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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
vendredi 5 août 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1870-08-05, Collections de BAnQ.

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[" 9me année Sainte Anne de la Pocatière (P.Q.), 5 août 1870.Numéro 18 GAZETTE DES CAMPAGNES Journal du Caltivateur et du Coton, paraissant tous tes Jeudis ABONNEMENT : 61.00, payée invariablement d\u2019avance.L\u2019abonnement date du ler avril, ler joillet, ler oc- tobte, on ler janvier.Un ne sabonne pas ponr @ moins d\u2019un an.Tout avis de cessation d\u2019e- bonnement devra etre ioané a ce bureau, par écrit, un mois d\u2019avance.Sila guerre en la derniére raxon F2 des peuples, lagricuitere doit en RE être lu première.222, Ee at Sand ANNONCES : Le insertion, 10 et, la ligne Ze \u201ceto, 3 cle.\u201c Pour les annonces à tony terme, conditions liberales.Ceux qui désirent ='actren- By ser spécialement aux Cultià valeurs, 1rouveront avanta- fy zenx d'annoncer dans ce Journal\u2014_\u2014_\u2014 Emparons-nous dy «al, 51 nou voulsna conserver uutre nablonaité Firmin H.Proulx, Éditeur-Propriétaire, à qui toutes lettres, réclamations, envois, etc.doivent être adressés franco s@7 Nous invitons les abonnés retardataires à payer leur abouvement à ln Guzette des Cumpagnes sans délui.du cou- prendra facilemeut que nous ne pouvons nous contenter d'une recette de 83 à $4 par mersuine, quand les dépenses do lu Gazette se montent à plus de $30 pour le même espace de temps.sr L'absence de nos ouvriers-typographes, depuis 10 jours au camp de Kamouraska, est la onuse du retard apporté à lu publication de la Gusette pour cette semaine.CAUSERIE AGRICOLE Races bovines de l'Angleterre.Race Davon.\u2014 Le Duvon originaire du Dovonshire, comme sous l\u2019avons vu l'un deu comtés les plus tempérés de l'Augleterre, De possède pas à un très-baut degré octte rusticité, cette forve de constitution qu'exigent du bétail les pays duat le climat est froid et rigoureux.Le Devon importé souffre certainement plus de nos longs et rigoureux hivers que le bœuf du Hereford et plus surtout que le Durham.La convenance du climat doit être prise en sérieuse considération lorsqu'on veut faire l'importativn d'une race animaie quelconque.Si les sujets importés partent d\u2019un climat plus doux pour æ fixer daus une localiré plus froide, ils exigent des soins d'entretien et de logement souvent minuticux, jusqu'à oe que leur noclimatation se soit effectuée ; c'est-à-dire, jusqu'à ce qu'ils uieut acquis la rusticité que demande la température moins favorable de leur uouvelle patrie.Sans ces soins, ln race la mieux doués dégé- ndre et n'apporte à l\u2019amérioration de la raoo commune qu'un.sabg pauvré et de nombreux défauts.En un mot, on perd les beuveux résultits que I'on atténduit de cette coûteuse importation: © Li Devon importé en Canada pour\u2019 l\u2019amélioration de notre bétail, laisse une douce températare pour unu contrée trés-freide et veut des soins d'abolimatation- qui \u2018constituent déjà un obe-| De plus, l'animal n'ayant aucune aptitude spéciale, possédant encore, malgré l'antélioration qu'il a subi, de nombreux défauts, se nourrissaut mal, étaut exigent eur le choix des aliments, ne mérits pas les honveurs de l'importation.Car, entin, quel titre le Devon à til à cet honneur ?Il n'a ni la rasticité, ni lu obriété des races que peut nourrir un pays dont la culture est pauvre en fourrages du boune quali'é, Dans les rheil- leurcs conditions de sol, de climat et d'alimentation, il n'utteint jaminis le volams colossal des grandes races de boucherie ét la volume de viunde produit par un poids donné de fourrazes n est jarvais aussi élevé.Ainsi, le Devon ne couvient pas plus aux cultures pauvres qu'aux onntrées riches et son importation ne peut être profitable.Sun entretien est certuinement avantugeux dans la foca- lité où il s'est formé; eur lu culture, ni trèx-riche) ni très pauvre, \u2018tire un bon parti de sun bétail.Dans cette situation intermédiaire eotre doux extréums qui ne lui cuo- viennent point, le Devon à montré une ntilité réelle, il a donué to \u20185 les produits dont on avait bosoïn, lait, viande et travail, Mais il ne doit pan franchir les lituites naturelles dersdl qui lui procure sa subsistan e.Il y est parfuitoment'à sa pluce et tout va bien.Si l'on veut lui fuire dépasser cas limites, pour monter ou pour descendre, il perdra tous oes aviutages et vu sera plus d\u2019une exploitation profitable.' Eu Angleterre, on comprend parfaitement oes exigencss dn Devon : aussi est-il trds-rare de voir les reproducteurs de cette ruce recherchés pour l'amélioration des rucus communes ; l'ex- périenec à démontré aux fermiers anglais que lo Duvou déplacé perd lus qualités qui en fout une grande richesse pour son sol nutal, On rencontre, cepeudant, dans tous les comtés de l'Angleterre, notamment aux environs des grandes villes, de nombreux sujets de la race du Devonshire ; mais tous ces animaux proviennent des ventes faites par les fermiers de ce dernier-sow:6, Les éleveurs du Devonshire les gardent jusqu'à l'&ge.de trois à quatre ans, épeque \u2018où ils les livrent à des engraîoseurs de tale selina à noi miipiel'oduttme type Mabéliorateur) Those pila ue ani profes i be dope amie sow 45 pieux LRTI 138 mérehés d'animaux gres.La viande savoureuso et saine que produisent les animaux de cette race est la seule cause qui fait rechercher des consommateurs et des engraisseurs.Comme reproducteurs, ils no sont jamais employés'en dehors de la localité où ils se sont formés.Quelques éteveurs canadiens, mieux intentionnés qu'intel}i- gents ont voulu faire autrement, Malgré l'espèce d\u2019ostracisme q se pratique en Angleterre 3 I'égard de la race de Devon, ils ont voulu l\u2019employer à l'amélioration du bétail canadien et ils ont fait des importations coûteuses sans même se donner la peine de chercher qu\u2019elle pouvait être la cause de la répu- guance que les premiers éleveurs anglais manifestent contre privet race, excellente cependant quand elle ne sort pas de chez elle.La race Devon possède, en dépit de sa nullité comme amé- lioratrice, de nombreux représentants dans'ce pays et le Conseil d'agriculture la considère tout autant que le Durham.Voilà ce qui nous étonne le plus.De savants agronomes, désireux de faire prospérer notre agriculture (du moins c'est l\u2019idée que nous faisons d'un conseil d'agriculture), encouragent par leur exemple, ot même par des primes, l'importation d'une race inutile et cels malgré les avertissements de la pratique éclairée de tout un peuple d'éleveurs intelligents et expérimentés.C'est ainsi qu'à la prochaine Exposition provinciale, on donnera des prix élevés aux taureaux, vaches et veaux de race Devon.N'est- ce pas là ce qu'on appelle du progrès au rebours?Au lieu de rohiber toute importation de cette race de bêtes-à-cornes, on \u2018encourage tout autant que celles des meilleures races.Espérons que le bou sens des cultivateurs fera bonne justice de ce faux pas et les empéchera de s'enguger dans une voie aussi remplie de mécomptes.Nous pouvous former, avec notre race indigène par la simple sélection, un noyau de sujets d\u2019élite aussi qualifiés au moins que ceux de la race du Devon, mieux adaptés à notre climat et d'une taille plus en rapport avec la qualité et la qualité des aliments dont chaque exploitant peut r.Tob bon régime et la sélection, von-sculement, augmente la taille ; mais encore améliore les formes.Le Devon entre autres en est une preuve convaincante.D'année en année, nous voyons de nombreuses transformations dans l'appareuce générale des sujets.La poitrine s'élargit et acquiert une plus graude capacité, les côtes s'arrondissent, le corps prend plus d'amplour et Je train postérieur augmente de volume.On ne peut nier que ces excellents résultats ne soient obtenus par le bon régime et Ja sélection, car la généalogie des sujets en fait foi; d'ailleurs, si quelques oroisements fussent venus se méler de la partie, on * aurait pu facilement le constater au premier coup d'œil par des changements très-senaïbles dans le pelage, duns la couleur do lu peau, dans la couleur et la direction des cornes, dans la taille, ou dans fout autre signe caractéristique sur lequel la sélection et le régime n\u2019ont aucun effet, mais que les croisements font changer souvent même dès la première génération.Le Devon, étant une race primitive, dont le sang n'a été troublé par aucun croisement possède des-curactères distinctifs très-bien marqués.L'uniformité de ces caractères chez tous les sujets est une preuve de la pureté de leur sang, du soin que les éleveurs ont pris d'empêcher tout croisement.: La conformation générale des devons de race pure est légère en même temps que très-gracieuse.Leur poil est d'un rouge foncé sans aucun mélange de blanc chez les animaux qui n'ont subi aucun croisement.\u201c La oouleur si tranchée ct si caractéristique de la robe, dit M.Eug, Gayot, est scrupuleusement conservée par les éleveurs.Cenx-oi rejettent les nuancés.juoios foncées, et tous les.indi- yidus qui apportent en naissant la plus légère tache blanche.GAZETTK DES CAMPAGNES 8 at 1 0485 2 228 wor ay - pr ue ben AR Ge d'efi là sans doûte Qu'un digbe tobà faithontébtionnél de bonté, mais il exclut toute pense de mélange, et concourt ainsi à maintenir la pureté générale de la tribu.Effectivement, toute trace de sang étranger apparaît auseitôt, quand le hasard l'a introduite, mais le boucher enlève immédiatement les bà- tardi, et la race se conservé aisément dans toute son intégrité.\u201d Leur peau est fine, souple, douce au toucher, d'une couleur | jaune oraugé et garnie d\u2019un poil fin, soyeux et ayant une grande tendance à friser.Leur nes est étroit et de couleur jaune orangé comme le au.Pur yeux sont saillants, doux, expressifs et entourés d'un cercle de même couleur jaune orangé.Leurs oreilles sont plus minces qu'épaisses et recouvertes d\u2019une peau qui à l'intérieur prend la couleur rouge clair.Leurs cornes sont de longueur moyenne, miuces à la base, remarquablement cffilées et légères, dirigées en avant ot légè- remeut relevées vers la pointe.Leur tête est petite, signe caractéristique de la finesse de l'ossature comme dans le Durbam.Leur cou est long, mais bien attaché aux épaules et bien soutenu.Leur corps en général est long et assez enlevé de terre.C'est un défaut comme race de boucherie, mais c\u2019est une préciouse qualité pour l'animal de travail.Tout l'avant-train présente un volume considérable comps- tivement au train postérieur.- Le dos et surtout les reins sont très-longs, signe infaillible d'une grande vivacité.En effet, le Devon est très-apte à l'exécution des travaux agricoles et surtout des\u2019 labours en terre légère.Sa douceur, sa légèreté et son énergie ed font un ez- cellent animal de trait, 11 trotte sous le \u2018harouis sans s'essouffler et exécute les travaux des champs avec autant de rapidité que les chevaux de la localité.La croupe est courte et les quisses assez charnues.La partie supérieure des membres est très-longue ; mais la partie inférieure est courte, ce qui fait que le corps n'est pss trop élevé de terre; les pieds sont petits.a poitrine est moyennement profonde.Comparativement au bœuf, le taureau et surtout la vache sont petits.Ces caractères eont communs À tous les devons, cependant la délicatesse des formes disparaît peu à peu, à mesure qu'une alimentation plus abondante et plus suceulente, vient auymen- ter leur volume et leur aptitude à l'engraissoment.(A continuer.) enti Tm _ REVUE DE LA SEMAIN Le peu d'événements à enrégistrer cefto semaine, nous per met d'extraire de l'Univers uno partie du récit qu\u2019un corres pondant de New-York lui fait de l'expédition fénienne en Cx nada.\u2019 \u2019 « [ue fois co pays ennemi, dit le narrateur, il ve s'agissait pas de flâner, et les hommes se disposèrent à élever des retranchements.Mais à peine s'étaientils mis à l'œuvre, qu\u2019ils virent indre à l'horizon trois colonnes de Canadiens s'avançant pour es covelopper.Le.général Gleason n'avait pas manqué, use demi-heure auparavant, de faire son petit speech de pourfendeur; mois à lu vue de l'ennemi, il chauges d'idép et donna l'ordre de battre en retraite, de du | _« Officigrs et soldats font Ia soutde oreill t'apprôtent leurs armes.Gleason, s'emporte;.ses anciens amis, commencông à le menager.Gleason, un colosse, montre le ; quelques-uns poing GAZETTE, DUS, CAMPAGNES, :: 134,4, ressés d'en finir menacent de lui p1 \u20ac ennemi s'avanca to Jours: déjà quélques balles jont entendre castagpettes ; quand l'un 86 mord la langue, tous les autres contre les troncs d'arbres cé bruit sec qui ressemble à celui que,\u201c paussent des cris d'emboissonnés.oo .produit la grorse goutte d\u2019eau tombant sur le Feuillsge aucom-| | Allons, petit, nous :comprenons que de si grandes colères mencemeot d'un ong Le maleureux général est pris.d'un' sont bicn payées; mais au moins faudrait-il mettre daus votre tremblement : il publie, \u2018ses devoirs et ses fapfaronnades, et, style.un peu plus de délicatesse, et faire preuve de meilleure tournant le dos à ses amis of 4 pes entemyis il commence ue éducation.Vous devriez savoir que les embotssnnés ne sont course effrenée.\u201d .So , \u201c Gleason est gros, | pas dans les rangs du clergé auquel nous appartenons, et quand .est gros, êb ressemble quand il marche À une 0i¢, | vous faites les frais d'inventer un- mot qui n'est pas français, rejetant à chaque pas, son.Corps, tantôt à droite, tantôt À il faudrait tôcher de le mieux appliquer.gauche, En ce moment, les brag étendue, les cheveux au veuf,|.Il ne faudrait pas non plus pousser l'audace jusqu'à charger les pieds en braole, il ressemble À un de ces volatiles déployant | nos épaulea des fardeaux qui vous appartiennent et publier tes ailcs bruyantcs pour mieux courir.\u201cBou épée le gêne, il çette.culomnie que c'est par intérêt et par spéculation que nous.jette son épée à dix pas plus loin son\u2018éhapean roule par terre ;! vous combattons.Dieu merci! Le publio eait le prix ds vos encore quelques pas, ét il sèmie dà \u2018droite et de gaüche son, crin-| phrases et À quel taux.vos principes sont cotés; et il n'ignore - turon et son revolver.i .| gas que nous écrivone, nous, pour faire triompher des idées.« Peudant ce tempe, la pelité troupe éssayait'un momient dà;\".Quand nous usons de la Kberté de-parler c'est, presque tou- résistér.Mais bientôt, voyant tombér quelques-uns des siens\u2026 jours à notre détriment, et ce n'est.pas nous qui recevrons en les féniens commebcérent.À se débander et à imiter ln fuite de retour de.nos écrits des places ct des honneurs.leur chef.Heureusement la frontière n\u2019était pe loin, et prèsque | «Ii n'y a rien de chanceux, dites-vous, comme les gens vers tous purent \\'atteindre.Dé 4 à ls première ville voisine la! tuerz par métier.Cette injure, toute empreinte de libéralisme, route offrit le spectacle le plus burlesque et aussi le plus pi-! retombe sur ceux qui font servir la religion à leurs fins poli- toyable qu'on puiese imaginer ; c'étaient des hommes qui cou- | tiques, et qui l'éliminent du moment qu\u2019elle gêne ou condamne ralent en juragt, des chapeatx et des insignes de tout grade, leurs démarches et leurs actes.Pour nous, la persécution à été des fusils, des sabrés et des étendarda qui jouchaient le sôl, et! Puniquo salsire de nos travaux.derrière l'avalanche bruyante des fuyarde, quelques mêlleu-', La Minerve se permet d'affriner que nous avons publié uno reux blessés pe (rates June Ia poussière, en se roulant, en gé-\" oalomuis contre la Cour de Rome.C'est pure invention de s& mises sur le Bord des fomés.Ne certaine de la guèrr .\\ part, et c'est une infamie indigne d'un bomme d'honneur de Nous n'avons encore aucune nouvelle certaine Ce fb Bre.denaturer ainsi le sens des écrits que nous publions.franco-prussienne.Il est question d'un traîté pâr lequel la) Revenons au Fausblæter (le Hæblauster de la Mi ) et France sunexeralt Ia \u2018Belgique, et Is Prusse le reste de I'Al- voyons un peu comment prooéde I haine libérale.nerve lemagne.Muis nous n'y\u2019 croyons rien.LA .Rest : .is ea \"i To Io 23 iy one LATS TS SR\u201d qu une insurrection org£nisée a éclatée Te 21 juin à Pékin.Le! êtes un imposte * falsificateu 5 à q 9 que : chargé d'affaires de Frauve, le consul français, tous les rétros cures ?De De répond qu'elle n'en # pas; ais elle émet cathédra © cet étrange argument : \u201c vos affirmations ne sont pas regues * dans le public.\u201d et toutes les religieuses auraient été massacrés, et brûlée.Ces atrocités font frissonner.La politique canadienne est au calme plat.C'est à qui par- : 6 Mi Jers lo moins dans les circonstanées présentes, afin de ne passe\u2019 Et les vôtres, 6 Minerve ?.compromettre, et de conserver ses coudées feanches pour l\u2019a: mt nôtres, répond ls vieille, suffisent pour établir la fal- i .8 on.venir, C'est uu joli procédé, et nous avons eu la patience de l'endu- Li Miséroe revient au Hausblæter qu'elle \u2018appelle toujours! er lon 3 .! .A gtemps.Nous sommes allés plus loin, ot vous avons bien fir rte low Bie el isle ve on que re pra 7 lle din rent Journal des Trois-Riviéres ct dé 1'Union des Cantons de TEx! Bots avons puisé.La Minerve n'est pas encore satisfaite, réau- de feur avoir attiré une telle avalanche d\u2019injures.\u201c| ™ il demande maintenant les noms de nos correepondants Tl cat malin le potit rédacteur de Ia grosse Minerve, et quand | Jyropéeus.C'est de l'impudence.Nous ne sommes pas libre il est fâché il se démène terriblement ! Voyez comme il enfile go livrer à Ja presse des noms vénérables qui n'appartieanent Meu ses petites phrases &t ses gros mots, et comme il s'efforce | as au publio canadien, ot nous espérons que les représentants de prouver qu il à du style.; .; de César en ce pays nous laisseront au moins la liberté de cor- Parlant de nos atnis ¢t de nous-même, il s'éorie : j respondre avee qui vous voudrons sans nous obliger d'en rendre\u2019 « Lorsqu'on -auça besoin, d'un modèle d'intrigue, c'est là compte.On peut- rdonner à la Minerve ses petits airs dempo- \u201c qu'il faudra aller.Quand, Jun d'eux est malade, tous les tiques; , mais on, D'est pas tenu de saluer toujours quand elle \u201c autres se lamentent ; quand l'un d'eux se blesse, tous les | parle.i \u201c autres deviennent boiteux ; quand l'un d'eux & la gratelle,.C'est pour la dernière fois que nous répondons à l'accusation \u201c toug a autres.se secoyent.; quand l'un croit, faire une farce, malveillante de ln Minerve au sujet du Hausblæter, et.nous \u201c tons les antres, font semblant de rire : .quand l'un Jève les\u2019 nous permettons, en terminant, d'attirer l'attention de ses pa- \u201c yeux au ciel, fous les autres tienpent leur sérieux ; quand trens sur, les procédés dont e «l\u2019un fait le ,polisson, sus led autres s'arment d'une pierre ; ide ce pays.oo .us \u201c quand J'pu-basarde une petite falsification, tous les autrés y | Les quatre personnes attoquées par Ja Minerge\u2014et, 0ous * placent, Jour signature; quan l\u2019un se mêle d'avoir une idée, pouvons y, joindre le Courrier du - Canada .qui défend los.\u201c tous.les autées-grient qu'plle leur a en même temps i \u201c dang, lg carveau,; quand l'un à reg des coups trop forts, \u201cles autres.yigppens, out à toux [ui [éohéx 1a blessure ; q « l'un, revient.jrop ponand, d'upp sortie, malheureuse, tqus | sus! da la presse catholique, Ils sont les organes de l'immense ma.q jjorit us dorgé, et comme Vale flans droit à plus de bienvell I nacent de luj briler la Joell .Cependant.\u201c autres accourent.audeyant de Jui aveo des couronnes et des.a) Île use envers la presse catholique .l'mômes idées, quoique mojna librementr\u2014représentent, eu, Canac.oe JA part de, la Minerve.inet Vinduengq olérioals qui à 140 \u2014 GAZETTE DES CAMPAGNES nS ARTS fait les patrons de la Minerve ce qu'ila sont, et ri l'organe du Parti conservateur contioue d'injurier et de vilipender non ceri- vains catholiques, il aura bientôt fait de lui uliéuer le clergé, Or, c'est un auwi précieux à conserver, et vi la Minerve le perd, elle nura Fait un métier de dupe.Le Journal de Québec qui paroisenit disposé à gorder le silence, # repris la plume, du moment qu'il a entendu la voix de la Minerre.TI prétend que nous avons déclaré avoir pris l'extrait du Huwblæter dans l'Univers.Nous n'avons ju- mais dit cela.Le Journal de Québec nous tend un piége en voulant noux entraîner dans une polémique où nous aurions à combattre un acte épiscopal.Nous prévoyons trop bien quel serait le rénul- tat pratique d\u2019une telle aventure, pour que nous y glissions.Le Journal paraît affectionner particulièrement les terrains où il rait que nous avons bouche close.Il est bon d'ujouter tontefois que dans l'acte épiscopal dont nous venons de parler, fout n'est pas acte épiscopal, et que Loux pourrions, en restant dans les limites du droit, en dire bien long sur le sujet 4 propos duquel on nous provoque à parler.Mais, vu les cirennstances particulières où nous nous trouvons, nous sommes bien décidé à fuire des sscrificea pour un tomps et à pousser lu lélicatease même plus loin ne le Tartuffe du Journal a l'habitude de porter ln forfanterie, l'anduce ridicule, la brutale ignorance.Pauvre réducteur du Journal de Québec ! Voun êtes un phénomène en fait d'ignorance ; mais, hélus ! faut-il le dire ?Bi n d'autres hontes stigmatisent votre front.Pour dernier mot à M.Tartuffe du Journal de Québec et à la vivifle muduime qui s'appelle In Minerve, nous dirons que ei cer bounes peus ont trouvé si indigeste pour leur estomsc malade un court extrait du Hawablwier de Breslau (Breslau est Ja espitule de lu Silésie), îls ne sont pas au terme de leurs douleurs; uvant trois mois nous aurons à leur servir d'autres plats d'outre-mer dont l'odeur sera bien autrement piquante.Mgr.de Dreux Brézé, évêque de Moulins, l'uve des gloires du concile du Vatican, écrivait ce qui suit, le 20 juillet 1852, & Mer.d'Orlénus, à propus d'ucte épircopel, * Qu'est-ce qu\u2019un sete épiscopal ?Appellera-t-on de ce nom \u201c* tout ce que dira ou écrira un évêque ?Kt dans cet acte, en- * core faut-il distinguer ce qui en forme le fond, c'est-à-dire la \u201c prescription qu'il inupose, la règle du conduite qu'il déters \u201cwine, les raisons, soit de fit, suit de droit, sur lesquelles il © s'appuie.Les théories dont cet note eat le résumé, la sé- \u201crie de ruisonnements dont on l'a fait sortir, toute l'argumen- * tation dent on la soutient prævent être discutées.** Autrement il faudruit dire que tout or qu'il pluira à un « Ertgue de fire entrer dans un acte épiscopal deviendra mu- \u201c ère réservée, el soustraite pur cela méme wu domaine pu- \u201c\u2018btiec.\u201d Les italiques vont de Mgr.de Dreux-Brété.Ou lit dans l'Ærho de lome, sous la signature de Myr.Pevoi : * Je parie que vous ne connuissez pas lo fait suivant : il e-t pouriunt nuthentique, tout ce qu'ily a de plus suthen- tique.Vous tue demundcrez, suns doute, d'où je le tiens ; il ai est arrivé de plusieurs sources à lu fois, avec d'autres his foires plus singulières encore, mais sil ne faut pas tout cacher, il n'est peut-être pas bon de tout dire.Conteutez-vous de peu, c'est le précepte de la phitosophie.\u201c Sachez done que tout récemment, une douzaine de prêtres des environs de Pithiviers (diocèse d'Orléans), avaient rédigé oo commun une adresse de dévouement et d'adhésion au Saint.Père.Leur intention était de l\u2019envoyer au Nonce et d'éviter ainsi sa reproduction dans les Journaux, par ménagement pour leur évêque, Mgr, Dupanloup, dont l'irrascibilité naturelle n\u2019a paë cnoore été tout à fait domptée par la \u201c Jeon auteurs.de ce document Fethoiue, désirant réunit Un certain nombre de-elgnatures, le présentérent tout naturellement à ceux de leurs confrères dobt ils connaissaient les opinions.C'est ainsi qu'ils arrivèrent auprès de M, l'abbé Guinebaud, prêtre du diocèse de Blois, acerédité depuis dix ans, comine précepteur et chapelain, au château de la Ronoïère, paroisse de Loury, avec pouvoir de dire la.messe, prêcher, don.fesser, ete.Ce digne ecclésiastique, prêté à tegret par l'évêque de Blois à la très-oatholique famille d'Haffreingues, châtelaine de Is Roncière, avait toujours été ultramontain de doctrine, comme on l'est dans son pays et partout, et malgré cela, fort bien vu de Mgr.Dupanloup, ainsi que la noble famille d'Haffreingues.Aussi n'hésita-til pas un moment à témoigner, par sa signature, de sa foi et de son dévouement au siége de Pierre.Il avait compté sans les ions humaines qui se trouvent, hélas! trop souvent là où l'on ne davrait pas aller les chercher.Sur les douze promoteurs de l'adresse, il s'est rencontré, comme parwi les douse apôtres, un traître, le seul probablement qui sera jugé digne de récompense.Grâce à ce faux frère, les démarches relatives à l'adremse ont été portées À l\u2019érêché d'Orléans; l'un des grands vicaires fit venir les coupables l'un Après l'autre, et les tung vertement puur avoir rendu ublique leur adhésion a I'infaillibilité, et déclura & I'abbé Guinebaud, sumdnier du chateau de la Roncière, que tous ses pouvoirs lui étaient déa de morent enlevés, et qu'il n'avait qu'à retourner duns son diocèse natal, Cot ecclésiasique préchait en co moment la retraite de première communion la paroisse de Loury : il ne put I'achever.* Cette uffaire ne manque pas de gravité, ai l'on considère les circonstautes et les personuages en jeu.Je ne voudrais vertes pas l\u2019euvenimer, C'est pourquoi je m'abstiens de tout commentaire.Toutefois, je me permets de rappeler à la famille d'Huffreingues et À son cher auménier que la primauté juridio- tionnelle du Pape, son autorité immédiate et ordinaire dans tous les diocèses de la extholicité ne fuit pas l'objet d'un doute au Concile ; le droit d'appel à Roue est là tout entier, et à leur place, j'en userais.Ce droit imprescriptible et inaliénable est assuré aux coupables, à plus forte raison aux innocents, \u201d \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 I em Effets de 'humidité surabondante du sol sur les arbres fruitiers Chaque printemps, qu'il soit see ou humide, donne lieu à de nouvelles observations.Cette année, l'absence de pluie nous a fourai des leçons qu'il est bon de constater.C'est ainsi que chaque raison apporte ses remarques et dé- trait quelquefois de vieux préjugés.On n\u2019est pas toujours bien sûr lorsqu'on coutredit de vieilles croyances.Mais qu importeot les réeriminations ?Les chio-es marchent, et le temps donne raison à ls vérité.Lepuis longtemps j'ai remarqué que l'excès d'humidité du sol était funeste aux arbres Éruitiers ot souvent cause de divers ioconvénients dont l'effet se traduit aur les fouilles et les fruits et qui occasionnent des maladies qui, suivant les localités, re- ivent différents noms et dont la principale cause est un sol umide ; les racines, dans de telles conditions, souffrent et transmettent à lu sève leur malaise ; de là les divers et-funestes effets qui se produisent sur les feuilles et les fruits, Si l\u2019on ajoute à cela ls malpropreté des branches, occasionnée par des mousses, les vieilles écorces, gergures, vieux ppglete, et puis la pluie qui vient aggraver le rual en activant la désorganisation de l'écorce, on aura l'explication d'un grand nombre de maux dont on peut facilement se rendre compte par l'examen et l'a- walogie.À l'appui de mon dire, je puis iuvoquer les ombreuses GALETTE-DBS CAMPAGNES 141 aia notes que j'ai recueillies dopuis plus de vingt ans.Je pourrais aussi ater le fuit qui ee pr rfois ls blés Laas ils sont placés dans un trraid où l'humidité est en exods; ils prennent alors cette maladie qu'on nomme la rouille.Un sol trop humide produit très-souvent eur les péchers la mortification des yeux, inconvénient qui est augmenté si l'arbre est inalpropre.Lorsque le printemps est trè-humide, on remarque rouvent que les fenills des cerisiers prennent ls rouille et que les fruits sont pour la plupart tavelés ; le mal prend un caractère plus grave si l'arbre est vieux et on mauvais état.Aucun des inconvénients que nous venons de signaler ne se remarque cette année.Lorsque les bourgeons des Poiriers se développent et si les arbres sont plantés dans up ol trop humide, ces bourgeons sont souvent atteints de le miellée, matière gommeuse qui entrave lu pousse à es sortie et arrête la végétation ; les euilles ue reparuissent qu\u2019en mai, découpées et incomplètes.Lorsqu'un Jrintempe est humide à l'excès, la plupart des poiriers ont leurs \u2019ouilles atteintes de vombreuses petites taches de rouiile, surtout là où le sous-sol est imperméable ; les variétés dont les fruits sont sujets à se taveler ne trouvent atteints quand leurs fruits nont encore très-petits.En 1869, ces faits se sont montrés vers la mi-mai, époque où les feuilles des Poiriers étaient déjà pointillées de nombreuses petites taches de rouille.Au contrairo cette année qui est excessivement sèche, on ne remarque aucun de ces inconvénients.Ces inconvénients, lorsqu'ils se manifestent, commencent À se montrer à la buse de l'arbre, puis l'extrémité se trouve envahie.C'est pour des raisons analogues qu'il arrive fréquemment en été, à la suite des pluies excessives, quo beaucoup de variétés de fruits se fendent.Bien que cotte année nous soyons arrivés au commencement de juin saus grandes pluies, et que les fruits soient sains, il n\u2019est pas douteux que #'il survenait des pluies on verrait que les fruits ne seraient par épargnés, surtout sur les parties des arbres aux prises avec les mousses et couvertes de vieilles écorces.De tout ceci vous pouvons conclure que pour avoir de beaux fruits qui soient d'une bonne conservation au fruitier, il faut que l'arbre soit propre de la base au sommet.Quoique plus rustique que le Poirier, le Pommier n'est pas exempt des inconvénients que je viens de signaler, surtout chez certaines variétés.Jusqu'à présent on west pas encore arrivé à se reudre compte qu'il y a pour les arbres comme pour les êtres certains soins bigiéviquer & prendre, ce qui est pourtant de la plus grande importance et que démontre Je plus léger examen.Ko effet, il cet à remarquer que sur les arbres négligés et malpropres, un grand nombre de boutons tombent avant de s'ouvrir, ou \u2018ils s'épauouissent les fleurs sont parfois incomplètes, que le pédoncule est court et recourbé, et que peu de tempa après leur apparition, les fruits, loraqu\u2019il en reste, sont promptement tachés et ne prennent que pou de développement.Si un peu plus tard il survient des pluies, le mal augmente ; les fruit deviennent de plus en plus laids; ile sont gris, fendus, tavelés ot d'une conservation impossible.Reconnaissons toutefois que Ja tavelure des fruits n\u2019a pas pour unique cause l'humidité surabondante du sol ou lo mauvuis état des arbres; ello peut encore se produire lorsque la greffe se trouve enterrée trop profondément, ou par suite d'un sujet de mauvaise provenance, ou par d'autres causes qu\u2019il serait trop long d\u2019énumérer ici.Je sais que j'ai contre moi un parti puissant, composé d'un grand nombre.de membres du comité d'arboriculture de la Société d'horticulture de Paris.Ces honorables arboriculteurs, dont je reconnais le mérite, prétendent que In tavelure des fruits est due à des intempéries, au brouillard notamment.J \u2018ai même vu d'avoir soutenu le contraire; les re parfois été très-mal ° signalées ont été condamnées, et Is nuit marques que j'avais se fit de nouveau eur cette question.Les arborieulteurs auxquels j'ai fait allusion ci-dessus, conséquents avec leur principe, recommandent pour préserver les fruits de la tavelore, de mettre un capuchon sur chaque fruit.Il est donc encore temps d'essayer ce préservatif.De mon côté, je vais indiquer un moyen que je pratique toutes les fois que je juge un terrain peu convenable au Poirier : dans ce cas je fais un trou assez grand pour recevoir une brouetté do cailloux, et assez large pour pouvoir mélanger avec la terre végétale de la pouseière de route en quantité proportionnée à Ja nature du sol, tout en tenant compte de l'étendue que peuvent parcourir les racines.Cela fait, je plante ensuite presque sur la terre, en mettant le greffe au-dessus du sol, un jeune arbre ayant la soudure de la greffe et la coupe de l'onglet en bon état.D: cette manière, je n'ai pas à redouter ce malicieux brouillard qui, pendant l'été, vient constamment et comme pour sa jouer de nous, ct qui semble nttiré vers les fruits des arbres malades, comme certains insectes le sont par les feuilles ou l'écorce des arbres souffrants.Ce sont là des hypothèses gratuites qui montrent que ce n'est pas seulement au village et chez les ignorants que les vieux préjugés trouvent de l\u2019appui et que : Brovillards et vieux dictons Sont toujours de raison.LAHATE.er ETM CORRESPONDANCES Culture du tabac M.l\u2019Editeur, Vera le 20 juillet.à l\u2019époque où un de vos abonnés mesurait des feuilles de tabac de 14 à 16 pouces, j'en mesurais, dans mon champ, de 27 pouces.Aujourd'hui j\u2019en ai qui a atleiut 29 pouces de long aur 14 de large.C\u2019est du tabne Connecticut à grandes feuilles.Il y 8 deux sns quelques feuilles out atteint 42 à 43 pouces.L'année dernière, j'ai récolté 43 livres de tabac d\u2019excellente qualité.R.B.Desnocuens, cultivateur, Ste.Croix, 2 août 1870.Ancien élève de l\u2019E.d\u2019ag.Ste.Anne.Excursion au chemin Elgin M.l\u2019Editeur, J'ai eu le plaisir de visiter la remaine dernière la eolonie du chemin Elgin, une des plus importantes du district de Québeo, comme lo proclumait an de vos correspondants en 1868.Je Pai parcouru, ce chemin, de 11 lieues à travers la forê: dans toute sa longueur, et je vous uvouerai de suite, que j\u2018étais loin de penser que la colonisation eut fait autant de progiés dans celte aie, à pays.Ja suis revenu émerveillé du résultat obtenu.Ét qui- congue se donnera la peine de faire cette petite excursion, le sera comme moi, car il ne faut pas oublier que celte colonie ne date que de quaire ans.Si ces braves colons cuntinuent de ee montrer courageux, dans quinze ans ils n'auront rien à envier à nos anciennes paroisses.Pour encourager les amis de la colonisation à faire cette promenade, je leur dirai de suite que j'ai trouvé le chemin purfuitement en ordre depuis le 4e ran de Ste.Perpétue, distante du fleuve St.Laurent de 8 lieues.Depuis le commencement de juillet, le chemin a été entièrement réparé.Je dois faire exceptton cependant pour le chemin qui traverse les lots du gouvernement encore non concédés.Ceci est remarquable surtout depuis Ste.Perpéiue jusqu\u2019à St.Pamphile.Ste.Purpétue a un curé résident depuis l\u2019aotomne dernier.C\u2019est le Révd M.Ignace Langlais, ci-devant vicaire à St.Jean Port- Joli, 1l jouit de l\u2019amour et de la vénétation de son peupie, et à bien juete titre.Arrivé là en octobre dernier n\u2019a ant qu'une chapelle inachevée et fort pauvre, saiis presbytére, M.Langlais s\u2019ent vu forcé de fixer ra résidence pendant les premiers mois, ehez M: Elie Chouinard, éloigné alors de la chapelle de plusienrs arpenis, Malgré son soin à cacher ses privations et ses fatigues, 142: 2; UAZETTE: DRS\u2019 CANPAGNES \u2014 on saft de\u201cqu*il foi a fallu faire cte sécrifices'pour remplir ses-furie= tions, de prore mixsionnaire.- Aujourd'hui, giâce à aon zèle et au dévouement dv des paroissiens, H est coufortablament logé, et a une chapeils tout à fait convenabde, bien pourvue d\u2019ornements pour le culle.On voit déjà dana l'eglise de bons bancs.Le tabernacle, œuvre d\u2019nn ouvrier de l\u2019endroit, est bien fait, «ligne de la chapelle.Dans quelques semaines lu voix de la cloche se fera enterre dans cu nouvel'endroit, et cela grâce aux liberalités des habitants dde St.Jean qui donnent de boit cœur co qu\u2019on leur demanda pour la mission de Ste.Perpétue: : : A Ste.Perpêtne, j'ai été l\u2019heureux témoin il\u2019une belle fête.Sur d'invitation de M.Langlaia, les Révds.Messieurs Parant, caré de St.Jeun P.J., Fortin, coré de St.Aubert, et P.Dubé, prêtre du Collége de dte.Anne, 8e ont reudux n Ste.Perpétue.pour lu bénédiction et l'érection d'un chemin de croix.Jeudi matin, Le 21 juillet, bon nombre de pursonnes reçurent les sacrements de pè Nitence et d*sycharistie.Le Révd.i Parant fit le sermon de circonstance.Il fit connate a ve bun punplo fPorigine du chemin de la croix, les nombreuses indulgences dont I'out enrichi les souve- reins Pontifes, et les sentiments dont on duit être animé en te faisant.Aprés le sermon, ebt lieu aussitôt la cérémonie de la bé- nédietion.: pe Avant de se séparer, M.Parant leur fit part de ses impressions,\u2019 et leur dit en peu de mots combien il était émerveillé dus progres de la jeune colonie du chemin Kigin.{1 lys felivita de leur courage, et les engagea forement à persévèrer, leur disant qu\u2019il fo Fait tout en son pouvoir pour detouruer les jeanes gens de sa paroisse des Etats-Unis et les diriger vers cet endroit; qu\u2019il conseil- leruit fortement aux chefs de famille à verur y prendre des lots pour leurs enfants.Enfin il termina en :eur donuant divers conseils, entre autres, d'éviter aveu soin les dépenses inutiles, \u2014 d\u2019être économes,\u2014 Je fuir le luxe et de pratiquer en tout une exacte lempérance,\u2014de conserver la paix et l\u2019union entre eux,\u2014 puis'enfin de s0 montrer toujours dociles aux bona avis de leur curé, Après l\u2019office tous se rendirent au presbytère ponr remercier leur ancien curé des paroles d\u2019encouragement qu\u2019il avait bien voulu leur adresser.Dans l\u2019aprés-midi accompagnés de M.le curé Langlais, ils allèrent visiter St.Pamphile: Cette \u2018paroisse se compose des cantons Dionne et Casgrain, La terre ici paraît bien.prétérable à celle de Ste.Perpétue pour la colonisation.Aussi les colons s\u2019y portent en foule.Ils ont «téjà leur chapelle, et M.Langlais y va faire l\u2019office tous les 15 jours.Malgré tous les avantages matériels qu\u2019ils ont sur leurs voisins de Ste.Perpütus, ils ont le malheur d\u2019être divisés entre eux, et celte désunion provient du choix qu\u2019on a fait en dernier lieu de Ja place cle l\u2019église.S'ils continuent d'oublier ainai que l\u2019union fait la force, ilx se feront un tort incaleu- lable Qu'ils se soumettent sans mermarer à ce yju\u2019a réglé l\u2019autorité ecclésiastique, et qu\u2019ils n\u2019hésitent pas à croire que la décision prise est certainement la meilleure.Dans un pareil choix il ne s\u2019agit pas de consilerér seulement l\u2019avaniage du moment, mais il faut surtout considérer l\u2019avenir, C\u2019est ce qu\u2019u fait lo députe de l\u2019archevêque à St.Pamphile.L'egliss est 8 11 lieues du euve.J'ai remarqué le long de la route de magnifiques champs de lés.blé, et ansei d\u2019assez bonnes prairies.La pluie paraît y avoir été un peu plus fréquente que dans les paroisses atiprès clu fleuve.Et chose digne de mention, presque tous les coluns ont doublé leur semence ce printemps.Si les gelées ne vieunent leurs espérances ils peuvent compter sur vn bon rendement.La mission du Lac Noir n'offre rien de remarquable.La lerre est d\u2019une apparence.médiocre, et quelques colons de l\u2019endroit se roposent d'aller se fixer à St.Pamphile.Il n°y a-envirog que 20 amilles.C\u2019est.Jà qu\u2019a.eu lieu, il y.u 3 à 4 ans, l\u2019aposiasie de toute une famille, séduile par les promesses mirobolantes «les prè- dicaols Suisses de Montréal.Rien n\u2019indique que cette bussesse ait été pour elle une cause de prospérité, ; Voila, M.l\u2019Editeur,les quelques remarques -que jaime.à faire connaître aux lecteurs -du voire Gazette, Elles pourront avoir Pour eftet d'engager quelques jeunes gens à se diriger de ce côté.27 juillet 1870.: .s tromper | \u2018mas, à élé renversée Le \u2018*.Rravaux du mois d'août Tae Cultures des terres et des plantes \u2014Août est l\u2019époque la plus conveauble pour les semailles de blé el de seigle d'automne.Ces cultures sont encore très-restreintes; cependant elles rendent de grands services, tant par les foris rendergents qu'on en retire que par la régularisation qu'elles nous permettent d'opèrer dans le travail.Dans\u2019les localités, où il n\u2019a été fait aucune expérience à ce sujet, on devra se livrer à des essais on petit et on rie se dévidera que d\u2019après ces essais.; - Dana les cu'tures soignbos, aussildt qu\u2019une récolte est enlevée, on déchaume.Celte opération e-t toujours utile, mais elle n\u2019est ab-olument nécessaire gue sur les terres qu'on n'ensemence pas en plantes d\u2019automne.Elle consiste à donner à la terra un très- léger labour qui n\u2019enlève qu\u2019une épaisseur de trois à quatre pouces ; les graines de \u2018mauvaises herbes sont ainsi mises en état le germer, et, aussitôt qu\u2019elles couvrent le sol, on donne un vigoureux coup de -herse.L\u2019instrument qui opére le plus économiquement le labour dont nous venons de parler est l\u2019exfirpa- leur.; - C\u2019est encore perdant ce mois que l\u2019on commence les labours d\u2019automine proprement dits.On coutinne les sarolagee et les grattages des betteraves, des on rotles et des autres récoltes sarclées, suivant que la tèrre l\u2019exige ; car c\u2019est en entretenant un ameubliesemant constant du sol autour des plantes et en détruisant les mauvaises herbes qu\u2019on obtient cles prodnits abondanis.On rechausse los palates et le blé d'Inde pour la deuxième fois, si on ne l'a déjà fait dans le mois précédent.On éclaircit le der- uier et on coupe tous len jets qni surgissent du pied, ne laissant que la tige principale.Vers la fin du mois, lorsque la fécondation à eu lieu, ce qu\u2019on reconnaît à in couleur brane que prennent les cheveuæ (pistils) de l\u2019épi, on retmnuhe le sommel des tiges.Ces parties serout données du bétail qui les mange avec avidité.Chevaux.\u2014-Dans ce mois, les travaux sont très-faligants, tant par leur fréquence et leur irrégularité que par l\u2019inteusité de la chaleur.Une nourriture substantielle et tonique, et, en même temps, additionnée d\u2019aliments rafraîchissants, est indispensable aux altelages si on veut les conserver en bon état.Les travaux de ce mois sont assez fatigants pour que la nourriture du pâturage ne paisse plus suffire ; alors on doit donner aux chevanx une ration d'avoine Mais pour peu que ostte ration soit abondante, il fandra concasser le grain, car on a remarqué que c\u2019est surtout lorsqu'ils mangent de l\u2019herbe que les chevaux ren - dent beaucoup d\u2019avoine roule dans leur déjections.S\u2019ils reçoivent encore du fourrage sec, on remplace l\u2019avoine du répas du rnidi par une quantité équivalente de son préalablement humecté.Pendant les grandes chalenrs, on se trouvera très-bien d\u2019arroser le foin dix ou douze heures d\u2019avance, avec de l'eun légére-.ment salée.Le foin nouvean ne doit être douné aux chevaux qu'après qu\u2019il a jeté son premier feu.- Si l\u2019on est à proximité d\u2019une rivière, on devra y conduire les chevaux, le soir, aprés qu\u2019ils sont reposés et que leur sueur est sûe ; rien ne les délasse rmieux qu\u2019un bain.À détaut de ce in, on les lave chaque matin à l'écurie, après les avoir étril- On choisit-très-souvent ee \u2018mois pour faire eaillir les juments.J D.8.\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2018 \u201c Petite chronique Nous\u2019 voyons par les journaux que la tem de dimanche -2A juillet, à fait de' sérieux ravages dans différents endroits du.pays.À St, Henri de Lauzon une grange, appartenant à M.Du-, le vent, et une autre, à St, Joseph de s, appartenant à 1a.A St.Nicholas mêmes « par la foudre.=\" : ar 3 rie it.Drapean, a reculée de 4 pieds.Le toit - en a été enlavè, el les débris transportés à plus da 20 piede de - ts.Au' Géos-Pin la grange de.M.Jetn Boivin, contenant 2,000 bottés de- foiny & été-cons:umés.Dai fo distriot-des Trois-Rividves la.tempdie à sem pariact. + GAZETTH DES \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 \u2014\u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 = l\u2019épouvante.À la Rivière-du-Loup, à Yamachiche, aux Trois- Rivières, su Cap, à St.Maurice, elle a causé des ravages considérables, Des arbres d\u2019une grosseur extraordinaire ont été arrachés où brisés.Elle s\u2019est fait aussi vivement sentir à St, Grégoire et à Bécancour.Plusieurs édifices ont été renversés dans les diverses localités sas-mentionnées.Mêmes désastres dans Montréal et ses environs.Jeudi soir, 28 juillet, un nouvel orage, accompagné de grêle et de tonnerre a passé sur Québec, il est à craindre que la gréle ait causé quelques dommages à la récolte.Vendredi et samedi derniers ont été pour nous deux joura de brome et de pluie.Cette fois la terre paraît euffisamment rafral- chie.La quantité d\u2019eau tombée a été considérable.Les champs paraissent reprendre vigueur.Malgré le tort cuusé par la séche- Tesse, on voit encore par-ci par-là de beaux champs de blé.Le mois d\u2019août a commencé avec la pluie.ll pourrait fort bien arriver que nous aurions va temps plavieux d\u2019ici à quelques semaines, ce qui retarderait considèra lement la récolte du foin, et aménerait vers la fin du mois un surcroit de besogne, vû la maturité hâtive des grains.Le 27 juillet, le feu a consumé à Sherbrooke plusieurs manufactures et résidences privées.On lit dans le Journal de Québec du 28 juillet : + On nous dit qu\u2019en ce moment une maladie inconnue sévit sur lea vaches laitières, qu\u2019au faubourg Si.Jean plusieurs ont déjà succombé aux atteintes de ce mal.Nous apprenons avec regret qu\u2019un laitier, du nom de Jobin, est aujourd\u2019hui gravement at- faqué d\u2019une maladie contractée en enlevant la peau d\u2019un snori de la maladie dont nous parlons plus haut.Son état inspire des craintes sérieuses.Un autre laitier « perdu trois vaches depuis un mois de ia même maladie.\u201d \u2014 [assistant commiissaire de agriculture M.Lesage, et l\u2019in- énieur du département, M.Gauvreau, ont visité dernièrement es travaux du chemin du Lac St.Jean.Il y à actuellement trente villes de chemin de terminés.La route est des plus builes, et les deux visiteurs sont très satisfaits de ce qu\u2019ils ont vn.A part ces 30 milles, il y a encore 5 miiles de chemin fort avancés, 1nais il reste à terminer deux ponts, d\u2019une vingtaine de pieds chacun.\u2014 Un correspondant de Ia Rividre-Rouge dit que les sauterelles exercent encore cette année d\u2019affreux ravages dans les champs.On se plaint aussi de leur apparition en nombre plus fort que d'ordinaire en certaines paroirses en haut de Québec\u2014m\u2014 REOETTES Manière de planter les arbres Les cultivateurs ee plaignent souvent de ce que les arbres qu\u2019ils ont plantés ne se trouvent pas dans de bonnes gonditions de végétation, ce qui provient presme toujours de cé \u2018que la plantation n\u2019a pas été bien faite, Il a té conetaté, par des expériences et des obrervations directes, qhe, ai on plante un arbre trop profon- * dément, comme cela arrive journellement, cet arbre ne végète lus et reste stationnaire, et souvent même il meurt.Il est donc important de faire attention de toujours placer à fleur de terre, et non plus profondément, le mésophyte de l\u2019arbre, nœud végétal nn collet.Le mésophyte d\u2019un arbre est le point qui fait la séparation de la tige et des racines.Ce point se reconnaît facilement à l\u2019inepection de l\u2019écorce.Au-dessus du mésophyte, l'écorce prend une couleur plus ou moins verte ; au-dessous, l\u2019écorce prend une couleur blanchâtre, jaucâtre ou rougedire.C\u2019est ce point qu\u2019il fant toujours maintenir À fleur de terre.\u2014 Revue d'Economie ru- raie.L'ail smployé comme un vermifuge L\u2019ail est éminemment vermifuge, et un 1eméde contre les vers ent celui-ci: : = ! .4 gousses.Lait.Une jatte ou bol.CAMPAGNES .* \u201cPaire bouillir cing minutes, passet pat on linge, et prendre per 143 _ mes cuillerées de quart d\u2019heure en quart d\u2019heure.\u2014 Revue d'économie rurale.- .Moyen de reconnaitre la qualité de le laine Chacun à pu remarquer les boucles épaisses de laige qui couvrent le dos des moutons.Prenez une de cer boucles sur le dos de l\u2019animal et placez-la sur une regle «diviséo en pouces.St vous pouvez compler de (rente à trente-trois spirales dans l\u2019es- ace dun pouce, c\u2019est de la laine qui est égale à la plus belle en qualité.D'après ce principe, la qualité de la laine peut être considérée comme plus ou moins belle selon le nombre de «pirales.plus ou moins grand qu\u2019elle donne par pouce.Quand cette qualité est moindre que les nombres trente et trente-1rois qui sont ceux den spirales de laine de qualité supérieure, on est certain qu\u2019on a une laine de moindre quaiié.Il se trouve, en effut, cles laines de qualité inférieure qui ont à peine neuf spirales par pouce.On à employé plusieur« moyens pour essayer la laine; l\u2019auteur da procédé le recommaude comme le plus simple et plus efficace.Ce procédé a, de plus, l\u2019avantags de permettre à tout farmier de juger sainement de la qualité de la laine.In: faut pas où- blier qu\u2019il se trouve également des laines qu'a cause de leur dureté et de leur force on emploie non plus comme leine, mais comme crin.\u2014 Revue d'économie rurale.LA FILLE DU BANQUIER AECONDE PARTIE XXI Il n\u2019est pas mort.- Un secours inattendu (Suite.) \u2014 Mortagne ne devait pas revenir avant queqlues jours j vous nous l\u2019aviez dit, et j'avais entendu moi-mêine res domestiques émettre cet avis.Le docteur sourit.\u2014 Mortagne est un de ces hommes dont il est toujours difficile de deviner lex mouvements, dit-il.! soupçonnait le dat ger, et pour lui, soupçonner le danger, c\u2019est courir au-devant, et sou- veut, comine dans ce cas en Iriompher\u2014 Vous parlez de cet homme avec bien de la chaleur, dit Charlot quelque peu irrité des éloges qu\u2019il entendait faire.sd prrle de lui comme il le cnérito, répondit le docteur Raymond.\u2014 Vous avez dit qu\u2019il était votre ennemi.\u2014 Je n\u2019ui rien dit de pareil.J\u2019ui dit que j'étais moi, son erne- mi amet et implucable, Mais en voilà assez ; je n\u2019ai pas Phabitude qu\u2019on m\u2019interroge.Je suis ici pour vous aider et je vous aiderai, à mon heure, et à ma maniére.\u2014 Mais si mon ami n'est pas immédiatement tiré d'ici, il va mourir, et puis, le jour vient.\u2014 Georges France vivra ; en blessure n'est pas dangereuse quoique le coup ait été porté par une main qui ust généralement sûre.Quand j\u2019ai vu briller ce poignard, j\u2019uvoue que J'ai cru votre ami perdn.Charlot, qui était peuché sur Georges, boudit sur sea pieds \u2014 Vous avez vu! s\u2019écria-t-il.Raymond, toujours ageuvuillé, indiqua une fenêtre voisine.\u2014 Peas Ia, dit-il.\u2014 Et vous n\u2019avez pas empêché ce qu\u2019on peut appeler un meurtre ?| D cPeût été uñe folie de ma part, répliqua le docteur froidement.[ f \u2014 \u2018D'avoir sauvé inädemoiselle Keradeuc ! continua Charlot, avec indignation.\u2019 \u2014 Que me fait à moi votre demoiselle Keradeue ?Croyez-vous que je tienne le muirs du monde à la vie de est homme, que je pourrais laisser mourir à mes pieis, si lui, vous et elle n\u2019étigz tous des insirumenis dont je me sers pour arries a un bug ?\u2014 Et ce but 7 demauds Charlot.- 144 .\u2014 Il ne me couvient pas de vous le taire connaître.Qu'il vous suffise de savoir qu\u2019en travaillant pour moi, je travaille pour vous.11 fant que la coupe que je porterai à ses lèvres eoit pleme, et il la boira jusqu\u2019à la dernière goulie.; Il y eut un moment de silence, puis, désignant Georges, le docteur reprit : 2, \u2014 Ne craignez pas pour la vie de votre ami ; je me chargerai de sa guérison.Je n\u2019aurai qu\u2019a appliquer sur va blessure le jus de quelques herbes, dont je connais ln secret, et avant demain soir, il sera de nouveau sur la route, =~ Quelle route ?\u2014 La route qui le conduira auprès de celle qu\u2019il aime, a°il à assez de courage pour In suivre, et assez de prudence pour échan- per aux dangers qu\u2019il rencontrera.Mais nous n\u2019avons pas de temps 8 perdre : c\u2019est en agfssant, plus qu\u2019en parlant qu'on arrive à de grandes choses.II fit entendre nn coup de sifflet, en se tournant vers Ia fenêtre te ln maison, d'où il avait assisté au duel entre Georges France et Rodolphe Mortagne.; La mui-on qui était sontenve par d'énormes pouires, était à toute apparence, dans un véritable état de ruines, et menaçait de #\u2019écrouler complètement d\u2019un moment à l\u2019autre, La porte de celte maison s\u2019ouvrit, et deux horames en sortirent.Il» avaient le teint voir même plus que le docteur ; et, à leur costume, on les aurait pris pour des Alwériens, où pour employer une expression plus large pour des Africair.s.Ils approchérent du docteur Ruymond, en levant les mains et en les portant à la hauteur de leurs fronts, avec un air de profond respect.; \u2014 Prenez ce corps, et portez-le dans la maison, dit !e docteur en leur parlant dans un langage étranger.Les hommes obéirent.Charlot, qui n\u2019était pas absolument sana appréhension au aujet de ce mysterieux docteur, le suivit en se promettant d\u2019avoir bieu les yeux ouverts sur ce qui se passerait.XXII Le depart.- la séparation Les Indiens suivirent un étroit corridor, et montérent un escalier dont les marches craguaient sous leurs pieds.[is étaient sui - vis par le docteur Raymond et Charlot.Arrivés daus vie petite pièce assez mesquinement menblée, Jes Indiens placérent Grorçes sur un lit, et, à un signal du docteur, leverent les mains a leur tête, s\u2019inclinérent, et quitiérent Pappartement.; @ doctenr et Charlot re tenaient debout près du lit ; ce dernier contemplait avec anxiété le visage de sou ami, qui était d\u2019une pâleur de marbre.; \u2014 li a déjà la figure d\u2019un murt, dit-il au médeciu ; êtes-vous sûr qu\u2019il ne va pas mourir ?Le docteur sourit.\u2014 Sa vie est dana mes mains, répliqua-t-il.\u2014 Vous m'avez promis de le sauver ! s\u2019écria Charlot vivement.\u2014 Ne craignez rien, je le sauverai.Bien plus ne vous ai-je pas promis que demain, avant que le soleil se couche, cet homme que vous voyez étendu la sans force el presque sans vie, sera en selle, et en route pour délivrer celle qu'il aime ?Le docteur se pencha vers Georges France, et entrouvrant ea chemise, examina de nouveau la blessure.-= Fiez- vous à moi et tout ira bien, dit il Je n'ai aucun inté- 16t & vous tromper.Ni telle avait été mou intention, vous ne seriez pas ici, et votre ami que voilà n\u2019ouvrirait plus jamais les yeux, car ei la blessure était petite, le poison était anbiil, \u2014 Le poison ! s\u2019écria Charlot, en bondissant aur ses pieds Le docteur Raymond sourit en le regardant d'un air moqueur.\u2014 Celui qui veut s\u2019altaquer aux aerj-ents, dit-il, doit prendre garde à leurs inorsures, et se pourvoir d\u2019un antidote.Heureussment J'étais là.Veillez bien et soyez patient, je reviendrai bientôt.La porte se ferma.il était parti.Charlot trempa un linge dans le bol, et, s\u2019aeseyant à côté du lit, il bargna les tempes de sou ami, sveo une adrumse presque (é- minine.GAZETTE DES CAMPAGNES « Drôle d\u2019individu que ce médecin, sa dit-il, tout en faisant sou offive de garde-malade ; mais que pent signifier tout ce mystère ?S\u2019il veut réellement du bien à mademoiselle Keradeue, pourquoi n\u2019est-il pas resté lui-même auprès de Georges et ne a-t-il pas indiqué tout de suite le chemin à suivre ?Et penser, que la pauvre Jeanne Mathieu est prisonnière duus cette horrible maison ! Quel bonheur ce sera pour sa vieille mère, qui la croit morte, ce lu serrer de nouveau dans ses bras ! Le temps s\u2019écoula, et Charlot élail encore plongé dans ses ré- flexionn, quand Georges ouvrit lentement les yeux, et regarda Autour de lui avec étonnement.\u2014 Où suis-je ?murmura-t-il, à voix basse, et comme #\u2019il s\u2019é- veiflait d\u2019un songe.Charlot, surpris et embarrassé par celte question inattendue, répondit involontaireraeut : \u2014 Où nous sommes, je n\u2019en saix rien, main dans la maison d\u2019un ami, je suppose, puisque c\u2019est le docteur nuir qui vous à fait transporter ici.Par un mouvement subit, Georges se souleva sur le coude.Il avait reconnu la voix de son compagnon.\u2014 Charlot ! Charlot! dit-il vaguement, comme quelqu\u2019nn qui rassemble ses pensées ; comment ae fait-il que tu sois ici 7 Souuin la mémoire parut lui revenir.1! poussa un cri, et saisissant Charlot par le bras, fixément en face.== Ou eet Emma ?demanda-t-il : qu\u2019est ce qu\u2019ils en ont tait ?Parle ! Répords-moi ! Est-elle en sûreté ?Charlot ne répondit pas.Que pouvait-il dire ?La vérité pouvait être dangereuse dans l\u2019état de faiblesse où était son ami.Celui-ci vit son hésitation, et en devina la cause.\u2014 Je devine tout ! s\u2019écria-t-il ; elle est retombée en son pouvoir ! ne craius pas de tout me dire, entenda-tu ?tout, car il est préférable que tu ne me caches rien.l\u2019auxiété, le doute me seraient insapportables.(A continuer) APPRENTIS TYPOGRAPHES DEMANDES EUX jeunes gens désirant apprendre la lypographie trouve- raieut immédiatement de emploi à l'imprimerie de la Gazeîle des Campagnes, eu s'adressant à l\u2019Editeur Propriétaire.LE CONCOURS PROVINCIAL, AGRICOLE ET INDUSTRIEL POUR 1870 Ouvert au monds ontier! URA lieu en fa Cité de Montréal, MARDI, MERCREDI, JEUDI et VENDREDI, 13, 14, 15 et 16 SEPTEMBRE, sur le terrain Avenue Mont-Royal, près de Mile-Eud.Prix offerts.812,000 & $15,000 Pour la liste des prix et les blancs d\u2019entrée dans les deux dé- artements, s\u2019adresses au Sucrétuire du Conseil d'agriculture, 0.615, rue Craig.à Montréal, Ou aux Secrétaires des Sociétés d'Agriculture de Comté, qui en suront amplement pourvus.Les entrées, dans ie Département Agricole, devront NECES- SAIREMENT être faites le ou avant SAMEDI, le 27 AOÛT, mais pour les produite agricoles, ce temps seru prolongé jusqu\u2019à SAMEDI, le à SEPTEMBRE, ainsi que pour les objets du Département Industriel.N.B.\u2014Mussieurs les concurrents voudront bien faire leurs entrées aux dates spécifices ci-haut, apres lesquelles le Secrétaire les refusera infuiliblement ; cet ordre étant nécessaire pour ler- miner les bâtisses et autres préparatifs du l'Exposition Des arrangements serant fuils avec les pruicipales lignes de Chemins deter et de Navigation, pour rapporter, FRANCO, À dus- ination, tout objet ou animal exposé qui n\u2019aura pus eté vendu.Pour plus amples informations, a\u2019udçesger au soussigne, Secrétaire du Conseil d\u2019agrioullure du la Province de Québec.Ps GEORGES LECLERE, Sectétaire C.A.P.Q.; 284 il le regarda Montréal, 14 Juin 1870."]
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