Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
vendredi 18 juin 1869
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichier (1)

Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1869-06-18, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" * avril, ler juillet, ler oc- ême année.Sainte Anne de la Pocatière (P.@.), 18 juin 1869, Numéré 14 GAZETTE DES CAMPAGNES Journal du Cultivateur et du Colon, paraissant tous les Jeudis ABONNEMENT : $1.00, payée invariablement d'avance.L'abonnement date de Ier tobre, ou Jer janvier.On ne s\u2019abonne pas pour Æ moins d'un an.Tout avis de cessation d\u2019abonnement «levra être donné a ce bureau, par écrit, un mois d'avance.Bale guerre cet La dernière raison des peuples, l\u2019agriculture don en être In première.ANNONCES : la ligte Pour les annonces à long terme, conditions libérales; Ceux qui désirent s\u2019adrèes a ser spécialement aux Cuitiits vateurs, trouveront avantas ceux d\u2019annoncer dans ce = Journal, Îre insertion, 8 ete.«* eto.2 cts.Emparons-nous du sot, fi noue voulons conserver notre rslionalité Firmin H.Proulx, Éditeur-Propriétaire, à qui toutes lettres, réclamations, envois, ete, doivent être adressés france SOUVENIR DE LA FETE DU 17 JUIN Nous publions aujourd\u2019hui, à l'exclusion de toute autre matière, le compte rendu de la fête si belle ct si touchante que viennent de donner les Messieurs du Collége de Ste.Anne aux anciens Dirceteurs, Professeurs et Elèves, de même qu'aux amis de la maison.Cette fête n été l'expression et le témoi- goage de leur vive gratitude : c'est le cœur qui l'a inspirée, qui y a présidé, qui cn a fait tous les frais.Au langage du cœur, c'était le cœur qui devait répondre.Aussi a-t-elle été charmanto au-delà de tout ce qu\u2019on saurait dire.Elle vivra, tous n'en saurions douter, dans le souvenir de tous ceux qui ont bien voulu y prendre part, et ce souvenir sera un parfum suave entre tous ceux qui s\u2019exhalent des annales de la vie de Collége.Consacrons, autant qu'il nous est possible de le fuire, la mémoire do cette fête ; essayons de redire ce que furent ur le Collége de Bte.Anne, ses anciens élèves et les amis de so les jours qu\u2019ils n\u2019oublieront jamais, du 16 et 17 juin Dès le jour même où fut rendue publique lu détermination de Messieurs les anciens directeurs, professeurs ct élèves du Collége de Ste.Auno de faire terminer la Chapolle de leur Alma Mater, il fut annoncé qu'on fêterait l'inauguration de sette chapelle et que rien ne serait épargné pour répondre convenablement aux pieux sentiments qui avaient dicté parcille détermination, Plus tard, le 31 mai dernier, M.le Bupéricur du Collége donna avis par la voie de la plupart des journaux du pays, lant frangais qu'anglais, que la chapelle était terminéo, que fête de son inauguration était fixée au 17 juin, et que la veille l y aurait sCance littéraire ct musicale.I] réitéra en Même terops à tous les anciens dirceteurs, professeurs et élèves l'iuvitation qui leur avait déjà été faite, et de plua il invita Jes Amis de la maison & prendre part à oette fête de famille.Le 16 juin arriva enfin.TI fut salué gveo emour eb enthou- Hasme, tant où soupirait ardemment aprés lui.Il se lova beau, tadieux, tel, on peut dire, qu\u2019on sc plait à rôvor l'aurore d'un and jour de fête.Tout était vivant et animé aux alentours fu Collége ; c'était à qui travaillerait avec plus de zèle À tér- miner Jes décorations extérieures, commencées la veille : toutes les figures étaient épanouics et portaient l'empreinte de la joie qui déborde.Plus l'honre fortunée où des frères ct des amis allaient s'embrasser approchait, plus on sentait croître l'émotion.Inutile de vouloir peindre ici les sentiments qui dominaient tous les cœurs quand prêtres et élèves du Collége se rendirent, vers une heure ot demie de l'après-dinée, à la gas du chemin de fer pour souhaiter la bienvenue à ceux qui devaient être leurs chers hôtes.Ce sont de ces choscs qu'on ne saurait rendre exactement.; Aussitôt que les chars furent arrivés, le corps de musique des élèves exécuta un do sea airs les plus joyeux ct les plus expressifs.C'était là, on effet, un heureux moment; des frères, des amis se revoyaient, se retrouvaient, sc saluaiont aves attendrissement.Un quart d'heure après, tous suivaient gafurent Ia route qui conduit de la gare au Collége et qui avait été entièrement bordée d'arbres : on eût dit une procession des plus solenuelies.A l'extrémité de cette route, se dressait utr splendide arc de triomphe, tout de verdure, de forme très-élégante ct portant, cntr'autres, les insoriptions: Salute, fréres et amis, \u2014Gloire à M.Painchaud.T1 était surmonté d'une dodesine de pavillons.Un autre are de triomphe, aussi de verdure ot couronné par une croix ct deux clochetons, s'élevait gravisu- semont devant la porte principale du Collégo : il portait plu- sicurs pavillons: sur le frontispice on lisait ces mots : pio nam Donum cf quan jucundum habitare fratres in unum.Rombre de pavillons flottaient encore an-dessus du Collége, le long de ses murs, à tous les étages et dans chacune des cours de récréation des écoliers.Une pyramide, de fort bonne ay rence, avait été construite dans l\u2019une d'elle en mémoire du \u2018ondatour de l'institution.Vers sept heures da soir, après prière faite à la chapelle, on se rendit à la salle des exercices pour assister à une séance lit- lbraire et musicale.Quoiqu'assez spacieuse, la salle fut en vu instant littéralement cacombrée ; plusieurs même n\u2019y parent 90 GAZETTE DES CAMPAGNES trouver place.Voici les noms des Messieurs du clergé qui assis- térent à cette séance : MM.M.E.Méthot, Supérieur du Séminaire de Québec, J.Auclair, curé de Québec, A.Proulx, C.Bégin, F.X.Delâge, J.Blais, ward Directeur du Collége de Rigaud, C.Legaré Directeur du Séminaire de Québec, M.Dowling, B.McGauran, J.Doucet.O, Hebert, J.C.Cloutier, D.H.lêtu, Le.Parent, F.Caron, F.Buteau, F.X.Bégin, O.Paradis, W.Lréchetle, C.Roy, H.Potvin, N.Hébert, N.Beaubien, I\u2019.Beaumont, I2.Beaulieu, A.Casgrain, R.Casgrain, N.Pelletier, J.Lagueux, M.Fortin, T, A.De Gaspé, E.V.Dion, E.Michaud, M.Belcourt, J.Martin,N.Cing-Mars, IS, Fréuette, B.Bernier, C.Galerneau, M.Moreau, J.Connolly, H.Kuérouack, P.Bégin, Ls.Gagnon, \u2018Jes.Girard, L.Marceau, A.Blais, du Collége de Lévis, Tg.Langlais, F.L.Adam, A.Collet.Nous regrettons, fuute d'espace, de ne pouvoir publier les noms de tous les anciens éléves laiques qui prirent part à la fête.Nous en conservons néanmoins la liste complète.Parmi eux, on remarquait l'honorable E, Dioune, E.Mailloux, M.P.P., Chs.Roy, M, P.P., P.Verrault, M.P.P., MM; O, Martineau, N.P., C.Potvin, Le.Tremblay, M.D., Jos.Deslauriers, W.Taché, shérif, H.Desjardins, M, D., O.Dubé, arp., G.Tanguay, Chs, Lebel, M.D., N.Mirille, F.De Guise, N.P., P Gausreau, march, Gi.Lebel, Av., J.Casgrain, N.P., À.Ganon, N.I., L.J.Elz.Desjardins, M.D., Cbs.Lindsay, N.P., .Dien, A.Caron, A.Anctil, Geo.Pelletier, S.Pelletier, J.G.Pelletier, Proth., Alp.Langlais, Av.,G.Potvin, J.N, P., Jos.Roy, D.Ouellet arch, Ths.Dechène, Luc Dupuis, M.Vallée, D.Dion, Aug.Letellier, Alp.Simard, M.D.Parmi les amis de la maison, nous devons signaler MM.A.B.Routhier, Av., A.Beaubien, N.P., St.Vallée, N.P., \u2018Alex.Fraser, Av, M.Dupuis, Benj.Dionne, F, H.Proulx, JT.D.Schmoutu, Jos.Dionne, Ls, Bienvenu, A.Bacon, S.Thibault, M.Thibault, J.Guimont.La séance s\u2019ouvrit par la Marche de M.Painchaud, pièce de musique composée pour la circonstance par M, MeKernan.M.Philippe Pelletier, élève de première année de philosophie, monta ensuite sur le théâtre, élevé au foud de la salle, et pro- nonga le discours suivant : Messieurs, Depuis longtemps nous soupirions après le jour où il devait nous être donné de vous voir réunis dans cette maison où, comme nous, vous avez passé les belles années de votre vie.Ce jour, nous aimions à le saluer d'avance comme le plus beau de notre vie de collége, et nous ne nous sommes certes pas trom- s.Il vient enfin de luire, et ces désirs ct ces vœux, que nous Berio, disparaissent pour faire place à la plus douce des réalités.Elle est indicible la joie que nous éprouvons aujourd'hui ; nous sommes cn quelque fagou duus l'ivresse et nous oublions les longues heures d'attente, qui ont précédé votre arrivée, ur goûter et savourer enfin le bonheur de vous posséder au milieu de nous.Quelle est donc la cause de cette joie qui nous fait tressaillir en co moment ?Quel est le puissant ressort qui fait battre nos cœurs ?D'où vient que tout autour de nous semble partager notre allégresse ?Ab ! la réponse est facile à donner.Le Collége de Ste.Anne reconnait en vous, Messicurs, ses enfunts chéris, ot nous, vous suluons en vous des fréres bien-aimés, Vous vencz de concert avec nous fêter notre mère commune ; vous venez consacrer en quelque sorte, par cette soleunelle réunion, le dun si mugnifique que vos cœurs reconnaissants viennent de lui offrir, en contribuant nussi généreusement que vous l'avez fait à l'achèvement de la chapelle de ce Collége.Veuillez le croire, Messieurs, nous nous sentons ficrs et mille | du Séminaire de Nicolet F, Choui- | \u2018| fois honorés d'être les élèves de cettc maison, parco qu'à ce titre nous pouvons vous regarder comme des frères aînés dont nous sommes les cadets.Oui, nous vous le répétons aves un bien légitime orgueil : \u2018\u201c Vous êtes vraiment nos frères; comme nous, on vous a vus parcourir ces riauts et verts bocages, cette butte si bruyante pendant les récréations, ces jardins ornés de fleurs, tous ces lieux enfia témoins de tant de joyeux ébats et d\u2019un bonheur si pur! Comme nous, on vous & vus puisant ici sou ce même toit à la source de la science, étudiant et approfor.dissant les mêmes auteurs que uous, parcourant les champs fleuris des belles-lettres et de l'éloquence, puis gravissant ces collines parfois si ardues de la philosophie, mais dont lo sommet est couronné de tant de merveilles et d\u2019où l\u2019on découvre dea horizons sans bornes.Aussi, ces travaux nous sembient-ils légers lorsque nous songeons qu'ils ont été les vôtres et qu'ils vous ont faits ce que nous voyons : des hommes éminents, des sentinelles avancées qui veillent au salut de la religion et de ls patrie.À cette peusée, tout nous paraît facile : l'étude à des charmes inexprimables, et la vie de collége, qui nous montre en perspective un avenir si beau, si utile, nous apparaît sous son vrai jour, c'ost-à-dire, comme la plus belle et la plus pré cieusc des cxistences.Mais je dois ajouter que co n\u2019est pas là le seul élément qui contribue à nous rendre cette vie agréable.Oh! non ; il ne faut pas, cn effet, compter pour rien les joies que l\u2019on goûte au sein de la puix, dans un âge où l'on ne connait ni les soucis, ni les chagrins qui minent et accablent souvent, hélas ! l'homme du monde.Ici, nous n'avons pas à nous ocouper du lendemaiv : des amis, des pères, pleins de tendresse, pourvoicat à tout, veillent sur nous sans cesse, nous dirigent comime la tendro mère qui soutient les premiers pas de son enfant.Kn up mot, vous le savez, Messieurs, la piété filiale, la Fraternité habitent sous ce toit béni, et le temps ne séparera jamais ceux qu'elles auront unis.Oui, nous pouvons l'affirmer sans crainte de nous tromper, puisque c\u2019est l\u2019amour filial, l'amour fruternel, couronnés par la reconnaissance, qui vous rassembleut ici dans ce jour solennel.Comment done ne pas aimer notre beau Collégo de Ste.Anne, qui nous a prodigué et nous prodigue encore tant de biens ?Comment ne pas aimer cette Alma Muter qui nous a donné en vous tant et de si illustres frères, des frères qui sont l'appui et l'ornement de la société?En effet, parmi vous ses enfants, qu'elle a nourris du pain de la science et de la vertu, nous voyous des prêtres éminents, de zélés missionnaires, qui ont généreusement sacrifié ce qu'ils avaient de plus cher au monde pour murcher à la conquête des âmes.Nous voyons par mi vous des hommes appelés aux conseils de l'Etat et chargés des destinées de notre chère patrie, Nous voyons parmi vous uvocats, des médecins, des notaires, des architectes, des agri teurs, des commerçants, de nobles militaires.Il y à parmi vous encore, Messieurs les anciens élèves du Collége de Ste.Ande, des zouaves pontificaux, des soldats de notre bien-aimé Père & Pontife Pie IX, dont nous célébrons aujourd\u2019hui l'anniversaire de l'élection, des braves qui n\u2019ont point hésité à franchir l'Océan, à quitter patrie ot famille pour aller défendre la causes sainte de la religion, qu'on leur a appris au Collége à aime r-dessus tout.Toutes les curridres, en un mot, sont honors lement représentées par les anciens élèves du Collége do Ste.Anno, qui forment une riche couronno pour cette institution comptant à peine quarante ans d'existence.Dans cette couronst il y a, comme dans touto couronne, a joyau plus brillant = les autres et qui fruppe davantage ct attire surtout les i ce joyau, qui en ce jour resplendit du plus vif éclat, c'est b reconnaissance ! Oh! la reconnaissance ! Qui pourra jam! définir exactement ce mot ?Qui pourra jamais dire tout ce 41 | IB | GAZETTE DES CAMPAGNES 91 Ja pratique de cette vertu renferme de grand et de touchant [homme n'aura rien à redouter, car il aura puisé au Collége la pour le cœur ?- force, la prudence et l\u2019habileté nécessaires pour surmonter vie- Mais il y & encore autre chose que la reconnaissance dans le monument que vous venez d'embellir ou plutôt d\u2019édifier ; il y a dans ce monument, Messieurs, tout l\u2019abrégé de l\u2019histoire de l'éducation, et c'est vous-mômes qui l'avez écrit en caractères ineffaçables.Qu'étaient, en effet, ces matériaux avant le parti qu'on à su en tirer si avantageusement?Où étaient-ils?Objets bruts, masse informe, éléments divers disséminés partout.11 a fallu les extraire, les travailler, les dépouiller de leur forme primitive; en un mot, les tailler, les façonner, malgré leur résistance.Ce travail de préparation une fois accompli, la matière a été à la disposition de l'architecte.Voilà, Messieurs, l'image frappante de l'enfant franchissant pour la première fois le œuil du Collége.Il ; a en lui bien des germes de bonnes dis- itions; il y à de l'or; mais tout cela est recouvert, mêlé à n boue, à de nombreux défauts.Il faut que tout en lui soit : travaillé avec le plus grand soin; il faut qu\u2019un œil pénétrant et attentif soit là pour découvrir les bonnes qualités de cet cn- fant, destiné à dovenir plus tard un centre de forces ct un ornement dans l'édifice social; il est besoin qu\u2019une main habile et prudente retranche en lui ce qui est inutile ct surtout nuisible, aplanisse les aspérités, c'est-à-dire, corrige les défauts de son caractère, et cela au moyen d'une éducation ferme et éclairée.Ce travail, Messieurs, ne suffit pas il faut de plus disposer ces matériaux une fois préparés ; il faut les placer convenablement, mettre de l'harmonie et de la variété daus tout l\u2019ensemble, de manière à avoir un monument conforme en tout point aux règles de l'art.Eh! Messieurs, quelle prodigicuse variété! quel ordre admirable! quello ravissante barmonie dans notre chapelle embellie et terniinée sous l'habile direction d'un ancien élève de cette maison ! Son talent, sa riche imagination s'est plu à nous montrer ce \u2018ue le bon écolier doit honorer et servir, aimer, étudior et imiter.À la place d'honneur, au dessus du maître-autel, vous voyez l'emblême de la divinité ; vous voyez briller le soleil de justice qui écluire tout homme venant en ce monde.Vient ensuite la barque du pêcheur, la barque de Pierre qui figure si bien l'Eglise notre sainte Mère.Plus loin se moutrent à nos regards les iusignes du bicn- heureux patron des écoliers, St.Louis de Gonzague donné comme modèle à In jeunesse studieuse.Enfin, vos yeux aper- goivent encore les emblêmes de la science et de la musique, relevés par ia grande ponsée de 1a religion : le tout est merveilleusement entremélé de fleurs symboliques.Partout, en un aot, on constate avec bonheur que l'architecte s\u2019est élevé à la hauteur de la pensée de tous ses confrères, ct qu'il a su faire de in chapelle de notre Collége un monument unique en Bon genre.De même ausei dans l'éducation, quelle riche variété! quel harmonieux ensemble ! quelle abondance de vérités et pour l'esprit et pour le cœur! L'écolier est appelé à jouer plus tard un rôle important dans la société, mais ce rôle pour lui est encore ignoré ; voilà pourquoi l'éducation doit le mettro en état de remplir dignement le poste qui lui sera assigné, quel gil soit.Le joune homme devra donc étudier toutes les dif- ireutes branches d'instruction qui constituent l'ensemible des études.Mais, comme chez lui tout doit être disposé avec une sage économie, l'instruction seule ne lui suffit pas; il lui faut po l'éducation proprement dite, qui consiste à former le cœur et la volonté, à les élever, à les diriger vers Dieu; elle se fait par l'enseignement religieux et surtout par In pratique des vertus chrétiennes.Et quand viendra plus tard le moment de quitter le port pour voguer sur la mer orageuse du monde, le jeune torieusement tous les obstacles et éviter tous les écueils.Sa vacelle pourra bien être ballottée par les tourbillons et les tempêtes, mais s'il se souvient toujours des enseignements qu\u2019il a reçus peudant son éducation première, il ne fera pas naufrage.Quel quo soit donc le sort qui nous attende, nous qui ne connaissons pas encore le poste où la Providence nous appelle, il nous est bien permis d'espérer, d\u2019après ce que nous resseu- tons en ce moment, que nous aurons le bonheur de ne pas dévier de la route honorable que vous nous avez tracée, et qui nous apparaît aujourd'hui sous un si beau jour, couronnée et embellie qu'elle est par la reconnaissance.Oui, comme vous, nous voulons être vertueux, pieux, reconnaissants ; comme vous, nous ambitionnons de revivre dans les œuvres que dicte la piété.Et, en offet, les jours, les années passeront ; bien des faits iront s'ensevelir dans le large fleuve de l'oubli; mais le fait de votre piété filiale ne s'effacera jamais : le mot Reconnaissance restera toujours gravé en lettres d'or au sommet de l'édifice que vous venez de terminer.En présence d'une œuvre aussi belle, qu'on ne pourra s'empêcher d'admirer, on proclamera avec admiration et bonheur que le Collége de Ee.\u2018Anne a formé des élèves dignes de lui, digues de son vénéré fondateur.Oh ! si en ce moment solennel, qui fera époque dans notre vie, ce prêtre illustre apparaissait à la lumière et se trouvait au milieu de nous, quels ne seraient pas on étonnement et son admiration en voyant une si belle et si nombreuse famille ! Qu'il serait heureux de contempler ses enfants, ses enfants bien- uimés pour lesquels il a tant sacrifié en épousant la grande cause de l'éducation | Ce serait avec un noble orgueil que cot homme admirable verrait le fruit de son amour et de ses sacrifices dans un état prospère, l\u2019arbre qu\u2019il a planté s'accroissant d\u2019une manière toute providentielle, étendant partout ses rameaux vigoureux, chargés des meilleurs fruits, et protégeant de son ombre la jeunesse studicuse.Il me semble, Messieurs, que, dévoré d'un zèle ardent, il ne pourrait s'empêcher de s'é- erier dans un élan d'amour paternel : \u201c O Collége, que j'ai « tant aimé ! sanctuaire de la scienco et de la vertu! que mes « mains ont été heureuses de jeter tes fondements ! Je t'ai vu * faible comme tout ce qui vient de naître, mais je n'ai \u201c point désespéré ; je savais que sous la douce influence du « ciel, l'arbrisseau devient un grand arbre; aujourd\u2019hui, les \u2018 vœux que je formais pour toi sont en partie réalisés : je te « vois merveilleusement transformé et tu élèves la tête avee \u201c uue noble majesté; de nombreux enfants viennent se repo- i gor À ton ombre et tu les fais vivre de la vie de l'iutelligence 4 et du cœur.Ils sont l'honneur de la religion et de la patrie, * choses que j'ai nimées avec tant de passion.Continue done, « à Collégo de Ste.Anne, à former une jeunesse pieuse, éclai- « réc, reconuaissante comme tu l'as fait jusqu'ici, et le ciel ne \u201c cessera pas de faire pleuvoir ses bénédictions sur toi.Conti- « nue à mériter l'estime et l\u2019uffection de ces nombreux amis « dont la main t'a si puissamment protégé ot te protége encore, * puisqu'ils viennent mêler leurs offrandes à cello de tes propres « enfants.\u201d Puis on le verrait, le front calme et serein, le - cœur iuondé de bonheur, jeter un dernier regard sur ses enfants, élever les mains au ciel pour les bénir et rentrer dans la ussière glorieuso de sa tombe, tandis qu'un sourire céleste effleurerait ses lèvres.Cette voix, Messieurs, de l'immortel fondateur du Collége de Sto.Aune est bien la plus douce qui puisse frapper nos oreilles, en cs moment surtout où nous sommes tous réunis au pied de l'arbre vigoureux qu'il planta et que nous voyons GAZETTE DES CAMPAGNES we \u2014 s'épanouir si admirablement.Dabs cetto fate de famille, c'est un soin pour nous de consacrer un souvenir, une pensée, une Prière à celui qui en fut lo pères car son nom resto gravé en saractères ineffaçables dans le cœur de chacun de ses enfants.Disons le maintenant, il semble, tant il est bon de vivre avec des frères, taut il y a de plaisir à demeurer dans la douce com- Pegnie des amis qui ont bien voulu nous faire l'honneur de Partager cette fête de famille, que les heures devraient sus- leur cours et prolonger ainsi le bonheur que nous goû- fons.Mais, hélas | cotte fête, malgré tous ses charmes, sera bien vite écoulée.Nous venons de saluer son aurore, et son couchant ne se fera pas longtemps attendre, Ainsi cu est-il du bonhour ioi-bas, A peine at-on bu un instant à la coupe enivrante, wil nous offre, que déjà cette cou s'échappe do nos mains, ui, cette fête de famille passera bieu vite; ello no sera bien- t6 plus qu'un souvenir; mais, Quant à ce souvenir du moins, il ie passera pas, lui! H ne s'effacera jamais de notre mémoire, et il nous redira sans cesse qu'à votre exemple nous devous Être reconnaissants.Ah | puissions-nous l\u2019être au même degré que vous | c'est le vœu le plus ardent Que nous formons au- jourd\u2019hui.Si nous en avions uu autre à faire, ce seruit celui de nous voir, nous les élèves actuels du Collége de Ste.Anne, réunis dans un certain nombre d'années d\u2019ici sous ce toit béni, Qui nous à vus graudir, pour goûter encore une fois los joies et le bonheur de l\u2019écolier.Oh! Collége de Ste.Anne, ô séjour délicieux et aimé! asile de paix et de vertus, dirons-nous avec son vénéré fonda- teür, continue de prospérer, de briller de plus en plus; arbre fécond, continue à porter d'heureux fruits.Pour nous, nous voulens être ta gloire en marchant sur les traces de nos aînés ; nous voulons être digues d'eux, dignes do ceux qui vous ont formés au prix de tant de soins et de labeurs.Après ce discours, le chœur des élèves, accompagné de l\u2019orchestre, entonna le Chant de bienvenue à MM.les anciens Elèves.Ce morceau fut admirablement bien chanté l\u2019ême, l\u2019entrain, la précision, rien n\u2019y manquait ; aussi fut-il fort fé.Nous reproduisons les paroles de ce chant ; elles sont M.H.Tôtu, élève de seconde année de philosophie.Fétons gaiment Dans notre ivresse, Ce jour si cher à notre cœur ; Disons un chant, Plein d'allégresse, Un chant d'amour et de bonheur.Fétons gaîment Dans notre ivresse ; Pleins d'allégresse, Disons un chant.Séjour riant Da plus bel âge, Salut, hommage A ton enfant.I Salut à l'élève fidèle, Salut aux généreux cnfants, Dont le cœur toujours se rappelle L'asile de leurs jeunes ans, Réjouis-toi, riant bocage, Toi qui vis leurs joyeux ébats, Et charme de ton doux ram Ceux qui vers toi portent leurs pas.| II Is aiment l'ancienne patrie, Son beau fleuve et ses verts côteaux, Et puis la montagne fleurie Où chantent les petits oiseaux.Ils se rappellent leur jeune âge, Leurs jeux bruyants, leurs chants d'espoir Que répétait dans le feuillage L'écho de la brise du soir, III Oh! qu'il est beau le sanctuaire Aveo ses mille belles fleurs ; Et l'autel où notre prière S'élève pour nos bienfaiteurs.Ah ! puissions-nous de notre enfance Garder un bien doux souvenir, Graver notre reconnaissanes Dans le temple de l'avenir, Fêtons gatment, eto, Vint ensuite la représentation de deux drames, l\u2019un anglais et intitulé «* Wanted an actor at the olympic theatre,\u201d Pautre français et ayant pour titre # Le réglement de vacances.\u201d Ce dernier drame surtout intéressa vivement, quoiqu'il fut en trois actes et passablewment long par conséquent ; il ne pouvait guère en être autrement, car il étuit tout plein d\u2019actualité, pétillaot d'esprit et semé de précieux enseignements.En général, les acteurs de ces deux drames se sont biea acquittés de leurs rôles.Dans Pinterralle de temps qui sépara ces deux drames, les musiciens joudrent le Pot-pourri intitulé * Za Paix et la guerre,\u201d lequel à été composé par M.McKernan.Dans les entr'actes du dernier drame, ils exécutèrent la valse Beloved star et le polka Knickerboker, On a remarqué, et avec raison, qu\u2019ils exécutent assez parfaitement, Il suffit de dire qu\u2019ils sentent ce qui's jouent, qu\u2019ils savent donner à un morceau l\u2019expression qui lui convient, Cela est tout probablement dû au dévouement de leur professeur, M.McKernan, aux exercices fréquents qu\u2019ils ont et a Pintérêt qu\u2019ils y portent.Lorsque le drame français eut été joué, le chœur des élèves chanta fa Cuntate en Phonneur de M.Painchaud.La musique de cette cantate, fort belle et fort expressive, est de MM.Et, Grondia, ecclésiastique, et Stan.Vallée, Ptre.Les paroles sont M.Maxime Hudon, diacre.Nous les reproduirons au prochaia numéro.M.Henry O'Connor, de Québec, dont deux des fils étudient au Collége de Ste.Anne, avait eu l\u2019extrême délicatease de composer une pièce de vers anglais à l\u2019occasion de la fête religieuse, donnée aux anciens élèves de la maison, et de Papportes lui-même à M.le Supérieur.Cette pièce de vers est trés-bien faite ; elle a été lue par son fils, K H.O'Connor, élève de rhétorique.Nous la reproduisons en entier et avec grand plais sir, I Thine own alumni\u2014cherished dear, f various climes, from far, from near, Sons of each science Genius bare, Sages, versed in every lore, Departed, Spirits, hore once more, Their sign and seal, the Dove's of yoray Yaa Painchaud too, the founder\u201ds name, Chief ou the til of classic fame, And all those great, engraved on stone, Forsake the atar-enciroled hrone, GAZETTE DKS CAMPAGNES 98 Old friends, old sights, on earth, to see, Share welcome, tendered foud and free, And mingle in this jubilee ;\u2014 They\u2019re come responsive to thy call, Assembled in this sacred Hall, Yielding to old affection true, Loved, Alma Mater\u201d homage due, For myatio rite, for holy cause, Beyond the scope of Reason\u2019s laws, And, with them, bearing Moses\u2019 rod, To consecrate her shrine to God.Inspired by Heaven\u2019s mighty hest, They bless it, and henceforth \u2019tis bless\u2019d ! Bright may it bloom, in after years, Ilumine both the hemispheres ; When other lights their course have run, May thine, then only, have be un, Renowned by God\u2019s decree and man\u2019s, Time honored structure, as St, Ann's | II How thanks express, how full repay The blessings we enjoy to day ?There\u2019s not a land the sun goes round, As ours, like favour, erst lath found.The parent-soil might let us know, To prize aright the debt we owe, For freedom, won on bloodless field, \u2014 Btili Britain\u2019s might our swotd and shield, For freedom, such as ne\u2019er had birth, Freedom from every bond on earth, Of clime, or color, creed, or hearth! For rights restored \u2014all gained \u2014 nought lost : Our guardian paid the ransois cost.Strike home, in foul invador\u2019s strife, Let avery hand, for child and wife, For manhood and Dominion\u2019s life ! II Tho\u2019 war-specks glisten in the sky, Forboding ills, from neighbours nigh, Vain vauntings vague\u2014who cares for these, With England, mistress of the seas, And France, her ally, Europg\u2019s keys ! Beside you hold, we little reck\u2014 Our famed Gibraltar of Quebec ;\u2014 St, Lawrence stream rolls broad and deep, Cape Diamond\u2019s slopes are slant and steep : \"Tis but a Wolfe their brow can creep.Stout Levis forts will sternly keep The foe at bay, and backward sweep ; While seaward, soon his base must change, Our raking ramparts\u2019 rapid range.And many a life-blood must be shed, Te dye its billows, thick and red, Ia torrents, rushing to the main, he slp, ish waters of Champlain, thless hand\u2014with fosse or wall\u2014 9, palm k thee, brooking to thy fall, biniobrg Queen, fair Montreal ! IV OF.beon bestowed,of posyer and grace, poy our Soup and this place, 5, stan, tho\u2019 feeble, we have sung, On, joyoys chord, with § anes strung ; al partirig now, would fain renew, ot somie, their last\u2014 from all\u2014adieu In Patronne\u2019s tribute, justly true.Who Earth redeemed in chaas, toss\u2019d, am\u2019s fall, an nkind lost, dies of Gi, fm Heaven exil'd ?St.Ann°s pure virgin-daughter\u2019s child The mode, the meed, we may not tell, A murdered Christ records too well, Whilst shield emblazoned, orest, and name, High-birth, and title, rank, and fame, Have sought the dust, from whence they came ; While Truth Eternal reigns on High, And paradise in Benuty\u2019s eye, Bless\u2019d Ann ! thy claim shall never die.Un autre poëte, très-avantageusement conuu du public capa.dien et Pune de nos gloires nationales, on peut dire, M, A.B.Routhier, avocat, a traité le même sujet.Sa pièce est belle à ravir, quoiqu\u2019il ne veuille pas se l\u2019atouer.Elle est Pespression d\u2019un cœur sincèrement chrétien, et c\u2019est le plus bel éloge que nous en puissions faire.Ah! pourquoi donc tous les poètes ne sont-ils pas comme lui, bumbles et croyants ?Ils diraient tou- Jours de nobles paroles ; ils feraient vibrer toutes les fibres du cœur.La preuve en est facile à donner ; nous n\u2019avons qu\u2019à citer la pièce de M.Routlier, que lut un élève de Rhbétorique, M.Arthur Desjardins.Elle est intitulée : HOMMAGE ET BIENVENUB.I En ce jour fortuné que Ste.Anne est heureuse De revoir dans ses murs ses enfants réunis ! Un seul mot a touché leur âme généreuse, Et tous sont accourus ; oh! qu'ils en soient bénia! Ils sont restés ses fils ; leur mémoire fidèle .De leur Alma Mater se ressouvient encor ; Et quand elle a parlé, tous groupés autour d\u2019elle Ont oftert à la fois de l\u2019amoor et de l\u2019or.De l\u2019amour! dans ce siècle où respire la haine Où l\u2019amitié s\u2019èteint dans le cœur des mortels ! De l\u2019or! dans cette vie où l\u2019opulence est reine Et voit ses courtisans lui dresser des autels ! Le saint Livre nous dit que les enfants des hommes Au pays de Sennar s\u2019assemblérent un jour, Et qu\u2019avant de fonder leurs différents toyaumes, Ils se dirent entre eux : \u201c Bâlissons une tour; ¢ Elevons jusqu\u2019au ciel un monument immense, \u201c Qui puisse rendre un jour notre nom immortel, ** Mais Dieu qui les voyait confondit leur démence ; Et leur folie illustre édifia Babel ! Les enfants de Ste.Anne, animés d\u2019autres flammes, Ont voulu satisfaire un plus noble besoin ; Un sentiment plus pur a vibré dans leurs âmes, Et de l'éterniser leur œuvre aura le soin ! Altius tendimus ! a dit leur voix sonore, \u201c Nos esprits ont besoin d\u2019un plus vaste horizon ; \u201c De Ste.Antie en nos cœurs la voix résonne encore ; *\u2018 Reconnaissance ! amour ! voilà notre blazon! « Gravons-le sur ces murs où vécut notre enfance, \u201c Comme Dieu sur la pierre a su graver sa loi, \u201c\u20ac Et, tont en exprimant notre reconnaissance, \u201c À la face du monde affirmons notre Foi | « Embellissons enfin d\u2019un nouveau sanctuaire \u201c Ces lieux que nous aimons comuine le toit natal, ¢¢ Et qu\u2019à ce dévoûment pour notre bonne mère, \u201c Un autel rajeuni serve de piédestal ! \u201d IT Et l\u2019un d\u2019eux vel levé plgin d\u2019une sainte fipmme ; Et, tournant vers le ciel son regard inspiré, 11 a pris la compas, ce verbe de son âme, £t préparé le plan du travail désiré.L\u2019œuvre sainté à germé dans son âme artistique ; Elle est là toute entière à l\u2019état d\u2019idéai : Il à pour l\u2019exprimer cette langue mystique, Cet art grand et sublime, autrefois sans rival, Que l\u2019homme à décoré du nom d\u2019architecture, Il est là contemplant l\u2019espace consacré ; 94 GAZETTE DES CAMPAGNES H observe de l'œil, il caleule, il mesure, Et dans son cœur il sent grandir le feu sacré ! lci devra planer une voûte en dgive, La sa main détendra des arceaux surbaissés, Et là bas le sculpteur, d\u2019une main sûre et vive, Découpera ces arcs dans de Por enchassés.Au fond se dresseront d\u2019élégantes arcades, D'où l\u2019orgue parlera son langage enchanteur, Et sur leurs pieds d\u2019airain de blanches colonnades Au-dessous s\u2019offriront au cisean du sculpteur.Au cintre émaillé d\u2019or de la voûte courbée L'art chrétien gravera ses emblêmes pieux : La voûte sera livre, et toute une épopée Devra s\u2019y dérouler eu trails mystérieux ! L\u2019esquif de Pierre, orné de riches banderolles, Y livrora sa voile aux flots amonce'és : La science et lex arts, en gracienx symboles, Y seront de la Foi défenseurs obligés ! Et pour que le chrétien s\u2019isole de lu terre, Et five ses regards en entrant dans ces lieux ; Pour qu\u2019il comprenne bien qu\u2019en bas tout est misère, Et que de la beauté la source est dans les cieux, Il faudia ciseler ces voûtes magnifiques, Buriner sur leurs fronts les plus riches décors, Et pour les embeilir «d\u2019ornements symboliques, De l\u2019art et du génie épuiser les trésors ! Et l'architecte ému, réalisant son rève, S\u2019est mis lui-même à l\u2019œuvre et s\u2019est fuit ouvrier ; L'idée a pris ea forme, et d\u2019un travail sans trêve A surgi lu chapelle où nous allons prier.I Sous la voûte des cieux l\u2019ombre a tendu ses voiles : Des nuages blafards roulent sur les étoiles, Et nous dérobent leur clarté.Le crêpe de la nuit aur l\u2019univers se pose, La nature se tait : tout dort et se repose, Hors Dieu dans son immensité ! Sur nos autels sacrés jamais il ne sommeille ; Dans Ja sainte chapeile, entrez, son amour veille : Œil toujours ouvert sur hos pas, Sa lampe solitaire aux parvis se alance Et son oreille semble écouter en silence Des voix qui lui parlent tout bas.Dans les vagues lueurs que projettent les dômes, Les piliers de la nef sembleraient des fantômes ni se promènent dans la nuit.La voûte se revêt de formes fantastiques, Et l\u2019on dirait parfois que des chœurs angéliques Y déploient leurs ailes sans bruit, L\u2019orgue majestueux, dans la nef solitaire, En ses poumons d\u2019airain retient sa voix austère, Et l\u2019hymne don sur le clavier : Le front enveloppé d\u2019une majesté sombre, L\u2019autel auguste semble agenouillé dans l\u2019ombre, Et nous inviter à prier ! À genoux ! À genoux ! Ii faut prier, c\u2019est l\u2019heure : Le monde chante et rit, mais l\u2019Église qui pleure À besoin du secours divin.Et comme tn pauvre aveugle, il méconnait la route Que Jésus-Christ ini montre en vain.Notre siècle eat en proie aux angoisses du doute.À genoux | À genoux ! Car le moude blasphôme Et de sa bouche impie il vomit l\u2019anathème Contre.son sauveur Jésus-Christ ! Dans l\u2019ivresse des eens il a perdu la crainte : De son impureté sa docirine est em reinte, La chair l\u2019emporte sur esprit | Prions pour celte race impure et criminelle : Implorons de Jésus la bonté paternelle Pour l\u2019homme qu\u2019il a racheté.Qu'il brise de remords son âme malheureuse Et qu\u2019il éclaire enfin sa route ténébreuse D\u2019un seul rayon de vérité ! Prions pour que l\u2019Eglise autour d\u2019elle rallie Tous ces membres épars de la pauvre Italie, Qui naguère étaient ses eniants ! Que le Pape soit roi de la famille humaine, Et que le saint drapeau de l\u2019Eglise Romaine Déroule ses pis triomphants | Prions pour la patrie où la Croix règne encore, Et que ce labarum dont son front se décore : La garde du joug étranger! Aux pieds des saints autels qu\u2019elle croiuse en sagesse, Afin que leur grande ombre aux jours de la détresse L\u2019abrite contre le danger! Implorons de Jésus la sagesse infinie ! Qu'il éclaire toujours cette maison bénie Et la conduise par la main ; Afin que ses enfants, sa couronne et sa gloire, Puissent de ses leçons conserver la mémoire, Et marcher dans le droit chemin ! Qu\u2019il garde les enfants! qu\u2019il bénisse la mère! Que sans jamais quitter son nouveau sanctuaire, Il veille sur eux constamment ! Et qu\u2019il nocorde enfin des grâces abondantes Aux amis dévoués dont les mains bienfaisantes Ont élevé ce monument ! Le corps de musique joua alors Vive la Canadienne et God save the Queen ; c\u2019était le signal de la fin de la séance.1 était dix beures et demie.Tout le monde se rendit immédiatement à la cour de récréation des jeunes élèves du Cours anglais où tout avait élé préparé pour an feu d'artifice.Pendant une beure et demie à peu près on prit grand plaisir à voir lancer des fusées, chargées de serpenteaux et d'étoiles colorées.Les chandelles romaines, les jets de feu, les feux croisés, des soleils tournants, les bombes d'artifice, les batteries de feu ne firent pas défaut non plus ; ils réussirent admirablement bien.La soirée se termina par une Îlumination subite représentant Ja chapelle du College; elle était accompagnée des feux les plus variés et des couleurs les plus éclatantes.Grâces en soient ici rendues à M.Alph.Pelletier, professeur et prêtre du Collége, ainsi qu\u2019aux élèves qui ont travaillé sous sa direction : ils ont rudement travaillé, mais aussi ils ont eu un beau succès.Comme il avait été annoncé la veille, la grand\u2019messé eut lice à neuf heures.Le célébrant fut M.A Proulx, ancien élère du Collège de Ste.Anne ; il fut assisté de M.H.Potrin, curé de St.Denis, comme diacre, et de M.J.Blais du Séminaire de Nicolet, comme sous-diacre.Ce serait bien ici le lieu de faire la description de la chapelle du Collége, si heureusement terminée sous la direction de M.Stanislas Vallée qu\u2019aidèrent de leurs conseils MM.A.Vallée et Alph.Pelletier.Mais comment, dans une rapide esquisse donner une juste idée de ce monument qu\u2019a consacré la reconnaissance Ÿ Comment décrire cet autel si magnifique et unique en son genre, ce plafond purs cn superbes caissons, ces voûtes latérales appuyées sur des corniches les plus riches qu\u2019on puisse voir?Comment peindre la beauté des stalles du chœur, des galeries, des balustrades 1 C\u2019est quasi impossible.Ceux qui ont vu la chapelle du Collège le savent ; ceux qui ne l\u2019ont pas vue s\u2019en convaincront en venant la visiter.Les élèves, comme il a été annoncé, chantérent la 12me messe de Mozart. GAZETTE DES CAMPAGNES Le sermon fut donné par M.André Pelletier, Supérieur du Collége.Nous ve pouvons qu\u2019en fuire l'aualyse et en reproduire de courte extraits, Après avoir dit qu'il regrettait beaucoup que oelui qui avait été prié de faire entendre ls parole sainte en cette solennelle circonstance, eut été dans l'impossibilité d'accepter l'invitation qui lui avait été faite, il ajouta : \u201c Maintepant que nous sommes réunis duus ce sanctuaire, devenu si décent, si reoucilli, si harmonieux, je saisis cette occasion de dire tout d'abord et plus particulièrement au nom de la religion : Grâces aux libéralités de MM.les anciens directeurs, professeurs et élèves de cette maison et de dévoués amis ; au zèle, à l\u2019habileté, au dévouement d\u2019un artiste distingué, lui-même élève de ce Collége ; grâces à tous ceux qui ont travaillé sous ses ordres et sa direction, nous avons une chapelle plus digne de Dieu et de sa sainte religion! Après ce remier témoignage public et religieux de notre admiration et 5 notre gratitude, il me reste à remplir le devoir d'édifier par quelques pieuses réflexions ceux qui vont jouir de ce don.\u201cQue leur diraije donc à ces élèves?Que vous dirai-je, chers enfants, pour édifier votre foi, pour construire quelque chose duns vos cœurs par ma purole Ÿ Que vous dirai-je pour que Dieu soit glorifié par ceux qui reçoivent comme par ceux qui donnent ?« Cle que je vous dirai ! Je vous adressorai cette belle parole ue St.aul adressait aux Corinthiens, dans sa seconde épitre : ratias Deo super inenarrabili dono, rendons grâces à Dicu pour le don ineffable que nous avons reçu.Après cette admirable parole de St.Paul, je m'arrêterai à cetto pensée de St.Augustin, qui disait dans une certaine circonstance : Notre discours sera convenable si, par la grâce de Dicu qui construit à l'intérieur, il peut être utile à vos âmes.Et il sera utile à vos fimes si vous méditez bien cette pensée : Quod hic factum iter videmus in parictibus, spiritualiter fiat in menti- bus, 06 que le travail de l'homme à fait sur les murailles duit s'opérer dans les csprits.\u201d L'orateur développa ensuite cette pensée, que le vrai temple de Dieu est l'âme 3 juste, que la beauté et la richesse de nos temples matériels ne sont qu\u2019une faible image de la divine beauté de l'âme du jeune homme, lorsqu\u2019ello est ornée et enrichie de la grâce sanctifiante.Il s\u2019attacha surtout à bien faire comprendre que quand Dieu, dans cette mystérieuse promenade qu'il fait à travers le monde pour trouver des âmes dignes de lui, circuit quærens dignos se, rencontre des jeunes cœurs pleins de piété, il s\u2019y repose avec délices.Il convenait aussi de dire pourquoi il existe des temples\u2019matériels ; c'est ce que l\u2019orateur fit avec un rare bonheur de pensées et d'expression.\u201c Remercies Dieu, chers enfants, dit-il ; bénissez la Providence de vous avoir donné ce beau temple.Bénisses les mains libérales qui out été les instruments des libéralités plus grandes de Dieu.biais souvenez-vous que c'est i cause do nos Ames, dans leur intérêt quil existe des temples matériels.C'est ce qui a fait dire à St.Thomas que les temples ne sont pas érigés pour Dieu, non propter Deum.Ce n\u2019est pour Dieu, en effet, mais bion pour nous que nous élevons des temples, car Dieu en exigeant nos hommages d'adoration et d'amour ne cherche pas son utilité, mais la nôtre.Jon propter Deum, propter ipsos adorantes.\u201d Il est dans la nature de l'homme, continua M.le Supérieur dont nous résumons la pensée, de rendre un oulte extérieur à Dieu, et rien n\u2019impressionne tant l'âme et ne la porte autant à se recueillir quo la boauté ot les décorations de nos temples.Ou dirait que les idées se rafraîchissent à la vue de ces fleurs, de ces ornoments, de cet ordre qui préside à tout.Rappelonsnous donc toujours que nos prières, nos désirs, nos affections, 95 nos œuvres doivent être les pierres vivantes du temple spirituel que nous sommes chargés d'édifier.C'est ce que nous dit chacun des objets qui nous environuent ; il ne faut pus s'arrêter à admirer ce qui est purement extérieur; il faut savoir lire au foud des choses.À midi eut lieu le diner.Quatre cents convives environ prirent place le long des tables dressées dans la salle des exer- vices.Le repas se prit très-joyeusemneut et três-frateruellement, et le corps de musique des élèves fit, peudant toute aa durée, retentir les plus sympathiques accords.II allait finir lorsque M.le Supérieur se leva et demanda la permission de dire quelques inots.Il s\u2019exprima en ces termes : Messieurs les anciens directeurs, professeurs et élèves du Coblége de Ste, Anne, Un beau, un grand jour de fête vient de luire pour le Collége do Ste.Anne, et il sera pour lui d'éternelle mémoire.Quel ravissant spectacle, en effet, se présente aujourd'hui à nos yeux! Tous unis dans l'affection que vous portez à cette institution, née du cœur d\u2019un saint et vénéré prêtre, M.C.F.Painchaud, vous avez bien voulu, quoique disseminés sur toute la surface du pays, comme autant de rameaux vivaces d'un grand et bel arbre qu'ont arrosé tunt de sueurs, vous réunir sous ce toit même qui a abrité vos premiers ans, qui a vu couler les plus belles comme les plus précieuses années de votre vie, qui a été le témoin de vos rudes et incessants labeurs et des sacrifices saus nombre que vous avez faits pour promouvoir l'œuvre du bien.C\u2019est l\u2019affeetion, c'est la reconuaissance qui vous à ainsi rassemblés, qui vous a ramenés dans ces murs, qu'il me semble entendre palpiter et frémir de bonheur en ce mowent solennel ; c'est aussi l'affection et la reconnaissance l'qui vous y accueillent aujourd'hui.Oh! que nous sommes heureux, wes confrères et moi, de vous faire cet accueil ; il n\u2019est pas, Inalgré tous nos efforts, ce que voudraient nos cœurs ; mais vous voudrez bien pardonner à notre impuissance.Nous pouvons du moins vous assurer que c'est avec un sentiment d'indicible émotion que nous vous souhaitons la bienvenue, et que c'est en en sentant toute la douce vérité que nous répétons ces paroles de l'Ecriture : Ecce quam bonum et quam Jucundum biture fratres in unum, qu'il cst bou, qu'il est doux pour des frères d'habiter ensemble ! Oui, je le répète, c'est un beau jour de fête que le jour d'au- jourd\u2019hui.Ce jour, Messieurs, c\u2019est vous qui l'avez fait, c'est votre œuvre ; c'est le fruit de votre reconnaissance, l\u2019expression d'un généreux dévouement, d\u2019un sentiment admirable de piété.C'est aussi le jour du Seigneur, hac dies quam fecit Dominus, puisque tout ce qui procède de ls piété vient de lui et se ra rte à lui, comme à l\u2019Auteur de tout bien.Soyez donc mille \u2018ois remerciés, car en faisant ce beau jour vous avez fait plus qu'acquitter une dette de reconnaissance.Nous sommes heureux de le proclamer, cette dette était ao- quittée depuis longtemps.Et en effet, si le Collége de Stepue porte aujourd\u2019hui sur son front une noble et riche couronne où brillent tout à la fois l\u2019or de la vertu et la perle de la science, c'est à vous qu'il le doit, car cette couronne, d'un prix inestimable auquel rien ne saurait être comparé, c'est chacun de vous, Messieurs, qui ls forme ; vous en êtes les nombreux, les riches et brillants joyaux.Les uns, et ils ne sont as en petit nombre, font la gloire ct l'honneur du sacerdoce ; îls ont été et sont encore vraiment apôtres par le zèle, le dévouement et la charité; ils réjouissent par leurs nobles travaux et leurs hautes vertus le cœur de l'Eglise qui consorvera leurs noms ct leur imprimera le sceau de l\u2019immortalité.Les autres font le légitime orgueil do |s patrie par lour sinoère attachement à tous les devoirs que remplissent le bon chrétien et le bon citoyen ; plusicurs de ces derniers même occupent ces hautes 96 GAZETTE DES CAMPAGNES poritious sociales qui ne peuvent'être et no sont accordées qu'à un prund mérite reconnu.Voués au bien dans toutes les carrières, chers à l'Eglise et à l'Etat, vous, Messieurs les anciens directeurs, professeurs et élèves de catte maison, ne faites-vous * pas rejaillir sur elle un immense houneur, un honneur qui la rend elle-même bien plus redevable envers vous que vous ne l'êtes envers elle.Certainement oui.Ft cependant, vous ne croyez pas avoir encore assez fait pour celle maison! Dans la toudre affection que vous lui portez, vous venez d'accomplir en sa faveur un ucte de générosité tel que les fustes d'aucune des Institutions de notre pays n'en renferment de pareil, j'oscrai dire même d'approchant.On a bien vu des élèves reconnaissants offrir à leur Alma Mater, comme gage de leur gratitude, de précieux dons destinés à en orner le ranctuaire ; mais ce qui vous était réservé à vous edd, ce dont vous nvez donné les premiers le touchant et mémorable exemple, ç'a été de faife don du sane- tuaire lui-même, et, ce qui plus est, d\u2019un sanctuaire magnifique entre tous.Oh! Messieurs, qu'elle est sublime l'idée que voustraduisez dans ce monument de votre gratitude et de votre affection! Vous dites à tous, ct «pécislement À ceux qui vous représentent ici aujourd'hui, à vos jeunes frères, élèves de Ste.Aune comme vous l'avez été judis, que, dans une maison chrétienne ct religieuse, c'est le licu de la prière qui tient le premier rang, que c\u2019est là qu'on trouve consolation, force et courage; vous dites à tous que c'est ln prière qui est le grand levier du monde, qu'elle est l'âme de toute noble et difficile en- trepriso, la garantie de tout succès, que c\u2019est elle qui fait les vrais savants, les hommes éminemment utiles; vous dites à tous enfin que quiconque a des talents ct les développe par l'étude, doit les mettre au service de Dieu et de sa sainte Eglise, quelle que soit la position qu\u2019il occupe dans la société.Voilà ce que vous dites aujourd'hui, Messieurs, et la maison de Ste.Anne se sent infiniment heureuse et légitimement fière d'avoir formé des élèves qui se font un devoir de tenir ce langage et de l'immobiliser dans une œuvre d'art.Honneur done et remerciments à vous, MM.Jes anciens directeurs, professeurs et élèves du Collége de Ste.Anne, à vous dont les généreuses offrandes ont doté cette institution d\u2019un sanctuaire qui redira à jamuis et votre piété et votre reconnaissance, et qui nous rappellera sans cesse À nous que tous les enfants de Ste.Anne ne font qu'nu dans les liens d'une douce ct sainte fraternité.Honneur ct remercîments à M.Stanislas Vallée, ce digne prêtre, élève de Ste.Anne, artiste habile, dévoué et infati- guable, qui a conçu le plan de la nouvelle chapelle du Collége, et qui l'a fait exécuter si parfaitement qu'on peut dire sans exagération qu\u2019il a enfanté des merveilles.Depuis plus de trois mois, il a consacré ses jours entiers et bien souvent ses nuits à la réalisation de la belle ct sainte pensée dont vous avez voulu qu'il fut l'interprète ; je viens de dire avec quel rare bonheur il a réussi.Honneur et remerciments aux dévoués MM.du comité ! Ce sont eux qui les premiers ont émis l'idée du pieux projet dont nous fôtons aujourd'hui la splondide exécution ; co sont eux qui l'ont communiquée aux anciens élèves de Bte.Aune et qui en Out pressé l'accomplissemient.Ils ont été l'âme de tout ce qui s'est fait; ils s\u2019en sont occupés, on peut dire, tous les jours ct à chaque heuro du jour.M.le curé de St.Denis, secrétaire du comité, voudra bien recevoir en particulier nos plus chaleureuses félicitations, car si le comité n été l'âme de tout ce qui s'est fait, il a lui-même été l'âme du comité.Honneur enfin et remereiments aux bienveillants amis da Collége de Ste.Anne dont la présence vient ajonter au plaisir que nous goûtons en oetto fête de famille, et dont plusiertre wême ont voulu contribuer par leurs offrandes à l'œurte- MM.les anciens directeurs, professeurs ct élèves de cette mal- son, Îls vivront éternellement dans nos cœurs ces fidèles amis, de même quo vous tous chers élèves de Ste.Anne, Nous vons prions d'en conserver toujours l'assurance ; de notre ebté, nos farderons toujours pieusement le précieux souvenir de votre reconnaissance, de votre affection et de votre tendre piété, M.P.Verrault, député à la Chambre locale, exprima ensuite au nom de tous les anciens élèves du Collège de Ste.Anne, ses sentiments de reconnaissance et de piété filiale.11 be fit:qn peu de mots et parfaitement bien.Lorsque M.Verrault eut fini de parler, M.G.Tanguay, de St.Gervais, se leva et demanda à M.A.B.Ronthier de vouloir bien lire lui-même la pièce de vers qu\u2019il avait composée pour la fête.M.Routhier se rendit avec bienveillance au désir qu\u2019qn lui exprimait et il fut fréquemment et chaleureusement applaudi.Ses vers parurent encore plus beaux que la veille, tant il les récita avec âme et enthousiasme.Un si beau jour n\u2019a laissé qu\u2019un regret.Grand nombre d\u2019anciens élèves n\u2019ont pas pu prendre part à ses joivs, retenus qu\u2019ils ont été par des raisons majeures.La plupart ont écrit des lettres d\u2019excuses à M.le Supérieur, Nous signalerons, entr\u2019autres, | Honorable Letellier de St.Just qui tenait À assister à la fête et qu\u2019on eut été si heureux de voir et d'entendre.D'autres ont eu Ja délicate attention d\u2019avertir par des télégrammes qu\u2019ils asaie- taient de cœur à la belle réunion de famille qui avait lieu : de ce nombre furent M.le Dr.Paiuehaud, de Varennes, et le Rérd.M.Michaud, du Nouveau-Brunswick.M.le G.V.Proulx, invité à faire le sermon de circonstance, n\u2019a pu accepter, vu les nombreuses occupations qu\u2019il a eu ce moment.Tous ont regretté qu\u2019il en fut ainsi, Mgr.Lynch, évêque de Toronto, s'est aussi souvern de ceux qui ont eu tant de plaisir à le voir au milieu d\u2019eux, l\u2019année dernière.ll a écrit à M.le Supérieur et l\u2019a prié d\" ses meilleurs souhaits à l'occasion de la belle fête de famille que le Collége de Ste.Anne préparait.Peu de temps après le diner l\u2019heure du départ songe.H en eoûtait beaucoup de se séparer, mais il le fallaët.Les élèves du Collége, corps de musique en-tête, sé rendirent à la gare du chemin de fer, pour salmr et remertidr une dernière fois leurs frères aînés et les amis de 1a meison, Aw moment où les chars allaient partir, M.Elz.Desjerdin, M, D., dv Cap St.Ignace, prit la parole et dit combien il uvait été heureux de prendre part à la fête qui venait de se doanèr, H rappeln aux élèves actuels que nul temps dans Ia vie n'est plus beau que celui que l'on passe au Coltége, mais que maibeu- reusement on le comprend trop tard.Les élèves crièrent alors trois kourrahs en l'honneur des anciens élèves et aunis de la maison, trois autres en l'honneur de M.le Supérieur do 86- L'inaice de Québec, et trois encore en remereîments à M.Paulet, condueteur des chars, qui avait accordé un quart-d'heave de plus que le temps fixé, eu égard à la circonstance.Les chars pes- tirent et le corps de musique entoana le chant d'adieu.©?beau, c\u2019était touchant jusqu'aux larmes et aussi il \u2019an répartit d\u2019aboudantes.Puissent les beaux jours qui viennent de finir vivre étergélte- ment dans la mémoire de ceux qui les ont vus s'envoler avec tant de regrets ! En terminant, nous dirons que les Messieurs du Collége pri tous les journaux, qui ont eu la bienveillançe de- si eulaires et annonces relatives à la fête du 1 juin, agtéer leurs meilleurs rémerciments."]
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.