est parfois Je temps de s'attacher et d'aimer un chien et de le perdre.Aujourd'hui, retournons- nous et évaluons le temps de 1951 à aujourd'hui.C'est presque rien.ça tient en quelques lignes, ou dans le creux de la main.Combien de quarts de siècle nous faudrait-il pour réaliser quelques-uns de nos espoirs ?Et cependant, combien d'êtres humains en vivront quatre complètement, en restant lucides jusqu'à la fin ?Alors, de grâce, ne perdons pas de temps.Vivons pleinement chaque instant, chaque journée de ce dernier quart de notre vingtième siècle, et éliminons tout ce qui paurrait nous empêcher de le\\vivre en entier.La Fouine assistants restent assis dans leurs fauteuils, même pendant la Consécration (jamais de génuflexion).Avec le respect, on perd la Foi à la Présence réelle de Notre Seigneur.Est-il nécessaire d\u2019en dire davantage pour comprendre le mal qu\u2019a fait cette nouvelle discipline de la Communion donnée dans la main.La Hiérarchie a été trompée par quelques partisans du changement (en France et au Canada).Aux Etats-Unis, les Evêques réunis à Washington ont interdit laCom- munion dans la main pour tout le pays.À Rome, on a gardé aussi la tradition et il est interdit de donner la Sainte Communion autrement que sur la langue.On peut espérer que l\u2019on reviendra partout à la discipline des siècles derniers, qui assure le respect de la Sainte Eucharistie et empêche les profanations.(L'article ci-dessus, signé par un excellent canoniste, l'Abbé des Graviers, a été publié dans la revue LE COURRIER DE ROME, Paris, 15 janvier 1975; il a été condensé et adapté pour LE BIEN PUBLIC, par le chanoine G.Panneton.) SOUHAITS DU JOUR DE L'AN À cette époque des Fêtes, il est.d'usage de formuler des voeux.À l'aube de 1976, je souhaite que la presse écrite, la seule valable, garde toute sa liberté que, dans certains milieux intéressés, on voudrait bien museler.Cette presse décrite par Camille Desmoulins comme \u2018a terreur des fripons\u201d.Je souhaite que nos agriculteurs québécois soient revalorisés et que, dans les régions immédiates de nos grandes villes, on conserve les espaces nécessaires pour la culture comme on conserve des parcs nationaux afin que les citadins puissent s'approvisionner sans avoir à payer des prix fous pour nombre de produits de la terre qu\u2019il faut importer à grands frais, et pour permettre à nos cultivateurs et maraichers de vivre dignement de leur travail.Je souhaite que tous ceux Gui voudraient au Canada noyer le peuple cana- dien-français dans un \u201cmelting pot\u2019 a l'américaine échouent dans leurs desseins génocidaires.Je souhaite que la langue française ne soit pas non plus mise en danger par la diffusion du jargon appelé \u201cjoual\u201d.Je souhaite que dans toutes les écoles on retourne a un enseignement sérieux de notre histoire, seule capable d'inspirer à la génération montante la fierté nécessaire pour perpétuer l'esprit de nos ancêtres, cet esprit de courage et de persévérance indispensable à notre survie.Je souhaite qu'aussi dans notre régime d'enseignement, on retourne aux valeurs du catholicisme bien compris comme partie capitale de notre culture nationale et comme garant contre la décadence des moeurs.Je souhaite qu'on cesse de brouiller les cartes au point que l'on confonde nationalisme sain et racisme.Je souhaite que les Fêtes du Canada français reprennent leur vigueur d\u2019antan et que, le 24 juin,- des centaines de milliers de Canadiens français puissent défiler dans les rues de nos grandes villes, non pas pour semer la pagaille mais pour bien affirmer que nous sommes ici chez nous et qu\u2019ils puissent affirmer par la claire éloquence de chefs éminents le respect des droits des descendants des pionniers qui ont travaillé à défricher et à cultiver le sol où nous sommes nés et qui, aujourd'hui même, à cette époque d'industrialisation, se doivent de perpétuer les vertus de courage et d'initiative de nos devanciers.Je souhaite que la politique cesse d'être pour nous un facteur d'éternelles divisions mais devienne un instrument d\u2019union dans les intérêts supérieurs de notre peuple.Et pour cela, je souhaite que nos politiciens possédant le sens de la continuité nationale du peuple, dont ils sont issus y travaillent envers et contre tous! Sans verser dans la xénophobie je souhaite que les nôtres ne se laissent pas leurrer par une admiration béate pour tout ce qui vient de l'étranger au point d'oublier qu\u2019ils ont hérité du passé, tout l\u2019'humanisme et la fine fleur de la civilisation française d'avant la Révolution de 1793 pour se perpétuer dans l'ordre, la logique, les valeurs sûres.Dans l'immédiat, je souhaite qu\u2019on mette fin chez nous aux trafics de la drogue, de la pornographie, d'une sexualité mal contrôlée, de l'importation d'idées, d'opinions, de façons de vivre étrangères et libertines entachées d'erreurs fondamentales.Je sais que jamais l\u2019ordre parfait ne rè- gnera dans aucune société, pas plus la nôtre que celle des autres, mais on peut sans doute au moins espérer le progrès dans l'ordre.Et comme disait un ascète, (je crois que c'est saint Vincent de Paul), \u201csi on ne peut espérer faire monter la Terre au Ciel de notre vivant, on peut au moins faire descendre un coin de Ciel sur la Terre.\u201d MAURICE HUOT NE L'OUBLIEZ PAS LA CROIX-ROUGE AGIT EN VOTRE NOM André Saint-Armaud, C.A.Jeanne Frigon, C.A.Rager Letendre, C.A.RENÉ DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés Case le 1464 | 1300, Notre-Dame posta Tél.: 379-1831 LE BIEN PUBLICN\\ 101-998 La survie de l'humanité.mardi ($45.00) Mathémathiques [tous les cours sont offerts) mardi et jeudi ($75.00) 201- 202- Chimie (tous les cours sont offerts) lundi et mercredi ($75.00) 203- Physique (\u2018ous les cours sont offerts) lundi et mercredi ($75.00) 243-410 Elément d'électronique Il lundi et mercredi ($85.00) Moteurs à courent continu | ; mardi et jeudi ($85.00) Les visions du monde mardi ($45.00) 243-531 340-201 340-401 La conduite humaine mercredi ($45 00) 350-904 Relations humaines mardi (S45.00) 350-930 Psychologie du comportement sexuel lundi ($45 00) Introduction à l'économique | lundi (45.00) 183-920 387-960 Initiation à la sociologie | mardi ($45.00) Classification du congrés lundi et mercredi ($80.00) 190-401 393-210 Gestion et description des documents mercred) ($60.00) 410-110 Comptabilite | lundi ($60.00) 410-210 Comptabilité Il mardi ($60 ON) 410-531 Publicité mercredi ($45.00) 410-602 La formation du personnel leudi ($&0.00) Vente lundi ($45.00) 410-631 Initiation à l'informatique lundi ($50.00) 420-900 120-911 Introduction au langage Fortran mardi ($50.00) 420-912 Introduction au langage Cobol mercredi ($50.00) 420- Introduction au langage PL 1 0-913 reudi ($50.00) 420-914 Introduction au langage assembleur lundi ($50.00) 510-101 Organisation picturale 1 mercredi ($55.00) ON DE TROIS-RIVIERES - EDUCATION PERMANENTE ?COURS OFFERTS A LA SESSION HIVER 1976 Ore \u2014\u2014 10-103 Histoire de l'art et esthétique | mardi ($45 00) Histoire de la musique lundi (S45.00} 550-911 550-921 A Guitare classique (845.00) 550-921 B Initiation au jeu des instruments type \u201cbois\u201d ou \u201ccuivres\u201d ($45 00) 611-102 Poésie windi (345.00) 611.202 Theatre tardi (845 00) 601-302 Roman mercredi ($45.00) E01-331 Le roman québécois jeudi ($45.00) 601-402 Essai samedi ($45.00) 601-911 Francais écrit mardi ($45 00) 801-924 Langue de l'administration et de ia technique mardi ($45.00) \u20ac01.92¢ L'art de la communication orale lundi ($45.00) 602- Français élémentaire mercredi ($45.00) 604.Anglais mardi ($45.00) &07- Espagnol lundi ($45.00) Graphoanalyse lundi ($55.00) MUSIQUE Lecons d'instrument: cours prvés cours d'appoint ou de niveau collégial: piano, flüte traversière, guitare, clarinêtte, trompette, violon, violoncelle ! Les candidats sont invités à entrer en relation avec les professeurs du département de musique pour informations au sujet des programmes, -de l'horaire et des frais demandés.Chant choral Les personnes désireuses de se joindre à la chorale du CoHège peuvent le faire en s'adressant au département pour confirmer leur participation.CALENDRIER e- \u2014 DEBUT DES COURS: semaine du 26 janvier 1976 \u2014 PERIODE D'INSCRIPTION : du 7 au 20 janvier 1976 lundi i ; 8.30 à 12 undi au jeudi 13.30 à 17.00 h 19 00 à 21.06 h vendredi: A 30 à 1200 h 1330 41790 h LIEU D'INSCRIPTION EDUCATION PERMANENTE 3175, boul.Laviolette Trois-Rivières {local R-69) Pour informations : 378-9171 [jour] 378-4911 [soir] - TIRAGE: 31 DECEMBRE 1975 Sash ORO 1,338,457 10,748 $1,093,200.VV PACKS pan GAGNENT Diets vendus gagnants en pna 1320 5505s van GAGNENT GAGNE : ©) acne 12 HAS pan GAGNENT $1, 13 Pétémanr pan GAGNENT SIO Fnbnionr ran GAGNENT $ 1339 VASE var GAGNENT GAGNE 8 GAGNE 12 MAS san GAGNENT Ld | WW Teiian pan GAGNENT 1329 THES van GAGNENT 8, 1332 Sikteinc pan GACPFNT $ ni $ 13 Tia ean $ 132 7 har PAR $25,000 MA s BULLETS SE 1, VA TERUINANT PAR $ IDDN Sénomatr oan $ x Les femmes de carrière et leurs invités at y Le souper de Noël du Club des Femmes de Carrière Vendredi, les 2-9-16 janvier 1976 fr 2 , \"Fr s\u2019est très bien déroulé encore une fois et leurs invités spéciaux ont répondu à l'appel.Sur cette photo, on reconnaît de gauche à droite: Mlle Rita Genest, 1ère Vice- Présidente; Mile Lisette Girard, Présidente; S.H.le Maire et Mme Gilles Beaudoin et Mme Simone Girard, secré- taire-correspondante, Le souvenir de Louis-D.Durand a Il y a déjà 11 ans que Louis- D.Durand, le délicieux auteur de tant de récits historiques, nous a quittés.C'est en effet le 12 janvier 1965 qu'il mourait à l'hôpital Saint-Joseph, après une existence tout entière consacrée au droit, au journalisme et aux lettres.Lancement d'un nouv pad N IEF: ment son nouveau sigle.Le Centre de Bénévolat de la Mauricie lançait récem- Celui-ci est une création de Trois-Rivières doit beaucoup à cet homme altruiste et raffiné dont la culture immense a marqué toutes les oeuvres.Il présida la plupart de nos mouvement culturels, de nos sociétés de bienfaisance, de nos associations civiques.Quand, en 1934, on rechercha un nom prestigieux ur présider les fêtes du troisième centenaire de Trois-Rivières, c'est à lui que l'on s'adressa.Et l\u2019on sait avec quel bonheur il s'acquitta de sa tâche.Deux des principaux ouvrages de Louis-D.Durand ont récemment été remis en librairie.Il s\u2019agit deParesseux, ignorants, arriérés?et de Laborieux, diligents, débrouillards.La publication en volume de plusieurs écrits épars de l\u2019historien est a Vétude et devrait débuter au cours de l\u2019année 1976.Il est à noter que, dans son programme d'achat des meilleurs livres canadiens, le Conseil des Arts a tenu à passer une commande quelques centaines d'exemplaires des livres de Louis- D.Durand.C.Meau sigle au C.de Bx! ea = l'antiste-graphiste Normandin.Pour l'occasion, plusieurs personnalités étaient présentes.Ainsi sur cette photo, on peut voir le président de l'organisme M.Fernand Marion et Mme Solange B.Lamothe, directrice et M.Noël de Tilly, un bienfaiteur qui a aczepté de donner J son support à cet organisme humanitaire.BILLETS SE 12 TERMINANT PAR 1348 Tri pan $1 (Photo André Bouchard) GAGNE GAGNENT 4 GAGNENT $ GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE GAGNENT 9 GAGNENT "]
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