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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
lundi 1 août 1864
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1864-08-01, Collections de BAnQ.

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[" {Frame de Port.) mic année.Sainte Anne de la Pocatière, ler août 1864.\u201c Révé M.H.Hainelin ST THOMAS (Montmagny) Numéro 19, ABONNEMENT: {ANADA \u2014 35.9d., payable invaii- ablement d\u2019avance.ARANGER \u2014 6s.3d.(Affranchir.ii.:r s\u2019abonne pas pour moins de 6 mois » \u2018a cuvrre est la dernière raison des peuples \u2018Agriculture doit en être ia première.CETTE DES CAMPAGNES Journal du Cultivateur et du Colon.ANNONCES: Première insertion Sete.la ligne, Insertions subséquentes 2 « \u201c Pour annonces à long terme, conditions libérales.Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver notre nationalité, PARAISSANT TOUS LES QUINZE JOURS.CAUSERIE AGRICOLE.DES ENGRAIS STIMULANTS, Du plâtre.(Sutte.) thule sont les terrains sur Tesquels on doit employer le plâtre ?*ratre les faits que nous avous donnés dans notre dernière Cau- \u201cue, il en existe beaucoup d\u2019autres qui démontrent clairement y\u201d le plâtre ne produit des effets remarquables, et ne doit être vip} jé que sur des terrains fertiles, quelle que soit leur nature, tuplétement privés d'humidité surabondante.Ces faits con- lument l\u2019opinion qu\u2019avait émise le pasteur Mayer, à savoir que ret enyrais n'agit que sur les terrains bien sces, bien exposés, et 4 il est sans action sur les terrains ombragés et humides.l'outefois, c\u2019est à tort que l\u2019on concluerait que le plâtre ne \u2018al pas être utilisé dans les localités où les terres sont argileuses, luveque ces sortes de terres sont toujours plus humides, plus traces, que les sols légers.Les terres argileuses, riches et crllrs à sous-sol perméable, peuvent être plätrées avantageuse- enti parce qu\u2019elles ne sont pas du nombre de celles qui sont hp mouillées ou trop compactes au inois de mai ou de juin.MODE D'APPLICATION DU PLATRE.\u2018que le plètre soit employé cru ou cuit, dans les deux cas il fast, avant de le répandre, qu\u2019il soit réduit en poudre.La poudre de plâtre doit être répandue sur les plantes en végétation, l\u2019est-à-dire lorsque les feuilles et leur ramification couvrent la \u201crface de la terre.Plusieurs agriculteurs repoussent ce procédé et soutiennent vd faut le répandre directement sur le sol, c\u2019est-à-dire avant vis les Teuilles ombragent la surface du terraiv, nu avaut, où \"\u201cidaut, ou après l'exécution des semailles.I! cn est même qui enterrent le plâtre pur un labour et qui se félicitent de cette opération.Ce résultat est-il suffisant pour engager le cultivateur à renoncer à le répandre sur les plantes en végétation ?Evidem-° ment non.Si ce succès démontre que le plâtre agit aussi sur les organes souterrains des plantes, et qu\u2019il est aussi absorbé par les racines, l\u2019opinion d\u2019un grand nombre d\u2019agronomes et des plus éclairés, appuyée sur une longue expérience, condamne cette manière d\u2019employer le plâtre, et prouve que cet engrais ne produit jamais plus d'effets que lorsqu\u2019an le répand sur une prairie assez avancée dans la végétation pour que les feuilles couvrent en partie la terre, sans que les tiges commencent à se montrer.DANS QUEL ÉTAT DE L\u2019ATMOSPHÈRE DOIT-ON RÉPANDRE LE PLATRE.Doit-on répandre la poussière de plâtre par un temps sec 1 Les feuilles doivent-elles être couvertes de rosée ou d\u2019bumidité ?Cet engrais ne doit être appliqué que lorsque les feuilles des végétaux sont couvertes d\u2019humidité produite par une pluie récente où la rosée, afin qu\u2019il reste adhérent aux feuilles.On peut aussi utiliser quand l\u2019atmosphère est bumide, lorsque le temps est courert.1! faut éviter de l\u2019appliquer quand le temps est pluvieux ou sèc.En général, on doit répandre le plâtre le soir ou de trés-grand tnatin.Ces règles pratiques, qui sont appuyées sur l'enseignement d'un grand nombre d\u2019agronomes expérimentés et trég-éclairés, ont été combattues par plusieurs cultivateurs.Les uns sputien- nent que le plètre doit être appliqué par un temps sec, ils affirment que leur expérience personnelle démontre que le plâtre ne produit d\u2019heureux résultats que loraqu\u2019il tombe en grande partie sur le soi, Doit-on conclure de celte opinion qu'il faille renoncer à apph- quer le plâtre sur les feuilles, alors qu'elles sont humides 7 et est- 146 GAZETTE DES CAMPAGNES.il rationnel de recommander de ne l\u2019employer que par un temps sec ?Non, car cette expérience ne peut détruire des faits sane- .tionnés par des observations de plus d'un demi siécle.Du reste ce résultat n\u2019a rien d\u2019extraordinsire ; on sait qu\u2019il n\u2019est aucune substance fertilisante dont les effets soient aussi extraordinaires et variables que ceux de la poudre de plâtre.\"Toutes choses égales d\u2019ailleurs, l\u2019application du plâtre ne doit avoir lieu que lorsque le temps est calme.Répandu par un très-grand vent, il peut être transporté hors du champ ou répandu très-inégalement sur les plantes.Encore une fois, le matin où le soir est l\u2019époque du jour la plus couvenable.A ces moments de la journée l\u2019atmosphère est rarement agité et les feuilles des plantes sont ordinairement couvertes d'humidité.Or rien ne peut contribuer autant à une égale répartition du plâtre, comme l\u2019observe si judicieusement, le savant agronome français, Boussingault, que le saupoudrage des feuilles humides.Le plâtre qui s\u2019y attache, ne s'en détache que peu à peu, et elles le répandent dans tous les sens, à mesure que le vent les agite et les dessèche.£POQUE DE L\u2019ANNÉE OÙ L\u2019ON DOIT RÉPANDRE LE PLATRE.Le plâtrage doit-il avoir lieu au printemps, en bté où en automne Ÿ Les saisons ont-elles une influence favorable ou nuisible sur les effets du plâtre ?Les plâtrages ne doivent être exécutés qu\u2019au printemps, dans es mois de mai, de juin, alors que les feuilles des plantes sont assez développées pour que la presque totalité de cet engrois soit retenue par elles.Toutefois, on peut plâtrer plus tôt si le climat et le so! sur lequel on veut répandre le plâtre sont secs et brûlaots.D\u2019après certains agriculteurs, le plâtre produit des effets extraordinaires dans les terrains sablonneux et argileux, si les mois où il doit être répandu sont à la fois chauds et humides, tandis qu\u2019il à généralement peu d\u2019effieacité dans les terres sablonneuses si le printemps est sec et chaud, sec et froid, ou humide et froid.Les plâtrages pratiqués en automne ne réussissent presque jamais.On a remarqué que Ia gelée, même la plus légère» arrête subitement l\u2019action de cet engrais, même lorsque la température devient favorable.Cette remarque a été confirmée par les observations de deux savants agronomes, qui ont constaté que le plâtre n\u2019agit pas sur les plantes quand, après son application, il survient des gelées Ainsi, il est donc admis universellement que le temps le plus propice pour commencer les plâtrages est le printemps, lorsque les gelées ont cessé et que la végétation est un peu avancée.Des lignes qui précèdent, uous concluons : To.Que le plâtre ne doit être répandu que lorsque les plantes sont assez développées pour couvrir la terre ; 20.Qu\u2019on ne peut l\u2019employer que lorsque les feuilles sont couvertes d'humidité ; j 30.Que les plâtrages exécutés au printemps sont ceux que l\u2019on doit regarder comme les plus favorables ; do.Qu'ils ne doivent avoir lieu que lorsque les gelées ne sont pas à craindre ; 50.Que les sols seca doivent être plâtrés plus tôt que les terrains humides ; 60.Enfin, que le plâtre ne peut être appliqué que quand le temps est calme.(A continuer.) ee ee HISTOIRE DE LA QUINZAINE.Les principaux événements du jour en Europe sant d\u2019abord la clôture de la conférence de Londres relaii.vement au Danemark.Ceite conférence, comme on s\u2019y attendait assez généralement, n\u2019a pas eu de suite favorable.Si le Danemark garde son intégrité et s'il revient à l'état de paix, les plénipotentiaires des: grandes puissances européennes, réunis à Londres pour ce grand objet, n\u2019y auront peu où point coniri- ué.Ce qui établit, une fois de plus, que les habiles de la politique actuelle par tout le monde contemporain, sont en général peu heureux dune leurs conférences, leurs congrès, leurs protocoles, enfin dans toutes les ressources et les intrigues de la diplomatie courante.Cependant, on parle de paix, à l\u2019occasion du Danemark.Lui-même, ce pelit et ancien royaume, où le patriotisme, la bravoure ct l\u2019honneur ne manquent point, est à la veille, dit-on, de se donner la paix, eu sacrifiant, s\u2019il le faut, certains droits secondaires pour conserver son autonomie, et tous ses droits et ses institutions de premier ordre.C\u2019est là de la sagesse, devenue rare aujourd'hui chez les nations comme chez les individus.-La Belgique est en pleine crise, non pas (ant, comme on le croirait, sous le rapport purement minis tériel, que sous le rapport politique et même social: La Belgique, comme la Suisse, est infestée depuis longtemps de Francs-maçons et d'institutions révola- tionnaires en tout genre, composées d'hommes ennemis de tout ordre chrétien dans la société européenne.| Par le système politique qui prévaut aujourd\u2019hui dans le monde constitutionnel ct parlementaire, système fondé sur l\u2019idée révolutionnaire de la souveraineté du peuple, ces hommes, comme le petit nombre de ceux qui tiennent encore aux vrais el antiques principes de la société chrétienne, se trouvent à posséder le droit légal et politique de viser, comime tout le monde, à la possession du pouvoir gouvernemental.Et comme là surtout, par l'expérience qui en a déjà été faite, leur passage au pouvoir a été marqué au coin de l\u2019impiété et du désordre moral dans la société et dans l'éducs- tion, il s\u2019en suit tout naturellement que des luttes fré- fuentes ont surgi et surgissent encore entre ces hommes le malheur et ceux qui croient que la société, comme l'individu, ne vit pas seulement de pain, de progres matériel et de philosophie indépendante, mais de doctrines vraies et invariables pour régler et contenir l'es prit et le cœur de l\u2019homme, Cette fois, les hommes vrais principes paraissent avoir obtenu aujourd\u2019hui, \u20ac Belgique, un heureux ascendant, qui fait espérer an GAZETTE DES CAMPAGNES.147 nouvelle et honorable lutte contre leurs adversaires.Les choses en sont rendues à un tel point entre les deux camps, que des journaux annoncent que la Belyique ne subit pas tant une crise ministérielle, comme nous venons de le dire, qu\u2019une de ces tristes époques trausitoires et pleines d'angoisses qui met Un pays à la veille d\u2019une révolution et à deux doigts de sa ruine.Hélas ! si le bal révolutionnaire commence de nou- vean en Europe, et que la Belgique en soit le salon Jattente, il est certain que la conlagion gen répandra lien vite comme un torrent, tant le mal est accumulé depuis longtempe dans les peuples et dans leurs chefs sbusés ou aveugles.Il fait bon voir aujourd\u2019hui sur ces Iristes apparences qu'offre la société actuelle par toute l\u2019Europe et par tout le monde civilisé, les don- tées si chrétiennes et presque prophétiques des De Maistre, des Donoso-Cortès, des Bonald, des Marrinet, des Balmès, des Laurentie, et de bien d\u2019autres publicistes éminents inspirés aux sources les plus pures du vatholicisrmne, et non au flambeau agité et peu sûr d\u2019un constitutionalisme rationaliste ou protestant.La Belgique, heureusement, va revoir dans son sein, à Malines, comme une nouvelle session de cette assemblée illustre de catholiques éclairés, réunis et siégeant, l'année dernière, dans la même ville.Mls étaient là pour considérer, uniquement au point de vue catholique, les intérêts extérieurs et pratiques de l'Eglise et de la Société.C\u2019est un honneur dont ce petil pays doit être bien légitimement fier ; et c'est en mêtne temps un encouragement bien haut pour les vrais catholiques de ce royaume.A eux de se mou- ter les premiers prêts à tout faire, dans l\u2019ordre de leurs attributions purement laïques, afin de conserver à la Belgique son droit public chrétien et ses institutions civiles el religieuses fondées sur ce droit.Outre |p que les Belges, par cette conduite, se constitueront les restaurateurs de leur patrie, ils auront encore la gloire d'uflrir à toute l\u2019Europe catholique un magnifique exemple ce que peut la vérité, dans l\u2019ordre laïc, avec la charité, la justice, le désintéressement et l'union, pour servir utilement non seulement l'Etat, mais surtout l\u2019Église qui lui est lié comme l\u2019Âme l\u2019est au corps humain.À celle occasion, nous devons dire que les discours prononcés au congrès catholique de Malines, l'an dernier, par quelques-uns de ses membres les plus émi- nenls, notamment par MM.de Montalemberl et Cochin, n'avaient pas Été lout-à-fait exempis de certaines nuances par trop libérales.Le Saint Père en avait écrit au Cardinal archevêque de Malines, tout en louant Pesprit général qui avait réuni les catholiques.Cette année, pour rendre une telle assemblée plus catholique en fout et avant tout, Pie IX en a tracé lui-même le programme des délibérations, qui fixe la part permise aux laïcs tant dans les délibérations que dans les Œuvres à créer, ou à maintenir pour le bien de l\u2019Eglise elde l'Etat aux temps difficiles où nous sommes.Quant à la doctrine catholique, n\u2019importe quel objet elle embrasse, ou qu\u2019elle concerne, que cet objet soit politique, social on domestique, c'est au pontife suprême à donner l'initiative, la règle et la sanction à tous ceux qui, laïcs ou simples prêtres, veulent l\u2019enseigner où l\u2019exposer, ou la défendre.C\u2019est pourquoi le Saint Père vient d\u2019adresser à l\u2019illustre comte de Montalembert une lettre pleine de louange sans doute pour les services et le dévouement de cet éminent catholique, mais aussi comportant de sages el paternels avertissements sur la vraie manière de défendre ou d'exposer la vérité catholique relativement surtout À tous ces systèmes de libéralisme politique qui ont cours aujourd\u2019hui par tout le monde civilisé.C\u2019est au mois d\u2019août de celte année qu\u2019aura lieu, à Malines, la deuxième assemblée du congrès catholique.Tout s\u2019y prépare pour que cette assemblée soit à la fois pour tous les vrais catholiques, une règle de conduite dana les jours turbulents et confus de l\u2019é- ue, et aussi un nouveau et puissant moyen de servir l'Eglise et la société dans leurs intérêts du dehors.C= moyen semble venir d'autant plus à temps que, hors de la Belgique, l\u2019impiété et le désordre des mœurs publiques, créé par l\u2019affaiblissement de la foi dans les masses, menacent de surgir de nouveau pour opérer partout l\u2019anarchie et la ruine.En France, le misérable auteur de la Vie de Jésus, après avoir été privé de ces emplois scientifiques par le gouvernement de Napoléon, bien inspiré encore cette fois, s\u2019est rabattu sur la Vie et les œuvres des apôtres, sur l\u2019Ecriture sainte et sur lout l'édifice inébranlable du christianisme.C\u2019est le Voltaire du jour dans sa rage folle et inconcevable contre Jésus-Christ, son Eglise et la société chrétienne.Pour lui aider dans cette triple œuvre de démence ou d\u2019infernale malice, des adeptes dignes de lui ont publié des livres également anti-chrétiens, dont le but final et rochain, si on les laisse faire, est de substituer au catholicisme le rationalisme le plus extravagant.On a vu sur l\u2019un de-nos journaux canadiens les savoir- faire des solidaires en Belgique.En France, en Italie, des sociétés perverses, ancieanes et nouvelles, s'apprêtent sous main à surgir de terre, afin de tenter encore une fois au dehors le règne de libéralisme, c\u2019est- à-dire du rationalieme porté à toutes ses puissances.Voilà l\u2019ennemi du jour, contre lequel Pie IX a élevé souvent la voix pour l'avertissement public et privé du monde catholique d\u2019abord, puis de toutes les sociétés qui se disent chrétiennes.C'est de cette source libérale et rationaliste qu\u2019est sorti de nouveau et tout récemment, en France, lc cri banal contre la peine de mort.Vraiment les temps sont bien chuisis pour proférer ce cri et s\u2019attrouper, à cette fin, aux portes d\u2019un sénat, quand le meurtre est à l\u2019ordre du jour et sous les circonstances les plus monstrueuses, dans les grandes villes de l\u2019Italie anne- zée et régénérée ; et qu\u2019ailleurs, il ne tient presque plus, dans sa répression, ni aux principes de la religion, ni aux lois de l\u2019honneur.La justice humaine seule, la justice libérale, le considère encore, quelque part, comme une atteinte grave à la sécurité des individus ui tombent sous ses coups.C\u2019est pourquoi elle le fait venger parfois, mais la chose s\u2019adoucit tous les 145 GAZETTE DES CAMPAGNES.jours; À tel point que la peine de mort cat à la veille d\u2019être condamnée à tout jamais par l'opinion! Eh bien ! remettez Dieu en tête de ce droit, et non le ra- fionalisme social ou politique du jour, et vous aurez la vérité et la justice complèles.La France donc, elle aussi, est travaillée ds nou-l veau par de bien méchantes doctrines et de bien mé-! chants hommes.En Italie, tous le disent, \u2019éruption volcanique des brigands de toute espèce est à la veille d'éclater.Un seul souverain peut-être, parini tous ceux qui règnent aujourd\u2019hui sur l\u2019Europe monacée de si près et clepuis si longlemps, ne sera point pris par surprise dans la tourmente qui s\u2019avance : c\u2019est le roi-pontife, la e}f du monde social, le plus éclairé des politiques chrétiens, et l\u2019espérance et la gloire de l\u2019Église contemporaine.Revenant sur notre continent, on voit avec plaisir que les bonnes nouvelles reques du Mexique se con- irment, et que l'ordre et la paix générale ont les meilleures chances de s\u2019établir duns le nouvel empire.Noue aimerions bien pouvoir en dire autant des voisins qui entrent, il est vrai, dans certaines voies de pacification bien désirables depuis longtemps.Comme au Danemark, ces premières voies de paix semblent venir d\u2019un proprio motu tout national.Rien de mieux.Le concours des puissances étrangères dans ces querelles de famille, n\u2019est jamais bien désintéressé : l'histoire du jour ne le constate que trop.Quant à nos propres affaires publiques du moment, les journaux étrangers annoncent qu\u2019un s'occupe assez sérieusement de nous dans le Parlement anglais au sujet d\u2019une force armée en Canada et des fortifications à créer ou à restanrer dans ses places militaires.Dans les environs les plus prochains de Québec, à la Poiute Lévis, on voit depuis un certain temps des ingénieurs du service actif occupés à (oiser et à lever «des plans en tout sens.Tout cela se fait, comme de droit, le plus pacifiquement possible ; Dieu veuille que ces préliminaires obligés ne nous annoncent point nécessairement le terrible fléau de la guerre! qu\u2019ils soient seulement pour nos ennemis futurs un avertissement et un porte-respect.À travers les enntradictions manifestes qui signalent l'étut de notre politique canadienne, on vient a déme- ler assez facilement : lo.Que tous nos journaux s\u2019oceupent fortement des nouvelles combinaisons gouvernementales ; 2o.Que le débat actuel, tel que commencé de part et d'autre, est visiblement imprégné de l\u2019eeprit de parti, comme l\u2019a dit te journal l\u2019Æcho, et comme l\u2019a pressenti assez facilement le Z'rue Witness.D'après ce qu\u2019on lit dans deux journaux, l\u2019un de Montréal, l\u2019autre de Toronto, les partis tendent, ou du moins quelques-uns de leurs membres, à accaparer l\u2019assentiment du clergé pour ou contre les plans projetés.A l\u2019une de ces tentatives, Monseigneur de Montréal répond que le clergé de son diocèse ne se mêle point aux partis politiques.A l'autre, le True Witness, demande au Freeman de Toronto oii il a pris la nouvelle que la hiérarchie, l\u2019épiscopat canadien catholique, était en faveur des nouveaux plans.Toutes ces tentatives sont douc pour le moins prématurées : et mieux serait de laisser le clergé parler unanimement et en corps complel, ayant ses chefs en lête, vj) juge devoir parler tôt où tard.C\u2019est ainsi qu'il a fait au sujet de l\u2019Union des Canadas.Toutes nos misères politiques n\u2019en deviendraient peut-être pas pires si on voulait de part et d\u2019autre s\u2019en tenir À celle voie de respect, de prudence et de meilleure issue.er Ll AO co CORRESPONDANCE.Culture du melon.(Suite et fin.) Si l\u2019on veut récolter de beaux fruits de toutes ces rariétés, il est nécessaire de ne pas laisser plus de 3 4 4 melons sur chaque plant ; si on en laissait un plus grand nombre, on serait exposé à n\u2019en avoir que des petits, et l\u2019espèce pourrait venir a se détériorer.Il vaut mieux récolter 3 ou 4 beaux mieluns sur chaque pied que d\u2019en avoir 7 ou 8 petits et chétifs.Comune le melon est un fruit exquis, et qu\u2019on regreite de n\u2019en pouvoir plus servir dès la fin de septembre, on doit aimer à le conserver le plus longtemps qu\u2019il est possible.On peut y parvenir par les moyens suivants: pour les melons proprement dits, si l\u2019on veut les conserver pendant quelque temps, on eueille les fruits avant leur maturité complète ; on leur conserve la totalité de leur queue et un peu de leur tige ; on les enveloppe de paille sèche et fraiche, on les isole les uns des autres et on les place daos une chambre sèche et froide, à l\u2019abri de la gelée.Mais, c\u2019est à peine, si dans notre pays, on peut les conserver aini pendant un mois, [es melons d\u2019eau se conservent bien plus facilement ; avec la mêne précaution, on peut les conserver pendant trois ou quatre mois.En Frauce et en Ttalie, on parvient ainsi à conserver des melons d\u2019une année à l\u2019autre,-ce qui n\u2019est pas possible en Canada, vid la rigueur et fa longueur de l\u2019hiver.Dane un premier article sur la culture du melon en Canada, j'ai promis de dire quelque chose sur la culture du pastéque ou melon d\u2019eau: Je views aujourd\u2019hui, Monsieur le Rédactem, avec votre permission, et comptant sur votre bienveillance, accomplir lu promesse j'ai eu l'honneur de vous fuire, alors sur la culture du pastèque, lagnelle réussit fort bien avec notre climat.Après tout ce que j'ui dejà dt sur la culture du melon proprement dit, il me reste bieu peu de chose à dire sur celle du pastéque ou melon d\u2019eau, que l'on ne peut pas faire croitre en France, d\u2019après ce que je puis voir dans les auteurs français qui traitent du jardinage, taudis qu\u2019il pousse si bien en Canada, quoi- qu\u2019il ait besoin de plus de chaleur encore que le melon ordinaire\u201d La manière de le cultiver est la même que pour le premier, excepté nn\u2019on ne doit nullement le tailler.; Quant au terreau, je dois faire remarquer qu'il n\u2019est pas ue- cessaire, et même qu'il n\u2019est pas bon qu\u2019il soit de la même composition que celui du melon proprement dit.Une terre franche mêlée d\u2019un quart de fumier de vache bien pourri avec un autre quart de terre légère et friable, formera un excellent terreau où l\u2019on pourra facilement récolter des pastèque de 18 à 20 fivres, si la saison et l\u2019exposition sont favorables.; , Si l\u2019on veut prévenir l\u2019effet désastreux des vents qui, parfois, déracinent les plants du pastèque ainsi que ceux den autres me- lons, mêlent et cassent les courants, je conseille fortement de GAZETTE DES PAMPAGNES.149 | licher en terre, sur les courants, des pelits éclats de bois que, l'on enfonce en croix de pluce en place, pour les fixer sur la terre, nfin que les vents ne puissent pas trop les agiter.Je considère ce procédé comme un excellent préservatif contre la fureur des vents qui, souvent, à force d\u2019agiter et de secouer fortement les jeunes plants et leurs courants, les détruisent entièrement.Je ne connais pas de pays où le melon d'eau pousse en pleine terre aussi facilement et aussi abondamment qu\u2019en Chine, et l'on connait le goût extraordinaire que les chinois out pour les graines de pastèques.11 y a en Chine (rois espèces de melon d'eau, la première, à chuir écarlate, la seconde, à chair blanche «t la troisième à chair jaune ; cette dernière espèce est ordi- urement d'une saveur plus delicate que les précédentes.\u2014Je ne cultive, dans mon jardin, que le pastèque a chair écarlate.\u201c Le pastéque est, en Clune, un fruit de grande importance, dit an voyageur, surtout à cause de ses graines, pour lesquelles les Chinois sant possédés d\u2019une véritable passion ou plutôt d\u2019une démangeaison insuppoitable, On se souvient peut être de ce vieus mandarin d\u2019honneur dont on nous avait affublés dans Ia capitale du Selchouen, et qu\u2019on eût dit avoir été créé et misau monde tout exprès pour éplucher et croquer des graines de melons d\u2019eau.Dans certaines localités, lorsque la récolte des pastèques est abondante le fruit est sans valeur, et le propriétaire wy attache de prix qu\u2019en considération des grains.Quelquefois on en transporte des cargaisons, sur les chemins les plus fréquentés, et on les donne à dévorer gratuitement aux voyageurs, à la condition qu\u2019ils auront le soin de recueillir les graines et de les mettre de côté pour le propriétaire.Par cette générosité intéressée on a la gloire, au temps des fortes chaleurs, de rafrai- chir et de désaltérer le public ; puis on s\u2019évite la peine de fouiller dans les mines pour en extraire le trésor qu\u2019elles recélent dans leurs flanes.* Les graines de pastèques sont, en effet, un véritable trésor l'Our amuser et désenauyer à peu de frais les trois cent millions d'habitants de l\u2019empire céleste.Vans les dix-huit provinces, ces déplorable» futilités sont pour le monde un objet de friandises journalières.TI n\u2019est rien d\u2019u- tausant comme de voir ces étonnants Chinois s\u2019escrimer, avant pable de confondre les écarts de Imagination ta plus folle.On rencontre quelquefois sur les fleuves des jonques de baut bord uniquement chargées de velte denrée précieuse ; or croirait être, en vérité, au milieu d\u2019une nation appartenant à la famille des rongeurs.Ce serait un curieux travail et bien digne de fixer attention de nos grands faiseurs de statistiques, que de rechercher combien il doit se consommer par jour, par lune ou par année, de graines de inelons d\u2019eau, dans un pays qui compte plus de trois cent millions d'habitants ?Cependant, M, le Itédacteur, cette fureur extrême des bu- bitants du céleste empire pour la graine de pastèque, toute étonnante qu\u2019elle nous paraisse d\u2019abord, après quelques réflexions de notre part ne devrait pus pourtant beaucoup nous surprendre, nous, peuple civilisé, possédé de la passion xi extraordinaire pour Pimmopde petun el sa fumée.Ces quelques réflexions que j'aime à fuire ici en terminant mes articles sur la culture du welon et du pastèque me donnent presque l\u2019erivie de vous envoyer, dans quelques temps, un autre article sur Pusage si curieux du tabac que j'appellerai en attendant un à/füme petun, n'en déplaise à vos chers lecteurs et même\u2014res dictu mirabilis\u2014à vos aimables lectrices qui auraient la manie si drôle de la pipe et de la blague.UN AMATEUR DE JARDINS.Si nolre correspondant est décidé à traiter ce sujet, nous lui accorderons volontiers nos colonnes.a Enseignement agricole.Vingt bourses de $30 offertes à chacun des 20 districts Judictaires du Bus-Cunada.En annonçant, il y a plusieurs mois, une nouvelle si encourageante pour les jeunes gens qui veulent étudier l\u2019agriculture, nous pensions que purtout on s'empresserait de profiler de l\u2019avantage offert par la Chambre d'agriculture.Nous nous sommes trompé.Cet acte de libéralité de la Chambre a été accueilli avec la plus coupable indifférence.leurs repas oprès des graines de melons d\u2019eau, pour essayer en quelque sorte la bonne disposition de leur estomac et aiguiser lui doucement leur appétit.Leurs ongles longs et pointus sont, dans res circonstauces, d\u2019une précieuse utilité.Il faut voir avec quelle adresse et quelle célérité, ils font éclater la dure et coriace enveloppe de la graine pour en extraire un atôme d'amende et quelquefois rien du tout ; une troupe d\u2019écureuits et de singes ve fonctionneraient pas nree plus d\u2019habileté.\u201d * Nous avons toujours pensé que la propension naturelle des Chinois pour tout ce qui est factice et trompeur leur avait inspiré ce goût effréné pour les graines de pastéques ; car, s'il ex- ide dans l'univers, un mets décevant, une nourriture fantastique, c'est incontestablement la graine de citrouilles._ Aussi les chinois vous en servent-ils partout et toujours.Si des amis se réunissent pour boire ensemble du thé ou du vin de viz, il y a loujours l\u2019accompagnement obligé d\u2019une assiettée de graines de citrouilles, On en eroque pendaut les voyages, comme en parcourant les rues pour vaquer à ses affaires; si les enfants et les ouvriers ont quelques safrèques à leurs dispositions, c\u2019est à
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