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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 1 août 1867
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1867-08-01, Collections de BAnQ.

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[" \u2014 (Franc de Port.) ôme année.Sainte Aune de la Pocatière, ler août 1867.24 Révd Mr J B L Hamelin .Numéro 19 ABONNEMENT: 8s, 9d., payable invariablement d\u2019avance.On ne s\u2019abonne pas pour moins de six mois.Nila guerre est la dernidre raison des pe tnles, l'agricultare doit en être la pre- auère, PARAISSANT TOUS GAZETTE DES CAMPAGNES Journal du Cultivateur et du Colon, ANNONCES: Ire insertion, 8 cts.la ligne 2me «\u201c etc,2cts.< : Pour annonces à long terme, conditions libérales, Emparons-nous du sol, si nous voulons conserver noire nationalité, LES QUINZE JOURS.CAUSERIE AGRICOLE, DES PLANTES À FOURRAGE.| DES PATURAGES DANS LES PRAIRIES.Est-ce une bonne ou une mauvaise méthode de faire pâturer les prairies, à certaines époques de l\u2019année.A ce sujet, les opi- | nions sont très-différentes.Nous allons essayer de trouver duns : l\u2019ubservation des faits, la solution de ce problème.Dans un assez grand nombre de lieux, on met les animaux sur les prairies l\u2019au- tomue et au commencement du printemps.Au printemps, la présence des animaux peut avoir deux inconvénients principaux : \u2014 celui de piétiner un sol encore mal égoutté ; et celui de retarder la croissunce des herbes et de nuire par cela même, à la production du foin.Sans nul doute, cela arrivera, si d\u2019une part, le terrain n\u2019est pas suffisamment essuyé, si sa nature trés-argileuse le prédispose à un tassement trop convidérable, et si, de l\u2019autre, on laisse les animaux séjourner assez longtemps jour que les graminées n\u2019aient plus la possibilité de mionter convenablement avant l\u2019époque ordinaire de Ia fauchaison ; mais, hors ces deux cas, qu\u2019il est facile de prévoir, et (réz-important d'éviter, le pâturage a autant et même plus d'avantages que d'inconvénients, car il contribue beaucoup à la destruction des plantes inutiles au profit des graminées ; de plus, la pression qu\u2019il exerce à la surface des terrains poreux, faciles à soulever, est d\u2019un très-bon effet ; \u2014enfin, leurs excré- ; ments, contribuent sensiblement à maintenir la fertilité du sol et à auéliorer les fenaisons suivantes.Quant à la durée d\u2019un tes pâturage, il est d\u2019une haute importance Je ne pas le prolonger outre mesure.Nous croyons qu\u2019en général, il ne faut pas faire pêturer les prairies au-delà du terme des dernières gelées.Il est des localités où en automne, le pâturage des prairies basses pourrait devenir fort nuisible à la santé des bêtes ovines : on à remarqué maintes fois-qu\u2019il leur occasionnait la pourriture ; aussi après la récolte des foins, livre-t-on les regains plu- 1ôt aux bœufs et aux vaches qu\u2019aux moutons.Cette nouvelle pousse d'herbe, qui, dans plusieurs localités, n\u2019est jamais plus forte que dans cette partie de l\u2019année, est très-avantageuse au bétail : elle donne aux vaches une augmentation de luit trés-sen- sible.À cette époque, on a beaucoup moins à redouter les empreintes que les pieds du bétail laissent sur la terre, parce qu\u2019au printemps, même sur les sols spongieux et mous, ces empreintes s'effacent par suite de l'effet des gelées.Les engrais que le pâturage lsisse dans les prairies leur sont aussi d\u2019un grand avantage, surtout lorsqu\u2019on a soin de diviser et d\u2019épandre les excréments des animaux, travail trés-léger qui peut être imposé aux enfants.Le bétail à cornes trouve souvent, jusque vers le quinze de novembre, une bonne nourriture sur ces pâturages.T'erminons cet article en disant qu\u2019en général, sur les terrains constemment pè- turées, l'herbe s\u2019épaissit, mais ne s\u2019élève pas autant.DE LA DÉPAISSANCE DES PATURAGES, Nous allons, sous ce titre, examiner deux choses : \u2014 10 Quels sont les pâturages qui conviennent le mieux aux divers herbivores (animaux qui se nourissent d'herbes) ?\u2014 20.Comment, à quelle époque et daas quelles proportions il convient de répartir ces derniers sur les pâturages.Les bêtes bovines sont de toutes celles qui endommagent le moins les herbagee, en ce sens qu\u2019elles broutent fes herbes à une certaine lavteur, et que jamais elles ne les arrachent, Aussi doit-on leur réserver les pâturages les plus feconds et de la meilleure qualité.\u2014 On a cru remarquer que les herbages les plus nouveaux sont généralement les plus appropriés À l\u2019état des jeunes animaux, parce qu\u2019ils les développent et les nourrissent plus qu\u2019ils ne les engraissent.Les herbages anciens, au contraire, dont Pherbe a plus de corps, plus de soutien, dont les sucs, moins aqueux, sont plus élaborés et plus disposés à Passimilation, conviennent essentiellement aux animaux adultes, parce v 146 GAZETTE DES CAMPAGNES qu\u2019ils leur procurent promptement Pembonpoint et la graisse dant ils ont besoin, lorsqu\u2019ils sont destinés à la boucherie ; on doit les dispenser avec beaucoup de sobriété pour les animaux qu\u2019on désire conserver pour la production du lait, pour le travail, ete, dans un état moyen entre la maigreur et l\u2019obésité, qui sort également à redouter.- TI est d\u2019observation que les herbages les plus bas et les plus humides sont moins propres à engraisser tes bœufs qu\u2019à augmenter la quantité du lait des vaches, et on doit les destiner préférablement à ce dernier objet, lorsque les circonstances le permettent.\u2014 Les herbages élevés, ouverts et très exposés à l'action des vents, conviennent moins aussi, pour Ja production du lait, comme pour Pengraissement, que ceux qui sent bas et abiilés.- On observe encore en plusieurs endroits que les herbages noureaux, aqueux, maréeageux, garnis d'herbes grossières, sont plus convenables ordinairement à la fabrication du fromage qu\u2019à celle du heurre qui, à son tour, est généralement plus abondante et de meilleure qualité sur les herbages anciens, sains et fertiles, \u2014- Enfin, on a observé également que le beurre se conserve plus longtemps, et qu'il est plus ferme et plus consistant lorsqu'il provient du pâforage dans les lerbages anciens, naturellement fertiles et non engraissés, que lorsqu\u2019il résulle d'herbages alteinés avce les cultures céréales, qui ont exigé des engrais ou des amendements, et surtout lorsque ces derniers sont d\u2019une nature calcaire, ce qui doit être pris en considération dans les assolements.Le cheval tond l'herbe plus près de la terre que le bœuf.Ses déjections fortement alealines, lorsqu'on n\u2019a pas le soin de les disséminer pen après qu'elles ont été produites, nuisent aux plantes avec lesquelles elles sont en vontaete immédiat.Cet inconvénient, joint à celui du piétinement.dont les effels sont très marqués par suite de la forme de son pieds, explique pourquoi» en France, dans les anciens baux, on stipulait communément qu\u2019on ne mettrait pas plus qu\u2019un certain nombre, sur telle ou étendue de pâturage.\u2014- Les herbages qui lui conviennent ne sont donc ni ceux dont l\u2019aridité exclut les engrais chauds, ni ceux que leur humidité rend trop facile à défoncer, Les bôtes à laine pincent l'herbe beaucoup plus près encore que le cheval.Elles l'arrachent même par un mouvement de tête bien connu, lorsqu'elle est encore trop jeune pour avoir formé une touffe de quelqu'épiisseur et poussé des racines en suffisante quantité, Aussi se garde-t-on bien de mettre des moutons sur des pâturages ou des prairies tout nouvellement formés.Ces animaux redoutent purdessus tout l'humidité du sol, se plaisent sur les herbages élevés, arides même.Cependant, ils se trouvent fort bien des pâturages plus riches, poursu qu\u2019ils soient sains.De tous les herbivores, la chèvre est un de ceux que l\u2019on doit considérer comme le moins difficile sur le choix de sa nourriture, mais aussi comme l\u2019un des p'us vagabonds et des plus destructeurs.Elle se contente, au besoin, des herbages les plus escarpés et les plus couverts de broussailles.Lorsqu\u2019on lui en livre d\u2019autres, il faut apnorter la plus rigoureuse attention à défendre, contre ses alteintes, les baies et les plantations voisines.Quoique quelquefois, on réunisse péle-môle sur lcs odes | pâturages les animaux les plus differents, cette pratique est con- ! damnable.A la vérité, chaque espdce ayant une manière diffe- | rente de brouter Pherbe et ceux-ci pouvant utiliser ce qui ne convient pas à ceux-là, il n\u2019est pas douteux qu\u2019on ne puisse ou- { vrir les pâturages à plusieurs espèces ; mais si on les y laisse en- \"semble, ils se gênent et se privent mutuellement de la nourriture j qui leur convient le mieux.11 est donc infiniment préférable de \u201cles répartir successivement, lorsque cela se peut, sur chacun des (enclos dont nous avons déjà parlé.! Les Hollandais suivent, sur ce point, une excellente pratique : \u2014 chez eux, les bœufs et les vaches passent les premiers sur un paccage ; \u2014 les chevaux leur succèdent, lorsque Pétat et la nature du sol le permettent ; \u2014 viennent ensuite les moutons ; puis, | parfois des cochons qui déterrent et détruisent les racines char- I nues et tuberculeuses des mauvaises herbes.Après ces animaux, il est bon de râteler ça et là la surface du sol qu\u2019ils ont fouil- l6, puis, bien entendu, de donner aux graminées le temps de repousser.Lorsqu\u2019on fait passer les bestiaux du régime de l'hiver au pâ- ; turage, il importe que ce soit le plus (ôt possible, et que la transition ne soit pas trop brusque.Par ce double motif, bien plus encore qne pour ne pas donner aux herbes les plus précoces le temps de s'élever pour être délaissées, on fera bien d'ouvrir les herbages au printemps, aussitôt que l\u2019état du sol le permettra.Pourtant, l'expérience prouve qu\u2019ici, en Canada, cette méthode a un grand inconvénient, celui de ruiner les paccages pour I'été, surtout si une sécheresse prolongée suit immédiatement les pluies du printemps ; et ceux qui ne mettent leurs animaux au clos qu'au commencement de juin y trouvent d'ordinaire un grand bénéfice.Depuis ce moment jusqu'aux frimas d\u2019antomne, le pâturage se continue sans interruption.Dans certains pays pourtant, on interrompt le pâturage pendant une partie de la saison des fortes chaleurs et de la sécheresse, soit parce qu\u2019il offre peu de ressources aux animaux, soit parce que ces derniers soul incommodés par les mouches.Il serait fort difficile d'indiquer, même approximativement, le nombre d'animaux de chaque espèce, qu\u2019il convient de mettre sur une étendue donnée de pâturage, car elle dépend de sa fer tilité, de lu saison et du plus ou moins de nourriture que les animaux reçoivent à l'étable en diverses saisons.Tout ce qu\u2019on peut dire, c'est que, lorsque l\u2019herbage est trop chargé, les bes- tioux pâtissent, et ne trouvant pas la nourriture suffisante, ils rongent les plantes jusqu\u2019au collet, et sourent les arrachent.Au contraire, lorsqu'ils sont en trop petit nombre, ils fouleat aux pieds et détériorent presqu\u2019autant d'herbes qu\u2019ils en mangent ; ils délaissent toutes tes plantes qui excitent le moins leur appé- lit, et c\u2019est une raison pour qu\u2019elles se multiplient davantage ; car, s'ils ne les ont pas broutées lorsqu\u2019elles étaient tendres, ils y toucheront bien moins à mesure qu\u2019elles durciront, de sorte, qu\u2019à moins d\u2019une surveillance, trop rare chez presque la totalité des cultivateurs, elles mûrissent et répandent annuellement leurs graines au grand détriment du reste de l\u2019herbage pour les années suivantes. GAZETTE DES CAMPAGNES.147 Un excellent moyen d\u2019obvier aux inconvénients divers qui résultent du trop petit ou trop grand nombre d\u2019unimaux sur un pacenge, c\u2019est de faire la part à chacun et de limiter l'étendue qu\u2019il peut parcourir, En France, surtout dans l\u2019Ouest, on attache les animaux à Une corde, dont la longueur est en rapport inverse avec l'abondance des herbages, et qui est fixé à un piquet qu\u2019on déplace chaque jour pour le rapprocher de la partie non broutée.Ou évite ainsi de multiplier outre mesure les clôtures ; \u2014 les unimaux se nourrissent aboudamment sans rien gaspiller ; \u2014 l'herbe est tondue également ;\u2014\u2014 Les engrais peuvent être chaque soir éten lus sur le champ ou transportés sur la masse du fumier ; \u2014 Enfin, lorsque le pâturage a lieu sur des plantes légumineuses, les limites dans.lesquelles on le restreint font disparaître tout danger.DES PRAIRIES.Les détails précédents abrégeront certainement beaucoup ce qui nous reste à dire des prairies, ou du moins des prairies permanentes, plus vulgairement connues sous le nom de natu- retles.Elles ne diffèrent en effet, parfois, des pâturages proprement dits que par la manière dont on récolte les produits.\u2014\u2014 Pâturages et prairies de graminées ont la même origine.- Ce que nous avons dit de la formation des uns; du meilleur choix possible des plantes qui les composent ; de la manière de les semer lorsqu\u2019on juge convenable de le faire ; de les entretenir et de les améliorer, se rapporte, à très-peu d\u2019exceptions près, aux autres.Lorsqu'il existait des différences importantes, uous avous dû déjà les faire ressortir et les signaler, de sorte que uotre travail sera ainsi bien simplifié.DES PRAIRIES À BASES DE GRAMINÉES Si, d\u2019un côté, les grandes hauteurs et les lieux très-secs produisent rarement des herbes assez élevées pour être fauchées, souvent les lieux bas et marécageux ne peuvent admettre le pâturage.Hors de ces deux cas, la position des lerbages de l\u2019une ou de l\u2019autre sorte, est à peu près la même ; c\u2019est-à-dire, qu\u2019on cherche à les plscer dans des sols ou à des situations plus hu- ides que les terres arables.Lorsque l'humidité est excessive et stagnante, elle constitue les prairies marécageuses ; \u2014 Lorsqu\u2019elle est due aux inondations ou aux infiltrations périodiques des cours d\u2019eau, elles doonent naissance aux prairies basses ; \u2014 enfin, lorsqu'elle n\u2019est le.produit que des caux de pluie plus ou moins habilement dirigées des terrains voisins sur les prairies, ces dernières prenaent communément le nom de prés secs.DES PRAIRIES MARECAGRUSES.Dans les localités ou les eaux séjournent constamment, la nature des herbages est telle qu'on ne doit compter sur leurs produits, lorsqu\u2019on peut les récolter, que pour ajouter à la masse des fumiers.Nous dirons même à ce sujet que cette ressource n\u2019est pas encore appréciée partout autant qu\u2019elle devrait l\u2019être, À la vérité, sur les bords des étangs et des marais, quelques graminées disputent le terrain aux plantes aquatiques.Presque loutes, en mûrissant, acquièrent une dureté telle que fa fauls Pourrait'à peine les abatire, et que les animaux les rejettent ; Wais, il en est qui, \u2018coupées en vert, pourraient \u2018être eu assez boa fourrage si on les laissait se dépouiller de leur surabondance d\u2019eau, en les exposant peudaut une douzaine d'heures aux effets du soleil, \u2014_\u2014_\u2014\"\"gcDhrmmga\u2014_ HISTOIRE DE LA QUINZAINE, Comme nous n\u2019avons pu faire connaîlre la composition du Conseil Privé dans son temps, nous allons le faire aujourd\u2019hui Il se compose comme suit : Premier ministre, Procureur-Général, et Ministre de la Justice, Sir John A.McDonald ;\u2014Minisiee de la Milice, \"Hon.GE.Carlier ;\u2014Ministre des Travaux Publics, I'Hon, Wm.McDougall ;\u2014Ministre du Revenu de l\u2019Intérieur, l\u2019Hou.W.P.Towlaud ;\u2014Président du Conseil Privé, l\u2019Hon.Fergusson Blair ;\u2014 Ministre des Finances, l'Hon.A.J.Gali ;:\u2014Secrétaire-d\u2019Etat pour le Canada, Garde des Sceaux, Régistraieur de la Puiseance, Surintendant-Générai du Département des Sauvages, el Surintrndant des terres de l\u2019Ordonnance, Hon.H.L.Langevin ;\u2014Ministre de l'Agriculture et des Statistiques, \u2019Hon.J.C.Chapais ;\u2014 Maitre-Genéral des Postes, l'Hon.Alex.Campbell ; \u2014Secrétaire d\u2019Etat pour les provinces, l'Hon.Archibald ;\u2014Receveur-Général, l\u2019Hon.E.Kenny ;\u2014 Ministre des Douaues, l\u2019Hon.L.S.Tilly ; - Ministre de la Marine et des Pécheries, l\u2019Hon.P.Mitchell.Le Conseil privé, ou le ministère fédéral se compose donc de treize ministres.Ce nombre ne peut être considéré comme trop considérable, si l\u2019on considère les différents départements d\u2019une imporiance majeure qui tombent en partage à ce Conseil; car il aura à s\u2019occuper d\u2019une foule de eujeuts qui, aux Etats- Unis, par exemple, sont sous le contrôle des Chambres locales.D'ailleurs, il est bon d'observer que si le nombre des ministres était plus restreint, il arriverait souvent que chacun d'eux avrait les affaires de deux ou (rois bureaux à régir, ce qui nécessiterait alors plus d\u2019employés de tous les dégrés, et la dépense serait la même, sans compter qu\u2019on serait exposé à plus de confusion, et souvent à une administration et plus compliquée et moius sûre.Quant au bureau des Finances, il y a une innovation que tout le monde applaudira ; ear au lieu d\u2019un financier éminent, nous en aurons en réalité, quatre pour examiner toutes lez questions d\u2019économie et de richesse.Il est clair que leurs délibérations, en commun, ne pourra que jeter un grand jour sur les questions les plus ardues et contribuer beaucoup au progrès du pays.Le gouvernement localestaussi au complet.Comme tout le pays le sait déjà, depuis quelques semaines, l\u2019honorable Sir Narcisse Belleau, a été choisi pour être le premier Lieutensnt-Gouverneur de la Province de Québec.Voici les noms de ceux qui composent son conseil et le gouvernement de cette Proviuce ; \u2014 Premier Ministre, Secrétaire de la Pruvince, Ministre de l\u2019Instruction Pablique, l\u2019hon.M.J.O.Chauveau ; \u2014 Procureur Général, l\u2019hon.M.G.Ouimet ; \u2014 Trésorièr, l'hon, Dankin ; \u2014 Commissaire des Terres de la Couronne, I'hon.J.O.Beaubien ; \u2014 Ministre des 148 oT Travaux-Publics, l\u2019hon.Louis Archambault ; \u2014 Orateur du Conscil-Législatif, l\u2019hon.C.B.de Boucherville ; \u2014 Solliciteur-Général, l\u2019hon.G.Irvine.- Sur les six ministres, quatre sont canadiens-fran- Gais, deux représentent la minorité anglaise el protestante ; trois sont les représentants du distrit de Montréal, trois du district de Québec.Maintenant disons un mot du Canada à l\u2019Exposition générale.Son rôle est si glorieux que ce serait faire preuve d\u2019un grand manque de patriolisme que de taire des détails très-imporlan(s sur ce sujet.Il y a eu dernièrement une grande distribution de prix au palais de l\u2019exhibition : cette distribution-a été faite par l\u2019Empereur des Français, en personne.Nous emprunions les détails que nous allons donner à le correspondance européenne de la Minerve.La compétition est beaucoup plus grande cetle année, et beaucoup plus redoutable qu\u2019en 1855 et 1862.En 1855, le chiffre desexposants ne dépassait pas vingt- deux mille ; en 1862, il était de vingt-buit mille; e: en 1867, il atteint soixante mille.Ces chiffres ont encore plus de signification, quand on considère les dépenses énormes que la plupart des gouvernements ont faites pour paraître avantageusement à ce concours international.La France, I'Autriche, la Prusse, la Russie, l\u2019Angleterre et le Brésil ont versé l\u2019or à flots pour mieux assurer le succès de leur exposition.La commission canadienne, avec plus d'articles à exposer, à cependant moins d'argent qu\u2019en 1855.Lors de la première exposition de Paris, les dépenses du Canada s\u2019élevèrent à $62,000.Cette année, elles ne peuvent dépasser 850,000, limite fixée par un vote de ia Législature.C\u2019est sans doute un grand point d\u2019exposer un grand nombre d'articles, mais ce qui n\u2019est pas moins important, c\u2019est de les mettre en évidence, si l\u2019on veut qu'ils soient examinés.Tous leseffurts de M.Taché oni tendu vers ce bui ; voilà pourquoi l\u2019exposition canadienne, a obtenu un résultat aussi satisfaisant.Voici le nombre des récompenses qui ont été distribuées : 64 grands prix ; \u2014 883 médailles d\u2019or ; \u2014 8.653 médailles d\u2019argent ; \u2014 6,565 médailles de bronze ; 5,801 mentions honorables.Sur ce nombre 94 ont été accordées au Canada.Ces 94 récompenses se décomposent comme suit : 8 médailles d'or ; \u2014 15 médailles d'argent ; \u201428 médailles de bronze ; \u2014 46 mentions hionorab:es.Les trois médailles d\u2019or ont été accordées au Révd.M.Brunet, professeur à l'Université-Laval, à la commission géologique et à M.J.C.Taché.M.Taché a regu cetle grande marque de distinction comme récompense de son zèle à coopérer au succès général de l'exposition.Aussi, ceux qui ont vu M.Taché à l\u2019œuvre, s\u2019accordent à dire qu\u2019il a mis une ardeur infatigable dans l\u2019accomplissement de ses travaux de commissaire.Parmi les exposants canadiens qui ont obtenu des médailles d'argent, Ecole d'agriculture de Sainte Anne, en à obtenu deux pour su part, ainsi qu\u2019une mention honorable pour le plan en relief, dont nous GAZETTE DES CAMPAGNES avons parlé dans le cours de l\u2019hiver.Si on fait un rapprochement entre la récompense accordée à M.Brunet et celles décernées à l\u2019Ecole d\u2019Agriculture, on se convaincra que nos deux principales espèces de produits, ceux de l\u2019expluitalion agricole et ceux de l\u2019exploita- lation forcetière, ont obtenu des prix dans une proportion fort respectable.Dans le groupe des produits agricoles, le Canada se trouve avoir remporté sept médailles d\u2019argent et dix de bronze.Voilà sans doute un sujet d'encouragement pour la classe agricole.Ce résultat lui prouve amplement que notre pays est tout à fait propre à la culture, et peut offrir à ceux qui exploitent son sol, des ressources de revenus tout aussi bons que les contrées les plus vantées de l\u2019Europe.Si l'on ajoute à cela nes richesses minières, nos faciles et nombreux moyens de transport, voilà autant de motifs qui doivent attacher le peuple canadien au soi de sa patrie.Oui, nous Canadiens, nous devons être fiers du résultat obtenu ; c\u2019est un succès qu\u2019il était difficile d\u2019espérer, et d'autant plus qu\u2019il a fallu À notre cnnmissaire luiter, nou-seuiement contre une compétition loyale, mais contre les intrignes de tout genre, et parfois malhonnêtes.Plus de dix classes de la section canadienne n\u2019ont pas du tout été examinées par le jury.Parmi ces classes ainsi négligées se trouvent les beaux-arts.La négligence du jury sur ce point est impardonnable, dit le correspondant de la Minerve, car, à coup sûr, il n\u2019y a pas, au dire des connaisseurs, un tableau de la scction américaine ou de la section anglaise, qui paisse être comparée à la grande compnsition de M.Bourassn, Parmi les autres classes qui n\u2019ont pas été examinées, se trouvent les meubles, les broderies, les voitures et les barvais.Un des exposants canadiens, M.Pigeon, n\u2019a abtenn qu'une médaille de bronze, pour du sucre de bié-d\u2019inde, mais on espère qu\u2019après les recherches denqné- teurs juridiquement nommés, on lui accordera un des grands prix.La révolution est partout la même, toujours altérée de sang et carnage, et comme un tigre féroce, toujours gringant des dents, poussant des cris de rage contre tous lez représentants de l\u2019autorité.Le Mexique ou plutôt les hommes de mal qui sont aujourd\u2019hui maîtres de ce malheureux pays, viennent de prouver au monde entier qu\u2019ils sont capables des excès les plus éponvantables.Au moment où le jeune Empereur, choisi par l\u2019Europe pour gouverner ce pays, faisait des prodiges de valeur pour prouver À son peuple son dévouement sans burnes, un misérable traître, comblé des faveurs de son souverain, Lopez, va le Jivrerà ses plus cruelsennemis.Ceux-ci, au moins, vont- ils respecter en lui le courage, la magnanimité dont il a donné des preuves si éclalanies, vont-il le traiter cormnme un noble militaire qui n\u2019a remis son épée que lorsque la trahison la lui a arrachée des mains.Oh! non, ces hommes de désordre sont aussi cruels que laches, ils ont l\u2019âme tellement dégradée qu\u2019ils ne peuvent plus voir la noblesse, l\u2019élevation de sentiment de leurs semblables.Que l'objet de leur haîne soit us GAZETTE DES CAMPAGNES prince, un roi, un empereur, ils le traiteront comme un parias el ne seront satislaits que lorsqu\u2019ils se se- sont repus de son sang.Maximilien entre les mains de Juarez, était autant, et plus que sur son trône, digne de respect et d\u2019admni- ration Le cachet du malheur et d\u2019un courage héroïque aurait dû rendre sa personne sacrée, inviolable aux yeux, non de ses vainqueurs, car il n\u2019a jamais été vaincu, mais aux yeux de ceux qui avaient acheté sa liberté.Mais tous ces tîtres n\u2019ont pu apaiser la rage de ces hommes sanguinaires, et après lui avoir fait subir une captivité aussi humiliante que barbare, ils ont décidé sa mort, et le 19 du mois dernier, l\u2019Empereur du Mexique tombait sous les balles des soldats de Juarez, en compagnie de deux de ses généraux, Miramon et Mejia.La nouvelle de la mort de Maximilien a fait pousser par toute l\u2019Europe un cri d'horreur ; les souverains ont frémi, à la pensée que partout où la révolution est victorieuse, la vie des puissants de la terre, des chefs des nations est la première atteinte.Ils ont encore compris qu\u2019ils sout mortels comme leurs sujets et que le manteau royal ne les mel pas à couvert des coups terribles de la mort.Mais vont-ils enfin ouvrir le yeux à la lumière, vont-ils s\u2019armer une bonne fois pour exterminer les ennemis de l'ordre, de la société, de l\u2019autorité, de Dieu ?Oh ! non, à leurs yeux, quelques jours de deuil seront une réparation suffisante pour un aussi grand forfait ! C\u2019est bien le temps de se demander : Mais, où est dunc ie respect que les rois se doivent à eux-mêmes et à celui dont ils sont les représentants?Pourquoi tiennent-ils le glaive ?Est-ce pour le laisser reposer dans le fourreau ou pour ne s\u2019en servir qu\u2019en faveur des nationalités?\u2014 Oh! qu\u2019il est à craindre que Dieu, voyant l\u2019aveuglement de ceux qui le représentent ici-bas, ne prennent sa cause en mains et ne traitent les souverains comme autant de ministres infidèles.La tête d'un Empereur vient de rouler sur le pavé, au Mexique, s\u2019écoulera-t-il un grand nombre d'années avant que le même speciable ne vienne frapper de nouveau la terre de terreur ?Si du moins, les rois avaient le courage de tourner leurs regards vers le centre de la catholicité, s\u2019ils avaient la sagesse d'interroger le Vicillard dont la conversation est dans le ciel, qui demande conseille tous les jours, à chaque instaut du jour à Celui qui est la Voie, la Vérité et la Vie ! Comme le mende serait bicu:ôt retiré de la voie de l\u2019iniquité, de la route ténébreuse où il est entré, si ses conducteurs élaient assez Lumbles, assez chrétiens pour se laisser conduire par celui qui, seul, est avsis sur un trône dix-huit (vis séculaire ! Les fêtes qui ont eu lieu le 29 de juin et depuis cette Epoque, out été célebrées avec un éclat et une pompe sans pareil.Jamais la Basilique de Saint Pierre n'a Elé ornée avec plus de goût et de richesse, jamais un aussi grand nombre de cardinaux, de patriarches, d\u2019archevêques et d'évêques n\u2019a environné le chef de l\u2019E- Blise catholique.Jamnis Souverain n\u2019a présidé une cours aussi auguste, aussi Cclairée et remplie de seu- liments aussi nobles et aussi élevés.Quatre cent cin- quante princes de l\u2019Eg'ise catholique accourus de tous les poinis du globe, des milliers et des miiliers de rêtres représentant ls catholiques de presque tous les diocèses du mule entier ! Quelle assemblée plus digne de respect ¢t d\u2019admiration a jamais foulé une terre aussi eainte ! Ah! si tous les catholiques du Canada avaient pu assisier à l\u2019anniversaire dix-huil fois séculaire du martyre des glorieux apôtres Pierre et Paul, s'iis avaient pr enteudre la proclamation qui a placé sur nos autels Ste, Germaine Cousin, Sie.Marie Françoise des cinq plaies de Jésus, St.Panl de la Croix, Si.Léonard de Port Maurice, St.Nicolas Pich Pt ses compagnons, St.Pierre d\u2019Arbues et St.Josephat Kuncewick, s'il leur avait été donné de voir les étendards représentant ces saints, de contempler l\u2019immense Basilique avec ses précieux décors, ses inecriptions, ses lambeaux sans nombre qui l\u2019iliuminaient, surtout s\u2019ils avaient pa entendre la voix de l\u2019illuatre Pie IX, quel redoublement de foi, quels sentiments de la plus tendre piété et d\u2019un dévouement sans bornes à la cause de l\u2019Eglise, leur mère, n\u2019auraient-ils pas apportés de leur pélérinage ?Comme ils se seraient montrés reconnaissante d\u2019une aussi granie faveur?Mais, si tous, nous n\u2019avons pu assislerà cvs pieuses et si touchautea solennités, quatre des évêques de l\u2019Amérique anglaise du Nord, plusieurs prêtres canadiens nous représentaient aux fêtes de Rome et recueillaient pour lewis frères du Canada les faveurs immenses que le ciel répandait à l\u2019uceasion de celle auguste et sainte réunion.Le Collége de Ste.Anne avait aussi son représentant dans la personne du Révd M.Pilote, procureur de cette maison, Nous attendons eu toute bâte le retour de ces prêtres prévilégiés, car s\u2019il nous est doux et agréable de lire sur les feuilles publiques des comptes rendus tout à fait édifianis, il nous restera à recueillir de la bouche de ces hommes, de numbreux et touchanis détails qui ne contribueront pas peu à nous faire admirer de plus en plus la miséricorde du Seigneur envers la terre.CORRESPONDANCES.Boissons alcooliques et leurs falsifications.DÉDIÉ À M.LE GRAND VICAIRE AL.MAILOUX, (Suite.) TI ne se passe pas de semaines qu\u2019on ne voit dans les journaug des listes de marchands de vins de Paris ou de la banlieue, condamnés par les tribunaux correctionnels pour fulsifications de vins, ou pour tromperie sur la quantité de la marchandise vendue.L\u2019effusion du via falsifie sur la voie pu>lique, l'atnende, l\u2019eropri- sonnement même, n\u2019ont point arrété jusqu'ici le criminel trafic des fraudeurs.Pourquoi 7 (écoutez ! ) Parce que ce système de repression ne cause qu\u2019un faible dornmage à leur industrie.L'autorité donnerait satisfaction à l\u2019hygiène comme à la morale, es ordonuant la fermeture des cabarets où vient se perdre la santé dus CONSOMMALEUFS.0000c00000000 Lorsque l\u2019on croit boire les produits savourcux de vignobles 126 GAZETTE LES CAMPAGNES étrangers, tels que ceux d'Alicante, de Malaga, de Syracuse ou de Chypre, de Madère, d\u2019Oporto, on ne boit souvent que des vins fabriqués dans divers pays, sous le nom de champagne.C'est une concurrence illégale contre le vin de Champagne vé- rilable ; c\u2019est une fraude parce qu\u2019on (roimpe l'acheteur sur la nature de la marchandise.* (M.A.Chevalier \u2014 Dictionnaire des altérations et faisifications des substances alinentaires, etc.\u2014 3e Edition \u2014 Tome IL \u2014 Page 631.) Il ne faut donc pas se faire illusion : les vins purs sont excessivement rares.Pendant l\u2019hirer de 1866, nous avons eu à analyser quelques bouteilles de vin que nous avait envoyées le Collége de Nicolet : c'était du vin de messe, du moins il avait été acheté pour tel.Ce prétendu vin ne s'est trouvé être à la fiu qu'un mélange d'eau, de vinaigre et de sucre, le tout additionné de bois de Campfèehe pour lui donner nue teiute un peu rougeâtre ; il y avait aussi en peu d'alcool.Mais il ne faut pas con- elure que tous les vins de Messe sont ainsi falsifiés; non.L'hiver dernier nous avons analysé du vin de Sicile que vendent MM.Garant et Trudelle et ce vin n'avait pas souffert de Ja sophistication.Il est d\u2019ailleurs facile à comprendre toute la difference que l\u2019on doit mettre entre deux vins dont l\u2019un nous vient d'une maison bien connue et bien recommandable, et dont l'autre est aclieté chez le premier marchand venu, Il n\u2019y a pas pas que l'Europe qui nous fournisse le vin; 1°Amérique cultive aussi la vigne ; mais l\u2019Amérique ne peut pas être cemparée à l\u2019Europe pour la qualité de ses vins.Aux Etats- Unis, it n'y a que huit Etats (Ohio, Missouri, Californie, Pensylvanie, Indiana, Kentucky, Caroline du Nord, New-Yoik) ou la vigne soit cultivée avec quelque succès.Les Etats de l'Ohio, du Missouri et la Californie produisent les meilleurs vins des Etats-Unis.Ces vins qui ne ressemblent à aucun des vins connus sont tous fabriqués ou travaillés ; on y ajoute du sucre et du brandy.Je ne vous conseillerai pas, ami lecteur, d'acheter de tels vias ; ce sont des boissons frelatées.VIT La bière, dont la fabrication remonte À une très-haute anti- Quité, et qu\u2019on appellait autrefois cervoise, est une boisson fermentée faite avec le boublon et avec les graines des céréales, principalement l\u2019orge.La bière a une odeur aromatique ; la saveur est douce, mucilagineuse, d'une amertume prononcée, avec une sensation aigrelette et piquante due à l\u2019acide carbonique.On distingue plusieurs sortes de bières : la bzére double ou bière de table, la bière blanche, la bière simple ou petite bière, faite avec les liquides de la troisième trempe du malt, et passée sur du houblon qui a servi à faire la bière forte ; la biére dite de Strasbourg, ou bière de garde, intermédiaire entre l\u2019ale et la bière de Paris on bière de luxe, qui se consomme quelques jours après sa fabrication ; l\u2019a/e, le porter, qui sont les bières les mieux connues ici, en Canada ; la bidre de Louvain ou bière blanche, faite avec de l'orge germée, du genièvre, du blé et de l\u2019avoiue son germés ; le Pecterman ou bière de Louvain forte, Ces diverses variétés de bière, et bien d\u2019autres encore, proviennent du dégré de concentration du moût, du dégré de torréfaction, des proportions du malt (orge germée et touraillée) et de houblon.Ainsi le porter doit sa coloration foncée à une torrifaction du malt plus prolongé, et sa meilleure conservation A une plus forte quantité de boublon.(4 Continuer.) A.C.P.R.Lanorr, A.B., Prp.C.C.Annuaire de Ville-Marie.Nous reuons de recevoir une brochure de 129 pages, parfaite sous le rapport de Pinpression et intitulee \u201c Anauaire de Ville- Marie\u201d.Ce te brochure renferme les principaux événements qui ont eu lieu dans trois paroisses, depuis leur établissement, La Visitation de \"Isle du Pas, St.Roch de I\u2019Achigan, Ste.Philaméne, Elle coutient encore la liste des curés et des desservants de ces paroisses, celle des ordonnances des évêques avec leur date, ete.Ce petit volume est plein d'intérêt et sera, plus tard, d'un grand secours pour ceux qui voudront écrire l'histoire de celte partie du pays.Nous espérons que Québec ne voudra pas rester en arrière, et qu'il se trouvera parmi nous des hommes qui auront le courage d'entreprendre un semblable travail, et la capacité nécessaire pour le conduire à bonne fin.L'annuaire de Ville-Marie est dû à la plume de M.L, Hu- guet-Latour, II sort des presses de M.Z.Chapleau, Le comité des anciens élèves du Collége de Ste.Anne.Nous sommes chargé par le comité, d'annoncer aux anciens élèves de Sle, Aunne que le temps où foutes les réponses devraient être entre les mains du Secrétaire-Trésorier est arrivé, et que cependant plusieurs se fout encore attendre.Purimi ceux qui n\u2019ont pas encore répondu, plusieurs nous ont fait prévenir qu'ils allaient répondre biestôt, mais il vient Un teraps où l'espérance ne suffit plus et où il faut davantage.Aujourd'hui nous disons à ceux que l'abondance des affaires a empéchés de répondre, faites-le au plus tôt, car vous luisseriez soupçouner votre bonue volonté, et pourtant nous sommes certain que tel soupçon vous serait péuible.\u2014es eg RECETTES.Birop de groseilles Vons écraserez 5 à 6 livres de groseilles rouges, 2 livrea de blanches et la moitié de framboises ensemble ; vous mettrez ce jus fermenter pendant huit jours dans une terrine, à la cave; au ut de ce temps, vous le passerez au tamis, Vous aurez 4 livres de sucre clarifié que vous ferez fondre en remuant par intervatle avec une cuillère pour faciliter la dissolution ; vous y mettrez votre jus de groseilles; au premier bouillon vous l\u2019écumerez et le retirerez.&n fait fermenter la groseille pour l\u2019empêcher de prendre du gelée dans les bouteilles.Æau ds cerises Prenez deux livres de belles cerises, et mettez-les dans un tamis de crin après en avoir ôté les queues ; écrasez-les, et ajoutez au suc obtenu une piute d\u2019eau de foutaine filtrée; bcoyez ensuite légèrement les noyaux de cerises, et laissez intuser pendant deux heures ; passez à travers un huge (a la chuusse) et sucrez comme Ia limonade, Si les cerises étaient trés-mûÂres, on pourrait y ajouter le suc de trois citrons.Eeu de fraises Ectasez dans uno terrine une livre de fraises mondées de leurs queues ; sjoutez-y une pinte d\u2019eau de fontaine et le jus de trois citrons ; laissez iufuser pendant nue heuae ; passez au tamis en pressant les fruits pour en extraire le suc ; passez à Ja chauses le suc obtenu, et suorez comme la limonade. GAZETTE DES CAMPAGNES 184 LE CAPITAINE AUX MAINS ROUGES| III L\u2019Orpholine.(Suite.) Le soir, Ansik, Guilanek, Yvonne et Roscoff prièrent ensemble, les uns bénissant Dieu de ce qu\u2019ils avaient pu faire, les autres suppliant le Seigneur de récompenser tant de dévouement.Après un frugal déjeiner, Roscoff et Guilanek partirent.« J'ai une consigne à te donner, dit le quartier-maître à son neveu.\u2014 On l'observera, mon oncle.\u2014 Tu es trop jeune pour te faire une conviction.ou si tu en avais une bonne, car ces choses-li tiennent à la conscience, tu te comprometfrais inutilement ; quand tu seras avec moi tu diras comine moi.« .\u2014 Et quand je serai tout seul ?\u2014 Tu diras comme tout le monde.\u2014 Si je pense autrement ! \u2014- Tu dois penser à une seule chose, sauver le capitaine ! quand tu pourras m\u2019être utile, je ne ferai pas faute de te le dire et de t'employer ; ménage-toi donc pour l'heure où fu me seras nécessaire.Où n\u2019entre pas un homme, un inousse se glisse quelquefois.« « \u2014 Je comprends, mon oncle, et je vous donne ma parole.\u2014 Nous allons tnaintenant sur le port chercher des amis, ensuite nous flânrrons du côté de la prison.Roscoff et Guilanek ne rencontraient que des gens préoceu- pés et mornes ; l'inquiétude était peinte sur tous les visages.Le port présentait peu d'animation.On parlait à voix basse, l\u2019approche d'un étranger suspendait les entretiens ; dans chaque inconnu on voyait un espion.Aucun des amis de Roscoll ne se trouvant sur le porl, le quartier-maitre et son neveu gagnérent la prison.Les abords en étaient difficiles.La foule se massait de chaque côté des portes pour voir passer les prisonniers.Les uns y entraient sur une dénonciation que rien ne motivait, les autres en sortaient pour aller eu tribunal, qui les renduit à leur prison pour quelques heures seulement.Roscoft et Guilanek se mélèrent à lu foule, « Qu\u2019atlendez-vous ?demanda le mousse.= -\u2014 Le capitaine d'un navire arrivé hier.\u2014 La Sainte-Anne! s\u2019écria Guilanek étourdiment.\u2014 Est-ce qu'il y a encore des saints ?demanda l\u2019homme à qui le mousse s\u2019étail adressé ! \u2014 Tu ne comprends done pas, moussillon, que le navire aura un autre nom avant de reprendre la mer?= Qu'est-ce que ça me fait, pourvu qu\u2019on tape sur l\u2019Angluis\u2014 Ët, comme vous disirz, on attend le citoyen IXéroulas, et les citoyens d\u2019Aubray, de Kermorel, de Pormahem\u2014 l'out l\u2019état-major, quoi ! \u2014 Et que pensez-vous qu\u2019on leur fasse 7 ?\u201d h L'homme leva le bras, et fit à la hauteur de son cou un geste hideux.\u2014 Faudra voir ça, dit Roscoff, faudra voir ?En ce moment les portes de la prison s\u2019ouvrirent.Entre les soldats parurent le capitaine et les officiers.M.de Kéroulas jeta sur la foule un regard calme.4 Des huées accueillirent le vaillant capitaine de la Sairtenne.Le peuple dans ses révoltes fauves n'est pas seulement féroce, mais stupide.Ah! mon oncle, dit Guilanek, le capitaine me semble plus brave encore ici que pendant la mêlée.- \u2014 Et c'est plus difficile, mon enfant.\u201d Roscoff emboîta le pas derrière les soldats, en thchant de se donner l\u2019aisance d\u2019allure d'un désœuvré.Les juges étuient à leurs bancs.On comunença par interroger le capitaine et ses officiers; jusqu\u2019au moment où ils avaient refusé d\u2019arborer le drapesu rouge sur la Sainte-Anne, on ne leur reprochait rien, Deux des juges tentaient même, par lu direction donnée à leurs questions, de mettre M.de Kéroulus à même de répondre sans se compromettre et de revenir sur son premier refus.1| venait pour la seconde fois de formuler sa profession de foi royaliste, quand il aperçut la bonne figure de Roscoff.Le regard du père interrogea le quartier-maître.Roscoff fit un signe affrmatif.« Reconnaissez vos corts, dit celui-ci des juges qui paraissait le mieux disposé en faveur de M.de Kéroulas, et vous êtes sauvé.\u201d Une voix répéta : « Sauvée ! ?On crut que c\u2019était un écho.Le copitaine secoua la tête, et un sourire viot à ses lèvres.\u201c Je suis prêt à mourir, dit-il.\u2014 Demain done ! répondit le juge ; nous avons fait pour toi ce que nous n\u2019eussions fuit pour personne.\u2014 Puis-je demander une grâce avant ma dernière heure ?\u2014 Parle\u2014 Je souhaiterais m\u2019entretenir avec l\u2019un de mes matelots \u20ac avec son neveu, un mousse qui m\u2019ainait bien, \u2014 Présent, capitaine, et voici l\u2019enfant, \u201d dit Roscoff.Les juges se consultérent, .« Nous accordons ta demande, dit le président.\u2014 Combien de temps m'accordez-vous ?\u2014 Une hieure maintenant, une autre dans la soirée Le capitaine tendit la main au quartier-maitre.\u201c Iai compris.» >\u2019 murmura-t-il .M.de Kéroulas salua courtoisement les juges, se tourna vers la foule, leva son chapeau criant par trois fois : \u201c Vive le roi!\u201d Il disparut entraîné par les soldats.Roscoff ct son neveu sortirent, mais sans l\u2019accompagner.Le marin voulait, avant de quitter l\u2019enccinte du tribunal, emporter la permission de visiter le capitaine.On lui accorda sans difficulté ! Et Roscoff mâcha entre ses dents : « Vive la nation!\u201d Quand il fut hors de la salle, il saisit le bras de Guilavek.* Faut pas perdre de temps, petit ; nous allons cette nuit jouer une grosse partie, notre tête, rien que cela! et je tieus à garder la mienne.Je veux voir le capitaine, et il faut que le capitaine bénisse Mlle Yvonne! Tu m\u2019as promis d\u2019agir comme un homme : jure-le sur la mémoire de ton père.Tu devras cacher la vérité à ta mère ; Anaïk tremblerait pour ta vie, et notre vie n\u2019est rien à côté des principes.Il nous reste trois heures devant nous avant le souper de la Lamproie d'argent ; proméne-tai, flâne, mais sois exact et retiens ceci : dans deux heures nous de- vous être chez le comte de Kéroulas\u2014 Et d'ici là j'aurai des nouvelles.\u201d Roscoff prit sa course vers la maison d\u2019Anaïk.Yvonue s\u2019y trouvait seule.« Mademoiselle, dit le marin en s\u2019inclinant respectueusement, tout ce que je vous ai promis, je le tiendrai.Vous embrarse- vex votre père.\u201d er 18 GAZETTE DES CAMPAGNES La courageuse fille comprit l\u2019immensité de son malbeur ; mais! elle rassembla toutes ses forces et répondit sans pleurer.Quand dois-je être prête ?\u2014 Le plus vite possible.== Y a-t-it un prêtre dans les environs ?== Oui, le pauvre curé d\u2019uu village voisin ; il se cache dans une gratte de la côte.\u2014 Qui connaît se retraite ?\u2014 Moi, d\u2019abord.\u2014 Le temps nous manquera, Mademoiselle, \u2014 Ab! et puis Rrin-d\u2019Avoine, cet entant qui chante dans la lande et vient sans doute de ce côté : car sa chanson est un sial.> En effet, Brin-d\u2019Aroine, tenant sa chèvre attachée avec une cordelette de foin, «e dirigeait vers la maison d\u2019Anaïk.L\u2019enfont ne connaissait pas le matelot, mais il obéissait aveuglément à mademuiselle de Kéroulus, « Je viens chercher du pain, dit-il à Yvonne.La jeune fille coupa un large chanteau.\u2014 Merci, dit enfant.Tl s\u2019apprêta à sortir.\u2014 Attends, ajouta le marin ; emporte ces habits en même temps ; que Phomme de la grotte les revête au plus vite, et nous vienne rejoindre ici.\u2014 En plein jour ?demanda Biin-d\u2019A roine effrayé.« TI s'agit d'une âme.répondit Roscoff, * L'enfant reprit le licou de sa chèvre, et partit en courant.Une heure après, deux marins et un jeune mousse quittaieat la maison d\u2019Ansïk et regagnaient la ville.\u201c Le plus vieux des imatelots n\u2019avait pas dans la démarche le balancement habituel de son com,sgnon de route, et le mousse était bien pâle sous le chapeau qu\u2019il ramenait sur ses yeux, mais tous trois marchaient rapidement, et d\u2019ailleurs la nuit commen- gait à tomber.1V Les jacobins de Brest.Il avait bien changé d'aspect, le cabaret à la frétillante enseigne de la Lamproie d\u2019argent.\u2018honnête auberge que l\u2019avait créé la veuve d\u2019un brave matelot, la révolution en avuit fait une sorte de club où l\u2019on parlait de couper les têtes.comme autrefois de vider les pots.La mère Lamproie, désespérée de voir attenter de la sorte 4 la renommée de sa maison, voulut fermer sa porte, préférant manger du pain sec que de desaltérer les valets de In guillotine ; mais de vieux amie lui fireut comprendre que so: refus de recevoir les révolu- tionn équivalait à un crime capital, qu\u2019on l\u2019emprisonnerait, qu\u2019on l\u2019enverrait à l\u2019échafaust, et que les matelots de Brest ne sauraient plus chez qui troaver un bon accueil et un franc sourire.On ajouta encore que si elle ne feignait de consentir à ce qu\u2019exi- genient delle jes pat-ivtes, elle perdrait muinte occasion de rendre service soit à des chefs de la marine, suit à des nobles poursuivis par la haine populaire.Lu mère Lamproie, connue, aimée de tous, ne deviendrait suspect qu\u2019à force d\u2019imprudence, Chacun Uiait disposé à voir en elle une brave femme, ayant donné d\u2019é- elatantes preuves de civisme.Ne garderait-elle pas son cœur de chrétienne et son nom de baptér: \u2018, quoiqu\u2019elle plagat au bonnet de laine une cocarde tricolore, et consentit à s'appeler non plus Julienne mis Lucréce.On avait pris dans le calendrier républicain, au hasard, le nom Z'une grande Romuiie pour en affubler cette pauvre mère Lamproie, qui n°5 était point encore accoutumée.Comme ses amis le lui prédisaient, elle rendit d'éminents services, cacha des prêtres proscrits derrière des futailles, fournit à des suspects le moyer de «e procurer une barque et de passer en Angleterre, et ne c:a jamais plus haut les mots de nation, de république et de patrie, que quand elle venait de servir la cause royaliste.On buvait chez elle depuis le matin jusqu\u2019au soir ; mais à partir de neuf heures les bancs et les tables étaient rangés le long des murs, les pichets de faïence, les brocs d\u2019étain et les bouteilles disparaissaient : le comptoir de la mère Lamproie devenait une *iibune, et les clubistes remplaçaient les consommateurs, jusqu\u2019à ce que les énergumènes de la république, ultérés par leur éloquence, redemandassent à grands cris le cidre national et le petit vin d\u2019Anjou.Les femmes qui, pendant la séance, étaient restées assises sur les bancs, tricotant de gros bas de laine brune, s\u2019attablaient avec les patriotes ; on s\u2019eniretenait des discours prononcés, des incarcérations faites, des décrets de Paris, de Marat, du prisonnier du Temple ; on se baignait par la peasée les bras dans le sang, et quand les bandes & demi ivres quittaient la maison de la Lamproie d'argent, le a tra retentissait dans les rues, lugubre comme un tocsin.Souvent, une fois ces terribles hôtes partis, la pauvre Ju- lienne-Lucréce, arrachait son bonnet sali par la cocarde, s\u2019enveloppa:t d\u2019une mante, et courait dans les maisons misérables : on l'attendait, on la bénissait ; elle apparaissait comme l\u2019ange de la délivrance, cette brave femme, un peu ronde, un peu bouffie, que la pâleur du chagrin ct l'enthousiasme du dévouement empéchait de devenir vulgaire.Elle suppliait ses amis de ne point douter d'elle, demandait pardon de son apparente apostasie, s\u2019excusait de ne pouvoir tmieux faire, laissait le secours et l\u2019espoir dans tous les réduits qu\u2019elle visitait, rentrait chez elle épuisée de faligue, se jetait sur son lit de sangle, et devait se lever avec le soleil pour ouvrir ses volets et servir la pratique.Chacun était largement servi, les vases débordaieat, l\u2019eau-de- vie était bonne ; le pot à tabac renfermait de quoi bourrer cent pipes, et jamais on ne comptait sur la note ce surcroît de consommation.La carotte ronde et ficelée s\u2019sllongeait sur un billot auprès d\u2019un grand couteau; le matelot y coupait sa chique, tirait le pied en arrière avec politesse, et s\u2019en allait en murmurant un compliment énergique adressé à l\u2019aubergiste.Julienne- Lucrèce faisait aisément crédit.Si elle attendait longteraps son argent, elle ue le perdait du moias jamais; il y aurait eu conscience à faire dupe de son cœur une si bonne créature.La mère Lamproie s\u2019offrit souvent un petit verre pendant que ses pratiques consommaient.Elle égayait la conversation de ses saillies gauloises et de son franc rire, et plus d'une fois d'importants secrets lui furent livrés par des buveurs.Le cabaret de lu mère Lamproie était donc le lieu de rendezvous des républicains et de ceux qui voulaient le paraître,ou qui avaient un grase intérêt à s'instruire de ce que l\u2019on y disait.Médéric et une foule de braves gens que l'humilité de leur métier mettait provisoirement à l\u2019abri, ne manquaient jamais les réunions du soir, et c\u2019étuit là que le pilote avait donaé rendezvous à Roscoff, Flambard, Guilanek, Faribole et Moucheron.On attendait des envoyés de Paris qui devaient prendre la parole ; aussi, avant l'heure babituelle, la salle était envahie par les femmes, les matelots, les artisans et les curieux.Les femmes, le bonnet fiché près de l\u2019oreille, les poings ser la hanche, les joues rouges, la mine hardie et la voix rauque, parlaient de ces horribles mariages républicains qui déshonoraient la Loire.On citait le nom de ceux qui devaient proclamer les droits de l\u2019homme; la condamnation de M.de Kéroulas faisait du bruit.Raour pe Navery, (A continuer.) \u2014 FIRMIN 22.PHOULIE, Editeur-Proprittaire. GAZETTE DES CAMPAGNES.(No.19.) Les ennemis des pommiers.(Buite et fin.) Enfin, parmi les ennemis végétaux qui attaquent le pomnrier, il en est un qui lui fait pluæde tard qu®ou ne pense généralement : \"est l\u2019écorce sèche et raboteuse dont re couvre assez souvent le trone des pommiers.Cette écorce, outre qu\u2019elle à l\u2019insonvénient empêcher In respiration végétale de se taire, à encore celui d'offrir une retraite, un abri à nne foule d\u2019inseutes qui ne font que détruire les tissns végétaux ; c\u2019est à nos malicoles à enlever avec soin celle écorce nuisible.Parmi les principaux ennemis animaux qui altaquent le pommier, nous citerons le man, les chenilles et le pucerun lanigère.Le man est un ennemi difficile à com- lattre, parce.que c\u2019est aux racines de l\u2019arbre qu\u2019il s'attaque, et que souvent on ne soupçonne pas sen existence.Aussi chaqne fois que vous verrez une pomme languir et dépérir, sans cause connue, hâ- tez-vous de remuer la terre au pie:l, et c\u2019est là que vous trouverez la cause cachée du mal, le mau.Les chenilles sont encore un fléau très- désastreux pour le pommier.Dans le Journal économique d\u2019octobre 1766, p.452, il wat dit que le moyen de détruire les chenilles west pas l\u2019echenillage en hiver, ni fapplication de l\u2019huile, de l\u2019eau savon- reuse, ni l\u2019emploi des vapeurs de souffre et ta paille brûlée; mais d'écoconner au mois \u2018le juin, entre la Saint-Jean et la Saint- Pierre.Tel est le procédé qu\u2019on suivit en 1761, année fatale aux pommiers.On remarque que les chenilles forment \u2018les amas de leurs coques et les fixent de préférence sous les grosses bianches, où elles les déposent avec art; on enlève cet assemblage de coques et on les dépose dans des paniers pour les brûler, ; Le puceron lanigère cause aussi de grands ravages dans nos vergers.Pour s\u2019en débarrasser, M.Dubreuil conseille de passer au- \u2018lessons des branches une torche enflam- née; M Chambray conseille l\u2019emploi d\u2019une dissolution de savon sur les parties de l\u2019arbre attaquées par le puceron lanigère.Enfin, M.de Montaigu, de Lisieux, dans une lettre adressée à la Société d\u2019agriculture de Caen indique, pour préserver les pépinières du puceron lanigère, de semer des haricots nu des fèves & marais entre les pommiers.Ce moyen a parfaitement réussi dans les pépinières de M.Hue, à Beuvillers près Lisieux.; Di y à encore un trés-grand nombre d\u2019insectes qui attaquent le pommier et contre lesquels nous invitons nos malicoles à se | | tenir en garde.LEON FERRET.Procédé culinaire.Potage au chou vert.Enlever dans le champ les têtes les plus tendres ; \u2014 les briser d\u2019un tour de main en deux ou trois parties, et laver ; \u2014 placer au feu an pot de faience plein d\u2019eau ; \u2014 faire bouillir ; \u2014 au moment «de l\u2019ébullition, pla- tant, en allant et en revenant, à Beucher- A | x ville, Varennes, Bout-de-lIste et St.Paul | PHerrite, et à Terrebonne, Jes Midis, | Jeuilis, Jeudis «t Semedis, nrrétant ainei en ; DÉPARTEMENT DEs TERRES DE LA COURONNE, OTTAWA, 27 Juin 1867.Le département sera fermé à Ottawa le et aprés le premier Juillet.Les départements des Terres de la Coro ronnie pout les Provinces de Québec et Oatatio, \u201ceront ouverts à Québec et à Torouto, anssitôt qu\u2019il sera possible après ce temps là, et avis en sera donné, A.CAMPBELL, Commissaire »Voyage à l'eau Salée.AUIS LE VAPEUR PROVINCIAL wrap.ADVANCI Capt.SIMARD, Pastitu de Québee MERCREDI prochaur, le 7 courant pour METIS, arrétant aux 4 EBOULEMENTS, RIVIERE DU LOUP, LIGNE DE LA MALLE ROYALE ENTRE Québec et Montréalkr fique régulière entre Montréal el les Ports des Trois-Rivières, Sorel, Berthier, Chambly, Terrebonne, L\u2019Assoraption, Yamaska et autres ports intermédiaires.A partir de LUNDI, le 6 MAI, et jusqu\u2019à Avis contraire les Vapeurs de la compagnie du Richelieu laisseront leurs Quais respec- Hs comme suit, savoir : Le Vapeur QUEBIC, Capt, J.B.Labelle, partira «du Quai Richelien, à lu Place Jacques-Cartier, pour Québec, tous les Lundis, Mercredis et Vendredis soirs, À sept neures précises, arrêlant en allant et revenant, aux l\u2019orts de Sorel, Trois-Rivières et Batiscan.Les personnes désirant s\u2019embarquer à bord des Steamers océaniques, a Québec, seront certaines de se rendre à temps en prenant leur passage à bord de ce Vapeur, vu qu\u2019un Tender devra les transporter aux Steamers Océaniques, et cela sans charge extra.Le Vapeur MONTRÉAL Capt.R.Nelson partira tous les Mardis, jeudis et samedis soirs, à 7 heures précises, pour Québec, arrétant en allant et revenant aux Ports de Sorel, Trois-Rivières et Batiscan.Le Vapeur COLUMBIA, Capt.J.Daval, partir du Quai Jacques-Cartier pour Troisivières tous les Mardis et Vendredis, à nilant et en revenant à Boucherville, Vatenues Bout-de-l'Isle et Luchenaie.I partira de l\u2019Assompt bs Enndis, à 7 levres A.M, Mercredi 5 heures, et Vendredis à 5 heures.Et de Terrebonne les Mardis, à 5 heures, Jeudis, à 7 houres, et Samedis à 6 heures.La Compagnie ne fera pas responsable des moutants d'argent où eflets de valeur, \u201cÀ moius qu\u2019un connaissemunt spécifiant la valeur, he soit signé a cet effet.Pour plus amples informations s'adresser à J.E.DESCHAMPS | Agent d Québec.15 juin 1867.A VENDRE .A la Grande-Baie, Saguenay PLUSIEURS terres en parfait état de I culture, à quelques arpents de J\u2019Eglise de St.Alexis, d\u2019un moulin à scies, à farine, à carder, et d\u2019une tannerie, savoir : La ferme du Barachois.1300arpents | La ferme du Moulm.450 ¢ La ferme du Village .450 « La ferme du Portage.- 200 « Condition de la vente.Tout comptant ou au moins les deux tiers eomptant.Le reste à crédit avec intérêt.Pour plus amples informations, s\u2019adresser à M.ROBERT BLAIN, à la Grande- Baie, Saguenay, ou à l\u2019Hon.D.E PRICE, Québec.Chicoutimi, 20 novembre, 1866.RIMOUSKE e{ METIL.TH laissera le quai à 9 heures A.M.Le Steamer ADVANCE arrêtera au qua.ST.DENIS à chaque voyage de Québr a Métis, L'Adeance arrêlèra au quai St, Denis le | Meroredi entre 2 et 3 heures de l\u2019après-m1- di, en descendant.il sera dû à St.Denis le vendredi entre 10 Lieures et midi, en remontant à Québec.F.BUTEAU, ; Gérant, Québecler juillet 1867.\u20183.13.C.HEBERT, JF.ANCOTIIs, Notaires et Agents, NT transporté leur bureau dans l\u2019an- O0 cienne maison occupée par Cha.M.DeFoy, écr, No 15, rue t Joseph, Haute- Ville, Québec.J.P.GENDRON.Marchand-Horloger, No.12 Ruo St.Jean, Québec, NFORME le public que les MONTRES I et BIJOUX qui Ini seront confiés pour tre réparés seront mis dans un coffre et fer à l\u2019éprenve du feu. GAZETTE DES CAMPAGNES.votes C'est le temps ou jamais d'acheter des animaux de moilleures races GRAND AVANTAGE AUX CULTIVATEURS!!! Le Gouvernement Canadien, dans le but de faciliter l\u2019uchat d'animaux de race améliorée, piseaux de basse-cour de premier choix, exempte, par un avis publié daus n fiazelte Officielle, lex Sociétés d'agriculture qui feraient Pachat de tels animaux, \u2014G., AUX Etats-Unis, des droits de Douane.Les cultivateurs trouveront avantageux fe ponvols =\"c'resser à un des établissements le plus en renommé aux Etats-Unis, velui de L.B.Silver.Ce Monsieur a établi à Ste, Anne de la Pocatière une AGENCE AU BUREAU DE LA * GazEtTe pes CanPaGNEs \u201d DE oe 5 es En, 13.BEET IRR : SALEM, OHIO +r IMPORTATIEUR ELEVEUR ns .i ET ENA AO FOURNISSEUR D'ANIMAUX DE PREMIER CHOIX ET TRES RARES Cochonu bianca do Chester, Ohio, ovenant de CiraMeioN qui a neuf semaines pesait 100 livres, et a obtenu les pre- < prix ax principales Exposiiions des Etats-Uuis, Leur pesanteur péut atteindre M1 à 1000 tivres, méme jusqu'a 1200 livres.Mautous mérites, moutons Leicester de premier choix, a vendre à bas prix.On peut ezalement se procurer loulez espèces d'oiseaux ile Busée-cour : Poules noires de Java, =» Bramah Pootra, White Face Black Spanish, Creve-cœuur, Golden Poland, Dorkings toanchies, Dominique, Noires \"Afrique, Duules Llanes de foilande, Oies chinois, Caards du Biézil, vie.Pour informations s'adresser directement a Fumin 1.Proviy, qui est spécialement \"torisé à recevair des commantdes pour cet établissement.= > v \" Ÿ Al Ÿ A i VOUVELLES MARCHANDISES MM.BELANGER & GARIEPY NT l'honneur d\u2019annoncer au publie, et aux membres du Clergé en particulier, Manet Fe qu\u2019ayant agrandi de beaucoup, lenr établis- ier, Games, po bes Somat Fonte meas tf import, lio arn * oy reguivent chaque jour urope quanti Chapeau de paille pour, ae pe Cli objets nouveaux dans leur branche de ae otter Hs anes, Lio es 8 JUpons,.ommerce consistant en Services de table ravates pour danies.en argent\u2014Coutellerie de.Rodgers\u2014Usten- OUVEAUX Tweeds de printemps et file de ménage \u2014 Quincaillerie, etc.IN d'été, Nouveanx melletons, Draps! 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No.57 RUE SAINT-JOSEPH, VIS-A-VIS L\u2019EGLISE 8T.ROCH, QUÉBEC.ES soussignés ont l\u2019honneur d\u2019informer L leurs nombreuses pratiques et le pu- ble en général qu\u2019ils VENDENT À REDUCTION pour argent comptant, pour le compte de leurs créanciers, tout leur im- meuse fonds de Marchandises sèches, Hardes faites, Chaussures, Pelleteries, Coiftures de toutes sortes, etc, etc, etc.F.CARRIER & Cieler juin 1867 POUR LES PORTS D'EN BAS LE STEAMER PROVINCIAL LADY HEAD, Quittera le Quai, pied dé la Rue St.Jacques A QUATRE HEURES P.M,, MARDI PROCHAIN, LE 6 AOUT COURANT, Touchant aux places ci-dessous, BASSIN DE GASPÉ, PERCÉ, PASPÉBIAC, DALHOUSIE, MIRAMICHI, SHEDIAC et PICTOU.On ne considère pas aucun voyage pris à moins qu\u2019il ne soit payé d\u2019avance.Pour Fret et Passage, s\u2019adresser à F.BUTEAU, Gérant.15 juin 1867.On peut se procurer à l\u2019imprimerie de MNF CHEMIN DE FER DU GRAND TRONC DEPART ET ARRIVERDES CHARS la Gazette des Campognes de la graine de Brome de Schrader, ha : = \u2014 | § 5 - «à 3 lr nD 25 +253 \u2018uen \u201cADI en an £0 EE (9 2:18 2382122189888 27 8 2 = 2 2 LR is SDC TBE] \u2018== = \u2018= = | HW = | J NEU _ & | 3.|B Zo 3 = 3 = \"AR SG IBIAUS 110 e S | Ééé 18:8 229082 5 £ 8 = & g 5 Mmm med CAO la à + (A 2> 50-2 À = g 5 =z O | =; 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