Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 15 mai 1865, lundi 15 mai 1865
[" (Franc de d'art.4me année.Sainte Anne de la Pocatière, 15 mai 1865.ST THOMAS {AMUSE 7 Numéro 14.GAZETTE DES CAMPAGNES Journal du Cultivateur cet du Colon.ABONNEMENT: = 3s.94., payable invariablement d\u2019avance.Ou ne s\u2019sboune pas pour moins de six mois.\u2018Mi la guerre ext Ia dermibre raison des WOH adupies, l\u2019ugricalture dost en étre la pre- \u201cTHE mère.PARAISSANT ANNONCES: Ire insertion, = 8cts.la ligue Ume < ete,2uts, «6 \"Pour annonces à long terme, conditions libérales.\u2014_\u2014_\u2014 Finparons-nous du sol si nous vuu- lous conscrver notre natioualitd, TOUS LES QUINZE JOURS.NOTICE BIOGRAPHIQUE DE M.THOMAS BEN).PELLETIER Nous accomplisæons aujourd'hui la promesse que nous avons \u201c fuite dans notre dernier numéro, de donner une notice biographique du Kévd.M.Ths.Benj.Pelletier.Quoique peu cable de raconter dignement les principales époques de cette belle vie, Dous avouons néanmoins que cette tâche nous est douce, nous satisfaisons un besoin du oœur, celui du la reconnaissance.On comprendra facilement pourquoi en cette circonstance notre Guzelte ouvre ses colonnes à l'éloge de cet ami.Elle lui doit non seulement son existence, mais encore une partic de la prospérité dont ello jouit.De plus, M.Pelletier u travaillé pendant dix ans avec une rare uctivité à lu gloiro et à lu prospérité du Collége de Ste.Anne qu'il a toujours aimé tout partioulièrement.Il est donc bien juste que nous disions quelques wots à la louange de cc bienfaitour dévoué.Ses premièros années M.Ths.Benjamin Pelletier ost né à Kamouraska, lo 8 juin 1807.Issu de parents plus fuvorisés des dons de la piété chrétienne que des biens de la fortune, il avait puisé dès lu plus tendre enfunce cette foi vive, cet amour de l'ordre et du devoir qui furent le mobile des actions de toute sa vie.M.Varin, alors curé de cotte paroisse, ayant remarqué en lui d'excellentes dispositions pour l'étude, le favorisa d'une mu- nidre toute spéciale.II le confia à son vicaire, M.Morin, qui l'initis aux premiers éléments du latin.Comme il donnait les plus belles espérances pour l'avenir, on se déoida, vers 1822, à l'envoyer à St.Roch de Québec, à un Collége fondé per Mer.J.O.Plessis, et ouvert au mois d'octobre 1813.et établissement était dirigé par los chapelaius qui desser- vaiont l'église de cette localité.Ils furent eux-mémes employés comme régents, nous dit l'Abbé Ferland, dans aa biogra- pie do Mgr.Plessis.L'Evôque avait lui-même tracé le plan études qui tendait à abréger la longueur du cours ordinaire.On voulait favoriser les jeunes gens doués de talents et appelés à l'état écclésiastique.Au bout de trois ans, les élèves devaient savoir le latin, l'anglais, les mathématiques, ot avoir uc: uis des connaissances fort étendues dans la géographie et l'histoire.Le jeunc Thomas qui était du nombre des élèves studieux ct doués de bons talents, réussit parfaitement, et fit honucur au petit collége où il avait reçu les premières lecong duns les lettres et les sciences.Il passa de là au Séminaire de Nieulet, en 1824, pour y fai sa rhétorique et sa philosophie.La, comme à Québec il ee montra élève laborieux et pieux, et sut mériter la confiance et l'estime de ses supéricurs et de ses confrères.En 1827, son cours d'études étant terminé, il revint à Kawouraska sa paroisse natale.I fit un cours de droit sous l'Hon.J.B.Taché et fut admis à la profession.Pendant son séjour à Kamouraska, il avait su se faire esti- ter et apprécier à un haut dégré.Déjà il donnait des preuves non équivoques de ses dispositions littéfaires.D'un esprit vif, d\u2019une brillante imagination, d'un rare jugement, il avait tout ce qu'il faut pour réussir.Il abondait en bons mots en réparties fines et spirituelles.Ses remarques étaient toujours pleines d\u2019à propos.Ajoutez à cela un caractère gai, franc ot ouvert, et grand observateur de tout cc qu\u2019il voyait.On comprend de suite commont M.Pelletier, d'une apparence austère, était cependant le plus aimable des hommes duns la conversation ordinaire.Nicolet Après avoir vécu cinq ans dans le mônde, où sa piété ne se démentit pas un seul instant, M.Pellotior songea à embrasser l\u2019état ecclésiastique.Il fit connaître ses desseins à quelques prêtres éclairés, entre autres M.Bédard curé de Charlesbourg, et M, C, F.Painchaud, fondateur du Collége de Ste.Anne, qui l'encouragèrent fortement à poursuivre fa réalisation de vette idéo qui leur paraissait venir du ciel.M.Painchaud lui demanda l\u2019aide de ses services comme professeur dans son Collége.Mais les circonstances ne lui permirent do se rendre, selon son désir, à l'invitation du Curé de Ste.Anne Mgr.Signay lui ayant donné l'habit coclésiastique en jauvier 1833, l'envoya à Nicolet, qui alors avait besoin d'un nouveau professeur.Ii y enseigna les classes de littérature et de rhétorique pendant quatre ans, ot il s'aoquitta avec un grand suocès de ce rude labeur du profossorat.Or quiconque connait les difficultés et les obstacles de l'enseignemont, comprend tout le travail qu'il exige.D'ubord c'est une patisnoc inaltérable Wb GAZETTE DES CAMPAGNES.Le ~~ EE qui ne se décourage jumais, ni devant l'incapacité de celui-là, qui contribue directement à la bonne éducation.Il s'efforgait la paresse de celui-ci, la mauvaise volonté ou l\u2019étourderie de Mi de leur inspirer l\u2019amour du travail, et de l'étude, examinant , cet autre.De plus il faut beaucoup d'humilité pour supporter Mavco soin le caractère et lu tournure d'e rit d'un chacun, les manquements d'un certain nombre, et beaucoup de charité À s'efforçant de mettre dans la tête de chaque individu ces prin.pour compatir a Iignorance de quelques-uns et aux travers des lf cipes d'ordre et même d'économie, qu\u2019il est si important de fair.autres.A cela il faut unir une grande fermeté pour pou- [f pratiquer de bonne heure aux enfants.Il avait un tact admi- voir dominer toutes ces volontés d'enfants, fermeté unie à un M rable dans le choix des moyens d'émulation, dans Ja distribution certain fond de douceur qui leur fait pratiquer l\u2019obéissance JR des récompenses ou des châtiment, sans contrainte, et cela tous les jours, dans toutes les circons- À la fin de juillet de l\u2019année suivante, 1839, à l'ouverture tances, et pendant des années entières.Si encore le travail du M des vacances, M.Pelletier fit voir qu'il était vraiment digne rofesseur se bornait là; mais non, il a des cahiers à revoir, du poste qu\u2019il occupait, et de la confiance qu'ou reposait en Tes compositions À corriger, des explications à préparer.C'est lui.Il donna des.preuves non équivoues de son bon goût ct un sacrifice de tous les moments, et il est mille fois plus en-M de ses sentiments d'attachement à la maison de Ste.Annechaîné à sa tâche que le négociant à ses affaires.Aussi voilà [M On se rappelle encore vivement cette émotion qui, eomme pourquoi peu d'hommes sont capables de se lier pour la vie à ff un courant électrique, pempara de tout le monde, lorsqu'un cette profession.M.Pelletier avait ces qualités qui font le élève qui faisait l'éloge de M.Painchaud, tira tout à coup le bon professeur, ct ses élèves se rappellent avec bonheur l'hon-ÿ rideau qui voilait le portrait du glorieux fondateur dont les neur qu\u2019ils ont eu de avoir pour maitre.traits étaient profondément gravés duns tous les cœurs.Et Il établit à Nicolet uneécole de dessin qui réussit parfai-[M faisunt allusion aux commencements de l'institution, il dit - tement.* Comme vous voyez, l\u2019œuvre de M.Painchaud subsiste.II cst En 1837 le mauvais état de sa santé le força do laisser \u201c Leau de perpétuer cette œuvre.Il est digne de mérite d'en l\u2019enscignement.Il so retira à l'äslet chez son ami, M.F.[J développer la fin et l'objet, d'en assurer ln permanence ct la X.Delége.I] étuit diacre.Pendant ce temps de repos\u2026 \u2018* prosperité, ete.\u201d où il travaillait à refaire sa santé, il se rendit utile au Lans la suite, toutes ces séances qui couronnent la fin de tant qu\u2019il fut en son pouvoir, Il ne demeurait jamais oisif, il M l'année scholuire, organisées par M.Pelletier, eurent ce fallait continuellement un aliment à l'activité de son esprit.À brillant, cet éclut qui charment et attirent les amis de l'éduca- S'étant passablement rétabli, Mgr.Signay l'ordonna prêtre le tion et des lettres, et toujours il sut habilement fuite revivre le 18 octobre 1837, dans l'espérance qu'il pourrait rendre quel- souvenir de M.Puinchaud, cet éminent bienfaiteur de l'en- jues services à son ami qu se trouvait seul dans cette paroisse M funce.Discours, poésies, drames, tout était admirablement bien dejà assez populeuse.Il y resta plusieurs mois, faisant l'office M fait et bien choisi.Les élèves, préparés par lui-même, ou sous de vicaire.Pendant cet intervalle, il fut desservir la paroisse M ues yeux.se présentaient devant le public avec aisance et dignité.de l'Ange Gardien et de St.Jean Port-Joli, M.Boissonnault, Ÿ Ces séances n'avaient rien de fatiguant ; à lu suite des choses alors curé, se trouvant indisposé.sérieuses qui reclament une grande attention, succédaient des chants agréables, composés pour la circonstance, et une douce Ste.Anne .musique qui, par ses accords harmonieux, rehaussait encore [s À l'époque où nous sommes, 1838, le Collége de Ste.Anne M solennité de ces fêtes de famille.Aiusi les heures s\u2019écoulaient venait de perdre son bien aimé fondateur, le Révd.M.C.F.M rapidement et presque inaperçues, laissant toujours duns ime des élèves et des parents des souvenirs ineffaçables.Vers eutte époque, un nouveau besvin dans l'instruction de notre jeunusse se fuisait vivement sentir.Nos relations commerciales uvee l'Angleterre, les Etats-Unis et la population anglaise de ce pays faisaient de ln langue anglaise une nécessité pour les Canadiens français.Nos familles canadiennes qui des- tinaieut leurs fils au commerce ou aux positions un peu élevées daus ln société, étaient forcées de les heer dans des écoles protestantes, ou de les envoyer aux Etats-Unis.Car, outre que l'anglais s\u2019enseiguait comparativement peu dans nos colléges et nos principales écoles, il n'y avait pas d'enseignement spécial dans la langue anglaise pour le commerce ou l'industrie.Entre le collége et la petite école commune on ne trouvait rien.It fallait remplir une graude lacune.La Corporation du Collége de Ste.Aune pleine de confiance dans la divine Providence, sans autre moyen que sa bonne volonté et le désir d\u2019être utile A ses compatriots d'origine française, n'hésita pas à se mettre à l'œuvre.Mais il fallait introduire dans le cours d\u2019études une grande innovation, et circonserire les matières du cours purement classique, et celles d\u2019un cours exclusivement commercial et industriel, de manière que, l\u2019un et l\u2019autre, pussent marcher ensemble dans la même institution sans se nuire, dans une complète indépendance, ct sans allonger la durée du coursordinaire des études collégiales.M.Pelletier accepta le nouveau plan d\u2019études qui lui fut présenté, mais avec une grande réserve.C'était prudence, car les innovations en telles matières sont toujours pleines de dangers.Mais quand il cut compris que le cours classique, malgré cette Painchaud.Il avait cessé de vivre le 9 février de la même nonée.M.Alexi® Mailloux, Directeur depuis 1834, le rem- laçait à la cure avec le titre de Supérieur du Collége.M.F.Bite, employé dans l'institution depuis 1836, chargé de la direction des élèves et de l'administration du temporel, se trouvait accablé, et incapable par conséquent de suivre les études.Le besoin d'un second prêtre se faisait donc vivement sentir.Les yeux se tournèrent naturellement sur M.Pelletier qu\u2019on savait doué de toutes les qualités, et de toutes les aptitudes nécessaires ur remplir dignement le poste important de Préfet des Etudes.\u2018offre lui en fut faite, et il l'accepta de bon cœur, heureux de pouvoir par là prouver aux aumis de M.Painchaud, qui déploraient sa perte récente, toute la vénération qu\u2019il avait pour ce bienfuiteur de ln jeunesse et du pays.Il s'attacha aussitôt à l'institution comme à son œuvre propre.Aussi le reçut-on comme un ami en qui on avait pleine et entière confiance.Comprenant que, dans une institution comme celle- oi, le rôle d'un directeur des études est éminemment important, qu'il est l'âme principale de l\u2019instruetion des élèves, qu\u2019il doit embrasser d'un seul coup d'œil tout le plan des études et en suivre le mouvement jusque dans les plus petits détails, il s\u2019a pliqua tout d'abord à examiner avre soin le fonctionnement de tout l'ensemble.Il ne tarda pas À voir qu\u2019elles étaient les réformes urgeutes, nécessaires, qu\u2019il fallait faire.D'un regard sûr, d'un esprit pénétrant, il se rendit compte de tout en peu de temps, et il s'offorça d'établir l\u2019organisation la plus parfaite possible, qui put lui permettre de veiller à tout.Et fout cn poussant les élèves dans ln voie du progrès, il n'oubliuit pas ce profonde modification, ne serait aucunement affaibli, cc que l\u2019ex- érience a bien prouvé depuis, il se dévoua à sa réa isation.Après trois ans d'essai, en 1845, M.Pelletier, au nom de la Corporation, donna au public un compte-rendu de ce qui s'était fait, daus une brochure d\u2019une douzaine de pages.En dehors de sa charge de préfet des études, il ne demeu- rat pas inactif.C'est lui qui créa ces jardins qui embellissent les lieux de récréation du Collége, ct qui fit naître ce zvût pour l'horticulture qui subsiste encore.I! aimait beaucoup les fleurs, et il voyait dans les soins qu\u2019elles reclament un utile et agréable moyen d'employer avantageusement les moments de loisirs.Dès 1830, la seconde année de la fondation du Collége, un atelier de menuisier et de tourneur avait été établi par le second directeur, M.Louis Proulx, actuellement curé de Ste.Marie de la Benuce.Sous la surveillance de l'habile Directeur plusieurs ouvrages remarquables sortirent de cet atelier.Il y avait aussi quelques instruments de reliure.M.Pelletier eut garde de négliger d'entretenir parmi les élèves le goût des travaux manuels comme excellent moyen de délassement, de santé et d'utile distraction après de longues heures d'études.C'est ainsi qu'il a sauvé du naufrage plusieurs revues ct journaux qui forment aujourd'hui une eolleotion précieuse.Comme à Nieolet il a établi à Ste.Anne une école de dessin et d'écriture soignée qui s'est conservée jusqu'aujourd'hui.Tl avait ainsi travaillé à Suinte Anne, avec une cons tante ardeur, pendant dix ans, lorsque, dans les vucances de 1848, se sentant fatigué por ces longs et incessants travaux, il xe décida à demander sa retraite du Collége.Attuqué à dif- féreutes reprises par de graves maladies, ou coupread facilement que cette faible constitution demandait quelque repos.H alla se refaire chez son ami et ancien compagnon de collége, le Névd.M.J.D.Dériel, alors curé de St.Joseph de Lévis.Terrebonne Au mois de mars 1849, il fut invité par le Révd M.À.Theberge, curé de Terrebonne, 3 prendre la direction du Collége Musson que les Frères de Ste.Croix lüssaient par un ordre de leur Supérieur, qui les reclumait pour une autre Jocalité.Ii necepta l'invitation ct se rendit à Terrebonne au mois de décembre de lu même année.Il réorganisa la maison sur un nouveau pied.I) dota cette institution d'un plan d'études analogue à celui suivi à Ste.Anne.Il est demeuré à Terre bonne jusqu'en 1857, y compris plusieurs intervalles de repos commandé par le mauvais état de sa santé.Il venait alors se délagser chez son ami le M.Dégicl, à la l\u2019uinte-Lévis.C\u2019est à lui qu'est dû le plau du nouveau et élégaut Collége qui fait aujourd'hui l\u2019ornement et la gloire du village de Terrebonne.Pendant un voyage que M.Theberge fit à Rome, il se chargea de la direction des travaux cn sus de ses occupations ordinaires.Comme à Ste.Aune, il y est regardé comme l'un des principaux fondateurs de l'institution.Nous regrettons vivement de n'avoir pu nous procurer le numéro d'un journal de Montréal, qui vient de publier une notice biographique contenaut d'intéressants détails sur ses travaux et ses services rendus au Collége Masson.Nous aurions aimé à raconter tout co que notre ami a fait sur ce nouveau théâtre, où nous savons qu'il s'est distingué à plus d'un titre.Dans le cours de l'année 1857, il revint de nouveau à Notre Dame de Lévis.Comme nous le dit un ami du Collége de Terrebonne, à l'obligeance duquel nous sommes redevable de ces détails, M.Pelletier se sentait désormais incapable de con- tiguer cette vie laborieuse qui le minait plus fortement que GAZETTE DES CAMPAGNES.107 jamais.Au mois d'octobre 1858, il entra à l'Hospice de otre-Dame de Lévis, en compagnie de quelques confrères et amis malades, et incapables d'exercer le ministère.Il y pasta deux ans, toujours occupé d'études, et de la direction des classes qui s'ouvraient pour la première fois dans le couvent attaché à cet hospice.En 1860, au mois de septembre, il laissa l'hospice pour se retirer chez son ami et élève de Nicolet, M.J.H.Routier, curé de St.Joseph de Lévis.Il y est demeuré jusqu'au 26 avril de la présente année.Son goût pour les beaux arts M.Pelletier avait un goût prononcé pour le dessin et l\u2019architecture.Ce goût développé par l'étude des meilleurs modèles pendant une longue suite d'années, avait atteint un dégré remarquable de perfection.Il en à donné des preuves par les plans de plusieurs édifices importants, entre autres, le Collége, e presbytère et l'Hospice de Lévis, le beau Collége Masson, et l'Académie de Stanfold.Ces édifices lui font grandement honneur.Il n\u2019était pas étranger non plus aux règles de la peinture.{I savait se rendre un bon compte des qualités comme des défauts des tableaux soumis à son examen.Ses travaux littéraires Mais tout cela n'était pour lui que pure distraction et délasse\u201d ment.L'activité de son esprit et l'élévation de ses idées le portaient sans cesse à des études plus sérieuses.Les rares instants que lui laissaient ses souffrances coutinuelles, les pénibles travaux de l'enseignement, et la surveillance minutieuse de tout ce qui a rapport aux études, lorequ'il était & Ste.Anne ou à Terrebonne, étaient consacrés à l'étude des questions de l\u2019ordre le plus élevé soit de la philosophie, soit de la littérature, ou de l'ordre social.Il se tenait au courant de tout ee qui se publie dans les revues scientifiques et les grands journaux, sui- Yant pas à pas la marche des idées.Le but de ses études n\u2019était point de chercher une satisfaction purement idéale.TI les dirigeait sans cesse à la vie réelle et pratique.II était loin d'être un idéologue.Dans les questions d\u2019o social il se plaçait toujours au point de vue catholique et de la nationalité canadienne.Pour lui, être canadien et catholique c'était tout un.11 ne comprenait pas que notre nationalité qui s\u2019est déjà si profondément enracinée dans le sol de la vallée du St.Laurent, sous la bienfaisante influence du plus pur catholicisme, put se maintenir sans puiser sans cesse à cette source féconde de Ja civilisation de tous les peuples.Aussi cette idée revénait-elle sans cesse dans ses écrits.Catholique avant tout était son mot d'ordre en philosophie, en littérature et cn politique.Il déplorait ls profonde erreur do tant de ebefs de la société civile qui, quoiqu'animés d\u2019ailleurs des meilleures dispositions, mais trop oublicux du passé, ne paraissent pas toujours anses comprendre dans leurs savantes combinaisons, que la société ne peut #e passer de Dieu.La bonne volonté et les bonnes intentions n'cxcusent point l'ignorance des principes fondamentaux de l'ordre social dans la haute direetion des affaires publiques.Tolérant sur tout le reste, bon, facile, d\u2019une honneur très- cnjouée, cédant volontiers à l'opinion des autres dans les choses indifférentes, il était inexorable sur les questions de principes.Il repoussait les accommoduments, les concessions, les demi-mesures, au point que bien souvent il s\u2019est attiré des epuemis, ou indisposé plusieurs de ses meilleurs amis.Mais la pureté de ses vues, et la certitude d'être dans le vrai le dédommageaient suffisamment des désagrément causés par de chaudes polémiques.Dans l'ardeur de ses convictions j1 a pu sans doute porter de 10s GAZETTE DES CAMPAGNES.EEE CES durs coups à des adversaires.Mais il sut toujours distinguer M peu de manuserits.Il faudrait les chercher dans les journaux avec grand soin entre l'erreur ct la personne, menageant celle-ci qu'il favorisait de sa collaboration.Mais avec un peu de soin et frappant impitoyablement celle-là.et de patience, on pourrait assez facilement recucillir ce qu\u2019il Si de la philosophie nous passons à la littérature, nous trouvons J Publié de plus remarquable.Quant aux Pidecs légères et de dans M.Pelletier un talent remarquable, avec tout ce qu'il faut [J Cl'Constance, composées pour Jos séomoes ittéraires qui cou- ur assurer le succès: abondance des idées, imagination bril.ff Fonnent toujours les travaux de l'année se polaire dans nos col- ante, rare fucilité d'expression.Son style était toujours ¢lé- JJ 1éxes, on peut croire que la plupart des élèves qui out Jin vré gant et soigné.Toutefois dans plusieurs de ses écrits, ses pe.ff 1208 ces solennités Jes ont soigneusement pp ; 1 ht riodes un peu longues quoique toujours arrondies, ôtaient quel- ff tien\u201c sans doute fort heureux Je, xépon re à oe qui lear quefois à Ja phrase un peu de la clarté désirable.Il n'a jumnais Jf serait fait de les communiquer & ami prop et bvoné qu écrit de livre.Sew occupations incessantes dans 'enseignement ff 5 Chargerait de ce travail.Peut-Ctre er aisons-nous il Notin: etses infirmités ne lui cn ont jamais laissé le temps.11 se con.J] Mais nous osons croire que les anciens & eves de M Pelletier tentait d'écrire sur des questions de circonstance et d'actualité, [© Fes nombreux amis, ne refuseraient Fan © prendre part à Ses premiers écrits datent de 1829.11 était alors clerc-notaire J Une souscription ouverte dans ce but.Dans un temps comme à Kamouraska.La Chambre d'Assemblée du B.C.était snisie JA Celui-ci, où notre littérature canadienne reçoit partout un si d\u2019un projet de loi sur les fabriques.La plupart des clauses oh oneouragement, por la publication de No sn dé for bon étuient dictées par un fort mauvais esprit.Dans une suite M Choix oo crits i | pararait pas fu collection dij fort im- d'articles publiés dans les journaux du temps, M.Pelletier, aidé [A Portante de nos meilleures plumes.de son ami M.Delâge, porta de rudes coups à ce malencontreux projet et à l'esprit qui l'avait inspiré.Ces écrits curent sans duute leur bonne part d'influence dans le renvoi du projet en question, et le mépris qui couvrit ses auteurs.II w'éerivait pas seulement en prose, il faisait aussi dce vers, Il serait difficile de qualifier son genre, puisqu'il fit d'excellentes pièces pleines de verve et d'inspiration dans le genre lyrique et le genre héroï-comique.TI composa toujours lui- même des chants de circonstances pour les solennités littéraires dans les colléges dont il était chargé.Ile étaient remarquables par l'à-propos et la délicatesse du sentiment.Il fit aussi quelques cantiques.Les élèves de Ste.Anne aiment encore à chanter : Gazette des Campagnes Pendant les dernières années de sa vie, M.Pelletier employait une partie du temps que lui laissaient ses souffrances presque continuelles dans un uutre genre de travail.L'étonnante ue- tivité de son esprit ne lui laissait aucun repos.Plusieurs journaux voulurent l'avoir pour collaborateur.Celui où il travailla le plus longtemps et avec le plus d'assiduité, parcequ\u2019il était le fils de son dévoûment à la classe agricole qu'il affectionnait davantage, fut la Gazette des Cumpagnes, journal du cultivnteur et du colon.Fondé d'abord pur M.Emile Dunuis de Kamouraska vers la fin de 186], ce journal ne put vivre que trois mois.Notre ami qui l'avait puissamment encouragé de su collaboration et dirigé de ses conseils, voyait nvee chagrin cette publication, accueillie déjà du public avec une faveur marquée tomber sitôt.H fit done un effort suprême pour la ressusciter, nidé de quel- \u2018ques antis dévoués comme lui.M.Dumais cédant à la fire es cireonstanecs, fut content de trouver un imprimeur qui re charguât de remplir les promesses de son prompetux et les engn- gewents qui le liaient envers le publie.La Gazette des Cumprignez fat done installée à Ste.Anne, dans l\u2019école même d'Agriculture, sour Je patronage de laquelle Je Collége consentit à In placer.La réduction de la partie agricole depuis cette époque se fit toujours à Ste.Anne, et celle de ja Quinzaine à ln Pointe-Lévis.Ceux qui ont fondé des établissements de cette nature savent tout ce qu'il en coûte de trouble, souvent de dé- baires, et toujours de sacrifices de toute sorte, quand on n'a d'autre monnaie à mettre au jeu que la bonne volonté, pour installer un matériel d'imprimerie, ct organiser une administration capable d'inspirer confiance.Tout cela M.Pelletier l'a fait avec un rare bonheur.L'imprimerie fut inatallée dans d'excellentes conditions, et le corps administratif de la Gazette fut constitué par un acte notarié le 7 avril 1862.Il en avait lui- tpême rédigé toutes les clauses avec le plus grand soin.0 Saint modèle, Patron de nos beaux jours, ete., composé en l'honneur de St.Louis de Gonzague.Dans le genre héroï-comique, il à écrit deux pièces remarquables, le Chazliboyade et Muler.Cette dernière est encore inédite.La Charliboyade a été publiée sous le nom seul de M.le Notaire Martin de St.Paschal, mais M.Pelletier ya eu sa grande part de travail et de mérite.Elle est de 1829.1ls étaient alors tous deux clerc-notuires à Kamouraska.Une assemblée de marguillers fut l'ineident qui mit nos deux jeunes poêtes en verve.Le poëme intitulé Mulec, du nom du héros qui en fut le sujet, est une vengeance de poète tiré per l'auteur contre nn vieux cheval de collége qui eut un jour la fantaisie de prendre le morda aux deuts et d'exposer la vie de l'auteur et d'un ami qui l'accompagnait, tantôt à travers les souches, tantôt frisant les bords d'un précipice, tantôt traversant à la vive course un pont long et étroit, jusqu'à ce qu'enfin Jo coursier beaucoup trop fougueux pour son âge s'arrêta malsré lui sur une charge de bois qu\u2019il voulait dévancer sans même prendre la peine de s'écarter de son chemin.De retour à la Maison, l'auteur voulut se dédommager des trop vives émotions de sa promenade par plusieurs centaines de bons vers qui ne lui coûtèrent d'autre travail que la peine de les écrire.Ces deux pièces renferment un grand nombre de vers que Boileau et Uresset n'auraient pas dédaignés.On ferait un beau livre de tout ce qu'il a écrit.Ce volume paraissant sous le titre de mélumges ouvrirait également bien +es pages à des écrits variés pour le fonds comme pour la forme, tel que notre ami a cu le talent d'en faire pendunt sa longue carrière, sur tant de sujets divers.Cette compilation aurait sans donte ses difficultés, vu que l'auteur a probablement laissé H trouva sans doute beaucoup d'amis puissants et dévoués qui le secondèrent avce un grand sèle.Mais à lui seul le mérite d'uvoir su intéresser en fuveur de son œuvre tous ceux dont le concours lui était nécessaire.TI alla même jusqu'à faire au clergé un appel chaleureux en faveur de la (azette.Dans sa circulaire du mois d'avril 1862, il s'exprimait ainsi : « Plus que jamais l'oubli, le mépris et le sucrifice des prineipes, \u201c règnent par tout le monde aujourd'hui ; et ce mal profond est \u201cloin, hélas, d'être étranger à notre société canadienne, soit à \u201cla campagne, soit à la ville.Au journalisme et à quelques ! mauvaises écoles littéraires et politiques est dû ce malheur.« C'est done au journaliame adhe avant tout et en tout aux GAZETTE DES CAMPAGNES - vrais principes, ainsi qu'à des écoles littéraires et même poli- - tiques mieux disposées et mieux renseignées, telles que, heu- « reusement, il en existe aujourd'hui, à réparer les maux du \u201c passé, et à combattre, dans le présent, toute prétention au mauvaises doctrines.Là est le salut du peuple avant tout.Un peuple qui vit d'erreurs ne peut vivre ni heureux ni lonx- - temps.\u201d C\u2019est ainsi qu\u2019il entendait la mission du journalisme, éclairer le peuple en le rendunt meilleur.Aussi la Gazette n'étaitelle pas seulement occupée du soin de la prospérité matérielle du peuple Canadien, l'agriculture et la eokmisntion, ces deux éléments de force vitale pour notre nationalité.Elle avait encore en vue un autre ordre de choses infiniment .plus élevé que celui des intérêts purement matériels.Car l'honume ne vit pas seulement de pain.Il lui faut de la religion et des mœurs.L'/Tistoire de lu Quinzaine n'est autre chose que le développement et l'application de cette idée.En effet il n'a jamais voulu faire autre chose duns l\u2019histoire de la quinzaine.C\u2019est une revue rapide des évènements les plus remarquables de l'ancien et du nouveau monde, en tant qu'ils peuvent intéresser le cultivateur et sa vertueuse famille, avec une appréciation au point de vue des principes chrétiens.Les lecteurs savent s\u2019il w'a jamais manqué l'occasion de signaler une erreur ou un danger, à propos des évènements qui venaient tour à tour se dérouler sous ses yeux.Mais voici, en faveur de son œuvre chérie, un témoignage étranger, par conséquent plus desintéressé que le nôtre, et moins exposé à la flatterie.Le rang élevé de son auteur, et sa parfuite compétence à apprécier une œuvre pareille sous Je rapport des doctrines, comme sous le rapport littéraire, est la meilleure preuve de la justesse des vues de M.Pelletier.M.Beaudry, curé de St.Constant de Montreal, écrivait ce qui suit il y à quatre mois à peine, dans l'Æcho du Cubinet de Lecture Puroissial : « Les fonduteurs de la Guzette des Campagnes paraissent avoir compris parfaitement les besoins de leurs compatriotes, et nous Je disons avec une bien douce satisfuction, ils ont déjà obtenu de grands succès.Leur œuvre est marquée au coin de l'intelligence.II était impossible, croyons-nous, de réunir en plus grand nombre, et à un plus haut degré que l'a fait la Gazette, toutes les qualités que doit avoir un tel journal .\u201c Cette Guzette n'est pas exclusivement un journal d'agriculture, sa revue de la Quinzaine est un résumé des principales questions qui s\u2019agitent dans le monde politique, tant à l'étranger que dans le pays ; en sorte que, à l'aide seul de cette feuille on peut se tenir à très-peu de chose près, suffisamment au courant des évènements dont l'importance mérite de fixer l'attention publique.Et certes, jusqu'à présent cette revue, sous le double rapport du atyle et des appréciations, ne le cède en rien aux meilleurs articles des autres journaux.La forme, en demeurant à la portée de tous les lecteurs, n'en est pas moins pure, agréable, et toujours pleine de vigueur.Pour ceux qui aiment et cherchent sincèrement lu vérité, c'est une véritable jouissance de lire cette intéressante revue ; où étudie avec un vif intérêt ces appréciations d'un esprit judicieux, faites en dehors de toute passion politique et de tout esprit de parti.La Gazette des Cumpagnes, malgré son titre et son format tout-à- fait modeste, occupe certainement une place distinguée dans le journalisme canudien, tandis que pour les cultivateurs elle est un véritable trésor.Nous voudrions la voir dans toutes nos bonnes familles canadiennes des campagnes.\u201d C'est aineï que parlait le digne curé de St.Constant, au _mois de décembre dernier.Ces paroles n'étaient au reste qu'un écho fidèle de l'opinion manifestée dans nine foule de lettrex 109 adressées au propriétaire-gérant, M.Firmin H.Proulx, depuis trois ans, de tous les points du pays, de Sandwich au Cap Breton.Ainsi M.Pelletier a pu goûter pendant longtemps le fruit de son œuvre de prédilection.Depuis ussez longtemps il manifestait le désir de laisser à un autre sa part de rédaction de la Gazette des Campagnes.Ses infirmités augmentant avec l'âge lui rendaient trop pénible cette tâche d'écrire tous les quinze jours une telle revue.Le 23 septembre de l'année dernière, il nous écrivit : ¢ Je vous prie *de communiquer au Comité de la Gazette qu\u2019avenant la \u201c Toussaint, je césscrai définitivement la rédaction de la Quin- \u201c zaine.Les raisons que je n\u2019ai pas besoin de répéter sont les \u201c mêmes que celles déjà données dans notre dernière aasem- \u201c hlée.\u201d\u201d Pressé de nouveau de continuer son œuvre, il se sa- erifia encore, jusqu\u2019à ce qu'enfin, dans les premiers jours de janvier, le Comité, ne croyant pas devoir insister davantage, consentit, quoique bien à regret, à la retraite de M.Pelletier.Ses vertus Notre illustre ani n\u2019était pas moins remarquable sous le rapport des vortus que sous celui des talents.Ceux qui ont particulièrement connu savent combien il était humble.L'humilité n'est pas seulement la base de toutes les vertus, elle est encore l\u2019enscigne du vrai mérite.Comme toutes les grandes mes il méprisait la gloriole.I] avait même recours à mille artifices pour éloigner la louange.La gloire de Dieu et le bien de ses semblables, voilà disait-il souvent, l'unique fin que le prêtre doit se proposer dans toutes ses œuvres.À l'humilité s'unissait chez lui l'amour de la vérité.Partout où il voyait l\u2019erréur il la combattaitavec ardeur.Il l'attaquait directemement en face.Sa parole ne servait point à voiler sa pensée, elle en était toujours l'expression franche et sincère.Ue n\u2019était pas toujours le moyen de conquérir l'assentiment universel, mais il s'en consolait facilement par la conviction du devoir necompli.Si cette franchise ne le conduisit pas toujours au succès, personne ne saurait dire qu'elle ne fut pas au moins loyale.Sa piété constante a toujours été remarquuble.Ilavait compris cette parole de St.Paul à Timothée: Pietas autem ad om- nin utilisest (Ch.IV, v.8).Quiconque l\u2019a vu à l'autel, a pu s'en convaincre.Il priait avec tout l'amour ct toute la candeur d'un enfant.Su foi était des plus vive.Jamais en aucune circonstance, même dans les moments de ses plus fortes occupations, il ne retranchait quoique ce fut de ses exercices de piété.Il suivit de point en point le règlement qu'il s'était tracé.Il a réalisé dans sa vie de chaque jour ce qu\u2019il a prêché si souvent aux élèves qui ont eu le bonheur de l'avoir pour guide: Ordo ducit ad Deum, l'ordre conduit à Dieu.La charité était aussi une vertu aimée et pratiquée par M.Pelletier.Il aimait à rendre service et il le faisait toujours de bon cœur.Il était tout dévouement pour les autres.C'était une satisfaction pour lui que d'aider quelqu'un, soit par son travail, soit par ses conseils.TI paraissait dans ces occasions s'oublier lui-même.Plein de respect et d'estime pour les autres, la moindre remarque pen charitable paraissait l\u2019attrister.Il avait en horreur les médisants.Mais ce qui nous frappe le plus chez lui dans la pratique de cette vertu c'est son zèle constant pour l'éducation.L'éducation a été l'occupation, de toute sa vie.Il aimait la jeunesse de son pays, il s'intéressait à son avenir.Il savait que l'éducation eet la plus grande des œuvres, une œuvro providentielle et sacrée, une œuvre sublime, une tâche toute divine, un sacerdoce enfin.Quoi de plus beau en effet que de former le caractère, d'élever le cœur, d'éclairer l'intelligence, et de fortifier dans le bien la volonté d\u2019un enfant. 110 l'Eglise des sujets dévoués et vertueux.ses œuvres, lu plus belle, xe sacrifier pour l'ens Tis là même pris sur ses honoraires pour favoriser certains élèves Dans les dernières années de sa vie, il a donné gratuitement l'instruction à plusieurs jeunes gens qui se disposaier: aller continuer plus tard leurs études duns nos colléges.Au moment même de sa mort, il avait Il mérite done bien assurément le titre pauvres, mais doués de grands talents, encore quatre élèves.de bienfaiteur ct de protecteur de l'enfance, et toujours son nom sera prononcé avec respect, amour ct reconnaissance.Sa mort M.Pelletier résidait à St.Joseph de Lévis depuis à peu près cing ans, lorsque Ja mort est venu le frapper.Cette triste nouvelle produisit une profonde et pénible sensation par tout le pays où il comptait de uombreux et sincères amis.Comme le dit le Courrier du Canada, \u201c quoique d'une constitution frêle, ** M.Pelletier jouissait encore d\u2019une santé comparativement \u201c bonne, et rien n\u2019indiquait qu'il serait si tôt ct si brusque- ( ment enlevé à l'estime de ses confrères et au respect de tous \u201c ceux qui avaient l'avantage de le conuaître et de l'apprécier.« Avant hier (le lendemain de Ja Quasimado) M.Pelletier « bénissait, à l'église de St.Joseph de la Pointe Lévis; le ma- * riage d'une de ses nièces.| Après lu messe il se sentit indis- \u201c post, mais cette indisposition ne fut pas assez grave pour \u201c* l'empêcher de se rendre à l'invitation des époux, qu'il venait #-d'unir et qui l'avaient prié de venir diner avee eux.\u201c Au moment où il allait se mettre à tuble, il fut soudainement frappé\u201d d'apoplexie au point qu\u2019à l'instant même on perdit tout espoir de le réchapper.* Un médecin fut immé- \u201c dintement appelé, mais ses soins curent tout au plus pour *\u201c effet de le soulager momentanément, \u201c Après une nuit de souffrance, it cut hier matin (25 avril) \u2018une attaque plus terrible que la première encore, et à huit \u201c heures il rendait son dernier soupir, \u201d âgé de 57 ans, 10 mois et 17 jours.\u201d Le lendemain on le transporta au presbytère.Ses funérailles eurent lieu le 28 avril, avec toute la pompe ct la solennité désirables.M, Itoutier, curé de St.Joseph, a su rendre noblement ct dignement à son ami les honneurs funébres, L'intérieur du temple avait été décoré avec un goût ct un tact parfaits.Une foule immense encombrait le lieu saïut.Outre un nombre considérable des membres du clergé, on voyait un bon nombre de laïes distingués venus de la ville et des aroisses voisines, Le service fut chanté par le M.le Grand Vieaire Cazeau, assisté par M.G.Drolet, curé de St.Michel, faisant l'office de diucre, ct M.Joseph Sirois, vicaire du Faubourg St.Jean, à Québec, faisant l'office de sous-diacre.Tes coins du poële furent portés par Messieurs L.A.Proulx, curé de St.Valier, FI.Pilote, procureur du Coliége de Ste.Anne, J.B.Grenier, curé de St.Henri, P.H, Harkin, curé de St.Colombun, P.Beaumont, curé de St.Jean Chrysostôme, ct A.Campeau, curé de Beaumont.Les chants graves et solennels de l'Eglise, les sons harmonieux de l'orgue, sous l'habile direction d\u2019une des dames religieuses du Couvent Jésus-Marie, les décorations funèbres, tout remuait fortement l'âme contemplant dans un religieux recueillement lès ravages de la mort, et contribuait à l\u2019élever vers le ciel, pour implorer la clémence de Celui qui voit des taches jusque dans ses saints.Depuis trois ans, la mort n\u2019a pas épargné nos hommes de science, de vertu et de mérite.Pour no parler que de notre clergé, duns le divcère de Québec seulement.elle n moissonné GAZETTE DES CAMPAGNES que de préparer à sa patrie de bons citoyens, et de donner à C'est là, entre toutes 11 ne s'est pas contenté seulement de gnement ; en plusieurs circonstances dans ce court espace de temps, MM.les Grands Vicaires L.J.Casault et C.Guuvreau, notre savant historien J.B.A.Ferland, et en dernier lieu, le regretté défunt dont nous déplorons la perte en ce moment.Voilà suns doute des hommes bicu dignes de vivre dans la mémoire de leurs concitoyens et du tous les vrais amis du pays.Ils sont aussi bien dignes de nos regrets, car lout confiant que tous sonnnes dans la divine Providence, nous ne pouvons cepondant nous empêcher de nous uttrister en voyant qu\u2019ils ne sont plus.La tombe vient de le dérober à nos regards.Si notre cœur x'afilige à lu seule pensée qu'il ne nous sera plus donné de jouir de son aimable société, du moins nous pourrons nous consoler par la pensée qu'il jouit déjà de lu récompense due à ses travaux.Tous ceux qui l\u2019ont vu à l'œuvre, travaillant toujours avec lu même ardeur pour l'honneur de In religion, le bien du scs frères, lu gloire ct la prospérité de son pays, savent si sa carrière a été bien remplie : Æe dies pleni invenientur in cis.(Ps.72, v.10.) er EE ES ES CAUSERIE AGRICOLE.DES ASSOLEMENTS.Principes généraux, Le climat ! voilà une grande question quand il s\u2019agit de choi ir un bon assolement ; mais aussi, c\u2019est une Question qui présente les plus grandes difficultés dans certains pays.Nous croyons que le Canada appartient à cette dernière catégorie.4 Le sol est trés-accidenté dans le Nord de l\u2019Amérique, a dit um savant, la nature ÿ est partout grandiose et offre les spectacles les plus étonnants.Out, le Neuve St.Laurent, unique dans l'univers par la beauté de son cours et l'abondance de ses eaux, nos lacs immenses qu\u2019on pourrait appeler mers intérieures, les longues chaînes de mon- lagnes qui parcourent des espaces considérables, ces vastes forèts qui s'étendent à perte de vue vers les régions de l'Ouest et du Nord, ces monts parfois trés-élevés et cn quelques endroits trés- multipliés, ces plaines qui semblent toutes applanies sous le même niveau et qui nous paraissent sans limites, voilà tout eufant de circonstances qui influent au plus haut dégré sur le climat et qui le font varier à l'infini, et quelquefois de manière à mettre en défaut toutes lez notions que vous avez reçues jusqu'ici.En effet, jusqu'à ce jour, n\u2019avez-vous pas entendu répéter sur tous les tons que les contrées siluéex au nord d\u2019une ligne quelconque, sont plus froides que celles situées au sud de la même ligne, et que Ja différence dans la température est d'autant plus sensible, que ces contrées sont plus éloignées ?Comment se fait-il done que le lac St.Jean, placé au-delà d\u2019un dégré plus au nord que la vallée sud du St, Laurent, soit favorisée d\u2019une température plus douce ?Ceci ne peut s\u2019expliquer que par une des circonstances que nous venons de signaler.Si nous examinons attentivement la différence sensible qui existe d'une part, entre Montréal et les townships de I'Est, et de l\u2019autre, entre la partie qui de Québec, s'étend au golfe, nous sommes orcés d\u2019avoner que le passage libre que notre fleuve livre aux GAZETTE DES CAMPAGNES.= vents parfois glacés de l\u2019océan, est en partie la cause de cette M sol, qui se desséchera promptement, ne croitront que fort len- difference.Ainsi dans le Nord de I\u2019 Amérique, dans le Canada surtout, le climat est trés-variable et cependant il faut avoir égard à ces variations, @ ces changements subits dans le choix d\u2019un assolement.Maintenant si nous étudions les années moyennes voici ce que uous constatons quant à notre climat : Presque toujours après la saison des semences, c\u2019est-à-dire aprés le trente mai, nous avons un temps de sécheresse plus ou moins prolongé, le reste de l'été se partage entre des pluies assez rares, mais assez abondantes ; l\u2019automne est la saison des grandes pluies.Comme on ne peut prévoir les années extrêmes, c\u2019est-à-dire, celles où nous aurons des sécheresses prolongées où des pluies incessantes, les aunées moyennes doivent donc nous servir de règles quand nous avons à nous décider sur le choix d\u2019un assolement.11 faut encore compter sur les rosées, qui sont surtout abondantes dans la saison où nous recevons généralement le moins de pluies.Quelquefois, elles sont si abondantes qu\u2019elles suffisent à la premiére végétation.Voici ce que l\u2019expérience a constaté et constate encore tous les ans ; le climat de nos années moyennes est favorable, quoi- qu'à différents dégrès, à la production des céréales, des cultures sarclées, d'un grand nombre d'arbres fruitiers, et même à celle du fourrage, pourvu que nous n\u2019oubliions pas certaines conditions indispensables que voici: Labours profonds, semailles faites de bonheur, prairies qui ne soient ni brisées par les pieds Jes animaux, ni rasées par leurs dents.La raison de ces précautions est bien simple : lo.Nos plantes annuelles surtout reçoivent du sol une quantité d'humidité proportionnée à l\u2019épaisseur de la bande de terre renversée par la charrue ; si cetle bande est considérable, la quantité d'humidité qu\u2019elle aura à fournie aux plantes le sera aussi, mais si elle n\u2019a que trois à quatre pouces d\u2019épaisseur, elle ne contiendra qu\u2019une quantité d'humidité proportionnée à son volume, et qui sera bientôt épuisée.20.Si votre terre est préparée à recevoir votre semence de bonne heure, cette semence, aussitôt qu\u2019elle lui aura été confiée, entrera dans le mystérieux travail de sa transformation, poussera la plante naissant vers la lumière, qui lui devient nécessaire, et déjà elle sera en pleine végétation que l\u2019humidité du so] existera encore en abondance, et recevant influence bienfaisante de la rosée, elle n\u2019éprouvera aucun retard de l\u2019absence de la pluie.Il sera loin d\u2019en être ainsi, si la sécheresse a commencé avant la germination.30.Quant aux prairies, si leur première végétation n\u2019est nullement interrompue, si elles ne sont ni foulées par les pieds des animaux, ni rasées, favorisées par Phumidité du sol, par les pluies et les rosées, elles croissent promptement et avec vigueur, elles couvrent, bientôt le sol et l\u2019empéchent qu\u2019il ne soit trop promptement desseché par les ardeurs d\u2019un soleil brûlant, quand la sécheresse et les chaleurs arrivent.Mais si vous agissez contrairement à ces précautions, vos prairies dans l\u2019état arriéré où elles se trouveront quand la sécheresse arrivera, ne pouvant couvrir le tement.Quont aux plantes fourragères, notre climat pourrait favoriser la produetion d\u2019ua bien plus grand nombre que celui que nous cultivons aujourd'hui.Il en est même qui nous sont, pour ainsi dire, inconnues, et qui cependant, procureraient aux cultivateurs de grands avantages.Par exemple, le brome Schrader, dont il a été parlé dans notre dernier numéro, s\u2019il était introduit en Canada, ferait en partie disparaître les fréquentes divettes de fourrages, qui comme cellte année, entraînent à leur suitede si tristes conséquences.Le choux branchu, le ray-grass, etc, seront probablement aussi bientôt introduits en Canada pour varier la nourriture des animaux à l\u2019étable, et en accroître la quantité.11 nous reste encore une observation à faire: L'expérience a dû nous convaincre que les belles espérances que nous fait concevoir le mois d\u2019avril sont souvent trompeuses, et qu'après une longue suite de jours printaniers, nous sommes quelquefois tout- à-coup rejetés en arrière et exposés à des fioids prolongés qui retardent les labours el les semences à une époque trop reculée.Pour obvier autant que possible à ce grave inconvénient, ayons toujours la précaution de labourer Pautomne, méme nos terres légères.Les labours d\u2019outomne facilitent toujours considérablement la préparation du sol.Ajoutons à ces labours, les rigoles et les fossés aussi faits en automne, si notre champ est trop humide.Une terre bien égouttée, bien labourée, s\u2019emparera des premiers rayons du soleil, se réchauffera rapidement et recevra la semence dans des conditions favorables à sa prompte germination.ee, eT = Rapport de M.Boucher de La Bruyére, Inspecteur des Agences, à l\u2019Hon.M.J.C.Chapais, C.T'.P.(Suite et fin.) Nonobstant ces désavantages, grand nombre de personnes, venues pauvres de Belæil, St.Michel-Archange, et St.Constent, y vivent aujourd\u2019hui dans l\u2019aisance.J'en citerai un exemple entre beaucoup d\u2019autres: \u201c Dans le Gore de d\u2019Hereford, sur le lot 19, rang A.B.\u201d écrit le révérend M.J.B.Champeaux, \u201c se trouva Théophile Pâquette, parti de la paroisse de Belcil, en janvier 1863, dans les circonstances suivantes: ce jeune homme, sobre, laborieux et d\u2019une bonne santé, avait réussi, par son économie et son activité, à réaliser un petit capital de $500 et désirait s\u2019établir.On lui conseillait de prendre le chemin des townships ; mais, partageant les préjugés que nourrissent plusieurs Canadiens contre les terres nouvelles, il répondait : « J'ai gagné le peu d\u2019argent que j'ai en travaillant bien fort, et je ne veux par aller le sacrifier dans les bois, loin du monde.\u201d 11 se maria et acheta une terre, la revendit puis en acheta une autre, emprunta quelqu\u2019argent, et au bout de deux ou trois ans, après s\u2019être donné toutes les misères qu\u2019un homme peut se donner, il revendit sa seconde terre et paya ses dettes.Il ne lui restait qu\u2019un cheval, une vache, quatre moutons et de quoi faire un paiement de $25 sur son terrain qu\u2019un autre avait acheté pour lui, espérant que, plus tard, il prendrait le parti d\u2019aller occuper ce terrain qui devait l\u2019empêcher de tomber dans la dernière indigence.En effet, le jeune homme, voyant sa condition changée pour le pire, se dit: \u201c Je vais aller cacher ma honte Jaus la forêt,\u201d puis donnant, coujointement avec son épouse, quelques laces de regret à la place natale, il S\u2019uchemiua avec courage vers les cantons de Est, se reudit près de son lot, se logea uvec un voisin pour l'hiver et commença à défricher le terrain nécessuire pour bâtir une bonne maison, puis une grange, des étables, ete, zujourd'hui, ce jeune colon a à peu près 10 arpeuts de terre en culture, une betle récolte, un cheval, trois vaches, plusieurs moutons et d\u2019autres animaux.Il à (rois en- fauts et parait heureux eu peusant qu'il pourra les établir près de lui.\u201d C'est aussi vers lu belle vallée du grand Inc l\u2019Assomption que devrait se diriger le mouvement qui s'opère de plus en plus parmi les établissements populeux de la rive nord du St.Laurent, Les sociétés de eolonisalion du district de Montréal, par leurs rapports plus fréquents avec les habitants de cette partie du pays, s'empresseront, il n\u2019eu faut poiut douter, d'y former un noyau d'établissement.Il est important qu\u2019il y ait ainsi des germes de colonisation plantés eu différents endroits, pour que plus tard des ramifications s'étendent de tous côtés.Les rôvé- rends messieurs Brassard et Provost méritent de grands éloges pour les efforts et les sacrifices qu\u2019ils se sont imposés afin d\u2019activer le défrichement des terres de la vallée de la Mataouin.Je signalerai aussi à votre attention l\u2019importance qu\u2019il y a de compléter le chemin Kinogami.La vallée du lac St.Jean est, sans aucun doute, une des plus b:lles du Bas-Cauada par son étendue, la fertilité de son sol, la qualité de ses bois et lu douceur de son climat.La population augmente, nonobstant les difficultés très grandes de comunication, mais elle aurait doublé si ce chernin eut été terminé plus tôt.Cette vallée peut suffire à une population de 100,000 âmes, et, avant peu d'années, le Saguenay sera un des greniers du Bas-Canada.En présence des graves événements qui se déroulent autour de nous, dans l'éventualité de changements importants dans notre constitution politique, il est du devoir de tout citoyen, comme du gouvernement, d\u2019activer la colonisation de nos terres incultes ; d'attirer une immigration saive et forte ; d\u2019implanter dans les parties les plus favorables à l\u2019agriculture et au commerce, comme les ecdroits que je viens d'indiquer, un germe culonisateur qui pourra, dans l\u2019avenir, nous donner une position importante et nous permeltre d'occuper, tant sur le rapport agricole que national, un rang distiogué dans l\u2019échelle politique et sociale du continent américain.Aussi les amis de la colonisation espèrent-ils qu\u2019une somme élevée sera\u201dvotée par la législature, à sa prochaine session, pour l'ouverture de nouveaux chemins pendant Pannée 1865, afin de répondre aux besoins immenses de pays et au zele des colons.En secondant ces légitimes espérances, le gouvernement aura mérité de tous.BoucHER DE LA BRUÈRE, \u2014\u2014\u2014#m\u2014u_ Nous espérons qu\u2019on nous pardonnera facilement l\u2019infraction grave commise contre le plan et les traditions de notre Gazette, en accordant an si large espace à une seule matière comme celle que nous publions aujourd\u2019hui.L'intérêt qui s\u2019attache naturellement au sujet, nous faisait un devoir de sauver de l\u2019oubli, au moins les principaux traits d\u2019une vie ai bien remplie.Cette tâche appaitenait à la Gazetle des Campagnes qui doit an Vénérable défunt son existence à Ste.Anne et une bonne partie de sa prospérité.On nous a conseillé de publier en brochure cette biographie avec portrait.C\u2019est une excellente idée.Tous les élèves de M.Pelletier à Ste.Anne, Nicolet et Terrebonne, et les nombreux amis qu\u2019il a faissés dans tout le pays, nous sauront gré sans doute de leur offrir un si beau souvenir de celui qu\u2019ils vénèrent.GAZETTE DES CAMPAGNES.EN NV D ONE CN EEE EN CESSER ES Si donc nous pouvions compter sur un encouragement suffisant, nous en ferions un tirage de quelques centaines d\u2019exemplaires, avec uu beau portrait photographié par M.Livernois.Le format serait en 18, d\u2019une soixantaine de pages sur beau papier, avec couverture iinprimée.Prix 15 sous.Nous attendrons Jes demandes d\u2019ici 4 huit jours.- \u2014\u2014\u2014+\u2014\u2014== Dans notre prochain numéro nous donnerons un compte-rendu de la fête de St.Isidore, à l'Ecole d\u2019agriculture de Ste.Anne.Uue correspondance de M.le Notaire Gauvreau de l'Isle- Verte, sur la éolonisation, est remise au prochain numéro.\u2014\u2014\u2014 Livres nouveaux sur l\u2019agriculture.Nous venons d'augmenter notre librairie agricole de plusieurs ouvrages importauts, venant directement de france, de Pune des meilleures maisons de Paris.Ces ouvrages traitent des soins à donner aux animaux, aux arbres fruitiers, des jardins potugers et d\u2019ornements, ete.Nous en publierons le catsiogue dans notre prochain numéro, et nous espérons que, vu le bas prix de ces rares ouvrages dans notre pays, tous les amis de l'agriculture encourageront nos faibles efforts pour étendre le goût et propager les connaissances agricoles dans toutes les classes de la société.RECETTES.Moyen de prévenir les maux de tête chez les bates à cornes.En donuant la recettte qui se trouve dans notre dernier auméro, nous avions promis d\u2019en donner une pour prévenir les maux de têtes chez les bêtes à cornes.Ce moyeu est déjà conau d'uu rand nombie de cultivateurs.Le voici: On prend une cueil- erée d\u2019huile ordinaire, on la verse dans la fosse qui se trouve entre les cornes.Elle est promptement absorbée.Essayez et vous serez satisfaits.Cette recette doit être employée au moinent où on met ses animaux à l\u2019étable.Moyen pour préserver les moutons du tournis.Le tuuruis est causé par la présence de boules d\u2019eau dans le cerveau, et ces boules ne sont autre chose que des Aydaliles, animaux arasites, dont on n\u2019a pas encore pu clébarrasser les moutons une ois qu\u2019ils en sont attaqués.Un inédecin, secrétaire du comice agricole de Marne (Ainne), a proposé un traitement fort simple.IT suffit de mettre dans des tinettes, au milieu de la bergerie, une forte quantité de ferraille et d\u2019y abreuver les moutons aussitôt qu\u2019ils reviennent des parcs: Les éleveurs de moutous feront bien d'essayer ce procédé qui ne peut d\u2019ailleurs présenter aucun in- convémeent, alors même qu\u2019ils ne produirait pas les résultats indiqués.\u2014 Journal des Cultivateurs.Moyen de détruire les herbes dans les ailées de jardins.On fait bouillir, dans une chaudière de fer, 40 pots d\u2019eau avec 11 livres de chaux et 3} livres de souffre ; on laisse bouillir quelques instants en agitant le mélenge.Lorsque ce liquide get foid, où l\u2019étend de deux fois son poids d\u2019eau, et on arrose les allées et les cours qu\u2019on veut débarrasser des herbes.bE FIRMIN IX.PROULIIX, Propriétaire-Gérant- Chronique agricole.la rareté des fourrages est extrême à :v, Anne ce printemps; un grand nombre : cultivateurs n\u2019en ont aucunement, pres- ,ve tous sont dans la nécessité de laisser lesrer leurs Lestiaux sur les prairies et les vù les pauvres bêtes slanent les chad- et les rares brins d\u2019hesbes qui com- sencent & poindre.Plusienrs animaux sont déja mors par vite de maladies causées pur les piivations :«quelles 1ls ont été soumis peudant l\u2019hi- pres ver, .Ce fait est bien pénible à enregistrer ; uisse-t-il être du moins une instruction prue l'avenir, .On s\u2019obstine à ne poitit créer de prairies tilicielles, à ne point semer de fourrages si encore on avait la prudence de erner que le bétail que l\u2019on est en état 1 nourrir bren ! On 11e veut pas comprendre ¢.par exemple : une bonne vache bien sucre donne plas de profil et souvent plus ail que trois nourries misérablement.\u2019élevez-donc que des auinaux de choix -* nourrissez-les abondamment et réguliè- nent; ne néglirez point les soins de pro- ; reté, tels que l\u2019étrillage, ete.C'est dans celte voie que la société d\u2019a- _rigulture de Kamouraska ne cesse de pons- ser le mouvement agricole depuis plusieurs années, par les encouragements qu\u2019elle dis- \u2018ribue dans les exhibition aux cultures sar- vlées, base des prairi:s artificielles, et sur- \u2018out à la propagation «les meilleures races animaux.Cette calamité, l\u2019on peut dire publique, portera un grave détriment aux semailles, puisque beaucoup de chevaux ne peuvent supporter le travail avant que les nouvelles verbes ne viennent réparer leurs forces epuisées.Que n\u2019a-t-on labouré la 1erre \u2018automne dernier, alore que les animaux \u201cle trait étaient dans tonte leur vigueur ; cette néghgence pourrait coûter bien cher cette année ?car à moins d\u2019une saison ex- veptionnelle l\u2019on doit s\u2019attendre à une nouvelle disette l\u2019hiver prochain.Les semail- tes faites très-tard, les prairies brisées par pied des animaux ne peuvent donner (u\u2019une récolte médiocre.Peut-on prétexter ignorance comme une excuse des nouveaux malheurs auxquels on s\u2019expose ; la \u201cI tiuzette a-t-elle manqué de donner les ins- iructions suffisantes sur ces sujets ?n\u2019a-t- on pas sous les yeux depuis huit ana un livre ouvert que tous peuvent lire, la ferme modèle de Ste.Anne.Sans sa nouvelle culture et sans le hachage les fourrages, la ferme modèle pour- raît-elle dans une année de disette comme celle-ci, avec moins de MO arpents de terre, «ntretenir jusqu\u2019au huit juin 36 têtes de sros bétail dans un état d\u2019embonpoint et de pourrait-eile surtout ties de fourrages nx plus nécessiteux et préserver ainsi de propreté remarquable ?shistribuer près de 1000 inort certaine un grand nombre d\u2019animaux, et venir en aide à de pauvres habitants qui sans ces secours eussent été dans l\u2019impossibilité d\u2019ensemencer leurs terres.Fafard \u2014Le printemps dernier, M.Aug.Fafan le d\u2019agri- Je Islet, éléve breveté de I\u2019Ecol GAZETTE DES CAMPAGNES.(No.14.) culture de Ste.Anne Yobtenait du directeur de cet élablissement la permission d\u2019aller faire un essai de culture sarclée sur la ferme ne sa famille Ini destinait.L\u2019expérience ut faite sur un terrain de 30 perches carrbeg qui fut semé partie en navets et partie en betteraves .Fafard n\u2019eut 4 sa disposition ancun des instruments considérés comme nécessaires 4 une semblable cul- tare, il fut dans la nécessité de faire le roulage des xillona au moyen d\u2019un quart à farine.La récolte a été de 150 minots, ce qui donne 500 minots à l\u2019arpent.M.Fafard a pesé des betteraves de 94 livres, ANNONCES.CONTRAT DE LA MALLE ! ES SOUMISSIONS cachetées adressées au Maître-Général des Postea, et marquées « Soumission pour le se vice de la Malle, ?seront rogues à QUÉBEC jus- v\u2019à midi, VENDREDI, le SEPT JUIL- ET, pour le transpoit des Malles de Sa Majesté, entre Ste.FLAVIE, Canada, et CAMPBELLTON, le et depuis le ler SEPTEMBRE prochain.Afin de mettre le Maître-Général des Postes en état de juger du prix des manières différentes et du transport des Malles sur cette route, de deux ou de trois fois par semaine, les Soumissionnaires pourront faire leurs soumissions pour deux ou (rois services par semaine, soit par une voiture altelée d\u2019un seul cheval ou par une diligence on voiture lirée par deux chevaux.Les Soumissionnaires devront, dans cha- ue cas, spécifier distinctement le montant demandé pour chaque service différent, La route à suivre pour le transport de cetle malle devant être par le nouveau chemin de Matapédiac.La distance reconnue entre Stu.Flavie et Campbellton est de 110 miles.Les Jours et Heures de l\u2019arrivée et du départ devront être comme suit, sujet au droit du Maître-Général des Postes «de les changer, lorsqu\u2019il le trouveront convenable: Partir de Ste.Flavie et Campbellton: à tels jours et à telles heures qu\u2019il sera nécessaire, se rencontrant à chaque place avec les malles allant et venani, et faire le trajet en 28 heures du ler de Juin au 30 Septembre, et en 36 heures pendant le, reste de l\u2019année, y compris les arrêts ou délais pour toute autre fin.Les personnes qui désirent faire des soumissions sont informées particulièrement que les malles doivent être transportées en voitures tirées par des chevaux pendant toute l\u2019année.Le Contrat, s\u2019il est rempli avec satisfaction, continuera pour-un terme n\u2019excédant quatre années: Le Maître-Général des Postée se réservant le droit de terminer la convention en aucun temps avant l\u2019expiration des quatre ans, si, à son opinion, l\u2019intérêt publie le requiert, en donnant trois mois d\u2019avis au Contractatr auparavant.Toutes dépenses pour la traverse de lu malle ou pour le passage de ponts à péage, batrière, etc, eur cette route seront payées par le Contracteur.Chaque Soumission devra spécifier le prix par année, en toute lettre, et être accompagnée de la - signature de deux cautions responsables, promettant que, dans le cas où la soumission serait acceptée, le Contrat sera dûment exécuté, par le soumissionnaire, pour le prix demandé, et promettant ainsi d\u2019être responsable avec le Contracteur, dans la somme de $1000.00 pour la due exécution du service.Les Soumissions doivent se faire sur les formules imprimées qui sont fournies par I» Département et qu\u2019on peut avoir en s\u2019adressant aux Bureaux de Poste à Ste.Flavie, Métis, Matapédiac et Cross Point en Canada, et à Campbellton et Dalhousie, an Nouveau-Brunswick ou au Bureau du soussigné.W.G.SHEPPARD, Inspecteur des Poste .Bureau de l\u2019Inspecteur des Postes, Québec, 4 mai 1865.NOUYBADYTES E soussigné désire juformer ses amis et L le public qu\u2019il vient de recevoir une grande quantité d\u2019articles de goût et d\u2019utilité ainsi qu\u2019une grande quantité d\u2019objets de fantaisie concernant ea ligne de commerce.Il profite de cette occasion pour remercier le public de l\u2019encouragement qu\u2019il en u reçu jusqu\u2019à ce jour, et il espère que, par son assiduité aux affaires, il méritera la continuation de ce patronage.J.P.GENDRON, Horloger et Bijoutier Rue St.-Jean, Haute-Ville.Québec.LES SOIRÉES CANADIENN Recueil de littérature nationale Se publie à Québec, chez Brousseau Frère» Editeurs, par livraison mensuelle d\u2019environ 32 pages in 8, formant au bout de l\u2019année n joli volume de pas moins de 884 pages.L\u2019ahounement date du ler janvier, et est de 5 chelins par année, payables d\u2019avance.Les séries de 1861, 1862, 1863 et 1864 sont en vente, brochées ou reliées, à volonté.15 mai 1865.LE PERROQUET Journal Critique, Littéraire et Caricaturiste publication dont la moralité hautement reconnue, est devenne un des passe-lem = favoris des familles.Parait le samedi he chaque semuine.Chaque numéro contient une ou plusieurs caricatures politiques ou humoristiques de l\u2019événement du jour.Abonnement, 82 par année, payable d\u2019avance par semestre.S\u2019adresser, par lettre affranchie, à l\u2019Editeur C.H.Moreau, No.126, rue Notre-Dame, Montréal. GAZETTE DES CAMPAGNES.PÉPINIÈRE À PORTHEDF I E soussigné offre en vente : J û Pommiers hautes-tiges, de 3 à 4 ans de greffe, l\u2019ommiers nains, de 2 à 3 ans de grefle, Cerisiers et Pruniers, de 3 à 4 aus de greffe, tiroserlliers, Gadaliers, Ronces, Fraisiers, Framboisiers, Canneberges, Plantes ornementa!es de plus de 200 espèces, Vignes exotiques et américaines.&Z- Demandez le Catalogue.LS.MORISSET.l'ortneuf, 22 avril 1865.IMPORTANT POUR LES CULTIVATEURS SUPER-PHOSPHATE DE CHAUX DN COM.PRÉPARATION SUPÉRIEURE D\u2019os MOULUS ENGRAIS SANS ÉGAL Pour toutes les plantes de Jardins et des Champs Xl fait mûrir les moissons de 10 à 20 jours plus tôt, et accroit merveilleusement le produit.\\ VENDRE à l\u2019imprimerie de la Ga- «À zefte des Campagnes, à Ste.Anne de | ia Pocatiére : GRAINES DE JARDINS ! ! Betteraves Carottes Navets Choux de toutes espèces Poirean Raves Cocombres Porsil Chou-fleur Oignons Salade Citrouille monstre Persil uni et frisé Sarriette Molons etc, ete, ete.AUX PRIX DE QUEBEC.Nous avons un graud nombre de graines dont nous ne connaissons pas la valeur.Nous en ferons faire l\u2019expérience, et il en sera rendu compte l\u2019automne prochain dans ln Gazette des Campagnes.| A VENDRE NAZETTE DES CAMPAGNES, 2me T et 3me volumes-$1.00 le volume Quaut au ler volume, Ja plupart des nu.wéros élant épuisés, nous allons en faire un nouveau Urage.Ainsi nous invitons ceux qui désirent avoir ce volume, d\u2019envoyer leur nom au plus tôt, afin que l\u2019on sache à quoi s\u2019en tenir quant au nombre d\u2019exemplaires à tirer-61,00 le volume pagnes, 10 cis.en estampiles, par lettre SILBY LEE.| 1 | M.Andrew Coe, Montréal.Prix, 850 le tonneau, niia en quarts contenant à peu près 250 livres chaque ; aussi en bottes d\u2019environ 30 livres, a $1 chaque.Manufacturé et à vendre par ANDREW Cok, propriétaire.Bureau à Toronto, No.3, Salle Magonnique, rue Toronto, Bureau à Montréal, No.38, rue St François Xavier E, L.SNOW, Agent général.On peut acheter de cet engrais a l\u2019Imprimerie de la Gazette des Cum cs à Ste Anne de la Pocatière, où M.Snow a bien voulu placer un dépôt, pour la commodité des cullivateurs des paroisses d\u2019en bas.SORGIO SORGIIO Graines de canne à sucre Importées expressément pour ce Bureau.ES Cultivateurs qui nous feront parvenir au Bureau de fa Gazette des Cam- | affranobie, recevront de la graine de sorgho par le retour de la malle.Hi IT NOUVELLES IMPORTATION |! | i LETTRE DE SILBY LEE, WARDEN! COMTE, DE SHEFFORD, C.E.| Cuer Moxsieur,\u2014Je me suis servi de\u2018 votre phosphate pour mon jardin, la saison dernière, avec les résultats les plus excellents, epécialement sur les ognons.Depuis plusieurs années, je n\u2019avais pn réussir dans in récolte des ognous, surtout a cause des | vers qui les détruisent, Celle année j'ai choisi quatre planches de 40 pieds de lon- ueur et de 4 pieds de largeur chaque, et Vy ai appliqué 20 lbs.de phosphate, en mettant une partie avec la semence et le reste autour des planis aprés le premier! sarclago La croissance a été remarquable.J'ai recueill: 15 minots de ces planches qui renfermaient 640 pieds carrés ou envirou 24 perches carrés.Un grand nombre de Personnes tes ont vus pendant la croissance, et toutes ont déclaré qu\u2019ils étaient les plus beaux qu\u2019ils avaient jamais vus.[ly avait aussi 25 navets d\u2019une bonne grosseur our | les mêmes planches.OUVEAUX Tissus pour habits et pe- talons d'été, Tweed de rnantfactur cauadienne, Tweeds d\u2019Ecosse, Draps Casimirs.OUVEAUX Parasols noirs et de cor, leurs, N Dame 4 Chapeaux de paille po Dames.Chapeaux de Satin, Feux Tweed, et de Paitie, pour Messieurs.N grand assortiment de Soie noire pur Mantilles et pour Robes.Forres a Soutanes, Merinos fraugu,.| double cordés, Suyes, Drap d\u2019été.Ausi, Chapeaux de Paille, de Satin, de Feu::- pour Messieurs «lu Clergé ARDES faites, en grande variété vêtements faits sur commande pilleurs tailleurs.les me APIS Tapisserie, Impérial, Econeais, Union, pour Escaliers, Toile citer.Feutre, «le Tables, Nattes, etc.OUTILS, Toiles, Cotons, de toutes ee- pêces.Couvre-pieds blancs et de con: leurs, Couvertures de laine, Tuile et Cotu.: à draps, Toile à nappes, etc.En vente chez A.HAMEL et FRÈRES, 15 mai 1865.Québec, Rus Sous-le-For: LEPAGE, LEMOINE & C* MARCHANDS A COMMISSION AGENTS GENERAUX, 17, Rue St, Jacques, Basse-Ville QUEBEC, ONE constamment en mains et à vendre en gros : FLEUR, LARD, BŒUF, JAMBONS, BEUBRE, SAINDOUX, FROMAGE, SAVON, THÉ, TABAC, VINS et LIQUEURS DE TOUTE SORTE HYDROPULTE, etc, etc, ete.etc.AUSSI TIUILE DE CHARBON, en Baril on Canistres de cinq gallo.15 décembre 1864.BONNE OCCASION !!! A VENDRE à St.Antoine de Tilly, une Jument brune de deux ans et demi, presque pure canadienne, cing ieds de hauteur, qui a obienu le ler prix 5 Pexhibition de Ste Croix en 1864.ba dresser, sur les lieux, à JOS.METHOT. = 4 Département des terres de la Couronne Québec, 9 février 1865.le présent donné qu\u2019envi- acres des Terres de la Cousme, dana les townships A\u2019ESCOURT et BOTSFORD, Comté de Témiscovata, C.VIS eat par i ron 55,000 I'., +eront offers en vente à ceux qui y ~nnt établis ou qui ont intention de le faire, » et après le VINGT-DEUXIEME jour de MARS prochain.Pour particularités s\u2019adresser à l\u2019agent \u201cde ia localité L.N.GAUVREAU, écr., à \u201cIle Verto.ANDREW RUSSELL, Assistant Commissaireler mare, 1865, Département des torres de la Couronne Québec, 9 février 1865.VIS est par le présent donné qu\u2019envi- - À rou 34,000 acres des Terres de la Conroune, dans le Townshi Comté de Dorchester, de WATFORD, .E., seront offerts «h vente à ceux qui y sont établis ou qui «nt intention de le faire, le et après le VINGT-DEUXIEME jour de MARS prochain.GAZETTE DES CAMPAGNES.Département des terres de la Couronne.Québec, 20 Févricr 1865.VIS eel pat le présent donné qu\u2019environ 15,000 acres des Terres «le la Couronne, dans le Township de MARLOW, Comté de Beauce, C.E., seront offerts en vente à ceux qui 7 sont établis ou qui ont intention de le faire, le et après le PREMIER jour d\u2019AVRIL prochain.Pour particularités s\u2019adresser à l\u2019agent de la localité ANDREW ROSS, écr., à Frampton.ANDREW RUSSELL, Assistant Commissaire.15 mara 1865.TERRE À VENDRE.À HEBERTVILLE (Saguenay) une certaine étendue de terre d\u2019excellente qualité, dont 40 arpents en état de culture, bornée d\u2019un côté par ia belle rivière, où se trouve une chute pouvant servir d\u2019ecluse pour construire des moulins ; il y à ausei deux granges sur la terre.Conditions faciles.S\u2019adresser à Vour particularités s'adresser à l\u2019agent de a lucalité ANDREW ROSS, écr., ramp- ton ; ANDREW RUSSELL, | Assistant Commissaireler mars 1865.! DÉPARTEMENT TERRES DE LA COURONNE.Québec, 9 février 1865.VIS est par le présent donné qu\u2019envi- 2 ron 26, auresles Terres :le la Couronne, dans le township de BOURGET et PISLE D\u2019ALMA, Comté de Chicoutimi, @.E., seront offerts en vente à ceux qui y sont établis ou qi ont intention de le faire, le et après le VINGT-DEUXIEME jour de MARS prochain.Pour particularités s\u2019adresser à l\u2019agent de lu localité, VINCENT MARTIN, èer.à Chicoutimi.ANDREW RUSSELL, Assistant Commissaireler mars, 1865.AVIS ST par le présent donné qu\u2019une demande sera faite 4 la Législature, «a prochaine Session, pour en obtenir un acte autorisant toute Chambre de Notaires, «ans le Bas-Canada, à admettre le soussi- { Dame Ve.FIRMIN COUILLARD, L'Isletler mai 1865.i] MM.BELANGER & GARIEPY on lPhonneur d\u2019annoncer au publie, ot aux membres du Clergé en particulier, qu\u2019ayant agrandi de beaucoup, leur établissement, ils ont en même teraps importé, et reçoivent chaque jour d\u2019Europe quantité d\u2019objets nouveaux dans leur branche de commerce consistant en Services de table en argent\u2014 Coutellerie de Rolgers\u2014Usten- sila de ménage \u2014 Quincaillerie de toute sorle, eic., ele, Un nouveau choix de Lustres à Gaz, à l\u2019Huile de Charbon, particulièrement pour l\u2019usage el l\u2019ornement des Eglises.Ces Measiours ayant pris des arrangements exprès avec les principales maisons de commerce d'Angleterre, offrent d\u2019importer à commission toute commande qu\u2019on voudra bien leur eonfier ct cela sous un trés-court délai.Les Cultivateurs trouveront chez eux les ferrures dont ils ont besoin, et tous les instruments nécessaires à leurs travaux.gné à la pratique de Ja profession de Notaire, , J.ANCTIL, 15 avril 1865.Et.en Droit.- Québec 91, rue La fabrique, à l\u2019enssigne du Gres Marteau.F.A.ST.LAULENT IMPORTATEUR DE QUINCAILLERIE FRANÇAISE, ANGLAISE, ALLEMANDE ET AMÉRICAINE, No.15, Rue des Fossès, Vo.13, ST.ROCH\u2014QUÉBEC.LF A.St.L.a constamment en Ferronueries de tous genres \u2014 Ferrures de maisons \u2014 Outils pour les ouvriers \u2014 Glaces de miroirs \u2014 Couleurs sé.v8 ot 8 l\u2019huile\u2014Vitres\u2014Mastic\u2014Huile pour pein- ture\u2014Pinceaux\u2014Brosses\u2014Ferblanc-\u2014Tols \u2014F'usils \u2014 Pistolets \u2014 Poudre - Plomb\u2014 Capsules, etc.Les Cullivateurs trouveront aussi à © magasin un assortiment complet d\u2019instra- ments pour l\u2019agriculture.0 A vendre en gros et en détail.£3 * ENSEIGNE DU GRAND SAUVAGE E.BAZARETTI, MARCHAND DE TABAC No.39, Rue du Pont (Craig), St.Roch, QUEBEC, MPORTATEUR de Cigares, Pipes en I bois, Calumets, Tabatières, Pipes et imitation d\u2019écume de mer, Sacs a ta en loup-marin et en caoutchouc, Jarres à tabac Allumettes, etc.Ila aussi un grand assortiment de Tabacs de premiére qualité, en feuilles, en torquettes, ot 4 priser, Pour argent comptant seulemen\u2019.En gros et en détail.J.B.C.HEBERT, Notaire et Agent, {ENT son Burean, à QUEBEC, No.18 tue STE.FAMILLE (Côte de Léry), Haute-Ville.N.GAUTHIER, NOTAIRE, LENT son Bureau 4 MONTMAGNY, près de l\u2019Eglise.ED, GINGRAS & Cie, (CI-DEVANT En.GINGRAS) FABRIQUANTS DE VOITURES DE 50N EJORLLENCE LE VOUYERNEUR GENERAL Ho.20, Rue Ste.Ursule, Hante-Ville, Seo.Ed.G.et Cie.ont toujours un grand assortiment de voitures d\u2019été ot d\u2019hiver.A vendre à l'imprimerie de la Gazaits des Campagnes , .pour l\u2019année i 865 E Calendrier L Publié par M.L.Brousseau LE PETIT ALMANACH du Bas-Ca- nada, pour l\u2019année 1865. GAZETTE DES CAMPAGNES.1868 FUIN.1863 Le Soleil entre à l\u2019Ecrivisse le 21 à 6 heures du matin Premier quartier, le 1à 3 heures 37 minutes du malin.Pleine lune, le 9à 4 heures 56 minutes du soir.Dernier quartier, le 16 à 7 heures 8 minutes du matin Nouvelle lune, le 234 3 heures 12 minutes du soir.Premier quartier, le 30 à & heures 55 minutes du soir.SEMAINE.| FETES RELIGIEUSES.L.SOL.ETC, Jeudi 1} b [Octave de PAscension \u20184 147 46 Vendredi 2} tb|De la férie 4 1317 47 Samedi | 8) tr Jeñne.Vigile de la Pent.Bénéd.des fonts.Kyrie des dbles/4 137 47 DIMAN.! 4 r 'PENTECOTE.Kyrie royal.[1 Vépres de lo Pent.Salut {4 127 48 Lundi 5 r \\ 4 127 48 Mardi 6 r | t 1007 50 Mercredi a ! pme Quatre-Tempa De l\u2019ociave privilégiée H 197 5 Vendredi 9) r \u2018Jefne Quatre-Temps | 4 107 50 Samedi 10] r lJeûne Quatre-Temps 4 97 5 DIMAN.11! b \u2018Lapr.Pent.Ste Trinerh.Kyrie de 2el.Aux Véprest 97 51 © mém.du suivant du dim.et de SS.Basilide.ctc.mart.| Lundi 12{ b 'St Jean de St Facond, confeeseur 4 87 Hm Mardi _13| b ISt Antoine de Padoue, confesseur 4 87 52 Mercredi 14| b St Basile-le-Grand, évêqut et ducteur 4 87 H Jeudi | 15/ b FETE-DIEU, d\u2019obligation.Kyrie du 2 ton.Processionid 77 53 après la messe.Vêpres de la fête.Salut pendant l\u2019octave | Vendredi 16; b St Jean François Régis, confesseur 4 77 5 Samedi 17) b De l\u2019octave 4 77 53 DIMAN.18) b .Dim.dans Pact.et II apr.Pent.Kyrie du St Sacrement.t 67 54 Vêpres de la fête suivante, mém.du dim.de l\u2019octave et | de SS Gervais, elc., martyrs | Lundi 19] b \u2018Ste Julienne de Faleoniéri, vierge it 67 5H Mardi 20: b De l\u2019oetave d 67 81 Mercredi 21| b :St Louis de Gonzague 1 57 5 Jeudi 22 b Octave de la Fête-Dieu 14 57 55 Vendredi 23.b \u2018Sacré-Cœur de Jésus t 57 55 Samedi !24| b [TariviTe\u2019 pe ST JEAN-BAPTISTE 4 57 55 DIMAN.25/ b Il ap.Pent.St Guillaume, abbé.SonexmiTe\u2019 pg Sr4 67 51 j JEAN-BAPTISTE.Kyrie du 2 ton.Messe et 11 Vêpres de| i St Jean Baptiste, mém.du suiv.(ant.pr.) de St Guillaume et du dim.Salut : Lundi 26| r ISS Jean et Paul, martyrs 4 67 6 Mardi _27| © |St Rarnabé, apôtre (11) 4 77 53 Mercredi 28.tb |Jeiine.St Léon, pape 4 77 8 Jeudi 29 r |SS PIERRE et PU, apôtres, d\u2019ubligation, Kyrie royal,4 77 8 IT Vêpres de la féte.Salut | Vendredi 301 r \\Commémoraison de St Paul 1 T7 53 Température\u2014Du ler au 9 juin, pluie fréquentes\u2014Du 10 au 16, beau\u2014Du 17 au 28° presque toujours beau\u2014Du 21 au 30, fréquentes averses\u2014Pelit Almanach du B.-C.Cour du banc de fa Reine, en Appel\u2014Québec, ler juin.Montréal, ler juin\u2014Cour du banc de la Reine\u2014à Quebec, MA juin\u2014Juridiction civile, Cours supérieures\u2014Qué- bee, du ler au 5 juin.Montréal, du 17 au au 27 juin.Sherbrooke, du 13 au 19 juin.Rimouski, Beauce, Arthabaska (St Christophe), Chicoutimi, du 13 au E9 juin.Cours de Circuit\u2014Québec, du 16 au 21 juin.Montréal, du 10 au 15 juin.Rimouski Beauce (St Joseph), St Christophe, Chicoutimi, Sherbrooke, du 7 au 12 juin.St Michel.L\u2019Isle-Verte, du 21 au 25 juin.À NOS ABONNÉS.GRANDE AMÉLIORATION PROJETÉE ! ! ! Le nombre toujours croissant «les abonnés, nous mettra bientôt dans l'obligation de nous procurer une presse à pouvoir ; mais pour opérer celte grande amélioration, it nous faudrait que tous les arrérages dûs 4 la Gazelly des Campagnes rentrassent sans Tetard.Ainsi que ceux qui nous doivent pensent sérieusement qu\u2019en retardant de s\u2019acquitter, ils nous mettent dans une grande gêne, et empêchent les améliorations auxquelles ont droit ceux de nos souscripteurs qui ne se font jamais attendre.FIRMIN H.PROULX, Propriétaire-Gérant.bots 3) 5 RE) CHEMIN DE FER DU GRAND TRONC District de Québec.De la Pointe à ln Rivière-du-Loup.8 Alter.Retour STATIONS., POINTE LEVI .1-00pMm 12-55: Hadlow .i 1-10 12-46 Chaudière Junction .! 1-30 12-2 St Jean Chrysostôme.1-43 12-08 StHenti .2«tv 11-50 4 + St Charles .2-26 Hd St Michel .2-45 10-51 St Valier \"2-58 10-3+ St François où Berthier.3-15 10-14 St Pierre.3-30 19-06 ST THOMAS | | 3-48 9-49 Cap St Ignace.TE oo C 4 35 46 L'ISLET.} 40 8sl Trois Saumons .5-03 8-21 St Jean Port Joli.5-00 804 St Roch .2202000e 5-46 7-35 STE ANNE .6-09 7-15 Rivière Ouelle.\u2026.6-29 6-57 St Denis LoL .6-46 4-40 ST PASCAL .7-03 6-93 Ste Hélène .7-33 6-03 St Alexandre .7-45 5-40 RIVIERE-DU-LOUP .: 8-23em 5-00 De la Pointe-Lévi à Richmond._ Malle | Mixte STATIONS, ! Pointe Lévi .8-40rm 9-300v Chaundiére Junetion.9-12 10-30 Chaudiére .9-17 10-35 Craig\u2019s Road.9-35 11.05 Black-River .9-50 11-30 Methot\u2019s Mills.10-17 12.151 w Lyster .10-41 12-50 Bécancour.10-53 La Somerset .11-25 2-00 Stanfold 11-43; 2-30 Arthabaska : 12-10 am 3-15 Warwick .©.12-34 3-55 Danville 1-10 4-45 Richmond.1-46 5-45 Richmond.2-15 am 10-00 ax Danville .2-51 11-00 Warwick .3-27 \u201811-55 Arthabaska .351 12:35pm Stanfold .4-18 1.20 Somerset.- 4-36 2-00 Bécancour .5-00 | a Lyster .: 5-12 3-15 éthots Mills.:-| 6-36 | 3-56 Black River.6-03 4-35 Craig\u2019s Road.i 6-18 4-55 Chaudière.| 6-36 | 5-20 Chaudière Junetion.| 6-41: 5-26 Pointe Levi .7-16 | 6-00 C.J.BRYDGES, Directeur-Gérant.A.8.MACBEAN, Surintendant local."]
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