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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 16 juillet 1868
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1868-07-16, Collections de BAnQ.

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[" Yme année.Sainte Anne de la Pocatière, 16 juillet 1868.24 Révd Mr J B L Hamelin Numéro 14 GAZ ETTE DES CAMPAGNES Journal du Cultivateur et du Colon, paraissant tons les Jeudis ABONNEMENT : $1.00, payée invariablement d\u2019avance.L\u2019abonnement date du ler avril, ler juillet, ler octobre, ou ler janvier.On ne s\u2019abonne pas pour moins d\u2019un an.Tout avis de cessation d\u2019abonnement devra être donné à ce bureau, par écrit, un mois d\u2019avance.SX Sula guerre est la dernière raven V2 des peuples, l\u2019agriculture doit on > être la prerolère.ga\u201d ANNONCES : 1re insertion, 8 cte.la li 2e ele.2 ets.ligne Pour les annonces à long terme, conditions libérales, Ceux qui désirent e\u2019adres- M ser spécialement aux Culti- DEA Yateurs, trouveront avanta- M peux d\u2019annoncer dans ve journal, \u2014\u2014\u2014\u2014 Emparons.nous du sol, a1 nous Toulons couserver noire natienalitd Firmin Æ.Proulx, Éditeur-Propriétaire, à qui toutes lettres, réclamations, envois, etc, doivent être adressés franco CAUSERIE AGRICOLE - Formation des prairies DES ENGRAIS (Suüe.) Nous avons encore quelquefois à notre disposition un engrais liquide connu sous le nom d\u2019eau ammoniacale et provenant des usines À gaz; c'est l\u2019eau qui a eorvi à l\u2019épuration du guz d\u2019é- sclairage.Cel engrais cat très-puissant, mais bien peu de cultivateurs sont en position de se le procurer ; pour pouvoir cn faire usage avoc profit, il faut que l'usine soit peu éloignée des champs où l'un doit répandre l\u2019engrais.De plus, on doit apporter dans son emploi certaines précautions qui en reudent l\u2019usuge très res- trent.Après les engrais liquides viennent les engrais en poudre ; mais l'utilité de ces derniers n\u2019est toujours que proportionnelle À leur solubilité (faculté de fondre dans l'eau à ja manière du sel ordinaire, par exemple).DES ENGRAIS PULVÉRULENTS Parmi les engrais pulvérulents, nous devons mettre en tête \u2018un engrais quo pou de nos cultivateurs connaissent ; mais qui n'en est pas pour ccla moins avantageux.Le seul tort que nous puissions lui reprocher, c'est celui de ne pouvoir être produit sur le fermo.Or, nous savons que le cultivateur n'est pas acheteur, et surtout n'est pas acheteur d'engrais, quaud bieu même -on lui assureruit une augmentation considérable de produits; Parco qu\u2019il est défiant ct qu\u2019il craint d'être trompé.D'après ces considérations nous pouvons done prévoir que d'ici à quelques années du moius, cet engrais court risque de pourrir dans ses caisses s\u2019il n\u2019a d\u2019autres acheteurs que nos praticiens.Cot engrais est le Guano du Pérou, substance que Îes agriculteurs Français, Anglais ot Flamands emploient en quantité considé- sable pour In fumure de leurs torres.Le Guano du Pérou est Pengrais pulvérulent qui produit les effets les plus remarquables sur les prairies naturelles; car il est formé des substances les plus propres à donner aux plantes une nourriture convenable et à réparer les pertes qu\u2019elles font wubir nu sol.Mais dans certaines circonstances nous devotis lui préférer une autre cspèco de guano nommé guano terreux, Afin de bien faire comprendre à nos lccteurs la différence qui existe entre ces deux sortes d'engrais et leur mode particulier d'action, nous allons entrer dans quelques détails nécessaires pour les guider dans l'emploi de ces matières, Pour cela il faut que nous employions quelques termes scientifiques avec lesquels les cultivateurs sont peu familiers; mais nous les expliquerons assez clairement pour être parfaitement compris.Le Guano du Pérou est un engrais contenant cntr'autres principes une énorme quantité d'azote et un peu moins de phosphates, Les guanos terreux, au contraire, sont moins riches en azote et beaucoup plus en phosphates.Les termes scientifiques qui doivent rendre nos paroles saisissables sont les noms azote et phosphates.Si ces deux expressions sont étranges, les choses qu'elles représentent sout loin de l'être autant.L'azote, par exemple, forme environ les quatre cinquièmes do l'air, c\u2019est le principe actif par excellence do tous nos engrais de ferme; c\u2019est lui que l\u2019on perd lorsque nous laissons décomposer les fumiers derrière lus bâtiments; c\u2019est lui qui rend los fèves, les pois plus nourris- sauts que les patates, carottes, betteraves; c'est parce qu'il existe duns la viande, los wufs et autros matières animales cn plus grande quantité que daus le blé, I'avoinc, Vorge ct le sarrasin, que los premiers nourrissent mieux que les derniers.En un mot, Vasote est contenu dans toutes les substances nécessaires à la vie des animaux ot des plantes.Les phomphates sont un peu moins communs, ils sont néanmoins d\u2019une jrès grande importance.Ainsi ils catrent pour une forte proportion dans la formation des os, du lait, des grains ; 110 GAZETTE DES CAMPAGNES - lorsque nous faisons brûler des os, nous obtenons une matière qui n'a pas changé de forme, mais qui est percée d'un nombre juc innombrable de petits trous ; les parois (côtés) de ces potites collules sont formées surtout de phosphates ; c'est de ces mêmes vs, de ces mêmes phosphates que nous tirons lo phosphore si nécessaire À la fabrication de nos allumettes dites sou- rées.\u2019 Nous voyous donc bien que ces mots étranges ne doivent pas nous cfrayer ; ils devraient, au contraire, entrer dans la conversation ordinaire, car ils désiguent des choses qui n'ont pas d'autres noms.Maintenant, .revenons à notre sujet.Les deux espèces de que noub avons nommé plus haut agissent sur tous les turages ct les prairies, mais surtout sur ceux qui croissent en terres fortes.Cependant, comme leur composition n'est pas itement semblable, 1ls doivent différer sous quelques rap- .En effet, lo guano du Pérou riche en azote convient particulièrement aux terres qui conticnnent une dose suffisante de chaux, mais qui ne possèdent pas assez d'humus (vicille graisse de la terre) ; tandis que lesguanos terreux, plus riches on phosphates, soot surtout propres 3 la fertilisation des terres non-calcaires et riches cn humus, telles que les terres tourbeuses ot celles qui sout nouvellement défrichées, On assure même que les guanes torrcux rendent fertiles d'anciens pâturages épuisés, surtout si ce sont des vaches qui y ont pâturé.Ces pâturages, quoique cngraissés inccssamment par les déjections que le bétail y dépose, se voit peu à peu dépourvu de phosphutes : parce que les vaches absorbent ces matières ct les fout servir à la formation du lait.Si ce luit est vendu cn nature, on n'effectue aucune restitution au sol, ct ce dernier so trouve bientôt dépourvu de cos substances indispensables à la nutrition des plantes.Il y alors une véritable exportation qui fivirait par rendre lu pâturage entièroment improdu - tif si on n\u2019y portuit qe remède.Les guanos terrcux sont les plus propres à atteindre ce but, Lica guanos s'empluient dazs la proportion de 135 à 270 lbs.par arpent.Comme ces cngrais sont en poudre, eu les répaud À la volée sur les plantes en végétation vers lc milieu de mai; mais pour faciliter leur dispersion sur lo sol, on a la précaution de les mélauger avec le double ou lo triple do terre finc ot sèche.(A continuer.) REVUE DE LA SEMAINE Nous n'avons guère d'événements importants à coregistrer dopuis les derniers huit jours.Tous les journaux sont fort maigres en fuit de nouvelles.Partout on no s'occupe que d'examens.C'est l\u2019époque do la eossation des travaux littéraires ; on ue pense qu'aux vacances ct l'on arrange tout de façon qu'elles soient très profitables sous tous les rupports.Il faut avoucr quo les vacances viennent fort À propos cette annéo, cur les chaleurs sont continues ct intolérables ; leur persistance ct leur intensité les ont fuit passer à l\u2019état de véritable calamité.Il y a quelques mois, ou parluit de lord Mayo come dovant être notre fuiur gouverncur-géuéral.D'après cortains bruits récents, que nous donnons pour co qu\u2019ils valent, il paraîtrait que l'honorable Francis Iliucks pourrait bicn êtro appelé à oceuper ce posto important.La convention démocratique de New-York u cu lieu le 4 juillet, comme nous I'avious annoncé.Le candidat, que lu ma- Jorité a choisi pour lu présidence, est M.Pendlston.Co choix fait craindre que les radicaux ne l'emporteat.On dit qu'il n\u2019a été du tout question de M.Chase, que l\u2019on regardait, dans- Ës commencoments du moins, comme devant être l\u2019élu des démocrates.On a beaucoup parlé du fénianisme cn ces derniers temps of avec raison.Il n'y a qu'un moment, il 4 fait trembler l\u2019Anglsterres sur ses vicilles assisos ; depuis, il nous à mcnacés nous- mêmes ; pendant quelques semaines nous avons craiut de voir les bandes hideuses, qui font parti de octte association, exercer le brigandage au sein de nos paisibles campagnes, Il ne sera donc pas sans intérêt de rechercher aujourd\u2019hui los causes du fénianisme ct d'en esquisser l'histoire.Malheureusoment pour elle, l'Angleterre & méconnu, dopuis qu'elle est protestante, les principes et les caractères de la.véritable civilisation.Dicu, comme discnt les Saintes-Eoriturcs, a tout fait avec poids, nombre et mesure ; il a assigné chaque chose l\u2019ordre et le raug qu'elle doit occuper.Les premiers intérêts d\u2019au peuple, À ses yeux, sont les intérêts do la religion ; les intérêts sociaux viennont ensuite ot les intérêts matéricls tiennent la dernière pluce.Que promouvoir et favoriser les iu- térêts matériels soicnt unc chose bonne, excellente, personue ne le conteste ; loin de là, on le proclame même nécossaire.Mais il faut toujours sc rappeler qu\u2019ils ne sout pas les intérêts suprémes do la société, et qu'entre tous ils sont au plus bas dégrb de l'échelle.Lorsque l'équilibre, qui duit exister ontre ces divers intérêts, se rompt; lorsqu'on mot à la première ou a la seconde place celui qui ue devuit occuper quo la dernière, les sociétés souffrent et marchent à la décadence.Ou peut dire de la société oc que l'on dit de l'homme : il doit prendre soin de son corps, qui est la partie matérielle de son être, mais ce soin ne doit jamais porter préjudice aux intérêts de son intelligence, encore moins 3 ceux de son mo.Ces grands intérêts de la religion, ces grands intérêts sociaux que, d'après l'ordre de Dieu, chaque peuple doit tout d'abord favoriser et auxquels il doit tout subordonner, l\u2019Angleterre les a fait passer après les intérêts matériels où môme les a absolument négligés.Pour clle, le mondo n\u2019u été qu'un vaste marché qu\u2019elle 3 voulu couvrir d'établissements de conmerce, afin d'attirer à Londres l'or ct les richesses do tous les peuples.Elle a fait du matériulisme le fondement de sa grandeur ot de sn gloire; elle à foulé aux pieds les droits de la justice et de l'équité, et elle s'est dit : l\u2019érisse tout plutôt que jo sois généo dans mes opérations mercantiles! Mais comme il en fut aux jours qui précédèrent la chute de Home païoune, ainsi en est- il aujourd'hui pour l'Angleterre : d'énormes riclicsses se sont accumulées dans les mains d'un potit nombre ot uno misère sans exemple a pesé et pèse encore sur lo peuple.C'est au scin do cette misère que le fénianisme a trouvé les éléments dout il avait besoin pour croître ct se propager ; c'est au sciu de cette misère que los huines sc sont crééos, ot quo devenues furicuses, elles débordent aujourd'hui sur l'Angleterre ot mouacent de lu dévorer.Dans l\u2019empiro britaunique les pauvros sont aux riches dans lu même proportion que les csciaves aux citoyens dans la Rome païenne.Généraloment parlant, on les traito avoc un profond mépris; cependant ou les oraint; on ne four donne que par calcul, pour les apaiser, les empéchor de g'irritor ct 80 révolter ; aussi reçuiveut-ils sans reconnaissance.Nows no voulons pas certes, cu tenant co langage, approuver les fénicns dans leurs doctrines où dans lcurs actos; loin de là, nous les cobdamuous et les réprouvuus, car ce n'ost pas par les conjurations, les sourdcs mondes des sociétés scorètes, la révolte que des chrétiens, et cocorc moins des catholiques, doivent chercher à fgiro valoir ot À défendre leurs droits, Mais nous nc pouvons nous orapéchor de reconnaître que l'Aoglcterre à elle-même creusé l\u2019abîmo qui s'ouvre sous scs pas, et que le fé- niunisme n\u2019est que le résultat de l'oppression séculaire qu'elle a fait poser sur la malheureuse Irlande.Ajoutons encore qu\u2019elle ne fait que recueillir le triste fruit de sa politique perfide et révolutionnaire. GAZETTE DES CAMPAGNES 111 Combien, en cffet, de rébellions, de troubles, de désordres n'a-t-clle pas suscités, fomentés, cxeités ct encouragés ches les autres nations?N'a-t-elle pas même favorisé Jes révnlation- naires italiens dans toutes leurs conpables entreprises ?N'a-t- elle pas fourni des secours à Garibaldi ?N\u2019a-t-elle pas considéré d'un œil satisfait les noires manonvres der sociétés secrètes, tant que ces manœuvres ont été dirigées contre le trône du Chef de In eatholicité ?Aujourd'hui qu\u2019une société secrète, par mm terrible châtiment de Dicu, s'organise contre elle et se dresee cn sn présence, toute gonflée de colère ct de rage, elle tremble, cllo so prend À maudiro ce qu'ello applaudissait hior.Encore unc fois, nous ne pouvons pas approuver le fénianisme ; mais, d'un autre côté, nous ne pouvons pas beaucoup plaindre l'Angleterre qui n\u2019éprouve que des embarras semblables à ceux qu\u2019elle a été si heureuse de gusciter au l\u2019ontife romain.D'après tout ce qu'on peut voir, le fénianismo est la verge dont Dieu veut se servir pour punir l\u2019Angletorre de ses injus- tiecs, de ses violations du droit, des nombreuses iniquités qu\u2019elle n commises contre les gouvernements et les peuples Elle a ai- 1mé et carcseé In Révolution en dehors de chez elles, comptant que jamais elle ne l'aurait pour ennemi ; mais voilà qu\u2019aujour- hui la Révolution se tourne contre ello et la regarde d\u2019an œil menaçant et courroucé.Que Ia leçon soit profitable.Ceci nous fait voir que toujours ct partout chaque peuple doit combattre le mal layalement, I doit le combattre chez les autres, s'il veut le conjurer ou le combattre cflieacemont ches lui : le hien commun est le bien de chacun en particulier.rer re AP meee.CORRESPON DANCE Comment on détruit le chiendont Lorequ'un champ est infesté de chiendent on I'abuudunne à la pâture des animaux asses longlemps pour qu'il soit rasé complètement.Ainsi soumis au pôturage pendant Z ou 3 ans, la racine du chiendent devient plus petite, plus fine, plus courte et pénétrant moins le sol.Alors on fuit un labour de4à5 pouces vers le milieu de l'été, on herso et on laisse les racines exposées au foleil 4 ou 5 jours par un temps sce, On fait un second labour en travers pour divisor davantage la terre, on herse de nouveau, Ces deux lubours faits en de telles circonstances détruisent toutes les racines.Si un temps sce ct favorable n'a pas favorisé suffisamment cette dostruction, on répôte les mêmes opérations en temps sec.Ce terrain est préparé pour une culture sarclée l'été suivant, ou toute autre culture soignée.Un CULTIVATEUR DE MoxTHAGNY.6 juillet 1868.Drainage sur In forme du Collége de Ste.Anne (Suite et fin.) Euplication des travauz.\u2014Les travaux que l'on voit & Ste.Anne se font sur lo haut du champ No.5.Ce champ qui, à pre- mièrc vuc, ne paraît pas avoir bosoin d'être égoutté, souffre cependant beaucoup de l'eau après les pluies du printemps.Le sol étant une argile dure et tréscompacte à la surfuco, l'eau y reste longtemps sans pouvoir s'infiltrer à travers la terre.Le printemps, la torre n\u2019est jamais préparée pour le Lu bour ; l\u2019automne Je sol cst boueux ot gèle à une grande profondeur.En toute saison après une pluie abondante la vase s'attache fortement aux instruments et aux pattes des animaux qi hrisent le gazon en s\u2019y enfonçent.Ce champ a Luit arpents de long sur un atpent de large jusqu'au petit ruisseau qui traverse toutes les terres du Col à environ moitié distance entre le chemin de fer et la montagne.Un drain principal le traverse jusqu'à une dépression de terrain un pou avant d'arriver au ruisseau.On l'appelle cal- lecteur parce qu'il reçoit de chaque côté tous les petits drains latéraux.Ceux-ci sout parallèles les uns aûx autres.Ile arrivent obliquement dans le collecteur pour que l'eau une fois arrivée prenne plus facilement son cours, Si la rencontre ee faisait à angle droit la vitesso acquise de l'eau des potits drains serait détruite complètement dans la rencontre du collecteur.D'ailletrs le courant de l'eau de celui-ci formerait à l'entrée de chaque drain latéral un petit amas de sable ou de terre qui occasionnernit des obstructions.La surface du sol est une argile très-compacte de couleur presque blanche.Heureusement clle n'est pas très-Gpaisse ; ea moyenno elle peut avoir 10 pouces.Elle repose sar un lit de torre à grains, très-meuble, d\u2019une grande profondeur.O'est le sous-sol Ic plus riche que l\u2019on puisse voir.Plus on I'aménera à le surface par de profonds labours plus l'amélioration sera sensible.Tous ces drains sont cn petites pierres.Dans le premier rang au fond on a ménagé un petit canal dont la construction est des plus simples.On met daus les deux angles du fond de la tranchée deux pierres de cing à six pouces de hauteur.On les recouvre d\u2019une pierre assez large pour toute la largour du fond.On jette les autres par-dessus à la volée.L'épaisseur peut varier de 9 à 15 pouces suivant la quantité d'exu que chaque drain doit recevoir.On n recouvert ces pierres d'écorces de cèdres enlevées aux clôtures, ou d'écorcos de bouleau que l\u2019on à pu ge procurer pour 25 centins le cent (paquet de 30 pouces de long sur 15 pouces de large).On a remis ensuite le gazon enlevé de la surface avec précaution, ot mis om réserve pour cet objet.Cela fait on a jeté la terre doucemunt en la foulant bien d'abord, comme pour former une couverture solide à la pierre.Le reste de la tranchée n été rempli sans aucune précaution particulière, Le drain collecteur à huit arpents 4 pieds de long sur une profondeur moyenne de 3 pieds 4 pouces.Comme Je milieu du champ est plus bas que los côtés d\u2019un pied au moins, on n\u2019a pas cu besoin de donner plus de profondeur.Tous les drains latéraux réunis formeraient 32 ts 8 perches 5 pieds sur une profoudeur moyenne de 2 pieds 10 uces.PO Chaque arpent en superficie a reçu en tout 4 arpents 8 perches 13 pieds de drains dont un arpent pour le collecteur et le reste pour les drains latéraux.Le creusage avec remplissage en terre seulement, sans pagjer de la pose des pierres et de l'écorce, n coûté $90.49, ce qui fait $2.20 par arpent linéaire, et $10.67 par arpent en superficie.Les nutres frais consistant dans le charroyage de la pierre d'une petite distance, le posage et l'écorce de cèdre ou de bouleau, ont coûté $109.51 qui, ajoutées à $90.49 pour le creusage, forment un total de $200, ou $23.60 par arpont.Le creusage a été faic à l'entreprise à raison de 4 chelias du pied de profondeur sur un arpent ou 180 pieds de long, avec obligation de remplir les drains en terre après la pierre et l'écorce posées.Essnis antéricurs de draînage à Ste.Anne \u2014C'est la quatrième fois que l'on fait du drainage A Ste.Ange.Le premier essai à été fait en 1859 sur une étendue d\u2019un arpent et quart dans la partie basse da jardin de la ferme.Il y a douze arpents de tranchées.Il est tout en pierres.Il a coûté $80.II a fallu miner.Le second essai a été fait dans l'autonne de 1862, et le 112 , GAZETTE DES CAMPAGNES printompe de 1863, dans la petite pièce destinée au champ * d'expériences avec son collecteur de 10 arponts entre les champs No.1 et No.2.Lo collecteur a 4 pieds de profondeur, avec pierres et tuyaux de 4 pouces.On a cru devoir réunir ces deux modes do drainage pour être plus sûr de son cificacité dans cet endroit où il passe beaucoup d'eau.Le champ d'étude qui est d'un arpent GB perches 34 pieds a été drainé le printemps suivant en pierres.Il a coûté $54.72 par arpent sans le minage qui n été considérable, ni l'épierrement.Le grand collecteur à coûté $14.79 l\u2019urpent.Le troisième essai a été fuit en 1865 sur la pièce de 33 ar- uts au-dessus du ruisseau, champ No.2 le long de la route.l est tout en tkyaux.Le sol cst une argile très-compacte, d'une qualité médiocre.Le collecteur a une profondeur moyenne de quatre pieds.Les tuyaux ont quatre pouces.Les drains laté- Taux, à 48 pieds les uns des autres, sont beaucoup moins profonds, Leurs tuyaux sont de 2 pouces.hy en à 733 pieds par arpent.Le coût total des travaux a été de 840.00 par arpent.Le transport seul des tuyaux par le chemin de fer a coûté le quart du prix d'achat à Québec.Les tuyaux de 4 pouces ne vendent $4.00 le cent, ceux de deux pouces 82.00.Quant tu succès de tous ces essais, il n dépassé toutes nos espérances.Il suffit de jeter en passant un coup-d'œil sur les deux jardins et Ja pièce du champ No.2, Tous ces essais prouvent que l\u2019appliention du drainage aux terres À suus-sol imperméable, de même qu'aux terrains maré- eugeux, à toujours pour résultat un véritable et utile progrès.Cot excmplo donné par in ferme du Collége de Ste.Anne rend donc un véritable service aux cultivateurs qui ont la volonté et les moyens de drainer leurs terres.Il serait à désirer qu'un plus grand nombre viut étudier sur placo ces importants et utiles travaux.Le Canada couronné à l\u2019Exposition Universelle de 1887 Nos lectours savent depuis longtemps que le Canadn à obte- pu à la Grande Exposition de Paris, l\u2019annéu dernière, un succès qui a étonné le monde, La Frunco o vu avec un bien légitime orgueil cette colonie soustraite si faible cncore à su dowi- nation il y a cent ans à pcinc, devenu assez grande pour entrer en lutte avec les peuples du vieux monde, et leur disputer la Îme de plusieurs industries, Cette Intte pacilique s\u2019est ter- Minée, comme on le suit déjà, par d'importantes victoires sur plusieurs points.Les récompenses des vainqueurs viennent d'arriver à la Capitale.Le Gouvernement #'est empressé d'en donner avis à qui de droit.Celles du district de Québec sont déposées chez i Brousseau, libraire à Québce.Les deux médailles que nous nvons sous les yeux sont en ar gent.Elles ont deux pouces de module.Sur l'un des côtés on voit l'effigie du Prince, uvce cette légende: Napoléon III, Æmpereur ; sur l'autre, on lit au centre, Feolc d'agriculture de Ste.Anne ; à l\u2019éxerguc, Récompenses.En légende porte ces mots : Exposition universelle de 1867 à Puris.L'autre médaille est en tout semblablé, A l'exception de ces mots, nu ventre : Ferme-modèle de Ste.Anne, Les diplômes ne sont pas encore arrivés.La liste officielle contient cent neuf récompenses.Cette proportion est plus forte, eu égard à la population du Canada, que celle d'aucune colonie de lu France ou de l'Angleterre.Ces médailles consistent en 2 médailles d\u2019or ; 1 grande médaille de bronze (hors concours) ; 16 médailles d'argent ; 36 médailles de bronze; 54 diplômes ou mentions kenorables, Ce nombre peut rc récapituler comme suit - Province de Québec.\u2026\u2026\u2026\u2026000000000000r canes 63 Province d'Ontario .ofeeeeeeesonoini, 41 Les Départements de I'agriculture et des Travaux publics, la Commission géologique, le Canada, le G Trone 6 Total.109 Ce brillant succès est dû au Dr.J.C.Taché, commissaire exécutif pour le Canada à Paris.Toute la presse du pays, d'une voix unanime, lui a déjà rendu ce témoignage bien des fois.Nous svons eu l'honneur de voir M.Taché à l'œuvre.Il ne B'épargnait pas.Nous connaissons parfaitement tout ce qu'il lui a fallu supporter de fatigues, d'ennuis et souvent de dégoûts.Car, presque toujours, il avait à lutter soit contre des ambitions julouses ou prétentieuscs, soit contre des intérêts froissés, soit contre le mauvais vouloir ou l'inertie de certain chef d'administration.À force de travail et de persévérance il à triomphé de tous les obstacles.Ayant à répondre à plus de douze jurys différents, il ne fallait rien moins que son indomptable énergie pour ramener certaines volontés réboiles ct souvent intéressées à roudro justice au Canada.La Commission du jury international n hautement reconnu son mérite, puisque, non contente de demandor pour lui une médaille d'or pour sa coopération, elle a voulu encore le recommander comme méritant la plus haute distinetion honorifique.Si M.Taché t'a pas été honoré d'une nouvelle promotion dans la Légion d'honneur, on en connaît la cause.Sa Mnjesté la Reine d'Angleterre, pour des raisons à elle seule connues, avait fait cou- naître aux autorités françaises son royal désir qu'aucun sujet anglais ne fut décoré à l'oceasion de l'Exposition universelle.Voici la liste des récompenses décernées aux exposants du Canada, en retranchant toutefois les noms des exposants haut- canadiens qui sont étrangers à nos lecteurs.On remarquera dans cette liste deux médailles d'argent pour Ste.Anne : l\u2019une pour l'Ecole d'agriculture pour \u2018 Plans, rapports et documents; \u201d l\u2019autre à la Ferme-modéle, pour * Collection de produits.\u201d Aussi un diplôme ou mention honorable en faveur du Collége de Ste.Anne pour \u201c l\u2019lau en relief.\u201d Liste des récompenses décernées aux Exposants du Canada à l\u2019Exposition universelle de Paris, 1867 MÉDAILLES D'OR.J.C.Taché, Commissaire Exéeutif, Coopérateur.L'abbé O.Brunet, Québec, Collection d'essonces forestières et Albums.GRANDE MÉDAILLE DE BRONZE (hors concours).La Commission Géologique du Canada, Collection de minéralogie et Cartes Géologiques.MÉDAILLES D'ARGENT.Commission (téologique du Canada, Cartes Géologiques ;\u2014 Les Inspectours des Bois, Québec, Grands bois de commonce ;\u2014 J.Miller, Moutréal, Extrait d\u2019écorce pour la tannerie ;\u2014 Ferme-Modèle de Sainte Anne, Collection de produits ;\u2014J.Lyman, Clare & Cie, Montréal, Sels de potasse, produits d'incinération ;\u2014Mosely & Rickert, Montréal, Cuirs vernis ;\u2014 Ecole d'Agriculture de Sainte Anne, Plans, rapports et doou- ments;\u2014Sir W.Logan, Montréal, Céréales :\u2014'Phomas Valiuet, St.Hilaire, Ruche perfectionée;\u2014P.J.O.Chauveau, outréal, Livres d'école, rapports et Journal de l'Instruction Publique ;\u2014 Département de l'Agriculture, des Arts et de la Statistique au Canada, Rapports et documents.MÉDAILLES DE BRONZR, Québec : Brousseau Frères, Livres, i pressions et journaux ;\u2014Lafrance et Lemieux, Reliures ;\u2014.oseph Bouchette, GAZFTTE DES CAMPAGNES 113 Carte géograplique des provinces anglaises de l'Amérique d Nord ;\u20140.Fete, Pelleterics et fourrures ;-\u2014Joseph Barbeau, Chaussures Montréal : W.Noimay, l\u2019ortroits photographiés ; \u2014 Chambre d'Agriculture du Bas-Canada, Couvertures, draperies et étoffes de Jaine, récompense collective ;\u2014Ed, Perry, Malles de vo- ;\u2014Frothinghum & Workman, Outils divers; \u2014A.Murray, Coopérateur ;\u2014E.Bellings, Coopérateur ;\u2014J.Shearer, Portes et fenêtres fabriquées à la mécanique ;\u2014 Samuel Davis, Tabacs divers et cigares ;\u2014N.Valois, Cuirs;\u2014Winning INill & Ware, Liqueurs et sirops;\u2014N.Pigeon, Sucre de maïs brut.Graphites du Canada ;\u2014J.Hodges, Bulstrode, Tourbe ;\u2014 Le Docteur F.L.Génand, Bt.Jacques de l'Achigan, Tubacs \u201d canadiens ; \u2014Dr.Têtu, Rivière-Ouelle, Cuir de marsouin ; \u2014 C.Bois, St.Jeun Purt-Joli, Seigle ;\u2014 Docteur l\u2019aiuchaud, Vurennes, Râteau cn bois à cheval.DIPLOMES.Québec : P.Dugal, Cuirs, Montréal : A.Henderson, Photographies;-\u2014J.E.Spence, Vitraux ;\u2014G.Burrington, Malles de voyage ;\u2014Morland, Watson & Cie, Scies ;:\u2014J .Dawson, Outils ;\u2014d.T.Bigelow & Cie, Clous et pointes ;\u2014 Nelson, Wood & Cie, Objets de vannerie ; \u2014G.Haugar et Cie, Ustensiles de ménage ;\u2014Stark, Smith & Cie., Tabacs à fumer ;\u2014S.Campbell, Courroies ;\u2014Mnc-Laren, Courroies ;\u2014Reed & Childs, Formes pour chaussures, Département des Travaux Publics, Canada, Photographies ; =D.Laricheli¢re, Laprairio, Appurcils pour fractures ;\u2014Gou- vernement du Canada, Meubles, Ilécompense collective ;\u2014 Mlle Bazin, Rivière-du-Loup, Tapis de table brodé ;\u2014Mme Bouchard, 8t.Valier, Toile à mouchoirs ;\u2014Compagnie de la Rivière Moisie, Fer oxidulé ;\u2014Compagnie des mines de St.François, Cluveland, Miuéruis de cuivre ;\u2014II, W, Date, Galt, Outils;\u2014J.Higgins, St.Hilaire, Outils ;\u2014Lue Plouffe, St.Martin, Manches de hache ;\u2014E.Laroche, Ste.Foy, Tabacs ; \u2014 Michel Lespérance, Grand-Etang, Huile de foies de morue ; \u2014Patterson, Frères, Richmond Hill, Tararc et hache-paille ; _ O.Irwin & Cie, Machines à coudre ;\u2014Compagnic du Chemin de Fer du Grand Trone, Modèle de char-dortoir ;\u2014W.H.Vaughan, St.Jean, Céréales;\u2014K.Caron, St.Jean Port-Joli, Blés ;\u2014Société d'agriculture de Beauce, Sirop d'érable ;\u2014O.Thibault, L'Islet, \u2018Sucre d'érable ;\u2014Etablissements de Ste.Anne, Plans en relief.Montréal a obtenu 24 récompenses, Québec, 9.Nous remarquons avec beaucoup de plaisir dans cette listo 25 noms canadiens-français.Nous ne connaissons pas le nombre des exposants.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_ Moyen d\u2019augmontor les récoltes des patates Nous lisons dans le Journal d'agriculture progressive ce qui suit : A l'époque où l'on récolte les patates, m'étant aperçu que, sur quelques pieds quo j'avais marqués ça et là, ct dont j'avais | coupé les fleurs au fur et à mesure qu'elles se montraient, le nombre des tubercules qu'on y recucillait était beaucoup plus considérable que sur ceux ou la soustraction des fleurs n'avait pas eu lieu.De séricuses réflexions que j'avais faites sur la végétation m'avaicnt fait présumer que cela devait êtro ainsi.Le but de la nature, m°étais-je dit, n'est autre que la reproduction.Si je supprime les fleurs, et par conséquent les Kraines, je dois forcer la sève à descendre sur les rucines, et, par » augmenter Jes tubercules, soit cn grosseur, soit eo vowbre, Cette première réussi m'ongagea à faire uno expérience plus concluante sur un champ assez vaste, continuellement sous mes yeux.Je fis planter ce champ avec soin de patates d'une même variété, longue, d'une moyenne grosseur, poau rou- tre, ot intérieurement jaunûtre.J'ai surveillé la végétation.Hon but, en plantant la même variété de ce tubercule exclusivement à tout autre, était d'obtenir une végétation semblable dans tous les plants, nfin que mon expérience fût plus concluante, La végétation fut belle ; les tiges atteignirent au moins trois ieds do hauteur, et, lorsque les fleurs parurent, j'eus soin de les enlever toutes en coupant les tiges à trois ou quatre pouces en dessous, en lnissant duns chaque rang, ga ct là, deux pieds de patates, sur lesquels je ne fis aucune soustraction afin d\u2019observer la différence des produits lors de la récolte.Dans les premiers jours du mois d'octobre, je m'aperçus que les tiges et les feuilles des plantes qui n\u2019avaient pas porté de fleurs, étaient vigourcuses et d'un vert intense, tandis que les autres étaient toutes jaunâtres, dans un état de dépérissement ; leur fruit était presqu\u2019en maturité.Je fis faire la récolte daus les derniers jours du mois, Voici les résultats obtonus : 1° Chaque picd qui n\u2019avait pe porté de fleurs fournit une corbeillo pleine de tubereules d'une belle grosseur.Le poids moyen de la corbeille était de trente livres, et l'on ne trouva au pied que très-peu de tubercules ; 2° Chaque pied auquel j'avais Juissé les fleurs ot les fruits, ne donna qu'un petit nombre de tubercules d'une moyenne grosseur, et une infinitd de petits taberoules de la grosseur, de- uis une noïsette jusqu\u2019à cclle d'une noix ordinaire.Le poids e la récolte de chacun des pieds, en y joignant même les petits tubercules, n'atteignait pas, terme moyen, quatre livres, Il est par conséquent incontestable que la soustraction des fleurs, pondant In végétation des patatos, augmente considérablement la récolte des tubercules.L'expérience que je viens de rapporter a été répétée deux années do suite, et faite avec tous les soins possibles \u2014L.S.LENORMAND.Petite chronique agricole La chaleur continue de se faire sentir.A poine nous a-t-elle accordé quelques jours de répit.Vendredi ct samedi de la semaine dernière ont été remarquablement chauds.Le thermo- mêtre n marqué 88 degrés à l'ombre.Il faut remonter à plusieurs années dans le passé pour trouver une saison aussi digne de fixer l'attention des agriculteurs, sous le rapport do la chaleur que la présente saison.Dans les premiers jours de juin, la végétation offrait les plus belles espérances, Les cultivateurs entrevoyaient déjà une abondante récolte à l'automnc comme récompense de lours travaux, lors- ae tout-d-coup une séchercsso de quatre semainés, et de fortes leurs, sont venus anéantir cc beau progrès et oes beaux rêves.Dans toutes nos paroisses on fait des prières publiques pour fléchir le Ciel, et le conjurer de diminuer l'étendue du malheur ui nous menace.Si Dieu se montre sourd à nos demaudes, l'hiver sera pénible pour un grand nombre de personnes, car la disette prochaine viendra de deux sources, au lieu d\u2019une : celle indiquée plus haut, et les incendies qui ont ravagé les champs ensemencés, et réduit à le pauvreté, dans toute l'étendue de la Province, plusieurs familles qui ne jouissaient déjà que d'une médiocre aisance.JE par Nous attirons Vattention de nos lecteurs sur l'annonce de Exposition Provinciale qui aura lieu à Montréal en sep- tembro prochain, . - mio GAZETTE DES CAMPAGNES FEUILLIABATON LE CAPITAINE AUX MAINS ROUGES XII Sous mats de fortune! (Suite) Ruscofi 8'y tenait debout, immobile, Yvonne étendit rilencieusement le bras.« N'avez-vous rien à me dire, Mademoiselle ?demanda le capitaine, \u2014Que Dieu vous pardonne!\u2019 «it Mlle de Kéroulas ; et elle asa.\u2019 r Anatk vanlut la suivre, ln conjurer d\u2019avoir nne bonne parole pour Roscoff, lui jurer à genoux qu\u2019elle se trompait ; mais le capitaine retint sa sœur.« C\u2019est le commencement !* dit-elle, En eflet c'était seulement le début d\u2019nne guerre eourde, mais acharnée.Les matelots de la Thénis parlèrent de l'étrange disparition du assager.On retusa d\u2019abord de les croire.Tia en appelérent à \u2018lambard ; celui-ci, furieux d\u2019être mis dans l\u2019obligation d\u2019accuser Roscoff, répondit dPuna voix rogne que c'était la vérité.Pendant toute une semaine, dans le cabaret de la mère Lamproie, on ne parla pas d\u2019autre chore.Les aventures de ln Thémis, ses batailles, l'incendie de la Jenny, In prise de The-King, de Faretocll et de tant d\u2019antres navires anglais, émerveillaient les andi- leurs; l\u2019affaire sinistre du passager jetait snr cette croisière un voile légendaire.Roscoit prenait des proportions bizarres.Un faiseur de complaintes miten conplets la mort du vicomte de Kéroulas; un musicien du pays improvisa un air en rapport avec cette lugubre histoire, et Roscofl ne fut plus connu que sous Île nom de Capitaine aux mains rouges, Quand Ja cabaretiére entendit pour la premiére fois chanter cette complainte dans ton cabaret, clle sc leva en proies à une bouilante colère : elie tenait un pichet d\u2019nne main et une bonteille \u2018do l\u2019autre, el frappait sur ron comptoir avec ces deux vases fragiles et ronores, ss C\u2019est des infamies! disait-elle, J'ai en ici nn club, Dien me pardonne ! on ve tricoité, on y à parlé, on y a dit toutes les hor- reursque l\u2019oreille hamaine peut entendre.\u201d mais jamais, jamais on n\u2019a proféré un te! blarphème ! Roscoff un assassin ! lui qui «ervait de père à Guilanek, lui qui aime tant Moucheron, mon mousse à moi, et Faribole, l\u2019enfant de la Madelon.Faut être des paz-grand-chose, des rion-qui-vaille, et même des rien-du- tout, pour avancer des mauvaiselés semblables ! Je me fiche mal que vous abandonniez mon établissement pour aller boire à la linte d\u2019étain ! C\u2019est pas la Lemproie d'argent qui sera complice de vos turpitudes ! Je ne fais pas crédit aux pertarbateurs et aux vipères.Les Roscoff je les connais de père en fils, c\u2019est la créme du monde.\u201d Flambard entrait an moment où la mère Lamproie, à bout d\u2019haleine, s\u2019arrétait un pou pour respirer.Qu\u2019y a-1-il?qu\u2019y a-t-il ?demanda Flambard ; on se fâche dans le cabaret modéle t.Mère Lamproie nous menace avec les fioles et les pots que nous venons de vider ! \u2014On chante ici Ia complainte du Capitaine aux maine rouges, et je ne le souffrivai pas.\u2014Pourquoi ?\u2014-Vous me demandez pourquoi ?mais j\u2019aime Anaïk et Roscoff, moi*; et mes amis, je ne veux pes qu\u2019on les moleste.\u2014La mére Lamproie a raison, dit Flambard, et vous avez tort, vous autres.Ceux qui croient à l\u2019honnêteté sont heureux, et il ne faut enlever le bonheur de personne.D'ailleurs elie est la mère du matelot, la bonne femme ! et souvent elle nous fait crédit d\u2019un voyage à l\u2019autre.Ayez un peu de reconnaissance, que diable! et si les bons sentiments ne auffisent pour vons faire taire, j'ai un autre argument : le premier qui dit un mot de Ja rhanson et une note de l\u2019air, je l\u2019assomme ! > Les buveurs remplirent lenrs gobelela, personne ne répliqua.La mère Lamproie regarda Flambard dans les yeux.« J'ai à te parler,\u201d dit-elle.Elle l\u2019ernmena dans le jardinet.«éTn m'as soutenue, Flambard, merci \u2014A votre service, répondit Je marin.\u2014\u2014Tu ns menacé de massacrer celui qui chanterait le Cupifaine aur mains rouges, et tn as ajouté : Ceux qui croient à l\u2019hon- néteté ront heureux.\u2014 Sans donte ! -~Tu wy croie donc pas, toi! que fù avais Pair si fâché en «lisant cela ?\u2014Moi ! ne pas croire à l'honnêteté! mais il fandrait ponr cela qu\u2019il ny eût pas une cabaratière modèle à lenseigne de la Fam - proie d'urgent ! \u2014Mnis à Phonnêteté des Roscotf, y crois-tn ?\u2014Ne me le demandez point, dit le maître d\u2019eynipago.\u2014Je veux le savoir.\u2014Ce n\u2019est pas la faute d\u2019Anaïk, d\u2019ailleurs.-\u2014Tu crois donc ce que dit la complainte ?\u2014Je Pai vn, dit Flambard.\u2014\u2014Tu l\u2019as vu ! répéta la mère Lamproie ; ek bien! moi, j'aurais vn Roscoif tirer nn coup de fusil au vicomte, Ini enfoncer un poignard dans le cœur, je dlirais que ce n\u2019est pas possible.Je demanderais que l'on me renferme comme une aliènée; car cela ne se peut pas, Flambard, cela ne se peut pas! \u2014 Quand je vous le disain! ceux qui croient à honnêteté sont heureux ! La mère Lamproie cacha sa tête dans son tablier.Flambard entendit tout À coup éclater ses sanglots.« J'aurais dû mentir, dil-il ; mais je ne sais pas! Ah! bonne chère femme, que voulez-vous pour cesser de pleurer ?Je suis rét à tout pour la mére adoptive de Moucheron.Allez! jaime \"enfant et je vous vénére.je comprends : je ferai ce que vous voudrez.quand on parlera de Roscoff, je jouerai du poing mais ne vous désolez point, je tâcherai de réparer le mal.\u2014Cela ne se peut plus, Flamband, et tes dernières paroles mo ronvent mieux que tout le reste Ja grandeur du mal.Le pauvre brave Roscoff est accusé par tout le monde ; et je le connais, Ini qui a échappé à tant de boulets et À tant de voldes de mitraille, il movrra d\u2019un soupçon ! \u201d Flambard essaya de ramener la sérénité dans l\u2019âme douce et bonne de la mère Lamproie; mais le coup était porté, et la cabaretière p\u2019espéraît plus que l\u2019on croirait à l'innocence du frère d\u2019Anaÿk.XIII La sœur du citoyen de Brutus.Elle s\u2019en allait cheminant à travers la lande, la vieille pau- viesse.On ne savait quel était son âge ; à la regarder passer câve, décharnée, chancelante, portant sur son vi la trace de toutes les souffrances, elle paraissait Âgée d\u2019un siécle.Le vent sifflant dans les ajoncs semblait devoir la faire tomber, tant elle était frôle ; et son fardeau de douleur était ai lourd qu\u2019elle se lais- rfois choir à terre la face contre le sol, criant d\u2019une voix à endre l\u2019âme : « Seigneur Jésus ! Seigneur Jésus ! Les gens de la côte, les anciens se souvenaient de l\u2019avoir vu jeune et belle.On l\u2019appelait Marianic, et jamais paysanne ne porta mieux le jupon de drap pliseé, la coiffe blanche.Non point que la jeune fille fût coquette d\u2019aliure et légère d\u2019esprits mais elle riait parce qu'elle entendait le ruisseau rire et bruire sur les cailloux ; elle chantait parce que l\u2019oiseau chante, et dansait «l\u2019instinct comme les chèvres bondissent.Elle gardait une grande innocence de cœur, une simplicité naïve, une bonté à toute uve, a parents tenaient à ferme une métairie du comte de Kéroulas.Un dernier enfant leur fut envoyé.Ce petit était faible et grêle, Marianic l\u2019aima de toute son âme: et sa mère ne pouvant la nourrir, la jeune fille ne voulut point qu\u2019il fut confié à une étran- ère ; elle eupplia sa mère d'acheter une brebis, et Penfant fut fer Par une jolie\u2019nourrice brune comme l'écorce de la châtaigne.(A continuer.) GAZETTE DES CAMPAGNES RECETTES AGRICOLES n pour détruire les mouches qui tour- Moyen po mentent ios animaux hs Nous avons souvent donné dans la Gazelte des Cumpagnes des recettes pour dé- vruire les insectes.Quelquefvis elles pré- seutaient des difficultés dans leur application.La recelle suivante que nous lisons dane la Revue d\u2019Economie Rurale est à la portée de tout le monde.La mouche est uu animal qui tourmente horriblement le bétail et l\u2019espéce humaiue ndant l\u2019été.On emploie, pour la détruire, \u2019arsenic, la mine de plomb et le lait doux.Ce procédé est trés-dangereux et occasions souvent de fâcheux accidents.Voici un gobe-mouche trés-inoffensif et avec lequel on peut détruire en peu de temps toutes les mouches qui iufestent un logement et même une écurie.On se procure uu carré de planches de trois pieds de diamètre : ou y passe une couche légère de melasse avec le pinceau, eton l\u2019appuie à un mur.La mouche est trés-friande de la matière sucrée ; elle se précipite sur ce carré de planche, ses pattes où ses aîles s\u2019y altachent : épuisée par lus effurts qu\u2019elle fait pour se dépêtrer, elle périt.Lorsque ce carré de planches est couvert de mouches mortes, on le racle bien avec un couteau en bois, et l\u2019un y applique une seconde couche de melasse.En procédant ainsi, on détruit en trés-peu de temps toutes les mouches d\u2019un logement.La dépense à faire est de peu de valeur, 11 y a une mouche jaune qui tracasse horriblement lu cheval et le rend souvent vicieux ; elle se place au haut des cuisses de cet animal et près de la queue.On peut Pen débarrasser dans un instant : on se procure des feuilles vertes de noyer, on les hache bien fin et on les pile, on les met à infuser dans une pinte d\u2019eau froide, et l\u2019on applique celte infusson sous le ventre du cheval, où ces mouches sont fixées; olles périssent à l'instant.On peut également employer cette infusion et celle d\u2019ubsinthe verte pour détruire les punaises.On l\u2019applique avec le pinceau dans tous les endroits infestés par celle vermiue, On pout encore \"employer pour détruire les pucerons qui infestent les Jardins.La grosso gorgo, maladie dos cochoms do Nous lisous dans la Revue d'Economie Rurale la rucette suivaule que nous croyons utile de donner aux lecteurs de in Gazette des Cumpagnes : On voit souvent des portées lout entières de gorêts périr en peu \u2018le temps, étouffées par la graisse accumalée à leur gorge, surtout chez les races anglaises.Los petils a portent cer grosses gorges on naissant : ils mont pas dE voix ou fort peu ; ils boivent trés-rarement et ne tardeu! pas à succomber, Un habilo éleveur, ayant trouvé leurs glandes du cou fort enflées et fort dures, eut l\u2019idée de les frotter énergiquement trois fois par jour avoc do la graisse d\u2019oie et de porc fonduo et chaude, en les tenant sur une litière trés-propre, dans un endroit d'une température de 10 à 12 clegré:.Au bout de deux jours de ce traitement, lu voix, fortement enrouée, apparut, et lus petits mmencèrent à manger, Quatre à six jours plus tard, la voix avait acquis toute sa force, et les petits se mirent à manger avec une telle voracité qu\u2019ils semblaient tenir à regagner le temps perdu.On cessa ulors de les friclionner avec la graisse, et ni leur santé ui lenr rapide développement ne furent plus troublés depuis.ANNONCES.LISTE DES LETTRES NON RECLAMEES AU DUREAU DE POSTE DE STE.ANNE DE LA POCATIÈRE ubé, William Bourgelas, Dilu.L.Cdzes, Jean Chrélien, Dile.Em.Dechéne, Frédérick Dubé, Lovison Lévéque, Germain Lizotte, Edovard Martin, Prudent Ouellet, Narcisse Ouellet, Joseph Pelletier, Dile.Bapt.Potvin, Dlle.Gen.Roy, Dme L.J.Ross, Hon.J.J.(2) 16 juillet 1868.).DIONNE, M.P.CONCOURS PROVINCIAL AGRICOLE ET INDUSTRIEL POUR 1868 OUVERT A LA PUISSANCE DU CANADA AURA LIEU À LA CITE DE MONTREAL, Mardi, Mercredi, Jeudi et Vondredi 15, 16, 17 Er 18 serramBRE, DANS LE PALAIS DE CRISTAL Rue Ste.Catherine, et sur le terrain de la Ferme des Prêtres dans le voi- visage immédiat situé entre les Rues Guy et Sherbrooke.Prix offerts.$10,000 A $12,000 Pour les listes de prix et les blancs d\u2019entrée daus le «département agricole s\u2019adresser au Secrétairè de 1a Chambre d\u2019Agriculture, No.615, Rue Graig, ou aux Secrétaires des Sociétés d\u2019Agricultare du Comté.Dans le département industriel on pourra se procurer des listes de prix et des blancs d'entrée en s'adressant au Sécélaire de la Chambre des Arts et Manufactares, Institut des Artisans, Grande Rue St.Jacques.Les entrées dans le département agricole devront êtru faites le où avant Samedi, le 222 août prochain, au Bureau du Secrétaire, Morin, Edouard Ouellet, Pierre Pelletier, Joseph No.615, Rue Craig.Pour les produits azxsi- coles on recevra les eutrées jusqu\u2019à samedi, le 5 septembre.: Dans le département industriel, les entrées devront être faites lv on avant le 15 septembre, au Bureau de la Chambre des Arts et Manufuctures.Chaque coucurrent devra payer un dollar en faisant son entrée, ce qui lui duunora droit à un billet d\u2019admission peudaut tout le concours.Des arraugements ont été fuits avec lus principales lignes de chemin du fer et du navigation, pour rendre a destination, franc de charge, tout ubjet exposé qui waura pas élé vendu.Les concurrents étrangers dans le département industriel arrout autaat d'espace que possible pour exhiber leurs objets, mais te pourront pas enter cu compétilion pout les prix.Pour plus amples informations adresses aux soussignés, Secrétaires-Conjoints do Association Agricole.GEORGES LECLERE, Sec.de la Chambre d\u2019 Agriculture.A.A.STEVENSON, Sec.de la Chambru des Arts et Manufactures.Montréal, 29 juin 1868.Chr Rural Gentleman JOURNAL MENSUEL D\u2019AGRICULTURE, D'HORTICULTURE AFFAIRES RURALES, &c Publié en langue anglaise & Bultimorc La direction de ce journal n\u2019épargne aucune dépense pour reudre cette feuille des plus intéressantes.La rédaction eat faite par des honmes pratiques tant en horticulture qu\u2019en agriculture.Ce journal donne une at- tantion toute particulière en ce qui concerne Vélevage et le soin des animaux.Cette partie est cunfiée à un médecin vétérinaire très recommandable.Les avertissements sont publiés au taux de 15 centins par ligne.Huit mots forment une ligne.Les avis spéciaux sont insérés à 20 centins par ligne.Les mentions spéciales concernant une annonce sont publiées à 25 centins par ligne.Des Agents sout demandés dans le but de donner une plus grande circulation a co journal.Adressoz 6 centins au soussigné par lettre affranchie, ut vous recevrez en retour une copie da journal.J.8.ROBINSON & CO.Editeurs No.2 N.Eutaw St.Bahimore, MD.6 AMYOT, AVOCAT, tient son Bureau au No.6, Rue St.Louis, Haute-Ville Québec, (bâtisse des Franc-Magons) et suit les Cours de Montmagny et de Beauce. 118 1868 The Canada Farmer 1808 Journal semi-mensuel, agricole horticole et s\u2019occupant d\u2019affaires rurales généralement.Celle publisation anglaise est la meilleure et la moins coûteuse pour le cultivateur canadien.Le Canada Farmer jouit d\u2019une popularité sans parallèle.Sa circulation s\u2019élève à 25,000 souscripteurs.L'accueil favorable ue le Farmer a requ est Jd sans doute au ait qu\u2019il a répondu & un besoin urgent éprouvé depuis longtemps par les agriculteurs canadiens.4ls avaient besoin d\u2019un Jourual spécialement dévoué à l\u2019explivation des questions qui les intéressent le plus comme agriculteurs et horticulteurs et ils ont trouvé dans le Canada Farmer ce qu\u2019ils désiraient.Je Canada Farmer fournit un grand nombre de gravures sur bois, un des agents les plus propres à répandre les idées, quan cun autre journal agricole du monde! 1 a également fourni plus de matières à lire qu\u2019aucun autre journal publié pour le même rix.P Le Canada Farmer est publié le ler et le 15 de chaque mois sur une feuille de 16 pages; in quarto, et est adressé franc de port aux prix suivants : Pour une simple copie $1,00 par année.Et aux clubs aux prix suivants : au copies.$ 9.00 do \u20ac0 [i - 16.00 do 40 do 30.00 do 100 do 70.00 do Aux sociétés agriooles qui auront besoin de plus de 125 copies, le Farnter sera adressé pour.vers 0.60 do On ne s\u2019abonne pas au Cnnada Farmer pour moins d\u2019une année, et tout abonnement commence le ler Janvier pour jusqu\u2019aux 15 décembre de la même année.Les sociétés agricoles peuvent recevoir le Farmer au même taux que les clubs et les numéros demandés par elles sont adres- 6a à aucun bureau de poste qui se trouve.dans leurs limites territoriales respectives.Les numéros précédents peuvent toujours être obtenus, vu que le Farmer est imprimé sur caractère steréolypés.Comme moyen de publicité il est suffisant de remarquer que tous ceux qui ont quelque chose à vendre, ou qui désirent faire quelque achat soit en animaux, graines, grains, ustensiles d\u2019agriculture, terrain, etc, etc, peuvent, par le moyen du Canada Farmer, faire connaître leur désir directement à toute la population agricole du Canada.S\u2019adresser à GEORGE BROWN, Editeur, propriétaire, 26 et 28 King Street East, Toronto, C.O.A VENDRE la LIBRAIRIE AGRICOLE de la A Gazette des Campagnes, à Ste.Anne © Ja Pocatière : LIVRES D'AGRICULTURE, Ero.GAZETTE DES CAMPAGNES MARCHANDISES NOUVELLES VENANT D'ÊTRE RECUES : CHAPEAUX de satin (Import.Franise,) Chapeaux de Paramata, Chapeaux de Mérinos noir, Chapeaux de Mérinos gris, Chapeaux de Feutre, (grande variété) Couvertures de Chapeaux, asquetles, etc.MÉRINOS Français Double Violet, Métinos Francais Double Noir, Mérinos Franais Simple Noir, Cordé Royal, Drap d\u2019Alrt, Drap d\u2019Eté, Saie, Serge, ote.\u2014Cointures de Soie avec Franges, Ceintures de Laine, Etoffes à Ceintures, Rabals, Pour Messieurs du Clergé\u2014avsst\u2014 \u2018 , CHAPEAUX de Satin, Chapeaux de Feutre, Chapeaux de Paille Noir, pour Messieurs du Clergé.GANTS Noirs d'Alexandre, Canis de couleur d\u2019Alexandre, Gants Noirs du Jouvin, Gants de couleur de Jouvin, Gants de 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Imprimeur-Editeur Constamment en mains chez les soussignés CERTIFICAT.J des Caves de MM.Garant & TrupeL, contenus dans les Vins ordinaires ; en conséquence je puis le recommander comme qui est très capiteux, convient infiniment mieux que les Vins de Xérès et d\u2019Oporto, F.A H, LARUE, M.D.L.Québec, 17 juin 1867.wil sera exhibé par MM.Garant et Tru el.G.E.Desbarats ; ils sont aussi autori- abs à recevoir le paiement des abonnés ou Cam es.ds GARANT & TRUDEL, Libraires, DE CALCUL MENTAL F.E.JUNEAU, Inspecteur d\u2019écoles.l\u2019enseignement de PArithmétique fa- vente chez la plupart des libraires du Bas- On peut aussi se le procurer chez le eous- cet excellent ouvrage, il peut être mis entre vrage est indispensable pour apprendre à ver pour lus écoles élémentaires et modèles.VINS DE MESSE Al examiné un Vin de Sicile provenant et j\u2019ai trouvé dans ce Vin tous les éléments Vin de Messe.Pour les Malades, ce Vin qui sont presque tous falsifiés ou adultérés.Ce Certificat n\u2019aura de 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