Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 19 août 1868, mercredi 19 août 1868
[" 24 Révd Mr J BD L'Hamellr 7me année.Sainte Anne de la Pocatière, 19 août 186.Numéro 19 Journal du Cultivateur et du Colon, paraissant (ous les Jeudis ABONNEMENT : ANNONCES : 8100 Er be fro insertion 8 te.ln ligne L'abonnement date du ler avril, ler juillet, ler octobre, ou ler janvier.On ne s\u2019abonne pas pour moins d\u2019un an.Tout avis de cessation d\u2019abonnement devra être donné à ce bureau, par écrit, un mois d\u2019avance.8ila guerre es: la dernière ramon des peuples, l'agrieuhure doit cn être la première.Pour les annonces à lon terme, conditions libérales.Ceux qui désirent s\u2019adres- BR ser spécialement aux Culti- PR valours, (rouveront avante- Bf geux d\u2019annoncer dans ce journal.Emparons-nons du sol, 2: nou voulons comservor 10tre nationalité Firmin H.Proulx, Éditeur-Propriétaire, à qui toutes lettres, réclamations, envois, eto., doivent être adressés franco CAUSERIE AGRICOLE Des prairies naturelles LEUR UTILISATION Lorsque nos praticiens auront trouvé dans la stabulation complète un moyen plus lucratif de garder un nombreux bétail de vente, la seule manière d'utiliser los prairies naturelles sera alors le fauchage.Mais il doit s\u2019écouler encore un grand nombre d'années avant que ce changement s\u2019accomplisse et il en doit être ainsi, quoique les cultivateurs soient convaincus que les animaux détruisent par le piétinement uno quantité considérable d'herbes, il est tm possiple d'éviter cette perte à moins de changer brusquement l'organisation de la culture, or rien n\u2019est encore préparé et de ce changement brusque naîtrait une foule de mécomptes.Dans l'état actuel de notre organisation agricole, il est donc nécessaire qu\u2019il y ait sur une ferme et des pâturages et des prairies.Voilà la seule utilisation raisonnable des prairies naturelles, Maintenant il se présente encore une question des plus sensées.Quelles sont les parties de la prairie que l'on choisira pour le pâturage et quelles sont celles qui devront produire du foin ?lo.Toutes les fois que l'herbe transformée cn foin ne donnera pas au moins une moyenne de 75 bottes par arpent, la transformation de ces prairies en pâturage cst indiquée d'avance.20, Loraque le sol est tellement constitué, qu'il favorise la première pousse de l'herbe beaucoup plus que les pousees suivantes, le pâturage est encore préférable.30.Dans les endroits élevée, où les voitures n'arrivent qu'avec de grandes difficultés et où par conséquent le transport des charges peut devenir dangereux, le seul mode d'utilisation est le pâturage.4o.Enfin certains terrains constamment humides ne pouvant supporter le passage des gros animaux, ne doivent jamais être péturés, de même ceux qui sont périodiquement inondés.Prés à faucher \u2014L'époque du fauchage n\u2019a point de date fixe.Elle dépend du climat et de la nature des plantes qui entrent dans la formation de®ls prairie.Mais c'est une règle admise par tous les bons auteurs agricoles que la coupe dy foin doit se fuire invariablement dès que la majeure partie des plantes qui composent la prairie est en fleur.Nous connaissons ceprudant bon nombre de praticiens qui prétendent le contraire, sans vouloir opposer nos principes à leur pratique quelquefois bonue mais très-souvent défectueuse, nous ne pouvons nous empêcher de faire connaître que plusieurs agronomes se sont livrés à des essais suivis eur la valeur relative des divers foins, et qu\u2019ils en sont arrivés à cette conolusion, que le fauchage fait dans la pleine floraison des plantes donne qualité et quantité, tandis que plus tôt, on perd sur la quantité et plus tard sur ls qualité.C\u2019est cette règle que la théorie cherche ardemment à ger, et la pratique ferait bien de l\u2019admettre en principe.Mais il est des circonstances qui nous forcent souvent a I'enfreindre et il est bien rare qu'on puisse l\u2019exécuter à la lettre.Parmi ces circonstances nous pouvons mettre au premier rang la grande étendue des prés.En effet, dans ce cas, on ne peut tout faucher dans l'espace de quelques jours, et la choge fut-elle possible au moyen des faucheuses mécaniques qu'on ne devrait pas le faire, parce qu'on manquerait de bras pour faner, ramasser et mettre le foin sur les fenils à l'abri des inten- péries.Il est vrai que ces deux premières opérations sont bien simplifiées par l'emploi des faneuses et des râteaux à obeval ; mais la dernière ne peut se faire qu'à bras d'hommes et certes c'est bien la plus importante parce qu'une fois sec, ai le foin reçoit une pluie, il diminue considérablement en qualité et en quantité, beaucoup plus que si le même accident arrivait lorsqu'il est encore vert.Alors la perte sera d'autant plus grande que la masse est plus forte.D'autres circonstances peuvent encore nous faire retarder la coupe du foin.Par exemple, sa destination.Ainsi les anj- maux de travail et surtout les chevaux préfèrent un foin coupé après la floraison, lorsque les graines commencent à se farmer 150 à un foin fauché plus tôt, surtout à un foin fauché avant la flornison.Tandis que les vaches laitières, les brebis, les animaux à l'engrais, se trouvent mieux de ce dernier.Ches un grand nombre de cultivateurs intelligents, on remarque une coutume qui nous paraît très-rationnelle, c\u2019est de retarder la coupe tous les trois ou quatre ans jusqu\u2019à la maturité presque complète des graines.La raison de cette pratique est la nécessité d'un ensemencement périodique de la prairie, sans quoi, elle finirait par se dégarnir.Nous ignorons Si cette coutume est appuyée sur des faits bien certains, mais elle mérite d'être soumise à des expériences comparatives suivies.Le fauchage s'exécute le plus ordinairement avec la faux; mais depuis quelques années les faucheuses mécaniques commencent à faire leur apparition dans nos campagues.Ces machines ont atteint do nos jours un dégré de perfection telle que nous n'avons plus de doute aur leur avenir.Avant longtemps elles auront remplacé partout la faux.Le plus grand avantage que nous trouvions dans l'emploi des faucheuses, est In rapidité d'exécution.A l'époque où le cultivateur doit récolter le fruit de ses longs ot rudes labeurs, toutes ses forces physiques et morales go concentrent sur une seule étendue de terrain celle où repose ga récolte ; alors, il recherche avec ardeur les moyens prompts de lu mettre en sûreté sans en rien perdre, il multiplie les bras, afin que l'ouvrage marche, mais les rix sont élevés et souvent ne sont accessibles que pour les cultivateurs nisés, les uvres n\u2019ayant pas les mêmes avantages pécuniaires que ces Serniors.Aussi leur arrive-t-il plus souvent de recueillir de Mauvais foius qu'aux premiers.Les choses se passeraient d\u2019ufie manière différente si nous pouvions remplacer le lent travail des hommes par le fonction- pement rapide des machines.Tous en retireraient des avantages considérables, les cultivateurs aisés comme les autres.Les faucheuses sont là pour répondre aux besoins actuels.Nous voulons bien croire que sur une terre de moyenne étendue l'emploi d'une faucheuse reviendrait cher parce que lu ma- ehine n'aurait pas assez d'ouvrage à fuire; mais nous pouvons avoir des faucheuses-moissonneuses, machines propres à cou- l'herbe ot les grains au moyen de quelques changements très-faciles À exécuter.De plus, quelques cultivateurs peuvent s'associer pour acquérir en commun soit une faucheuse-mois- sonpcuse, soit une simplo faucheuse, Cependant, avant d'introduire cet instrument nouveau sur une terre, il est nécessaire de lui faciliter autant que possible en fonctionnement facile, Les pierres sont les obstacles les plus ordinaires.Nous avons déjà donné dans une précédente cnuserie de très-bonnes raisons ur engager les cultivateurs À faire disparaître ces pépinières le mauvaises herbes.La faculté de pouvoir faire usage des fauchouses cn est encore une qu'on ne doit pas négliger.Depuis quelques années, ta ferme du collége de Ste.Anne s'est procurée unc faucheuse-moissonneuse, qui fonctionne admirablement bien comme faucheuse ; mais dont le travail laisse à désirer comme moissonneuse, c'est-à-dire pour la coupe des ins.Après le fauchage vient naturellement le funage, opération qui s'exécute le plus souvent au moyen de fourches et de ra- teaux en bois.Mais ici eucore la rapidité d'exécution évite bien des pertes.Nous avons pour atteindre ce but des instruments dont le mécanisme cst des plus simples, ct que le premier ouvrier venu peut faire fonctionner d'une muniére pe faite.Ces instruments sont la faneuse et le rateau à cheval.A Ste.Anne, on s'est encore pourvu de co dernier instrument, modèle St, Fermain.Il fait un travail parfait.GAZETTE DES CAMPAGNES REVUE DE LA SEMAINE La semaine, qui vient de s'écouler, n'a pas été féconde en événements de nature à exciter un grand intérêt.C'est à peu près toujours la même roue qui tourne, comme on dit en pareil cas.C'est surtout la question néo-écossaise qui de ce temps ci a le privilége d'occuper le public.Quant à nous, nous ne pouvons qu'être bref sur ce sujet, vu que tout se réduit à dire que le calme commence à se faire chez les néo-écossais, Aux menaces d'insurrection qu'ila ont fait sonner bien haut, ils font maintenant succéder des paroles qui annoncent de la modération.Ils veulent bien encore briser le lion fédéral, mais en usant uniquement de moyens légaux et constitutionnels.M.Rose, ministre des finances de la confédération cana- dicnne, a fait publier, avant son départ de Londres, une lettre sur les journaux de cette ville pour venger le clergé catholique du Canada des accusations d\u2019intolérance portées contre lui par certaines feuilles protestantes.Voici un extrait de cette lettre : # Je crois qu'il n'y a aucun pays au monde ov il existe moins de bigoterie ct de préjugés ot où il existe plus de libéralité et et de bons rapports, relativement à la nationalité et à la religion que dans le Bas-Canada.Les anglais protestants y sont en minorité de un contre cinq, et soit qu\u2019il s'agisse de leurs églises respectives, de leurs institutions, de leurs accommodements politiques ou d\u2019autres sujets od I'antagonisme pourrait subsister, la plus parfaite entente y règne.\u201c Les circonstances ne sont pas rares où des constituants français ont envoyé au parlement des membres anglais et protestants, cn opposition à des candidats français et catholiques.Pendant les années où il y a eu des maladies contagieuses, et un dénuement extraordinaire parmi les émigrants, la plus grande sollicitudo a été exercéo par les Sœurs de Charité fran.guises qui, sans craindre la contagion, ont servi en qualité de gardes-mulades avec le plus entier dévouement auprès des ca-, tholiques et des protestants indifféremment.Nous sommes certainement heureux d'avoir à enregistrer un pareil témoignage en faveur de notre clergé et de nos bonnes religieuses.à \u201cRose que nous venons d\u2019entendre, est protestant.Ses paroles, mises en regard de celles de certains de nos compatriotes, qui se prétendent cutholiques, font un pénible contraste.Il y en a malheureusement parmi nous qui se plaisent à représenter nos évêques ct nos prêtres comme des ogres avides du sang du peuple.Pour eux, toute autorité légitime, toute autorité relisicuse surtout est une tyrannie, et ils n'espèrent d'heureux jours que lorsque cette autorité sera bannie de la face de la terre.Ils attendront longtemps que leurs désirs se réalisent.Il faut les plaindre et prier pour eux.Il n\u2019y a que quelques jours encore, tous les journaux, à peu d\u2019exceptions près, parlaient de Lord Mayo comme devant être notre futur gouverneur-général.Voilà que maintenant le Leader de Toronto annonce que c\u2019est l'honorable Francis Hincks, ancien ministre des finances du Canada-Uni et actuellement gouverneur des Barbades, qui scra nommé à ce poste important.Ce qui paraît le plus certain, d'après toutes ces rumeurs, c'est que chacun parle sans être bien informé.Mais qu'importe après tout le plus ou le moins d'exactitude en fait le nouvelles ; on amuse, et le monde d'aujourd'hui aime à être amusé.Mgr.de Rimouski est de retour de sa visite pastorale.Le nombre de persounes que Sa Graudeur a confirmées dans cette visite est de 2602, M.l'abbé Routier, qui à accompagné le troisième détache- mont des zouaves pontificaux canadiens, cst de retour en Canada.A propos, voici un extrait d'un journal français qui raconte GAZETTE DES CAMPAGNES le passage à Lyon du dernier détachement de nos zouaves.& Samedi dernier est arrivé à Lyon un nouveau détachement de 50 volontaires canadiens, se rendant à Rome avec deux aumoniers.Ces braves jeunes gens, comme leurs devau- ciers, nous ont charmés par leur saint enthousiasme et leur belle tenue.« Deux cent cinquante de ces Français d'outre-mer sont maintenant enrôlés au service du St.Siége.Ce sont tous des gens d'élite, choisis entre des milliers qui demandaient À les suivre.« Braves Candiens, il semblait, en vous quittant que nous étions déjà de vieux amis, et c'est avec une cordialité parfaite que tous les Lyonnais présents se sont associés à l'adieu qui vous n été adressé par l'un deux : Au revoir! à Lyon où à Rome peut-être ; mais, pour lus sûr, au ciel ! Une lettre, adressée de Rome à la Minerve par un souave canadien, rend compte d'une audience que le St.Père a accordée à ceux qui fuisaient partie du dernier détachement.Cette audience à duré une heure et demie.C'est quelque chose d'inouï, dira-t-on peut-être ; oui, mais, comme dit le correspondant, le Pape aime tant ses zouaves canadiens, qu'il est prodigue de faveurs à leur égard.Il a voulu lui-même leur aire faire une promenade à travers le palais du Vatican ct leur servir de Cicerone.Tl les à ensuite fait entrer dans les jardins qui en dépendent, et là, après leur avoir adressé quelques mots et les avoir bénis, il donna de sa propre main à chacun de ces heureux zouaves un magnifique bouquet de fleurs, une orange et une médaille d'argent, marquée À son effigie.Ecoutons maintenant le correspondant de la Minerve : Le St.Père nous fit parcourir une partie de ses jardins, quand, arrivé près d'un mur, il s'assit sur une petite borne en marbre, edossée à l'une des galeries du musée, Il continua à s'entretenir avec notre colonel pour quelques instants, lorsque, nous adressant la parole, il nous montra une ouverture qui conduisait par un escalier, au-dessous du Vatican.Le St.Père nous dit : \u201c Allez voir, c'est très-joli.\u201d Quelques-ups s'avancèrent pour regarder ; alors le Saint-Père dit à tous les autres : \u201c An date, Andate, (allez, alles.) Nous nous rufimes tous vers la ie indiquée, cherchant à voir ce qui avait tant d'attraits, quand, tout-à-coup des centaines de petits filets d\u2019eau s'échappèrent par les fissures des allées sublées sur lesquelles nous étions, et vinrent se croiser sur notre figure, dans nos jambes, sur notre dos, partout.Rien n\u2019était aussi comique que de voir, le sauve qui-peut général qui s\u2019en suivit.C'était une vraie avorse de petits jets.Sans égard pour le decorum que nous devions obsorver devant l\u2019auguste Pontife-Roi, nous fuimos bravement devant l'élément qui nous poursuivait partout.« Quand nous fimes hors des atteintes de cet eanemi d\u2019un nouveau genre, nous fîmes volte face et nous contem limes le St.Père qui riait aux éclats de notre déconfiture.Il en montrait plusieurs qu'il remarquait avoir été plus favorisés que les autres, c'est-à-dire qui étaient plus trempés.Il nous dit en riant : \u201c Je ne savais pas que mes zouaves fuyaient devant l'eau.Que serait-ce devant l'ennemi ?* Le colonel Allet répondit : \u201c\u201c Devant le plomb, 'Très-Saint-Père, ils avanceront.' Voici encore, à propos de nos zouaves, ce qu'écrit de Paris un de nos compatriotes, M.O.Dunn, ei-devant rédacteur du Courrier de St.Hyacinthe : « Ou a écrit que les Canadiens étaient bien vus à Rome ; le fait est qu'on les préfère à tous; vous m'entendez, on les estime plus que les Français, Hollandais, ete.Le Pape lui- même ne tarit pas en éloges sur leur compte chaque fois qu'il donne audience à leurs aumôniers, et Sa Sainteté ne s'en est as tenue aux paroles, car de cous les zouaves pontificaux, les nnadiens seuls ont reçu des médailles d'argent ; les autres 161 ont des médailles de bronze.Ce petit détail est caractéristique, et même il à créé uu peu de jalousie contre nos compatriotes ; en général, toutefois, chacun reconnait volontiers que les Canadiens, venus de si loin, ont particulièrement du mérite.\u201d La conclusion de tout ce que nous venons de citer, c'est que nos zouaves ge font grandement honneur et que cot honneur rejaillit sur nous tous.rel Culture du lin Nous reproduisons avee plaisir la lettre de Lotbinière a adressé dernièrement au Canadien, au sujet d'un nouvel instrament pour séparer le lin de sa graine.M.Joly est déjà avantageusement connu do nos lecteurs comme agriculteur instruit et habile praticien.Cette lettre, qui n'a pour but que l'intérêt de la classe agricole, est un nouveau titre à la reconnaissance déjà due à son auteur.Espérons que les eultivateurs intelligents et soucieux de leur avancement sauront profiter des bons conseils que leur donne cet ami zélé et éclairé.M.le Rédacteur, Comme le temps de la récolte du lin approche, je vous envoie la description d'un outil peu compliqué et très efficace, pour recueillir Ja graine de lin ; cela pourra être de quelqu\u2019utilité À vos lecteurs de la campagne.Depuis deux ans, plusieurs oul- tivateurs de Lotbinière et de Ste.Croix en font usage, avec succès.J'en ai trouvé la description daus l'ouvrage de M.Delamer sur le lin et le chanvre.C'est un peigne cn fer d'environ quinze pouces de largeur ; les dents ont douze pouces de longueur ; à environ quatre pouces du bout elles commencent à s'aminoir et elles se terminent en pointe ; elles sont rivées dans une barre de fer platte qui se visse sur un banc; ce banc a deux pieds et demi de hau- tour et est construit avec du bois un peu fort; la distance entre les dents à leur bâse, est d'environ deux lignes.Elle est plus grande comme de raison, entre les pointes, puisque la dent va en s'amincissant ; voilà tout l'appareil.Une fois le lin arraché, on le laisse sur la terre, à l\u2019endroit où l'on veut le faire rouïr, assez longtemps pour que la graine durcisse, deux ou trois jours, dans le beau temps.L'ou porte ensuite le banc avec le peigne dans le champ, l'on place ua drap dessous, pour recevoir ls graino et l'on met quelques pierres sur le banc, afin de le charger.Des enfants ramassent le lin par ignées et le portent aux hommes qui le peignent, deux jommes peuvent peiguer en même temps, un de chaque côté du banc, ils passent altrenativement leurs poignées daus le peigne, l'un après l'autre ; en passant une poignée de lin deur ou trois fois dans le peigne, l'on fait tomber sur le drap toutes les caboches (eapsulos), qui contiennent la graine; à mesure que le lin est peigné, les enfants l'emportent et l'étendent de nouveau, pour le faire rouïr.De temps en temps l\u2019on ramasse les caboches, on les met dans des quarts ou des poches et on les porte à la grange où on les étend dans la batterie pour les faire sécher ; une fois sèches, avec quelques coups de fleau, ou en passant dessus un rouleau, l'on en fait facilement sortir toutes les graines.L'on chauge le banc de place dans le-champ, à mesure que l'ouvrage avance.re Tous ceux qui ont l'habitude de cultiver:le din: verront, je crois, du premier coup-d'œil, les avantages: de ee\u2019 mode d\u2019opération.Ils se résument en deux mots : l'on économise la maia d'œuvre, et surtout, l'on sauve toute la graine ; maintenant il s'en perd une partie considérable, soit dans le charriage, soit pendant le rouiseage, surtout loraque la saison est pluvieuse.Quelques mots quant au fer à employer pour le prigne.Les que M.le Député 162 .GAZETTE DES CAMPAGNES dents du premier que j'ai fuit faire était en fer plat; les coins du fer était trop tranchants et coupaient un peu le lin, Pour obvier à cet inconvénient, j'ai fait faire mon second peigne avec du fer rond de deux lignes, le lin ne se coupait plus, mais les dents n'étaient pas assez fortes, et pliaient ; il y aurait eu un inconvénient à les faire plus épaisses, le lin ne se serait pas ei © bien peigné.M.G.Lemay, de Ste.Croix, a trouvé le remède, | en faisant un peigne avec du fer à demi rond (fer plat dont les deux bords sont arroudis) ; on achète ce fer tout préparé.Les dents ont deux lignes d'épaisseur ot quatre lignes de largeur.Son peigne est parfait ; il ve coupe plus le lin, et il est assez fort pour ne pas plier.J'espère qu\u2019il se trouvera quelques personnes qui voudront bien faire l'essai do det instrument utile et peu dispendieux ; il ne coûte que quelques chelins; plusieurs voisins peuvent se cotisor pour en construire un dont ils se serviront à tour de le.Pointe Platon, 3 août 1868.H.G.Joryem mr et EO Pee Puceron lanigère Nous recommandons vivement à tous nos lecienas qui ont à »e plaindre du puceron lanigère d'essayer le remède indiqué par » de Gomiecourt dans la Æevue Horticole, ct qui lui a jonné de si beaux succès, ct nous les prions, à l'avance, dans l'intérêt général, de vouloir bien connaître les résultats qu\u2019ils auraient obtenus, de manière que nous puissions les publier.On ne saurait mettre trop d'empressement à combattre un fléau aussi terrible, et qui semble de jour en jour vouloir prendre de plus en plus d'extension.\u201c Dans le courant du mois de janvier dernier j'ai rendu compte de mes essais tendant à détruire les pucerons lanigères sur Tes pommiers en frottaut ces arbres avec du jus de tabnc mélangé d'eau.Pas un seul puceron n\u2019a reparu en 1867 sur les arbres que j'avais frictionnés dans les premiers jours de mars.« Une visite attentive faite après quatorze mois (le 12 mai 1868) m'a fait découvrir quelques pucerons dans le foud des plaies chancreuses d\u2019un seul pommier, où le remède n'avait sans doute pas bien pénétré.Les autres pommiers, débarrassés des pucerons en 1867, se montrent plus vigoureux en 1868 : les exostoses dont leurs branches étaient couvertes tendent à disparaître ; les plaies ont cessé de s'accroître.# Je crois devoir signaler un autro essai.J'ai appris que plusieurs pépiniéristes des bords de la Loire et de Normaudie étaient déterminés à détruire leurs jeunes plants de pommiers, parce qu\u2019ils sont infestés jusqu\u2019à l'extrémité de leurs racines et me- pacés d'une mort prochaine.« J'ai remarqué moi-même que les cultures d'un des plus habiles producteurs d\u2019arbres & Toulouse étaient complètement envahies par les pucerons laginaires.De belles collections de pommiers, résultats de constants efforts, formaient de longs Cordons inclinés qui ont successivement succombé sous les atteintes des pucerons dans un lape de trois ans.* Les jeunes poramiers mis en pépinière dans des terres récemment remuées sont atteints jusqu'à l'extrémité de leurs racines.J'ai fait arracher un grand nombre de jeunes plants : ils étaient couverts de pucerons et d'exostoses causés par leurs égûres ; j'ai eu alors la pensée de mettre ces jeunes arbres à La dans un baquet rempli d'eau mélangée d\u2019une sixième ie de jus de tabao ; j'ai fait en outre frictionner fortement racines du tronc et les branches parce que les pueerons sont difficiles à atteindre, car ils se serrent contre les plantes et opt à l'humidité leur vêtement cotonneux.Puis, sans perdre \u201cJe viens de m\u2019assurer que pas un des pommiers n\u2019a souffert de l'opération, la vigueur de tous cat, au contraire, remarquable, et je n'ai pas apergu un seul puceron.« Je crois être obligé à dire que le mélange d\u2019eau et de jus de tabac n\u2019a pas de mauvais cffets pour les Pommiers.Je suis persuadé que les pucerons et leurs germes ont été complètement détruits par le bain et la friction dont j'ai fait usage.\u201d CNRS Peste bovine \u201c Une peste bovine aussi sévère que celle qui a ravagé I' Angleterre l\u2019an dernier, dit le Courrier du Canada du 14 courant, sévit actuellement aux Etats-Unis.Le gouvernement fédéral, pour empêcher dans ls mesure du possible cette épidémie de traverser la frontière, vient d'adopter un ordre en Conseil prohibant jusqu'à nouvel ordre l'importation de bestiaux des Etats-Unis en Canada.« Tl est À craindre copendant que cette mesure de précaution arrive trop tard, s'il est vrai, comme le dit une dépêche en dato d'hier, qu'une épidémie mystérieuse, qui pourrait bien être la pesto dont souffre nos voisins, emporte tous les jours, à Montréal, un nombre considérable de bestiaux.\u2018 Nous ferons part à nos lecteurs des moyens que ot suggérer les hommes de l'art pour préserver le bétail de cette triste épidémie.Petite chronique agricole Les derniers jours nous ont donné de fréquents orages qui ont été préjudiciables à la récolte du foin.Îl a fallu presque l\u2019enlever à la dérobée pour l'engranger en bon état.Vendredi soir nous avons encore eu une véritable tempête, pluie mêlée de grêle avec accompagnement de tonnerre, et samedi il a plu abondamment toute l'après-midi, Dimanche il a fait beau toute la journée, ainsi que les deux jours suivants.Depuis plusieurs jours nous avons presque constamment un ciel nuageux, et il nous arrive de temps à autre des averses qui nous prennent comme par surprise.Heureusement que les travaux de la saison sont fort avancés.Déjà même plusieurs champs de blé sont rasés.En voyant les nombreuses gerbes qui les recouvrent, on s'apergoit que les produits sont de bonne valeur.De l'aveu de tout le monde le grain, comme c'est généralement le cas daus les années do sècheresse, à un excellent épi, bien fourni, surtout le premier semé.: On peut donc espérer que le pain, la nourriture de première nécessité, ne sera ni trop rare ni trop chère.Enfin de compte lu famine que l\u2019on redoutait avec raison ne se fera vraiment sentir que sur les fourrages, lesquels pourront peut-être se trouver encore suffisants si la peste qui sévit en ce moment sur les animaux aux Etats-Unis ot même dans la Province d'Ontario est aussi redoutable qu'on le dit.Les ministres, réunis en ce moment à Ottawa, doivent prendre des mesures de sûreté pour empêcher l'importation de bestiaux dea Etats de l'Ouest.L'Honorable M.J.©.Chapais laissait, à ce sujet, St.Denis vendredi soir pour aller rejoindre ses collègues, La tempête que vous avons eue le 2 du courant a étendn ses ravages fort loin.Voici ce que raconte à ce sujet le Moniteur Acadien : * Dimanche dernier, un orago accompagné d'éclairs et de tounerre, est passé dans certains endroits des comtés de Kent et de Westmorland.On nous dit qu'une personne du Cap Pelé a emporté quelques-uns des grélons qui sont tombés dans cet endroit ayant encore, rendus a Shédiac, la grosseur d'une fave, après avoir parcouru une douzaine de milles, l'on peut se faire une idée de la grosseur que devaient avoir ces glaçons en tom- un moment, j'ai fuit-planter les jeunes arbres encore tout humides.bant.Dans le Laut de Bouctoule l'orage n'a pas été moins fort. GAZETTE DES CAMPAGNES 153 * Dimanche au soir, vers 10 heures et demie, il est tombé une rile qui a jeté l\u2019épouvante dans les familles de cotte paroisse.n peut dive avec vérité que c\u2019était une pluie de glace, puis- u\u2019on à trouvé des morceaux de glace de 4 pouces carrés ; plusieurs même avaient une livre moins quelques grains.L\u2019orage n\u2019est passé que du côté du sud de la rivière, et de ce côté le sar- ruzin et les patates ont été coupés pris de la terre.Lee cham où se trouvaient ces grains sont nus comme aprés la fonte des neiges.Les dommages causés sont grands et les cultivateurs devront nécessairement souffrir l'hiver prochain.À plusieurs maisons, les chassis ont été cassés, à tout ceci se mélaient des éclaire répétés, et des coups de tonnerre les plus terrifiants.Si le vent avait soufflé, aucune bâtisse ne serait resté debout.4 Cet orage de grélons s'est fait aussi sentir dans plusieurs autres endroits, mais heureusement que le vent n\u2019était pas fort, car nous aurions à enrégistrer des désastres très grands causés r cette grèle extraordinaire.\u201c A Shediac, les éclairs et les coups de tonnerre se succédaient avec une rapidité peu commune, mais heureusement nous n'avons pas eu de grêle.\u201d Pendant l'orage du 9 courant la foudre a détruit une grange située à la Canardière.Elle appartenait à M.Anderson, et oon- tenait 10,000 bottes de foin.rte est évaluée à $1.200, La récolte est avancée dans bien des paroisses, dit I' Union des Cantons de l'Est.Un grand nombre de cultivateurs de St, Grégoire et de Nicolot ont engrangé leurs blés.Nous avons vu des spécimens de très-beau blé moissonné depuis trois semaines et qui avait été semé au milieu de mars.Plusieurs avaient semé ainsi à bonne heure pour faire un essai et sont bien contents de voir d'aussi beaux résultats.Ce blé est le plus beau de Ia saison et tous se promettent une nouvelle édition l\u2019année prochaine.: Les mêmes essais faits à Ste.Anne ont réussi parfaitement, potemment eur la Ferme du Collége et chez le Notaire FI.uise.Elevage des veaux Nous empruntons à un article de M.le docteur de Saive, publié dans le Cultivateur Agenais, du 10 mars 1868, les ex- oellentes données suivantes sur l\u2019élevage des veaux : \u201c La chose la plus importante pour l'alimentation du veau, c'est que celui-ci reçoive le premier lait do sa mère.Ce lait, nommé colostrum, jouit de propriétés purgatives nécessaires à débarrasser les intestins du nouveau-né des excréments qui s\u2019y sont accumulés pendant son séjour daus le sein maternel.Cette évacuation terminée, il importe que le veau soit nourri pendant Quarante jours avec du lait pur de bonne qualité.Ce liquide constitue une nourriture complète, puisqu'il contient des éléments assimilateurs nécessaires à la formation des diverses parties du jeune sujet.\u201c En effet, le lait pur contient : de Is caséine, pour produire de la viande; du phosphate de chaux, pour la formation des os; du sucre de lait et du beurre, subatances riches en carbone et en hydrogène, pour favoriser la désassimilation et concourir à la formation de la graisse.\u201cSi le lait pur n'est pas donné en quantité suffisante, parce que la mère n'en produit pas assez, ce qui est très-difficile dans l'allaitement naturel, ou, si, par l'écrémage, on lui a enlevé tout ou partie des matières butyreuses qu'il contenait, le jeune sujet ne 6 trouve plus alimenté en raison des exigences de son organisation.Il se développe moins, reste plus petit et se ressen dant toute sa vie, une alimentation parcimonieuse et irigée pendant Is première période de son existence.\u201c Presque toujours, on fait passer brusquement le veau du \u201d régime au lait pur au régime au lait écrémé sans ajouter au lait dépouillé de ses éléments butyroux aucune substance capable de remplir duus l'économie le rôle des curps gras.\u201d Pour réparer l'inconvénient qui résulte de l\u2019écrémage du lait, on doit y ajouter une décoction de graines de lin : plus tard, une décoction de fives, qui contiennent de la caséine, mé- P# | langée avec une infusion de graines de lin, qui renferment de la gomme ; on ujouteau tout uns certaine quantité de mélasse, et on obtient ainsi un breuvage trôs-nutritif.\u2014\u2014\u2014-\u2014\u2014 tte Géographie moderne À Pusage des étudiants du Canada, par F.X.Toussaint professeur à l\u2019Ecole Normale Laval Nous accusons réception d\u2019une Géographie Moderne que vient de publier M.F, X.Toussaint, professeur à l\u2019Ecole Normaie.Ce Monsieur est déjà avantageusement connu du public par la publication d\u2019uu excellent Traité d\u2019arithmétique.Toutes les personnes qui s\u2019occupent de l'éducation de la jeunesse ne peuvent que lui être fort reconnaissantes du travail pénible qu\u2019il vient de s'imposer.Le besoin d\u2019une nouvelle édition de la Géographie moderne était un besoin pressant qu\u2019éprouvaient sans doute tous ceux qui se livrent aux pénibles labeurs du professorat, D\u2019année en année il s\u2019opère d'assez nombreux changements dans les limites des différents pays, sans compter les changements constitutionels.M.Toussaint se moutre dans ce travail aussi consciencieux qu\u2019érudit.Il n\u2019a pas épargné les recherches qui font de ea géographie un livre précieux pour les instituteurs et les élèves.L\u2019ordre régulier et naturel qu\u2019il à adoplé rendra l\u2019étude de celte science facile aux enfants.El suffit de l\u2019énoncer pour le faire comprendre.Le voici : bornes, étendues, divisions politiques, montagnes, fleuves, rivières, lacs, capitale, villes principales, chemins de fer, canaux, climat, sol, uctions, commerce, ion, religion, gouvernement.Un eupplément bien écrit et fort intéressant, consacré à la partie historique, termine le chapitre de chaque pays.Nous avons lu avec un vif intérêt toute la partie consacrée à la uissance du Canada, et nous offrous à l\u2019auteur nos humbles fé- ficitations sur son utile et consciencieux travail.Ce livre sort de l\u2019atelier lypogra, hique de M.Léger Brousseau et est en vente chez MM.Garant & Tradelle, à Québec.REGETTES AGRICOLES Moyen pour obtenir des femelles dans l\u2019espèce bovine Nous lisons daus la Gazette des Campagnes de Paris : Dans l\u2019agriculture du Nord, il est d\u2019usage de n\u2019élever les veaux mâles que jusqu\u2019à quatre à cinq mois, tandis que les génisses sont trés-recherchées.Aussi les éleveurs attachent-ils beaucoup d\u2019importance a obtenir des produits femelles de leurs vaches.Un agriculteur de cette région sous affirme que dans sa contrée, située entre Péronne et Cambrai, On se tient assuré d\u2019avoir une femelle lorsqu\u2019on fait saillir la vache au moment où la mamelle est gonflée de lait, c\u2019est-à-dire un peu avant la traite, et que l\u2019expérience, à défaut de toute théorie, justifie constamment cette prévision.Destruction des !jmaces La chaux est un moyen puissant pour débarrasser les récoltes des limaces.Pour atteindre ce résultat, il faut semer la poussière de chaux avant le jour.Quand les limaces sont toutes en mouvee ment et à découvert, le plus petit grain de caustique perce l\u2019insecte et le met à mort, La chaux employée n\u2019est pas perdue, puis- qu\u2019elle constitue un amendement, Pour réduire la chaux en poudre, on arrose les pierres nouval- lement cuites avec de l\u2019eau, et elles ne tardent pas à tomber en arine. 164 GAZETTE DES CAMPAGNES FTSBSUVILLETON LE CAPITAINE AUX MAINS ROUGES Le nouveau rs de Kéroulas.Depuis l\u2019heure où Merianic s\u2019était aperçue que l\u2019on taillait les aubépines, elle tronvait un grand bonheur à courir dans les champs rajeunis.Chaque progrès amenait un sourire sur ses lèvres.Les travailleurs la connurent bientôt, et les enfants allaient d\u2019instinet à elle.Un jour, la femme d\u2019un maçon qui se sentait souffrante la prin de garder sa petite fille; le lendemain, une autre, obligée de ae rendre à la ville, lui confia le sien.Marianic s\u2019assit à l\u2019ombre d\u2019une haie touffue ; tant que dura le jour, elle chanta, elle narra de si beaux miracles, que les enfants ne voulurent point la quitter «ans qu\u2019elle leur fit promesse de revenir le lendemain.Elie revint proche de Kéroulas, et les trois enfants se jetèient dans ses bras, tandis que leurs compagnons honteux, curieux, effarouchés, s\u2019approchaient à petits pas, puis se sauvaient en poussant des cris.On eût dit une troupe de passereaux qu\u2019elle apprivoisait doucement.Le troisième jour, il ne restait pas un enfant de la colonie nomade de laboureurs et de maçons ; Marienic venait d\u2019improviser une salle d\u2019asile en plein air, au milieu des papillons blancs, des abeilles d\u2019or, des sauterelles grises aux aîles doublées de rose et d\u2019azur.Marianic ne s\u2019ennuya plus.D'ailleurs, lestravaux de Kéroulas avançaient.Une fois les décombres enlevés, et les mwailles rebâties, on s\u2019aperçut que le mal était moins grand qu\u2019on ne l\u2019aurait pu croire.Tos portes de chêne remplacées, de même que les sulives noircies et quelques plombs remis en ordre, donnérent tout de suite une apparence plus honnête au château.Un personnage que nul ne connaissait, qui logea au manoir et dina ane Payberge sans parler à persouné, prit, à Ja prière de Noirot, la direction des dernières réparations.Avec une intelligence vraiment artistique M.Jaquemin rétablit dans la salle à manger des bahuts de chêne, der crédences d\u2019ébène et de superbes boiseries.L\u2019ameublement du salon semblait presque intacte.Deux chambres dont les lits et les fauteuils dataient d'Henri II, purent être conservées.On meubla seulement à la moderne un appartement situé dans l\u2019aile ganche, et que Noirot se réserva.La chapelle fut réparée, at des vitraux arrivèrent de Paris ainsi que deux tableaux et ses ornements, L\u2019écusson seul, ce belle écusson antique placé au-dessus de la grande ponte, demeura mutilé, fendu, brisé, méconnuissable.On n\u2019osait guère interroger Noirot.Il se tenait à distance par son air réservé.L'opinion générale, corroborée par les douces confidences de Marianic, et les réponses qu\u2019elle faisait aux enfants, élait que Noirot, investi de la confiance des héritiers de Kéroulas mettait d\u2019après leurs ordres, le domaine en état de recevoir ses anciens maîtres.Mais ces maît:es, quels étaient-ils ?Le capitaine élait mort sur l\u2019échafand.Le vicomte ne pouvait reparaître.Mademoiselle Yvonne était an couvent.Existait-il un dernier rejeton de cette race ?Que voulait faire de cette seigneurie la moleste Sœur de charité ?Le curé du village avait fait deux fois le voyage de Vannes dans l\u2019espace d\u2019une année.À son retour, il était allé chez Anaïk, l\u2019avait longtemps entretenu de la sainte jeune fille, et la sœur de Roscoff pleura pendant deux jours de ce qu\u2019elle venait d'entendre.Le mystère continuait à planer sur le domaine.Noirot avait, il faut en convenir, agi avec une prudence bien rare chez les scélérats de son espèce.Quand le traître fut en possession des titres d'Antoine, du contrat de vente qu\u2019il avait frauduleusement fait signer à Marianic, | r et des pierreries volées au vicointe Hector, il ne s\u2019empressa point d\u2019étaler ses richesses.Comprenant l\u2019animadversion dont il était l\u2019objet, il reprit sa balle de colporteur, cachant dans le double fond des diamants pour cinq cent mille livres.Pendant six mois il exerça son ancien métier, par tous lee temps, sur toutes les routes et dans toutes les vires.Il revint ensuite à Kéroulas; et comme le beau temps s\u2019annonçait il commença seul et lentement des travaux énormes.Peu à pen il ramassa quelques mendiants qui pour un peu de pain Puidèrent dans sa tâche.Une première récolte vendue, une se- eonsde tournée dans les départements voisins, lui permirent d\u2019augmenter, sans devenir suspect, le chiffre de ses dépenses, La hâte stupide avec laquelle un criminel cherche à jouir du fruit de ses rapines, met presque toujours sur sa trace.Un peu de palience sauverait tout.La possession aveugle ; il semble que le vol pousse au gaspillage ; ou plutôt, la Providence permet l\u2019égarement du coupable afin que le châtiment l\u2019atteigne plus vite.Noirot caleula mieux.Il voulait attendre les événements, et savoir ce qui adviendrait aux acquéreurs de biens nationaux.La révolution était trop près encore pour qu\u2019on les poursuivit, .La loi avait sanctionné les ventes illicites et dérisoires ; la ré- ligion seule les déclara nulles et obligea à des rentitutions.A Pheure de Ja mort, un grand nombre «le révolutionnaires rendirent à leurs propriétaires légitimes les biens acquis d\u2019une façon si peu légale ; d\u2019autres eurent réellement en les achetant l\u2019intention de suuver les domaines de leurs maîtres, et ceux-ci furent remis en possession au retour de l\u2019exil.Noirot, une fois convaincu que l\u2019achat d\u2019Antoine était valable, et que Marianic ne reviendrait jamais sur sa parole, hâta l\u2019accomplissement de ses projets.Quand il eut dépensé tout l\u2019argent qu\u2019il possédait, et les pièces d\u2019or éparses retrouvées dans les salles et les meubles de Kéroulas, il laissa les travailleurs chargés du labourage continuer leur besogne, et se rendit à Paris.\u2019intimité avec laquelle il avait vécu avec Antoine lui ayant appris le nom de plusieurs hommes avec lesquels l\u2019ancien représentant du peuple se trouvait lié, Noirot en chercha quelques-uns, les trouva, fit de demi-confidences et demanda des conseils.Il conclut des avis reçus que la situation commerciale n\u2019était point assez définie à Paris pour qu\u2019il y put vendre ses diamants avan- tagensement.Au bout de quinze jours il quitta la capitale et partit pour Ja Hollande.Quand il en revint, il n\u2019avait plus des pierreries des dames de Kéroulas qu\u2019un collier si beau qu\u2019il ne put se résoudre à s\u2019en défaire.~ D\u2019Amsterdam Noirot revint à Paris.1) en partit, emmenant avec lui l\u2019architecte chargé de veiller à ce que les réparateurs du domaine de Kéroulas n\u2019en détruisissent pas le style.C'était un homme intelligent que M.Jaquemin.Grâce à lui, le manoir garda non-senlement son aspect simple et grandiose, mais encore une ornementation intérieure en rapport avec ce qu\u2019il annonçait.Noirot ne se montra ni prodigue comme un nouvel enrichi, ni avare comme un Juif; il remunéra les soins de M.Jaquemin en lui laissant espérer, au travers de phrases rendues diffuses À dessein, que de nouveaux changements améneraient pour lui une série & travaux plus dignement rétribués.Noirot neprit nullement vis-à-vis de lui l\u2019allure d\u2019un propriétaire, et M.Jaquemin traita le misérable avec les égards dus à l\u2019an de ces hommes qui alors honoraient la domesticité par leur désintéressement et leurs humbles vertus.Kéroulas achevé, les champs mis en rapport, les étables remplies, M.Jaquemin repartit pour Paris ; Noirot alla à la foire de Saint-Jean de Vannes et y loua un personnel de serviteurs assez nombreux pour exploiter le domaine.Garçons et filles, alléchés par un chiffre de gages assez rond et la promesse de beaux bénéfices, suivirent Noirot jusqu\u2019à Kéroulas.Le nouveau maître leur fit une seule recommandation.« Je hais les bavards, dit-il, et ne pense pas que mes affaires rdent les étrangers.Je vous paye plus grassement que n\u2019importe quel noble du pays, et je ne vous demande point de m\u2019appeller Monseigneur.Mais si l\u2019un de vous cause avec les gens de la côte mal intentionnés à mon endroit, je le chasse le lendemain .(À continuer.) \u2018 GAZETTE DES CAMPAGNES École d'agriculture de Ste.Anne Les élèves «le cette écule el ceux qui ont intention de se faire inscrire sont informés que la rentrée, aura lieu mardi soir le ler septembre prochain.i y à encore un certain nombre de bourses disponibles.Les bourses eont de $50.00.Pour y avoir droit, il faut savoir au moins le {rangais grammaticalement, n\u2019avoir pas moins de 16 ans, et produire un certificat de bonne conduite.Les appilca- tions pour les bourses doivent se fuire par lettre au Major Campbell, Président de la Chambre d\u2019agriculture, à Montréal.Le nombre étant limité, les applications devront se faire le plus tôt possible.Les élèves n\u2019ont que leurs habite à fournir, avec deux paires de «draps.Le lit est fourni par l\u2019école.Lu pension est de neuf piastres par mois, Les parents n\u2019ont que soixante-six piastres à débourser, Les parents qui voudront fournir la nourriture n\u2019autont que trois cheliugs par mois à payer.Cette école a pour but de former aux pratiques de la Donne agriculture les fils des propriétaires ruraux qui se destinent à cultiver plus tard pour leur propre compte.L'école est régie par un Directeur.Un surveillant lui est adjoint pour la discipline.Ce Directeur sera M.Joseph Desjardins.Le rofesseur des matières agricoles est M.Sean Schmouth.1! y a deux autres profes- eeurs pour la zootechnie et le droit rural.L'école est pourvue d\u2019une bibliothèque, d\u2019un bon laboratoire de chimie agricole, d\u2019une superbe collection de planches murales d\u2019Achille Comte pour toutes les parties de l\u2019histoire naturelle, d\u2019une collectina de 100 échantillons de zoologie agricole, comprenant ui grand nombre de terres avec sous-sois et les principaux amendements, enfin une petite collection d\u2019anatomis clastique des plantes du Dr.Auzoux, pour la démonstration des professeurs.En fait de matériel d\u2019instruction, l\u2019école est amplement pourvue de tout ce qu\u2019il faut pour donner un excellent cours ratique à tout élève montrant de bonnes dispositions ur l\u2019étude, le travail, et la discipline.Pour être un bon élève, ces trois conditions sont nécessaires.L\u2019une d\u2019elles venant à manquer, le résuhat du séjour à Pécole sera toujours trés-faible si non tout-à-fait nul.Nous invitons et nous pressous vivement celte foule nombreuse de jeunes gens que les professions libécales n\u2019appelleut pas, à so faire une position à la campagne dans l\u2019exploitation intelligente et raisonnée de leur patrimoine, Il fut un temps où la question de l\u2019enseignement de l\u2019agriculture comme profession était regardée comme chose impossible.Aujourd'hui le problème eat résolu.Parmi les 81 élèves qui, depuis neuf ans, ont fréquenté notre école, ious ceux qui ont voulu travailler sérieusement à e'instruire, sans s\u2019occuper des vains et sots amusements des Jeunes désœuvrés et des petits crevés de faubourgs, ont eu un plein succès, vivent honorablement d\u2019agriculture.Comme notre voix est trop faible pour être entendue partout, nous ôsous compter sur la voix puissante de lu Presse d\u2019un bout à l\u2019autre du pays pour seconder notre appel.Les grands Journaux surtout, peuvent rendre d'immenses vervices à ln vulgarisation de l\u2019enseignement prolession- nel de l\u2019agriculture.LISTE DES LETTRES NON RECLAMEES AU BUREAU DE POSTE DE STE.ANNE DE LA POCATIERE Abbot, F, M.Miss.Anctil, Edonard Beaulieu, Urbain (2) Blanchet, Regis Bluteau, Narcisse Bossé, Dlie Luce Bossé, Lambert Bérubé, Joseph Bérubé, Jean Bérubé, Daniel Casista, J.B Caron, Narcisse Déry, Jean Dubé, Pierre Dubé, Clement (2) Dubé, Louis Dubé, Vincent Delagrave Théodule Dupéré, Vve, Che.Gaguou, Vve.Pierre Garneau, J.B.Jorgensen Mme.Jeffrey, Henri Langellier, Xavier Louit, Dile.Louise Mador, Hilaire Martin, Edouard Morin, Charles Ouellet, Charles Ouellet, François Potvin, Xavier Pelletier, Dlle.Cés.Paré, J.Bte.Ruest, Octave Soucy, Prudent Sœurs de la Charité 20 août 1868.J.DIONNE, M.P.RUCHES AMÉLIORÉES A VENDRE PAR LE SOUSSIGNÉES RUCHES ont obtenu une Médaille d\u2019Argent à l\u2019Exposition Universelle de Paris de 1867.Tandis que la Société Centralew\u2019Apiculture de Paris honorait le Soussigné d\u2019une Abeille d'honneur en Or pour ses services rendus à l\u2019Apiculture.La Ruche de la Fermière Canadienne, de l\u2019invention du Soussigné, la seule adoptée à notre climat qui puisses être conduite facilement par la femme du cultivateur.\u2014Prix $2:50.La Ruche de l\u2019Amateur, à cadres mobiles, en Bois ou en Paille, la seule qui permette à l\u2019homme instruit de cultiver les Abeilles avec système.\u2014Prix 85.00.L amples renseignements sont donnés à veux qui achétent ces Ruches.A vendre chez M.W.EVANS, marche Ste.Anne, Moctréal, et par THOS.VALIQUET Apicultenr a St.Hilaize.Ouellet, Georgianna Potvin, Valier Potvin, Firmin (2) Roulean, Pierre Soucy, Henri vendre, à l\u2019imprimerie de la Gazette des Campagnes : Le Verger Canadien, ou culture raisonnée des fruits qui peuvent réussir dans lea vergers et les jardins du Canada.Ouvrage orné de nombreuses gravures sur bois.Par M.l\u2019abbé L.Provancher, auteur de la Flore Canadienne, d\u2019un traité élémentaire de botanique, etc.Deuxième édition.Prix, 2 chelins, ft JUMENT A VENDRE £ soussigné oftre à vendre une superbe junent reproductrice : On peut voir, à sa terre, un poulin delle, âgé Fen an, qui est admiré de tour ceux qui le voient, ED.GLACKEMEYER.Québec, 29 juillet 1868.dun = CHEMIN DE FER DU GRAND TRONC bu CANADA.De la Pointe-Lévis d la Rivière-du-Loup.mo MALLE teur Express STATIONS Aller I Retour | Aller | Re our Pointe-Lév Er liu & hat 520 haudière 0 8.20 8-30 8.Jean Chrysosto'e| 3-10 \u201ceer .\u2026.Bt.Hemi .20 |: 12.St.Charle : 20 joié |76 St.Michel © 245 [10 |.|.BL Valier 300 |1-25 ji) | 730 8t.Françoi 3-20 | 1-16 [1000 | 705 81, Pierre .3-30 1-00 \u201ceen \u201cies St.Thomas.| 280 [12-40 [1i-i0 | 645 Cap Si.fgnuce.| 4-20 [12-13 [1120 | 620 L'Anse à Giles.1 £30 [1200 |.|.1-45 | 6-08 1200 | 850 Ste.Anne.2-50 [12.85 | 450 Rivière-Ouelle 50 |925 |1-10rxi +20 Bt, Denis.70 |805 |1-20 | 400 8-45 1-30 4-05 &20 [145 |260 7-50 |200 | xm 755 |.|.» 7-00 | 220 [3000 Le T'rain Express part de la Pointe-Lé- vi tous les mardis et Jeudis; de Ia Rivière du Loup, tous les mercredis et vendredis, C.J.BRYDGES, Directeur-Gérant.2 juillet 1868.A VENDRE la LIBRAIRIE AGRICOLE de la Gazette des Campagnes, à Ste.Anne de la Pocatière : LIVRES D'AGRICULTURE, Erc.A NOS ABONNÉS Ceux qui désirert payer leur abonnement À la Gazette des Campagnes et qui ne pourraient s\u2019adresser directement à l\u2019Editeur, à Ste.Anne, pourront le payer en s\u2019adrés- sant à MM.les Agents ordinaires des localités, aiusi que chez lea principaux libraires suivants : MM.Rolland et fils, à Montréal ; MM.Garant & Trudel, à Québec ; M.A.Kérouack, à St.-Hyacinthe. Jas GAZETTE DES CAMPAGNES TRAITÉ DE CALCUL MENTAL à l\u2019usage des écoles canadiennes FAR FE.JUNEAU, Inspecteur d'écoles.AE petit otivriage qui est appelé à tendre Ç l'enseignement de l\u2019Arittemétique facile, en développant Pintelligence des chiffres aux jeunes enfants, est offert en vente chez la plupart des libraires du Bas- Canada, au prix de sept chelins et demi la douzaine ou à di.v-huit sous par exemplaire.On peut aussi se le procurer chez le soussigné en gros et en \u201cdétail.Toutes les bonnes écoles ont déjà adopté cet excellent ouvrage, il peut être mis entre les mains de lous lex enfants anssitdt qu\u2019ils commencent à lire couramment.Cet ouvrage est indispensable pour apprendre à bien compter, aussi, ls Conseil de l\u2019Instruc - tion Publique s\u2019est-il empressé de l\u2019approuver pour les écoles élémentaires et modèles.FIRMIN H.PROULX, Imprimeur-Editeur VINS DE MESSE Constamment en mains chez les soussignés.CERTIFICAT, *Al examiné un Vin de Sicile provenant J des Caves de MM.GARANT & TRUDEL, et j\u2019ai trouvé dans ce Vin tous les éléments contenus dans les Vins ordinaires ; en conséquence je puis le recommander comme Vin de Messe.Pour les Malades, ce Vin qui est très capiteux, convient infiniment mieux que les Vins de Xérès et d\u2019Oporto, «ui sont presque tous falsifiés ou adultérés.P.A.H.LARUE, M.D.L.Québec, 17 juin 1868, Ce Certificat n\u2019aura de valeur qu\u2019antant qu'il gera exhibé par MM.Garant et Truel.Les soussignés sont agents de la maison G.E.Desbarats ; ils sont aussi autori- abs à recevoir le paiement des abonnés ou de nouveaux abonnements à la Gazette des Campagnes.GARANT & TRUDEL, Libraires, Rue la Fabrique, Haute-Ville, Québecvendre à l\u2019Imprimerie de la Gazette des Campagnes : Catalogue par ordre alphabétique des Elèves du Collége de Ste.Anne, depuis 1629 jusqu\u2019à 1867 \u2014 Prix, 2 chelins.Traité élémentaire de botanique, à l\u2019usage des maisons d\u2019éducation et des amateurs qui voudraient se livrer à l\u2019élude de cette science, sans le secours d\u2019un maître.Ouvrage illustré de plus de 80 gravures sur bois.Par M.l\u2019abbé LL.Provancher.Prix, Z chelins.MARCHANDISES NOUVELLES VENANT D'ÊTRE RECUES : CHAPEAUX de satin (Import.Franguise Chapeaux de Paramata, Chapeaux de Mérinos noir, Chapeaux de Mérinos ris, Chapeaux de Feutre, (grande variété) Couvertures de Chapeaux, Cssquetios, etc.MÉRINOS Français Double Violet, Mérinos Français Double Noir, Mérinos Franais Simple Noir, Cordé Royal, Drap d'AI- ert, Drap d\u2019Eté, Saie, Surge, ete.\u2014 Ceintures de Soie avec Franges, Ceintures de Laine, Etoffes à Ceiutures, Rabats, pour Messieurs du Clergé.\u2014 \u2014AUBSE\u2014 CHAPEAUX de Satin, Chapeaux de Feutre, Chapeaux de Paille Noir, pour Messieurs du Clergé.GANTS Noirs d\u2019Alexandre, Gants de couleur d\u2019Alexandre, Gants Noirs de Jouvin, Gants de couleur de Jouvin, Gants de Soie, de Fil, etc.VINAIGRE de Toilette, Eau de Cologne, Eau de Lavande, Extrait Double et 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soussigné par lettre affranchie, et vous recevrez en retour une copie du journal.J.B.ROBINSON & CO.Editeurs No.2 N.Eutaw St, Baltimore, MD, G.AMYOT, AVOCAT, tient son Bureau au No.6, Rue St.Louis, Haute-Ville Québec, (bâtisse des Franc-Macons) et suit les Cours de Montmagny et de Beauce.CONCOURS PROVINCIAL AGRICOLE ET INDUSTRIEL FOUR 1868 OUVERT À LA PUISSANCE DU CANADA AURA LIEV A LA CITE DE MONTREAL, Mardi, Mercredi, Jeudi et Vendredi 15, 16, 17 ET 18 sEPTEMBRE, DANS LE PALAIS DE CRISTAL Rue Ste.Catherine, et sur le terrain de la Ferme des Prêtres dans le voisinage immédiat situé entre les Rues Guy et Sherbrooke.Prix offerts.$10,000 a $12,000 Pour les listes de prix et les blancs d\u2019entrée dans le département agricole s\u2019adresser au Secrétaire de la Chambre d'Agriculture, No.615, Rue Graig, ou aux Secrétaires des Sociétés d\u2019Agricniture du Comté.Dans le département industriel on pourra se procurer des listes de prix et des blancs d\u2019entrée en s\u2019adressant au Secétaire de la Chambre des Arts et Manufactures, Institat des Artisans, Grande Rue Si.Jacques.Les entrées dans le département agricole devront être faites le ou avant Samedi, le 22 août prochain, au Bureau du Secrétaire, No.615, Rue Craig.Pour les produits agricoles on recevra les entrées jusqu\u2019à samedi, le 5 septembre.Dans le département industrie), les entrées devront être faites le ou avant le 15 septembre, au Bureau de la Chambre des Arts et Manufactures.Chaque concurrent devra payer un dollar en faisant son entrée, ce qni lui donnera droit 4 un billet d\u2019admission pendant tout le concours.Des arrangements ont été faits avec les principales lignes de chemin de fer et de navigation, Pour rendre à destination, franc de charge, tout objet exposé qui n\u2019aura pas été vend.Les concurrents étrangers dans le département industriel auront autant d\u2019espace que possible pour exhiber leurs objets, mais ne pourront pas entrer en compélition pour les prix.Pour plus amples informations s'adresser aux soussignés, Secrbtaires-Conjoints de [Association Agricole.GEORGES LECLERE, Sec.de la Chambre d\u2019Agrioulture.A.A.STEVENSON, Sec.de la Chambre des Arts et Manufactures.Montréal, 29 juin 1868.\u201cA vendre à l\u2019imprimerie de la Gasette des Campagnes : LEB LUXE BT LA VANITE DES PARURES, "]
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