Le bien public, 23 avril 1976, vendredi 23 avril 1976
[" ke J.Raymo nd Donault 19 rue Le Royer Oucst Montreal fov.7v E2Y 1W4 Un cas de muflerie économique Si l\u2019on en juge par les sommes astronomiques dépensées au Québec en publicité alimentaire, le marché de la table y est fort important.Bons vivants, les Québécois non seulement sont réputés amateurs de grosses bagnoles, mais ils raffolent de toutes les bonnes choses et ne s'éloignent manger.Bien bouffer est un luxe que l\u2018on s'offre communément de nos jours au Québec, cela à n\u2018importe quel prix.Cette fringale d\u2018un peuple qui a connu la faim, cette boulimie insatiable des descendants, les supermarchés l'exploitent au maximum.En peu d'années, ils s\u2019enrichissent à millions à remplir les refrigérateurs grand format de nos cuisines.Un bel exemple de cet enrichissement spontané nous est fourni, entre autres commerces alimentaires, par la firme Dominion qui, récemment, s'est mise en regrettable évidence en contestant en cour d'appel la loi uébécoise d'étiquetage en rançais.\u2019 Comme beaucoup dautres supermarchés, Dominion Stores fait des affaires d'or av Québec et c'est tant mieux pour eux.Le moins que l\u2018on puisse cependant demander à cette compagnie progressive est de ne pas pousser l\u2019outrecuidance jusqu'à considérer les Québécois affamés comme des coloniaux.C'est en somme se livrer à ce jugement sommaire, et très vexant pour tous les francophones, que d'entreprendre une contestation en cours d\u2018une loi favorable au français qui, selon Dominion Stores, n\u2018aurait pas dû être édictée.Cette loi de l\u2018étiquetage en français des aliments vendus sur le marché québécois, la cour d'appel vient heureusement d'en déclarer la constitutionnalité, confirmant un premier jugement dans ce sens déjà émis par la cour des sessions de la paix contre les mêmes Dominion Stores.La persistance de cette compagnie à vouloir se soustraire à une exigence aussi normale aurait de quoi agacer les milliers de clients francophones qui fréquentent ses comptoirs.Mais les Québécois, peu susceptibles en \u2018pareils cas, réagissent rare- jamais du garde- Le président de la SSJB de la région de Trois-Rivières, M.Gilles Toupin, remet le Prix Benjamin-Sulte au sculpteur Léo Arbour, au congrès annuel de la Société.On remarque, à la table d'honneur, Mgr Laurent Noël, évêque de T.-R., le maire Gilles Beaudoin et le député Guy Bacon.L\u2019attribution du Prix Benjamin-Sulte à Léo Arbour a été bien accueillie, Elle couronne l'oeuvre déjà considérable de l\u2019un des plus grands et des plus classiques.sculpteurs sur bois du Québec, ment; voild pourquoi on les brime si souvent.Il est facile d'imaginer ce qui adviendrait d\u2019un supermarché francophone établi en Ontario qui contesteralt devant une cour de cette province une loi d\u2018étiquetage en anglais des aliments.Le geste de Dominion Stores s\u2018arrêtara-t4l là?Il reste (Photo André Bouchard) encore à cette demanderesse entêtée un tribunal de dernière instance qui s'appelle la Cour Suprême.Pauvre Québec qui se fout pas mal de ces questions de fierté nationale ou de décence patriotique pourvu qu'il s\u2018endorme chaque soir le ventre plein.Clément Marchand cès.plus mais.CES DEMANDES A LA VILLE Les organisateurs du Grand Prix de Trois-Riviéres, (commandité par Molson) semblent avoir besoin de beaucoup d'argent.Et qui plus est, ils réclament de la ville une aide de plus en plus généreuse sur tous les plans ; préparation de la piste, démolition du trottoir, demontage de huit sections de clôture, installation d'affiches, suppression du programme de courses pour trois jours, paiement du.salaire annuel du directeur du Grand Prix, acquittement des frais de surveillance policière, etc.Comme on le voit, le Grand-Prix \u201cveut des.sous\u201d et beaucoup de sous de la ville.Le Grand-Prix coûte déjà beaucoup d'argent à la ville.Le prix des billets d'admission, assez élevé, pourrait encore être augmenté, si vraiment l'organisation du Grand-Prix manque d'argent.Nous admettrions difficilement que la ville s\u2019engageât davantage sur le plan financier envers une organisation commerciale dont les opérations (revenus et dépenses) échappent au contrôle de la trésorerie municipale.Le temps est révolu de ces largesses municipales tout à fait inconditionnelles.Les contribuables que l'on écrase sous le poids de taxes exorbitantes entendent fermer l'accès aux finances publiques à un nombre grandissant de promoteurs et d'organisateurs qui trouvent de plus en plus de bons arguments pour obtenir l'assistance financière de la ville.L'an dernier le Grand-Prix a connu un grand suc- Qu'il continue dans cette voie et permette aux Trifluviens d'en être fiers sans avoir à en regretter.les exigences auprès d\u2019un pouvoir public qui n'en peut LOUIS LECLERC Chanson de mai PAR JEAN LAPRISE A chaque année j'aime chanter quand revient le mois de mai quand le soleil fête le printemps quand les arbres reverdissent au vent quand les oiseaux foni leur nid dedans Je ferme les yeux .et je me dis qu'un beau jour dans ce parc une fille est venue m'apparut et me dit \u201cbonjour\u201d \u2018 C'était un samedi j'aime chanter l'après-midi finissait il était cinq heures ou à peu près les gens venus danser s'en allaient je m'en souviens moi je balayais Je me revois - j'étais près de ce banc nettoyant la pelouse quand je pris mon balai pour te dire te redire \u201cbonjour\u201d ° et voilà c\u2019est tout Depuis ces bonjour combien de mille deux mille fois qu'on s'est revu bonjour chaque fois Les jours ont passé les bons et même des mauvais sans rien changer au tout premier jour Au premier bonheur de tes bras Mes premières larmes de joie de sentir tout mon corps qui brûlaient tout tremblant tout pour toi On n'oublie pas le jour où tout ça nous arrive Quand on appelle \u201camour\u201d tout ce qui en dérive ilivvera.rappelle-toi mauve vingt-deux mai lilas lèvres rouges fille du soleil tu m'apparus pleine de lune de miel à nous les noces éternelles j'ai laissé là balais et pelles je t'ai suivi mon hirondelle.le mois de mai donne des ailes Ti-Loup le fleuve l'herbe couchée Policier Café Christo Autant de coeurs autant de témoins de l'heure témoins de l'instant éternel où j'ai suivi ma dernoiselle jusqu'au balcon dans la ruelle depuis on reste là au septième Ciel ! le mois de mai donne des ailes Pissenlits rouges lilas jaunes - lèvres mauves de soleil j'en suis resté la tête pleine de lune Les saisons pourront bien passer Elles ne sauront rien y changer Je dirai même Dieu me pardonne On pourra bien se passer d'elles Tellement on est bien loin de tout Tellement on vit loin près de nous (Suite à la page 4) . Page 2 LE BIEN PUBLIC rz oy # Vendredi, 23-30 avril et 7 mai 1976 er A à eo.hd M an y ES Md 3 ¥ MOL [LCR VINS VAL Es EN Al A 0 (A 4 se ¢ 8 MARTIN 0s ud pus sv } YV'§ 4 SN | Sos Si 2 AL Cop .Fe pron WwW i b J OH | RE ys LL ol Y Cl Dessin de Genevieve Prayal Nouvelle inédite par Marie Prayal Il y avait quatre ans que nous passions nos vacances d\u2019été dans le même village, aussi y avions-nous des amis.Cetie année-là, la veille de notre départ, l\u2019un d\u2019entre eux nous écrivit ces mots sibyllins: \u201cIl s\u2019est passé beaucoup de choses à X.Je vous raconterai lorsque vous serez 1a\u201d.Nous étions intrigués.mais loin de nous attendre a la nouvelle qu\u2019il nous apprit: deux jours auparavant, un jeune homme avait été trouvé pendu dans une dé- endance de sa ferme.Tout e monde au village était stupéfait, consterné; on ne comprenait pas le drame qui venait de se produire.\u201cPourquoi avoir fait cela, pourquoi ?Fabrice n\u2019était pas malheureux pourtant !\u201d Et l\u2019on se racontait l\u2019histoire du pendu, histoire banale et triste.Fabrice, l\u2019aîné d\u2019une famille de modestes fermiers, avait épousé Madeleine, une fille unique, institutrice, dont les parents \u2014 gros cultivateurs \u2014 avaient aidé le jeune ménage et lui avaient fait don d'une ferme.Un petit garçon était né, un en- ant menu aux grands yeux noirs, qui ressemblait à sa mère.Ilshabitaient tous trois dans la maison des parents de Madeleine, une maison cossue, en plein village, d\u2019où Fabrice partait le matin pour aller travailler à sa ferme située à flanc de colline, à un kilomètre de là.Pour eux, la vie se déroulait apparemment toute sim- le.jusqu\u2019au jour du mal- eur.Le matin même du suicide, le garde-champêtre avait rencontré le jeune homme et ils avaient, causé comme si rien ne se préparait.La veille pourtant, Fabrice avait fait dire à un de ses frères qu\u2019il désirait le voir.Son frère étant occu- é, avait renvoyé l\u2019entrevue un autre jour.Qui sait ce qu\u2019il voulait lui dire?ce qu\u2019il avait dans la tête à ce moment-là! Et, ce qu\u2019il avait dans la tête, il devait l\u2019avoir depuis longtemps, parce que Fabrice n\u2019était pas tout à fait comme les autres.Son pére avait été fait prisonnier pendant la derniére guerre, alors que l\u2019enfant \u2014 son premier \u2014 n\u2019était pas encore né.L'absence du mari avait duré quatre ans et la maman avait peiné dur pour vivre et élever son petit.Après le retour du prisonnier, d\u2019autres enfants étaient venus et le ménage vivait toujours chichement.Le père qui n\u2019avait pas connu la petite enfance de son ainé, ne l\u2019avait jamais comp'ètement accepté; l'enfant sentait la différence d\u2019attitude de son père entre lui et ses frères et soeurs.Il était taciturne et renfermé.On disait de lui: \u2018Oh, celui-là, il n\u2019est pas comme les autres!.\u201d Mais cela n\u2019allait pas plus loin.Et Fabrice avait grandi toujours un peu trop silencieux, toujours un : peu à part.Quand il fut en âge de se marier, il avait remarqué Madeleine, ou plutôt, c\u2019est Madeleine qui l\u2019avait remarqué.Madeleine savait bien ce qu\u2019elle voulait et elle voulait un mari.Lui s\u2019était laissé faire; Madeleine était assez jolie, intelligente; il espérait être heureux en m£- nage.Les beaux-parents se montrèrent gentils; un enfant naquit.\u2018Petit à petit, pourtant, les choses se gâtèrent un peu.L\u2019épouse commençait à regretter ce mariage assez mal assorti; n\u2019était-elle pas plus instruite que son mari, plus fortunée, plus dégourdie ?Et elle faisait peser sa supériorité sur lui; pas de scé- nes, non, mais des remarques, des sous-entendus, des petits coups d\u2019épingle qui blessaient le pauvre Fabrice dans sa fierté d\u2019hemme et de chef de famille.Cela le rongeait.et il était de plus en plus renfermé.C\u2019est alors qu\u2019il dut commencer à se sentir de trop, à être mal dans sa peau, à voulair en finir avec cette vie où il ne réussissait pas à être heureux comme tout le monde.Une chose pourtant aurait dû le retenir: il était croyant, pratiquant, fidèle à la Messe dominicale avec sa famille.Mais il avait laissé entrer dans son cerveau un peu faible une idée dangereuse, dont il ne parlait à personne et cette idée avait fini par le posséder complètement.Il avait bien essayé de s\u2019en délivrer en se confiant à son frère, mais son frère était occupé c jour-là !.Alors, puisqu\u2019il était de trop, puisqu'il avait toujours été de trop en ce monde, pour son père d'abord, pour sa femme ensuite, pourquoi leur imposer sa présence plus longtemps?Pourquoi ne pas disparai- tre?I1 y en a qui seraient bien étonnés au village.peut-être même que quel qu\u2019un le regretterait.Madeleine pleurerait sans doue .Il était monté à la ferme ce matin-là, comme à l\u2019accoutumée.Il avait pris avec lui une grosse corde bien solide.Dans la grange, il avait fixé la corde à une poutre; puis, sans réfléchir, le noeud coulant autour du cou, il s'était laissé tomber dans le vide.A la fin de la journée \u2014 son mari n\u2019étant pas de retour \u2014 Madeleine avait fini par s\u2019inquiéter.Elle prit son fils avec elle et conduisant sa petite automobile personnelle, elle était montée voir ce qui se passait.Tout était silencieux, elle avait appelé, fait le tour de la maison; puis elle était entrée dans la grange et, horreur!, elle avait aperçu Fabrice.tout raide au bout de sa corde.Affreux ! Elle était restée là, immobile, hébétée.L'enfant, lui, appelait son papa, et voyant que personne lui répondait, il s\u2019était mis à pleurer, à tirer la main de sa mère.Alors, elle était sortie de sa torpeur.Vite, il fallait faire quelque chose.prévenir le médecin, les gendarmes, le curé.Elle était remontée en voiture avec le petit qui pleurait toujours et elle avait fait courageusement tout le nécessaire.Madeleine était une femme de tête ! Mais, au cours de ses allées et venues, une question s\u2019imposait à elle : Pourquoi ?Pourquoi mon Dieu a-t-il fait une chose pareille?Lui qui avait tout pour être heureux! Qu'est-ce que les gens vont dire au village ?Que vont-ils supposer ! Lentement, cependant, une autre pensée lui venait à l\u2019esprit.Elle avait toujours eu le sentiment d\u2019avoir tout donné à son mari: un logis confortable, la ferme dont il révait, un enfant, et elle, Madeleine, qui aurait mérité pourtant un mari plus brillant.Toutefois, maintenant, elle se rappelait une crainte qui l\u2019effleurait parfois, lorsqu\u2019après une de ces pointes dont elle avait le secret, le regard vide, presque absent de son mari se posait sar elle.Rien, il ne disait jamais \u2018rien, il ne répondait pas à ses attaques perfides.S'il avait parlé, s'il avait pu dire ce qu'il ressentait au fond de lui- même, j'aurais peut-être compris, je l'aurais peut- être respecté davantage, et mieux aimé.C\u2019est tro tard maintenant ! Mais qu'est-ce qu\u2019on va penser de moi! La femme d\u2019un pendu! \u2014Est-ce que le curé voudra bien chanter une Messe et l\u2019enterrer au cimetière, lui qui s\u2019est donné la mort ?Mais le curé s'était montré compatissant, compréhensif.11 lui a dit: \u201cVous savez bien que maintenant les réglements sont moins sévères.Qui sait ce qui s\u2019est passé entre le moment où le noeud coulant s\u2019est resserré et le dernier soupir de votre mari ?Peut-être a-t-il eu la grâce du repentir, lui qui avait toujours vécu en bon chrétien.I aura un beau service et il sera enterré comme tous mes paroissiens\u201d.La cérémonie à l\u2019église eut lieu le lendemain de notre arrivée.Le nef était pleine: la famille, des amis, les villageois, un prêtre qui avait été le professeur de Fabrice.Mais, au-dessus de l'assistance planait toujours la même question: Qu'est-ce qui a bien pu lui donner des idées pareilles à ce pauvre garçon ?\u2014 Personne re comprenait ! - Après le service, l\u2019inhumation eut lieu dans le petit cimetière bordé de grands cyprès noirs; les cigales chantaient et la tombe disparaissait sous les fleurs.Quelques jours plus tard, j'allais régulièrement à une .neuvaine de Messes que Madeleine et sa famille avaient fait dire pour le défunt.* J'avais été émue, bouleversée par ce suicide qui touchait une communauté dont je me sentais un peu membre.Le jeune veuve y assistait fidèlement, accompagnée tantôt par certains parents, tantôt par d\u2019autres, son petit garçon toujours avec elle.La troisième fois, je me hasardai à lui exprimer ma sympathie; elle avait l\u2019air triste et un peu égarée.Elle me fit pitié; son fils levait ses grands yeux sur nous sans sourire et il pressait sur son coeur un vieil ourson de peluche dont il ne se séparait jamais, me dit-elle.Que s\u2019était-il passé dans sa petite tête après la dernière vision tragique qu\u2019il avait eue de son père ?Que deviendrait cet enfant ?Pourvu qu\u2019il ne reste pas marqué toute sa vie par le drame de ses quatre ans! Et voilà ce qui peut arriver dans un village où le soleil brille plus de trois cents jours par an, dans un village où les gens vivent paisiblement de la culture de l\u2019olivier, de la lavande, des tilleuls, des abricotiers et de la vigne.dans une vallée heureuse, loin de la pollution, du bruit et de la foule.Jé n\u2019oublierai jamais la fin tragique de Fabrice \u201cle mal-aimé\u201d, dans ce pays où tout respire la douceur et la joie de vivre.MARIE PRAYAL (Lyon, le 23 Avril 1976) N.B.: A part les noms qui ont été changés, l\u2019histoire est véridique et tout s\u2019est bien passé comme je viens de le raconter. Vendredi, 23-30 avril et 7 mai 1976 / LE BIEN PUBLIC Notules et commentaires Un exemple ._ .Plusieurs régions de la province possédent une Société d'histoire régionale qu\u2019alimente une revue traitant de sujets la plupart du \u201c temps évocateurs et illustrant la vie d\u2019autrefois.» Ainsi, nous venons de parcourir le dernier numéro du périodique publié par la Société historique de l\u2019ouest du Québec, laquelle a son centre à Hull.Cette revue a pour nom ASTICOU, nom plutôt original et aussi énigmatique.Disons, pour le be- néfice de ceux qui l\u2019ignoreraient, que ce nom a été employé pour la première fois par Champlain dans le récit de son voyage dans cette région en 1613.La revue a pour fondateur et principal animateur cet excellent écrivain qu\u2019est Jacques Gouin dont les an- cétres, comme on sait, étaient originaires de Ste- Anne-de-la-Pérade.De même que le docteur Pelletier, dont il a relaté la vie et dont les descendants animent eux aussi la revue ASTICOU.Le dernier numéro est fort instructif.Un article de Luc Coursol sur les débuts de Mont-Laurier est particulièrement captivant et évoque les difficultés que rencontrèrent les pionniers.À force de ténacité, de courage, d\u2019abnégation, ils ont bâti une région aujourd\u2019hui bien florissante.Un autre collaborateur, Jacques Pelletier, (fils du docteur Pelletier), évoque pour sa part l\u2019épopée d\u2019un de ses oncles, Paphnuce Champagne qui partit pour le Klondike à l\u2019époque fébrile de la recherche de l\u2019or.D\u2019émouvantes illustrations complètent et enrichissent davantage ce reportage.En somme, les collaborateurs de cette revue puisent largement dans les papiers de famille et dans la tradition conservée dans la mémoire des anciens.Ce groupe offre un bel exemple aux régions de la province qui, elles aussi, possèdent de riches documents, mais qui n\u2019ont pas de véhicule pour les faire connaître aux générations actuelles.\u2014X\u2014 Un honneur pour l\u2019historien Marcel Trudel Tous les Trifluviens se réjouiront de l\u2019honneur qui vient d\u2019être conféré à l'historien Marcel Trudel, a qui le syndicat des journalistes et écrivains francais vient d\u2019accorder le prix Montcalm pour son ouvrage \u201cLe terrier du Saint-Laurent en 1663\u201d.Le prix Montcalm récompense chaque année une oeuvre qui sert à resserrer les liens franco-cana- diens.Marcel Trudel est bien de chez nous.Il est un ancien du Séminaire et a commencé sa carrière en scrutant l\u2019histoire trifluvienne.Un de ses premiers et plus importants ouvrages traitait du régime militaire dans le gouvernement de Trois-Ri- vières à l\u2019époque de la Cession.Il s\u2019est par la suite attaché à l\u2019histoire générale, et tous ses ouvrages font autorité.L\u2019honneur qui lui échoit aujourd\u2019hui rejaillit aussi sur notre région.Nous en sommes fiers.Villeray \u2014_\u2014\u2014 Le manoir de La Pérade S'il faut en croire une nouvelle ou du moins une rumeur) parue récemment dans les journaux, le ministère des Affaires culturelles aurait l'intention de classer le terrain et les ruines du manoir seigneurial de Sain- te-Anne-de-La-Pérade.La nouvelle faisait mention du \u201cManoir Madeleine de Verchères\u201d.Des représentations ont été faites au ministère pour signaler que ce terme est inexact.II est vrai que Madeleine de Verchères passa la plus grande partie de sa vie à ce manoir.Mais il ne lui appartenait pas, non plus que le terrain seigneurial.I appartenait à son époux, le sieur de La Pérade, et ce dernier l\u2019avait obtenu par droit d\u2019héritage à la suite du décès de son père, le seigneur de Lanaudière.I] ne s\u2019agit pas ici d\u2019amenuiser la mémoire de Madeleine de Verchères.Mais il serait plus conforme à la réalité historique de dire qu\u2019il s\u2019agit de l\u2019emplacement et du manoir de Lanaudière, ou encore de La Pérade, nom qui est resté à la paroisse.Espérons qu\u2019on tiendra compte en haut lieu de cette rectification, même si Madeleine de Verchères doit trépigner d\u2019indignation dans sa tombe ! .\u2014\u2014 Le troisième age Une des résolutions les plus sensées adoptées lors du dernier congrès libéral donne la préférence au problème des personnes âgées à la gratuité scolaire au niveau universitaire.Les jeunes délégués ont fait valoir des arguments farfelus que personne n\u2019a pris au sérieux.Le ministre Hardy a émis des arguments empreints de la plus saine humanité.Plusieurs jeunes d\u2019ailleurs l\u2019ont finalement appuyé.: cas des personnes âgées est en effet un des problèmes sociaux les plus aigus de notre époque.Un des plus urgents aussi.Certains cas sont particulièrement pénibles, principalement ceux qui n\u2019ont pour revenu que leur maigre pension de vieillesse, insuffisante à notre époque d\u2019inflation pour leur donner des soins adéquats.Il est vrai que certaines compagnies multinationales et d\u2019autres pourraient contribuer à améliorer, comme cela se fait dans quelques pays européens, le sort des vieilles personnes.Mais, on le sait, la plupart du temps l\u2019égoïsme prime sur le sens de la charité.Espérons que la décision prise par le gouvernement actuel n\u2019est pas qu\u2019un ballon électoral et qu\u2019il se penchera véritablement sur ce problème qui devient de plus en plus tragique.\u2014X\u2014 Que les jeunes y pensent eux aussi.Un passage d\u2019un livre de mémoires écrit en 1969 par l\u2019écrivain Jean-Louis Curtis est de nature à faire réfléchir dans ce domaine.I parle précisément de cette vague d\u2019égoïsme qui porte- les jeunes à ne pas penser qu\u2019eux aussi, un jour, seront au seuil de la vieillesse.Il écrit entre autres: \u201cIl n\u2019est pas impossible d'imaginer des camps de concentration où, vers les années \u201990, on reléguera chez nous les plus de soixante ans.Camps de concentration dotés de tout le confort moderne.La technocratie aidant, tout cela sera sans doute très idyllique.En l\u2019an 2000, les contestataires d\u2019au- jourd\u2019hui seront sur le point d\u2019y entrer.Les jeunes du XXe siècle finissant se révoltent moins, peut-être, contre le Père, que contre le spectre du désastre qu\u2019ils portent déjà en eux-mêmes, et que nulle technique ne pourra conjurer.Pour bien comprendre le monde actuel, c\u2019est cette idée qu\u2019il faut garder en esprit\u201d.Et il conclut: \u201c.La coexistence pacifique des générations n\u2019était possible que dans les âges de foi, où la conception universellement acceptée est celle qui considère le monde, \u201cici- bas\u201d, comme une épreuve, un passage.Alors on pouvait accepter avec résignation l'image de la vieillesse et de la mort.Les hommes ne peuvent plus regarder en face leur propre dissolution\u201d.Ce qui revient à dire que ce qui manque le plus, dans notre monde actuel, c'est la compréhension réciproque entre les générations.C'\u2019est- à-dire l\u2019amour, le véritable amour.\u2014_\u2014\u2014 Nos aventuriers Pour terminer, revenons a Trois-Riviéres, par le biais d'un article récent de Perspective - Dimanche, signé Victor-Lévy Beaulieu, et qui a pour titre \u201cPetite épopée de_l\u2019aventurier québecois\u201d.Beaulieu signale les exploits de Peter McLeod, Jos Beaulieu (un de ses ancêtres sans doute), Grey Owl, Red Landreville, Pierre Trudeau, Alexis Saint-Martin.Aucun Trifluvien ou Mauricien dans son énumération.Nous n\u2019en sommes pas jaloux.Au contraire ! Chaque région du Québec a eu sa part d\u2019aventuriers La nôtre est réellement privilégiée dans ce domaine.Benjamin Sulte a écrit avec raison: \u201cDes Trifluviens, on en trouve partout!\u201d Eloquent témoignage, qui aurait dû être grave sur le monument de nos explorateurs sur lequel paraît comme figure dominante, le découvreur La Vérendrye.Chez nous, on connaît les Grands: Radisson, Jean Nicolet, Thomas Godefroy, Des Groseilliers.\" On oublie les humbles.Heureusement, de patients chercheurs tirent de l\u2019ombre, au fur et à mesure de leurs recherches et de leurs trouvailles, les noms de héros obscurs dont les exploits, souvent, égalent et parfois dépassent ces grands noms que l\u2019histoire a consacrés parce que certains documents parlaient d\u2019eux.Ces réflexions nous viennent à la suite de la lecture occasionnelle d\u2019un article publié en 1935 dans cette pittoresque petite revue \u201cLe Flambeau\u201d, article intitulé \u201cLes canotiers du Saint- Maurice en Egypte\u2019.En 1884, l'Angleterre avait à mâter une révolte dans le Soudan.Le chef de l\u2019armée anglaise, Gordon, fit alors appel à des spécialistes de leurs nombreuses colonies capables de sauter en canots les rapides du Nil.Des contingents canadiens se forment.De ce nombre 55 hommes de chantier de la région du Saint-Maurice acceptent de tenter l\u2019aventure.Cette aventure, nous la connaissons aujourd\u2019hui, grâce aux renseignements qu\u2019ont fournis les survivants de l\u2019époque, en 1935, à une jeune fille du nom de Bella Beaulac (trifluvienne devenue québécoise), laquelle les a interrogés et a obtenus d\u2019eux des renseignements précieux sur cette aventure.Grâce à ce document, on connaît même les noms des gens de la région qui participèrent à cette originale expédition.Des noms restés bien Trifluviens : Cloutier, Gouin, Descôteaux, Lapointe, Allard, Charette, Michelin, Perron, Ayotte, Gagnon, Mercier, Larivée, etc.Notons en terminant, \u2014ce qui n\u2019est pas nouveau \u2014, que la grande histoire ne peut s\u2019édifier qu'avec les briques amassées ici et là par les partisans de la petite histoire.Et pourquoi ne pas ressusciter cette revue \u201cLe Flambeau\u201d, pour véhiculer les articles d\u2019historiens et de .chercheurs contemporains ?VILLERAY Page 3 ABSENCES A parler franc, si l'homme me paraît un phénomène passionnant, énormément pas le moins du monde.La preuve: il me suffit de m'asseoir dans un café, \u2014 chic, de préférence \u2014 pour me sentir disparaître.Oui, je m'insère parmi ces bustes, ces lunettes, ces a-parté, ces gloussements, ce clapotis de langues où le rire et la toux font leur bruit de pierraille et de poisson; je m'insinue dans ce magma et aussitôt, je suis seul, merveilleusement.Et avec cela, le visage humain me fascine.Dans la mesure où il me répugne.Le mien compris.Ces grosses bouches molles, tiraillées de mangeaille et de menterie.Ces commissures au pli satisfait.Ces mâles à serviette de cuir, et leur geste de se coller aux lèvres un tube de papier.Tous bien contents de leur personne doucettement pourrissante.Même pas drôles.Corrects.Leurs cafés à relent de matou.Et moi, de macérer gai- ment dans mon espèce humaine.Ma gorgée bue, littéralement je m'annule.| ne reste plus de moi sur la banquette, qu'une forme dans un costume et cette main jouant avec la fumée.Voici que je me déroule dans une image brumeuse aux figures très nettes.Les yeux ouverts, je ne vois plus rien du café ni de ses hô- tes.Les pouvoirs de mes sens s'introvertissent; ma petite usine change de fabrication.Je deviens un air ductile et me déplace où il me plait.Tenez: j'entre dans ma sixième année.Immobiles et fraîches, mes sensations les plus lointaines sont au rendez-vous.Enfin je vis, car je revis! Toute première existence n\u2019est jamais qu'un brouillon de l'oeuvre que, par la suite, nous ne cessons d'en faire.De quoi me plaindrais-je?Comment voulez-vous que l'argent, les femmes, la puissance, la science me sédul- sent} j'ai dans ma poche la grande clef simple de la plus réelle des vies: celle où, \u2014 comme le nageur remontant de la mer et qui respire très fort, \u2014 on recommence d'exister.Frère JACQUES \u2014C'\u2019est au XVIIIe siècle que les Bourguignons, cherchant à rendre leurs vins plus capiteux, découvrirent l'influence bénéfique du vieillissement en cave et la lente alchimie qui donne aux grands crus un bouquet incomparable.alors qu'elle transforme les vins ordinaires en piquette.CS» ON PEUT BE VAING Boi SNN 4 J oF YF N oT SLUT SEN SE FR Page 4 MA FLEUR Les poètes fauchent les fleurs, ils regardent leur pureté, s\u2019éprennent comme des enfants, moi, ma fleur n\u2019existe plus, on l\u2019a ramassé un jour dans la rue, \u2018 elle était toute sale, fanée comme pas une, ce jour-là j'ai pleuré, et croyez-moi, une fleur bien à soi, quand elle meurt, on s\u2019en souvient longtemps, après on regarde les autres fleurs s\u2019il n\u2019y en aurait pas une qui serait la méme .qu\u2019on pourrait cueillir, élever, aimer, mais on n\u2019en a jamais qu\u2019une, et le chagrin qui nous habite, devient immense comme l\u2019océan, on veut bien comprendre que les choses meurent, on veut bien essayer d\u2019oublier, mais la fleur dont on s\u2019occupait, était trop belle, trop tendre, la seule que nous avions, la seule qui nous répondait, vraiment la seule, c\u2019est triste de perdre ceux qu\u2019on aime, surtout que celle que j'avais, était vraiment différente, je l\u2019avais déposée dans mon coeur, et là combien elle était heureuse, jusqu\u2019au jour où peut-être par ma faute, elle a commencé à vouloir voyager, je ne l\u2019ai pas retenue, .je lui ai même dis, vas, tu seras sûrement plus heureuse, plus gaie, plus belle, elle m\u2019a alors regardé dans les yeux et m\u2019a dit tout doucement que c\u2019était parce qu\u2019elle m\u2019aimait trop qu\u2019elle voulait partir je ne l\u2019ai pas crue, un jour quand moi aussi jaimerai trop ma fleur, je ne la mettrai plus dans mon coeur, d\u2019ailleurs je ne peux plus, car maintenant qu\u2019elle est partie, mon coeur pleure et je ne suis même plus capable de l\u2019arrêter, c\u2019était vraiment la seule fleur que j\u2019eusse pu aimer, si jamais vous vous promenez dans la rue et trouvez une fleur moribonde, une fleur toute froissée, s\u2019il vous plaît donnez-la moi et jen ferai la fleur que j'ai tant aimée, une offrande à la terre, et alors quand elle même voudra voyager, je lui dirai les mêmes mots avec le même amour, que c\u2019est triste d\u2019aimer les fleurs, il n\u2019y aura jamais assez d\u2019un coeur surtout quand on pleure pour les aimer parce que les fleurs c\u2019est comme les femmes, elles ne sont fidèles que quand elles sont libres, et la liberté ça cause bien des problèmes parce qu\u2019un coeur quand ça a déjà pleuré, c\u2019est comme les hommes, ça se méfie des fleurs mêmes si elles sont belles et tendres, si jamais vous avez une fleur, faites-lui un nid bien moelleux et parlez-lui bien doucement en lui disant que si elle part un jour toutes les fleurs pleureront, parce que des coeurs qui aiment, c\u2019est rare, et ça n\u2019aime que les fleurs.Marc Gariépy 15 avril 1976.Jeanneau Prudent dit: Apprenez instructeur de la Croix-Rouge.Soyez bon nageur et prudent.Encouragez les autres - à la prudence.Communiquez avec la Croix-Ro pour les informations sur a Sécurité aquatique.LE BIEN PUBLIC Vendredi, 23-30 avril et 7 mai 1976 COULEUR DU TEMPS Jai bêché, élagu nation et de l\u2019espérance.pas sur ce qu\u2019il donne.arrivé.LE JARDIN Même si l\u2019an dernier à pareille date, mon jardin était encore.rempli de neige.J'ai fait hier le ménage de mes terrains.J'ai revu tout un monde de plantes qui n\u2019attendent qu'un soleil persistant pour revivre.; taillé, émondé des arbustes., Ce Printemps hâtif vous fouette et vous invite au travail.Surtout quand le soleil s\u2019en mêle ! Tandis que les écureuils trottinaient et que les oiseaux que je nourris chaque jour gazouillaient dans les arbres dont les premiers bourgeons apparaissent aux branches, je me disais que là bientôt j'aurais des fleurs, ici quelques plants de tomates et à l\u2019avance je m\u2019en faisais une félicité.Je préparais le bel été, la vie aimable.fabriquais de futurs soleils par le seul jeu de l\u2019imagi- Mais j'aurai la patience d'attendre que mon jardin fleurisse.Aujourd\u2019hui, j'ai la patience de la Nature qui va son petit bonhomme de chemin, au jour le jour.Japprivoise le temps en n\u2019anticipant C\u2019est je crois le plus sûr chemin du bonheur que de rien souhaiter avec fièvre.paisible, voilà la vraie leçon du jardin printannier.Je me dis qu\u2019un été qui est assuré c\u2019est déjà un été Je me La résignation Maurice Huot AVIS PUBLIC CANADA PROVINCE DE QUEBEC District de Trois-Rivières No:- 400-02-000190-76 COUR PROVINCIALE ANDRE MALO, domicilié à Cap-de-laMadeleine district de Trois-Rivières, Demandeur .\u2014 vs \u2014 RENE CORMIER, domicilié au 762 rue Hart, Apt.16, en les cité et district de Trois- Rivières, Défendeur ORDONNANCE Il est, par les présentes, ordonné de comparaître personnellement ou par le ministère de son procureur, au Greffe de la Cour provinciale, district de Trois- Rivières, dans un délai de trente (30) jours à compter de la dernière des deux insertions du présent ordre, en anglais et en français, dans le journal \u201cLe Bien Public\u201d, de Trois-Rivières; Copie du bref et de la déclaration a été déposée au dit Greffe à l'intention dudit RENE CORMIER conformément aux dispositions de l\u2019article 139 C.P, C., frais à suivre.Bureau du Greffier de la Cour provinciale, TROIS-RIVIERES, ce dix-septième jour de mars mil neuf cent soixante-seize, (Signé) Fernande Turgeon Greffier-adjoint Cour provinciale Me Gérald Grégoire, avocat 59 rue Fusey, Cap-de-la-Madeleine.PUBLIC NOTICE CANADA PROVINCE OF QUEBEC District of Trois-Rivieres No:- 400-02-000190-76 PROVINCIAL COURT ANDRE MALO, domiciled in the city of Cap-de-la-Made- leine, Plaintiff \u2014 vs \u2014 RENE CORMIER, domiciled at 762 Hart street appt 16, in \u2018the city and district of Trois- Rivières, Defendant ORDER It is ordered by these presents to Defendant to appear personally or by his lawyer\u2019s agency at the office of the Provincial Court of the district of Trois- Rivieres, in the City of Trois- Rivières, within thirty (30) days from the last of the two insertions of the present order published in french and in english in the newspaper \u201cLe Bien Puhlic\u201d of Trois-Rivieres, Copy of the writ of summon and of the declaration has been left to his intention at the said Court.As requested by article 139 C, P, C., costs to follow the issue.Provincial Clerk's Office, Trois- Rivieres, this sixteenth day of March one thousand nine hundred and seventy-six.(Signed) Fernande Turgeon Assistant Clerk Provincial Court Me Gerald Grégoire, avocat 59 rue Fusey, Cap-de-la-Madeleine.THEE EEE Eb LE BIEN PUBLIC 1563, rue Royale, Trois-Rivières 1-819-378-8404 Abonnement : $5.par année EE \u2014\u2014 AVIS PUBLIC \"CANADA PROVINCE DE QUEBEC District de Trois-Rivières No:\u2014400-02-000302-76 COUR PROVINCIALE BERNARD LAVERGNE, domicilié à St-Barnabé Nord, district de Trois-Rivières, Demandeur \u2014s;\u2014 ADRIEN TROTTIER, dont le dernier domicile connu fut 1621, rue Brébeuf, en les cité et district de Trois-Rivièrs, Défendeur ORDONNANCE 11 est, par les présentes, ordonné de comparaître personnellement ou par le ministére de son procureur, au Greffe de la Cour provinciale, district de Trois-Rviéres, dans un délai de \u2018trente (30) jours à compter de la dernière des deux insertions du présent ordre, en anglais et en français, dans le journal \u201cLe Bien Public\u201d de Trois-Rivières.Copie du bref et de la déclaration a été déposée au dit Greffe à l'intention du défendeur, conformément aux dispositions de l\u2019article 139 C.P.C., frais à suivre, Bureau du Greffier de la Cour provinciale, TROIS-RIVIERES quatorzième jour d\u2019avril mil neuf cent soixante-seize.(Signé) Fernande Turgeon Greffier-adjoint Cour Provinciale Me Gérald Grégoire, avocat 59, rue Fusey, Cap-de-la-Madeleine.PUBLIC NOTICE CANADA PROVINCE OF QUEBEC District of Trois-Rivieres No:\u2014400-02-000302-76 PROVINCIAL COURT BERNARD LAVERGNE, domiciled in St.Barnabé Ndrddistrict of Trois-Riviéres, Plaintiff \u2014Vs-\u2014 ADRIEN TROTTIER, whom last Knowed domicile was 1621 Brebeuf street in the city and district of Trois-Rivieres.Defendant ORDER It is ordered by these presents to Defendant to appear personally or by his lawyer's agency at the office of the Provincial Court of the district of Trois- Rivieres, in the City of Trois- Rivieres, within thirty (30) days from the last of the two insertions of the present order published in french and in english in the newspaper \u201cLe Bien Public\u201d of Trois-Rivieres.Copy of the writ of summon and of the declaration has been left to his intention at.the said Court.As requested by article 139 C.P.C., costs to follow the issue.Provincial Clerk's Office, Trois- Rivieres, this fourteenth day of April, One thousand nine hundred and seventy-six.(Signed Fernande Turgeon Assistant Clerk Provincial Courtt Me Gérald Grégoire, avocat 59, rue Fusey Cap-de-la-Madeleine, \u2014 Les Aztèques ont toujours été de très habiles constructeurs de pyramides.L'une des plus célèbres est celle d\u2019El Tajin.Elle compte 365 niches et chacune d\u2019entre elles représente un jour de l\u2019année solaire.RADIO-AMATEUR A toutes personnes intéressées à devenir Radio-Amateur ou Commercial, communiquez avec Ernest Doyon, VE2 EAQ, 3930 rue des Plaines, Trois-Rivières.Tél.: 379-2207 . Vendredi, 23-30 avril et 7 mai 1976 LE BIEN PUBLIC Claude-H, Grignon l'homme d'un seul livre Claude-Henri Grignon n\u2019est plus.Ses funérailles ont eu lieu ces jours derniers à Sainte-Adèle, dans les pays d\u2019En-Haut qui lui étaient si chers et où il trouva que la vie valait d\u2019être vécue, c\u2019est-à- dire à la campagne, tout au moins dans une petite ville.Depuis son décès, les admirateurs de cette brillante plume de chez nous ont jeté sur sa tombe des tonnes de fleurs, comme il est coutume de le faire après la mort d\u2019un personnage.Pour moi, Grignon reste l\u2019auteur d\u2019un seul livre: Un homme et son péché et surtout, l\u2019homme du développement de ce roman pour la radio, la télévision et même le cinéma.Avec le concours de l\u2019auteur, on a mis ce roman à toutes les sauces et je crois même qu\u2019on a voulu en faire un opéra ! Cette redondance littéraire a valu à Grignon la stérilité pour le reste.Jamais nous n\u2019avons eu de suite aux Pamphlets de Valdombre et, certes, pas d\u2019autres oeuvres importantes.Pour notre littérature, on regrette qu\u2019une seule oeuvre ait accaparé un écrivain qui aurait pu mieux faire.Car, des.plumes comme la sienne, on les compte sur les doigts d\u2019une seule main dans le Québec.Grigon n\u2019a pas donné sa mesure.Il y a quatorze ans déjà je lui reprochais, ici même dans Le Bien Public, de donner trop de temps à se répéter dans ses séries radiodiffusées puis télévisées d\u2019un Homme et son péché.Par la suite, il m\u2019expédia une lettre ou il me laissait entendre qu\u2019il écrirait autre chose.\u201cCe west pas parce que je wai plus faim, m\u2019écrivait-il, que je n\u2019écrirai pas dans le sens que vous m\u2019indiquez.An contraire je vous réserve une surprise.Une à la fois\u201d.S\u2019il faut en croire dame rumeur, celui qui créa le personnage de Séraphin Poudrier travaillait depuis un certain temps à une biographie d\u2019Olivar Asselin.Cette biographie ne serait pas achevée mais un important manuscrit existerait qui dit-on, sera publié.C\u2019est sans doute la surprise à moi promise il y a quatorze ans! Grignon disait volontiers que lui seul pouvait écrire une biographie -définitive d\u2019Asselin l\u2019autodidacte journaliste.J'ai toujours pensé, et le pense encore, que beaucoup d\u2019écrivains et d\u2019artistes de chez nous, et sans doute d\u2019ailleurs, ont cessé de produire des choses valables quand, pour des raisons qui n\u2019ont rien à voir avec la littérature, ils n\u2019ont plus eu faim.Et puis la radio et la télévision qui, selon certains, seraient des moteurs pour la création ont plutôt été des facteurs de stérilité et de médiocrité dans plusieurs cas.Grignon est un exemple parmi tant d\u2019autres.Chevalier d'un autre âge On rapportait il y a quelque temps, le cas d\u2019un jeune Noir de New-York, Curtis Stokes, qui fut blessé grièvement au moment où il portait secours à un Blanc assailli par des voyous dans le Bronx.* Stokes, dit-on aurait déjà empêché le viol d\u2019une jeune fille, capturé un sonneur de fausses alarmes et désarmé un bandit qui s\u2019apprétait a faire feu sur un policier.Le cas Stokes mérite bien une médaille, car peu nombreux sont les citoyens de nos grandes villes qui, par civisme, ont le courage physique de se porter ainsi au secours de leurs frères.Voilà qui rejoint certes les chevaliers à rapières d\u2019un autre âge voués à la défense de la veuve et de l\u2019orphelin.En louant ce jeune Noir pour son courage, je fais par ailleurs exception des bagarreurs professionnels et chercheurs de chicanes qui ont toujours le poing levé.Ceux-là ont peut-être du courage physique mais ils manquent de jugement.\"Stokes reste un exemple pour ceux qui n\u2019ont pas peur de se mouiller les pieds quand il le faut.Nous comptons dans notre société assez de pleutres.Admirons un altruiste authentique ! l OI n'en coûte que $5.pour | a'abonner à notre journal.VEUILLEZ ADRESSER E BIEN PUBLIC POUR UN AN À L Le recul spirituel Beaucoup ont remarqué encore une fois cette année que la Fête de Pâques n\u2019aura été marquée que par la vente des lapins et des oeufs de chocolat.On a l\u2019impression que C\u2019est tout ce qui reste des traditions pascales depuis que cette fête n\u2019est plus précédée comme jadis, d\u2019un temps de jeûne et de pénitence volontaire ou imposée par PEgli- se.Comme Noël et d\u2019autres fêtes liturgiques, Pâques a été vidée de son sens.Pour nombre de jeunes, dont un grand nombre ne pratiquent pas, ces fêtes ne sont plus les temps forts qu\u2019elles étaient pour les plus anciens d\u2019entre nous.Les anciennes fêtes d\u2019obligation ne sont plus collectivement chômées.On a l\u2019impression que la pratique religieuse devient de plus en plus une affaire privée qui n\u2019est pas encouragée par la collectivité, ni par les pouvoirs publics.C\u2019est que le matérialisme nous a submergés.Ne nous étonnons pas, dans un tel climat, de voir les désordres qu\u2019étale présentement notre société.Plus le spirituel diminue, plus le matérialisme envahit la place.Nos grandes Fétes sont tristes parce que mal préparées vidées de l\u2019ascétisme nécessaire, qui existait autrefois.Sans cet ascétisme, ce ne sont pas les toilettes du Printemps et l\u2019oœeuf de Pâques qui peuvent être cause de joie authentique.Le salut Saluer les gens au hasard des rencontres est un art fin.Mais aussi un art qui perd beaucoup en qualité, surtout dans les grandes villes.Mais il y a plusieurs sortes de salueurs.Il y a le salueur profes- Page 5 par Maurice Huot sionnel, celui qui ne rate à peu près personne, C\u2019est le plus souvent un marchand ou un politicien à la recherche d\u2019un client, Souriant tout le temps, la main tendue à perpétuité, celui-là passe pour un type en or bien que certaines femmes plus réservées le prenne parfois pour un Don uan.Il y a aussi le salueur à distance.En vous aperçevant, il vous fait un grand signe et fuit aussitôt.Son geste a l\u2019air de dire bonjour, mais aussi \u201cje n\u2019ai pas le temps de te parler\u201d., Il y a aussi le salueur du type crampon.C\u2019est ordinairement celui qui, après s\u2019être légèrement informé de votre santé, vous racontera par le menu ses malheurs et surtout sa dernière intervention chirurgicale et qui vous répétera toutes les nouvelles que vous avez lues ou entendues comme lui.C\u2019est le type pessimiste dont la phrase favorite est: \u201cOù allons- nous\u201d ?Evidemment on fera par charité bon accueil à ce plaignard chronique, mais parfois, c\u2019est lourd à porter.Et puis il y a cette catégorie de salueurs qui vous saluaient beaucoup autrefois mais qui ne vous saluent plus du tout parce que vous ne représentez plus rien pour eux.Vous ne faites plus partie de leur bateau.Ils attendent pour reprendre contact que vous ayez recouvré fortune ou que quelque chose d\u2019intéressant pour eux vous soit arrivé.Enfin, il y a l\u2019ami, le salueur sincère qui vous prend tel que vous êtes.Cet oiseau rare semble toujours avoir le temps voulu pour prendre un contact peut- être bref mais chaleureux avec .rangez-vous, ami lrcteur.Je profite de ce mot pour vous saluer même si Noël est loin et que Pâques est passée.\u2014_ \u2014_ \u2014 Coe CE.\u2014\u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014 E\u2014\u2014 EEE SEE SE E\u2014\u2014 \u2014 [J Paiement inclus.| [OJ Paiement sur facture.J C'est un renouvellement.D) C\u2019est un abonnement-cadeau ou | destinataire dont adresse apparaissent ci-dessous, les noms et | suivis de mes propres noms et | adresse.Nom Adresse oss Ville Le Bien Public, 1563 rue Royale, Trois-Rivières.e Découpez et adresses à : (vos noms et adresse s\u2019il s'agit d'un abonnement-cedeau) e | | | | | l Page 6 QUI EST \u2018 VLADIMIR SOLOWIEW ?SOLQWIEW ET ROME (2) Toujours selon Solowiew, «le Saint-Siège décide, le concile oecuménique consent.Ce consentement de la fraternité universelle est exigé par l\u2019idéal de l'Eglise, la vie ecclésiastique est incomplète sans l\u2019unanimité de tous; mais sans l\u2019acte décisif du pouvoir central le consentement universel lui-même manque de base réelle et ne saurait avoir son effet, comme l\u2019histoire de l\u2019Eglise le prouve suffisamment.Le dernier mot dans toute question de dogme, la confirmation définitive de tout acte ecclésiastique appartiennent au Siège de saint Pierre.On ne saurait mieux formuler le principe constitutif du gouvernement ecclésiastique qu\u2019en y distinguant, comme le fait saint Léon, entre l\u2019autorité qui confirme et la charité qui consent.Ce n\u2019est certes pas une primauté d\u2019honneur que revendique le Pape par ces paroles.» (p.396).« Le soin de l\u2019Eglise universelle revient au siège- de Pierre et rien ne doit le séparer de son chef.L'autorité de Pierre atteint toute la terre.» (397).Comme ces belles paroles du binôme Léon-Vladimir expriment à merveille ce que les deux Conciles du Vatican (I et II) ont jugé.Mgr Rupp termine son étude sur Wladimir Solowiew et Rome par une réflexion sur le concile de Chalcédoine.« Le légat Paschasius y a proclamé l\u2019Eglise de Rome tête de toutes les Eglises, sans protestation des Pères.Cette théologie de Rome est bien utile à rappeler quand certains auteurs préconisent de nos jours une papauté déro- manisée ».(p.398).C\u2019est à Chalcédoine qu\u2019a retenti le fameux cri qui constitue «le principal titre conciliaire » à la théologie de la Primauté de Pierre: Pierre a parlé par la bouche de Léon.Pierre est affirmé vivant.Pierre est immortel.Les évêques du concile diront que Léon est «le saint et bienheureux archevêque de la grande et ancienne Rome, avec le trois fois bienheureux et très glorieux apôtre Pierre, qui est la roche et le fondement de l\u2019Eglise catholique et la base de la foi orthodoxe ».(p.398).Et Solowiew d\u2019enchaîner: « La reconnaissance solennelle de l'autorité suprême du Pape au concile de Chalcédoine fut couronnée par l\u2019épître des évêques orientaux à Léon, où ils lui attribuaient le mérite de tout ce qu\u2019ils avaient fait au concile: \u2018C\u2019est toi, lui écrivaient-ils, qui, par tes vicaires, as dirigé et commandé toute la multitude des Pères comme la tête commande aux membres en leur montrant le vrai sens du dogme ! .Pour rejeter, ajoute Solowiew, comme une usurpation et une erreur la primauté de pouvoir et l\u2019autorité doctrinale du siège romain, il ne suffit pas, comme on le voit, de déclarer usurpateur et hérétique un homme comme saint Léon le Grand: il faut encore accuser d'hérésie le concile oecuménique de Chalcédoine et toute l'Eglise orthodoxe du Ve siècle.Telle est la conclusion qui découle avec évidence des témoignages authentiques qu\u2019on vient de lire.» (p.398).Au dernier concile Vatican II, il s\u2019est rencontré quelque chose de semblable, qui illustre la thèse de Solowiew sur la Papauté et l\u2019épiscopat.Un certain nombre d\u2019interventions directes de Sa Sainteté Paul VI, aussi rares que possible mais cependant réelles, ont orienté vers d\u2019heureuses conclusions les débats conciliaires.Selon un commentateur autorisé, avant d\u2019intervenir le Souverain Pontife « pesait les votes des Pères ».Il parlait ensuite, plus ou moins appuyé sur la «Pars maturior», c\u2019est-à-dire «les plus sages », qui n\u2019était pas toujours la « Pars major » (la plus nombreuse) des Pères, Mais tous, ensuite, se sont ralliés à son sentiment.Un peu comme à Chalcédoine, d\u2019une part, le charisme | de la vérité chez le Successeur de Pierre, d'autre part, celui de la «communion» de l\u2019épiscopat à l\u2019unique vérité, réalisant la véritable «collégialité».(p.407) Et Mgr Rupp de conclure son étude: « Les chapitres que nous avons analysés paraissent être un monument de sagesse ecclésiologique, de science et de respect du verbe ~ RENE DE COTRET, ST-ARNAUD & CIE Comptables agréés André Saint-Amoud, CA.8.: Jeanne Frigon, C.A.se poses Porn (Roger Letendre, CA Tél.: 379-1831 LE BIEN PUBLIE La Fayette et l'indépendance ¥ Les Etats-Unis naquirent il y a deux cents ans, d'une volonté d\u2019autonomie des colonies américaines, qui s\u2019insurgèrent contre -les répressions et les limitations économiques imposées par l\u2019Angleterre aux pionniers de l\u2019Ouest.La guerre d\u2019Indépendance n\u2019est pas le fruit d\u2019un nationalisme qui n\u2019existait pas encore, mais d\u2019un esprit de conservation qui « s\u2019inscrit dans la tradition britannique», ainsi que le souligne l'Histoire des Etats-Unis qui va paraître ces jours-ci, chez Larousse, dans la collection « Encyclopoche ».« En 1776, les représentants de la Grande-Breta- gne ont fui.Les colonies se dotent de constitutions, et chacune d\u2019elles forme un Etat.En juin 1776, la Virginie adopte une Déclaration des droits, inspirée par la pensée de Locke et des philosophes.Le Congrès suit cet exemple et, le 4 juillet, proclame l\u2019indépendance des Etats-Unis.Il met en même temps une armée sur pied, formée de quelques milliers de volontaires \u2014 auxquels viennent se joindre des étrangers, tel, en 1777, le jeune La Fayette \u2014 et commandée par le général Washington, qui, à l'expérience, joint le courage et la volonté de vaincre.L'argent manque: c\u2019est pourquoi le Congrès a recours à la planche à billets et se réjouit de l\u2019aide financière de ta France, l\u2019ennemi héréditaire des Anglais.» Ainsi apparut, en libérateur, Marie Joseph Paul Yves Roch Gilbert Motier, marquis de La Fayette, issu d\u2019une vieille famille auvergnate ei capitaine de cavalerie en 1775, au eommen- cement de cette aventure.«Au cours d'un diner donné en l\u2019honneur du frère du roi George III d\u2019Angleterre, le duc de Gloucester », rappelle la Grande Encyclopédie Larousse !, ce dernier « laisse entendre com- \u2018 Vendredi, 23-30 avril et 7 mai 1976 \u201cInédit JE VEUX OUBLIER \u2026 Je veux oublier cette lenteur et cette fièvre des attentes pour ne songer qu\u2019à la douceur de l\u2019instant où tu es là.Je veux oublier tout ce qu\u2019une journée cache de tristesses dans son sac et de douleur pour ne penser qu\u2019à l\u2019éblouissement de ce midi où je tè vois.[ Je veux oublier tout le mal que la méfiance creuse en toi pour ne me rappeler que les tendresses et la chaleur de ta voix.Je veux oublier la méchanceté des êtres qui s\u2019exercera contre moi aussi longtemps que tu leur permettras l\u2019espoir de me séparer de toi.Je veux oublier que sous chacun de mes pas peut se refermer un piège.dont je ne saurai me défendre si tu n\u2019es plus là.Je veux oublier ce cycle d\u2019heures qu\u2019aujourd\u2019hui tu consacres à des indifférents pour ne rêver qu\u2019à celle-ci que demain ton inquiétude m'\u2019apportera.Je veux oublier l\u2019extravagance du labeur qui te tue pour n\u2019évoquer que ces promenades brèves où près de moi tu prétends déjouer les malices de la vie.Je veux oublier l\u2019implacable exil d\u2019une existence sans toi pour n\u2019apercevoir que ces espoirs soudains que tu parais mettre en moi.Je veux oublier qu\u2019un seul départ de trop a su faire un jour sa proie d\u2019un rêve identique à celui-ci.Je veux oublier la dureté du jour et les ténèbres de ton coeur de toute la force de mon amour, de toute la luminosité de ma foi.SIMONE ROUTIER bien la lutte des «insurgents» d\u2019Amérique est celle du droit et de la liberté.Exalté par les idées nouvelles, le jeune officer ne songe plus qu\u2019à apporter ses concours aux colonies révoltées contre l\u2019oppresseur.Sa fortune permet à La Fayette d\u2019affréter un navire et, malgré opposition formelle de Versailles, il sembarque, en Espagne, pour l\u2019Amérique (20 avril 1777) avec un contingent de volontaires.» \u2019 Bien accueilli en Caroline du Sud, mal par le Congrès à Philadelphie, il va «servir, sans solde, gonime major général dans l\u2019armée des Etats-Unis.Une première rencontre avec Washhington prélude cependant à une longue amitié.Dès le 11 septembre, La Fayette fait preuve de courage lorsqu\u2019il est blessé au combat de la Brandywine, .scripturai .Mystère et ministère, magistère et ministère s\u2019étreignent de façon royale.Et la figure du Pontife que dessine Solowiew est plus douce et humble que forte et magistrale.Ici encore Vatican II est dans l\u2019air.Les modestes pages que nous venons d\u2019écrire permettront, je l\u2019espère, de savourer cette doctrine si équilibrée.» (p.398).En terminant la lecture de ces textes si denses et si clairs, on ne peut s\u2019empécher de se dire: aujoud\u2019hui, comme au Ve siècle : \u2014 Paul VI, en proclamant Ecclesiam Suam, en approuvant le Concile Vatican II, en publiant Humanae Vitae ou la Déclaration sur la morale sexuelle, etc, etc.est aussi Pape et Successeur de Pierre, \u2014 que saint Léon le Grand dirigeant le concile de Chalcédoine ! Alors pourquoi chercher à critiquer, à grignoter, à rejeter même l'autorité du Bienheureux Pierre ?Pierre a parlé par la bouche de Paul VI! MGR JOSEPH-LOUIS BEAUMIER (à suivre) \"beau (1725-1807).ce qui lui vaut le commandement de la division de Virginie (ler déc.1777), puis la responsabilité d\u2019une expédition au Canada.Cette campagne ne se fera pas, faute de moyens, mais elle donne l\u2019occasion à La Fayette de faire la connaissance des Indiens des monts Adirondacks.Le jeune homme ne va plus étre presque seul pour soutenir la cause des «insurgents »: leur victoire a Saratoga (oct.1777) entrai- ne l\u2019alliance avec la France.L\u2019escadre du comte Jean - Baptiste d\u2019Estaing (1729-1794) arrive en juillet 1778.Mais des querelles ne tardent pas à surgir entre les nouveaux alliés: La Fayette réussit à les a-* paiser, puis il revient en France plaider la cause américaine (1779).Il est fêté comme le héros des idées nouvelles.Son activité inlassable est largement responsable de l\u2019envoi en 1780 de 6,000 soldats commandés par Jean-Baptiste de Vimeur de Rocham- De retour aux Etats-Unis, La Fayette s'efforce encore d\u2019apaiser les divergences entre Français et Américains (1780).Il participe enfin à la victoire franco- américaine de Yorktown (19 oct.1781), qui voit la capitulation de I'Anglais Charles Cornwallis (1738- 1805): la guerre de l\u2019Indépendance est dès lors ga- gnee, » Et c\u2019est à l'indépendance des peuples que La Fayette, désormais, se consacrera.1.article «La Fayette », Vendredi, 23-30 avril et 7 mai 1976 Art bancaire Le rapport 1975 de la Caisse ue Ucpôi au Quebec reveie que aepals aix ans, elle a reçu des depôts ae $4 munaras, provenant en presque Total te, de la regie des rentes.Ces contributions qui ont atteint un sommet de $254 millions en 19/5, sont appelées a régresser, pour descendre a $231 millions en 1976, a $172 millions en .1980, et, en 1984, cette Régie ne laissera échapper qu\u2019un faible et dernier soupir de $6 millions.L'aventure de notre Caisse de Dépôt miniature aura été de courte durée.Faute d\u2019accepter de nouveaux déposants, elle est déjà sur son déclin, et après 1985, elle tombera verticalement derrière la ligne d\u2019horizon.Malheureusement pour les cotisants de la Régie des rentes, les moins âgés se casseront le nez, devant des réservoirs asséchés, et n\u2019y verront jamais la couleur de prestations escomptées.Et pourtant, tout le monde le sait, chaque fois qu\u2019un dollar est déposé dans une banque ou caisse de dépôt, un dollar additionnel est automatiquement créé, sous forme d\u2019argent-dépôt, lorsque la banque réussit à trouver un emprunteur-déposant de ce nouveau dollar.Si donc, - nos dirigeants, par instinct de conservation, adoptaient les techniques évoluées de l\u2019art bancaire, et déposaient à la Banque dr Canada ou a la Banque du Q'iébec, les milliards de dollars de leurs recettes fiscales, des dollars additionnels en argent-dépôt seraient automatiquement créés, pour les besoins financiers des gouvernements, lorsque ceux-ci deviendraient emprunteurs-dépo- sants de ces nouveaux dollars.Aucun intérêt n\u2019étant payé, par les banques, sur les comptes courants des gouvernements déposants, les gouvernements emprunteurs pourraient obtenir ces nouveaux dollars, aux méê- mes conditions idéales.Ce serait le remède le plus efficace, contre le cancer de l'inflation monétaire, qui nous dévore vivants, \u2018corps et biens.Un futur déposant à la Banque du Québec, J.J.LAJOIE, 825 rue Ste-Geneviève; Trois-Rivières, P.Q.NE L'OUBLIEZ PAS LA CROIX-ROUGE AGIT EN VOTRE NOM LE BIEN PUBLIC COULEUR DU TEMPS APRÈS UNE LECTURE Je viens de lire de savants propos dans une revue où sous prétexte d'éclairer les problèmes, on les \u2018complique.J'en veux surtout à un certain vocabulaire employé.C\u2019est guindé, cela manque de naturel, c'est probablement écrit par d'anciens universitaires bourrés de diplômes qui ne résistent peut-être pas à l'intention futile d'épater.Je trouve leurs raisonnements secs, leur prose artificielle, c'est froid.et tellement loin de la vie de tous les jours, tellement loin de l'homme du commun, bref je ne me sens pas du tout en bonne compagnie avec ces gens-là, Dimanche, dehors c\u2019est le ciel gris.C'est aussi l'incertitude, Avril nous avait donné un avant goût de l\u2019été, mais voilà que le Printemps semble regretter son geste hâtif et en ce début de mai il nous envoie du froid, de la pluie.La nature qui avait pris son élan paraît arrêtée, hésitante, Il a même neigé sur le vert naissant des arbres.Cela fait scandale à\u201cmon âme tourmentée.Les images fuient mon écran intérieur.Car pour moi pas d'images, pas de s\u2019étire.la fragilité du bonheur.faire oublier.meur, au juste comment réagir.luits qu\u2019il me procure.cueillants, mots habillés de vert, pas de lumière, Je trouve, au momnt où j'écris ceci, le temps stupide.Et ¢e ne sont pas les analyses en profondeur des maux de notre siècle qui me réconcilieront avec ce dimanche qui Mais au fond ce dimanche m\u2019est utile.Il y a des jours qui gagnent à se Il y a des jours bourrus comme notre hu- Il y a des jours égoistes.sement endimanché est-il le reflet de celui qui ne sait plus Autant alors faire la paix avec Car il est le plus fort.J'accepte au moins la tranquilli- J'attendrai donc que le soleil vienne de nouveau plaquer ses fards et réveiller les sourires ac- Il m\u2019enseigne Peut-être ce temps faus- Maurice Huot Chanson de mai (suite de la page 1) En pleine neige j'irai chanter tous les mois sont mois de mai pour moi qu\u2019ils soient d'hiver d'automne ou d'été et chaque jour fait pour nous aimer depuis que je t'ai rencontrée je ferme les yeux et je me dis qu'un beau jour dans ce parc une fille est venue m'apparut et me dit \u201cbonjour\u201d A chaque jour j'aime chanter pour le soleil la lune et le miel pour que l'amour reverdisse au vent tous les oiseaux font leur nid dedans tous nos amours refont le Printemps à vos amours j'en souhaite autant Oh! Mais voilà que j'y pense ! Oh lala! j'ai rêvé je devais travailler Y'est cinq heures dépassé je reprends mon balai pour dire vous redire \u201cbonjour\u201d Jean Laprise La chapelle Sixtine de la préhistoire Pour ceux qui se préparent à partir à la recherche des merveilles touristiques de la\u2018 France, nous conterons aujourd\u2019hui l\u2019histoire d\u2019une découverte.\u201cEn ce jeudi 12 septembre 1940, quatre jeunes gens se promènent non loin de la jolie cité de Montignac, sur la colline boisée qui domine la Vézère.Le chien de l\u2019un d\u2019eux furète dans ce cadre de chênes, de pins et de genévriers.Une fissure dans le sol l\u2019arrête soudain.L\u2019animal s'engage dans le trou noir, bascule, disparaît.Marcel Ravidat, l\u2019aîné de la bande, se faufile par l\u2019étroite ouverture, descend courageusement le long d'une pente raide qui mène.où ?Une allumette craquée éclaire fugitivement une grande salle.Le chien est là.Pas seul.Sur les parois de roche blanche, un troupeau de cerfs et de bisons colorés semble danser.De tous côtés, une ménagerie insolite d\u2019une miraculeuse fraîche s\u2019offre à la vue.La grotte de Lascaux vient d\u2019ê- tre découverte.Les adolescents font à leur ancien instituteur le récit de leur aventure.D'abord sceptique, ce dernier doit vite admettre que la réalité s'avère encore plus extraordinaire que la description, pourtant enthousiaste.Et le 21 septembre, accompagné du chanoine Jean Bouyssonie, du Dr Cheynier et de Denis Peyrony, l'abbé Breuil, appelé sur les lieux, pénètre dans la soi- xante-quatorzième grotte ornée de sa carrière Bouleversé, il s\u2019écrie: \u201cC\u2019est la chapelle Sixtine de la préhistoire !\u201d Puis, la première émotion passée: \u201cCette perfection va-t-elle engendrer l'incrédulité ?\u201d Le préhistorien se souvient en effet que, devant les bisons peints d\u2019Altamira, nombreux furent ceux qui refusèrent d'admettre le talent pictural des \u201csauvages\u201d de l\u2019âge du renne.Or, les artistes de Lascaux surclassent sans conteste leurs confrères ibériques\u201d.J Et c'est ainsi, d\u2019après la revue Beautés de la France (no 23) publiée par Larousse, que furent mises à jour les images d\u2019un bestiaire mural fabuleux qui s'étend sur 200 m de parois et qui, préservé par un effondrement, resta dans l\u2019ombre et \u2018e mystère pendant 17 milliers d\u2019années.Inédit.MERCI Ton indubitable présent, cet amour par delà les temps Dieu des couleurs et des lumières tu as fait pour moi tes aurores tu as fait pour moi tes couchants je n\u2019étais qu\u2019un infime atôme dans le génie de ta pensée tu m'as comptée dans l\u2019Infini.À cet Amour, je crie merci.MARCELLE BACHAND-FOURNIER LA Méditation transcendantale Maharishi Mahesh Yogi et la science de l\u2019intelligence créatrice par JACK FOREM Ce livre a été présenté pour traduction aux Editions de l'Homme par l'Association Internationale de =\u2014 Méditation transcendantale de Montréal en raison de l'approche sérieuse de l'auteur.En effet, Jack Forem a su faire ressortir les effets profonds de cette technique enseignée par Maharishi Mahesh Yogi.Depuis plus de quinze ans, les aleptes de la médiation transcendantale se comptent par dizaines de milliers et leur nombre croit à un rythme stupéfiant.Selon Maharishi Mahesh Yogi, cette technique, aspect pratique de la science de l'intelligence cr:atrice, apporte une solution globale et permanente aux souffrances et aux problèmes les plus cruciaux de notre monde.Jack Forem fait plus que nous présenter l'historique du mouvement ou nous exposer les effets bénéfiques, tant physiologiques que spirituels, de la méditation transcendantale.Les témoignages de nombreux méditants, les résultats d\u2019études scientifiqques, l\u2019appui officiel de plusieurs Etats américains et de plus d'un millier de collèges et d'universités qui ensei- la S.I C.\u2014 et ce, dans les seuls Etats-Unis \u2014 sont la preuve éclatante de la valeur de cette technique qui permet d'atteindre le champ illimité de I'Etre, donc la plénitude infinie.Facile à apprendre si on suit les directives d'un instructeur qua- liflé ct formé par Maharishi lui- même, cette technique ne requiert aucun effort mental ou physique et est accessible à tous sans exception.Le lecteur trouvera en annexe un bref historiqque du mouvement au Québec ainsi que la liste desp rincipaux centres de médiation transcendantale, LA MEDITATION TRANSCENDANTALE, par Jack Fo rem, un livre de 299 pages, est en vente partout au prix de $6.\u2014Les assurances sociales datent de 1928 et les allocations familiales de 1932.\u2014\u2014 \u2014Une goutte de nicotine pure sur la langue d'un chien suffit à le tuer en quelques secondes.Page 7 Mgr Tessier hospitalisé Depuis quelques mois, Mgr Albert Tessier est hospitalisé au Centre Hospitalier Cooke a la suite d'une attaque de paralysie.Maintenant âgé de 80 ans, l'éminent éducateur lutte vaillamment pour recouvrer la santé.Mgr Tessier est l'une des gloires du Séminaire dont il a profondément marqué l'évolution.Tout dernièrement les téléspectateurs pouvaient le voir et l'entendre au petit écran dans la série Rencontres.Le Bien Public forme des voeux pour que Mgr Tessier, à l\u2019arrivée des beaux jours, revoie encore Tavibois, ce coin de terre qui lui est cher.C.M.La campagne de Bon Maintien 1976 La semaine du Bon Maintien, un événement qui se renouvelle annuellement au Canada ainsi qu'aux Etats-Unis, a eu lieu du ler au 7 mai, cette année, Au pays, cette semaine du Bon Maintien est une initiative de l'Association Chiropratique Canadienne (C.C.A.) qui ne néglige rien pour en faire un événement aussi retentissant et bénéfique que celui réalisé par nos voisins du Sud, La semaine du Bon Maintien a pour but d'attirer l\u2019attention de la population sur l'importance primordiale d\u2019un parfait équilibre des structures osseuses et musculaires sur l\u2019état de santé des individus.En fait, la santé et bien être de chacun dépendent dans une large mesure des habitudes de bon maintien et ce, en toutes circonstances : debout, assis tout comme à la marche et couché; Il est effarant de constater à quel point la vie moderne peut nous entrainer vers un relâchement progressif à ce sujet.Les circonstances, connaissant cette situation déplorable plus que quiconque, sont désireux \u2018d\u2019éveiller la population et la convaincre de l'importance du bon comportement physique.» .Profitons donc de l\u2019occasion de cette semaine du Bon Maintien pour adopter des habitudes qui assurerons une structure bien équilibrée et saine, Ne soyons pas des \u201cTour de Pise\u201d ambulantes.\u2019 L'Association des Chiropraticiens de la Mauricie.LOUIS BOURDON, d.c.Responsable du Comité de la Semaine du Bon Maintien, Un concert de la Maîtrise Notre- Dame-du-Cap Comme par les années passées, la Maîtrise Notre-Dame du Cap donnera un concert le soir de la fête des mères, La'Maîitrise est sous la direz- tion du père Marcel Chéniero.m.i., et ce concert promet d'ê- tre des plus intéressants.La programmation en est variée pour satisfaire tous les goûts.C'est un rendez-vous, au sous- sol de la Basilique, , dimanche soir, le 9 mai à 20 heures et trente.Nous joignons quelques billets à titre complimentaire pour vous remercier de la publicité .que vous nous ferez.Roland Boivin, agent de relations extérieurs Merci, Page 8 \u2018LE BIEN PUB La Maison P.-A.Gouin investit de nouveaux millions \u201c Le centre de distribution de la Maison P.-A.Gouin était inauguré officiellement, dernièrement en présence de nombreux invités d'honneur.L'édifice érigé au coût de 2.3 millions de dollars s'étend sur une grande superficie.Sur cette photo prise pour la circonstance, on peut reconnaître, outre le mâire Gilles Beaudoin, MM.Jean-Pierre Gauthier, président de PA.Gouin et de M.Robert Beaudry, directeur.général.La maison P.-A.Gouin est trifluvien- ne à cent pour cent.C\u2019est le seul grand commerce de chez nous à s'ê- tre affirmé de la sorte.(Photo André Bouchard) LIC NOS AIGLES ONT PASSE À L'ACTION , Vendredi, 23-30 avril et 7 mai 1976 Avec l'arrivée de la saison estivale, le baseball a débuté avec une nouvelle édition des Aigles, qui ont joué leur première partie au Stade le 17 avril dernier.À cette occasion le maire Gilles Beaudoin lança là première balle, à la mine réjouie du nouveau président des Aigles, M .André Young, UN FESTIVAL ALLEMAND A TROIS-RIVIERES (Photo André Bouchard) yo pA socere ON peut CANADIENNE vaincre le cancer \u2018 Pp 4 «4 Voyages \u2014\u2014 4 BEAU-MONT ue sg.wy travel Le Festival Allemand qui s'est déroulé au Motel Le - y ; i Montréal - Baron de Trois-Rivières, a attiré plusieurs fins connais- |_| J Trois-Rrvières shaminigen 274 4304 seurs.Cette semaine avait pour but de souligner l'érec- | tion de deux Motels du genre en Allemagne.Un grand ww La Tuque \u2018 Grand'Mère Victoriaville lancement avait lieu pour souligner la chose eï pour l'oc- y 523-3351 538-1701 758-7553 casion, des mets allemands étaient présentés tout au long de la semaine.C'est ainsi qu'on peut reconnaître outre le cuisinier typiquement aliemand, M.Ulrich Seldner, directeur régional de Lufthansa pour l'Est du Québec qui a fait tirer un voyage, pour deux personnes, en Allemagne.Nous voyens sur la photo Mme Jacqueline Landry, hôtesse et M.J.Cole, gérant du Le Baron._ (Phéto André Boucherd) la plus importante société de fiducie canadienne - française TRUST GÉNÉRAL Floride palin Ihe cesesesessss-DUCANADA VALEURS DE PLACEMENT\u2018 \u2018 MEMBRES DE L'ASSOCIATION CANADIENNE DES COURTIERS EN VALEURS MOBILIÈRES SERVICES FIDUCIAIRES COMPLETS Edifice Place Royale, Trois-Rivières ÉDIFICE MATTEAU- / 602, 6e AVENUE / TÉL.538-8628 / GRAND'MÈRE, QUÉ.Tél: 378-4875 SUPER-LOTO 281702191121\" *10,000 EXEC 1 o[6l4[1]8[2]**\" *10,000 godt, Bi \"7500 MERE TES 114/21215)6)1| \u201d\" 10,000 EME 58 114/413/9/210|\"\" *10,000 Tax 2/3141519/4/4 =\" ocre BE 5806 * El 2/5(1/6/9]4]6]° *10,000|12°] \u2018sisi 48/19] *1,000 RET 2418/66/62] *10,000[13 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