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Titre :
Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon
Un journal agricole publié à Sainte-Anne-de-la-Pocatière de 1861 à 1895 et qui a connu une deuxième vie de 1941 à 1956.
Éditeur :
  • Kamouraska :[s.n.],1861-1895 ; 1941-1956
Contenu spécifique :
jeudi 10 novembre 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Gazette des campagnes : journal du cultivateur et du colon, 1870-11-10, Collections de BAnQ.

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[" 9me année Sainte Anne de la Pocatiére (P.@.), 10 novembre 1870.Numéro 32 GAZETTE DES CAMPAGNES Journal du Cultivateur et du Colon, paraissant tous les Jeudis ABONNEMENT : 81.00, payée invariahle- ment d\u2019avance.L'abonnement date du ler avril, ler juillet, ler nc- phre, ou ler janvier.he ne a\u2019abonne pas pour moins d'un an.Tout avis de cessation d\u2019a- \u201csnsement devra etre donne aon burean, par écrit, un wits d\u2019avance.Nin guerre est la dernière serve «\u20ac peupies, l\u2019agriculture dost en seu prendre, ANNONCES : le insertion, 10 cts.la ligne Ze « etc.3 cts.\u201c Pour lus annonces 4 long terme, conditions libérales.Ceux qui désirent s\u2019adres- à rer spécialement aux Cultipala vateurs, ltouveront avanta- Bg zoux d\u2019unnoncer dans ce journal.Esuparonsenous du «ol, 41 nous Vouions CoNFerver mre hutionmité Firmin À, Prouix, Editeur-Prupriétaire, & qui toutes lettres, réclamations, envois, ete, CAUSERIE AGRICOLE Des bêtes à laine (Suite) L'AMÉLIORATION OVINE.Le métissage.\u2014 Le métissage est le troisième moyen connu pour améliorer les bôtes-à-luine.Nos lecteurs savent déjà que : relie opération consiste d'abord à croiser la race indigène nvec| une race améliorée et possédant les curactères et les aptitudes | que l'on veut faire uequérir à la prewière ; puis à continuer le | irvail en pratiquant une sélcetion ivteiligente parmi lez sujets cnisés, ufin de fixer les qualités acquises.Dans le métissage, deux forces opposées sont en présence ct u:issent cn sens contraire ; de sorte que l'éleveur obtient une vuëlioration qui n\u2019est que la résultante de ces deux forces.D'un côté, il y a l'influence amélivratrice des reproducteurs rangers soutenue par lu fixité ct l'ancienneté de lu race ; de vautre, la fixité et Fanciconeté de la race commune, rendues plus fortes par le concours des ciiconstances locales au wilieu t ri squelles le type indigône 'est formé et conservé.Yne lutte s'établit alors entre ces deux influences contraires «Ula victoire reste souvent à ln race commune.Afin de préve | wir cet \u2018chec dans l'amélioration par le métisuge, il est d'abord ahseliment nécesss i PRINCIPES SPÉCIAUX DE DE L'ESPÈCE re de diminuer l'uction des circonstances, l-eales, Pour celu, il faut améliover le régime, donner aux nou | vaux enjets uno nourriture plus ubondante, plus variée et des vus d'entretieu plus ev rapport avec l'augmentation de Jours |?lvins, On conçoit facileuient que si où voulait nourrir les mé- + obtenux par le croisement d'une raco améliorée avec noe thee Commune Comme où nourrit ectte dernière, les inétis ne louveruient pas dans l'alimeutution les éléments propres à gatis Pure aux exigences de leur accreissuuent plus rapide et plus vensidérable, Ts ne seraient guère plus qualillés que la généra- Mé des sujuts avant qu'aucune muélioration ait éte esruyée, sou- veut même ils lear sont inférieurs.L'amélioration de in uour- | vue que {refuse de l'adwettre pour l\u2019 doivent être adressés franco viture est douc d'une absolue nécessité.Il en est de même des soins d'entretien quoiqu'à un moindre degré.Les circoustauces locales se trouvent ainsi un peu modifiées en faveur des métis que l'on obtiendra, l'influence de la race commune en fera bien affaiblie et la transformation de la race beaucoup plus facile.Restent encore l'ancienneté et la fixité qui quelquefois sont supérieures dans lu race commune.Dans ce cas, les produits d'un premier croisement ne pourront résister à l'influence du type commun, et, si ces produits sont alliés entre eux, ils reviendront bientôt à lu race indigène, À moins qu'on ne com- butte ces retours en versant dans le troupeau une nouvelle dose de sang nmélioruteur.C'est ce que l\u2019on devra faire toutes les fois yue les anciens défauts de lu race locale reparaîtront.Ces retours sont la principale cause des difficultés que rencontrent les éleveurs qui veulent trävailler au purfcetionnement de leurs troupeaux par le raétissuge.Le métissage est employé surtout lorsqu'on vout implanter dans une race des earactéres et des aptitudes incounues duns cstte race.On pourrait obtenir le même résultat en recourant nu croisement; mais ce dernier détruit la rusticité de la race commune et ses qualités propres, tandis gue lu métissage les lui conserve presque dans toute leur plénitude.Lorsque la fixité du type améliorntur est beaucoup plus grande que celle du la race locale, le inétissuge devient uve opération presque aussi facile que la sélection ; mais c\u2019est là uo eas très-rure.Le plus ordinairement l\u2019ancicuneté et par cunsé- quent la fixité apportient plutôt à lu racu rustique; car nos aces les plus parfaites sont toutes de formation trés-récente.Fin raison le ces difficultés quelques antenrs contiennent que, dans certaines circonstanecs, il vet impossible du réussir à former des races fises par voie.de inétissage, \u201clous tdmettent, îl est vrai, lu possibilité d'arriver à une solution loraguêqe n'a amélioration de la trison, mais Un grand nombre atinu relative aux formes, A la précocité et à l'aptitiuls rpéciale J'en ruisser facilement.Île reconnaissent quel éleveur peut obtenir pur le métissage 2050 GAZETTE DKS CAMPAGNES des individus très-parfaits et pouvant donner une viande aussi bonne, en aussi grande quantité ot à un prix de revient aussi bas que les meilleurs sujets de la race noble; mais là se borne toute l\u2019améliorstion, ils ne possèdent pas la fixité qui leur permet de transmettre sûrement à leurs descendants les précieuses qualités qu'ils ont acquises.En un mot, ils sont excellents comme individus, et nuls comme reproducteurs.Ces auteurs, malgré cela ne repoussent pas complètement le métissage ; ils ne font que limiter son emploi au cas où l\u2019influence du type améliorateur l'emporte sur celle de la race commune.L'éleveur qui a le mieux réussi à former par le métissage une race parfaitement fixe est M.Malingié créateur de la sous race de lu Charmoise.Cet éminent agronome a su doter son pays d'une sous-race se conservant par elle-même, pouvant même servir à l'amélioration des races rustiques, et possédant une rusticité aussi grande que ces dernières.M.Malingié voulait créer avec une race aocieune, trés-com- mune et très-fixe une sous-race améliorée par lc métissage ; mais il devait compter avec la force de résistance de cette race commune, ct partant de ce principe qu\u2019une race est d'autant plus fixe qu'elle est plus ancienne, il essaya de diminuer l'au- sienneté du type local, afin d'augmenter par là l'influence du type améliorateur.Le but que s'était proposé M.Malingié était difficile à atteindre et il a fallu toute lu science profonde et la persévérance de l'éminent éleveur pour réussir dans une opération aussi compliquée.Moins égoïste que la plupart des éleveurs anglais, il a fait connaître en détail tous les travaux et les soins auxquels il s\u2019est livré, dans une relation où l\u2019on voit le but qu\u2019il s'est proposé et les moyens employés pour l\u2019atteindre.Lorsque M.Malingié commença son travai) d'amélioration il était cultivateur dans le centre de la France, contrée alors très-ar- riérée.D'un terrain couvert de bruyères et infertile, il fit un sol riche qu'il couvrit d'abondantes prairies.Puis il se rappela que le bétail est le seul moyen de régénérer l\u2019agriculture, de rendre la terre fertile et d'entretenir sa fécondité.L'espèce bovine fixa d'abord son attention ; mais il s'aperçut bientôt que le mouton est le seul admissible sur les sols secs et stériles, qu'il est l\u2019auimal par excellence des terres de moyenne qualité et qu\u2019il donne des profits élevés daus les cultures riches, Il substitua donc le mouton à l'espèce bovine.Mais les bêtes indigènes les plus renommées alors étaient recommandables seulement pour la production de la laine; or, cette production avait déjà perdu une grande partie de fon importance par la rude concurrence que lui faisaient les pays étrangers.Notre éleveur après de mûres réflexions se décida pour les races spécialisées en vue de la boucherie.Malheureusement toutes les races qu\u2019il avait sous lea yeux s'éloignaieut beaucoup, par leur conformation, du type de la boucherie.Elles étaient, en général, osseuses, mal conformées, mangeaient beaucoup, engraissaient tardivement et lentement, Ces races ne convenaient pas à son but.11 passa en Angleterre et remarqua les précieuses qualités des New.Leicesters, des Southdown et des New-Kents améliorés surtout par les soins et la persévérance de Richard Goord.Il donna la préférence à ces derniers et en importa un troupeau à la Charmoise.Il lui fallut travailler à l'acclimatation de ce troupeau, ce qui lui offrit toutes sortes de difficultés, l'obligea à de grosses dépenses, à de lourds sacrifices, sans pouvoir réussir dans ce giganterque travail.C'est alors qu'il a été conduit à la création de la ruce Charmoise.Son but était parfaitement défini, c'était de substituer à la béte à laine, dont le produit ne payait plus assez, une bête de boucherie pouvant produire besucoup de viande, substance dont | la consommation augmentait de jour en jour, dont le prix de revient est plus bas que celui de laine et qui donne au producteur un profit net plus élevé.Restait à trouver le moyen d'amélioration capable d'atteindre ce but.Après beaucoup de tâtonnements et d'essais infructueux, il se décida pour les croisements que l\u2019on pratiquait déjà depuis plusieurs années, et que les besoins des races locales semblaient exiger.Cependant, ou commettait généralement une grande faute en cherchant à améliorer les bêtes à laine sana perfectionner la culture.« C'est une faute, dit le savant éleveur, de perfectionner un troupeau sans améliorer en même temps l\u2019alimentation et I'hygiène auxquels il était soumis auparavant.C\u2019en est une non moins grande d'améliorer l'un et l'autre de ces moyens d'entretien sans perfectionner en môme temps le troupeau qui doit en payer le prix.Cette marche rationnelle et prudente doit être prise en considération par tous ceux qui s'occupent sérieusement d'agriculture, et qui veulent cn tirer un certain profit.\u201d Dans ce travail, il fit plusieurs observations, Entre autres, il reconnut que les produits d\u2019un premier croisement ressemblent en général beaucoup plus à la mère indigène qu'au père de race étrangère, que quelques-uns mêmes ne rappellent en rien les formes de ce dernier et qu\u2019un très-petit nombro seulement participe des caractères des deux reproducteurs.Eucouragé par ce premier succès, il allis de nouveau les femelles les plus parfaites avec lea béliers étrangers, il en obtint des trois-quarts- sang ressemblant beaucoup plus au père qu\u2019à la mère.Ces agneaux s'élèvent bien ; mais aussitôt après le sevrage, ils subissent l'influence du climat, leur valeur et leur vigueur diminuent, leur croissance s'arrête, leurs formes se rétrécissent, ils deviennent rabougris, un rhume de cerveau violent achève de les fatiguer.Ce rhume est accompagné d'un écoulement abondant de substances glaireuses par les narines, d\u2019éternuements fréquents et quelquefois de toux.Trées-souvent l'animal succombe ou, s'il résiste, il reste chétif.Le temps qu'il a perdu pendant sa croissance ne peut se retrouver, car jamais la natare ne retrograde.Il reste fort au-dessous des bestiaux indigènes lesquels gardent au moins leur santé et leur rusticité.Si l'on pousse le croisement jusqu'à la troisième génération les symptômes décrits se représentent avec plus d'intensité parce que les jeunes animaux se rapprochent davantage du type anglais.En Canada, nous constatons les mêmes faits quoiqu'à un moindre degré et dana des circonstances différentes.Les métis anglais perdent leurs qualités et leur santé dans le centre de la France parce que le type améliorateur est transporté d\u2019un pays tempéré dans uno climat À température élevée ; tandis qu'ici, c'est parce que l'animal passe d\u2019une température modérée à une température froide.Ce n'est pas en été que les métis anglais sont, sous notre climat, sujete aux rhumes de cerveau, c'est en automne ; mais l'effet est le même et il détruit la rusticité de nos moutons.M.Malingié a, en outre, remarqué que si lo type améliora- teur est bien pur, qu'il soit New-Leicester, Southdown, ou New-Kent, les résultats du croisement eont beaucoup plus ac- contués que si l'on procède avec les métis provenant de l'union de deux races anglaises.Cela se conçoit, que l'on croise, par exemple, un Leicester avec un Southdown, les métis qu'on en obtiendra, étant de formation plus récente que notre race indigène, auront une influence bien moindre sur la traosforma- tion de cette dernière.Il est trés-important de tenir compte de cette différence d'action, Les produits obtenus d'un premier croisement d'un animal anglais impur avec la race indigène possèdent bien peu des qualités du premier ; mais en revanche, ils s'élèvent aussi bien que les sujets du type local qui n'ont pas subi l'influence du GAZETTE DES OAMPAGNES 251 reproducteur étranger.En général, les métis qui ne possèdent pas plus de 50 pour 100 de sang anglais, c\u2019est-à-dire chez lesquels le eang anglais ne l'emporte pas eur le sang commun, paraissent s'élever aussi bien que les animaux purs de la race locale.Cependant, comme les métis demi-sang ne possèdent que très-peu des qualités du reproducteur anglais, on veut donner une nouvelle dose de sang anglais; on fait des trois-quarts sang : c\u2019est alors que l'on remarque Jes inconvénients dont nous avons parlé.(A continuer.) NEAL \u2014 REVUE DE LA SEMAINE C'est vendredi dernier, à trois heures P.M.que son Excel lence le Lieutenant-Gouverneur a ouvert la quatrième session du premier parlement de la Province de Québec.L\u2019administration aura à faire adopter un Code municipal et à recevoir des instructions pour savoir quel lan, tenir aux ministres d'Ottawa et d'Ontario au sujet de l'arbitrage.Les plus tristes calamités menacent 5 tomber sur la France ; les humiliations qu\u2019elle a subies jusqu'ici ne sont rien, paraît- il, en comparaison de tout ce qui se prépare.Qu'on juge plutôt ar la note suivante tirée de l'Emancipation publiés à Tououse : « Nous demandons que la PEINE DE MORT soit prononcée, par défaut ot sans appel ultérieur, contre fout homme : ou- rrier, paysan, fils de famille, séminariste, jésuite, moine, abbé, curé ou évêque, s'il est âgé de moins de trente-cioq ans, qui, dûment sommé de se rendre sous les drapeaux, ne se présentera pas dans les délais fixés.Nous demandons que cette PEINE bE MORT, ainsi prononcée, soit déclarée exécutable dès que le «éserteur pourra être saisi, SANS QU'IL PUISSE EN AUCUN CAS, ÊTRE FAIT GRACE AU COUPABLE.# Nous demandons, de plus, que les biens des déserteurs, des Suyards, de tous ceux qui se cachent ou se sauvent lâchement eu présence des dangers actuels de la patrie SOIENT IMMÉDIATEMENT CONFIBQUÉS ET VENDUS SANS RETARD, au profit des femmes et des enfants laissés sans ressources, sans moyen d'existence, par suite du départ des pères et des maris.A Marseille, les radicaux veulent le règne de la guillotine et le premier qui devra subir la peine de mort est Mgr.leur Ar- «hevêque.Une dépêche de Tours, datée du 3, nous apprend qu'il y a vu une émeute dans Paris.Ou a assiégé dans l'Hôtoel-de-Ville les membres du gouvernement provisoire.Trochu lui-même semble devenir suspect aux yeux de cette population insensée qu'il s'efforce pourtant de protéger et de défendre.La reddition de Metz et la capitulation de Bazaine fournit au Courrier des Etats-Unis jusqu\u2019ici si modéré et toujours plein d\u2019espérances les graves réflexions suivantes : fo Mais si par malheur cela était vrai, Bazaine\u2014nom désormais voué d I'exécration des générations\u2014si Bazaine avait fait ce coup ! Eh bien, qu'on le tue! qu'on le tue non pas comme un soldat, mais comme un chien ! la potence serait même trop bonne pour lui ; qu'on le traque à coups de bâton et qu'on l'écrase dans la bouc! Mais on n'aura pas cette patience ; il se trouvera dans l\u2019armée qu'il a trahie mille officiers et vingt mille soldats qui se disputeront l'honneur de lui brûler la cervelle ! p ande, s'il y a duns les sommets de notre société une classe d'hommes qui spécule, comme il apparaît, sur notre châte et sur notre honte, qu'on les recherche et qu\u2019on les extermine.Nous ne sommes pas sanguinaires, nous haïssons la violence et I'ostracisme nous effraye ; mais nous le déclarons hautement, #'il le faut, pour épures notre race et désinfecter notre pays, nous somme« rouges, oui, rouges sang.Qu'on pêche ces vipères dans les sen - tinea dorées où ils grouillent, et qu'on écrase leura têtes im - mondes sur les blessures qu\u2019ils ont faites avec leur venia ! \u201d Pie IX a énergiquement protesté contre l'usurpation de Rome par les troupes italiennes et contre les tendances tyran - niques du gouvernement de Victor-Emmanucl.Il à rappelé aux sacriléges usurpateurs qu'ils sont sous le poids des censures ecclésiastiques.Le sixième âge de l'Eglise, âge de consolation, commenceri avec le grand et puissant Monarque et le Pontife très-saint, dont il a été parlé, et durera jusqu'à l'apparition de l\u2019Aotichrist Dans cet âge, Dieu consolera son Eglise de l'affliction et des tribulations qu\u2019elle aura endurées pendant les âges précédents.Toutes les nations seront alors rendues à l\u2019unité de la foi catho - lique ; les pasteurs de l'Eglise brilleront par leur zèle et leur piété le sacerdoce sera partout florissant et partout respecté ; les hommes chercheront avant tout le royaum> de Dieu et su justice, et vivront en paix sous la protection du grand Monarque et de ses suvcesseurs.Ce monarque, véritable envoyé de Dieu, détruira les républiques de fond en comble, soumettra tout à son pouvoir et ne travaillera que pour la gloire de l'Eglise du Christ.Toutes les hérésies seront détruites, l'empire des Turcs sera brisé et lu puissance du grand Monarque s'exercera non seulement en Occident, mais encore en Orient.La Sainte Ecriture sera comprise parfaitement en cet âge de bénédictions ; il ne s\u2019élèvers ni controverse, ni erreur, et les hommes seront très-éclairés tant dans les sciences naturelles, qui seront multipliées et parfaites sur la terre, que dans les sciences surnaturelles.L'Eglise de Philadelphie est le type de ce sixième âge, car Philadelphie veut dire amour du frère, et encore, gardant l\u2019héritage dans l'union avec le Seigneur.\u201c Je sais quelles sont tes *\u201c œuvres, dit saint Jean à l\u2019Ange de cette Eglise.Je t'ai ou- * vert une porte que nul ne peut fermer, parce que tu as peu * de force, que tu as gardé ma parole et que tu n'as point re- \u201c noncé mob nom.\u201d Ces paroles, dit Holzhauser, significat l'intelligence claire et profonde de la sainte Ecriture, parce que dans cet igo IL.Y AURA UN CONCILE ŒCUMÉNIQUE, le plus grand qui ait jamais eu lieu, et qu'aucun hérétique ne pourra plus pervertir le sens de la parole de Dieu.Elles signifient encore une grande félicité qui consistera surtout dans un nombre immense de fidèles ; les nations et les peuples affluant vers une seule bergerie et y entrant par la seule porte de la vraie foi.\u201c Je te donnerai bientôt, continue saint Jean, quelques-uns de coux qui sont de la syoagogne de Satan, qui se disent « Juifs et ne le sont point, mais qui sont des menteurs.Je lex * ferai bientôt venir se prosterner i\\ tes pieds et ils connaîtront « que je t'aime.\u201d Jésus-Christ promet ici à son Eglise une grâce très-abondante : la conversion des hérétiques, des schismatiques et de tous ceux qui errent dans la foi.L'Eglise grecque s'unira de nouveau À l'Église latine.Au sixième âge de l'Eglise se rapporte le sixième jour de lu création, où Dieu créas l\u2019homme à son image et à sa ressemblance, et lui soumit toutes les créatures du monde pour qu'il en fût le seigneur et le maitre.Or, le grand Monarque, qui sera donné au monde au commencement du sixième fer rè- goera sur toutes les bêtes de la terre, c'est-à-dire sur les nu- tions barbares, les peuples rebelles, les républiques hérétiques et sur tous les hommes dominés par leurs mauvaises passions.Le type de ce rixième âge se trouve encore dans la sixième époque du monde, qui commença avec la délivrance du peuple d'Teraël et la restauration du temple et de la ville de Serva. 252 GAZETTE DES CAMPAGNES lem, puis duru jusqu'à la venne de Jésus Christ, De même| picd droit sur le mer et le pied gauche sur lu terre.Cela veut wd cette époque lo peuple d'Israël fut consolé au plus brut | dire que le grand Monarque éteudra son empire sur terre ct égré par le Seigneur son Divu qui le délivra de su eaytisité ; | a ve i > ; 3, si l'animal pnio lu gourriture qu\u2019il mange, et du moment qu'il lucrative qu\u2019elle devrait être.Genéralement où n\u2019a à douner aux | bœufs d'engrais qu\u2019une nourriture composée d'aliments secs dont hy ; a SEE ; ne fuit plus rien, on le tuernit.C'est ainsi qu'un cochon isd ine sont pas tonjonrs très friands, surtout vers la fin de l\u2019eagrais- l'engrais et que j'ai régulièrement pesé tous les quinze jours, |eement.Mais si la culture des racines parvenait à prendre plus % moutré aux différentes dates suivantes l'augmentation de son d'importance, la spéculation sur l\u2019engraissemeut des bêtes bovines poids.| donnerait des profits que le système actuel n\u2019a jamais pu obtenir.| \u2014\u2014 Travaux du mois de novembre 10 Octobre 409 Cependant, même avec des fourrages secs, on peut faire des en- 22 \u2018 447 38 lbs de guin ; graissements assez économiques, pourvu qu\u2019on en fasse des 8 Novembre 481 34 \u201c 1 soupes, qu\u2019on les soumelte à la trempe, à l\u2019échauffement spontané, i\u201d « 9 \u201c en y ajoutant une légère quautité de sun, de grain mouln ou de 22 492 11 puin-de-lin.ô Décembre 505 13 \u201c | Il est bien vrai que ces manipulations exigent un peu plus de 23 \u201c 504 1 lb de perte.temps et de soins gue le mode ordinaire, mais les travaux sont arrélés dans presque loules les formes et le temps n\u2019est pas aussi précieux que pendant l\u2019été.Il vaut mieux l\u2019employer aiusi a de le perdre totalement comme cela arrive presque géné Le tabac canadien | Ces soins dans l\u2019alimentation des bestiaux à l\u2019engrai sont, d\u2019ail- - pleurs, wnplement payés par un profit net plus élevé.Le temps approche où les cultivateurs autour de Québec, qui _ Moulons.-On commence actuellement pour les moutons, la nour- ont récolté du tabac au-delà de la provision annuelle, vont venir liture d'hiver ; les pâturages deviennent de plus en plus ineuffi- ans la ville, en quête d'acheteurs.Faute «de bien connaître lus | Réhts et exigent beaucoup de précautions surtout dans les endroits dispositifs de Ja lui du fixe, plusieurs effraient d'avance a la ! bas et hurnies où les moutons sont sujets à une maladie anpelée pensée d'ubstacles qui, entin de compte, n\u2019existont point, le pourriture, ; ; ; 0 La lui, sanctionnée à Oitava en mai dernier, augmente de cing | \u2019est à [a fin de ce mois que duivent se terminer les suilliés ventins l'impôt légal snr le tabac étranger lequel se trouve frap- pour l\u2019aguelage avril, pé d'au droit de quinze centius\u2014dix-hust sols, \u2014tandis que le ta- | Porcs.\u2014Les soins de propreté dont aussi nécessaires dans ce bar revolté en Cnnada n\u2019est sujet qu\u2019a sept centins\u2014hurt sols de / mois-ci que pendant celui qui vient de finir.À mesure que les i Semaine Agricole \u2014DR.GENAND, GAZETTE DES CAMPAGNES froids augmentent, on leur donne une litière plus épaisse où ils puissent trouver une couche plus chaude et plus saine.Cette li - tière est renouvelée aussi souvent que In propreté l\u2019exige.L'engraissement se continue comme en octobre.Volailles.\u2014 C'est actuellement une époque 1rès-conveuable pour l\u2019engraissement des oiseanx de basse-conr de tonte espèce.Cette opération s\u2019exécute aur des bêtes e.liberté ou captives.La pre- miére méthode est la plus coûteuse, tes sujets engraissent plus lentement, mais donnent des produits plus estimés.La seconde eal plus lucrative, l\u2019engraissement se fait avec une trés-grande rapidité et procure des bén tices considérables.Les poulaillera doivent être nettoyés avec le plus grand soin et garantie du froid.En agissant ainsf et au moyen d\u2019une nourriture abondante el convenable, la ponte subira à peine quelques semaines d\u2019arrét \u2014J.D,S, ponte P area \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014_ Petite chronique ~~ On nous dit que le chemin Gosford, vu etre inauguré dans quelques jours, et qu\u2019il y a sor la ligne 30,000 cordes de bois Préles à être transportées a Québec.Bonne récolte \u2014 Un M.Robinson, de Dunham, qui avait seme deux patates Early Rose, le printemps dernier, en a récollé un minot et demi ! M.R.M.Hall, du canton d'Oxford, voisin de Nhesbrooke, de la semence d'un quart de minot de ces patales, en a récolté qua- runte-cing minots ! CF On peutse procurer des patates Early Rose en s\u2019adressant au propriétaire de lu Gazette des Campagnes, a $1 le minot.\u2014 Dernièrement, à un concours agricole, près de Montréal, les cultivateurs canadiens français ont obtenn tous les premiers pix sur leurs concurrents anglaix ou écoseais.À ce sujet, le Herald, de Montréal, fait les réflexions suivantes fort judicieuses : \u2018 On verra par Is liste des prix, que, dans chaque catégorie, c\u2019est un Canadieu-trançais qui a obleny le premier prix.Ce ré- Hultut pronve que ces concours ont eu le meillenr effet désirable, atleudu qu\u2019il y a quelques années, les Canadiens-français n\u2019auraient pas même voulu lutter d'habileté contre les cultivatenrs des autres nationalités.Nous ne voyons pas pourquoi ils n'excelleraient pas aussi bien dans les autres parties de l\u2019agriculture.Bien qu'ils soient arriérés quand ils sont seuls ensemble, ils sont aussi avancés que les autres, quand ils viennent en contact avec «eux qui cultivent bien.?* Nous lisons dans le Journal de Québec : Nos députés aurunt sans «louté à s\u2019occaper, peudaut la présente Nession de la Chambre locale, de questions vitales pour notre Province.L'agriculture, la colonisation, les chemins de fer et autres voies dé communications.Ca sont des mesures corréfatives el qui re tiennent intimement.On ne pout nuire à l\u2019une sans faire tort à l\u2019autre, et l\u2019encouragement qu\u2019on donne soit aux che- mias de fur où aux chemins de colonisation profite aux autres.Ou lit dans le Journal de Québec : Nous apprenons avec plaisir que le chemin du lac Saint-Jean, «ui est terminé jusqu\u2019à tix milles du lac Jacques-Cartier, va être | ouvert jusqu\u2019à Métabetchouan sur les bords du lac Saint-Jean cet hiver même.Le gouvernement va y établir quelques postes pour la réception des voyageurs et l\u2019entretien du chemin.Un ordre en conreil a été passé dernièrement permetlunt d'accorder des lots gratuits aux colons sur toute la longneur du chemin et de plus le représentant du comté de Québec, M.Chauveau, vient de s\u2019adresser au gouvernement fédéral pour obtenir qu\u2019une malle soit envoyée de Québec à Métabetehooan directement.Nous espérons que le gouvernement fédéral donnera cette preuve de son appré- cintion des efforts qui ont élé faits pour la colonisation par la Province de Québec.Nos lecteurs pourront se renseigner quant aux réglements concernant l\u2019octroi des terres daus le canton Cauchon, en ayant recours aux grands journaux politiques, organes du Gouvernement Local.On ne juge pas à propos d\u2019anuoncer dans 'e journal du cultivateur et du colon.re ee REOETTE Moyen infaillible de détruire le ohiendent Je ne doute pas que parmi les lecteurs de votre feuille, tous counaissent le chiendent ; et parlant aux cultivateurs, je croirai leur rendre service, si je pouvais leur enseigner un moyen de détruire cette plante graminée d\u2019une manière certaine, Il y a trois ans, Madame Méthot, seigneuresse de Ste.Anne de la Pérade, faisait labourer en automne deux grandes prairies, De bonne heure le printemps suivant, elle les fit labourer, sillonner et mettre en patates.L\u2019année suivante, on répéta précisément ce qu\u2019on avait fait la première.Enfin, au printemps de la troisième année, sitôt que la neige avait découvert le champ, les fermiers labouraient les prairies encore humides et y semaient de l\u2019orge avec du mil et du trèfle.; a | \u201cSans doute, cette agronomie « pour effet de détruire le ohien- \u2018lent st autres herbes e: petites plantes bulbeuses à racines tra- I canter, tels que la vanille, la mousse, le méliot, la mélisae, l\u2019ivraie, ete., etc.; ; Si l\u2019on veut, effectivement, se rendre compte de cette théorie, tout d\u2019abord on comprend que le fait de labourer la terre le printemps et l\u2019automne à pour conséquence immédiate de briser et | d\u2019arracher les racines : tout aussi bien, on comprand que pour cs but rien n\u2019est compatible et ne convient tant que d\u2019y semer des patates, parce que pour la réussite de cette plante, suivant l\u2019art | agronomique, il faut les nettoyer, les sarcler, les renchausser, etc, ete.Or, cercler les patates, et les renchausser, c\u2019est détruire les mauvaises herbes, c\u2019est détruire le chiendent , Bien que le principe de laboureur de bonne heure et d\u2019ensemencer ja terre encore humide semble être un théorème illogique, Lil s\u2019ensuit, remarquons-le bien que, Forge, le mil et ie trèfle, ain- \"si semés de trés-bonne heure prévalent et prennent tout de suite une attitude dominatrice sur les quelques vestiges de chiendent : qui restent et qui périssent alors entièrement.; ; | Ce système dans la théorie, atteste une identité parfaite de rapports ;\u2014et dans la pratique, je puis assurer que Mme Méthot à pleirement réussi à détruire le chiendent qui depuis un grand \u2018nombre d\u2019années infestait ses pra B.vou T, \u2014G.Bibliographie Nouveur aystème de toiser fous les corps, tous les segments, troncs et onglels, de ces corps, par une seule el même règle.Nous attirons spécialement l\u2019attention du public sur l\u2019utile du traité de M.Baillargé, et cela surtout à l\u2019eudroit de sa nouvelle formule pour trouver le volume d\u2019un solide quelconque.Pour com- i prendre et apprécier toute l'importance d\u2019une pareille découverte, , il suffit de lire l\u2019extrait que voici d\u2019une letire adressée à l\u2019auteur * par le supérieur du séminaire de Québec : | \u201cParmi les théorémes et les formules remarquables par leur * nouveauté, ce qui frappe le plus, c\u2019est l'expression générale du volume d\u2019un solide quelconque.Un doute ivolontaire s\u2019ernpare « d\u2019abord de l\u2019esprit, lorsqu\u2019on lit le numéro 1621 ; mais un exa- «\u20ac men atlentif des paragraphes suivants dissipe bientôt ce doute \u201c et l\u2019on reste étonné à la vue d\u2019une formnle si claire, si aisée à * retenir, et dont l\u2019application est si générale.* __ Le Frère Anthony, du Cornmercial Academy, mathématicien, parle favorablement du traité et du théorème en question.Un article du Journal de l\u2019Education parle de l\u2019impuision sou- duine que ce livre imprime à la ecience; et M.Blain de St.Aubin 4 qui Pon doit une appréciation détaillée de Iouvrage, s\u2019exprime ainsi dans une letire adressée à l\u2019auteur : A « Monsieur,-II y a environ quatre ans, vous me fîtes l\u2019lion- \u201cpeur de ee ora certains chapitres du Praité de Gév- « métrie, que vous avez publié dernièrement.Je ne soupçonnais \u2018pas alors tous les développements et l\u2019importance que vous «avez au donner depuis à cet ouvrage.Sous ce titre modeste de « Traité de Géométrie, vous avez fait un Manuel utile, même « indisponsable,\u2014(et je prouverai tout à l\u2019heure que je n\u2019exagere «* pas), non-seulement aux arpenteurs, mais & tout jeune homme s qui voudra embrasser une profession pour laquelle l\u2019étuilu préa- «lable des mathémaliques est nécessaire, comme par exemple, 6 le génie civil et militaire, lu marine, le service des chemins de GAZETTE DES CAMPAGNES « fer, l\u2019exploitation des mines, la direction des manufactures de! « toute espêce,\u2014ls mesurage des bois, elc.« Vous ne supposez à votre élève que la connaissance des « quatre premières règles de l\u2019arithmétique, des fractions ordi- \u201c naires et décimales et l\u2019extraction des racines carrées et oubi- \u201cques ?el vous le conduisez jusqu\u2019à la solution du triangle sphé- \u201crique oblique-angle, et au toisé des surfaces et des solides les * plus irréguliers.LL.: « Voilà, certes, un vaste programme qui pourrait faire l\u2019objet \u2018de cinq ou six Traités spéciaux.\u201d M.de St.Aubin dit ailleurs : \u201cToutes les règles différentes pour évaluer le volume des so- «lides se réduisent par le système de M, Baillargé à une seule \"et même règle et je dirai à l\u2019exemple du Révd.Supérieur du « Séminaire de Québec, que l\u2019on reate étonué à la vue d\u2019une for- « mule si claire, si aisée à retenir et dont l\u2019upplication est si gé- \u201cnérale.« Lee jaucheurs en particulier peuvent tirer un parti énorme de « cette formule puisque la presque totalité des tonneaux, barils, bouilloires, chaudières, réservoirs, etc, et les vaisseaux em- * ployés habituellement à contenir des liquides, ne sont autre \u201cchose que dea troncs de fuseaux, troncs de sphéroïdes, des co- * noïles, elc., à surfaces convexes ou concaves, « Voyez d\u2019ailleurs l\u2019énoncé de la proposition page 662 du trai- 16.Je dépasserais de beaucoup lus limites d\u2019un article de jour- * nal si je voulais énumérer tous les avantages de la découverte « faite par M.Builiargé, découverte qui honore et l\u2019auieur et son \u201cpays.Cette opinion sera confirmée plus tard par lous ceux qui \u201cemploieront le nouveau système de mesurage.\u201d* D'ailleurs, non seulement les arpenteure, ingénieurs et archi- lectes y trouvent leur compte, comme on peut s\u2019en convaincre par la liste des rouscripteurs ; mais l\u2019ouvrage est évidemment d\u2019une utilité générale, puisqu'on voit figurer sur Ja même liste, les noms d'un trés-grand nombre de personnes adonnées à la médecine, à la loi et au commerce, sans parler du clergé dont les membres les plus éminents se sont déjà portés souscripteurs au traité dont il s\u2019agit.| FEUILLEITON LA PILLE DU BANQUIER XXXIII L\u2019entrevue de la victime et du bourreau.(Suite.) Emma regarda, un moment en silence, les nuages et les eaux encore courroucées ; quand elle se retourna pour adresser de nouveau la parole à son étrange visiteur, elle était seule.Kalu, le serpent, était parti.La tapisserie, d\u2019un côté de l\u2019appartement, était encore laible- ment agitée, et Emma allait s\u2019élancer dana cette direction, lois- Sue la porte s\u2019ouvrit de nouveau.C'était Mortagne qui entrait Sa démarche était incertaine, et il avait le visage animé.Si audacieux et si perverti qu\u2019il fut, il avait été obligé de boire, et de boire beaucoup pour trouver le courage de traverser le seuil de la chambre d\u2019une jeune fille sans protection.Sans protection ! Comme nous venons de le dire, il avait été obligé de boire pour étouffer le peu de conscience qui lui restait, El s'armer contre ces gardiens invisibles qui, pour tous, excepté bour les hommes vicieux et cruels, étendent leurs ailes, comme une barriére infranchissable entre Ia pureté et le vice.Mortagae lui-méme s'arréta irrésolu a Ia porte qu\u2019il venait de tefermer derridre lui, ot, un moment, il recula devant Pair fier et tbe de cette jeune fille dont il s\u2019était fait le bourreau.bout prés de la fenêtre ouverte, elle le regarda fixément et le forga à baisser les yeux devant les siens.\u2014 Le motif de cette intrusion ?demanda-t-elle, Mortagne, surpris de la hauteur méprisante d'Emma, d'Emma qu\u2019il s\u2019était attendu à trouver soumise et pleurant, hésita à répondre , et il ne murmura que des paroles inintelligibles.II fit, loutefois, un pas en avant.255 \u2014 Arrière, et n\u2018approchez pas ! s\u2019écria-t-elle, si vous ne voulez pas me forcer à me jeter par cette fenétre.La figure de marbre de Mortagne s\u2019enflamma ; il serra nn moment ses lèvres, et de ses yeux jaillirent des éclairs.\u2014 Prenez garde, Emma Keradeuc, dit-il d'une voix sifante comme celle d\u2019un serpent, et pleine de menace.\u2014 À quoi ?demanda-t-elle andacieusement ; à vous, Rodolphe Mortagne ?Ja ne vous crains pas; vous ne pourriez qu\u2019sjouter un autre meurtre à la liste de vos crimes, et quoique je ne sois qu\u2019une femme sans défense, je vous défie, Mortagne ne put s\u2019empêcher de la contempler avec admiration ; et cet homme qui affeciait de ne croire ni au bien ni à la vertu prinolina devant une jeune fille dont la beauté lui semblait cé- este.\u2014 Ayez pitié de moi, dit-il.J\u2019ai vu que je ne parviendrais jamais à conquérir votre cœur, et j'ai eu recours, pour vous forcer à être ma femme, à des moyens qu\u2019aujourd\u2019hui je condamne.Emma Keradeuc détourna la 1ête, avec le mépris le plus prononcé.Mortagne sentit l\u2019aiguillon de la rage dans son cœur.Un changement soudain s\u2019opéra dans ses manières, et j! fii un pas vers la jeune fille, \u2014 serait inutile, dit-il de Intter contre la destinée ; croyez- nei, Le Me poussez pas au désespoir, et songez que vous êtes en mou pouvoir.{ft voulut la saisir.Mais, vive comme la pensée, Emma bondit ; et, droite et dédaigneuse, elle étendit une main vers lui et l\u2019autre vers le bord de la fenêtre, au dessous «le laquelle mugissaient les vagues.\u2014 Je vous connais, Rodolphe\u2019 Mortagne, dit-elle, et c\u2019est pour cela que je ne vous crains pas.\u2014 Prenez garde, cria Mortagne\u2014 À quoi répligna-t-elle : je vous répête que je ne vous crains pas.C\u2019est vous qui temblez, votre visage est pâle, et votre main esl agitée comme une feuille par le vent.Son air et ses manières étaient empreinta d\u2019une telle fierté qu\u2019il Ja regarda avec une sorte de stupeur.Il n°osa pas linterrompre.\u2014 Vous avez cru, continua-t-elle, parce que vous avez eu ra- cours à la violence contre moi, que vous pourriez me plier à votre volonté! Vous avez cru qu\u2019une fois sur une terre étrangère, loin de toul secours et de toute espérance, j'accey terais des pro- sitions que,\u2014si j'etais libre,\u2014 j'aurais repoussé avec dédain.Le femmes sont faibles, dites-voua, et vous avez cru triompher par la force, mais vons vous êles trompé.Mortagne était burrible à voir: la menace brillait dans ses yeux, et tin rire sauvage siffln entre ses lèvres couvulsivement agitées, \u2014 Ah ! c\u2019est ainsi, s\u2019écria-t-il ; je vous offrais la paix et vous me déclarez la guerre! vons avez oublié que vous êtes à nu merci, que vous n\u2019avez aucun moyen d\u2019échapper.tl y avait des larmes dans les yeux de notre héroïne, mais ce fut d'une voix calme et ferme qu\u2019elle répondit : \u2014 Si, dit-elle, il y a\u2019entre vous et moi une barrière que vous ne pourrez franchir, nn obstacle que, fussiez-vous mille fois plus fort, vous ne pourriez faire disparaître.Mortagne fit entendie un sourire moqueur.\u2014 Quel ost cet obstacle ?demanda-t-il.Avec un mouvement rapide comme l'éclair, mais terrible dans sa menace, Emma avait sauté dn plancher sur ie bord de la fenêtre, et de là, elle indiqua la ner.\u2014 La mort ! dit-elle.Mortagne poussa un cri «horreur, Un inoment il hésita, puis il e\u2019élança vers elle.Uni cri retentit a ees oreilles, un eri auquel répoudirent les voix de l\u2019Océan.Deux mains blanches et suppliantes se levèrent vers le ciel, un vétement blanc tlotta a travers i\u2019obscurité, et Emma Keradeuc avait disparu.XXXIV La haine de Kalu.- Une découverte ineapérée.Dans l\u2019embrasure d\u2019une fenêtre, qui à vue eur la mer, se tient Kalu, le Javanais, Kalu, le serpent.Lu La pièce à laquelle appartient cette fenêtre est vide.Il wya\" as de lumière dedans, à l\u2018\u2019exception de celle qui pénètre du de- ors, el qui est juste suffisante pour rendre visible la forme de GAZETTE DEB CAMPAGNER P\u2019Indien.H était res ment depuis \"instant ol il avait quitté l\u2019appartement oceupé par Emma Keradenc.La pièce où était Kalu était située an rez-de-chaussée, ot les panneaux de la fendtre contre lesquels il e\u2019appuyait tremblaient sous le choc des vagues.Une pensée dominait toutes les autres dans l'esprit de l\u2019Iodien, et Emma en était l\u2019objet.« Elle doit mourir! murmura-t-il, en serrant aa longue robe autour de lui.Il taime avec une passion dont je n\u2019aurais pas cru capable sa nature froide et égoiste.Oui, elle mourra! afin que la flèche empoisonnée du remords se fixe dans son cœur, Ji s\u2019arrêta et éconta.Pas un son autre qui le sitiement du vent sur la tour Ju phare, et le baitement des vagues contre la muraille.« Le courage lui aurait-il manqué ?peut-être ! que jo hais ces femmes an visags blanc de l\u2019Occident, «ont le sang lent et glacé n\u2019a point été brûlé par les feux d\u2019un soleil comme celui de notre patrie.Et cependant, il y avait dans le regard de cette jeune fille quelque chose qui ne pouvail tromper, Non ! les étoiles qni brillent au ciel seront précipitées dans l\u2019Océan avant que cette en- faut consente à écouter le langage décevant (le cet homme.\u201d A puine avait-il prononcé ces mots qu\u2019un cri plein d'agonie do mina les bruits du dehors.C'était le cri qu\u2019Ermma avait poussé en se jetant par la fenêtre.Kalu avança la tête et regarda dehors.La nuit était sombre, et au-delà de quelques pas, il était impossible de rien distinguer.Soudain un bruit faible arriva à son oreille, vn brnit bion faible, mais qui pourtant était assez distinct pour qu'il fiat possible de ne pas le confondre avec ceux de Ju mer.Kalu le reconnut tout de suite.C'était un bruit de rames.Un bateau était quelque part, près de là! L'Indien ouvrit les yeux le plus qu'il put, el chercha à percer la muraille de ténèbres qui s\u2019élevaient de Tous côtés.Mais ce fut en vain.[1 prit le parti de descendre sur le rivage ; car il n\u2019y avait pas un moment à perdre, Serrant sa longue robe blanche sur lui, il quitta la chambre, et il courait vers uit passage bas et voû'é conduisant à un escalier de pierre ouvrant «or la baie, lorsqu'il fut arrété par la voix de Hodulphe Mortagne qui, le visage bouleversé par la crainte, el les cheveux hérissés, arrivait le plus vite qu\u2019il pouvait.\u2014 Kalu ! cria-t-il, appelle les domestiques, tous, tous! Dis leur d'apporter des torches, et de tacher qu'on voie clair s\u2019il ent pousible.Pourquoi me regardes-iu comme cela ?Obeis vite ! va done! te dis-je.Et poussant de côté le Javauais, il onvrit violemment la porte, s'élança dans l\u2019escalier, et disparut duus la nuit.On se hâta d\u2019execuler ses ordres.Tous les habitauts de la lour furent bientôt rénnis sur la baie.Des torches couraient çà et là; on alluma des paquets de résine, qui jetèrent sur l\u2019eau de grandes ombres fantastiques, et se tordirent sous le souifle du vent.Des hommes entrérent dans l\u2019eau jusqu\u2019u la poitrine, en tenant des lumières un dessus de leurs têles; et parmi les plus nudaci- eux se dlistinçau Rodolphe Moitagns i mais tout fut inutile.Une heure =\u2019éconla, el on n\u2019aperçut pas vestige d\u2019Emrna.Lu rage et le désespoir de Mortague étaient ternbles a voir, 11 etait comme va fou, se (rappant les tempes à conp de poing-, courant de tous côtes, au milieu des vagues, des récifs, sans #*in- quieter du danger.Une autre heures a\u2019écoula, et l'on ne découvrit rien encore.Mortagne épronvait une véritable angoisse ; le remord l\u2019avail saisi.Il se laissa tomber sur un rocher, ot pienra comme ur en- tunt.Prés de lui se tenait Kulvsee yeux de reptile brillaient comme des émeraudes dune l'obscurité, et nur ses lèvres minces errait an sourire de triomphe.« Jaguarna est vengée ! se dit-il; Mais ma vengeance à no est eucote à venir! Elle est patiente, parce qu'elle est sûre! LI s\u2019éloiguia inaperçu.Le jour avait reparu qu\u2019on n\u2019avait pas encore cessé les re- près de cette fenêtre attendant, attendant patiem- jeherches.Mortagne rentra alors dans la tour.H appela le Javanais, et lui demanda dans quelle chambre était Jeanne, la somnambule.\u2014 Dans une des chambres du bas, répondit Kalu-\u2014 Conduis-moi près d\u2019elle.\u2014 Kalu obéit.La pièce où Jeanne était enfermée était une petite chambre taillée dans le roc, et trés-pauvrement moubiée.Elle contenait une table, quelques chaises et un lit.Elle n\u2019avait pour fenêtre qu\u2019une étroite ouverlure dans la muraille, conatruite plutôt pour donner de l\u2019air que de la lumière.Uue lampe en fer brûlait encore suspendue au plafond.(A continuer.) AVIS AUX CONTRACTEURS ES SOUMISSIONS cachetées adressées an svussigné, endossées : + Soumissions pour Travaux au Lac du HMâvre, seront reçues à ce buieau jusqu\u2019à JEUDI, le ème jour de NOVEMBRE procliain, pour améliorations aux endroits ci-dessous mentionnés : A L\u2019ILE CHANTRY, Lac Ilurou, la construction d\u2019un Brise- Mer et un Phare sur Radeaux.A GODERICK, Luc Huron, le dragage et travaux aux Piles névereaires pour former l\u2019entrée du Canal au Hâvre et l\u2019elargis- sement du Bassin iuterienr.A RONDEAU, Lac Erié, l'élargiseement du Chenal, pour creuser une partie du Bassin et la construction des Piles d\u2019entrée, ete, Les plans et spécifications peuvent être vus à ce Bureau, ou à le Maison de Douane, Goderick, le vu après LUNDI, le 7ème jour de Novembre prochain, où «tes formules de sournissions peuvent être vues.Des soumissions peuvent être envoyées ponr lous ces trava où pour toutes ces places ; mair elles devront être fuites en con formité avec les formules imprimées.Des noms de deux personnes solvables el responsables, résidantes de lu Puissance, voulant devenir cautions pour l\u2019accomplin- sement de ce contrat doivent être attaches à chaque soumission.Le Département ue s'oblige pas d'accepter la plus busse où 811- cone des soumssions.Par ordre, Dépt.des Travaux Publics.Ouawa, 10 octobre 1870.DEMANDE AU PARLEMENT VIS est par le présent donné qu\u2019il sera dernandé à la Législature de la Province de Québec, à sa prochaine Session, pour les proprietaires de la Pointe et de ta Pêche à Marsonin de lu Riviere-Ouelle, un acte pour lea incorporer en Société et pour d\u2019autres fins, aous le nom de \u201c Société «le la Pêche à Mareouiu «de la Riviére-Ouelle,* et pourvuir an made d'en répartir #t assigner ler aclions entre tous les dits co-proprietaires, à raison de leurs pans des dits (droits at propriéte.PUBLIC NOTICE S hereby given that ut the next Session of Parliament, for the Province of Quebec, à demend will be made sn behalf of the proprietors of the lot culled + Ta Pointe et In Péche u Mursovin de In Rivicre-Ouehie, ?* for an wet We incorporate therm and for viher purpose à, meuler the name © Société ae la pêche à marsonin de la Riviers-Ouelle, * and lo provide a mode to divide and assign the shuren thereof between ull the said co-proprictors, in ratio of their aliares in the suid rights and properties.I.BRAUN, Secrétaire, (Signé,) "]
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