Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1 décembre 1865, vendredi 1 décembre 1865
[" (Franc «te Port.) sme année.Sainte Anne de la Popstière, fer décembre 1866.Revd MM.H.Hamelin ST THOMAS (Montmagny) Numéro 3.GAZETTE D ABONNEMENT: 9s.0d., payable invarisblement d\u2019avance.On ne s\u2019abonne pes pour moins de six mois.Si la gueste esi da dernière raison des peuples, l\u2019agriculture doit en être le pre- midre.Journal du Cultivateur et du Colon.CAMPAGNE ANNONCES: Ire insertion, Sots.Is ligne | 2me + etc,20 = A at Pour annonces a long terse, q conditions li as.Eraparons-noës du sol, si nocé voue lons conserver notre nationalité.PARAISSANT TOUS LES QUINZE JOURS.CULTURE DU LIN.Nouvelle importante \u2014Doeument officiel.Nous cédons bien volontiers la place d'honneur de ce numéro à un document important émané du ministère de l\u2019agriculture, par l\u2019entremise de M.George Leclère secrétaire de la Chambre d\u2019agrieulture.Il s\u2019agit d\u2019une circulaire adrcesée à tous les présidents des sociétés d'agriculture du Bas-Canada, pour les informer que \u201cle ministre de l\u2019agriculture, dans le but d\u2019en- \u201c courager la culture des plantes textiles en Canada, a résolu de « faire l'importation d\u2019une certaine quantité de graine de lin de * Russie (Rigs), #'il rencontrait un encouragement suffisant de \u201cle part des sociétés d\u2019agriculture qui seraient chargées d\u2019en \u201c faire la distribution.Le Gouvernement ne voulant pas faire \u201cde profit sur cette graine, la laissera aux sociétés d'agriculture, \u201cau prix coûtant d'importation.\u201d M.le Secrétaire invite le bureau de direction de chaque se- ciôlé à lui faire connaître, au plus vite, la quantité de graine demandée.Il n'y a pas un iastant à perdre ei l\u2019on veut avoir cette graine de bonne heure, le printemps prochain, Nous publions cette lettre plus bas.L\u2019à-propos d\u2019une telle mesure n\u2019a pas besoin de longs commentaires.Les avantages de la culture des plantes textiles, et notamment du lin, sont assez bien appréciés aujourd\u2019hui, pour fue nous nous croyions dispensés d\u2019insister sur ce que nous avons déjà dit bien souvent.D'après l\u2019énorme quantité de graine de ia achatée cet automne par les marcheuds de Québec, on peut\u2019 dire que, dans adtre district au.moins, cette culture à pris des dé-| veloppements considérables depuis Ia guerre américaine.Mais ce n\u2019est pas à dire que nous ayons Ta meilleure graine, celle qui donne le lin destiné\u2018aux tisqus fins et légers.Nous ne saurions donc trop applaudir aux \u2018efforts que le Gouvernement, secondé |- par Ja Chambre d'agriculture du Bas-Canada, est décidé de/faite, pour propager Ja culture d\u2019une plante qui doit si puissamment contribuer à la richesse du pays.La-dessus il ae peut ÿ avoir qu\u2019une seule opinion.Mais il y a plusieurs sortes de graines.Celle du Rigs et Livonie (Russie), à laquelle.le Gouvernement paraît avoir donpé la préférence, est-elle bien celle qui nous conrient le mieux 1 Nous Pavons era\u201d jusqu\u2019ici, et nous le crayons encoce, malgré quelques raisons assez plausibles d\u2019en douter ; mais c\u2019est à deux conditions : 10.qu\u2019elle proviendra directement de san pays-d\u2019origine ; Jo.qu\u2019elle aura toutes les garanties désirables de maturité.En Russie les graines de semence destinées au commerce sont soumises au contrôle de la police, et les tonneaux qui renferment les plus Lelles qualités reçoivent une estampille particulière ; ce qui n\u2019empêche pas les acheteurs d\u2019être souvent trompés.On leur vend souvent des graives séchées dans des étuves, et qui lèvent mal.II faut done pour le choix de ces graines une personne bien exercée.Les bonnes graines ont une teinte birup- claire, et uniforme.Elles'gont relativement larges et renéea.I! faut bien remarquer que la plus belle filasse de la graine de Riga n\u2019est pas produite par la semence tirée directement de cette logalité, mais parila semence récoltée à [a deuxième et troisième générafion.Celle de la quatrième a une dégénéressence très prononcée.En Russie on sûme le.lin plus clair que dans nos contrées, on Parrache quand il est complêtement mûr, et on donne à lu récolte des soins tout particuliers.Or en France, il paraît certain que d\u2019après de bons essais on ne pourrait, même en prenant ces divers soins, prévenir la dégénéressence.Cela provient sans douts de ce que les propriétés du Riga sont dues à des influences toutes locales de température.Le résultat serait probablement le méme si l\u2019on .cepétait la mâme expérience en Canada.On se lle qu\u2019en [862 la graine .de Riga importés par le Gouvernement qu la Chambre d'agricelture, n\u2019a pas reussi. 19 \u201cGAZE1TE DES CAMPAGNES.Cette graine était généralement sale, et n\u2019a pas levée partout.Cette expérience devra nous mettre sous nos gardes pour la nou- Telle importation projetée.TI paraît que le Riga trouve un rival assez redoutable en Belgique.C'est un lin à fleur blanche, dit lin royal, ov lin d\u2019Amérique, donnant une fibre aussi longue ot aussi fine que celle du Riga, et possédant la faculté de ne pas dégénérer dans nos eul- tures.EMe coûterait probablement bexucoup moins cher que l\u2019autre.Cette variété ne serail-elle pas la même que celle con- oue ici sous le nom d\u2019ancien lin canadien long, qui est devenu très rare aujourd\u2019Éut?TI ne faut pas toutefois la confondre avec une autre variété, à eur blanche aussi, mais plus rustique que les lins à fleur bleue et donnant une fibre de deuxième ordre pour la finesse et la longueur.Un ami de notre feuille à fait plusieurs essais sur la culture du lin.Nous regrettons de n\u2019avoir pas encore requ le rapport qu\u2019il nous a promis, et qui pourrait peut-être jeter quelque lumière sur cette question.; Coucluons de tout cela que, si celte affaire a son importance par les résultats qu\u2019elle doié produire, elle à aussi ses difficulté quant au meilleur choix à faire.Le Gouvernement veut offrir aux sociétés d'agriculture ce qu\u2019il y a de mieux.Il nous pa- ralt guère possible de s\u2019en rapporter à un agent étranger, où à une maison de commerce quelconque.L'intérêt principal de Pun serait sa commission, comme l'intérêt de l\u2019autre serait sa vente.Or ces deux intérêts nous serviraient mal.On voit que cette question du choix de la graine est assez difficile, et qu\u2019avant de se lancer dans une forte dépense qui intéresse tout le Canada, la question doit être bien étudiée, et l\u2019achat les graines confié à une personne entendue.Chambre d'agriculture du Bas-Canada, (Circulaire.) MoNTREAL, 21 Novembre, 1865.Monsieur, J'ai l'honneur de vous informer que l\u2019Honorable Ministre d'agriculture, dans le but d'encourager la culture des plantes textiles en Canada, à résolu de faire l\u2019importation d\u2019une certaine quantité de graine de lin de Russie (Riga) s\u2019il rencontrait un encouragement suffisant de la part des Sociétés d'agriculture qui seraient chargées d\u2019en faire la dictribution.Le gouvernement ne voulant pas faire de profit sur cette graine, là laisserait oux Sociétés d'agriculture au prix coûtant d\u2019importation.Veuillez donc consulter Messieurs les Directeurs de votre Société et me laisser savoir, sans délai, quelle quantité de cette graine, votre Societé serait disposée À prendre, à un prix raisonnable, payable à même les fonds provenant de l\u2019octroi du Gouvernement.Comme le temps de foive ln commande est.très court, pour avoir cette graine à temps pour la semence du printemps prochain, une reponse immédiate obligerait beaucoup Votre obéissant serviteur, Groree LECLÈRE.ere mE I HISTOIRE DE LA QUINZAINE.~ Un journal français, de cette province, d'ordinaire assez bien inspité, vient de proclamer une doctrine des plus pernicieuses et que nous ne saurions combattre avec trop de force ; et d\u2019autant plus que ce journal ne paraît nullement se douter des conséquences désastreuses que peut entraîner à sa suite son enseignement.- Après avoir sollicité l\u2019encouragernent de ses concitoyens, en retour des sacrifices qu\u2019elle s'impose, cette feuille continue : \u2018\u201c Chaque habitant d\u2019un district devrait recevoir de préférence le journal qui est publié dans le dietrict où il réside, quand même il ne partagerait pas toutes les opinions émises par ce journal, Qu'est-ce que cela fait?L'important pour le peuple, c\u2019est qu\u2019il lise !.\u2026.\u201d Mais, cher confrère, y avez- vous sérieusement pensé ?Qu'est-ce done que la lecture, et pourquoi la recommandez-vous avec fant de force?C\u2019est, nous répondrez-vous, la nourriture de l\u2019intelligence, de l\u2019esprit et du cœur.Mais a quelle condition celte nourriture développera-t-elle l\u2019intelli- ence, éclairera-t-elle l\u2019esprit et fortifiera t-elle le cœur, ans l\u2019amour du bien et de la vertu?À la condition expresse qu\u2019elle soit saine, bien préparée et proportionnée aux besoins du lecteur.ais si cetle pourriture est malsaine, mal préparée, si on y a mêlé du oison, quels effets désastreux ne produira-t-elle pas?intelligence du lecteur s\u2019obscurcira, son esprit s'affaiblira, son cœur se corrompra ; en un mot, l\u2019homme tout entier deviendra la triste victime de sa téméraire icm- prudence.C\u2019est une vérité, mais une épouvantable vérité, que la lecture.qui devrait accroître les facultés de notre âme, les ruine souvent et les anéantit.Ah! si les parents chrétiens y réfléchissaient, permettraient-ils à leurs file, à leurs filles, la lecture de romans immoraux, de feuilletons où l\u2019impiété joue le principal role! Plus loin, notre confrère ajoute : * Familiarisons le peuple avec le livre et le journal, et notre nationalité retrempée à ces sources vives ne périra jamais !.\u2026.\u201d Mais, encore une fois, y avez-vous réfléchi?Le livre et le journal!.Voilà sans doute deux puissauts moyens de salut pour le temps et l\u2019éternité, quand ils sont bien inspirés.Mais le livre et le journal!.Quelles armes meurtrières et dangereuses, quand on en exclut l\u2019esprit de Dieu, pour le remplacer par un esprit tout mondain.Quels désastres ne traînent-ils pas à leur suite ! Qui a conduit la France, la fille atnée de l'Eglise, à l\u2019époque à jamais déplorable de 93?Le livre et le journal.\u2014 Qui l'a jeté dans un aveuglement si profond, qu\u2019elle a osé porter une main saerilége surle meilleur des rois ?le livre et le journal.Qui a porté le peuple à renverser les autels du vrai Dieu, à profaner tout ce qu\u2019il découvrait de plus sacré, à convertir ses églises en temples consacrés au culte de la déesse Raison?Le livre et le journal.Qu'est-ce qui poussait ce forcéné révolutionnaire, à s\u2019écrier, dans son délie : \u201c Je voudrais voir toutes les têtes du peuple français réunies en une seule, pour la faire tomber sous la guillotine ?Le livre et le journal.Et sans sortir de chez nous, ne trouvons-nous pas en abondauce des preuves des dangers du livre et du GAZETTE DES CAMPAGNES.journal ?N'avons-nous pas aussi, nous canadiens, nos yelits maîtres d'impiété, nos docteurs de villages, nos philosophes de tout calibre, qui voudraient se voir environnés d\u2019an peuple sans Dieu et sans foi.A qui de- vons-nous cette marchandise avariée ?an livre et au journal.Pour démontrer'davantage ce que peuvent le livre «1 le journal nous allons donner un fait bien déplorable et qui nous a Été rapporté par un témoin oculaire.Dans une de nos belles et florissantes paroisses, qui longent le fleuve depuis Québec jusqu\u2019à Montréal, il ex- sait, il y a quelques années, une famille modèle sous tous les rapporte, Le père et la mère heureux de leur affection mutuelle, n'avaient qu\u2019à se féliciter du res- pret el de la soumission de leurs enfants.Une lutte politique s'engage dans le comié, le chef de cette fa- wuille, contre son habitude, se met à la tête d\u2019un parti, ct souserit À un journal qui prêchait dans son sens.Son épouse lui observe que le journal qu\u2019il reçoit n\u2019est pas sans danger, si ce n\u2019est pour lui, au moins pour ses enfants.Elle ne reçoit pour toute réponse que ces mots : \u2018 Vas-tu te mêler de politique, toi aussi?\u201d Et le bon homme persévère dans la voie où il est entré.L'aîné de ses enfants suit le journal aussi atlentive- ment que le père, et y puise les mêmes doctrines ; de plus, il s\u2019aperÇoil que son père n'est pas aussi dévôt, ni aussi respectueux envers son curé ; il l'entend dire, quand il est en compagnie de ses amis: ah! le curé fe rait bien mieux de rester chez lui, de ne pas se mêler de politique.Et c'était dans son journal qu'il puisan ces idées Un jour ce pauvre pere s'empurta au point de dire : * le curé est un vieux fou.\u201d Pendant que ce chef de famille faisait de la politique, son fils avait appris à faire de la débauche et s'était allié à des anis perdus de mœurs.Le père s'en aperçut, mais trop lard.Un jour le voyant soriir pour rencontrer ves amis, il lui dit : mon fils, renonce donc aux faux amis que lu fréquentes, tu sais bien que M.le curé défend ces réunions.\u2018 M.le curé ! dit le tile, vous savez bien que c\u2019est un vieur fou, c\u2019est vous el voire journal qui m'avez appris à mépriser ses enseignements, son autorité et la vôtre.D'ailleurs, vous savez que la liberté est le plus beau privilége de l\u2019homme, et j'en profite.\u201d Quelques années plus tard, le père était redevenu bon chrétien ; mais snn fils rourait à la fleur de l\u2019âge, victime de la liberté et de scs désordres, Qui a fait le mal ?Le journal.Notre coufrère va nous dire, à coup sûr : * Mais nous n'avons pas voulu aller ausei loin, et nous ne prétendions parler que des différences d'opinion en politique.\u201d Nous lui repliquerons que, d'abord il a cu le tort de ne pas s\u2019expliquer ; un second lieu, qu'un journal, comme il en existe malheureusement en Canada, qui veut exclure Dieu et le prêtre de la politique, : offre tous les dangers que nous venons de signaler.Maintenant, que notre confrère nous comprenne bien» nous ne vonlons nullement insinuer que son journa est dangereux, ct nous sommes prêt à en recommander la lecture à toutes les familles de.son district, et vient de faire, en recommandant à ses lecteurs de faire, avec un soin tout particulier, le choix de leurs livres et de leurs journaux.Voici une aulre question que nous croyons encore de notre ressorl : ll y a quelques semaines, un journal que son Age, ses antécédents, etc., devraient rendre plus sérieux, s'est passé la fantaisie de dire que le lemps est arrivé où la jeunesse du pays doit faire irruption duns le champ de la politique.Celte idée qui ne peut naître que dans le cerveau d\u2019un fout jeune homme, ou d\u2019un homme fait que les années ne vieillissent pas, a été répétée avec complaisance par trois à quatre confrères.\u201c La nouvelle g nération, a-t-on dit, n\u2019occupe pas dans la politique les places auxquelles elle adroit,.\u201d \u2018* Que les jeunes gens se préparent à faire invasion dans la carrière publique À la première occasion favorable, et s'emparent des places qu\u2019occupent leurs aînés.\u201d \u201c Autrefois un homme de talent et de mérite était membre à 25 ans.\u201d Nous le demandons avec peine : \u2018 Où irions-nous, si le peuple canadien n\u2019était pas quelquefois plus sa; que ceux qui se donnent la mission de l\u2019éclairer et de le diriger?mais sur quoi peut done s'appuyer un journaliste pour vouloir renverser l\u2019ordre établi par la Sagesse incarnée, par l\u2019expérience de lous les peaples de la terre, et de tous les temps ?Mais cetle vérité que l'Esprit Saint a fait briller aux yeux de toutes les nations \u201cIn antiquis est sapientia, el in mullo tempore pru- dentia.\u2014 La sagesse est le partage des anciens el le pri- vilége de ceux qui comptent beaueoup d'années,\u201d n\u2019est donc plus de mise aujourd\u2019hui?Il nous faut donc aussi rayer ces autres paroles divines : \u201c Adolescentes, subiti estute senioribus \u201d \u201c* jeunes gens, soyez soumis our vieillards \u201d et la remplacer par ces autres, \u201c vieillards, cédez le pas à la jeunesse, soyez-lui soumis, car elle a la sagesse et la prudence cn partage.Et lex.périence des peuples de tous les siècles, qui ont toujours recouru aux conseils des anciens et des vieil lards, doit donc être rejetée pour faire place à une utopie qui répugne à la raison et au bon sens ?« Autrefois un homme de talent et de mérite était membre à 25 ans.\u201d Rien de surprenant dans celle assertion, car il y a ici comme ailleurs des jeunes gens de 25 ans qui ont tout autant et même plus de sagesse et de prudence que des hommes de 40 à 50 ans ; mais c'est là une exception, et il faut savoir se garder de rendre les exceptions pour la règle générale.De plus, à l'époque dont il s\u2019agit, les hommes éclairés et ins- troits étaient clair sermés, et il fallait les accepter-mal- gré leur jeune âge.OÙ Nous, nous croyons qu\u2019il n\u2019y a pas trop de veillards et d'anciens dans noire représentation, et qu'il a-y assez de jeunes gens, et même qu'il y en a de trop jeunes.Le changement que nous aimerions A voir s'opérer dans la représentation, ce serait d\u2019y voir plus de eulti- vateurs instruits ou encore, plus de véritables amis || de l\u2019agriculture, et nous croyons que le pays fout entier y trouverait meilleur compte.Nous accusons réception de la troisième livraison même.du Canada, s\u2019il veut réparer le faux pas qu\u2019il du travail de J.M.Lemoine, écr., intitalé « Maple 20 GAZETTE DES CAMPAGNES.Leaves.\u201d La lypographie, les gravures, les scènes pleines d'intérêt \u2018offertes au_lecteur, tout dans cet ou- v esl digne d'éloge.M.Lemoine, par les écrits qu\u2019il a déjà Îivré au publie, et par ce dernier travail est un de nos écrivains qui méritent le plus la reconnaissance de ses concitoyens, Nous lisons dans le Courrier de St.Hyacinthe : \u2018 Depuis le 3 Novembre la Gazette des Campagnes est entrée dans sa cinquième année d'existence.Nous apprenons avec plaisir que cette publication si utile, si nationale, si dévouée à l\u2019œuvre qu\u2019elle poursuit, est en voie de prospérité, et que son avenir est déjà plus qu\u2019assuré.Cette feuille traite lous les sujets qui conviennent à l\u2019aÿriculture ; sans s'occuper de politique, elle tient néanmoins ses lecteurs au courant de toutes les nouvelles locales et étrangères.\u201c L'esprit qui inspire sa rédaction et l\u2019habileté qu\u2019elle déploie en font une publication précieuse.Elle est la Gazette du cultivateur par excellence, el nous la recommandons à nos AMis.\u2026\u2026.0.\u201d Nous offrons nos meilleurs remerciements au Courrier, pour l\u2019encouragement qu\u2019i] veut bien nous donner et nous le prions de croire que eon approbation nous est d'une grande vateur.Le Gouvernement vient d'envoyer aux frontières quelques compaguies de milice volontaire, pour surveiller les démarches des féniens, qui auraient la fan- taisic de venir piller, soit dans nos campagnes, soit dans nos villes.Nous croyons que la prudence exigeait pareille précaution de la part du Pouvoir Exécutif.La république modèle des Etats-Unis tient à nous prouver de plus en plus, tous les jours, la tolérance que duivent y attendre les catholiques qui s\u2019y rendent le toutes les parties du monde, Il y a quelque temps, nous signalions quelques actes de véritable tyrannie exercés envers nos co-religionnaires; aujourd'hui un journal, qui se publie à Buffalo, vientjencore nous édifier sur ce sujet: \u201c Tout ouvrier Allemand et tout Irlandais catholique ont été exclus des travaux publics de Chicago, par les autorités abolitionnistes de cette cité, afin de faire place aux anti-catholiques et aux nègres.Pensez-y bien, soldats Allemands et Irlandais catholiques, \u201c Si l\u2019on avait besoin de plus amples preuves pour déraontrer quels sont les sentiments d\u2019amère boetilité dont tous les catholiques sont l\u2019objet, dans les Etats du Nord, nous pourrions les trouver dans l\u2019extrait suivant du Springfield Journal : \u201c Nous avons tué l\u2019esclavage, dit-il, que l'on tue maintenant la papauté.Apres cela, nous verrons encore des journaux canadiens falre ta peinture la plus brillante des institutions américaines, et engager, par tous les moyens possibles, leurs compatriotes à émigrer de ce côté ou même à tendre les bras à des voisins qui nous méprisent souverainement, et qui ne soupirent qu\u2019après la destrac- tion de notre foi ! Les journaux médicaux de la France, nous apprennent que Je choléra fuit À l'approche de l\u2019hiver, et que dans quelques jours, il ne sera plus qu\u2019à l\u2019état de \u2018sduvenir.Tous les convalescents qui sortent des hôpitaux pour retourner dans leurs foyers, emportent avec eux une admiration sans bornes pour les Sœurs de charité qui leur ont prodigué tous les soins, le jour et la nuit.L'exemple de ces anges de paix et de consolation, a, paraît-il, produit la plus heureuse influence sur tous ceux qui étaient chargés du soin des malades, Les médecins, leurs élèves, etc, ont rivalisé de zèle et de dévouernent, aussi l'opinion publique a-t
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