Le bien public, 27 février 1976, vendredi 27 février 1976
[" | S8oc.Can.du Microfilm Inc.19 ouest rue Le Royer Montreal A H2y 1w4 sopve Tros-ivèes, Nos 9:10 et 1 Vendredi, les 27 février 5 et 12 mars 1976 1563, ree Royale me Tél.378-8404 Pour que les Jeux soient un fiasco Il n'est pas surprenant que M.Trudeau, parlant des Jeux olympiques, ait infligé aux Québécois une fin de non recevoir.|| exprimait alors l'attitude d\u2019irrécevabi- lité du Canada Anglais à cet égard.De toute évidence, le choix de Montréal comme ville olympique, a profondément indisposé le Canada anglais qui voit d'un mauvais oeil la montée de la métro- ole francophone du Canada sur e plan international.Hélas !, il n'y a pas à revenir sur ce choix du comité international.Les jeux sont faits et les préparatifs sont en cours.Le seul espoir des opposants est que les Jeux se soldent par un fiasco bien conditionné, qui jetterait Montréal dans la honte et signifierait au monde entier que Les fatges de Saint-Maurice, circa 1825.(Dans \u2018 par Cameron Nish, Éditions Fides, 1976).Du nouveau sur les forges de Saint-Maurice Du nouveau sur les Vieilles y apparait comme visionnai- tat et autres créanciers La = Nous reparlerons sûrement Forges re et mégalomane aux côtés banqueroute personnelle de de ce livre important sur Curox?\u2018FrançoisEtienne Cugnet\u201d \u2018oe ~ , bl haw oll pat = \u201cles frogs sont incapables d'accomplir de grandes choses\u201d.Jusqu'ici le fédéral a consenti le minimum pour aider à la concrétisation des Jeux.Et c'était trop aux yeux de nos compatriotes anglophones, qui n'hésitèrent cependant pas à approuver un octrol de $12 millions à la ville d'Edmonton pour la présentation des Jeux du Commonwealth.De Vancouver à Halifax, c'est la réprobation qui s'exprime par une campagne de presse sur le dos de Jean Drapeau et du Cojo.C'est le pessimisme que l'on sème.pour forcer M.Goldbloom à aller s\u2019humilier au nom du Québec devant Lord Killanin.Cet assaut de mauvais procédés où se manifeste un racisme évident réussira peut-être à compromettre le succès d\u2019un événement auquel, dans un pays uni, toutes les forces vitales auraient collaboré.ll se peut qu'en fait nos propres divisions contribuent également au fiasco des Jeux, ce qui serait d'un effet inespéré pour les détracteurs.De telles occu- rences ont toujours été possibles chez nous et il n\u2019y a pas à se surprendre de ces sentiments de frustration connus du Canada anglais et qui se traduisent par l'attitude agressive d'un Pierre- E.Trudeau venu nous dire : \u201cArrangez-vous avec vos problèmes \u201d La personnalité falote de M.Bourassa, homme des compromis (sinon des compromissions), compte bien peu dans ce drame qui se joue.C'est notre image inquiète que projettent nos actes au miroir de la conscience |.collective.Nos compatriotes anglophones ont un peu raison.Le dos- .:™ sier des Jeux prouve que nous ; Ë avons fait preuve de mégaloma- ** - nie au départ et d'incompétence ; en cours de route.C'est une du- & L\u2019historiographie des Forges de Saint-Maurice vient de s\u2019enrichir d\u2019une oeuvre magistrale : \u2018\u201cFrancois-Etienne Cugnet\u201d, par Cameron Nish, (Editions Fides).La biographie d\u2019un des pionniers de I'\u201centrepreneurship\u201d en Nou- velle-France permet à l\u2019historien d\u2019esquisser un vivant profil de la première industrie sidérurgique en Amérique, à l\u2019époque où les Forges démarraient.Membre de la ploutocratie administrative et judiciaire de la Nouvelle-France, Fran- çois-Etienne Cugnet fut un entrepreneur d\u2019envergure, de 1719à1751.Ami de Hocquart, il occupe successivement les postes de conseiller de l\u2019intendant et de directeur du Domaine.Touche-à-tout, il se lance dans maintes entreprises, devient bail'eur de la traite à Tadoussac.Mais c\u2019est son rôle dans la Cie des forges de Saint-Maurice de 1736 à 1740 qui nous retient.Ame dirigeante du consortium, il re leçon que nous nous inflie - à geons à nous-mêmes ! Puissionsnous n\u2019en jamais oublier les enseignements ! Clément Marchand Les Forges de Salnt-Mourise en 1970.de Gamelin, Vézin, Simonet et Taschereau.Etant le seul solvable du groupe, Cugnet Cugnet dans l\u2019entreprise des , gnet et les Forges.Il complè- Forges suffit à le laver des te admirablement les travaux présomptions de népotisme de Sulte, Bellemare, Malche- & deux siècles différents.9 avaient à coeur la prospérité de la = mines.Depuis 1690, on connaissait ; France n\u2019était pas prête.En 1687, ne répondait-elle pas à une demande les fers à repasser, les houes, les sera appelé a payer les pots cassés, soit 136,000 livres, en dix ans, en redevances à l'E- A > mx J RES LS $ Pan ~ a ford Lv ag = CPT > a OR ER \" , A BY tog XR, 206 Ya pme etant = ki) « abl J ty AEN SCA Sr IE AIR AS Rg NIT RI Sl ee qe ! 3 0 7 HER ret ARIES SEN SER 2 «0s forges de Saint-Maurice au 18e sicle, Crayon de Joseph Bouchette.(Archives d\u2019Armour Landry).Quand les Forges employaient 500 hommes Remontons dans le passé pour renouer contact avec les meilleurs interidants de la Nouvelle- France: Jean Talon et Gilles Hocquart.Une méme vision en Ce n'est qu'en 1729 que Frangois Poulin de Francheville, né à Trois-Rivières en 1692, obtint la permission d'exploiter la fameuse mine.Il reçut, par l'intermédiaire de l'intendant Hocquart, en 1732, une \u201cgratification\u201d du Roi.On naugura les Forges de Saint-Maurice et la première Ces intendants intelligents colonie française.Tout retenait ÿ_ leurattention: le militaire, l'exploration.tonne de fer au Québec fut l'agriculture, la navigation et les coulée en 1732.De ces Forges sortirent des poêles en fonte, de la tôle, les clous à cheval, les affûts, les boulets, les l'existence d'une mine de fer près de Trois-Rivières.Mais la d'exploitation du minerai de fer: \u201cLa France a assez de fer pour tout le Canada!\u201d .charrues, les marteaux et plusieurs autres objets essentiels à la vie de la colonie.De plus forts investissements et une orientation plus décisive auraient peut-être modifié l'avenir de la colonie.Mais on cherchant l'utile sans trop dépasser l'artisanat.canons (trois), les outils, les marmites, et de malversation dont l\u2019his- losse, Tessier et Durand sur torien Cameron Nish fait ta- le sujet.ble rase.- \u20ac.M Les Forges serarent même disparues si un tnfluvien du nom de Pélissier et Matthew Bell, à tour de rôle, ne les avaient renflouées, leur faisant produire jusqu'à 1 000 000 de livres de fonte par an.Aujourd'hui les livres seraient devenues des millions de tonnes Fortune faite, Pélissier dut émigrer aux États-Unis pour trahison et Matthew Bell remplit plusieurs fonctions publiques et fut mème viSé par les 92 résolutions de 1837.Les affaires continuèrent en dents de scie jusqu'en 1883.Les Forges de Saint-Maurice, qui avaient employé jusqu'à 500 hommes, fermèrent leurs fourneaux par suite de l'épuisement du minerai après 150 ans d'exploitation.(Dossier économique Sidbec) Page 2 LE BIEN PUBLIC RESTAURATION DE LA CHAPELLE DU SEMINAIRE Temple témoin des premiers voeux Et du bonheur de l'innocence : Je te dois, image des cieux, Les plus beaux jours de mon enfance.(Cantique ancien) Le Séminaire Saint-Joseph, fondé en 1874, est la principale maison d'éducation de notre ville.Ses édifices majestueux érigés en 1930-1932 reçoivent plus d'un million d\u2019étudiants, enseignés par 75 professeurs, dont 30 prêtres ou religieux.L\u2019AME du Séminaire est LA CHAPELLE, construite en 1903, dont on vient de compléter la restauration.voir la photo en page.Pour plusieurs générations d\u2019élèves cette Chapelle suscite une gerbe de souvenirs.Je voudrais en fixer la mémoire, pour intéresser les anciens et pour donner des exemples édifiants aux jeunes.LE MONUMENT La Chapelle érigée en 1903 eut pour architecte Georges-Emile Tanguay de Québec.C\u2019est le même architecte qui, l\u2019année suivante, fit les plans de l'agrandissement et du par rachèvement de notre église Cathédrale, qui est un des plus beaux temples du pays.Son maitie-autel majestueux, de même que celui de notre Chapelle, a été dessiné par l\u2019architecte Tanguay- La Chapelle du Séminaire est de style roman: éclairée abondamment près de la voûte par une série de grandes verrières, elle exprime la gloire céleste et la joie béatifique et elle invite à chanter les louanges de la Sainte Trinité.Le centre d\u2019attraction est le MAITRE-AUTEL, demeure de No- tre-Seigneur au Saint Sacrement.Au sommet, sous un baldaquin doré, trône Saint Joseph, le Patron du Séminaire.Cet autel est un don de M.l\u2019abbé Eugène Mayrand, ancien directeur, curé de Saint-Léon (déc.1904).L'ORGUE aux riches sonorités, est un don de l'abbé Hormidas Béland (déc.1929), curé de Central Falls, E.-U., natif de notre ville et qui a envoyé de nombreux jeunes franco-américains à notre Séminaire.C\u2019est notre grand musicien l\u2019abbé G.Elisée Panneton qui en avait choisi les jeux, chez le facteur d\u2019orgues Casavant de Saint-Hyacinthe.Nous avons admiré LA CHAIRE aux élégantes sculptures, le CHEMIN DE LA CROIX en peintures expressives, les deux grands TABLEAUX des transepts, copies de maîtres italiens par Moralès, représentant I'Immaculée Conception et la Résurrection du Christ.En 1929, une terrible conflagration réduisit en cendres le vieux Séminaire de 1874.Par une protection évidente de Saint Joseph, notre Chapelle fut sauvée du feu; mais il avait fallu, pour raisons architecturales, sacrifier son élégant clocher, qui est remplacé maintenant par le dôme du grand édifice de granit.LES CEREMONIES RELIGIEUSES La Chapelle du Séminaire n\u2019est pas seulement un monument, un mausolée; c\u2019est un temple sacré où se rassemblent les fidèles pour prier, pour louer Dieu, pour offrir le Saint-Sacrifice de la Messe et pour recevoir les Sacrements.En septembre 1903, je commençais mon cours classique au Séminaire.En entrant dans la Chapelle, qui venait d\u2019être terminée, nous avons été éblouis: c\u2019était vraiment pour nous LA PORTE DU CIEL, comme dit la Liturgie.Nous admirions surtout le Maître-Autel, qui rappelle un peu les magnifiques Iconostases des églises orientales, de son trône, Saint Joseph portant dans ses bras l\u2019Enfant-Jésus, nous bénissait.- .Ces premiers jours de septembre 1903, l\u2019orgue n\u2019étant pas encore installé, je me souviens d\u2019avoir vu un élève de rhétorique nommé Jo- seph-Gers \u2018Turcotte accompagner, sur un harmonium placé dans la nef, le chant de la communauté, dirigé par l\u2019abbé G.-Elisée Panneton, alors directeur des élèves.MM.Panneton et Turcotte deviendront des artistes compositeurs, qui embelliront nos Offices par des chants et des pièces d\u2019orgue de grande valeur musicale et d\u2019un style profondément religieux.Depuis 70 ans, des milliers d\u2019adolescents ont passé sur les bancs de notre Chapelle; les Anges du sanctuaire ont recueilli leurs prières pour les porter devant le trône de Dieu.Sur les dix autels qui rayonnent autour du temple, des milliers de Messes ont été célébrées.Les grâces des sacrements de Pénitence et d\u2019Eucharistie ont été distribuées à trois générations d\u2019élèves.Surtout, au sanctuaire, des centaines de lévites ont reçu le sacrement de l'Ordre pour devenir de saints prêtres, au service de l'Eglise et des âmes, ce qui est le premier but d\u2019un Séminaire diocésain.Un souvenir personnel: Le 29 mai 1904, avec deux compagnons j'ai eu le bonheur de recevoir, dans notre Chapelle du Séminaire, le sacrement de Confirmation conféré par Mgr F.X.Cloutier.C\u2019est un fait plutôt inusité en cette Chapelle.Nous gardons un souvenir émouvant et impérissable des cérémonies religieuses auxquelles nous avons assisté dans notre Chapelle du Séminaire: Grand-Messe, Vêpres, Salut du S.Sacrement, tous les dimanches et fêtes ; Quarante- Heures, Offices de la Semaine- Sainte.Surtout les grandes fêtes de Noël, Pâques, Ascension, Pentecôte, la fête de l'Immaculée Conception, celle de Saint Joseph, les TIRAGE: 5 MARS 1976 300.819 dullets vendus GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT 10,290 $1,073.) en prix ad Le La magnifique chapelle de notre Séminaire avait été construite en 1903.Nous avons admiré son style roman, son orgue Casavant, sa chaire, son chemin de croix en peinture et surtout le splendide maître-autel au baldaquin doré sous lequel trônait une grande statue du patron du éminaire, saint Joseph.En 1968, on commença la transformation du choeur de la chapelle mais ces travaux n\u2018avaient pu être terminés.Aujourd'hui, le maître-autel reprend sa place.En effet, après avoir consulté un architecte décorateur et obtenu les autorisations requises, la Direction du Séminaire a procédé ces jours-ci à une restauration plus complète.Elle espère que ces modifications ne dérangeront personne et répondront au désir d\u2019un grand nombre.Les anciens élèves auront la joie de retrouver leur chapelle, à peu de choses près, telle qu\u2019ils l'ont connue.Mois de Marie et du Rosaire, la réception des Congréganistes de la Sainte Vierge, etc.Offices multipliés, parfois un peu longs, mais dont la beauté et la variété soutenaient l\u2019intérêt et inspiraient la piété; et la splendeur des chants nous transportait au paradis- .Oh, ces chants magnifiques des maîtres de la polyphonie, dirigés avec une virtuosité extraordinaire par notre abbé J.G.Turcotte ! Richesse des voix du choeur, auxquelles répondaient les 300 voix de la nef, soutenues par les puissantes sonorités de l'orgue.La voûte de notre Chapelle en conserve les échos.Souvenez-vous de la fameuse MESSE PONTIFICALE à trois voix de Perosi, qui a été chantée dans notre Chapelle la première fois en 1908 sous la direction de Mgr Léon Arcand (je chantais soprano, l\u2019abbé Turcotte accompagnait à l\u2019orgue), puis cette Messe sera dirigée chaque année pendant plus de 40 ans par l\u2019abbé Turcotte, au Séminaire et à la Cathédrale.Il faut mentionner les organistes qui se sont succédé à l\u2019orgue de notre Séminaire : MM.les abbés J.G.Turcotte, puis Georges Panneton, (Wilfrid Lamy et autres étudiants), les abbés Rosaire Gélinas, J.G.Turcotte, Claude Thompson, et son élève M.Pierre Paul.Notre Chapelle a l\u2019honneur d\u2019avoir été la première église du pays où fut chanté le Grégorien dès 1903, selon les directives de saint Pie X.C'est de notre Chapelle aussi que la réforme du chant et de la musique sacrée a rayonné dans toute notre Province, par le zèle de Ml\u2019abbé Turcotte, qui a exercé son apostolat liturgique et musical pendant 50 ans, En 1957, il a passé le flambeau à son digne successeur M.l\u2019abbé Claude Thompson, qui GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT continue le même rayonnement avec grand succès.Enfin M.l\u2019abbé Turcotte s\u2019est éteint en 1975, à l\u2019âge de 87 ans Avec plusieurs anciens du Séminaire, je pense que nous avons été bien favorisés, lorsque nous avons profité de toutes ces beautés qui nous paraissaient un écho des splendeurs du ciel, comme on le chante dans la Préface de la Messe.Nos anciens aiment à revenir prier dans notre Chapelle; désormais ils y retrouveront l\u2019atmosphère religieuse d\u2019autrefois devant le Maître-Autel restauré dans toute sa beauté.Après avoir rendu hommage à ceux qui ont illustré nos Offices religieux, disons notre reconnaissance à ceux qui ont organisé matériellement notre chère Chapelle du Séminaire: les Supérieurs, Mgr Richard, Mgr Arcand, Mgr Chartier, Mgr Patry, Mgr Mélançon, les Chanoines Giroux, Desilets, Ouellette, les abbés Marcotte et Bellemare; les Procureurs, les Chanoines J.A.Moreau (qui a dirigé la construction en 1903), Emile Gélinas, Henri Garceau, et les abbés Magnan, Clément, Mercier, Légaré, Marcouiller.GEORGES PANNETON, Prêtre (ancien élève 1903-1914) retiré au Séminaire en 1975.P.S.\u2014 M.l\u2018abbé Claude Thompson avec ses chanteurs trifluviens, a donné plusieurs concerts très appréciés dans notre pays et en Europe.Le 7 mars dernier, dans notre Chapelle à l\u2019acoustique merveilleuse, il à dirigé avec une maîtrise admirable un concert de musique classique qui nous a émerveillés.Le choeur de 70 chantres accompagné par 35 artistes du Conservatoire, a interprété brillamment des oeuvres de Campra, Gabrieli, Bruckner et surtout le Gloria éclatant de Vivaldi.L'exécution sans faille de cette musique difficile a dû exiger une préparation minutieuse.Félicitons-en M.l'abbé C.Thompson et ses chan- feurs et instrumentistes, qui font honneur à notre ville.G.P.GAGNE GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT GAGNE GAGNENT GAGNENT Vendredi, les 27 février 5 et 12 mars 1976 BOBULBBEEE Pp BBBBEBEBBE Ur EGEEGELLLELELELLELE LE BIEN PUBLIC le bien Bourassa et le Québec.Le discours du premier Ministre Trudeau aura permis d\u2019en savoir long sur l\u2019attitude du fédéral envers le Québec.Rarement on aura vu un chef de gouvernement ridiculiser un des premiers ministres provinciaux de cette façon.Trudeau ne s\u2019est pas contenté d\u2019expliquer son refus quant a la participation du édéral au déficit olympique et d\u2019élaborer sur le rapatriement de la constitution.Il s\u2019est permis avec arrogance d\u2019attaquer le premier Ministre Bourassa et ce qui est encore plus grave, le Québec, car qu\u2019on le veuille ou non, Bourassa représentait les intérêts des Québécois.À la lumière d\u2019un discours parfois teinté d\u2019humour et de sarcasmes, les Québécois ont perdu toute illusion quant au déficit olympique de même qu\u2019à la façon plutôt unilatérale dont s'effectuera le rapatriement de la constitution.Quant à Bourassa lui-même il a royalement perdu la face devant l\u2019intransigeance de Trudeau qui s\u2019est carrément moqué du chef du gouvernement Québécois.D y a longtemps que l\u2019on affirme de tous côtés que Trudeau écrase Bourassa chaque fois que le Québec tente d\u2019obtenir quelque chose du fédéral.Eh! bien, cette fois la preuve fut flagrante.On se demande, incidemment, comment doit se sentir un chef provincial aprés une telle gifle provenant de l\u2019aile fédérale de son parti.Après cette performance étincelante de Trudeau, il apparaît donc évident que le Québec ne pèse pas lourd dans la balance de la confédération canadienne et qu\u2019il est maintenant superflu de s\u2019interroger sur les chances du Québec de conserver le peu d\u2019autonomie qui lui reste.Par son discours, Trudeau est peut-être allé un peu trop loin mais au moins cette intervention drastique aura permis aux Québécois de savoir à quoi s\u2019en tenir, autant sur la question de l'autonomie d\u2019une province comme le Québec que sur l'influence de nos dirigeants gouvernementaux sur les grands patrons du fédéral.- R ® Lourde tâche pour Joe Clarke \u2018Décidément les hommes politiques sont de bien curieux personnages\u201d.Voilà le commentaire de Brian Mulroney qui, acceptant avec philosophie sa défaite aux mains de Joe Clark, soulignait de quelle façon les candidats pourtant sérieux, glissaient rapidement au profit d\u2018un autre candidat.Mulroney faisait ainsi allusion au retrait rapide de Sinclair Stevens qui s\u2019est rallié derrière le nouveau chef du PC.Sans chercher à excuser sa défaite, Mulroney a tout de même frappé juste alors que dans ce type de congrès on peut s\u2019attendre à tout.Les jeux d'influence demeurent encore plus efficaces que les envolées enflammées et les vues du caucus conservateur pour faire passer un des leurs ne sont pas passées inaperçues.A tout événement le grand perdant n\u2019est pas Mulroney mais plutôt Wagner qui vient d\u2019essuyer un autre cuisant échec aprés avoir mené une lutte endiablée qui s\u2019est soldée par un verdict presque nul ce qui est d'autant plus douloureux.Mais cette défaite subie de justesse est significative de l\u2019importance du rôle que jouera Wagner dans l\u2018unification du parti.Wagner demeure le représentant d\u2019une force qui devra s'unir au clan de Joe Clark pour éviter à tout prix un effritement, Une scission qui pourrait être fatale au PC face aux prochaines élections.Clark possède sûrement le talent pour mener à bien les destinées de son parti maïs sa mince victoire témoigne de la nécessité d\u2019une collaboration étroite avec Wagner.De cette collaboration dépend l\u2019unification du parti progressiste conservateur, unification qui a permis certains doutes à l\u2018\u2019issue d\u2019un congrès qui entraîne toujours des dissensions.Le défit de Joe Clark réside donc dans la conciliation des diverses tendances qui règnent au sein du parti.Une fois l\u2019unité assurée, le parti progressiste conservateur sera en mesure d'affronter sérieusement l'électorat et nous croyons qu\u2018avec un homme de la trempe de Joe Clark les libéraux devront s'agripper solidement.R.G.Santé économique et santé culturelle Alors que l\u2018on parle constamment des méfaits de l\u2018inflation sur le développement industriel du pays, sur l'augmentation des prix à la consommation et autres secteurs économiques, il en est un qui retient peu l\u2019attention des spécialistes mais qui pourtant demeure sensible aux fluctuations de notre santé financière, celui des arts.Le 18ième rapport annuel du conseil des arts du Canada démontre clairement que les nombreux artistes, institutions compagnies de théâtre et de danse ont connu une année fort difficile.Le rapport souligne que \u201crares sont les membres de la société qui ont échappé aux ravages d'une inflation galopante\u201d.À cause des restrictions budgétaires le conseil des arts a été dans I'impossibbilité de combler le grignotage causé par l\u2018inflation et même si au niveau des bourses de perfectionnement pour artistes, la valeur a été portée à $6,000., elles restent quand même en deça des proportions raisonnables par rapport aux salaires actuels.Cette limitation dans les subventions accordées aux organismes artistiques ou culturels définit une situation malheureuse qui porte atteinte à l\u2018épanouissement culturel du pays.Alors que plusieurs croient que l\u2019inflation ne fait que réduire l'épaisseur du portefeuille des citoyens on se rend compte que la tendance inflationniste se permet même de brimer l\u2018essor artistique et culturel des canadiens.Bien sûr, il demeure logique qu\u2019en cette période de restriction on en arrive à couper au plus court dans un secteur qui apparaît moins vital que certains autres.Mais alors que l\u2019on brosse le tableau des conséquences néfastes de l\u2018inflation et que l\u2019on pèse la responsabilité de nos dirigeants gouvernementaux quant à cette situation, il ne faudrait pas oublier les torts causés à la culture, à l'épanouissement artistique.Cela nous touche peut-être moins que l'augmentation du prix de l\u2019essence mais il fau- drait-être inconscient pour fermer les yeux sur la question.R.G Page 3 PUDIIC-2cocooscevs BBEBBBEBBEBBBBBBBBBEOBS Porté par l\u2019absence, sachant trop la fièvre qui me hante, la soif qui me cherche, le fardeau qui me lie, dans ces mots qui me fuient, sans le désespoir habillé de brumes, habillé de larmes, sur cette route maintenant calme, maintenant pure, Mon ombre perdue quelque part dans le passé.Marc Gariépy 27 octobre 1975 IMPRESSIONS Au coquetel mondain, on pratique vraiment l\u2019égalité, au bout de quelques martinis; tout le monde parle fort mais personne ne sait ce qu\u2019il dit.000 Dans un orchestre ou la plupart jouent faux, celui qui joue juste a Uair de jouer faux.000 Quand un orateur trop épris de sa voix oublie l\u2019horloge, les auditeurs ont la forte tentation de se ruer vers le vestiaire.000 Tous les héroismes ne relèvent pas exclusivement du champ -de bataille.Il faut parfois plus de courage pour assister à une soirée où l\u2019on va sûrement s\u2019ennuyer que de tirer le canon sur les barricades.000 Le poète a d\u2019ordinaire deux habiletés, celle de manier le vers et de lever le verre, mais s\u2019il boit trop, il ne peut lever ni l\u2019un ni l\u2019autre.000 Du pauvre poète qu'on invite à diner, on ne s\u2019attend à n\u2019être payé que de mots, mais souvent on reste en dette envers lui jusqu\u2019au-delà de sa mort.000 Devant un mauvais programme de télévision, on s\u2019ankylose deux fois : par l\u2019esprit et le corps.000 En naissant, nous avons tous pris le billet à prix réduit pour le voyage dont on ne revient pas.Un billet pour aller seulement.000 Comme on simplifierait sa vie si on se convainquait une fois pour toutes que nous sommes tous logés à l\u2019enseigne du provisoire.000 On a tort de croire que les amis sont là pour nous aider.Ils sont là pour qu\u2019on les aide.000 \u2018C\u2019est en quelque sorte se livrer à de froids calculs que de vouloir geler salaires et prix.000 Dans la conjoncture actuelle plus d\u2019un gouvernement aimerait engager un alchimiste pour tout changer en or.000 Parmi toutes les promesses de ceux qui aspirent au pouvoir il n\u2019y en a qu\u2019une au fond qui intéresse l\u2019électeur, celle de tenir les promesses.000 En littérature comme ailleurs, l\u2019homme qui produit vit mal, celui qui écoule le produit vit mieux.000 Certains artistes savants ou littérateurs, sont décorés pour l\u2019ensemble de leur oeuvre.Heureusement qu\u2019on ne s\u2019est pas arrêté aux détails pour les juger.MAURICE HUOT Page 4 QUI EST VLADIMIR SOLOVIEW ?L'homme d\u2019Eglise Né dans un milieu orthodoxe très religieux, Wladimir Solowiew a largement puisé aux sources pures des ancêtres.Le jour de sa naissance (16 janvier 1853), son grand- père paternel, prêtre orthodoxe de Moscou, «le plaça sur l'autel pour le consacrer à Dieu».Si, pendant quelques années de sa jeunesse, il s\u2019est éloigné de la foi de ses pères, depuis sa conversion irrévocable à 19 ans, et jusqu\u2019à sa pieuse mort (1900), il sera homme d\u2019Eglise.Après de brillantes études à l\u2019Académie (Université) moscovite de théologie, il sera élève d\u2019une autre célèbre Académie de théologie, celle de Kiew, « qui fut pendant deux siècles le trait d\u2019union le plus vigoureux entre le monde orthodoxe et le catholique ».Rien d\u2019étonnant que Solowiew soit l\u2019un des grands oecuménistes contemporains.Malgré ses brillantes études en théologie, Solowiew n\u2019entre pas dans le clergé, tout en demeurant « orthodoxe dévôt à son Eglise et respectueux de sa hiérarchie ».C\u2019est donc, écrit Mgr Rupp, un laïc célibataire que nous allons exalter en écoutant son enseignement, largement dicté, comme celui de sainte Catherine de Sienne, par le Saint-Esprit ».De Catherine de Sienne, Paul VI disait: « Ce qui frappe le plus en elle.c\u2019est la science infuse, c\u2019est-à-dire l'assimilation.de la vérité divine, et des mystères de la foi.due à un charisme de sagesse du Saint-Esprit.» Voici ce que Mgr Rupp découvre en Solowiew: « Ascète épuisé par les jeûnes.joyeux et chaste, ce qui va bien ensemble, éblouissant de ferveur et de charité : il donnait tout ce qu\u2019il avait, et plus encore, au premier venu d\u2019entre les pauvres; ami fidèle, rayonnant à la fois la distinction et l\u2019eutrapélie, causeur, puissant ennemi des méchancetés comme des compromissions.travailleur inlassable, détaché de tout; patient dans la souffrance, au port mystérieux et grandiose\u2026, les femmes, éblouies par sa barbe de fleuve et ses yeux étincelants, touchaient avec foi ses vêtements.Il semble bien qu\u2019une vraie « sainteté » .ait été son apanage.Je le prie.D\u2019autres l\u2019ont fait avant moi.Du lointain, mystérieusement proche, où il se cache, son sourire éternisé nous frôle.« On n\u2019a jamais osé dire de lui qu\u2019il fût orgueilleux.« L'humilité d\u2019un tel génie ne peut être que grâce ».(p.11).Un mot de l\u2019Evangéliste saint Jean peut résumer la vie et l'oeuvre de Solowiew: «Celui qui fait la vérité vient à la lumière ».(Jn III, 21).\u2014 Solowiew semble s\u2019étre surpassé dans son monu- méntal ouvrage: La Russie et l\u2019Eglise universelle.Il scrute le mystère de l\u2019Eglise de Jésus-Christ.« Dans tous les chapitres examinés par nous, écrit Mgr Rupp, une impression profonde d\u2019exactitude doctrinale nous envahit.Sur les Sacrements, elle est irréprochable, ainsi que sur le rôle vraiment surnaturel et non purement sociologique du ministère.Le magistère est mis à sa place.Quant au phénomène de Pierre établi à Rome, il est étudié avec une conscience et en même temps une originalité qui éblouissent.» Sa théologie de la Primauté de Pierre, à elle seule, confère à l\u2019œuvre de Solowiew «un degré très élevé de valeur scientifique».(p.411).- Ses considérations sur Pierre, Centre et Chef d\u2019une Eglise universelle, pourraient être signées par un saint Robert Bellarmin ou par un Charles Journet!.Il ne faut pas oublier qu\u2019à cette époque où l'oeuvre était publiée (1889), Solowiew était encore dans l'Eglise Orthodoxe.Ce n\u2019est qu\u2019en 1896, quatre ans avant sa mort (à 47 ans), qu\u2019il passera au Catholicisme romain.(Cf.D.Rops: Hist.Egl.494).x Mans le domaine de l\u2019oecuménisme, Solowiew a fait preuve d\u2019une vision géniale.Le dernier Concile, Vatican II, a ouvert des voies nouvelles à l\u2019oecuménisme traditionnel; le Pape Paul VI a posé des gestes de l\u2019oecuménisme le plus pur, le plus hardi et le plus efficace.Solowiew, trois quarts de siècle plus tôt, s'est montré un indéniable précurseur, même un « prophète ».À ce propos, Mgr Rupp écrit : « Celui qui fut peut-être le plus grand oecuméniste du monde n\u2019est pas né sur les terres chaudes du midi ou les fécondes plaines du monde occidental.Là où la rigidité dogmatique est la plus totale, là où le conservatisme religieux est une vertu aimée de tous (ou presque) un coup de pouce a été donné, de manière puissante, par Dieu, à la stabilité malencontreuse de la désunion.» Prophète de l\u2019Unité, chantre du Siège de Pierre à Rome, Solowiew est resté dans son isolement.et a toujours fait preuve d\u2019un courage surhumain.De toute façon cet homme exceptionnel se dresse devant J\u2019oecuménisme contemporain comme un témoin.À lui seul il constitue un fait qui ne peut être nié.« La rencontre d\u2019une vie aussi héroïque,, écrit Mgr Rupp, et d\u2019une oeuvre aussi lumineuse, d\u2019un génie aussi riche et d\u2019une sagesse aussi profonde, d\u2019un esprit de foi aussi grand et d\u2019une solidité de raisonnement aussi convaincante, d\u2019un savoir aussi vaste et d\u2019une précision rigoureuse, d'un talent littéraire aussi LE BIEN PUBLIC UN MOT Un mot, rien qu\u2019un mot, dénué de sentiments, : dénué de tout sinon d\u2019un mot, infini dans son évocation, sans esprit puisqu\u2019il intervient dans un accès de peur ou de maladresse, puisqu\u2019on ne trouve jamais ce mot, celui qui pourrait composer une lettre, un mot rien qu\u2019un mot, dénué de sens, dénué d\u2019appréhension, fini dans son évocation n\u2019évoquant qu\u2019un autre mot, dans la mortelle peur que tous les mots du monde ne suffiront jamais à l\u2019homme, à la libération de ses four- ments, à l\u2019expression de mots qui ont une chaleur si passagère, si austère, si tragique pour celui qui n\u2019a que les mots pour parler dans son délire et son désert de mots qui ne veulent plus parler.La création coïncide avec la mort, c\u2019est inexplicable sinon par la substitution de soi par des mots inertes n\u2019ayant que la violence de celui qui les lit, n\u2019ayant que l\u2019amour de celui qui les sent, dans cette affreuse solitude qu\u2019exige cet affrontement entre le réel et la conscience, entre la douleur et l\u2019abstraction de la douleur, entre la douleur de celui qui existe et de celui qui n\u2019existe pas.Blême, blafard, ne sachant plus trop le lieu qu\u2019il habite, ne sachant plus trop le lieu qu\u2019on veut qu\u2019il habite, fier de sa misère, fier de son origine, pensant, étant pensé, voulant, étant voulu, pourvu de signes dans le dédale de ce jeu dont les enfants sont aveugles de naissance, n\u2019ayant que ces mots livides, noirs, si loin, Ô si loin qu\u2019ils nous attirent dans leur enchantement, dans leur vertige, ce mot sans coeur sinon celui qu\u2019on lui donne, ce mot sans amour sinon celui qui nous manque, témoin irrécusable de notre démarche, n'est qu\u2019un pauvre mot, issu des profondeurs, cherchant la lumière et la trouvant, 6 miracle.Les posant un à un sur notre table, nos doigts les étrifient puis les animent, prennent corps avec eux, 0 terribles mots sans cesse consistants, sans cesse épousés, sans cesse obsédants, ceux qui ne viennent plus, ceux qui partent au-dedans du voyage irréversible, ceux des racines ceux de la sève et enfin ceux qui tombent ou ceux qui fleurissent, dans leur muette contemplation, dans leur glaciale explication, mots d\u2019ailleurs, mot d\u2019un autre pays.S\u2019il n\u2019y a qu\u2019un mot à dire pour être compris, disons-le : SILENCE, les mots parlent.Marc Gariépy brillant et d\u2019une maîtrise philosophique aussi précieuse, ne peut laisser l\u2019ensemble de l\u2019Intelligentsia chrétienne indifférent.» (p.499).Et Mgr Rupp conclut par ces paroles pleine d\u2019espérance: « L\u2019heure de Vatican II est celle de son « prophète ».\u2026 L'heure de l\u2019Orient sonne !.Solowiew sera-t-il'le levier qui soulèvera l\u2019Occident ?» (p.500).Pour partager une telle espérance, il est indispensable de faire tomber un préjugé, assez répandu dans nos populations de l\u2019Occident.Il consiste à identifier les mots Russe et Russie avec communiste et Régime communiste.Si la Révolution communiste s\u2019est faite en Russie, en 1917, et que depuis lors un Régime communiste domine le pays (et des pays satellites), cela ne veut pas dire que la masse du peuple est communiste et révolutionnaire.Des communistes existent ailleurs qu\u2019en Russie ! \u2026 L'histoire impartiale nous enseigne autre chose.Le spécialiste qu'est Mgr Rupp n\u2019hésite pas à dire: « On ne peut nier un puissant renouveau chrétien en Russie sans s'attaquer à l\u2019évidence.si grande est la soif du divin chez l'homme en général et l\u2019homme russe en particulier ».(p.IX, X).Si la Révolution Française a éclaté en France, au XVIIIe siècle, cela n'implique pas que Français égale révolutionnaire.Heureusement que le régime révolutionnaire n\u2019a duré que quelques années.Après une brève période de terrorisme, des gouvernants modérés et de bon sens ont repris le dessus.Que la Russie n'ait pas encore pu se donner un autre Régime, c\u2019est un fait.D'autre part, que l\u2019ensemble du peuple soit religieux, c'est aussi autre fait enregistré par l\u2019histoire.Le mystérieux personnage qu\u2019est WLADIMIR SOLO- WIEW et ses nombreux disciples témoignent merveilleusement de ce fait historique.Mgr Rupp termine son ouvrage en disant qu\u2019il a voulu rendre « un humble hommage à l\u2019une des plus grandes figures du christianisme contemporain qui est, au sein de tous les siècles, un géant de la pensée en même temps qu\u2019un modèle rayonnant d\u2019esprit évangélique.» (p.579).MGR JOSEPH-LOUIS BEAUMIER (à suivre) : .Vendredi, les 27 février 5 et 12 mars 1976 LA VOIX DES PAUVRES DE SAINT-FRANÇOIS : Quand l'Eglise se prononce L'Eglise s\u2019est prononcée sur un point litigieux, la - sexualité, dans son écrit qui s'intitule: \u201c\u2019L\u2019éthique sexuel- eo\u201d, Beaucoup de simples gens et même des gens d\u2019Eglise sont prêts à contester, à rire et à s'opposer à ce que La elise a dit sur la sexuali- Beaucoup font des farces et des ironies face à cet écrit et par le fait même, ils s\u2019opposent à l\u2019Eglise qui se prononce selon la Parole de Dieu.Parce que l'Eglise s\u2019est prononcée et parce que son écrit ne va pas selon notre entendement humain et selon notre chair, nous ripostons, nous ridiculisons l\u2019écrit de l'Eglise: \u201cL\u2019éthique sexuelle\u201d On trouve que dans ses écrits l\u2019Eglise est vieux jeu et ne suit pas le contexte de l\u2019époque- On trouve que l'Eglise manque de sagesse et de jugement lorsqu\u2019Elle vient s\u2019affirmer sur des points tels que la sexualité.On oublie que l'Eglise représente le Christ sur la terre et qu\u2019ELLE A L\u2019AU- TORITE DE LIER ET DE DELIER.[ L'Eglise se prononce selon la Parole de Dieu et lorsque l\u2019on vient contester ce que l'Eglise dit, on conteste contre Dieu et on vient Lui dire qu\u2019ll manque de Sagesse.Quelle supercherie et quel orgueil ! On ferait mieux de prier, de se renoncer, de s\u2019'humilier, de lire la Parole de Dieu et de La mettre en pratique que de toujours contester tout ce que Dieu dit par Son Eglise.Le Seigneur nous demande à tous d\u2019être de tout- petits qui acceptent d\u2019obéir et de se soumettre à Son Eglise.Une Sainte, Catholique et Apostolique, qui a charge de nous conduire vers Dieu, vers le Salut éternel.Que le Seigneur donne à tous la grâce d\u2019être des tout- petits qui se laissent enseigner et conduire par l'Eglise au lieu de se conduire selon leurs passions, selon leurs pensées toutes charnelles et selon leur entendement humain.C\u2019est ainsi que le Seigneur veut QUE NOUS SOYONS SOUMIS et NON REBELLES à Son Eglise représentée par le Pape, par les évêques, par les prêtres et par le Peuple SOUMIS A LA PAROLE DE DIEU._ Jacques Roy Vendredi, les 27 février 5 et 12 mars 1976 LE BIEN PUBLIC Où allons nous ?\u201cD'où venons-nous ?\u2014 Qui sommes- nous ?\u2014 Où allons-nous ?\u201d.Des trois interrogations de GAUGUIN au bas de son célèbre tableau, la dernière: \u201cOù allons-nous ?\u201d, se pose avec de plus en .plus d\u2019insistance au fur et à mesure que \u2018on avance \u2018dans la vie et que l\u2019on voit disparaître graduellement parents, amis et connaissances.Face à la mort, les uns écartent cette pensée qui leur fait horreur; les autres l\u2019acceptent avec plus ou moins de fatalisme; enfin, un petit nombre l\u2019accueille avec des sentiments inspirés par une foi vive.Au cours de déux émissions radiophoniques rapprochées, j'ai recueilli, sur ce problème, des opinions diamétralement opposées.La première, celle de MOZART:; la seconde, celle de Marcel BRION, écrivain et membre de l\u2019Académie Française.Après l\u2019écoute d\u2019une oeuvre religieuse de Mozart : \u201cLa Messe du Couronnement\u201d\u201d!, le commentateur rappela quelques traits peu connus de la vie du grand musicien.Mozart, l\u2019enfant prodige, le compositeur de génie, mourut à trente-cing ans, endetté, laissant une situation peu brillante à sa jeune veuve.Les soucis matériels autant que le travail intense qu\u2019il fournissait, avaient miné sa santé.Il s\u2019éteignit pourtant paisiblement, occupé jusqu\u2019à la fin à terminer le Requiem qu\u2019un inconnu lui avait commandé.Quatre ans avant sa mort (il avait donc trente et un ans), il écrivait à son père, gravement malade, une lettre qui vaut la peine d\u2019être citée, car elle nous éclaire sur ses dispositions intimes: \u201c.Vous êtes donc sérieusement malade ?\u2014 Ai-je besoin de vous dire avec quelle ardeur j'attends par vous-même es nouvelles rassurantes ! J'espère les recevoir sous peu, quoiqu\u2019en toutes choses je me sois habitué à me représenter le pire.Comme la mort, à la bien considérer, est le vrai but de notre vie, je me suis depuis plusieurs années tellement familiarisé avec cette véritable amie de l\u2019homme, que son image, loin d\u2019être effrayante pour moi, n\u2019a rien que de doux et de consolant ! Je remercie mon Dieu de m'avoir accordé la grâce de reconnaître la mort comme la clef de notre véritable béatitude.Je ne me mets jamais au lit sans penser, tout jeune que je suis, que je puis ne pas me relever le lendemain et cependant, aucun de ceux qui me connaissent ne pourra dire que, dans l\u2019habitude de la vie, je sois morose ou triste: je rends grâce tous les jours à mon Créateur de ce bonheur et le souhaite de tout mon coeur à tous les.hommes, mes fréres.\u201d.Par contre, Marcel BRION, quatre- vingt-un ans, écrivain distingué, auteur de maints romans, biographies et essais sur l\u2019art, à la fin d\u2019une interview d\u2019une heure, répondait à la question: \u201cQue pensez-vous de la-mort ?\u201d: \u2014.La Mort ! Se voir diminuer tous les jours, la vue qui baisse, les oreilles qui entendent moins, tout le corps qui se dégrade pour finalement en arriver là ! Mais, c\u2019est terrible ! Devoir quitter cette vie avec tout ce qu'elle nous offre de beau, de bon, d\u2019agréable! .Je ne puis me faire A cette idée !.Pourtant, et c\u2019est là le contraste saisissant : Marcel Brion a 81 ans, Mozart en a 31; tous deux sont de religion catholique ! De toute évidence, la foi du jeune compositeur est beaucoup plus profonde que celle de l\u2019écrivain octogénaire.L'optique du premier est verticale, celle de l\u2019académicien est horizontale.Comme la musique de Mozart va toujours de l\u2019ombre vers la lumière et jamais de la lumière vers l\u2019ombre, ainsi son regard sur la Mort s\u2019est graduellement élevé et purifié jusqu\u2019à la considérer comme \u201cla clef de notre véritable béatitude\u201d.La grâce qu\u2019il avait reçue en prévision de sa fin prématurée et qu\u2019il souhaitait \u201cà tous les hommes, ses frères\u201d, puissions-nous essayer de la mériter aussi afin de réussir à vaincre nos répugnances naturelles et envisager la mort avec autant de sérénité que le grand Mozart.(Février 1976) L'OBSERVATRICE.1.\u201cLa Messe du Couronnement\u201d (1779).Messe qui avait été commandée à Mozart pour le couronnement d\u2019une statue de la Vierge.LES JEUX DE CARTES par George F.Hervey eur convient en fonction de leur nombre, les jeux ont été classés en Patience (à un et deux paquets) en Jeux pour deux personnes, Jeux pour trois per- _ Page 5 LE BONHEUR à Alexis Rastorgouief Mais qu\u2019est-ce que le bonheur Hasardiez-vous avec douceur ; D\u2019une voix de rêve, comme on récite un poème, Certes point les honneurs, ni la richesse.Un séjour à Florence ?Quelque tendre allégresse ?Et vous précisiez : un soir, j'avais dix-sept ans, Dans la mienne je tenais une autre main d'enfant, Nos premiers baisers échangés, Ce naissant amour partagé, N\u2019était-ce pas 1a le bonheur ?Le lendemain pourtant c\u2019était déjà les pleurs.\u2014La vie aux côtés de celui qu\u2019on aime, Oui, c\u2019est cela me répétais-je à moi-même.Cependant j'ai parlé de désir, de poursuite, D\u2019un trésor frémissant, d\u2019un rêve qui palpite.Le bonheur, ai-je dit, c\u2019est de sentir Qu\u2019on est sur le point de saisir.C'est l\u2019appel d\u2019un chant, d\u2019un beau visage, L\u2019attente, le retour, l\u2019exaltation d\u2019un beau voyage: \u2014Pour moi, poursuiviez-vous, c'est la paix, Celle-là même que je possédais, En Russie, il y a dix ans, au fond d\u2019une abbaye Et que le monde depuis m\u2019a ravie.Plus de désirs chimériques, de départs, de remords; Maïs une paix haute et profonde-comme la mort.L'infini d\u2019un divin calme intérieur.Cela oui vraiment c'est le bonheur.Et comme nous quittions en silence le Bois, J'entendais encore votre voix.Méditatif et lointain, Vous négligiez de m\u2019offrir la main.Des bribes de vos chants: \u2018\u2018D\u2019extase ardente.\u201d \u201cLa vie est là simple et tranquille.\u201cpressantes Insinuaient leur réponse dans mon coeur : \u201cNon, rien, tu ne peux rien pour son bonheur.\u201d Simone Routier de l\u2019Académie canadienne-française Quelle maison ne possède pas au moins un jeu de cartes ?Source de plaisirs pour petits et grands, le jeu de cartes est un des moyens les plus économiques de se distraire.Souvent cependant, on ne tire pas des cartes tout le plaisir qu\u2019on pourrait en tirer, soit parce qu\u2019on ne \u2018connaît que peu de jeux, soit parce qu'on ne connaît mal les règles.Ecrit par G.F.Hervey, spécialiste des jeux de cartes depuis près de 50 ans, le présent voyage est un exposé clair et précis des lois et règlements des principaux jeux de cartes cncore pratiqués aujour- d\u2019hui, des plus simples, ceux qu\u2019affectionnent les enfants, aux plus complexes.Ce répertoire comprenant près de 250 jeux et leurs variantes, est abondamment illustré par des schémas et tableaux en deux couleurs, ainsi que par de nombreux exemples, et suvi d\u2019un lexique des principaux termes utilisés aux cartes.Pour permettre aux lecteurs de choisir le jeu qui Jeanne Frigon, C.A.Roger Letendre, C.A.RENE DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés André Saint-Arnaud, C.A.sonnes, Jeux pour cing personnes, Jeux pour cinqq personnes et plus, auxquels s\u2019ajoutent deux autres parties consacrées aux Jeux de société et aux Jeux avec banque.Indispensable complément du jeu de cartes, ce livre trouvera sa place dans toutes les bibliothèques.Près de 250 jeux de cartes: Klondike Bésigue Cribbage Ecarté Klaberjass Gin Rummy California Jauk Piquet .Bridge Baccara Rami Pinocle Chemin de fer Poker Canasta Whist LES JEUX DE CARTES, par Georges F.Hervey, (Editions de l'homme) un livre de 352 pages abondamment illustré, est en vente partout au prix de $10.00.PAUVRE CIEL, SANS TOI QUI NE M\u2019HABITE PLUS Vagues de majesté, le délire comme arquebuse, vers de tendresse, affres de joie, hautes ramures, sur cette terre, sur cette page, bravant les échos qui se répercutent, dans la chaleur, devenant qu\u2019une source, qu\u2019une musique, délivrez-nous du rêve, dans cet or tremblant, dans cette soif irréductible, O vent coupable, O dents acharnées, O sérénade de l'âme.Pauvre ciel, sans toi qui ne m\u2019habite plus, flamme qui se consume dans l'instant, sur tes lèvres encore closes, dans l'impossible vie qui te déçoit, accordé à la mesure de notre exigence, de notre aventure et notre départ, paraissant libre, paraissant roi, demeure inaccessible pour qu\u2019on meure, nous les exilés, nous les insatiables, dans notre hantise et notre foi, grand fleuve qui coule suavement, grand fleuve qui revient incessamment, vers sa patrie, vers sa mort, le jour où il a vu la lumière, pour qu\u2019on meure du pur élan de t'avoir voulu royaume de la souffrance O ciel jadis si beau aujourd\u2019hui si pâle.Marc Gari 16 octobre 1975 épy Rage 61 LE BIEN PUBLIC Notules et commentaires Il y a quarante ans.Dans un récent numéro de son hebdomadaire \u201cLa Voix des Mille-Iles\u201d, Lionel Bertrand qui, comme on sait, a derrière lui une longue et prestigieuse carrière politique tant à Ottawa qu\u2019à Québec, est à mettre la dernière main à ses souvenirs politiques dont le deuxième tome paraîtra en avril prochain.Le premier tome, paru il y a quelques années, relatait surtout son séjour comme député à Ottawa.Le présent manuscrit traite presque uniquement de la politique provinciale, particulièrement de son stage comme ministre du Secrétariat de la province dans le cabinet Lesage.Par la suite, il fut nommé au Conseil législatif.C'est un extrait de ces savoureux souvenirs qu\u2019il publie aujourd\u2019hui dans son journal.Il va plus loin que 1960, année de son entrée au provincial.II remonte l'histoire politique du Québec jusqu'à Taschereau et aussi à Maurice Duplessis.Ce présent extrait parle de la fondation du parti de l\u2019Union nationale en 1936.Il y a déjà quarante ans que ces événements se sont produits.L\u2019historien Robert Rumilly traite longuement lui aussi de cette époque dans sa biographie de Duplessis- II se base surtout sur les écrits, les journaux et les souvenirs personnels des contemporains du grand homme d\u2019Etat.Lionel Bertrand a, lui aussi, vécu cette époque agitée, car il était alors dans le sillage d\u2019Athanase David, son prédécesseur comme député de Terrebonne, et qui fut toujours un de ses amis intimes.C\u2019est le 20 juin 1936 que Duplessis prit le pouvoir à Québec, après son alliance avec l\u2019Action Libérale fondée par Paul Gouin.Il s\u2019empare de 76 des 90 comtés et chasse les libéraux du pouvoir qu\u2019ils détenaient depuis quarante ans.C\u2019est donc un autre anniversaire de quarante ans.Nombreux sont ceux qui attendent avec impatience ce volume de souvenirs de M.Bertrand qui, comme le précédent, sera certainement écrit dans un style vivant et pittoresque.\u20140\u2014 M.Romulus Ducharme A peine avions-nous mis le point final aux commentaires précédents, que nous parvient la nouvelle du décès d\u2019un des premiers collaborateurs et des premiers députés de l\u2019Union Nationale, M.Romulus Ducharme, qui fut trente-et-un ans députe de Laviolette à l\u2019Assemlée législative.I avait 89 ans.Pionnier de La Tuque et du Haut-Saint-Maurice, M.Ducharme a toujours bénéficié de l\u2019appui de ses électeurs.I] n\u2019a jamais fait beaucoup de bruit à la Chambre des députés, mais il était d\u2019un dévouement de tous les instants.A-t-il jamais songé à écrire, ses mémoires ou du moins à les dicter ?C\u2019est peu probable, et ce serait bien dommage que tant de souvenirs soient perdus à jamais ! \u20140\u2014 Enfin, des citoyens se réveillent ! Les citoyens du pittoresque village de Beaumont protestent énergiquement contre le projet de certains romoteurs qui voudraient tablir une aluminerie aux environs de ce village.Le président du comité de protestation a donné récemment une conférence de pre- se, et il n\u2019y est pas allé de main morte.\u201cNous dénonçons énergiquement les initiatives de certains maires et commissaires industriels de l\u2019agglomération urbaine de la Rivesud, a déclaré M.Cadrin, en vue de favoriser l\u2019implantation de l\u2019aluminerie entre Lauzon et Beaumont\u201d.Et il ajoute ces commentaires bien sensés: \u201cLe temps de la localisation industrielle au hasard ou sous les commandes de certaines personnes influentes devrait être révolu.Cela est d'autant plus grave lorsqu'il s\u2019agit d\u2019une industrie polluante- .\u201d Au nom des citoyens, M.Cadrin déplore le fait que trop de nos monuments et de sites historiques ont été ensevelis dans le béton sous le prétexte de développement industriel.A Beaumont, on veut réagir avant qu'il ne soit trop tard; on veut conserver les valeurs de base.Le caractère historique de Beaumont est indéniable et fut relativement bien conservé.Qu'il suffise de mentionner que subsistent encore dans cette localité une soixantaine de bâtiments de plus de 125 ans, dont une dizaine qui ont été construits avant 1750, 26 avant 1800, 56 avant 1850 et 142 avant 1900.Espérons que l\u2019initiative courageuse des citoyens de Beaumont sera imitée ailleurs.Il reste tellement de terrains vagues un peu partout dans la province, pour ne pas gâcher à tout jamais ce qui reste de notre patrimoine historique et national.\u2019 \u20140\u2014 Sensibiliser le public C\u2019est une vaste offensive qu\u2019il faudrait lancer à travers tout Je Québec pour éveiller le public à la nécessité de conserver ce qui nous reste de notre patrimoine historique.Tous ceux qui ont à coeur cet apostolat se heurtent sans cesse à l\u2019incompréhension quand ce n\u2019est pas à l\u2019hostilité de diverses personnes, qu\u2019il s\u2019agisse d'ingénieurs, d\u2019architectes, d\u2019entrepreneurs, etc, pour qui nos valeurs humaines et historiques ne comptent pas.On a vu récemment avec quelle morgue et quelle ignorance des techniciens professionnels \u2014 dont quelques-uns du gouvernement \u2014 ont voulu détruire notre vieille prison.Qu'il en a fallu des démarches, des pétitions, des entrevues pour que ce monument \u2014 un des rares qui existent encore chez nous \u2014 ne tombe pas sous le pic des démolisseurs.Travail bénévole et qui, es- pérons-le, portera ses fruits.Mais que d\u2019énergies dépensées pour en arriver à un résultat concret.Et ce n\u2019est qu\u2019un exemple entre tant d\u2019autres.\u20140\u2014 L'exemple de Québec La ville de Québec et mé- me toute sa région ont été réellement privilégiées en ce qui concerne la conservation du patrimoine.Qu\u2019on ne prenne comme exemple que l\u2019aménagement de la Place Royale.Pourtant, les québecois veulent faire davantage.C\u2019est pourquoi la Société historique organise à Québec pour mai une \u201cSemaine d\u2019histoire\u201d.Le but: sensibiliser davan- ge la population aux valeurs esthétiques et historiques de la Capitale, \u2018et, par tous les moyens à sa disposition, mettre en vedette ce qui constitue cette richesse : sites, monuments, édifices, documents, photographies, gravures, pièces d\u2019archives, ete.\u201d Excellente initiative qui, nous l\u2019espérons, sera imitée dans d\u2019autres villes et villages: \u2014 0 \u2014 Un ouvrage de Jacques Gouin Disons ici un mot, quitte à y revenir plus en détail, d\u2019un ouvrage à la fois curieux et original que l\u2019historien Jacques Gouin, d\u2019Ottawa, vient de publier aux Editions du Jour sous le titre \u201cAntonio Pelletier \u2014 Vie et oeuvre d\u2019un médecin et poète méconnu (1876-1917).Vendredi, les 27 février 5 et 12 mars 1976 En quoi cet ouvrage de plus de 200 pages peut-il intéresser notre région ?C\u2019est que le docteur Pelletier a vu le jour à Sainte- Anne-de-la-Pérade et qu\u2019il fut, \u2014 son père étant décédé prématurément \u2014 le pupille et le protégé du docteur J.J.Ross.Mais l\u2019originalité de cette biographie, c\u2019est que le docteur Pelletier fit partie de l\u2019Ecole littéraire de Montréal, où il rencontra les grands littérateurs de l\u2019époque : Nelligan, Crémazie, Charles Gill, Pamphyle LeMay, etc.Il était lui-même un bon écrivain, ce en quoi il nous fait penser à cet autre médium\u2014poète de chez nous que fut Nérée Beauchemin.Le livre est absolument illustré et la deuxième partie est consacrée aux oeuvres du docteur Pelletier, tant poésies que proses.C\u2019est un ouvrage peu banal et Jacques Gouin accompli une action louable en nous faisant connaître dans l\u2019intimité cet homme pittoresque.VILLERAY inédit \u201cLE BEL ÉTRANGER \u201cQu\u2019un bei étranger vienne heurter le marteau de ma porte.\u201d LES TENTATIONS S.Rà Alexis Rastorgouieff Vis seul à nos côtés parmi tes souvenirs Vis seul enveloppé d'un passé nostalgique Laisse mourir à chaque heure un peu d'avenir Et que ton cerveau soit la lanterne magique Où les jours anciens viennent se recueillir Vis seul à nos côtés parmi tes souvenirs Vis seul enveloppé d'un passé nostalgique Comme s'il n'était point de vivants près de toi Que ton exubérance altière et magnifique Te revienne avec son ivresse d'autrefois Rêve en tes beaux jardins n\u2018entends que leur musique Vis seul enveloppé d\u2019un passé nostalgique Laisse mourir à chaque heure un peu d'avenir N\u2018arréte point la source au creux chaud de tes paumes Si vraiment tu n'as soif que de te souvenir N\u2019ouvre pas à l\u2019avril qui bourgeonne et embaume Que les parfums d'antan seuls sachent t\u2018assaillir Laisse mourir à chaque heure un peu d'avenir Si tu vois sous tes yeux fermés Toute une ronde de visages D\u2019épaules de rires aimés Pourquoi l\u2019interrompre à l\u2019image Inquiète d\u2019un seul regard De celui-ci qui vient trop tard Si ta jeunesse eut des silences Plus bruissants plus amoureux D'une plus sûre impatience D'un apaisement plus heureux A mes côtés parle sans cesse Parle sans but et sans ivresse Que point ne me soit dévolu Un silence qui m\u2019appartienne Que mon âme n\u2018ait point connu La moindre chaleur de la tienne Que même le son de ta voix M'ôte quelque chose de toi Vis seul enveloppé d'un passé nostalgique Cherche penché sur ton enfance les yeux chers Tes vivants bien-aimés d'avant le Soir Tragique Revois tes clairs matins ta neige et tes concerts Reprends les mots perdus et leur force mystique Vis seul enveloppé d'un passé nostalgique Vis seul à mes côtés parmi tes souvenirs Souris au dieu des corps qui grisa ta jeunesse Réponds au Dieu de l'âme et parle de mourir Déploie en ton cerveau repentantes ivresses Ces hauts soirs titubants de faste et de plaisir Vis seul à mes côtés parmi tes souvenirs SIMONE ROUTIER l\u2019Académie canadienne-françaice Vendredi, les 27 février 5 et 12 mars 1976 Le triomphe du figuratif L'exposition de peintures de Henri Masson à Montréal est un triomphe pour le figuratif auquel plusieurs peintres professionnels et amateurs sont revenus après les folies, les insignifiances et le pour tout dire, le leurre de l\u2019art pictural abstrait.Masson est depuis longtemps un peintre à succès.Il vend au fur et à mesure de sa production et ne peut garder une toile, car on lui en réclame de partout.D\u2019autres peintres comme lui, qui sont demeurés fidèles au figuratif, recueillent aussi les fruits de leurs travaux.C\u2019est que le public en a assez des toiles qui ne représentent que le néant, des cercles rouges, des hexagones, des lignes courbes ou droites et autres fantaisies qui dissimulent mal l\u2019impuissance créatrice et qu\u2019on a cherché à lui passer pour de l\u2019Art.L\u2019incohérence et l\u2019effronterie ont tout de même des'limites.Après tout, inutile de chercher midi à quatorze heures, la peinture doit tout de même représenter quelqu\u2019un, l\u2019homme d\u2019abord, puis la Nature dans l\u2019immense variété de ses paysages.Affirmer le contraire c\u2019est tenter de faire accepter le néant.On a raison maintenant que l\u2019ère des bateleurs pâlit de rechercher les toiles de peintres vivants ou malheureusement décédés qui ont peint à l\u2019endroit, c\u2019est-à-dire par la représentation de sujets bien identifiables.Les peintures d\u2019un Osias Leduc, d\u2019un Marc-Aurèle Fortin, d\u2019un Masson, d\u2019un Constantineau, d\u2019un Charles Huot et de tant d\u2019autres sans oublier Lyman, Jean-Charles Faucher pour ne citer que quel- «ques noms, sont justement appréciées favorablement par les vrais amis de l\u2019Art, tandis que tout un public égaré par les éloges dithyrambiques de critiques ignorants ou snobs qui ont fait trop longtemps l\u2019éloge des peintres abstraits commencent à revenir de ces barbouillages plus ou moins savants de soi-disants artistes qui ne méritent que les médailles de la stupidité.Pendant un certain temps au cours de ma carrière de journaliste j'ai servi comme critique, jai méme commis quelques tableaux afin de me mettre, pour ainsi dire, dans ambiance du monde des peintres, mais j'ai cessé cette activité de critique au moment où, au Québec, à la fin des années 40 et début des années 50 le chiendent de l\u2019art abstrait a commencé à envahir les galeries d\u2019art.Je ne pouvais aligner des mots pour tenter d\u2019exprimer l\u2019inexistant.En musique un phénomène parallèle s\u2019est produit avec la venue d\u2019oeuvres amélodiques, musique cérébrale pure, exercices de recherche et de laboratoire.Dans cet art aussi le grand public est resté fidèle ou est revenu à la mélodie, tout comme en peinture il revient au figuratif, Le récent salon de Masson constitue une démonstration d\u2019équilibre et de bon sens en Art.Je fais exception toutefois pour un certain art complémentaire purement décoratif que jadmets, la couleur et les formes pouvant aider par leur seule contribution à créer un climat, une ambiance.Quel gâchis ! On a fait depuis quelques années la preuve que le Québec qui se cherche un équilibre social ne pourra prospérer que dans la concorde entre ses citoyens.C\u2019est justement parce qu\u2019on n\u2019est que six millions que notre province a besoin de toutes ses énergies, de toutes les bonnes volontés, pour entreprendre la marche en avant et se relever des ruines accumulées \u2018par l\u2019abandon spectaculaire de valeurs fondamentales jetées par terre par une certaine \u201crévolution tranquille\u201d dont les immenses dégâts sur le plan spirituel, éducationnel et social, ont accumulé en quelques quinze ans.Mais ce remue-ménage s\u2019est aussi fait sentir en politique et dans le domaine syndical et économique.Des gaffes majeures ont été commises dans tous ces domaines parce qu\u2019on s\u2019est laissé séduire par des colporteurs d\u2019erreurs, des de- mi-savants, et une foule de bateleurs.Notre système scolaire est perturbé; on craint que les deux tiers de l\u2019année scolaire 75-76 ne soient perdus pour nombre d\u2019élèves à cause des troubles et tiraillements entre les enseignants, le gouvernement, les parents, et les commissions scolaires.Dans un domaine aussi vital il faudrait revenir à l\u2019ordre et à la discipline, à la conscience professionnelle; autrement, on perdra une autre génération de jeunes.On a voulu chasser les religieux de nos maisons d\u2019enseignement, de nos hôpitaux et on se réveille en pleine pagaille et avec aux deux plans, une note salée! Tout coûte plus cher et il y a moins de service: La société québécoise a comblé les immenses vides par des discothèques, le cinéma érotique, les jeux de hasard, les superstitions, la littérature porno.Le tra- LE BIEN PUBLIC vail a été remplacé par des loisirs de plus en plus coûteux.A divers échelons on remarque la négligence dans l\u2019accomplissement des tâches, chacun recherchant le maximum de revenus pour le minimum d\u2019efforts.Voilà en gros le portrait du Québec moderne.Certes ce n\u2019est pas beaucoup mieux ailleurs, et il y a des pays où c\u2019est pire! Mais puisqu\u2019il ne s\u2019agit pas de savoir qui fait pire, mais qui pourrait faire mieux, il faudra que les Québécois sachent, sous la conduite de chefs qui valent leur sel, se réorienter vers des sources qu\u2019on aurait jamais dû négliger, ces mêmes sources où puisaient nos ancêtres justement fiers de leur religion et de leur langue.On s\u2019est trop rengorgé de discours où le mot progrès revenait à chaque ligne.Le progrès?Oui, mais véritable, pas la reculade, pas le matérialisme étouffant, pas l\u2019abandon des valeurs sûres, le balancement perpétuel entre la vérité et l\u2019erreur.Pas la liberté au détriment des autres et pas le mensonge à la place du vrai.Quand le peuple Québécois prendra conscience qu\u2019il a trop prêté l\u2019oreille aux faux bergers, aux chefs de file, qui prétendent le conduire quand eux-mêmes ne savent pas où ils vont, il y aura espoir, pas avant.Petites entreprises Un spécialiste de la petite entreprise qui déplorait devant moi ces jours derniers le peu d\u2019aide qu\u2019elle obtient du gouvernement alors que les grandes compagnies jouissent d\u2019abattement d\u2019impôts, de subsides, croit que le chômage découlera de ce manque d\u2019aide aux moyennes et petites entreprises car elles ne pourront tenir le coup devant la hausse des impôts, la concurrence, et qu\u2019ainsi elles devront laisser aller un fort contingent d\u2019employés.Voilà de quoi réfléchir ! Cet observateur de la chose économique a raison de dire que la petite entreprise, source de richesses variées pour la majorité des citoyens, doit avoir sa place au soleil, au même soleil que les grandes, car 57 p.c.de la main d\u2019oeuvre du pays est engagée dans la petite et moyenne entreprise, Un problème crucial Les opinions sont fort partagées quant à l\u2019abolition de la peine de mort même pour les crimes les plus crapuleux dans l\u2019ordre du meurtre.La peine de mort suspendue pendant plusieurs années n\u2019a pas diminué, au contraire, le Page 7 es mOLS.nombre de meurtres.En haut lieu, on argue que même si la peine de mort était en vigueur, le nombre de meurtres ne diminuerait pas.Au lieu d\u2019exécuter les meurtriers non par vengeance mais pour protéger la société, on préfère légiférer pour les condamner à la prison à vie.En réalité, condamner quel- qu\u2019un à la prison à perpétuité est peut-être pire que l\u2019exécuter car qui voudra vivre en prison pour le reste de ses jours ?La peine de vie sera infiniment plus intolérable que la peine de mort.D\u2019autant plus que le bagnard à perpétuité imaginera tous les plans pour s\u2019évader et un certain nombre pourraient se suicider, n\u2019ayant aucun espoir de reprendre leur liberté avant des années.Faudra-t-il des prisons spéciales pour garder les prisonniers à vie 2?On peut le penser, car des centaines de meurtres ont cu lieu au Canada depuis quelques années, Sans compter que peuvent être trouvés coupables de meurtre non seulement celui qui a fait matériellement le coup, mais ceux qui l\u2019ont incité à tuer, car les complices aussi peuvent être des meurtriers.Il est à croire que l\u2019opinion sera toujours divisée sur un pareil sujet.Qui a raison, qui a tort ?On dit que personne n\u2019a le droit d\u2019attenter à une vie humaine, mais on ne s\u2019est pas privé d\u2019envoyer dans le passé des millions de gens à la guerre.Que vaut au fond la vie humaine quand, comme on l\u2019a vu récemment des milliers de gens au Guatémala ont péri dans un tremblement de terre.Combien de milliers meurent chaque année d\u2019accidents ou de maladie ?Devrait-on hésiter à liquider des gens qui, de sang-froid, et souvent avec préméditation, s\u2019en prendre à la vie d\u2019innocents semblables?Beaucoup sont, en tout cas, d\u2019opinion que la peine de mort peut dissuader un certain nombre de meurtriers en puissance.Au fond c\u2019est la société qu\u2019il faut protéger.Or la société sera- t-elle protégée, si des gens peuvent s\u2019en prendre à la vie d\u2019innocents et continuer eux à vivre ?La est toute la question.Le \u201cTu ne tueras point\u201d extrait des commandements de Dieu parait utilisé comme argument tant pour ceux qui veulent abolir la peine de mort que pour ceux qui veulent la garder en vigueur.Crucial dilemme, qui ne se résoudra que par la volonté des autorités de sauvegarder le bien commun à la lumière du passé lointain et récent. A .Page 8 LE BIEN PUBLIC Vendredi, les 27 février 5 et 12 mars 1976 Une flambée SUPER-LUXE ET Lauréats de textes COMMENT d\u2019enf dramatiques à AMUSER d'enfer BILLETS VERTS l'Université du NOS ENFANTS n Italie, à Brescia em 2 A : A ; : Sans Zoute le rendez- dent d dis artifi- uebec a loin de Milan, vient de sur- = princes, Dominique\u2019s re.Ciel oll se.groupe un orches- Trois-Rivières par Louis Stanké gir une véritable flambée d\u2019Enfer! Non pas certes causée par une foule déchaînée, mais à cause du caractère sacrilège qui l\u2019a marquée.En fait, de quoi s'agit-il ?D\u2019une grotesque protestation publique contre la récente Déclaration de la S.Congrégation pour la Doctrine de la Foi, demandée par le Saint-Père, Lui-méme, pour le respect de la morale sexuelle.(29 déc.1975).Le 7 février dernier, Brescia, ville natale du Pape (famille Montini), a été le théâtre de réactions sauvages d\u2019une quarantaine de \u201cféministes déchaînées\u201d.\u201cUn groupe de jeunes filles, écrit I\u2019'Osservatore Romano, des mineures pour la plupart, a mis le feu, devant l\u2019Evêché, à deux mannequins figurant le Pape et la Démocratie chrétienne.Avant cela, elles s\u2019étaient déchainées contre la Librairie des SS.de S.Paul, brisant les vitres et rouant de coups une des religieuses.\u201d Le journal du Vatican a, sans tarder, vigoureusement protesté contre cet outrage nettement diabolique: \u2018Cela blesse profondément tout croyant et doit susciter inévitablement des réactions adéquates, même si l\u2019épisode se restreint à quelques dizaines d\u2019insensées; mais il ne faut pas que le silence ou la passivité encouragent les impies à persévérer.\u201d De même, tout l\u2019Episcopat d'Italie, par son Président, a condamné = énergiquement une telle injure- \u201cII déplore et condamne de la manière la plus vive l\u2019outrage perpétré en cette ville contre la Personne même du Saint- Père, au cours d\u2019une inqualifiable manifestation, fût- elle même minoritaire, de sectarisme et de violence.\u201d Tout cela prouve, une fois de plus, que Je Pape voit juste et qu\u2019Il parle à temps.Mgr Joseph-Louis Beaumier çoit dans un cadre rutilant.Il s\u2019agit de la discothèque située sur Stanley à deux pas du métro Peel dans l\u2019ouest de Montréal.Ici un banal beefeater se- ven-up coûte 2 dollars 75.Les fauteuils enveloppants invitent à la détente.Rien de mieux que de s'appuyer à l\u2019accoudoir du bar qui est recouvert d'une surface sculptée.A l'arrière pend un miroir: Les verres et les bouteilles rangées attendent d\u2019être saisies par les garçons qui se tiennent à d\u2019écart, l'oeil aux aguets, prêts à servir le client venu s\u2019étourdir dans ce décor de mille et une nuits.Petit palais assorti d\u2019une mezzanine et d\u2019escaliers en pente douce qui annoncent des décors différents; salons anciens et salle de repos an 2,000 pour vieillards fortunés.Des peintures contemporaines de créateurs dans le vent s\u2019accrochent aux murs.La moquette de haute laine brossée partout.Les rideaux rouges délicatement frangés et des murales non-figuratives ajoutent leur caractéristique d\u2019inutilité.Des lumières minuscules, comme autant d\u2019yeux, pendent au bout de longs fils ou encastrés au plafond et créent une ambiance snobinarde.Une musique stéréophonique aux sons mourants ajoute à l\u2019ambiance irréelle.Pour compléter: d'insignifiants cendriers sur base ton argent, une insolente machine à cigarettes et une plate affiche lumineuse \u201csortie\u201d.Un deuxième bar, parallèle au premier, avec ses causeurs et nonchalantes poupées s\u2019écrasant sur le comptoir.De vieux messieurs sirotent un verre tout en discutant a mi-voix.Financiers dodus et héritiers au cheveu brillant para- LE VIEUX LILAS A travers la vitre glacée, Mon vieux lilas qui semble mort Dresse ses branches irisées Dans la froide lumière d'or.Tel un discret et fin Lalique En mon minuscule jardin, Il prend un aspect féérique, Rose comme un beau jour de juin.J'aime ce vieux lilas trapu Tout couvert de joaillerie, D'émaux, de diamants ténus Nés d'une hivernale fantaisie.Ah, qu'il me plait quand vient l'été D'aller m'asseoir sous l'ombre claire De son feuillage parfumé Comme la nef d'un sanctuaire.Mais c'est quand vient la fin de mai Qu'il tend ses fleurs odorantes Que mon lilas est le plus gai, Criblé d'abeilles turbulentes.MAURICE HUOT tre de jeunes chevelus comprenant un barbu, un frisé portant lunettes, deux à poil long et une chanteuse à cheveux raides.Un aristo fumant une longue pipe étudie le groupe de ses yeux analytiques.Plus mystérieux est le Crescent Rally Club sur Crescent et quinze minutes d'attente séparent le trottoir de la porte d\u2019entrée.L'escalier descend jusqu\u2019à une porte de bronze munie d\u2019un orifice où l\u2019on voit toutes les deux minutes l\u2019oeil intéressé du portier.Habitués et gros payeurs passent devant les nouveaux et les lésineux qui moisissent à l\u2019entrée.Aussitôt franchie l'entrée, le placier nous informe qu\u2019il faut donner un pourboire pour passer la deuxième porte qu\u2019il ouvre sur un décor enchanteur, peuplé d\u2019arrivistes en grande tenue et de jeunes blondes regardant fixement une bouteille du ar.- Un don aux bonnes oeuvres du Crescent permet l\u2019accès aux fauteuils demi- lune en velours cordé.Il s\u2019agit enfin du refuge des désoeuvrés cousus d\u2019or qui portent chemise- blanche et complet noir et parfois une bague de 1,000 dollars.Alain Dufault Adieu à l\u2019impertinente Complice de départs fulgurants, l\u2019Impertinente, celle qui avait vu les fameuses côtes de Black Lake, a changé de proriétaire.Dure au volant et difficile à manoeuvrer, elle méritait l'appellation de voiture virile.Le poste de pilotage et la place du passager brillaient par leur étroitesse comme dans les anciennes voitures sport; les sièges incurvés maintenaient en place.La pédale de l\u2019accélérateur exigeait une ferme pression du pied.Son moteur bruyant rappelait qu\u2019elle était préoccupée de donner une bonne vitesse de pointe qu\u2019elle atteignait pourtant lentement.Tout en véhiculant son conducteur solitaire vers des villes lointaines, elle a aussi vu couler des larmes féminines.Dans les derniers temps, elle accusait des signes de décrépitude, suite à ces aventures, mais son caractère un peu revêche reste présent à l\u2019esprit comme un fille que l\u2019on a aimé.Alain Dufavit Mme Paule Doyon, de La Tuque, a remporté les honneurs du concours de textes dramatiques organisé par le Module de lettres et de linguistique de l\u2019Université du Québec à Trois-Ri- vières avec la collaboration du Département de français.Mme Doyon a obtenu deux prix et une mention pour trois textes qu\u2019elle a présentés dans le cadre du concours.Ce qui lui a valu une somme de $100 qui lui a été remise par le vice-recteur à l\u2019enseignement et à la recherche, M.Pierre De Celles.Le dévoilement du concours a eu lieu le jeudi 26 février dans le cadre de la Semaine d\u2019études québécoise tenue récemment à l'UQTR.Le jury composé des professeurs Rémi Tourangeau, Paul Langlois et Paul Beaubien a divisé les qeuvres reçues en trois catégories : théâtre pour enfant, théâtre fantaisiste et théâtre radiophonique.Mme Doyon a remporté un premier prix dans les catégories théâtre pour enfant, avec une pièce intitulée \u201cTriste\u201d, et théâtre radiophonique, avec une pièce intitulé \u201cRoscoe\u201d.Elle a aussi obtenu une mention dans la catégorie théâtre fantaisiste.Le premier prix dans cette catégorie a été attribué à un auteur anonyme pour une pièce intitulée \u201cLa nasse\u201d.Une autre mention spéciale a été donnée à M.Clément St- Jean, de l\u2019Assomption pour la qualité de l'intensité dramatique de sa pièce \u201cIcitte ou ailleurs\u201d.M.Raymond Pagé, responsable du concours, s\u2019est dit très heureux de la participation des jeunes auteurs québécois.Les membres du jury ont reçu 27 textes inédits provenant de toutes les régions du Québec.Le concours visait à susciter et encourager la production de textes dramatiques dans la région et au Québec.Les critères qui ont servi à déterminer les gagnants étaient l'originalité du sujet, la consistence et la vraisemblance des personnes, l'intérêt de l\u2019action et des dialogues, la structure et la technique.Le concours de textes dramatiques sera repris cette année et une somme de $50.sera ajou- Le ce qui portera le prix à Le saviez-vous?\u2014La longévité des tortues a donné lieu à bien des légendes, mais il est certain que, sans atteindre les âges extraordinaires qu\u2019on leur attribue, beaucoup d\u2019entre elles peuvent devenir centenaires.\u20140\u2014 \u2014Les premiers jeux Olympiques
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